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Université Kasdi Merbah Ouargla

Faculté des Hydrocarbures des Energies Renouvelable


et des Sciences de la Terre et de l’Univers
Département des Sciences de la Terre et de l’Univers

Polycopie du module :

STAGE DE TERRAIN

Niveau : TROISIEME ANNEE GEOLOGIE APPLIQUEE+ GEOLOGIE


FONDAMENTALE

Réalisé par : AMEUR ZAIMECHE Ouafi


Maitre-Assistant en Géologie de Réservoir
Ameurzaimeche.ouafi@univ-ouargla.dz
Ouafigeology@gmail.com
COUR DE STAGE TROISIEME ANNEE GEOLOGIE

SOMMAIRE
I. INTRODUCTION GENERALE

II. LES BASES DE LA CARTOGRAPHIE GEOLOGIQUE 1


1. TECHNIQUES DE LEVE D'UNE CARTE GEOLOGIQUE 3
2. SE LOCALISER ET LOCALISER LES AFFLEUREMENTS 5
3. FACE A L'AFFLEUREMENT... LES DONNEES A COLLECTER 7
4. REPORT DES DONNEES 13
5. LA TRACE 14
6. LES DOCUMENTS DEFINITIFS 22
7. LE LEVE BANC PAR BANC 24

III. LES DOMAINES DE STAGE 28


1. DOMAINE SEDIMENTAIRE 28
2. DOMAINE METAMORPHIQUE 42
3. DOMAINE MAGMATIQUE 46
4. CAMPAGNE HYDROGEOLOGIE 52
5 GEOMORPHOLOGIE 58
6. CHANTIER PETROLIERE 62
7. COMPAGNIE GEOPHYSIQUE 67
8. EXPLORATION MINIERE 70
9. CHANTIER MINIERE (CARRIERE, GALERIE, SOUS TERRAIN) 73

IV. ENTREPRISES POUR FAIRE LES STAGES 77


1. DOMAINE PETROLIER 77
2. DOMAINE MINIERE 78
3. HYDROGEOLOGIE 80
4. GEOTECHNIQUE 80
5. GEOPHYSIQUE 81

V.CONCLUSION GENERALE

VI.REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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COUR DE STAGE TROISIEME ANNEE GEOLOGIE

INTRODUCTION GENERALE

L’objectif de ce module de stage est de mettre en pratique toutes les connaissances


théoriques acquises au cours des trois années de la licence : la géomorphologie, la
cartographie, la stratigraphie, paléontologie, la sédimentologie, les notions de tectonique,
géophysique, forage,…….

Il s’agit par ailleurs du premier en travail autonome avec une approche , le travail en
groupe renforce l’expérience du travail collaboratif, la maitrise organisationnelle de la
cartographie et des relevés de terrain mais aussi du partage des taches dans le traitement et
la mise en forme des données sous la forme d’un rapport rendu en fin de stage,

Et de préparer l’étudiant avant de sortir sur terrain toutes, et de répondre à questions


suivantes :

1. Comment préparer avant de sortir sur terrain ?


2. Comment organiser le cahier de terrain ?
3. Comment faire un rapport de stage ?
4. Comment présenter un rapport de stage ?
Il est composé en trois parties, la première discute toutes les préparations, matériel de
terrain, documentation, travail de loin, chaque affleurement, par banc,

La deuxième partie décrire la caractéristiques spécifique du déroulement de stage dans


chaque domaine (terrain sédimentaire, métamorphique, magmatique, hydrogéologique,
chantier forage, ……) qui diffère de domaine à l’autre de point de vue déroulement,
organisation, risque, et contraintes rencontrés

Troisième chapitre une collection des adresses des entreprises nationale et internationale
qui offrent des stages pour les étudiants, et de mettre l’étudiant

COMMENT ETRE SUR TERRAIN ?


1. Partage des tâches entre les membres du groupe
2. Etre discipliner et avoir un esprit de responsabilités vers le matériel et l’information
scientifique
3. Avoir un esprit de critique et analyse
4. Avoir l’esprit de travail en groupe
5. Une bonne commande de communication entre eux et les professeurs,
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6. Repérage de toute anomalies sur terrain les ruines les anciens travaux,
7. Avoir les moyens de communications (Téléphone, poste radio….)
8. Respect les horaires de travail

PRECAUTIONS QU’ON DOIT PRENDRE SUR TERRAIN

9. Il faut informer les autorités locales (police, gendarmerie nationale)


10. Ne pas entrer dans les grottes et galerie abandonnés
11. Ne pas disperser du groupe
12. Prendre les chemins’ accessibles
13. Ne pas entrer dans les propriétés privés son demande de permission
14. Ne pas grimper des terrains escarpés
15. Ne pas entrer dans les zones militaires
16. Ne pas toucher les produits explosifs, chimiques….
17. Ne pas traverser les autoroutes, prendre toutes précautions de sécurité
18. Ne pas baigner dans les lacs et les barrages
19. Respecter la vie sauvage
20. Laisser l’endroit propre, prendre les déchets.
21. Eviter les terrains dangers (falaises, puits….)
22. Etre prudent dans les terrains fissurés des (serpents, scorpions…)
23. Respect les habitants de la zone d’étude
24. Etre prudent vers les animaux sauvages (chiens, les sangliers, les loups……)
25. En cas d’urgence informer les autorités
26.

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II. LES BASES DE LA CARTOGRAPHIE GEOLOGIQUE

1. INTRODUCTION
Au moment de se lancer dans un premier travail de cartographie géologique, il est bon de se
rappeler quelques règles générales -de bon sens- quant à la sécurité et le comportement.
Celles-ci sont valables dans notre pays et dans notre environnement proche, mais il est
évident que dans le cas d'expéditions plus lointaines, d'autres facteurs doivent être pris en
compte comme le climat, le relief, l'accueil des populations locales, la faune etc...
On attend évidemment de tout géologue le respect de la nature qu'il parcourt: ne pas
abandonner de déchets, ne pas défricher outre mesure, ne pas déranger la vie sauvage; mais
aussi, ne pas piller les gisements fossilifères, ne pas excaver outre mesure. Parmi les mesures
élémentaires de sécurité, rappelons celles-ci: ne pas s'aventurer en terrain difficile (parois
escarpées, grottes, anciennes mines,...) sans avertir de l'endroit où l'on se trouve; toujours
porter un casque en carrière; ne pas approcher de parois instables après le dégel; ne jamais
utiliser un marteau comme burin; si possible porter des lunettes de sécurité.
Rappelons également qu'il sera toujours plus facile de pénétrer dans une propriété privée
après s'être présenté et en avoir fait la demande qu'après avoir été surpris par le propriétaire
furieux...
Enfin, il ne faut pas se cacher que le découragement est toujours possible: "on n'y comprend
plus rien du tout": il est parfois bon d'abandonner provisoirement une zone délicate et d'y
revenir après réflexion, consultation de la bibliographie, levé de zones connexes, discussions.

2. LA PHASE PREPARATOIRE
Avant de se lancer dans le levé proprement dit, il est souvent utile de faire la bibliographie de
la région à étudier. Une visite des bibliothèques, une consultation des bases de données (pour
l’Algérie, consulter les documents de la bibliothèque nationale de la géologie ANGCM, les
archives du « SONAREM et l’ORGM » Service géologique où sont répertoriés anciens
affleurements et sondages et les archives du SONATRACH..) donneront une première idée
des formations à cartographier, des coupes connues, du style tectonique, des problèmes en
discussion, etc... Cette première idée ne doit évidemment pas vous empêcher de faire preuve
d'imagination: encore une fois, une carte géologique est personnelle et reflète la vision que
son auteur a de la géologie de la zone qu'il a parcouru. C'est bien sûr aussi le moment de se
procurer les documents indispensables au levé comme les cartes topographiques, les
photographies aériennes, la carte pédologique. Nous reviendrons sur ces différents
documents.
Dans le cas où l'on est amené à utiliser des unités lithostratigraphiques déjà définies, il est
absolument indispensable d'étudier soi-même soigneusement (levé banc par banc) les coupes
types.

3. LE MATERIEL
Celui-ci tient en relativement peu de chose (d'autant qu'il doit être transportable par monts et
par vaux): des vêtements solides et étanches (surtout les chaussures), une gourde; un marteau;
des porte-mines, crayons de couleur et gommes (il n'y a rien de plus frustrant que de se
rendre compte devant un affleurement intéressant que l'on n'a plus de quoi écrire); une

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bouteille (étanche) d'HCl 10%; une loupe 10x; un rapporteur pour reporter sur la carte les
mesures de direction et les relèvements; une règle; un mètre pliant ou roulant pour évaluer
des épaisseurs lors de levés de coupes; une boussole et un clinomètre (nous y reviendrons);
un carnet de terrain, des cartes topographiques et un porte-carte (idem), des sacs à
échantillons, des marqueurs indélébiles, un GPS.
Suivant les cas, on peut être amené à emporter en sus un altimètre, qui peut être aussi un
moyen de se localiser par rapport aux courbes de niveau de la carte (prévoir dans ce cas un
itinéraire passant par des points d'altitude connue afin de régler l'appareil); une échelle de
teintes conventionnelles (qu'est-ce qu'un calcaire lilas pâle pour un autre géologue que
vous?...), une tarière, un appareil photo, un casque,
- le porte-carte: idéalement au format A4, il comporte un dos dur capable de maintenir les
cartes lorsque l'on écrit dessus, une pochette pour protéger les cartes non utilisées, un dessus
transparent pour pouvoir consulter la carte par temps de pluie. Cette combinaison insolite
peut être obtenue en associant un porte-document format A4 (non métallique) et une chemise
transparente;
- le carnet de terrain: ne faites pas d'économies sur votre carnet de terrain! Il doit être
solide, inusable, à l'épreuve du climat (pluie). Ne jamais utiliser de feuilles volantes qui, bien
sûr, ne demanderont qu'à s'envoler... Au contraire, utilisez un carnet solide, quadrillé (pour
pouvoir représenter des coupes à l'échelle), de format moyen (environ 12x19 cm est idéal:
suffisamment petit pour rentrer dans les poches, suffisamment grand pour dessiner une
coupe) et numérotez-en les pages: c'est souvent pratique pour faire des rappels et des
annotations complémentaires. Il peut d'ailleurs être utile de réserver les quelques premières
pages à un index que vous rédigerez après complète utilisation de votre carnet. Si le "papier"
n'est pas étanche, toujours écrire au crayon: c'est la seule manière d'être sûr de pouvoir se
relire après une journée pluvieuse. Enfin, n'oubliez pas d'y écrire en grand votre nom et votre
adresse (éventuellement avec promesse de récompense): il est arrivé qu'un promeneur le
renvoie à son propriétaire;
- la boussole: instrument indispensable s'il en est, c'est le bien le plus onéreux du
cartographe. De nombreux modèles existent sur le marché. Pour notre usage spécifique, la
boussole doit disposer d'une nivelle à bulle pour en assurer l'horizontalité et d'un système de
visée pour effectuer des relèvements (voir ci-dessous). Toujours s'assurer de l'unité utilisée
(degrés, grades, millièmes) et du sens de la graduation (du Nord vers l'Est ou vers l'Ouest). La
première opération à effectuer est de calculer la déclinaison magnétique de la boussole: la
mesure donnée par l'instrument est en effet un angle par rapport au nord magnétique (azimut
magnétique), qu'il faut transformer pour obtenir un angle par rapport au nord cartographique
(azimut cartographique). Cette opération simple doit être effectuée à chaque changement de
région de la façon suivante:

 d'un point connu A, viser un autre point connu B de la carte (clocher, château d'eau,
pylône) et faire une lecture m;
 dessiner l'axe A-B sur la carte et mesurer au rapporteur l'azimut cartographique c de
cet axe;
 calculer la déclinaison d=c-m;
 utiliser la correction c=d+m pour toutes les mesures postérieures.
Les erreurs de mesure à la boussole peuvent avoir des conséquences désagréables (erreur
sur la position lors d'un relèvement, erreur sur la direction d'un plan géologique).
Contrôlez toujours les éléments suivants:

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 absence d'objet métallique à proximité de la boussole: marteau, porte-cartes


métallique (à proscrire), montures de lunettes, fils de clôture, bracelet, automobiles;
 pas de champ électrique: ligne à haute tension;
 utiliser la bonne déclinaison magnétique;
 faire une bonne lecture (mauvaise interprétation des graduations, etc...).
- le clinomètre s'il n'est pas inclus dans la boussole. Il est toujours possible d'en fabriquer un
au moyen d'un rapporteur et d'un fil à plomb...

Figure. 1 : Petit matériel -minimal- du cartographe: porte-document, boussole (avec


nivelle et clinomètre), crayons, carte, rapporteur, carnet de terrain.
4. TECHNIQUES DE LEVE D'UNE CARTE GEOLOGIQUE
On trouvera ici à la fois la description des manipulations effectuées lors des mesures de
direction et pendage et également un aperçu de la façon d'organiser le levé proprement dit. Il
faut garder à l'esprit que l'information doit être récoltée avec un esprit libre d'idées
réconçues. Le levé est essentiellement une phase d'observation.

Méthodes de levé

 suivre les contacts entre les unités cartographiées: cette méthode semble la plus
simple et la plus naturelle, puisqu'elle permet de relever directement les limites qui
seront portées sur la carte. Elle n'est cependant applicable que pour des zones à très
faible couverture. Dans ce cas, il est d'ailleurs probable qu'une étude attentive des
photos aériennes livrerait d'aussi bons résultats;
 les traversées: il s'agit de parcourir un itinéraire préparé d'avance en accumulant les
observations au fur et à mesure de leur occurrence. Dans des zones pauvres en points

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de repères, les différents segments de l'itinéraire sont des droites d'azimut connu,
parcourues en mesurant les distances au double pas, au podomètre, etc... Lors de la
préparation de l'itinéraire, on retiendra particulièrement les zones les plus propices en
affleurements, à savoir les cours d'eau, les escarpements, les routes Un examen
attentif de la carte topographique peut faire gagner beaucoup de temps. En sous-bois,
en l'absence de points de repère, les affleurements situés le long d'un cours d'eau sont
relativement faciles à localiser à l'aide de l'altimètre, puisque la simple connaissance
de l'altitude suffit à contraindre la position;
 une variante de cette méthode est la cartographie des affleurements: c'est la méthode
la plus usitée pour la cartographie de détail. Il s'agit ici de recenser tous les
affleurements et de porter sur la carte leur extension réelle. Cette méthode est très
objective, puisqu'elle permet au lecteur de se rendre compte immédiatement des faits
(les affleurements) sur lesquels repose l'interprétation (les tracés);
 dans les zones où les affleurements sont rares (en Algérie, par exemple), il faut utiliser
toutes les ressources et les ruses disponibles pour récolter de l'information:
recensement des cailloutis dans les labours (attention au glissement sur pente, cf. Fig.
III.10), utilisation de la carte pédologique, de plusieurs jeux de photos aériennes
prises à des époques différentes, variations dans le couvert végétal, etc... Parfois, la
tarière devient nécessaire et il est alors avantageux de travailler par "hypothèse et
vérification". Par étude des photos aériennes, de la carte pédologique et extrapolation
des données d'affleurement, un tracé est proposé. Il s'agit ensuite de le mettre à
l'épreuve de la tarière en plusieurs endroits-clés.
Technique de mesure de directions et pendages (méthode conseillée,

 direction d'un plan (plan de stratification, plan de schistosité, plan axial, diaclase, plan
de faille): c'est la direction d'une horizontale de ce plan: (1) placer le talon de la
boussole sur la surface ou sur le porte-cartes pour niveler de petites irrégularités; (2)
en maintenant le contact, amener la boussole à l'horizontale à l'aide de la nivelle; (3)
faire la lecture;
 pendage d'un plan: (1) placer le clinomètre perpendiculairement à la direction que
vous venez de mesurer; (2) faire la lecture. Remarque: pour des plans à très faible
pendage, il peut être plus facile de déterminer d'abord la direction de plus grande
pente en laissant s'écouler un peu d'eau sur la surface, mesurer le pendage et ensuite
déterminer la direction de l'horizontale du plan, à 90° de la direction de plus grande
pente.
ENREGISTREMENT DES MESURES: soit "direction/pendage": N065°E/25°SE, soit
"pendage orienté": 25°->155°.

 direction d'un linéament (charnière d'un pli, ride de courant,...): c'est la direction d'un
plan vertical passant par ce linéament: (1) déposer votre porte-cartes sur le linéament
en le maintenant vertical; (2) placer votre boussole contre le porte-cartes et amenez-la
à l'horizontale; (3) faire la lecture;
 plongement d'un linéament: (1) placer votre clinomètre sur le linéament; (2) faire la
lecture. Enregistrement des mesures, voir ci-dessus.

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Figure. 2: éléments géométriques d'un plan géologique et d'une linéation.


5. SE LOCALISER ET LOCALISER LES AFFLEUREMENTS

Il s'agit d'une étape très importante du travail de levé: un affleurement mal localisé est pire que pas
d'affleurement du tout. Il faut être sûr à tout moment de l'endroit où l'on se trouve, de manière à
pouvoir localiser tout nouvel affleurement à maximum un millimètre près (quelle que soit l'échelle:
sur nos cartes à 1/10.000, cela représente bien sûr 10 m). Afin de parvenir à ce degré de précision,
différentes méthodes sont possibles:

- utilisation des points de repère de la carte: c'est la plupart du temps possible, grâce à la qualité de
nos cartes. Ayons de l'imagination quant à nos points de repère: croisement de routes ou de chemins,
bâtiments, mais aussi angle d'une prairie, d'une sapinière, confluence, haie, arbre remarquable, pylône,
etc... Notons que sur la plupart des cartes (sauf les nouvelles cartes à 1/10.000 dans le cas des routes
de plus de 14 m de largeur), les routes ne sont pas figurées en largeur réelle: il faut mesurer par
rapport au centre des ouvrages. N'oublions pas aussi que certains traits caractéristiques évoluent dans
le temps: une prairie, mentionnée comme telle sur la carte peut avoir été plantée en sapins depuis lors:
d'où l'utilité de disposer des versions les plus récentes...;

- à partir d'un point connu, il est toujours possible d'effectuer un cheminement au double-pas et à la
boussole: viser un point de repère situé approximativement dans la direction de progression (arbre,
piquet,...), noter son azimut, ensuite s'y rendre en comptant le nombre de doubles pas (moins d'erreurs

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de comptage que le pas). Reporter distance et azimut sur la carte. Pour utiliser cette méthode, il est
bien sûr nécessaire d'étalonner son pas de la façon suivante: sur une distance de 200 m d'un parcours
"moyen" (par rapport au type de terrain rencontré), compter le nombre de doubles-pas dans un sens,
puis dans l'autre et faire la moyenne si la différence est inférieure à deux doubles-pas. Construire
ensuite un abaque de conversion à la dernière page de son carnet:

Doubles-pas Mètres Doubles-pas Mètres


1 1,7 10 16,6
2 3,3 20 33,3
3 5,0 30 50,0
4 6,6 40 66,4
5 8,3 50 83,0
6 10,0 60 100,0
7 11,6 70 116,6
8 13,3 80 133,2
9 15,0 90 150,0

Bien pratiquée, cette méthode permet de ne pas dépasser 3 m d'erreur par 100 m. Ce qui signifie que
sur nos cartes à 1/10.000, un cheminement de 300 m reste dans notre limite d'imprécision de 1 mm.

- le relèvement: c'est une technique de positionnement utilisée en navigation côtière, topographie,


randonnée, etc... Il s'agit simplement de mesurer à la boussole l'azimut de trois points de repère
connus (formant entre eux un angle compris -si possible- entre 60° et 90°) et de reporter leur anti-
azimut sur la carte à l'aide du rapporteur. La position est à l'intersection des droites de relèvement. Si
les droites forment un triangle et si celui-ci est plus petit ou égal à 1 mm, il suffit de pointer le centre
du "triangle d'erreur". Si le triangle d'erreur est plus grand, il faut contrôler au moyen d'une visée sur
un quatrième repère ou à défaut se remémorer la liste des "erreurs possibles" et refaire les visées sur
les trois premiers...

- le GPS (Global Positioning System): il s'agit d'un système de positionnement par satellites
développé par l'US Department of Defense. Le système européen Galileo devrait dans un avenir
proche, assurer la même fonction.

Le système GPS comprend trois segments: le segment de contrôle (stations au sol qui contrôlent les
satellites et tiennent à jour les informations qu'ils transmettent), le segment spatial (satellites) et le
segment utilisateur (positionnement en temps réel, mais aussi positionnement de haute précision pour
applications géodésiques). Dans le cadre de la cartographie géologique, c'est évidemment le
positionnement en temps réel qui nous intéresse. Une caractéristique fondamentale du GPS est qu'en
tant que système satellitaire, il est dynamiquement lié au centre de masse de la terre et qu'il s'appuie
donc sur un référentiel géocentrique auquel l'ellipsoïde WGS 84 est associé. Les systèmes de
référence locaux ne sont en général pas géocentriques et leurs orientations sont différentes de celle de
WGS 84. Pour cette raison, les coordonnées GPS ne sont pas utilisables telles quelles dans un système
de référence local (par exemple le Lambert belge).

 Le segment de contrôle: il s'agit de cinq stations réparties autour de la terre: Hawaii,


Colorado Springs (station principale), Ascencion, Diego Garcia et Kwajalein. La station
principale utilise les données captées par toutes les stations pour calculer les éphémérides des
satellites et les corrections de leurs horloges. La station principale effectue également les
corrections orbitales nécessaires.
 Le segment spatial: il s'agit actuellement de 26 satellites placés dans 6 plans orbitaux inclinés
de 55° sur l'équateur, avec une altitude moyenne de 20.200 km. Leur fenêtre d'observation est
d'environ 5 h par satellite. Leur fonction principale est de maintenir une base temps très
précise au moyen d'oscillateurs atomiques embarqués et de transmettre ces informations aux
utilisateurs via différents signaux. A partir de la fréquence fondamentale, deux ondes

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porteuses sont modulées par trois ondes de modulation. Le signal émis comprend deux codes
destinés à la mesure de la distance satellite-utilisateur (version Coarse Acquisition et version
Précision, destinée aux militaires) et un code d'information destiné à transmettre vers les
utilisateurs toute l'information utile aux calculs de positionnement (paramètres orbitaux du
satellite, dérive des horloges,...) A tout moment, un observateur terrestre peut observer 4 à 8
satellites simultanément.
 Le segment utilisateur: le signal émis par les satellites est composé d'une part par les
fréquences porteuses et d'autre part par les codes. Les mesures GPS peuvent donc se faire
suivant deux méthodes différentes: la méthode des pseudodistances qui se pratique sur les
codes et la mesure de phase exécutée sur les porteuses (cette dernière méthode est utilisée
pour les mesures de précision; elle nécessite des mesures différentielles effectuées par deux
récepteurs au moins et ne sera pas détaillée ici).
Méthode de la pseudodistance: la distance satellite-récepteur peut être définie par la formule
suivante:

Où d= distance réelle satellite-récepteur; c= vitesse de la lumière;

Est le délai entre l'émission du signal par le satellite et la réception de ce signal par le
récepteur. Ce délai est mesuré par un détecteur de corrélation qui maintient l'alignement entre la
réplique du code généré par le récepteur et le signal provenant du satellite (répété toutes les
millisecondes). Comme les horloges des satellites et du récepteur ne sont pas parfaitement
synchronisées, on parle de "pseudodistances" et l’équation devient:

p ( )

Où p= pseudodistance; = erreur horloge du satellite; = erreur horloge du récepteur; dans


cette équation, les inconnues sont d et ; en effet, est fourni par le code information des
satellites.

La distance satellite-récepteur peut également être exprimée de la façon suivante:

√( ) ( ) ( )

Où Xr, Yr, Zr représentent la position du récepteur et Xs, Ys et Zs, la position du satellite;

Comme la position du satellite est également transmise par le code information, il suffit
d'observer simultanément 4 satellites pour établir 4 équations qui permettent de lever les
4inconnues Xr, Yr, Zr, Dtr.

La précision sur les pseudodistances est de 3m dans des conditions d'absence de brouillage. C'est
le cas actuellement.

6. FACE A L'AFFLEUREMENT... LES DONNEES A COLLECTER

Il s'agit ici de la liste des choses à voir et à faire en face de tout affleurement. Au début, cette
litanie doit être suivie point par point afin de ne pas négliger d'information importante.

Caractères généraux

- Il faut d'abord éviter les pièges: s'agit-il bien d'un rocher en place et pas d'un bloc exotique
(voire un mur...!); y-a-t-il du fauchage, le bloc a-t-il été basculé?

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Figure. 3 : Fauchage affectant des phyllades du Dévonien inférieur (région de Bastogne).


- Il faut alors s'assurer d'étudier, dans la mesure du possible, tout l'affleurement. C'est souvent derrière
un coin, au ras du sol que l'on pourra faire une mesure valable, que l'on trouvera le fossile
intéressant,...

Eléments structuraux

- Trouvons maintenant la polarité des couches: "où se trouvent le haut et le bas?" C'est une étape
parfois difficile qui demande un peu de patience. Ci-dessous, quelques critères de polarité, choisis en
fonction de leur valeur et de leur fréquence.

Figure. 4: quelques exemples de géopètes.

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- La recherche de la polarité des couches va de pair avec la recherche de la stratification S0. La


stratification est probablement la surface la plus importante à repérer, puisque les limites lithologiques
lui sont généralement parallèles et que son organisation spatiale détermine les plis et failles de la
carte.

Ici aussi, en dehors de cas simples où l'on observe des bancs bien définis (grès, calcaires stratifiés,...),
il faut un peu de patience. Dans certaines lithologies comme les schistes, la stratification S0 est
souvent beaucoup moins bien marquée que la schistosité S1 et seule la découverte de minces lamines
plus grossières, de niveaux plus fossilifères peut fournir une réponse non ambiguë. Dans la recherche
de lastratification, il faut faire usage des critères suivants:

 contact de deux lithologies différentes;


 alignement de fossiles, de lithoclastes, de fenestrae, etc...
 lamination;
 alignement de nodules, avec prudence (dans certains cas, les nodules se sont formés -ont été
réorientés- en fonction des contraintes ultérieures);
Une fois la stratification repérée de manière non équivoque, il faut effectuer les mesures de pendage et
direction comme indiqué en (4) ci-dessus. Il peut être utile de multiplier les mesures et d'adopter dans
son carnet un code (*, **, ***) pour la qualité et/ou la représentativité de ces données.

Figure. 5: Relations entre la stratification (S0), soulignée par des bancs calcaires et la schistosité
(S1)

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Difficulté d'identifier la stratification S0 dans un affleurement où la schistosité est bien marquée


(Formation d'Ottré dans la coupe du chemin de fer de Vielsalm à Salm-Château). En bleu, les surfaces
les plus visibles qui, à première vue, semblent correspondre à la stratification (S0?); en jaune, une
lamination due à des variations de granulométrie permet de mettre en évidence la véritable
stratification (S0!) lors d’un examen plus attentif...

- Les plis et failles secondaires, à l'échelle de l'affleurement, doivent bien sûr être relevés et figurés
sur la carte (voir ci-dessous). Il est important de faire la différence entre structures plicatives d'origine
sédimentaire (slumps), c'est -à-dire pré-lithification et structures plicatives d'origine tectonique, c'est-
à-dire post-lithification. Voici quelques critères de distinction:

o les plis syn-sédimentaires


 peuvent être tronqués puis enfouis sous les sédiments postérieurs;
 peuvent être bioturbés par des organismes fouisseurs, perforants,...
 peuvent être découpés par des structures d'échappement de fluide;
 contiennent des éléments figurés non déformés;
 ne présentent jamais de clivage de type plan axial; ils peuvent être recoupés par contre
par un clivage postérieur d'orientation quelconque par rapport à la structure;
 possèdent des axes fortement dispersés, situés à peu près dans le plan de glissement;
 ne sont pas associés à des fractures ou veines;
o les plis tectoniques
 ont une géométrie corrélée avec les structures régionales;
 présentent une vergence et un plan axial symétriques par rapport aux plis principaux;
 ont un plan axial qui se prolonge sur de nombreux bancs;
 sont associés à des fractures, souvent symétriques par rapport au plan axial
 peuvent présenter un clivage de type plan axial, parfois en éventail;
 peuvent être associés à des failles de raccourcissement.
Essayez, autant que possible, de dessiner ces structures dans votre carnet de terrain (voir ci-dessous)
et caractérisez-les: plis droits, déjetés, déversés; parallèles, similaires; en Z, en M, en S, etc... Ces
dernières informations vous indiqueront votre position par rapport aux plis principaux. Mesurez
également les éléments suivants: direction et pendage des plans axiaux des plis, plongement des
charnières.

Figure. 6: caractères généraux et éléments géométriques des plis.

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crochons

De même, il faut distinguer failles syn-sédimentaires et failles tectoniques:

o les failles syn-sédimentaires


 n'affectent qu'une partie des dépôts et sont cachetées par les sédiments postérieurs;
 sont typiquement listriques;
 ne sont pas associées à des fractures et veines à remplissage tardif;
 possèdent un plan de faille irrégulier à petite échelle ("déchirement"), le long duquel
peuvent être observés des sédiments contemporains;
 sont fréquemment associés à des structures sédimentaires du type slump, litage
convoluté, échappement de fluide.
Dessinez ces structures dans votre carnet de terrain (voir ci-dessous) et caractérisez-les: failles
normales, inverses), de chevauchement, décrochement, etc... Mesurez également les éléments
suivants: direction et pendage des plans de faille.

Une rampe est la portion de faille reliant deux glissements majeurs banc sur banc. Ces glissements
horizontaux s'effectuent le long d'un niveau ductile ou incompétent. Le passage d'une rampe s'effectue
dans un niveau rigide ou compétent et peut engendrer un anticlinal de rampe. Un duplex est un
nsemble d'écailles tectoniques comprises entre deux contacts majeurs de décollement

Figure. 7: failles normale, inverse, décrochements, rampe et duplex. D'après Dejonghe (1998).
Selon l'amplitude du déplacement lié à une faille ou à un système de faille, on parlera de
chevauchement (faible rejet) ou de charriage (rejet important; dans ce cas, le compartiment déplacé
constitue une nappe). Sur la carte, la pointe des petits triangles qui jalonnent le trait de faille indique
l'unité chevauchante (attention, cette pointe n'est pas nécessairement orientée dans le sens du pendage

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de la faille). Si une nappe est érodée au point de montrer des terrains autochtones dans une
boutonnière, ceux-ci constituent une fenêtre tectonique. Des lambeaux charriés et isolés sur des
terrains autochtones sont appelés klippes. Un lambeau de poussée est une portion de terrain arraché au
substratum par une unité chevauchante et entraîné sous elle.

Figure. 8: nappe de charriage. D'après Dejonghe (1998).

- D'autres plans remarquables doivent être repérés et mesurés, citons successivement la ou les
schistosités (S1, S2,...), les diaclases (D1, D2,...). De même pour les linéations: intersection de la
stratification et d'un clivage, de deux schistosités,...

- Il faut attacher une grande importance aux relations entre stratification et schistosité qui permettent
de se situer par rapport à l'axe des plis.

Figure. 9: pli et schistosité. (1) banc de grès; (2) schiste; (3) plis secondaires; (4) failles; (5)
laminations dans le banc de grès; (6) réfraction de la schistosité au passage du banc de grès. Dans cet

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exemple, la schistosité est de type "plan axial" (parallèle au plan axial du pli), légèrement en éventail.
Noter les relations entre S0 et S1 de part et d'autre du plan axial du pli: dans le cas du flanc normal, le
pendage de S0 est plus faible que le pendage de S1; dans le cas du flanc inverse, le pendage de S1 est
plus faible que celui de S0. Cette relation entre les allures de S0 et S1 permet de situer l'axe des plis et
peut servir à identifier la polarité des couches.

7. REPORT DES DONNEES

En résumé, doivent obligatoirement figurer dans le carnet de terrain:


- données personnelles (nom, adresse), table de conversion double-pas/mètre;
- en début de campagne:
 la région du levé, son but;
 la déclinaison magnétique de la boussole;
 un résumé de vos recherches bibliographiques (stratigraphie, tectonique, géomorphologie,...);
- chaque matin:
 la date, les conditions météo et votre état de santé et humeur du jour (c'est important, car cela
influence la qualité de vos observations);
 la ou les personnes éventuelles avec qui vous travaillez;
- à chaque affleurement:
 le numéro d'affleurement suivi du numéro du fragment de carte;
 la localisation de l'affleurement (croquis, visées, description: "le long de la route de Habay à
Arlon, à 50 m au SE d'une chapelle, près du bois du Mauvais Passage");
 la nature de l'affleurement et ses dimensions ("front de carrière d'orientation SE-NW, environ
25x150 m", "talus de route, environ 1x25 m", "rocher isolé, environ 1x3 m", "châblis", "trou à
la
tarière, 1,5 m de profondeur", "débris épars",...);

 l'état, la fraîcheur de l'affleurement ("nouvelle excavation", "affleurement envahi de


végétation",...);
 éventuellement un dessin. Ce mode de représentation d'une information est très riche: il
favorise une observation minutieuse, il permet de représenter des éléments que l'on ne
comprend pas (encore), il permet une bonne mise en relation des divers éléments
géométriques de l'affleurement (stratification, schistosité, failles, plis,...), il permet de
localiser précisément des mesures et des échantillons et enfin, il permet de se remémorer plus
facilement l'affleurement après la campagne de terrain! En exemple, un extrait de carnet de
terrain (Fig. III.8);
 les éléments géométriques (pendage, direction des S, D, plis, failles, polarité), localisés sur un
croquis si ces éléments varient à l'échelle de l'affleurement;
 la lithologie, comprenant le nom de la roche, sa couleur (utiliser éventuellement une échelle
de teintes conventionnelles), sa cohésion, sa granulométrie, sa texture, les éventuelles
structures sédimentaires. Exemples: "grès jaune friable, fin, à matrice argileuse, à laminations
planes parallèles"; "siltite verdâtre bioturbée"; "calcaire massif gris clair de type rudstone",...
 le contenu fossilifère comprenant: la nature des fossiles (nom), leur taille, leur morphologie,
leur abondance, leur état de préservation (frais, érodé, brisé), leur répartition (concentrés,
dispersés, en position de vie,...) exemples: "abondants stromatopores globulaires
décimétriques, concentrés à la base du banc; certains sont brisés"; "quelques tabulés branchus
(Thamnopora?) en position de vie",...
 les structures diagénétiques: concrétions, nodules, veines, stylolithes,...
 dans le cas d'affleurements composites, les relations entre les différentes lithologies (croquis
ou colonne lithologique) avec les épaisseurs des différentes unités, leurs relations (nature des
contacts: joint de stratification, érosion, discordance,...) et les éventuels passages latéraux;
 enfin, l'interprétation stratigraphique, nettement séparée des observations ("Interprétation:
Formation de Trois-Fontaines, probablement base de la formation").

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Ne pas oublier que les "formations de couverture" sont également des formations et doivent donc être
décrites si elles sont visibles!

Figure. 10 la séparation entre localisation, description et interprétation.

Sur la carte de terrain figurent au crayon:

- pour chaque affleurement:

 l'extension et le type d'affleurement (en place, débris, carri ère);


 le numéro de l'affleurement;
 les données géométriques: direction et pendage de la stratification, du clivage, des diaclases,
d'éventuels plans de faille, des plans axiaux des plis; (direction et pendage des linéations);
- autres indications: tout ce qui est jugé utile au tracé des limites géologiques: rupture de pente,
phénomènes karstiques, zones humides, changement de végétation, etc...

- les tracés des limites des unit és cartographiées, les failles, les plis majeurs. Il faut essayer coûte que
coûte d'effectuer ces tracés sur le terrain: remettre ce travail à plus tard expose à des remords tardifs...

C'est sur le terrain que l'on peut chercher par où passe la limite supposée et trouver des éléments pour
confirmer ou infirmer cette hypothèse.

8. LE TRACE

S'il est relativement facile de tracer les limites géologiques quand les contacts sont visibles à
l'affleurement, il en va tout autrement quand les contacts sont cachés par des formations superficielles.

Divers aides à l'interprétation sont heureusement disponibles. Ces techniques sont passées en revue ci-
dessous. Sur la carte, il est recommandé d'utiliser des symboles différents (traits pleins, tirets,
pointillés) suivant le degré d'exactitude de la limite géologique (voir Fig11).

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Géomorphologie

L'étude géomorphologique donne des résultats particulièrement fructueux dans le cas de roches
stratifiées et constituées de niveaux à lithologie très dissemblable. L'altération différentielle induit
dans ce cas des différences de relief plus ou moins marquées entre les lithologies différentes.
L'exemple le plus connu est la cuesta (exemple: cuesta sinémurienne en Lorraine belge).

Il est important de relever les changements latéraux (par rapport à la structure générale) des formes du
relief, car ils peuvent correspondre à des variations latérales de faciès (calcaire à schiste par exemple)
ou à des modifications structurales (failles, variation de pendage). Ne pas oublier qu'un substrat
calcaire se marque souvent par des phénomènes karstiques tels que dolines, pertes, résurgences,...

Photographie aérienne

Outre la photographie aérienne classique, il faut ranger dans ce type de document l'imagerie
infrarouge, radar et multi-spectrale. Le point commun de ces techniques est de fournir un aperçu
général de la région à cartographier, des traits majeurs de sa géomorphologie et cela dès avant la
campagne de terrain.

L'échelle de ces documents permet souvent de découvrir des éléments qui seraient passés inaperçus
sur le terrain. La photographie aérienne permet aussi de déterminer par avance les zones favorables en
affleurements. Enfin, de manière plus spécifique, elle est un aide efficace au tracé lui-même.

- En vision stéréoscopique, ressortent les traits du relief, les vallons, les rides. Ces éléments du
paysage sont fréquemment contrôlés par le substrat.

- Il importe d'accorder une attention particulière aux structures linéaires, appelées "linéaments". Ces
linéaments peuvent représenter des niveaux particuliers s'ils sont parallèles à la stratification générale
et aider ainsi au tracé des limites de formations. Ils peuvent au contraire être sécants par rapport à la
stratification et marquer le passage d'accidents transversaux (Fig. III.9a). Des accidents longitudinaux
peuvent également se marquer par des linéaments grossièrement parallèles à la structure générale. Sur
les photos aériennes, les linéaments peuvent correspondre à des traits de ton différent, à une
séparation entre des zones de tons différents, à des vallons, à des escarpements, des alignements de
végétation, des changements abrupts dans le système de drainage, etc..

Figure. 11: région d'Habay-la-Neuve. Photographie aérienne avec tracé des linéaments (en bleu)
et deszones de différence de texture (en rouge).

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Figure. 12: carte géologique des environs de Habay-la-Neuve, tracée à l'aide des photographies
aériennes et de sondages à la tarière

- Il faut aussi accorder une attention minutieuse aux différences de texture, de ton qui peuvent se
marquer sur les photos): ces différences peuvent traduire des différences de substrat. Pour ce type
d'observation, il est préférable de travailler photo par photo, en vision non stéréoscopique. Voici
quelques observations très générales:

 les sols situés sur substrat imperméable tendent à être plus foncés suite à leur plus grande
humidité;
 le réseau de drainage est plus dense sur les substrats imperméables;
 les substrats perméables sont souvent plus utilisés par l'agriculture;
 les calcaires sont caractérisés par une panoplie d'éléments géomorphologiques
caractéristiques: dolines, pertes,... Ils donnent généralement naissance à des plages de couleur
claire
Il va de soi que toute hypothèse émise sur base aérophotogéologique doit être vérifié sur le terrain.
Ceci acquis, il est possible de généraliser les observations de terrain grâce à la photo aérienne.

Dans notre région, il est généralement assez facile de transposer les éléments repérés sur photo
directement sur carte topographique: les points de repère sont nombreux. Le report par une méthode
purement géométrique est plus complexe à mettre en œuvre et sort du cadre de cet abrégé. Consulter
par exemple Compton (1985).

Pour conclure ce paragraphe, il faut insister sur le fait que la quantité d'informations contenue dans
une photo aérienne dépend énormément des conditions lors de la prise de vue. Pour un même lieu, une
photo prise en été durant une sécheresse peut apporter bien plus de données qu'une prise de vue
réalisée enhiver. Il est donc hautement recommandé de consulter tous les vols disponibles pour une
même région avant d'effectuer son choix.

La végétation

La végétation naturelle (et dans une mesure appréciable, les cultures) sont adaptées au type de sol sur
lequel elles se développent. Les facteurs les plus importants sont le degré d'humidité (et donc la nature
plus ou moins imperméable du substrat) et sa composition chimique, spécialement sa nature calcaire
ou non calcaire. De nombreuses plantes sont en effet calcicoles ou calcifuges et leur répartition
différentielle doit éveiller l'attention du cartographe (lierre, buis, muguet, jacinthe, etc...).

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Position théorique des limites

Dans les séquences où les roches sont stratifiées parallèlement aux limites de formations, il est
possible de déduire la géométrie de ces limites des directions de stratification relevées sur les
affleurements les plus proches (la limite est toujours parallèle aux directions de So not ées sur la
carte). Pour une bonne application de ce principe, il faut évidemment apporter grand soin à ces
mesures et en particulier veiller à ne pas relever des éléments trop locaux comme des stratifications
entrecroisées, des flancs de récifs,...

Méthodes géométriques

Dans le cas de formations non plissées, il peut être intéressant de déterminer graphiquement
l'intersection d'un plan (limite de formation, niveau repère) avec la surface topographique. Ceci est
également valable pour les plans de faille, s'ils sont réguliers.

Envisageons le cas où le plan en question affleure en un point, où il est possible de déterminer sa


direction et son pendage (sud dans l'exemple). On désire donc établir un tracé théorique en
connaissant les éléments géométriques du plan et les courbes de niveau de la surface topographique au
point d'affleurement (d'altitude connue Z, dans l'exemple: 85 m), tracer sur la carte une droite
représentant la direction du plan (azimut cartographique); il s'agit donc d'une première horizontale
(h85) du plan;

 en marge de votre carte, tracer une perpendiculaire à l'horizontale h85; à l'intersection de h85
et de cette perpendiculaire, tracer à l'aide du rapporteur, une droite représentant le pendage de
votre plan géologique (ne pas se tromper de sens!); NB: en fait, on travaille maintenant en
projection verticale et ce que vous venez de tracer est la projection verticale du plan
géologique...
 toujours sur votre petit morceau de projection verticale, tracer des plans d'altitude
correspondant à vos courbes de niveau (ici, 80, 70 m); puisqu'on travaille à l'échelle, ces plans
seront séparés par la valeur de l'équidistance;
 toujours en projection verticale, l'intersection du plan géologique et des horizontales d'altitude
70, 80 m,... vous donne l'écartement de ces horizontales... que vous prolongez sur votre carte
(on repasse en projection horizontale) de manière à recouper les courbes de niveau;
 une autre méthode pour obtenir l'écartement des horizontales = équidistance/tg pendage;

Figure. 13: tracé de limites géologiques par la méthode des horizontales (premières étapes);
p=pendage.

 pointer les intersections entre les horizontales et les courbes de niveau de même altitude;

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 joindre les points ainsi définis: cette ligne représente le tracé théorique du plan géologique.

Figure. 14: tracé de limites géologiques par la méthode des horizontales (dernières
étapes).

Notons que puisqu'un affleurement se localise à l'intersection d'une ligne de direction et d'une courbe
de niveau de même altitude, la limite géologique correspondante ne peut recouper ni une courbe de
niveau, ni une ligne de direction en dehors des affleurements.

Dans le même ordre d'idées, une construction géométrique très simple permet de trouver le pendage et
la direction d'un plan géologique à partir de trois affleurements d'altitude différente, soit a, b et c
joindre par une droite les points d'altitude extrême, a et c; graduer cette droite;

 pointer sur cette droite la graduation correspondant à l'altitude du point intermédiaire b;


 joindre cette graduation et b; la droite ainsi tracée représente une horizontale du plan
d'altitude b (90 m dans l'exemple);
 mesurer au rapporteur l'azimut cartographique de cette horizontale: c'est la direction du plan;
 le pendage p s'obtient en abaissant une perpendiculaire de a sur l'horizontale d'altitude b, par
exemple, et en mesurant sa longueur e; appliquer alors tg p=altitude (a)-altitude (b)/e.

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Figure. 14: tracé de limites géologiques par la méthode des 3 points d'altitude connue.

Le même résultat peut être obtenu avec trois affleurements sur deux courbes de niveau d'altitude
différente (la direction est donnée en traçant une horizontale entre les deux affleurements de même
altitude; on est ramené ensuite à la dernière étape de la méthode des trois points d'altitude différente).
De même, le problème posé par deux affleurements d'altitude différente et la direction de la couche se
ramène à tracer une horizontale du plan par un des deux points et à calculer le pendage en suivant
également la dernière étape de la méthode des trois points.

Epaisseur d'une couche

L'"épaisseur réelle" (E) ou la "puissance" d'une couche géologique est mesurée perpendiculairement
entre les deux plans de stratification de la couche considérée. L'"épaisseur verticale" (Ev) d'une
couche est l'épaisseur mesurée suivant la verticale entre les plans de stratification supérieur et
inférieur de la couche; elle correspond à la différence d'altitude entre les deux (horizontales des) plans
de stratification. Sur une carte, Ev est obtenu facilement en calculant la différence d'altitude mesurée
sur une même ligne de direction recoupant les deux limites (inférieure et supérieure) d'une couche
géologique.

La "largeur théorique horizontale d'affleurement" (LTHA) est la largeur d'affleurement de la couche


qui serait projetée sur la carte si les altitudes des limites inférieure et supérieure de la couche étaient
identiques. Sur une carte géologique, LTHA se mesure perpendiculairement à deux lignes de direction
de même altitude, l'une appartenant à la limite inférieure de la couche, l'autre à la limite supérieure de
la même couche. La "largeur cartographique d'affleurement" (LCA) correspond à la largeur d'une
couche géologique telle qu'elle apparaît sur la carte, indépendamment de l'altitude. Suivant la
topographie, elle peut être plus ou moins importante. Ces notions sont illustrées à la Fig. III.13. de
même altitude, l'une appartenant à la limite inférieure de la couche, l'autre à la limite supérieure de la
même couche. La "largeur cartographique d'affleurement" (LCA) correspond à la largeur d'une
couche géologique telle qu'elle apparaît sur la carte, indépendamment de l'altitude. Suivant la

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topographie, elle peut être plus ou moins importante. Ces notions sont illustrées à la Fig. III.13.

Figure. 15: épaisseur réelle (E), épaisseur verticale (Ev), largeur théorique horizontale
d'affleurement (LTHA), largeur cartographique d'affleurement (LCA).

Calcul de l'épaisseur réelle (E) d'une couche:

 cas évidents: pour une couche horizontale, l'épaisseur réelle (E) est donnée par la différence
d'altitude entre son sommet et sa base. Pour une couche verticale, E est donnée directement
par la distance, mesurée perpendiculairement, entre les deux limites de la couche, c'est-à-dire
par la largeur cartographique d'affleurement;
 couche inclinée, calcul par la largeur théorique horizontale d'affleurement (LTHA).
 E=LTHA.sin P Avec P: pendage de la couche
 couche inclinée, calcul par l'épaisseur verticale (Ev).
 E=Ev.cos P Avec P: pendage de la couche Ces différentes méthodes d'obtention de l'
épaisseur d'une couche sont illustrées à la Fig.16

Figure. 16:: calcul de l'épaisseur réelle (E) d'une couche à partir de la largeur théorique
horizontale d'affleurement (LTHA) ou de l'épaisseur verticale (Ev).

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Figure. 17: autres méthodes de calcul de la puissance d'une couche.

Les failles

Hormis les cas où la présence d'une faille est visible à l'affleurement, l'existence de ces accidents doit
être déduite d'autres observations. Citons:

 le déplacement, la répétition ou l'absence d'unités géologiques suivies en affleurement ou sur


photographie aérienne;
 la présence de brèches de faille, parfois associées à des minéralisations;
 l'augmentation du nombre de fractures, de veines;
 le rebroussement de la direction des couches;
 les stries de glissement. Il est certainement utile d'en mesurer la direction et le plongement,
mais il faut se souvenir que les stries ne témoignent que du dernier mouvement relatif entre
les deux compartiments de la faille, mouvement qui n'est pas forcément dans le même sens
que le rejet principal;
 les éléments topographiques rectilignes; il peut s'agir de vallons (cas où l'érosion est
accentuée par une zone de faiblesse, une brèche de faille) ou d'une zone surélevée
(cristallisation dans la zone de faille d'un minéral plus résistant à l'érosion que l'encaissant).
Garder à l'esprit que les éléments topographiques rectilignes peuvent être aussi la
conséquence de simples fractures sans déplacement.
Il est utile de mesurer les directions et pendages des fractures et diaclases, même si elles ne présentent
pas de rejet apparent: ces structures mineures possèdent souvent les mêmes éléments géométriques
que des failles beaucoup plus importantes.

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9. LES DOCUMENTS DEFINITIFS

En cours de travail

Il est indispensable de compléter, après chaque journée de terrain, une liste des affleurements, sous
quelque forme que ce soit, si possible sur un système de base de données informatique. On en
profitera pour ajouter la localisation cartographique des points (latitude, longitude, altitude ou X, Y,
Z), calculée à partir d'une carte ou, solution plus rapide, issue d'un système d'information
géographique ("GIS" exemple: arcinfo).

Il faut également reporter toutes les indications de la carte de terrain sur une carte "de bureau", non
découpée, ou encore sur un GIS. Utilisez une couleur différente par type d'information sur votre carte
définitive (traditionnellement: verte pour les limites d'affleurement, bleue pour la géomorphologie,
noire pour les informations géologiques et rouge pour les numéros d'affleurement). La grosseur de
trait conseillée est de 0,5 à 0,7 mm pour les failles et de 0,3 à 0,4 mm pour toutes les autres
informations.

Tout comme sur la carte de terrain, les éléments géométriques sont reportés soigneusement à l'aide du
rapporteur. Enfin, il faut colorier la carte en respectant si possibles les teintes conventionnelles (voir
par exemple les teintes utilisées sur la carte géologique de Belgique) et en accentuant la couleur sur
les affleurements.

Figure. 18: principaux symboles utilisés en cartographie géologique.

Ce travail de mise au net permet de:

 limiter la gravité d'une perte du carnet de terrain ou de la carte;

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 améliorer la lisibilité des données;


 contrôler la cohérence des informations;
 mettre en évidence les zones où l'information est insuffisante et préparer l'itinéraire du
lendemain;
 ajouter dans le carnet des réflexions basées sur le travail recopié.
Après le travail de levé

Au carnet de terrain et à la carte définitive, s'ajoute une "notice explicative" destinée à faciliter la
compréhension de la carte, à expliciter le choix de telle ou telle interprétation, à mettre clairement en
évidence les problèmes non résolus, à situer la carte dans un contexte plus général. Cette notice
explicative doit comprendre les chapitres suivants:

- une introduction:

 replacer la zone levée dans un cadre géographique et géologique général;


 commenter brièvement les documents antérieurs existants;
 expliciter la répartition et la densité des affleurements et la/les techniques de levé utilisées;
 détailler l'hydrographie et la géomorphologie;
- pour chaque unité cartographiée:

 description détaillée de la lithologie de la formation dans la zone cartographiée, de ses


variations latérales;
 sélection des affleurements les plus représentatifs;
- chapitres de synthèse:

 structure de la zone cartographiée;


 éventuellement matériaux exploitables, curiosités, etc...
On pourra éventuellement s'inspirer de la présentation des notices explicatives fournies avec les
nouvelles cartes géologiques à 1/25.000 de la région wallonne.

Le travail sera accompagné d'une colonne stratigraphique présentée sous la forme d'une colonne
lithologique des formations affleurant sur la carte, d'une légende et d'une coupe, tracée à la même
échelle que la carte géologique et orientée perpendiculairement aux structures majeures de la région.

Eviter les exagérations verticales qui nécessitent une correction des pendages. La technique à suivre
est illustrée par la Fig. 19.

Construction de la coupe topographique:

 matérialiser la coupe par une ligne sur la carte topographique;


 construire à l'échelle une succession d'horizontales d'altitude croissante (le pas correspondant
à l'équidistance de la carte utilisée);
 pour chaque intersection de la coupe avec une courbe de niveau, abaisser une verticale sur
l'horizontale d'altitude correspondante;
 rejoindre les points ainsi définis. Cela représente le profil du terrain.
Construction de la coupe géologique:

 pour chaque intersection de la coupe avec une limite géologique, abaisser une verticale sur le
profil;
 reporter également les pendages sur le profil. Si la direction relevée sur un affleurement n'est
pas perpendiculaire à la coupe, il faut calculer la valeur de l'inclinaison (i) de la structure
géologique dans le plan de la coupe de la manière suivante: i=arctg (tg p.sin d) avec p=
pendage de la structure géologique et d=l'angle aigu entre la direction de la structure et celle
de la coupe;
 en s'aidant des pendages et de la disposition des limites géologiques, tracer la coupe.

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Figure. 1ç: Construction de la coupe topographique

IV. Le levé banc par banc :

1. INTRODUCTION

Il s'agit d'une technique de levé utilisée plus fréquemment par le sédimentologue ou le stratigraphe
que par le cartographe. Ce dernier est cependant amené à pratiquer le banc par banc pour se
familiariser avec la lithologie de détail d'une formation (c'est la seule manière d'être à même
d'identifier une formation sur base d'affleurements très réduits).

Quoique très simple à mettre en oeuvre, puisqu'il s'agit de mesurer et décrire successivement tous les
bancs d'une coupe, cette technique demande de l'attention et de la rigueur: il ne faut pas oublier qu'un
levé banc par banc est à la base de toute étude sédimentologique.

Cette technique permet entre autre de:

 établir la succession des lithofaci ès et des microfaciès;


 positionner de manière univoque les échantillons pétrographiques, les fossiles, les
échantillons prélevés pour analyse géochimique, etc...

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 l établir un découpage séquentiel;


 établir des corrélations stratigaphiques, séquentielles,...
 etc,...
2. PRELIMINAIRES

Une étude bibliographique préliminaire permet souvent de gagner beaucoup de temps en glanant des
informations quant au positionnement biostratigaphique de la coupe ou quant à d'autres types
d'investigation déjà réalisées. S'il s'agit d'une nouvelle coupe, il est fructueux de susciter des
collaborations avec des spécialistes afin de dater les unités étudiées.
Le choix d'une coupe est influencé par divers facteurs dont:
 sa continuité, sa qualité (pas d'hiatus, de problèmes tectoniques);
 sa représentativité au sein du bassin de sédimentation;
 son accessibilité.
Sur le terrain, il faut parcourir les abords de la coupe pour comprendre la structure de la zone
considérée, pour déceler les éventuelles complications tectoniques et également pour déterminer le
cheminement du levé.
3. FACE A LA COUPE

Généralités

Pour effectuer le découpage en bancs, il est bon de se reculer pour embrasser du regard tout
l'affleurement: il faut juger de la continuité latérale des joints. Le levé banc par banc nécessite un
continuel changement d'échelle d'observation. Par ailleurs, il est utile de numéroter les bancs (peinture
en bombe) si le levé doit être interrompu; par respect pour la nature et pour les autres, ne "taggez" pas;

Le carnet de terrain se prépare avec le même soin que pour une campagne cartographique: localisation
précise de la base de la coupe (schéma, XYZ), météo, échelle des dessins et sur la page de garde,
tableau des symboles utilisés.

La Fig. IV.1 montre la présentation suggérée: de la gauche vers la droite: épaisseur des bancs (cm),
couleur (choisir des symboles), colonne lithologique proprement dite, numéro de banc, numéro
d'échantillon, commentaires. Ceci appelle les observations suivantes:

 il faut toujours dessiner votre colonne lithologique à l'échelle (d'où l'intérêt d'un carnet de
terrain ligné ou quadrillé): si dans la fougue du levé, vous oubliez de noter une épaisseur, il
vous sera toujours possible de la déduire du dessin; de même, le dessin permettra de lever une
incertitude sur un chiffre mal écrit;
 il faut autant que possible que le banc que vous dessinez dans votre carnet ressemble à ce que
vous voyez: s'il est plus altéré, plus tendre, dessinez le en retrait; s'il est d'épaisseur variable
ou biseauté, montrez-le sur votre dessin; s'il est plus massif, faites-le ressortir; ce respect
scrupuleux de la réalité a non seulement pour but de refléter les caractères sédimentologiques,
mais permet aussi de s'y retrouver lorsque l'on revient à l'affleurement après une interruption
du travail;
 même remarque pour les bases, sommets de bancs, joints, discontinuités,... dessiner ce que
l'on voit!

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Figure. éà:: extrait d'un carnet de terrain. Log ou colonne lithologique.

D'une manière générale, la colonne lithologique doit être un document objectif qui ne comporte que
des éléments observables sur le terrain. Tout géologue muni de cette colonne devrait idéalement
pouvoir repérer les différentes unités. Il n'est donc pas recommandable de brouiller les pistes en y
indiquant des caractères non visibles à l'affleurement ou pire, de représenter des caractéristiques
résultant d'autres types d'approche par des variations de paramètres d'affleurement (par exemple
représenter la structure microscopique de la roche par des variations dans la forme des bancs). Les
coupes interprétatives par contre autorisent ce genre de manipulation, pour autant que le lecteur en
soit prévenu.

Les éléments à observer (et à consigner sur la colonne lithologique)

 épaisseur, couleur, morphologie du banc;


 première idée de la lithologie et de la texture (calcaires: mudstone, rudstone,...));
 variabilité verticale et latérale (exemple: rudstone passant verticalement à un floatstone,... );
 identification et report sur la colonne lithologique des structures sédimentaires;
 identification des macrofossiles et, ce qui est au moins aussi important, de la densité, des
relations entre les organismes: encroûtements, succession de communautés différentes,...
Apporter une attention particulière à la morphologie (lamellaire, bulbeux, branchu,...) et à
l'état des organismes: brisés, érodés, en position de vie, couchés dans la même direction, etc...
Toutes données essentielles à l'interprétation des paléoenvironnements;
 Classification morphologique de Abott (1973)
 formes lamellaires formes planes avec longueur/hauteur >10/1
 formes tabulaires l/h < 10/1
 formes subsphériques
 formes nodulaires subsphériques de diamètre < 8 cm

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 formes hémisphériques
 formes bulbeuses formes irrégulières de grande taille avec l=h
 la localisation précise des échantillons.

Figure. 20: quelques symboles lithologiques (roches sédimentaires) et organismes fossiles.

Quelques mots sur l'échantillonnage pétrographique

D'une manière générale, on peut dire que la densité d'échantillonnage est fonction de la variabilité des
lithofaciès. Pour préciser quelque peu, Flügel (1982, p. 7-8) montre, après une revue de la littérature,
que pour l'étude de carbonates de plate-forme, les auteurs utilisent en moyenne un pas
d'échantillonnage compris entre 10 et 30 cm et pour l'étude de carbonates d'eau profonde, un pas de
100 à 250 cm. Il est de toute façon souvent possible de revenir à la coupe pour compléter
l'échantillonnage (d'où l'avantage de numéroter les bancs).

En pratique, il ne faut pas oublier d'orienter les échantillons (flèche pointant vers le bas
stratigraphique) et utiliser un moyen de numérotation indélébile (sachets marqués, marqueur
permanent sur l'échantillon même,...).

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III. LES DOMAINES DE STAGE

L’objectif de ce chapitre : est de décrire pour le géologue la méthode de déroulement, les


caractéristiques, les contraintes, les dangers de chaque domaine de stage, être capable
d’identifier les types des domaines qui peut faire les stages, et d’adapter avec chaque
domaine et le mode de rapport à effectuer à la fin de chaque stage.

1. DOMAINE SEDIMENTAIRE

2. Description macroscopique des roches et identification des facies


Les minéraux possèdent des propriétés physiques qui permettent de les distinguer entre eux et
qui deviennent des critères d'identification. Ces critères sont précieux, tant pour le spécialiste,
que pour le collectionneur amateur. Ce qui attire d'abord l'oeil, c'est bien sûr la couleur et la
forme cristalline des minéraux, mais il y a bien d'autres propriétés. Plusieurs de ces propriétés
peuvent être observées sans l'aide d'instruments et sont d'une grande utilité pratique.

 Couleur,
 Éclat
 Densité
 Trait
 Dureté l’échelle de Mohs ( rayé par l’ongle, raye le fer….)
 Effervescence : réaction avec Hcl,
 Propriétés optiques
 Sentir par le nez s’il y a une odeur spécifique,
 Dégusté par la langue si il y a un gout spécifique (les sels, le talc)

Il faut noter toute la description jamais donner le nom de la roche sur terrain l’objectif c’est la
description détaillée.

3. Identification les type des roches sédimentaires et sons environnement de dépôts

 Détritiques
 Chimiques
 Biochimiques

4. Structures et figures sédimentaires


Les structures ou figures sédimentaires constituent un important indicateur des conditions de
transport et de dépôt des sédiments. Leur interprétation est facilitée d'une part par l'étude de
la nature actuelle et d'autre part par l'expérimentation en laboratoire. Certaines structures
sédimentaires sont caractéristiques d'un environnement bien particulier (glaciaire,
désertique,...) mais la plupart sont communes à plusieurs milieux de dépôt et nécessitent

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l'utilisation de critères complémentaires pour l'interprétation des paléoenvironnements (autres


figures sédimentaires, fossiles, contexte général).
Les structures pré-sédimentaires sont observées à la surface supérieure des bancs constitués
auparavant (et à la surface inférieure des nouveaux bancs sous la forme de contre-empreintes)
avant le dépôt de nouveaux sédiments..
Les structures synsédimentaires se forment au cours du dépôt des sédiments et témoignent
de la vitesse, nature, sens, direction des agents de transport.
Les structures post-sédimentaires se développent dans le sédiment après son dépôt. On
relève les réarrangements hydrostatiques (figures de charge), les structures dues aux
déplacements latéraux de masses de sédiments (slumps), les structures de dessiccation, les
structures dues à la pédogenèse,
Figures formées par érosion à la face supérieure des bancs

Figure. 21 : Forme par érosion à la face supérieure des bancs

Figure. 22 : Empreintes d'objets

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Figure. 23: Les fentes de retrait ("desiccation cracks")

Figure. 24: Les gouttes de pluie

Figure. 25 : Litage et lamination horizontale dans les sables et les grès

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Figure. 26 : Les stratifications obliques et entrecroisées

Figure. 27 Stratifications en mamelon

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Figure. 28 Les structures de déformation du sédiment

Figure. 29 Les témoins de l'activité organique Bioturbation


5. Description des fossiles,
Description de tous les fossiles trouvés : Frome, taille, l’état conservés ou non.
Identification des restes fossiles
Prendre des photos
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Figure. 30 :Prendre des échantillons mais il ne faut pas épuiser le site

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6. Suivie des changements de facies et les limites des couches


On suit la carte minute (le fond topographique) avec les limites de couches pour avoir une
carte géologique

Figure. 31 : Carte minute avec les limites de couches

7. Discordances

Figure. 32 : Discordance sédimentaire

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Figure. 33 : Discordance angulaire

8. Aspect Structurale
1. Les fentes de tension

Figure. 34 fentes de tension


2. La fracturation, diaclase, type de remplissage

Figure. 35 : Diaclases

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3. Evolution, dimensions des failles et la fracturation, les zones de brèchification

Figure. 36 : Des failles et fractures


9. Mesures des stries de la faille (miroir de faille)
Il faut chercher les stries de la failles pour savoir le régime tectonique affectés la région (les
niches d’arrachement) conserve la cinématique

Figure. 37 : Mesures des stries de la faille


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L’unique façon de connaître le mouvement le long du plan de faille est de trouver les

stries sur ce plan il faut trouver les stries!

Figure. 38 : Les stries!


8. Projection stéréographique
L’ensemble des mesures effectuées sur terrain de direction et de pendage et azimutes de
pendages seront projetés sur un canevas de Wolf c’est plus pratique pour savoir la direction
régionale de la structure globale, et estimer le régime tectonique de la zone d’étude, voir
combien de famille de failles

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Figure. 39 : Projection stéréographique des plan et des lignes sur le canevas

10. Granoclassement et polarité des roches


La sédimentation des matériaux régissent par la gravités, on trouve les grandes tailles à la
base ( le mur de la roche) et par dégradation de taille des grains ver le toit de la roche dans le
cas logique, mais si on trouve des couche de granoclassement inverse alors c’est une série
renversé.

Figure. 40 : Granoclassement et polarité des roches

11. Établissement des coupes


Il faut recouper le terrain par plusieurs coupe perpendiculairement sur les couches pour
ressortir le maximum d’information

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Figure. 41 : Direction des coupes sur la carte

Figure. 42 : Les coupes géologiques


12. Prélèvement et marquage d’un échantillon …..)
L’échantillon doit être représentatif et doit avoir un numéro (code attribué de chaque coupe,et
) plus les coordonnées XYZ.
Sur le cahier de terrain il faut mettre la description, les coordonnées, le numéro de la photos,
sur la couche, si la roche et friable il faut la mettre dans des sachets.
On peut dans la même couche porte plusieurs échantillons.

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Figure. 43 Prélèvement et marquage d’un échantillon

13. Etablissement des colonnes lithostratigraphiques sur terrain


La Colonne stratigraphique représente toutes les formations rencontrées superposées selon
leur position les unes par rapport aux autres. Elle s'établit selon plusieurs principes qui sont
d'une part des postulats, qu'il faut vérifier par l'observation, et d'autre part des relations
géométriques entre les formations géologiques étudiées. Les deux principes qui semblent
unanimement acceptés sont le principe de continuité et le principe de superposition.

Figure. 44 Colonne lithostratigraphique


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14. La corrélation entre les couches


Les relations géométriques entre couches
Le principe de superposition : en l'absence de bouleversements structuraux, une couche est
plus récente que celle qu'elle recouvre et plus ancienne que celle qui la recouvre. C'est le
principe le plus ancien en géologie, il a été formulé dès le XVIIe siècle par Nicolas Steno.
Le principe d'horizontalité : les couches sédimentaires se déposent horizontalement ; une
séquence sédimentaire qui n'est pas en position horizontale a subi des déformations
postérieures à son dépôt.

Figure. 45 La corrélation entre les couches

15. Initiation de reconstituer les milieux et l’environnements sédimentaires en


fonction des modes de dépôts

La combinaison de toutes les étapes pour faire un rapport détaillé bien organisé, archive, pour
faire une étude plus poussés de laboratoire, avec un codage des échantillons représentatifs

La projection des pour reconstituer le milieu sédimentaire c’est l’objectif principale de


l’étude de la mission.

Figure. 46 : Milieux et l’environnements sédimentaires


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2. DOMAINE METAMORPHIQUE

1. Description des types de roches métamorphiques


Application des notions théoriques acquises durent les cours de minéralogie et
métamorphique, on suit les mêmes techniques d’identification des roches sédimentaires
Avoir dans la tête les textures des roches métamorphiques.

Figure. 47 : Facies métamorphiques


2. Cartographie de terrain métamorphisée
La cartographie des terrains métamorphisés est très difficile à cause des changements de
facies et à petite échelle avec le changement des conditions de température et de pression et la
nature de la roche pré existante ainsi la couverture végétale, alors on peut sur terrain donner
pour quelque roche métamorphique leur origine (sédimentaire ou magmatique)

3. Établissement des coupes


Suie le changement de facies.

Figure. 48: coupes dans un terrain métamorphique

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4. Identification Minéraux indicatrices les polymorphes silicates d’alumines.

Figure. 49: Minéraux indicatrices les polymorphes silicates d’alumines


5. Estimation de la température et la pression de la formation des roches
En fonction des constituants des silicates d’alumines dans roche on peut estimer les
conditions de formation (température et pression.

Figure. 50: Estimation de la température et la pression


6. Textures foliation schistosité,

Figure. 51: Schistosité


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Figure. 52: Foliation


7. Identification des skarns
Le terme skarn a été utilisé pour la première fois par les mineurs de Persberg (Suède), pour
désigner la gangue silicatée riche en fer et magnésium d’un minerai.

Figure. 53: Skarns


8. déformation ductile,

Figure. 54:Micro pli


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Figure. 55:Pli couché

9. Echantillonnage
c’est la même chose on prend des échantillons représentatifs avec un codage et les
coordonnés XYZ , pour faire des lame mince et des analyse au laboratoire.

10. On prend deux dans le nord de l’Algérie

1. l’exemple de la région de Ain Achir annaba (c’est métamorphisme régionale,

Le terrain pédagogique pour établir un stage de métamorphique, est la région de L’Edough,


Annaba Le massif de l'Edough constitue le complexe métamorphique le plus oriental du
littoral algérien. Il a fait l'objet de plusieurs études géologie, Le complexe de l'Edough est
composé d'une variété de roches métamorphiques d'âge Précambrien à Paléozoïque;
l'ensemble de ces roches forme une antiforme d'axe NE-SW Les gneiss qui forment la base
ont été décrits par Ahmed-Said et Leake (1993)

Figure. 56 : Métamorphique régionale Le massif de L’Edough, Annaba

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Le cœur de l'antiforme de l'Edough est constitué essentiellement par la superposition


tectonique (observée à l'Est du massif) de deux unités principales: l'unité inférieure est
composée de gneiss fortement foliés d'âge précambrien et l'unité supérieure constitué de
micaschistes Paléozoïques. Des niveaux de marbre, d'amphibolites et de roches ultrabasiques
sont également associés à ces deux unités

2. La région de FilFila Skikda( gisement de marbre : (métamorphisme locale)

Figure. 57 : Gisement de Marbre Skikda

3. DOMAINE MAGMATIQUE

1. Description des roches magmatiques,


D’abord il faut figer dans la tête, les notions des roches magmatiques qui sont classées en
fonction de la température de la formation (la texture) et de la teneur en SiO2 et

Figure. 58 : Classification des roches magmatiques


Et de la même façon on applique toutes les notions pour classé les roches, les propriétés
physique, mécanique et optiques.
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Et toujours on fait la description on note toutes les détails visibles macroscopiquement.


2. Cartographie de terrain magmatique
Il est difficile de cartographier les terrains magmatiques à cause de la couverture végétale
denses et l’altération forte surtout dans les zone humides, il est accessible lorsque on fait des
routes elles font apparaitre des nouveaux facies

Figure. 59 : Cartographie de terrain magmatique (Collo)


3. Repérage de dykes

Figure. 60 : Dykes

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4. Estimation de la température de la mise en place


Elle est fonction de la texture, on peut savoir si la roche elle est plutonique si les cristaux
bien formés si la texture vitreuse la roche est volcanique,

Figure. 61: Textures des roches magmatiques


5. les vacuoles, les enclaves.

Figure. 62: Les vacuoles

Figure. 63: enclaves

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6. Le degré d’altération et les produits

Figure. 64:Arène granitique

Figure. 65:Altération des roches ultrabasiques

7. les volcans actives, prendre des échantillons,

Figure. 66:Echantillonnage dans un volcan actif

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8. Les contraintes rencontrées sur terrain :


 La représentativité des échantillons

Figure. 67:Altération des roches modification du composition


minéralogique
 Des informations cachées sous les produits d’altérations

Figure. 68:Altération des roches dépôt de pente

 L’accessibilité, la couverture végétale.

Figure. 69:Couverture végétale dense

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9. Dans le nord
Exemple Chétaibi Annaba

Figure. 70:Le magmatisme récent de Chétaibi Annaba

10. Dans le sud


Exemple Le Hoggar

Figure. 71:Le magmatisme ancien de l’Hoggar


A la fin vous devrez faire un rapport de stage détaillé sur toutes les informations trouvés sur
terrain, rassemblant des coupes, des dykes, des échantillons, des minéralisations, l’altération,

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4. CAMPAGNE HYDROGEOLOGIE

Pour les hydrogéologues font des stages pratique sur terrain pour appliquer les notiosn
théoriques acquises, et pour bonne maitrise et bonne déroulement du stage vous devrez savoir
au moins les grandes étapes de stage hydrogéologie.

1. Réseau hydrologique
Voir les Oueds, les ruisseaux, les bassins versants d’une région.

Figure. 72:Réseau hydrologique :Ruisseaux et Oued

2. Sources naturels barrage.

Figure. 73:Sources naturels Figure. 74:Barrage

3. dessalement de l’eau et (traitement)


Le dessalement de l'eau (également appelé dessalage ou désalinisation) est un processus qui
permet d'obtenir de l'eau douce (potable ou, plus rarement en raison du coût, utilisable pour
l'irrigation) à partir d'une eau saumâtre ou salée (eau de mer notamment

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Figure. 75 : Dessalement de l’eau


4. Compagnie de Jaugeage
Calcule le débit d’un oued

Figure. 76 : outil de mesure des débits de la rivière


Cet outil technologique comporte :
 un système de calcul automatique de débit de la rivière ou du canal
 un “Contrôle Qualité” des mesures en temps réel
 positionnement GPS et communication BlueTooth

Figure. 77 : Manipulation de mesure de débit par l’outil


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5. Echantillonnage de l’eau
Le cas d’échantillonnage de l’eau n’est pas pareille que les roches c’est très sensible les
paramètres se changent rapidement il faut une bonne conservation pur préserver la
représentativité
L'objectif de l'échantillonnage à des fins d'analyse est d'obtenir des renseignements sur un
milieu donné à l'aide d'échantillons représentatifs.
Une bonne planification de la campagne d'échantillonnage est nécessaire pour éviter les
pertes de temps et les erreurs. Elle doit tenir compte du contexte et des objectifs du projet
dans lequel l’échantillonnage.
Toujours l’enchantions porte la carte d’identité (coordonné XYZ, description et le codage).

Figure. 78 : Echantillonnage de l’eau

6. Piézométrie
les mesures sont réalisées dans des forages, puits ou piézomètres. La piézométrie , qui est la
retranscription cartographique de la surface de la nappe d'eau souterraine, se lit comme une
carte topographique

Figure. 79 : opération de piézométrie

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7. Multiparatmètres
Il y a des mesures qui devrais faire sur site, alors il y a des appareils multi paramètres qui
peuvent mesurer Une gamme de sondes multiparamètres robustes et précises pour les
utilisateurs exigeants, pour la mesures directes ou le suivi autonome.
Tous les paramètres classiques: pH, T°C, , oxygène dissous, turbidité....
Plus une large gamme de capteurs optiques : Chlorophylle, fluorescéine, rhodamine, algues
bleu-vert, hydrocarbures, matières dissoutes colorées
Et de capteurs : Nitrate, ammonium, chlorure, calcium, fluorure

Figure. 80 : Manipulation du multiparatmètres


8. Stations météorologiques
Ces stations meteorologiques s'utilisent tant à l'intérieur comme à l'extérieur pour mesurer
divers paramètres comme l'humidité, la température, la vitesse du vent, la pression de l'air, e

Figure. 81 : Stations météorologiques


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9. Forage hydraulique
Le suivie d’un forage hydraulique (description de facies géologique, suivie les paramètres de
forage.

Figure. 82 : Forage hydraulique

10. Essaie de pompage


les essais de pompage sont réalisés lors des études hydrogéologiques. Ils permettent d'estimer
le rayon d'action du pompage et de calculer le coefficient de perméabilité horizontal des
terrains lorsque l'épaisseur de la couche aquifère est connue.

Figure. 83: Essaie de pompage

11. Eau de surface les chotts et sebkha, lac……


Une eau de surface précise qu'une eau, telle qu'issue d'un ruissellement, reste à la surface du
sol et peut être stockée en étangs ou autres ouvrages de retenue. Elle résume la collecte de
l'eau souterraine ou de l'eau atmosphérique.

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L'eau de surface est de l'eau qui s'accumule sur le sol ou dans un cours d'eau, dans le lit d'une
rivière, d'un lac, d'une zone humide, d'une mer ou d'un océan.
Par définition, les eaux de surface sont tirées des lacs, rivières, chutes d'eau et de la mer. Elles
jouent le plus grand rôle dans la formation de l'hydrosphère sur Terre
Lire plus: https://www.aquaportail.com/definition-6139-eau-de-surface

Figure. 84: Eau de surface


12. Géothermie les sources chaudes
Une source chaude est une source dont l'eau qui sort du sol est chauffée par un processus
géothermique. Il y a des sources chaudes sur tous les continents

Figure. 85: les sources chaudes

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5. GEOMORPHOLOGIE

1. Le type d’érosion et altération

Figure. 86: Profils d'altération.

a. érosion éolienne

Le vent n'est un agent efficace que dans les régions arides: la présence d'une couverture
végétale diminue en effet fortement son action

Figure. 87: Érosion éolienne

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b. Ruissellement et érosion fluviale

Le ruissellement se déclenche si les précipitations sont supérieures à la capacité d'infiltration.


C'est le cas général des terrains imperméables

Figure. 88: Les cheminées de fée

2. Les terrasses des oueds, et les bras mort,

Figure. 89: Les terrasses d’oued

3. Karst
ls karst est une structure géomorphologique résultant de l'érosion hydrochimique et
hydraulique de toutes roches solubles, principalement de roches carbonatées dont
essentiellement des calcaires.

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Figure. 90: Karst

4. Les glissements de terrain

Les mouvements de terrain sont des


déplacements (avec ou sans rupture) vers
l'aval de masses rocheuses compactes ou
désagrégées et/ou de terrain meuble (sols y
compris) et d'eau, sous l'effet de la gravité.

Figure. 91: glissement de terrain

5. Les coulés boueux


Les coulées boueuses sont des phénomènes très rapides affectant des masses de matériaux
remaniés, soumis à de forte concentration en eau, sur de faibles épaisseurs généralement (0-5
m). Ce type de phénomène est caractérisé par un fort remaniement des masses déplacées, une
cinématique rapide et une propagation importante.
La coulée de boue est le plus rapide (jusqu'à 90 km/h) et le plus fluide des différents types de
mouvements de terrain. Son comportement est intermédiaire entre celui d’un solide et d’un
liquide, et régi par les lois des domaines à la fois de l’hydraulique et de la mécanique des
solides, ce qui en fait un phénomène particulier dans la famille des mouvements de terrain.

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Figure. 92: Le coulé boueux


6. Les buts témoins

Figure. 93: Buts témoins


7. Les produits d’érosion

Figure. 94: Produits d’érosion

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6. CHANTIER PETROLIERE

1. Chantier de forage, personnel du chantier

Figure. 95 : Chantier de forage, personnel du chantier

2. Sensibilisation des dangers sur chantier de forage


Dans le domaine pétrolier la sécurité de travail est très importante il faut avoir l’esprit de
responsabilité, parce que même vous êtes des stagiaires, vous êtes exposés aux dangers, et
vous pouvez provoquer des catastrophes par ignorance, c’est pour ça il faut savoir quelques
notions
 Incendies

Figure. 96 : Incendie (Nezla 2006)

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 Haut pression

Figure. 97 : Signalisation haute pression

 Manutention et levage

Figure. 98 : Les grues et levage des équipements lourds

 pollutionn produit chimique

Figure. 99: Produit chimique dangereux


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 Les bruits

Figure. 100: Signalisation danger de bruit

 Electricité haut tension

Figure. 101: Signalisation danger de haute tension électricité

 Les sources radioactives

Figure. 102: Signalisation danger de radioactivité

3. Savoir les équipements


Décrire les équipements sur chantiers, il faut pas utilisés les sources d’étincelle, (téléphone
portable, allume cigarettes.
4. Différencier entre : les 5 systèmes d’énergie, de levage, de circulation, de
rotation, et de sécurité/ (voir les cours de forage)

5. Voir Le rôle de Géologue dans le chantier de forage :


 La surveillance géologique des paramètres de forage

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Figure. 103:surveillence géologique


 Digitalisation des paramètres de forage

Figure. 104:Ecran d’affichage de tous les paramètres de forage

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 Etablissement de master Log (log lithostratigraphiques)


Ce document porte tous les paramètres de forage et la description lithologique

Figure. 105:MasterLog

6. Assisté les différentes opérations


 Carottage
 Acquisition des diagraphies
 Cémentation
 Complétion
 Test de puits

(voir cour de forage)

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7. COMPAGNIE GEOPHYSIQUE

1. Introduction :
Application des notions théoriques acquises dans les cours de la géophysique appliqués pour
la recherche de minéralisation, des aquifères, pétrole,….., le matériel est très couteux.
2. Electrique

Figure. 106:Sondage électrique

3. Gravimétrie

Figure. 107:Gravimètre

,
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4. Sismique,

Figure. 108:Acquisition sismique


5. Géo radar,

Figure. 109:Acquisition Géo radar,


6. Electromagnétique

Figure. 110:Acquisition Electromagnétique


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7. Diagraphies

Figure. 111 : Acquisition Diagraphies

8. Détecteur des métaux

Figure. 112:Detecteur des métaux

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8. EXPLORATION MINIERE

On cherche la minéralisation et les substances utiles dans toutes les roches : sédimentaire,
magmatique et métamorphique.

1. Recherche des indices de minéralisation

Figure. 113: Recherche des indices

2. Exploration de sol étude des tranchées

Figure. 114: Creuse des tranchés


3. Le suivie d’un forage carotté et description de carotte

Figure. 115: Forage carotté

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Figure. 116:description des carottes

4. Prospection alluvionnaire

Figure. 117: Prospection alluvionnaire

5. Etude de la caisse filonienne

Figure. 118:Minéralisation filonienne


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6. Gisement hydrothermales

Figure. 119: Gisement hydrothermales,


7. Les substances utiles, sable argiles calcaires,

Figure. 120 : Sablière

Figure. 121 : Carrière d’agrégats

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Figure. 122 : Carrière d’argiles

9. CHANTIER MINIERE (CARRIERE, GALERIE, SOUS TERRAIN)

1. Les dangers rencontrés sur chantiers minière chute de poids, explosif, Le tir, la
poussière, le bruit

Figure. 123 : Tir

2. Excavation,

Figure. 124 : Excavation


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3. Concassage et broyage

Figure. 125 : Concassage et broyage Excavation

4. Exploitation à ciel ouverte

Figure. 126 : Exploitation à ciel ouverte


5. Exploitation par galerie, risque de l’eau sous terrain, éboulement, gaz toxique,
incendies

Figure. 127 : Exploitation par galerie

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6. Exploitation sous terrain

Figure. 128 : Exploitation sous terrain


7. Traitement de minerais
La flottation en fonction des différentes propriétés superficielles des minéraux en contact
avec l'air et l'eau. Séparation chimique

Figure. 129 : Traitement de minerais

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IV. ENTREPISES ET ORGANISMES POUR FAIRE LES STAGES

L’objectif de ce chapitre : Dans ce dernier chapitre une collection et présentation des


principales entreprises gouvernementales et privés qui offrent des stages pour les étudiants
dans différentes domaines de la géologie, pour faire des stages professionnels ou de fin
d’étude.
1. DOMAINE PETROLIER
Pour les étudiants qui font spécialité : géologie pétrolière en voici quelques sociétés
nationales et étrangères que vous pouvez faire des stages pratiques dans le domaine de
pétrole.
1. SOCIETE NATIONALES
SONATRACH : Société nationale pour la recherche, la production, le transport, la
transformation et la commercialisation des hydrocarbures
Adresse: Djenane El Malik, Hydra: Alger: Algérie
Téléphone: 023 48 31 31 / 023 48 32 32; Fax: 023 48 33 33 / 023 48 25 2
Site Web www.sonatrach.dz
Les géologues peuvent faire stage dans les trois divisions :
 Division Exploration
 Division Forage
 Division Production
 PED Hydra
 CRD Centre de Recherche et Développement

FILIALE SONATARACH

- ENSP Entreprise Nationale Service aux Puits


Address: BP 83 Hassi Messaoud
Tél. : 029 73 73 33
Fax : 029 73 82 01
Site Web www.enspgroup.com/
- ENTP Entreprise Nationale Travaux aux Puits
Adresse: Base Industrielle du 20 août 1955, BP 206/207 , Hassi Messaoud - Wilaya de
Ouargla - Algérie
Tél. : 213 (0) 29 79 88 50 à 55
Fax : 213 (0) 29 79 84 06
Site Web www.entp-dz.com/

- ENAFOR Entreprise Nationale du Forage


BP 211 Zone industrielle, Hassi Messaoud
Tél. : 029 73 81 85
Fax : 029 73 80 86
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2. ASSOCIATIONS
 Groupement Berkine Sonatrach/Anadarko
 Groupement Reggane
 Groupement Ourhoud
 Groupement Repsol Sonatrach
 Groupement Izarène Sonatrach
 Groupement SynopecSonatrach
 Groupement AGIP Sonatrach
 BP Sonatrach
3. SOCIETES ETRANGERES
- Schlumberger
Address: BP 248 Lotissement Bensmaïa, Poirson – El Biar, Alger
Tél. : 021 – 92 22 40 / 92 22 35 / 92 24 99
Fax : 021 – 92 25 51
Site Web www.slb.com/
- Baker Hughes
Tél. : 029 – 73 91 29
Fax : 029 – 73 91 30 / 73 91 40
Site Web www.bakerhughes.com
- Halliburton
Address: Hôtel Sheraton, BP 62 Staouéli
Tél. : 021 37 72 40
Fax : 021 37 72 48
Site Web www.halliberton.com

2. DOMAINE MINIERE :
Quelques Entreprises et organismes offrent des stages pour les géologues dans le domaine de
la recherche et l’exploitation dans le secteur minière.
- FERPHOS group, spa Société des Mines de Phosphates
Address:8, rue Souahi Madani, 23000 Annaba, Algérie.
Tel : + 213(0) 38 846 360
Fax:+ 213(0) 38 846 508
E-mail:ferphosgroup@ferphos.com
Site Web https://www.ferphos.com
- SOMIFER, spa: Société des Mines de Fer d'Algérie
Address:Zhun II, 12000 Tébessa, Algérie.
Tel: + 213(0) 37 491 011 - 37 492 403
Fax: + 213(0) 37 493 344 - 37 492 613
- ENOR Entreprise Nationale de l’Or
Address:Résidence Châabani, Bt 8B Entrée C1 – Val d’Hydra – Alger, Algérie.

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Site Web www.enor.dz


- ENOF Entreprise Nationale des Produits Miniers Non Ferreux & des Substances Utiles,Spa
Address:31, rue Mohamed Hattab, BP 183 16010 El Harrach Algérie
- ORGM Office National de Recherche Géologique & Minière
Address: Cité Ibn Khaldoun BP 102 - Boumerès 35000 - Algérie
Tél: +213(0).24.81.75.99
Fax : +213(0).24.81.79
Site Web: orgm-dg@orgm.com.dz
- ANAM Agence Nationale des Activités Minières
Address: 42 Chemin Mohamed Gacem - El Mouradia – Alger
Tél : 021.69.99.32 / 021.69.99.36 / 0661 72 84 07
Fax : 021.69.91.04
Site web: www.anam.gov.dz Email: anam@anam.gov.dz
- ENAMARBRE Entreprise Nationale du Marbre
Adresse: Pont Saf Saf.Bp 228. Skikda 21000. Algerie
Tel: 038 93 55 62.
Fax: 038 93 56 42.
Site Web https://www.enamarbre.dz
- BENTAL (FILIALE ENOF) SOCIÉTÉ DES BENTONITES D'ALGÉRIE
Adresse : : 31, rue Mohamed Hattab, Hassen Badi,
El Harrach 16200 - Alger
Tél : 021 52 15 33
021 52 52 40 à 42
Fax : 021 52 17 52
Site web : http://www.enof-mines.com
- ENG Entreprise Nationale Des Granulats
Adresse BP N13 El Khroub - Constantine
Tél 031 95 41 76 /031 95 41 14 / 031 95 41 59
Fax 031 95 41 13
Email elkhroubgranulats@eng.dz
Site Web www.eng.dz
- ANGCM Agence Nationale de la Géologie et du Contrôle Minier
Adresse: Siège Ministère de l'énergie et des Mines Tour B.Val d'Hydra Alger
Tel: 021 48 84 13. Fax: 021 48 84 64
Site Web www.angcm.gov.dz
Dispose 3 directions :
La Direction du Service Géologique National (DSGN),
La Direction du Contrôle et de la Sécurité Minière (DCSM),
La Direction de la Protection de l’Environnement liée à l'activité minière (DPE),

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- ENASEL Entreprise Nationale de Sel


Boite postale, Constantine-Algérie
Tel. : 213 (0) 31 66 49 89 - 66 43 39 - 66 49 88
Fax : 213 (0) 31 66 48 84 / 85
E-mail: dg@enasel.com
http://enasel.com
3. HYDROGEOLOGIE
-ADE Algérienne Des Eaux
Zone Industrielle de Oued Smar Tél:+213 (0) 23 93 00 37/ +213 (0) 23 93 00 10
https://www.ade.dz/
ONA Office Nationale d’Assainissement
Address: Carrefour de Sidi Arcine Route de Baraki B.P 86 Kouba.Alger 16000. Algérie
Tel:(213) 21 76 20 34 | (213) 21 76 20 35 Fax: (213) 21 76 20 40
Site Web http://ona-dz.org/
ANRH Agence Nationale des Ressources Hydrauliques
Adresse: 40, avenue Mohammedi Clairbois 16005 Bir Mourad Rais Alger
Téléphone: 21542558 21542559 21 54 25 43
Fax: 21 54 25 42 / 21 54 25 56, 21 56 54 15
E-mail: hrna@wissal.dz
Site Web www.anrh.dz

-ANBT - Agence Nationale des Barrages et Transferts


Adresse : 03, rue Mohamed Allilat. BP 235 Kouba. Alger
TEL/FAX : (213) 23 78 68 82/ 23 78 68 65
Site Web www.anbt-dz.com
-ONID Office Nationale d’Irrigation er drainage
ADRESSE 04, Rue Sadji Mustapha, El Marsa – Alger,
COURRIER BP 31 Bordj El Bahri, El Marsa- Alger,
Télé/ FAX : 023879153
Site Web http://www.onid.com.dz
-AGIRE. Agence Nationale de Gestion Intégrée des Ressources en Eau
Address: 19, Tahar BOUCHAT – Bir Khadem – ALGER, Algérie; Phone: 021-40-20-40 /
021-55-01-01; Email: agiredg@gmail.com ...
-
4. GEOTECHNIQUE

LTPS : Laboratoire Travaux Public Sud


Nouvelle zone d'activité Bouhraoua, BP-332 GHARDAIA - ALGERIE
Tél. : +213 (0) 29 88 46 98
Site Web http://www.ltps.dz

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ANC AGENCE NATIONALE DU CADASTRE


27, Rue M'hamed Bouchakour
Alger - Algérie
Tel: +213 21 66.36.70/81 - +213 21 65.07.45 FAX : +213 21 65.33.01
Site Web http://www.an-cadastre.dz/
5. GEOPHYSIQUE :

1. ENAGEO Entreprise nationale de Géophysique

Tel: 029 73 77 00 / 029 73 81 03 / 029 73 84 08. Fax: 029 73 72 12 / 029 73 84 29. Adresse:
Zone industrielle.Bp 140.Hassi Messaoud Ouargla 30500

Site Web www.enageo.com

2. CRAAG Centre de Recherche en Astronomie Astrophysique et Géophysique


Route de l'Observatoire B.P 63 Bouzareah Alger Algérie
Tél: 023 18 90 98/99 Fax: 023 18 91 0
Site Web https://www.craag.dz/

3. Il y a autres bureaux d’études privées qui font des activités géologiques et géophysique
pour la recherche d’eau, étude du terrain pour la construction qui se trouvent à l’échelle
nationale, les étudiants doivent être intéressés de rapprocher chez lui de voir les activités dans
le domaines et peuvent effectuer des stages en parallèle et de fin d’étude qui profite une
double encadrement académique à l’université et professionnel dans les bureaux, alors un
travail collaboratif et les deux parties bénissent et par a suite peuvent accrocher des postes de
travail et avoir des idées de faire des agréments des petites entreprises et bureaux d’études et
de travailler autonome.

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V. CONCLUSION GENERALE:

A la fin de cette cour l’étudiant sais comment appliquer les notions théoriques acquises dans
la classe et interpréter les phénomènes géologiques ainsi de savoir où il cherche un stage et
comment avoir un stage, lorsque l’étudiant avoir une lettre d’accueil chez l’un des
entreprises, il y a une bureau spéciale pour les stage au niveau de la faculté, pour être
administrative, il signe une convention entre le doyen de la faculté et l’administration presque
chaque société a une service de formation, qui accueille les stagiaires et faire un programme
et désigne un parrain pendent le séjour et une fiche de pointage et évaluation, et à la fin faire
un rapport de fin de stage peut être l’étudiant à l’issu de stage décroche un poste d’emplois
chez l’entreprise en fonction de leurs compétences, et obier les règlementations intérieurs de
l’entreprises, et de prendre un idée sur le milieu professionnel qui a permet de décrocher une
attestation de stage qui certifié que vous subit un stage pendent une durée qui sert une raison
de plus de le parcours universitaire et par la suite l’entré dans le milieu professionnel ( les
entretiens d’embauches).
Apprendre la rédaction technique des rapports qui va permettre d’avoir une compétence il va
ouvrir la porte entre le milieu académique et professionnel et ne pas rester coquiller sur lui et
de profiter les jours de vacances de faire des stages pratiques qui donnent plus dans sans
carrières académique et professionnel.

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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUE

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GEOLOGIQUE DU TERRAIN ? Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie et Sciences
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34. G. VANDENVEN (1993). Banque de données des publications de la Société géologique de
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36. G. VANDENVEN (1993b). Banque de données des publications de la Société géologique de
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37. Serv. Géol. Belgique Prof. Papers, 1993 (8), 266, 175 pp.
38. G. VANDENVEN (1994). Banque de données des publications du Service géologique de
Belgique. Serv. Géol. Belgique Prof. Papers, 1994 (6), 273, 65 pp.
39. G. VANDENVEN (1995). Banque de données des publications de la Société belge de
Géologie. Serv. Géol. Belgique Prof. Papers, 1995 (4), 279, 149 pp.
40. Les publications précédées d'une * sont des ouvrages généraux consacrés à la cartographie
géologique
41. F. Boulvain, 2006
42. AUTRES COURS EN LIGNE proposés par le Laboratoire de pétrologie sédimentaire: