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Rapport de

géotechnique Étude
de la stabilité d’un Mur
de Soutènement
Réalisé par :
- BOUALAOUI Afafe
- BOUZIATA Amal
- MOURRANE Sara
Encadré par :
- Mme. CHEHLAFI Amal

0
Remerciement

Toute notre gratitude, grâce et remerciement


vont à dieu le tout puissant qui nous a donné
la force, la patience, le courage et la volonté
pour élaborer ce travail.
C’est avec une profonde reconnaissance et
considération particulière que nous
remercions notre chère professeur Mme Amal
CHEHLAFI pour nous avoir donné la chance de
prendre cette expérience qui sera capitale
pour notre avenir professionnel ; ainsi que
pour votre soutient tout au long de ce projet
en classe.

Table de matière

1
INTRODUCTION :.................................................................................................................................................. 3
1. PRÉSENTATION D’UN MUR DE SOUTÈNEMENT :............................................................................................ 4
2. LA PREMIÈRE VARIANTE : MUR CANTILEVER.................................................................................................. 5
A. CONCEPTION :........................................................................................................................................................5
B. PRÉ-DIMENSIONNEMENT :.......................................................................................................................................5
C. BILAN DES FORCES APPLIQUÉES SUR LE MUR :..............................................................................................................7
D. VÉRIFICATION DE LA STABILITÉ DU MUR DE SOUTÈNEMENT :.........................................................................................10
E. VÉRIFICATION AVEC LE LOGICIEL EXPERT :................................................................................................................15
3. LA DEUXIÈME VARIANTE : MUR POIDS......................................................................................................... 28
A. PRÉÉ DIMENSIONNEMENT :.......................................................................................................................................28
B. ACTIONS ET CALCUL DES CHARGES :.........................................................................................................................29
LA FORCE DE POUSSÉÉ E RÉÉ SULTANTE EST DONC PH=60,75 KN/ML.........................................................................................30
C. JUSTIFICATION DE LA STABILITÉÉ :..............................................................................................................................30
Vérification au glissement :........................................................................................................................30
Vérification au renversement :..................................................................................................................31
Vérification au poinçonnement :...............................................................................................................32
4. MÉTRÉ :...................................................................................................................................................... 34
A. MUR CANTILEVER :...............................................................................................................................................34
B. MUR POIDS :.......................................................................................................................................................35
C. CONCLUSION :.....................................................................................................................................................35

Introduction :

2
Nous essayerons à travers ce rapport de montrer à quel point
ce projet nous a permis d’atteindre les fins recherchées en
géotechnique.

Dans un premier lieu, nous établirons une présentation


générale du mur de soutènement après nous passons à choisir
deux variantes de ce mur, vérifier des stabilités et étudier leurs
métrés afin de conclure le choix d’une seul.

1. Présentation d’un mur de soutènement :

Les ouvrages de soutènement sont des constructions destinées à prévenir l’éboulement ou le


glissement d’un talus raide. Ils sont essentiellement employés,

- soit en site montagneux pour protéger les chaussées routières contre le risque d’éboulement ou
d’avalanches ;
- soit, en site urbain pour réduire l’emprise d’un talus naturel, en vue de la construction d’une route,
d'un bâtiment ou d’un ouvrage d’art.

3
II existe deux grandes classes d’ouvrages de soutènement.
- Les murs qui sont composés d’une paroi résistante et d’une semelle de fondation. C’est le cas des
murs en T renversé ou des murs-poids en béton armé ou encore en maçonnerie (briques, pierres,) ou
formés d’éléments spéciaux (murs végétalisés, gabions métalliques, …).
- Les écrans qui sont composés seulement d’une paroi résistante.
Exemples :
- rideau de palplanches formé de profilés métalliques emboîtés les uns dans les autres et fichés dans le
sol ;
- paroi moulée en béton armé :
- mur en terre armée avec parement composé d’écailles en béton.

2. La première variante : Mur cantilever

a. Conception :

C’est la forme fréquente pour un mur en béton armé, dite encore cantilever du fait du voile encastré
dans la semelle. Sans contreforts, il est économique pour des hauteurs jusqu’à 5 à 6 mètres et peut
être érigé sur un sol de qualités mécaniques peu élevées. Par rapport au mur-poids de même
hauteur, à largeur égale de semelle il engendre des contraintes plus faibles sur le sol.

4
b. Pré-dimensionnement :

Le calcul complet d’un mur de soutènement est une étude assez laborieuse, le dimensionnement de
l’ouvrage et ses vérifications demandant une succession de calculs longs et itératifs.
Aussi pour arriver de la façon la plus rapide aux bons résultats, il est important de pré-dimensionner
de la manière la plus juste possible les caractéristiques géométriques du mur.
Pour l’étude et la réalisation des murs-cantilevers courants en béton armé, des règles simples de l’art
en vigueur ont été éditées dans divers guides pour leur conception qui demandent à être adaptés aux
nouvelles règles Eurocodes.

5
Il est prudent de majorer de 15 % la largeur de semelle ainsi déterminée, car elle ne permet pas
toujours de satisfaire les vérifications de la stabilité externe.
Calcul :
Pour notre cas, la hauteur du mur est : H= 5 m
Donc après les calculs, on a : (Les valeurs sont en mètres)
Avec le fruit d’angle 3°

6
c. Bilan des forces appliquées sur le mur :

Les forces agissant sur le mur de soutènement, sont :

- le poids propre G0 du mur ;


- le poids G1 des terres soutenues ;
- la poussée Pt des terres Pt ;
- la résultante PG de la poussée des terres soutenues ;
- la réaction R du sol sous la base du mur.

Le raisonnement se fait sur une tranche de 1 mètre linéaire.

Calcul du poids propre du mur :

Poids propre du mur vertical

G1= γ1.V

Avec : γ le poids volumique du mur (KN/m^3) et V le volume du mur par unité de longueur (m²)
4.58∗0.21
AN : on G1= γ1V=18*( +4.58∗0.21 ¿ =26 KN/ml
2
Donc : G1= 26 KN/ml

Poids propre de la semelle :

G2= γ2.V

Avec : γ le poids volumique du mur (KN/m^3) et V le volume du mur par unité de longueur (m²)

AN: on a G2= γ2V=18*2.82*0.42=21.3192 KN/ml

Donc : G2=21.3192 KN/ml

7
Le poids total de mur de soutènement :

Gt=G1+G2=47.3192 KN/ml

Calcul du poids propre de sable :

Gs= γsV

Avec : Avec : γ le poids volumique du mur (KN/m^3) et V le volume du mur par unité de longueur
(m²)

AN: Gs= γsV = 18*1.7*4.58 = 140.148 kg/m

Donc Gs= 140.148 KN/ml

Calcul de la poussée des terres (dimension d’une


contrainte):

Hypothèses de calcul :

Les méthodes d’évaluation de la poussée abordent des massifs de sols pulvérulents, car la plupart des
théories ont été établies pour ce type de sol.

Calcul de la poussée des terres

Le mur est de 5 m de hauteur totale avec les données suivantes :


- cohésion nulle c = 0 ;

- poids volumique des terres = 24 kN/m3 ;

- poids volumique déjaugé des terres ’ = 18 kN/ m3 ;

- angle de frottement interne = 35° ;

8
La poussée du sol - dimension d’une pression ou contrainte - exercée par les terres en arrière de
l’écran sur ce dernier, en un point M situé à une distance z de l’arête supérieure de l’écran (fictif ou
réel), est exprimée par l’expression :

p(M) = Ka..z

 est le poids volumique des sols ;

Ka , le coefficient de pression active des terres au repos (coefficient de poussée). C’est le ratio des
contraintes effectives (rapport de la contrainte horizontale sur la contrainte verticale).

Le coefficient Ka dépend de :

- l’angle que le talus fait avec l’horizontale ;


- l’angle l d’inclinaison de l’écran sur la verticale ;
- l’angle de frottement interne j du terrain situé en arrière de l’écran ;

- l’angle d’inclinaison de la poussée unitaire sur la normale à l’écran.

L’angle dépend de l’état de rugosité du parement, fonction du type de coffrage utilisé pour la
réalisation le béton de l’écran.

La contrainte p(M) se décompose en :

- une composante horizontale : pH(M) = p(M).cos(+) = KaH..z , avec KaH = Ka.cos(+) ;

- et une composante verticale : pV(M) = p(M).sin(+) = KaV..z , avec KaV = Ka.sin(+).

Pour notre cas, on a la terre pleine horizontale est non chargée.

Pour l’écran vertical passant par l’arrière du talon, les tables de Caquot-Kérisel donnent pour :

9
= 0 ; = = 0 ; = 35° ; 0° d’où Ka =σh/σv=0,34

La distribution de la pression du sol, est de forme triangulaire sur la hauteur.


Donc :

-La composante horizontale de la contrainte est : pH(M) = p(M) = KaH..z , avec KaH = Ka=0.34
; et z=3.33m

AN : : pH(M) =0.34*18*3.33=20.38 KN/m²

-Et la composante verticale de la contrainte est : pV(M) = 0

La résultante de la poussée des terres


soutenues :

L’effort résultant PG des poussées, sur la hauteur L de l’écran, est appliqué au tiers inférieur du
parement (distribution triangulaire) avec une inclinaison . L’intensité est donnée par :

PG = Ka ..L²/2

AN : PG =0.34*18*5²/2= 76.5KN/ml

d. Vérification de la stabilité du mur de soutènement :

Les déplacements du mur de soutènement, proviennent en général essentiellement des déformations


d'ensemble du sol support sous l'effet des réactions que le mur lui transmet. Les mouvements observés
(tassement, rotation, déplacement horizontal), sont similaires à ceux que l'on observe pour une
fondation superficielle soumise à une charge excentrée et inclinée.
Les déplacements induits en cours de construction et/ou en exploitation, sont susceptibles d’entrainer
des désordres inacceptables pour les structures portées par le mur ou celles qui sont situées à
proximité.

La norme NF P94-281 identifie les mécanismes de ruine ou les désordres susceptibles d’affecter les
ouvrages courants couverts par la norme, en sites hors d’eau. Concernant les murs de soutènement, ce
sont :
- la ruine par défaut de capacité portante du sol de fondation, qui se traduit par un poinçonnement du
sol support ou une rotation excessive du mur avec renversement ;
- la ruine par glissement du mur sur sa base, causée par une insuffisance de résistance mobilisable à
l'interface entre la base du mur et le terrain (cas général) ;

10
- la ruine liée à une instabilité générale du site, le mur peut périr dans ce cas par déformation
inacceptable consécutive à un grand glissement le long d’une ligne de rupture extérieure au mur ;
- la ruine par rupture interne du mur, due à une insuffisance de la résistance structurale des éléments
qui le constituent (voile, semelle et leur jonction).
Les mécanismes susceptibles d'entraîner la ruine d'un mur ou des désordres inacceptables, sont à
prendre seuls en considération pour la définition des vérifications à faire et le choix des situations de
projet les plus défavorables et les états limites de calcul correspondants.

Actions :
Les actions sont classées conformément à la norme NF EN 1990, qui distingue :

- les actions permanentes (G) comprenant les poids propres et poussée


- les actions variables (Q)
- et les actions accidentelles (A).

Calcul de la stabilité :

Le calcul de stabilité prend en compte 4 modes de rupture de l’ouvrage :


- renversement ;
- glissement ;
- poinçonnement ;
- rupture généralisée.
Un facteur de sécurité est calculé pour chacun de ces modes, et on retient le plus petit. S'il est très
proche ou inférieur à 1, il est jugé insuffisant, et redimensionne le mur. Généralement le coefficient de
sécurité est pris supérieur ou égale à 1,5.

Justifications et combinaisons d’actions :

Pour chaque situation de projet, en cours de construction ou en cours d’exploitation, il y a lieu de


considérer le cas de charge et la combinaison d’actions la plus défavorable vis-à-vis de l’état limite en
cause. Les principes de combiner les actions afin d’obtenir les effets critiques, sont spécifiés dans la
norme NF EN 1990.

Les actions géotechniques de même origine, doivent être calculées dans une combinaison donnée, à
partir des mêmes valeurs représentatives des propriétés de base.

11
Vérification de la stabilité externe :

Vérification de la stabilité au renversement :

Cette vérification se fait par rapport à l'axe de rotation du mur (généralement l'arrête inferieur de l'aval
de la fondation). On compare la somme des moments des forces qui tendent à renverser le mur et la
somme des moments des forces stabilisantes. Le rapport de ces deux sommes est le coefficient de
stabilisé au renversement. Le mur est stable vis-à-vis du renversement, si ce coefficient de stabilité
(sécurité) est supérieur ou égal à 1.

Application numérique :

Bras de
Force Valeur de la force levier Le moment/M
le poids propre G0 du mur ; 47,3192 1,186 56,1205712

le poids G1 des terres soutenues ; 140,48 1,97 276,7456


la résultante PG de la poussée des terres
soutenues ; 76,5 1,67 127,755

Donc:
Ms=332.886 KN.m/ml
Mr= 127.655 KN.m/ml

12
Ms
Donc le coefficient de sécurité est : Fs = = 2.6 plus grand que 1.5
Mr
Donc la stabilité au renversement est vérifiée

Vérification de la stabilité au glissement :

La vérification de la stabilité du mur vis-à-vis du glissement consiste à comparer la composante T de


la résultante R de toutes les actions dans le plan de la fondation, et de résistance que le terrain est
capable d'opposer au glissement
(C.B + N.tg δ).
C: cohésion du terrain
B: largeur de la fondation
δ: angle de frottement entre la base du mur et le sol (en général = φ).

Le coefficient de sécurité vis-à-vis du glissement Fs a pour expression :

C∗B+ N∗tgφ
F= T
Le mur est stable vis-à-vis du glissement, si ce coefficient de sécurité est supérieur ou égal à 1. En
général, en prend Fs ≥ 1,5.

Application numérique :

10∗2.82+187.79∗tg(25)
76.5
= 1.5132 est plus grand que le coefficient de sécurité (1.5).

13
D’où la stabilité au glissement est vérifiée

Vérification de la stabilité vis-à-vis le poiçonnement :

Pour vérifier la stabilité vis-à-vis de ce type de ruine, on utilise les formules utilisées pour le calcul
de fondations superficielles, la charge sur le sol est inclinée et excentrée.

L’état-limite ultime est destiné à éviter le poinçonnement du sol de fondation. Dans son
principe cette justification consiste à vérifier que la contrainte normale appliquée au sol de
fondation, aux trois quart de la largeur comprimée sous la semelle n'excède pas une fraction de
la contrainte normale à rupture

' ( q'u−q'0 ) i δ
q ref ≤ + q'0
γq

'
 qu : est la contrainte de rupture du sol sous charge verticale centrée.
'
 q 0 : est la pression verticale effective du sol à l’aval de la semelle

 i δ : est un coefficient minorateur tenant compte de l’inclinaison δ sur la verticale de


la résultante des charges sollicitant la fondation.

 γ q : est le coefficient partiel de sécurité pris généralement égal à 3

On calcul qu’

q'u = 0,5 ɣ2 B Nɣ(φ) + ɣ1 D Nq(φ) + C Nc(φ)


Le sol sous le mur est caractérisé par φ=25 donc on a :
Nγ=8.1
Nq=10.7
Nc=20.7
Donc :
'
qu = 0,5 *18*2,82*8,1+18*1*10.7+10*20,7= 605.178 KPa
q0’ est généralement négligée pour les soutènements.

q'0=0
Pour iγ :
Le sol sous la base de la semelle est un sol cohérent mais avec C=0 KPa, dans
ce cas on a :

14
2
δ −1 H 76.5
(
i δ = 1−
90 )
avec δ =tg
V
=tg
−1

187.79 ( ) ( ) =22.16°
2
22.16
Donc (
i δ = 1−
90 ) = 0.568

( q'u −q'0) i δ
Donc +q '0 = 114.58 KPa
γq

Calcul de q' ref :

M
Détermination de l’excentrement e= =
V
Donc e=0,5

V
On sait que q'ref =
B−2 e
187.79
Alors q'ref = =84.59 KPa
2,82−2∗0,3
'
On a donc q ref =84.59≤ 114.58 KPa

D’où la condition de non poinçonnement est vérifiée

e. Vérification avec le logiciel EXPERT :

On modélise le mur de soutènement sur le logiciel avec les étapes suivantes :


- Insertion des dimensions du mur :

15
- Insertion des caractéristiques du sol :

- Insertion des charges d’exploitation (dans notre cas, on n’a pas de charge d’exploitation)
- Trouvons les résultats et le ferraillage du mur :

16
Note de calcul :

1. Paramčtres de calcul:

MATERIAU:

 BETON: classe C25/30, fc28 = 25,00 (MN/m2),


poids volumique = 24,00 (kN/m3)

 ACIER: classe HA 500, fe = 500,00 (MN/m2)

OPTIONS:

 Calculs suivant la norme: béton: BAEL 91 mod. 99


· sols: Fascicule No 62 - Titre V

 Enrobage: c1 = 30,0 (mm), c2 = 50,0 (mm)


 Agressivité du milieu: non agressif
 Fissuration: peu préjudiciable
 Dimensionnement du mur en fonction de:
- Résistance

- Glissement g = 1,500

17
- Renversement g = 1,500

 Vérification du mur en fonction de:


- Tassement moyen:

Sdop = 10,00 (cm)

- Différence de tassements:

DSdop = 5,00 (cm)

 Coefficients de réduction pour:


·- Cohésion du sol 100,000 %

·- Adhésion semelle-sol 0,000 %

·- Butée du voile 50,000 %

- Butée de la bęche 100,000 %

 Angle de frottement sol-voile:


·- Butée pour les sols incohérents 0×

·- Poussée pour les sols cohérents 2/3×

·- Butée pour les sols cohérents 0×

·- Poussée pour les sols incohérents 2/3×

· 2. Géométrie:
·

· 3. Sol:
·

18
 Définition des paramčtres géotechniques suivant la méthode: A
 Talus Profondeur du sol aval Ho = 300,00 (cm)
 Stratification primaire:

Paramètres:

Angle de
Epaisseur Cohésion Densité
N° Nom du sol Niveau [cm] frottement
[cm] [kN/m2] [kN/m3]
[Deg]

1. Argiles et limons fermes 0,00 - 10,00 25,00 18,00

 Sols en amont:

Paramčtres:

Angle de
Epaisseur Cohésion Densité
N° Nom du sol Niveau [cm] frottement
[cm] [kN/m2] [kN/m3]
[Deg]

Sables et graves
1 45000,00 300,00 0,00 35,00 18,00
compacts

 Sols en aval:

Paramčtres:

Angle de
Epaisseur Cohésion Densité
N° Nom du sol Niveau [cm] frottement
[cm] [kN/m2] [kN/m3]
[Deg]

19
4. Charges

 Liste de charges
·

·
· 5. Résultats de calculs géotechniques
·

· POUSSEES

20
·

Poussée et butée des terres : conforme aux déplacements du mur

Coefficients de poussées et butées limites et équilibres pour les sols:

Angle d'inclinaison moyen du talus = 0,00 (Deg)

Angle d'inclinaison du voile = 1,85 (Deg)

cos 2⋅( β−φ )


K a= 2
2
cos β⋅cos( β +δ )⋅ 1+ ( √
sin(φ+ δ )⋅sin( φ−ε )
cos ( β + δ )⋅cos( β−ε ) )
cos 2⋅( β+φ)
K p= 2
2
cos β⋅cos( β +δ )⋅ 1− ( √
sin (φ+δ )⋅sin( φ+ ε )
cos ( β+ δ )⋅cos ( β−ε ) )
σx ν
K o= =
σ z 1−ν
K a ≤K o ≤K p

Sols en amont:

Angle de
N° Nom du sol Niveau [cm] frottement Ka Ko Kp
[Deg]

Sables et graves
1. 300,00 35,00 0,258 0,429 3,532
compacts

 Déplacements limites totaux


· butée 0,125

· poussée 0,012

· Sols en aval:

Angle de
·
Nom du sol Niveau [cm] frottement Ka Ko Kp

[Deg]

 Déplacements limites totaux


· butée 0,000

· poussée 0,000

21
RESISTANCE

 Type de sol sous la semelle: uniforme


 Combinaison dimensionnante: 1,000*PM + 0,675*Pa + 1,350*PT
 Charge dimensionnante réduite:
N=-163,45 (kN/m) My=-99,28 (kN*m) Fx=-36,94 (kN/m)

Coefficient de sécurité: 7,176 > 1,000

TASSEMENT

 Type de sol sous la fondation: uniforme


 Combinaison dimensionnante: 1,000*PM + 1,000*Pa + 1,000*PT
 Charge dimensionnante réduite:
N=-126,19 (kN/m) My=-81,18 (kN*m) Fx=-17,15 (kN/m)

 Charge caractéristique unitaire due aux charges totales: q = 0,05 (MN/m2)


 Epaisseur du sol en tassement active: z = 250,00 (cm)
 Contrainte au niveau z:
- additionnelle: szd = 0,01 (MN/m2)

- due au poids du sol: szg = 0,04 (MN/m2)

 Tassement: S = 1,34 (cm) < Sdop = 10,00 (cm)


·

· RENVERSEMENT

 Combinaison dimensionnante: 1,000*PM + 0,675*Pa + 1,350*PT


 Charge dimensionnante réduite:
N=-163,45 (kN/m) My=-99,28 (kN*m) Fx=-36,94 (kN/m)

 Moment de renversement: Mo= 40,40 (kN*m)


 Moment empęchant le renversement de la fondation: Muf = 235,23 (kN*m)
 Coefficient de sécurité: 5,823 > 1,500

GLISSEMENT

 Combinaison dimensionnante: 1,000*PM + 0,675*Pa + 1,350*PT


 Charge dimensionnante réduite:
N=-163,45 (kN/m) My=-99,28 (kN*m) Fx=-36,94 (kN/m)

 Dimensions équivalentes de la semelle: A = 250,00 (cm)

22
 Coefficient de frottement:
- du sol (position du sol): f = 0,381

 Coefficient de réduction de la cohésion du sol = 100,000 %


 Cohésion: C = 10,00 (kN/m2)
 Valeur de la force de glissement: Qtr = 36,94 (kN/m)
 Valeur de la force empęchant le glissement du mur:
Qtf = N * f + C * A

- au niveau du sol: Qtf = 68,57 (kN/m)

 Coefficient de sécurité: 1,856 > 1,500

ANGLES DE ROTATION

 Type de sol sous la fondation: uniforme


 Combinaison dimensionnante: 1,000*PM + 1,000*Pa + 1,000*PT
 Charge dimensionnante réduite:
N=-126,19 (kN/m) My=-81,18 (kN*m) Fx=-17,15 (kN/m)

 Contraintes unitaires maximales caractéristiques dues aux charges totales:


· qmax = 0,05 (MN/m2)

 Contraintes unitaires mimimales caractéristiques dues aux charges totales:


· qmin = 0,05 (MN/m2)

 Angle de rotation: ro = -0,02 (Deg)


 Coordonnées du point de rotation du voile:
X = -3603,85 (cm)

Z = 0,00 (cm)

 Coefficient de sécurité: 55,499 > 1,500


·
· 6. Résultats de calcul béton armé
·
 Moments

23
·

·
Valeur Position
Moments Combinaison
[kN*m] [cm]
Elément

1,000*PM + 0,675*Pa +
Voile maximum 30,42 30,00
1,350*PT

1,350*PM + 1,350*Pa +
Voile minimum -0,00 300,00
1,350*PT

1,000*PM + 0,675*Pa +
Semelle maximum 8,16 50,00
1,350*PT

1,000*PM + 0,675*Pa +
Semelle minimum -17,07 85,00
1,350*PT

 Ferraillage

24
Section d'acier Espacement Surface réelle
Position Barres
théorique [cm2/m] [cm] [cm2/m]

voile ŕ droite 3,26 10,0 tous les 24,00 3,27

voile ŕ droite
2,58 12,0 tous les 43,00 2,63
(h/3)

voile ŕ droite
2,23 12,0 tous les 50,00 2,26
(h/2)

semelle
3,56 10,0 tous les 19,00 4,13
gauche (-)

semelle
3,56 10,0 tous les 19,00 4,13
droite (+)

semelle
3,56 0,0 tous les 0,00 0,00
droite (-)

semelle
0,00 10,0 tous les 19,00 4,13
gauche (+)

Nomenclature des armatures:

• Type:

• Barres: 10,0

• Espacement: 24,00 (cm)

• nombre: 110

• longueur: 377,09 (cm)

25
• Type:

• Barres: 10,0

• Espacement: 19,00 (cm)

• nombre: 120

• longueur: 268,39 (cm)

• Type:

• Barres: 10,0

• Espacement: 19,00 (cm)

• nombre: 125

• longueur: 126,08 (cm)

Conclusion :

26
Le mur T renversé est stable.

3. La deuxième variante : Mur poids

27
Les murs de soutènement de type « poids » peuvent être réalisés en place, auquel cas ils sont
généralement rigides et constitués de maçonnerie de pierres jointoyées ou de béton non armé, voire
éventuellement de béton cyclopéen (bloc de pierre ou moellons noyés dans du béton).
Ils peuvent être aussi constitués d’un assemblage de pierres sèches, de gabions (gabions de treillage
métallique ou même synthétique ou d’éléments préfabriqués, en béton armé ou non (bloc, caissons ou
« boites » remplis de terre, poutres,), auquel cas ils sont souvent moins rigides, voire relativement
souples pour certains d’entre eux …
Les murs poids représentent un type de soutènement parmi les plus courants, les plus classiques et les
plus anciens.
La fonction de soutènement est assurée par le poids propre du mur qui équilibre la poussée des terres
du massif soutenu, en imposant de fortes contraintes au massif d’assise de fondation.

a. Prédimensionnement :

Donc pour notre cas : on prend la largeur de la semelle = 0.4H

b. Actions et calcul des charges :

Actions :

28
Dimensionner un mur consiste à déterminer sa géométrie et sa structure pour qu’il soit stable sous
l’action des forces suivantes :

 Son poids W.
 Les forces de poussée Fu.
 Les forces de butée Fp.
 La réaction du sol sous la base.

On effectue tous les calculs pour un mètre de mur

 Calcul du poids propre :

W= m*g = *S*g=24*(0.3*5+1.7*5/2) =138 KN/ml

 Méthode de Rankine :

La répartition des contraintes de poussée sur l’écran est donc linéaire en fonction de h ; cette
répartition triangulaire donne directement la force de poussée.
Hypothèses : - le sol est isotrope ;
- le mur ne modifie pas la répartition des contraintes verticales :
V =¿ γ . h
Pour un sol à surface horizontale ;
σ¿
Pour les sols pulvérulents (c = 0), dans le cas d’une surface libre horizontale :

La contrainte de poussée (active) est σ a=Ka. γ . h


-Calcul de la contrainte de poussée :

Ka= tg² (pi/4 -Ф/2) =tg² (pi/4 – 35/2) = 0.27


σv = 18*5 =90 KN/m²  σh=ka* σv =24.3 KN/m²

La force de poussée est appliquée à 1/3


1
P h= K a . γ . h2
2

1 1
Donc : Ph = * σh*S = * 24.3*5=60.75 KN /ml
2 2

29
La force de pousséé e réé sultante est donc Ph=60,75 KN/ml

c. Justification de la stabilité :

Vérification au glissement :

Cette justification consiste à vérifier que l'ouvrage ne glisse pas sur sa base. On vérifie que le
rapport entre les forces résistantes et les forces motrices est supérieur à un coefficient de
sécurité généralement pris égal à 1,5. La nature du matériau en contact avec le sol aura une
influence sur le glissement par l'intermédiaire de l'angle de frottement sol-mur.

Avec les notations précédentes et pour un sol de caractéristiques (c', ϕ), la vérification de la
résistance au glissement s'écrit :

F = ((W.tg δ + c.B)) / Ph > 1,5 (1)

Où :

δ : angle de frottement sol-mur (pour un mur en béton on prend généralement δ = 2/3.ϕ’

B : largeur de la fondation

Or W=138 KN/ml et Ph=60.75 KN/ml et δ=2/3.ϕ’=(2/3)*25=16.66 donc tg δ = 0.3

Donc F=0.68 < 1.5

 La stabilité au glissement n’est pas vérifiée, le poids du mur est insuffisant. Nous allons donc
rechercher la section de mur poids nécessaire pour respecter cette condition.

De la relation (1) on obtient :

1.5∗Ph
W> = 303.75 KN/ml
tg δ
On prend alors W=304 KN/ml
Soit une section minimale nécessaire de :

304
Smin = =12.66 m²
24
On décide donc de modifier le mur poids en mettant la largeur en tête de 1.2 mètre et en pied de 3.2
mètre. On a donc

W=24*(2*5+1.2*5/2) =312 KN/ml

Donc F=1.53 > 1.5

 La condition de non glissement est vérifiée

30
Vérification au renversement :

Les nouvelles dimensions de notre mur sont les suivantes :

Cette justification est basée sur une hypothèse de rupture possible du mur par renversement de celui-ci
autour de l'arête inférieure aval de sa fondation.
La justification consiste à s'assurer que :

Somme des moments résistants / Somme des moments moteurs > 1,5

Les moments résistants sont induits par :


 L'action du poids propre de l'ouvrage
 L'action de la butée, bien que participant à la résistance au renversement est négligée par
sécurité.
Les moments moteur sont ceux induits par :
 La poussée des terres.

-Calcul du moment résistant du au poids propre de l’ouvrage :

S a∗y a+ Sb∗Yb
YG= = 2.5 m
Sa+ Sb
XG = 1.1 m
Alors
Ms = W* XG= 312* 1.1 =343.2 KN.m/ml

-Calcul du moment moteur induit par la poussée Ph :


Donc Mr= H/3 * Ph = 5/3 *60.75 =101.25 KN.m / ml

Donc

Ms
=3.38 >1.5
Mr

31
 La condition de non renversement est vérifiée

Vérification au poinçonnement :

Stabilité au poinçonnement La stabilité au poinçonnement consiste à vérifier que l'on se trouve


suffisamment loin des conditions de rupture du sol de fondation. Dans son principe, sa justification
consiste à vérifier que la contrainte normale appliquée au sol de fondation reste inférieure à une
fraction de la contrainte de rupture du sol. Cette justification relève du calcul des fondations

' ( q'u−q'0 ) i δ
q ref ≤ + q'0
γq

'
qu : La contrainte de rupture du sol sous charge verticale centrée.
'
q 0 : La pression verticale effective du sol à l’aval de la semelle

i δ : Un coefficient minorateur tenant compte de l’inclinaison δ sur la verticale de la


résultante des charges sollicitant la fondation.

γ q : Le coefficient partiel de sécurité pris généralement égal à 3


'
- Calcul de qu :

-En long terme :


'
qu = 0,5*ϒ’2 B Nɣ(φ’) + ϒ’1*D*Nq(φ’) + c’*Nc(φ’)

Le sol sous le mur est caractérisé par φ=25 donc on a :

Nɣ = 8.1 Nq=10.7 Nc=20.7

q'u = 0,5 *18*3.2*8,1+18*1*10.7+10*20,7=632.88 KPa


'
- Calcul de q0:

Pour les murs de soutènement généralement :


'
q 0=0

-Calcul i δ : On a

2
δ
(
i δ= 1−
90 )

32
Or

donc tg δ = (Ph/Pv) = (60.75/312)=0.199  δ=11°

donc iϒ =( 1 – (11/90))² =0.77


'
-Calcul de q ref :

M
On a M=e*V  e=
V

Or V=W=312 KN/ml

Le moment de la semelle :

M= Ph*h/3 – W* XG = 101.25 -343.2 = -241.95 KN.m/ml

Donc e=0.77 m

Or q =
' V ( q'u −q'0) i δ
ref =128.39 KPa et +q '0 =162.46 KPa
(B−2 e) γq

Donc q' ref =128.39 KPa ≤ 162.46 KPa

 Donc la vérification au non poinçonnement est vérifiée

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4. Métré :
a. Mur cantilever :
Aciers :

Béton :

D’où le prix total est :

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b. Mur poids :

c. Conclusion :

Vu la différence du coût qu’on a obtenu entre les deux variantes, on opte alors pour un mur poids qui
présente beaucoup d’avantages, parmi lesquelles on cite : son exécution en place et son adaptation à
la réalisation en remblais ou déblais.

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