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TRAVAIL - LA FEMME AU COLLIER DE VELOURS

Étudiante : Karina Rodrigues da Fonseca

L’Objetif : L’objetif de ce travail est identifier et analyser les registres d’ horreur et nostalgie
dans l’oeuvre La femme au collier de velours de Alexandre Dumas. La découpe pour faire cet
analyse sera la construction des personnages Ernst Theodor Wihelm Hoffmam et Zacharias
Werner dans ses actes dans le récit.

Les registres romanesque de la révolution (Jean-Marie Roulin)

Un des apports majeurs de la Révolution réside incontestablement dans la mise en jeu


des registres. Les romans traversés par l’exaltation lyrique por le récit des hauts faits et la
poétique de l’horreur face aux scènes de violence, entre la pitié pour la victime et la vitupération
du criminel. Donc, « la dispositio de ces romans oppose, souvent, sans transition, la fureur dans
l’espace public à la tendresse de l’intime. » (ROULIN, 2014, p.267)
« Les registrès ont été appréhendés par la rhétorique dans les parties consacrées au
pathos – comment émouvoir l’auditeur ? -, voire à l’ethos- quelle posture doit adopter
l’orateur ? » (ROULIN, 2014, p.268)
« Le jeu des registres n’est pas seulement un élément de surface mas participe en
profondeur à la représentation du monde et à l’élaboration d’un discours axiologique : qu’est-ce
qui détermine un traitement épique, élégiaque, héroïque ? » (ROULIN, 2014, p.268)
« Dans les romans de la Révolution, le narrateur s’appuie la plupart du temps sur le
savoir de son lecteur, se contentant d1indiquer une date [...] pour activer un savoir, considéré
comme partagé » (ROULIN, 2014, p.269)
« L’insertion d’une matière hétérogène dans le tissu romanesque introduit dans le roman
un élément apparemment digressif qui sert moins à l’explicitation de l’action qu’à la mise en
place d’une vision de la Révolution et à l’idée qu’elle irradie le présent. Il s’agit donc moins
d’informer sur la Révolution que de former une opinion » (ROULIN, 2014, p.270)
« Aussi le roman historique ne se contente-t-il pas de raconter un savoir du passé ; il le
place sous léclairage du présent. La fiction joue sur la tension entre l’avenir des personnages,
encore inconnu sur le plan de l’intrigue, et l’advenu de l’événement historique que le lecteur
connaît. Dans cette tension, le récit introduit des antecipations- des ‘prolepses’ internes ou
externes- ou des prophéties rétrospectives » (ROULIN, 2014, p.271)
« Por représenter la Révolution, le roman use, plus encore que le discours historique, de
l’émotion, suscitant des affects chez le lecteur. Ces divers affects sont aussi une modalité de
l’appréhension de la Révolution, une manière de la connaître et de prendre position »
(ROULIN, 2014, p.275)
Nostalgie - « le premier sentiment que transmet la Révolution au roman esr celui de la
perte, celle de l’Ancien Régime, teignant le récit d’une couleur élégiaque. Le schéma récurrent
est la description d’un monde nouveau dégradé, souvent dépeint dans un Paris en totale
déchéance, physique et morale, et livré à la violence. » (ROULIN, 2014, p.275)
Horreur et terreur- « Le roman de la Révolution généralise la présence de scènes
violentes qui deviennent un passage obligé et une marque caractéristique. Fondées sur une
expérience biographique, dont témoignent les mémoires portant sur la période, les séquences
décrivant des corps blessés, déchirés ou découpés apparaissent dès les premiers romans. »
(ROULIN, 2014, p.278)
Déplacements de l’héroïsme- « Contrepoints du deuil et de l’abjection, l’enthousiasme
et l’admiration pour les grands hommes et les actions mémorables innervent ces romans, créant
un choc des registres faisant de l’oxymore une figure capitale du récit de la Révolution.[...]
L’héroïme personnel trouve difficilement sa place dans le roman de la Révolution. » (ROULIN,
2014, p.284). « Les ‘obscurs’ de la Révolution font l’objet d’un traitement héroï-comique, que
l’on songe ches Dumas [...] » (p.287). « Le roman obéit à la logique du Recueil des actions
héroïques, en montrant que ce ne sont pas des individus d’exception qui accomplissent les
grandes actions, mais les grandes actions qui peuvent élever un personnage du commun. »
(ROULIN, 2014, p.287) « Le roman de la Révolution le tranfère de l’individu à la ‘foule’,
représentation en action du peuple. » (p.287)
« tragique, le roman de la Révolution l’est dans un sens spécifique, qui n’engage pas un
rapport à la transcendance analogue à celui de la tragédie grecque ou racinienne. Il l’est parce
que l’individu, pris dans un duel immanent, prend conscience que ce duel relève de forces qui le
dépassent, transcendance qui n’est ni la Providence au sens de Bossuet, ni celle des dieux de
l’épopée païnne ou chrétienne, mais une fatalité dont la compréhension échappe à
l’entendement. » (ROULIN, 2014, p.293)
« Un sentiment de deuil collectif a été ressenti au moment de la disparition du monde de
l’Ancien Régime, et l’émergence de la societé nouvelle a été traversée de polarités violentes,
dont l’onde de choc a marqué tout le XIX siècle, secoué de fréquentes répliques. Dans sa prise
en charge fictionnelle de la Révolution, le roman en a hérité un sentiment du tragique d’un
tragique de l’Histoire. » (ROULIN, 2014, p.296)
« Cest dans l’exarcerbation des registres et dans leur choc, du lyrisme et du terrible
notamment, que la Révolution renouvelle la poétique du roman. Dans cette orchestration, les
dissonances entre la tendresse pastorale des duos amoureux et la violence des corps violentés
sont aussi un élément capital, dans un siècle où la músique, elle aussi, s’aventure hors des règles
de l’harmonie, comme on l’entend déjà en 1797 dans La Médée de Cherubini. [...] Enfin, au fil
du siècle le tragique investit le roman, parce qu’il est la confrontation d’un individu à la fatalité
historique, individu aveugle sur son présent, comme sur son avenir dans un siècle où la
Révolution en est toujours à chercher son issue. » (ROULIN, 2014, p.296)

BIBLIOGRAPHIE

ROULIN, Jean-Maria. Les Registres Romanesque de la Révolution. In : DÉROUELLE, Aude ;


ROULIN, Jean-Maria. Les Romans de la Révolution-1790-1912. Paris : Armand Collin
Recherche. 2014