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0.

INTRODUCTION GENERALE

0.1. PROBLEMATIQUE

La raréfaction des matières premières lors de la première guerre mondiale, la surabondance des
stocks durant la crise économique de 1929, les difficultés des nouvelles technologies telles que le «
zéro stock » et le « juste à temps », le souci continu des gestionnaires d'améliorer l'efficacité et la
productivité de leur entreprise sont autant d'expériences qui ont contribué à faire prendre
conscience de l'importance d'une gestion économique de stock.

Relevant du système économique, le principe hédonistique pousse toute entreprise à accroitre son
volume de production en vue de maximiser son bénéfice à travers la vente de ses produits ou la
prestation de ses services, ce même principe amène les consommateurs par le souci de rationalité à
minimiser les coûts afin de satisfaire leur besoin. Face à ce double objectif contradictoire, il se pose
un problème d'adéquation de l'offre à la demande. De là découle un problème secondaire mais
majeur dans la vie de toute entreprise, celui de la gestion des stocks.

La constitution des stocks ainsi que sa gestion demeurent, dans la vie de l'entreprise, incontournable.

Bien que souvent et généralement l'entreprise se heurte à des problèmes majeurs face à la gestion
des stocks. Il s'agit dans la plupart des cas de la ridification de la production : il faut écouler le stock, il
y a aussi l'augmentation du délai moyen de production et en suite l'immobilisation des moyens
financiers importants et une immobilisation de surface 2(*) .

Cependant, l'analyse des différents coûts associés aux stocks est une étape importante dans
l'établissement d'une gestion des stocks. Pour les entreprises commerciales, cette analyse est un
préalable à l'établissement du prix de vente et des marges de profit ; pour les entreprises
industrielles et de service, elle sert au calcul des lots à commander, à l'établissement des méthodes
de réapprovisionnement, à l'évaluation du rendement des investissements en stock. Toutes ces
structures des coûts peuvent être reparties en quatre catégories : le coût d'achat, le coût de
commande, le coût de stockage et le coût de rupture de stocks.

En effet, le coût de rupture quand bien même sous estimé par bon nombre des gestionnaires est
susceptible de compromettre le fonctionnement de toute l'entreprise et par conséquent sa
crédibilité à l'égard de ses partenaires.

Si une rupture de stock est préjudiciable à la vie d'une entreprise, occasionnant parfois des pertes de
vente ou de clientèle, qui ne peuvent se poser sans causer des dommages à l'entreprise et affecter
ainsi son avenir.

En tout état de cause, ce problème est d'ordre technique et méthodique de la gestion des stocks de
l'entreprise afin d'éviter les désagréments entrainés par une mauvaise pratique de leur gestion.

Ainsi, c'est sur cette toile de fond que notre étude s'articule autour de la gestion saine et optimale
des stocks en magasin cas particulier de l’ASECNA au TOGO. A l'instar d'autres entreprises
multinationnales , L’ASECNA doit faire face aux clients qui sont ici tous services de la
représentation ;respectant une loi de distribution donnée sans maîtriser leurs fréquences d'arrivées.
Ce qui lui demande de recourir aux stocks surtout en produits vivriers pour satisfaire les demandes
quotidiennes des clients surtout dans sa branche restaurant.

A cet effet, pour mieux appréhender cette pratique, la principale question de notre étude peut alors
être formulée comme suit : comment l'hôtel Lac Kivu Lodge gère-t-il son stock afin de satisfaire les
besoins de ses clients. De manière claire, notre étude cherche à répondre aux préoccupations
suivantes :

· Quelle politique l'hôtel Lac Kivu Lodge utilise pour éviter une rupture de stock? Qu'en est-il de
l'accumulation des stocks dans cette entreprise ?

· L'hôtel Lac Kivu Lodge arrive-t-il à répondre favorablement aux demandes de ses clients à temps
réel ?

2. HYPOTHESE DE RECHERCHE

Pour M. GRAWITZ, l'hypothèse est définie comme étant une explication provisoire de la nature des
relations entre deux ou plusieurs phénomènes. L'hypothèse scientifique doit être confirmée ou
infirmée par les faits 3(*) .

En nous référant aux questions soulevées dans notre problématique, nous avons émis les hypothèses
suivantes afin de guider notre démarche :

· Pour que Lac Kivu Lodge ne puisse pas connaitre des ruptures de stocks, il constituerait des stocks
d'alerte qui serviraient comme provision en cas d'éventuelle rupture. Aussi, pour organiser sa gestion
des stocks et lutter contre les accumulations, il se fonderait sur la demande de ses clients. De ce fait,
tiendrait en considération les signaux du marché relatifs à l'évolution de ses clients dans son
restaurant.

· Compte tenu de cette organisation, l'Hôtel Lac Kivu Lodge arriverait à répondre positivement aux
demandes de ses clients à temps réel. Ce qui s'explique par la disposition des stocks prévisionnels
suffisants afin de répondre aux demandes du restaurant.

0.3. CHOIX ET INTERET DU SUJET

Cette étude revêt un double intérêt ; sur le plan théorique, elle vient en complément aux travaux
abordant la même thématique de recherche, celle de la gestion des stocks et pourra à travers nos
investigations être un point de départ pour d'autres recherches. Pour la communauté scientifique,
les théories et les résultats de cette étude constitueront un guide et/ou une source d'information
pouvant permettre aux autres chercheurs d'approfondir la notion de gestion des stocks et ouvrant
ainsi d'autres facettes de recherches.

Sur le plan pratique, les résultats qui vont découler de cette étude pourront permettre à l'hôtel Lac
Kivu Lodge de rationaliser la gestion de ses stocks et in fine, répondre favorablement aux demandes
de ses clients dans un délai assez réduit.

0.4. METHODOLOGIE

Une méthodologie est un ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une discipline
cherche à atteindre les origines, les vérités qu'elle poursuit, les démontre et les vérifie 4(*)
Cette oeuvre scientifique n'est pénétrable qu'au moyen d'une analyse, conduite sur base des
méthodes et techniques 4(*)

a) Méthodes du travail

Une méthode est essentiellement une démarche intellectuelle qui vise, d'un coté, à établir
rigoureusement un objet de science et de l'autre, à mener le raisonnement portant sur cet objet de
la manière la plus rigoureuse possible. 5(*)

De sa conception jusqu'à sa mise en forme finale, toute oeuvre faisant objet d'une étude scientifique
doit faire scène une méthode convenable, propre, cohérente et adaptée au sujet de recherche.

Nous avons utilisé les méthodes suivantes :

· La méthode analytique : elle nous a permis d'examiner avec soin et en profondeur les données afin
d'en dégager certains points marquants nécessitant des recommandations ;

· La méthode descriptive : nous a aidé à décrire notre cadre d'étude.

· La méthode historique : celle-ci nous a facilité afin de suivre l'évolution de certaines données qui
seront recueillies sur terrain.

b) Les techniques de recherche

La technique est un moyen permettant au chercheur de récolter les informations sur terrain mais
aussi de les traiter. Comme outil de recherche, nous avons recouru à :

· La technique documentaire : celle-ci nous a permis de côtoyer les fiches qui ont été à notre
disposition afin de tirer les données essentielles qui ont fait objet de notre particulière attention. Il
s'agit concrètement des données détaillées mois par mois de réception et de vente des produits et
cela de 2009 à 2011.

· La technique d'entretien libre : nous a aidé d'être en contact avec le chef de dépôt afin d'obtenir
certaines informations utiles à notre travail.

Signalons aussi que pour constituer la partie théorique de notre travail nous avons recouru à la
documentation.

Quant au traitement, nous avons procédés dans un premier temps au réaménagement statistique
des données, par la suite nous avons calculé certains ratios nous permettant d'avoir les indicateurs
sur la gestion des stocks. Le logiciel Ms Office et Excel 2007 nous ont servis pour l'encodage et le
traitement de ces données.

1.1.1.2 Le stock

0.5. DELIMITATION DU SUJET

Tout travail doit avoir une délimitation dans le temps et dans l'espace pour que le chercheur ait l'idée
de ce qu'il va entreprendre.
En ce qui concerne notre travail, nous nous sommes surtout intéressés à l'hôtel Lac Kivu Lodge au
cours d'une période allant de l'année 2009 à 2011.

0.6. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Hormis l'introduction et la conclusion, ce travail est subdivisé en trois principaux chapitres ; le


premier est axé sur les considérations théoriques de la gestion des stocks, le deuxième est consacré
essentiellement à la présentation de l'hôtel Lac Kivu Lodge et le troisième porte sur la gestion des
stocks à l'hôtel Lac Kivu Lodge.

Chapitre 1. LA GESTION DE STOCK AU SEIN D'UNE ENTREPRISE : ANALYSE THEORIQUE

La gestion de stocks est une étape incontournable qui reste au coeur des préoccupations de tout
gestionnaire qui veut piloter son entreprise vers la performance. Mais son approche diffère selon
qu'il s'agit d'une entreprise commerciale, industrielle ou de service. Pour ce qui est de notre travail,
ce chapitre s'intéresse au cadre théorique d'analyse de la gestion des stocks au sein d'une entreprise
hôtelière et est structuré en deux points: les généralités sur la gestion des stocks (1.1) ainsi que les
aspects administratifs et économiques de la gestion de stocks (1.2).

1.1. GENERALITES SUR LA GESTION DES STOCKS

1.1.1.1. La gestion

1.1.1. Définition des concepts

La gestion est une activité aussi vieille que l'homme. C'est un concept complexe vu qu'il existe autant
de définitions qu'il y a autant d'auteurs. Mais de toutes les définitions ressortent les éléments
communs à savoir : la mise en oeuvre des ressources et l'atteinte des objectifs dans un cadre bien
déterminé.

La plus ancienne des définitions est celle de H. Fayol qui, pour lui, gérer c'est Prévoir, Organiser,
Commander, Coordonner et Contrôler les activités au sein d'une entreprise.

Dans son sens large, la gestion est définie comme étant une mise en oeuvre des ressources de
l'entreprise en vue d'atteindre les objectifs préalablement fixés dans le cadre d'une politique
déterminée 6(*) .

Selon MARINET et A. SILEM, la gestion peut être définie comme étant une science permettant de
déterminer la combinaison la plus satisfaisante en termes de rendement et de productivité des
moyens matériels et de la ressource humaine dans les organisations 7(*) .

Pour GOUMET et RENOUJ J. « Gérer une entreprise c'est prendre les décisions concernant l'activité
de l'entreprise » 8(*)

Pour GOUMET, gérer c'est mettre au sein d'une organisation quelconque un processus décisionnel à
tous les niveaux du rouage de l'entreprise 9(*) .

De tout ce qui précède, nous pouvons en fin retenir que gérer, est la manière de mettre en oeuvre
les ressources humaines matérielles et les facteurs organisationnels dans le but d'aboutir aux
objectifs assignés. Comme cette gestion doit porter sur une cible bien déterminée, il s'agit dans notre
travail de la gestion des stocks. Ce qui nous pousse à nous intéresser à la notion de stock.

Tout au long de la chaîne logistique, de la matière première originelle au client final on trouve
régulièrement des stocks. Ceci prouve à suffisance que la compréhension du concept stock ne doit
pas seulement se limiter aux articles et marchandises disponibles en magasin après vente mais à une
acception beaucoup plus large.

Ceci tient à ce que l'imbrication des responsabilités successives de différents services de l'entreprise,
lors de la réalisation de l'acte industriel, n'est pas généralement considérée dans son ensemble. On a
souvent tendance à n'appeler stock, que les produits « stationnant » à un certain moment donné du
processus d'élaboration du produit, dans un local physiquement déterminé appelé « magasin » 10(*)

Le dictionnaire Larousse définit le stock comme étant l'ensemble des marchandises disponibles sur
un marché, dans un magasin ou un ensemble des marchandises qui sont la propriété d'une
entreprise 11(*)

Quant à Michel CROLAIS, le stock constitue tous les produits et matières présents dans l'entreprise et
qui lui appartiennent, à quelques stades de l'évolution qu'ils se trouvent, depuis le jour de leur
acquisition par la société jusqu'à ce que, sous une autre forme, ils soient vendus. 12(*)

C'est donc d'une manière générale et dans son acceptation la plus large que nous nous intéressons
au stock. Le stock est caractérisable par son seul niveau à chaque instant du temps. Il se différencie
du flux sur lequel il est habituellement difficile d'agir du moins à court terme.

Le niveau du stock est contrôlé par les modulations appropriées des flux d'entrée c'est-à-dire
l'approvisionnement du stock. Une comparaison peut être faite avec le volume d'eau contenu dans
une baignoire dont le bouchon d'écoulement est retiré. L'eau qui s'écoule correspond à la
satisfaction d'une demande sur laquelle on peut agir. Le stock est caractérisable par le niveau d'eau
dans une baignoire et l'on peut agir dessus qu'en arrivant plus ou moins les robinets d'arrivée d'eau.
13(*)

Au sein d'une organisation quelle que soit sa nature, les stocks jouent un rôle primordial vu les aléas
qu'ils évitent à l'entreprise : éviter la rupture et donc, l'arrêt de l'activité ou faire face à une demande
inattendue.

a) Rôles des stocks dans une entreprise 14(*)

Une entreprise détient des stocks principalement pour coordonner temporairement ses activités
d'achat et de vente. Cette coordination peut-être nécessaire dans un certain nombre de cas :

- Entre le moment de passation d'une commande et sa livraison s'écoule un temps appelé délai de
livraison. En raison de ce délai, un client qui désire acheter un produit ne se trouvant pas en stock ne
peut être satisfait immédiatement d'où nécessité d'un certain niveau de stock pour répondre à cette
situation.

- Certains produits subissent des fluctuations de leurs prix et l'entreprise peut vouloir profiter de prix
bas pour acheter et le prix élevé pour vendre.
- L'offre peut être accentuée à une période donnée de l'année alors que la demande s'étale tout au
long de l'année.

Pour ce faire elle recourt à différentes techniques telle que la gestion administrative des stocks, la
gestion économique des stocks et à l'étude de la rotation des stocks.

En plus des rôles poursuivis par la détention des stocks, il est important de faire le point sur la
distinction fonctionnelle pour ressortir les différents types de stocks rencontrés au sein d'une
entreprise et pour lesquels le gestionnaire devrait normalement tirer une particulière attention.

b) Distinction fonctionnelle des stocks 15(*)

En se basant sur le critère fonctionnel, on distingue généralement au sein d'une entreprise : le stock
normal, le stock disponible, le stock maximum, le stock mort, le stock de récupération et le stock de
dépannage.

1. Le stock normal

Constitué des articles dont l'utilisation est courante, constante et continue, le stock normal
comprend trois types des stocks :

· Le stock actif : c'est le stock destiné à la consommation courante.

· Le stock de protection ou de sécurité : qui est la réserve destinée à palier aux accélérations
imprévues de sortie de délai de livraison etc. ce stock reste en magasin et ne peut être utilisé
qu'après l'épuisement du stock actif.

· Le stock d'alerte ou minimum : c'est celui qui lorsque son niveau est atteint, on passe
automatiquement une nouvelle commande.

2. Le stock disponible

Est constitué du stock réellement existant diminué des demandes non encore satisfaites.

3. Le stock maximum

Est le stock plafond, le stock au-delà duquel il y a pléthore de stock.

4. Le stock mort

Est le stock qui est en magasin lorsque le flux d'entrée et de sortie est nul

5. Le stock de récupération

Est constitué de matériels déjà utilisés mais qu'il est probable de pouvoir les remettre en activité
dans le circuit de l'entreprise après remise en état.

6. Le stock dépannage ou stock de création

Est le stock qui permet de continuer l'activité, même en cas d'arrêt d'approvisionnement. Il est
souvent créé par les encours de fabrication.
Mais au sein d'une entreprise, il ne suffit pas d'avoir un stock mais plutôt la manière de le gérer qui
importe le plus. Une bonne gestion des stocks est source du pilotage de performance au sein d'une
organisation. Fort de cela, il est intéressant de nous appesantir sur la notion de gestion des stocks.

· Le classement en catégories

1.1.2. La gestion des stocks

1.1.2.1. Le concept de la gestion des stocks et définition

La gestion des stocks est définie comme une technique de maintien d'un stock suffisant et nécessaire
à la maitrise des problèmes pour être à même de contrôler et réglementer les flux d'entrées et les
flux de sorties. Comme dit plus haut, ce n'est pas le stock qui compte mais sa gestion. C'est ainsi que
la constitution d'un stock accompagnée d'une bonne gestion est trop capitale du fait qu'elle permet
de :

· Lutter contre la pénurie afin de faire face à une éventuelle rareté du produit sur le marché ;

· Contourner les aléas de consommation en faisant face à une augmentation subite des demandeurs
due à une conquête brusque des clients ;

· Parer aux aléas de livraison dans ce sens que les délais de livraison peuvent ne pas être respectés
par les fournisseurs.

Au-delà de la dimension prévisionnelle, les stocks peuvent être constitués dans un but spéculatif, et
dans ce cas, les organismes étatiques ou internationaux doivent intervenir afin de contenir le prix et
sauvegarder le pouvoir d'achat de la population.

Chaque entreprise constitue des stocks pour assurer la continuité soit de son cycle de production,
soit pour lutter contre une éventuelle rupture. D'où, toute gestion des stocks poursuit un certain
nombre d'objectifs.

1.1.2.2. Objectif de la gestion des stocks

La gestion des stocks a pour but de maintenir à un seuil acceptable le niveau des services pour lequel
le stock considéré existe. En effet, l'un des objectifs de la gestion des stocks est précisément d'aller
vers une performance accrue par une meilleure maitrise des stocks.

Cette gestion implique quatre types d'opérations :

· Le magasinage avec entrées, stockage, sorties des articles ;

· La tenue d'un fichier consacré à la tenue des stocks ;

· L'imputation dans la comptabilité des entrées/sorties ;

La détention des stocks au sein d'une entreprise présente aussi bien des avantages que des
inconvénients. Ces derniers se présentent sous forme des difficultés que le gestionnaire des stocks
est censé surmonter.

1.1.2.3. Difficultés de la gestion des stocks


La gestion des stocks revêt un certain nombre des difficultés dont les principales sont :

- La difficulté pour une programmation rigoureuse à cause de fluctuation saisonnière, des actions de
la publicité et de la concurrence et de la variation possible de délai de livraison ;

- Les contraintes relatives au produit tel que le volume, le poids, le coût du transport ;

- Les caractères techniques : un produit industriel spécialisé nécessite un service de vente qualifié
dont par fois seul le fabriquant est à mesure d'assurer ;

- Les caractères périssables de certains produits exigent un acheminement rapide dans les meilleures
conditions de conservation.

Devant toutes ces difficultés, la question qui se pose est celle de savoir s'il faut commander par
petite quantité afin d'évite l'immobilisation des capitaux et de l'espace sans oublier qu'on augmente
le risque de rupture de stocks.

Quoi qu'il en soit, la gestion des stocks révèle certains aspects administratifs et économiques dont il
faut tenir compte tout au long du processus de détention de stocks au sein d'une entreprise. La
deuxième section de notre travail pourra s'en inspirer.

1.2. LES ASPECTS ADMINISTRATIFS ET ECONOMIQUES DE LA GESTION DES STOCKS

Ce point s'attèle essentiellement à la gestion administrative des stocks (1.2.1) ainsi qu'à la gestion
économique (1.2.2) au sein d'une entreprise.

- Les éléments non directs.

1.2.1.1 Evaluation des sorties

- La méthode de coût préétabli.

1.2.1 La gestion administrative des stocks

Elle sert à assurer une bonne organisation matérielle des stocks et à procéder à leur suivi
administratif en vue de connaître quels sont les articles en stocks et quelle est leur localisation.

Pour gérer et calculer la valeur des stocks, il est impérieux de connaître la manière pratique
d'évaluation des entrées ainsi que des sorties des articles (marchandises).

A cet effet, différentes méthodes de valorisations de stocks sont d'usage et qui permettent
d'enregistrer tous les mouvements du stock et de donner à tout moment l'état du stock portant de
l'égalité. A ce titre, le stock final est déterminé comme suit :

Stock final = stock initial + (entrées - sorties)

1.2.1.1 Evaluation des entrées

Les entrées sont enregistrées aux prix d'achats majorés de tous les autres frais d'approvisionnement.
De manière analytique :
Coût d'achat = prix d'achat + frais d'achat à caractère externe (transport partiel, frais de douane) +
frais d'achat à caractère interne (transport par l'entreprise, frais de réception).

Néanmoins, cette formule ne contient pas les éléments suivants :

- Les emballages facturés (à rendre aux fournisseurs) ;

- Les rabais, remise, ristourne (RRR) obtenus sur facture ;

En principe, tout élément stocké sort du magasin au prix auquel il est entré. Cependant, étant donné
que les produits sont interchangeables et que leurs prix unitaires varient suivant la quantité entrée
en magasin date par date, il devient difficile de chiffrer les entrées en stock.

Pour faire face à cette difficulté, plusieurs méthodes sont d'usage dont les plus importantes feront
l'objet d'un approfondissement dans notre travail. Il s'agit de:

- Les méthodes de valorisation des stocks ;

- La méthode des coûts approchés (ou prix théorique) ;

1. FIFO (First In, First Out= premier entrée, premier sortie)

2. LIFO (Last In, First Out= dernier entrée, premier sortie)

3. CUMP (Coût unitaire Moyen Pondéré)

i. Les différentes méthodes de valorisation des stocks 16(*)

Cette méthode a pour résultat, en période d'inflation de valoriser régulièrement le coût de revient
des produits en stocks par le rajeunissement qu'introduit l'élimination progressive des entrées les
plus anciennes. Cette méthode a pour effet d'augmenter le moyen d'inventaire.

Cette méthode a pour effet de conserver « en mémoire » les éléments les plus anciens et donc de
retarder l'actualisation de la valeur des stocks. L'implication de cette méthode a pour conséquence
de réduire le coût d'inventaire.

Cette technique a pour principe de ne pas privilégier les différentes entrées en fonction de leurs
dates mais de chiffrer les sorties au coût moyen pondéré par les quantités correspondantes. Ce coût
moyen pondéré est recalculé lors de chaque nouvelle entrée.

4. NIFO (Next in, First Out)

Pratiqué parfois dans la comptabilité économique des compagnies pétrolières, le NIFO a pour
résultat de chiffrer les sorties en prix de renouvellement afin de ne pas pénaliser l'exploitation par le
jeu d'érosion monétaire (prise en compte du coût d'opportunité).

Exemple :

Pour valoriser une quantité de sortie du 26 mars, on considère le coût de renouvellement comme
étant celui de l'entrée prochaine du 5 avril.
Par le jeu de cette valorisation à un coût prévisionnel non encore constaté, l'application de la
méthode NIFO a pour effet de diminuer le coût moyen.

- Le délai de livraison qui peut être déterministe ou aléatoire ;

- Le volume de commande de réapprovisionnement ;

a. Les éléments de coût d'un système de stock

- Le coût d'acquisition ;

ii. La méthode des coûts approchés (ou prix théorique)

Les sorties sont calculées à partir du coût moyen de la période précédente éventuellement majoré
d'un pourcentage représentant la hausse générale de prix (prise en compte de l'inflation).

iii. La méthode de coût préétabli

Est appelé coût préétabli à l'avance parce que la valeur des mouvements des matières et/ou
marchandises en valeur est connue ex ante.

Il convient de donner une idée sur le mouvement de stock, avant de passer à la gestion économique
du stock.

- Les entrées en stock : sont enregistrées de deux manières. Premièrement à partir du bon de
livraison émise par le fournisseur et vérifié par le magasinier ; deuxièmement à partir d'un document
rédigé par les services de l'entreprise dans le cas de stock intermédiaire.

- Les sorties de stocks : les services demandeurs, commerciaux ou techniques, suivant les cas,
rédigent un bon de sortie qui porte mention de la nature et de la quantité d'articles du stock.

1.2.2 La gestion économique des stocks17(*)

Le stock constitue l'un des éléments importants de la gestion de l'entreprise et de l'activité


économique dans son ensemble. Chaque produit est susceptible de faire l'objet d'un stock étant
donné que la maniabilité du stock est fonction de la nature des produits selon qu'ils sont durables ou
périssables.

Bien d'entreprises utilisent plusieurs produits qui, par voie de conséquence, fait de la gestion des
stocks une tâche plus complexe et fastidieuse. Dans ces conditions, le décideur doit disposer
d'instruments fiables lui permettant de piloter au moindre risque son affaire.

De manière générale, les principaux éléments d'une gestion des stocks sont :

- La demande d'articles qui peut être déterministe ou aléatoire ;

- Les différents niveaux de stock qui sont des stocks maximums, le stock minimum, le niveau
instantané du stock et le niveau de réapprovisionnement ;

- Les coûts engendrés par le stock qui sont les coûts de stockage, de coût de lancement de
commande et de pénurie ;
- La date de réapprovisionnement et les périodes de gestion des stocks, période qui peut être
constante ou variable.

Ces éléments constituent l'armature de la gestion de stock que ce soit en avenir certain ou incertain,
que ce soit à la période fixe ou variable.

Les coûts inhérents à un système de stock (caractérisé par les flux physique et informatif) sont de
divers ordres et leur identification pose parfois des problèmes d'affectation. Pour palier à ces
insuffisances, le modèle de WILSON propose le classement de coûts en quatre groupes :

- Le coût de commande ;

- Le coût de stockage ;

- Le coût de rupture.

Le coût d'acquisition est le prix payé par l'acheteur au fournisseur, il comprend les frais de transport,
les frais d'assurance et de douane ainsi que les frais de manutention lors de livraison de la
marchandise.

Le coût de commande comprend toutes les dépenses qui accompagnent l'acte d'achat c'est-à-dire les
frais de passation, de suivi et de détention de commande.

Ce coût est difficile à établir suite à la nature trop administrative des éléments de commande. De ce
fait, il sera trop difficile si plusieurs articles ont été concernés de savoir le montant exact des frais
occasionnés pour chaque article en particulier.

Néanmoins, au sens unitaire, ce coût est indépendant de la quantité commandée. Si l'on considère
l'importance relative du coût de commande par rapport au nombre d'unité comprise dans une
commande, alors on peut déduire que le coût de commande est inversement proportionnel à la
quantité commandée.

Le coût de stockage comprend le coût financier qui se traduit par le taux d'intérêt exigé pour
rémunérer le capital immobilisé sous forme de marchandise stockée.

Le coût de rupture est le coût qui tient compte de la réaction des clients qui arrivent en rupture et de
l'importance des pertes consécutives à cette rupture.

De ce qui précède, la gestion économique des stocks pose de fois un problème d'ordre décisionnel
consistant à la fixation de la quantité optimale des stocks à posséder au sein de l'entreprise. Cet
aspect doit être analysé avec force détail.

b. Le problème décisionnel en matière de gestion de stock

Le problème de décision qui se pose en matière de gestion des stocks consiste à élaborer un
mécanisme permettant de fixer le volume optimal des stocks à détenir, en étant attentif au fait que
les suppléments de profit ou économies rendues possibles par les stocks ne peuvent être réalisés
qu'en consentant à un ensemble des coûts et ses risques inhérents à leur acquisition et détention.
Les principales composantes du coût de stockage sont : les coûts proprement dits et risque inhérent
à la détermination de stock.

1° les coûts proprement dits

On distingue :

· Le coût du capital investi dans le stock et installation de stockage :

Quand on achète pour stocker, on immobilise des fonds pendant une certaine durée et il faut avoir
des installations. L'immobilisation des fonds constitue un coût d'opportunité car les capitaux auraient
pu être placés dans des investissements plus rentables à risque égal. La construction des installations
entraine le paiement des intérêts aussi bien pour les investissements réalisés que pour les capitaux
utilisés pour acquérir les stocks. Si les capitaux ont été empruntés, le coût à considérer c'est le taux
d'intérêt à payer aux coûts des fonds propres.

· Le coût de la capacité de stockage ou des installations de stockage concerne :

- L'amortissement des locaux quand on est propriétaire des installations et à imputer aux stocks,

- Le loyer quand on est locataire,

- L'entretien des bâtiments ou installations,

- La surveillance,

- Les assurances incendies, impôts fonciers sur bâtiments,

- Le coût du stock,

- L'assurance vols et incendies sur stocks,

- Les pertes sur stocks,

- Les charges du personnel, comptabilité, enregistrement.

2° Risques inhérents à la détermination des stocks

On distingue deux types de risques :

- Le risque de fluctuation des prix qui consiste à acheter plus cher aujourd'hui par rapport au
lendemain ;

- Le risque d'obsolescence qui consiste à détenir de stocks susceptibles d'être démodés avec comme
conséquence la réalisation des pertes sur les ventes.

Il va sans dire que tous ces éléments de coût ne jouent pas en même temps mais lorsque l'on prend
des décisions en fonction du critère basé sur l'horizon temporel, tous les éléments jouent à long
terme, ce qui n'est pas le cas pour la courte période.

En bref, la politique optimale de stockage conduit à la détermination d'un plan d'approvisionnement


qui puisse répondre à la question de savoir quand et combien acheter en vue de satisfaire la
demande future. Pour une gestion efficace, il conviendra d'établir ce plan en tenant compte des
objectifs de gestion retenus.

Comme dit plus haut, le problème décisionnel renvoie à la détermination du niveau optimal des
stocks à détenir au sein de l'entreprise. Cet aspect nécessite une attention particulière.

c. La détermination des stocks optimaux

Une bonne gestion doit minimiser les coûts totaux résultant de la détention de stock. Une
augmentation des stocks entraîne d'une part des coûts supplémentaires (frais d'entrepôt, assurance
des stocks, risque de détérioration) et d'autre part, diminue les coûts de rupture des stocks, les coûts
d'interruption de la production. Plusieurs méthodes de gestion des stocks existent dont quelques
unes feront l'objet d'un développement dans la suite de notre travail.

1° Le modèle classique de gestion des stocks

Ce modèle élémentaire de gestion des stocks est basé sur des hypothèses déterministes et a pour
but de déterminer la quantité optimale pour chacune des commandes en tenant compte :

- Des coûts fixes d'envoi et de réception par commande ;

- Du chiffre d'affaires ;

- Du coût d'immobilisation unitaire des stocks.

Dans ce modèle, les stocks impliquent deux sortes de coûts : les coûts de détention qui regroupent
les coûts de stockage, assurance, dépréciation, etc. et les coûts de commande (appelés autrement
coût d'ordonnancement ou d'approvisionnement et de livraison). Ainsi, la politique optimale des
stocks que ce soit pour les produits finis ou les encours de fabrication doit tendre à minimiser la
somme des coûts de détention et d'ordonnancement.

La détermination du stock optimal des encours de fabrication consiste à déterminer le stock tant du
point de vue volume que valeur. Ce stock optimal aura une forte incidence sur le planning des
approvisionnements à cause des contraintes techniques multiples.

La détermination du stock optimal des produits finis est basée sur deux éléments :

- Le niveau des ventes (chiffre d'affaires à réaliser) : si l'on doit vendre beaucoup, il faut des stocks
importants des produits finis pour faire face à la demande.

- Les pratiques commerciales : il ne suffit pas seulement de faire de nouvelles prévisions de vente
mais avoir une politique commerciale qui attire la clientèle.

Il est à noter que les entreprises en activités saisonnières doivent quant à elles être attentives dans la
constitution des stocks optimaux des produits finis car elles peuvent se comporter de deux manières
dans leurs productions : assurer une production constante ou une production ajustée. Dans les deux
cas, elles se constitueront chaque fois un stock de sécurité à déterminer et à détenir pour faire face à
la demande. Cependant, la production ajustée sera adoptée que si l'économie de coût de stockage
excède les coûts supplémentaires entraînés par les fluctuations du niveau de production.
Cette méthode présentant certaines insuffisances, une technique dite novatrice consiste à la
méthode dite juste-à-temps ou Just in Time.

2°La méthode « Just in time »

Cette méthode constitue une approche nouvelle du problème des stocks. Elle est appelée aussi
méthode du stock zéro ou méthode de production à flux continu.

L'idée de base du système est que l'entreprise doit détenir un stock minimal, mais que ses
fournisseurs devraient plutôt lui livrer « juste à temps » les pièces qui lui seront nécessaires. Ce
système est plus large qu'un système de gestion des stocks. Le montant des stocks est réduit au
minimum de même que le temps et la distance entre les différentes opérations. Pour que la firme
puisse être approvisionnée, il faille qu'elle entretienne des relations suivies avec ses fournisseurs et
qu'il existe une bonne coordination.

Ce système modifie l'hypothèse du modèle classique en optant de diminuer le coût de commande


des stocks qui peut être obtenue grâce à une localisation judicieuse des unités de production d'une
part, et diminuer le stock de sécurité obtenu en améliorant les relations entre l'entreprise et ses
fournisseurs.

Comme avantage principal, ce système permet de dégager de la trésorerie qui peut être utilisée pour
de nouveaux investissements.

3° La loi 20/80 et la méthode ABC

Grâce à des observations statistiques, les entreprises peuvent classer les stocks en différentes
catégories (articles importants ou non) et réserver un contrôle rigoureux et régulier pour les articles
de base.

a) La loi de 20/80 a été mise en jeux à partir de véritables lois établies à la suite de nombreuses
observations. On a remarqué que 20% environ du nombre des articles consommés par les
entreprises représentent 80% environ de la valeur totale de la consommation. Transposée à la
gestion des stocks, cette structure veut que 20% de nombre d'articles en stock valent 80% du stock.

A partir de cette remarque, il est possible de diviser les articles stockés en deux groupes :

· Groupe 1 (20/80) : ceux qui sont plus importants et qu'il faut gérer avec rigueur et au moindre coût.
Les économies sur les coûts à cet effet, pourront être élevées ;

· Groupe 2 (80/20) : ceux qui sont les moins importants et qu'il faut gérer moins rigoureusement. Les
stocks seront établis avec des marges de sécurité élevées.

b) La méthode ABC est une méthode identique à la précédente, mais un peu plus fine dans la mesure
où l'on distingue trois groupes des produits :

· GROUPE A : il s'agit des articles déterminant pour l'entreprise. Ils représentent environ 10% du
nombre d'articles, mais environ 70% de la valeur du stock. Ce sont des articles dits « articles
standards ». Ils doivent être gérés avec rigueur.
· GROUPE B : constitué des articles d'importance moyenne qui peuvent être gérés avec moins de
rigueur. Ils représentent environ 20% de la valeur du stock. Ce sont des articles dits « articles
courants ».

· Groupe C : comprend les articles de faible importance qui peuvent être gérés d'une gestion plus
lâche. Ils représentent environ 60% du nombre des articles et environ 10% de la valeur du stock. Ce
sont des articles dits « articles exceptionnels ».

Pour une bonne gestion, il convient que le gestionnaire renvoie régulièrement le classement réalisé
pour prendre en compte l'évolution de l'activité de l'entreprise, et de son marché.

Chapitre 2. PRESENTATION DU CADRE D'ETUDE :

3.3 ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

Cette section se propose d'analyser les données, les interpréter afin d`en tirer des conclusions. Partant de nos
hypothèses, nous nous assurons que cet hôtel connaît ou non des ruptures de stocks.

Pour y parvenir, nous calculons respectivement la rotation de stock et le délai d'écoulement des produits en
étude.

3.3.1. Le stock final

Avant de calculer la rotation et le délai d'écoulement, il nous est nécessaire de dégager mensuellement, dans un
premier temps les stocks moyens. Comme vu précédemment, la formule ci après nous a servi à cette fin :

Le stock moyen est calculé en faisant la somme algébrique des stocks finaux à chaque fin du mois qu'il faut
diviser par 12 qui est en fait le nombre de mois pour une année.

Mathématiquement, cette relation se traduit par la formule suivante :

Tableau 3.10 : calcul des stocks finaux pour le Lait NIDO (en boites)

AnnéeRubriquesJFMAMJJASOND SI421031254532 2009ENTREES484547424048484540454346


SORTIES423941424042423934394341 SF1087037811101137 SI1087037811101137
2010ENTREES495049464746485052474846 SORTIES394142404246483941424042
SF20171768782219161311 SI20171768782219161311

2011

Source : nos calculs

Source : nos calculs

ENTREES485052474846484547484648 SORTIES414242404240423839474641
SF272527131413142925171318

En voyant ce tableau, il ressort que pendant le mois d'avril de l'année 2009, il s'est remarqué une situation de
rupture. Ce qui n'est pas bon pour l'entreprise, en effet cette situation même si elle peut être négligeable, peut
influencer négativement le fonctionnement de l'entreprise et par conséquent sa crédibilité à l'égard de ses
partenaires. La situation de rupture de stock s'explique soit par le fait que l'hôtel LKL a écoulé tous ses produits à
tel point que rien n'est resté comme stock de sécurité dans ses magasins. De même, il faut signaler que le stock
final le plus élevé a été de 11 boites en 2009, 20 boites en 2010 et 27 boites en 2011. Le stock le plus faible était
de O en 2009, 6 en 2010 et 13 en 2011.
Dans les lignes qui suivent, nous calculons les stocks finaux du Filet de Tilapia. Une occasion pour nous
d'analyser avec soin le tableau ci-dessous repris :

Tableau 3.11 :calcul des stocks finaux pour le Filet de Tilapia (en pièces)

AnnéeRubriquesJFMAMJJASOND SI0254580100119134154194207237285
2009ENTREES200190195185189190190200178200196197
SORTIES175170160165170175170160165170175158 SF254580100119134154194207237285297
SI0304890110131154184204224249273 2010ENTREES190189200200190200200190195185189190
SORTIES160165158180169177170170175160165170 SF304890110131154184240224249273293
SI0355585110140170175185216226247 2011ENTREES200190200200190195185185189190190200
SORTIES165170170175160165170175158180169177 SF355585110140170175185216226247270

Dans l'ensemble, il se dégage des résultats dans ce tableau relatif aux stocks finaux de Filet de Tilapia, que
pendant les trois années d'étude, aucune rupture de stock n'a été signalée. Pour les stocks initiaux début période
en commençant par l'année 2009, cette situation qui s'apparente comme une rupture, n'est pas en tout état de
cause comme telle par le fait que les stocks finaux à la fin de la période n'ont pas été reportés pour l'année
suivante.

Nous devons donc signaler que ces différents stocks finaux augmentaient d'un mois à l'autre, cela signifie qu'à
l'hôtel Lac Kivu Lodge, au cours de ces trois années, les ventes étaient décroissantes.

Compte tenu de cela, l'hôtel Lac Kivu Lodge a intérêt à ne pas effectuer plus d'approvisionnements pour qu'il ne
puisse pas s'observer des accumulations de stock ; ce qui n'est pas bon pour une bonne gestion des stocks. En
2009, le stock le plus faible est 25 pièces et le plus élevé est de 297 boites, en 2010 le plus faible est de 30 et le
plus élevé est de 293 et en fin en 2011 le plus faible est de 35 et le plus élevé est de 270.

Ainsi dit, nous calculons en fin les stocks finaux pour le produit Primus. Il convient donc de signaler que le tableau
suivant nous a aidé à analyser les stocks finaux du produit Primus.

Tableau 3.12: calcul du stock final pour le Primus (en casiers)

AnnéeRubriquesJFMAMJJASOND SI15791517192123262832 2009ENTREES636262636461636262636461


SORTIES596060576059616059616058 SF579151719212326283235 SI0712162026303232323538
2010ENTREES646563656663636262636461 SORTIES576059616059616262606167

24 sur 3214/12/2017 à 15:33

Memoire Online - Problématique de la gestion des stocks dans les


sect...https://www.memoireonline.com/07/12/6012/Problematique-de-la-gest...

2011

Source : nos calculs

SF SI03581117232528303436 ENTREES656365666363626263646163 SORTIES626162635757605961605961


SF358111723252830343638

Rubriques200920102011 Volume de sortie484502500 Stock moyen71420 Rotation de stock683725 Délai


d'écoulement51014

Source : nos calculs à partir du tableau 3.10

Rubrique200920102011

71216202630323232353832
Ce tableau, relatif aux stocks finaux de Primus, montre que pendant les trois années d'étude, aucune rupture de
stock n'a été signalée. Pour les stocks initiaux début période en commençant par l'année 2010, cette situation qui
s'apparente comme une rupture, n'est pas en tout état de cause comme telle par le fait que les stocks finaux à la
fin de la période n'ont pas été reportés pour l'année suivante.

Il y a, part contre, une accumulation des stocks pendant ces trois années, qui évoluent d'une façon croissante
d'un mois à l'autre.

Celle-ci n'est pas bonne pour l'entreprise car elle joue sur la vitesse de rotation et le délai d'écoulement du produit
Primus.

3.3.2 Rotation de stock et délai d'écoulement des stocks des produits

Avant de calculer la rotation de stock et le délai d'écoulement, il importe de définir ces concepts.

· Le volume de sortie : c'est l'ensemble de quantité des produits vendus pendant une période de temps bien
déterminée (ici c'est une année).

· Le stock moyen : c'est la moyenne des stocks finaux pendant une certaine période de temps considérée. C'est-
à-dire le total des stocks finaux divisé douze mois.

· La rotation des stocks : c'est l'ensemble de fois que le stock a été renouvelé pendant une période donnée.

· Le délai d'écoulement : c'est la durée d'un produit pour être vendu pendant une certaine période de temps.

Après qu'on ait calculé le stock final ainsi que le stock moyen pour chaque produit, nous calculons en suite la
rotation de stock et le délai d'écoulement de produit. 24(*) Les relations suivantes nous ont permis de les
déterminer :

Tableau 3.13 : calcul de la rotation de stock et du délai d'écoulement de Lait NIDO (Arrondie à l'unité)

De l'analyse de ce tableau, il s'en suit que la rotation de Lait NIDO au dépôt est décroissante. En effet le stock
moyen a été vendu 7 pendant l'exercice 2009, 14 pendant l'exercice 2010 et 20 pendant l'exercice 2011. Notons
cependant que la plus grande vitesse de rotation de stock permet à l'entreprise de réaliser un chiffre d'affaires
élevé avec un même volume des capitaux fixes, puis améliorer sa rentabilité globale.

En analysant ce tableau, la vitesse de rotation évolue à la baisse alors que le stock moyen est à la hausse.

Plus la vitesse de rotation est élevée, plus court est le délai d'écoulement des stocks. Au magasin de l'hôtel Lac
Kivu Lodge, concernant ce produit en étude, après 5 jours l'entreprise a renouvelé son stock moyen en 2009, ce
délai a été de 14 jours en 2010 et de 20 jours en 2011. Il a fallu alors moins d'approvisionnement pour ces deux
dernières années. Alors que la vitesse de rotation était mois élevée, le délai d'écoulement ne faisait
qu'augmenter. L'accumulation des stocks est donc à cette fin un problème que le gestionnaire doit résoudre.

Tableau 3.14 : Calcul de la rotation de stock et du délai d'écoulement de filet de Tilapia (Arrondie à l'unité)

Volume de sortie183818591869 Stock moyen156169159 Rotation de stock121112 Délai d'écoulement313331

Source : nos calculs sur base du tableau 3.11

Il ressort de ce tableau que pendant ces trois années, le stock moyen de Filet de Tilapia tourne normalement.

En effet, dire que le stock moyen tourne normalement revient à expliquer le fait qu'il a été renouvelé 12 fois en
2009, 11 fois en 2010 et 12 fois en 2011. Il a fallu 31 jours pour écouler le stock respectivement en 2009 et 2011
et 30 jours en 2011. Il s'est donc remarqué un manque à gagner du fait que le filet de Tilapia est un produit à
caractère périssable. Ceci traduit une mauvaise gestion des approvisionnements.

Tableau 3.15 : calcul de la rotation de stock et du délai d'écoulement de Primus (Arrondie à l'unité)

a. Le NIDO
CONCLUSION GENERALE

Nous voici au terme de notre étude qui a porté sur la problématique de la gestion des stocks dans les
secteurs hôteliers cas de l'hôtel Lac Kivu Lodge de 2009 à 2011.

Subdivisé en trois principaux chapitres, le premier a porté sur la gestion des stocks au sein d'une
entreprise hôtelière, une analyse théorique a été faite à cet effet, puis au deuxième chapitre il était
question de présenter l'hôtel Lac Kivu Lodge et en fin, nous avons parlé de la problématique de la
gestion des stocks à cette entreprise hôtelière. Une introduction a été faite au préalable et à la fin
une conclusion.

Le premier chapitre a passé en revue les notions théoriques relatives à la gestion des stocks. Il a été
constaté que la gestion des stocks demeure une des activités incontournables pour tout gestionnaire
soucieux de piloter son entreprise vers la performance. Comme toute activité économique, la gestion
des stocks engendre des coûts qu'il faudrait prendre en compte, faute de quoi, la continuité des
activités au sein de l'entreprise demeure hypothétique. Ces coûts sont relatifs à la passation des
stocks, à la détention et à la sécurisation desdits stocks. Compte tenu de cela, certaines méthodes
ont été mises au point pour faire face à ce problème dont la plus novatrice est celle du « Juste à
temps ». Ayant constitué une ébauche, ce chapitre nous a servis de cadre d'analyse pour la partie
empirique de notre travail.

Il était question dans ce travail de savoir comment l'hôtel Lac Kivu Lodge gère-t-il son stock afin de
satisfaire les demandes de ses clients du restaurant. De manière claire, notre préoccupation se
résumait en ces points :

· Quelle politique l'hôtel Lac Kivu Lodge doit-il utiliser pour éviter de tomber dans une situation de
rupture ou d'accumulation de stock?

· L'hôtel Lac Kivu Lodge arrive-t-il à répondre favorablement aux demandes de ses clients à temps
réel ?

Pour atteindre notre objectif, nous avons émis deux hypothèses que nous nous sommes proposé de
vérifier :

· Pour que Lac Kivu Lodge ne puisse pas connaitre des ruptures de stocks, il constituerait des stocks
d'alerte qui serviraient comme provision en cas d'éventuelle rupture. Aussi, pour organiser sa gestion
des stocks et lutter contre les accumulations, il se fonderait sur la demande de ses clients. De ce fait,
tiendrait en considération les signaux du marché relatifs à l'évolution de ses clients dans son
restaurant.

· Compte tenu de cette organisation, l'Hôtel Lac Kivu Lodge arriverait à répondre positivement aux
demandes de ses clients à temps réel. Ce qui s'explique par la disposition des stocks prévisionnels
suffisants afin de répondre aux demandes du restaurant.

Pour vérifier nos hypothèses, nous avons utilisés la méthode analytique, basée sur l'analyse des
données quantitatives recueillies sur les différentes fiches de stock de l'hôtel Lac Kivu Lodge. Mais
aussi la méthode descriptive nous a permis de décrire l'hôtel ainsi que ces activités.
Après analyse des données, cette démarche nous a conduit aux principaux résultats :

En effet le stock moyen a été vendu 7 fois pendant l'exercice 2009, 14 fois en 2010 et 20 fois pendant
l'exercice 2011, il a fallu 5 jours en 2009, 10 jours en 2010 et 14 en 2011 pour écouler les produits de
Lait NIDO. Pour le Filet de Tilapia, la rotation a été de 12 fois en 2009, 11 fois en 2010 et 12 fois en
201 et en fin, pour le Primus, elle a été de 36 fois pour l'année 2009, 37 fois en 2010 et 34 fois en
2011. Toutes fois il s'est observé pendant le mois d'Avril 2009 une rupture de stocks pour le lait
NIDO. Cette situation de rupture de stock s'explique soit par le fait que l'hôtel Lac Kivu Lodge a
écoulé tous ses produits à tel point que rien resté n'est comme stock de sécurité dans ses magasins.
Pour le produit Primus, il a été renouvelé 36 fois en 2009, 37 fois en 2010 et 34 fois en 2011. Il a fallu
18 jours pour écouler le stock respectivement pour l'année 2009 et 2010 et 16 jours en 2011. Notons
aussi que le stock d'alerte a été dépassé 3 fois en 2009 et 2fois en 2011 pour le produit NIDO, et une
fois en 2011 pour le produit Primus. Au vu de ces résultats, nous confirmons partiellement notre
première hypothèse.

Vu les quantités réceptionnées et vendues pendant cette période de 3 ans, nous avons vu que l'hôtel
Lac Kivu Lodge a mis à la disposition de ses clients un service de qualité en leur offrant régulièrement
ce dont ils avaient besoin. Cela étant, nous confirmons notre deuxième hypothèse.

Nous suggérons donc à l'hôtel Lac Kivu Lodge d'effectuer des approvisionnements en tenant compte
de stock moyen et de lutter contre toute éventuelle rupture.

En fin, le domaine de la gestion et de l'hôtellerie étant vaste, nous ne pouvons pas, au terme de ce
travail, prétendre avoir épuisé toute la matière y afférente, néanmoins nous estimons avoir balisé le
chemin à d'autres chercheurs qui pourront éventuellement nous compléter pour plus
d'éclaircissement à ce sujet.

Vu que l'imperfection est le propre de tout humain, nous demandons aux lecteurs de ce travail de ne
pas nous tenir beaucoup de rigueur.

BIBLIOGRAPHIE

1. OUVRAGES

LAROUSSE, Ed. 1974

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COURTOIS A., et All, Gestion de la production, Paris, éd. D'organisation, 1995.

CROLAIS M., Gestion intégrée des stocks et des approvisionnements, France, Hommes, 1973.

DAYAN et All, Manuel de gestion, volume 2, Ellipses Editions Marketing, Paris, 1999.

GOUMET et RENOUJ J., Comptabilité d'une entreprise, Ed. SEREY, 1976.

GRAWITZ M., lexique des sciences sociales, 7 ème Ed. Dalloz, Paris 2000.

JAVEAU, Comprendre la sociologie, Verviers, Ed. MARABOUT, 1978.