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Le Bistouri Haute

Fréquence
Sommaire

LISTE DES ABREVIATIONS ET SIGLES p 3

1 Rappel sur les bistouris électriques et sur le courant Haute Fréquence p 3


1.1 Quelques notions élémentaires p 3
1.2 Les normes pour un bistouri p 4
1.3 Principe de fonctionnement du bistouri électrique p 4
Synoptique d’un Bistouri p 6
1.4 rappels des principes de l’electro-chirurgie p 7
1.5 Modes monopolaires p 7
1.6 Facteur de crete p 13
1.7 Electrode neutre p 13
1.8 Pédale p 14
1.9 Manche digital p 15
1.10 Mode Bipolaire P 15
1.11 Les risques p 16
1.12 Les recommandations p 18

2 Le contrôle des bistouris électriques p 20


2.1 Le contrôle des bistouris électriques p 21
2.2 Le contrôle des performances p 21

3 Protocole de test p 25
Paramètres à vérifier p 26
3.1 Contrôle de l’environnement p 26
3.2 Mesure de puissance p 27
3.3 Mesure de courant de fuite HF p 28
3.4 Réalisation du test de fuite en monopolaire p 28
3.5 Réalisation du test de fuite en bipolaire p 29
3.6 Contrôle sécurité plaque p 30
3.7 Fiche de contrôle p 32

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LISTE DES ABREVIATIONS ET SIGLES

HF : Haute Fréquence
CF : Cardio Floatting
BF : Body Floatting
IEC ou CEI : Commission Electrotechnique Internationale

1 RAPPEL SUR LES BISTOURIS ELECTRIQUES ET SUR LE COURANT HAUTE


FREQUENCE

1.1. QUELQUES NOTIONS ÉLÉMENTAIRES

Le corps humain est un mauvais conducteur d’électricité, cela est dû au fait qu’il est constitué de
chlorure de sodium et d’eau. La concentration de NaCl ( sel ) est en moyenne de 7g/L. La
conductivité d’une telle concentration est faible : 107 fois moins que le cuivre.

Le corps est donc mauvais conducteur.

Les tissus biologiques sont plus ou moins conducteurs électriques, en fonction de leur contenu en
électrolytes. Si le courant électrique circule à travers un tissu vivant, trois effets endogènes
qualitativement différents peuvent être observés.
L’effet produit dépendra non seulement du type de tissus traversés (muscle, nerf, graisse, os, etc…)
mais également du signal et de l’intensité du courant électrique circulant à travers ce type de tissus.

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Tissu biologique vivant

Courant électrique

Effet Irritation de nerfs Effet thermique


électrolytique et de muscles

Courants alternatifs à basse Courants alternatifs à


Courant continu et moyenne fréquence haute fréquence à
d’environ 10 Hz à 10 kHz 300kHz

Electrolyse Diagnostic de courant Thérapie HF


iontophorèse irritant Chirurgie HF
Thérapie de courant
irritant

1.2. LES NORMES POUR UN BISTOURI

Cet équipement répond aux normes CE (classe II b) et aux normes électriques 1 type CF.
Valleylab indique qu’il est possible d’utiliser deux bistouris de même type sur un même patient.

1.3. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DU BISTOURI ELECTRIQUE

Le bistouri électrique est un appareil qui produit un courant électrique de haute fréquence « H.F. »
(supérieur à 200KHz, pour éviter la stimulation neuromusculaire). L’effet thermique engendré par le
passage du courant H.F. dans les tissus biologiques permet soit la coupe, soit la coagulation de
ceux-ci.

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L’électrode à faible surface de contact (aiguille, anse, boule, pince) est appelée électrode active.
Elle est métallique et permet la coupe ou la coagulation des tissus biologiques.
L’électrode de grande surface (plaque) est appelée plus généralement électrode neutre, indifférente,
dispersive). Elle permet le retour du courant utilisé vers le générateur.
L’électrode bipolaire constituée d’une pince où le courant passe entre les deux mors (sans
électrode neutre). Elle permet la coagulation avec une sélection précise des vaisseaux, des tissus ou
des cellules nerveuses sans endommager les tissus environnants. Son utilisation nécessite des
puissances beaucoup plus faibles.

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SYNOPTIQUE D’UN BISTOURI

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1.4. RAPPELS DES PRINCIPES DE L’ELECTRO-CHIRURGIE

La chirurgie Haute Fréquence est utilisée depuis plus de 50 ans pour la coupe et/ou la coagulation
des tissus biologiques, et a abouti à une technique opératoire fermement établie dans la plupart des
disciplines chirurgicales.
Les étincelles en bout d’électrode donnent des températures très élevées (plusieurs centaines de
degrés) et peuvent entraîner une carbonisation superficielle de toutes les substances.

1.5. MODES MONOPOLAIRES

L’électrode active délivre une énergie concentrée sur une surface très réduite afin de produire une
chaleur intense.
La plaque disperse le courant sur une surface cutanée assez importante pour limiter l’échauffement
de la peau.
La mise en court circuit de la puissance augmente le courant dans les composants de l’étage de
puissance et il peut atteindre le courant limite des caractéristiques de ceux-ci.
La puissance peut varier en fonction de l’impédance (Ex. 250w à 500 Ohms) ou rester constante
pour une plage d’impédance (Ex. 200W et 600 Vp de 50 à 850 Ohms), on l’appelle l’autorégulation
(ce qui évite d’atteindre le courant limite).
Lors d’une utilisation prolongée la température des composants de l’étage de puissance
(transistors) augmente considérablement et elle peut atteindre les caractéristiques limites de
ceux-ci.
La mesure de la température des composants de l’étage de puissance évite d’atteindre le point de
destruction.

Pour tous les types de bistouri, il faut isoler le patient de toutes les parties métalliques.
(Table, potence à perfusion, autre)

Fig
mode monopolaire

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1.5.1. La coupe

A des températures légèrement supérieures à 100°, le liquide des cellules se vaporise. Il se crée une
pression entraînant l’éclatement des cellules. Ce phénomène conduit à la création d’un cratère donc
à une séparation des tissus c’est à dire une coupe ou section de tissus.

Un courant H.F. non modulé (ondes entretenues) avec une puissance relativement élevée sous une
tension relativement basse. Ce courant, appliqué par une électrode fine (faible surface de contact et
à une densité de courant élevée) échauffe les tissus à plus de 100°. Il permet une coupe franche sans
hémostase et sans escarrification additionnelle (du fait de très faible étincelle en bout d’électrode).

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Les caractéristiques des appareils sur le marché actuel varient au niveau de :
La puissance de 200 à 300 Watts
La tension peak à peak de 1800 à 2800 Vpp ou Vcc ( tension crête à crête )
La fréquence de 390 à 512 KHz.
Le facteur de crête de 1,4 à 2

Tension Crête
Facteur de crête = --------------------------
Tension efficace

Le facteur de crête est un nombre sans unité.

1.5.2. La coupe mixte

Plusieurs types de courant dits « mixtes » permettant la coupe avec différents degrés d’hémostase. Il
s’agit en général de courant H.F. sur lesquels on fait varier l’alternance et l’espacement des cycles
de modulation et de silence.

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1.5.3. La coagulation

Il existe deux à trois types de coagulation :

1.5.3.1.La coagulation douce:

A des températures inférieures à 100° mais supérieures à 80°, on obtient une coagulation, c’est à
dire une solidification des colloïdes des tissus et du sang (hémostase), ainsi qu’une réduction des
substances cellulaires et intracellulaires.

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Un courant faiblement modulé mais de forte puissance appliqué par une électrode à plus grande
surface de contact ( grosse boule, lancette, lame et surtout par l’intermédiaire d’une pince
hémostatique ), entraîne une densité de courant plus faible, dont une élévation de température
moindre ( 80 à 90° environ ) et produit donc une coagulation des substances colloïdales

Les caractéristiques des appareils sur le marché actuel varient au niveau de :


La puissance de 100 à 200 Watts
La tension peak à peak de 300 à 1000 Vpp ou Vcc ( tension crête à crête )
La fréquence de 330 à 512 KHz.

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1.5.3.2.La coagulation forcée:

Le principe est identique à la coagulation douce seule la fréquence est plus élevée ainsi que la
tension crête à crête.
Un très faible étincelage permet une coagulation blanche, ou cuisson des tissus en profondeur
Elle se situe entre la coagulation douce et la fulguration.
Il faut savoir que le risque de brûlure est possible pour la main du chirurgien.
A 100W sous 500 Ohms il faut environ 2 à 15 secondes pour traverser un gant de chirurgien, alors
qu’à 80W ceci est quasiment impossible.

Les caractéristiques des appareils sur le marché actuel varient au niveau de :


La puissance de 100 à 200 Watts
La tension peak à peak de 400 à 2300 Vpp ou Vcc (tension crête à crête)
La fréquence de 512 KHz à 1MHz.

1.5.3.3.La fulguration (ou spray) :

A des températures très élevées ( plusieurs centaine de degrés ), comme celles dégagées par des
étincelles en bout d’électrode, on obtient une carbonisation superficielle de toutes les surfaces.

La fulguration est caractérisée par un courant très fortement modulé ( ondes amorties ) à très haute
tension de crête ( jusqu’à 9000 Vpp ) et des oscillations de plus faible amplitude. Ces oscillations
cessent avant le déclenchement d’une nouvelle période d’oscillations identiques.
Avec ce type de courant, des fortes étincelles se produisent à la pointe de l’électrode active. La
puissance effective de ce courant est relativement basse.
Avec des électrodes fines, on peut obtenir une fulguration des tissus, une coagulation très
superficielle avec risque de nécrose des tissus par brûlure, une hémostase des petits vaisseaux.
L’utilisation de boules ou de pinces hémostatiques, n’est pas recommandée avec ce type de courant,
car il se produit un écrasement des électrodes et des adhérences de tissus.

Dans ce mode, aucun contact avec les tissus, les arcs électriques produisent d’abord une coagulation
superficielle puis une nécrose profonde si la fulguration se prolonge.
Le facteur de crête définit la qualité de la fulguration.

Les caractéristiques des appareils sur le marché actuel varient au niveau de :


La puissance de 120 à 180 Watts

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La tension peak à peak de 4000 à 9000 Vpp ou Vcc (tension crête à crête)
La fréquence de 390 à 512 KHz.

Il faut être très vigilant car l’utilisateur à un maximum de risque de brûlure du fait de la tension très
élevée. Les gants et les instruments peuvent ne pas présenter une isolation suffisante.
Il ne faut éviter d’utiliser la fulguration en endoscopie.

1.6. FACTEUR DE CRETE

La tension de crête donne une idée de la longueur de l’arc électrique dans l’air, d’où son intérêt en
électrochirurgie, la tension efficace est proportionnelle à la puissance ou à l’énergie dispensée.
En coagulation, on veut obtenir facilement des arcs électriques mais sans produire beaucoup
d’énergie.

1.7. ELECTRODE NEUTRE


La norme 601-2-2 *59.103.4 : indique que le câble doit être isolé à 1500 Volts.

La norme 601-2-2 paragraphe 56.11 aa) indique qu’il est impossible d’activer la puissance en HF
avec une charge de 1000 ohms.

1.7.1. Recommandations

Le point d'application de l'électrode neutre doit être choisi de manière à ce que les trajets parcourus
par le courant entre l'électrode active et l'électrode neutre soient aussi courts que possible et soient
dirigés dans le sens longitudinal ou diagonal par rapport au corps (la conductibilité des muscles est
supérieure dans le sens des fibrilles qu'en travers de celles-ci).
Au niveau du thorax, le courant ne doit pas circuler dans le sens transversal et le cœur ne doit en
aucun cas se trouver directement sur le trajet du courant.
Le point d'application retenu ne doit présenter ni tissus cicatriciels ni protubérances osseuses.
Afin d'éviter les concentrations de courant, s'assurer qu'aucune prothèse implantée (clous, prothèse,
plaques) ne se situe sur le trajet de l'application.
Les électrodes ECG ne doivent pas se trouver sur le trajet du courant entre le point opératoire et
l'électrode neutre HF.

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Il est préférable d’utiliser le mode flottant afin d’éviter les retours de courant (de puissance
ou de fuite) dus à un contact entre le patient ou l’utilisateur et une partie métallique reliée ou
non à la terre.

Si on se base sur des années d’expérience, on peut dire qu’il faut utiliser et selectionner les
électrodes neutres selon les critères suivants :

Electrode neutre en silicium 1,5 Watts/cm2 eff ou Le ministère français


conducteur d’électricité 10 mA/cm2 eff recommande de ne pas utiliser
Electrode neutre en métal sans 3,0 Watts/cm2 eff ou Elle est interdite en France
gelée 15 mA/cm2 eff
Electrode neutre jetable 5,0 Watts/cm2 eff ou Elle est recommandée en double
20 mA/cm2 eff zone

1.7.2. Plaque Simple zone

L’utilisation de plaque simple zone ne permet pas un contrôle du bon contact (plaque patient),
d’ou le risque de brûlure.
Les plaques non pré gélifiées peuvent entraîner des brûlures (gel périmé, manque de gel, trop de
gel, bétadine..).
Seule la plaque double zone à usage unique évite la plupart des brûlures.

1.7.3. Plaque Double zones

Par rapport aux autres marques, la surface des zones de la plaque ERBE est plus grande.
Si l’appareil contrôle la différence de courant entre les deux zones de la plaque, il faut orienter la
séparation des zones de l'électrode neutre vers le lieu de travail.
La plage de bon fonctionnement d'impédance entre les deux zones est de 5 à 10 ohms pour la valeur
basse (détection de court circuit câble de plaque) et de 120 à 135 ohms pour la valeur haute
(détection contacte plaque patient).
L’isolation du câble de plaque doit correspondre à la tension la plus élevée utilisable du matériel
(environ 4000 Vpp). La norme indique que les accessoires doivent êtres isolés à 3000 V.

1.8. PÉDALE:

Elle permet d'activer la coupe et la coagulation bipolaire ou monopolaire.


Elle est indispensable lors d’une utilisation en double équipe, un utilisateur se sert du manche
digital et l’autre de la pédale.

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1.9. MANCHE DIGITAL:

1.9.1. Recommandations :
Au cours des opérations de section et/ou de coagulation, les électrodes de coupe et/ou de
coagulation sont chauffées indirectement par le tissu échauffé et par les arcs électriques.

Le bistouri GN300 de BRAUN interdit une activation supérieure à 20 secondes.


Le bistouri ICC200ECA de ERBE interdit une activation supérieure à 90 secondes.
La norme 601-2-2 * 59.103.1 indique qu’il doit être isoler à 3000 Volts.

1.10. MODE BIPOLAIRE

C’est le mode sans risque.


La puissance peut varier en fonction de l’impédance ( Ex. 100w à 200 Ohms ) ou rester constante
pour une plage d’impédance ( Ex. 120W et 187,5 Vp de 57 à 150 Ohms ), appelée autorégulation (
ce qui évite d’atteindre le courant limite ).
La mesure d’impédance entre les deux mors est possible, elle permet d’éviter de détériorer l’étage
de puissance.
Les accessoires utilisés en mode bipolaire ( pince bipolaire, ) ne doivent pas pouvoir se connecter
sur l’appareil aux prises correspondant au mode monopolaire. Le câble utilisé doit disposer d’une
prise différente de celle des accessoires utilisés en mode monopolaire.

Le mode bipolaire est utilisé généralement pour coaguler.


Une puissance réduite passe entre deux électrodes actives montées sur le même support.
Le courant ne traverse plus le corps du patient.
La plaque n’est plus utilisée.

Les caractéristiques des appareils sur le marché actuel varient au niveau de :


La puissance de 80 à 200 Watts
La tension peak à peak de 180 à 750 Vpp ou Vcc ( tension crête à crête )
La fréquence de 330 à 512 KHz.

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La plaque n’est plus indispensable

1.11. LES RISQUES AVEC LES BISTOURIS ELECTRIQUES

Les risques de brûlures sont réels en électrochirurgie, les bistouris sont des appareils
particulièrement sensibles à surveiller avec attention.
Sur un total de 704 plaintes enregistrées entre 1983 et 1988 par une compagnie d’assurance, 12%
concernent des brûlures par bistouris électriques (source : AFITEB News – Mars 1994)
Mais il y a aussi les risques de choc électrique et les risques de perturbation pour l’environnement,
en effet un bistouri peut être considéré comme un émetteur d’onde électromagnétique avec environ
6 mètres d’antenne.

1.11.1. Types de brûlures

On peut distinguer 3 types de brûlures :


 Les brûlures endogènes, dues à une concentration de courant trop importante les causes
possibles sont :
1. Une surface de contact insuffisante avec la plaque

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2. Une conductivité diminuée par l’oxydation de la plaque métallique, du gel desséché,
une plaque souillée ou la rupture des fils dans les plaques silicone.
3. L’utilisation de pince chirurgicale comme conducteur de courant.
4. Le produit utilisé pour l’asepsie cutanée en contact avec une zone de la plaque
(brûlure en triangle).

 Les brûlures exogènes, dues à la chaleur des flammes des liquides, gaz ou vapeurs
inflammables.
1. C’est l’arc électrique qui déclenche la flamme.
2. Il faut attendre leur disparition avant l’utilisation du bistouri.
3. Difficilement visibles sous le scialytique, elles ne sont remarquées qu’après
l’opération et ne dépendent pas de la puissance utilisée.

 Les pseudo-brûlures qui sont de deux types :

-Nécroses de pression :
1. Dues à une mauvaise vascularisation locale.
2. En raison du poids du corps qui repose sur une faible surface.
3. Lors des interventions longues (mais 10 minutes peuvent suffire).
4. Dépendent de l’état du patient (Hypotension, hypothermie).

-Irritation de la peau :
1. Par friction sur la peau lors de l’enlèvement des champs et des draps.
2. Intolérance du produit.

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1.12. LES RECOMMANDATIONS.

1.12.1. Stimulateur cardiaque :


La chirurgie HF peut entraîner un risque pour les patients porteurs de stimulateurs cardiaques
( Inhibition ).
* Consulter le personnel médical qualifié.

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1.12.2. Objets métalliques :
Il faut que le patient, extrémités comprises, soit isolé, pour la haute fréquence, des pièces
métalliques.
Les revêtements élastiques des tables d'opération peuvent posséder une conductibilité.
L'électrode chirurgicale active ne peut en aucun cas être utilisée au voisinage des électrodes de
l'électrocardiogramme (écart d'au moins 15 cm).
L'utilisation d'électrodes aiguilles ou des canules d'injection n'est pas conseillée ; le cône métallique
ne peut en aucun cas reposer sur la peau.

1.12.3. Accessoires :
La compatibilité doit être confirmée par une attestation d'un organisme de contrôle reconnu
officiellement.
Les électrodes d'incision et/ou de coagulation deviennent, pendant les processus de coupe et/ou de
coagulation, indirectement chaudes grâce au tissu réchauffé et à l'arc électrique. Le tissu peut,
immédiatement après les processus d'incision et/ou de coagulation, être brûlé involontairement
lorsqu'il est touché par des électrodes encore chaudes.

1.12.4. Irritation de nerfs et de muscles :


Conformément à DIN 57 753 section 2, les appareils qui doivent être utilisés pour des interventions
intracardiaques doivent être reliés à la compensation équipotentielle de la salle.

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2. LE CONTROLE DES BISTOURIS ELECTRIQUES

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2.1. LE CONTRÔLE DES BISTOURIS ELECTRIQUES

Le contrôle des bistouris électriques s’appuie sur les normes IEC suivantes :

1. CEI 601-1 : Règles générales de sécurité (1ère édition 1977, 2ème édition 1988).
2. CEI 601-2-2 : Règles particulières de sécurité pour appareils d’électrochirurgie à courant
haute fréquence (2ème édition 1991).
3. CEI 1289-1 : Rapport technique - Appareils d’électrochirurgie à courant haute fréquence –
Utilisation.
4. CEI 1289-2 : Rapport technique - Appareils d’électrochirurgie à courant haute fréquence -
Maintenance (1994).

Le contrôle des bistouris électriques s’effectue avec un testeur de bistouris H.F, en conformité avec
les Normes Internationales citées ci dessus.
Le test de sécurité électrique s’effectue avec un testeur électrique B.F.

Un contrôle en 4 parties est à réaliser :

 Contrôle visuel et fonctionnement des sécurités (plaque patient, limitation en puissance).


 Contrôle des performances en HF.
 Contrôle de la sécurité électrique en Haute Fréquence.
 Contrôle de la sécurité électrique en Basse Fréquence.

2.2. CONTRÔLE DES PERFORMANCES


Le testeur H.F. est un multimètre HF capable de simuler une charge patient et il permet de
caractériser le signal haute fréquence, c’est à dire :

 Puissance de sortie en charge (en watts).


 Courant HF (en mA).
 Tension crête à crête (Vpp).
 Facteur de crête.
 Forme du signal (sortie oscilloscope).

2.2.1. Caractérisation de la puissance HF délivrée

En général, les valeurs des puissances données par les constructeurs le sont à une charge fixée
correspondant à l’adaptation d’impédance pour laquelle le générateur a le meilleur rendement et
atteint une puissance maximum.
Cette charge nominale peut être différente pour chaque modèle, constructeur, ou mode de coupe.
D’où la nécessité de rechercher les caractéristiques techniques pour chaque type de bistouri afin de
pouvoir comparer les mesures à la consigne.
On fera des mesures à différents niveaux de réglage de la puissance (à 0, puis 2 ou 3 positions
intermédiaires et au maximum)

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Si la charge nominale est inconnue, le mode « POWER DISTRIBUTION » du testeur METRON
QA-ES la détermine facilement. Il commute automatiquement la charge patient selon une gamme et
un incrément fixé au préalable.
On peut comparer les performances entre différents modèles, ou entre deux équipements identiques
et vérifier si l’utilisateur a raison de se plaindre d’une perte de puissance. Le facteur de crête et la
sortie oscilloscope permettront de vérifier si la forme du signal est correcte.
La norme 601-2-2 site :
- la différence de puissance entre la valeur affichée par le bistouri et la valeur réelle ne doit pas
dépasser + ou – 15 %.

La norme 601-2-2 paragraphe 6.8.3 :

aa) Pour relever les valeurs de la puissance en sortie monopolaire, il faut pour tous les modes de
fonctionnement disponibles, mettre la position maximum.

1) Le diagramme montre la variation de la puissance à pleine puissance et à moitié sur une


gamme de résistance de charge de 100 à 2000 Ohms, mais étendu au besoin pour inclure la
charge de rendement maximum (valeur donnée par le fabricant).

2) Le diagramme montre la production de puissance en sortie par rapport à la puissance


demandée à une résistance de charge indiquée dans la gamme comme défini ci-dessus.

bb) Pour relever les valeurs de puissance en sortie, en mode bipolaire , il faut pour tous les modes de
fonctionnement disponibles, mettre la position maximum.

1) Le diagramme montre la variation de la puissance à pleine puissance et à moitié sur la


gamme de résistance de charge 10 à 1000 Ohms, mais étendu au besoin pour inclure la
charge de rendement maximum (valeur donnée par le fabricant).

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2) Le Diagramme montre la production de puissance en sortie par rapport à la puissance
demandée à une résistance de charge indiquée dans la gamme comme défini ci-dessus.

2.2.2. Courant de fuite en HF

La norme 601-2-2 * paragraphe 19.3.101 b) voir annexe, indique les valeurs de courant et la charge
pour les contrôles sans la table spécifique.

La méthode de mesure et les limites sont celles décrites dans la norme CEI 601-2-2.
Cette méthode est pratiquement irréalisable dans un service biomédical, elle impose une table de 3
mètres et d’autres conditions draconiennes afin de maîtriser les effets électromagnétiques.
Elle prévoit une mesure aux bornes du générateur (avec des câbles courts) avec des limites
abaissées (100mA au lieu de 150 mA).
Dans le cadre d’un contrôle sans la table spécifique, il faut utiliser des câbles de courte longueur ,
« aux bornes de sortie du générateur », une résistance non inductive de 200 ohms à 1% .

Pendant toutes les mesures des courants de fuite de H.F., le câble d'alimentation du bistouri sera plié
pour obtenir une longueur qui n’excédera pas 40 centimètres
Tous les modes disponibles sont à contrôler.
Tous les essais se font à puissance maximum.
La charge utilisée est toujours de 200 ohms.
Deux catégories de bistouris sont à distinguer :
* Bistouri de Type BF
* Bistouri de Type CF

2.2.2.1.Type BF : plaque référencée à la terre en Haute fréquence :

La norme 601-2-2 * Paragraphe 6.1


Indique le symbole que le fabriquant doit apposer au niveau du connecteur de plaque.
De type BF ( Body Floatting ), l’isolation des parties appliquées limite les courants de fuites en
Basse Fréquence.
La plaque est reliée à la terre par un ou plusieurs condensateurs, dans certaines conditions le courant
HF peut revenir par la terre.

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En monopolaire, on ne mesure les fuites HF que de la plaque à la terre selon deux montages
différents, sous 200 ohms dans tous les modes voir annexe Figure 101 et 102., il faut utiliser le
même branchement et les mêmes charges.
En bipolaire, Il faut utiliser le même branchement et les mêmes charges que la figure 104, voir
annexe.

2.2.2.2.Type CF : plaque non référencée à la terre en Haute fréquence :

La norme 601-2-2 * Paragraphe 6.1


Indique le symbole que le fabriquant doit apposer au niveau du connecteur de plaque.

De type CF (Cardiac Floatting) : l’isolation des parties appliquées limite les courants de fuite en
Basse Fréquence à des seuils très bas (10 ou 50 µA).
Les parties appliquées sont aussi isolées en HF. Le courant HF revient seulement par l’autre
électrode et non par la terre.
En monopolaire, on mesure le courant sous 200 ohms de la plaque à la terre, de l’électrode active à
la terre, voir figure 103 en annexe.
En bipolaire, Il faut utiliser le même branchement et les mêmes charges comme indiqué figure 104,
voir annexe.

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3. PROTOCOLE DE TEST POUR MAINTENANCE
PREVENTIVE SUR BISTOURIS ELECTRIQUES

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Paramètres à vérifier :
1 L’environnement.
2 La mesure de puissance en coupe et en coagulation.
3 La mesure des courants de fuite HF.
4 Sécurité plaque patient.
5 Remplir la fiche de contrôle.

3.1. CONTRÔLE DE L’ENVIRONNEMENT:

3.1.1. Contrôles visuels

Câble secteur : Vérifier l’intégralité du câble et de la fiche électrique.


Pédale de commande : Vérifier l’intégrité du commutateur au pied et du câble.
Vérifier l’intégrité mécanique des interrupteurs, connecteurs, contrôleurs, indicateurs…
Vérifier si l’unité ne présente aucun signe de détérioration (état du boîtier, capots, claviers,
afficheurs, potentiomètres, …)
Contrôle de l’alarme électrode neutre en débranchant le cordon (alarme sonore et/ou visuelle)
Contrôle de sécurité électrique avec le testeur BF ( nous ne présenterons pas comment utiliser ce
testeur étant donné que sont utilisation est identique pour tous les appareils à contrôler), voir résultat
d’un test en annexe.

Remarque : il est souvent difficile de contrôler tous les manches de bistouris et les électrodes
bipolaires, étant donné les impératifs de stérilisation ou l’utilisation d’accessoire à usage unique et
l’absence de numéro de série.

3.1.2. Contrôle de la présence des signaux lumineux et sonores


 A la mise en route.
 Lors de la coupe.
 Lors de la coagulation.
 Lors de la coagulation bipolaire.
 Lors du débranchement de la plaque ou électrode neutre (alarme sonore et/ou visuelle)
entraînant l’arrêt de la puissance H.F.

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3.2. MESURE DE PUISSANCE EN COUPE ET EN COAGULATION : TEST DE PERFORMANCES EN
PUISSANCE POUR LE BISTOURI

BRANCHEMENT POUR EFFECTUER UN TEST DE MESURE DE PUISSANCE


EN MONOPOLAIRE:D’UN BISTOURI BF

Mesure de puissance de sortie en monopolaire

Mesure de puissance de sortie en bipolaire

Pour bien exécuter ce test avec le testeur, il faut connaître la charge à utiliser pour obtenir les
puissances demandées ( voir la valeur de charge sur la notice technique du bistouri ).

Attention à bien utiliser la bonne charge correspondant au mode à tester ( Ex coupe R=500 Ohms,
Coag douce R=125 Ohms, Coag forcée R=350 Ohms, Coag spray R=500, Bipolaire R=125 Ohms ).

Si on ignore la valeur de charge, il est possible de la déterminer.


1) Soit on dispose du testeur QAES alors :
On peut déterminer la charge idéale en faisant une puissance distributive (« power distrib »)
Régler le QAES de façon à balayer de 200 à 500 ohms en coupe et de 100 à 400 ohms en
coagulation par pas de 50 ou 25 ohms.
2) Soit on recherche la puissance maximum en incrémentant la valeur de la résistance de
charge par pas de 25 ou 50 ohms en commençant à 200 ohms jusqu’à 500 ohms

ISIT 2 encadré par Mr BAHADI 27


Attention : Eviter de régler la charge de départ en dessous de 200 ohms en coupe et de 100
ohms en coagulation (risque de détériorer les transistors de puissance)
La norme 601-2-2 site :
- la différence de puissance entre la valeur affichée par le bistouri et la valeur réelle ne doit
pas dépasser + ou – 15 %.

3.3. MESURE DE COURANT DE FUITE HF

Les points à régler impérativement pour faire un bon test de fuites HF :


 Fixer la résistance à 200 ohms.
 Faire le test dans tous les modes à puissance maximum.
 Les câbles de mesure doivent être le plus court possible afin d’éviter les inductances et les
capacités parasites qui pourraient perturber les mesures (effet d’antenne).
 Régler le retard à la mesure « delays » : 1000ms.
 Débrancher le manche du bistouri lors de teste de plaque et utiliser la pédale pour déclencher la
coupe ou la coagulation.

Ensuite, il faut déterminer :

 Si votre bistouri est un BF ou CF


Attention : le type B (plaque reliée à la terre en direct) est interdit en France depuis 1984
 S’il est référencé ou non à la terre en HF
Si le bistouri est isolé en HF ou référencé à la terre en HF, le test de mesure des courants de fuite est
différent (voir schéma norme 601-2-2 en annexe)

Ainsi on peut procéder aux tests de courant de fuite de la plaque puis de l’électrode active, dans tous
les modes et à puissance maximum.

3.4. BRANCHEMENT POUR EFFECTUER UN TEST DE FUITE HF, EN MODE MONOPOLAIRE

Appareil de type BF « électrode neutre référencée à la terre.

ISIT 2 encadré par Mr BAHADI 28


Mesure de courant de fuite HF entre la terre et la plaque à travers une charge de 200 ohms, les
électrodes sont chargées par une résistance de 200 ohms.

Mesure de courant de fuite HF entre la terre et la plaque à travers une charge de 200 ohms,
l’électrode active est reliée à la terre par une résistance de 200 ohms.

Appareil de type CF « électrode isolée de la terre.

Mesure de courant de fuite entre l’électrode active et la terre à travers une charge de 200 ohms
Mesure de courant de fuite entre la plaque et la terre à travers une charge de 200 ohms

3.5. BRANCHEMENT POUR EFFECTUER UN TEST DE FUITE HF, EN MODE BIPOLAIRE

Appareil de type BF et CF.

ISIT 2 encadré par Mr BAHADI 29


3.6. CONTRÔLE SÉCURITÉ PLAQUE :
La norme 601-2-2 paragraphe 59.101.

L’appareil chirurgical HF fournira une puissance de production évaluée à plus de 50 W avec un


circuit, afin de d’obtenir la puissance et de créer une alarme audible, quand arrive un problème sur
d'électrode neutre ou sa connexion . L'alarme audible satisfera aux exigences de niveau sonore du
paragraphe 59.102 et ne sera pas extérieurement réglable.

La conformité est vérifiée en faisant fonctionner l’appareil chirurgical HF à la puissance de


production maximum dans chaque mode d'exploitation dans le circuit montré sur la figure 108. Le
commutateur est fermé et ouvert cinq fois et la production HF sera mise hors service et l'alarme
sonnera à chaque ouverture du commutateur.

ISIT 2 encadré par Mr BAHADI 30


Il existe deux cas pour la valeur de R:
Pour plaque simple zone. La résistance est égale à 0 ohm
Pour plaque double zone. R est spécifié par le fabricant afin de juste tenir l'équipement actif avec
SW1 fermé.

Pour faire le contrôle d’alarme détection plaque, il faut faire le montage de la figure 108, régler la
puissance de tous les modes monopolaire au maximum.
Plaque simple zone
Dans le cas d’une détection de plaque simple zone
La résistance R est un court-circuit.
A l’ouverture de l’interrupteur l’appareil doit sonner, indiquer une erreur plaque et couper la
puissance.
Plaque double zone
Dans le cas d’une détection de plaque double zone.
La valeur de la résistance R est donnée par le fabricant.( valeur haute ) « le maximum est
150 ohms ».
A l’ouverture de l’interrupteur l’appareil doit sonner, indiquer une erreur plaque et couper la
puissance.

Pour vérifier la plage de valeur donnée par le fabricant « la valeur basse varie de 5 à 10
ohms et la haute de 120 à 135 ohms », il faut allumer l’appareil sans activer la puissance et
connecter une résistance variable à la place de la plaque, et mesurer sa valeur ohmique à
chaque déclenchement d’alarme.

ISIT 2 encadré par Mr BAHADI 31


3.7. REMPLIR LA FICHE DE CONTROLE.

Nous allons présenté qu’une seule séquence.


Alors que selon le constructeur, il n’est pas obligatoire de tester tous les modes pour le test de
puissance, il est cependant obligatoire de tester tous les modes en courant de fuite HF.

Constructeur : BERCHTOLD
Type : ELEKTROTOM 390
Classe :de protection : I
Degré de protection : CF

Test de puissance
Ajustements Intervalle de Limites Résultats
résistance
Mode Puissance Charge Charge Limite Limite Limite Err nég Err pos Résultat
1
min2 max nég3 pos en W % %
Coupe I 350 W 500 500 20% 20% 70
ohms ohms
Coupe II 300 W 500 500 20% 20% 60
ohms ohms
Coupe III 300 W 500 500 20% 20% 60
ohms ohms
Coupe IV 300 W 500 500 20% 20% 60
ohms ohms
Coag 100 W 500 500 20% 20% 20
étincelage ohms ohms
Coag 250 W 300 300 20% 20% 50
contact ohms ohms
Bipolaire 50 W 100 100 20% 20% 10
ohms ohms

1
Puissance HF maximum donnée par le constructeur
2
Charge nominale donnée par le constructeur
3
La limite est aussi une tolérance donnée par le constructeur, à défaut de ne pas l’avoir elle doit être de 10%.

ISIT 2 encadré par Mr BAHADI 32


Test de courant de fuiteHF
Ajustements Limites Résultats
4
Mode Puissan Charge Puissance Active Dispersive Act. Disp. Résultat
ce
Coupe I 350 W 200 10% 150 mA 150 mA
ohms
Coupe II 300 W 200 10% 150 mA 150 mA
ohms
Coupe III 300 W 200 10% 150 mA 150 mA
ohms
Coupe IV 300 W 200 10% 150 mA 150 mA
ohms
Coag 100 W 200 10% 150 mA 150 mA
étincelage ohms
Coag 250 W 200 10% 150 mA 150 mA
contact ohms
Bipolaire 50 W 200 1% 80mA 80mA
ohms

Test alarme plaque

Limite de résistance : 150 ohms


Alarme enclenchée à :
Résultat :

Fiche de contrôle
La fiche de contrôle doit être remplie à chaque maintenance préventive

4
Limites données pour des câbles normaux.

ISIT 2 encadré par Mr BAHADI 33


CONCLUSION

Cette procédure permet d’assurer la sécurité du patient et de l’utilisateur.


Une fois par an, faire procéder à l’étalonnage des appareils de contrôle par un organisme agréé.
Dans le cas d’une déclaration de matériovigilance, l’agence française de sécurité sanitaire des
produits de santé ( Afssaps ) demande la dernière date de contrôle du matériel.
Sur la demande du tribunal une expertise du matériel peut être réalisée par une société désignée.

ISIT 2 encadré par Mr BAHADI 34