Vous êtes sur la page 1sur 2

07/04/2017 Memoire Online ­ L'avis à  tiers détenteur: cadre juridique et contentieux au Maroc ­ Mohammed SADDOUGUI

WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD


PEACE !
Rechercher sur le site:  Fond bitcoin pour l'amélioration du site:
1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires):
 Recherche  DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp

Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

Memoire Online > Droit et Sciences Politiques > Droit Processuel
L'avis à  tiers détenteur: cadre juridique et contentieux au Maroc  ( Télécharger le fichier original )
par Mohammed SADDOUGUI 
Université Mohamd premier­Oujda­Maroc ­ Master en droit des contentieux à  vocation économique 2008
   
précédent sommaire suivant

  

B­ Effets juridiques de la saisie­arrêt en vertu d'une ordonnance du juge

En  vertu  de  l'article  491  du  C.P.C.,  la  saisie­  arrêt  est  ordonnée  par  le  président  du  Tribunal  de
première  instance  sur  requête  et  à  charge  d'en  référer  en  cas  de  difficulté.  Or,  la  permission  de  la
saisie­ arrêt est ordonnée sans que soient présentes les autres parties ; d'où l'effet de surprise de la
saisie.  Mais,  le  droit  à  la  défense  est  un  principe  général  de  droit.  A  cet  effet,  le  législateur,  pour
asseoir un certain équilibre entre les intérêts des parties, a donné au saisi et au tiers saisi la possibilité
de  recourir  au  président  du  Tribunal,  auteur  de  la  permission  de  saisi,  mais  cette  fois­ci  en  tant  que
juge des référés, en application des dispositions de l'article 149 du C.P.C30(*).

Le saisi ou tiers saisi peut ainsi, dans le cadre d'une procédure contradictoire, invoquer et défendre les
incidents du saisi. Il peut par exemple prétendre qu'il n'a plus la qualité de débiteur et demander ainsi,
la rétractation de l'ordonnance ou la mainlevée de la saisie.

Le juge des référés ne peut donner gain de cause au saisi ou au tiers saisi qu'en vertu de l'urgence de
l'espèce et doit statuer sans préjudice de ce qui sera décidé au fond.

La  jurisprudence  a  confirmé  la  compétence  du  juge  des  référés  en  la  matière  ,  lorsqu'elle  a  décidé
dans  un  arrêt31(*)  de  la  Cour  d'appel  administrative  de  Rabat  qu'  "attendu  que  la  saisi  a  eu  lieu  en
vertu d'une ordonnance du président du Tribunal administratif sur requête du percepteur qui a interjeté
appel , en application des articles 148 et 452 du C.P.C.; attendu que la mainlevée de la saisie est de la
compétence du juge des référés ,en vertu de l'article 149 du même code, et , en plus, à charge de lui
en référer en cas de difficulté , comme le dispose l'article 148 du C.P.C. En conséquence, le président
du  Tribunal  administratif  est  compétent,  en  sa  qualité  de  juge  des  référés,  pour  connaître  de  la
mainlevée de la saisie, en application de l'article 19 auquel réfère l'article 7 de la loi 41­90 créant des
Tribunaux administratifs".

Quant  au  créancier  saisissant,  il  peut  pourvoir  par  voie  d'appel  si  l'ordonnance  du  juge  lui  refuse
l'autorisation.

Paragraphe 2: Les effets de la saisie­ arrêt en vertu d'un titre exécutoire

A­ La saisie­arrêt en vertu d'un titre exécutoire

Lorsque le saisissant agit en vertu d'un titre exécutoire, il n'a pas à se pourvoir devant le Tribunal pour
demander  l'ordonnance  de  la  saisie­arrêt.  Cette  dernière  est  alors  mise  en  oeuvre  directement  par
l'agent d'exécution.

La notion de titre exécutoire revête plusieurs formes. Il peut ainsi s'agir d'un jugement passé en force
de chose jugée, d'une décision rendue à l'étranger et revêtue de l'exequatur, de sentences arbitrales
revêtues  définitivement  de  la  formule  exécutoire,  d'  actes  passés  à  l'étranger  devant  les  officiers  ou
fonctionnaires publiques compétents et exequaturés.32(*)

Comme il peut s'agir aussi d'actes authentiques ou sous seing privés permettant une saisie­arrêt33(*).

* 30 ­L'article 149,dans son premier alinéas dispose que: En dehors des cas prévus à l'article précédent où le président du tribunal de
première instance peut être appelé à statuer comme juge des référés ,ce magistrat est seul compétent pour connaître , en cette même
qualité et toujours en vertu de l'urgence , de toutes les difficultés relatives à l'exécution d'un jugement ou d'un titre exécutoire,ou pour
ordonner une mise sous séquestre ,ou toute mesure conservatoire,que le litige soit ou non engagé ,devant le juge du fond.

* 31 ­ C.A.A. Rabat, Arrêt n°4, dossier n°2/06/40, du 08/01/2007, affaire Trésorier de Rabat c. /Société civile foncière Nakhil Arriad .

* 32 ­ ãÕØì ÇáÊÑÇÈ «ãÏì ÇáãÞÇÑÈÉ æÇáãÇÑÞÉ Èíä ÇáÍÌÒ áÏì ÇáÛíÑ æÇáÅÔÚÇÑ ááÛíÑ ÇáÍÇÆÒ» ÇáãÎÊÕÑ ÇáÚãáí í ÇáÞÖÇÁ
æÇáÞÇäæä ãØÈÚÉ ÇáãäíÉ ÇáÑÈÇØ 2008

* 33 ­ãÍãÏ ÇáÚÑÈí ÇáãÌÈæÏ ãÓØÑÉ ÇáÍÌÒ áÏì ÇáÛíÑ ãäÔæÑÇÊ ÌãÚíÉ ÊäãíÉ ÇáÈÍæË æÇáÏÑÇÓÇÊ ÇáÞÖÇÆíÉ 1982 Õ.16

précédent sommaire suivant

http://www.memoireonline.com/08/11/4747/m_Lavis­­tiers­detenteur­cadre­juridique­et­contentieux­au­Maroc3.html 1/2
07/04/2017 Memoire Online ­ L'avis à  tiers détenteur: cadre juridique et contentieux au Maroc ­ Mohammed SADDOUGUI

Rechercher sur le site:

 Recherche 

© Memoire Online 2000­2015
Pour toute question contactez le webmaster

http://www.memoireonline.com/08/11/4747/m_Lavis­­tiers­detenteur­cadre­juridique­et­contentieux­au­Maroc3.html 2/2