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La pensée économique précapitaliste

I. la pensée économique entre les grecs et le moyen âge

1. les grecs
Platon
Pour Platon, la société idéale serait composée de 3 classes, dont la raison serait l’inégalité des aptitudes entre les
individus :
▪ Les classes supérieurs : -Classe des dirigeants (les chefs)
-Classe des guerriers (L’armé)
▪ La classe inférieur : - La classe des gens de métiers (les agricultures, les artisans, les commerçants)
Dès l’enfance les individus sont sélectionnés pour récupérer ceux qui méritent d’appartenir aux classes
supérieures : il Ya donc une justice sociale puisque c’est le mérite qui fait la sélection et non l’origine de l’individu.
Seule la classe inférieure peut exercer des activités économiques, et Les classes supérieures ne doivent aucun
contact avec les affaires d’argent et de négoce, ils doivent garder leurs vertus morales, car ces activités sont la
source de corruption pour eux. Par conséquent, ils ne possèdent rien et sont entretenus par les classes inférieures,
mais pas de façon luxueuse (juste de quoi nourrir et vivre).
Les classes inférieures sont libres de posséder et d’échanger, mais celles-ci ne doivent être ni trop pauvres ni trop
riches.
Platon insiste sur le corrigé des inégalités par la redistribution. Car Pour, lui les non possédants sont source de
révolution, il recherche l’efficacité et non la réelle égalité. Donc il est important pour lui que l’état organise
l’économie en répartissant les récoltes et en contrôlant l’échange. Le marché doit être encadré par l’état.

Aristote
Il est un partisan de la propriété privé Pour lui, le bonheur suppose que l’on ait des biens matériels, Mais ces
derniers sont le résultat du travail, pour lui l’homme n’est pas destiné à travailler. Pour dénouer cette contradiction,
Aristote fait appel à l’esclavagisme.
Pour lui il y a une façon naturelle d’acquérir des biens, c’est l’agriculture, la chasse et la pêche. En revanche, le
commerce est une manière non-naturelle donc condamnable. Il est contre les échanges monétaires : le troc est
accepté.
Aristote condamne les « chrématistiques » c'est-à-dire l’acquisition de biens et de richesse pour eux même à
l’aide de l’argent. En même temps il condamne aussi le prêt et l’intérêt, et il est contre le travail salarié.

2. la pensée médiévale
Une pensée sous l’emprise de l’église catholique, Thomas d’Aquin va défendre le principe de la propriété.
Il a élaboré une théorie du juste prix : on ne doit pas vendre au-dessus du juste prix, car c’est un péché.
Le commerce est permis pour subvenir au besoin d’une famille, ou s’il est en vue de charité.
De plus, il proscrit, le prêt à l’intérêt mais le préteur peut demander un dédommagement.
Le problème c’est qu’il ne développe pas de théorie permettant d’établir un critère objectif de la valeur des biens.
II. l’ère de l’économie politique
1-La pensée mercantiliste
Le Mercantilisme (Marchand) apparait avec les grandes découvertes géographiques(le découvert de l’Amérique)
et avec le siècle des lumières, ainsi La découverte des voies des métaux précieux et des épices.
▬ Le mercantilisme est une pensée qui prône la richesse de la nation en développant le commerce extérieur
permettant ainsi de dégager un excédent budgétaire, pour cela Il défend un interventionnisme de l’état visant à
mener une politique protectionniste contre les produits étrangers et au niveau des frontières pour éviter toute fuite
d’or et de métaux précieux, qui sont les instruments de mesure de la richesse de la nation.

3 le mercantilisme espagnol(le bullionisme)


Selon cette école, L’augmentation de la richesse se fait par l’accumulation d’or et d’argent. L’or est considéré
comme symbole de la puissance et de la prospérité.
Pour parvenir à ce but, l’Espagne a recouru à l’interdiction des sorties d’or, puis à l’interdiction des importations et
des exportations, pour lutter contre la fuite des métaux précieux.
Les conséquences de cette politique sont :
-L’inflation : l’abondance de l’or engendre une hausse des prix.
-La pénurie : l’activité agricole et l’activité industrielle sont réduites à presque rien.
[La recherche de l’or à tout prix et la réussite dans ce projet, engendre en définitive un appauvrissement de
l’épargne et contribue à retarder durablement le développement de ce pays.]
le mercantilisme français (le mercantilisme industriel)
Il s’agit toujours d’enrichir l’état, par le développement industriel (Encourager l’industrialisation)
L’état doit créer de grandes activités telles que les manufactures (usines), et encourager l’exportation sans
importation pour empêcher la sortie d’or.
Ce mercantilisme est davantage un interventionnisme de l’Etat dans la vie économique, un volontarisme industriel,
qu’un protectionnisme. Il s’appuie sur une conception de la richesse qui ne se réduit pas au stockage des métaux
précieux.
Bodin : pour lui, il n’est de richesse ni force que d’hommes, il tente d’expliquer l’augmentation des prix par l’afflux
des métaux précieux, par la constitution de monopoles et par la forte demande extérieure.
De Monchestien : Pour lui, l’état doit être fort pour soumettre à lui la population, celle-ci doit être nombreuse pour
constituer une armée forte pour conquérir et coloniser des nouveaux territoires. Le travail est le gage du bonheur
pour l’homme.
Colbert : il développe l’industrie en créant des manufactures d’état ou en octroyant des monopoles d’exportation à
des entreprises privée. Cette politique dirigiste et protectionniste s’accompagne du développement des
infrastructures.

▬le mercantilisme anglais (le mercantilisme commercialiste)


La source de richesse n’est pas juste l’or et métaux précieux mais aussi le commerce en général et le commerce
maritime en particulier.
Mun : il établit un lien direct entre l’excèdent commercial du pays et la capacité à encourager les exportations et à
limiter les importations. Il souligne que le commerce extérieur, principalement maritime est le moyen essentiel
d’enrichir le trésor anglais.
Petty : n’était pas favorable aux interdictions des exportations de la monnaie. Il veut une population nombreuse et
travailleuse, car pour lui ‘ le travail est le père et principe actif de la richesse’.

Critique du Mercantiliste :
▬Ils ont utilisé la violence pour leurs conquêtes.
▬Ont engendré des guerres entre français et anglais
▬Ont massacré la population pour crée leur richesse
2-La pensée physiocrate
Littéralement signifie Gouvernement de la nature, C’est une doctrine économique qui peut être résumée à deux
propositions :
-la première proposition est qu’il existe un ordre naturel gouverné par des lois.
-La seconde proposition est que le devoir des hommes, et en particulier les devoirs des gouvernants, est de se
soumettre à ces lois en interférant aussi peu que possible avec leur jeu des interventions intempestives.
■Selon ce courant de pensée, la richesse est le produit du secteur agricole, un secteur utile (l’agriculture) des
secteurs stériles car ils ne sont à l’ origine d’un produit net, mais ils ne font que transformer le produit de
l’agriculture.
Quesnay : il accorde une extrême importance à l’agriculture dont il faisait l’unique activité économiquement
productive, créatrice d’un ‘produit net’, par opposition à la "stérilité" de l’industrie et du commerce.
Le système de Quesnay se trouve résumé dans son tableau économique(1758), qui présentait schématiquement
l’interdépendance entre les différentes classes, les différents secteurs économiques et l’échange des paiements, et
qui exposait l’hypothèse d’un état d’équilibre économique stationnaire, concept fondamental à partir duquel se
développa en grande partie l’analyse économique ultérieure.

Turgot : il considère que le commerce libre est de l’intérêt du propriétaire foncier, du fermier et aussi du
consommateur, et demandent énergiquement un retrait des restrictions.
■Turgot développe la théorie de Quesnay selon laquelle le sol est la seule source de richesse, et divise la société en
trois classes, les cultivateurs, les salariés ou les artisans, et les propriétaires.
■ Il choisit la théorie de « l’impôt unique », selon laquelle seul le produit net du sol doit être taxé, En outre, il
demande encore une fois la liberté totale du commerce et de l’industrie.

Critique du physiocrate :
Les idées de l’école physiocratique, seront ruinées par les faits historique, qui en ont dénoncer l’erreur ou
l’insuffisance. Devant le développement de l’industrie et de la richesse mobilière, la naissance d’une aristocratie et
d’une démocratie industrielles, le morcellement de la propriété et la multiplication des propriétaires cultivateurs,
devant ces faits et tous ceux qui en résultaient, elles n’ont pas pu tenir, elles se sont effacées pour laisser la place
aux théories de Smith et de Say et d’autres auteurs classiques, qui n’ont pas prétendu les supprimer, mais
seulement les rectifier et les continuer.

Physiocrates (Source de richesse l’agriculture) ≠ Mercantilistes (Source de richesse l’or et métaux précieux)
Pour Quesnay, les lois sont naturelles et l’homme ne doit pas intervenir pour empêcher ces lois. ≠ Marx : Pour lui chaque
mode de production génère ses propres lois, donc les lois ne sont pas transitoires et ne sont pas naturelles.
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La pensée libérale
l’école classique
Les classiques analysent les principales fonctions économiques : la production, la consommation et les échanges,
Et se montrent confiant dans les mécanismes du marché pour assurer les grands équilibres et la croissance
économique. Ils sont tous partisans du libre-échange.
4 points fondamentaux caractérisent Ce courant de pensée :
■La liberté des individus (liberté d’entreprendre, liberté de contracter, liberté de concurrence)
■Le marché comme régulateur de l’économie, dont le fonctionnement assure les grands équilibres
■La non-intervention de l’état dans la vie économique.
■La neutralité de la monnaie et la dichotomie entre la sphère réelle et la sphère monétaire (la monnaie n’est pas
désiré on souhaitée pour elle-même, mais est un intermédiaire pour faciliter l’échange, car le troc à des
inconvénients)

1-ADAM Smith
Considéré comme le père fondateur de l’économie politique. Son souci est comment les Nations s’enrichissent.
Il considère que la richesse provient de la production matérielle.
►Les moyens pour accroitre cette production afin d’enrichir la nation sont : Division du travail, Main invisible, le
commerce extérieur.
■Division du travail : c’est le partage de la production globale en postes de travail de telle sorte que chaque salarié
exécute la même tâche. La division technique du travail permet un accroissement de la productivité du travail. Elle
pousse chacun de se spécialiser dans la tache dont il est efficace.
■Main invisible : qui précise que ‘la somme des intérêts individuels est égale à l’intérêt collectif’. Le développement
économique ou le maximum de bien-être collectif est atteint grâce à l’action d’une main invisible qui exclut toutes
autres interventions, notamment celles de l’état.
L’homme est égoïsme par sa nature, et la confrontation de l’égoïsme qui conduit à l’harmonie sociale (Paix)
■Le commerce extérieur : le commerce extérieur est une source de richesse, ainsi chaque nation doit se spécialiser
dans l’exportation des biens dont elle a un avantage absolu.
•Lorsqu’un pays vous propose un produit à un prix plus faible par rapport au prix que coute sa production locale, il
faut l’acheter, car vous serez doublement gagnant, Ainsi chaque nation doit se spécialiser dans la production et
l’exportation des biens qu’elle produit à un moindre.

2-David RICARDO
■Partisans du libre change, il se prononce contre les lois protectionnistes du Royaume-Uni qui empêchent les
importations de céréales à bas prix en provenance de l’étranger.
On lui retient principalement son inquiétude face au risque de l’état stationnaire de l’économie et
l’approfondissement de la théorie des avantages absolus esquissé par Smith.
■ L’état Stationnaire : Pour Ricardo, l’augmentation de la population d’un côté et l’augmentation de la rente d’une
autre part, font augmenter le prix des denrées alimentaires. Cette situation provoque un recours à l’exploitation des
terres moins fertiles suite à la loi des rendements décroissants et une augmentation des salaires. Il en résulte une
baisse du profit, le travail et la terre, lorsque les parts consacrées au salaire et à la rente augmentent, c’est au
détriment. Cette baisse du profit fait renoncer les investissements, ce qui provoque un état stationnaire de
l’économie.
▬Pour Ricardo, les propriétaires fonciers sont le principal responsable de l’état stationnaire.
▬Pour réduire le risque d’atteindre l’état stationnaire, Ricardo propose l’ouverture au commerce international.

■La théorie des avantages comparatifs [® P16, 17 Pour bien Comprendre] :


Cette théorie montre que les pays ont intérêt à se spécialiser même s'ils ne disposent d'aucun avantage absolu.
C'est une théorie en faveur d'une division internationale du travail et du libre-échange. La spécialisation de chaque
pays permet une économie de facteur travail favorisant les gains de productivité Et la hausse du volume produit.
[La théorie des avantages absolus : il montre que pour avoir des gains au commerce international, chaque pays doit se
spécialiser dans la production du bien pour lequel il a un avantage absolu.]
3-Thomas Robert MALTHUS
▬Est connu par sa position anti-populationniste. Sa pensée peut se résumer en deux grandes idées : le principe de
la population et les risques de surproduction.
■ Le principe de la population :
Malthus énonce que la population croit selon une progression géométriques, alors que les biens de subsistance ne
peuvent augmenter dans les meilleurs des cas selon une progression arithmétique. Cette contradiction aboutit à un
risque permanent de surproduction et donc de misère des travailleurs, donc il faut maitriser l’accroissement de la
population.
▬Il distingue deux types d’obstacles à la croissance de la population :
■les obstacles préventifs : recul de l’âge de mariage, le retrait, la chasteté …
■les obstacles destructifs : les maladies, les guerres, les famines…
►Il préconise les obstacles préventifs.
[Pour lui la population augmente plus rapidement que les biens de subsistances, car la production des subsistances nécessite du
travail et de l’effort, alors qu’avoir des enfants n’est qu’un plaisir.
Il est contre les poor laws(les lois en Grande Bretagne qui prévoyaient des aides aux indigents) qui ne font pour lui,
qu’encourager les pauvres à engendrer des pauvres et la misère, car cela accentue le déséquilibre entre la population et les
subsistances.]

■ le risque d’une crise de surproduction :


Contrairement aux autres classiques (l’offre conditionne la demande), Malthus considère que c’est la demande qui
détermine l’offre, et par conséquent, il n’exclut pas l’éventualité d’une situation de surproduction.
Il rejoint Ricardo sur le point que l’augmentation de la population fait augmenter les prix des biens de subsistance et
la rente, mais contrairement à Ricardo, il défend la classe des propriétaires fonciers (car ils maintiennent élevé le
niveau de la demande par leur consommation) et il accuse les capitalistes, qui selon lui, baissent leur demande
d’une manière justifiée.
▬ Donc Pour MALTHUS, deux Idées fondamentales
-limiter l’assistance aux pauvres pour qu’ils travaillent.
-limiter la population par les deux types d’obstacles.
[-Baisse de l’investissement  ↗ Salaires, ↗la rente  la possibilité que l’économie connait des crises de surproduction.
-la demande qui conditionne l’offre  Baisse de la demande  Crise de surproduction]

4-Jean Baptiste SAY


▬Pour Say ‘toute offre crée sa propre demande’, pour lui, la production parvient toujours à s’écouler sur le
marché. Les entrepreneurs sont assurés de trouver des débouchés pour leurs marchandises. Donc la croissance est
auto-entretenue par l’offre. « Un agriculteur se procura un tracteur par le biais des revenus qu’il aura tiré de sa
précédente récolte »
Say exclut une crise de surproduction générale et durable, mais il admet que des situations de surproduction par
branche restent possibles.

La loi des débouchés repose sur une hypothèse et un corollaire :


L’hypothèse : c’est la neutralité de la monnaie, les biens s’échangent contre les biens, la monnaie n’est qu’un voile.
La monnaie n’est qu’un simple intermédiaire d’échange, elle n’est pas désirée pour elle-même.
En d’autres termes, lorsqu’un agent vend un bien c’est dans le but d’acheter un autre bien, et non pas obtenir de la
monnaie.
Corollaire : c’est l’égalité entre l’épargne et l’investissement. L’absence de préférence pour la détention de la
monnaie, signifie une thésaurisation nulle (accumulation de l’argent sans avoir objectif de l’investir)

▬Exemple : Dans l’économie, un agent qui dispose de l’argent va soit :


- Le consommer entièrement an achetant des biens de consommation finale (ménage).
- Soit la répartir en totalité entre la consommation finale et l’achat des biens d’investissement (le capitaliste)
→Donc il y a toujours une égalité entre l’épargne et l’investissement.
L’école néoclassique
Les classiques défendaient le libéralisme, Marx à partir des travaux des classiques (Smith et Ricardo), montre
l’injustice et l’exploitation du capitalisme dont il faut s’embarrasser.
Marx critique du Capitalisme, la définition de valeur empruntée des classiques (de Ricardo) : la valeur d’un bien
dépend du nombre d’heures nécessaire à la production.
Pour esquiver les critiques formulés par Marx à l’encontre du libéralisme, une nouvelle école va apparaitre pour une
refonte du libéralisme.
-La première chose que ce courant à essayer de revoir était la valeur-travail (le cheval de Troie par lequel Marx s’est
immiscé pour détruire le système capitaliste de l’intérieur). En effet, la valeur-travail est remplacée par la valeur-
utilité et le raisonnement marginaliste (l’utilité marginale, le cout marginale, la productivité marginale…) dominera.
-Par ailleurs, la microéconomie sera privilégiée comme approche d’analyse, elle remplacera la vision macroscopique
des classiques, et le formalisme mathématique sera introduit pour donner plus de scientificité à l’économie.
Ainsi, l’égoïsme individuel dans la théorie de Smith sera concrétisé par des calculs mathématiques de maximisation
de satisfaction
-L’équilibre de marché est appréhendé par un modèle mathématique (l’équilibre général de Walras).

▬Contrairement à l’école classique, la pensée néoclassique a fait sa réputation grâce à trois courants répartis sur
trois universités européennes : l’école de Lausanne, l’école de Cambridge, l’école de Vienne. Ces trois courants se
rencontrent sur les points suivants :
La défense d’un libéralisme économique : le rôle de l’état se limite aux fonctions régaliennes et la primauté du
marché comme le gage de l’équilibre de l’économie.
La valeur des biens dépend de leur utilité marginale : Raisonnement marginaliste
Le chômage émane de la volonté des chômeurs qui refusent de baisse leurs revendications salariales (salaire réel)
■ L’école de Lausanne (Walras, Pareto)
-Introduit le raisonnement mathématique.
-Il a tenté d’établir un modèle pour décrire l’équilibre général de l’économie.
-Il insiste sur le marché de concurrence pure et parfaite, comme condition sine qua non de l’équilibre et sur la
neutralité de la monnaie.
-L’équilibre général se réalise lorsque tous les marchés soient en équilibre. Chaque produit existe un marché.
Un commissaire-priseur bloquant toutes les transactions tant que le marché n’est pas parvenu au prix d’équilibre
pour chaque bien ou service.
■L’école de Cambridge (Marshall, Jevons) ≠ L’école de Lausanne
Pour eux le marché de concurrence pure et parfait est un marché théorique (n’est pas réel) ≠ Un marché monopole
qui existe en réalité. Donc Marshale s’intéresse à un équilibre partiel.
Jevon: Considéré comme le précurseur du raisonnement marginaliste et très favorable à l’idée d’introduire les
calculs à l’économie. Il introduit la notion de l’utilité.

Marshale: Contrairement à Walras, il développera un modèle d’analyse partiel, et il étudiera le marché du


monopole, persuadé que les conditions de la concurrence pure et parfaite, ne sont que très rarement en réalité,
Il sera à l’origine de plusieurs effets économiques comme les économies d’échelles ( le fait que le cout de production
unitaire d’un produit ou service baisse lorsque la production augmente), les effets d’agglomération ( la possibilité
de réaliser des gains de productivité dans la production grâce à la proximité géographique des entreprises les uns
les autres), les effets externes ( une situation économique dans laquelle l’acte de consommation ou de production
d’un agent influe positivement ou négativement sur la situation d’un autre agent non-impliqué dans l’action.)
■L’école de Vienne (Menger, Böhm-Bawerk, Hayek)
Contrairement aux deux autres courants néoclassique, il refuse d’utiliser l’outil mathématique dans l’analyse
économique, car elle considère que l’économie doit rester centrée sur l’homme et l’action de l’homme doit être
décrite subjectivement, c’est pour cela, que l’école autrichienne est qualifiée d’hétérodoxe au sein du courant
néoclassique.
■Orthodoxe : Interprétation à travers les textes. ■Hétérodoxe : pas de taxes, l’économie est une science propre.

▐►▐ En définitive, la pensée libérale, qu’elle soit classique ou néoclassique, a tenté d’ériger le libéralisme,
comme le système économique juste et efficace pour l’homme.
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La pensée marxiste

I. Marx le philosophe
-Marx constitue à lui seul un courant de pensée économique parmi les plus influents dans la théorie économique.
-La pensée de Marx va deviser l’humanité en deux blocs : les capitalistes et les communistes (guerre froide)
-Marx est un auteur à la fois prolifique et multi casquettes (philosophie, Sociologie, historien, politologue et
économiste)
Marx le philosophe, s’intéresse à l’origine de l’aliénation de l’homme.
Pour Hegel : l’aliénation était religieuse
Pour Feuerbach : l’aliénation est politique (un système politique avec des lois encadrant la vie des individus)
Pour Marx : Considère que l’aliénation est d’origine économique, secrété par le mode de production.

1. L’aliénation et les rapports de production


Pour Marx, l’humanité a connu 4 stades :
I. Communié primitive : ou l’homme primitif satisfait ses besoins directement par la nature (pêche…), cette phase est
caractérisé par l’absence des rapports sociaux de production, chaque individu détenait sa liberté.
II. La société esclavagiste à l’époque romaine : deux catégories de personnes se distinguent : La classe des maîtres et la
classes des esclaves, le maitre disposant de la personne de l’esclave et pas seulement de son travail.
Il en découle un rapport social de dépendance d’aliénation.
III. La société féodale du moyen Age : il existait des suzerains et des vassaux, les premiers ‘engagent à entretenir et à
protéger les seconds par l’octroi de fiefs (terre, droit, rente), en contrepartie, les vassaux doivent aider et obéir à
leur suzerains. C’est aussi un rapport de domination d’une classe sur l’autre.
IV. La société capitaliste : est née avec le mode de production capitaliste, dans laquelle la classe bourgeoise (les
capitalistes) domine le prolétariat (les travailleurs), car expropriée de toutes sources de vie. Il n’a plus que sa force
de travail pour vivre.
Le salaire accordé par le capitaliste au salarié est strictement le même que la nourriture accordé par le maître à son
esclave, ou le bout de terrain octroyé par le suzerain à son vassal, sauf que le rapport d’exploitation est masqué par
l’argent dans le rapport entre le salarié et son patron. Ce salaire en argent, ne lui permet qu’acheter les biens
nécessaires pour vivoter.

►Donc l’aliénation est nait depuis l’existence des rapports de dépendance entre les classes.
Pour Marx, il avait toujours une classe dominante qui tire profit de la classe dominé. Chaque fois que la société
évolue donc fait maître une nouvelle classe dominante et autre une classe dominé. Donc l’aliénation est d’origine
économique.
▬Marx prévoit, un dernier stade, à savoir le communisme, Caractérisé par absence des classes sociales, les classes
inférieur (prolétariats) vont prendre conscience de leurs situation, vont faire la révolution ainsi instaurer un
nouveaux régime, c’est la communauté.

2-le mode de production capitaliste est transitoire


Contrairement à la pensée libérale (classique, néoclassique et physiocrate) qui considérait les phénomènes
économiques contemporaines (profit, rapports de production, échange sur le marché..) comme naturelles et
immuables (ne peut avoir un changement), pour Marx, ils ne sont à l’image du système qui est à leur origine le
(capitalisme) que transitoires. En effet, le capitalisme est rempli de contradictions, qui vont tôt ou tard, enclencher
sa disparition.
Pour les classiques: La valeur d’un bien dépend des nombres d’heures nécessaires à sa production
Pour Marx: La force de travail est une marchandise sur le marché de travail
II. L’analyse économique de Marx
1-De la valeur-travail de Ricardo à la plus-value
■Comme les classiques, Marx considère que c’est le travail qui permet de crée la richesse (l’accumulation du capital)
-1er Cas de figure : Pour chercher l’origine de la valeur, il s’imagine dans une économie de troc, on échange une
marchandise contre une marchandise, dans ce cadre, la société il n’y a aucun d’enrichissement. (On échange M
contre M’, M→M’)
-2éme Cas de figure : Si on introduit la monnaie comme intermédiaire de l’échange (M →A→M’),
Pas d’enrichissement.
-3éme Cas de figure : Lorsqu’un capitaliste d’investir une somme d’argent (A), il va recruter un salarié (M) pour
produire une autre marchandise (M’) qu’il la vendra à un prix supérieur (A’). Le schéma retraçant ces opérations est
la suite : ( A→ M→ M’→ A’), avec A<A’ et M<M’. Ce qui engendra une accumulation du capital.
■Marx conclut alors que c’est le travail extorqué (la plus-value) qui constitue l’origine de l’enrichissement des
capitalistes.
■Marx distingue entre un capital fixe, noté (C) constitué de machines, matières premières..., exprimé en nombre
d’heures de travail, et un capital variable noté (V) constitué de la force de travail et mesuré par la masse salariale.
Donc D=C+V, Seul le capital variable est créateur de la richesse. A partir de ces éléments, Marx va définir la
composition organique du capital comme le rapport entre le capital fixe et le capital variable (C/V).
■Marx évoque un autre taux, le taux de plus-value (Pl’), appelé aussi le taux d’exploitation, qui est le rapport entre
la plus-value (Pl) et le capital variable (V), d’où Pl’=P/V, ce taux mesure la part du travail extorquée par rapport au
salaire payé aux salariés.
■ Ensuite, la valeur de la marchandise vendue (M), peut se décomposer de la façon suivante : M=C+V+Pl
■le taux de profit (P) est le rapport P= , si on ajoute au divise au numérateur et au dénominateur par V, la
formule devient P= , soit P = =

Donc le taux de profit dépend de deux variables : le taux la plus-value et de la composition organique du travail.
En d’autres termes, lorsque la part du capital variable (le travail) baisse au profit d’une augmentation de la part du
capital constant (les machines), le taux de profit aura tendance à baisser.
(On parle de la loi de la baisse tendanciellement du profit)

2-les crises du capitalisme


Pour Marx, le système capitaliste connaitra deux phases :
Une première ascendante, durant laquelle, la production et la richesse augmenteront, ainsi que l’amélioration des
conditions de vie et du bien-être des pays capitalistes.
Une phase de déclin, qui sera secoué par des crises qui en mettront la fin.
Selon Marx, Cette dernière peut être retardée par certains facteurs, comme :
-L’impérialisme (création de nouvelles branches, disparition des petites entreprises)
-Le monopole d’état (réduit la concurrence)
-L’imagination de nouvelles astuces dans l’exploitation des travailleurs (la compression des salaires, l’allongement
de la durée du travail)
►Le déclin et la disparition du capitalisme surviendra par deux facteurs indépendantes :
La baisse tendancielle du taux de profit découle principalement par la baisse du capital variable et l’augmentation
du capital constant, incité par un progrès technologique.
La paupérisation des travailleurs : le progrès technologique aura comme autres conséquences, d’une part,
l’augmentation du chômage, et d’autre part il entrainera une baisse du taux de salaire, du fait de l’augmentation de
la demande de travail et la baisse de l’offre de travail et en résulte une baisse importante du pouvoir d’achat, se
traduit par des crises de surproduction.

Critiques à l’égard de l’analyse Marxiste


-Dans les payés développés, le capitalisme à entrainer indiscutablement amélioré le bien être de la population
-Le salaire réel n’a pas baissé, au contraire, il ne cesse d’augmenter dans les pays capitalistes (Salaire nominal,
exprimé en unité monétaire pondéré par l’indice générale des prix.
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La pensée réformiste (Keynes)
Par la pensée réformiste, il faut entendre la pensée surgie au lendemain de la grande crise économiques de 1929
(Surproduction, Augmentation du taux de chômage, Déflation, Crash boursier) il s’agit de la théorie keynésienne
qui va essayer de réfléchir dans sa ‘théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie’ Publiée en 1936 aux
solutions permettant de sortir l’économie mondiale de sa crise et surtout de remédier au dysfonctionnement qui
ont conduit à la dépression.

I. Les points de rupture entre Keynes et les libéraux


Les théories libérales doivent être profondément revues, voire radicalement révisées. En ce sens, Keynes va
construire sa théorie, en rompant avec certaines idées fondatrices du courant libéral, dit-il que pour sortir de la
crise, il faut juste réformer, car le système avait besoin d’une nouvelle bougie, sans qu’il soit nécessaire de
remplacer la voiture.

1-La fin de l’omnipotence du marché


*la crise de 1929 : les taux des chômages en explosés, Aux états unis par exemple, le taux à atteint 25%au 1933
■ l’idée des libéraux selon laquelle, les mécanismes du marché conduisent à l’équilibre s’est avérée fausse. Le
chômage ne peut être que volontaire, il ne résulte pas d’une dissymétrie entre la productivité marginale du travail
et le salaire revendiqué.
Car, Selon Keynes, l’emploi dépend de deux variables qui sont : le niveau de la demande effective, et les dépenses
de nouveaux investissement, par conséquent, un chômage involontaire peut persister même si les chômeurs
acceptent de baisse leur salaire réel.
Pour Keynes l’idée nouvelle c’est que l’équilibre sur le marché de travail se réalise par les quantités, et non pas par
les prix. Comment ?
Pour les néoclassiques : si le travailleur baisse son salaire à un niveau inférieur à la productivité, Alors l’entreprise
peut relancer et recruter des travailleurs.
Pour Keynes : même si le salaire est très bas, les entreprises n’embauchent pas pour produire et stocker, mais elle
embauche la quantité de travail juste nécessaire pour produire la quantité demandée (demande effective).
2-le rejet de la loi des débouchés
■ Une crise de surproduction signifie que toute offre ne crée pas sa propre demande. La loi de Say est construite au
prix de l’hypothèse de la neutralité de la monnaie et de l’égalité entre l’investissement et l’épargne.
Pour Keynes, la monnaie ne peut être neutre, car elle peut être désirée pour elle-même et ce pour deux motif :
Motif de précaution : les agents préfèrent garder l’argent pour faire face aux aléas de la vie (Mariage, Malade…)
Motif de spéculation : Pour réaliser des profits rapides.
Donc il faut mettre fin à l’analyse dichotomique (séparation de la sphère réelle de la sphère monétaire) prônée par
les libéraux, puisque pour Keynes les deux sphères sont interconnectées.
■ L’égalité entre l’épargne et l’investissement :
-Pour les classiques et les néoclassiques, le taux d’intérêt permet d’ajuster le niveau de l’épargne et le niveau
d’investissement, Mais Pour Keynes l’épargne n’est pas déterminée par le taux de l’intérêt, Mais par celui du
revenu. Par conséquent, l’égalité entre l’épargne et l’investissement n’est pas toujours automatique.
■ Keynes, non seulement rejette la loi des débouchés, mais il considère que c’est la demande qui détermine l’offre
(Say : toute offre crée sa propre demande)

3-la nécessite de l’intervention de l’état


■ Libéraux : l’Etat s’occupe des fonctions régaliennes et retire de la sphère économique.
À l’inverse des libéraux, Keynes confie à l’Etat un rôle plus important, elle doit épauler le marché pour lutter contre
le chômage et inciter l’investissement. A travers la politique économique (budgétaire et monétaire), l’Etat permet à
l’économie de sortir de la dépression et relancer les roues de la croissance économique.
▬ Dans l’analyse de Keynes, l’Etat passe du rôle du gendarme à celui de l’Etat qui veille sur la bonne santé de
l’économie.
4-le changement de méthode
-Contrairement aux néoclassique qui ont privilégié l’approche microéconomique, Keynes va adopter une approche
macroéconomique. Car ce qui importe plus, c’est l’équilibre général de toute l’économie, et non pas l’équilibre
partiel de chaque agent (De toute façon, lorsque l’équilibre générale est atteint, cela signifie que l’équilibre de chaque agent
est atteint)
-Le raisonnement à court terme, contrairement aux libéraux (Classiques et néoclassiques) qui analysent l’équilibre
sur le long terme.

■ La pensée keynésienne sera rapidement mise en application par les grands gouvernements occidentaux (USA, G.Bretagne)
et les recommandations keynésiennes seront appliquées. Elles permettront à ces économies de sortir de la grande crise et de
connaitre une longue période de croissance économique.

II. Les solutions keynésiennes

■ le New deal est une inspiration keynésienne mis en place entre 1933 et 1938 pour sauver l’économie de
l’effondrement, ce programme a entrepris plusieurs réformes : Réforme bancaire, réforme du marché financier, du
marché de l’emploi, réformes des aides sociales, il a prévu une large intervention du gouvernement pour faire face
au niveau très élevé du chômage pour endiguer les faillites des entreprises et relancer l’économie en récession.
Cette Politique a deux formes :

1-La politique budgétaire


Les pouvoirs publics américains ont décidé de dépenser plus que leur recette, pour augmenter la demande publique
et inciter les entreprises à investir.
■ Selon Keynes, un taux de chômage est élevée, traduit une faible demande effective, Donc le rempart à cette
situation c’est l’augmentation du niveau de la demande, par le biais de la demande publique, qui poussera les
entreprises à investir et embaucher pour répondre à cette nouvelle demande formulée par l’état.
En d’autres termes, lorsque l’économie n’utilise pas tous ces facteurs production, l’état doit stimuler la demande
pour encourager la relance de l’économie.

Comment l’augmentation des dépenses publiques règle le marché de travail ?


En augmentant la demande publique va augmenter la demande global, à l’aide de la politique budgétaire l’état
vient d’instaurer des infrastructures et par conséquent engendra des emplois donc les entreprises recrutent plus.
Pour Keynes : Dépenses > Recettes ≠ classiques : Dépenses = Recettes
Dans une économie fermée, la dépense publique supplémentaire d’une unité monétaire a un effet démultiplié
selon la théorie multiplicateur. Donc l’état investi [Cibler des projets prioritaires qui peuvent apporter une
rentabilité à long terme, Dépenses>Recettes] et génère du travail, alors elle va récupérer ses dépenses à travers les
impôts. Donc l’état dépense une somme d’argent, cette somme va générer des revenus multipliés.
▌► En résumé, lors d’une conjoncture économique morose, ou les capacités de production sont sous employés
l’état doit injecter de l’argent dans la construction d’infrastructures pour augmenter la demande globale et relancer
l’investissement des entreprises, pour relancer la croissance et lutter contre le chômage

2-La politique monétaire


-La politique monétaire, de la neutralité chez les libéraux, la monnaie prend le rôle d’un instrument utile dans le
schéma keynésien. En effet, face à une mauvaise conjoncture (crise), les agents économiques préfèrent garder la
monnaie car ils craignent de tout perdre, ce qui provoque une baisse dans la vitesse de circulation de la monnaie, ce
qui peut augmenter les taux d’intérêt et de réduire l’investissement.
Par conséquent, l’Etat doit, par le biais d’une politique monétaire expansive, augmenter la quantité de la monnaie
en circulation, ce qui va entrainer la baisse des taux d’intérêt et encourager donc la reprise des crédits des ménages.
-Néanmoins Keynes mis en garde contre la trappe à liquidité (baisse du taux d’intérêt directeur suite à une augmentation
de la quantité de la monnaie). L’efficacité de la politique monétaire comme instrument de relance économique n’a
qu’une porte limitée, contrairement à la politique budgétaire.
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La pensée contemporaine
*Les économies occidentales ont pu éviter l’effondrement et elle requise la croissance économique pour une longue
période (1950-1970)
*La guerre arabo-israélienne (1973), les pays du golf qui sont les principaux producteurs du pétrole et de Gaz, ont
décidé de ne pas vendre du pétrole aux pays allies avec Israël (Etats Unis, Europe), ce qui va engendrer une forte
augmentation du prix de pétrole.
Les entreprises occidentales ont baissé la consommation des carbonates (baisser la production et licencier les
employés), les couts de pétrole ont réagi par une baisse de consommation et une augmentation des prix, et donc une
diminution de l’activité et des emplois (augmentation du taux de chômage)
*Les décideurs occidentaux recourent aux recettes keynésiennes, la politique monétaire va se solder par
l’augmentation du taux d’inflation de ces pays, et pour la politique budgétaire, l’aggravation du déficit budgétaire et
du niveau de la dette publique.
Donc les solutions keynésiennes ne font qu’aggraver la crise.
*Les politiques budgétaires et monétaires s’avèrent inefficaces, pire elles vont aggraver la situation économique des
pays, aggravation du déficit budgétaire et le niveau d’endettement avec une augmentation de l’inflation.
Les solutions Keynésiennes ont réussi avec la crise économique de 1929 et pas avec la crise de 1973.
Donc ni la politique budgétaire ni monétaire n’apportait des fruits et ne peuvent établir l’équilibre sur le marché de
travail, alors une situation de stagflation : augmentation des taux d’inflations et du chômage, et l’absence de
croissance.
*Les remèdes Keynésiennes ne pouvait pas établir l’équilibre sur le marché du travail, Car les deux crises étaient
différents (1929 Crise économique, 1973 Choc pétrolier), Alors la politique keynésienne n’a fait qu’aggraver le déficit
budgétaire, car ont augmenté les dépenses publiques mais sans récupérer plus tard.

Donc l’apparition des nouvelles écoles de pensée :

I. L’école monétariste
Les monétaristes vont faire de la monnaie la pierre angulaire de leur doctrine. Le chef de fil de cette école s’appelle
M. Friedman, Ils sont défenseurs du libéralisme économique et opposés à l’interventionnisme prôné par Keynes,
sauf lorsqu’il s’agit de maitriser la quantité de la monnaie en circulation.

1-la nocivité des politiques économiques

La masse monétaire en circulation correspondre uniquement aux besoins des agents économiques en transaction
MV=PT (M : la masse monétaire en circulation, V : la vitesse de la monnaie, P : le niveau des prix ; T : le volume de
transactions)
Pour Friedman, l’intervention de l’état a inondé l’économie par une quantité monétaire dépassant largement les
besoins en transactions des agents économiques, ce qui a entrainé une hausse du taux d’inflation. Donc les agents
économiques perdent confiance de l’économie. Et les entreprises s’abstiennent d’investir, ainsi les ménages perte
de l’épargne et baisse du pouvoir d’achat. ► Il rejette par conséquent, l’efficacité de toute politique monétaire et il
préconise une progression annuelle de la masse monétaire.
Les monétaristes tiennent les politiques économiques keynésiennes laxistes comme responsables des tendances
inflationnistes des années 1970.
Friedman est contre la fixation du taux d’intérêt par la banque centrale, car pour lui, il faut laisser faire les
mécanismes du marché (lorsque la croissance économique ralentit, l’offre de monnaie sera excédentaire et les taux d’intérêt
diminueront, permettant à la croissance de reprendre. Si la croissance accélère au-delà du rythme prévu, l’offre de monnaie
sera insuffisante et les taux d’intérêt augmenteront, ce qui freinera la croissance. )

▬ En somme, les politiques budgétaire (augmentation des dépenses publiques), et Monétaire (accroissement de la
quantité de la monnaie), peuvent limiter la stimulation de l’activité économique, mais elles se solderont par une
perturbation durable de l’économie (Une hausse de l’inflation, donc une baisse du pouvoir d’achat des ménages …)
2-l’inefficacité des politiques dans la lutte contre chômage

La courbe de Philips : la liaison entre le


Taux le chômage et le niveau d’inflation
qui est mesuré par la variation des
salaires nominaux. (Une corrélation
négative entre le taux d’inflation et le
Taux de chômage)

L’interprétation Keynésienne de la courbe de Philips :


L’Etat pour réduire le Taux de chômage, il faut augmenter la Masse monétaire en circulation dans l’économie (L’inflation)
*↗MM → ↓taux d’intérêt→ ↗ Investissement → ↓Taux de chômage+

L’interprétation Monétariste de la courbe de Philips :


Les monétaristes distinguent le Salaire réel (pouvoir d’achat) et le salaire nominal (Salaire que touchent les
individus), pour eux la corrélation entre le chômage et l’inflation est valable à court terme uniquement.
Lorsque l’Etat décide d’augmenter la masse monétaire en circulation (Augmentation du taux d’inflation), le salaire
nominal augmente. Les chômeurs observent que les salaires nominaux ont augmenté, ils vont se présenter sur le
marché du travail (dans un 1er temps), au même temps les prix augmentent dans la même proposition va plus que
les salaires nominaux (dans 2éme temps), ces nouvelles recrues vont demander des augmentations des salaires,
mais les patrons refusent et baissent les postes d’emplois. Donc on revient au taux de chômage initial.
>Au final, selon les monétaristes une politique conjoncturelle ne peut pas résoudre un problème structurel, qui est le
chômage.

II. L’école de la régulation


C’est une école française qui apparaitra à la fin des années 1970. L’originalité de cette école, c’est qu’elle s’inspire à
la fois, de la pensée marxiste (l’accumulation élargie, le rapport conflictuel entre classes sociales), de la pensée
keynésienne(le rôle actif de la monnaie, la nécessité de l’intervention de l’état), des libéraux (la place importantes
du marché, les bienfaits du commerce international) et des institutionnalistes (le rôle des institutions établis par
l’homme pour modeler le comportement économique).

1. les crises et le capitalisme


L’objectif principal de cette école est de comprendre et analyser les crises des capitaux. Pourquoi après des
périodes de croissance et de plein emploi, l’économie finit par la récession et le chômage.
Les auteurs de ce courant rejoignent Marx sur l’idée que le système capitaliste contient des contradictions et des
rapports conflictuels entre les classes sociales (bourgeoisie et prolétariats).
Dans son histoire, le capitalisme a connu deux types de crises :
■Crises conjoncturelles : qui peuvent êtres dues à des facteurs extérieur (guerres, catastrophes naturelles, pénurie
de matières 1ére …) ou à des facteurs endogènes (internes).
Les capitalismes ont résoudre ces cries par les mécanismes de la régulation (l’intervention de l’état, Monnaie…)
■Crises structurelles : Comme celles de 1929, 1973 ou la dernière de 2007. Elles peuvent résulter de plusieurs
facteurs externes ou internes. Mais surtout elles traduisent une incapacité des mécanismes de régulation à jouer
pour ajuster le mode de développement, soit parce que ces mécanismes sont devenus obsolètes et inadaptés, soit
parce que les causes de la crise sont nouveaux, ou soit parce que le régime d’accumulation est à bout de souffle.

La Crise économique de 2008


■ Baisse du taux d’intérêt par la banque centrale américain → les banques américaines en surliquidité → Créance
→ Titrisation → Achats des créances douteuse.
■ Les Entreprises → La construction massif de logement → Achat de logement à crédit → Ménages douteuse (solvabilité

incertain) → et donc certains sont incapables de rembourser


2. les institutions du capitalisme
Les tenants de cette doctrine dégagent cinq institutions qui régulent ce système économique, deux grands régimes
d’accumulation et deux modes de régulation.

■Les institutions de régulation :


La monnaie : la politique monétaire, la masse monétaire en circulation.
L’état et son rôle dans l’économie : état gendarme, état-providence, état dirigiste.
Le marché : à travers ses diverses formes qui ont un impact sur l’équilibre.
Le rapport salarial : les contrats de travail, les syndicats... Pour les relationnistes c’est l’institution la plus importante
dans le système capitaliste.
Le marché international : la division international du travail, la hiérarchisation de l’économie internationale...

■Les régimes d’accumulation :


Le régime d’accumulation extensive : il se caractérise par une croissance fondée sur une augmentation des facteurs
de production et par des faibles gains de productivité.
Le régime d’accumulation intensive : se caractérise par une croissance fondée sur d’importants gains de productivité
due à des techniques améliorant les méthodes de production.

■Les modes de régulation :


La régulation concurrentielle : correspond au cas où ce sont les mécanismes du marché qui dominent, l’ajustement
de la production et de la demande sociale se faisant par les prix.
La régulation monopolistique : des formes institutionnelles donnent lieu à des procédures originales de formation
des prix et des salaires.

Les relationnistes ont le mérite de se référer à plusieurs écoles de pensées inconciliables, pour bâtir une analyse
plus objective de la crise que leurs prédécesseurs et d’ouvrir des nouvelle perspectives à l’analyse économique.

Résumé histoire de la pensée économique, SE&G, Janvier 2017


...‫واهلل ولي التوفيق‬