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Les radiers

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  1-2/ Différentes fondations superficielles :

Les fondations superficielles se répartissent en deux grandes 
familles :
•  Les radiers : objet de notre étude,
•  Les semelles étudiées précédemment.

1-3/ Utilisation des radiers :

L’utilisation de radier général sous une construction coûte 
généralement plus cher que l’utilisation de fondations par 
semelles filantes ou isolées. Les radiers sont donc utilisés dans 
des cas très précis ou les fondations sur semelles deviennent 
impossibles à réaliser, principalement pour une des raisons 
suivantes :

• La place disponible pour réaliser des semelles est trop 
exiguë, ou nécessite des terrassements trop importants 
(la surface des semelles est supérieure de la moitié de la 
surface du bâtiment).

• La contrainte de rupture du sol est très faible, ce 
qui entraîne un dimensionnement excessif des semelles.

• Des venues d’eau sont à envisager à un niveau supérieur 
au plancher le plus bas.

2/ PRINCIPES DE CALCULS :

          2-1/ Calcul des charges :

Comme pour le calcul des semelles, il s’agit de «Peser » le 
bâtiment.
La méthode la plus simple est de calculer le poids total du 
bâtiment et d’admettre qu’il se répartit uniformément sur la 
fondation.

              2-2/ Terrain sec :
Le calcul d’un radier sur un terrain sec se fait comme le calcul 
d’une dalle chargée de bas en haut. On considère que toutes les 
charges apportées par les voiles sont réparties uniformément sur 
le sol par l’intermédiaire du radier. C’est donc le sol qui sollicite 
le radier de bas en haut. 

Les voiles jouent le rôle 
d’appui et la réaction du sol joue le rôle de la charge.

Il parait évident de contrôler que le sol peut effectivement 
reprendre la totalité des charges appliquées. Dans le cas contraire 
aucun système de fondation superficielle ne peut être retenu : il 
faut envisager des fondations profondes.

Ensuite le calcul se fait selon le même principe qu’un calcul de 
dalle, en tenant compte de la fissuration.

2-3/  Terrain sous la nappe phréatique :

Lorsque le niveau du radier se situe sous le niveau des plus hautes 
eaux (PHE) connues de la nappe phréatique le calcul se 
complique.

• D’une part du fait de phénomène de marnage possible, la 
fissuration devient très préjudiciable.

• D’autre part, il faut tenir compte de la poussée 
d’Archimède que l’on peut exprimer ainsi : tout corps 
plongé dans un liquide subit de la part de celui-ci une 
poussée de bas en haut égale au poids du volume de 
liquide déplacé.  Il faut donc tenir compte de cette 
poussée, vérifier que le bâtiment ne se mettre pas à 
flotter et, dans le cas contraire, calculer une hauteur de 
béton suffisante pour que son poids puisse s’opposer à la 
poussée hydrostatique. Attention ce calcul se fait dans le 
cas de charge le plus défavorable, c’est-à-dire sans 
charge d’exploitation, en pondérant les charges 
permanent d’un coefficient de 0,9 (il s’agit effectivement 
d’un équilibre statique) et en phase de construction 
minimale correspondant à l’arrêt du rabattement de 
nappe nécessaire à la construction du radier et des voiles 
inférieurs.

       -    Il faut encore calculer les aciers nécessaires à la résistance 
du béton.
       -    Il faut prévoir un radier étanche. Ceci s’obtient de trois 
manières différentes :

·  A l’aide d’un béton adjuvanté avec un hydrofuge de masse, la 
moins coûteuse des solutions, mais attention aux reprises de 
bétonnage et aux fissures qui limitent l’usage de cette solution,
· A l’aide d’un cuvelage par l’intérieur, relativement aisé à réaliser 
mais peu efficace (il ne garantit pas des remontées capillaires 
dans les voiles périphériques),
· A l’aide d’un cuvelage par l’extérieur, efficace mais difficile à 
réaliser et coûteux.

3/ DIMENSIONNEMENT DES RADIERS :

 3-1/ Contrainte de calcul du sol (rappel) :
La résistance du sol est donnée dans le rapport de l’étude 
géotechnique du sol par sa contrainte ultime de 
rupture qu exprimée en MPa. Dans les cas courants (charges 
uniformément reparties, tassement différentiels faibles) on 
déduit la contrainte de calcul à l’état limite ultime : 

qc=qu/2

Nota : certains rapports de sol ne tiennent pas compte du DTU 
13.12 publié en Mars 1988 et fournissent encore la contrainte 
admissible du sol (appelée aussi taux de travail du sol ou encore 
capacité portante du sol) 

Exprimée en MPa ou en bar. Dans ce cas on peut prendre comme 
contrainte de calcul :  

Dans les calculs qc est toujours exprimée en MPa.

  3-2/ Rappel sur les dalles :
Une dalle est une plaque, un élément généralement rectangulaire, 
dont une dimension (l’épaisseur : ho) est faible vis-à-vis les deux 
autres (dimensions en plan, entre nus d’appuis, lx ≤ ly) portant 
dans deux directions (appuyés sur ses quatre bords).

ho ≥ lx/30  pour un panneau isolé.
ho ≥ lx/40  pour une dalle continue.

Une poutre-dalle est une plaque présentant deux bords libres 
sensiblement parallèle, distants d’au moins trois fois l’épaisseur.

ho ≥ lx/20  pour un panneau isolé.
ho ≥ lx/25  pour une dalle continue

Certaines dalles reposent sur 4 cotés sont calculées comme des 
poutres-dalles reposent seulement sur deux côtés. D’un point de 
vue pratique, la différenciation se fait en calculant le rapport :
α  =   lx/ly    avec   lx ≤ ly

• Si   α ≤ 0,4  et si les charges sont uniformément 
réparties, la dalle (même reposent sur 4 cotés) se calcul 
comme une poutre-dalle portant dans le sens de la petite 
portée;
• Si   0,4 ≤α ≤ 1on considère que la dalle (reposant sur 4 
cotés ) repose effectivement sur ses 4 cotés. En A on doit 
avoir la même flèche fx = fy . il en résulte que Mx ≥ My 
et  que les armatures principales sont placées dans la 
direction lx de la petite portée.

Les radiers répondent aux mêmes caractéristiques.

Les annexes E1, E2 et E3 du BAEL s’appliquent en totalité aux 
calculs des radiers comme aux calculs de dalles.

       3-3/ Épaisseur des radiers :
L’épaisseur des radiers doit satisfaire les conditions minimales 
définies pour les dalles. Ces conditions donnent souvent des 
épaisseurs trop faibles. Il faut alors définir l’épaisseur pratique 
du radier à partir de la hauteur utile d nécessaire pour ne pas 
avoir d’acier comprimé.

Dans le cas de radier sous nappe phréatique, la hauteur définie 
précédemment doit aussi être suffisante pour lester le bâtiment.

      3-4/ Calcul des armatures :
Le calcul des armatures se réalise de la même manière que pour 
une dalle isolée ou continue (poutre-dalle) chargée du bas vers le 
haut. Attention cependant à bien mettre les aciers dans le bon 
sens (la face tendue du radier est en haut).
APPLICATIONS

EXEMPLE DE CALCULS 

Hypothèses :

On cherche à définir le radier de fosse d’ascenseur défini par le 
plan ci-dessus.
Les charges apportées par les voiles sont les suivantes :

                -   Charges permanentes      G = 1280 KN

La contrainte ultime du sol est de qu = 0.8MPa
Le terrain est sec et perméable : aucune venue d’eau n’est à 
prévoir.

Le calcul sera donc réalisé à L’ELU.

Travail demandé :

           -  Calcul de la contrainte réelle du sol.
           -  Détermination de la hauteur du radier.
           -  Définition du ferraillage.