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100 projets

pour l’innovation
annuaire des projets
2006-2007
Il est essentiel que derrière les labels
et les chiffres, la réalité des projets,
des équipes, des actifs technologiques
et des savoir-faire soit connue
de tous et que tous puissent en bénéficier.

Il est capital que derrière la recherche


et les technologies, les aventures
humaines et industrielles soient
perceptibles et puissent servir de modèle
et de révélateur.

annuaire des projets 


I
l y a deux ans, le 21 janvier 2006, les membres de la
communauté francilienne des contenus numériques,
représentants de l’État et des collectivités locales,
grandes entreprises et PME de croissance, établissements
publics d’enseignement et de recherche, réunis en
Assemblée générale fondatrice, donnaient le coup d’envoi
de leur pôle de compétitivité, cap digital.

Les pôles de compétitivité, s’inspirant des « clusters » qui


ont fait le succès de nombreuses régions dans le monde,
représentent une inflexion dans les politiques industrielles
françaises. Ils reposent sur le constat aussi simple qu’an-
cien que « l’union fait la force ».

L’intensité de la compétition internationale ne cesse de croître,


nos secteurs industriels sont transformés en permanence
par une innovation constante, massive et diffuse, alors que
les attentes des consommateurs évoluent plus vite que les
offres des entreprises et que des géants nationaux naissent
chaque année en Chine, en Inde ou aux États-Unis. Cette
nouvelle donne impose à la France de se doter de nouveaux
outils favorisant l’innovation, la croissance et la compétitivité.

Les pôles de compétitivité sont l’un de ces outils. Au sein de


structures associatives, gouvernées par leurs forces vives,
associant les entreprises, les chercheurs, les financeurs
privés et publics et les responsables politiques, ils contri-
buent à la mise en œuvre d’une politique industrielle dont
les mots d’ordre sont les suivants :

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R  Mettre les résultats de la recherche privée et publique au
service de la compétitivité R  Favoriser et accélérer le passage
de la recherche à l’innovation des produits, des services
ou des stratégies R  Soutenir les projets permettant la mise
en réseau d’acteurs, par ailleurs concurrents, autour d’am-
bitions partagées (infrastructures, verrous technologiques)
R  Faciliter le décloisonnement entre l’enseignement, la
recherche et l’entreprise R  Favoriser les coopérations entre
les grandes entreprises et les PME R  Favoriser les rencontres
et échanges entre les acteurs et, sur ce terreau, favoriser
l’élaboration collective d’une prospective et d’une vision
stratégique partagées face aux défis du numérique.

La région Île-de-France présentait de forts atouts pour déve-


lopper un cluster des contenus numériques. C’est la région
d’Europe la plus dense en emplois sur les TIC – 423 000
emplois dont 160 000 pour le secteur du contenu numérique.
Elle accueille 50 % de l’industrie nationale du jeu vidéo,
90 % des prestataires techniques du cinéma et de l’audio-
visuel français, et au total 47 % des emplois français de la
filière (soit autant que le Canada et la Suède réunis). Elle
représente aussi plus de 50 % de la recherche française
privée et publique sur ces secteurs. Elle représente surtout
un impressionnant vivier de créateurs, éditeurs, designers,
universitaires et de talents de tous ordres.

Toutes les conditions étaient donc réunies pour que ce


projet soit un succès. Il suffisait que les acteurs soient
fidèles au rendez-vous du 21 janvier 2006.

Après 18 mois de fonctionnement de cap digital, il était


clair que la mobilisation de chacun commençait à payer.
à l’été 2007, en effet, cap digital pouvait revendiquer :
R  300 adhérents R  80 % de TPE/PME R  93 projets labellisés
(août 2007) sur 198 propositions reçues R  92 millions
d’euros de subvention au total R  52 millions d’euros de
subvention pour les seuls projets FCE : cap digital se posi-
tionne ainsi parmi les 5 pôles français les plus performants

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en matière de projets R Plus de 200 entreprises et laboratoires
bénéficiaires de ces aides R  Plus de 200 millions d’euros
d’investissement total (privé et subventions) dans des projets
de recherche et d’innovation R  47 % des financements
obtenus aux trois premiers appels à projets FCE ont profité
aux TPE et PME impliquées dans les projets R L’organisation
régulière d’événements permettant la rencontre des acteurs,
le travail prospectif en partenariat, un effort partagé vers
l’intelligence collective.

Cette profusion même de projets exigeait que nous innovions


aussi dans les outils de partage de la richesse même de
cap digital.

Il est en effet de la première importance que notre pôle de compétitivité


ne soit pas seulement un lieu d’intelligence collective et d’aide à la R&D,
mais qu’il devienne aussi une véritable place de marché de l’innovation
dans laquelle les porteurs de projets et de technologies rencontrent
des partenaires, des fournisseurs et des clients.

Il est essentiel que derrière les labels et les chiffres, la


réalité des projets, des équipes, des actifs technologi-
ques et des savoir-faire soit connue de tous et que tous
puissent en bénéficier.

Il est capital que derrière la recherche et les technolo-


gies, les aventures humaines et industrielles soient per-
ceptibles et puissent servir de modèle et de révélateur.

C’est pourquoi nous sommes heureux de proposer


aujourd’hui le premier « annuaire des projets » d’un pôle
de compétitivité. Parmi les 100 premiers projets soute- Paris, 21 janvier 2008
nus par cap digital, 80 ont accepté de se présenter. Jean-Pierre
Qu’ils en soient remerciés. Nous leur souhaitons les Cottet,
plus grands succès, et nous souhaitons qu’ils soient Président
prochainement rejoints, et pourquoi pas dépassés, par du pôle
de nombreux autres projets. cap digital

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Les projets ca p d igital

Afin de soutenir très concrètement les projets


les plus innovants de ses adhérents, cap digital
a mis en place un système de labellisation qui
permet, depuis l’idée jusqu’à sa mise en œuvre,
d’apporter à chaque étape l’expertise et l’aide
nécessaires.

Le pôle remplit ainsi une double mission de :

prospective industrielle Identifier, avec les industriels,


les académiques associés dans les différentes
commissions thématiques, les grands enjeux
technologiques et marchés de demain,

soutien à l’innovation Faciliter le montage


de projets par une aide ciblée allant
de la recherche de partenariats pertinents
à la recherche de financements.

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Des projets collaboratifs…
Afin de soutenir l’innovation industrielle et d’atteindre
son objectif de référence internationale du secteur des
contenus numériques, cap digital labellise des projets
de Recherche et Développement (R&D) collaboratifs,
mutualisant les savoir-faire et les compétences de la
recherche publique et de la recherche privée. Ces pro-
jets exploratoires ou précompétitifs impliquent grandes
entreprises, PME et laboratoires publics et sont orientés
soit vers le FCE pour les plus structurants, soit vers l’ANR
ou Oséo. Dans certains cas, ils sont construits dans un
cadre européen (PCRD, Eureka).

… et des projets monopartenaires


Ce sont des projets visant la création ou le développe-
ment de nouveaux business et/ou entreprises, qualifiés
au sein du pôle d’Innovation et Croissance (I&C). Parce
que toutes les entreprises n’ont pas atteint un stade de
développement suffisant pour s’intégrer à des projets
structurants, ou simplement parce que cela ne fait pas
partie de leur stratégie, de nombreuses PME font appel
au pôle pour des projets monopartenaires destinés à être
présentés à Oséo, à des collectivités territoriales, ou à
des investisseurs privés.

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Le label cap digital
Un label d’excellence Les propositions reçues sont éva-
luées par plus de 80 experts, industriels et universitaires,
répartis en six domaines de compétences, qui suivent
et conseillent les adhérents du pôle tout au long de la
vie du projet. Ce dernier bénéficie ainsi d’une expertise
de haut niveau, gage de qualité, et reconnue par les
professionnels et les financeurs du secteur.
Une visibilité augmentée La labellisation cap digital
permet de donner une visibilité nationale et internatio-
nale aux projets les plus innovants et de concentrer sur
ces derniers les soutiens apportés par les agences et
financeurs publics et privés.
Des financements abondés Selon les financeurs visés,
la labellisation constitue soit un pré-requis, soit une
valeur ajoutée (abondement) pour le financement des
projets. Les cessions de labellisation de cap digital sont
elles-mêmes rythmées par les différents appels à projets
nationaux et européens lancés pendant l’année.

Expertise et confidentialité
La confidentialité des projets est l’une des princi-
pales préoccupations de cap digital. Pour la garantir,
le pôle a mis en place un processus d’expertise précis :
les différents filtres existants entre le moment où vous
déposez votre proposition en ligne et celui où l’expert la
reçoit (dans l’ordre : la Délégation Générale, le directeur
scientifique, le responsable de commission, les experts
désignés), associés aux recommandations du déposant
et à la signature d’un engagement au secret, garantit
la confidentialité de toutes les informations transmises.

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Principaux appels à projets

FCE - Fond ANR - Agence Oséo Oséo-AII Oséo-CNC


de compétitivité nationale
des entreprises* de la recherche

Type Collaboratif Collaboratif Monopartenaire Collaboratif Collaboratif


Au moins Au moins Collaboratif (interentreprises)
2 entreprises 1 entreprise et (interentreprises)
et 1 laboratoire 1 laboratoire sauf
pour les appels
non thématiques

Date 2 appels/an 1 appel Traitement Traitement Traitement


(indicatif) 15 fév - 30 avr 10 janv - 26 mars continu continu continu
1er oct - 30 nov

Budget type > 2 M€ 0,5 - 2 M€ A partir de 30 K€ > 6M€ N.C.

Taux d’aide Subvention Subvention Avance Avance Avance


maximum PME zonage : 45 % PME : 75 % remboursable remboursable remboursable
Autre entre- Grande entre- Entreprise : et subvention à 40 %
prise : 30 % prise : 40% 50 % (60 % à parts quasi et subvention
Laboratoire : Laboratoire : en collaboratif) égales : 50 % à 20 %
100 % des coûts 100 % des coûts
marginaux marginaux

Moment Avant dépôt Label à demander - Monopartenaire : Label à demander Label à demander
de la demande au FCE en même temps Label à demander en même temps en même temps
de label que le dépôt en même temps que le dépôt que le dépôt
cap digital auprès de l’ANR que le dépôt auprès d’Oséo-AII auprès d’Oséo-CNC
auprès d’Oséo
- Collaboratif :
avant le dépôt
à Oséo

Abondement Nécessaire 9 % supplémentaire Obtention N.C. Obtention de


label cap digital au dépôt dans la limite de l’aide l’aide maximum
de 18 000e maximum pour l’avance
par partenaire remboursable

* Fond de Compétitivité des Entreprises - FCE Ce fond interministériel


est réservé aux projets des pôles de compétitivité et est financé à part égale
par l’État et les collectivités territoriales. Le FCE est destiné à être géré
par Oséo à partir du 1er janvier 2009.

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100 projets
labellisés cap digital

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Éducation numérique 10
APS 12, Cyberclasse 13, ENEIDE 14, PPRE 16

Ingénierie des connaissances 18


ATHOS 20, AVEIR 20, CADI 167, CoRISST 23, CRoTal 24, DaFOE4App 26, DISCO 28, ENCRE 29,
ETL Grid 31, GENIUS 34, GEONTO 140, HUBeNET 36, Infom@gic 37
Témoignage J-F Marcotorchino 39, MADSPAM 2.0 42, MAFLUCO 44, Nautilus 45,
NAV-IDF 46, RAFFUT 152, RiSearch 47, ROSES 48, Septia 50, Smart Token 52, Text Mining
Server 54, VigiTermes 55, WEBCROSSLING 58

Image, Son, Interactivité 60


AdVideo 62, Affective Avatars 64, ArkaNomad 66, Big Picture 67, Certex System 68,
CHEVEUX 70, DEEPSCREEN 71, Digital Ocean 114, EarToy 72, FEIC 75, FREEDOM 76,
Georacing 77, Graphanim 78, GYROVIZ 78, HD3D IIO 78 Témoignage J-N Portugal 80,
HF en Haute Déf 83, HFIBMR 84, i-Contact 85, IMMERSON 86, Le son en Haute Résolution
Spatiale 88, Martin 89, MEDIEVALS 91, Messan 94, Mob-it 95, Motion Capture Faciale 96,
Pingo 96, Port-Eye 96, RAFFUT 152, Raytracing 97, RiSearch 47, Sample Orchestrator 99,
Sebastian 100, Souris 3D 102, StoryEditor 102, Table de mixage audio video 103,
Virage 104, VoxStruments 108

Jeu Vidéo 110


Animations intelligentes 112, AUTISTIC 113, DEEPSCREEN 71, Digital Ocean 114,
iris Engine 118, JV Cross platform 118, MAD Games 120, Messan 94, Play-All 124
Témoignage G. Gouraud 126, PLUG 129, SIMDATE 131

Patrimoine Numérique 132


AVRIGHTS 134, Ciné Lab 135, City Zeum 139, DDM Video 139, FREEDOM 76,
GEONTO 140, iTOWNS 143, Livre Blanc 145, Numérisation diapositives 148,
PIITHIE 149, RAFFUT 152, Serveur Cartographique 154, Terra Magna 155,
TerraNumerica 159

Services et Usages 162


Blogoscopie 164, CADI 167, CAPWebCT 169, Chronopolys 171, EarToy 72, ENT-VIRT 173,
Extensite 174, Gigacom 176, FEIC 75, I3 176, Lutin Ergo Lab 177, Médi@Tic 177, Messan 94,
Mobile en Ville 180, Moteur d’applications génériques J2ME 181, Pingo 96, Quartier
numérique 183, QuoVADis 186, RAFFUT 152, Réseau social géolocalisé 189, Sylen 189
Témoignage J. ANGELE 191, THD 193, Urbi 195

INDEX / LES ORGANISMES PARTENAIRES 196

annuaire des projets 


10 annuaire des projets
Éducation numérique 10
APS 12, Cyberclasse 13, ENEIDE 14, PPRE 16

annuaire des projets 11


A PS A U DI O V I SUAL Solution matérielle et logicielle
PRESEN TAT I ON SYSTEM permettant d’automatiser
l’enregistrement et la diffusion
des contenus vidéo et multimédia (vidéo et flux d’images
associés) en diffusion IP (ordinateurs, PDA, mobiles,
support de stockage). Simplification de la production,
solution sans intervention humaine, pilotable à distance,
programmable et ouverte aux grands standards.
Baisser les coûts de production et de diffusion.
Objectif Général
Simplifier la production,
apporter une solution sans
intervention humaine, pilotable
à distance, programmable et
APS comprend la capture vidéo ainsi que les
traitements d’indexation et de compression
ouverte aux grands standards.
d’un flux VGA associé (ordinateur, tableau Baisser les coûts
blanc…). APS permet de créer des présenta- de production et de diffusion.
tions HTML + vidéo + média sans intervention
humaine de bout en bout de la chaine, et fait
Philosophie / Démarche
office de « magnétophone de conférence ».
Proposer un système automatisé de faible coût
et niveau d’usage très transparent n’est pas le
Objectif Sectoriel
seul objectif : la simplification de l’usage pour
Sur 30 universités équipées des logiciels
la porter aux cibles néophytes est au cœur de
Empreinte depuis 2003, seul un tiers par-
la démarche de ce projet.
vient à maintenir son objectif de production,
il est donc patent qu’une solution réduisant
Enjeux
les interventions humaines et coûts financiers
Empreinte est depuis 1994 acteur de l’émer-
est attendue, de plus une demande forte des
gence de l’économie des savoirs (notamment
acteurs privés est visible : Empreinte répond
avec les réseaux internationaux Arenotech et
donc à un besoin non traité à ce stade et repré-
Villes Numériques) et participe à ce titre à
sente un parc de 300 licenciés professionnels
des solutions ouvertes et innovantes pour la
en France qui utilisent ses logiciels.
diffusion de la connaissance et l’amélioration
de la communication et de la formation.
Contenus Technologiques
Vidéo (encodage, capture, transcodage), Rich-
Media (indexation, synchronisation, recherche
en mot intégral), Production et Diffusion Domaine Education numérique
(WebTV, Podcast, mobilité, workflow, intranet, AAP ANR
internet, multicast, unicast, codec, streaming, Porteur Empreinte Multimédia SA.
diffusion à la demande et en direct), Electro- Francois Caron, fcaron@empreinte.com.
nique (DSP, FPGA), Algorithme (détection, tél. : +33 (0) 158 700 700
interpolation optimisation).

12 Éducation numérique
C yberclasse
Outil de communication multi-
modal développé par Maxicours.
Objectif Général Utilisé comme dispositif d’ensei-
Le projet « Cyberclasse » consiste à développer :
- des outils interactifs accessibles par Internet
gnement à distance, permet
pour participer à des cours collectifs planifiés,
en temps réel avec un professeur disponible.
à un professeur ou intervenant
- des interfaces simplifiées pour faciliter les de dispenser une session
échanges entres élèves et enseignants. Le
principe est de compiler les technologies éducative diffusée sur Internet,
d’Internet, d’interactivité et de la vidéo HD
pour proposer une autre forme d’éducation à
session à laquelle peuvent
distance, que ce soit pour de l’enseignement assister et participer des élèves en
institutionnel ou du soutien scolaire.
temps réel.
Objectif Sectoriel
Le but du projet est de développer l’éducation
par le multimédia, en offrant un nouveau
mode de diffusion des connaissances, ainsi Enjeux pédagogiques : La diffusion de vidéos
qu’une nouvelle opportunité de rencontre interactives sur des réseaux très haut débit Domaine
entre enseignant/intervenant et élèves. est un point de grand intérêt car elle permet- Education
trait un passage à de la très haute définition numérique
Contenus Technologiques d’image, ce qui libèrerait les possibilités AAP Oséo
Cyberclasse permet de capturer et de diffuser pédagogiques. Porteur
en temps réel l’image et la voix d’un intervenant. Maxicours
Cyberclasse contient également diverses Nouveaux Produits/Services
fonctions, comme le « chat » ou le partage de à Court/Moyen Terme
documents, ce qui ajoute une forte dimension À moyen terme, on pourrait envisager Cyber-
interactive à l’outil. classe comme un nouvel outil éducatif au sein
des institutions, que ce soit pour un usage avec
Philosophie / Démarche un professeur distant, ou avec un intervenant
Le principal avantage de ce dispositif est de distant, invité par le professeur à participer
supprimer les contraintes géographiques liées à une séance avec la classe. On peut égale-
par exemple à l’éparpillement des élèves, qui ment envisager que Cyberclasse devienne le
peinent à obtenir des cours spécialisés, que ce support de nouveaux services dans le domaine
soit dans des matières rares comme certaines du soutien scolaire, ou de l’accompagnement
langues ou pour de l’aide aux devoirs. Dans le à la scolarité.
cadre d’une utilisation au sein de l’établisse-
ment scolaire, Cyberclasse permet également Description / Étapes
de s’affranchir de contraintes géographiques Un prototype a été réalisé et testé en situation
et temporelles liées à la gestion du groupe- réelle au cours du printemps et de l’été 2007. Une
classe. série de démonstrations technologiques aura lieu
au cours de l’automne 2007 afin de concré-
Enjeux tiser différentes possibilités d’industrialisation.
Enjeux techniques : Utiliser les technologies
avancées en matière d’informatique et de visio Résultats / Livrables
conférence pour répondre aux besoins sociaux À déterminer en fonction des concrétisations
et économiques du plus grand nombre. commerciales.

Éducation numérique 13
E NEIDE Définir, concevoir, développer
et enfin mettre en œuvre les espaces
numériques de demain. Ces espaces s’adresseront
à un public plus vaste, intègreront de nouvelles
fonctionnalités ainsi que des innovations techno-
logiques tout particulièrement dans le domaine
du nomadisme, mais aussi au plan pédagogique
par l’apport d’outils avancés de suivi des élèves.
Ces développements s’accompliront par ailleurs
dans le respect des normes et standards, avec
une place privilégiée réservée à la norme LOM-FR,
et ceci dans l’optique d’une interopérabilité maximale.

Objectif Général Contenus Technologiques


Face aux grands projets phares réalisés dans
Développement de plates-formes le monde, le projet ENEIDE pousse particuliè-
et de logiciels compétitifs et novateurs rement loin le partage des efforts de recherche
sur le marché national et international et développement au travers d’une structure
unique, il offre un très fort soutien en terme
dans le domaine des Environnements d’administration des élèves mais aussi de
Numériques de Travail construction de supports pédagogiques efficaces
et il assure la réunion de plusieurs millions
d’utilisateurs autour de systèmes d’informations
intégrés ou interfacés.
Objectif Sectoriel
Il s’agit de donner à la France une position forte Quelques points montrant un aspect innovant
dans le domaine des Environnements Numé- du projet :
riques de Travail (ENT). R Mise en œuvre de technologies récentes
Pour cela, il positionne sa stratégie en tenant (normes Web 2.0, nouveaux dispositifs nomades,
compte tout à la fois : Lom.fr…)
R  d’un cadre mondial renforçant de plus en R Sujets innovants et ambitieux de R&D (suivi
plus la place du numérique dans l’enseignement, des usages, bilan élèves, plates-formes à forte
R  d’un cadre européen dominé par plusieurs capacité de charge, interfaces tangibles…)
projets de grande envergure (par exemple, R Présence de laboratoires et de PME reconnus
Grande Bretagne ou Hongrie) pour leur capacité à innover.
R  enfin d’un cadre français animé par de
nombreuses initiatives du Ministère de l’édu-
cation nationale et des collectivités, visant à
renforcer une position certes forte en termes
d’équipement informatique dans les écoles et
les établissements scolaires mais encore trop
faible en terme d’usage pédagogique.

14 Éducation numérique
Domaine Education Promethean (75 - Paris) /
numérique Ypok (75 - Paris)
AAP FCE Établissements publics :
Partenaires CNDP / Scérén (75 - Paris) /
Grandes Entreprises : Cognition & Usages
Hachette Livre (75 - Paris)/ (Paris VIII - 93 Saint-Denis)/
Philosophie / Démarche
Prosodie (92 - Boulogne ENST / Get (75 - Paris) /
Le projet est découpé en quatre parties R&D :
Billancourt) EPHE (75 - Paris) /
A / Les contenus numériques à l’heure Lom.fr
PME (au sens Européen) : LIP6 (Paris VI) / Stef ENS
R Méthode universelle SSO
Connect & Go (77 - Bailly Cachan (94 - Cachan)
R Indexation des contenus via Lom.fr
Romainvilliers) / Edumédia Porteur Infostance,
R Interfaçage moteur de recherche
(Hors Région Île-de-France) Christophe Corne
R Accès avancés aux contenus
Idéo-Technologies (92 c.corne@infostance.com
- Puteaux) / InfoStance tél. : 01 41 23 62 24
B / L’Espace Numérique et ses utilisateurs
(92 - Vanves) / IP-Label
R Passerelles avec les S.I. des collectivités
(92 - Levallois Perret) /
R Le nomadisme des utilisateurs
ILObjects (75 - Paris) /
R L’ergonomie des interfaces utilisateurs
Maxicours (75 - Paris) /
Pertimm (92 - Asnières) /
C / L’Espace Numérique et son environnement
R La plateforme d’hébergement
R Le pilotage

D / L’Espace Numérique intelligent


R Système d’évaluation de compétences Principes Structurants
R Nouvel outil de suivi intelligent et personnalisé Le projet dispose de plusieurs structures trans-
versales pour en assurer le fonctionnement :
Enjeux R  gouvernance (comité de pilotage, 4 comités
Les enjeux sont ceux de l’accès aux outils par thèmes de recherche) R  guichet pour la
numériques pour le monde de l’éducation d’ici gestion des normes, la veille technologique, la
quelques années. Aujourd’hui, les utilisateurs publication des résultats R  un comité scienti-
disposent d’outils encore peu développés par fique et éthique R un observatoire des usages
rapport aux possibilités technologiques et sont
en retard par rapport à la qualité des outils Résultats / Livrables
présents dans les entreprises. Par ailleurs, le En dehors de livres blancs, documents d’ex-
marché de l’éducation numérique se déve- pertises, documents de proposition d’intero-
loppe très rapidement dans d’autres pays pérabilité, les principaux livrables :
(ex : Grande Bretagne). D’un point de vue des R plateforme ENT R  plateforme citoyenne,
utilisateurs, ces derniers doivent bénéficier R  plateforme nomadisme (interconnexion
de fonctionnalités et d’une ergonomie nouvel- entre outils nomades et ENT plateforme
les, facilitant accès et utilisation y compris citoyenne) R  framework interface utilisateur
nomade. Les collectivités s’insèrent de plus en R outil de gestion de l’apprentissage R  outil
plus dans leur fonctionnement au quotidien aux de gestion de la qualité sur la mobilité
interactions avec les établissements.

Nouveaux Produits/Services à Court/


Moyen Terme
R Produit ENT national / international R  Outils /
logiciels à destination des collectivités (approche
citoyenne) R  Plates-formes d’hébergement
massives (millions d’utilisateurs) R  Outils
nomades R  Interface utilisateurs, etc.

Éducation numérique 15
PPRE Plat e forme
d e P r o du c t i on de R esso urces Mettre en place
E d i t o rial e s pour les éditeurs,
une plateforme
de production intégrée leur permettant non seulement
de travailler en flux numérique continu, mais aussi
de produire indifféremment des ouvrages papier
ou numériques (internet ou CD-rom). L’accent sera
mis sur les contenus pédagogiques, sans exclure
la prise en compte de la diversité éditoriale française.

Objectif Général

Développer une plateforme


de production de ressources éditoriales
en tenant compte de la spécificité
des contenus pédagogiques.

Objectif Sectoriel Philosophie / Démarche


Le projet PPRE doit répondre à deux objectifs Le projet PPRE s’appuie avant tout sur l’exis-
pour le secteur de l’édition : tant pour construire un nouvel espace de
Favoriser l’industrialisation des processus de travail. Il ne s’agit pas d’imposer aux éditeurs
production du secteur de l’édition éducative de nouveaux outils mais de tenir compte de
notamment afin de pouvoir proposer des leurs besoins et de leurs attentes pour élaborer
contenus innovants, adaptés à la demande. un outil souple et adaptable. Il nous paraît
Obtenir des gains de productivité afin de de plus essentiel de travailler dans un esprit
maintenir le secteur de l’édition française d’interopérabilité, afin que les retombées de
compétitif face à la concurrence internationale. ce projet soient exploitables par toute maison
d’édition, sur tout environnement technique.
Les études porteront donc essentiellement sur
Contenus Technologiques l’analyse de l’existant et des environnements
Le projet est un système de gestion et de production numériques proches de l’édition (ENT, web
éditorial basé sur une architecture orientée 2.0, livre électronique, etc.).
services (SOA) intégrant le contrôle des droits
(DRM) et les technologies du web 2.0.

16 Éducation numérique
Domaine Éducation numérique
AAP FCE
Partenaires
Grandes Entreprises : Jouve (75)
PME : Ilobjects (75)
Établissements publics
Eisti (95) / LIP 6 (75) / UPX (92) /
Cognition & Usages (93)
Porteur
EDITIS (75), Sylvain Fayol
sylvain.fayol@editis.com

Enjeux Principes Structurants


L’expérience de la musique et de la vidéo face R Qualité (fiabilité)
à la généralisation et à la diffusion massive R Interopérabilité
de contenus numériques sur Internet doit R Industrialisation des processus respectueuse
aujourd’hui permettre aux éditeurs d’anticiper des habitudes du métier
cette évolution du marché. Bien que les
contenus numériques soient encore peu pré-
sents sur Internet, il appartient aux éditeurs Description / Étapes
de conserver la maîtrise de la production et Le projet PPRE durera 18 mois.
de la diffusion de leurs contenus face à de Principales orientations :
nouveaux acteurs (Google, Amazon) avant l’ex- Juin 2006 – décembre 2006 :
plosion du marché. Ce projet de Plateforme analyse de l’existant (outils et métadonnées).
de production est au cœur de la conversion Réflexion sur l’architecture.
des chaînes de production éditoriale du papier Janvier 2007 – juin 2007 :
vers le numérique telle que la vivent déjà les recueil des besoins auprès des éditeurs.
groupes d’éditions européens leader dans ce Etablissement des cahiers des charges.
domaine. Juillet 2007 – Décembre 2007 :
développement de briques applicatives.
Prototype.
Nouveaux Produits/Services
à Court/Moyen Terme
Les premières briques applicatives développées Résultats / Livrables
au court du projet concerneront : Les livrables réalisés dans le cadre du projet
La gestion des métadonnées : éditeur de méta- porteront essentiellement sur trois domaines :
données, moteur de recherche de ressources R L’état de l’art R  Les métadonnées R  Les
via des métadonnées différentes plateformes et outils existants
La gestion des fichiers en flux numérique : R Les normes et standards R Les projections
interfaces personnalisées permettant l’échange R Evolutions des usages R  Evolutions des
(et l’archivage) de fichiers entre les différents produits R  Evolutions des marchés R Les
intervenants de la chaîne éditoriale (de l’éditeur processus R  Cycle de vie des métadonnées :
à l’imprimeur) création, extraction, exploitation, recherche
Recommandations ergonomiques pour la R Les échanges d’informations R  Les modèles
conception éditoriale de production éditoriaux

Éducation numérique 17
18 annuaire des projets
Ingénierie des connaissances 18
ATHOS 20, AVEIR 20, CADI 167, CoRISST 23, CRoTal 24, DaFOE4App 26, DISCO 28, ENCRE 29,
ETL Grid 31, GENIUS 34, GEONTO 140, HUBeNET 36, Infom@gic 37
Témoignage J-F Marcotorchino 39, MADSPAM 2.0 42, MAFLUCO 44, Nautilus 45,
NAV-IDF 46, RAFFUT 152, RiSearch 47, ROSES 48, Septia 50, Smart Token 52, Text Mining
Server 54, VigiTermes 55, WEBCROSSLING 58

annuaire des projets 19


Domaine Partenaires Établissements
ATH OS Ingénierie des
connaissances
Grandes Entreprises :
France Télévisions
publics :
Université de Lille 3
AAP FCE Thalès Communications Université de Marne
Ubisoft / Xerox La Vallée
PME  : Celi France Université de Paris 7

AV EIR A u t o m at i c Développer un moteur


ann o tat i o n an d V is ual de recherche d’images
c once p t E x t ract io n utilisant efficacement
f o r I ma g e Re tr ieval
les informations fournies
à la fois par les images
et par le texte associé à ces images. Pour cela,
les principales techniques développées sont
des méthodes avancées de traitement de l’image,
des algorithmes d’apprentissage automatique
pour l’annotation des images, ainsi qu’un protocole
d’évaluation des méthodes proposées.

Objectif Général
Améliorer les systèmes de recherche d’images en utilisant des indexations
sémantiques, des annotations textuelles et des descriptions symboliques
extraites automatiquement à partir du texte et du contenu visuel
des images contenus dans des documents multimédia ou des pages Web.

20 Ingénierie des connaissances


Les systèmes de recherche d’images peuvent R  Apprendre par apprentissage semi-supervisé
être principalement séparés en deux catégo- dans des espaces à grandes dimensions avec
ries : les systèmes de recherche d’images par des exemples étiquetés en faible nombre.
mots-clés (tels que les moteurs de recherche 4 / L’évaluation
sur le Web) et les systèmes de recherche R  Définir des critères d’évaluation n’est pas
d’images par le contenu visuel (CBIR). Ces une tâche triviale lorsque l’on mélange des
deux approches n’ont pas jusqu’à présent informations sémantiques, structurelles et des
permis de réduire le « fossé sémantique » en- concepts visuels
tre les attentes de l’utilisateur et le pouvoir R  Développer des nouvelles collections pour
expressif des images. l’évaluation en recherche d’information
image.
Contenus Technologiques
Les principaux problèmes et défis abordés par Enjeux
ce projet sont : Du fait de l’évolution des technologies, le
1 / La réduction du fossé sémantique entre les nombre de données multimédia disponibles
images et leurs descriptions textuelles augmente de manière exponentielle. L’amé-
R  Développer des représentations riches des lioration des systèmes de recherche d’images
images qui permettent de limiter les ambiguï- permet d’améliorer à la fois la qualité des
tés et de réaliser des requêtes sémantiques images renvoyées par le système, mais aussi
et visuelles. de diminuer le temps qu’un utilisateur passe
R  Utiliser des techniques d’apprentissage à essayer de trouver l’image qu’il recherche.
automatique pour réduire le fossé entre la Les enjeux sont donc très importants pour
description textuelle et la description visuelle les utilisateurs qui recherchent des images
d’une image. sur le Web, mais aussi pour les éditeurs de
R  Trouver dans un document multimédia contenus, tels que les agences de presse, les
(structuré) quelles parties du texte décrit encyclopédies...
l’image.
2 / La combinaison de techniques spécifiques Nouveaux Produits/
au texte avec des techniques spécifiques aux Services à Court/Moyen Terme
images R  Bibliothèque de techniques avancées de
Le texte et l’image étant fondamentalement traitement d’images
différents, les techniques d’analyse de ces R Algorithme pour l’annotation riche d’images
deux modalités ont évolué en parallèle. Un R  Corpus d’évaluation
défi important est de les confronter et de les R Prototype d’un système de recherche d’images
fusionner efficacement. combinant texte et images
3 / Les nouveaux défis de l’apprentissage
R  Traiter au même niveau le texte et les images
révèle de nouveaux problèmes d’apprentissage
comme, par exemple, apprendre à partir d’ins-
tances multiples, d’exemples multi-facettes,
avec des étiquettes multiples, bruitées...

Ingénierie des connaissances 21


Description / Étapes Axe 3 : Recherche d’images et évaluation
Le projet est organisé en trois axes dans Objectif : Développer un moteur de recherche
lesquels interviennent une partie ou tous les d’images, effectuer des recherches sur des
partenaires. descripteurs d’images complexes, et évaluer
les résultats obtenus
Axe 1 / Amélioration de la description des 3.1 : Rechercher des images en s’aidant du texte
images : de l’analyse d’images vers les 3.2 : Effectuer des recherches sur des des-
concepts visuels cripteurs d’images complexes
Objectif : fournir des descriptions d’images 3.3 : Évaluation
fiables et efficaces pour les utiliser en con-
jonction et en complément des descriptions Impact et Retombées
textuelles. Les principaux résultats attendus à la fin du
1.1 : Extraction des descripteurs et segmentation projet AVEIR sont :
d’images R  la définition d’un modèle pour représenter
1.2 : Description sémantique des images et les différentes facettes des images R  la défi-
index multi-facettes nition d’approches probabilistes pour l’anno-
tation automatique des images en fonction
Axe 2 : Du texte vers l’annotation d’images du contenu des images et du texte décrivant
Objectif : Développer des techniques d’ap- l’image R  la définition d’une collection de
prentissage automatique pour l’annotation test pour l’évaluation de l’annotation et de la
d’images et pour trouver des correspondances recherche d’images R  le développement d’un
entre le texte et les images prototype de systèmes de recherche d’images en
2.1 : Apprendre à partir d’annotations imprécises fonction des différentes avancées du projet.
2.2 : Trouver la correspondance entre le texte,
les images et les mots-clés Les méthodes robustes, précises et automatiques
d’annotation sémantique des images ont de
nombreuses applications dans le domaine du
multimédia. Ce projet fournit des méthodes
qui pourront être utilisées dans des appli-
Domaine Ingénierie LSIS – UMR CNRS cations à grande échelle lors de futures
des connaissances 6168 / Université collaborations industrielles, ainsi que dans le
AAP ANR de Toulon développement de projets R&D nationaux et
Partenaires Porteur européens.
Établissements Université Pierre
publics : et Marie Curie,
LIP6-UMR CNRS laboratoire LIP6
7606 / Université patrick.gallinari@
Paris 6 lip6.fr
LTCI – UMR CNRS tél. : 01 44 27 73 70
5141 / GET-Télécom
Paris (ENST)
LIG – UMR CNRS
5217 / Université
Joseph Fourier

22 Ingénierie des connaissances


CORISST Collaboration pour la Recherche
d’Information entre Sémantiques
Structurelles et Textuelles. Nouvelle
génération de moteurs de recherche pour un usage
professionnel – opérationnel sur grands corpus
semi-structurés (domaines juridique, médical,
encyclopédique, brevets, financier).
Contenus Technologiques Principes Structurants
R  Exploitation des représentations riches des cap digital : Complète les technologies déve-
documents R  Combinaison des meilleures loppées dans Infom@gic
technologies de traitement du contenu textuel System@atic : Complément et nouvelle
et de la connaissance apportée par la structure fonctionnalité des machines développées
R Réponses précises et rapides à des requêtes dans le cadre de Fame2
précises R Interfaces Homme Machine exploitant pôle finance : Outil intéressant pour les acteurs
la richesse des données R  Passage à l’échelle du pôle.
par architecture multiprocesseurs (e.g. Wiki-
pedia) R Données R  Utilisateurs Description / Étapes
WP1 : Étude des besoins des utilisateurs
Philosophie / Démarche WP2 : Composantes linguistiques
R  Analyse de l’adéquation entre les nouveaux besoins WP3 : Composantes statistiques
et les nouvelles fonctionnalités R  Analyse des WP4 : Optimisation de l’index et de la recherche
verrous et test de solutions R  Enrichissement WP5 : Passage à l’échelle sur architecture
d’une technologie linguistique multilingue multiprocesseurs
éprouvée R  Développement d’applications WP6 : Recherche Précise
pilotes R Évaluations Qualitatives sur des uti- WP7 : Interface, aide à la navigation
lisateurs - rétroaction R  Quantitatives sur des WP8 : Évaluation
campagnes d’évaluation comparatives
Résultats / Livrables
Enjeux R  Analyse des besoins et spécification d’une
Positionnement : premier système de recherche première version T0+10 R  Première version
sémantique sur documents semi-structurés T0+24 R  Evaluation qualitative et quantitative
Maîtrise et accès professionnel aux nouvelles T0+24 R Deuxième version T0+30 R  Version
bases d’information professionnelles finale T0+36 R  Evaluation de montée en
charge sur un très grand corpus
Nouveaux Produits/Services
à Court/Moyen Terme
À court terme, services pour applications métier :
Recherche juridique, médicale, brevets, édi- Domaine Ingénierie des connaissances
teurs, documentation technique (Nucléaire, AAP FCE
Airbus, etc), encyclopédies, rapports d’activité, Partenaires
bilan des sociétés, etc NewPhenix , Adise (PME), CEA LIST,
Exemple : guide des meilleures pratiques LIP6 (Établissements publics)
médicales en complément au dossier personnel Porteur BULL SAS.
médical personnalisé jean-claude.bourhis@bull.net
tél. : 01 30 80 74 30

Ingénierie des connaissances 23


C roTal CRoTAL (Conditional Random
Fields pour le TAL) a pour
objectif d’étudier et de développer
de nouvelles techniques pour la manipulation
de grandes masses de données textuelles.

Objectif Général
Notre objectif général est d’enrichir des données textuelles
en apprenant à les annoter. Nous prévoyons de travailler
sur des corpus français aussi bien qu’anglais. Le projet
n’envisage pas la production de nouvelles ressources linguistiques
(d’autres projets poursuivent cet objectif, et nous travaillerons
en collaboration avec certains d’entre eux) mais plutôt
la production d’outils de traitements de corpus (textuels
et arborés) en tenant compte de ressources existantes.

Résumé données textuelles. Mais le modèle des CRFs


Les linguistes familiers de la manipulation doit aussi être affiné et optimisé pour pouvoir
de corpus savent à quel point leur annotation être efficacement utilisé sur de très grands
manuelle est longue, fastidieuse, et sujette ensembles de données ou sur des données
à l’erreur. Quand c’est possible, on essaie structurées.
maintenant autant que possible de favoriser
des approches issues de l’apprentissage Objectif Sectoriel
automatique. Le projet CRoTAL propose tâches traditionnelles du TAL, comme la
de se concentrer plus particulièrement sur reconnaissance d’entités nommées ou l’iden-
une technique d’apprentissage automatique tification de rôles sémantique ;
particulièrement innovante : celle des Condi- analyse profonde (structurée) de textes,
tional Random Fields (CRFs) ou « champs menant à une classification sémantique de
conditionnels aléatoires ». Les CRFs sont une texte, et permettant des transformations de
famille de modèles graphiques introduits dans structures
le contexte de la linguistique informatique.
Ils permettent d’annoter des données à partir Contenus Technologiques
d’exemples de données déjà annotées. Ils se R librairies XCRF de modélisation et de calculs
situent actuellement au meilleur niveau dans basés sur les CRF.
plusieurs domaines, notamment pour l’ex- R extensions de ces librairies et développement
traction d’information et la structuration des d’une interface facilitant leur utilisation.

24 Ingénierie des connaissances


Philosophie / Démarche Description / Étapes
Notre démarche sera la suivante : mois 1 à 6 :
R identifier des tâches pertinentes d’un point R  confrontation des connaissance R  états de
de vue linguistique, et pouvant se formuler l’art des CRFs, des tâches et des ressources
en termes d’annotation R  développer de nou- R  choix des tâches d’étude; identification des
veaux algorithmes pour traiter efficacement ressources et connaissances nécessaires à ces
ces tâches avec des CRFs R  appliquer ces tâches.
algorithmes à des corpus réels de différentes mois 6 à 12 :
natures (textuels et arborés), afin d’annoter R  identification des extensions, des indica-
et d’extraire de la connaissance à partir de teurs de validation, d’un challenge internatio-
ces corpus. nal R  acquisition des ressources (machines,
corpora) R  préparation des données.
Les librairies et/ou logiciels produits seront mois 12 à 18 :
sous licence GPL. Les éventuelles ressources implémentation des extensions R  expériences.
produites seront également rendues publiques, mois 18 à 24 :
dans la mesure où les copyrights des ressources R  évaluation R 
conclusion R 
diffusion des résultats.
utilisées pour les produire le permettent.
Résultats / Livrables
Enjeux mois 6 :
R Analyse profonde de gros volumes de R site Toile du projet, puis mise-à-jour au
textes, robuste, et nécessitant le minimum moins trimestrielle (web) R  site Wiki et liste
d’intervention humaine dans la construction de diffusion (web)
des ressources. mois 18 :
R Moteurs de recherche sémantiques. R articles et rapports sur les premières pro-
R Traduction automatique. positions et résultats (publications) R  liste
des cadres de sous-catégorisation (logiciel /
Nouveaux Produits/Services ressources)
à Court/Moyen Terme mois 24 :
R  Librairie de traitement de CRF structurés R extension de XCRF avec interface facile à
améliorée (XCRF), et interface d’alimenta- prendre en main (logiciel) R proposition de
tion. Workshop (communication)

Principes Structurants
WP1 / identifier et expérimenter des tâches de
TAL dans lesquelles les CRF peuvent être utili-
sées, et spécifier les améliorations à apporter
à XCRF.
WP2 / améliorer et étendre XCRF. Domaine Ingénierie Porteur  INRIA,
WP3 / expériences, évaluations et dissémina- des connaissances Mlle Isabelle Tellier
tion ; participation à un challenge international. AAP ANR Isabelle.tellier@univ-lille3.fr
Partenaires tél. :03 20 41 61 78
INRIA-INRIA Futurs,
CNRS - GET-LTCI,
Université Paris 13-LIPN
(Établissements publics)

Ingénierie des connaissances 25


DaFOE4App S’appuyant sur les acquis de
travaux antérieurs, à la fois issus
des partenaires et de la littéra-
ture du domaine, le projet a pour but de prendre en charge
la modélisation sémantique des concepts ontologiques pour
motiver et justifier les représentations formelles qui seront
utilisées et en faciliter la révision.

Objectif Général
Objectif Sectoriel
L’objectif du projet est de proposer La plateforme sera développée suivant le principe
une méthode complète associée de l’open source pour être mise à disposition
de la communauté des chercheurs. En revanche,
à une plateforme technique
les trois applications de validation proposées
pour concevoir des ontologies, le sont dans des domaines précis où il y une
de la modélisation à partir du domaine forte demande d’applications, d’indexation
et de recherche d’informations, : (1) le co-
à leur évolution en passant par
dage du dossier patient en médecine, (2)
leur formalisation et exploitation. l’indexation des images satellitaires et (3) la
valorisation du patrimoine par les portails de
De plus en plus d’applications informatiques connaissances.
nécessitent une modélisation explicite des
connaissances dans des représentations Contenus Technologiques
appelées « ontologie », c’est-à-dire une repré- La plateforme technique DAFOE est un
sentation, exprimée dans un langage formel et ensemble d’outils dont un éditeur d’ontologies
logique de représentation des connaissances, qui prend en charge toute la question de la
des concepts et notions du domaine ainsi que sémantique de ces ontologies, à travers des
des relations qui permettent de les articuler. questions épistémologiques liées aux concepts
Or, si la plupart des outils développés autour formels de haut niveau et, vis-à-vis de la
des ontologies permettent de les construire en composante métier, à travers des travaux sur
précisant comment représenter les concepts les corpus textuels. On obtient ainsi une onto-
et formaliser leur sémantique, ils ne précisent logie formalisée qui pourra être traitée dans un
pas comment trouver les concepts ni comment éditeur d’ontologie respectant les standards
expliciter leur signification. des langages d’ontologies du W3C (OWL).
L’évaluation finale de cette plateforme se fera
via des applications pour lesquelles une ontologie Philosophie / Démarche
est nécessaire et ce à travers sa dimension La démarche du projet est, en dehors des
sémantique et donc son interaction avec choix technologiques, la décision de construire
l’utilisateur. Les applications développées une plateforme « Open Source ». Son déve-
correspondent à des tâches d’indexation de loppement sous forme de logiciel libre doit
documents puis de recherche d’informations à permettre son adoption par une large com-
leur sujet. Nous proposons de mettre en œuvre munauté et la mise à disposition de services
ces applications dans trois domaines, 1) l’aide techniques complémentaires associés à cette
au codage médical, 2) l’indexation patrimo- plateforme.
niale et 3) l’indexation d’images satellitaires.

26 Ingénierie des connaissances


Enjeux Dossier B.1 : Cahier de réalisation technique
La construction d’ontologies à la fois confor- et démonstrateur visualisable sur l’Internet
mes à la sémantique du domaine, telle qu’elle pour la plateforme
s’exprime dans les corpus documentaires et Dossier B.2. : Cahier de réalisation technique
les données le décrivant, et opérationnelles et interface utilisateur visualisable sur l’Inter-
pour la mise en œuvre de systèmes à base net pour l’application médicale
de connaissances, est un élément critique de Dossier B.3. : Cahier de réalisation technique
la transition de l’économie de l’information à et interface utilisateur visualisable sur l’Inter-
l’économie du savoir. net pour l’application Images satellitaires
Le potentiel que représente une telle transi- Dossier B.4. : Cahier de réalisation technique
tion, tant pour les collectivités publiques, la et interface utilisateur visualisable sur l’inter-
recherche que les entreprises, est actuelle- net pour l’application Patrimoine
ment freiné par le manque d’outils logiciels
et méthodologiques vraiment adaptés à la Dossier C.1 : Rapport d’évaluation de DAFOE
construction d’ontologies à partir des corpus avec tests et retours d’expériences
dans un environnement industriel. Dossier C.2 : Rapport décrivant les tests effec-
tués pour l’application médicale
Nouveaux Produits/Services Dossier C.3 : Rapport décrivant les tests effec-
à Court/Moyen Terme tués pour l’application Images satellitaires
À ce jour la construction d’ontologies reste une Dossier C.4 : Rapport décrivant les tests effec-
pratique d’expert à haute valeur ajoutée et très tués pour l’application Patrimoine
coûteuse à mettre en œuvre. En outillant cette
pratique, la méthodologie et la plateforme
DAFOE permettront d’intégrer plus facilement
la création d’ontologies et leur mise en œuvre
dans des prestations de consulting ou des
pratiques documentaires.
On peut aussi prévoir le développement de services
liés à l’intégration de la plateforme dans les
environnements documentaires existants.
Domaine Ingénierie École Supérieure
des connaissances d’Électricité (SUPELEC -
Principes Structurants
AAP ANR Gif-sur-Yvette – 91)
Voir philosophie/démarche Partenaires École nationale supérieure
PME : Mondeca (75) des télécommunications
Description / Étapes Établissements publics : (ENST/GET – 75)
Résultats / Livrables INSERM (75) Université Paul Sabatier
Dossier A.0 : état de l’art et étude des éditeurs Université Technologique Toulouse III (llaboratoire
d’ontologie existants. affilié CNRS – 31)
de Compiègne (laboratoire
Dossier A.1 : Cahier des charges détaillé de Porteur
affilié CNRS - 60)
la plateforme. INSERM UMR_S 872
École nationale supérieure
Dossier A.2 : Cahier des charges détaillé de
de mécanique jean.charlet@spim.jussieu.fr
l’application médicale
et d’aéronautique tél. : 01 53 10 92 10
Dossier A.3 : Cahier des charges détaillé de
(ENSMA - Poitiers – 86)
l’application Images satellitaires
Université Paris XIII
Dossier A.4 : Cahier des charges détaillé de
(laboratoire affilié CNRS – 93)
l’application Patrimoine

Ingénierie des connaissances 27


Disco Concevoir et expérimenter des techniques
génériques et flexibles de recherche
et d’indexation basées sur le contenu, et dédiées
à des sources de documents multimédia distribuées.

Objectif Général d’indexation adapté aux particularités des


documents multimédia d’un fournisseur
L’objectif général du projet est particulier, et au niveau global par l’établissement
de définir et expérimenter l’ensemble de passerelles permettant d’établir une co-
des outils et concepts permettant opération entre les systèmes d’indexation de
plusieurs fournisseurs. Les secteurs intéressés
de décrire des ressources multimédia sont notamment les producteurs de banques
d’une manière homogène, de les d’images (agences photos, musées), de biblio-
stocker efficacement et d’effectuer thèques sonores (diffuseurs de documents audio)
et les archives du Web.
des recherches efficaces et précises
dans un contexte distribué. Contenus Technologiques
La solution élaborée doit permettre la mise en commun Le projet est concentré sur trois problématiques
d’outils de description et de recherche entre plusieurs techniques principales. La première est d’établir
fournisseurs de contenus qui s’accordent pour partager une base formelle pour la description et la gestion
un portail commun d’accès à leurs collections. de vecteurs caractéristiques d’un document
multimédia. Nous visons en particulier l’éta-
blissement d’une base commune pour la
description de documents images, audio et
vidéo. La seconde est l’étude des structures
Les outils de recherche et d’exploration du de données et opérations de recherche basées
Web restent fortement orientés vers le trai- sur ces descripteurs. Enfin la troisième est le
tement de documents textuels. Or de très passage à l’échelle permettant de gérer de
nombreuses sources de données fournissent très gros volumes de données multimédia,
des documents multimédia (sons, images, notamment par recours à des environnements
documents audiovisuels) pour lesquels les distribués.
techniques de description, d’indexation et de
recherche restent rudimentaires, restreintes à Philosophie / Démarche
des types de sources très caractérisées (par Le projet associe des équipes techniques,
exemple des photos d’identité) et peu homogènes des fournisseurs de contenu et WebArchive,
car construites en fonction de besoins particuliers. une institution qui se charge de l’archivage
à grande échelle des documents récoltés sur
Objectif Sectoriel le Web. Notre but est de valider expérimen-
Le projet vise à satisfaire globalement les talement dans ce dernier environnement les
besoins de gestionnaires et producteurs de résultats techniques issus du projet.
données multimédia (sons, images) afin de
leur fournir un socle commun et cohérent Enjeux
d’extraction d’indicateurs et de référence- L’objectif à long terme est de dégager des
ment de leurs ressources. La solution visée innovations technologiques pour la création
doit fournir un apport à deux niveaux : au de moteurs de recherche dédiés à de larges
niveau local par la mise en place d’un système collections de documents multimédia.

28 Ingénierie des connaissances


Résultats / Livrables Domaine Ingénierie Réunion des Musées
Les résultats peuvent être résumés comme des connaissances Nationaux / IRCAM
suit : une méthodologie commune de description AAP ANR Porteur
et d’indexation pour une large classe de docu- Partenaires Université Paris Dauphine,
ments multimédia, incluant la spécification et PME Philippe Rigaux
l’expérimentation d’architectures distribuées. European Web Archive philippe.rigaux@dauphine.fr
Établissements publics : tél. : 01 44 05 44 10
Univ. Paris-Dauphine /
CNAM / INRIA Lille /

E NCRE
Envir onne m e n t N umér iqu e
C ollab o rat if po ur la Rec herc he
e t l’Ens e ig n e me nt

Projet applicatif très ciblé («use case»), orienté sur


les besoins de la communauté scientifique, visant
à générer une plateforme collaborative comportant
un système d’indexation automatique, un moteur
de recherche intelligent et des fonctions multimédia
très innovantes, le tout interfacé avec un module
de vidéo-streaming et un module de visioconférence.

Au travers de ce portail unique, Des démonstrateurs avec


le projet vise à développer une une aide en ligne personnalisée
communauté d’utilisateurs permettront de tester
et à positionner une solution de nombreux usages innovants,
française en leader mondial déclinables à plus grande
des moteurs de recherche échelle incluant la simplification
de troisième génération sur des réunions et la formation
le créneau « recherche à distance.
et enseignement dans un
environnement innovant de web
services adaptés aux usagers ».

Ingénierie des connaissances 29


Domaine Ingénierie Le projet ENCRE vise à créer Philosophie / Démarche
des connaissances l’espace numérique collaboratif La démarche générale du projet ENCRE
AAP FCE du chercheur et de l’enseignant s’articule selon la méthodologie suivante :
Partenaires de demain avec de nouvelles R  focaliser l’effort sur ce que veulent vraiment
Grandes Entreprises : possibilités de diffusion des les utilisateurs
CEA-Sepia (92) / connaissances. Les nouveaux R repérer rapidement les problèmes à l’in-
CEA-List (92) / modes de réunion, utilisables térieur de chaque fonctionnalité et les pro-
EDF R&D (92) par les entreprises, permettront des blèmes d’interconnexion et de compatibilité
PME (au sens gains importants en fluidité, temps, entre fonctionnalités grâce à un développe-
Européen) : déplacements et productivité. ment itératif maintenant une version fonction-
IWEDIA (92) / Parmi ses nombreuses appli- nelle en permanence (principe de « work in
ARANEO (75) / cations innovantes objectives progress »).
NENNER CONSEIL dérivées, la formation continue, R  tester au plus tôt l’insertion d’ENCRE dans
(92) la valorisation de la richesse l’écologie des systèmes et services qu’utili-
Établissements du patrimoine touristique et sent déjà par ailleurs les utilisateurs ;
publics : la vidéo dans le monde de la R  de gagner du temps de développement en
FMSH-DEVAR (75) / publicité seront plus particuliè- menant les études d’utilisabilité en parallèle.
ECP-MAS (92) rement explorées.
Porteur Exalead Enjeux
Objectif Sectoriel ENCRE pourra non seulement contribuer à la
ENCRE se positionne non seu- construction et à la structuration du nouvel
lement sur un marché émergent mais il vise espace européen de la recherche que de très
à constituer une communauté d’utilisateurs nombreux chercheurs et enseignant,
fidélisés et à créer de nouveaux usages autour travaillant à distance attendent mais égale-
d’un portail unique et d’un label. Les retombées ment favoriser une cristallisation de ces
économiques sont difficiles à évaluer préci- approches d’ingénierie de la connaissance
sément : face aux besoins évidents liés à la autour d’une masse critique en Île-de-France.
numérisation des conférences et colloques, la
phase de test d’ENCRE permettra d’évaluer Nouveaux Produits/Services
la solidité des marchés visés et la vitesse de à Court/Moyen Terme
transformation en business. ENCRE a vocation à être une plateforme
ouverte, elle doit donc s’intégrer facilement
Contenus Technologiques et harmonieusement dans les contraintes et
ENCRE se décline en deux axes d’innovation les habitudes de ses utilisateurs, et pouvoir
technologique: accueillir leurs autres applications et s’inter-
1 / Innovation dans les outils de partage et facer avec elles.
d’accès à la connaissance scientifique ;
2 / Innovation dans les outils de travail colla-
boratif et de transmission de la connaissance
en enrichissant les possibilités de communi-
cation et de collaboration grâce à différents
modules vidéos.

30 Ingénierie des connaissances


ETL Talen d / Talend est le premier
éditeur de logiciels Open
G ri d Computing Source d’intégration
de données. Après 3 ans
de développement intensif et en s’appuyant sur
des investisseurs de renom, Talend a révolutionné
en 2006 le monde de l’intégration de données en lançant
la première version de Talend Open Studio.

Les solutions de Talend sont utilisées prin- 1 / ajouter des ressources au serveur : proces-
cipalement pour l’intégration entre systèmes seurs (très chers), disques, mémoire...
opérationnels, pour l’ETL (Extraction, Trans- 2 / acheter un nouveau serveur et une nouvelle
formation et Chargement) pour le décisionnel licence du moteur ETL (très cher).
et le data warehousing, et pour la migration
de données. Talend a développé une architecture radica-
Contrairement aux éditeurs traditionnels qui lement différente dans laquelle ce n’est plus
proposent des solutions propriétaires à des un unique serveur qui exécute les processus
coûts prohibitifs, Talend rend l’intégration de mais une multitude.
données accessible à tous, et pour tous les Avec cette architecture, les processus sont
besoins d’intégration. distribués dynamiquement (Grid Computing)
En moins d’un an, Talend Open Studio a été sur l’ensemble des serveurs identifiés.
téléchargé par plus de 150 000 utilisateurs. Cette architecture, unique sur le marché,
permet notamment de traiter la donnée au
Objectif Général plus près de là où elle se trouve (ce qui mini-
mise les transferts réseaux) et d’utiliser la
Les solutions du marché fonctionnent totalité des ressources serveur de l’entreprise
toutes sur un modèle monolithique disponibles.
basé sur un serveur centralisé.
Dans cette architecture, seul le serveur
sur lequel est installé le moteur ETL
permet d’exécuter les processus techniques.
Ceci a pour effet de centraliser tous
Domaine Ingénierie
les traitements en un point. des connaissances
AAP Oseo
Quand les traitements deviennent trop longs
Partenaires PME : Altic
pour être exécutés dans les plages de temps
Porteur Fabrice Bonan / COO
autorisés (à cause du nombre de traitement,
fbonan@talend.com
de la volumétrie croissante des données...) le
tél. : 06 08 67 19 87
DSI n’a que deux options :

Ingénierie des connaissances 31


Objectif Sectoriel Cette interface s’intègre avec l’interface globale
Ce projet est transverse et n’a pas à propre- de la solution : Talend Administrator ; elle est
ment parler d’objectif sectoriel. En revanche accessible via un simple navigateur Internet
son utilisation prend d’avantage de sens dans (client léger). 
les secteurs ou de fortes volumétries de données
sont gérées par exemple : La totalité des développements liés à ce projet
R Banque / Assurance R  Pharma RTelecom... est réalisée en langage Java.

Contenus Technologiques Philosophie / Démarche


La solution technologique développée intègre La philosophie du Projet Grid est en cohérence
les éléments suivants : avec celle de l’entreprise. Talend entend
démocratiser l’intégration de données en
L’Agent (JobServer) est la partie cliente de proposant des solutions très performantes à
la solution. Cet agent doit être installé sur une fraction du coût proposé par les éditeurs
chacun des serveurs destiné à exécuter des propriétaires classiques. À titre indicatif,
processus Talend. l’équivalent de la solution Open Studio (dispo-
Cet agent possède une empreinte mémoire nible gratuitement chez Talend) est vendu aux
très faible et une consommation CPU très alentours de 150K€ par nos concurrents.
limitée afin de ne pas diminuer les perfor-
mances des serveurs. Le Grid Computing rejoint cette philosophie
Une fois installé, ces agents envoient de façon en permettant à nos utilisateurs de capitaliser
régulière (et paramétrable) les informations sur leur infrastructure plutôt que de les
nécessaires à la distribution dynamique des « forcer » a (ré)investir massivement pour
processus au serveur principal. Les informa- l’achat de « Supers Calculateurs » extrêmement
tions envoyées concernent notamment : couteûx.
R  disponibilité du serveur R nombre de proces-
seur R disponibilité des processeurs (%) R  mé-
moire physique, mémoire virtuelle, mémoire Enjeux
disponible (%) R  taille disque disponible... La volumétrie de données gérée par une entre-
Plus de 30 indicateurs sont ainsi récupérés prise double environ tous les ans, en revanche
et remontés. les temps de traitements de ces données, eux,
À partir de ces informations et d’une pon- ne peuvent pas augmenter.
dération de l’administrateur, une note Les entreprises doivent donc répondre à un
(dynamique) est attribuée à chaque serveur. besoin de puissance de calcul pour transformer,
Le processus sera déployé sur le serveur pos- nettoyer, homogénéiser et stocker ces données
sédant la meilleure note au moment de son de plus en plus importantes.
déclenchement.
L’enjeu est de proposer à nos utilisateurs une
L’interface d’administration permet à l’utili- solution puissante à moindre coût en rupture
sateur d’avoir une vue global de sa grille de avec les modèles monolithiques des éditeurs
calcul et donc de l’ensemble de ses serveurs. historiques.
Les informations remontées par les agents
sont affichés en temps réel. Les principaux avantages de cette solution de
À tout instant, l’administrateur peut visualiser grille de calcul sont :
l’état des nœuds de sa grille de calculs, quels R  sa performance et son évolutivité : lorsque
processus sont lancés sur quels nœuds, etc. la puissance globale de la grille n’est plus suf-

32 Ingénierie des connaissances


fisante, il suffit d’ajouter un nouveau nœud ; (Administrator) de la couche de déploiement.
la puissance disponible augmentant de façon R  Les tests & la recette
(quasi) linéaire avec le nombre de nœuds. Nous sommes actuellement en phase de
R  son prix : les nœuds composants la grille recette chez quelques premiers prospects/
sont des serveurs « bas de gammes ». une clients tests.
grille composée par 24 serveurs a un prix
de revient 10 fois moins élevé qu’un Super Notre démarche est toujours animée par un
Calculateur de même puissance. grand pragmatisme et par une méthode ité-
R  sa fiabilité : si un des nœuds n’est pas dis- rative de développement permettant de rester
ponible (à cause d’une panne matérielle par au plus près des attentes de nos utilisateurs.
exemple), le processus sera distribué sur un
autre nœud de façon transparente (fail/over).
En environnement monolithique, si le serveur Résultats / Livrables
principal s’arrête, tous les processus sont Le principal livrable de ce projet correspond à
stoppés. l’application finale fonctionnelle intégrant la
partie Cliente (Job Server) et la partie serveur
(Administrator).
Nouveaux Produits/Services
à Court/Moyen Terme
Talend propose la gamme de produit suivante :
R Talend Open Studio : Designer Open Source
GPLV2 R  Talend On Demand : mode SAaS
R Talend Integration Suite / Team Edition
R Talend Integration Suite / Professional Edition
R Talend Integration Suite / Enterprise Edition

L’offre Grid de Talend sera disponible comme


un produit haut de gamme intégré à l’offre
Talend Integration Suite / Enterprise Edition.
Cette offre est destinée aux grands comptes
qui ont des besoins élevés en termes de per-
formance et qui gèrent d’importantes volumé-
tries de données.

Description / Étapes
Les étapes pour mener à bien ce projet intègrent
classiquement :
R  l’analyse des besoins R  l’étude de l’art
antérieur et notamment des frameworks de
distribution de processus R  la rédaction de
spécifications fonctionnelles R  la rédaction
des spécifications techniques R  le découpage
du projet ; découpage des charges R  le déve-
loppement / implémentation : de la partie
cliente - Agent (Job Server), de la partie
serveur et intégration dans l’existant

Ingénierie des connaissances 33


GENIUS Modéliser l’activité cognitive
des designers en particulier lors
des phases préliminaires de catégorisation
d’images et de génération de formes. Proposer un outil
numérique visant à aider ces designers lors des tâches
de la structuration et la mémorisation des données
et de la génération de nouvelles solutions formelles.

Objectif Général Objectif Sectoriel


De nos jours, la modélisation Si ces outils présentent des avantages indéniables
– la manipulation de grandes quantités de
des connaissances et les avancées
données, la dématérialisation de la concep-
en apprentissage automatique permettent tion, l’émergence de règles de conception –
d’envisager le développement dans ils présentent des verrous technologies certains.
Il s’agit notamment d’être capable de modé-
les phases amont de la conception
liser le processus cognitif des designers, et
d’outils d’aide à la conception orientés d’intégrer cette modélisation dans des outils
métiers, et ce particulièrement là où intelligents de support au design. Il s’agit de
l’objectif majeur de ce projet. Pour cela, nous
les données sont vagues et incomplè-
nous attaquerons à deux phases majeures
tement définies. C’est pourquoi il nous de l’activité des designers : la catégorisation
a paru indispensable de nous appuyer d’images et la génération de formes.
sur des outils spécifiques issus de
Contenus Technologiques
l’intelligence artificielle qui présentent Les technologies préconisées dans le cadre
l’avantage de pouvoir traiter ce type de ce projet seront basées sur l’utilisation de
méthodes de « clustering » pour la catégori-
de données.
sation d’images et d’algorithmes génétiques
ou de réseaux de neurones pour la génération
de formes. D’autre part le support de la réa-
lité virtuelle nous permettra d’étudier le réel
apport des techniques immersives pour les
designers. En particulier, l’utilisation d’un
environnement immersif permettra d’accroître
l’impact émotionnel des images utilisées dans
la phase de catégorisation.

34 Ingénierie des connaissances


Domaine Ingénierie
des connaissances
AAP ANR
Partenaires
PME :
VIRTOOLS / DIEDRE DESIGN
Établissements publics :
Ecole nationale superieure
d’arts et metiers –
Laboratoire de Conception
Philosophie / Démarche pour le projet puis- de Produits et Innovation
Nous chercherons à intégrer l’utilisateur / designer qu’ils déterminent le Université Pierre et Marie Curie
tout au long du processus de conception de cadre des paramètres – Laboratoire d’Informatique
notre système. Dans les phases amont, il par- des productions sui- de Paris 6
ticipera au recueil du besoin et à l’analyse vantes, constituent Porteur
fonctionnelle du système, il fixera de plus les une connaissance à ENSAM, A. Aoussat
critères d’appréciation des différentes pro- part entière. ameziane.aoussat@paris.ensam.fr
ductions scientifiques et techniques à suivre. Nous passerons tél. : 01 44 24 63 44
Dans les phases de production, il évaluera et ensuite à la recherche
validera les différents éléments permettant le des algorithmes et
passage de jalon. interfaces répondant
aux nécéssités du
Nouveaux Produits/Services cahier des charges. Un prototype d’interface
à Court/Moyen Terme nous permettra d’évaluer l’adéquation entre
Les fonctions remplies par le système recherché les solutions proposées et les attentes des
permettront d’envisager l’extraction automatique utilisateurs. L’algorithme sera lui aussi soumis
ou semi-automatique de styles design, et leur à un prototypage permettant d’éprouver son
intégration à un générateur automatique de efficacité aux tâches attendues de catégorisation
formes. Ces deux outils pourront être intégrés et de génération de solutions.
à un processus de conception industriel, et Nous passerons enfin à une phase d’intégration
déployés en industrie pour la production de dans laquelles les composants, développés
prototypes 3D. pour s’intégrer dans un système complet et
optimisé, entreront en interaction pour per-
Principes Structurants mettre l’évaluation générale du système qui
Le projet GENIUS suivra une démarche itérative sera évalué en utilité, utilisabilité, efficience,
tenant compte d’une évaluation récurrente et performance et satisfaction globale.
d’une validation progressive. La production du
projet se segmente en 4 prototypes, Résultats / Livrables
systématiquement évalués, et dont les résultats Le résultat attendu de ce projet est donc un
entretiennent et encadrent la production des logiciel capable de supporter l’activité des
travaux successifs. designers en conception, et plus précisément
les deux phases que sont la catégorisation
d’images et la génération de formes. Nous
Description / Étapes découpons ce logiciel en trois volets : la
La fin de la première année du projet verra la catégorisations d’images (pour l’extraction de
fin de la réalisation de l’analyse du besoin des composantes design), la génération de formes
designers. Cette production, si elle ne représente (pour la génération de modèles), et la visuali-
pas un prototype concret du projet, sera tout sation (interface de réalité virtuelle).
de même évaluée dans le cadre d’une analyse
fonctionnelle et de formalisation du processus
cognitif des designers. Ces travaux, capitaux

Ingénierie des connaissances 35


HU B eNET
Création d’une plateforme de dématérialisation
de la correspondance de documents à valeur probante.

Objectif Général
Déploiement en France
Infrastructure de sécurité et de confiance
associée à une solution d’opérateur de corres-
Déploiement à l’étranger (2008)
pondance documentaire. Application trans-
frontalière et multinationale. Développement
des technologies de base pour l’identification
forte, pour la dématérialisation des fichiers Contenus Technologiques
structurés en XML ou EDI, et pour la trans- Identification forte magix axess
mission par protocole tiers de confiance hyper Secure appliq
sécurisé. Applications complémentaires de Flowtrack
gestion de droits, de signature, et de coffres Board registration
forts électroniques. Création des contrôles de Probative value engine
légalité, de conformité, et de valeur juridique Legacy system
probante. Interoperability software

Objectif Sectoriel Philosophie / Démarche


Edition de progiciel de sécurité et de valeur Opérer mondialement par un réseau tiers de
probante pour tous les documents électroniques confiance la transmission et la conservation à
et tous les médias de communication. valeur juridique probante des fichiers en clair
ou cryptés.

Enjeux
Etre le leader mondial avant fin 2008
Domaine Ingénierie des connaissances
Création d’emploi considérable en europe
AAP cap digital
Economie d’échelle sur la facture électroni-
Partenaires
que : 243 milliards (source EU)
PME (au sens Européen) :
TrustSeed / TrustMission / Europatrust
Porteur
Principes Structurants
TRUSTSEED SAS, Eric Blot-Lefevre
14 Brevets mondiaux
ebl@trustmission.com
tél. : 01 44 59 94 59

36 Ingénierie des connaissances


Infom@gic L’information numérique
est aujourd’hui omniprésente,
en très grande quantité,
et les simples fonctionnalités de classement
ne permettent plus de retrouver et d’extraire
ce que l’on cherche simplement et rapidement.
Infom@gic vise à étudier les domaines scientifiques
qui peuvent permettre à court terme de proposer
des solutions techniques facilitant l’analyse
et la recherche de données.

Objectif Général Contenus Technologiques


Etant donnée l’approche multimodale du
L’objectif du projet Infom@gic est d’étudier projet, et son organisation par axes (texte,
et de proposer des prototypes logiciels image, audio, data), le projet va permettre
de fonctions avancées d’analyse multi- de développer des prototypes technologiques
relatifs aux 4 axes pré-cités : L’ensemble des
modale de données numériques à des composants d’annotation, d’extraction, d’analyse,
échelles allant d’un seul ordinateur de transcription et de recherche ont pour
au réseau Internet, aussi bien pour vocation à travailler en synergie au sein de
chaînes de traitement de l’information.
des applications industrielles que Ces chaînes sont fédérées au sein d’outils
pour des applications grand public. standardisés et spécialisés constituant une
plateforme logicielle d’intégration de traitement
de l’information.

Objectif Sectoriel
Philosophie / Démarche
La multimodalité signifie la capacité à effectuer
L’organisation mise en place permet de valoriser
les traitements sur des données diverses et
les travaux de recherche des laboratoires et
mélangées que sont les textes, les données
des industriels afin d’élaborer des prototypes
audio, les images et les vidéo. D’une manière
démontrant l’intérêt et la faisabilité technique
croissante, au fil des phases, le projet doit
d’une industrialisation de composants de
permettre de démontrer le potentiel d’indus-
recherche et d’analyse de l’information. La
trialisation de ces technologies par l’amé-
démarche consiste à croiser des sujets scien-
lioration régulière des prototypes, en termes
tifiques et techniques précis développés dans
capacitaires, en termes de standardisation, ou
des sous-projets disctincts par une organisation
encore en terme d’échelle de traitement sur
matricielle en axes correspondant aux grands
de grands volumes de données.
de type de données que l’on peut rencontrer
dans une analyse multimodale (texte, image,
audio, data).

Ingénierie des connaissances 37


Domaine Ingénierie Établissements publics :
des connaissances INA / CEA / ONERA /
AAP FCE LIP6 / ENST / LIPN /
Partenaires CNRS-LIMSI / CNRS-
Grandes Entreprises : LLACAN / IGM /
THALES COMMUNI- INRIA / PARIS 8-LCU /
CATIONS / THALES CEREMADE / LSTA
RESEARCH & TECHNO- Porteur
LOGIES / BERTIN / EDF / Thales Communication,
EADS / XEROX Pierre Hoogstoel
PME (au sens pierre.hoogstoel@
Enjeux Européen) : fr.thalesgroup.com
L’objectif du partenariat généré autour ARISEM / PERTIMM tél. : 01.69.75.30.76
d’Infom@gic est de permettre aux industries TEMIS / MAXICOURS /
impliquées de se positionner, avec l’aide des VECSYS / HI-STOR /
laboratoires de recherche, sur le secteur des SINEQUA / FIST
NTAI (Nouvelles Technologies de l’Analyse de
l’Information)

Nouveaux Produits/Services Description / Étapes


à Court/Moyen Terme Le découpage du projet Infom@gic en 3
R  Composants logiciels d’extraction de don- phases fait clairement apparaître la continuité
nées « texte » basé sur de l’analyse syntaxique, et la progressivité de chacune d’entre elles.
lexicale et grammaticale fine R  Analyseurs de Alors que la première phase à permis d’étudier
grandes bases de données R  Extracteurs de l’état de l’art et de valider les concepts scienti-
données « image » basés sur une somme fiques et techniques correspondants aux buts
de descripteurs R  Transcripteurs de données visés, la seconde phase a permis de démarrer
« audio » vers « texte » en synergie avec le les spécifications et le prototypage logiciel
domaine « texte » R  Moteurs de recherche de d’un certain nombre de fonctions. La phase 3
niveau sémantique. d’Infom@gic constitue une étape de faisabilité
d’industrialisation dans la mesure ou les
Principes Structurants prototypes vont prendre en considération les
Le principe novateur et structurant du projet contraintes de fiabilité et de la dimension
Infom@gic est la multimodalité des traitements, réaliste du passage à l’échelle.
qui ne visent pas à traiter distinctement tel
ou tel type de données, mais bien de consi- Résultats / Livrables
dérer également différentes sources, en leur Outre les documents régissant la vie du projet
appliquant les traitements adaptés, et lorsque (Plan de management, conventions, accords,
cela est pertinent, des traitements génériques annexe technique), les résultats et livrables
indépendants du type de données. Les capacités du projet correspondent à des démonstrations
et résultats de recherches s’en trouvent alors accompagnées des documents correspondant :
augmentés et plus pertinents. R Documents de spécification ou d’architecture
R  Documents de synthèse ou de des-
cription sur la vocation et les résultats des
démonstrateurs
R  Démonstrations des résultats obtenus au
travers des différents prototypes

38 Ingénierie des connaissances


Témoignage
Jean-François Marcotorchino Infom@gic

Initiateur du projet
Infom@gic, Jean-François Infom@gic, premier projet labellisé par cap digital
Marcotorchino, Directeur et financé dès décembre 2005, amorcera
sa 3e phase en 2008, avec la réalisation
Scientifique de la Direction de démonstrateurs applicatifs de fusion analytique
Recherche&Technologie d’informations multimodales. Rendues possibles
par l’élaboration, lors des premières phases,
de Thales Communications, d’une plateforme commune d’interopérabilité
témoigne des retombées technologique couvrant les fondamentaux
directes du projet pour ses de l’ingénierie des connaissances, ces applications
seront, à terme, industrialisées en vue
partenaires et plébiscite l’action d’une valorisation commerciale dans des domaines
du pôle cap digital. aussi variés que l’indexation multimodale
de patrimoines culturels, la sécurité civile,
ou le CRM. La plateforme technologique
Infom@gic a également pour vocation de constituer
Comment s’est déroulée la mise le socle technique des développements
en route du projet Infom@gic du pôle dans tous les secteurs qu’il couvre.
au sein de cap digital ?
Infom@gic a connu des débuts extrê-
mement difficiles. Il y avait tellement
de concurrence entre les acteurs en Quels intérêts y trouvent les PME
présence qu’ils ne s’ouvraient pas aux qui participent à ce projet ?
autres. Puis il y a eu des déclics et la
grande majorité a admis qu’en colla- Aujourd’hui, quand on voit que dans
borant, en croisant les technologies son domaine, Google mobilise 3000
et les compétences, le principe du développeurs et que dans le nôtre, la
« win-win » l’emportait clairement sur tendance générale est à la concentration,
celui du « lose-lose ». À partir de ce il n’est pas possible pour une start-up
moment-là, Infom@gic a commencé à de tenir le coup hors du contexte collaboratif.
bien fonctionner. Dans l’industrie de la langue, par exemple,
il n’est pas une entreprise qui ne soit
pas présente dans le pôle. Ces PME on
tout à gagner dans un projet de pôle
de compétitivité : visibilité, connexion
facilitée avec des partenaires potentiels,
contrats….

Ingénierie des connaissances 39


Témoignage
Quelles ont été les retombées
directes du projet Infom@gic
des procédés, et de gagner en temps
et en efficacité. Le travail de veille en
mode dynamique produit par le pôle est
pour ces PME ? inestimable.

L’évolution de Pertimm est un bon


exemple de ces retombées. Cette PME
Quels ont été les marchés
qui édite des solutions de traitement obtenus par les groupes
de l’information et construit le nouveau industriels partenaires du projet ?
moteur de recherche d’informations
d’Infom@gic a multiplié ses effectifs Thales a signé l’installation opérationnelle
par 2 en deux ans. Patrick Constant, son des services de remontée d’information
président directeur général, confirme de la Gendarmerie Nationale grâce à
que l’influence du pôle a été déterminante certaines technologies inspirées du
lors de l’attribution du marché de Pages projet Infom@gic.
Jaunes à Pertimm. Autre retombée En outre, les cas d’usage développés
pour cette PME, le contrat signé tout dans le cadre du projet s’ouvriront à très
récemment avec Meetic, un acteur court terme à de vraies problématiques
important des contenus numériques, de compétitivité ; Callsurf en est un bon
très intéressé par la connexion directe exemple. Réalisé à partir de données
de la R&D et des débouchés industriels clients (masquées) d’EDF, Callsurf est
mise en œuvre par cap digital. le produit d’un chaînage technologique
Pour bien d’autres entreprises partenaires, innovant (« speech to text to data »). Il
Vecsys par exemple, ce sont non seulement permet la fusion analytique multimodale
des contrats, mais aussi la concrétisa- instantanée d’informations intégrant
tion ou le redéploiement de toute une les données audio des « call centers »
offre commerciale qui ont été rendus d’EDF, transcrites et analysées séman-
possibles grâce au projet Infom@gic. tiquement, ainsi que des données tex-
tuelles et numériques de l’entreprise.
Quels bénéfices peut C’est sans aucun doute l’avenir du
CRM, dans le cas de traitement de très
en retirer un grand groupe gros volumes d’informations.
comme Thales ?
Pour un grand groupe industriel, un
Quels sont les atouts du projet
projet collaboratif géré dans le contexte collaboratif pour la recherche
d’un pôle de compétitivité représente académique ?
une extraordinaire opportunité de
« benchmark » de technologies issues Les laboratoires français sont en pleine
de la recherche académique et des transition ; ils passent d’une procédure
spécialités représentées par les PME. d’offre à un processus de partenariat
Ce formidable foyer de créativité, ce qui modifie leurs contraintes de temps
lieu unique de brassage d’idées, nous et de finalité.
permet de vérifier des stratégies, de À l’avenir, quand on fera de la recherche,
tester des laboratoires, d’échanger ce sera en phase avec des besoins émis

40 Ingénierie des connaissances


et identifiés. En intégrant un pôle, Il est également primordial de travailler
ces laboratoires se font connaître des à la pérennisation des acquis des projets
grandes entreprises, travaillent avec de cap digital. En ce qui nous concerne,
elles, réalisent parfois leurs tests à des l’accompagnement fort du pôle pour la
échelles beaucoup plus opérationnelles, préparation de « l’après-Infom@gic » est
bénéficient d’échanges de technologies indispensable.
inédits, dans une finalité bien précise. Infom@gic a permis de développer un
Leur activité est contextualisée. standard dont les applications seront
Ils s’inscrivent d’autre part dans une nombreuses, tout en constituant une
nouvelle temporalité en se concentrant communauté active et solidaire. La
sur des problématiques à moyen terme fusion analytique de données multi-
beaucoup plus souvent que par le passé. modales est un vrai sujet d’avenir dans
Cela a été le cas dans Infom@gic où, du lequel s’inscrit cette communauté.
coup, certains laboratoires universitaires
ont été amenés à faire des choix parmi
différentes thématiques.
Quel bilan faites-vous après
Enfin, le pôle a rendu possibles des ces deux années d’existence ?
travaux de recherche communs et la
composition de jurys de thèses rassemblant L’initiative des pôles est tout à fait
pour la première fois (dans certains remarquable. L’ouverture permise par
domaines théoriques de pointe) les un tel dispositif crée des synergies entre
représentants de différentes universités des partenaires qui tirent eux-mêmes
et des chercheurs de grandes entreprises. parti d’une visibilité accrue, d’un effet
réseau ou de leur présence dans les
comités du pôle.
Comment cap digital  Le choix du projet Infom@gic, sa mise
devrait-il évoluer ? en œuvre et son développement au sein
du pôle cap digital sont une avancée
La fertilisation entre les différents capitale pour les industries de notre
projets de cap digital est une évolution secteur. La phrase de conclusion pour-
naturelle qu’il faut encourager et struc- rait être : Pourquoi n’a t-on pas lancé
turer. On observe qu’une certaine forme cette initiative de Pôles de Compétitivité
de fertilisation existe déjà pour les plus tôt ?, en tout cas c’est l’avis de
partenaires d’un projet qui sont appelés bon nombre de partenaires du pôle cap
à participer à un second projet au sein digital.
du pôle.

Ingénierie des connaissances 41


MADSPAM 2.0 Problématique de la détection
du Spam sur le Web et sur
les blogs : Madspam consiste
d’une part à développer de nouveaux modèles adaptatifs
de détection basés sur des méthodes d’apprentissage,
ainsi qu’à implémenter ces modèles dans une chaîne
de traitement complète et opérationnelle.

Objectif Général
Développement de corpus de Spam
Développement de méthodes innovantes de détection
Développement d’un logiciel de détection
Développement de système de visualisation du spam

Objectif Sectoriel Agrégation de caractéristiques : étudier


Le spam est un fléau qui réduit considéra- comment agréger les caractéristiques locales
blement les performances des moteurs de pour dégager des caractéristiques plus discri-
recherche et augmente terriblement le coût minantes du Spam. Par exemple, comment
de la gestion de contenu dans des sites de agréger les caractéristiques de pages Web
blogs, des forums, etc… Le but du projet est pour classifier un site Web comme Spam ou
de permettre aux différents partenaires d’ob- non Spam ?
tenir des logiciels performants pour réduire les Propagation de caractéristiques : étudier
coûts liés au Spam. comment utiliser la structure de graphe, non
pas uniquement pour calculer des caractéris-
tiques structurelles, mais aussi pour guider le
Contenus Technologiques processus d’étiquetage (spam ou non spam)
dans le graphe du Web.
Extraction de caractéristiques : Quels sont Scalabilité/Volumétrie : Le système proposé
les éléments caractéristiques qui permettent doit être capable de traiter une grande masse
la détection du Spam ? Cela inclut aussi bien de données rapidement. Le compromis
l’extraction de caractéristiques de contenu performance/complexité doit donc être étudié
que l’extraction de caractéristiques de structure. sérieusement au niveau algorithmique.
Tout est ouvert aujourd’hui et les caractéris- Apprentissage avec des variables interdépen-
tiques utiles ne sont pas les mêmes sur les dantes, par exemple les nœuds du graphe du
différents média. Web : les méthodes d’apprentissage automatiques

42 Ingénierie des connaissances


doivent prendre en compte les relations entre mise en œuvre sur les infrastructures matérielles.
documents. De plus les méthodes doivent Consensus entre rappel et la précision :
pouvoir envisager conjointement des dépen- La classification de Spam n’est pas dénuée
dances à court terme et des dépendances à d’erreurs et le système proposé doit pouvoir
long terme. éviter d’être trop strict pour éviter de perdre
Apprentissage avec peu d’exemples : dans trop de documents non spam, et éviter aussi
un moteur grande échelle, ou dans un site de d’être trop « laxiste » car il laisserait passer
blog, il est nécessaire d’apprendre à détecter trop d’informations truquées. Le scénario
le spam tout en réduisant la quantité de spam idéal est de fournir un système paramétrable
à étiqueter manuellement. qui permette d’adapter la frontière entre spam
Détection de plagiat à grain fin : les faux et non spam.
contenus générés par les spammeurs sont La fiabilité : assurer la fiabilité et l’adaptation
bien souvent construits en mélangeant des des méthodes développées pour faire face à
morceaux de texte récupérés sur d’autres sites l’évolution permanente des formes de spam est
web ou à partir de flux RSS : la détection à un enjeu technologique de premier plan pour
grand échelle de cette forme de plagiat est un maintenir la qualité des solutions développées
problème difficile. et de l’offre des différents partenaires.
Dynamique du spam : quelles sont les stratégies
des spammeurs pour infecter un réseau Enjeux
social ? Quels sont les points d’entrée dans
les réseaux : sont-ils les individus (ou les Les motivations des spammeurs du web sont
communautés) les plus influents ? Ou bien principalement de deux ordres : R la création
le spam inonde-t-il massivement le réseau ? de fausses pages ou faux blogs qui attirent les
Quelles sont les caractéristiques de la diffusion, internautes et offrent des séries de publicités
en termes de profondeur et de vitesse par ou d’accès vers différents sites R L’accroisse-
exemple ? ment du score dans les moteurs de recherche
Volumétrie : les volumes de données traitées Web, blog ou autres, des sites affiliés.
qui peuvent représenter des terra-octets de Tout site qui offre des services ou des produits
données conservées sur les serveurs mais en ligne va être affecté par les différentes
également un flux journalier extrêmement formes de spam. L’enjeu du référencement et
important nécessite d’adapter les infrastructures de la non pollution du contenu est très clair
et les solutions logicielles développées (par pour les sites eux-même. En ce qui concerne
exemple sur des systèmes répartis). le marché publicitaire des moteurs de recherche,
Aspect algorithmique : il constitue au-delà l’enjeu est de conserver la qualité du service
même de la conception d’algorithmes bien et donc l’audience. Pour les blogs, la quantité
adaptés un enjeu essentiel en ce qui concerne la de spam blogs actuels (ce qu’on appelle les
splogs) les rend tous inutilisables si la plate-
forme qui les héberge ne fait pas un filtrage
Domaine Ingénierie des Connaissances
très efficace (pour un blog créé, il y a actuel-
AAp ANR
lement 3 splogs). Le client et l’hébergeur sont
Partenaires
tous deux affectés.
Grandes Entreprises :
Au niveau de la « web-économie », les enjeux
Orange - France Telecom R&D
concernent les ventes en ligne pour les sites
PME :
clients et les services pour les sites héber-
BlogSpirit / Kartoo
geurs et les moteurs de recherche (Orange).
Établissements publics :
Au niveau des sociétés plutôt basées sur un
LIP6 – Université Paris 6
modèle B2B (comme BlogSpirit ou KartOO),
Porteur FT R&D
les enjeux concernent la crédibilité des outils
tanguy.urvoy@orange-ftgroup.com
qu’ils proposent qui impacte directement sur
tél. : +33 02 96 05 26 42
leur marché.

Ingénierie des connaissances 43


Nouveaux Produits/Services T0 + 18 : Livraison et déploiement de la
à Court/Moyen Terme première version du prototype (DEV/V18)
intégrant à la fois des modèles de détection
Logiciel permettant : Rla détection du spam issus de l’état de l’art ainsi que les modèles
sur le Web pour augmenter la performance des préliminaires développés dans le cadre du
moteurs de recherche R  la détection de spam projet
dans des pages de Blogs. T0 + 21 : Première compagne d’évaluation
(EVAL/EVSPAM21 et EVAL/EVNAV21)
La plateforme développée ici permettra l’in- T0 + 24 : Livraison des modèles de détection
tégration des différents modèles proposés par (ALG/PUB12 et ALG/PUB24), rapport de valo-
les différents partenaires. risation (VALO/VRAP24)
T0 + 30 :
Corpus finaux (COR/CORF30)
Description / Étapes Rapport final d’évaluation et analyse des
méthodes (lot EVAL/EVSPAM30 et EVAL/
Le projet est prévu sur 30 mois. Les principales EVNAV30)
échéances sont : Livraison de la plateforme finale (DEV/V30)
T0 + 12 : Les premières versions des corpus Adaptation pour de nouveaux partenaires
Web Spam et Blog Spam sont disponibles (VALO/ADA30)
(COR/WEB12 et COR/BLOG12)
T0 + 15 : étiquetage de ces corpus (COR/TAG15)

Domaine Ingénierie des Netpilote / Promavi / Syrokko /


MAFLU CO connaissances
AAP FCE
T-SIT / WZ Consulting
Établissements publics :
Partenaires Communauté d’Agglomération
Grandes Entreprises : / SQY / CNAM / Université de
Alcatel-Lucent / Bouygues Saint-Quentin-en-Yvelines /
Télécom Université de Saint-Quentin-en-
PME  : Yvelines / Université de Toulouse 3
Arcnam de Haute Normandie /
Cresyp / Epita / HEC / Intuigo /

44 Ingénierie des connaissances


N autilus Les données transactionnelles client
jouent un rôle de plus en plus important
dans les activités de marketing et de gestion
de la relation client. L’exploitation de ces données
par des procédés de datamining est freinée
par la difficulté d’accès à ces informations pour
des raisons de sécurité ou de ressources. Nautilus,
logiciel développé par Squid Solutions, propose
une façon innovante d’accéder aux données
afin de généraliser les analyses au niveau client.

Objectif Général
Mener à bien le développement du logiciel
Nautilus et le commercialiser auprès de grandes
entreprises disposant de volumes importants
de données.

Objectif Sectoriel les fonctionnalités du produit ainsi que leurs


Le projet Nautilus vise à améliorer la connaissance contraintes internes.
des clients dans un objectif de personnalisation
des services proposés. Les applications sont Enjeux
nombreuses dans les télécoms, les sites web Les analyses au niveau client sont de plus
marchands, les banques, transports, etc. en plus mentionnées comme étant la clé du
déploiement de services personnalisés. Les
Contenus Technologiques enjeux sont donc importants, notamment dans
Nautilus est un logiciel nouveau qui propose une économie « d’entrelacs » où les services
une façon innovante de gérer les métadonnées sont assurés conjointement par des partenaires.
afin d’expliciter le contenu d’une base. Couplé Aussi, les applications sont nombreuses mais
à un générateur de SQL, Nautilus est l’interface naissantes dans le domaine de la publicité sur
dans laquelle construire des indicateurs complexes. mobiles.

Philosophie / Démarche Nouveaux Produits/Services


Squid a construit sa démarche sur l’intégration à Court/Moyen Terme
d’un maximum d’expériences terrain concernant Il convient à court terme de finaliser l’interface
les processus d’analyse de données. Pour que du produit en maximisant le nombre d’utilisa-
les analyses se généralisent, il convenait de teurs par des missions de services. Ensuite, il
connaître au plus près les environnements de sera temps de créer la version client/server de
données des grands groupes, notamment les l’application.
opérateurs télécoms, pour les interroger sur

Ingénierie des connaissances 45


Principes Structurants la commercialisation du logiciel lui-même. La
Le principe fondamental est la généralisation société envisage à ce jour plusieurs pistes de
de l’analyse au niveau du client. Ce type verticalisation pour la suite, comme la mesure
d’analyse ne trouve pas de solution adéquate d’audience sur mobiles.
dans l’offre des grands éditeurs de Business
Intelligence (comme Business Objects) alors Résultats / Livrables
que le besoin est de plus en plus pressant. Nautilus V1 étant sorti en mai, Squid a prévu
de mettre la V2 sur le marché à la fin de l’année,
Description / Étapes comportant tous les ajustements technologiques
Squid a livré la V1 de Nautilus en mai. Cette pour commercialiser des licences logicielles.
version permet à la société d’utiliser le produit Si une levée de fonds à lieu, elle permettra de
lors de prestations de services. Ce retour ter- développer la version client / server Entreprise.
rain est essentiel à la deuxième étape, à savoir

Domaine Ingénierie des connaissances PME :


AAP Oséo Ecosave (consultants CRM suisses) /
Partenaires Greenwich Consulting
Grandes Entreprises : Établissements publics :
Cabinet de conseil Business & Décision / Oseo / Paris Developpement / CRITT
Outils de datamining : SAS, SPSS / Porteur Quid Solutions, Serge Fantino
Dev de partenariats en cours avec éditeurs serge@squidsolutions.com,
de bases de données (Teradata, Microsoft) tél. : 09 54 92 44 82

Développement et validation fonctionnelle


N av-IdF d’un pilote logiciel pour le marché
du tourisme facilitant la navigation spatiale,
thématique et temporelle dans
des environnements multimédia (2D/3D). 
Domaine Ingénierie des Contenus Technologiques
connaissances Enjeux ergonomiques et techniques liés à la
AAP : Oséo superposition et la gestion de divers contenus
Porteur NAVIDIS S.A. de type rich média
(92)  : etiennekrieger@
navidis.com
Partenaires : Enjeux
Établissements publics : Mode novateur de navigation spatiale, thématique
CRT Île-de-France (75) et temporelle dans des environnements
multimédia. 

Nouveaux Produits/Services
à Court/Moyen Terme
Solutions logicielles verticales et/ou services
innovants

46 Ingénierie des connaissances


Risearch Améliorer l’ergonomie des services
de recherche multimédia en situation
de mobilité

Objectif Général

La frustration des utilisateurs de l’Internet mobile de niveau


WAP n’est un secret pour personne. Un des services majeurs
de l’Internet est le moteur de recherche. La présentation
et l’ergonomie des résultats de recherche doivent être adaptées
à la situation de mobilité et l’hétérogénéité des terminaux
est un challenge pour les concepteurs de services.
L’objectif du projet RiSearch est de d’expérimenter les technologies
RichMedia pour une avancée majeure de l’expérience
utilisateur des services de recherche en Internet Mobile.

Objectif Sectoriel fication des modèles d’affaires du marché des


Les nouveaux modes de production et de contenus sur mobile. Microsoft et Fast ont
distribution : les techniques d’adaptation également des projets similaires dans leurs
développées dans le projet sont centrées sur cartons. Ces acteurs proposent des solutions
les avancées « RichMedia », ces techniques techniques plus ergonomiques mais en même
étant la clé des ergonomies attendues par temps se positionnent comme offreurs de
les utilisateurs dans le cadre d’un service solutions intégrées. Les solutions apportées
de recherche en situation de mobilité. La par les développement de Risearch proposent
recherche de contenu multimédia doit être aux opérateurs les briques d’un service
opérationnelle et adaptée au terminal. indépendant des offres intégrées
Les outils d’archivage et de compression :
Bien que ne développant pas à proprement Nouveaux Produits/Services
parler ni de techniques d’archivage ni de à Court/Moyen Terme
techniques d’indexation les résultats du projet Le projet propose une avancée dans le
constitueront un nouveau mode d’accès aux domainne des moteurs de recherche multi-
informations et aux médias stockées en bases médias sur mobiles
privées ou sur le web, avec une ergonomie
adaptée au monde des mobiles. Description / Étapes
Sous-Projet 1 : Cas d’usages, Spécifications,
Enjeux Normalisation
Les récentes annonces de Yahoo et de ses Sous-Projet 2 : Architecture
services Yahoo Go, ainsi que la présentation Sous-Projet 3 : Adaptation moteur de recherche
de l’I-Phone d’Apple et les rumeurs sur le Sous-projet 4 : Moteur de présentation
Google phone permettent de prévoir une modi- Sous-projet 5 : Démonstrateur

Ingénierie des connaissances 47


Résultats / Livrables Principaux Domaine Ingénierie des connaissances /
R Attentes utilisateurs, ergonomies, story- Image, Son, Interactivité
boards R Rapport sur la réglementation et AAP ANR
son évolution en France, en Europe et dans le Partenaires 
monde R Spécifications système R Développement PME (au sens Européen) : EXALEAD
des algorithmes de crawl R Développement Établissements publics : Groupe Multimédia /
des algorithmes d’indexation R Développement Département TSI / GET-ENST 
des algorithmes de génération de résultats Porteur  Streamezzo
R Suite logicielle de transformation RDémonstration pierre.pleven@streamezzo.org
du service tél. : +33607036439

ROSES R e ally O pe n
Si m pl e Effi c i e n t Sy n d icat io n Définir et implanter
de nouveaux services
de gestion et de composition de flux RSS en utilisant
des techniques de gestion et d’interrogation
de données XML distribuées existants. Étudier
le principe de la syndication d’un point de vue bases
de données et de proposer des nouveaux outils
pour la gestion de flux RSS.

Internet est un support économique pour la diffusion d’informations


à une très large échelle. Afin de réduire le décalage temporel
entre la publication d’une nouvelle ressource et sa diffusion
vers les utilisateurs potentiellement intéressés, de nombreux sites
web appliquent le principe de la syndication RSS qui permet
aux utilisateurs de surveiller les informations (pages web, fichiers
multimédia, messages) publiées sur le site. Le projet ROSES
(Really Open Simple Efficient Syndication) réunit quatre équipes
de recherche en bases de données et une PME française
spécialisée dans l’agrégation de flux RSS.

48 Ingénierie des connaissances


Contenus Technologiques Enjeux
Les technologies XML et en particulier le langage L’enjeu scientifique principal consiste dans
XQuery joueront un rôle important dans l’extension des modèles et des technologies
l’implantation de ces services RSS fondés. XML existants pour prendre en compte les
L’implantation des services sera fondée sur un propriétés spécifiques (dynamicité, distribution)
langage d’intégration de données XML et de aux flux RSS. Le cœur du projet est une algèbre
flux RSS ainsi que sur des techniques adaptées pour l’interrogation et l’agrégation de flux
d’évaluation et d’optimisation de requêtes XML-RSS. Cette algèbre servira comme point
XML dans une infrastructure pair-à-pair. de départ pour l’extension d’un moteur XQuery
avec des opérateurs spécifiques aux flux RSS
et pour la réalisation de services XML-RSS
Philosophie / Démarche sous forme de vues.
La projet ROSES réunit des équipes de
recherche spécialisées dans la modélisation, D’un point de vue économique, la syndication
l’interrogation et l’intégration de données web joue un rôle majeur pour la diffusion d’in-
XML et un fournisseur de services d’agrégation formations sur le web. La possibilité de créer,
de flux RSS. RSS utilise XML comme syntaxe observer et agréger des flux RSS permet de
de publication et la syndication web peut être réduire considérablement la distance entre les
considérée comme un problème spécifique de producteur et consommateurs d’information.
gestion et d’interrogation de flux XML distribuées Les medias (télévision, radion presse) utilisent
à large échelle. L’idée principale consiste à de plus en plus la syndication (podcast) pour
considérer les services de syndication (services publier leur contenu. Dans le commerce élec-
RSS-XML) comme des « vues XML-RSS» qui tronique, la syndication est devenu un moyen
intègrent des flux RSS et des données XML. efficace pour informer les clients de nouveaux
Ces vues sont définies dans un langage de haut produits. L’objectif du projet ROSES est de
niveau qui facilite la création de services avancés développer des outils puissants pour construire
pour filtrer, composer enrichir et personnaliser ce type d’applications fondées sur un langage
des flux RSS existants, mais également pour de syndication déclaratif et la technologie de
syndiquer des contenus XML dynamiques. gestion de données XML distribuées.

Domaine Ingénierie Conservatoire National des Arts et Métiers


des connaissances (CNAM) / Université de Versailles
AAP : ANR St-Quentin-en-Yvelines /
Partenaires Université du Sud Toulon-Var
PME (au sens Européen) : Porteur
2or3things LIP 6-UPMC, Bernd AMANN  : bernd.
Établissements publics : amann@lip6.fr, tél. : +33(1) 44 27 70 09
Université Pierre et Marie Curie (UPMC) /

Ingénierie des connaissances 49


S eptia
Produire un logiciel avancé de traitement
des interactions clients dans le cadre d’un
centre de contacts. Axé de façon prédominante
sur le traitement des emails, le projet étudiera
également l’apport des données clients,
des données d’interactions téléphoniques
et des données d’interactions inter-clients
dans un portail collaboratif.

Objectif Général Contenus Technologiques


Des avancées scientifiques seront nécessaires
Septia vise à produire un prototype dans le cadre du projet Septia :
logiciel « intelligent » qui complétera Text mining : catégorisation et production
les logiciels traditionnels de traitement d’ontologies assistées, indépendamment du
domaine, par apprentissage sur le corpus du
des interactions clients : centre de contacts; utilisation de techniques
de réseaux sociaux ;
R Automatisation des traitements : capacités
Data mining : traitement intégré de données
d’apprentissage / détection automatique
numériques et textuelles avec codage automa-
d’événement R Prise en compte du rôle des
tique ; traitement de séries temporelles multi-
communautés dans le domaine du Web
échelles et réconciliation des échelles ;
R Génération d’alertes, analyses de tendances
Réseaux sociaux : définition des communautés
R surveillance des thèmes couverts permettant
et détermination d’indicateurs d’appartenance ;
d’améliorer le pilotage du centre de contacts 
prise en compte des communautés dans la
R Prévisions temporelles et industrialisation
catégorisation des thèmes et production de
de la supervision du centre de contacts R Uti-
réponses personnalisées.
lisateurs non experts (téléopérateurs) R Assis-
L’ensemble de ces développements scientifiques
tance à l’utilisateur : les solutions doivent
permet d’aller dans le sens de la mise en
être faciles à prendre en main et à utiliser
oeuvre de systèmes auto-adaptatifs plus
(quelques clics par email).
performants, seuls capables de répondre aux
enjeux posés par les centres de contacts
Objectif Sectoriel
s’appuyant sur les canaux Internet.
Septia vise les marchés CRM, data mining
et text mining. Le marché de l’analyse des
réseaux sociaux, encore naissant, sera également
une cible pour le projet Septia.

50 Ingénierie des connaissances


Philosophie / Démarche (texte) rédigées librement ; les techniques
La méthodologie suivie par Septia consiste à de text mining utilisées viseront à proposer
s’appuyer sur les compétences existantes des des choix à l’utilisateur, qui, à travers une
partenaires, tant industrielles (on s’appuiera interface graphique, devra les valider ; le
sur les logiciels édités par Temis, Eptica, fichier des thèmes et l’ontologie seront régu-
Kxen) que scientifiques (expertise du text et lièrement mis à jour et des alertes signaleront
data mining des équipes impliquées du LIP6 l’apparition de nouveaux thèmes ; définition
et du LIPN) et de procéder par prototypages des communautés de clients ayant les mêmes
et intégration progressive des résultats, un intérêts ;
démonstrateur final en vraie grandeur Aide à la réponse : les thèmes des emails
permettant de valider les développements. seront catégorisés de façon à pouvoir être
affectés aux « profils » de compétences des
Enjeux agents du centre. En fonction de son thème,
L’objectif du projet Septia est de construire un email sera ainsi affecté à un agent qui
un outil de traitement automatisé des emails fera appel au module d’aide pour rédiger sa
permettant la catégorisation des emails, l’aide réponse. Ce module d’aide vise à suggérer auto-
à la réponse et la supervision du centre de matiquement à l’agent la (ou les) meilleure
contacts. réponse à apporter à la demande
L’outil est destiné au superviseur et aux de son client. Cette suggestion Domaine
agents du centre de contacts qui ne sont pas sera basée d’une part sur l’analyse Ingénierie des
des spécialistes techniques : il doit donc être des interactions passées avec ce connaissances
simple, auto-adaptatif et rapide d’utilisation, client ainsi qu’avec les clients de AAP ANR
capable de traiter les fortes volumétries des type similaire (communauté), et Partenaires
grands centres de contact (millions de clients d’autre part sur les réponses déjà PME (au sens
et dizaines de milliers d’interactions-jour). effectuées par les agents à des Européen) :
L’intégration de technologies scientifiques problématiques similaires. Temis / Eptica /
pointues (text mining, data mining et réseaux Supervision : le module vise à Kxen
sociaux) permettra de constituer un outil fournir au superviseur l’ensem- Établissements
« intelligent » complet sans concurrence sur ble des prévisions nécessaires publics :
le marché actuel. pour gérer le centre de contacts : Université de
en particulier prévoir les volumes Paris VI (LIP6) /
Nouveaux Produits/Services d’emails, tendances et saisonna- Université Paris XIII
à Court/Moyen Terme lités par fenêtre temporelle ; pré- (LIPN)
À terme, les développements de Septia pourront voir, pour chaque fenêtre tempo- Porteur
amener à un produit global de gestion de relle, les volumes par catégorie de TEMIS, Sylvie
centre multi-canal (pour Eptica) thèmes pour anticiper les besoins Guillemin
Par ailleurs, les modules développés viendront par profil d’agent ; générer des sylvie.guillemin-
compléter / renforcer les offres de KXEN et de alertes ; la nécessité de « recoller » lanne@temis.com
Temis. les prévisions faites à différentes tél. : 01 40 04 46 87
échelles (jour, semaine, mois …)
Principes Structurants nécessitera de mettre en place
Développement par prototypages itératifs une mécanique de réconciliation inter-échel-
(RAD). les (un tel composant, inexistant aujourd’hui
est critique pour le marché de la Business
Description / Étapes Intelligence) ;
Catégorisation, extraction automatisée des Portail collaboratif : il s’agira d’étendre les
thèmes des emails et constitution des ontologies outils précédents pour prendre en compte
associées : La catégorisation utilisera des des sources de données plus larges : blogs,
techniques statistiques et des techniques forums, bases clients, appels téléphoniques.
sémantiques. Il faudra pouvoir accepter des En particulier la prise en compte des interac-
emails comportant des zones non structurées tions entre les clients eux-mêmes sera consi-

Ingénierie des connaissances 51


dérée dans le cadre du portail collaboratif, les Résultats / Livrables
communautés d’utilisateurs seront analysées Le résultat attendu de ce projet est un prototype,
et exploitées pour affiner les outils de catégo- validé par un démonstrateur qui apportera des
risaition / ontologie / aide à la réponse ; avancées significatives dans l’automatisation
Démonstrateur : le prototype logiciel sera validé des tâches de catégorisation des emails et
en vraie grandeur sur la plateforme mutualisée de générations de réponses appropriées, de
gérée par Eptica. Cette plateforme héberge supervision du centre de contacts, de généra-
aujourd’hui la gestion des interactions de plu- tion d’alertes et enfin utilisation des commu-
sieurs de ses clients. Le démonstrateur devra nautés pour affiner les résultats.
s’assurer que les thèmes extraits, les réponses La contribution du projet Septia au pôle de
élaborées et les prévisions opérationnelles compétitivité cap digital, se concrétisera par
sont satisfaisantes et en accord avec le niveau une plateforme logicielle où seront testées en
de qualité attendu. vraie grandeur des technologies avancées de
data mining, text mining et réseaux sociaux.

Produire un logiciel avancé


S mart Token de traitement des interactions
clients dans le cadre
d’un centre de contacts. Axé de façon prédominante
sur le traitement des emails, le projet étudiera
également l’apport des données clients, des données
d’interactions téléphoniques et des données
d’interactions inter-clients dans un portail collaboratif.

Objectif Général Résumé


La première génération du logiciel OpenCS
Externalisation du « token » de la plate- était une solution logicielle destinée à piloter
forme OpenCS et enrichissement la maintenance et la postproduction de sites
fonctionnel. Grâce à CompoCS©, web. Programme de R&D initié en 1999, cette
solution intitulée « OPEN » fonctionnait sur
un SmartFile© est entièrement un serveur application JAVA Silverstream et
paramétrable de façon graphique permettait de gérer la relation client dans le
dans un simple navigateur en quelques cadre du métier de prestataire SSII spécialiste
Internet. Depuis, la Société OpenCS d’édition
clics par un opérationnel métier. logicielle a été créée, le produit OpenCS s’est
Des bibliothèques de modèles industrialisé et ses fonctionnalités se sont
sont directement utilisables en ligne. élargies afin d’étendre la gestion de la relation
client à la gestion collaborative de tout type de
dossiers (le « SmartFile » d’OpenCS).
Cette notion de SmartFile qui embarque
données structurées, documents, messages,

52 Ingénierie des connaissances


communauté d’acteurs, sous-dossier, etc., Enjeux
permet une approche simplificatrice et très Création d’un nouveau standard le SmartFile
opérationnelle du BPM (Business Process dans le domaine de la collaboration en ligne.
Management) et à la fois autrement plus
riche que la simple notion de « document
intelligent ». Nouveaux Produits/Services
à Court/Moyen Terme
Exemple de nouveaux produits et usages :
Objectif Sectoriel « meeting » : comptes-rendus de réunions avec
Multi-sectoriel. délégation de tâches et suivi de l’avancement
« circuit » : circuit de validation de bons de
commandes (utilisable pour tout autre type
Contenus Technologiques de document)
C’est la capacité, dans un simple navigateur « flash Info » : flashs d’informations avec validation
web (via le module CompoCS), à composer « ecofile » : boîte à idées du développement
rapidement des dossiers collaboratifs (Smart- durable (en cours)
Files) qui fonde aujourd’hui l’innovation et la
différenciation technologique OpenCS.
En effet, l’avancée majeure CompoCS© permet Résultats / Livrables
de composer en ligne tout type de SmartFile© R Le référentiel global
R à partir d’une feuille blanche R à partir d’un R Les fonctionnalités permettant la configuration
modèle existant, et de le modifier à chaud des « méta-modèles » par tout type d’utilisateurs
pour s’adapter aux changements. R Le « SmartFile »
Respect des standards du web :
R moteur de Workflow développé par OpenCS
sur le standard WFMC : WEngine© Rstandards Domaine  Ingénierie
Java, J2EE, EJB, JCR, XML R accès à des des connaissances
services : notifications, alertes, annuaires AAP Oséo
LDAP, accès bases de données externes Porteur
Open CS, Patrick Bedigis
pbedigis@opencs.net
Philosophie / Démarche tél. : (+33)1 44 89 45 55
Sortir le workflow de son ghetto technique.

Ingénierie des connaissances 53


T ext Minin g Développement d’un logiciel
analysant de grandes quantités
Server de documents qui extrait
les concepts contenus dans
ces documents, les stocke et permet d’effectuer
des recherches complexes et des analyses
interactives.

Objectif Général Objectif Sectoriel R La compréhension des mécanismes de la


Scalabilité Amélioration des techniques de maladie R La compréhension des réactions
Text Mining dans les sciences de générées par les molécules cibles et ainsi
Vitesse la vie. de réduire le nombre de molécules cibles.
de traitement R D’étudier la « brevetabilté » des molécules
Précision Philosophie / Démarche cibles.
Réunir dans un même projet, sur
de l’extraction un même lieu, des compétences Nouveaux Produits/Services
de haut niveaux dans 3 domaines à Court/Moyen Terme
techniques très différents : Luxid for Life Science, plateforme pour les dépar-
Domaine R Les sciences de la vie et plus tements R&D des sociétés pharmaceutiques
Ingénierie particulièrement la chimie et la
des connaissances biologie. Principes Structurants
AAP Oséo R La linguistique et la linguistique Développer un outil très performant, paramé-
Partenaires computationnelle. trable en fonctions des besoins spécifiques
PME (au sens R L’informatique et tout particu- de chaque client (domaines thérapeutiques)
Européen) : lièrement l’application des tech- mais néanmoins facile d’utilisation.
Mondeca niques de transducteurs.
Établissements Description / Étapes
publics : Enjeux Le projet a été exécuté en 2 étapes :
Fraunhofer Faciliter la phase de « targeting » 1/ La conception de l’architecture générale
Institute dans l’industrie pharmaceutique. et la conception du serveur de Méta données.
Porteur TEMIS Il s’agit d’aider les chercheurs 2/ La conception des serveurs de Synchroni-
dans : sation, d’annotation puis du serveur d’Analyse ;
Enfin le développement des composants de
présentation.

Résultats / Livrables
Luxid for Life Science

54 Ingénierie des connaissances


V igiTermes Améliorer
l’environnement
de travail des équipes
de pharmacovigilance. Les outils et ressources
développés sont intégrés sur une plateforme de gestion
des connaissances couplée à des outils de fouille
de texte pour améliorer l’accès, l’analyse et la documentation
des cas de pharmacovigilance.

Objectif Général
L’objectif général du projet est de produire
des outils pour le traitement et la documentation
des données de pharmacovigilance. Nous
souhaitons par conséquent étendre
et valider des ressources ontologiques ainsi Contenus Technologiques
que des méthodes développées avant le début Notre objectif consiste à étendre
du projet par les différents partenaires. et valider des ressources termino-
logiques et des méthodes/outils
Ces outils et ressources seront intégrés au sein développés par les partenaires du
d’une plateforme commerciale pour la gestion projet VigiTermes (définitions for-
des connaissances et la détection du signal melles des termes ATC, WHO-ART
et MedDRA, méthode de recherche
en pharmacovigilance. Ce projet est donc basé d’article) et à développer des
sur l’application des technologies de l’information outils pour la détection des
au domaine de la santé. signaux, l’extraction, l’analyse
et la documentation des cas de
pharmacovigilance et les rendre
disponibles par le biais d’une
Objectif Sectoriel plateforme industrielle.
La prévention des effets indésirables liés aux Ces définitions ainsi que les outils associés
médicaments (EIM) est devenu un important seront intégrés dans un médiateur séman-
enjeu de santé publique. Les EIM causent 3 % tique qui vise à modifier l’environnement de
des hospitalisations en France et sont une des travail des pharmaco-vigilants. Les méthodes
dix principales causes de décès aux États- mises en oeuvre appartiennent à l’ingénierie
Unis. La pharmacovigilance a donc pour objet des connaissances et à la fouille de texte. Le
la détection, l’évaluation et la prévention des projet regroupe deux partenaires utilisateur
EIM. Les professionnels de santé envoient les publique (Centre collaborateur de l’OMS pour
déclarations des EIM aux centres régionaux de la pharmacovigilance, Centre de pharmacovi-
pharmacovigilance ou à l’unité de pharmaco- gilance de l’HEGP), deux partenaires indus-
vigilance du laboratoire pharmaceutique qui triels développant des solutions informatiques
commercialise le produit suspect. pour la médiation sémantique (MONDECA) et

Ingénierie des connaissances 55


la fouille de texte (TEMIS), quatre laboratoires teforme sera en mesure d’intégrer des outils
de recherche publique possédant une expé- de fouille de données et de fouille de texte
rience dans les domaines des terminologies qui permettront d’accélérer la recherche et
médicales, des ontologies, de la fouille de l’identification des EIM.
textes et du traitement automatique
des langues (St-Etienne-DSPIM, INSERM- Nouveaux Produits/Services
U872, Rennes1-EA3888, LORIA) et d’un à Court/Moyen Terme
institut spécialisé en ingénierie multilingue Le produit final du projet consiste en une
(INALCO). plateforme intégrée de gestion des connais-
sances associée à des outils de fouille de texte
Philosophie / Démarche destinée aux pharmacovigilants de l’industrie
La pharmacovigilance a pour objet la détection, pharmaceutique et des autorités compétentes.
l’évaluation et la prévention des effets indésira-
bles liés aux médicaments. La détection d’un Principes Structurants
signal en pharmacovigilance est basée sur : R Mondialisation de la gestion des cas de
1/ l’étude de cas de pharmacovigilance pharmaco-vigilance (sous l’égide de l’OMS)
similaires codés en WHO-ART ou MedDRA R Existence et disponibilité pour les pays cibles
pour les effets indésirables et ATC pour les des ressources terminologiques nécessaires
médicaments, associés à un commentaire en R Universalité de la représentation de la
texte libre ; connaissance en pharmacovigilance
2/ les résumés des caractéristiques produits (RCP) ;
3/ les articles de la littérature médicale. On Description / Étapes
constate une dichotomie entre éléments codés 1/ Évaluation, extension et validation des res-
(cas de pharmacovigilance) et en langage sources terminologique (WHO-ART, MedDRA,
médical (commentaires, RCP et articles). ATC) R  Evaluation of terminological resources
for ADRs based on previous UMLS knowledge
Enjeux extraction and a morpho-semantic study R  De-
Nous n’avons pas connaissance d’un autre velopment of a new terminological resource
projet sur la gestion des connaissances ter- for drugs based on ATC that allows grouping
minologiques et bibliographiques qui gère case reports on the basis of drugs sharing the
l’ensemble de l’environnement de travail du same toxicological properties
pharmacovigilant. Le développement d’une 2/ Assistance pour la documentation des
ressource terminologique et ontologique pour rapports de pharmacovigilance R  Automated
les événements indésirables et les médica- access to the medical literature related to new
ments est un point fort du projet. La mise en pharmacovigilance cases from the Pubmed
oeuvre d’une telle ontologie dans un médiateur server R  ADR model that allows improved
sémantique, pour améliorer l’accès à une base access to drug references such as summary
de données médicale, reste un domaine de of product characteristics
recherche peu exploré. Le médiateur sémantique 3/ Analyse/Moteur d’inférence sur les rapports
et les outils d’assistance à la documentation de pharmacovigilance R  building a case report
restent à développer pour l’accès aux ressources ontology R  Extracting information from texts
liées à la pharmacovigilance. Enfin, notre pla- (narratives, medical articles)R  Multilingual

56 Ingénierie des connaissances


engineering for narratives written in French, thématiques retenues par le projet, l’originalité
English and Japanese des méthodes mises en oeuvre est propice à
4/ Implémentation d’une plateforme intégrée la publication. Les marchés visés sont ceux
R Integration in Intelligent Topic Manager de l’industrie pharmaceutique et des agences
(ITM , the knowledge management platform de régulation. Aujourd’hui l’une des exigences
proposed by Mondeca of the ontological and réglementaire (Volume 9A) est non seulement
terminological models defined for pharmaco- d’extraire l’information mais également de
vigilance in WP1 R  Integration of the natural pouvoir la tracer. La
Domaine Ingénierie
language processing (NLP) components from situation actuelle est
des connaissances
WP2 and WP3 R  Integration of the data mining telle qu’il y a une
AAP ANR
component PharmaMiner for signal detection vraie incitation régle-
Partenaires
built in a previous project (ACI Masses de mentaire et même
PME (au sens Européen) :
Données, EI-Xplore project) R  Integration of sociale à avoir une
Mondeca SA
the Pharm’ARTS tool that improves access démarche proactive
Établissements publics :
to pharmacovigilance and grouping of similar de la sécurité pour
DSPIM (Département de Santé
case reports thanks to the ontology developed l’industrie.
Publique et d’Information
in WP1 R  Dissemination and exploitation plan Vigitermes bénéficiera
Médicale) / SPIM (INSERM
will be performed within the integration task. donc d’un marché
U872, équipe 20 ) / Equipe
mondial extrêmement
d’accueil 3888
Résultats / Livrables porteur dans les
(Modélisation conceptuelle des
Les livrables sur le projet sont les suivants : 10 ans qui viennent.
connaissances biomédicales) /
R  Rapport sur les ressources terminologiques (> 800 Millions de $).
Laboratoire d’Informatique
existantes, sur un état de l’art des méthodes
Médicale & Bio-Informatique
de text mining et de gestion de terminologies
(LIM&BIO) EA3969, UFR
multilingues R  Spécifications fonctionnelles
SMBH, Université de Paris 13 /
et techniques d’une plateforme d’assistance
CRPG Centre Régional de
à la documentation des cas de pharmacovi-
Pharmacovigilance de PARIS
gilance R  Ressources textuelles annotées et
– HEGP (Hôpital Européen
prototype pour la réalisation des tests et de
Georges Pompidou) / LORIA,
la validation amont des spécifications R  Rap-
(INRIA) / ERTIM-INALCO /
port sur l’évaluation de la qualité RPremière
Associated Partenaire :
version opérationnelle d’une plateforme inté-
WHO-UMC World Health Orga-
grée, incluant la documentation R  Rapports
nisation Uppsala Monitoring
de coordination et d’avancement
Centre for Drug Safety.
Porteur DSPIM (Département
de Santé Publique et d’Infor-
Impact et Retombées
mation Médicale), Jean-Marie
Les retombées envisagées sont d’aboutir à une
Rodrigues
détection plus précoce du signal en pharma-
rodrigues@univ-st-etienne.fr
covigilance grâce à une meilleure analyse des
tél. : 04.77.12.79.74
cas d’EIM. En raison de l’absence de travaux
scientifiques sur la pharmacovigilance sur les

Ingénierie des connaissances 57


WEBCROSSLING

Domaine
Ingénierie des connaissances
AAP ANR
Partenaires
PME (au sens Européen) : Création d’un prototype démontrant
Softissimo / NewPhenix
Porteur une nouvelle technologie pour
CEA LIST, Nasredine Semmar
nasredine.semmar@cea.fr la traduction automatique qui a fait
tél. : 014654 80 15
l’objet d’un dépôt de brevet par
le CEA LIST. Cette technologie s’appuie
sur le système d’interrogation interlingue
du CEA LIST licencié à sa start-up NewPhenix.
Contrairement aux technologies actuellement
développées par Google et l’université
d’Aix-la-Chapelle, cette technologie ne nécessite
pas la disponibilité de vaste corpus bilingues
Mais seulement l’indexation d’une grande
partie de la langue cible. Le système sera
expérimenté avec comme langue cible
le français mais pourra accepter comme
langue source l’une des langues traitées
par le système de recherche interlingue
par exemple l’anglais ou l’arabe.
Objectif Général
Démontrer l’efficacité de l’approche

58 Ingénierie des connaissances


Objectif Sectoriel
Permettre à une société française comme Enjeux
Softissimo de garder son marché devant la Éviter le tout Google sur l’information et en
poussée de Google sur la traduction particulier sur le plan de la traduction.

Contenus Technologiques Nouveaux Produits/Services


Expérimentation d’une technologie originale à Court/Moyen Terme
brevetée qui, si elle s’avère, comme nous Il est prévu de faire fonctionner l’application
le pensons, meilleure que celles promues avec un modèle de type WEB 2.0 où le service
aujourd’hui par Google, représente un enjeux de traduction est gratuit, les utilisateurs
économique important. contribuent à l’amélioration du système par
De plus, la technologie employée va permettre des ajouts aux dictionnaires, le financement
de prouver aussi la robustesse de la technologie se faisant par la publicité.
de recherche interlingue de NewPhenix sur
des volumes jamais traités par des méthodo- Principes Structurants
logies linguistiques comme la totalité du Web Ce projet permet l’association de deux sociétés
français. ayant des outils complémentaires.
Pour Softissimo la technologie développée va L’une permettant à un utilisateur la recherche
permettre d’améliorer les ressources d’information en interrogeant dans sa propre
linguistiques en particulier les dictionnaires langue des documents qui sont dans d’autres
bilingues dans des conditions de coût très langues y compris des langues qu’il ne com-
intéressantes. prend pas, l’autre permettant de traduire les
documents dans les langues non comprises.
Philosophie / Démarche
La mise en place du prototype a le double
avantage d’avoir des retombées immédiates
pour les deux sociétés et leur ouvrir par la
nouvelle application un marché qui peut se
révéler important.

Ingénierie des connaissances 59


60 annuaire des projets
Image, Son, Interactivité 60
AdVideo 62, Affective Avatars 64, ArkaNomad 66, Big Picture 67, Certex System 68,
CHEVEUX 70, DEEPSCREEN 71, Digital Ocean 114, EarToy 72, FEIC 75, FREEDOM 76,
Georacing 77, Graphanim 78, GYROVIZ 78, HD3D IIO 78 Témoignage J-N Portugal 80,
HF en Haute Déf 83, HFIBMR 84, i-Contact 85, IMMERSON 86, Le son en Haute Résolution
Spatiale 88, Martin 89, MEDIEVALS 91, Messan 94, Mob-it 95, Motion Capture Faciale 96,
Pingo 96, Port-Eye 96, RAFFUT 152, Raytracing 97, RiSearch 47, Sample Orchestrator 99,
Sebastian 100, Souris 3D 102, StoryEditor 102, Table de mixage audio video 103,
Virage 104, VoxStruments 108

Ingénierie des connaissances 61


AdVIDEO Mise en œuvre d’un système
de distribution sécurisée du contenu
multimédia pour répondre aux limitations
des systèmes DRM actuels (Digital Rights
Management / Gestion numérique des droits,
protection technique des droits d’auteur
et de reproduction dans le domaine numérique).
Objectif Général

- Répondre aux limitations des systèmes DRM


existantes par la mise en ouvre d’un système
de distribution sécurisée du contenu multimédia
permettant à la fois au fournisseur des services
de déployer son modèle économique sur toute
une gamme des terminaux client standard MPEG-4
dépourvus de capacités DRM et au consommateur
d’améliorer son expérience d’améliorer son expérience
en rendant acceptable son usage de la DRM
par l’intermédiaire d’une interface interactive riche
en fonctionnalités.

- Mettre les bases technologiques d’un nouveau modèle


économique de distribution du contenu de plus en plus
envisagé par les fournisseurs du contenu et les ayant
droits : la distribution des contenus multimédias
financé par les annonceurs de publicité. Le but est
de garantir que la publicité insérée dans le contenu
distribué gratuitement aux utilisateurs atteint son seuil
maximal d’audience auprès des consommateurs.

Domaine Partenaires Porteur ENVIVIO


Image, Son, PME : MEDIALIVE gguilgue@envivio.fr
Interactivité Établissement tél. :
AAP ANR public : INT +33 (0)2 23 35 52 62

62 Image, Son et Interactivité


AdVIDEO permet à la fois au fournisseur des
services de déployer son modèle économique
sur toute une gamme des terminaux client
standard MPEG-4 dépourvus de capacités
DRM, et au consommateur d’améliorer son
expérience par l’intermédiaire d’une interface
interactive riche en fonctionnalités.

Le projet vise aussi à mettre les bases techno-


logiques d’un nouveau modèle économique
de distribution du contenu de plus en plus
envisagé par les fournisseurs du contenu et Contenus Technologiques
les ayant droits : la distribution des contenus Nouveaux modes de production et de distribution
multimédias financée par les acteurs de la audiovisuelle et cinéma numérique
publicité. Le but étant de garantir que la k Mobilité
publicité insérée dans le contenu distribué k Rich Média
gratuitement aux utilisateurs atteint son seuil k Contenu interactif
maximal d’audience auprès des consomma-
teurs. Le projet vise a employer des techno-
logies d’embrouillage du contenu multimédia Description / Étapes
connues qui puissent se greffer sur les méca- Le projet comprend donc 5 sous-projets :
nismes pour la gestion des scènes multimé- k SP1 : Analyse système et architecture
dias déjà existants et déployés sur le marché fonctionnelle
tels que MPEG-4 BIFS et MPEG-J. Responsable : Envivio
Contributeurs : Euronews, Medialive
Durée : de T0 à T0+12
Objectif Sectoriel
L’évolution continuelle des technologies k SP2 : DRM interactif dans MPEG-4 BIFS
de diffusion de contenus audio-visuels va permettre : et MPEG
k l’affichage du même contenu audio-visuel sur Responsable : INT
tout types de terminaux de différentes tailles Contributeurs : Medialive
(Mobile, PDA, PC, Set top box SD et HD), Durée : de T0+6 à T0+18
k la convergence des terminaux.
k SP3 : Démonstrateur
L’évolution récente des technologies de la ges- Responsable : Medialive
tion de la scène multimédia, ainsi que celles Contributeurs : INT, Envivio
de la protection de contenus audiovisuels vont Durée : de T0+6 à T0+24
permettre :
k l’optimisation de services audiovisuels exis- k SP4 : Test & évaluation
tants en réduisant les contraintes techniques Responsable : Envivio
imposées auparavant aux terminaux client, Contributeurs : Euronews, Medialive
k la mise en exploitation de nouveaux services Durée : de T0+18 à T0+24
audiovisuels interactifs.
k SP5 : Coordination
Responsable : Envivio
Durée : de T0+0 à T0+24

Ingénierie des connaissances 63


A ffective Animation comportementale
d’avatars anthropomorphiques.
Avatars Développement d’une nouvelle
génération d’Avatars expressifs et affectifs
animés en temps réel et pilotés à la voix :
humaniser les avatars qui nous représentent
dans les mondes virtuels.
Objectif Général

Le projet vise à développer le réalisme


comportemental et l’expressivité
d’avatars pour améliorer les interactions
et la communication dans les services
en ligne internet et mobile où les
Domaine Image, Son, Interactivité utilisateurs sont représentés par des
AAP ANR 2007
Partenaires personnages de synthèse, des avatars.
PME : Voxler, Cantoche (),
Établissements publics : IRCAM
Il s’agit de construire la cohérence
Porteur LIMSI-CNRS multimodale entre l’analyse
Laurence Devillers, devil@limsi.fr
tél. : 01 69 85 80 62 de l’expressivité vocale de l’utilisateur
et la synthèse gestuelle de l’avatar :
labiale, faciale et gestuelle (postures,
regards, gestes de la main, mouve-
ments de la tête, etc.). La voix de
l’utilisateur est l’interface de contrôle
de cette expressivité. Le timbre vocal
de l’utilisateur est également traité
en temps réel pour donner à l’avatar
une voix cohérente.

64 Image, Son et Interactivité


Objectif Sectoriel
L’application d’Avatars Affectifs dans les
services en ligne ou les utilisateurs sont repré-
sentés par des personnages de synthèse, des
avatars.

Contenus Technologiques Nouveaux Produits/Services


Nous adressons quatre verrous scientifiques/ à Court/Moyen Terme
technologiques dans ce projet : La création d’avatars expressifs pour les
k 1/ Détection d’émotions dans la voix services en ligne Internet et mobiles.
humaine k 2/ Modélisation de l’expressivité
corporelle k 3/ Transformation du timbre vocal
en temps réel k 4/ Expressivité et cohésion Principes Structurants
multimodale. Notre projet est une contribution essentielle
à « L’animation comportementale d’avatars
anthropomorphiques ».
Philosophie / Démarche
Notre démarche est de construire la cohérence
multimodale entre l’analyse de l’expressivité Description / Étapes
vocale de l’utilisateur et la synthèse gestuelle Les étapes correspondent aux quatre verrous
de l’avatar : labiale, faciale et gestuelle scientifiques/technologiques :
(postures, regards, gestes de la main, mouve- k 1/ Détection d’émotions dans la voix
ments de la tête, etc.). humaine k 2/ Modélisation de l’expressivité
corporelle k 3/ Transformation du timbre vocal
en temps réel k 4/ Expressivité et cohésion
Enjeux multimodale.
Humaniser les avatars qui nous représentent
dans les mondes virtuels.
Résultats / Livrables
La dimension temps réel et l’interopérabilité
logicielle sont au cœur du projet pour modu-
lariser les résultats en librairies ouvertes et
intégrables dans différents environnements,
réseaux et équipements.

Image, Son et Interactivité 65


Arka Nomad Étude et portage de la
technologie de spatialisation
sonore ARKAMYS sur équipements nomades.
®

Objectif Général

Le traitement ARKAMYS améliore la qualité et le rendu


sonore des contenus multimédia (musique, vidéo,
jeu, FM, sonneries) en leur apportant le naturel
de la spatialisation ARKAMYS. Pour l’écoute au casque
(binaural), l’image sonore qui était confinée au milieu
du crâne entoure l’auditeur comme s’il écoutait
sur enceintes (effet « out of the head »).

La souplesse de la technologie permet de Développement d’outils performants de réglages


personnaliser et optimiser chaque appareil ou des algorithmes (Sound Adjustment Tools).
chaque gamme d’appareils selon les désirs du Mise en place d’une procédure de certification
constructeur qui proposera ainsi une signature de la qualité audio.
sonore spécifique.
Équipements ciblés en priorité : téléphones Principes Structurants
mobiles, lecteurs MP3 et vidéo, lecteurs CD Partenariat privilégié avec des fondeurs tels
et DVD, postes radio, assistants personnels que STMicroelectronics.
(PDA), ordinateurs portables. Adaptation aux contraintes techniques et éco-
nomiques imposées par les équipementiers.
Contenus Technologiques
Les portages sont disponibles sur processeurs Description / Étapes
ARM, Analog Devices ou STMicroelectronics. k Phase 1 recherche algorithme
Les traitements ARKAMYS équipent ainsi des k Phase 2 implémentation et codage
téléphones mobiles Sagem et des baladeurs k Phase 3 validation et adaptation
Archos.
Résultats / Livrables
Enjeux Les traitements ARKAMYS équipent des télé-
L’objectif est d’équiper plus de 10  % du parc phones mobiles Sagem (My 700X), des bala-
de la téléphonie mobile en trois ans. deurs Archos (AV 504) et les « Live Radio »
d’Orange. D’autres produits d’acteurs majeurs
Nouveaux Produits/Services du marché seront annoncés en 2007 et 2008.
à Court/Moyen Terme Arkamys a déposé deux brevets couvrant les
Développement de l’offre « Immerse U » technologies développées dans le cadre du projet.
comprenant des traitements d’amélioration
de contenu multimédia à destination des
baladeurs mp3 et vidéo et mobile TV (stéréo
enhancer, virtualiser 5.1), des traitements Domaine Image, Son, Interactivité
destinés au jeu (3D positioning, effet Doppler, AAP Oséo
réverbération), des traitements d’amélioration Porteur Arkamys
de la qualité audio des appareils (Multiband Jean-Michel Raczinski,
Dynamic Range Control, EQ). jmraczinski@arkamys.com,
tél. : +33 (0)1 58 36 06 00

66 Image, Son et Interactivité


B IG PICTURE Migration vers la HD
Sauvegarde puis valorisation
du patrimoine d’archives vidéo et/ou films
en Haute Définition.

Le projet adresse des enjeux tant culturels qu’économiques.


Il vise à la fois le développement des services (transfert,
numérisation, restauration) et l’optimisation de leur qualité.

Domaine Image, Son, Interactivité


AAP ANR
Partenaires PME : Let It Wave / Netia
Établissements publics : Paris VIII
Porteur Vectracom
Gérard Letienne, tél. : 01 55 93 42 42

Objectif Sectoriel Principes Structurants


k Développement des services k Optimisation Chaîne de transfert de numérisation ou chaque
de la qualité des transferts et numérisations. partenaire est impliqué à plusieurs titre.

Contenus Technologiques Description / Étapes


Apport de technologie innovante de conversion k Étape de sélection des types de films
SD/HD. originaux (cartographie) k Mise en place de chaî-
nes de transfert Télécinéma et de restauration
Philosophie / Démarche d’images k Process de numérisation en HD
Projet pré compétitif sur un marché émergent. pour diffusion sur supports multiples.

Enjeux Résultats / Livrables


k Culturel k Économique k Logiciels de supervision k Conversion
de standard.
Nouveaux Produits/Services
à Court/Moyen Terme
k Conversion SD/HD k Service de travaux de
transfert, de numérisation et de restauration.

Image, Son et Interactivité 67


CERTEX SYSTEM Protection des contenus
multimédias diffusés
sur des réseaux de TV numérique.

Objectif Général Résumé


La société ENIGMA SYSTEMS développe une
Au travers des se projets, gamme de produits logiciels dédiée a la pro-
tection des contenus multimédias diffusés sur
ENIGMA SYSTEMS compte des réseaux de TV numérique.
devenir leader sur le marché
des systèmes de protection Objectif Sectoriel
Les produits de la société ENIGMA SYSTEMS
des contenus numériques sont destinés aux industries et aux services de
la TV numérique et remplacent les dispositifs
diffusés sur les réseaux de protection basés sur du matériel sécurisé
unidirectionnels comme comme les cartes a puce.
Les marchés visés sont les pays en émergence
les réseaux satellite et câble. dans les zones de l’Asie Pacifique ou d’im-
portants programmes de numérisation des
réseaux de TV ont été entrepris. Ces région
sont caractérisés par des niveaux de coûts très
bas et des environnements très orientés vers
Domaine Image, Son, Interactivité le piratage.
AAP Oséo Nos produits basés sur une innovation
Partenaires technologique nous permettent de relever
Grandes Entreprises : ce double défi.
NEC/NXP / Philips Semi Conducteurs /
Konka (Chine) / PBI (Chine) Logic Eastern (Inde)
Établissements publics : Paris Contenus Technologiques
Développement / OSEO-ANVAR / CCIP / La gamme de produit d’ENIGMA SYSTEMS
Region Île-de-France / UBI France / implique des technologies de protection classiques,
Scientipôle Intiative comme le chiffrement symétrique et asymétrique
Porteur STMicroelectronics des contenus, l’authentification forte.
Mais le cœur de la technologie d’ENIGMA
SYSTEMS, nommée CERTEX, est basée sur
un principe fondamentalement différent,
répondant au problème particulier de l’inté-
grité des systèmes logiciels en milieux dits
hostiles.
Le système de protection inédit repose sur
des travaux des mathématiciens Kurt Gödel
et Alan Turing.

68 Image, Son et Interactivité


Philosophie / Démarche Nouveaux Produits/Services
On constate que, dans le domaine de la TV à Court/Moyen Terme
numérique payante, le piratage est une éco- ENIGMA SYSTEMS compte diversifier sa
nomie structurée, dont la réussite tient a sa gamme de produits dans les secteurs de la
capacité de déployer sur une large échelle des téléphonie mobile de futur génération et dans
dispositifs contrefaits. le domaine de l’Internet haut débit.
La mise en échec de l’économie du piratage Ces projets sont:
sur les réseaux de TV numériques passe donc 1/ Développement d’un système d’accès
par la mise en échec du déploiement des conditionnel sur des réseaux mobiles destinés
systèmes piraté. De fait, l’efficacité d’un sys- à la TV numérique sur mobiles.
tème de protection tient plus à la capacité à 2/ Développement d’un système de sécuri-
renouveler son dispositif de sécurité lorsque sation des contenus diffusés sur des réseaux
ce dernier est piraté qu’à sa robustesse aux peer to peer haut débit.
attaques. Le système d’ENIGMA SYSTEMS
permet de renouveler la sécurité de tous
les dispositifs de réception invalidant sur Description / Étapes
le champ tout système contrefait, ce, sans Ces étapes valent pour chacun des projets
aucun coût de logistique. C’est la supériorité décrits ci-dessus ;
de la vitesse de renouvellement du dispositif k Validation de la faisabilité technologique
de sécurité sur la vitesse de déploiement par le véveloppement d’un prototype. Mise
des solutions contrefaites qui donne toute la en conformité des procédés issus de la
mesure de l’efficacité de ce système de pro- technologie de protection avec les standards
tection en empêche l’économie du piratage du domaine.
de prospérer. k Validation de la faisabilité industrielle avec
le partenariat d’un industriel du secteur ;
cette étape consiste de industrialiser la
Enjeux technologie dans des récepteurs numériques
En Asie Pacifique, d’importants programmes du domaine.
de numérisation de tous les réseaux TV ont k Commercialisation / déploiement à l’inter-
été lancés. Les autorités de régulation ont national.
établis des cahiers des charges qui spécifient
l’obligation pour tous les opérateurs d’implé-
menter un système d’accès conditionnel. Ces Résultats / Livrables
système permettent en effet, le contrôle de k Livrable étape 1/ spécifications et dossiers
toute la chaîne de distribution des contenus, de conception.
de leur production a leur distribution chez k Livrable étape 2/ rédaction des documents
l’abonné final. d’intégration a l’intention des industriels.
Dans moins d’une décennie, ce mouvement k Livrable étape 3/ Plan arrêtant la stratégie
aura gagné l’ensemble des systèmes de dif- marché et produit en vu du déploiement de
fusion de TV de la planète. Tous les signaux l’activité commerciale.
analogiques sont en passe de disparaître au
profit de la technologie numérique.

Image, Son et Interactivité 69


C HEVEUX Développement d’une solution
de représentation et d’animation
de chevelures en 3D s’appuyant sur la technologie
du modèle de « Super-Hélice ». Le système
de simulation de chevelure permet le paramétrage
directe et modulable des critères ethniques
de la représentation des cheveux ainsi que de faire
varier le degré d’humidité auquel les cheveux sont
soumis tout en préservant la justesse dynamique
de la fibre. La modulation de réglage du niveau
de réalisme, d’hyperréaliste à cartoon, permettra d’utiliser
la simplicité de l’outil à des productions allant du trucage
de films en prise de vue réelle aux dessins animés.

Objectif Général Objectif Sectoriel


Développer une solution de représentation k Gain de compétitivité : Par sa parfaite inté-
et d’animation de chevelures en 3D pilotée gration dans la chaine de production de films
par un paramétrage intuitif sur une interface live, d’animation ou de jeux video, l’outil sera
ergonomique. compatible avec les contraintes de temps réel.
Offrir une solution de représentation inégalée Le gain de productivité sur l’animation de che-
à des coûts de production faibles en matériel, velures permettra la mise en œuvre de projets
temps de calcul et temps homme de mise en complexes quelque soit leurs orientations
œuvre. artistiques.

Domaine Image, Son, Interactivité Contenus Technologiques


AAP ANR k Design, modélisation et forme statique :
Partenaires PME : BEE-LIGHT SARL Rendre les forme de coiffures totalement
Établissements publics : INRIA - Rhône-Alpes malléables : design par sketching 2D ; para-
(EVASION, ARTIS) / CNRS - Université Pierre et Marie métrage selon nombre de critères réduit dont
Curie IJLRA lisses-bouclés, denses-clairsemés, implantation
Porteur NEOMIS ANIMATION SARL droite-oblique, raides-souples, mouillés-secs.
Bruno GAUMETOU k Animation dynamique : Toute la souplesse
bruno.gaumetou@neomisanimation.com et l’élasticité propres aux cheveux réels selon
tél. : 01 48 24 20 10 paramétrage des variations d’humidité. Ani-
mation dynamique générée par mouvement
propre du personnage animé.
k Rendu : Paramétrable de photo-réaliste à
cartoon. Auto-ombrage avec sources lumineuses
multiples.

70 Image, Son et Interactivité


Philosophie / Démarche Phase 2 - Recherche et Développement  :
Allier les compétences complémentaires Extension du modèle par intégration de
des partenaires entreprises et laboratoires. paramétrage de chevelures complexes et de
chevelures non-photoréalistes. Développe-
Enjeux ment d’outils de contrôle dédiés aux artistes
Optimiser la faisabilité des productions infographistes. Réalisation d’un plug in.
par le développement d’outil performants
Résultats / Livrables
Nouveaux Produits/Services Phase 1 k Lot 1 : mode séparé (hors outil
à Court/Moyen Terme de production) : Fiabilisation outilinitial.
La commercialisation sera sous la forme k Lot 2 : mode intégré : plug in. k Lot 3 :
d’un plug-in compatible avec les principaux Plateforme collaborative Béta-testeur et pré-
logiciels d’animation du marché. commercialisation.
Phase 2 k Lot 1 : Formes k Lot 2 : Volumes
Description / Étapes k Lot 3 : Dynamique k Lot 4 : Croquis k Lot 5  :
Phase 1- Développement préconcurrentiel : Rendu NPR k Lot 6 : Plateforme collaborative
transfert industriel des outils développés au Béta-testeur et précommercialisation.
CNRS et à l’INRIA. Réalisation d’un plug-in
permettant la représentation réaliste de che-
velures libres.

D eepScreen DeepScreen a pour objectif


d’améliorer et de rendre
industrialisable un nouveau procédé breveté
de diffusion d’image en 3-D relief qui fonctionne
sur tous les écrans 2D existants.

Domaine : Objectif Général


Image, Son, Interactivité / Jeu vidéo
AAP : ANR
La société TRIDIX SAS a développé
Porteur : TRIDIX Christophe Lanfranchi ce nouveau procédé et en a fait
clanfranchi@tridix.com,
tél. : +33 (0)8 721 70 195 la preuve du concept à travers
une bande demo. L’objectif à travers
Le respect de la colorimétrie et du confort du
spectateur est un élément clé la réussite de ce
le projet Deepscreen est de développer
projet. Les enjeux sont considérables puisque
les outils logiciels et matériels
DeepScreen permettra à terme la diffusion
massive de contenu 3-D sous forme de DVD, qui permettront de passer du stade
de VoD, de Jeux Vidéos ainsi que la projection
35mm 3-D. artisanal au stade industriel.

Image, Son et Interactivité 71


E ARTOY Promouvoir les applications interactives
accordant la primauté à la modalité
sensorielle auditive, peu sollicitée jusqu’à présent
dans les applications de réalité virtuelle. Dans le projet
EarToy, nous proposons d’étudier de nouveaux
paradigmes d’interface basés sur l’audition
et d’en évaluer la pertinence dans différents scénarii
applicatifs (jeux sonores et musicaux, accès interactif
à la musique…).
Objectif Général

Le consortium regroupe des acteurs du L’objectif principal d’EarToy est


domaine des technologies logicielles appliquées
au domaine sonore et plus spécifiquement d’étudier l’interaction audition/
musical (IRCAM, SONY CSL) et un acteur corps/espace dans les dispositifs
dans le domaine des neurosciences spécia-
liste de la réalité virtuelle, de l’intégration de reproduction sonore dits
multisensorielle et de la cognition spatiale
(CNRS UMR 7593). immersifs et de développer
de nouveaux paradigmes
Domaine Image Son Interactivité / d’interaction avec un contenu
Services & Usages
AAP ANR sonore. La conception
Partenaires
Grandes Entreprises : Sony / CSL Computer
d’environnements interactifs
Science Laboratory excluant la modalité visuelle
PME : IRCAM / Institut de Recherche
et de Coordination Acoustique/Musique ou réservant celle-ci
Établissements publics : CNRS / UMR 7593
Porteur IRCAM
à des tâches annexes soulève
Olivier Warusfel, warusfel@ircam.fr des questions scientifiques
tél. :+33 (0)1 44 78 48 85
stimulantes et présente un
large potentiel d’applications
innovantes dans des domaines
aussi divers que le jeu,
les installations artistiques
et la musique.

72 Image, Son et Interactivité


Objectif Sectoriel Enjeux
Le projet EarToy s’inscrit prioritairement dans De nouvelles pratiques de création, telles que
les secteurs du Son et de la Musique, de le jeu ou les installations sonores interactives
la réalité virtuelle et augmentée, du jeu et suggèrent le développement de modalités
des Interfaces homme-machine. Bien que les innovantes sur le plan de l’interaction avec la
idées développées ne se restreignent pas à un modalité d’interaction audition/corps/espace,
domaine applicatif particulier, les concepts basée sur l’utilisation conjointe des techniques
seront illustrés en priorité dans le domaine de capture du mouvement et des procédés de
musical autour des applications de mixage synthèse et de spatialisation sonore.
mobile et de jeu musical interactif.
Interaction audition/corps/espace
Contenus Technologiques Dans les mondes virtuels, les tâches de navi-
Le projet EarToy consiste à exploiter les gation sont généralement confiées à la vision
technologies de restitution audio3D et de associée à des dispositifs gestuels auxquels
capture du mouvement existantes, dans leurs sont délégués les contrôles de déplacement
développements les plus récents, et à explorer et de sélection. Dans EarToy, l’utilisateur est
le potentiel de la modalité d’interaction placé dans une situation de navigation par
audition/corps/espace à travers des scénarios l’audition et par l’action. Il n’a à manipuler
d’usage ludiques s’appliquant, en particulier, aucun périphérique de contrôle, souris, joys-
au domaine du jeu musical. tick ou autre. Les avantages attendus d’une
telle interaction auditive et idiothétique
L’exploration de différentes modalités d’inter- (terme regroupant les sensations propriocep-
action nécessitera la création de d’algorithmes tives et vestibulaires) sont de reposer sur des
spécifiques de traitement de la posture et le modalités sensorielles éminemment tridimen-
développement de modules de traitement et sionnelles et, par conséquent, de promouvoir
d’encodage des signaux issus de la capture la sensation d’immersion et de présence. Ces
spatiale. Par ailleurs, l’interaction avec un modalités deviennent les candidates pour une
contenu sonore suppose de disposer d’outils IHM intuitive et émotionnelle.
innovants sur l’exploitation de contenus sono-
res. Cette exploitation recouvre les notions Avatar Sonore
d’extraction automatique d’informations Il est proposé de travailler sur le concept
(meta-données), d’exploration de bases de d’avatar sonore, manifestation auditive de
données d’échantillons ou de corpus musicaux la présence de l’utilisateur dans le monde
de grande taille, et de principes d’agencement et virtuel. L’analogie de ce concept peut être
d’articulation automatique entre ces éléments. trouvée dans la représentation visuelle du
curseur d’une souris sur un écran, qui permet
Philosophie / Démarche à l’utilisateur de calibrer son mouvement en
Le projet EarToy est de nature exploratoire car fonction de la localisation du curseur sur
son objet de recherche est consacré à l’étude l’écran. Dans EarToy, le curseur est l’avatar
d’une modalité d’interaction se démarquant sonore et l’écran le monde auditif. La trans-
des usages courants en ce qu’elle s’adresse position sonore de la notion d’avatar nécessite
exclusivement à l’audition. Il s’agit par la prise en compte de la nature particulière du
conséquent simultanément d’inventer et son, notamment ses rapports au temps et à
de développer des paradigmes d’interaction l’espace, pour concevoir les caractéristiques
permettant de la rendre opérante, de valider de sa manifestation sonore en fonction du
sa pertinence et d’explorer ses applications type de tâche effectuée et du contexte dans
potentielles. lequel elle s’incruste.

Image, Son et Interactivité 73


Nouveaux Produits/Services
à Court/Moyen Terme

Les concepts et techniques développés seront


évalués dans le cadre de deux applications
pilotes : le mixage mobile et l’accès interactif
à la musique. Le mixage mobile se réfère aux
situations dans lesquelles l’ingénieur du son
n’est plus en mesure d’effectuer son travail
de manière statique, en face d’une console
de mixage mais doit évoluer dans la zone de L’exploration de la modalité d’interaction
restitution au travers de la scène virtuelle en auditive / idiothétique dans le cadre de la
cours de création. Cette situation exige le réalité sonore augmentée repose sur la mise
développement de nouvelles interfaces de en place d’une architecture matérielle et
contrôle. Le projet EarToy propose d’explorer logicielle. Sur le plan technologique, le projet
les possibilités de mixage et d’interaction EarToy s’appuiera avant tout sur des systèmes
avec le contenu sonore via la relation audi- de reproduction sonores et de capture maî-
tion/action. Par ailleurs, l’émergence des trisés et mis à disposition par les membres
technologies de codage par le contenu et l’as- partenaires du consortium de sorte à minimiser
sociation de meta-données aux flux musicaux les temps de développement bas niveau au
enregistrés ou transmis permet d’envisager de profit de l’exploration scientifique de la
nouveaux usages du « faire de la musique » modalité d’interaction auditive et idiothétique
tels que la navigation dans un catalogue musical et du développement d’outils d’écriture de
ou l’écoute interactive. La deuxième applica- l’interaction.
tion d’EarToy est un jeu musical interactif,
permettant au joueur de produire de la
musique tout en navigant dans une base de Description / Étapes
morceaux musicaux dont il sélectionne et Le contenu de recherche et développement
recombine certains extraits préférés. du projet EarToy est divisé en 4 sous-projets
principaux étalés sur 36 mois :

Principes Structurants Sous-Projet no2


Nous entendons procéder par invention de Interactions élémentaires – Cognition Spatiale
différentes « mises en situation » élémentaires Ce sous-projet consiste en la réalisation d’ex-
ayant pour but de révéler simultanément les périences explorant les principes d’associa-
propriétés de l’interaction auditive et idio- tion audition/corps/espace en vue d’établir le
thétique sur le plan scientifique et les prin- potentiel d’exploitation pour les applications
cipaux composants logiciels nécessaires à envisagées. L’un des enjeux est de développer le
leur mise en œuvre. Le travail expérimental concept d’avatar sonore, et de mener différentes
en neurosciences constituera l’un des axes expériences sur la sonification du corps. La
majeurs du projet proposé puisqu’il doit nourrir démarche reposera sur un ensemble de tests
le travail de recherche et de développement perceptifs sur l’intégration d’un avatar sonore
technologique et évaluer les facultés d’appro- à un espace sonore.
priation de la modalité audition/corps/espace
virtuel par les sujets. Sous-Projet no3
Algorithmes de traitement de la captation
spatiale et posturale
L’objectif principal de ce sous-projet est de
développer des outils d’analyse du mouve-
ment et de mapping geste-son. Ces outils
logiciels, adaptés aux différents dispositifs

74 Image, Son et Interactivité


de captation, fourniront les données néces-
saires aux diverses expériences, applications
et démonstrateurs.

Sous-Projet no4
Module technique pour l’interaction et la captation spatiale et posturale et leur analyse
synthèse sonore pour extraire des données symboliques, et
Deux objectif principaux sont visés dans ce d’autre part les différents modules de gestion
sous-projet : la définition d’une architecture de l’interaction.
globale permettant le lien du monde avec Enfin les scenarii applicatifs permettront d’éva-
les autres composants de l’interaction et le luer le potentiel du principe d’interaction audi-
développement d’un système informatique tif/idiothétique pour toutes les applications de
pour la construction du monde et des inte- la réalité virtuelle, qu’elles relèvent du domaine
ractions. Concernant l’architecture globale, artistique, du jeu, du jeu sérieux ou de la réha-
l’enjeu principal est la cohabitation des sys- bilitation dans les domaines de la santé.
tèmes temps réel (captation, synthèse sonore,
spatialisation) et temps différé (évolution de
l’environnement sonore, contrôle de la syn- Impact et Retombées
thèse, etc.). Les expériences élémentaires effectuées
dans le Sous-Projet no2 ainsi que l’évaluation
Sous-Projet no5 des prototypes réalisés dans le Sous-Projet no5
Développement des démonstrateurs permettront de préfigurer de nouveaux usages
et scénarii applicatifs et de nouveaux champs applicatifs de la réalité
Ce sous projet concerne la mise en place des virtuelle dans lesquels la composante auditive
démonstrateurs. La cible est l’accès à la musique jouerait un rôle majeur.
et sera une scénarisation de jeu musical au Les démonstrations publiques des prototypes
moyen du nouveau type d’interface définie développés au cours du projet constitueront
dans le projet. également un important vecteur de communi-
cation, tant auprès des communautés audio et
multimedia que du grand public et devraient
Résultats / Livrables permettre une valorisation dans d’autres contex-
Les résultats attendus sont principalement de tes applicatifs.
deux ordres : scientifique et logiciel. Le démonstrateur lié à la scénarisation de
Sur le plan scientifique, le programme d’ex- l’accès à un catalogue musical peut déboucher
périences menées sur les interactions auditive sur une valorisation industrielle.
et idiothétique apportera des connaissances
dans le domaine des neurosciences comporte-
mentales. Les deux développements logiciels
majeurs du projet sont, d’une part, une librairie
de fonctions de traitement des signaux de

Domaine Image, Son, Interactivité /


F EI C Services & Usages
AAP Oseo
Partenaires PME : Sensitive Object

Image, Son et Interactivité 75


F REEDOM Restauration et l’amélioration
F il m s , RE s tau r at i o n
E t DOnné e s Man q uan tes de qualité des films,
et plus particulièrement sur :
- la restauration des défauts occultants,
- la restauration des défauts radiométriques,
la super-résolution.
Objectif Général
Domaine Image, Son, Interactivité /
Mettre au point des algorithmes Patrimoine numérique
rapides et aussi automatiques que Partenaires
Établissements publics : LTCI (Laboratoire
possible permettant une restauration Traitement et Communication de l’Information)
visuellement satisfaisante des défauts (75) / CMLA (Centre de Mathématiques
et de Leurs Applications) (94) / JLL
(en particulier lors de visionnages (Laboratoire Jacques-Louis Lions) (75)
à haute résolution). AAP ANR
Porteur ENST
Julie Delon, julie.delon@enst.fr
Objectif Sectoriel
tél. : 01 45 81 70 73
Préserver et valoriser le patrimoine cinémato-
graphique ou télévisuel.

Philosophie / Démarche Description / Étapes


Utiliser des outils mathématiques récents k Analyse et correction des phénomènes de
(méthodes variationnelles, méthodes a flicker local
contrario, carte topographique, théorie du k Estimation fiable du mouvement, même en
transport, décomposition géométrie-texture) présence de mouvements complexes. Détec-
pour obtenir des progrès significatifs dans le tion automatique de défauts instantanés ou
domaine. persistants. Décomposition texture/géométrie
d’une séquence d’images.
Enjeux k Restauration variationnelle d’artefacts fins.
Avec l’apparition du numérique, les techniques k Techniques d’inpainting adaptées aux films
de restauration de films et de vidéos se sont haute résolution et aux mouvements complexes.
très sensiblement améliorées; il est en effet k Superrésolution pour les films
possible, soit directement pour des séquences
de vidéo numérique ou après numérisation de Résultats / Livrables
la bande dans le cas de films traditionnels, Algorithmes de restauration rapides et aussi
d’utiliser des outils de retouche souvent effi- automatiques que possible, sous forme de
caces. Cependant, certains défauts résistent plugins dédiés aux logiciels classiques et/ou
encore aux méthodes automatiques et néces- spécialisés de traitement de films.
sitent une intervention humaine fastidieuse
et coûteuse. L’enjeu des recherches actuelles
est de repousser davantage les limites de
l’automatisation dans les deux phases de la
restauration numérique que sont la détection
des défauts et leur correction.

76 Image, Son et Interactivité


G eoRacing Offrir aux spectateurs un point
de vue personnalisable
d’une course sportive qui valorisera les événements
et aura un impact important pour tous les acteurs
qui y sont associés.
Objectif Général

- Équiper les sportifs avec des petits


boîtiers GPS / GSM.
- Suivre leur progression en temps
réel pendant la compétition.
- Maintenir une base de données
de positions géographiques. Domaine Image, Son, Interactivité
- Proposer des programmes AAP Oséo, ANR
Partenaires
de visualisation de ces données en 2D PME (au sens Européens) :
et en immersion géographique réaliste TRIMARAN SA, Levallois (92300) /
France / SPORT-TRACK, Pays-Bas
et en 3D temps réel, à destination Établissements publics :
des organisateurs, des équipes, GET/ENST, Paris, France
Porteur TRIMARAN
et des médias (TV, Internet et GSM).
Résumé Description / Étapes
Les grands événements sportifs dans le monde Le projet GeoRacing a été labellisé EUREKA
sont de plus en plus médiatisés : en avril 2006 sous le n° 3729.
k Les médias (TV, Internet, GSM...) cherchent Le projet GeoRacing comporte deux phases :
à diffuser des nouveaux types de contenus la première en 2006, la deuxième pour les
personnalisables à offrir à leurs clients. années 2007 et 2008
k Les compétitions sportives (organisateurs, Le projet est soutenu pour sa phase 1 en 2006
équipes et sponsors) demandent un suivi par OSEO-anvar.
temps réel de plus en plus précis d’un grand Le projet est soutenu pour sa phase 2 en
nombre de paramètres. 2007/2008 par l’ANR dans le cadre de l’ap-
k Le grand public est très demandeur d’infor- pel à projet RIAM 2006.
mations spécialisées et personnalisées.

GeoRacing est un projet audiovisuel et mul-


timédia qui associe aujourd’hui une PME
française (TRIMARAN) spécialisée en 3D, une
PME néerlandaise (SPORT-TRACK) dédiée au
tracking des sportifs, un laboratoire de recher-
che publique Français (l’E.N.S.T.) spécialisé
en télécommunications, et le soutien de l’ESA
(AGENCE SPATIALE EUROPEENNE) sur les
aspects de navigation par satellite.

Image, Son et Interactivité 77


Domaine : Image, Son, Interactivité
Domaine Image, Partenaires
G r aphanim AAP : Oseo
Son, Interactivité PME : Studio
PME  : Studio Brocéliande
AAP Oseo Brocéliande

Domaine : Image, Son, Interactivité


Domaine Image,
AAP : Oseo Partenaires Établissements
GYROVIZ Son, Interactivité
AAP ANR
PME :
PME  : Studio IXSEA
Brocéliande
Sofresud
publics : CEA
INRIA / SupMeca

H D3D IIO Doter le secteur de la création


et fabrication de contenus numériques,
de technologies évolutives, collaboratives,
et interopérables pour une efficacité et une sécurité
opérationnelle accrues.

Répondre aux besoins de la production Contenus Technologiques


Media Asset Management production :
de films VFX et animation mondiale Gestion et suivi de production / Problématiques
en croissance exponentielle du travail collaboratif / Représentations com-
munes des modèles d’organisation / Interopé-
(demande du public amplifiée rabilité des studios
par nouveaux usages). HD3D-IIO Capitalisation :
Réutilisation des contenus, indexation et
(Initiative pour une Industrie Ouverte) recherche
est un projet structurant du pôle de Formats d’échange :
Fluidité des échanges entre pairs et dans
Compétitivité cap digital, centré sur les chaînes de valeur des contenus / Cohérence
les contenus numériques multimédias. de la perception, continuité de la qualité
Clusters de rendu :
Calcul mutualisé et distribué, ordonnancement
et configuration sur demande
Objectif Sectoriel Sécurité :
k Adresser les nouveaux besoins des contenus Identification unique des contenus, sécurisation
numériques et de leurs chaînes de valeur. des échanges, traçabilité
k Accroître qualité et capacité de production, Gouvernance, plateformes, dissémination :
augmenter attractivité individuelle et collective. Modèles juridiques de propriété des dévelop-
k Faire émerger des masses critiques via des pements IIO / Aspects transversaux d’interface
collaborations inter-entreprises pour répondre et de représentation / Plateformes de conduite
à des projets lourds (inter)nationaux. de projet, de dissémination et d’administra-
tion des résultats

78 Image, Son et Interactivité


Philosophie / Démarche d’ingénierie ou de support ayant également
Une initiative sans précédent dans les secteurs des missions d’innovation.
des industries techniques, des effets spéciaux La fabrication d’un long-métrage 3D d’enver-
et de l’animation : k Dépassement des réflexes gure internationale (50 M€ pour la seule fabri-
concurrentiels. k Fertilisation des équipes à cation) représente au minimum 350 emplois
tous les niveaux (manager vers développeur). sur la durée d’une production (en moyenne
k Vision commune des enjeux. k Ouverture. 3 ans), soit au total l’équivalent de plus de
k Implication des laboratoires dans la norma- 250 000 jours – hommes d’activité salariée.
lisation. L’Île de- France peut par ce projet et grâce à la
coopération accrue entre ses studios, renforcer
Enjeux sa capacité à attirer de tels projets sur son
k Mutualiser et amplifier l’effort de recherche territoire. L’objectif symétrique est de motiver
et développement. k Adresser à la bonne les acteurs français de la production vers des
échelle les enjeux technologiques fondamentaux projets ambitieux en termes de créativité.
de la non-linéarité, du travail collaboratif et
des échanges. k Des principes, concepts, Description / Étapes
méthodes ou modèles et des moyens conçus k Etat de l’art
et éprouvés en commun, en synergie entre- k Analyse de la chaîne
prises-académiques. k Le moyen d’intégrer de fabrication/production
ceux-ci dans les dispositifs technologiques k Cahiers des charges
propres aux entreprises. k Prototypes
k Développements
Nouveaux Produits k Plateforme d’échanges
Services à Court/Moyen Terme
k Conception de nouveaux cursus de formation Résultats / Livrables
2008. k Un modèle de licence IIO pour le k API, briques logicielles, métadonnées
partage au sein du pôle et la dissémination. k Matériel tests et contrôle qualité
k Etats de l’art, bonnes pratiques & chartes
Principes Structurants k Bases de données, plateformes
La région Ile-de-France est un acteur d’enver- k Contribution à la normalisation
gure à l’échelle mondiale pour la création et
la fabrication des contenus numériques : 3e
producteur mondial en animation avec 90 % Domaine Image, Son, Interactivité
des studios français sur son territoire avec un AAP FCE
poids économique évalué à 1,4 MM €. Partenaires
Le projet HD3D-IIO doit permettre à la région Grandes Entreprises :
Île-de-France d’augmenter sa part de marché FRANCE TELECOM R&D (92) THALES (95)
sur la création et la fabrication de contenus PME (au sens Européens) :
ayant un potentiel de valorisation à l’échelle 2 MINUTES (75) / ATTITUDE STUDIO (93) / DUBOI
mondiale. HD3D-IIO dotera le secteur d’outils, (92) DURAN (92) / ECLAIR Laboratoires (93) / EESA -
de méthode et de moyen nouveaux, conçus École Européenne Supérieure d’Animation (94) / LTC
collectivement et interopérables. Il permettra (92) / MAC GUFF LIGNE (75) MIKROS IMAGE (92) /
d’augmenter significativement la capacité, TEAMTO (75)
l’efficacité, la fiabilité et la sécurité opération- Établissements publics :
nelle individuelle, collective et sectorielle. GET - INT – ARTEMIS (91) CICM MSH Paris Nord (93)
Les différents secteurs intervenant dans ENSLL - Ecole Nationale Supérieure Louis Lumière
la fabrication d’un film d’animation en 3D (93) / INREV - ATI Paris 8 (93) / L2TI Paris 13 (93)
emploient plusieurs milliers de techniciens Porteur HD3D SAS
sur le territoire francilien. Les PME initiatrices info@hd3d.fr
du projet emploient à elles seules plus de 50
ingénieurs R&D sans compter les personnels

Image, Son et Interactivité 79


Témoignage
Jean-Noël Portugal HD3D IIO

Jean-Noël Portugal, président du consortium HD3D


depuis mars 2007, témoigne de l’apport
de cap digital dans la transformation des mentalités
et usages de la profession. Mais il recommande
aussi qu’à l’avenir, le pôle prenne en charge le suivi
des projets après leur labellisation et mutualise
à travers un Think-tank
ISoutenu par un consultant de cap digital lors
les enseignements acquis
de sa formalisation, le projet HD3D-IIO a été
labellisé en juin 2006. Il réunit aujourd’hui par les gouvernances
17 partenaires engagés dans le développement des différents projets.
d’une plateforme commune d’outils interopérables.
Ce dispositif sans précédent doit permettre,
à terme, aux acteurs français de la création
d’effets spéciaux (VFX) de répondre
aux besoins de la production mondiale de fiction
et d’animation cinématographiques.

Quel a été l’apport du pôle


pour les partenaires du projet
HD3D ?
Le pôle a créé une agora. Dans ce lieu,
tous les acteurs VFX qui entretenaient
jusque-là des relations de concurrents
se sont mis instantanément, et pour la
première fois, à construire une vision
stratégique commune de notre industrie.
Le pôle les a littéralement amenés à
imaginer des solutions et des approches
qu’ils n’auraient pas pu concevoir
autrement.

80 Image, Son et Interactivité


Quelle est la clé de ce bon
fonctionnement ?
A quel point d’accord sont-ils Les clés de cette réussite sont l’énergie
parvenus ? et le goodwill. On le constate à tous les
niveaux et jusqu’à la qualité des comités
Dans notre industrie, la mutualisa- de direction. Le pôle a permis d’opérer
tion des compétences est devenue une vraie transformation des mentalités
incontournable, ne serait-ce que pour bien que des freins subsistent. Il faut
garantir la rentabilité de chacun. L’in- que chacun des partenaires veille à
telligence du projet HD3D, c’est d’avoir conserver cet équilibre.
su identifier le capital logiciel qui, une
fois mutualisé, représentait un bénéfice
bien supérieur au capital technologique Quelles sont les conditions
de chacun des partenaires, autrement
dit leurs algorithmes « maison ».
du succès de HD3D ?
Dès lors que la question du prix de
Le succès du projet HD3D réside dans
revient l’emporte sur les atouts propres
sa pérennité, au-delà du programme
des sociétés, elles préfèrent devenir
de trois ans établi dans le cadre de
multipropriétaires. L’une des caracté-
cap digital. L’interopérabilité doit être
ristiques du projet c’est cet équilibre,
conservée au-delà. Pour l’instant, nous
cette tension entre la mutualisation
construisons un socle. Le Génie logiciel
des compétences et la conservation des
à mettre en œuvre est complexe, nous
identités de chaque studio.
sommes dans le contexte des méthodes
dites agiles ; il s’agit d’Xtreme pro-
Comment s’est mise en place gramming. D’autre part, la composante
leur stratégie commune ? FTTH, cruciale pour des sociétés à très
gros débit comme les nôtres, n’est pas
encore opérationnelle en France. C’est
HD3D, c’est la moitié des acteurs
déjà une réalité à Londres, par exemple,
d’une industrie qui se sont engagés
chez Sohonet, un cluster de notre
à travailler ensemble. Chaque parte-
industrie qui a déjà pris une avance de
naire est entré dans le projet avec son
plusieurs années.
actionnariat spécifique, avec sa culture
et ses intérêts propres, ses stratégies
industrielles mises en place depuis
longtemps, la logique de groupe pour
Quinta, la logique de métier pour Jacques
Bled (Mc Guff) dont l’objectif est de
faire des films avant tout. Ils ont mis
en commun leurs R&D en créant une
société commune.
Au début, les directeurs de R&D étaient
très réticents ; on leur demandait de col-
laborer avec leurs concurrents directs !
Mais après quelques mois, leurs rela-
tions ont changé. Les techniciens des
différents studios se voient aujourd’hui
trois fois par semaine, Mikros Image et
Duran Dubois, par exemple.

Image, Son et Interactivité 81


Quelle est votre ligne D’après vous, comment
de conduite dans la gestion devrait évoluer le pôle ?
du projet ? Il faut impérativement que cap digital
ajoute, en plus de la R&D et du finan-
Je suis partisan d’un pragmatisme
cement, trois composantes clé dans la
absolu. Je concentre mon énergie et
définition des projets.
celle de la chef de projet sur la gestion
Il faut d’abord intégrer une veille
du risque lié à la dimension du consor-
économique et juridique. Seconde
tium et à son périmètre. Concrètement,
composante indispensable dans notre
il s’agit de sécuriser au plus tôt une
industrie, le design. Cette compétence
première sous-partie du projet, puis
invariablement absente fait pourtant
on sécurisera les livrables. Il faut qu’à
l’objet de solides formations en France,
tout moment ce qu’on est en train de
aux Gobelins ou à l’ENSCI. Aux Etats-
construire soit jointif. Nous ne sommes
Unis, il est aujourd’hui impensable de
pas dans le processus de construction
faire l’impasse sur le design d’interac-
de l’architecture gothique qui ne tient
tions au démarrage d’un projet, car sans
qu’à la toute fin de sa construction.
designer, pas de vision, et surtout, pas
« d’utilisabilité » en phase finale.
La troisième composante à intégrer,
c’est le suivi des projets, une fois
labellisés et dotés de financements. La
meilleure forme que pourrait prendre
cet accompagnement intégrant l’exploi-
tation immédiate des enseignements,
c’est le Think tank. Chacun des porteurs
de projet et chacun de ses partenaires
devrait s’engager à y participer dès la
signature du cahier des charges.

82 Image, Son et Interactivité


HF en Hau te Concevoir, développer et produire
des liaisons HF HD nécessaires
Définition à la captation dans le domaine
audiovisuel. Ceci afin de disposer d’un parc de liaisons
suffisant pour répondre à des appels d’offre de couverture
audiovisuelle d’événements internationaux majeurs.
Objectif Général Philosophie / Démarche
La SFP s’est associé à un partenaire Suisse
Relever 2 défis majeurs : Livetools suffisamment réactif pour s’adapter
- La numérisation complète aux contraintes et aux problématiques ren-
contrées. Les Liaisons HF ont ainsi évolué en
des liaisons HF de reportage commun.Seule la partie R&D a été conservée
dans un contexte en Suisse, le matériel étant désormais fabriqué
dans une Société Française.
ou la ressource fréquentielle
est aujourd’hui une denrée rare. Enjeux
L’objectif du projet est de maintenir et déve-
- La transmission en Haute lopper les parts de marchés de la SFP dans les
Définition rendue possible grands événements internationaux.

par le développement Description / Étapes :


exponentiel de la HD dans le k Migration des liaisons HF de l’analogique
vers le numérique.
monde de la vidéo broadcast. k Migration de la définition standard (SD)
à la Haute Définition(SD)

Résultats / Livrables
Objectif Sectoriel
k Fin 2005 captations moyennes en Numérique.
Ce projet s’inscrit dans les projets coopératifs
k Tour de France Cycliste 2006 totalement
liés à la haute et très haute définition en terme
Numérique. k Octobre 2006 course cycliste
de captation, de traitement et de diffusion à
Paris-Tours en HD. k Tour de France 2007 en
la croisée de l’audiovisuel et des technologies
HD. k Jeux Olympiques 2008 de Pékin en HD.
numériques et télécoms.

Contenus Technologiques Domaine Image, Porteur SFP


k La numérisation doit s’appuyer sur une Son, Interactivité Bernard Chaussegros,
modulation plus robuste que le COFDM AAP CNC / RIAM Jean-Michel Fadeuil,
(Coded Orthogonal Frequency Division Multi- Partenaires Rudy Dendleux,
plexing)) actuel. PME (au sens michel.fadeuil@sfp.fr
k La norme DVB-T (Digital Vidéo Broadcast Européens) : tél. : 01 43 46 84 39
Terrestrial) qui utilise cette modulation n’est SFP / Livetools
pas adaptée à des dispositifs ou les émetteurs technology / Vitem
et récepteurs sont mobiles. Dems
k La migration de la SD vers la HD s’appuiera
sur les compressions MPEG2 et plus tard
MPEG4.

Image, Son et Interactivité 83


H igh -Fidelity Image-Ba sed
Modeling an d Render ing
Développer des logiciels perfectionnés de modélisation
3D à partir d’images, ce qui fera des appareils photos
et des caméras grand public des capteurs 3D flexibles,
précis et peu coûteux.
Contenus Technologiques
Concretely, we will focus on high-fidelity
Objectif Général image-based modeling and 3D shape and
Il existe un besoin grandissant appearance matching. We will focus on the
following three problems :
de « contenu » tri-dimensionnel (3D) 1/ Core image-based modeling. We propose a
novel approach to calibrated multi-view, wide-
dans le domaine des loisirs,
baseline stereopsis, as a core technology for
de l’ingénierie et de la science. image-based modeling.
2/ Physical and statistical shape models.
Concrètement, nous axerons We propose to construct realistic physical
notre recherche, menée en vision and statistical models of object shape and
appearance and to integrate them as priors
par ordinateur, sur la modélisation into the image-based modeling and rendering
et le rendu 3D de haute précision process.
3/ Advanced image-based rendering. We
à partir d’images, et nous proposerons focus on the efficient and realistic rendering
des applications des technologies of image-based models integrated inside clas-
sical geometrical scenes, including lighting,
développées dans le cadre shadowing and re-lighting effects.
de ce projet à la post-production
Philosophie / Démarche / Enjeux
cinématographique, aux effets We believe that the emergence of consumer-
spéciaux et à la conservation grade digital cameras that match (and may
soon exceed) the resolution and image quality
de l’héritage culturel, par le biais of argentic ones is a tremendous opportunity
de collaborations avec des partenaires to develop advanced image-based modeling
and analysis software that will turn these
extérieurs. cameras into flexible, affordable and accurate
3D sensors, and allow the widespread acquisi-
Domaine tion and use of 3D content in engineering and
Image, Son, scientific applications. We propose computer
Interactivité vision and computer graphics research that
AAP ANR will enable the development of this software.
Porteur CERTIS

84 Image, Son et Interactivité


I-Co ntact i-Contact (nom commercial : Kizoa)
est un cadre photo numérique
communicant principalement destiné aux Seniors qui est associé
à une plateforme de partage photo de nouvelle génération.
Objectif Général

On fait 5 fois plus de photos avec un appareil photo numérique


qu’avec un appareil argentique. Cela veut dire qu’un utilisateur
de numérique fait en moyenne 1000 photos par an.
Or, ces photos restent la plupart du temps dans l’ordinateur
ou sur des cartes mémoires, sans êtres vues. Il faut donc
de nouveaux objets et de nouveaux services pour que les gens
puissent profiter de leurs nombreuses photos numériques.
Objectif Sectoriel Nouveaux Produits/Services
k Participer à la création de nouveaux objects à Court/Moyen Terme
dédiés et communicants qui peuvent se k Version Wifi de notre cadre destinée à une
supplanter au PC dans la vie quotidienne. clientèle plus technophile. k Version GSM de
k Travailler au développement d’applications notre cadre permettant à l’objet de fonctionner
en ligne. de n’importe où dans la maison. k Version non
communicante de notre cadre. k Services de
Contenus Technologiques tirage et de vente de livres-albums via notre
Maîtrise des nouveaux processeurs embarqués plateforme web.
de type ARM. / Linux embarqué / Flash Lite 3
(premier terminal au monde à recevoir la nou- Principes Structurants
velle version de Flash Lite, produit d’Adobe Notre projet consiste à créer un opérateur de
pour le monde embarqué) / Flash / Flex / services.
Java  / Framework java
Description / Étapes
Philosophie / Démarche k Lancement de la version Bêta de notre plate -
k Intégrer dès la conception de nos produits et forme web le 3 octobre 2007
services les problématiques des utilisateurs que k Lancement de comptes payants et d’une
nous testons dans des groupes de focus. k Pro- offre de tirages via notre plateforme web
poser des produits et services à fort contenu début novembre
technologique sans parler de technologie. k Lancement de notre cadre début 2008

Enjeux Résultats / Livrables


k Créer les outils simples qui permettront aux k Plateforme pilote d’ores et déjà en ligne
gens de voir les milliers de photos numériques k 30 cadres prototypes réalisés
qu’ils font chaque année. k Sortir les photos du k Pré-série industrielle début octobre
disque de l’ordinateur et de la carte mémoire. k Lancement industriel début novembre
k Créer des interfaces simples qui permettent
aux gens d’exploiter pleinement les possibilités Domaine Image, AAP Oséo
de la photographie numérique. Son, Interactivité Porteur PIXVISIO

Image, Son et Interactivité 85


Immerson Mettre au point et valider une méthode
de contrôle de la qualité du rendu
sonore dans les équipements nomades et l’exploiter
pour optimiser une chaîne de traitement audio complète.

Objectif Général Contenus Technologiques


Le projet se propose d’étudier l’attente quali-
Le projet se rattache à la thématique
tative du rendu sonore des effets audio dans
transversale « son et musique ». les applications les plus courantes (écoute de
flux multimédia et jeux), et d’en faire le lien
Dans cette thématique, la maîtrise avec des éléments techniques tangibles:
de l’espace sonore constitue k Eléments caractéristiques de la chaîne audio
complète: convertisseur, amplificateur et trans-
un point important dans ducteur. k Fonctionnalités nécessaires des
des contextes multimédias modules d’effets. k Méthode de compensation
des dégradations. k Structure et contrôle de ces
ainsi que pour l’écoute musicale. modules. k Méthode de certification

Domaine Image, Son, Interactivité La méthode certification permet non seule-


AAP ANR ment de définir les niveaux acceptables de
Partenaires qualité, mais également de comparer des
PME : Arkamys (75) technologies concurrentes.
Établissements publics : La méthode de contrôle de qualité sera validée
CICM MSH Paris Nord (93) sur la plateforme Nomadik de ST, référence
Porteur ST Microelectronics (92) industrielle dans le domaine du multimédia
Ivan Bourmeyster embarqué.
ivan.bourmeyster@st.com.
tél. : 01 58 07 78 32 Philosophie / Démarche
Le projet consiste en premier lieu à définir
ce qu’est la qualité du rendu sonore dans un
Objectif Sectoriel équipement nomade. La démarche proposée
Le projet se rattache également à la thématique consiste à baser l’étude sur une compréhen-
du jeu vidéo en mobilité, où la qualité du sion des usages actuels d’écoute de flux mul-
son augmente considérablement le caractère timédia, afin de hiérarchiser les critères de
immersif et réaliste du jeu. qualité. On s’intéressera aux usages relatifs à
Visant l’immersion sonore dans le contexte la musique, à la vidéo et aux jeux dans diffé-
interactif de l’utilisation d’un mobile, le projet rents contextes selon le contenu, le système
peut se rattacher également à la thématique d’écoute, et l’environnement d’écoute.
de la réalité virtuelle ou augmentée, qui vise Par ailleurs, la démarche consiste à analyser
l’immersion perceptuelle. quelles sont les contraintes techniques tout
au long de la chaîne de restitution : formatage
du contenu, transmission/réception, post-trai-
tements et restitution.

86 Image, Son et Interactivité


Ces deux études permettront de spécifier les
modules d’effets ou de compensation à implé-
menter dans les équipements nomades : identi-
fication des fonctionnalités de ces modules et
de leurs caractéristiques. On abordera notam-
ment les aspects liés au contrôle de dynamique,
de bruit, de réponse fréquentielle, et de spa-
tialisation. Ces modules seront implémentés
et intégrés au sein d’une maquette basée sur
le composant Nomadik.

Enjeux Principes Structurants


L’audio dans les équipements mobiles a de Le principal verrou à lever consiste à identifier
nombreuses contraintes: puissance de calcul, pour les usages actuels, l’impact de chaque
acoustique sont des limitations évidentes. élément de la chaîne de restitution sur la qua-
Les effets audio résultent de combinaisons lité, afin d’en déduire où agir plus efficacement
de nombreux modules, et articulés au travers dans le but de garantir un rendu sonore opti-
d’interfaces standard ou standard de fait tels mal. Une condition nécessaire est de réunir
que Symbian/S60 ou Java/JSR234. Cepen- l’ensemble des compétences maîtrisant à la
dant seule l’interopérabilité entre l’applica- fois les usages et les critères esthétiques, les
tion et le middleware est spécifiée au travers solutions de traitement audio, et l’intégration
de ces interfaces, et aucune recommandation système sur composant multimédia à destina-
relative à la qualité de service (ni même à tion des fabricants d’équipement nomades.
la présence de tel ou tel effet) n’est requise.
Ces aspects sont, potentiellement sous le Description / Étapes
contrôle des opérateurs, laissés à la discrétion Le projet se découpe en quatre grandes étapes
des fabricants de mobile, des fournisseurs de qui ne sont pas toutes successives.
plates-formes, et de leurs fournisseurs de
solutions. Ainsi, aucun consensus établi et La première étape est relative à l’état de l’art
a fortiori aucune norme couvrant ces aspects et à la définition des usages :
n’existe aujourd’hui. k État de l’art
k Analyse des usages
Nouveaux Produits/Services k Identification des contraintes techniques
à Court/Moyen Terme
Les deux études principales menées au cours La seconde étape est consacrée à l’élaboration
du projet conduisent à d’établissement d’un d’un environnement de validation :
protocole de tests perceptifs permettant de k Rédaction des protocoles de test
qualifier le rendu sonore. Ce protocole sera k Réalisation des environnements de validation
déroulé en utilisant la maquette sur un très
grand nombre d’utilisateurs. La troisième étape met en œuvre les tests en
La synthèse des résultats de ces tests per- grandeur réelle :
mettra de déduire une méthode de certifica- k Tests en grandeur réelle
tion adaptée aux contraintes de productivité k Dépouillement
industrielles. Les méthodes objectives seront
clairement privilégiées par rapport aux méthodes La dernière étape est consacrée au plan de
subjectives. certification :
k Rédaction du plan de certification
k Validation du plan de certification

Image, Son et Interactivité 87


Résultats / Livrables Les environnements de test développés ne
k Un document décrivant l’état de l’art des sont pas des livraisons du projet. Ce sont des
techniques de mesure de la qualité audio. outils qui font l’objet de livraisons intermédiaires
k Un document d’étude des usages sur les internes. Notamment, le code développé dans
équipements nomades centré sur l’écoute de le cadre de ce projet de sera pas public. Ce
flux multimedia et sur les jeux projet se fixe également pour objectif la publi-
k Un document décrivant les protocoles de cation dans des revues scientifiques telle que
test proposés ainsi que les l’environnement le journal de l’AES, ainsi que des communica-
de test nécessaire a leur réalisation tions dans des conférences spécialisées : DAFX,
k Un document de rapport de test SMC (conférences européennes), 3GSM. Les
k Un plan de certification de la qualité audio participants au projet étant impliqué dans
d’un équipement nomade. des groupes de standardisation (3GPP/SA4),
le projet pourra potentiellement donner lieu
à une action à ce niveau. Le projet pourra
également donner lieu au dépôt de brevets.

Le son en Haute
R ésolution Spatiale Domaine Image,

pour la T VHD Son, Interactivité


AAP cap digital
Partenaires
et le home cinema PME : Trinnov Audio

88 Image, Son et Interactivité


Martin Créer un ensemble produit / plateforme /
(Ra dio I P Martin ) services qui permette de mettre
dans la maison des objets capables
de recevoir des flux d’informations et des données
provenant notamment d’un serveur distant. Cette interaction
avec internet ou toute forme de stockage de contenus,
associée à une forte interactivité, permet de rendre ces objets
connectés intelligents et évolutifs.
proposés par/à cette gamme de produit, grâce
Objectif Général
à l’ajout de nouvelles solutions technologiques
Baracoda et ses partenaires font et à l’émergence de nouveaux protocoles de
communication sans fils
le pari de produits sans fils multimédias, k Développement d’un écosystème partenaire
convergents et intelligents autour de cette solution intégrant la participa-
tion de « content providers », de manufactu-
(Home Networking). L’enjeu réside riers et d’opérateurs
dans le développement et la maîtrise k Recherches et intégration de marchés
« parallèles » basés sur l’utilisation conjointe
des solutions technologiques (ou séparée) des éléments constituants la
de l’information et de la communication solution Radio IP Martin

permettant d’offrir simultanément (1) Contenus Technologiques


l’interopérabilité et l’interactivité La solution technologique est composée de
plusieurs éléments :
des produits technologiques(2) k Des produits électroniques variés connectés
la réception de contenus et de services à Internet, innovants ou communs.
k Des protocoles de communication per-
à valeur forte ajoutée (3) l’innovation mettant l’interaction des produits avec une
de situation. plateforme dédiée, ayant vocation à devenir
un standard et indépendants d’une forme de
connectivité quelconque.
Genèse d’un projet prometteur soutenu par
k Des interfaces web de personnalisation et
France Telecom Baracoda a développé une
de gestion des contenus / services pour tous
solution radio IP en partenariat avec France
les intervenants.
Telecom, au sein du Livebox Lab, son « incu-
k Une architecture modulaire, orientée ser-
bateur » de produits et de services inauguré
veur permettant l’agrégation et la distribution
en Juillet 2006.
de contenus et de services hétérogènes, la
gestion des droits d’accès, le management
Objectif Sectoriel
simultané des produits connectés et des ser-
Les objectifs sectoriels de ce projet sont nom-
vices offerts ou la mise à jour des produits
breux pour tous les acteurs impliqués :
connectés.
k Développement d’une gamme de produits
connectés (totalement innovants ou basés sur
des produits quotidiens existants)
k Développement de services innovants

Image, Son et Interactivité 89


Domaine Image, Son, Interactivité Principes Structurants
AAP Oséo Les principes structurants de ce projet sont
Partenaires l’ouverture et la convergence :
Grandes Entreprises : Orange - France Telecom / NEXT- k L’ouverture des technologies utilisées, tant
HOME & DEVICE techniquement que commercialement afin
PME (au sens Européens) : Baracoda d’élargir au maximum le champ des possibilités
Porteur BARACODA multiproduits + multiservices autour d’une
Thomas Serval, thomas.serval@baracoda.com seule et même architecture de plateforme.
tél. : 01 30 08 89 00 k La convergence des produits de nature
différentes mais interconnectables grâce à
Philosophie / Démarche une standardisation des moyens de commu-
La promesse du concept Martin réside dans les nications, à une unique plateforme de ges-
constats suivants : tion et l’utilisation d’interfaces ergonomiques
k Une forte émergence de contenus et de services simples et adaptées à chaque typologie de
sur Internet, notamment autour de l’audio. produit.
k Une lente mutation du média radio, a contrario
des autres média (TV, Internet, presse, etc). Description / Étapes
k Une forte demande des produits électroniques Le projet a consisté en plusieurs phases sur
connectés en matière de convergence, de le développement de démonstrateurs produits
mobilité, de personnalisation des contenus et capables de porter le projet techniquement et
d’interactivité. commercialement :
Etape 1 : Premiers prototypes des produits des-
Enjeux tiné à faire des essais de validation techniques
L’ensemble des partenaires impliqués s’inté- Etape 2 : Prototype produits avec éléments
ressant aux opportunités offertes par la solu- mécaniques définitifs dont 30 unités livrées à
tion développée. Les enjeux affichés de ces France Telecom R&D. Ce lot a permis de faire
collaborations sont de proposer de nouveaux des essais avec des utilisateurs sélectionnés
services via l’élaboration de modèles écono- ainsi que des tests terrains.
miques innovants, d’intégrer et de proposer Etape 3 : Produits industrialisable et lance-
des contenus inédits, de créer de nouveaux ment d’une expérimentation commerciale avec
usages de consommation, et de proposer des Orange sur 13 agences en France. Un premier
produits offrants des fonctionnalités techniques produit industriel fiable répondant à des carac-
et ergonomiques inédites. Bien en tendu téristiques techniques et d’usages attendues
une ambition forte existe de créer des par un marché identifié a été réalisé.
synergies commerciales autour de cette Aujourd’hui le produit est commercialisé sur
solution pour rapprocher plusieurs acteurs : toutes les agences du Groupe France Telecom
produits – contenus – services. et plusieurs nouvelles interfaces. Le dévelop-
pement de la plateforme a été effectué en
Nouveaux Produits/Services à Court/ parallèle de ces démonstrateurs.
Moyen Terme
Grace aux partenaires engagés, la solution Résultats / Livrables
développée est sur le point d’accueillir : Du point de vue des livrables concrets issus de
k Plusieurs produits dédiés issus de manufac- ce projet, nous pouvons citer notamment :
turiers différents utilisant tous les protocoles k 2 Brevets internationaux k Prototypes fonc-
concernés et la plateforme tionnels à FT R&D k Des produits commercia-
k Des interfaces compatibles pour plusieurs lisés (suite à un appel d’offre)
types de produits dont les mobiles, les télévi- Coté entreprises, les résultats de ce projet
seurs, les tablettes communicantes consistent en :
k Intégration de plusieurs services innovants k Une activité commerciale grandissante sur
de manipulation des contenus (illimités, à la plusieurs territoires k Des partenariats forts
demande, sur abonnement…) avec de grands industriels

90 Image, Son et Interactivité


MEDIEVALS Marquage et embrouillage pour
la diffusion et les échanges vidéos
et audio légalisés et sécurisés. Proposer une technique
de protection globale du flux multimédia, sûre d’un bout
à l’autre de la chaîne de transmission et permettant
de tracer l’information véhiculée et d’en transmettre les droits
de propriété. Pour ce faire, une technique originale
et propriétaire de chiffrement sélectif est associée
à des solutions de tatouage Les avantages de la solution proposée par rapport
pour des contenus aux systèmes classiques d’embrouillage-tatouage
sont multiples. En effet, du coté client, les opéra-
multimédia pouvant aussi tions de déchiffrement et l’insertion de la marque
se font de manière complètement inséparable.
bien être audio que vidéo. Ainsi, à aucun moment, on ne peut avoir accès au
contenu exclusivement désembrouillé. De plus,
Objectif Général toute la partie complexe de la détermination et
l’insertion de la marque est effectuée au niveau
Développer une technique serveur et sur une partie minime du fichier. Ainsi,
de sécurisation globale des flux la production du contenu audiovisuel tatoué lors
du désembrouillage se fait par de simples opé-
numériques, associant rations de remplacement nécessitant très peu de
de manière inséparable ressources du côté client. Enfin, le chiffrement
et le tatouage sélectifs permettraient de ne per-
le tatouage et le chiffrement sonnaliser qu’une partie minime des contenus.
sélectif. Exploiter les réseaux La plus grande partie des fichiers serait alors
commune à tous les utilisateurs, permettant ainsi
de super distribution de distribuer les parties volumineuses du contenu
pour la diffusion des contenus via des réseaux de super-distribution plus connus
sous le nom de distribution Pair-à-pair (Peer-to-
volumineux. peer).

Domaine Image, Son, Interactivité Objectif Sectoriel


AAP ANR k Minimiser la complexité du tatouage et du
Partenaires désembrouillage au niveau des terminaux clients.
Grandes Entreprises : Thomson (35) k Concevoir des codes anti-collusion plus courts,
PME (au sens Européens) : Medialive (92) / implanté par des techniques de tatouage performantes.
Amossys (35)
Établissements publics : INRIA (78)
GET/INT/ARTMEIS (75) / LSS-CNRS/
Supelec/Université Paris XI (91)
Porteur Medialive
octavian.folea@medialive.com
tél. : 01 76 69 16 20

Image, Son et Interactivité 91


Contenus Technologiques La résistance de la solution à ces différentes
Ce projet a comme ambition de fournir à attaques sera alors évaluée, voire quantifiée,
l’industrie audiovisuelle une solution, dans de manière objective. Afin de déterminer en
le respect des contraintes de normalisatin quelque sorte la viabilité de la solution proposée
(innovation méthodologique et mise en œuvre compte tenu des usages.
logicielle), de protection de bout-en‑bout du
contenu numérique (chiffrement sélectif, Enjeux
tatouage/fingerprinting), tout en prenant en A l’ère du numérique, l’information devient la
compte la contrainte transactionnelle (i.e. richesse la plus convoitée, objet d’une guerre
personnalisée en fonction de l’utilisateur stratégique. Selon le rapport de l’International
final). Intellectual Property Alliance (2006), les
copies illicites de DVD sont 300 % fois plus
Philosophie / Démarche lucratives que le trafic traditionnel de l’héroïne !
Plusieurs défis, détaillés dans les objectifs, Sécuriser les contenus numériques devient
devront être relevés dans le cadre de ce alors un enjeu économique majeur qui n’in-
projet. téresse pas seulement les producteurs de
Les problématiques inhérentes au tatouage contenus mais aussi tout opérateur de ser-
consisteront, dans un premier temps, à générer vices connexes, tels que la récente explosion
une marque associée à chaque transaction de services VoD ou de téléchargement de
commerciale d’acquisition de droits, qui devra musique, sonneries, logos.
être robuste aux tentatives de modification ou
de suppression. Nouveaux Produits/
On étudiera les différentes possibilités d’in- Services à Court/Moyen Terme
sertion de cette marque (méthodes additives, En termes économiques, ce projet permettra
par substitution…) en fonction du type d’in- de déterminer des conditions optimales pour
formation (audio, vidéo, image) et du niveau une technologie transparente pour l’utili-
auquel elle est insérée (domaine compressé sateur finale de protection bout–à‑bout des
ou non). séquences vidéo lors de leur distribution dans
Un intérêt particulier sera porté à l’étude de des réseaux non sécurisés. L’étude technique
la robustesse des solutions proposées afin sous-jacente et les expérimentations seront
de trouver des optimisations conjointes de une source d’informations pertinentes pour :
la technique d’embrouillage et du tatouage. k mettre en œuvre et lancer rapidement
Pour ce faire, on adaptera la technique de (12 moins après la fin du projet) sur le marché
chiffrement sélectif à celle du tatouage, un service VOD avec la sécurité de contenu
et vice versa, afin d’ajuster les compromis assurée ;
éventuels entre les performances du tatouage k développer des solutions logicielles profes-
(robustesse, capacité, invisibilité), et celles sionnelles nécessaires à la fourniture de ce
du chiffrement sélectif (robustesse, taille de nouveau service.
l’information complémentaire, complexité).
Principes Structurants
Les différents scénarios d’attaques possibles Les verrous technologiques du projet naissent
seront envisagés : on peut citer par exemple de la rencontre de deux compétences : la pro-
les collusions d’utilisateurs, l’estimation tection de copie de contenus multimédia et
aveugle de signature par des méthodes d’ana- leur distribution massive sur Internet.
lyse statistique, ou encore l’application des L’histoire de la protection de copie (en anglais
techniques de correction d’erreurs de trans- DRM Digital Right Management) a commencé
mission reposant sur des modèles de vidéos avec le standard DVD et ses extensions. Il
(ou audio), les problèmes de synchronisation s’agissait de construire des moyens techniques
temporelles, et de paramètres psycho auditifs de contrôle pour que les droits d’usage d’un
ou visuels… film sur support optique soient effectivement
respectés par l’utilisateur. Ces droits d’usage

92 Image, Son et Interactivité


sont cédés par l’ayant droit. Ils définissent les sant ainsi le spectre d’un monde dominé par
modes de consommation du contenu autorisé un format propriétaire. Par sécurité, on com-
pour l’utilisateur. En revanche, l’utilisateur prend ici la possibilité d’empêcher (par une
veut exercer des exceptions à ces droits, technique de chiffrement sélectif) un utilisa-
notamment la copie privée (faire une copie de teur non‑autorisé d’accéder au contenu, de
sauvegarde des contenus dûment achetés). certifier à tout moment qui est le propriétaire
De nos jours, les modes de consommation se intellectuel du contenu (tatouage) et d’en
sont largement multipliés (location limitée dans assurer la traçabilité (fingerprinting).
le temps, limitée dans le nombre de vision- Comme tout projet industriel, MEDIEVALS
nage, transfert sur des appareils mobiles…). vise à avoir des contributions sur trois volets
Les systèmes de protection de copie sont de distincts : industriel/économique, scientifique
plus en plus compliqués et restrictifs. Ceci et normalisation.
les rend très impopulaires. D’un autre côté,
les canaux de distributions sont aussi beau- Les retombées scientifiques attendues
coup plus nombreux grâce à la convergence du projet sont de trois natures.
du monde informatique et de l’électronique k Le développement d’un nouvel ensemble
grand public. Là encore, les plateformes de de techniques de tatouage audio/vidéo per-
protection de copie classiques ne sont pas mettant d’identifier le droit d’auteur sur des
adaptés à ces canaux. contenus véhiculés sur des réseaux hétérogènes
Deux idées émergent pour rendre les systèmes (fixes/mobiles, à taux variable…), qui peuvent
DRM plus conviviaux. La première est d’uti- subir des attaques variées et dynamiques
liser une technique de tatouage pour enfouir (compression, StirMark – le simulateur des
dans chaque contenu les droits d’usage. effets de capture dans une salle de cinéma) et
Ceci est réalisé dans le contenu en clair, qui ont une durée de vie assez longue (minimum
indépendamment du DRM utilisé. Ainsi, on trois à cinq ans).
peut passer ces contenus d’une plateforme à k Le déploiement d’un cœur méthodologique
l’autre, le contenu et son droit d’usage sont de fingerprinting audio/vidéo
extrêmement liés et « voyagent » ensemble. k La mise en œuvre d’une synergie réelle
La seconde est de tracer l’usage du contenu entre le chiffrement sélectif, le tatouage et
plutôt que de le restreindre. L’ayant droit vend le fingerprinting.
une copie du contenu, en clair (le fichier est Les retombées scientifiques de ce projet
chiffré lors de la transaction, mais l’utilisa- feront, dans le respect de la propriété intellec-
teur s’acquitte des droits pour le déchiffrer tuelle, l’objet de publications dans des revues
une fois télécharger), ou chiffré par un DRM. spécialisées, dans des actes des conférences
Cette copie est en fait personnalisée : une internationales et des dépôts de brevets.
technique de tatouage enfouie le numéro de Dans le consortium MEDIEVALS, deux parte-
transaction dans le contenu. Ainsi, si l’ayant naires ont déjà une forte expertise au niveau
droit retrouve cette copie sur un site pirate, des normes multimédias.
il saura retrouver l’utilisateur malhonnête qui Le Département ARTEMIS de l’INT contribue
l’a postée. Le traçage de contenu est donc un depuis 10 ans aux instances internationales de
élément dissuasif qui invite les utilisateurs à normalisation (ISO/IEC/JTC1/SC29/WG11),
ne pas redistribuer les contenus. représente la France au SC29 et contribue
aux développements des standards MPEG-4,
Impact et Retombées MPEG-7 et MPEG-21. ARTEMIS a évalué
Ce projet permettra de valider et de proposer les propositions techniques, a apporté des
à l’industrie audiovisuelle (et au-delà à toutes solutions techniques originales actuellement
les entreprises dont le secteur d’activité retenues dans ces normes. Sur le plan scien-
repose sur l’image et/ou le son) un paradigme tifique, ARTEMIS dispose actuellement de
ouvert (aux conditions d’accès raisonnables diverses technologies de compression, d’ana-
et non discriminatoires) pour la dissémination lyse et de tatouage des documents vidéos. À
sécurisée des œuvres audiovisuelles, repous- noter qu’ARTEMIS assure la liaison officielle

Image, Son et Interactivité 93


entre le SC29 et le CEN (Comité Européen de chiffrement sélectif sélectionnée pour être
de Normalisation) et joue un rôle actif autant utilisé dans ce projet a été tester et valider par
qu’expert AFNOR. des experts d’envergeure internationale.
Dans le cadre du projet MEDIEVALS, ARTE- Bien que les efforts soient focalisés sur le
MIS (au nom du consortium) aura à créer la groupe de normalisation MPEG, d’autres
synergie normalisation – recherche indus- forums techniques sont envisageables, en
trielle dans une double démarche : fonction des opportunités économiques.
k déployer les standards dans les applications
ciblées par le projet, Au-delà de l’intérêt scientifique et de l’ouver-
k promouvoir au sein de la norme de nouvelles ture de nouveaux axes de recherche, ce
technologies répondant aux besoins des projet permettra aux partenaires industriels
industriels du consortium (Medialive, Thomson, d’enrichir leurs produits et de compléter leurs
Amossys) et en assurant l’interopérabilité de offres commerciales. En effet, le prototype
la technologie MEDIEVALS. livré à l’issu de ce projet a pour vocation de
donner lieu à un produit industriel dans un
La société Medialive participe activement aux délai raisonnable suivant la livraison finale.
travaux de normalisation du multimédia dans Ce produit répondra aux besoins du marché,
le cadre des instances nationales et interna- liés à la protection des droits d’auteurs et
tionales, étant particulièrement impliquée la dissuasion des fraudeurs. Les utilisateurs
dans les groupes de normalisation MPEG et visés seront principalement les fournisseurs
JPEG2000. Medialive participe à l’élaboration de contenus multimédia, les opérateurs de
de la norme MPEG-21 depuis janvier 2003, télécommunication et des prestataires de
notamment dans le cadre du projet MEDIA- services à la demande.
LEX financée par l’ANR. L’activité de Medialive
au sein de JPEG2000 a été concentrée sur JPSEC
(la parte 8 de la norme), ou la technologie

Domaine Image, Son, Partenaires


Messan Interactivité / Jeu vidéo /
Services & Usages
PME : Studio Brocéliande
Wizarbox
AAP CNC/RIAM

94 Image, Son et Interactivité


Mob-it your Mob-it permet aux éditeurs
mobile portal de services internet, aux marques
ainsi qu’au grand public de :
in 2 clicks
- Créer, mettre à jour et faire
évoluer des applications pour les téléphones mobiles
à partir des contenus web préférés des utilisateurs
- Accéder directement à ces applications depuis les
téléphones mobiles sans connexion préalable
- Envoyer ces application de mobile à mobile
en capitalisant sur la base installée des utilisateurs
de téléphones portables et le succès
croissant du « social networking » web 2.0.
Ainsi, une marque qui développe un site internet à Objectif Général
l’intention du grand public ou de ses clients
peut, très facilement créer une extension NPTV souhaite développer
mobile de son service qu’il proposera à tous
une solution innovante
ses visiteurs. Ces derniers stockeront le
contenu proposé dans le mobile qui sera mis à « web-to-mobile » permettant
jour régulièrement. Ce contenu pourra donner
accès à des contenus premiums et les moné-
aux utilisateurs et aux sociétés
tiser via l’envoi automatique de sms premium d’importer facilement sur leur
depuis l’application ou depuis l’intégration de
systèmes de paiement mobile tiers.
téléphone mobile le contenu
multimédia web de leur choix
Objectif Sectoriel
Le marché de la téléphonie mobile dispose
et d’envoyer des applications
aujourd’hui de sérieux atouts et représente un personnalisables à partir
marché riche et dynamique du fait des inno-
vations permanentes: les services multimédia
de gabarits 1 pré-définis.
mobiles tels que la personnalisation, l’interac-
tivité, la viralité et la liberté de créativité font Domaine Image, Son, Interactivité
désormais du mobile un média très pertinent AAP Oséo / Eureka
pour les utilisateurs. Partenaire Monaco Télématique (Monaco)
Établissements publics : Université de Nice
Contenus Technologiques Porteur NPTV.
La solution est hautement technologique et Jerome Chouraqui, jc@nptv.fr
repose sur une uniformisation des machines tél. :01.55.28.89.81
virtuelles embarquées dans les téléphones
mobiles sur différentes technologies telles que
J2ME, Brew, Symbian, Windows mobile, etc.
L’objectif est de permettre la génération
d’applicatif compatibles avec ces technologies.

Image, Son et Interactivité 95


Philosophie / Démarche Description / Étapes
La solution Mob-it repose sur une plateforme k Moteur graphique et adaptation
de transformation du contenu multimédia web k Personnalisation des applications téléchargées
(texte, images, audio, video) en applications k Portage du player
J2ME1 sous forme de portails réactualisés sur k Player multimédia
téléphone mobile. k Détection du type de mobile et capacités
Mob-it permet l’import de contenu depuis des k Fonctionnement Client/serveur
flux RSS normalisés en XML accessibles via k Fonctions de délivrance
une URL web, puis d’en réaliser l’analyse afin k Optimisation de la diffusion
de générer « automatiquement » des applica- k Intégration de fonction premium
tions pour téléphone mobile. k Création d’un serveur autonome
k Adaptation et tests CDMA/TDMA
Enjeux
Les enjeux sont doubles : Résultats / Livrables
k Une adoption rapide par le public de la solution k Moteur graphique embarqué
nécessitant un bon « time to market » k Fonctionnement client/serveur
k Un résultat probant par la stabilité et k Personnalisation
l’efficience du projet k Portage Player
k Optimisation de la diffusion
Nouveaux Produits/Services k Serveur autonome
à Court/Moyen Terme
Le produit sera en perpétuelle évolution pour
s’adapter à l’arrivée de nouveaux matériels.
Par ailleurs, la stratégie produit consiste en
améliorer le nombre de formats supportés et de
médias délivrés sur les systèmes embarqués.

Motion Capture Faciale


Domaine Image, Son, PARTENAIRES
Interactivité PME  : Attitude Studio
AAP Oseo Studio Brocéliande / Wizarbox

Domaine Image, Son, PARTENAIRES


Pingo Interactivité / Services & Usages
AAP FCE
Grandes Entreprises : Canal Plus
PME  : Baracoda SA / Dibcom
Établissements publics :
Institut TELECOM

Domaine Image, Son,


P ort-Eye Interactivité
AAP Oseo
PME Altanova SARL

96 Image, Son et Interactivité


Ray Tracing
pou r visualisation 3 D

Développer une technologie de visualisation 3D innovante


(RED Engine) pour apporter au marché de la 3D une solution
unique de rendu de haute qualité en temps réel.

Développer une technologie de visualisation


3D innovante (RED Engine) pour apporter
au marché de la 3D une solution unique
de rendu de haute qualité en temps réel.
Cette technologie se présente sous la forme
Objectif Sectoriel
d’un composant logiciel
A l’issue d’un programme de R&D de 2 ans, qui sera au cœur des produits
les résultats sont les suivants : Un dépôt de
brevet en cours sur le Ray tracing temps réel, la
commercialisés par
sortie et la commercialisation du Redviewe et l’entreprise (REDWAY SAS).
la sortie et la commercialisation du RedSDK
Principaux clients : depuis la commercialisa- Domaine Image, Son, Interactivité
tion AIRBUS, MISSLER SOFTWARE AAP Oséo
Principaux partenaires : Porteur Redway3D
ATI, NVIDIA, DELL COMPUTER Lionel SCHMITT, lionel.schmitt@redway3d.com
tél. : 06 87 04 63 05
Les offres développées par REDWAY appor-
teront une valeur ajoutée technique et éco-
nomique sur leur marché: k Meilleure qualité
de rendu 3D à performance équivalente,
k Meilleure performance à qualité de rendu
3D équivalent, k Réduction des coûts et des
temps de développement.

Contenus Technologiques
L’atteinte de cet objectif passe par une phase
importante de recherche et de développement :
k optimisation des performances et amélio-
ration des algorithmes 3D mathématiques et
informatiques existants,
k développement d’un composant logiciel
reposant sur ces algorithmes,
k adaptation de ce composant logiciel aux
marchés ciblés par Redway de la simulation,
du jeu vidéo et de l’image

Image, Son et Interactivité 97


Principes Structurants
L’innovation repose essentiellement dans la
mise au point d’un algorithme de « lancer de
rayons » présentant un facteur d’accélération de
10 à 50 par rapport à des algorithmes similaires
et à qualité équivalente. Plus spécifiquement,
ce facteur d’accélération resulte :
k Du déport d’une partie des opérations CPU
sur le GPU (carte graphique) en tirant parti
des capacités de calculs massifs des cartes
et des dernières fonctionnalités d’évaluation
des matériaux (shading),
k De l’utilisation d’une structure de base de
données issue de la conception assistée par
ordinateur permettant une gestion optimale
pour les gros volumes de données et des
temps de traitement très performants,
k D’une architecture logicielle reposant sur le
Philosophie / Démarche parallélisme des opérations afin d’exploiter au
Une démarche de recherche appliquée prag- mieux les architectures « multi-processeurs »
matique et opérationnelle. qui deviendront les standards de demain.
Une protection systématique des actifs imma-
tériels (travail avec les cabinets BENSOUS- Description / Étapes
SAN et BREDEMA). Une démarche en trois étapes :
Des tests de marché sur base de prototype k R&D, preuve technologique et dépôt de
réguliers pour guider les phases de dévelop- brevet.
pement produit. k Développement du Redviewer pour 3DSMAX
et Preuve commerciale.
Enjeux k Développement du RedSDK et lancement
Accès au marché des composants de visuali- commercial.
sation 3D estimé à environ 200 M€ :
k Les kits de développement de prévisuali- Résultats / Livrables
sation pour les éditeurs. k Un dépôt de brevet en cours sur le Ray
k Les moteurs 3D pour les industriels de la tracing temps réel. k La sortie et la commer-
simulation. cialisation du Redviewer. k La sortie et la
k Les plug-ins de prévisualisation. commercialisation du RedSDK.
L’ambition de Redway est de devenir un des
acteurs de référence du domaine de la 3D
interactive et temps réel en s’appuyant sur
son avantage technologique.

Nouveaux Produits/
Services à Court/Moyen Terme
k Redviewer pour 3ds Max et Maya software, un
outil de prévisualisation interactive qui permet
de réaliser jusqu’à 30% de gains en productivité
dans la production d’une image 3D.
k Redsdk, un kit de développement 3D qui
permet d’intégrer les méthodes de calcul R.E.D.
au cœur d’une chaine de production 3D ou dans
un logiciel de création de contenu 3D.

98 Image, Son et Interactivité


Sample Réalisation et expérimentation
de nouvelles applications
Orchest rator reposant sur la gestion de banques
d’échantillons sonores : navigation par le contenu, traitements
temps réel de haute qualité, application d’orchestration.
Objectif Général
Le projet vise, à travers la mise en œuvre de Philosophie / Démarche
travaux de R&D dépassant l’état de l’art actuel Recherches dans le domaine de l’indexation et
en matière d’indexation et de traitement audio, du traitement audio. Réalisation incrémentale
la réalisation des fonctions suivantes : de prototypes, testés auprès de représentants
k gestion par le contenu de banques d’échan- des utilisateurs visés.
tillons : classification automatique, recherche
par similarité, synthèse concaténative sur la Enjeux
base de descriptions de haut niveau ; Améliorer la compétitivité sur un marché inter-
k traitement audio par le contenu : transposi- national d’éditeurs de logiciels de production
tion, dilatation, hybridation, se décomposant sonore et musicale, à travers la réalisation
en fonctions de pré-traitement (préparation d’un produit dont les fonctions dépassent la
d’échantillons en studio), et de post-traite- qualité des produits existants.
ment en temps réel à travers le développe- Soutenir la mise en œuvre et la diffusion de
ment d’une application d’échantillonneur de travaux de recherche avancés, en compétition
nouvelle génération ; avec d’autres acteurs essentiellement aux
k outil d’aide à l’orchestration, intégré à l’en- niveaux européen et nord-américain.
vironnement compositionnel OpenMusic, trou-
vant, sur la base de la modélisation de connais- Résultats / Livrables
sances musicales, les meilleures combinaisons Spécification détaillée : M7
de sons en vue de l’obtention de l’effet musical Premiers prototypes fonctionnels : M10
recherché (fusion/ séparation, ré-orchestration à Premiers modules : M14
partir de sons existants, etc.). Premiers prototypes applicatifs : M18
Modules finaux : M22
Seconds prototypes applicatifs : M24
Objectif Sectoriel (extension prévue à M27)
Applications de gestion des sons pour la pro- Applications finales : M24
duction et post-production musicale et sonore (extension prévue à M31).
(effets spéciaux). Instruments de musique
électroniques. Outils avancés de composition Domaine Image, Son, Interactivité
(orchestration) AAP ANR
PARTENAIRES
Contenus Technologiques PME (au sens Européens) : Univers Sons
L’organisation du projet prévoit des activités Porteur IRCAM
de recherche autour des principaux verrous vinet@ircam.fr
scientifiques et technologiques identifiés : tél. :01 44 78 48 88
description, indexation, et classification auto-
matique des contenus sonores et musicaux,
traitement sonore par le contenu, ingénierie
des connaissances musicales et leur applica-
tion à l’orchestration, environnements logi-
ciels pour le traitement audio temps réel.

Image, Son et Interactivité 99


SEBASTIAN Créer une plateforme de production
pour renforcer la position
de l’Île-de-France sur le marché mondial de la création
de contenus audiovisuels. Les 2 points clés sont :
- mettre en place des réseaux très haut débit (10 Gbs)
entre les partenaires français et américains du projet ;
- développer les outils pour gérer le contenu
et les ressources réparties - humaines et matérielles,
disponibles sur ce réseau. Ces éléments d’architecture
seront utilisés par les prestataires audiovisuels
Objectif Général pour répondre de manière
Mettre en place une plateforme plus productive à la demande
collaborative de production croissante du marché.
audiovisuelle.
Objectif Sectoriel
k Proposer un nouvel écosystème pour
DOMAINE Image, le marché de la post-production utilisant des
Son, Interactivité ressources humaines et matérielles déportées.
AAP FCE k Créer le réseau social professionnel de la
Partenaires post–production.
Grandes Entreprises : k Explorer une dynamique de travail créatif
Lagardère Active (75) - en cours avec les écoles et les prestataires partenaires
PME : Mikros Image (92) du projet (FR et US).
eXoPlatform (75) / Data Direct
Networks (75) / Hexaglobe Contenus Technologiques
(75) / Aquafadas (34) / EPITA Lever les verrous technologiques suivants :
(94) / eArtSup (75) / EISTI (95) k Service de transport très haut débit.
Établissements publics : k Stockage réparti et synchronisé.
Centrale Paris (92) k Clusters de compression et de calculs.
Les Gobelins (75) / Le CITU k Interfaces ergonomiques et productives
(75) / Telecom Paris (75) pour la gestion des process créatifs.
cap digital (75) k Service de téléprésence HD intégré.
Porteur MIKROS IMAGE
Benoit MAUJEAN
benoit.maujean@mikrosimage.fr.
tél. : 01 55 63 11 40

100 Image, Son et Interactivité


Philosophie / Démarche Description / Étapes
k Utiliser les outils open source normalisés. SP0 : Management, Spécification métiers et
k S’appuyer sur les implémentations éprouvées Modélisation.
des web-services. k Assurer l’interopérabilité SP1 : Gestion des contenus : modules de
des workflows avec les outils métiers et les Content Management System (validation
applications leaders du marché. k Développer montage) et de Digital Asset Management
les nouveaux clients web 2.0 du marché de la (gestion des actifs).
post-production (Rich Internet Applications et SP2 : Process de Travail Collaboratif : Réseau
Rich Desktop Applications). Social professionnel, Workflows, Télépré-
sence.
Enjeux SP3 : Cluster en réseau de stockage, de com-
k Renforcer la position de l’IDF sur le marché pression vidéo, de calculs.
mondial de la post-production. SP4 : Interconnexion des partenaires : 1 000
k Garantir une meilleure productivité des et 10 000 Mbs en réseau fibre pour les par-
prestataires, leur permettant d’accroître leur tenaires Parisiens, solution de transfert à très
qualité et leur capacité de leur production. haut débit (1 000 Mbs) avec les partenaires
k Éviter la fuite des talents créatifs Français aux en Californie.
US et en UK (infographistes, développeurs).
Résultats / Livrables
Nouveaux Produits/ k Applicatifs open source RDA et RIA Web 2.0
Services à Court/Moyen Terme (Rich Desktop Application).
k Un réseau social professionnel de la post- k Téléconférence HD intégré à une suite
production, pour gérer des équipes créatives collaborative vidéo.
du marché de la prestation audiovisuelle. k Synchronisation des référentiels.
k Des services de gestion de contenus et k API, briques logicielles, et gestion des
d’asset management pour gérer les suivis de métadonnées pour s’interfacer avec les outils
fabrication et de production de projets audio- métiers.
visuels à échelle internationale (en collabora- k Bases de données, plateformes de stockage
tion avec les outils du projet HD3D.IIO et la normalisé JSR-170.
SAS HD3D). k Plateformes réseaux de tests et de contrôle :
k Des services de stockage, de compression VPN Giga Paris - San Francisco et accès
et de rendering en clusters, en collaboration FTTBuilding et FTTHome.
avec les outils du projet HD3D.IIO et synergie k Matériels de tests et de contrôles-qualité
avec les services proposés par la SAS HD3D. avec les outils professionnels et les workflows
associés.
Principes Structurants k États de l’art, bonnes pratiques & chartes.
- Réseaux haut débit sur Paris et entre parte-
naires US et FR
- Outils de gestion de contenus (CMS, DAM)
- Services de clusters en réseau (stockage,
calcul, compression)
- Process de travail (workflow, téléprésence)
- Intégration des outils métiers, développés
notamment par HD3D

Image, Son et Interactivité 101


Domaine AAP Oseo
S ouris 3D Image, Son, Interactivité partenaires
PME : Lexip

S toryEditor Outil de montage simple et adapté


pour fabrication du story-board 2D
monté avec le son. De plus il doit communiquer
avec les outils de gestion de production et l’asset
management. Il doit être capable d’utiliser les informations
Objectif Général de séquence et plan
Le projet StoryEditor a pour objectif pour créer des scènes
de créer un outil de montage 3D avec les informations
très simple pour le story-board 2D
sur les personnages,
s’appuyant sur les outils de montage,
tout en intégrant les notions de scripts,
le décor, les caméras
dialogues, séquences, plans, et les images de début
liste de personnages et de décors. et de fin. On voudrait
Objectif Sectoriel
également utiliser
Le projet StoryEditor a pour objectif de per- cet outil pour la gestion
mettre le développement, le test, la validation
en production, et éventuellement la commer- de pré montage.
cialisation sur le marché international du film
et de la vidéo, d’un outil de montage pour le
Enjeux
story-board 2D.
Enjeux est double. D’une part l’amélioration
de la chaîne de production et d’autre part
Contenus Technologiques
une avancé technologique en ce qui concerne
La première brique technologique de Story-
l’utilisation des cartes graphiques dans la
Editor sera le moteur de montage vidéo temps
manipulation d’images 2D.
réel. Cette brique sera suivit d’une interface
ergonomique et des fonctionnalités adaptés
Description / Étapes
au problématique de montage dans la fabri-
k Moteur de montage et architecture logiciel
cation des productions numériques.
k Module de montage non linéaire
Domaine Image Son Interactivité k Interface utilisateur
AAP CNC RIAM k Intégration avec le pipeline de production
Porteur Duran (92)
Farchad Bidgolirad, farchad@dunet.com Résultats / Livrables
tél. : 01 45 29 87 16 StoryEditor : logiciel de montage pour story-
board 2D

102 Image, Son et Interactivité


Tab le VIXID conçoit, développe,
industrialise et commercialise
de mixage des outils de création
au dio video et de mixage audiovisuel.
Objectif Général Contenus Technologiques
Les technologies électroniques utilisées
L’objectif général est de fournir par VIXID sont le fruit des toutes dernières
aux professionnels du secteur avancées. VIXID est spécialisée en traitement
de signal temps réel audio – vidéo multi flux
audiovisuel et amateurs appliqué aux principaux formats du marché
passionnés de vidéo des outils (PAL/NTSC, SD, HD, MPEG2, MPEG4…).
VIXID dispose aussi d’un fort savoir faire
innovants de création industriel pour fabriquer ses produits.
de mixage audiovisuel temps
Philosophie / Démarche
réel. Deux segments Selon la définition de la Cité des Sciences et
de marché : les personnes de l’Industrie de Paris, le VJ ou Vidéo Jockey
« est à l’image ce que le DJ est au son : un
physiques (les VJs, les vidéastes musicien pour les yeux. Il accompagne une
amateurs) ainsi que les musique par des animations visuelles. Il
mélange en direct diverses sources d’images
professionnels (les nouvelles via des effets spéciaux et joue en rythme des
chaînes de TV, les chaînes boucles animées. ». VIXID souhaite apporter
de nouveaux outils de création temps réel
locales, les chaînes privées, pour ces nouvelles pratiques amateurs ainsi
les Web TV, les salles qu’à l’ensemble du secteur audiovisuel et
évènementiel.
de conférences, les salles
de spectacles, les sociétés Enjeux
k Devenir l’un des leaders des tables de
de prestation et de location mixage audio vidéo.
de matériels évènementiels,
Nouveaux Produits/
les magasins de musique, Services à Court/Moyen Terme
k Notre premier produit, la VJX16-4.
les discothèques, les clubs k Une gamme de produit est actuellement
de vacances, les théâtres, l’étude.
les salles de concerts Résultats / Livrables
et les associations vidéo). Nos produits.

Domaine Image, Son, Interactivité Impact et Retombées


AAP Oséo Nos marchés sont situés à 90 % à l’interna-
Porteur Vixid tional. Nos produits sont fabriqués chez des
Sébastien VAILLANT industriels français du secteur électronique et
sebastien.vaillant@vixid.com mécanique.
tél. : 01 43 49 25 84

Image, Son et Interactivité 103


V irage Plateforme de recherche sur les nouvelles
interfaces de contrôle et d’écriture
pour la création artistique et les industries culturelles.
Analyse fine des usages et besoins Les résultats du projet seront rendus publics,
notamment à l’aide d’un portail Internet per-
des professionnels de ces secteurs. mettant le téléchargement des briques inno-
vantes, des protocoles et des frameworks éla-
En partant des outils et des pratiques borés lors du projet. Une revue de projet sera
élaborée tout au long de la recherche, pour en
existants, et en analysant détailler les différentes étapes, et notamment
les mutations technologiques récentes, les problèmes, solutions, échecs et réussites
rencontrés. Cette revue permettra également
des prototypes d’interfaces de contrôle à des projets explorant des domaines proches,
de tirer profit de l’expérience de recherche
et d’écriture de médias interactifs mise en œuvre par la plateforme Virage.
seront mis au point, testés et évalués,
Objectif Général
afin de générer des spécifications Il s’agit d’accompagner les mutations en
pour des développements industriels train de s’opérer dans le champ de la créa-
tion artistique et des industries culturelles
futurs. Des méthodes originales et de proposer des pistes vers un développe-
ment concerté de nouveaux outils, avec une
et appropriées portant sur l’analyse attention particulière à l’inter-opérabilité, le
tout encadré par une démarche scientifique.
des usages et du processus de design L’enjeu est de permettre aux professionnels de
de l’interaction, centrées se consacrer au contenu artistique, à la créa-
tion, et de dépasser les difficultés techniques,
sur l’utilisabilité,seront proposées qui sont, dans l’état actuel des pratiques, un
frein majeur à la continuité du workflow de
pour favoriser une meilleure adoption production.
de la part des professionnels. D’un point de vue économique, la plateforme
permettra de coordonner la recherche sur des
problématiques communes à des activités
Domaine Image, Son, Interactivité proches, correspondant à plusieurs marchés
AAP ANR de niche, dont les moyens isolés ne permet-
Partenaires tent pas de prendre en charge des program-
PME (au sens Européens) : Mikros Image / mes de recherche robustes et cohérents pour
RSF / JazzMutant / Blue Yeti accompagner les mutations numériques. Il
Établissements publics : CICM-MSH Paris s’agira de capitaliser et de mutualiser les
Nord / LIMSI-CNRS / LaBRI / GMEA, Centre moyens mis en oeuvre isolément afin de lever
National de Création Musicale d’Albi-Tarn / les différents verrous existants. Les résultats
Incidents Mémorables / La Filature, scène de ce projet et les développements qui feront
Nationale de Mulhouse suite aboutiront à des outils et méthodes per-
Porteur GMEA formants permettant de réaliser des économies
Pascal Baltazar, mailto:pb@gmea.net d’échelle sur les aspects techniques, favorisant
tél. : 05.63.54.51.75 l’innovation créative et la compétitivité des
industries culturelles concernées.

104 Image, Son et Interactivité


Objectif Sectoriel Enjeux
k Établir un état de l’art de la régie et de la Les verrous à lever sont nombreux, autant d’un
création dans le champ artistique et pour point de vue scientifique que technique :
l’industrie culturelle, à travers l’étude des D’un point de vue scientifique :
pratiques des professionnels – régisseurs et Aujourd’hui les usages se transforment en
réalisateurs/créateurs –, suivre les moments interaction avec les mutations technologiques
d’expérimentation par une analyse des usages et une étude scientifique, basée sur l’expé-
et des pratiques mises en oeuvre, en vue d’en rimentation, est nécessaire pour analyser
recenser les besoins et d’en dégager les pers- ces changements et préparer la refonte des
pectives, et faire ainsi avancer la méthodologie métiers. L’évolution des technologies entraîne
des études de procédés et usages-métier de nouveaux besoins pour lesquels les outils
ayant recours à des interfaces de travail et de existants sont inadaptés. La création de ces
création en cours de mutation, fortement liés nouveaux outils se confronte à des problé-
aux environnements numériques. matiques scientifiques complexes : l’écriture
k Développer un protocole de communication du temps pour des réalisations à forte com-
améliorant l’inter-opérabilité entre systèmes posante interactive nécessite l’utilisation
media, ainsi qu’un middleware permettant de formalismes complexes qui doivent être
une reconnaissance réciproque des systèmes manipulables intuitivement ; la complexifica-
en présence et de leurs architectures fonc- tion des opérations en régie nécessite de tota-
tionnelles. Mettre au point un format de type lement repenser les interfaces de contrôle ; la
XML pour l’écriture de scénarios interactifs généralisation du numérique dans les espaces
multi-media. scéniques et scénographiques nécessitent des
k Spécifier un outil auteur multi-utilisateurs outils performants pour les concevoir et gérer
pour l’écriture de scénarios interactifs per- leur fonctionnement.
mettant de contrôler divers systèmes de géné- D’un point de vue technique :
ration et de gestion de médias (son, image, La question de l’inter-opérabilité et de l’uti-
lumière, contrôle de machinerie, etc…), lisabilité est au cœur des transformations en
permettant ainsi le prototypage rapide et la cours. De nombreux protocoles de communi-
création intuitive d’environnements sonores et cation, développés sans coordination, souvent
visuels interactifs et spatialisés. technologiquement obsolètes mais toujours
k Spécifier des interfaces intuitives de présents faute de mieux, sont  utilisés au-delà
manipulation des divers medias et environne- de leurs limites, entraînant de nombreuses
ments, à partir notamment d’un système de incompatibilités techniques. Lever le verrou
table tactile multipoints, pour le contrôle en de l’inter-opérabilité est au coeur du projet
situation de jeu ou d’exécution des scénarios Virage : la conception et l’utilisation d’un
interactifs multimédias ou des tâches spé- protocole adapté, validé scientifiquement,
cifiques comme l’étalonnage numérique des servira de base à la communication entre les
oeuvres audiovisuelles et de fiction. différentes maquettes développées.
k Mettre en oeuvre un environnement de tra-
vail expérimental (développé avec les acteurs
artistiques) permettant l’agglomération et la
mutualisation des briques répondant à des
usages spécifiques. L’implémentation des
protocoles et formats décrits ci-dessus dans
ce briques doit en permettre le contrôle par les
interfaces de création et de régie numériques
développées lors du projet, afin d’en rendre
plus aisément réalisables les tests d’utilisa-
bilité.

Image, Son et Interactivité 105


Philosophie / Démarche Description / Étapes
Le projet Virage mettra en œuvre une démarche Le projet de plateforme Virage se décompose
de recherche s’appuyant sur des expérimen- en trois groupes d’équipes, travaillant res-
tations d’usage afin de produire une étude pectivement dans le champ des usages, des
du design de l’interaction réellement centré interfaces de contrôle et d’écriture :
sur l’utilisateur. Ainsi, les développements
se feront de manière échelonnée et itérative, A - Usages : Définition des besoins, application
permettant des aller-retours fréquents entre la et évaluations des livrables
conception de prototypes et leur confrontation k A0 : Analyse des usages et des besoins,
aux utilisateurs, afin de s’assurer de la plus constat et cahiers des charges pour le spectacle
grande adéquation possible entre la concep- vivant, la colorimétrie numérique et l’événe-
tion et l’usage et, partant, d’une adoption mentiel. Revue de projet : CICM / MSH Paris
optimale des développements industriels qui Nord. k A1 : Définition de besoins et d’outils 
feront suite à ce projet de recherche. de contrôle spécifiques à la colorimétrie numé-
En tant que plateforme, le projet Virage a rique : Mikros Image. k A2 : Expérimentation
pour objectif de mettre à disposition d’acteurs artistique sur le plateau théâtral et évaluation
tiers, oeuvrant dans des domaines connexes, des maquettes : Incidents Mémorables. k A3 :
les résultats des recherches produites dans le Expérimentation artistique son/image et évalua-
cadre du projet, notamment en proposant une tion des maquettes : GMEA. k A4 : Définition
infrastructure de mutualisation des savoirs et de besoins et d’outils pour la muséographie
des outils, basée sur un portail en ligne. interactive et l’événementiel :  RSF
Seront ainsi partagés les protocoles, middle-
wares et frameworks mis au point au cours B – Contrôle : Recherche et développement
du projet. De même, les briques de recherche d’interfaces de contrôle
Open Source (interacteurs multi-points, para- k B1 : Développement du protocole MINUIT/
digmes d’écriture de scénarios interactifs) OSC2.0 | Intégration des outils de contrôle
élaborées par les laboratoires partenaires sur tables tactiles multi-points : JazzMutant.
seront accessibles sur le portail web. Une k B2 : R&D d’interfaces Homme-Machine de
revue de projet, élaborée en ligne tout au long contrôle innovantes : LIMSI.
de celui-ci, permettra à des projets similaires
de tirer profit de l’expérience de recherche C- Écriture : Recherche et développement
mise en oeuvre dans le cadre de Virage. Les d’un séquenceur temporel interactif
méthodologies élaborées spécifiquement pour k C1 : R&D des formalismes d’écriture et
les situations et les métiers étudiés seront d’exécution des scénarios interactifs : LaBRI.
disponibles pour être réutilisées et adaptées à k C2 : R&D de l’Interface Homme-Machine du
des projets tiers L’équipe de sciences humaines séquenceur temporel interactif : Blue Yeti
les ayant développées , ainsi que les entreprises
partenaires, pourront alors offrir leurs services Le projet se décomposera en 6 grandes
dans le cadre d’un soutien au transfert de ces phases, avec autant de jalons, de manière à
technologies. permettre un processus itératif de production
et d’évaluation des maquettes.
Étant donnés le nombre important de parte-
naires et la relative indépendance des diffé-
rents types de livrables, les recherches et les
développements seront menés en parallèle, et
seront régulièrement évalués par le groupe A :
Usages, et en particulier par l’équipe A0 qui
se chargera à chacun des jalons d’une revue
de projet.

106 Image, Son et Interactivité


Jalons :
T3 : Analyse des usages et cahier des charges.
T6 : Document de spécification Contrôle et
Écriture – Release protocole Minuit.
T12 : Maquettes d’intégration opérationnelles.
T19 : Maquettes interactives opérationnelles.
T22 : Maquettes finales opérationnelles.
T24 : Remise des livrables finaux et évaluation
finale du projet.

Résultats / Livrables
Nouveaux Produits/Services
À court terme le protocole Minuit/OSC2 sera
rendu public, ainsi qu’un ensemble logiciel
(middleware, daemon multicast) permettant
l’intégration dans les systèmes logiciels et
matériels tiers, afin d’améliorer leur inter-
opérabilité.
À moyen terme un format d’écriture de scé-
narios interactifs de type XML sera produit.
Sera également rendue publique une revue
de projet tout au long de celui-ci, mettant
en oeuvre en particulier une analyse de l’arti-
culation générique/spécifique dans le cas de
développements mutualisés.
À long terme, les avancées du projet permet-
tront d’améliorer le développement d’interfaces
homme-machine de contrôle de medias
temps-réel ou d’outils-auteur pour l’écriture
de scénarios interactifs, en mettant à dispo-
sition : k Des méthodes originales d’analyse
des usages et des besoins, adaptées aux spé-
cificités des métiers mettant en œuvre de tels
outils. k De nouveaux paradigmes d’interac-
tion multi-tactile (interacteurs, widgets inno-
vants). k De nouveaux paradigmes d’écriture
collaborative de scénarios interactifs.

Image, Son et Interactivité 107


VoxStruments Prototyper une nouvelle
famille d’instruments
de musique pilotés à la voix. Cette nouvelle interface
est unique à double titre : elle se focalise sur la structure
formelle de la voix et vise l’interaction temps réel.
Pour démontrer le potentiel expressif de cette nouvelle
interface, nous développons des modèles physiques
d’instruments acoustiques difficiles à contrôler par les interfaces
traditionnelles (clavier MIDI).

Objectif Général
Contenus Technologiques
Le projet adresse deux Dans le domaine des interfaces, nous déve-
verrous scientifiques et loppons un moteur d’analyse temps réel du
signal vocal, pour capter l’expressivité de la
techniques portant sur les deux voix humaine. Dans le domaine de la syn-
composants majeurs thèse, nous poursuivons le développement
d’un environnement de modélisation physique
d’un instrument : l’interface d’instruments acoustiques.
utilisateur et le mécanisme
Philosophie / Démarche
de synthèse du son. Le principal enjeu de la lutherie numérique se
situe au croisement entre analyse et synthèse :
Domaine Image, Son, Interactivité inventer de nouvelles interfaces naturelles et
AAP ANR intuitives pour contrôler en temps réel des
Partenaires modèles de synthèse de plus en plus complexes,
PME (au sens Européens) : pour produire un son riche.
Voxler (75) (nicolas.delorme@voxler.fr)
Arturia (38) (frederic.brun@arturia.com) Enjeux
Porteur IRCAM (75) L’interaction vocale temps réel est un champ
Hugues Vinet, hugues.vinet@ircam.fr à fort potentiel dans le secteur des interfaces
tél. : 01 44 78 48 43 homme/machine.

Nouveaux Produits/
Services à Court/Moyen Terme
Instruments de musique et jeux vidéos

108 Image, Son et Interactivité


Principes Structurants
Implémentation ouverte et modulaire,
permettant une déclinaison de tout ou partie
des technologies développées sur différents
systèmes d’exploitation, et différentes plate-
formes matérielles

Description / Étapes
Deux chantiers scientifiques en parallèle ;
moteur d’analyse et moteur de synthèse.
Un sous projet d’intégration et de mapping
et un sous projet de développement et de
validation de prototypes fonctionnels.

Résultats / Livrables
Prototypes fonctionnels de modèles physiques
d’instruments à vent en bois, prototype de
moteur d’analyse de la voix chantée, et proto-
types de ces modèles physiques contrôlés
à la voix. Au delà du marché musical, nous
pouvons imaginer des débouchés des inter-
faces vocales sur d’autres marchés de loisirs
numériques, dans la téléphonie, le jeu vidéo,
l’éducation, la robotique, le handicap, etc.

Image, Son et Interactivité 109


110 annuaire des projets
Jeu Vidéo 110
Animations intelligentes 112, AUTISTIC 113, DEEPSCREEN 71, Digital Ocean 114,
iris Engine 118, JV Cross platform 118, MAD Games 120, Messan 94, Play-All 124
Témoignage G. Gouraud 126, PLUG 129, SIMDATE 131

annuaire des projets 111


A nim ations
In telligentes

Réformer le système monolithique de production


des animations pour les jeux vidéos et permettre
à nos animations de s’adapter aux circonstances
notamment : l’adaptation aux différents squelettes,
l’adaptation à la variation de position des cibles,
les transitions entre animations, la symétrie, la physique.
Amélioration de la productivité des artistes.
Amélioration de la qualité des scènes complexes.

Philosophie/Démarche Nouveaux Produits/Services


Le principe consiste à partir du travail des à Court/Moyen Terme
artistes et à le déformer pour l’adapter aux Le projet s’intègre dans notre plateforme de
circonstances. Nous ne cherchons pas à retirer production de jeux vidéos.
l’artiste de la production des animations car
seul l’artiste peut donner un style ou une
émotion dans un mouvement. En revanche Principes Structurants
nous demandons à l’artiste d’indiquer dans Les animations ne représentent pas un simple
l’animation, par des marqueurs appropriés, mouvement. Elles sont porteuses d’un sens,
les positions clés porteuses d’informations : d’une fonction. Quand une animation doit être
la position du coup porté, les points d’appuis, déformée pour être adaptée à de nouvelles
etc. Notre système de déformation peut donc conditions, ce qu’il faut conserver ce n’est
déformer une animation au cours du temps pas la forme du mouvement, mais la fonction
en respectant les objectifs associés à cet portée par l’animation. Des exemples de
animation. Inversement on peut déplacer un fonctions sont « porter un coup », « toucher »,
objectif, et adapter l’animation en fonction. « parer »…

Domaine Jeu vidéo


AAP Oséo
Porteur MonteCristo Multimedia, Patrick Marchal
marchal@montecristogames.com tél. : 01 40 39 11 11

112 Jeu Vidéo


Nous avons créé les outils pour permettre aux Les adaptations portent donc sur plusieurs
graphistes de décrire les fonctions associées parties de l’animation simultanément, peut
aux animations. Pour chaque fonctionnalité, être de manière contradictoire. Pour résoudre
ils pourront indiquer les caractéristiques ce problème, nous définissons l’ensemble du
spatio-temporelles associées et leurs limites squelette comme une ressource partagée par
admissibles. Lorsque les conditions changent, des agents ayants des buts distincts. Chaque
nous nous attendons à ce que l’animation agent déclenche des mouvements sur une
s’adapte de manière à conserver sa fonction. partie du corps et un manager global règle
Par exemple, le personnage qui donne un les conflits.
coup peut être plus petit et la position du coup
plus haute. Nous développerons les méthodes Description / Étapes
mathématiques pour adapter en temps réel Études mathématiques
R 
la forme des animations à ces variations. Tests par catégories d’animations
R 
Toutefois, une animation est porteuse de Création d’une librairie de codes.
R 
plusieurs fonctions imbriquées. Il y a souvent
une fonction maîtresse, et plusieurs fonctions Résultats / Livrables
de support. Par exemple, quand le personnage Librairie RunTime et Outils de développements
porte un coup, il doit également assurer ses pour l’équipe graphique.
appuis et son équilibre et observer sa cible.

AUTISTIC Domaine Jeu Vidéo


AAP ANR
Établissements publics :
CNAM / CSTM Centre national de
Partenaires la bande Dessinée et de l’Image /
PME : Hôpital de la Rochelle UPEA /
LOGICOM Diffusion / Spir Ops / Université de La Rochelle /
XD Productions Université de Marne La Vallée

Jeu Vidéo 113


Recréer virtuellement
Digital Ocean
l’environnement sous-marin
interactif en 3D.

Objectif Général

Le projet DIGITAL OCEAN a pour objectif la création


d’un nouveau mode de distribution de contenus multimédias.
Système sans précédent, obtenu par l’intégration de trois
produits multimédias développés actuellement en parallèle,
il est conçu pour permettre au grand public de découvrir,
en ligne, l’environnement sous-marin. Utilisant l’imagerie
de synthèse en 3D interactif, la réalité virtuelle, la simulation,
la modélisation collaborative, la fusion de données
et les interfaces haptiques, le projet ouvre au multimédia
et à l’audiovisuel, un nouvel espace encore vierge, celui
des fonds marins. Dématérialisé, ensuite reconstitué
virtuellement, l’océan devient source de découverte,
de jeux, de fiction, de loisir, de relaxation ou de thérapie.

« DIGITAL OCEAN» est un système multi- Objectif Sectoriel


média qui intègre un appareil de diffusion Le projet répond à plusieurs des thématiques
subaquatique, un logiciel d’édition des fonds prioritaires de l’appel à projets 2006 du
marins et un jeu vidéo en immersion. Entière- RIAM.
ment innovant, ce système offre d’excellentes Il cherche à introduire pour la première fois,
perspectives de développement à l’échelle les nouvelles technologies, en particulier
internationale. Il cherche en effet à attirer, l’audiovisuel et le multimédia, sous l’eau, en
par le multimédia et l’audiovisuel, vers les piscine et en mer et de numériser les fonds
merveilles cachées, légendes et mystères des des océans pour permettre leur découverte
fonds marins, les 99,3 % de la population au plus grand nombre. L’objectif est donc
mondiale qui ne plongera jamais. L’Internet d’apporter les TIC dans les secteurs du tou-
à très haut débit et les réalités virtuelles et risme subaquatique, de la plongée et de la
augmentées, leur apportent une alternative. valorisation de l’environnement sous-marin.

114 Jeu Vidéo


Contenus Technologiques Enjeux
Il est important de souligner que ce concept Le projet a des enjeux scientifiques et techniques
innovant a été conçu à l’origine avec des dont l’impact et les ramifications ne peuvent
technologies éprouvées et avec des composants pas encore être évalués complètement.
disponibles sur le marché international. Néanmoins, puisqu’il concerne l’introduction
Néanmoins, le programme RIAM permettrait des nouvelles technologies dans l’environnement
de pousser le concept encore plus loin, aux sous-marin et qu’il s’adresse au grand public,
limites des possibilités techniques et industrielles : partout dans le monde, les enjeux potentiels
R L’acquisition de données bathymétriques sont considérables.
et biocénotiques en mer R L’édition collective Mentionnons, entre autres, les enjeux scien-
d’inform ations multimé d i a s p a r l a tifiques et technologiques suivants :
communauté des plongeurs R La modélisation
multi-échelles réaliste de sites subaquatiques La numérisation de l’environnement des
et la flore et la faune sous-marines R L’inter- fonds marins par les techniques de pointe de
opérabilité des contenus multimédias et 3D en traitement du signal, le sonar en particulier,
fonction des supports numériques et canaux et leur référencement par le GPS.
de diffusion RLe développement de matériel L’intégration dans cet environnement, de pro-
et d’interfaces homme-machine dédiés à la ductions audiovisuelles, cinématographiques et
simulation logicielle en milieu aquatique. jeux vidéo, existantes ou à créer, qui seraient
numérisées et fusionneraient dans l’imagerie
Philosophie / Démarche 3D, l’interactivité, l’animation et les effets
Les deux tiers de notre planète qui se trouvent spéciaux. Addition future d’animaux marins
sous les océans sont encore pratiquement « intelligents ».
inconnus de l’humanité. Ce monde immergé, La diffusion par l’Internet à très haut débit,
fragile et merveilleux, qui conditionne notre de contenus ainsi créés et le développement
devenir, peut constituer une source extra- d’un nouveau canal de distribution sub-
ordinaire et inépuisable de découvertes et de aquatique, fixe ou mobile, destiné au grand
création de contenus audiovisuels et multi- public. Elle assurerait la qualité immersive
médias, de scénarii pour jeux vidéo et de l’environnement subaquatique en créant
d’applications innovantes de la réalité virtuelle. des simulations sensorielles à haut degré de
Grâce aux apports des nouvelles technologies, réalisme.
c’est cette source inexplorée, que le projet Le développement d’un système collaboratif
DIGITAL OCEAN prétend atteindre. d’édition numérique de sites sous-marins de
Notre motivation est, d’une part, de faire grandes dimensions, leur actualisation, sur-
découvrir à la majorité de la population du veillance et gestion de ces environnements
monde – qui ne plongera jamais – ce que les sensibles.
fonds marins ont de plus beau et, d’autre part,
d’ouvrir à la communauté des plongeurs pro-
fessionnels, usagers et bénéficiaires prévus
du système, une nouvelle opportunité pour
valoriser et développer leurs activités.

Jeu Vidéo 115


Nouveaux Produits/Services ou pratiquer l’aquagym, sans risques, dans
à Court/Moyen Terme les piscines.
Le système constitue une première applica- Industries «off-shore» : borne permettant
tion des nouvelles technologies dans l’envi- aux plongeurs professionnels de l’industrie
ronnement subaquatique. Les applications pétrolière ou de construction en mer de com-
du concept sont envisagées dans les secteurs muniquer par l’Internet avec les ingénieurs et
suivants de l’industrie : recevoir des instructions en temps réel.
Loisirs : simulation de la plongée en bassin Protection de l’environnement marin :
pouvant attirer tous ceux qui ne plongent pas, création d’un réseau global de surveillance et
nouvelle vocation pour la piscine publique de gestion des fonds marins, de la faune et
et familiale, nouvelle activité pour les parcs de la flore.
d’attractions et pour les aquariums, jeux vidéo
en immersion, évènementiel groupant des Principes Structurants
réseaux sociaux. Les principes structurants sur lesquels se
Tourisme : création d’un catalogue des plus base DIGITAL OCEAN concernent la synergie
beaux sites du monde, actualisé continuellement, des différentes disciplines techniques, scien-
mise en valeur des sites et des épaves, tifiques et pédagogiques liées au projet ainsi
découverte des fonds marins dans un environ- que la complémentarité des équipes. Ces
nement 3D interactif, intégration du tourisme principes se fondent également sur un même
subaquatique dans le tourisme littoral, source objectif, celui de faire découvrir les fonds
de revenus pour les piscines d’hôtels de luxe marins au grand public de façon innovante et
et pour les piscines de campings et des communes ludique afin de les sensibiliser à la nécessité
Pédagogie : connaissance du monde sous- de préserver les océans.
marin, accès progressif et sécurisé aux activi-
tés subaquatiques pour les enfants. Description / Étapes
Sports subaquatiques : apprentissage de la DIGITAL OCEAN est un système de simulation
plongée, pratique de la plongée, borne inter- et de diffusion subaquatique de contenus
active dans les sites de plongée ou les sentiers multimédia comprenant trois modules : un
subaquatiques, appareil de diffusion, un logiciel d’édition et
Domaine Jeu vidéo / valeur ajoutée aux un jeu vidéo de démonstration. 
Image, Son, Interactivité services des clubs Placé dans une piscine, immergé en mer
AAP ANR de plongée et aux ou simplement connecté à un ordinateur, le
Partenaires instructeurs. système permettra de découvrir les fonds
PME (au sens Européen) : Thalassothérapie : marins des plus beaux sites du monde. Il
SEMANTIC TS – relaxation,traitements diffusera des images de synthèse 3D interactif
Sanary-sur-Mer (83) en immersion, re-édu- animées intégrant des créations multimédias
Établissements publics : cation, assistance aux et audiovisuelles sur des sujets sous-marins.
LABORATOIRE LSIS - équipe personnes âgées ou Il permettra de jouer en immersion, réelle
LXAO (13) / LABORATOIRE handicapées qui sou- ou virtuelle, des jeux vidéo sous-marins, se
IBISC – équipe RATC (91) haitent se détendre déroulant, par exemple, dans les épaves ou
Porteur VIRTUALDIVE
adinis@virtualdive.com
tél. : +33 (0) 6 85 08 36 82

116 Jeu Vidéo


en interface avec des dauphins. Résultats / Livrables
Grâce aux réseaux de télécommunications à Les résultats escomptés sont d’arriver à la fin
haut et très haut débit, à l’interactivité et à la du programme de l’ANR, à des produits et
mobilité du concept, le grand public pourra services opérationnels indépendamment :
accompagner, en temps réel ou presque, les La plateforme collaborative OCEANYD devra
plongeurs à l’autre bout du monde. permettre la collecte et l’organisation de la
Trois modules le composent : part de la communauté des plongeurs de données
R TRYTON, l’appareil informatisé de diffusion multimédias géo-référencées.
subaquatique des contenus multimédias et de Le logiciel d’édition OCEANYD devra permettre
l’audiovisuel. Il est raccordé à l’internet et de reconstituer des sites de plongée en 3D
peut simuler plusieurs des sensations de la interactif et de créer des applications intégrant
plongée. Il comporte, entre autres, un micro- les données recueillies par la plateforme.
processeur, un moniteur 17”, une caméra Ces applications devront être accessibles sur
vidéo, des commandes et manettes de jeu, un site Internet dédié pour une consultation
une installation audio et des instruments de de la part du grand public.
contrôle. Il devra être possible d’importer dans le jeu
R OCEANYD, plateforme collaborative en ligne vidéo NAUTILUS QUEST, les nouvelles topo-
et logiciel d’édition de sites subaquatiques en graphies éditées via le logiciel d’édition.
3D. Ses applications constitueront un catalogue Ce jeu vidéo devra pouvoir fonctionner en
en ligne des plus beaux sites de plongée du réseau et en immersion dans le système mul-
monde en imagerie de synthèse 3D interactif et timédia subaquatique TRYTON.
animée. Le logiciel et ses applications seront
accessibles par un site Internet dédié. Ce site Les livrables opérationnels seront donc les
disposera d’une base de données de productions suivants : R  une plateforme collaborative
numérisées, audiovisuelles et multimédia, sur R un logiciel d’édition R  un jeu vidéo R  un
des sujets subaquatiques. système multimédia subaquatique.
R NAUTILUS QUEST, jeu vidéo ludo-éducatif a Dans le cadre d’un projet global, ces réalisations
une forte composante éducative et sera dédié devront en plus être complémentaires et
à la découverte et à la protection de l’envi- compatibles tant au niveau technique qu’au
ronnement marin. Il ouvre la voie à d’autres niveau de leurs utilisations.
productions de courte durée, conçues pour
être diffusées entièrement en immersion.

Jeu Vidéo 117


Domaine Jeu vidéo
Iris Engine AAP Oseo
Partenaiires PME : Eugen Systems

JV CROSS pLAT FORM

Développer la première plateforme


de jeux en ligne multi-supports (Internet
et téléphones mobiles) en multijoueurs.
Objectif Général
Développer la première plateforme de jeux en ligne
multi-supports (Internet et téléphones mobiles),
multijoueurs, où, de façon inédite, les joueurs pourront
jouer indifféremment par Internet ou depuis leur mobile
avec une répartition des fonctions des jeux entre
les deux types de supports.

Domaine Jeu Vidéo


AAP Oseo
Partenaires
PME : EXTRA LIVE / MANY PLAYERS
Porteur EXTRA LIVE, J. Bell
jb@extra-live.com, tél. : 01 45 62 24 83

118 Jeu Vidéo


Objectif Sectoriel Principes Structurants
Les objectifs de ce développement sont : Il s’agit de développer une plateforme intégrée
R Offrir de meilleurs jeux : le jeu cross-plate- de divertissement déclinable par jeu multi-
forme web-mobile sera supérieur en terme joueurs, multi-supports, offrant chaque fois:
« d’entertainment » au jeu web ou mobile pris 1/ Un jeu R web + mobile R  un gameplay
séparément R Offrir un continuum de jeu per- identique ou/et complémentaire R interaction
vasif sur tout média pour le public de nos jeux web + mobile
R Déployer ce continuum en termes d’univers, 2/ Une communauté R  Activités commu-
de gameplay et de base d’abonnés. nautaires R Contenu généré par l’utilisateur
R Palette d’éléments de personnalisation
Contenus Technologiques 3/ Une communication R Outils de commu-
Systèmes : Mobile, Web, Windows nication & mise en relation R Dispositif de
Réseaux et communication : TCP/IP fidélisation
Langages et AGL : WAP/wml, xhtml, i-mode/
chtml, html, Java, brew, C++ Description / Étapes
Environnements de développement : ASP, PHP, Pour développer cette plateforme de jeu web-
Python mobile, nous comptons procéder en sous
Bases de données : Access, SQL projets :
Conception et développement d’un prototype
Nouveaux Produits/Services permettant la modélisation d’une partie en
à Court/Moyen Terme one to one.
1/ Des jeux Conception et développement d’un outil de
Les jeux web / mobile sont à la disposition des production multi-device. Cette seconde partie
membres de la communauté, ils peuvent être permettra de palier à tous les problèmes que
joués : R soit en solo (envoi de score par sms, l’on peut rencontrer lors de développements
communauté autour d’une équipe), R soit Java Mobile, à savoir le non respect des
en multi-joueurs mobile to mobile, R soit en normes dans l’implémentation des machines
multi-joueurs mobile to web. virtuelles Java.
2/ Une plateforme Conception et développement de la mise en
La plateforme web / mobile permettra: relation des joueurs
R téléchargements des jeux depuis le web et
les mobiles R gestion des parties R gestion
des scores et animation.

Jeu Vidéo 119


MAD Games
Développer un middleware réseau permettant
le support de jeux vidéo multi-joueurs
sur une infrastructure de réseaux sans fil
en mode ad-hoc.

Domaine Jeu vidéo


AAP ANR
Partenaires
Grandes Entreprises : Objectif Général
Orange Labs
PME : Fandango L’objectif du projet MAD GAMES est de développer
Établissements publics :
Université Paris 13, laboratoire
un middleware réseau permettant le support
L2TI / Université Paris 6, de jeux vidéo multi-joueurs sur une infrastructure
Laboratoire LIP6
Porteur Université Paris 13, de réseaux sans fil en mode ad-hoc.
Khaled Boussetta
khaled.boussetta@
Ce middleware offrira une interface entre le moteur
l2ti.univ-paris13.fr de jeu et les couches réseau de bas niveau.
tél. : 01 49 40 40 62
En comparaison avec la technologie actuellement
disponible, l’apport de ce middleware, réside
dans les éléments suivants : Il s’appuiera sur une infra-
structure de jeu distribuée en mode pair-à-pair, mieux
adaptée à un réseau sans fil en mode ad-hoc.
La qualité du jeu perçue par l’utilisateur, étant un para-
mètre critique pour l’application de jeux vidéo, l’un
des objectifs de ce projet est de contribuer à la réflexion
et à la conception de mécanismes de gestion de la qualité
de service au niveau réseau, qui permettront d’améliorer
la Qualité du Jeu (QdJ) dans l’environnement des consoles
de jeu et des réseaux ad-hoc.

120 Jeu Vidéo


Avec l’expansion rapide de la technologie Philosophie / Démarche
sans fil et son intégration sur les consoles La mise en place d’un middleware réseau pour
de jeux, on peut raisonnablement s’attendre jeux vidéo sur réseau ad-hoc reposant sur une
à ce que la portabilité des jeux vidéo sur architecture pair-à-pair représente une forte
les réseaux mobiles constitue une évolution avancée. En effet, à notre connaissance il
naturelle de ce domaine. L’affranchissement n’existe pas encore de projet similaire inté-
des liaisons câblées et la mobilité offerte aux grant à la fois les aspects jeux vidéo, réseau
joueurs sont autant d’arguments qui vont dans sans fil en mode ad hoc et systèmes pair à
le sens d’une interaction plus aisée et plus pair. L’intégration de toutes ces technologies
riche entre joueurs. Ainsi, on peut facilement dans un même environnement soulève de
imaginer le cas de jeux improvisés dans une nombreuses problématiques de recherche
cour de récréation et impliquant plusieurs qui n’ont pas encore été explorées dans le
joueurs munis de consoles de jeux portables. contexte spécifique du projet, à savoir celui
Ce scénario peut être réaliste surtout si l’on des jeux vidéo. La réponse aux problèmes
suppose que le réseau de support est de type que posent l’intégration de ces différentes
ad-hoc. L’absence d’infrastructure centralisée technologies nécessite l’élaboration d’une
étant l’argument principal qui pourrait favoriser le démarche de recherche scientifique basée sur
succès des jeux multi-joueurs sur les réseaux l’identification précise du problème, l’apport
ad-hoc. A ceci il faut ajouter le faible délai de solutions, et la validation rigoureuse des
entre joueurs et l’absence de coût, en oppo- propositions. La démonstration de la faisabilité,
sition aux délais relativement importants par des prototypes ou par simulations, est le
auxquels doivent faire face les joueurs qui préalable avant de passer à une étape d’indus-
souhaitent utiliser les liaisons supportées par trialisation. Pour toutes ces raisons, le projet
les réseaux cellulaires. actuel se positionne comme un projet industriel
exploratoire d’une durée correspondant à
Objectif Sectoriel l’échelle d’évolution de l’industrie du jeu et
Le middleware offrira la possibilité de concevoir des technologies sans fil, c’est-à-dire sur 2
de nouveaux moteurs de jeux et de nouvelles ans et demi (30 mois).
façons de jouer, exploitant pleinement les
avantages offerts par un réseau sans fil en Enjeux
mode ad-hoc. Le marché du jeu vidéo est en pleine expansion
Par rapport à ce qui est actuellement disponible depuis une quinzaine d’années, et ne s’est
sur le marché, notre middleware permettra à jamais aussi bien porté qu’à l’heure actuelle.
de larges groupes de joueurs de jouer plus En 2005, le chiffre d’affaires a progressé de
longtemps et à n’importe quel endroit (c’est- 5,3 % par rapport à 2004, atteignant ainsi le
à-dire, même en l’absence d’une infrastructure chiffre de 19 milliards de dollars. Cette pro-
réseau existante). gression n’est pas prête de s’inverser, car les
prévisionnistes voient le marché augmenter
Contenus Technologiques d’au moins 50 % d’ici à 2008-2010. Dans
Ce projet se propose de réaliser en 30 mois un tel contexte d’expansion, les différents
un démonstrateur intégrateur de plusieurs acteurs du domaine proposent de plus en plus
technologies émergentes, à savoir le déve- de produits attractifs et innovent, notamment
loppement d’un moteur de jeux sur consoles à travers les nouvelles consoles de jeux vidéo
récentes, les réseaux sans fil de type WiFi en portables (PSP 2, Nintendo DS, etc). De plus,
mode ad-hoc, et un middleware basé sur une le marché des réseaux sans fil est également
architecture en mode pair-à-pair. en plein développement, ainsi que celui des
terminaux mobiles. Nous sommes en train de
vivre une rupture de marché du même ordre
que celle qui a prévalu l’arrivée de l’ordinateur
personnel.

Jeu Vidéo 121


L’originalité de la démarche du projet MAD Le projet MAD GAMES, par la réalisation
GAMES est d’étudier la faisabilité et l’utilité de son démonstrateur, présente un aspect
de développer une nouvelle génération de d’acceptabilité car d’une part, il servira de
middleware pour jeux vidéo, basée sur une démonstrateur de la faisabilité et de l’intérêt
architecture distribuée en mode pair-à-pair de l’intégration de ces technologies, et d’autre
et exploitant pleinement les capacités des part, l’architecture servira de base d’expéri-
récentes normes IEEE 802.11 en mode ad- mentation aux usages qui en découlent.
hoc, notamment en terme de possibilité de
routage et de support de la Qualité de Service. Description / Étapes
Le projet est placé sous le pilotage de L2TI,
Le terme d’acceptabilité, dans le contexte de qui assurera toutes les actions nécessaires au
ce projet, sous-entend d’une part la recon- suivi et à la coordination du projet.
naissance par des industriels de l’intérêt de
l’intégration au sein d’un même système des Le sous-projet 1 a pour objectif de coordonner
technologies qui ont fait l’objet de ce projet, la mise au point de la plateforme qui réunit
en particulier : moteurs de jeux, réseaux sans tous les composants matériels et logiciels
fil, pair-à-pair et bases de données distribuées, nécessaires au développement d’un jeu vidéo
et d’autre part la reconnaissance par le sur le démonstrateur.
marché des nouveaux usages envisageables Le sous-projet 2 a pour objectifs la définition,
en réunissant ces technologies. la spécification et la mise en œuvre d’une
Dans le domaine du jeu vidéo, l’acceptabilité infrastructure de communication basée sur un
de ces technologies est conditionnée par la réseau mobile en mode ad-hoc (MANET).
démonstration de la valeur ajoutée de ces Le sous-projet 3 a pour objectif de transplanter
technologies par rapport à des solutions et d’expérimenter les concepts du pair-à-pair
standards, qui exploitent très peu (voire pas dans un environnement particulier : celui des
du tout) l’ensemble des possibilités offertes réseaux mobiles en mode ad-hoc.
les réseaux ad-hoc (i.e. routage et QoS) et les Le sous-projet 4 a pour objectif de concevoir
architectures distribuées. et de réaliser un moteur de jeu qui tire profit
middleware réseau.
Si la valeur ajoutée est évidente sur le papier, Le sous-projet 5 regroupe des aspects trans-
il n’existe aujourd’hui, à notre connaissance, versaux du projet, à savoir la coordination,
aucune démonstration intégrant autant l’organisation de la validation de la démons-
d’avancées technologiques en télécommuni- tration et des tests, ainsi que la dissémination
cations dans le domaine des jeux vidéo, des du projet.
base de données, et des systèmes répartis.
C’est justement l’objectif de ce projet. La démarche proposée est décomposée en
tâches, mais il existe un étroit rebouclage
entre les divers sous-projets permettant de
faire bénéficier régulièrement les tâches des
résultats intermédiaires des actions menées
en parallèle.

122 Jeu Vidéo


Impact et Retombées Concernant France Télécom, la plupart des
travaux réalisés ici font partie intégrante d’un
Retombées scientifiques programme d’étude scientifique défini à France
La présence dans le consortium des laboratoires Télécom R&D et présentés régulièrement aux
académiques français et des partenaires branches opérationnelles. La première moti-
industriels reconnus dans leurs domaines de vation de ces études consiste à accompagner
spécialités constitue un seuil de garantie de le développement des réseaux ad-hoc vers des
retombées scientifiques importantes. usages qui intéressent l’opérateur.
Le projet diffusera les résultats des méthodes Des retombées importantes sont attendues par
développées par le biais de publications à des l’opérateur au niveau des aspects couplage
colloques et dans des revues scientifiques. Il réseau ad-hoc sans fil/réseau fixe haut débit,
importe également de mentionner au niveau ce qui permettra une réduction des coûts
du rayonnement scientifique l’influence que d’accès à son réseau fixe. France Télécom
le succès d’un tel projet permet d’apporter par est également intéressée par la perspective
les partenaires à travers leurs activités au plan de commercialiser des services novateurs
national et/ou international. À ce titre, nous utilisant des fonctionnalités uniques et originales
voudrions citer par exemple la participation offertes par ce type de réseaux (services d’in-
de France Télécom sur les instances de nor- formations aux joueurs par exemple).
malisation des réseaux sans fil, l’implication
de premier ordre de Fandango, du L2TI et du Participation aux organismes de normalisation
LIP6 dans le pôle de compétitivité (à vocation ou standardisation
mondiale) cap digital. Parmi les membres de ce consortium, France
Enfin, nous voudrions insister aussi sur la Télécom est un acteur très actif et mondiale-
pluridisciplinarité de ce projet : Jeu vidéo, ment reconnu pour ses contributions dans les
Réseaux, Systèmes répartis et bases de données, différents organismes et forum de normalisa-
qui permet souvent d’obtenir de fécondes et tion ou standardisation. À travers les résultats
inattendues retombées scientifiques. qui seront obtenus dans ce projet et l’expertise
qui en découlera, France Télécom souhaite élargir
Retombées industrielles et économiques le champ applicatif de ses contributions à
Pour Fandango, en tant que petite entreprise, celui des jeux vidéo. Elle compte contribuer
l’un des résultats recherchés est le transfert à la proposition de nouvelles normes ou à
technologique du savoir faire émanant des l’adaptation des normes existantes afin que
équipes de recherche constituant le reste du les réseaux sans fil en mode ad-hoc intègrent
consortium. Notamment, les derniers résultats mieux les spécificités et les besoins des jeux
concernant les possibilités avancées offertes vidéo. Elle entend aussi anticiper l’arrivée des
par les couches basses des futures versions de nouvelles générations de jeux et des consoles en
réseau ad-hoc (e.g. IEEE 802.11e) ainsi que contribuant à la normalisation des nouvelles
les avancés technologiques récentes concernant technologies émergeantes dans le domaine du
le pair-à-pair et les bases de données (e.g. sans fil.
les méthodes d’indexation récentes). A travers
ce savoir, Fandango se donne les capacités
d’anticiper l’arrivée de nouvelles générations
de Hard, de Soft, de technologies réseaux et
de jeux vidéo. Elle peut ainsi continuer à se
placer favorablement en tant que développeur
de jeux vidéo à la pointe des dernières avancées
technologiques.

Jeu Vidéo 123


P LAY-ALL Chaîne de production de jeux,
multi-standard et mutualisée.
Le projet Play-All fédère les technologies de sept
studios de création de jeu franciliens et de quatre
sociétés de middleware innovantes avec pour objectif
d’atteindre la taille critique en R&D pour le développement
d’une chaîne de production de jeu complète
et d’un standard technologique unifié et élargi.
Les meilleurs laboratoires de recherche franciliens et lyonnais
participent au développement de cette plateforme logicielle avec
pour mission de mettre à jour des percées majeures dans les
domaines des outils pour le son, de la synthèse du mouvement
faciale pour les jeux, de la synthèse d’image 3D en temps réel
sur un grand nombre de processeurs, ainsi que des technologies
réseaux capables d’augmenter significativement le nombres
de joueurs participant simultanément à une session de jeu.

Domaine Jeu vidéo Établissements Objectif Général


AAP FCE publics : Répondre au besoin du marché du logiciel
Partenaires CNAM - EMJMIN de jeu par le développement d’une chaîne de
PME (au sens (75) / ENST (75) / production multi-standard :
Européen) : LIP 6 (75) / LIRIS R PC R Consoles de Salons HD R Consoles
Darkworks (75) (69) Portables
/ Kylotonn (75) Chaîne de pro- Organiser un cluster pour atteindre la taille
/ Load Inc (75) / duction de jeux, critique : R en R&D R en offre de services
White Birds (94) multi-standard
/ Wizarbox (92) et mutualisée Objectif Sectoriel
/ Atonce (33) / Porteur R Garantir l’accès à 100 % du marché R Établir
Bionatics (34) / DARKWORKS, un standard commun et un support technique
Spirops (75) / Guillaume Gouraud pérenne R Organiser l’interopérabilité entre
Voxler (75) ggouraud@playall.fr, les studios R Conquérir des nouvelles parts
tél. : 01 44 76 95 10 de marché

124 Jeu Vidéo


Contenus Technologiques Principes Structurants
R Outil 100 % multistandard (consoles de R Création d’un outil et d’un standard commun
salon, PC, consoles portables) R Fonctions R Création d’un centre de R&D commun
très avancées (2000 à 3000 comportements (meilleure visibilité pour les industriels Intel,
inclus) R Sécurité des données R Synthèse Sony, Microsoft)R Création d’une structure de
vocale d’acteurs R Rendu hyper réaliste management dédiée (3-4 salariés) R Coopération
temps réel rapprochée Développeurs & Middleware
spécialisés R Accès à la Recherche acadé-
Philosophie / Démarche mique R Formation d’ingénieurs R Ouverture
R Création d’un centre R&D commun R Accès vers d’autres développeurs FR par la création
à la recherche académique R Création d’une immédiate d’un groupe d’intérêt R Participation
structure de management dédiée R Ouverture projets européen typés jeux 7e PCRD
vers d’autres développeurs français par la
création immédiate d’un groupe d’intérêts Description / Étapes
5 sous-projets de la chaine de production
Enjeux (42 sous tâches et 200 livrables) :
R Rupture des mentalités : taille critique
par mutualisation R Socle technologique et SP1 Gestionnaire sécurise des données
habitude de développement en commun R En SP2 Moteur de jeu Multi-cœurs unifié
place pour le futur cycle industriel (2011 (action et aventure)
PlayStation4) R Devenir le champion local SP3 Outil de productions
puis européen, dans le top 3 mondial pour SP4 Gestionnaire de plate-formes matérielles
le prochain cycle (2011) R Entrer dans le SP5 Service qualité et support
marché naissant de la simulation interactive
(Serious gaming). Étapes :
R 1ère étape d’amorçage de 6 mois version V1
Nouveaux Produits/Services (spécification. janvier à mi juillet) R 4 étapes
à Court/Moyen Terme de 6 mois, milestones mensuels R 6 derniers
Création d’un produit logiciel middleware et mois, diffusion de la plateforme au groupe
d’une société d’édition. utilisateur alpha & beta.

Résultats / Livrables
R Production d’un outil de création complet
(création d’un jeu de A à Z) constitué de ces
cinq briques technologiques R Production de
4 démonstrateurs Action, Aventure, FPS.

Jeu Vidéo 125


Témoignage
Interview Guillaume Gouraud Play-All

Chef de projet du consortium


Play-All, Guillaume Gouraud,
lui-même co-fondateur du Quel a été l’apport du pôle,
studio Darkworks, l’un des après la première soumission
19 partenaires impliqués, du projet Play-All ?
témoigne des difficultés de Play-All était un projet soutenu depuis
longtemps par la DGE, la phase d’amorçage
la réalisation d’un tel projet de 6 mois a été financée par la Région
et propose, pour maintenir Île-de-France et la Ville de Paris, grâce
au lobbying global auquel le pôle a
sa viabilité, une nouvelle participé. Lors de la soumission pro-
prement dite du dossier au pôle, le
forme de gouvernance, financée consultant mis à notre disposition par
et co-assumée par cap digital. cap digital pour l’énorme travail de
reformulation du dossier nous a été
précieux. En effet, nous découvrions
Le projet Play-All, dont la vocation est de mutualiser littéralement le fonctionnement du pôle
les efforts de R&D d’acteurs du secteur des jeux qui, par ailleurs, venait tout juste de se
vidéo, a abouti, en septembre de cette année, créer. Il n’y avait donc pas d’antériorité
à la création d’un site unique réunissant 40 ingénieurs à laquelle se référer, pas de « mode
pour une durée de 2 ans. Il devra permettre, d’emploi » du pôle, ni de documents
types. Le consultant de cap digital a éga-
à terme, la production de jeux multi plates-formes
lement beaucoup contribué à l’adhésion
(PC, consoles de salons, consoles portables). de partenaires très réticents, puis au
montage du consortium. Mais malgré sa
présence à nos côtés, la phase d’amor-
çage proprement dite s’est beaucoup
trop prolongée.

126 Jeu Vidéo


Quel est le résultat de cette
phase de maturation de 18 mois ?
Aujourd’hui, Play-All fait plus que jouer
le jeu dans cap digital. Nous avons réuni
une part des ressources des différents
partenaires sur un site dédié. Parmi ces
partenaires, les PME ont adhéré à 100 %
à ce principe inhérent au projet collabo- Comment se déroule
ratif, mais, envers de la médaille, elles
doivent faire face quotidiennement à
la gouvernance
des difficultés fonctionnelles dès lors du projet aujourd’hui ?
que 30 % de leur effectif se retrouve
hors site. Chacun des partenaires dédie
Aujourd’hui, Play-All commence à aujourd’hui deux personnes à temps
fonctionner, mais j’estime que ce projet plein au suivi du projet. Or les ressources
est encore trop réduit, il devrait avoir d’une PME sont réduites et raison-
la taille des projets européens et leurs nablement, ne permettent pas que ce
budgets. fonctionnement s’installe durablement.
J’y consacre personnellement 50 % de
mon temps.
Quelle est votre analyse
de la situation de Play-All L’effet réseau et la visibilité
à court terme ? offerts par le pôle ont-t-il
Ce que nous mettons en place avec eu des retombées favorables
Play-All doit nous servir pendant les 5 pour vos partenaires?
années à venir. Mais le secteur des jeux
vidéo est secoué en permanence par Pour certains de nos clients, l’appar-
une guerre technologique sans merci. tenance au pôle a un impact positif,
Le taux de mortalité des PME y est très parce qu’elle démontre le soutien du
élevé. Il faut investir beaucoup plus. secteur des jeux vidéo par les collecti-
vités, la Région Île-de-France et l’État
français. À l’international, Play-All est
perçu comme unique en son genre et
comme la réponse la plus adéquate
à la situation actuelle du marché.
Cependant, cette visibilité due à la
seule appartenance au pôle ne suffisait
pas, nous avons fait appel à une agence
de relations Publiques spécialisée pour
élaborer une véritable communication.

Jeu Vidéo 127


La communication est donc
l’un des axes de progrès du pôle ?
Cap digital doit absolument mettre en
place une stratégie de communication
ambitieuse, à la mesure des enjeux des
projets qu’il défend, en s’appuyant sur
une agence. Les projets et le pôle lui-
même gagneraient en visibilité et en
Quelles bonnes pratiques
rayonnement. recommandez-vous ?
Quelles autres améliorations Il faudrait s’inspirer des bonnes pratiques
de la gestion des projets européens qui
apporter au fonctionnement procèdent par avances de fonds régulières
général du pôle ? et non « par rattrapages ».
En revanche, évitons leurs écueils,
lourdeur administrative et dissémination
Ma recommandation est simple : le systématique des responsabilités.
pôle doit financer à 100 % le pilotage Enfin, instaurons une vraie visibilité des
de chaque consortium constitué. cap financeurs sur l’avancée des projets. Le
digital devrait placer dès le départ des pôle est un bon outil, il doit rester agile,
chargés d’affaire dédiés au montage actif, et pour cela s’améliorer tous les
des projets et à leur accompagnement six mois.
au-delà de la labellisation.
Il faudra d’abord raccourcir les étapes
du montage du dossier, puis gérer la
montée en puissance du projet. Enfin,
le chargé d’affaire veillera à fournir des
rapports semestriels, sur l’état d’avan-
cement des projets, et plus particulière-
ment sur les problématiques financières
et juridiques rencontrées.

128 Jeu Vidéo


P LUG Faire émerger de nouveaux modes d’interactivité
pour tout endroit où l’ubiquité associée
à la réalité augmentée peut enrichir une activité ludique
ou éducative (musées, parcs d’attraction à thèmes, lieux
touristiques, quartier d’une ville…).

Objectif Général

Le projet PLUG (PLay Ubiquitous Games and play


more) est un projet labellisé par l’ANR à l’issue
de l’appel à projet Audiovisuel et Multimédia 2007.
C’est un projet de recherche industriel. Il vise à favoriser
l’émergence de jeux pervasifs. Il étudie l’ensemble
des technologies de l’informatique diffuse (réseaux,
systèmes embarqués, middleware, logiciels...)
pour les jeux ubiquitaires/pervasifs/ambiants à travers
un jeu de rôles en réalité augmentée. Il s’accompagne
d’une étude d’acceptabilité qui doit identifier les verrous
sociologiques, culturels, économiques,
éditoriaux et techniques susceptibles Objectif Sectoriel
Les résultats obtenus devraient faire émerger
de faire obstacle à l’émergence de jeux de nouveaux types de jeux vidéo sur terminaux
mobiles. De nouveaux publics, qui se distin-
ubiquitaires pour le grand public. guent des hard core gamers, devraient être
Le projet PLUG vise à concurrencer attirés par une interactivité plus forte qui mêle
monde réel et monde virtuel et qui favorise
des projets internationaux comme l’immersion.
Cette nouvelle forme de jeux vidéo devrait
IPerG (Europe), ou Human Pacman (Asie). s’adapter à de nombreux types de lieux pas
seulement à vocation ludique. On peut penser
aux lieux à forte valeur ajoutée culturelle tels
que musées, monuments historiques, quartier
d’une ville, mais aussi aux centres commer-
ciaux, centre de séjour, station touristique…

Jeu Vidéo 129


Domaine Jeu vidéo
AAP ANR
Partenaires
Grandes Entreprises : Orange-France
Telecom R&D
PME : TetraEdge / Net Innovations
Établissements publics : Conservatoire
National des Arts et Métiers (Laboratoire
CEDRIC et le Musée du CNAM, avec une
sous-traitance de l’association DUNE) /
Groupe des Écoles Télécom (INT Evry et espace intérieur) et toutes ses dimensions
ENST Paris) / Université La Rochelle (L3i) y compris du point de vue mobilier urbain,
Porteur CNAM, ludique, culturelle …
E. Gressier-Soudan (CNAM-CEDRIC)
gressier@cnam.fr
tél. : +33 (0)1 58 80 85 13 Enjeux
Ouvrir de nouveaux espaces ludiques et créa-
Contenus Technologiques tifs au public.
Les technologies du projet concernent les ter- Préparer les acteurs socio-économiques à ce
minaux mobiles (essentiellement téléphones nouveau type de jeux : opérateur réseaux,
et PDA, mais les consoles portables ne sont équipementiers, éditeurs, studio de jeux, sites
pas exclues dans un deuxième temps) et toutes d’accueil…
les technologies de réseaux hertziennes dis- Mettre en œuvre les résultats de la recherche
ponibles sur ces terminaux (WiFi, Bluetooth, scientifique sur l’informatique ubquitaire/dif-
GPRS/UMTS/HSDPA, RFID, ZigBee…). En fuse/ambiante.
effet, le joueur est au centre du dispositif et
en interaction permanente avec son environ-
nement immédiat (réel comme virtuel). Nouveaux Produits/Services à Court/
Le jeu de rôle développé s’appuiera sur un Moyen Terme
moteur de jeu adapté aux univers pervaifs. Ce Nous espérons pouvoir spécifier des nouveaux
moteur intégrera des techniques d’»affective besoins pour les terminaux mobiles
computing». Un nouveau jeu ubiquitaire
Joueurs et environnements technologiques Un nouveau mode d’interaction avec le Musée
seront suivis en permanence. Une architecture du Cnam
de supervision sera dédiée au monitoring des De nouveaux outils pour concevoir et réaliser
moyens technologiques. Pour mieux appré- des jeux ubiquitaires
hender les joueurs et leur comportement, un
outil dédié aura pour objectif de vérifier les
actions «in game» par rapport au déroulement Principes Structurants
du jeu prévu. Le projet se déroule suivant un cycle de vie
en spirale. Une itération du cycle dure un an.
Chaque itération produit une démonstration
Philosophie / Démarche publique et fait l’objet d’une évaluation par
Dans notre projet, nous prêtons une attention des experts extérieurs au projet et dont les
particulière à la dimension Game Design. compétences couvrent toutes ses dimen-
Cet aspect a une très grande importance car sions.
les jeux ubiquitaires doivent tenir compte de
nombreux aspects : technologiques, sociolo-
giques, environnement (ville, espace ouvert,

130 Jeu Vidéo


SimDate SimDate est un jeu de séduction en ligne
qui se présente sous la forme d’un chat
vidéo dans lequel l’un des protagonistes est un système
de dialogue artificiel. Le premier personnage à séduire
est une jeune femme prénommée Angel. Elle est
représentée par une comédienne filmée en vidéo.

Objectif Général

L’objectif de ce prototype est de générer une forte audience.

Objectif Sectoriel Enjeux


L’objectif technologique est de démontrer les R Réussir le test de Türing. R Établir
capacités d’un système de dialogue artificiel. l’attractivité du concept.

Contenus Technologiques Nouveaux Produits/Services


R Analyseur sémantique et pragmatique à Court/Moyen Terme
R Contrôleur de dialogue R Contrôleur vidéo R Jeu en ligne. R Coaching séduction.
R Modèle joueur
Description / Étapes
Philosophie / Démarche Démonstration prototype : décembre 2007
As An Angel recherche des partenaires grands Tests : 1er semestre 2008
utilisateurs prêts à tester le concept au travers Déploiement : fin 2008
d’un prototype.
Résultats / Livrables
R Prototype de démonstration R Corpus de
dialogues R Base de joueurs.

Domaine Jeu vidéo PME : Technologies recherchées R recon-


AAP Oséo naissance vocale, ressources lexicales,
Partenaires machine learning
Grandes Entreprises : En recherche de grands Porteur As An Angel,
utilisateurs (sites de rencontre, éditeurs jeu Dominique Noël
vidéo) dominique.noel@asanangel.com
tél. : 06 09 04 10 37

Jeu Vidéo 131


132 annuaire des projets
Patrimoine Numérique 132
AVRIGHTS 134, Ciné Lab 135, City Zeum 139, DDM Video 139, FREEDOM 76,
GEONTO 140, iTOWNS 143, Livre Blanc 145, Numérisation diapositives 148,
PIITHIE 149, RAFFUT 152, Serveur Cartographique 154, Terra Magna 155,
TerraNumerica 159

annuaire des projets 133


AVR IGH TS Ce service sera proposé aux détenteurs
de catalogues audiovisuels pour vérifier
Création d’un service l’exploitation faite de leurs contenus,
de suivi des droits par extraits ou en intégrales, sur 400
pour la diffusion télévisée chaînes en Europe, et ainsi recouvrer
au niveau européen. tous droits de diffusion non déclarés
et non perçus. Une entité indépendante
sera créée pour commercialiser ce service déjà testé
par l’Ina pour l’exploitation des extraits commercialisés.
La technologie repose sur le principe
de la reconnaissance de signature audiovisuelle
en comparant le flux des chaînes surveillées
avec la base de signatures des œuvres recherchées.

Domaine Contenus Technologiques


Patrimoine numérique La technologie repose sur le principe de la
AAP cap digital 2006 reconnaissance de signature audiovisuelle en
Porteur INA comparant le flux des chaînes surveillées avec la
pponcin@ina.fr base de signatures des œuvres recherchées.
tél. : 01 49 83 28 36
Philosophie / Démarche
La structure devra investir dans des équi-
pements de captation des chaînes à partir
d’antennes satellite. Le système de signature
sera appliqué en fonction des clients et de
leur catalogue.

Enjeux
Il s’agit de créer un service à partir d’une tech-
nologie de signature vidéo innovante issue de
la recherche. Création d’une entreprise et de
200 emplois d’ici trois ans.

Nouveaux Produits/
Services à Court/Moyen Terme
Service de suivi des droits à l’échelle
européenne.

Principes Structurants
Aide à la gestion des contrats de diffusion
Protection des droits

134 patrimoine numérique


C INE LAB Conception et développement
d’un dispositif d’annotation de films
et de partage d’annotation sur postes de travail,
sites Web et dispositifs mobiles.
Objectif Général
Dans une période de forte rupture techno-
logique, caractérisée par la maturation des
technologies de description de contenus
(métadonnées) et le fort développement des
technologies de communication (mobilité,
ubiquité, trans-réalité), les industries cultu-
relles investissent largement le champ de
la consommation de masse. Mais c’est sans Objectif Sectoriel
profiter de la convergence de ces technologies Ce projet exploratoire répond à deux axes de
et de l’apparition de nouvelles communautés l’appel à projet RIAM (archivage structuré
d’utilisateurs, organisées en réseaux sociaux des médias et mobilité) et vise l’étude, le
centrés sur l’appropriation, la personnalisation développement et la validation expérimentale
et le partage de corpus et de connaissances. d’une solution d’annotation de films et de pro-
C’est précisément dans cette zone de conver- duction de contenus sur le cinéma par enre-
gence, et sur un secteur culturel de masse gistrement de commentaires audio, prise de
(le cinéma), que ce projet entend explorer photos, réalisation de films et prise de notes
la combinaison de technologies d’enrichis- en mode texte sur différents postes de travail
sement, de publication multi-support (Rich dont les terminaux mobiles. Ces annotations
Media) et d’appropriation/personnalisation/ doivent rester indépendantes du film analysé/
partage au moyen des technologies de com- commenté pour être librement partagées et se
munication les plus récentes (des dispositifs synchronisent à lui en respectant son intégrité
fixes aux dispositifs mobiles en passant par quelque soit son format (DVD, fichier vidéo,
les dispositifs nomades et portables) avec vidéo streamée). Elles sont organisées selon
comme objectif la création de communautés un schéma de description indépendant des
« d’écrivants ». L’écrivant est un annotateur annotations et partagées selon les pratiques
questionnant son rapport à l’art, réagissant recommandées par le Web 2.0.
et enrichissant des corpus existants par des Le projet entend focaliser sa priorité sur la
analyses et des médias d’annotation. C’est modélisation de l’appareillage critique utile,
une figure de l’amateur du XXIe siècle appa- les modèles de description et d’annotation,
reillé par les dispositifs technologiques qu’il les interfaces mobiles et multimodales,
possède et travaillant en communauté. Le le partage communautaire des annotations.
projet s’inscrit dans le formidable essor de
ces pratiques actuellement identifiées dans Domaine Patrimoine numérique
le domaine Internet par l’appellation Web AAP ANR
2.0. Ce contexte est favorable à l’émergence Partenaires PME : ANTENNA AUDIO,
de nouvelles pratiques, de la plus savante à Établissements publics : IRIS, FORUM DES IMAGES
la plus simple : l’activité critique profession- Porteur IRI/Pompidou
nelle, la pédagogie, les pratiques cinéphiles vincent.puig@centrepompidou.fr
et les pratiques de loisir. tél. : 33 1 44 78 14 90

patrimoine numérique 135


Contenus Technologiques Philosophie / Démarche
1. La modélisation Le projet s’appuie sur la modélisation fine
de l’appareillage critique utile : des métiers/pratiques visées, par interviews et
k  Modélisation fine des métiers/pratiques visés résidences d’experts, qui permettra de mesu-
(critiques de cinéma, enseignants, cinéphiles, rer les résultats tout au long du projet:
artistes et penseurs portant un regard avisé 4 pratiques : analyse et production critique
sur les films), par interviews et résidences (édition littéraire, multimédia et DVD), péda-
d’experts. k  Formalisation des vocabulaires gogie (enseignement et conférences, notam-
cinématographiques et des unités de sens ment à partir de la collection de films diffusée
notamment dans le domaine temporel, leur par le CNDP), pratiques cinéphiles (travail en
description au moyen des thesaurus adaptés bibliothèque ou sur fonds d’archives, visites
et l’établissement de schémas de relation d’exposition), pratiques de loisir (films en
entre ces unités de sens. salle, lecteurs DVD).
2. Les modèles de description, d’annotation 3 typologies d’utilisateurs : professionnels
et de rendu : (critiques et enseignants publiant d’une
k  Mise en œuvre de moyens d’indexation manière ou d’une autre leur travail), amateurs
assistée sémantiquement tenant précisé- (Collection / fréquentation / classement / com-
ment compte de la modélisation métier pour mentaire : pratiques culturelles fréquentes
adapter des descripteurs existants ou pour mais sans publication), spectateur (vision-
en concevoir de nouveaux afin d’opérer un nage et commentaires à chaud).
premier découpage des unités de sens. 6 lieux d’expérimentation : Espace privé
k  Stockage et organisation des descriptions de travail, classes et lieux de conférences,
d’unités de sens extraites des média, ainsi bibliothèques, expositions, salles de cinéma,
que des descriptions, annotations et visuali- transports.
sations, dans une base de données adaptée
Elaboration d’une norme de description basée Enjeux
sur XML. k  Conception d’une instrumentation Appareillages critiques et enjeux d’ingénierie
adaptée à l’annotation (langage de modéli- documentaire
sation et de spécification) et aux dispositifs de L’enjeu du projet est de se focaliser sur la
rendu (IHM) adaptées aux différents contextes modélisation des pratiques du cinéma afin de
et supports. dégager les primitives de description commu-
3. Les interfaces mobiles et multimodales : nes et réutilisables dans les outils mis à la
k  Validation d’une approche multimodale disposition des annotateurs. Il s’agit ensuite
d’annotation (utilisation combinée de la voix, de parvenir à décrire ces pratiques sous l’an-
des touches du clavier, du stylet, de la caméra). gle de modèles d’analyse indépendants mais
k  Expérimentation de différentes voies de constamment en interaction avec les outils
synchronisation entre les objets saisis sur le d’annotation. De la même manière, un autre
mobile (commentaire, photos, vidéos, textes) enjeu scientifique du projet est de maintenir
et les films stockés sur une base d’archives indépendants mais en interaction directe,
ou visionnés sur un DVD. k  Prototypage réel les annotations et les visualisations/rendus
sur un PDA utilisé en contexte d’exposition désirées, différents selon le propos critique
sur le cinéma (tableaux, photos, installations, mais également selon le support de rendu visé
films projetées). (poste de travail, sites Web/blogs/podcast, dis-
4. Le partage communautaire positifs mobiles).
des annotations :
k  Organisation et stockage selon une struc-
ture de description et des indexes adaptés.
k  Gestion des droits d’accès et de publication
(outils de modération). k  Rendus possibles
sur site Web, blogs, peer-to-peer, podcast,
dispositifs mobiles.

136 patrimoine numérique


Réseaux sociaux Nouveaux Produits/Services à Court/
Le verrou technologique réside ici dans la Moyen Terme
capacité à concevoir les formats d’échan- Les retombées sont attendues sur quatre sec-
ges et les interfaces les mieux adaptées au teurs d’activités :
contexte sémantique du cinéma tout en visua- Production critique et édition : outils d’anno-
lisant le film et par conséquent d’étudier et tation et de publication multi-support
prototyper des systèmes d’annotation audio Enseignement : outils pour l’annotation, la
(vers le podcast), et de partage d’annotation/ réalisation de cours et d’exercices
enrichissement de contenus dans le cadre Bibliothèques et fonds d’archives : système
de communautés de pratiques, en situation d’annotation sur films et partage d’annota-
locale (en bibliothèque, en collège) ou en tions (en réseau local de bibliothèque ou sur
réseau (métaphore WIKI). Internet)
Pratiques instrumentées sur média de masse Mobilité : AudioGuides multimédia ou PDA/
Un défi de ce projet est de s’attaquer à un mobiles à capacité d’enregistrement et de
média de masse (le cinéma) mais en pariant synchronisation, lecteurs DVD/Laptop équi-
sur l’utilisation de la « voie de retour » des dis- pés d’outils de navigation et d’annotation.
positifs mobiles (captation, enregistrement,
bloc-notes), en explorant leur intégration la Principes Structurants
plus transparente pour l’utilisateur avec un Il s’agit avec ce projet d’ouvrir un nouveau
appareil critique complet et/ou un dispositif champ critique et de faire émerger des modes
d’enrichissement de films. d’analyse et d’élaboration d’un discours criti-
Mobilité & objets temporels : enjeux que rendus possibles par l’outil technologique
de synchronisation et d’IHM multimodales (représentation graphique du temps, création
L’industrie du jeu en réseau a été une des pre- de partition d’analyse, etc.). Le projet fait le
mière à explorer et éprouver la problématique pari d’un développement considérable d’une
de la synchronisation entre le déroulement part de la performance des dispositifs mobiles
virtuel d’un jeu et des défis réels transmis (communication large bande, capacités de
entre joueurs par téléphone portable (perva- stockage et puissance du processeur, conver-
sive gaming ou systèmes de trans-réalité). Un gence des fonctions multimédia) et d’autre
enjeu scientifique et technologique du même part de l’émergence de nouvelles interfaces
ordre reste à explorer dans le développement sur ces dispositifs. Il s’agit d’explorer la
d’un système d’annotation vocale sur mobile convergence de ces deux facteurs dans le
synchronisé en temps réel ou en temps dif- contexte précis du cinéma.
féré à un objet temporel distant au travers
du réseau. Pour répondre à cet enjeu de syn- Description / Étapes
chronisation, le projet étudiera l’intérêt des SP1 : Specs & scenari (IRI)
terminaux mobiles en termes de performance SP2 : Formats & architecture (LIRIS)
réseau (mobiles 3G, mobiles à capacité GPS), SP3 : Construction de schémas (LIRIS)
d’IHM multimodales (utilisation combinée SP4 : Annotation (IRI/Forum)
de la voix et d’actions de synchronisation SP5 : Annotation mobile (Antenna)
manuelle au film, perspectives ouvertes par la SP6 : Partage/Site Web (IRI)
miniaturisation/nanotechnologie) et en terme SP7 : Rendu multisupport (IRI)
de capacité de rendu des interfaces (représen- SP8 : Validation (Forum/IRI/Antenna)
tations spatiales d’objets temporels).

patrimoine numérique 137


Résultats / Livrables Forums, Podcasts, sites de VOD et pour l’aide
Pour les 4 domaines applicatifs visés les à la réalisation de présentations publiques.
résultats visés en termes d’outils industriali-
sables sont : Enseignement
Production critique, cinéphiles A partir de films sélectionnés en collaboration
k  Outil d’annotation critique personnalisable avec un groupe de professeurs d’enseignement
(accès à l’outil de construction de schémas du cinéma (notamment les films présentés au
de description) k  Outil d’aide à la publication BAC), réalisation de Regards signés conçus
critique (accès aux outils de rendu) k  Outil par leurs producteurs (critiques, professeurs,
d’analyse comparée (outil d’annotation amateurs) comme des mises en scène interac-
multi-vues) k  Outils fournis sur cdrom avec tives de leur façon de voir le film. L’enjeu est
des revues de cinéma (players d’annotations) ici de diffuser avec cette analyse hypermédia,
Enseignement l’outil auteur qui a servi à sa réalisation et
k  Outil de préparation de cours k  Outil de que des élèves pourront notamment se réap-
fabrication d’exercices et de TP k  Outil proprier dans un contexte éducatif. L’objectif
de découverte / exploration des métiers est également de donner aux professeurs un
du cinéma k  Outil de production créative outil simple de réalisation de cours. L’expéri-
Valorisation de fonds d’archives mentation peut inclure l’annotation à l’aide
k  Outil de production et de partage d’annota- de dispositifs mobiles (enregistreurs mp3 ou
tion en bibliothèque k  Outil d’annotation et mobiles) par exemple si le professeur veut
de structuration de recherches réalisées sur favoriser le discours oral des élèves.
fonds d’archives publiques (ina.fr) k  Outils
de fabrication de podcast enrichis (podcast Consultation de fonds d’archives
synchronisés à des bases d’archives, podcast A partir du fonds de films du Forum des
annotés ou liés à d’autres podcasts) Images, des interfaces d’annotation seront
Mobilité développées en collaboration avec les biblio-
k  visites d’expositions, salles de cinéma, trans- thécaires / documentalistes ou des chercheurs
ports k  Prototype d’Audioguide multimédia / éditeurs travaillant dans ce contexte. L’idée
à capacité d’enregistrement k  Maquettes est d’exploiter le travail réalisé par les utilisa-
d’outils communicants k  Tests sur bornes teurs du fond d’archives dans leur consultation
WIFI accessibles par PDA et mobiles en sortie quotidienne, en les encourageant à produire
de salle. k  Tests sur Laptop/lecteurs DVD des annotations propres à être transformées
portable/consoles en indexation fine des contenus, et mises à la
disposition de tous les utilisateurs futurs. On
Impact et Retombées pourra constituer ainsi une sorte de Wiki d’an-
Les retombées du projet sont attendues vers : notations, modérées par le gestionnaire du
fonds d’archives et qui bénéficie à la fois aux
Production critique professionnelle visiteurs/chercheurs, aux documentalistes de
Les contenus ciblés dans ce domaine sont la bibliothèque et au visiteur non spécialisé.
d’abord des films proposés au Centre Pompi- L’utilisateur n’est plus simplement un simple
dou ou au Forum des Images mais doivent être consultateur mais un participant qui met en
étendus à des corpus largement commentés commun ses connaissances (cf. Web 2.0). Les
par les cinéphiles et pouvant constituer des dispositifs mobiles sont utilisables de manière
références (archives historiques, documen- optionnelle pour accéder à certaines informa-
taires, vidéo expérimentale, archives ina). tions sur les films ou pour annoter.
L’objectif est ici de mutualiser les outils et
méthodes permettant de construire plus Mobilité/culture : visites d’expositions
facilement un discours à partir des données et mobilité/loisirs
dont le critique dispose sur son disque dur ou Utilisation de PDA pour proposer des éléments
dans sa DVDthèque pour une publication de complémentaires au film ou à l’expo. Eléments
ses éléments critiques sur sites Web, Blogs, éventuellement synchronisés au déplacement du

138 patrimoine numérique


visiteur dans l’espace (par sélection manuelle personnel de l’utilisateur sert à l’enregistrement
ou détection automatique type GPS). Fonction de commentaires à chaud et au téléchargement
enregistrement (sur mobile, PDA ou enregis- d’éléments proposés sur bornes WIFI locale ou
treur mp3) combinée dans le cas d’un PDA par accès Internet traditionnel. Dans le contexte
ou d’un mobile 3G avec une fonction pose des transports, l’hypothèse est d’utiliser les dis-
de marqueur (temporel ou géographique). positifs personnels (ordinateur portable, PDA,
Dans le cas d’une exposition, le PDA sera loué Mobile, console de jeux) pour la consultation
ou mis à la disposition du public. Dans le cas de documents et d’analyses téléchargées.
des sorties de cinéma, le PDA ou le mobile

City zeum Valorisation des sites touristiques


(monuments, musées, lieux de visites,…)
sous la forme de guides touristiques numériques web
et à télécharger sur les mobiles et GPS.
Objectif Général Domaine Patrimoine numérique
Cityzeum vise à devenir AAP Oséo
PARTENAIRES PME : Vivacode
l’un des premiers guides touristiques Porteur Cityzeum - Julien LAZ
numériques géo-localisés julien@cityzeum.com
communautaires et collaboratives, tel. : +33144183021

grâce à une offre exhaustive


en terme de contenus touristiques Contenus Technologiques
Plateforme de distribution de services touristi-
et un portefeuille de technologies ques web et mobiles et de téléchargement de
mobiles au service du client final. contenus numériques. Applications mobiles
touristiques destinées à être téléchargée sur
Objectif Sectoriel les téléphones avec GPS, navigation, carte,
Cityzeum tente de renouveler l’information multimedia, …
touristique en ligne en y ajoutant de la locali-
sation, de la technologie, des aspects commu- Nouveaux Produits/Services
nautaires et une forte connotation multimédia à Court/Moyen Terme
afin de fournir des guides complets au grand Cityzeum.com : guide touristique web avec
public. cartographie, audio guides, wiki, télécharge-
ments vers mobiles (téléphone, ipod, GPS,…)
et multimédia.
Tamagocity : le premier guide touristique
GPS avec texte, photos, cartes sur téléphone
mobile.

DDM Video Domaine Patrimoine numérique


AAP Oseo
PARTENAIRES PME : Vivacode

patrimoine numérique 139


GEONTO Constitution, alignement, comparaison
et exploitation d’ontologies géographiques
hétérogènes. Le projet GEONTO porte
sur l’interopérabilité de données diverses relatives
à l’information géographique.

Objectif Général
Objectif Sectoriel
Deux objectifs applicatifs La réalisation de ce projet passe par la réali-
sont tout particulièrement visés. sation de 3 sous-objectifs :
Construire des ontologies associées à des
Le premier est l’intégration k 
bases de données par exploitation de leurs
de bases de données spécifications (documents textuels) ou asso-
géographiques hétérogènes. ciés à un corpus de documents géographiques
moins techniques k  Aligner les ontologies
Cette tâche passe par la mise obtenues et étudier leurs différences k  Ap-
en correspondance parier les schémas de bases de données via
des schémas des bases. les ontol ogies, et développer un moteur de
recherche d’information dans une base de
Le deuxième objectif applicatif documents via ces mêmes ontologies.
est l’interrogation d’une
collection importante Contenus Technologiques
La première partie du projet consiste à réaliser
de documents textuels plusieurs ontologies du domaine géographique
plus variés et destinés reflétant différents points de vue. Pour cela,
à un plus grand public plusieurs approches s’appuyant sur différen-
tes techniques de traitement automatique du
que les bases de données langage sont exploitées.
précédemment mentionnées. La deuxième partie du projet consiste à ali-
gner et comparer les ontologies construites.
L’idée du projet est d’aller plus loin qu’un
Domaine Patrimoine
simple alignement d’ontologies, en mettant
numérique / Ingénierie
au point une méthodologie de comparaison
des connaissances
globale d’ontologies qui permette de décider
AAP ANR
dans quelle mesure deux ontologies reflètent
Partenaires
des points de vue peu ou très différents et
Établissements publics :
donc, dans quelle mesure elles peuvent ou
CNRS - DR4 (LRI)
non être fusionnées.
IGN (COGIT) / Université Paul
La troisième partie du projet a pour but
Sabatier (IRIT) / Université
d’exploiter les résultats des deux premières
de Pau et des pays de l’Adour
parties, d’une part pour construite un portail
(LIUPPA)
d’accès à des documents textuels, d’autre part
Porteur CNRS
pour apparier des schémas très hétérogènes
Chantal REYNAUD,
de bases de données géographiques.
CNRS Île de France Sud DR4
chantal.reynaud@lri.fr
tél. : 01 72 92 59 87

140 patrimoine numérique


Philosophie / Démarche
Une approche de plus en plus privilégiée pour
intégrer des données diverses est d’appuyer
l’intégration sur une ontologie du domaine
concerné. Les ontologies jouent un rôle clé
en intégration de sources d’information mul- Nouveaux Produits/Services
tiples et hétérogènes. Son rôle est double. à Court/Moyen Terme
D’une part, elle précise le sens des concepts Une ontologie topographique riche sera mise
d’un domaine en étant le reflet d’un cer- à disposition de la communauté scientifique.
tain consensus au sein d’une communauté. Elle sera bilingue, français/anglais, et répon-
D’autre part, elle fournit une sémantique dra aux attentes des groupes de travail asso-
formelle. Dans le contexte de l’intégration, ciés à la directive européenne INSPIRE qui
les ontologies peuvent aider à comprendre et ont exprimé le besoin de disposer d’ontologies
interpréter des descriptions hétérogènes de dans le domaine géographique, les ontologies
contenus relatifs à un même domaine pour existant aujourd’hui étant très restreintes et
ensuite pouvoir plus facilement les mettre en décrivant des domaines très ciblés.
relation. C’est la voie qui est adoptée dans le Le projet est motivé par la volonté d’intégrer
cadre de ce projet. des informations à caractère géographique. Il
produira ainsi des résultats (cf. § ci-dessous)
Enjeux qui auront été évalués d’un point de vue géo-
Les techniques préconisées pour l’apparie- graphique par les chercheurs du laboratoire
ment de schémas de bases de données comme COGIT de l’IGN, experts du domaine. Les
pour la recherche d’information devront techniques et les méthodes proposées seront
permettre un déploiement à grande échelle, néanmoins génériques. Ainsi, les résultats
ce qui requière des traitements les plus auto- seront également applicables a priori à tout
matiques possibles et pose des problèmes du domaine d’application.
fait de certains verrous technologiques. La
construction, même assistée par des outils Principes Structurants
conviviaux, est un travail de modélisation long Une structure à 2 niveaux est proposée : un
et difficile. L’objectif sera de tirer parti des niveau stratégique et exécutif composé d’un
spécifications associées aux bases de don- comité de pilotage et un niveau opérationnel
nées pour construire les ontologies décrivant composé des responsables de lots.
le domaine associé. Il s’agira donc d’étudier Au niveau stratégique, le comité de pilotage
et de mettre en œuvre différentes approches est l’organe de management dans lequel les
permettant d’automatiser la construction décisions stratégiques liées au projet sont
d’ontologies à partir de documents textuels. prises. Il statue sur les changements décidés
L’alignement d’ontologies hétérogènes à dans le programme de travail et résout les liti-
grande échelle n’a, pour l’instant, pas été au ges au sein du projet. Au niveau exécutif, c’est
centre des recherches réalisées. Le passage l’organe dédié au management technique et
à l’échelle nécessite d’élargir la notion d’hé- administratif du projet. Il est chargé de la
térogénéité pour aligner des ontologies très rédaction/validation des rapports à remettre
différentes structurellement et également dans le cadre du projet.
par rapport à la précision avec laquelle les Les responsables de lot sont responsables
connaissances sont décrites. De la qualité des de l’animation de leur lot et de l’application
ontologies dépendront la qualité des aligne- des différentes actions décidées par le CP. Ils
ments. organisent et surveillent le travail au jour le
jour, afin de préparer les rapports techniques
à fournir. Ils coordonnent également le travail
fait dans les différents lots.

patrimoine numérique 141


Description / Étapes lot 3 : Exploitation
Le programme de travail se décompose des ontologies créées
en 3 lots auxquels se rajoute le lot « Gestion Dans ce lot, nous exploiterons et expérimente-
de Projet ». rons l’intégration dans deux cas d’utilisation :
lot 1 : Construction l’indexation de contenu (sous lot 3.1) et l’in-
et enrichissement d’ontologies tégration de bases de données géographiquse
L’automatisation de la construction d’ontolo- (sous lot 3.2). Dans le cas de l’indexation, les
gies est un verrou scientifique pour beaucoup représentations conceptuelles (déduites grâce
d’applications. Nous proposons une solution à l’ontologie) et géométriques (obtenues grâce
consistant, dans un premier temps, à construire à l’association entre termes de l’ontologie et
un premier noyau d’ontologie en mettant en champ d’un base de donnée géographique)
œuvre les techniques les plus adaptées au vont permettre de construire des index se
type de corpus disponible (sous lots 1.1 et basant sur la typologie des objets identifiés et
1.2). Conscient des limites de toutes les tech- leurs relations topographiques. Dans le cadre
niques du fait de leur sensibilité au bruit, le de l’intégration de bases de données, les
résultat de ce processus d’extraction et de ontologies alignées vont être exploitées pour
structuration de terminologie sera ensuite apparier entre eux des schémas, qui découlent
réorganisé (sous-lot 1.3) par confrontation à chacun de points de vue et donc d’ontologies
une taxonomie de référence de bonne qualité. différentes. Il s’agit d’étudier dans quelle
Des experts du domaine valideront toutes les mesure l’alignement de ces ontologies peut
ontologies construites. être utilisé pour aller jusqu’à un appariement
lot 2 : Appariement fin des schémas des bases.
d’ontologies hétérogènes
Dans ce lot, nous exploiterons, dans un pre- Résultats / Livrables
mier temps, des ontologies déjà construites et Les résultats attendus dans ce projet sont les
disponibles au sein du COGIT. Dans un second suivants : k  De nouveaux outils d’extraction
temps, l’appariement sera réalisé sur les onto- de concepts et de relations dans des textes.
logies obtenues en résultat des sous lots 1.1 k  Des techniques et une méthodologie de
et 1.2 ainsi que sur d’autres ontologies ou création, d’enrichissement et de restructura-
taxonomies externes accessibles. En premier tion d’ontologie. k  Une étude de l’efficacité
lieu, il s’agira donc d’apparier les ontologies des techniques d’alignement, l’adaptation de
disponibles pour obtenir une ontologie géo- techniques actuelles et le développement de
graphique riche. En deuxième lieu, il s’agira nouvelles techniques adaptées à la fusion effi-
de les comparer pour comprendre leurs diffé- cace de deux ontologies hétérogènes. k  Des
rences. L’ensemble des résultats obtenus sera techniques et une méthodologie de comparai-
validé d’un point de vue géographique. son de deux ontologies reflétant des niveaux
d’échelle spatiale différents ou issues de pays
différents, afin d’étudier si ces ontologies
reflètent de véritables points de vue différents
ou si elles n’ont que des différences margi-
nales et gagneraient donc à être fusionnées.
k  Une ontologie du domaine de l’information
géographique, et plus particulièrement de la
description topographique du paysage. k  Des
techniques et méthodologies exploitant une
ontologie pour indexer automatiquement le
contenu de documents diversifiés et pour
apparier des schémas de bases de données
hétérogènes.

142 patrimoine numérique


iTOWNS Mettre au point une nouvelle génération
d’outils multimédia sur le web
qui mélange un navigateur 3D géographique
(comme le Geoportail, Google Earth, Microsoft live
Earth) avec un moteur de recherche basé
sur une indexation des données images/visuelles
par le contenu. Ce projet gère des données images
panoramiques très haute résolution acquises
avec une très grande densité spatiale au niveau
de la rue par un véhicule instrumentalisé.
Objectif Général
Développer des outils multimédia à travers le web
pour d’une part la navigation 3D dans des séquences
d’images panoramiques acquises au niveau de la rue
et pour d’autre part le développement de services
dits de recherche intelligente utilisant ces images.

Objectif Sectoriel Domaine Patrimoine numérique


k Géomatique / Collecte de données 3D / SIG AAP ANR
3D k  Moteurs de recherche k  Grand Public Partenaires
/ Services localisés intelligents (Location- Établissements publics : Institut
based services) k 
Aménagement et Urbanisme Géographique National, Saint Mandé /
k Prospective immobilière Lab. LIP6, Univ Marie Curie PARIS VI /
Equipe ETIS – ENSEA & Univ. Cergy
Contenus Technologiques Pontoise / Laboratoire Central des Ponts
Navigation vidéo 3D dans des BD d’images et Chaussées, Paris / Centre de Morphologie
panoramiques k  Rendu basé-image k  Extrac- Mathématique de l’Ecole des Mines
tion multi-objets et dans les images (voitu- de Paris / Laboratoire Régional
res, piétons, arbres, textes, étages, fenêtres) des Pont et Chaussées, Strasbourg
k  Indexation et Recherche par le contenu Porteur IGN
k  Moteurs de recherche k  SIG 3D. Nicolas Paparoditis
nicolas.paparoditis@ign.fr
Pour atteindre ces objectifs, nous devons tél. : 01 43 98 83 92
relever trois défis.
Le premier est de visualiser et de naviguer à tra-
vers le web à l’intérieur de très grands volumes
d’images panoramiques géoréférencées de
ville acquises par un système de cartographie
mobile. Dans le cadre de ce projet, un terra
octet de données acquises sur la ville de Paris

patrimoine numérique 143


sera acquise et exploitée. Cela correspond à Enjeux
25000 vues panoramiques (composées de dix k Gestion de très grands volumes de données
images HD chacune) le long d’une centaine de pour : la navigation 3D, l’extraction d’in-
kilomètres linéaires de rues. formations, l’indexation et la recherche par
Le deuxième défi consiste à extraire des le contenu. k  Introduction de la 3D et des
images de manière complètement automa- relations spatiales entre les objets dans le
tique et en un temps raisonnable autant de processus d’indexation
primitives, objets simples et complexes, et de
relations géométriques et topologiques entre Nouveaux Produits/Services
objets que possible pour une indexation par à Court/Moyen Terme
le contenu. k Balade virtuelle au niveau de la rue.
Le troisième défi consiste à exploiter et k Génération d’itinéraires hybrides texte /
combiner les différents objets, primitives et image. k  Visualisation vidéo de parcours.
autres signes précédemment extraits afin de k Recherche par l’image au niveau de la rue
construire des systèmes d’apprentissage effi- (commerces, etc.). k  Recherche par le contenu
caces sur ces données permettant des compa- attributaire extrait à partir des images
raisons et des classifications à un haut niveau
sémantique. Des stratégies de recherche par Description / Étapes
le contenu permettront alors de fournir des WP (Work Packages)
services de fouille de données intelligents WP A : Acquisition de données
avec différents niveaux de complexité. et Navigation 3D
Ce projet quoique ambitieux dans ces enjeux k  A.1 Acquisition de données avec le sys-
scientifiques sera également guidé par les tème STEREOPOLIS de l’IGN k  A.2 Défini-
applications, puisque nous proposerons l’im- tion des interfaces, architectures et process
plémentation d’applications simples et plus k  A.3 Développement du browser 3D image
complexes utilisant les signes extraits et les à travers le web k  A.4 Intégration du moteur
moteurs de recherche développés. de recherche et démonstrateur
La grande complémentarité des compétences WP B : Extraction d’objets
techniques et scientifiques et expériences multiples à partir d’images
des différents laboratoires présents dans ce k  B.1 Extraction de primitives 2D-3D k  B.2
projet (MATIS, LIP6, ETIS, LCPC, CMM) dans Extraction de textes k B.3 Extraction de piétons
la collecte de données photogrammétriques, k  B.4 Extraction de signes routiers k  B.5
l’extraction d‘objets et la reconnaissance de Extraction d’objets simples
forme, les techniques d’apprentissage auto- WP C : Indexation et recherché
matique et l’indexation par le contenu, sont par le contenu
une clef du succès de ce projet. k  C.1 Apprentissage sur des données multi-
signes k  C.2 Moteur de recherche par le
Philosophie / Démarche contenu
Ce projet est constitué de 3 modules:
1-Navigation 3D et intégration logicielle
2-Extraction d’information multi-objets
3-Indexation et recherche par le contenu
qui se dérouleront en parallèle.
L’ensemble de ces modules nécessitent la
mise disposition de do,nnées qui seront
acquises au tout début du projet et mises à
disposition des partenaires à T0+2.
L’ensemble des travaux seront régulièrement
intégrés dans une même plateforme qui
servira de démonstrateur pour le projet.

144 patrimoine numérique


Livre Blanc s u r l es C o ntrain tes liées
à la Sauve g arde d u Patr imo ine N umérique

Objectif Général Recenser dans les différentes sphères


L’objectif du projet d’activité l’état du patrimoine numérique.
Livre Blanc sur les Faire un état des lieux et dégager
Contraintes liées
à la Sauvegarde du des préconisations en fonction des
Patrimoine Numérique urgences constatées et des problèmes
est d’identifier dans détectés.
un grand nombre de
domaines d’activité, en liaison directe avec Domaine
Patrimoine numérique
les activités du pôle cap digital, les contraintes AAP FCE
liées à l’existence et à la réutilisation Partenaires
des contenus dans une perspective patrimoniale Grandes Entreprises : Thalès
PME : Sinequa / CGP / IRCAM
à long terme. Les domaines envisagés sont : Établissements publics :
le domaine de la création musicale, des arts IGN / INA / UTC
plastiques, de l’innovation industrielle, Porteur INA, Daniel Teruggi
dteruggi@ina.fr
des jeux, des sites Internet, du multimédia tél. : 01 49 83 29 08
des connaissances scientifiques, etc.
Le numérique s’introduit dans toutes les Le périmètre du projet est vaste, car le patri-
activités humaines comme la médiation tech- moine n’est pas un objet, mais un proces-
nique incontournable. En effet, le numérique sus : tout contenu, toute trace, relève d’une
doit principalement son succès au fait que patrimonialisation possible dès lors qu’il est
d’une part tout système peut se représenter retenu dans la longue durée par la mémoire
en termes d’information et que d’autre part humaine. Le périmètre du projet ne saurait
toute information peut se manipuler par le donc se restreindre aux sphères habituelle-
calcul. Par conséquent, le numérique est ment comprises sous l’appellation «  culture
devenu la clef pour représenter et codifier les et patrimoine » et comprend également le
connaissances et les contenus en information patrimoine scientifique, le patrimoine indus-
pour les rendre manipulable, et pour contrôler triel ou encore le patrimoine géographique.
les systèmes à partir des informations qu’ils La méthode qui sera adoptée consiste à établir
produisent ou dont ils sont l’objet. des monographies sur des cas jugés exemplai-
res pour illustrer la complexité d’un secteur,
Les produits de l’activité humaine sont donc les problématiques qu’il suscite, l’état de
pour une large part de nature numérique et la l’art qui lui correspond. Cette approche par
question se pose dès lors de l’inscription dans études de cas permettra d’avoir une finesse
la durée de ces contenus, à la fois sur un plan qualitative de la description et de l’analyse
technique (corruption des supports, migration que le vaste périmètre retenu pour le projet
des formats, évolution des contenus) que sur aurait pu interdire.
un plan culturel (évolution de la réception,
interprétations multiples, etc.).

patrimoine numérique 145


Le résultat visé est d’avoir en fin de projet un reproduction d’un objet virtuel, puisse être
livre blanc, permettant d’une part de diffuser intégrée dans le processus de fabrication ou
largement auprès des partenaires du pôle et création de ces objets, de manière à réduire
du public concerné une vision cohérente de la à posteriori les besoins de description et de
problématique patrimoniale et d’autre part de faciliter la migration à long terme.
fournir un socle commun d’évidence partagée
pour lancer de futurs projets. Le livre blanc
donnera des directions de travail, des priori- Philosophie / Démarche
tés, et des préconisations pour une approche Mise en place d’une grille d’analyse et étude
scientifique et technique du patrimoine. d’un certain nombre de cas-types permettant
Le partenariat rassemble des entreprises, par domaine d’extraire les priorités et les dif-
institutions et universités, pour aborder les ficultés particulières.
différents secteurs. L’INA aborde le secteur
des médias et du multimédia, l’IRCAM et le
centre Pompidou la création artistique, l’IGN Enjeux
le patrimoine géographique, Thalès le patri- Pour chaque secteur traité, les monographies
moine scientifique et industriel, également menées ont pour objectif de déterminer les
traité par Sinéqua. Enfin, l’université de Tech- aspects suivants :
nologie de Compiègne apporte une contribu- État de l’art
tion méthodologique et conceptuelle. La perspective patrimoniale n’est pas tou-
La durée du projet est ramassée sur 12 mois, jours présente dans les secteurs abordés. Il
dans la mesure où le projet ambitionne d’être convient donc de déterminer si elle est prise
le préalable indispensable à toute réflexion en compte, ce qui est fait, ce qu’il faut garder,
sérieuse sur le patrimoine numérique, et a par ce qui est gardé.
conséquent pour vocation à être dépassé. Identification des problèmes
et des applications
L’enjeu est de déterminer les problèmes spé-
Objectif Sectoriel cifiques à un secteur, les verrous particuliers
Quatre actions sont à identifier dans le projet : qu’il comporte, les perspectives qui sont
k  Pour chaque domaine sera proposé un cadre ouvertes par une prise en compte raisonnée
général de description permettant de docu- de la démarche patrimoniale.
menter les aspects transversaux à tous les Guidelines et recommandations
domaines, et un cadre spécifique au domaine sur les procédures de sauvegarde
permettant d’identifier les problématiques L’enjeu est ici de consolider les études pré-
particulières et les contraintes non résolues cédentes en dégageant des lignes d’actions
(formats, environnement logiciel, Operating et de prospectives. L’objectif est de pouvoir
System, interfaces associées, modes d’uti- proposer des projets innovants, générateurs
lisation, mode de calibrage, relations avec d’usages et de services, dans une optique
d’autres contextes, etc.). industrielle et économique. Par ailleurs,
k  Identification par domaine des problémati- cette troisième étape produira également des
ques liées au stockage à long terme (évolution recommandations et guides de bonnes prati-
des environnements, des logiciels, des modes ques à partir des terrains observés, en guise de
d’utilisation, de la fragilité des formats). première capitalisation et patrimonialisation
k  Identification et description des environne- des savoirs et savoir-faire du patrimoine.
ments à émuler et des caractéristiques des
éléments à émuler (émuler quoi ? un logiciel
ou l’action du logiciel, quel ensemble de des-
criptions utiliser pour l’émulation, etc.).
k  Étudier l’évolution possible des outils et
des environnements pour que la description
des contenus et des actions nécessaires à la

146 patrimoine numérique


Principes Structurants
Les différents partenaires du projet composent
un réseau où toutes les compétences
nécessaires à l’étude et à la réflexion sont
représentées : k Média k Arts k Sciences
k Industriel k Territoire

Description / Étapes
Les sous projets sont structurés en un sous
projet dédié au management et à la coordi-
nation, un autre dédié aux aspects théoriques
et méthodologiques et enfin 5 sous projets
thématiques 
Sous projet 1 : management / Leader : INA
Sous projet 2 : méthodologies du patrimoine /
Leader : UTC
Sous projet 3 : média et multimédia / Leader :
INA / Partenaire : UTC
Sous projet 4 : création artistique / Leader :
IRCAM (musique) / Partenaire : Pompidou
(art), INA.
Sous projet 5 : monde industriel / Leader :
Sinequa
Sous projet 6 : monde scientifique / Leader :
Thales / Partenaires : IRCAM.
Sous projet 7 : territoire / Leader : IGN

Résultats / Livrables
Le projet vise à produire un livre blanc per-
mettant de faire le point d’une part sur la
problématique patrimoniale des contenus
numériques et d’autre part l’état de la ques-
tion dans les différents secteurs d’activité.
Dans cette perspective, les résultats du projet
seront exploités dans l’esprit suivant :
k Diffusion large du livre blanc au sein du
pôle et auprès des acteurs du secteur ;
k Animation avec la commission thématique,
sous la forme de manifestation diverses (soirée
thématique, journée d’étude, séminaire, etc.)
des résultats de l’étude pour susciter des ini-
tiatives en termes de projet.
k Informer la commission thématique pour
orienter les appels à proposition que le pôle
pourrait lancer dans le domaine du patri-
moine.

patrimoine numérique 147


N umérisation Développement
d’un service et procédé
de dia positives de numérisation
de diapositives à haute cadence.
L’ambition de la société sous
les marques VideoForever et Photo- Nouveaux Produits/
Forever : devenir un acteur industriel Services à Court/Moyen Terme
service de numérisation de diapositives.
majeur des services de numérisation k 
k service d’hébergement et partage sur internet
audiovisuelle et photographique. des diapositives numérisées.

Objectif Sectoriel Description / Étapes


Il n’existe pas à ce jour de chaîne de numé- L’atteinte de cadences 100 000 diapositives
risation robotisée permettant d’atteindre des par jour ne peut se faire qu’au travers d’une
cadences de l’ordre de 100 000 diapositives robotisation poussée de la chaîne de produc-
par jour. En effet, seule l’atteinte de cet ordre tion. Une chaîne de traitement automatisé
de grandeur permettra de diminuer le coût devra comprendre les étapes suivantes :
de numérisation acceptable par les clients et k Tri des diapositives et présentation dans la
donc de créer réellement le marché. chaîne de traitement. k  Identification du recto
En effet, un positionnement prix dans une et du verso. kRetournement de la diapositive
fourchette de 0,10 euros à 0,20 euros/ dia- si nécessaire et présentation sur le scanner.
positive (de 100 à 250 euros pour 1 000 dia- k  Numérisation-Ejection de la diapositive
positives) semble acceptable pour les clients. et stockage des diapositives pour retour
Ces tarifs sont à comparer à ceux pratiqués au client. Analyse de l’image et détermi-
par la concurrence : 0,25 à 0,60 euros/ dia- nation du sens haut-bas. k  Retournement
positive. et stockage des données-Gravure du DVD.

Contenus Technologiques Résultats / Livrables


Ce développement fait appel aux savoirs Validation et livraison des éléments suivants
faire technologiques : k robotique k optique à ce jour : k  préhenseur sur robot capable
k informatique et traitement de l’image. d’accepter différents types de paniers
k  Différentes charges de paniers, nombre de
Philosophie / Démarche diapositives, types de diapositives. k  Char-
Innovation, pragmatisme. gement et déchargement. k  Positionnement,
vitesse, accélération et trajectoire du robot.
Enjeux k  Embryon de séquence de dépoussiérage.
Pour ce projet de développement, l’enjeu pour k  Système de traitement colorimétrique de
la société est majeur car il consiste à permet- la diapositive et de découpage de la partie
tre à la société de développer une activité utile.
à part entière en ce sens, que son résultat
donnera l’outil de production au service Photo Domaine Patrimoine numérique
Forever. AAP Oséo
Porteur DEVOTIS
N. Lebreton / D. Choteau
nlebreton@devotis.com
tél. : 01 42 21 36 07

148 patrimoine numérique


P IITHIE Le projet vise deux applications :
la détection de plagiat, thème très porteur
dans le contexte actuel, et le suivi d’impact
d’une information, encore effectué manuellement
à l’heure actuelle.
Les principaux verrous de ce projet concernent :
- la capacité à évaluer la proximité de deux contenus textuels
en tenant compte des différents phénomènes de réécriture ;
Résumé - l’extraction de termes suffisamment
Le projet Piithie s´inscrit dans un mouvement représentatifs d’un document
de plus en plus important de maîtrise de pour pouvoir retrouver des documents
l´information diffusée. Il vise premièrement
la détection de plagiats de textes. Les techni- similaires sur Internet en posant
ques de traitement automatique des langues des requêtes à un moteur classique ;
(TAL), devraient permettre d’améliorer les - la détection de citations dont il faut
performances et d’accroître le potentiel de
recherche des outils d’Advestigo et de Sine- tenir compte pour l’évaluation
qua. Le deuxième objectif concerne le suivi d’impact et qui perturbent la détection
d´impact : les diffuseurs d’information sont de plagiat. Afin de gérer l’ensemble
très intéressés par la possibilité d´évaluer
l´impact de leur production. Aujourd´hui cette des phénomènes impliqués
évaluation est faite par une étude manuelle (réécriture, paraphrase, imitation, etc.)
alors que des méthodes automatiques sont plusieurs types d’analyses linguistiques
possibles. Les traitements nécessaires à ces
deux applications sont de même nature ; ils seront appliqués et testés afin
demandent seulement un paramétrage diffé- de déterminer quel est leur apport.
rent selon que l´on cherche une copie illégale
de l´information ou une utilisation parfaite- Domaine Patrimoine
ment légale et dont le contenu peut être très numérique
divergent. AAP ANR
Partenaires
PME : Advestigo SA (92)
Objectif Sectoriel Établissements publics :
Deux buts applicatifs sont principalement Laboratoire Informatique
visés : les développements menés autour de d’Avignon (84) / Laboratoire
la détection de plagiats de texte, permettront d’Informatique de Nantes
à Advestigo d’améliorer les performances du Atlantique (44)
système de détection de plagiat qu’elle com- Porteur SINEQUA SAS (94)
mercialise ; et Sinequa, très implanté dans le recource@sinequa.com
monde de la Presse (Intuition est le moteur tél. : 01 49 87 06 00
le plus utilisé par les journaux en France)
bénéficiera des recherches menées sur le suivi
d’impact, ses clients étant particulièrement
intéressés par la possibilité d’évaluer l’impact
de leur production.

patrimoine numérique 149


Contenus Technologiques de l’information et de la communication.
Trois verrous technologiques doivent être levés Si l’on parle très souvent de la diffusion illégale
dans le cadre de ce projet : d’œuvres (en particulier musicales et cinéma-
k La détection de la proximité de deux textes tographiques), il est un problème d’une autre
implique de prendre en compte des phénomè- nature mais tout aussi important : le plagiat.
nes linguistiques divers et particulièrement La réutilisation non consentie d’un texte sans
difficiles à traiter ; le projet devra donc choisir citer la source a toujours existé mais a pris une
les fonctionnalités du TAL (liens entre entités, autre dimension avec l’avènement du Web où
extraction d’entités, segmentation thémati- la perception de la propriété par les internau-
que, etc.) les plus pertinentes pour gérer les tes est sensiblement affaiblie par la facilité
phénomènes de réécriture, de paraphrase ou de copie sans coût des contenus digitaux.
d’imitation. Les utilisateurs et producteurs d’information
k Extraire des termes représentatifs d’un ont souvent tendance à croire (ou feignent de
document afin de créer une requête pour un croire) que tout ce qui se trouve sur Internet
moteur de recherche classique sur Internet est libre de droit.
est extrêmement complexe. Il ne s’agit pas L’une des problématiques des diffuseurs
simplement d’extraire des termes clés thé- d’information (que ce soit les industries du
matiques, ce qui est relativement simple, domaine ou les personnes et organismes qui
mais d’extraire les termes représentatifs d’un utilisent ces media pour diffuser un message)
événement (les termes représentatifs d’un est d’évaluer l’impact de leurs propos. Un
tremblement de terre sont davantage la date, politique voudra savoir quel a été l’impact
le nombre de victimes, etc. que des mots du de sa dernière déclaration. Un journaliste
domaine de la géophysique). voudra savoir si son dernier article exclusif a
k Et enfin, la détection de citations est loin eu un retentissement ailleurs dans la Presse,
d’être triviale. Il ne s’agit pas toujours de une entreprise diffusant un nouveau produit
phrases entre guillemets précédées de « Untel voudra savoir comment son message publi-
a dit que… ». Il faudra détecter l’ensemble citaire a été perçu, etc. L’ensemble de ces
des connecteurs introduisant ou signalant une besoins se résume à l’évaluation et au suivi
citation et un autre ensemble qui en donne les d’impact.
bornes (par exemple « Untel pense que…, ce Le projet s’inscrit donc dans un mouvement
qui implique… »). très puissant qui est celui de la maîtrise de
l’information que l’on diffuse.
Philosophie / Démarche
Le projet vise à exploiter certaines techniques Nouveaux Produits/
du Traitement Automatique des Langues à la Services à Court/Moyen Terme
détection de plagiat et au suivi d’impact. Le plagiat de documents entraîne une perte de
Certaines méthodologies linguistiques (utili- valeur importante pour les entreprises produc-
sation de la structure et de la sémantique du trices d’information. Si cette perte de valeur
discours) sont encore très peu explorées dans est largement reconnue par la profession, on
ces domaines. peut espérer un retour sur investissement
élevé (dédommagements, impact positif sur
Enjeux les clients) et maximum, avec l’automatisa-
Dans un contexte sociétal où le domaine de tion de la détection.
l’information est non seulement un pouvoir Par ailleurs, les modules qui seront déve-
économique de premier ordre mais aussi un loppés dans le cadre de ce projet pourront
pouvoir (tout court) de première importance, être réutilisés dans d’autres applications
les notions de propriété, de diffusion et d’im- comme la veille, la recherche d’informations,
pact de l’information sont fondamentales. la catégorisation de documents, l’aide à la
La notion de propriété intellectuelle et de navigation, etc.
droit d’auteur souffre actuellement d’attaques
répétées du fait des nouvelles technologies

150 patrimoine numérique


Le marché visé par le suivi d’impact est consi- [16, 20, 30, 34, 35, 37]. Cependant, les
dérable, dans la mesure où il concerne un type approches pour la détection de plagiat sur
de veille particulier ; il ne s’agit pas en effet des textes en langue naturelle sont une acti-
de suivre un événement, mais de rassembler vité récente et d’une grande complexité. Avec
tous les documents ayant été influencés par la facilité d’accès, de copie et de diffusion
un document initial. Tous les producteurs d’information due à l’expansion des nouvelles
d’information sont donc concernés par cette technologies (Internet et Google par exemple),
problématique car il est impossible, avec ces nouvelles techniques de détection automa-
les moyens actuels, d’évaluer précisément tique font l’objet d’un intérêt croissant dans
l’impact d’un article. Les journaux contactés les domaines académiques et commerciaux.
sont très intéressés par la possibilité d’évaluer
combien de fois ils sont repris, cités. Intuition Description / Étapes
étant le moteur de recherche le plus utilisé par La participation du partenaire client TNS
le monde de la Presse en France, Sinequa est permettra d’abord de calibrer le projet en
particulièrement bien placé pour démontrer fonction des besoins réels, ce qui permettra
l’outil et en faire bénéficier les acteurs du de définir les différents niveaux de plagiat (lot
domaine. 1.1), ainsi que l’architecture fonctionnelle de
De nombreux autres domaines sont directe- l’outil (lot 1.2).
ment concernés comme les cabinets de conseil Le protocole d’évaluation qui sera appliqué
des personnes dont l’image est importante aux différents modules et à la plateforme
(politiques, acteurs, chefs d’entreprise, etc.). complète sera ensuite défini. Le but est de
Enfin, tous les services de veille travaillant définir les critères d’évaluation objectifs à
sur l’image des entreprises ont tout intérêt à partir des éléments fournis par le partenaire
disposer d’un outil qui récupère, sans aucun valideur dans les lots précédents et les envi-
traitement préalable, des textes issus d’un ronnements d’évaluation correspondant. Des
document initial. Le travail de collecte étant éléments comme le rappel et la précision mais
ainsi considérablement réduit, puisque les aussi le temps mis à rechercher puis valider
requêtes et le rapatriement des textes se fait ou invalider un plagiat potentiel seront néces-
automatiquement, les veilleurs peuvent se sairement utilisés, mais d’autres paramètres
concentrer sur le travail d’analyse de ce qui pourront être pris en compte. Plusieurs choses
se dit autour de l’information initiale. doivent être évaluées : la détection de plagiat
(lot 2.1), la détection des citations (lot 2.2), le
Principes Structurants suivi d’impact (lot 2.3) et la qualité des requêtes
Qu’il s’agisse d’interroger ces moteurs, posées aux moteurs internet (lot 2.4).
méta-moteurs ou de collecter des données Des méthodes linguistiques et statistiques
thématiques, dans la recherche de plagiats, évoluées seront ensuite utilisées afin de
il est nécessaire de produire des éléments de construire une empreinte lexicale et une
contenus cernant la thématique concernée à empreinte sémantico-discursive à partir d’un
partir du contenu des plagiats. Pour ce faire, document (lots 3.1. et 3.3.), de détecter des
il est nécessaire de disposer des outils d’ex- citations (lot 3.4), de développer une seg-
traction automatique des mots-clefs à partir mentation multicritère des textes (lot 3.5) et
des documents originaux. L’extraction de ces d’extraire des requêtes pour les moteurs de
mots-clefs doit répondre à certains critères : recherche web à partir d’un document (lot 3.2).
k  pertinence des mots par rapport au contenu. Les éléments développés seront ensuite inclus
k  efficacité de ces mots vis-à-vis de l’outil de au sein de l’outil d’Advestigo pour la détection
recherche ciblé. k  discrimination par rapport de plagiat (lot 4.1), et du moteur de recherche
au « bruit ambiant ». de Sinequa pour le suivi d’impact (lot 4.2).
D’un point de vue Recherche, les méthodes Une interface permettant à l’utilisateur final
de mesures de similarités entre codes sources de comparer deux documents sera également
informatiques sont utilisées depuis de nom- développée, ou enrichie si l’on part de l’une
breuses années pour la détection de plagiat des interfaces utilisées par Advestigo ou

patrimoine numérique 151


Sinequa (lot 4.3). Le LIA et le LINA joueront k 3.2. Extraction de requêtes optimisées
un rôle de conseil et de suivi dans ces lots (lot 4.4). pour les moteurs du Web. k  3.3. Empreinte
sémantico-discursive d’un document. k  3.4.
Résultats / Livrables Module de détection de citations. k  3.5. Seg-
0. Gestion du projet mentation multicritère des documents.
1. Définition des besoins et du système 4. Comparaison de documents en vue de
k 1.1. Besoins du partenaire-client et typologie la détection de plagiat et de suivi d’impact.
des phénomènes traités. k  1.2. Architecture k 4.1. Inclusion dans AdvestiSearch. k  4.2.
fonctionnelle des outils et des composants. Inclusion dans Intuition. k  4.3. Interfaces
2. Environnement d’évaluation homme-machine. k  4.4. Evaluation globale
k  2.1. Méthodologie et corpus d’évaluation de de l’apport de connaissances linguistiques
la détection de plagiat. k  2.2. Méthodologie, auprès des utilisateurs
corpus d’entraînement et d’évaluation de 5. Publication et diffusion des objectifs
la détection de citations. k 2.3. Méthodologie et résultats
et corpus d’exemples pour le suivi d’impact.
k  2.4. Méthodologie d’évaluation pour la
recherche sur internet.
3. Méthodologies d’analyse
k  3.1. Empreinte lexicale d’un document.

Raffut Repérage Automatique de Fichiers


Frauduleux sur sites Ugc. Aboutir à une
plateforme de détection, de protection et de gestion
de droits d’auteurs et de propriété intellectuelle
et industrielle utilisable dans le contexte spécifique
des sites UGC, c’est-à-dire de contenus auto-produits.

Objectif Général Objectif Sectoriel


La plateforme se décomposera en deux parties : L’objectif sectoriel du projet Raffut est de
k des outils de reconnaissance du contenu : lever, par une approche technologique et auto-
au moyen d’empreintes numériques extraites matisée, les freins actuels, essentiellement
des contenus de référence tant audio que de nature juridique, liés au développement
visuel, des contenus uploadés ayant subis pérenne des sites UGC. Ces derniers doivent
des modifications plus ou moins importantes en effet quotidiennement gérer des procès liés
pourront être reconnus, là ou les signatures de à l’hébergement de contenus copyrightés dont
type MD5 ne peuvent plus agir. la propriété n’est pas respectée.
k des outils de traque des références :
au moyen de méta-moteur de recherche
ciblant en particulier les blogs, et à partir de
mots-clefs décrivant les contenus « indési-
rables ». Le produit permettra ainsi soit une
analyse de type exhaustif des contenus dis-
ponibles au sein d’un UGC, mais également
des recherches ciblées internes ou externes
basées sur les usages.

152 patrimoine numérique


Domaine Patrimoine numérique /
Image, Son, Interactivité / Services
& Usages / Ingénierie des connaissances
AAP ANR
partenaires
Contenus Technologiques Grandes Entreprises : Sportfive
Le projet Raffut met en œuvre des techniques Établissements publics :
algorithmiques poussées. Les technologies Inrialpes, équipe LEAR
travaillées relèvent autant du calcul d’em- Porteur Advestigo
preinte que des aspects de volumétrie sur michel.roux@advestigo.com
les flux, les spécifités techniques liées aux tél. : 01 72 77 70 00
œuvres multimédia impliquant un travail sur
des médias distincts comme le son, l’image
fixe, la vidéo, mais aussi le texte. Nouveaux Produits/Services
à Court/Moyen Terme
Philosophie / Démarche En terme de produit commercialisable, le
La démarche des partenaires n’est pas basée projet RAFFUT aboutira à une plateforme
sur la reconnaissance du contenu numérique de détection, de protection et de gestion de
mais sur une approche spécifique qui est la droits d’auteurs et de propriété intellectuelle
détection de copie des contenus ciblés. Cette et industrielle utilisable dans le contexte spé-
démarche repose sur la technologie brevetée cifique des sites UGC. Ces principales fonc-
d’Advestigo « la Théorographie » reposant tionnalités seront les suivantes : k  Détection 
sur le concept d’empreinte numérique de k  Protection k Reporting  k Clearing k Gestion
l’œuvre originale, et de comparaison de cette du revenu généré (publicité ou autres tels
empreinte avec celles d’autres œuvres. C’est que achats de film ou abonnements…) et des
la similarité des empreintes qui fonde par la reversements auteurs.
suite à considérer l’œuvre comme copie. Cette plateforme sera vendue par Advestigo
aux sites UGC. Il existera également un flux
Enjeux d’affaires, séparé, avec les créateurs/déten-
Les enjeux techniques sont autant qualitatifs teurs de droits qui passera par des appliances
que quantitatifs. Au niveau qualitatif, il s’agit à demeure dans le cas d’un gros producteur
d’améliorer la technologie de description sur ou de dépôt sur un site dédié pour création
le média de loin le plus complexe et spéci- d’empreinte pour les petits acteurs.
fique qu’est la vidéo. Le but est de rendre
cette description la plus compacte possible,
tout en garantissant une représentativité
maximale, et donc au final une fiabilité de
discrimination maximale. D’un point de vue
quantitatif, il s’agit de rendre cette technolo-
gie robuste et efficace, à même de se déployer
chez des clients/partenaires qui hébergent un
très grand nombre de vidéos, en garantissant
des temps de réponse très courts malgré les
très gros volumes traités. Nos objectifs sont
ici très ambitieux, car cette problématique est
critique et nécessite une importante recher-
che algorithmique, ainsi qu’une ingénierie
d’implémentation. En effet, à notre connais-
sance, aucun système existant n’est capable
de traiter les volumes visés dans le cadre de
ce projet.

patrimoine numérique 153


Principes Structurants Description / Étapes
Quelques principes forts guident ce projet : Une première étape porte sur les problèmes
k La présence d’un partenaire utilisateur de représentation (caractérisation) des vidéos.
Sportfive, pour confronter systématiquement Une seconde étape porte sur des outils per-
les process technologiques mis au point avec mettant de constituer des bases d’images
un contexte d’utilisation réel. indexées. Une troisième étape porte sur l’im-
k Un bon équilibre entre les problématiques plémentation et la validation expérimentale
de recherche et l’implémentation. La Recherche des outils définis.
fondamentale a une place dans le projet,
notamment à travers Inrialpes, compte tenu Résultats / Livrables
des problématiques scientifiques pointues Les livrables porteront sur des module de
adressées par ce projet. Advestigo est davan- Segmentation, de génération d’empreintes
tage positionnée sur l’implémentation et la locales, de génération d’empreintes globales,
réalisation d’un produit dont le packaging de construction de bases et de comparaison
ainsi que la couverture fonctionnelle joueront d’empreintes ainsi que des modules d’aide de
un rôle tout aussi fondamental que la perfor- prise de décision.
mance technique. Le résultat final sera une plateforme complète
k Une base existante à partir de laquelle la telle que décrite ci-avant, avec des fonction-
recherche peut être opérée, constituée d’une nalités de détection, protection, reporting et
part par la technologie d’Advestigo et son de clearing.
expérience sur le marché garantissent une
forte faisabilité au projet.

Serveur Domaine Patrimoine numérique


AAP Oseo
Cartographiq ue PARTENAIRES PME : Moviken

154 patrimoine numérique


T erra Terra Magna, « territoire augmenté »,
est un projet de R&D coopératif
Ma g na sur les secteurs des systèmes d’information
géographique 3D pour les collectivités locales,
des outils de simulation 3D d’urbanisme
et d’aménagement du territoire, de la modélisation
3D des phénomènes physiques environnementaux,
des services 3D en ligne pour les professionnels
et les citoyens.
Domaine Patrimoine numérique
Objectif Général AAP FCE
Le projet Terra Magna se place en aval des pro- Partenaires
blématiques de numérisation des territoires et Grande Entreprise : THALES SERVICES (95)
de leurs ressources qui sont au cœur du projet PME (au sens Européen) : BIONATICS (34)
Terra Data-1, mais il cherchera bien entendu à SPACEYES (06-75) / DRYADE (78)
valoriser tout ou partie des résultats du projet Établissements publics : IGN (94) / CSTB (77)
Terra Data-1, en anticipant la fin du projet en CRSA-ECP (92) / INRETS (69) / CIRAD (34)
2009 et les résultats intermédiaires sur les Porteur STAR-APIC (94)
plates-formes de production et d’exploitation issam.tannous@star-apic.com
visuelle. tél. : 01 71 33 01 00
La dénomination « Terra magna » fait réfé-
rence à la notion de « territoire augmenté » Le projet Terra Magna est structuré en quatre
puisqu’il s’agit, dans l’esprit de la « réalité briques fonctionnelles : Administration: ges-
augmentée », d’agréger des informations, des tion et fédération de bases de données 3D
données et des services à une bases de données urbaines (SIG 3D) ; Web services : services
représentant le territoire en 3D. aux professionnels et aux particuliers ; Amé-
Terra Magna vise à développer des solutions nagement : simulation 3D pour l’aide à la
innovantes pour les collectivités locales décision et la concertation ; Environnement :
et les professionnels de l’aménagement, de modélisation 3D pour l’aide à la décision et la
l’urbanisme, de l’environnement dans quatre gestion des villes.
domaines : k  Urbanisme et Système d’Infor-
mation Géographique en 3D k  Aménagement Le projet Terra Magna s’inscrit dans la conti-
urbain k  Environnement et développement nuité du projet Terra Data, projet de recherche
durable k  Services 3D aux professionnels et développement labellisé début 2006 par le
et au grand public pôle de compétitivité cap digital Paris-Region
et retenu dans le premier appel à projets en
2006 de la Direction Générale des Entreprises
(Ministère délégué à l’Industrie) dans le cadre
du Fonds de Compétitivité des Entreprises.
Le consortium du projet réunit dix par-
tenaires : quatre PME (STAR-APIC, BIO-
NATICS, SPACEYES, DRYADE), une grande
entreprise (THALES), cinq établissements
et laboratoires publics (IGN, CSTB, INRETS,
ECP, CIRAD).

patrimoine numérique 155


Objectif Sectoriel web services : services aux professionnels,
Projet précompétitif, Terra Magna vise à déve- extraction de bases de données 3D, partage
lopper des solutions innovantes pour lesquelles de données métiers, construction coopérative
le 3D apporte une réelle valeur ajoutée dans du modèle 3D urbain (type wiki) ; services aux
le domaine de la conception et de la simula- particuliers, simulation de la constructibilité
tion de la ville et de ses activités : création de de parcelles…
bases de données territoriales 3D et services aménagement : fonctions d’aide à la décision
de simulation 3D pour l’aide à la décision sur et de concertation ; simulation de nouvelles
les projets d’aménagements urbains, services opérations immobilières, simulation de règle-
de gestion du territoire urbain (SIG 3D), vi- ment d’urbanisme (PLU), étude d’impact,
sualisation 3D des règlements d’urbanisme visualisation interactive de projets d’amé-
et gestion automatisée de l’instruction des nagement, prospective 3D de la croissance
permis de construire avec des gabarits enve- urbaine…
loppes, nouveaux outils 3D de concertation environnement : fonctions d’aide à la décision
et de communication sur le territoire et ses et de gestion de la ville ;  visualisation des
ressources (ressources marchandes, écono- flux et temporalités urbaines (plans de
miques, scientifiques, culturelles, sociales, déplacement par ex.), modélisation 3D de
santé, etc.). phénomènes physiques complexes (acous-
tique, thermo-aéraulique et qualité de l’air,
Contenus Technologiques ensoleillement ou éclairement), de risques
Le projet Terra Magna, en aval de la chaîne (pollutions industrielles, inondations…)…
de numérisation 2D et 3D du territoire, s’ins-
crit dans une optique de valorisation de deux Philosophie / Démarche
types distincts de données : Dans le cadre du projet Terra Magna, il a été
k  Des données 3D géoréférencées issues des retenu de mettre en avant l’installation de
fournisseurs de type IGN et son Géoportail, de projets expérimentaux ou pilotes à l’échelle
modèles urbains structurés comme construit de la région Île-de-France, comme cela avait
par le projet Terra Data-1 (Terra Numerica), de été esquissé dans le projet Terra Data initial.
données 3D issues des relevés de géomètres Le projet Terra magna intègrera donc un
ou de modèles réalisés par les architectes prototypage de plates-formes pilotes sur l’Île-
dans le cadre de leurs études ou de concours, de-France, sur des territoires tests retenus
de profils 3D de la DDE sur les voiries,… avec les partenaires institutionnels afin d’ex-
k  Des données 2D et 2D1/2 provenant des périmenter en échelle grandeur les nouvelles
SIG 2D (données engrangées sur les territoires applications du projet et évaluer ces nouveaux
depuis plus de 20 ans), des données 2D sur services et usages.
le parcellaire, le cadastre, les réseaux urbains, Il est prévu la mise en place, en deuxième
les cartes et images raser,… partie du projet Terra Magna et en liaison
avec des collectivités territoriales partenaires,
Le projet Terra Magna est structuré en quatre d’au moins deux plates-formes expérimen-
briques fonctionnelles : tales recouvrant les briques fonctionnelles
administration : ensemble fonctionnel lié à la du projet : k  3D et aménagement urbain
gestion et la fédération de bases de données ou périurbain, k  urbanisme opérationnel
3D urbaines : SIG 3D et fonds de données 3D et services en ligne, environnement et déve-
géoréférencées, normes et standards, urba- loppement durable.
nisme réglementaire, automatisation de l’ins- Ces plates-formes expérimentales et les
truction des permis de construire (gabarits), actions de communication qui pourront être
schémas directeur sur les transports urbains, mises en place à l’initiative des partenaires
SIG pour la gestion et la planification urbaine … du consortium, des partenaires institutionnels
et des pôles de compétitivité devraient assurer
une forte visibilité du projet en région Île-de-
France.

156 patrimoine numérique


Partenaires institutionnels pressentis Nouveaux Produits/
L’IAURIF, la communauté d’agglomération Services à Court/Moyen Terme
de Cergy-Pontoise, le Master d’Urbanisme de Les Systèmes d’Information Géographique
Sciences-Po (Institut d’Études Politiques de (SIG) arrivent aujourd’hui à maturité mais ils
Paris). demeurent avant tout de la cartographie 2D
Autre partenaires potentiels  assistée par ordinateur. Le passage aux tech-
(en cours de discussion) : une autre collec- nologies 3D paraît aujourd’hui inéluctable.
tivité locale en Île-de-France comme plate- Les signes annonciateurs sont l’appétence
forme d’expérimentation (contact pris avec récente des grandes agglomérations pour la
l’EPA Sénart en Seine-et-Marne), le Ministère réalisation de maquettes numériques 3D de
de l’Equipement (DRAST, pôle géomatique leur territoire et les stratégies déployées par
du CERTU, DGUHC, PUCA), l’Association les grands industriels et prestataires présents
Française du Développement Urbain (AFDU). sur ces secteurs ; on pense notamment aux
applications développées sur les bases Google
Enjeux Earth, Nasa World Wind ou MSN Virtual
La 3D vient modifier considérablement Earth.
la problématique des SIG. Elle induit un Ces applications cartographiques de type
effort très important de R&D dans différents globe virtuel séduisent de plus en plus mais
domaines : restent cantonnées à des applications non
k  édition spécifique exigée par les informations professionnelles et sont donc assez éloignées
géographiques 3D, stockage des données, de la cohérence et la rigueur nécessaires à
topologie et analyse spatiale totalement un système d’information géographique. Il
différents que ce qui se pratique en 2D, nou- n’existe pas aujourd’hui de produits de type
veaux modes d’interaction avec les utilisateurs : SIG 3D, la démarche des partenaires de
visualisation, requêtage, édition, extraction Terra Magna anticipe donc sur l’évolution du
de données… marché des SIG et l’innovation des grands
k  viewer SIG 3D sur Internet : technologies de concurrents étrangers. Elle prend en compte
mutualisation d’informations et de construc- les besoins latents exprimés par les collec-
tion coopérative de modèles (web 2.0). tivités  territoriales : fédération des données
k  simulation 3D temps réel et interfaces intui- 3D (maquette virtuelle de l’agglomération
tives : un objectif technologique acces- formant un référentiel 3D), simulation 3D,
sible qui rejoint les performances actuelles visualisation temps réel mais aussi publiable
des moteurs de jeu vidéo. sur Internet, concertation et informations sur
k  modélisation en 3D et 4D (dimension le territoire et ses ressources.
temporelle ou dynamique) des phénomènes Le projet Terra Magna s’inscrit dans une
physiques liés à l’environnement et relation perspective économique avec des débouchés
(import/export de données) avec le SIG 3D. industriels et commerciaux directs pour les
L’aide publique sollicitée au travers du projet partenaires et le cas échéant la création de
précompétitif Terra Magna vise à aider à nouvelles activités. L’objectif n’est pas ici,
franchir ce cycle long de développement de comme dans le projet Terra Data-1, de confor-
projet (plus de 2 ans) et le gap technologique ter l’avance technologique des entreprises du
important entre les solutions géographiques consortium et d’améliorer la productivité sur
2D existantes aujourd’hui et les solutions 3D leur cœur de métier (réalisation de bases de
qui deviendront courantes d’ici 5 à 10 ans. données 3D, simulation, information géogra-
phique), mais bien de susciter de nouveaux
débouchés industriels sur leurs secteurs
d’activités respectifs et sur des marchés
émergents.

patrimoine numérique 157


Description / Étapes
La décomposition technique du projet fait
apparaître quatre principaux lots qui, bien
qu’ayant des recouvrements dans le temps,
répondent à des enjeux et des objectifs
indépendants : k  SIG 3D k  Simulation 3D Résultats / Livrables
aménagement urbain et périurbain k  Simulation Les résultats sont détaillés pour chacun des
3D environnement urbain k  Web services lots et sous lots du projet, en règle générale :
Ces quatre lots du projet Terra Magna sont k Document de spécifications logicielles ;
chacun piloté par une entreprise: STAR-APIC k Document d’interfaces logicielles ;
pour les lots SIG 3D et Web services, BIO- k Modules logiciels exécutables version bêta.
NATICS pour le lot Simulation 3D Aménage-
ment urbain et périurbain, THALES pour le lot Impact et Retombées
Simulation 3d de l’environnement physique. Le projet Terra Magna est un projet précompé-
Ils sont encadrés par deux lots : titif qui a pour objectif la commercialisation
k  Expression des besoins et ingénierie sys- d’ici 2 à 3 ans de solutions innovantes pour les
tème pilotés conjointement par l’IGN et STAR- collectivités locales, les agences d’urbanisme
APIC.k  Deux plates-formes d’expérimentation et agences d’environnement, les aménageurs
et évaluation : plateforme SIG 3D et publics et privés, les architectes, paysagistes
urbanisme, simulation environnement et ris- et bureaux d’étude, les prestataires en repré-
ques plateforme simulation aménagement sentation 3D du territoire.
urbain et périurbain. Terra Magna recouvre des enjeux marchés
très importants pour les PME du consortium,
Ces plates-formes font intervenir l’ensemble avec un potentiel d’accroissement du chiffre
des partenaires, avec un pilotage des trois d’affaires estimé à 15% d’ici 3 à 5 ans et
entreprises STAR-APIC, THALES et BIO- 50% à 10 ans, et simultanément la création
NATICS sur chacune des plates-formes qui d’emplois induits de 20% dans les 3 à 5 à
renvoient aux principaux lots du projet. C’est venir et de plus de 40% à 10 ans.
l’IGN qui assurera la fédération de ces expé- A ce stade du projet, il est supposé que le
rimentations et la coordination des relations modèle économique des issues industrielles
avec les partenaires institutionnels et collec- du projet Terra Magna pourra être fondé soit
tivités locales. sur la fourniture de solutions technologiques
intégrant l’ensemble de la chaîne de produc-
tion et de gestion des données 3D, soit sur la
mutualisation, sur le mode ASP, de bases de
données territoriales et de services associés
(pour des collectivité de petite taille par exem-
ple), soit encore sur la commercialisation clefs
en main de plates-formes de données 3D et de
services pour des grandes agglomérations en
France et à l’étranger.
Plus largement ce projet innovant conforte la
position de la filière géomatique francilienne
(au premier plan national pour l’accueil des
entreprises de géomatique : 120 entreprises
pour 8 000 emplois) par l’élaboration d’al-
liances stratégiques fondées sur l’innovation
technologique et de nouveaux débouchés
commerciaux.

158 patrimoine numérique


TERRA Développer les technologies
nécessaires à la production la plus
NU MERICA
automatique et la plus fidèle possible
des représentations 3D de territoires urbains
de grandes dimensions et de grandes résolutions,
et à l’exploitation visuelle de ces représentations
au travers d’applications en ligne (Internet),
d’applications mobiles (téléphone mobile ou PDA)
et de dispositifs de réalité virtuelle et de réalité
augmentée.
L’accès aux informations géo-localisées de description
fidèle des territoires devient un enjeu primordial
pour un large spectre d’applications propres
à révolutionner le rapport entre les particuliers,
les administrations et les entreprises.
L’introduction de la troisième dimension
Domaine Patrimoine
dans la représentation de ces territoires
numérique apporte des potentialités inégalées
AAP FCE jusqu’à ce jour dans les possibilités
Partenaires
PME (au sens Européen) :
de visualiser les informations,
ARCHIVIDEO (75) de réaliser des mises en situation
BeTomorrow (33) et des simulations adaptées à l’étude
BIONATICS (34) / HYPTIQUE
(75) / MENSI-TRIMBLE (94)
et à la gestion de ces territoires.
MONDECA (75) / STAR-APIC
(94) / TECDEV (77) Objectif Sectoriel
Établissements publics : L’apport du projet TerraNumerica est d’une
ARMINES (75) / CITU (93) part de faire sauter les verrous technologiques
Ecole Centrale Paris (92) concernant la représentation 3D de territoires
Groupe des Ecoles des urbains et de son exploitation et d’autres part
télécommunications (75) d’appréhender de nouveaux marchés par la
IGN (75) / INRIA (78) mise à disposition de nouvelles capacités
LEDEN (93) / Université applicatives offertes par les innovations tech-
de Marne-La-Vallée (77) nologiques obtenues, mais également par la
Porteur Thalès (95) mise en place de nouveaux modèles économi-
Pascal Peyronnet, ques adaptés aux usages et aux utilisateurs.
pascal.peyronnet@thalesgroup.com
tél. : 01 34 22 83 56

patrimoine numérique 159


Contenus Technologiques
Développement des technologies permettant :
k  L’acquisition des données géo-référencées
sur les bâtiments à partir de plateformes
terrestres fixes et mobiles et de plateformes
aériennes. k  La fusion et la mise en cohé-
rence des données géo-référencées issues
de diverses sources d’acquisitions et de
différents dispositifs. k  La reconstruction
automatisée en 3D des bâtiments et de la
végétation à partir d’approches « basées
image » et d’approches « basées modèle ».
k  La segmentation, compression, transmis-
sion et diffusion des données 3D urbaines
reconstruites. k  L’exploitation des bases de
données 3D urbaines au travers d’applications
en ligne. k L’exploitation des bases de données
3D urbaines au travers de terminaux mobiles
(téléphones, PDA). k  L’exploitation des bases
de données 3D urbaines au travers de dispo- Enjeux
sitifs de réalité virtuelle. k L’exploitation des Les enjeux associés aux données géo-localisées
bases de données 3D urbaines au travers de de représentation 3D d’espaces urbains se
dispositifs de réalité augmentée. décomposent en trois grandes familles :
k  Les enjeux liés à l’acquisition, la production,
Philosophie / Démarche la qualité (fidélité, détail, contenu…) des
La composition du consortium permet dans données qui se traduisent par le besoin de
un premier temps d’assembler un ensemble disposer de chaînes de production les plus
de technologies déjà maîtrisées (acquisition, automatisées et robustes possibles.
transformation, restitution, ...) par les diffé- k  Les enjeux liés à la gestion (traçabilité, maî-
rents partenaires spécialistes (laboratoires ou trise, accès…) des données qui imposent des
industriels), puis dans un deuxième temps de mécanismes de sûreté de fonctionnement, de
les améliorer et de développer les innovations sécurité, et de stockage de volumes gigan-
techniques et scientifiques (restitution 3D, tesques d’informations.
interrogation en ligne, mobilité, réalité vir- k  Les enjeux liés à l’exploitation de ces
tuelle, réalité augmentée) en s’appuyant sur données qui nécessitent le développement
les complémentarités d’expertises existant de nouveaux dispositifs de dialogue et d’in-
entre les partenaires. terface, devant supporter des contraintes de
Cette démarche technologique s’accompagne rapidité d’accès et d’éloignement/mobilité
d’une démarche orientée vers les usages et des utilisateurs, tout en garantissant une
les applications ayant pour but d’imaginer grande richesse de services (visualisation,
de nouveaux services qui seront illustrés par simulation, etc.).
des démonstrateurs intégrant les technologies Au delà des enjeux techniques, les enjeux
développées et maîtrisées par les partenaires. commerciaux sont considérables avec l’arrivée
sur le marché de différents acteurs majeurs
en provenance des mondes complémentaires,
que sont le monde des applications Internet,
le monde de la géographie, le monde des
éditeurs de logiciel (CAO, bureautique, etc.),
pour le partage des marchés potentiels. Il
s’agit pour les membres du Consortium de se
positionner en challengers sur ce marché.

160 patrimoine numérique


Nouveaux Produits/Services
à Court/Moyen Terme
L’exploitation des données géo-localisées de
représentation 3D d’espaces urbains couvrent
un large spectre de domaines d’application et
de services potentiels, tels que :
k  Tourisme et valorisation du patrimoine
k  Muséographie k  Création artistique interactive
k Applications ludiques et éducatives k  Services
aux collectivités, à l’aménagement et à
l’urbanisme k  Sécurité civile et gestion des Description / Étapes
risques environnementaux k  Gestion, contrôle D’une durée de 36 mois, le projet s’organise en :
et sécurité des transports urbains k  Aide à la k  une phase (12 mois) d’expression des
navigation et à la géo-localisation urbaine besoins ayant pour objectif de recueillir les
k  Services d’information urbains et noma- usages potentiels et une phase d’ingénierie
disme k  Services contextuels marchands liés système ayant pour but de spécifier, puis
à la géo-localisation k etc. dont le développe- concevoir le système qui sera développé au
ment commence dès à présent. cours du projet (socle, démonstrateurs).
k  une phase (24 mois) de développement
Principes Structurants itératif des différents composants du système
Les principes structurants du projet reposent (Acquisition, Fusion de données, Recons-
sur une démarche qui permet une séparation truction, Intégration des données, Compres-
de la problématique en plusieurs volets per- sion/Transmission, Moteurs de rendu, Services
mettant des développements distincts et en ligne, services mobiles, dispositifs de
appropriés : réalité virtuelle/augmentée) et d’intégration.
Le volet 1 : plateforme de production et k  une phase (6 mois) d’expérimentation et de
d’exploitation visuelle d’environnement syn- démonstration de fonctionnement du système
thétique (ce projet) se concentre sur la défi- et des démonstrateurs.
nition d’un socle technologique commun com-
portant : k  la structuration de la production Résultats / Livrables
et l’élaboration d’un processus de production. Le projet à son terme va fournir :
k l’emploi de standards et de normes pour k La définition d’un processus de production
représenter les informations et structurer automatisé des données géo-localisées 3D
les données. k  le développement d’une urbaines.
plateforme de production de données. k  le k La recommandation d’emploi de normes et
développement de services et dispositifs d’ex- de standards pour représenter les informations
ploitation visuel (générique - indépendant des et structurer les données géo-référencées 3D
domaines d’usage). urbaines.
k Le développement d’une plateforme d’intégration
Les autres volets (projets futurs) se concen- des données géo-référencées 3D urbaines qui
treront sur le développement d’applicatifs de supporte le processus de production et les
leurs services et des données associées cor- normes et standards de représentation citées,
respondant à un domaine d’application précis ainsi que les différents services et transformations
et à ses usages. Ces différents projets pourront nécessaires à la production.
être menés en parallèle ou successivement et k Le développement de trois démonstrateurs
utiliseront le socle technologique développé d’exploitation des données géo-référencées
dans le projet actuel. 3D urbaines associés chacun à un mode
particulier d’exploitation visuelle (application
en ligne, application mobile, application en
réalité virtuelle/réalité augmentée).

patrimoine numérique 161


162 annuaire des projets
Services et Usages 162
Blogoscopie 164, CADI 167, CAPWebCT 169, Chronopolys 171, EarToy 72, ENT-VIRT 173,
Extensite 174, Gigacom 176, FEIC 75, I3 176, Lutin Ergo Lab 177, Médi@Tic 177, Messan 94,
Mobile en Ville 180, Moteur d’applications génériques J2ME 181, Pingo 96, Quartier
numérique 183, QuoVADis 186, RAFFUT 152, Réseau social géolocalisé 189, Sylen 189
Témoignage J. ANGELE 191, THD 193, Urbi 195

annuaire des projets 163


Blogoscopie Développer des outils
de surveillance des blogs
qui permettent d´effectuer, automatiquement,
deux tâches : l’étude d’image et l’étude de tendance.

Objectif Général La deuxième tâche est l´étude de tendance


Ce que nous espérons de ce projet qui veut déterminer, par exemple, les sujets
émergents, l´état d´humeur d´une certaine
est la mise en évidence de la possibilité population, l´évolution des sentiments vis à vis
de faire des études d’image d´une certaine personne, organisme, etc.
et de tendance à partir des blogs. L´enjeu économique est important : les per-
sonnalités et les entreprises se soucient de
Cela implique la levée de 3 verrous leur image. Elles doivent donc se tenir au cou-
technologiques importants : rant de l´évolution de celle-ci, et des sujets qui
l’analyse automatique des sentiments intéressent la population qu’ils ciblent pour
s´adapter à leurs attentes.
à partir de textes, l’évaluation Scientifiquement et techniquement, il existe
du pouvoir d’influence d’une source principalement deux verrous. Le premier est
d’information et l’adaptation des outils la langue des sentiments qui est extrêmement
complexe. Les outils développés analyseront
de traitement automatique des langues le texte dans un premier temps du point de
à des natures de textes très divers. vue axiologique (succès a une valeur axio-
logique positive alors que échec a une valeur
L´étude d´image permet de créer une pho- négative) et dans un deuxième temps selon la
tographie de ce que pense le public d´une modalité du sentiment évoqué (colère, haine,
certaine personne, d’un organisme, etc. à un amour, etc.).
moment donné. Un autre point délicat est l´évaluation du
pouvoir d´influence car il faut donner plus de
Résumé poids à un blog qui a un pouvoir d’influence
Les blogs sont aujourd´hui au cœur de plus fort que les autres. Or la détermination
l´actualité : ils prennent une importance de ce pouvoir d’influence est difficile. Des cri-
de plus en plus grande. Lus par une popu- tères subjectifs comme le « sérieux » du site
lation de blogers qui représente assez bien entrent en jeu et sont beaucoup plus difficiles
la population globale, ils couvrent toute à évaluer.
l´étendue de la production de l´information.
Il s´agit d´un nouveau pouvoir informationnel
qui est capable d´influencer les opinions des Domaine Services & Usages
gens. Le but de ce projet est de développer AAP ANR
des outils de surveillance des blogs qui per- Partenaires
mettent d´effectuer, automatiquement, deux PME : Overblog, Sinequa
tâches. La première est l´étude d´image. Établissements publics :
Elle veut créer une photographie de ce que LINA (Laboratoire informatique de Nantes
pense le public d´une certaine personne, Atlantique) / FRE CNRS 2729
d’un organisme, etc. à un moment donné. Porteur LINA
recource@sinequa.com
tél. : 01 49 87 06 00

164 services et usages


Objectif Sectoriel
Deux applications sont donc visées dans le
cadre de ce projet :
k  L’analyse d’image sur les blogs : déterminer en
quels termes les blogers parlent d’une marque,
d’une personne, d’un discours, etc. Évaluer les
sentiments autour de ces entités principalement
en termes de négatif/positif et pour/contre, mais Enjeux
en qualifiant aussi plus précisément certains Ce projet entre dans un mouvement très
sentiments comme la colère, l’envie, la peur, porteur. D’une part, les blogs prennent une
l’attachement, etc. Un tel outil concerne les importance de plus en plus grande. Tous les
marques ou personnes désirant évaluer leur media en parlent et reprennent même de
image à l’aide de blogs. temps en temps des informations provenant
k  L’analyse de tendances sur les blogs : quels de blogs, que ce soit pour leur caractère provo-
sont les nouveaux thèmes de prédilection, cateur, original, novateur, etc. Les sociologues
qu’est-ce qui intéresse les gens, de quoi se penchent sur ce phénomène et beaucoup le
parle-t-on, qu’est-ce qui fait réagir et en quels prennent comme sujet d’étude.
termes ? Cet outil est intéressant pour des D’autre part, la quantité de blogs et leur réac-
diffuseurs d’information qui peuvent adap- tivité rendent possible des analyses en quasi
ter le contenu de leurs journaux, publicités, temps réel.
émissions, etc. en fonction des attentes de Enfin, l’image est quelque chose de fonda-
la population. mental dans notre société. Toutes les personnes
Il s’agit donc, dans les deux cas, d’utiliser les et toutes les entreprises pour lesquelles l’opi-
blogs pour faire du sondage automatique. nion du public est importante ont besoin de se
tenir au courant de l’évolution de leur image,
Contenus Technologiques et des sujets qui intéressent la population qui
Enfin, l’intérêt scientifique du projet apparaît les intéresse pour s’adapter à leurs attentes.
plus particulièrement dans les quatre verrous
technologiques qu’il convient de lever : l’ana- Nouveaux Produits/
lyse d’humeur et de sentiment et l’évaluation Services à Court/Moyen Terme
du pouvoir d’influence d’une source d’infor- Les perspectives industrielles directes
mation. d’un tel système sont très importantes :
L’analyse d’humeur et de sentiment est un k Augmenter l’audience d’Over-blog : Il
domaine en pleine expansion, en particulier est indispensable pour nous de trouver des
au travers des notions de positif/négatif. Les moyens de fidéliser l’audience existante et de
applications sont multiples, non seulement faire connaître notre service pour sa qualité
pour l’analyse d’image, mais également pour d’innovation aussi bien auprès des utilisateurs
les systèmes de dialogue automatique (accom- de blogs que des internautes. Être capable de
pagnement d’un internaute, jeux avec person- dégager des humeurs, des intentions dans
nages virtuels, avatars, etc.) ou pour le filtrage les contenus publiés par rapport à des thé-
(détection de débordements pour modération matiques nous permettra d’augmenter notre
sur les forums, etc.). Dès lors, on peut typer des audience et notre nombre d’utilisateurs.
documents par rapport à leur sentiment, selon
des axes utiles d’un point de vue marketing
(positif, négatif, dubitatif,…), on peut aussi
bien utiliser cela pour de l’extraction d’infor-
mations (text mining) de l’aide à la navigation
(segmentation des réponses par rapport à ce
critère, surtout si on peut coupler la proximité
d’une marque ou d’une personne), etc.

services et usages 165


k  Vendre les résultats des analyses à des ins- Les perspectives indirectes sont également
tituts de sondage : Les instituts de sondage très importantes car l’économie de la plupart
sont encore peu présents sur Internet et sont des grandes entreprises et le succès des
intéressés par recouper leurs informations avec personnages publics sont de plus en plus
de nombreuses autres sources. Étant donné le dépendants de l’humeur et des sentiments
volume d’informations publiées chaque jour du public (application à d’autres media que
sur overblog, notre corpus représente une vraie les blogs). De plus, l’analyse automatique des
valeur aux yeux de ces acteurs, à condition sentiments est également très utile pour les
d’être capable de dégager et synthétiser. Ce industries des jeux (interaction avec un per-
service peut être commercialisé sous la forme sonnage virtuel) ainsi que pour les systèmes
de rapports. de hot-line automatique.
k  Vendre des indicateurs de tendance aux
médias : Les groupes de medias et les médias Principes Structurants
indépendants nous ont déjà manifestés leurs Le principe théorique qui préexiste à la détec-
volonté de mieux connaître les centres d’in- tion automatique d’humeur, c’est-à-dire la
térêts de leur lecteurs/auditeurs/téléspecta- qualification d’opinions subjectives positives
teurs au jour le jour pour mieux orienter leurs ou négatives, correspond à une Analyse du
programmations et les sujets qu’ils abordent. Discours -AD-. Traditionnellement, les pro-
Il s’agit pour eux d’informations extrêmement blématiques liées à l’AD s’articulent autour
stratégiques. Ce service au média peut faci- de deux objectifs [Maingueneau 1995].
lement être commercialisé sous forme de Il s’agit en premier lieu d’identifier la spé-
rapports quotidiens, et données par région, cificité du discours étudié (par la mise en
par ville. évidence possible d’éléments discursifs,
k  Vendre des indicateurs de popularité et de de traits caractérisant l’identité discursive)
ressentis à des marques/personnalités : Les [Charaudeau 2005] ; il s’agit également,
annonceurs qui utilisent over-blog comme à partir des résultats obtenus, de formuler
vecteur de communication sur Internet nous des hypothèses interprétatives portant sur la
manifestent leur volonté de mieux connaître pratique humaine qui sous-tend le discours
leurs clients, et de mieux connaître leurs goûts, étudié. Ces deux objectifs exigent simultané-
souhaits, et surtout leur ressenti par rapport à ment la mise en oeuvre d’outils linguistiques
un produit ou une marque. Nous souhaitons et la mobilisation d’une approche théorique
vendre à ces entreprises des indicateurs de susceptible de rendre compte de la produc-
notoriété et leur donner leur positionnement tion et de l’interprétation du sens discursif
de popularité par rapport aux autres marques co- et contextuel. Une telle approche s’ar-
du même secteur. Ce service peut être com- ticule donc nécessairement à un modèle
mercialisé sous la forme d’abonnement, de sémantique capable de rendre compte du
rapports ponctuels, ou d’alertes. potentiel discursif des entités linguistiques
mobilisées, modèle généralement non
explicité. C’est pourquoi le LINA a recours
au modèle théorique de l’Analyse Linguisti-
que du Discours – ALD –. À l’interface entre
la sémantique lexicale et l’AD, ce modèle
est conçu comme le repérage et l’étude des
mécanismes sémantico-discursifs et pragma-
tico-discursifs de production et d’interpréta-
tion du sens [Galatanu 2002] et permet à
ce titre de rendre compte de deux formes de
subjectivité, lexicale et discursive.

166 services et usages


C ADI Produire un prototype de composants logiciels
pour la Distribution, tant brick-and-mortar
que vente en ligne : analyse de comportement d’achat,
moteur de recommandation et de rating, analyse des
communautés. Dans le nouveau modèle économique
de la distribution, dit de la « Longue Traîne »,
le site doit aider le client à trouver le produit susceptible
de l’intéresser dans des micro-niches adaptées à ses
goûts et ses attentes. CADI produira, dans une approche
Web services, architecture SOA, les prototypes
des composants logiciels suivants. 
Objectif Sectoriel Objectif Général
Le marché concerné par CADI est à l’intersec- - Analyse de comportement d’achat : comprendre
tion de quatre domaines en forte croissance le comportement d’achat des clients et ainsi
(distribution, data mining, réseaux sociaux et améliorer l’organisation des magasins / sites.
RFID), représentant un marché potentiel de - Moteur de recommandation : faire bénéficier
plusieurs milliards d’euros. les clients de recommandations pertinentes.
- Moteur de rating : proposer des ratings aux
Contenus Technologiques clients (user-based ou item-based)
Verrous scientifiques : capacité à fournir de - Analyse des communautés : comprendre les
façon automatisée des recommandations et communautés qui se créent sur le forum ou
des ratings « intéressants » pour le client avec le blog du site. Utiliser les caractéristiques
des résultats prédictifs de bonne qualité ; obtenues pour affiner les résultats produits
capacité à identifier des « niches » de produits par les composants précédents et animer les
dans la Longue Traîne du catalogue produit ; communautés.
capacité à exploiter la structure intrinsèque Ces composants seront validés sur 2 démons-
des données, catalogue produits notamment ; trateurs en vraie grandeur.
capacité à exploiter la structure des réseaux
sociaux pour mieux personnaliser les recom-
mandations et animer les communautés sur
les blogs et forums. Domaine Services & Usages /
Verrous techniques liés à la nécessité de pro- Ingénierie des connaissances
duire des composants progiciels génériques AAP ANR
capables de traiter de très gros volumes de Partenaires PME : NumSight / Boîte à Outils-
données (plusieurs millions de clients et SAMSE / Mondomix / Spacecode, Université
nombre de produits jusqu’à quel-ques mil- de Paris VI (LIP6), Université Paris XIII (LIPN).
lions ; données massives générées par les tags Établissements publics : INSA de Rouen (LITIS)
RFID ; capacité de passage à l’échelle pour Porteur KXEN
tenir les temps de calcul de production des erikm@kxen.com
modèles ; capacité à présenter à l’internaute tél. : 01 41 44 88 44
les recommandations en temps réel.

services et usages 167


Philosophie / Démarche exprimer en terme de fonctionnalités
La méthodologie suivie par CADI consiste Lot 2 Comportement d’achat : Mettre en place
à s’appuyer sur les compétences existantes la méthode de collecte des données (clicks-
des partenaires, tant industrielles (KXEN, treams et RFID) ; Mettre en place le module
Numsight, BAO, Mondomix & SpaceCode) d’analyse de comportement Web ; Mettre
que scientifiques (expertise des équipes en place le module d’analyse des données
impliquées du LIP6, LIPN et du LITIS) et de RFID.
procéder par prototypages et intégration pro- Lot 3 Communautés Web2.0 : Mettre en
gressive des résultats, les 2 démonstrateurs place une méthode de collecte des données ;
finaux en vraie grandeur permettant de valider Développer les méthodes d’analyse des com-
les développements munautés ; Développer le module d’animation
des communautés
Enjeux Lot 4 Moteur de recommandation : Mettre en
Le projet CADI vise à produire un prototype place la collecte de données et la préparation
logiciel qui par son « intelligence » répondra des données ; Développer le module d’analyse
aux besoins du marché de la distribution  : comportementale ; Développer le module de
k  Volumétries très importantes : millions paramétrisation de l’espace de modélisation ;
de clients, dizaines de milliers / millions de Développer le moteur de recommandations
produits ; milliers de transactions par jour ; à base de scores ; Développer le moteur de
volumes des données RFID. k  Modèles prédic- recommandations à base de règles d’asso-
tifs robustes pour exploiter la Longue traîne. ciation ; Développer le moteur de rating ;
k  Structure des données : catalogues produits Développer un module de filtrage métier
et segments / communautés. k  Automatisation des recommandations & ratings ; Développer
des traitements : codage, apprentissage et un module d’administration des modèles et
mise en ligne de recommandations. k  Temps des droits d’accès ; Intégrer les composants
réel : production des recommandations en et développer les méthodes de répartition de
ligne en temps réel. k  Rôle des communautés charge.
dans le domaine du Web.2.0. k  Assistance à
l’utilisateur  : les solutions doivent être faciles Résultats / Livrables
à prendre en main et à maintenir (recalibrage Le résultat attendu du projet CADI est un
automatique). ensemble de composants à valeur ajoutée
pour la distribution – en magasin et en
Nouveaux Produits/ ligne – permettant l’analyse du comportement
Services à Court/Moyen Terme d’achat, la production de recommandations et
A terme, les développements de CADI pourront ratings et l’analyse des communautés. L’outil
amener à un ensemble de briques standar- est destiné à toute entreprise de distribution
disées pour le e-commerce. Par ailleurs, les souhaitant exploiter un catalogue très riche
modules développés viendront compléter / (Longue Traîne), par la mise en valeur de
renforcer les offres des partenaires PME micro-niches de produits : il doit donc être
simple, automatique, auto-adaptatif et facile
Principes Structurants à utiliser et maintenir, capable de traiter les
Développement par prototypages itératifs (RAD). fortes volumétries des grands sites de e-com-
merce (millions de clients et produits, dizaines
Description / Étapes de milliers d’interactions-jour). L’intégration
Le projet est découpé en 6 lots, complété d’un de technologies scientifiques pointues (data
lot de gestion de projet : mining et réseaux sociaux) permettra de
Lot 1 Expression du besoin : Réaliser un état constituer un outil « intelligent » complet sans
de l’art fonctionnel et un état du marché, Iden- concurrence sur le marché actuel.
tifier les points d’achoppement et les leviers
de progression, Identifier les besoins auprès
des utilisateurs potentiels de la solution, les

168 services et usages


CapWebCT Développement de l’administration
électronique territoriale
pour disposer à moindre coût en France et en pays
francophone d’une offre d’administration électronique
testée, fiable et pérenne permettant d’offrir aux usagers
des services publics territoriaux l’accès permanent
à leur mairie virtuelle sans fracture numérique territoriale
et disposant de services à forte valeur ajoutée.
Objectif Général Domaine Services & Usages
AAP cap digital 2006
La vocation du projet CapWebCT Partenaires
vise à développer la vie numérique Grandes Entreprises : Business
des territoires et de leurs citoyens et Décision, Bull, La Poste,
PME : Zenexity, Gallimédia,
en se fondant d’une part, sur Eclipse-Communication,
une plateforme déjà opérationnelle Ascom,
utilisant des composants Établissements publics : ITIN.
Porteur Val-d’Oise.
technologiques avancés et d’autre Bruno Perrin, DSI du Conseil
part, sur une démarche méthodologique Général du Val-d’Oise
formalisée de déploiement bruno.perrin@valdoise.fr
tél. : 01 34 25 32 70
et d’accompagnement nécessitant
d’être industrialisée. L’objectif du projet CapWebCT
est de construire une offre d’outils et de méthodes
mutualisable et rapidement déployable sur le territoire
national et dans les pays francophones en restructurant
et étendant la plateforme d’administration électronique
Résumé actuelle à l’ensemble des besoins tout
A l’initiative du Conseil général du Val-d’Oise
en restant mutualisable, open source,
et de son Comité d’Expansion Economique,
le projet CapWebCT s’inscrit dans une stratégie économiquement viable et progicialisée.
innovante et dynamique de développement de
l’administration électronique territoriale.

Objectif Sectoriel
CapWebCT s’inscrit dans les orientations
de la DGME, de la CNIL et de l’Union
Européenne. Il correspond aux attentes des
collectivités territoriales et de leurs usagers.
Il doit, à court terme, catalyser une activité de
services auprès des collectivités au profit des
TPE/PME-PMI.

services et usages 169


Contenus Technologiques
Plateforme actuelle en open source (www.
capwebct.fr) : k  Générateur de sites web
k  Outils d’interactivité avec les usagers
k Outils de géolocalisation couplés à la gestion
de contenu Générateur de téléservices k  Bureau
virtuel de l’agent territorial Principes Structurants
Innovation fonctionnelle création de nouveaux k Open source k Progicialisation k 
Guides de
services adaptés aux besoins pour un service déploiement favorisant la conduite du chan-
public conforme aux attentes des usagers et gement et la bonne réussite des projets des
modernisation de l’administration. communes.
Innovation sociologique prise en compte des
besoins et du changement induit. Description / Étapes
Innovation technologique permettant de créer k Refonte du CMS et urbanisation complète
une offre technologique totalement urbanisée, de l’offre k  packaging intranet en fonction
disposant des interfaçages avec les différents de la taille des collectivités k 
nouveaux télé-
outils métier. services.
Innovation économique offrir une adminis-
tration électronique open source accessible à Résultats / Livrables
toutes les collectivités et à tous les usagers et offre open source urbanisée et progicialisée
distribuée par des PME en proximité avec les inter-opérable d’administration électronique
collectivités. territoriale.

Démarche Impact et Retombées


Urbanisation et intégration des composants L’impact est déjà visible dans la situation
existants. Évolutions testées en collectivités actuelle car 540 collectivités hors Val-d’Oise
pilotes – retour d’expérience et industriali- ont choisi nos outils, près de 2 000 autres vont
sation du déploiement – transfert aux PME le faire et la Direction Générale des Collecti-
– information des collectivités vités Locales marocaines viennent de retenir
nos outils pour ces 1 800 collectivités.
Enjeux Il devrait s’accélérer avec une offre plus
Disposer à moindre coût en France et en complète et plus intégrée.
pays francophone d’une offre d’administration
électronique testée, fiable et pérenne permet- Le retombées potentielles pour les membres
tant d’offrir aux usagers des services publics du pôle sont :
territoriaux l’accès permanent à leur mairie k Une expertise du pôle dans la partie e-gou-
virtuelle sans fracture numérique territoriale vernement (ou administration électronique) et
et disposant de services à forte valeur ajoutée. dans l’usage des nouvelles technologies par
les différentes populations.
Nouveaux Produits/ k Un positionnement fort du pôle cap digital
Services à Court/Moyen Terme dans la vie numérique citoyenne.
Offre intégrée et urbanisée d’administration k Source de gros volumes des documents
électronique territoriale. Nouveaux téléservices confidentiels nécessitant un archivage
pour une couverture fonctionnelle élargie. électronique sécurisé, le projet Cap WebCT
Intranet et bureau virtuel packagé et facile- pourra être, en ce sens, complété par le projet
ment adaptable aux SI locaux. TerraData.
k La richesse des outils Open Source créés et
à créer pourra contribuer à l’enrichissement
d’autres projets du pôle (ergonomie, éditique,
générateur de téléservices, moteur de portail
entièrement normalisé…).

170 services et usages


Chronopolys/ CHRONOPOLYS® édité
par Avane est une solution
Ava Ch rono innovante de management
de projets collaboratifs dédiée aux Collectivités
territoriales. Il s’agit de répondre à leurs besoins
en termes de gestion de projets et de management.
Objectif Général
- La réponse aux besoins des Collectivités
locales et territoriales en terme de gestion de
projets. Sur le mode des GroupWares, CHRO-
NOPOLYS® permet d’organiser et de simpli-
fier la gestion des projets de la Collecti-
vité, c’est-à-dire les échanges entre ses agents Domaine Services & Usages
internes et externes, la coordination, le partage AAP cap digital 2006
d’information, la planification, etc. Partenaires XWIKI
- Un outil de pilote pour le décideur en Collec- Porteur Avane
tivité. « Nous avons constaté que réunir tous Grégory GUENEAU
les acteurs autour d’un projet de collectivité gregory.gueneau@avane.com
était une véritable problématique stratégique tél. : +33 6 07 01 70 65
et politique, c’est pourquoi nous avons déve-
loppé un nouveau concept de planning colla-
Résumé
boratif. » déclare Grégory Guéneau, Créateur
CHRONOPOLYS® édité par Avane est une
de CHRONOPOLYS®.
solution innovante de management de projets
Ainsi, tous les acteurs (internes et externes)
collaboratifs dédiée aux Collectivités territo-
d’une collectivité peuvent aisément travailler
riales.
de concert et disposer d’un planning à l’échelle
décennale.
Objectif Sectoriel
AVANE propose une gamme de produits et de
Collectivités territoriales
services dans le domaine du management de
AVANE ambitionne pour CHRONOPOLYS
projets, de l’édition de solutions de Group-
d’être le groupware de référence des collecti-
Ware, aux publications sur le management
vités terriroriales, c’est la raison pour laquelle
numérique. Avane créé et dirigée par Grégory
– notamment – qu’AVANE s’est rapproché du
Guéneau, est aujourd’hui une entreprise
projet liberacces au sein duquel notre solu-
reconnue comme experte dans les technologies
tion pourrait être implémentée. L’adoption de
de Management. www.avane.com
CHRONOPOLYS par la communauté d’agglo-
mération de CAEN, montre la pertinence de
notre approche.
Autres marchés
CHRONOPOLYS est déjà présent sur d’autres
marchés, comme celui des grandes entre-
prises avec une mise en place majeure chez
Orange FT Group (plus de 5 000 utilisateurs),
et l’adoption de notre solution par Curriki
(fondation américaine dédiée à l’éducation).

services et usages 171


Contenus Technologiques
Des fonctionnalités innovantes.
CHRONOPOLYS® a été conçue pour répondre
à un «vide fonctionnel» constaté au sein des
entreprises désirant plus d’ergonomie, une
navigation plus innovante et intuitive, tout
en maintenant un espace de travail partagé
performant. De plus, les fonctions de « cloi-
sonnement » et de supervision permettent
de conserver le mode de hiérarchie de l’en-
treprise et donc de maintenir un niveau de
confidentialité élevé. CHRONOPOLYS® offre Enjeux
ainsi aux utilisateurs une prise en main extrê- Le renouveau du GroupWare
mement facilitée et une hotline sur mesure. Les GroupWares du marché actuellement sont
CHRONOPOLYS® a été développé sur un frame- tous d’une conception ancienne et désuet.
work wiki (XWIKI) en mode Open Source, CHRONOPOLYS ambitionne de renouveler ce
(Linux, Apache, JAVA, XML), compatible type de logiciel dont l’entreprise a tant besoin
avec les intranets des collectivités. Il est pour piloter ses activités.
accessible en mode extranet par identification
de l’utilisateur. Nouveaux Produits/
Services à Court/Moyen Terme
Philosophie / Démarche iPhone
La simplicité Issu d’un partenariat en recherche et dévelop-
Un outil collaboratif ne pouvant être adopté pement avec la société Incandescence, AVANE
que s’il est simple à utiliser, AVANE s’est produit actuellement une version mobile,
attaché à créer un outil performant et simple notamment accessible depuis iPhone.
à utiliser, pour que la fonctionnalité tombe Management par la qualité
sous le clic. Le fonctionnement de base de CHRONOPOLYS
La supervision vs la collaboration est une supervision temporelle par timeline
La grande force de CHRONOPOLYS est d’offrir (l’aspect délai des projets). À cela AVANE
à la fois des espaces collaboratifs conviviaux rajoute une supervision qualité permettant de
et simples pour tous, auquel s’attache un suivre les principaux indicateurs qualité que
espace de supervision efficace notamment le manageur pourrait souhaiter suivre sur son
pour le management de portefeuille de projets. portefeuille de projets.

Principes Structurants
Basé sur un WIKI
CHRONOPOLYS est le seul GroupWare basé
sur un moteur Wiki, ce qui lui confère une
aisance naturelle pour la gestion des contenus
et de la collaboration.
Un blog, un gestionnaire de taches et de rendez-
vous, un gestionnaire de phases, etc. Issu d’un
partenariat en recherche et développement
avec la société Incandescence, AVANE produit
actuellement une version mobile, notamment
accessible depuis iPhone.

172 services et usages


Description / Étapes Résultats / Livrables
Version 1.0 M3 en ligne Mode software, le contrat de support
CHRONOPOLYS est actuellement dans sa CHRONOPOLYS est commercialisé en mode
version 1.0 M3 et sortira en beta d’ici la fin software OpenSource sous forme de contrats
de l’année 2007. de support à nos clients.
Version customisée pour Orange Mode ASP
et Curriki en fonction Par ailleurs, une solution plus light est implé-
Deux versions softwares sont actuellement mentée en mode hébergé mutualisé ou dédié,
implémentées pour Orange et Curriki. soit en mode ASP de location du service de
Ferme d’hébergement active mise à disposition de notre systeme.
Une ferme d’hébergement permet dès à présent
de tester et de faire fonctionner CHRONOPOLYS
chez nos clients en mode ASP.
Feuille de route
Notre feuille de route prévoit : k  une version
1.0 bêta pour fin 2007 k  un module iPhone
pour fin 2007 k  des évolutions chaque
trimestre 2008

Domaine Services & Usages PME : Fabernovel / Fing


ENT-VIRT AAP ANR
Partenaires
Établissements publics :
Université de Paris 9
Grandes Entreprises :
France Télécom / RATP

services et usages 173


PROTOSITE / HGPro a pour vocation d’accroitre
la performance des TPE
EXTENSITE et des PME sur Internet en leur
apportant les meilleurs outils du Web interactif.

Objectif Général
Offrir sous forme d’abonnement
un éventail de services Web hébergés
prêts à l’emploi à une clientèle
internationale de TPE/PME

partenaires ProtoSite, service en ligne intégré


PME : HGPRO de création de sites Web
AAP Oséo Première des réalisations de HGPro, ProtoSite
Porteur Henri Ganancia est un service web de nouvelle génération qui
hganancia@hgpro.com simplifie à l’extrême l’accès des TPE-PME
tél. : 01 48 28 31 95 à une présence en ligne moderne et perfor-
mante.
Plateforme de services 100 % « on demand »,
ProtoSite permet de créer, publier et faire
Résumé vivre un site web professionnel et dynamique.
Notre mission est triple : k  Identifier les La mise en œuvre est instantanée et ne néces-
technologies Web les plus performantes site aucune compétence technique. Véritable
k Minimiser leur coût d’acquisition k 
Simplifier « guichet unique » pour la TPE-PME, ProtoSite
leur intégration. intègre de manière centralisée et cohérente :
Notre activité consiste à offrir sous forme Des modèles « métiers » réunissant des designs
d’abonnement un éventail de services Web et contenus-types prêts à l’emploi.
hébergés prêts à l’emploi permettant de créer Un outil de conception et de mise à jour de
et d’enrichir instantanément des sites Inter- pages Web en temps réel, aussi simple à uti-
net professionnels. liser qu’un logiciel bureautique.
Au quotidien, nous enrichissons notre cata- Un catalogue de modules permettant
logue de services qui vont du simple module d’intégrer à la volée des fonctions interactives
FAQ à des applications plus complètes telles Boutique en ligne, FAQ, extranet client,…
qu’une gestion de contacts ou un support par une simple action de « glisser-déposer »
technique en ligne. Tous les services d’hébergement et
d’administration : domaines, messagerie,
référencement…

174 services et usages


ExtenSite, catalogue de modules Web développé grâce aux technologies Web 2.0
dynamiques « à la carte » telles que JavaScript, XML et CSS (Ajax)
ExtenSite est un catalogue de modules Web Notre infrastructure d’hébergement est assurée
dynamiques prêts à l’emploi qui peuvent être par la société Elite Facility à Chicago, qui a
personnalisés et intégrés dans n’importe quel installé ses équipements dans l’un des data
site Internet. center américains les plus performants. Notre
Totalement modulaires, les solutions Exten- architecture matérielle, composée exclusive-
Site reposent sur un système de gestion de ment de serveurs IBM de dernière génération
contenu, qui permet une mise à jour facile et nos composants réseaux Cisco garantissent
et immédiate de vos données et contenus. à nos clients un dispositif technique de pre-
Quelques exemples de modules ExtenSite : mier plan et leur assure disponibilité, redon-
k  Gestion de Contacts k Catalogue et Boutique dance et sécurité.
en Ligne k  FAQ (Foire aux Questions /
KnowledgeBase) k  Gestion d’Actualités k 
Lettre Philosophie / Démarche
d’Information k  Espace de téléchargement Se positionner comme un « guichet unique »
k  Gestion du Support Technique. pour la TPE-PME intégrant de manière centra-
ExtenSite est l’outil du marché le plus simple lisée et cohérente l’ensemble de ses services
et le moins coûteux pour gérer votre site en en ligne.
parfaite autonomie. À tout moment, vous
pouvez ajouter, modifier ou supprimer vos Enjeux
informations - sans recourir à des procédures Démarrage de l’activité commerciale :
longues et fastidieuses de mise à jour. France : 1er trimestre
États-Unis : 4e trimestre 2008
Objectif Sectoriel
Offrir un ensemble d’outils en ligne permettant Nouveaux Produits/
de créer, publier et faire vivre un site web Services à Court/Moyen Terme
professionnel et dynamique en parfaite Enrichir le catalogue de modules ExtenSite
autonomie. prêts à l’emploi :
k Gestion de Contacts
Contenus Technologiques k Catalogue et Boutique en Ligne
Les choix technologiques de HGPro ont été k FAQ (Foire aux Questions / KnowledgeBase)
guidés par trois objectifs stratégiques : utilisa-
tion d’outils standards de marché, rapidité de
développement et architecture « Full SaaS ».

Afin de garantir à la fois la cohérence, la


sécurité et l’évolutivité des développements,
HGPro a opté dès l’origine pour les technologies
Microsoft : Windows Server 2003, SQL
Server 2005 et les fondations .Net en sont
les principaux composants qui sous-tendent
la plateforme ProtoSite.
Nous avons également opté pour un client
100 % léger qui ne nécessite aucun télé-
chargement et ne crée aucune opacité au
référencement des sites par les moteurs de
recherche.
Toutes les briques techniques assurant l’inter-
face avec l’utilisateur, et notamment l’outil de
conception de pages en ligne et les modules
ExtenSite, reposent sur un « Framework »

services et usages 175


GigaCom Déploiement d’un réseau très haut
débit sans fil pour étude des usages et
évaluation économiques / fibre optique.
Objectif Général
Développement et dissémination
économique des usages du très haut débit

Domaine Services & Usages


AAP FCE
Nouveaux Produits/
Partenaires
Services à Court/Moyen Terme
PME : BluWan / Météor
k Transmissions millimétriques k  réseaux IP
Établissements publics : UPMC LiP6 / ENST
uni-bi directionnelsk 
services 3-PLAY avec
Porteur Mairie de Paris, E.Charretier
TVHD k  haute capacité d’évolution
eric.charretier@paris.fr
tél. :01 53 02 48 15
Principes Structurants
k  Nouvelles architectures de réseaux sans
Objectif Sectoriel fil sur hyperfréquence (très large spectre)
Offre par les opérateurs de Réseau très haut k  Arrivée de la TVHD
débit économique et usages .
Description / Étapes
Contenus Technologiques ÉTAPE 1 Backbone
k Transmissions millimétriques k 
Routage Réseau d’infrastructure du GIX d’Aubervilliers
uni-bi-directionnel k 
Sécurité à PARIS 6, station centrale à Paris Cyber-
village, Relais compans,
Philosophie / Démarche Étape 2 accès au panel de clients
Déploiement sur Paris et Sud Est d’une k  Accès sur PARIS 6 k  Accès sur ENST
infrastructure très haute capacité, connexion k  Accès sur 2 immeubles OPAC k  Accès sur
d’un panel de clients représentatifs, apport de deux immeubles d’entreprises
services diversifiés, tests avec un opérateur, Étape 3 Expérimentation
extension, nouveaux services. avec l’opérateur exploitation du réseau

Enjeux Résultats / Livrables


k Déploiement de réseaux alternatifs complé- k  Évaluation de ce type de réseau en matière
mentaires de la fibre optique, dissémination de services et d’économie k  Analyse et évolu-
des services très haut débits économiques. tion des usages
k Développement durable Livrables : le réseau les abonnés le retour
d’expérience l’étude économique

Domaine Services & Usages PME  : Business Anywhere /


I3 AAP FCE
partenaires
Socrelog
Établissements publics : GIP
Grandes Entreprises : RENATER / Institut TELECOM /
Crédit Agricole / Oracle / SFR / Université de Paris 13
Sun Microsystems / Thomson

176 services et usages


Domaine Services & Usages PME : Nemoptic

Lu tin AAP ANR


Partenaires
Établissements publics :
Cité des Sciences / CNRS /
Ergo Lab Grandes Entreprises :
Editis / Thomson
Université de Paris 6 /
Université de Paris 8

MEDI@TIC Proposer des solutions permettant


d’enrichir en temps réel, de façon
interactive et personnalisée des programmes multimédia
reçus par un utilisateur quel que soit le mode de diffusion
(télévision numérique terrestre, satellitaire ou accès large
bande ADSL). Médi@Tic permettra de créer, par exemple,
une chaîne virtuelle composée d’une sélection
de contenus addition-
Objectif Général
nels prenant en compte - Technique : Enrichissement
les choix et les préférences temps-réel, interactif et personnalisé
des utilisateurs pour des contenus multimédias diffusés
- Économique : Perspectives
en « savoir plus » sur d’industrialisation et de débouchés
les programmes diffusés. économiques à 2 ans
Domaine Services & Usages
- Expérimentation : Démonstrateur
AAP FCE développé en deux étapes,
Partenaires s’appuyant sur méta-données de plus
Grandes Entreprises : Alcatel-Lucent (91) /
Bull (78) / SFR (92) en plus complètes, dans un cadre final
PME : Expway Paris (75) / LBA / (Vodeo) d’applications temps-réel.
Paris (75) NewPhenix (92) / Vecsys (91)
(partenaire associé) La mise en œuvre de ces solutions nécessitera :
Établissements publics : CEA (92) INT k  la réalisation de plateformes de services
Evry (91) / Supelec (91) spécifiques. k  la coopération des réseaux de
Porteur Alcatel Lucent diffusion et de télécommunication. k  l’extrac-
Olivier Martinot tion en temps réel de métadonnées des flux
Olivier.Martinot@alcatel-lucent.fr diffusés et la sélection de contenus pertinents
tél. : 06 72 07 41 46 dans des bases de données audiovisuelles.
Xavier Andrieu k  le développement de clients logiciels inte-
Xavier.Andrieu@alcatel-lucent.fr ractifs dans les terminaux domestiques.
tél. : 06 12 74 71 31

services et usages 177


Objectif Sectoriel Philosophie / Démarche
Méta-données Innovation et pragmatisme
Pour les contenus diffusés, utilisation des Innovation technologique forte sur les contenus
méta-données existantes (EPG) ou extraites et les services. Modèles économiques au cœur
par analyse combinée en temps-réel des de l’architecture. Processus itératif pour
pistes audio/vidéo/texte. aboutir à chaque étape à un résultat exploitable.
Pour les contenus additionnels, exploitation
des bases de données audiovisuelles déjà S’appuyer sur l’existant
indexées. Le projet INFOM@GIC du pôle cap digital
paris-region. Partenariat commun (i.e.Vecsys)
Services et Applications pour bénéficier des retombées d’INFOM@GIC
Réalisation de services personnalisés par pour l’indexation des contenus additionnels.
profilage pour l’enrichissement des contenus Le projet FAME2 du pôle SYSTEM@TIC PARIS-
Ergonomie adaptée pour une consultation REGION. Exploitation directe des résultats
immédiate ou différée. du projet FAME2 (partenariat commun). En
particulier, l’architecture modulaire pourra
Contenus Technologiques apporter une solution au verrou technologique
Architecture que pose le temps réel. Le projet WELLCOM
Traitement temps-réel des flux multimédia, du cluster Eureka/ITEA, en cours de validation.
des méta-données et optimisation des res- Partenariat possible sur la mise en place d’ap-
sources. Interfaces entre les acteurs : broad- plications distribuées. Le projet PUBIM@GE
casteur, opérateur de télécommunication/ du pôle IMAGES et RESEAUX, Bretagne, en
hébergeur, fournisseur de contenu additionnel, cours de validation. Partenariat possible sur
de services… l’analyse de l’usage de services interactifs
évolués.
Création de Méta-données
Analyse robuste du contenu en temps réel et Enjeux
génération / fusion de méta données liées. Techniques
k  Lien entre contenus et services : indexation
Services et Applications et ontologies. k  Contexte de contenus diffusés :
Proposition du contenu additionnel de manière processus temps-réel. k  Ajouter de la valeur
intuitive et non-intrusive pour l’utilisateur. service : personnalisation, suggestion. k Cibler
Utilisation intensive du profil et du compor- l’utilisateur finale : usage et ergonomie.
tement de l’usager en respectant le droit au
respect a la vie privée. Economiques
Algorithmes fiables de sélection et proposition k Apporter des nouveaux débouchés à des
de contenus multicritères (profil utilisateur, acteurs existants. k  Permettre l’émergence
descriptions du contenu diffusé et du contenu de nouveaux acteurs, fournisseurs de contenus
additionnel). Utilisation du service sur de ou de services. k  Opportunités apportées par
terminaux contraints (téléphones mobiles ou MédiaTic. k  Nouvelle offre pour les chaînes de
Settop box à bas prix). télévision, car revenu publicitaire en baisse de
1,4 point en 2005 (TNS Media Intelligence).
k Accès à un large public pour les prestataires
spécialisés.

178 services et usages


Nouveaux Produits/Services Résultats / Livrables
à Court/Moyen Terme Les principaux résultats attendus à l’issue du
k Plateformes de services multimédia temps projet sont:
réel de haute performance (capacité et
complexité de traitement) k  Solutions pour la Une plateforme de services temps-réel pour
création de métadonnées de haut niveau par k l’extraction en ligne de méta-données à
fusion de métadonnées élémentaires k  Service partir de flux multimédia et de leur fusion.
hybride agrégeant une programmation linéaire k la gestion dynamique des profils utilisa-
et à la demande k  Service complémentaire et teurs. k la sélection de contenus additionnels
personnalisé aux offres de télévision tradition- dans des bases de données audiovisuelles
nelles k Service permettant la réalisation d’un en utilisant des ontologies inter-opérables.
écosystème autour de différents producteurs k la gestion interactive de serveurs de VoD.
de contenus et fournisseurs de services
Un démonstrateur permettant
Principes Structurants k l’enrichissement temps-réel de flux multi-
k  Complémentarité du consortium. Expertise, média (VoD, TNT, IPTV). k  la fourniture
intégration verticale des partenaires. de services interactifs prenant en compte
k  Cohérence de la proposition technique entre les préférences des utilisateurs. k la création
les différents domaines : contenus, télécom, d’une chaîne personnalisée virtuelle agrégeant
logiciel. Programme de travail structuré autour les contenus additionnels téléchargés.
des objectifs et des compétences.
k  Définition d’une architecture autorisant
l’insertion d’acteurs tiers, fournisseurs de
contenus, de services. Prise en compte des
modèles économiques.
k  Résultats incrémentaux pour maîtriser les
niveaux de risques. Démonstrateurs (2) de
complexité croissante

Description / Étapes
Démonstration développée en deux étapes
k Validation des principes en utilisant des
méta-données existantes. k  Extension vers des
services évolués exploitant des méta-données
plus complètes. k  Applications temps-réel.

Lotissement
Lot 1 : Modèles économiques et services
(Vodeo)
Lot 2 : Spécifications et architecture globale
(Supélec)
Lot 3 : Création de méta-données (CEA)
Lot 4 : Contenus additionnels interactifs et
personnalisés (INT)
Lot 5 : Applications et clients utilisateurs
(Expway)
Lot 6 : Démonstrateur (Bull)

services et usages 179


Mobile Développement des services mobiles
multimédia en analysant les effets
en Ville sociaux de ces technologies
et les logiques de développement de leurs usages,
en particulier en ce qui concerne les mobilités
et les formes de sociabilité dans l’espace urbain.
Objectif Général
Contenus Technologiques
- développer un observatoire mobile k Articulation entre données de géolocalisation
des usages avancés des mobiles. et d’usages du téléphone. k  Équipements
- stimuler l’innovation de services performants de suivi des usages (vidéo,
exploitation de données enregistrées dans les
mobiles à partir de l’analyse des usages plateformes…)
existant.
Philosophie / Démarche
Le projet propose de développer des méthodes k Observation des usages en situation naturelle
de suivi des usages mobiles dans l’espace (différents des observations en laboraroire).
public ce qui constitue un véritable obser- k Développement de méthodologies réutilisables
vatoire mobile, flexible et reconfigurable dans d’autres contextes.
des usages avancés des mobiles (services
et contenus). Celui-ci a vocation à générer Enjeux
des connaissances scientifiques utiles pour Dans un contexte de saturation de la demande,
orienter le développement du marché des identifier les services qui fonctionnent et les
télécommunications et pourra être réutilisé éléments de contexte qui favorisent l’appro-
dans le cadre d’expérimentations de services priation de nouveaux usages.
sur la région Île-de-France.
Principes Structurants
Domaine Services & Usages k un ensemble d’outils et de méthodes
AAP FCE qui constituent un observatoire des usages
Partenaires mobiles innovants. k 
des études ethnographiques

Grandes Entreprises : France Télécom (92) poussées sur des usages innovants
Établissements publics : ENST (75)
Porteur Région Île-de-France. Description / Étapes
Frédérique Legrand Le projet comprend deux lots.
frederique.legrand@orange-ftgroup.com Le premier porte sur l’articulation entre
tél. : 01 45 29 59 59 déplacements urbains et comportements de
communication. Le but de ce lot est de monter
une expérimentation avec des utilisateurs de
mobiles équipés de sondes qui permettent de
recueillir les informations sur la localisation
et sur les pratiques de communication. Le
recueil de données sur longue période sera
articulé avec des enquêtes approfondies avec
les utilisateurs. Cette méthode innovante
d’analyse des déplacements et communication
mobile constitue un outil puissant d’analyse

180 services et usages


des formes de mobilité et de communication Résultats / Livrables
dans les espaces publics. Ces résultats per- Le premier output de ce projet est de disposer au
mettront aussi d’orienter les réflexions sur les terme de deux ans d’un observatoire mobile,
équipements et services les plus susceptibles flexible et reconfigurable des usages émer-
d’enrichir informationnellement l’environne- gents des mobilités et de l’ubiquité, média-
ment urbain. tisées par les services et les contenus mobiles
Le deuxième lot porte sur les usages des services multimédia avancés. Les méthodes empiriques
et contenus mobiles multimédia haut débit. envisagées sont à la fois les plus proches pos-
L’idée est ici d’explorer finement avec des sibles de l’utilisateur (ethnographies, filatures)
méthodes qui relèvent de l’ethnographie ins- et a l’état de l’art « technologiques » (données
trumentée une palette d’usages de services et vidéo & lunettes caméras analyse des traces
de contenus mobiles multimédia innovants qui digitales, en particulier de géolocalisation,
impacteront la vie urbaine, comme la consul- analyse de corpus IM).
tation télévisuelle de contenus nationaux ou Le deuxième output de ce projet est de
locaux, l’accès à des services de proximité, le proposer des connaissances inédites sur un
micropaiement par mobile... marché émergent et incertain, fondées sur
une approche multidisciplinaire capable de
tenir ensemble les questions de co-design
et d’interfaces et les logiques sociales et
économiques qui facilitent et contraignent
l’appropriation et les usages.

Moteur d’app licatio ns


gén ériqu es J2ME
Framework d’applications mobiles génériques
basé sur un moteur de règles
Objectif Général
Ce framework doit permettre de créer
rapidement de nouvelles applications J2ME
fonctionnant sur terminal mobile,
par simple paramétrage du framework existant.

Domaine Objectif Sectoriel


Services & Usages Prylos espère retirer de véritables avantages
AAP Oséo concurrentiels de son projet de réalisation
Porteur PRYLOS d’applications génériques :
David Lacan k  La disponibilité d’applications métiers
dlacan@prylos.com sur étagère, plus simples à vendre et mieux
tél. : 01 47 03 61 80 testées que des produits spécifiques. k  Une
mise à disposition plus rapide des applica-
tions mobiles auprès des clients de Prylos.
k  Un coût de développement plus faible.

services et usages 181


Philosophie / Démarche
Mutualisation des ressources et réutilisabilité
des développements afin de permettre la
focalisation des ressources techniques de
l’entreprise sur un nombre restreint d’appli-
Contenus Technologiques
cations au lieu d’une multiplicité de projets
Le projet se décompose en 2 grandes parties :
tous différents.
Une partie cliente embarquée sur les téléphones
mobiles et réalisée en technologie J2ME.
Enjeux
Il s’agit d’un moteur d’applications mobile
L’objectif économique sous jacent consiste
permettant de gérer le paramétrage d’applica-
à réaliser 60 % du chiffre d’affaires sous un
tions génériques. Cette partie est elle-même
mode abonnement par utilisateur par mois à
composée de :
fin 2007.
k  Un moteur de règles permettant la gestion
de règles métiers et les branchements condi-
Nouveaux Produits/
tionnels au sein de l’application. k  Un sys-
Services à Court/Moyen Terme
tème de gestion du paramétrage permettant
Le moteur d’applications permettra de réaliser
de prendre en compte les spécificités de
des applications dans les métiers suivants via
chaque besoin client. k  Des patterns permet-
des patterns spécialisés :
tant de gérer les cas métiers les plus courants.
k Gestion des interventions pour les techni-
k  Un gestionnaire de cycle de vie prenant en
ciens terrain k  Suivi du reporting des forces
charge les mises à jour du moteur et des para-
de vente k  Gestion des livraisons des chauf-
métrages spécifiques des applications.
feurs k  Gestion du temps…
Un moteur de communication permettant
Certains patterns se retrouveront néanmoins
d’échanger des données avec le serveur. Ce
dans plusieurs métiers différents. Dans le
moteur a déjà été en grande partie réalisé
cadre du projet labellisé cap digital, seule la
pour les besoins antérieurs de Prylos. k  Des
réalisation d’une application dans le domaine
composants graphiques et techniques sur
de la gestion des interventions est prévue.
lesquels s’appuient les autres éléments pour
afficher l’application et proposer les diffé-
Principes Structurants
rentes fonctionnalités optionnelles (prise
Passer de développements spécifiques à un
de photo, localisation GPS, scan de code à
paramétrage d’applications par le biais d’un
barre…). Ces composants ont déjà été en
simple fichier XML.
grande partie réalisés pour les besoins anté-
rieurs de Prylos.
Description / Étapes
Une partie serveur développée en J2EE et
Faisabilité : janvier à avril 2006
accessible via une interface Web. Cette partie
Développement : avril à octobre 2006
est composée des éléments suivants :
Tests : de novembre 2006 à aujourd’hui dont
k  Un outil de paramétrage des applications.
tests client.
Dans un premier temps, cet outil sera pure-
ment textuel. Il pourra dans un deuxième
Résultats / Livrables
temps être rendu graphique pour permettre
k Moteur de règles J2ME k  Fichier de
à des personnes non techniques de réaliser
configuration XML k Documentation des
elles-mêmes le paramétrage.
développements.
k  Un centre de collecte et de diffusion des
données permettant d’interagir avec les appli-
cations mobiles et les systèmes d’information
des clients. k  Un outil de gestion du cycle
de vie des applications permettant de gérer
les différentes versions des applications et
permettre des mises à jour automatiques.

182 services et usages


Quartier Le Quartier Numérique s’inscrit
dans le cadre de la mise en place
N umérique de laboratoires vivants pour
l’expérimentation de services
mobiles innovants et le développement
de nouveaux usages fondés sur des services
de communication haut débit et très haut débit.
Le projet vise à favoriser et accompagner
le déploiement d’une
Objectif Général
- Promouvoir les usages conjugués
telle expérimentation
d’Internet et de la téléphonie mobile dans le contexte urbain
auprès de la population locale : local du quartier, ainsi
particuliers, commerçants de proximité, qu’à en analyser les
associations, entreprises ;
- Favoriser l’émergence de nouveaux impacts en termes de
services proposés par les entreprises valorisation du territoire
technologiques du territoire en offrant et de transformation
un champ d’expérimentation optimisé ;
- Favoriser une dynamique
de la vie sociale locale.
de développement de ces nouveaux
usages résidentiels et professionnels,
grâce à leur validation sur un secteur
homogène ; Domaine Établissements
Services & Usages publics : Silicon
- Renforcer le lien social et le caractère AAP Sentier / Fabernovel
identitaire du lieu grâce à une démarche cap digital 2007 Peuplade /
commune aux résidents Partenaires Peer2phone / VHT
Grandes Communication
et aux entreprises ; Entreprises : Adael / Ozone /
- Favoriser le développement Orange / Neuf Abricoo / Egylis
de nouvelles formes de sociabilité, RATP / SUN / et une vingtaine
Pages jaunes de start-ups
de solidarités et de participation à la vie PME (au sens contributrices…
de quartier, par le regroupement Européen) : Porteur
et l’entraide d’acteurs diversifiés dans ERENIS (Groupe Silicon Sentier
NEUF Telecom) / marie@siliconsentier.org
un processus d’appropriation de services FON / Plus Daily tél. : 01 42 72 19 70
communs pour un usage local. Motion / Netvibes /
OPEN CS…

services et usages 183


Objectif Sectoriel Enjeux
Donner de la visibilité aux innovateurs k  Développer un écosystème urbain enrichi
français des technologies et services mobiles par une dynamique collective, qui donnera
Pour les entreprises : visibilité et valeur au territoire. k Inventer le
k Offre de services permettant l’intégration concept de « Living Lab » et proposer un modèle
des nouvelles technologies. k  Dynamisation économique réplicable à d’autres territoires.
du territoire. k 
Stimulation et accompagnement
dans la découverte de nouveaux services Nouveaux Produits/Services
professionnels à Court / Moyen Terme
Pour les résidents : Parmi l’ensemble des contributeurs du projet, les
k Sensibilisés et bénéficiaires de services fournisseurs de services jouent un rôle majeur
innovant. k  Assimilation au quotidien des dans la structuration de la plateforme d’expé-
services de demain. k  Accompagnement rimentation. Mise en en place d’un portail
dans la découverte de l’Internet pour les multiservice multi mode (fixe, mobile) donnant
foyers non encore équipés accès aux types de services suivants :
Pour les Collectivités locales k E-administration
et administrations : k Téléphonie IP mobile
k Visibilité. k  Optimisation des processus k Information géolocalisée
administratifs par l’intégration de nouveaux k Musique et vidéo en ligne
outils. k TV mobile
k Messaging / Tchat
Contenus Technologiques k Blogs
Mailler le 2e arrondissement en connexions
k  k Journaux numérisés
WiFi k 
Réseau Très Haut Débit k Jeux
k Outils de street marketing
Philosophie / Démarche
Ce projet, important pour le secteur des PME Principes Structurants
innovantes et de leurs partenaires est fédéra- Le principe central du projet consiste à
teur et ouvert à d’autres partenaires en cours rassembler et fédérer infrastructures (Fibres
d’expérimentation. Il a pour vocation de favo- optiques, ADSL, WiFi), Startups de services
riser l’émergence de nouveaux services pro- mobiles, grandes entreprises, collectivités
posés par les entreprises technologiques du territoriales et associations d’usagers.
territoire en offrant un champ d’expérimen-
tation optimisé.  
Pour les entreprises et les particuliers, le
projet favorise une dynamique de dévelop-
pement de ces nouveaux usages résidentiels
et professionnels, grâce à leur validation sur
un secteur homogène. Il permet la promotion
accélérée des usages conjugués d’Internet et
de la téléphonie mobile auprès de la popu-
lation locale : particuliers, commerçants de
proximité, associations, entreprises. Ce projet
par le regroupement et l’entraide d’acteurs
diversifiés dans un processus d’appropriation
de services communs pour un usage local
contribue largement à renforcer le lien social
dans le quartier

184 services et usages


Description / Étapes d’outils mobiles, du type de service requis,
Le projet global est articulé en 6 lots, sa du- en respectant les différences entre sous ca-
rée totale s’étale sur 24 mois avec une phase tégories d’usagers. Cette phase sera achevée
d’expérimentation de 18 mois débutée en au mois 15.
mars 2007. Une phase d’évaluation des observations,
avec pour objet de donner au consortium une
Lot 1  vision claire des possibles améliorations en
Ce premier lot comporte deux objectifs com- vue d’une exploitation future du système.
plémentaires, l’animation du collectif Quartier
Numérique et la rédaction des spécifications Lot 5
du portail de services nomades de quartier Ce lot comprend l’ensemble des activités de
numérique. dissémination afin d’exploiter les résultats du
projet à la fois sur le plan technique et le plan
Lot 2 des usages
Mise en place du service – intégration des La possible exploitation des résultats par le
briques technologiques sélectionnées lors de biais d’une association entre partenaires sera
la phase précédente ; étudiée. Tous les résultats publics seront
Implémentation du portail de services mobiles communiqués en utilisant à la fois des outils
à partir des spécifications décrites en Lot1 et traditionnels et des manifestations plus inno-
de la sélection des technologies retenues ; vantes.
Réalisation du portail Quartier Numérique
complet (environnement collaboratif, études Lot 6
en ligne, communications mobiles) et test La Gestion de projet est une composante es-
auprès d’un panel réduit de citoyens. sentielle du projet et son objet est d’assurer
la coordination entre tous les partenaires pour
Lot 3 l’achèvement des tâches dans les temps et le
L’objectif principal de ce lot est de valider le budget impartis. Elle est sous la responsabi-
concept « Quartier Numérique » et de tester lité du porteur de projet agissant en tant que
l’intégration des services sur le plan technique. maître d’ouvrage ;
Le démonstrateur portera sur les services Un coordinateur technique est nommé pour
identifiés dans le lot 1 et intégrés dans le lot assurer la supervision des travaux techni-
2. Il s’agira de démontrer que la plateforme ques ;
apporte aux contributeurs l’outil escompté. Le travail de gestion de projet comprend éga-
En fonction des scénarios définis dans le lot 1, lement la production des rapports d’activités
Quartier Numérique est testé sur le terrain à la Région, et l’établissement d’une commu-
en situation réelle. L’enjeu majeur de cette nication efficace entre partenaires.
phase est de valider les technologies utilisées
et de vérifier l’acceptabilité du système par Ce lot permet :
les utilisateurs. La coordination du consortium de partenai-
res en respectant les dates de livraisons, les
Lot 4 coûts et les objectifs du projet ;
Mise en place des conditions expérimentales La mise en place et la gestion des relations
de l’étude et définition des critères d’évalua- avec l’organisme financeur;
tion à utiliser en prenant en considération les La gestion des aspects financiers, en accord
travaux achevés en phase 1 (Lot1) à propos avec les principes préalablement négociés
des besoins utilisateurs collectés. Cette tâche avec le consortium.
doit être achevée au mois 1. Une phase d’en-
quêtes quantitatives et qualitatives, permet-
tant la production d’études sociographiques
et sociologiques pour comprendre les vec-
teurs spécifiques et les barrières à l’adoption

services et usages 185


Qu oVA Dis Faciliter la prise en charge
des pathologies cognitives
(Maladie d’Alzheimer ou apparentées) et alléger
le fardeau des aidants. L’intérêt de la mobilité
introduite par le robot est précisément
un accompagnement constant accepté, souhaité
et valorisé sur le plan affectif et sécuritaire.
Le maintien à domicile de personnes présentant
des troubles cognitifs est une alternative
à l’hospitalisation qui répond à la tendance actuelle
de réduction du nombre de lits hospitaliers.

Domaine Services & Usages


AAP ANR
Partenaires
PME (au sens Européen) :
Robosoft (64) / ASICA (35)
Établissements publics : IBISC-Univ. Objectif Général
Evry (91) / Int - GET (91) / APHP Broca Le projet QuoVADis répond au besoin
(75) / APHP SAMU-92 (92) / INSERM
U558 (31) / A2SI - ESIEE (93) ESIGETEL (77)
de compenser les difficultés de commu-
Porteur IBISC-Univ Evry nication dues aux pertes de capacités
Philippe Hoppenot cognitives qui génèrent l’isolement
philippe.hoppenot@ibisc.univ-evry.fr,
tél. : 01 69 47 75 61
social, la dépression, l’insécurité
et l’inconfort dans la vie quotidienne.
Le système vise à rétablir le lien affectif
avec les proches, aidants et soignants par un système
mobile interactif accompagnant la personne en difficulté
et à lui permettre de se repérer dans son environnement
et de le contrôler. Le projet QuoVADis a pour objectifs
de répondre à deux des problèmes posés par le maintien
à domicile : la stimulation cognitive et la sécurité médicale
des personnes.

186 services et usages


Contenus Technologiques Description / Étapes
La mobilité apportée par le « robot compa- Tâche 0 : Coordination
gnon » est une solution élégante pour résoudre 1. Acceptation, spécification et évaluation
certains problèmes que la technologie ne Tâche 1 : Acceptation sociale et éthique
permet pas de résoudre. Tâche 2 : Spécification et évaluation clinique
Stimulation cognitive à domicile : les systèmes 2. Stimulation cognitive et sécurité
classiques ne vont pas d’eux mêmes débuter Tâche 3 : Stimulation cognitive
une séance de stimulation cognitive. Le robot Tâche 4 : Système de sécurité du patient
peut aller de lui-même ou être piloté à distance Tâche 5 : Mobilité
par un soignant pour solliciter la personne. Tâche 6 : Système de relations à distance
Télévigilance : Les systèmes technologiques avec le patient
actuels ne permettent pas, de manière sûre, 3. Intégration des services
de lever le doute et de définir précisément le Tâche 7 : Intégration des services
degré d’urgence d’une alarme. En pilotant le
robot à distance, un opérateur peut, grâce aux Résultats / Livrables
capacités audio-visuelles du robot, se rendre Prototype du système d’assistance
compte de l’urgence de l’alarme. Rapports intermédiaires

Philosophie / Démarche Impact et Retombées


1/ Projet pluridisciplinaire regroupant des Retombées médicales et sociales
partenaires académiques en sciences (IBISC, Le projet QuoVADis permettra aux utilisa-
INT, INSERM, A2SI, ESIGETEL), en sociolo- teurs finaux (personnes âgées dépendantes)
gie (INT), en médecine (APHP Broca, APHP de rester en contact permanent avec les ac-
SAMU-92), des utilisateurs finaux (APHP teurs de l’urgence médicale. Ainsi, le main-
Broca, APHP SAMU-92) et des industriels tien à domicile sera rendu possible pour des
en robotique (Robosoft) et en conception et personnes ayant une perte d’autonomie. Ce
réalisation électronique (ASICA) avec des système n’a pas pour but de s’immiscer dans
activités dans le secteur médical. la vie privée de ces personnes, mais se veut
2/ Étude des besoins des utilisateurs et de simplement comme une aide précieuse dans
l’acceptation sociale et éthique d’une telle l’intervention médicale urgente auprès des
assistance technique personnes isolées.
Les différents aspects à considérer dans ce
Enjeux projet sont les aspects techniques, fonction-
Le projet QuoVADis répond au besoin de com- nels et ergonomiques. De par sa conception le
penser les difficultés de communication dues système QuoVADis devra avoir des qualités de
aux pertes dans les capacités cognitives qui fonctionnalité, d’acceptabilité et d’utilité :
génèrent l’isolement social, la dépression, k  Entre autres, les aspects de fonctionnalité
l’insécurité et l’inconfort dans la vie quoti- concernent la simplicité d’utilisation de ce
dienne. Le système vise à rétablir le lien af- système par des personnes âgées, pouvant
fectif avec les proches, aidants et soignants avoir des déficits cognitifs. Le déclenchement
par un système mobile interactif accompa- des systèmes d’alerte devra se faire à travers
gnant la personne en difficulté et à lui per- l’envoi de données provenant de différents
mettre de se repérer dans son environnement capteurs. Ceci se fera de façon transparente
et de le contrôler. Il a pour but de faciliter pour l’utilisateur.
la prise en charge des pathologies cognitives k  Les aspects d’acceptabilité sont également
(Maladie d’Alzheimer ou apparentées) et d’al- essentiels, le système QuoVADis ne devra pas
léger le fardeau de aidants. L’intérêt de la mo- être ressenti comme un système intrusif au
bilité est précisément un accompagnement domicile de la personne dépendante, mais
constant accepté et souhaité et valorisé sur le comme un auxiliaire de vie, leur permettant
plan affectif et de la sécurité médicale. une plus grande autonomie. L’adhésion totale
des utilisateurs est un élément indispensable

services et usages 187


à la mise en place de ce système. Ces aspects besoins des personnes et permettre ainsi une
pourront notamment être testés à travers des meilleure acceptabilité du produit.
enquêtes de satisfaction aussi bien auprès Avec le développement actuel en forte ex-
des personnes dépendantes (utilisateurs fi- pansion des réseaux haut-débit en France et
naux) que des services de secours répondants en Europe, les systèmes de télévigilance per-
aux appels. mettront aux opérateurs de télécommunica-
k Ce système devra surtout prouver son utilité, tions de créer et de développer de nouveaux
et le bénéfice apporté pourra se mesurer à tra- services opérationnels en télémédecine, une
vers différents indicateurs tels que : la fréquen- fois les questions d’usages, déontologiques
ce d’utilisation, l’envoi de moyen de secours et juridiques réglées : on en voit les premiers
suite au déclenchement de paramètres d’alerte signes apparaître en France l’année dernière
et la corrélation avec la situation réelle. (Octobre 2004-Rapport Parlementaire sur les
Télécommunications à haut débit au service
Retombées industrielles et économiques du système de santé, sénateur J.C. Etienne) .
La population des personnes dépendantes Ceci permettra aux opérateurs d’augmenter
croît avec les années ; certaines vont en insti- de manière significative leurs offres de ser-
tution mais beaucoup souhaitent le maintien à vices et donc de concourir au redéploiement
domicile. Dans les maisons de retraite, le per- des télécommunications et de son industrie
sonnel soignant et/ou le personnel de nuit est en France et en Europe.
de plus en plus restreint ; à l’heure actuelle, Au plan commercial, les travaux de QuoVADis
il n’est pas rare de n’avoir qu’un surveillant auront pour conséquence à terme de proposer
de nuit pour 50 patients et plus. D’autre aux prescripteurs et aux associations de per-
part, les systèmes de téléalarme utilisés sonnes âgées dépendantes des assistants
aujourd’hui ont démontré leurs limites. Les robotiques adaptés et dédiés permettant
systèmes de télévigilance automatiques, ne d’augmenter l’autonomie des utilisateurs et
nécessitant pas la participation de la person- de les maintenir à domicile. Cette activité
ne âgée, disposent d’un marché certain pour commerciale peut être directement envisagée
les prochaines années. Ce marché comprend sur une couverture européenne dont nous
actuellement presque exclusivement la téléa- connaissons bien les critères d’accréditation
larme, plus ou moins associée à l’interphonie. des matériels. Le marché d’Amérique du nord
Il n’y a pas encore de produit ou système opéra- qui est au moins aussi important, s’appréciera
tionnel proposant la surveillance de variables dans un deuxième temps, pour des rai-
physiologiques ou de critères de survie : ceux sons de délais d’expertise de conformité
qui le proposent sont très souvent limités à des aux directives FDA.
mesures ponctuelles qui ne donnent en rien
une tendance d’évolution de l’état du patient
chez lui. On peut considérer que le marché
français a un potentiel très important d’une
part par le vieillissement important de la
population et le très faible nombre de per-
sonnes actuellement raccordées à ce type de
service, comparé à d’autres pays européens
telle que la Grande Bretagne, qui comprend
vingt fois plus de personnes ayant recours à
ce type de service. Il sera d’ailleurs important
de noter dans cette étude quels sont les

188 services et usages


R éseau social Domaine Services & Usages
AAP Oseo
PME : Mobiluck
géolocalisé

SYLEN Système numériq ue de Lecture Nomade

Développement d’une filière française d’édition


et de distribution de journaux et livres électroniques.
SYLEN a développé cette filière numérique globale,
incluant notamment de nouveaux terminaux
électroniques de type « journaux électroniques ».
Deux premières applications test sont adressées :
la presse, et le service au public de bibliothèques.
Domaine Services & Usages Objectif Général
AAP FCE - Développer en France une filière
Partenaires
Grandes Entreprises : de journaux et de livres électroniques
Le Monde Interactif (75) / utilisant les technologies françaises
TES (91) du papier électronique.
PME (au sens Européen) :
NEMOPTIC (78) / Bookeen (75) - Exploiter les opportunités de croissance
iCodex (67) / Optinnova (78) de ce secteur.
Établissements publics : - Adresser les nouveaux marchés
Bibliothèque Publique
d’Information (75) / LUTIN de la lecture nomade en s’appuyant
(75) (Laboratoire des Usages sur la dématérialisation des contenus,
en Technologies d’Information l’accroissement de la mobilité
Numériques) / LIP6 (75)
(Laboratoire d’Informatique des usagers,la massification de l’accès
de l’Université de Paris 6) sans fil et l’intégration des lecteurs
LCU (93) (Laboratoire Cognition nomades dans des chaines intégrées
& Usages de l’Université
de Paris 8) / LIRIS (69) de distribution de l’information
(Laboratoire d’Informatique numérique en continu.
en Image et Systèmes
d’information)
Porteur NEMOPTIC
Jacques Angelé
j.angele@nemoptic.com
tél. : 01 39 30 51 60

services et usages 189


Le système de lecture SYLEN s’intègre dans Philosophie / Démarche
des chaines numériques de diffusion des Pragmatisme :
contenus. Il préserve les droits des conte- À partir de l’existant, définition, prototypage
nus (DRM). Il adopte des standards ouverts et tests utilisateurs avec les partenaires
et permet de promouvoir le développement « contenus » conduisant à la définition du
de nouveaux services et usages centrés sur cahier des charges d’un dispositif de lecture,
la lecture. Le projet SYLEN fait appel aux qui sera ensuite réalisé et testé auprès d’utili-
nouvelles technologies de papier électronique, sateurs validant le modèle proposé en termes
qui permettent la conception de nouveaux techniques, économiques et d’usages.
produits nomades pour la distribution des Relation avec d’autres projets :
contenus écrits, et qui offrent un grand Partenariat envisagé avec le projet PPRE,
confort de lecture et une autonomie élevée. le système SYLEN prolongeant la chaîne de
Le consortium SYLEN disséminera largement distribution des contenus numériques jusqu’à
les résultats de ses travaux, en accueillant de l’utilisateur final.
nouveaux partenaires souhaitant effectuer la Certains membres du consortium SYLEN sont
mutation vers le numérique. membres du projet eNews (ITEA)

Objectif Sectoriel Enjeux


k Création d’une filière française d’édition et Stratégique :
de diffusion du contenu utilisant le papier k Distribution directe à l’usager en situation
électronique. de nomadicité de contenus numériques basés
k Développement d’une offre de lecteurs sur la lecture et actualisés en permanence.
numériques nomades de type « journal élec- k Redynamisation du secteur de l’édition im-
tronique » et « livres électroniques » pour primerie dont l’activité traditionnelle est en
applications professionnelles et grand public. déclin. k  Transformation du modèle industriel
k Développement des services liés au déve- du média papier à une activité de services à
loppement et au déploiement des systèmes haute valeur ajoutée.
de lecture nomade Économique :
k Marché français des produits et services
Contenus Technologiques du secteur du journal et livre électronique :
k Modules écrans à papier électronique pour de l’ordre de 1000 M€ d’ici 5 ans. k  Effet
journaux et livres électroniques. de levier dans l’écosystème des technologies,
k Produits numériques basés sur la lecture produits, production et distribution des contenus
nomades et adaptation aux spécificités des basés sur la lecture nomade et services
applications. associés. k  Nombre d’emplois susceptibles
k Chaines de production et de distribution d’être créés dans le secteur : de l’ordre de
intégrée de contenus numériques, avec prise 5 000 d’ici 5 ans.
en compte des caractéristiques des terminaux
nomades à papier électronique. Nouveaux Produits/
k Personnalisation des contenus et services. Services à Court/Moyen Terme
k Logiciels de gestion des droits numériques. k Développement de lecteurs numériques
k Électronique et logiciels pour produits nomades de type « journal électronique »
numériques nomades et « livres électroniques » pour applications
professionnelles et grand public.
k Développement des services liés aux systèmes
de lecture nomade

Principes Structurants
k Rassembler l’ensemble des compétences
françaises du secteur des journaux et livres
électroniques.

190 services et usages


k Focalisation initiale sur deux applications finition détaillée et des coûts de fabrication.
«presse » et « bibliothèque » (Le Monde k  Lot 1.6 : Définition des ajustements tech-
Interactif et BPI). nologiques. k  Lot 1.7 : Cahier des charges du
k Favoriser la dissémination du projet par des produit. k  Lot 1.8 : Validations techniques,
choix structurants (architectures ouvertes…), économique et d’usages.
exploiter ou publier les résultats, promouvoir
de nouvelles applications Phase 2 :
k Accueillir dans le consortium à de nouveaux k Lot 2.1 : Développements spécifiques
partenaires désireux de mettre en œuvre (écrans, électroniques, logiciels, packaging).
d’autres applications. k Lot 2.2 : Mise au point d’une chaine proba-
toire de diffusion des contenus pour chaque
Résultats / Livrables application. k  Lot 2.3 : Réalisation et tests
Phase 1 : fonctionnels de prototypes. Mise au point
k  Lot 1.1 : Définition applications et fonctions technique. k  Lot 2.4 : Réalisation d’une pré-
à implanter. k  Lot 1.2 : Approvisionnement série. k Lot 2.5 : Définition des protocoles de
d’ebooks du commerce. k  Lot 1.3 : Intégra- tests d’usages et mise en place des moyens
tion dans l’environnement système. k  Lot nécessaires. k  Lot 2.6 : Tests terrains sur ap-
1.4 : Réalisation de maquettes préliminaires plications presse et bibliothèque.
et de benchmarks. k  Lot 1.5 : Etude de dé-

Témoignage
Jacques ANGELE SYLEN

Début 2006, Jacques Angelé, directeur des programmes


technologiques de Nemoptic, entreprise pionnière
dans le domaine des écrans LCD bistables, assisté
de Alain Boissier, directeur d’Optinnova, spécialisé
dans le montage Ils l’ont soumis une semaine plus tôt à l’ANR, répondant à l’appel
et le management d’offre en Technologie Logicielle lancé par cet organisme dans la
perspective d’un produit destiné à l’Enseignement public.
de projets innovants, Ni l’ANR ni cap digital ne retiennent le projet dans sa forme initiale.
présentent à cap cap digital propose cependant de le recentrer sur les besoins du journal
électronique où des débouchés industriels importants existent à
digital un projet court et moyen terme. Le pôle de compétitivité encourage, d’autre
de support de part, les porteurs du projet à constituer un consortium élargi aux

lecture électronique. fournisseurs de contenus.


Six mois d’une collaboration nourrie aboutissent à la labellisation
du projet SYLEN (Système de Lecture Nomade) en décembre 2006,
puis à son financement par le FCE (Fonds de compétitivité des entre-
prises), à l’été 2007.
Jacques Angèle témoigne des retombées des actions du pôle cap di-
gital, qu’il souhaiterait voir accompagner des projets de R&D jusqu’à
leur développement industriel, au-delà de son périmètre actuel.

services et usages 191


Qu’est-ce qui a changé
par rapport à vos conduites
de projets antérieures ?
Le pôle nous a permis de porter un projet
ambitieux. La réponse négative de l’ANR
provenait en partie de la taille de notre
projet, plus importante que ce que cet
Que vous a apporté votre organisme finance habituellement. Si
collaboration avec cap digital ? le pôle n’avait pas existé, nous serions
allé porter le projet en Europe, hors du
Dès les premiers contacts, lorsqu’il nous territoire français. Au quotidien, ce qui a
a été demandé de reformuler le projet, changé dans notre fonctionnement, c’est
j’ai compris qu’il y avait chez cap digital l’adoption quasi naturelle d’un nouvel état
une volonté de dialogue avec les candi- d’esprit contribuant à la fin de notre isole-
dats à la labellisation. L’une des actions ment. cap digital, il faut baigner dedans,
décisives du pôle, après avoir identifié le les réflexes de prise de contacts s’instal-
potentiel du projet, a été de le réorienter. lent, et pour des PME vraiment motivées
Puis, cap digital nous a apporté un end- par un projet collaboratif, ça fonctionne !
user, en l’espèce Le Monde Interactif. Nous avons, par exemple, été mis en
Les PME sont véritablement au cœur du contact avec le GTI et d’autres acteurs
pôle; certaines d’entre elles remportent très ouverts, tels que OSEO, puis la FING.
alors l’adhésion de grands groupes, et çà, Constituer un réseau de relations dense
c’est remarquable. et de qualité avec les acteurs de l’innova-
tion est essentiel. Nous avons beaucoup
développé le travail avec l’écosystème du
papier électronique en Île-de-France, ce
Une fois votre projet agréé qui a favorisé de nouvelles connexions, je
par le pôle, que s’est-il passé ? pense en particulier aux échanges avec
les nombreux fournisseurs de contenus
La labellisation obtenue, l’effet réseau a qui sont très désireux d’élargir les sup-
fonctionné immédiatement. Très vite, le ports de diffusion des médias de l’écrit.
projet SYLEN a bénéficié d’une visibilité
et d’une notoriété que je n’imaginais pas.
Certains de nos 10 partenaires organisés
Comment souhaitez-vous voir
en écosystème pour SYLEN, ont bénéficié évoluer le pôle ?
des retombées immédiates de cette visi-
bilité, notamment Booken, qui compte L’impact économique d’un projet de
bien doubler rapidement de taille, et R&D est trop souvent mal déterminé.
l’industriel TES, qui dispose désormais Un projet de R&D doit savoir se trans-
d’un poste d’observation avancé sur les former en projet industriel et le pas-
techniques et applications du papier sage de l’étape R&D à l’étape produit
électronique, dans l’une de ses spécia- sur un marché compétitif est délicat.
lités, les dispositifs nomades. Quant à Il manque un maillon, et c’est un rôle
Nemoptic, elle se prépare à adresser des que pourrait légitimement assumer cap
applications de supports de lecture à base digital. Il faut démultiplier l’efficacité
de papier électronique non seulement via du pôle et lui donner les moyens de ce
le projet SYLEN, mais aussi à travers de type d’interventions.
nouvelles collaborations.

192 services et usages


Plateforme THD Plateforme régionale
pour l’expérimentation
de services en ligne Très Haut Débit, contenus
numériques et usages
Objectif Général
La plateforme régionale d’expérimentations THD
a pour principaux objectifs :
- D’aider à la mise au point de projets industriels de services
et contenus en ligne liés aux réseaux Très Haut Débit,
par les expérimentations échelle grandeur et l’évaluation
des pratiques ;
- De capitaliser sur les observations des usages dans le cadre
des expérimentations Très Haut Débit, dans une perspective
de constitution d’un Observatoire
Domaine Services & Usages des services, contenus et pratiques
AAP FCE numériques sur l’Île-de-France.
Partenaires
Grandes entreprises : France Telecom /
Orange / Sony CSL
PME : Afnic / Bearstech / Chugulu Games
E-pli.net / Fabernovel / Maxicours /
Metaboli / Silicon Sentier / Virtual Dive /
Zone PRO Z
Établissements publics : Centre Pompidou Le projet de plateforme régionale d’expérimen-
Institut Telecom Paris / TechUniversité tations THD, initié par le pôle de compétiti-
Paris 13 / Maison des Sciences vité cap digital, est un programme structurant
de l’Homme Paris Nord pour les filières des contenus numériques en
Coordonnateur cap digital région Île-de-France. Il vise à faciliter la mise
Philippe Roy (cap digital) - Olivier Jonas au point de prototypes de services en ligne
(Tecdev) exploitant les caractéristiques des réseaux de
info@capdigital - olivier.jonas@tecdev.fr télécommunication à Très Haut Débit (THD),
tél. : 01 40 41 11 60 - 01 64 43 60 95 et en particulier les boucles de desserte opti-
que de type FTTX.

contenu
Ce programme d’expérimentations sur 2 ans
(deuxième trimestre 2008-2010) permettra
de tester une trentaine de projets de conte-
nus et services à Très Haut Débit, en vraie
grandeur, avec un panel large et varié d’uti-
lisateurs : particuliers, entreprises, ensei-
gnants et étudiants localisés en région Île-de-
France.

services et usages 193


Ce panel regroupant environ 5 000 utilisa- Enjeux
teurs potentiels sera réparti sur plusieurs La plateforme d’expérimentations THD, co-
sites en région Île-de-France, tous raccordés ordonnée par le pôle de compétitivité cap
en fibre optique (FTTx), et présentant des digital avec le soutien pour le cluster de res-
caractéristiques complémentaires : zones sources du GET et de l’Université Paris 13,
résidentielles (habitat collectif et habitat in- est destinée à l’ensemble des acteurs indus-
dividuel), zones d’activités économiques et triels du secteur des services et contenus
hôtels d’entreprises, zone mixte, établisse- numériques en Île-de-France, entreprises de
ments scolaires ; ainsi que des localisations la filière de la Création, une des neuf filières
très différenciées : zone urbaine, périurbaine, prioritaires de la Région.
Zone Urbaine Sensible ou de renouvellement Elle vise à structurer un dispositif d’incu-
urbain. bation technique et marketing des projets,
Le Cluster de ressources forme le cœur de la unique en France, pour accélérer le proto-
plateforme THD ; il s’agit d’une infrastructu- typage et l’industrialisation de services en ligne
re et d’un dispositif d’accompagnement des innovants. Les entreprises sélectionnées par
PME qui s’inscrit dans une logique écono- appel à projets bénéficieront pendant la durée du
mique (test et développement de projets en projet d’expérimentation (6 à mois en moyenne)
phase de prototypage) et de veille stratégique de l’accès à la plateforme THD (cluster de
pour les entreprises de la filière des services ressources et panel d’utilisateurs) et d’un
et contenus numériques (solutions réseaux et cofinancement des projets via un partenariat
services multimédias THD de demain). avec Oséo Innovation.

Il est composé de ressources techniques : Impact et Retombées


k  Un plateau technique expérimental : recher- k  Emplois directs : 20 emplois (cluster de
che, innovation et mise au point de nouveaux ressources) +
contenus numériques. k Emplois R&D et technologiques indirects :
k  Un plateau technique opérationnel (data- 150 emplois (projets d’expérimentations des
center pour l’hébergement des services et PME), hors estimation des emplois générés par
contenus). le THD dans les grandes entreprises partenaires
ou utilisatrices du cluster de ressources.
Et de ressources scientifiques et expertises :
k Un dispositif d’accompagnement des projets L’accès à Internet à très haut débit par fibre
d’expérimentation portés par les entreprises. optique devrait compter plus de cinq millions
k Un dispositif d’observation des usages et d’abonnés en France en 2012, une croissance
d’évaluation des pratiques. qui devrait se faire aux dépens de l’ADSL dès
k Un dispositif de veille et prospective tech- 2010 (Le Monde.fr). Ces technologies de
nologique, socioéconomique et socioculturelle. télécommunication de type FTTx (raccorde-
ment direct des abonnés en fibre optique)
recouvrent un enjeu économique important
lié au développement de nouveaux services
numériques et contenus multimédias s’ap-
puyant sur la très grande vitesse des réseaux
télécoms, la simultanéité d’usage et les
temps de réponse très courts qui favorisent
les applications fortement interactives.
Les enjeux portent sur le développement,
dans le secteur des services grand public
(B2C), de services cartographiques 2D ou
3D de type globe virtuel, d’univers 3D persis-
tants, de jeux vidéo multi joueurs en réseau
(MMOG), de la vidéo à la demande (VOD)

194 services et usages


Haute Définition, de la téléformation et forme THD rassemble une dizaine de projets
des Environnements Numériques de Travail très variés : « Solutions techniques pour ser-
(ENT), de la télésanté (hospitalisation à do- vices éducatifs » (Orange), « Soutien scolaire
micile) ; et dans le secteur des services pro- à domicile » (Maxicours), « Transfert THD
fessionnels (B2C), de la visioconférence HD, de fichiers volumineux » (E-Pli), « Immer-
de la téléprésence et des environnements sion virtuelle 3D » (VirtualDive), « Jeu vidéo
collaboratifs, de l’infogérance de ressources MMOG » (Chugulu Games), « Portail jeux vi-
informatiques, de l’externalisation et du par- déo 3D » (Metaboli), « Annotation, enrichis-
tage de contenus ou d’applications (ASP), de sement de contenus » (IRI/Centre Pompidou,
la téléformation, de la télésanté notamment Sony CSL et Univers Ciné). La plateforme est
autour de l’imagerie médicale, etc. dimensionnée pour accueillir sur deux ans
Le premier bouquet de projets d’expérimen- une trentaine de projets d’expérimentation
tation sélectionnés dans le cadre de la plate- portés par des entreprises franciliennes.

Domaine Services & Usages


Urbi AAP Oseo
PME : Gostai

services et usages 195


196 annuaire des projets
iNDEX
LES ORGANISMES PARTENAIRES

services et usages 197


index
GRAPHANIM 78 RÉSEAU SOCIAL VOXSTRUMENTS
— GÉOLOCALISÉ 189 —
GYROVIZ 78 — ADVIDEO
— RISEARCH 47 —
HD3D IIO 78 — AFFECTIVE AVATARS
— ROSES 48 —
LISTE HF EN HAUTE — CADI
DES PROJETS DÉFINITION 83 SAMPLE —
PAR ORDRE — ORCHESTRATOR 99 CHEVEUX
HFIBMR 84 — —
ALPHABÉTIQUE — SEBASTIAN 100 CROTAL
HUBENET 36 — —
— SEPTIA 50 DEEPSCREEN
ADVIDEO 62 I3 176 — —
— — SERVEUR DISCO
AFFECTIVE AVATARS 64 I-CONTACT 85 CARTOGRAPHIQUE 154 —
— — — ENT-VIRT
ANIMATIONS IMMERSON 86 SIM DATE 131 —
INTELLIGENTES 112 — — FREEDOM
— INFOM@GIC 37 SMART TOKEN 52 —
APS 12 — — GENIUS
— IRIS ENGINE 118 SOURIS 3D 102 —
ARKANOMAD 66 — — GEONTO
— ITOWNS 143 STORYEDITOR 102 —
ATHOS 20 — — GYROVIZ
— JV CROSS PLATFORM 118 SYLEN 189 —
AUTISTIC 113 — — HFIBMR
— LE SON EN HAUTE TABLE DE MIXAGE —
AVEIR 20 RÉSOLUTION SPATIALE AUDIO VIDEO 103 ITOWNS
— POUR LA TVHD — —
AVRIGHTS 134 ET LE HOME CINEMA 88 TERRA MAGNA 155 MADSPAM 2.0
— — — —
BIG PICTURE 67 LIVRE BLANC 145 TERRANUMERICA 159 MEDIEVALS
— — — —
BLOGOSCOPIE 164 LUTIN ERGO LAB 177 TEXT MINING SERVER 54 PLUG
— — — —
CADI 167 MAD GAMES 120 THD 193 QUOVADIS
— — — —
CAPWEBCT 169 MADSPAM 2.0 42 URBI 195 RAFFUT
— — — —
CERTEX SYSTEM 68 MAFLUCO 44 VIGITERMES 55 RISEARCH
— — — —
CHEVEUX 70 MARTIN 89 VIRAGE 104 ROSES
— — — —
CHRONOPOLYS 171 MÉDI@TIC 177 VOXSTRUMENTS 108 VIGITERMES
— — — —
CINÉ LAB 135 MEDIEVALS 91 WEBCROSSLING 58 VIRAGE
— — —
CITY ZEUM 139 MESSAN 94 WEBCROSSLING
— —
CORISST 23 MOBILE EN VILLE 180 LISTE
— — CAP DIGITAL
CROTAL 24 MOB-IT 95 DES PROJETS
— — PAR APPEL AVRIGHTS
CYBERCLASSE 13 MOTEUR D’APPLICATIONS D’OFFRE —
— GÉNÉRIQUES J2ME 181 CAPWEBCT
DAFOE4APP 26 — —
— MOTION CAPTURE ANR CHRONOPOLYS
DDM VIDEO 139 FACIALE 96 —
— — APS HUBENET
DEEPSCREEN 71 NAUTILUS 45 — —
— — AUTISTIC LE SON EN HAUTE
DIGITAL OCEAN 114 NAV-IDF 46 — RÉSOLUTION SPATIALE
— — AVEIR POUR LA TVHD
DISCO 28 NUMÉRISATION — ET LE HOME CINEMA
— DIAPOSITIVES 148 BIG PICTURE —
EARTOY 72 — — QUARTIER NUMÉRIQUE
— PIITHIE 149 BLOGOSCOPIE
ENCRE 29 — —
— PINGO 96 CINÉ LAB CNC-RIAM
ENEIDE 14 — —
— Play-All 124 DAFOE4APP HF EN HAUTE
ENT-VIRT 173 — —
— PLUG 129 DIGITAL OCEAN DÉFINITION
ETL GRID 31 — — —
— PORT-EYE 96 EARTOY MESSAN
EXTENSITE 174 — — —
— PPRE 16 IMMERSON STORYEDITOR
FEIC 75 — —
— QUARTIER LUTIN ERGO LAB
FREEDOM 76 NUMÉRIQUE 183 — FCE
— — MAD GAMES
GENIUS 34 QUOVADIS 186 — INFOM@GIC
— — PIITHIE —
GEONTO 140 RAFFUT 152 — GIGACOM
— — SAMPLE —
Georacing 77 RAYTRACING 97 ORCHESTRATOR HD3D IIO
— — — —
GIGACOM 176 SEPTIA LIVRE BLANC
— — —

198 annuaire des projets


MOBILE EN VILLE PINGO ETL GRID PORT-EYE
— — EXTENSITE —
PPRE SEBASTIAN — RAYTRACING
— — FEIC —
TERRANUMERICA THD — RÉSEAU SOCIAL
— GRAPHANIM GÉOLOCALISÉ
ATHOS — —
— OSÉO I-CONTACT SERVEUR
ENEIDE — CARTOGRAPHIQUE
— JV CROSS PLATFORM IRIS ENGINE —
MÉDI@TIC — — SIM DATE
— Georacing MARTIN —
Play-All — — SMART TOKEN
— MOB-IT MOTEUR D’APPLICATIONS —
SYLEN — GÉNÉRIQUES J2ME SOURIS 3D
— ANIMATIONS — —
CORISST INTELLIGENTES MOTION CAPTURE TABLE DE MIXAGE
— — FACIALE AUDIO VIDEO
TERRA MAGNA ARKANOMAD — —
— — NAUTILUS TEXT MINING SERVER
ENCRE CERTEX SYSTEM — —
— — NAV-IDF CITY ZEUM
I3 CYBERCLASSE — —
— — NUMÉRISATION URBI
MAFLUCO DDM VIDEO DIAPOSITIVES
— — —

Les organismeS
partenaireS des projets
COLLECTIVITÉS CITU Hopital Georges Université

TERRITORIALES CNAM Pompidou - CRPV d’Aix-Marseille 1 2 3
— — —
ET AGENCES DE CNDP Hopitaux de Paris Université d’Avignon
DÉVELOPPEMENT — Université
CNRS - SAMU 92
— — — de Bordeaux 1
Agence Régionale CSTB IGN —
— — Université
de Développement CSTM Centre national INA
— — de Clermont 2
CCIP de la bande Dessinée Inalco —
— Université
et de l’Image INRETS
— — de Grenoble 1
Collectivité ECP INRIA —
— — Université
territoriales EISTI INSERM
— — de La Rochelle
— ENJMIN Institut TELECOM —
CG Val D’Oise, — — Université de Lille 3
ENS IRCAM —
Comité économique — — Université
ENS Cachan ITIN
du Val d’Oise, ENSAM — de Marne La Vallée
— Laboratoire Central —
Communauté ENSEA Université de Nantes
— des Ponts —
d’Agglomération SQY EPHE Université
— — et Chaussées
ESIEE — de Paris 10
— Laboratoire Régional —
European Web Université
Établissements — des Ponts
et laboratoires Archive de Paris 11
— et Chaussées —
publics Forum des Images Université
— de Strasbourg
— GIP RENATER — de Paris 13
Armines — Louis Lumière —
— GROUPE ECOLES — Université de Paris 6
CEA MSH Paris Nord —
— DES MINES — Université de Paris 7
Centre — ONERA —
Hopital Broca — Université de Paris 8
Georges Pompidou — RMN - Agence —
— Hôpital Université de Paris 9
CIRAD Photographique —
— de la Rochelle — Université de Pau
Cité des Sciences / Supelec —
UPEA — Université de Poitiers
CNRS — SupMeca —
— — Université de Rennes 1

services et usages 199


Université PME DataDirect Intuigo
— —
de Saint Etienne — Devotis / Videoforever IP Label
— 2 Minutes — —
Université de Saint — Dibcom Iwedia Technologies
— 2or3Things — —
Quentin en Yvelines — Diedre Design IXSEA
— Abricoo — —
Université de Toulon — Dryade JazzMutant
— Adael — —
Université — Duboi JFG Networks
Adise — —
de Toulouse 3 — Dune Jouve
— Advestigo — —
Université d’Evry — Duran KartOO
— AFNIC — —
UTC — eArtSup / DSC-Lab Kxen
— Altanova SARL — —
WHO-OMS UMC — Eclair La Boîte à Outils
Amossys — —
— Edumedia La Cantoche
Antenna Audio —
— EESA Production
Grandes Apple France — —
— EISTI LBA (Vodeo)
entreprises Aquafadas — —
— Empreinte Le Monde Interactif
— Aranéo —
Alcatel-Lucent — Multimedia Les Ingénieurs
— Archividéo —
Bouygues Télécom — Enigma Systems SA Sociaux (Peuplade)
— Arcnam de Haute — —
Bull — Envivio Let It Wave
— Normandie — —
Canal Plus — Epita Lexip
— Arkamys — —
Crédit Agricole — e-Pli Load Inc
— — — —
EADS Arturia Eptica LOGICOM Diffusion
— — — —
EDF As An Angel ESIGETEL LTC
— — — —
Editis ASICA EuroNews Mac Guff
— — — —
Erenis Atonce Technologies Europatrust Many Players
— — — —
France Télécom Attitude Studio Exalead Maxicours
— — — —
France Télévisions Avane Exoplatform Medialive
— — — —
Hachette Livre Baracoda SA Expway Metaboli
— — — —
Infostance Bearstech Extra-Live Mikros Image
— — — —
La Poste Beelight Fabernovel Mobiluck
— —— — —
Lagardère Active Bertin Technologies Fandango Games Monaco Télématique
— — — —
Mensi-Trimble BeTomorrow Fing Mondeca
— — — —
Neuf Cegetel Bionatics Fist Mondomix
— — — —
Oracle blogSpririt FMSH Montecristo Games
— — — —
Ozone Blue Yeti Fon Moviken
— — — —
Pagesjaunes Bluwan Gallimédia Navidis SA
— — — —
RATP Bookeen GIE - HD3D Nemoptic
— — — —
SFR Business Anywhere GIE - Play-All Nenner Conseil
— — — —
Sony CSL Business et Décision GMEA Neomis Animation
— — — —
ST Microelectronics cap digital Gobelins Net Innovations
— — — —
Sun Microsystems Celi France Gostai Netia
— — — —
TES Chugulu Games HEC Netpilote
— — — —
Thalès Cinedoc Hexaglobe New Phenix
— — —
Communications CITU HGPro Nptv
— — — —
Thalès Services Cityzeum Hi-Stor Numsight
— — — —
Thomson Compagnie Incidents — Hyptique Odile Jacob
— Mémorables — —
Ubisoft — iCodex OpenCS
— Connect&Go — —
Virtools — Ideo technologies Optinnova
— Cresyp — —
Xerox — Ilobjects Peer2Phone
Darkworks — —

200 annuaire des projets


Pertimm Sixela Productions Temis Virtual Dive
— — — —
Piorg Socrelog TetraEdge Vivacode
— — — —
Pixvisio Sofresud TNS Media Vixid
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Promavi Softissimo Intelligence Voxler
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Promethean Spacecode Tridix White Birds
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Prosodie Spaceyes Trimaran SA Productions
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Prylos Spir Ops TrustMission / Wizarbox
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Redway SAS Sport Track Posteasy WZ Consulting
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Robosoft Squid Solutions TrustSeed XD Productions
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RSF Star Apic T-SIT YPOK
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RVP-Kylotonn Streamezzo Tuuut Zenexity
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Semantic Studio Brocéliande Univers Sons Trinnov Audio
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Sensitive Object Syrokko UniversCine.com Eugen Systems
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SFP Talend SA Vecsys
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SGT Team To Vectracom
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Silicon Sentier TecDev VHT
Sinequa — —

annuaire des projets 201


Partenaires
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+33 (0)1 40 41 11 60 / +33 (0)1 40 41 11 65
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Cet annuaire a été conçu pendant le dernier semestre


de l’année 2007.

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