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I.1.

Introduction
La chaudière est un dispositif permettre de chauffer l’eau et de produire de la vapeur
si l’eau est chauffée au-delà de la pression atmosphérique

Industriellement, on utilise les chaudières pour produire la vapeur nécessaire au


fonctionnement des procédés. La source de chaleur peut être fournit par un combustible (gaz,
charbon…) ou une résistance électrique.

I.2. Définition
La chaudière est synonyme de générateur de vapeur (GV).un GV est un équipement
destiné à transformés l’eau liquide en vapeur dans des conditions de température et de
pression définies et conformes à l’utilisation ultérieur de la vapeur.

I.3. Classification des chaudières


Les chaudières industrielles peuvent être classées en deux catégories principales :

Les chaudières conventionnelles : dans lesquelles la chaleur nécessaire à la


vaporisation de l’eau est fournie par combustible liquide ou gaz. Les fumées circulent à
l’intérieur d’un faisceau tubulaire dans les chaudières conventionnelles. On distingue les
chaudières à tube d’eau et les chaudières à tube de fumées.

Les chaudières de récupération : utilisant la chaleur disponible dans les fluides de


procédés à haut température ou dans les fumées des fours ou de turbines à gaz

1. En fonction de la nature des fluides et de leur condition de disponibilité, les


chaudières de récupération peuvent être construites comme les chaudières
conventionnelles, n’en utiliser que des éléments ou encore faire l’objet d’une
technologie spéciale [7].

I.4. Les différent type des chaudières

I.4.1. Chaudière a tube fumée


I.4.1.a. Présentation
Ce tube de chaudières fournit un débite de vapeur de 1 à 25 t/h, en basse et moyenne
pression. Le combustible utilise est soit du gaz soit du fuel

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Figure 1: une chaudière à tube de fumée.

I.4.1.b. Fonctionnement
Le tube foyer, qui se trouve dans le ballon même de la chaudière, sous le plan d’eau,
collecte les gaz chauds en sortie de bruleur. Les gaz chaude, accumulés dans un premier
caisson à l’arrière de la chaudière, sont véhicules par un groupe de tubes immergés dans
l’eau du ballon vers un second caisson à l’avant de la chaudière.

Un second groupe de tube immerges emmène les gaz vers un troisième caisson à
l’arrière de la chaudière, ce troisième caisson débouche sur la cheminée pour évacuation des
fumées.

Il y a donc circulation des gaz de combustion dans des tubes assurant, par conduction
vers l’eau de la cuve, la vaporisation par apport de calories.

I.4.1.c. Précautions
Il est impératif de traiter l’eau de chaudière afin d’éviter le dépôt de tartre à l’extérieur
du tube foyer et des tubes de fumée. En effet, le tartre provoquerait un mauvais échange
thermique, un temps de mise en pression-température plus long, un risque surchauffe au
niveau de tube foyer, une surconsommation de combustible, une augmentation de la
température des fumée au niveau de la cheminée.

I.4.1.d. Production de vapeur surchauffe


Il est nécessaire de recourir à une surchauffeur (source de chaleur indépendante), en
aval de la chaudière à tube de fumée.

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I.4.2. CHAUDIERE A TUBE D’EAU
I.4.2.a. Présentation
Ce type de chaudière fournit un débit de vapeur saturée supérieur à 20 t/h, en moyenne
et haut pression. Le combustible utilisé est soit du gaz, du fioul, du charbon ou déchets [7].

Figure 2: une chaudière à tube d’eau.

I.4.2.b. Fonctionnement
Ce type de chaudière possède deux réservoirs appelés ballon distributeur(en partie
inférieure) et ballon collecteur(ou encore ballon de vaporisation, en partie supérieure), reliés
par un faisceau de tubes vaporisation, dans cet ensemble circule l’eau qui se transforme en
vapeur les gaz chauds produits par le bruleur sont directement en contact avec les tube
vaporisation, à l’intérieur de ceux-ci se produit la vaporisation. La vapeur ainsi générée est
collectée dans le ballon supérieur, l’eau excédentaire est ramenée vers le ballon inférieur pas
des tubes de chute non soumis à la chaleur. Dans le domaine des hautes pressions, une pompe
peut être installée pour faciliter cette circulation du haut vers le bas.

Il y a donc circulation de l’eau dans des tubes placés à l’intérieur d’une enceinte
contenant les gaz chauds.

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I.4.2.c. Précautions
La formation de tartre dans les tubes serait préjudiciable au fonctionnement de la
chaudière à tubes d’eau pour les mêmes raisons que celles évoquées à propos des chaudières
à tubes de fumée. En outre, l’obturation des tubes pourrait se révéler dangereuse, ce qui
ajoute à la nécessité de traiter l’eau de chaudière.

La paroi extérieure des tubes est exposée aux dépôts des suies et nécessite une action
de ramonage pendant le fonctionnement de la chaudière. Cette action est obtenue par
injection de vapeur ou d’air comprime via un tube perforé.

I.4.2.d. Production de vapeur surchauffée


Dans une chaudière à tubes d’eau, la tuyauterie qui prend en charge la vapeur saturée
retourne dans le foyer, les gaz chauds apportent à cette vapeur saturée une énergie
supplémentaire qui en élève la température sans en modifier la pression. On obtient ainsi de
la vapeur surchauffée à la sortie.

I.5. Description d’une chaudière


Toutes les chaudière se composent des équipements semblables et fonctionnent selon
le même principe. Les différences résident dans le nombre de ces équipements et dans les
paramètres de fonctionnement.

I.5.1 le foyer
La combustion s’effectue au niveau du four, appelé également chambre de
combustion. Constituée de murs de tubes écran, créant une étanchéité totale au gaz de
combustion. Les espaces horizontaux de foyer sont remplis de réfractaires suffisamment
espacés pour permette la dilatation, les bouts des tubes sont écrouis dans les accumulateurs.

I.5.2 les bruleurs


Munis de deux allumeurs chacun, les bruleurs sont au nombre de deux dans les
chaudières HP du procs et des utilités, de douze dans les chaudières HP grand tonnage ABB
(quatre bruleurs par étage), tandis qu’on ne compte qu’un seul dans la chaudière BP située
dans la zone des utilités

Le combustible et l’air sont et introduits dans le foyer par les boites à vent. Le
mélange air/combustible de chaque bruleur est envoyé vers la chambre de combustion

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suivant la disposition des bruleurs afin de les mélanger efficacement et former une flamme
commune

Bien répartie. Deux détecteurs de flamme permettent de vérifier constamment la


présence de flamme

I.5.3 Les allumeurs


Leur rôle est le permettre l’allumage des bruleurs à partir de deux électrodes antre les
quelles se produit une série d’étincelles lorsqu’ils sont mis sous haute tension.
L’allumeur est à auto vérification de flamme par contrôle de pression différentielle.

I.5.4 L’économiseur
L’économiseur est le premier équipement que rencontre l’eau d’alimentation à son
entrée dans la chaudière, il se situe dans la cheminée d’évacuation des fumés de combustion
constitué d’une série de tues (15à25 rangées de 14à18 tues chacune) munis d’ailettes spirales
pour augmenter le transfert de chaleur cet échangeur de chaleur sert à préchauffer l’eau
d’alimentation de la chaudière par les fumée de combustion qui passent à contre courant lors
de leur évacuation vers atmosphère en effet ,la température de l’eau d’alimentation à l’entre
de l’économiseur est de 109°C ,elle sera égale à 165°C(chaudière basse pression utilités) et
à 176°C(chaudière à haute pression ) à sa sortie.

I.5.5 Ballon de chaudière


Les deux ballons de la chaudière (supérieure et inférieure) sont reliés entre eux par
un faisceau tubulaire l’eau d’alimentation préchauffée pénètre dans le ballon supérieur et
s’écoule vers le ballon inférieur qui set toujours rempli d’eau le courant de retour du ballon
inferieur vers le ballon supérieur est un mélange d’eau et de vapeur saturée (coexistence des
deux phases dans le ballon supérieur)

Avant d’entre dans la boite sèche, la vapeur passe entre les toles ondulées ou l’eau se
tuyères de sortie qui se regroupent en un collecteur l’eau récupérée dans les filtres et les toles
ondulées retourne dans le ballon supérieur pour être vaporisée

Un régulateur permet de maintenir le niveau de l’eau dans le ballon supérieur à 50/


la raison est que si le niveau de l’eau monte à plus de la moitié du volume du ballon, la
vapeur risque d’entraîner avec elle des particules d’eau dans le réseau vapeur , d’autre part ,

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s’il descend en dessous de 50/, la circulation naturelle de l’eau dans la chaudière est
interrompue

Et la chaleur dégagée par la combustion provoque la surchauffe de l’acier des tubes


et engendre ainsi leur endommagement.

I.5.6 Surchauffeur
C’est un échangeur de chaleur qui sert à réchauffe la vapeur sortant du ballon
supérieur cette vapeur est portée à une température de surchauffe et devient sèche ce sont les
fumées de combustion à la sortie du four qui cèdent leur chaleur à la vapeur

La surchauffeur est du type horizontal et la surchauffe y est obtenue par convection


et radiation, le courant de vapeur étant parallèle au courant de fumée.

I.5.7 Désurchauffeur
Le désurchauffeur est situé en aval de la surchauffeur, sa fonction primaire est de
maintenir la vapeur sortant de la chaudière à une température constant quelle que soit la
charge de la chaudière, et le type de combustible utilise

Le désurchauffeur est un type de pulvérisation il utilise l’eau d’alimentation de la


chaudière comme agent de refroidissement l’eau se disperse directement dans le collecteur
de vapeur via une tuyère de pulvérisation située à l’intérieur du corps du désurchauffeur.

I.6 Le principe de fonctionnement d’une chaudière


Fonctionnement de la circulation naturelle et forcée

I.6.1 Les chaudière à circulation naturelle


La circulation du fluide l’évaporateur est assurée par la différence de densité entre
l’eau qui descend du ballon et le mélange eau vapeur qui remonte vers le ballon la circulation
naturelle est d’autant meilleurs que la différence de hauteur entre le ballon et les tubes est
grand dans le ballon, il y’a séparation des phases : la phase vapeur est envoyée vers une
éventuelle surchauffe tandis que l’eau à la base du ballon est renvoyée vers l’évaporateur

La chaudière à un niveau de pression peut donc être divisée en trois zone bien
distinctes :

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L’économiseur : l’eau liquide est réchauffée jusqu’à la température d’approche qui
se situe à quelques degrés sous la saturation cette différence de température est une sécurité
pour ne par avoir de vaporisation à l’intérieur des tubes

L’évaporateur : l’eau reprise à la base du ballon est partiellement vaporisée puis


renvoyée dans le ballon

Le surchauffeur : la vapeur est soutirée en haut du ballon et surchauffée jusqu’à la


température de consigne généralement la température à la sortie du surchauffeur est réglée
par une désurchauffe ce qui facilite les opérations en cas de modification des conditions de
fluide chaude

Les chaudières à circulation naturelle n’ayant pas de pompe de circulation à


l’évaporateur présentent l’avantage d’une faible consommation électrique et de couts de
maintenance limités.

I.6.2 Les chaudière à circulation assistée


Lorsque la pression de vapeur augmente le tirage naturel dans les tubes de l’comprises
entre évaporateur devient insuffisant une pompe de circulation est alors introduite dans la
boucle de vaporisation pour vaincre les pertes de charge du mélange eau vapeur à déplacé

Ces chaudières sont couramment rencontrées pour des pressions entre 100 et 180 bars
pour des pressions supérieures on utilisera des chaudières à circulation forcée.

I.6.3 Les chaudière à circulation forcée


Les chaudières les plus modernes ne comportent théoriquement plus de réservoir
matérialisant la séparation eau vapeur et sont constituées d’un grand nombre de tubes
parallèles à l’intérieur desquels l’eau se réchauffe en un seul passage

Une chaudière à circulation forcée d’une chaudière classique à circulation naturelle


ou assistée de pas le nombre d’éléments qui la composent En effet, une chaudière classique
comprend économiseur un vaporisation avec ballon de séparation et un surchauffeur une
chaudière à circulation forcée on ne peut plus faire la différence entre l’économiseur et le
vaporisation et il subsiste un ballon de séparation non seulement sa taille est fortement
réduite mais en plus son utilise est principalement limitée à la phase de démarrage de la

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chaudière pendent laquelle l’eau soutirée à la base du ballon est renvoyée vers le dégazeur
le surchauffeur n’étant opération que lorsque la débit de vapeur sortant du ballon et suffisant.

I.7 Circulation des fluides

I.7.1 Circulation d’eau dans la chaudière


L’eau circule dans tuber de l’économiseur ou elle subit un premier réchauffage
(jusqu’ à 200°C environs) par les fumée qui passent à contre courant à l’extérieur des tubes
puis qui sont évacuées à la cheminée A la sortie de l’économiseur l’eau est dirigée vers le
ballon supérieur

La circulation de l’eau dans la zone de vaporisation est le plus souvent naturelle dans
le cas des chaudières industrielles dons la pression est inferieur à 190 bars Pour des pressions
supérieures la circulation est assurée par une pompe qui en impose le débit

Dans le cas de la circulation naturelle le ballon supérieur constitue le point de départ


de la circulation de l’eau

L’eau liquide du ballon supérieur est dirigée vers le ballon inférieur dans canalisation
non chauffées (colonne d’alimentation extérieure) ou les moins chauffées de la chaudière
(tube de descente en fin de trajet des fumées) Du ballon inférieur l’eau liquide est distribuée
dans les différents faisceaux de vaporisation lui permettant de remonter vers le ballon
supérieur Sous l’effet de l’apport de chaleur l’eau se vaporise partiellement dans ces
faisceaux et remonte sous la forme d’une émulsion eau-vapeur de plus chargée en vapeur au
fur et à mesure de l’absorption de chaleur

La séparation des phases liquide et vapeur est réalisée dans le ballon supérieur ce qui
se traduit par une interface dans ce ballon La vapeur saturée sèche est ensuite envoyée à la
surchauffeur place dans le circuit des fumée à la sortie de la chambre de combustion.

I.7.2 Circulation des fumées


Les gaz des fumées dont la température est de 1240°Cà la sortie de la chambre de la
combustion passent à travers des faisceaux du surchauffeur secondaire puis le surchauffeur
primaire A la sortes du surchauffeur la température de la fumée est de 750°C Après être
passées à travers le faisceau tubulaire de convection selon trois passages séparés par des
chicanes en briques réfractaires les fumée traversent l’économiseur de haut en bas puis sont
dirigées vers la cheminée à une température de 170°C environ .

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I.8 Les risques liés l’exploitation des chaudières

I.8.1 Risque chimique


Lorsqu’ on se trouve face aux problèmes que pose l’utilisation des produits dangereux
plusieurs attitudes sont possibles le meilleur est celle qui consiste à chercher des produits de
remplacement comportant moins de risques mais il haut être conscient du fait que ce n’est
pas toujours possible aussi, lorsque le danger est présent, il faut prendre toutes les mesures
nécessaires pour le supprimer

Une condition indispensable à la réduction des risques et leurs connaissances lorsqu’il


s’agit de substance et de préparation dangereuses.

Cette connaissance est intiment liée à la mise au point d’un système d’identification
et d’information efficace. Ce système doit permettre rapidement les produits, de notre les
risques dus à ces substance et de recommander les mesures préventives. Dans une chaudière
les produits utilisés peuvent provoquer des effets néfastes pour l’opérateur.

I.8.2 Risque de nuisance sonore


Ces prises de mesures des niveaux de bruit auquel notre personnel est exposé
quotidiennement, nous ont permis de nous situer par rapport à la norme(seuil admissible:85

DB A pendant 8h en continu).

Cette action nous permet d’évaluer la variation de ces niveaux par rapport à ceux déjà
relevés lors de la précédente cartographie du bruit ce qui a permis donc de la renouveler.
L’action en question, rentre dans le cadre de l’amélioration des conditions de travail.

Chaque année des millions de tonnes des rejets sont relâchés dans la nature causant
de graves incidents sur la population et sur l’environnement.

Ces rejets proviennent principalement de l’émission massive des entreprises


industrielles lors de torchage de gaz ainsi que les fumées émis pas les chaudières.

L’instauration des lois sévères sur la protection de l’environnement a permis de


limiter ces émissions anarchiques.