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Je n'arrive pas à me mettre au travail !

Tags : étudiant, lycée, méthodologie, motivation, réussite

Comment se mettre au travail après une journée de cours sans repousser


toujours à plus tard ? Et après des loisirs, où trouver le courage de se remettre
à son bureau ? Voilà des questions qui empoisonnent la vie de milliers d'élèves
et d'étudiants. Heureusement, il y a des réponses, basées sur le fonctionnement
de notre cerveau.

"Je rentre à la maison vers 17 h tous les jours, explique Pauline, lycéenne. Je commence par
grignoter une bonne demi-heure. Pour me détendre, je me connecte sur Facebook avec mes amies
qui se défoulent comme moi, ensuite j'allume la télé en me disant que je travaillerai après dîner car
je me sens fatiguée". Après le repas elle se plonge enfin dans son travail mais son amie Julie
l'appelle sur son portable car il lui manque une info sur le travail à faire. Elles reparlent de la
journée, des copains et des profs et la conversation se prolonge... grâce aux forfaits gratuits.
Quand elle raccroche une heure après, Pauline n'a plus trop envie de de remettre à travailler !

Dans ce cas classique, les distractions empêchent la lycéenne de se concentrer et de produire un


travail efficace en un temps raisonnable. Résultat : son travail n'est pas correctement fait
alors qu'elle a l'impression d'y avoir consacré du temps et se sent fatiguée. Sa motivation s'en
ressent et elle a de moins en moins envie de travailller !

Pour ne pas vous laisser piéger ainsi, une seule solution : travailler intelligemment ce qui ne
veut pas dire forcément travailler davantage, mais mieux. Il vous faut une bonne
organisation pour utiliser au mieux les capacités de votre cerveau. Ainsi vous pourrez travailler
efficacement, en un temps limité, et vous verrez qu'il sera moins dur de démarrer... et même -
mais oui mais oui - que vous y trouverez de la satisfaction !

1/ Planifiez le temps que vous voulez consacrer au travail


Faites tous les jours un emploi-du-temps pourorganiser le temps libre qui n'est pas occupé
par les cours : notez les activités régulières (sport ou autres), le temps des repas, les temps de
transport (s'ils sont longs) et placez votre travail scolaire sur un créneau précis en décidant d'y
consacrer 30 minutes, 1, 2 ou 3 heures selon les jours et les besoins de vos études.

Cette programmation a deux avantages :


1/ Vous reprenez votre vie en main. Vous ne croulez plus sous ce travail péniblement comme un
condamné traîne son boulet mais c'est vous qui décidez de consacrer ce temps à votre travail.
Vous ne subissez plus, vous agisssez et psychologiquement, cela change tout ! Il est en effet
beaucoup moins dur de se mettre à travailler si on l'a décidé librement.

2/ Le planning vous permet aussi de voir qu'il vous reste parfois du temps libre qui peut être
consacré à autre chose : loisir, détente, lecture, sortie. Là encore, vous avez tout intérêt à
programmer les choses pour être sûr de les faire. "Depuis que j'ai décidé de courir tous les mardis
à 19h, j'arrive à m'y tenir alors qu'avant je repoussais tout le temps", reconnaît Marvin.

Et maintenant, essayez au moins de vous tenir absolument à votre emploi-du-temps en vous


mettant au travail à l'heure dite sans repousser à plus tard (éventuellement, faites biper votre
portable). Ne mélangez pas les activités mais vivez chaque moment à fond, sans penser au travail
qu'il faudra faire pendant que vous vous détendez, ou à la détente pendant que vous travaillez.
Chaque chose a un début et une fin. Julie vous demande de la rappeler alors que vous venez de
vous plonger dans un cours ? Vous répondrez plus tard, quand le créneau travail sera fermé.

2- Tenez compte de vos rythmes personnels


Il faut solliciter votre cerveau quand vos capacités de concentration et de mémorisation
sont les meilleures. La tranche horaire de fin d'après-midi est assez bonne en général (de 17h à
20h). Y placer son travail personnel d'études permet de garder la soirée pour la détente (et
éventuellement de poursuivre un peu en soirée), alors qu'il est plus dur de faire le contraire.

Toutefois certains peuvent être plutôt "du matin" : plutôt que de dormir sur leur travail en soirée,
ils peuvent avoir intérêt à se lever plus tôt pour revoir un cours ou faire des exercices. "Les jours
où je commence à 9h, je travaille 30 minutes de 7h30 à 8h et je suis vraiment en forme",
témoigne Clément.

D'autres seront au contraire plus à l'aise après le diner, en soirée. Dans ce cas, mieux vaudra diner
tôt pour se mettre au travail vers 19-20h. Attention de ne pas décaler trop l'heure où vous allez
vous coucher... car le manque de sommeil se répercute le lendemain sur votre concentration et
la mémorisation.

Le but est de travailler le plus efficacement possible, donc en un temps limité. Si l'heure des
repas vous bloque, discutez-en avec vos proches pour voir si elle ne pourrait pas varier. "J'ai
toujours mis longtemps à me mettre au boulot car je suis assez lent, explique Johann. En seconde,
j'ai demandé à mes parents si je pouvais venir manger seulement après avoir fini car sinon je
commençais à travailler vers 19h et on m'appelait pour le repas alors que j'étais enfin concentré.
Ils ont été d'accord et ça m'a beaucoup aidé".
3- Ne ratez pas le top départ

Le plus dur, bien sûr, est de démarrer. S'arracher à sa rêverie, son tchat, son film, sa conversation,
son mobile pour se mettre à sa table de travail est pour certains une véritable épreuve de volonté.
D'autant plus que les tentations ne manquent pas.

Veillez donc à ne pas entamer avant le travail d'activités trop "addictives" que vous aurez
du mal à arrêter : surfer sur Internet, répondre à ses messages, aller sur Facebook... L'expérience
prouve que les activités sur écran ont en effet tendance à nous entraîner au-delà de ce que nous
voulions faire et à prendre plus de temps que prévu.

Avant de vous mettre au travail, trouvez plutôt de petites activités simples qui vous détendent
rapidement : croquer une pomme, boire un thé, faire un tour sur votre balcon ou votre jardin,
prendre une douche, faire un petit tour de vélo, vous changer... Cela peut même devenir un rituel
qui vous prépare à l'étude.

4- Prévoyez un menu varié et attaquez par le plus rapide


Notre cerveau ne peut rester concentré sur un même sujet trop longtemps. Environ toutes les 20
minutes, nous subissons une "baisse de régime" et mieux vaut alors faire une courte pause (se
lever, s'étirer, boire un verre d'eau) ou changer d'activité plutôt que de perdre du temps à relire
son cours sans rien "imprimer".

Voilà pourquoi vous avez tout intérêt à programmer plusieurs types d'exercices, de
disciplines ou d'activités dans une tranche de travail personnel. Vous bloquez sur les maths
? Ne vous fatiguez pas pour rien, délassez-vous en lisant votre cours d'histoire, classez vos fiches,
puis revenez éventuellement vers le point difficile à la fin.

Pour vous encourager, faites une liste de ce que vous avez à faire en vous mettant au travail et
commencez par ce qui sera... le plus rapide. Cela vous permet d'avancer vite et de rayer sur votre
liste ce qui est fait : vous avancez, cela vous encourage et vous donne du coeur à l'ouvrage !
Gardez plutôt pour la fin ce qui pourrait être long voire très long : résoudre un problème difficile,
faire des recherches sur Internet, réfléchir à un plan de dissertation...

5- Travaillez tous les jours


Mieux vaut travailler un peu tous les jours que beaucoup par à-coups. Non seulement le travail
produit sera meilleur, mais vous "musclerez" mieux les capacités cérébrales indispensables à
l'apprentissage.

- La mémorisation a en effet besoin de répétition. Pour bien mettre en mémoire quelque chose, il
faut l'apprendre non pas une fois mais plusieurs fois. En travaillant tous les jours, vous aidez votre
mémoire à engranger tranquillement les connaissances. Voilà pourquoi les enseignants ne cessent
de vous dire de travailler ré-gu-liè-re-ment.
- Travailler tous les jours permet aussi d'avancer pas à pas dans la compréhension de notions
difficiles. Vous vous attaquez à une première difficulté, puis à une autre, et une autre... et vous
finissez par maîtriser des sujets complexes. Vous évitez le découragement, vous faites des progrès
et cela vous donne envie de poursuivre le travail. N'attendez donc pas la veille pour attaquer un
problème difficile, vous risqueriez d'y passer la nuit, mais allez-y par petits bouts.

Même si vous avez une journée très chargée (par exemple avec des cours jusqu'à 18h et un
entraînement de sport jusqu'à 20h), veillez à y glisser intelligemment un temps minimum (30
minutes par exemple) pour revoir un cours ou faire un exercice.

6- Soyez malins, utilisez les temps morts

Vos journées recèlent des tas de temps de transition qui peuvent parfois être utilisés pour l'étude.
Le cas le plus classique est le "trou" dans l'emploi-du-temps qui vous oblige à rester dans votre
lycée, votre fac ou votre école.

Tâchez d'être malin, apprenez à utiliser judicieusement ces "trous" pour y caser une
activité d'études : vous pouvez aller en bibliothèque pour avancer un exposé, revoir un cours ou
démarrer une série d'exercices, etc. Vous gagnez ainsi du temps et cela peut vous éviter d'avoir
des temps de travail trop longs le soir ou le week-end.

Les temps de transport, s'ils sont longs, peuvent aussi permettre de lire, d'apprendre ou de revoir
des cours. Enfin, apprenez à repérer les temps et les lieux de votre vie plus propices à certaines
activités : Marine, en première L, aime lire chaque soir dans son lit avant de s'endormir. "ça me
détend et comme ça je lis les romans conseillés par la prof." On peut ainsi travailler et parfois, se
faire plaisir.

7/ Musclez et soignez votre concentration


Le manque de concentration est une grande cause de découragement dans les études : un étudiant
peu concentré perd en effet du temps à relire les mêmes choses, il ne parvient pas à mémoriser
ses cours, perd le fil des raisonnements et se fatigue au final beaucoup pour un résultat médiocre.

Il vous faut donc :


- muscler votre concentration. Pour cela, commencez par repérer combien de minutes vous
parvenez à rester concentré sur le même sujet. Prenez une pendule, et regardez au bout de
combien de temps votre concentration fléchit. Cela peut être au bout de 5, 10, 15 mintutes... Mais
vous pouvez progressivement augmenter ce temps en vous exerçant chaque jour à vous
concentrer rapidement. Quand votre esprit s'évade, ne tentez pas de lutter, respirez à fond, étirez-
vous, stoppez la tension quelques secondes, puis recommencez.

- chasser les distractions. Eteignez votre téléphone portable (même le bruit du vibreur et le
coup d'oeil que portez à l'écran suffit à vous distraire), quittez Facebook et n'allumez votre
ordinateur qu'au moment où vous avez éventuellement besoin de faire une recherche pour le
travail.

8/ Donnez-vous une récompense


Après un temps de travail, détendez-vous et pour vous encourager à vous mettre au travail,
pensez à une chose agréable que vous pourrez faire quand vous aurez fini : passer un coup
de fil à un copain, consulter votre magazine de sport, écouter un morceau de musique, prendre un
bain, regarder votre série préférée...

Ce petit temps de loisir devient ainsi une récompense qui vous motive un peu comme une carotte.
Une fois le travail fini, croquez-le sans complexe : le plaisir est d'autant plus grand que vous avez
déjà fait votre devoir.

9/ Faites-vous aider
De plus en plus de collèges, de lycées et même d'universités aident les élèves à acquérir de bonnes
méthodes. Si vous sentez que vous avez vraiment du mal à travailler et surtout à vous organiser
ou à être efficace, n'hésitez pas à participer aux ateliers de méthodologie proposés. Si rien
n'est proposé, parlez de vos difficultés à vos enseignants ou vos proches.

"Il a fallu que j'arrive en première année de fac pour réaliser que je ne savais pas apprendre !"
reconnaît Céline. Pourquoi peiner pendant des années et vous fâcher avec les études quand il suffit
peut-être d'acquérir 2 ou 3 bonnes habitudes pour tout changer ?

Travailler avec méthodes, c'est réussir, assurent en effet tous les pédagogues. Et réussir donne à
coup sûr plus envie de se mettre au travail