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BtBUOTHËQUE

DE t'iHLOSOPHïE CONTEMPORAINE
""T~~
L'ANNÉE
SQCIOLOGIQ~Ë
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SOU8 LA
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Pfuft~«'M '<)<t,<<ecio)etrio )'Un)tMtit<t do Hof~oM!
Cht~A dt/cooM t te FacM)t<) dm iettMKJe Ptria.
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*'t:t;LACOt,tAMKATtOXt))!m<.
MË~t.t.ET,
A. 't'r'x'~ar à t'&Mtodet MttttM.6t))tf«!
RtOWAHO. <')Mr)f<' de couM 4 rt)t)tWM)« <)<) BontMa*!
eoUQLë, prof.K..)). <h p)ti)<ophie MMote t )'t'n<YOtett< deTootcM~!
WUaEftT MAU88, mt~ttt de runft'MOMt t )'6M)t dm HtatMËtudat;
HUVELtN et t. t.tw. profcM)Mt<il ). f~nH., do dt«)t de Lyon!
t-AftE, ")mf)t<dB<)ur< t !'t.'n)m'Mit~d))9onte*!)<!
AUBtN. h~jx'fttur .)'Ae«dAm)< A<ifi))M!
H. BOUHOtN. FAUCOKMET, HALBWACW9. HERTZ. WOUtTtCO. PAttODt.
F.StMXNO. CACHER, "tr.;xf<dat'Ut))MM)M.
G. SOUHG'M. amh)ti~Mu)~tpht.

BPITÏËME ANNBE (I903.M04)


MtMOtRE8 OH)9tMAUX
'Bow'~<t.- ~M!<M)-
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<tMt/fM de
B.
tOCt~~t ~/M/<<'MO<'<.
Sur <<
M~x forme <fM<M<)'«'. Ma.
la tottcAff~ <t /'m-~ OM XM* <t~<?.

ANALYSES
C'aMm~at< <<M

Des travem du t" juillet t9M a"


30 juin )RM. Socia.
'W" ~<W. )</M'<'tW. M.<H-M~ )'< tMfMt'Mt~,cf)Mf.
"<-«<A-OMM~Mf. Atnt-~o/o~e <m'<a& 0<tvf!.

PARIS
FEUX ALCAN. ËDtTEUR
ANCtËKNË DBnAtMtB CEHME)) ttitLUÈRE ETC"
M8. BuULEVAttb SA)NT-UHBM*)x, 108

~os'
otasscs se trouvaient dans un état dct'onstattteiustabitite.
L'i'~iise. toxtefois. craint pour ses biens tes cfTets de cetto
perpctuite, et e))e réduit ses concessions u )a durée de deux a
six~enerations. Apres i'etophyteosp, sont successivement
passer en revue )o~f))«<t)0!, qui permet.~ des propriétaires
de terres incuites. surtout dimste sud, de ies fuire défriche)'
~)'!)t))i)'')))p))tetd(i les hdsser ensuite au detrK'hcut'tuuyen-
ni)))tu)tc.)))uu peu élevé; ta ;'«~<Mn«.très voisine, où ity:) a
A pitrtituet' ries fruits du soi nus eo cutture entre ie pro-
pri-'t!)ire et ))'<'uitiv.'t<'ut':ie('())ot)!)(!e bien connu.et fjuiue
seuti~c pasMvoir eu une Hrund'' t'xteosion en ttMtie; le fer-
n)!)~Wf.<)'t,()ui()hii!j;t'iecn)tit'atcurademeurer sur )o
sut <)t)Ct'dt'!WfMM.euscntttio d<'t!t)i de inensi; en(it).()ue)<)ue8
cont)'i)ts de plus mince impurtauce. t'usut'ruitu vie. qui co)))-
porteti) !!tcu)t)'de)!n'('ssi()))!'n)utiers. )a!t)(;:ttit)U!')ten) ps,<'()))-
senti''st'uietoent.tdes ii))t't's''te't('iu!))ttde cette fa<;on serfs et
Ct))<)t)<L!)/M~~r~<<))))))(''tayit~;('futan ('ontt'ai)'e très répan-
due. c"tnt))eot)iec'm''f'it dans un etnt.sociid ut') ienmneritire
était. d''vet)n extr~metnent r;)re; )u)'sf)u'!)u partage des fruits
s'ajoutait ie paiement d'un cattu)) f)) argent, eu canon no ser-
vait')'!) faire n'connaitre te droit de propriété do concédant.
Le nonti)~' et ia soupiessc de-tHootrats agraires étudies par
M. t'isano c) dont les équivalents j(om'r:)ic))t se retrouver en
i''t'a))<'e~'f.i'<'tttdt'ptt)ss'rai~'d'Hs)neinsm'ies''f'M~'«~
</M<t. ~r' ffHf/<< <~Y«7 /'<<;<M< soniignent
sufnsanxuent ic
caractère presque pnretuent at:ricok de ta sofietc du haut
moyen aKC. C'est :) eux presque nuiquentent que se réduit )e
droitcontractnHifh't'ettcepotjuc. et s'il existe entre eux
desditfcrences qu'expliquent, soit. )a diversité de ieur point
de départ (tans te droit rotnain. snit tes disscmhtnnces dt!
leurs appiications économiques dans ta socifte medievaio,
ils expriment tous les rapports juridiques et reetsdei!
membres de cette société. titr~Rtnent divisée entre les pro-
prietaireseUestenanciersduso). G.B.
Y.\(;f:A))0. 1 oontratti agrari nella storia del diritto. Tipugr.
\')H),t'!t)fn))').

-ftft'MfttM)f'«'/f~.
it.

HUVHHX L'histoire du droit commerciatconception


Keneraje.Matactuetdesettxh's. Pix'is.Cerf, )!M)4. tt!!
p.in-
M. Huvetiu, dans cette étude d'importance considérante,
s'cnorce d'abont (te définir te droit commereiat. Pour ceta
U distingue. avec M. Hurkheim. deux types de groupements
sociaux: <" Les groupes etémentaires dans tesqucts ta cotté-
sion est duc & )a simititude des consciences individueUes'),
Kroupes:') '< solidaritémécanique efttordes ou ctans. socit'tt's dH
type sp{:mBnti)iro. !)Hns c''s m!)ieux i) n'existe nucut) droit
commercmt. Le droit y est nation!)), civil, re)i~inux.co))ec-
tif. répressif, fornxdiste. Les sociétés orgatnst'es, aux-
<)Ut't)es il itssitnitcA cet'~ord des groupes s('Kt))t'nt!)irMdi)ïf-
reuts, et)!)t')))is. entro )us<)m')s se font des (''chinées !') tn fnveur
des tt'evc! C'est d'abord entre ces Krottjx'sh' <-()))) ntt'rco mm't.
ou purdep~t: Hcotuiqui vont troquer sa nutrchnndi~ contre
une autre lu dépose duns un.endroit detertnmc, ordinMire-
meut ditns nu tien (h'-so-t: puis il sa retire. Un <'tr!t))!.rer s'ap-
proche. exnmiue t'objet odert. nx't M ''(~te ce (jtt'i) propose en
t'Hh!U)s< et so retire a son tour. Le prenne)' acteur t'entre
alors en scène; s'Hest satisfait (tu troc. il prend ce qu'au tni
o)Tre et taisse ce qu'it avait npportt'; sinon ii iaisse c'' qu'on
lui otirc et retire ce qn'H nvait apport'* fuist'e sont des
trêves uius tardes. Les trêves se resuiarisentavec t'iustitution
des man'hes. Ces marches se tocaliseut sur tes limites des
territoires des K''ot)pes intéresses, en des points intertne-
diait'ns des routes du transit. Là apparaissent h' monnaie, le
crédit.
t.
Les marches, de plus en plus fréquents, sont des neux do
paix. paix temporaire, paix timitee notamment les hommes
qui fréquentent le marche ne renouceut pas aux avantages
eeottomi()UGS qu'Us peuvent posséder.
La paix du marche est d'aitieurs comptetee par te système
de )'hospita)ite.
Ce système dY'chanttes entre étrangers s'appette systomo
eeonomiqueconimcrciahHande)swirti)sc)utft):c)taque~roupe
est iiu aux autres Rroupes pardese(i!)anses r<ci)))-"qnt's; co
droit est un droit cotnmerciaL droit internation!)), droit
)a!que (reposant primitivementnon sur des croyances com-
fnunes, mais sur la votouto individueOe des contractants).
droit individuanstefmemepour la propri<'tcdcs immeubles:
la propriété individneXo du sot n'apparatt que duns ces civi-
tisationscommerciates),droit conventionnet. La sanction du
droit, catnou la repression–qui ne peutetn'exerct'equ'Musein
d'un Kroupo – n)uis ta vcnsoance. exercée sur t'etranseret par
un groupe, en d'autres termes le retour A J'état d'hostititéqui
risque d'atteindretes sourcesde la vieecooomique du groupe
aussi. daus <'))aqu<* K'pe, pour éviter les represaiites, on
exerce une contrainte sur coutractant recaicitrant j~our
t'obtigera s'exécuter.
« Ainsi le droit civil et le droit cotntncrciai s'opposent net-
tetneut par leurs origines. L'tttt dt'ri\'<! de ht soiiditt'ttc )))ec!)-
nique. iiest oHtionat.coHpctif.retinieux.formatiste. répressif;
il exclut iacottcutTeoceet ):) stK'cu)!ttio)). L'autre derived''
la solidarité orptnique; il est internationa), indivi()ttatiste,
taîque, non fortnatistc. restitutif il repose sur t'idee de lutte
ecooomiquR et de )tbre conçu rrence.
Puis les deux droits se pénètrent et se transforment par
Fenocetnent du type socia) se~n~entaircet les prosr6sdu type
orsamst' )~ maret~ a peu il peu des organes militaires,
judiciaires, potitiques, religieux. La connuunautede ftiarcite
fMarkt~euossettschaft)devient ta viHe. Le droit connuercia)
(levieiit le droit muuicip:)!. Mais le ptat pays reste soumisaux
divers (troits civils des};oupes qui se te partaient. Notam-
meut taproprietc foncière qui estd~ja individuelle à lu ville
est encore concctivedaustt'piatpays. H y a organisation pot-
ntaMenteconcentrce dans )a vitte.se~tnentatioï) <)ans)e p)att
pays; c'est le système de )a eotnmunuute territoriate (Territo.
na)~ennssensc))a(t). 1.
Puis ii) se~tnentatinn s'efface; l'indh'fdu est rattaché imme.
diatemcut il la société: ta sotidarite organique perd son carac-
tère coutractue). Les individus t'nt de plus en plus des situa-
tions setnhtahtes à )'ef!:)rd de la contrainte commune la
croyance a uoe chose publique prend ~aissaticc; il y a une
puissance puhiique, rorp;auisation de commumaute territo-
riate s'est transfortnee en organisation sociale ou 6tati()ue
~8ozia)e0t'sanisation).
On est passe de l'économie urbaine (Stadtwirthschaft) à
t'économie nationate tNatiooahvirthschatt~.
Puisiessocietces organisées eutreut en contact; au-dessus
de l'économie nationate l'économie internntionate (système
des comptoirs et des cotonies – conventions d'hospitalité
publique traites spécialement traites de commerce). Un
commerce mondial et une économie commerciale mondiaie
apparaissent. Une organisation sociale mondiale se pré-
pare.
En même temps transformationprofonde du droit comoner-
ciatet/tu droit civi).Knf{6"éra) le drnitcommerciai l'em-
porte (extension de ta propricté individuelle, disparition du
formalisme, mobilisation de la fortune immobilière, appli-
cation du droit de la faillite aux non cututnercauts, tes
etauses cotnmerciates il ordr'* ou ou porteur dans )<'s titres
civils, les sociétés eivitcs a forme comnx'rciaie). Les deux
droits sont presque confondus duos certains paysfSuisse,
HrandeBretaRne). J,
Aujourd'hui sedévejoppe.a côte du système de i't''conomie
naturelle et de t'économie commcrciate. cetui de l'économie
industrietie. caractérisé par ceci <)ue ta division du travail y
est portée dans racteuiëtne de production.
M. M. complète cette forte esquisse (le t'histoire du droit
commercial par mt tabteau des travaux d'ensembie et des
sources.
Les premiÈres sources du droit commercial sont des con-
ventinnsdepaix (ici ta théorie du contrat social a des points
d'attache dans la réatito).
Les contrats, en se r<jp)''ta))t, (ont naitre (tes usages.
Le droit du marché et de ia vittcaun carnctere convention-
net et un caractère impératif. i'ais. quand la comniuuaute
d'état absorbe cette du marche ou de ):) ville, le caractère
impératif éclipse le caractère conventionaet le droit devient
un droit (pubtic ou priver interne,
Suit une euumeration méthodique extrêmement riche des
sources et des ouvrages a consulter.
Nous nous sommes presque contentes dans cette analyse
de copier des phrases dans l'étude de M IL Ktte montre sans
doute mieux qu'aucune autre comment les méthodes sociolo-
giqucs rendent féconds les procèdes juridiques.
Il faut que fauteur développe cela pour que l'on puisse
dire en quoi les oppositions qu'il accepte (par exemple entre
le droit répressif et le droit restitutifj sont réeties, en quoi
elles sont simplement formelles ou en quoi elles n'ont même
qu'une valeur pédagogique. De pareilles recherches seraient
aussi éclairées par des prolongements dans te présont, dans
le droit qui passe, où t'en retrouverait sans doute le résidu de
tout ce que AI. Il. voit dans le droit qui est passé. Et Ic résul-
tat do ces travaux coutribuerait à expliquer, à situer nos
idées d'avenir. Aï. H. veut qu'ici on soit très prudent il croit
que tout ce que t'en peut dire, c'est que te champ du com-
merce et des institutions commerciales se limitera de plus
en p!us. t'out'tant une ctude objective des institutioMS n<*
pertnet pas tnëmode dire cela; elle no nous donne que ce
qui est. E.L.

M.SAttFATTt. –La. nozione det torto nella dottrina 0


nella giurisprudenza lnglese, Mitan, Societa editrico
Jibraria.t'W.'i,tHp.)n-t2.
La doctrine, représentée principatement par t'oitock. et h)
jurisprudence anglaise n'étant pas embarrasséespar nos for-
mules juri()iquMS de respoMsnhiHte. ont une thuorie très soupto
et pt-Msqne iusitisissabte ot't i'ott ua trouve (;"6recom))tt} for-
toute que celle de )u respotsabifité,coutractuette-type, cf))e a
iaqueife s'pUj;Mge celui qui coNunet une faute que necottunot-
trait pus un i;on père de fitmitte. A tire t'unatyso tninutieuso
de M Sarfatt) on verra que, sous prétexte de recherches psy-
cho)u{;i')"es, c'est bien au point de vue sociat tpte le jui;H
.)))~)ais se piace; et, si h) tertniuo)o){io est cette de la tttt'orie
suftjcctive. ie droit qu'it (fit est bien cetuido la théorie objet:
tive il y arrive, et ceci est tuut a fait intéressant, en tenant
compte avant tout <'t dt; ta situation de lu victime et de lu
nature des intérêtsauxquels il (~ porte atteinte (voir il ta tin
tes etassincationsdeStephen,Puitock. darrettseton ta nature
de ces intérêts). On constatera que c'est seulement a ce der-
nier pointde vue que 1 <nuvrede ta doctrine ctde )a jurispru-
dence anglaise a um* importanco sociotoRique immédiate-
ment appreciaNe. K. L.

\U.–hH)))tt))')')'):X.\t.
1.

t'arMAt. Dn)):Ht)it)-tt''tMt)):).M

A. – ~f'n<< y'))</<M~ /fs ~t~~MM<'<Yh'


H K~USCHE~ –Untersouhungen ttber das primtttve
Strafrecht. ?'<«'<«'.< .««- /f' ~o~ ~'t';M< y~Mtt~/t. Xeit-
s<'))t'iftfi)rv('t')''i('it''))())'Xet'))tswiss<'t)sci)!t(t,XVt.M.,n).
H.. p. 4)7.469, i<)03, et XVH. Bd. t-o. H., p. t-2~, t!)04.
Notre nnHtyse ne peut retenir de cet article que tes doctrines
et (toit laisser de cote les faits nombreux et bien etudioa sur