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L'Alphabet-Bijou avec des lettres ornées d'enfants, illustrées par Porret, et de jolis petits contes analogues
L'Alphabet-Bijou avec des lettres ornées d'enfants, illustrées par Porret, et de jolis petits contes analogues

L'Alphabet-Bijou avec des lettres ornées d'enfants, illustrées par Porret, et de jolis petits contes analogues

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

L'Alphabet-Bijou avec des lettres ornées d'enfants, illustrées par Porret, et de jolis petits contes analogues.
L'Alphabet-Bijou avec des lettres ornées d'enfants, illustrées par Porret, et de jolis petits contes analogues.

L'Alphabet-Bijou avec des lettres ornées d'enfants, illustrées par Porret, et de jolis petits contes analogues. 1842.

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ALPHABET-BIJOU,

©uurages nou^au* :

Alphabet des commençants, in-16, orné de vig., br. rogné, 1 fr. colorié, 1 IV. 50

des quatre saisons, avec 16

sur acier, fig. noires, 3 fr. colorié, 4 fr.

grav.

Abécédaire joujou pour les petits garçons, in-16, fig. noires, 2 fr. col. 2 fr. 50

id

petites filles,

id.

id.

id.

Album des enfants bien obéissants,

in-16,

id.

3 fr.

4 fr.

id.

récréatif,

'

id.

id.

id.

Buffon des petits enfants,

in-18, cari, figures noires,

2 fr.

col. 2 fr. 50

le petit Poucet, illustré par un grand nombre de belles gravures, iu-16 grand format, en bande déployée avec fig. noires, 2 fr. col. 3 fr. Le même ouvrage en

album avec texte et

en bois

Porret, cart. fig. noires, 3 fr. col. 4 fr.

gravures

par

Le petit

Chaperon rouge, même format, même prix.

id.

id.

i{j.

id.

avec grav.

le Chat botté,

lia petite Ceodrillon, lie Napoléon des écoles, iri-12,

cart. fig. noires,

2 fr. col. 2 fr. 50

1 fr. 25

l'Arithméticien des écoles, suivi du petit

Teneur de livres, in-18.

Q Corbeil, imprimerie de Crété. -&

m ARBALÈTE °SSF

C'est une sorte d'arme de trait, dont l'arc d'acier est monté sur un fut et qui se bande avec un ressort.

La corde en est ordinairement en boyau. Avant

et même encore

depuis, on se servait beaucoup de cette arme, qui

l'invention de la poudre à canon

,

était fort meurtrière ; les traits qu'on lançait avec Y ar-

balète ou Y arc, autre arme du même

très-loin.— Il y

les hommes de

portaient

genre,

avait autrefois, dans les armées, parmi

guerre, des compagnies d'arbalétriers

&$ -

4&P

à pied et à cheval.

compagnies à pied, mais qui ne sont organisées

Aujourd'hui, il

a seulement des

que

y

pour le plaisir. - C'est surtout en Flandre qu'on en

voit encore. Les marchands de joujoux vendent

des arbalètes pour les enfants. Ceux-ci, quelquefois,

s'en servent dans leurs jeux d'une façon maladroite,

et il peut en résulter des accidents. Le mieux est

de ne pas jouer avec ces espèces de joujoux.

•€« BILBOQUET fï3=

Sorte de jouet en bois ou en ivoire, formé d'un petit

bâton tourné, dont un bout est pointu et l'autre ter-

miné

une espèce de petite

par

coupe, et auquel est

une

percée

en mouvement,

boule

par

suspendue, d'un trou.

une cordelette,

On met cette boule

de manière qu'elle retombe et .reste dans la

coupe

ou qu'elle entre et se fixe dans le bout pointu, ce qui

est plus difficile et montre l'adresse du joueur.

Le petit Emile passait pour un joueur de bilboquet

4 8 h

intrépide. 11 y était fort adroit; mais au lieu d'y con- sacrer ses moments de loisir, sans nuire à ses devoirs, il prenait souvent le temps qu'il devait à ses leçons

pour jouer au bilboquet. Qu'arriva-t-il ? C'est joueur Emile n'avait jamais de bons points et

que le

le

que maître lui dit un jour, qu'au lieu de la croix d'hon-

neur, qui est la marque

du savoir, il lui donnerait un bilboquet, comme mar-

distinctive de l'application et

que de sa paresse.

<%$ CORDE

La corde est un tortis fait ordinairement de chan-

vre, et quelquefois de coton ou assemblage de laine,

de soie, d'écorce d'arbre

et d'autres matières pliantes et flexibles. On s'en

de poil, de crin, de jonc

,

,

sert à toutes sortes

d'usages. On en fait aussi des

cordelettes de fils de boyau

des instruments

pour

de musique : les violons, les basses, les harpes, etc.

On en fabrique également de gros câbles

marine.— Les enfants sautent à la corde avec celles que

la

pour

4

io p

l'on apprête avec le chanvre et qui sont d'une médiocre

grosseur.—J'ai vu un jour, au jardin des Tuileries, la

petite Emmeline qui jouait à la corde avec une ardeur

si constante qu'elle cice, sans songer

couverte de

deux heures dans cet exer-

passa

à goûter. Sa figure mutine s'était

sueur. Sa bonne avait beau crier :

Mademoiselle, modérez votre jeu; vous vous fatiguez,

et cela vous fera du mal. Ah! bien oui, répondait

la petite espiègle; me fatiguer : je ferais-dix mille tours

de corde comme cela sans me lasser.

«f DANSE DANSER f«=

C'est se mouvoir en cadence et à pas mesurés, ordi- nairement au son de la voix ou de quelque instru-

ment. Il

a des danseurs de plusieurs espèces : des

par

exemple; des

y

danseurs de ballets,ceux de l'Opéra,

danseurs sur la corde, ceux des Funambules. Il y

a des professeurs de danse. On voit souvent, aux

enfants qui sont en récréation se

Tuileries, des

réunir, et danser ensemble. Cet exercice annonce la joie et le bonheur et procure un délassement utile

4

12

§>

à la santé, lorsqu'il n'est pas poussé à l'excès. Mais

plusieurs petites filles et petits garçons

plaisir à se secouer, en sautant, dans

tions, appelant cela danser,

ont tant de

toutes les direc-

en a qui

le soir il

que

y

sont si las, lorsqu'ils rentrent de la promenade, qu'ils

n'ont pas la force de se déshabiller

lit,

et le lendemain ils

pour se mettre au

tellement fa-

sont encore

tigués qu'ils ne peuvent rien faire. Voilà comme

l'excès en tout est ennemi du bien.

«|

^ &-&&St2U!Xi'21i£.-£. fi

EXCITER

p>

Voici des enfants qui s'excitent, se

par

provoquent, et

finissent

se battre, ce qui est très-mal. Un en-

fant bien élevé se tient tranquille. Un jour le petit

Charles se mita exciter un chien qu'il ne connaissait pas. Il lui prenait tantôt une oreille, tantôt le poil,

et les tirait; une autre fois il s'attaquait à ses pattes.

—L'animal était doux de sa nature. Mais enfin il s'im-

patienta d'être ainsi tourmenté, et finit

mordre

par

l'enfant au bout du nez, il lui vint une grosseur qui

14 i> ressemblait à une vilaine

<#

on disait

voyant,

le

chien la mordu : voilà

de terre. En le

pomme

Charles a excité un chien, et

ce que

c'est d'être turbu-

lent. S'il fût demeuré tranquille, il n'aurait

pas au nez cette grosseur qui lui fait bien mal et le rend si

laid ; car le chien ne lui aurait

sauté au visage

pas

pour

lui attraper le nez, et peut-être lui fourrer une de

ses pattes dans l'oeil.

;

<> 4. kA-4/P,'h&A

'm

i>

FLEURS XË>

Voyez-vous ces trois enfants?— L'un cueilledes fleurs

dans un champ, tandis que les autres s'amusent à ras-

sembler de mairvaises herbes et à les brûler.

Les fleurs, à la campagne, sont ce qu'il

a de plus

y

joli ; elles reposent au printemps sur la terre comme sur un beau tapis qu'elles nuancent de mille couleurs.

Dans les jardins, on les voit arrangées avec ordre

dans de belles plates-bandes ou dans des vases d'où

elles exhalent les plus suaves odeurs. C'est comme

4

16

f>

la réputation d'un enfant. Lorsqu'il a une bonne

conduite et travaille d'une façon utile

pour ses de-

voirs, sa réputation se répand au loin, et tout le monde parle de lui avec éloge. Lorsqu'un enfant est sage,

appliqué, obéissant, on chante partout ses louanges, et cette renommée l'embellit et le fait aimer généra-

lement.

-Se

LES GAMINS m>

C'est un mot populaire, qui ne s'emploie qu'avec

mépris envers les petits

à jouer et à polissonner dans les rues ou ailleurs.— J'en

garçons qui passent leur temps

ai connu deux qui, au lieu d'aller à l'école de leur vil-

lage, s'étaient amusés un jour à tendre une corde d'un

saule

à un autre , au-dessus d'un, petit ruisseau fan-

l'un traînait ses pieds dans l'eau,

par se casser :

et tous les

geux. Tandis l'autre se pendait

que

à la corde, qui finit

^^JrfemNba, se fit une grosse bosse au front,

4

18

fp

deux revinrent en pleurant chez leurs parents, dans

un état piteux et sales comme des caniches qui auraient

arpenté toutes les rues de Paris

Aussi, ils furent battus, punis et mis au pain sec et

un temps de pluie.

par

à l'eau pendant huit jours, puis ils se corrigèrent.

«|

HANNETONS S&

Le hanneton est un insecte d'un rouge-brun,

gros

comme le bout du petit doigt. Il paraît au printemps,

les feuilles des arbres, et fait les délices des en-

ronge fants, qui les aiment beaucoup pour les faire voler.—

C'est là un de leurs passe-temps les plus chéris.— Les

uns les tiennent attachés

un fil; d'autres, au bout

par

d'un papier passé dans un

faire la roue. On dit d'un enfant qui n'est pas as-

sez soigneux et qui oublie ce qu'on lui recommande,

bâton, afin de leur faire

4

20 #>

qu'il est étourdi comme un hanneton. Il y a des enfants du peuple et des paysans, à la campagne, surtout

dans les environs de Paris, qui font entre eux le com-

merce des hannetons. Le prix courant est de dix pour un sou. C'est une denrée à bon marché, on peut

s'en régaler.

-si—içiwsjujprç)*™,. (Tjflçt%«T*wTO« B<piypfri;f. yv^""

LES IMAGES èfc

Les images sont des feuilles de papier imprimées

d'un côté seulement et représentant des sujets divers de peinture ou de composition. On appelle images tout ce qui représente des objets morts ou vivants, et

principalement des scènes animées

une action

par

quelconque. Voyez-vous ces deux enfants comme ils

sont occupés après les images qu'on leur a données

les amuser? Ce sont des scènes de batailles, les

pour

victoires de l'empereur Napoléon et de ses valeureux

4

22

f>

soldats. L'action d'un enfant généreux qui partage

son déjeuner avec un petit mendiant qui a plus faim

que lui; car

sans son secours, il tombait à ses pieds

d'inanition. C'est le naufrage de la Méduse et le ra-

,

deau qui porte i5o marins luttant contre lèvent, les

flots et le besoin.— Une estampe du fameux Callot, re-

présentant une noce flamande, d'après le célèbre Té-

niers.— Les enfants dévorent des

yeux et ne peuvent se séparer des images,

appelle pour le dîner.

tous ces sujets

quoiqu'on les

€Ç° JARDINIER

Un jardinier est celui dont le métier consiste à tra-

vailler au jardin, à

cultiver les fruits

les vendre

y

pour

à son compte ou à celui du maître au service duquel il

se trouve. Nous avons ici deux petits jardiniers qni

s'amusent dans le coin de terre qu'on leur a donné

passer le temps de leurs récréations. Chacun

s'applique à

y faire venir ce qu'il aime le mieux.

les fleurs; l'autre, pour les lé-

qui est

pour

tandis que son camarade,

pour

d'eux

Victor a du goût

gumes.—L'un bêche,

4 24 h

soigneux, a ramassé les mauvaises herbes et les trans-

porte avec sa brouette au fond du jardin; là il trou réservé au fumier, qui sert d'engrais à la terre.

y a un

Le petit Victor y verse les mauvaises herbes et jette

par dessus de l'eau de la cuisine

pour en amener la

dissolution plus vite, car il a besoin de fumier

pour hâter la levée des petits pois qu'il a l'intention de faire venir dans son jardin.

$iq

IÎABACTUS

€B=

C'était un savant polichinelle qui connaissait toutes

les espiègleries des enfants. A celui-là, il disait :

M. Prosper, quand on vous donne une tartine de con-

fiture pour

porter à votre petit frère, avant de la lui

votre langue

vous tournez le dos, et passez

remettre

avec délices sur toute la surface de

la tartine, et ne la

lorsque vous en avez léchéla

donnez à votre frère

pas On vous avait donné deux pommes : l'une était desti-

que meilleure partie, ce qui n'est

bien. A l'autre :

26 f>

vous.—Avant de

remettre celle qui ne vous appartenait pas, vous avez

née à votre soeur, et l'autre était

pour

examiné les deux fruits

la plus

Le bon

et jugé à

de garder

propos

et la plus fraîche. Mais qu'est-il arrivé?

,

il s'est

grosse

Dieu vous a puni; car dans la vôtre

trouvé un gros ver; et Louise a croqué la bonne, ce

qu'elle a exécuté laid d'être égoïste!

avec un grand plaisir. Fi! que c'est

M-

LANTERNE-MAGIQUE BP

Instrument d'optique qui, au moyen de lentilles et

de verres peints, fait voir différents objets sur une toile

ou sur une muraille blanche. Vous remarquez ici

passer qui font partie de cette lanterne-magique. D'abord

tous ses

promeneurs dans le jardin et sous les galeries ou arca-

plusieurs enfants qui voient

tous les tableaux

c'est une

belle vue du Palais-Royal, avec

des

garde, ils

admirent avec des yeux

: prenez-y

tout

d'envie

ce qui est étalé dans de riches montres.

cf 28 D'un côté, c'est le restaurateur Véfour, montrant aux

f>

affamés et gourmands un beau pâté de foie

gens

de Strasbourg, des volailles truffées, une hure de

gras

san-

glier, un magnifique homard, près duquel sont pla-

cés des fruits succulents. Plus loin apparaît un superbe

magasin de bijoux. L'or, l'argent étincellent de toutes

parts avec les diamants aux nuances si variées; sem-

blablesà mille feux ; on ne peut les regarder, tant ils sont

éblouissants de clarté. Oh !

c'est beau, disent les

maman,

dit

que

enfants, en voyant ces merveilles. Oh

l'un deux, je voudrais bien qu'on me les donnât!

<m LE MARMITON |â=

Les

les gourmands

qui se font servir

voyez-vous,

un bon dîner

sans prendre la peine de s'informer

,

s'il n'y a pas quelque malheureux qui meurt de faim?

C'est là notre défaut. Quand nous avons rempli notre estomac de bonnes choses, nous sommes con-

,

pensons point à cette foule d'infortunés

tents, et ne

qui seraient trop heureux, comme le Lazare de la pa-

rabole

du Mauvais Riche, de se nourrir des miettes

qui tomberaient de notre table.Le marmiton qui les

<t

30 f>

sert est un aide de cuisine qui a fait depuis son che-

min; le fameux Carême, le cuisinier

excellence.

par

Mes petits amis, si vous avez le nécessaire, remerciez- en la Providence et vos parents, qui sont les dispensa-

teurs éclairés de ses dons. Mangez à votre appétit, mais n'allez pas au delà; et tâchez de distraire quelque

chose de ce que l'on vous donne; réservez-le

vieillard ou l'enfant infirme qui ne peuvent tra-

pauvre

vailler, faites-leur part de votre superflu avec bonté,

le

pour

sans chercher à vous en glorifier ; car celui qui donne

est plus heureux encore que celui qui reçoit.

<*à&àtàéàùèiâduA&&&!&. fi

<%& LA NATATION f)§=

C'est l'art de nager. Il

a des maîtres de natation qui

y

enseignent à se

soutenir sur l'eau, s'y mouvoir et se

transporter d'un lieu à un autre. Le cygne, ce bel

animal qui se promène sur l'eau avec un

air

gracieux,

en balançant son cou blanc comme la neige, a donné probablement à nos pères la première idée de la navi-

gation. Vous avez

pu remarquer que ses pattes agissent

feraient

deux avirons.

dans l'eau comme le

La natation est utile à la santé. En se baignant

4

32

f>

l'été dans des endroits peu profonds, on s'exerce le

l'exercice de nager,

reçoivent un développement

enfants, toutefois, ne doivent jamais se hasarder seuls. Les rivières, les étangs, offrent souvent des trous

fonds, et il y aurait beaucoup de danger à s'aller bai-

les membres, fatigués par

corps;

salutaire, utile. Les

pro-

sans être accompagné de quelqu'un.— Le mieux

gner

est

de s'exercer dans les écoles de natation, les sur-

veillants sont obligés d'avoir l'oeil partout. Il est rare

qu'il y arrive des accidents, même aux imprudents.

'JEU DE L'OIE $M>

Le jeu de Foie consiste à jouer avec deux dés sur

un carton il

a des figures d'oie placées dans un

y

certain ordre.— Ce jeu est fort ancien et amuse beau-

les petits enfants, qui s'y disputent souvent.

y

avaient

coup

J'ai

connu deux frères, Paul et Joseph, qui

y

tellement pris goût, qu'ils

passaient la meilleure

partie de leur temps. Or, voici ce qui arriva un jour :

Le

qui les croyaità l'école, les surprit dans cette

papa,

occupation futile, au lieu d'être à étudier chez leur maî-

3

4 34 p

tre.—Aprèsleur avoir tir*é fortement les oreilles, il prit le carton et le serra, condamna mes joueurs au pain

sec et à l'eau, et les envoya au maître, qui les mit de

son côté en pénitence au milieu de la classe avec cha- cun une plume d'oie non taillée à l'oreille, comme si-

gne de leur faute.— Les enfants, "bien honteux, pleu-

rèrent, demandèrent pardon

promirent de ne jouer

jeu d'oie

dans leurs moments cle récréation

,

au

que

et lorsque papa ou maman le permettrait.— La leçon

,

porta, en effet, ses

fruits, et le jeu d'oie ne reparut que

bien longtemps après.

-5é PATINEUR §*§>

Celui qui glisse sur la glace avec des patins. Le

pa-

tin est une sorte de soulier sous lequel on a fixé un

fer d'une ou deux lignes d épaisseur qui va jusqu'au

bout du pied en se recourbant. Les patineurs se

pays

montrent partout sur la glace, l'hiver, dans les

froids. Il

en a qui font des

voyages en patinant.

en Hollande,et

y

En Russie, euNorwège,enLaponie,

généralementdans les pays du Nord, il n'est

rare de

pas

voir, pendant la saison des froids, des hommes et des

femmes qui se rendent au marché en patinant, por-

4

56 i>

tant sur la tête des corbeilles remplies de denrées ou d'autres fardeaux, et parcourir, malgré cette charge,

,

plus de vingt lieues en un jour.

dant cette saison et dans les mêmes

On voit aussi, pen-

pays,

beaucoup

de traîneaux, conduits par des animaux qu'on appelle

rennes, et qui ressemblent

aux cerfs de nos con-

trées, parcourir des distances immenses, allant avec une

un peu

vitesse extrême.

4«4 LES QUILLES fB>

Ce jeu

se compose de neuf morceaux de bois arron-

près un pied. On les

dis et de la hauteur

d'à

peu

place ordinairement trois à trois

que l'on abat en-

suite à une certaine distance avec une boule aussi de

,

bois. Ce jeu est en grand usage surtout à la campa-

gne, où les petits garçons, comme les gens

ne manquent

pas

raisonnables,

y

avait

de s'y livrer le dimanche. Il

deux petits garçons appelés Jacques et François, qui, après la messe, rassemblaient leurs camarades et plan-

4

58

ê>

taient Jeurs quilles sur la place du village. C'était un

grand plaisir : chacun ajustait de son mieux ; et, cha- que foisquela boule abattait des quilles,les éclats d'une

joie bruyante partaient de toutes parts, et on criait :

Attention! Souvent celui qui mettait le plus de temps à ajuster, passait entre les quilles sans en abattre une,

et les rires redoublaient.

=§é RONDE $t-

II n'est pas un de vous qui n'ait rencontré au jardin

des Tuileries, ou à celui du Luxembourg, des

d'enfants dansant en rond, surveillés

par

groupes

ma-

leurs

mans ou leurs bonnes ? Cette danse est fort amusante.

A voir ces enfants, joyeux, satisfaits, tous réunis,

quoique étrangers les uns aux autres, on les croirait

de

la

même

famille

tant le plaisir rapproche les

enfants et les

chanson qu'une personne chante seule, et dont le re-

hommes. C'est ordinairement une

,

4

40 fc

f'rain, en forme d'accompagnement, est répété par

tous en dansant. Quand la chanson est finie, le

de danseurs, composé de petits garçons et de

pour

groupe

petitesfilles, se divise; chacun va de son côté, l'un

reprendre sa légère brouette et opérer des chargements

de sable, l'autre

jouer à la corde ; celle-ci fait une

pour

course avec sa poupée, dont elle se dit la petite maman.

Ces folâtres enfants, réunis comme un essaim, se poursuivent, s'attrapent, se battent, s'embrassent, et surtout mangent des gâteaux.

«f SOLDATS -pS=

Voyez-vous ces petits soldats avec leurs lances de

bois et leurs bonnets de papier?

À leur air martial,

ne les prendrait-on

trie ?

les défenseurs de là pa-

pas pour

encore. C'est un amuse-

ment qu'ils ont imaginé ; ils jouent aux soldats comme ils joueraient aux billes. L'un d'eux s'est élu com- mandant. Ils ont vu faire l'exercice aux véritables sol-

dats, et veulent les imiter. Un soldat est un homme

que la loi rend conscrit à vingt ans et oblige à passer

Oh! que non, pas

<f

42

#>

dans un régiment. Un soldat fait partie de l'armée, qui se compose de beaucoup d'hommes réunis sous les drapeaux. G'est un bel état que celui de soldat,

puisqu'il est appelé,

à veiller à la

sa conduite

et son courage,

de

ce

qu'il

par

conservation et au

salut

a de plus cher, de ses parents, de ses amis, de ses com-

patriotes, et à assurer le bonheur domestique et pu-

blic de son pays.

J^,

4B TOUPIE ff=

La toupie est une sorte de jouet de bois fait en

(orme de

poire, qu'on enveloppe d'une corde tour-

née en spirale,