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Chapitre 1 : Capitalisme, son histoire, son évolution

- Le capitalisme a 2 grandes caractéristiques : la propriété privée des moyens de production et


l'accumulation du capital.

- Contexte émergence capitalisme : RU avec liberté d'entreprendre et droit de propriété =


apparition 1ères sociétés commerciales = capitalisme patrimonial (familial).

- Intervention pouvoirs publics nécessaire : accélérer le développement économique, corriger


les dysfonctionnements économiques et accélérer le rattrapage industriel. L'initiative privée
côtoie l'initiative publique ou est encadrée par elle.

- Un autre modèle d'organisation économique possible : le collectivisme : économie planifiée


(modèle URSS) avec priorité à l'industrie.

- L'évolution des firmes induit de nouveaux modes de management (théorie agence,


gouvernance entreprise, filière inversée). Des managers professionnels vont prendre la
direction de la société avec pour objectif la croissance de l'entreprise = capitalisme
managérial
L'Etat régule et protège contre les risques sociaux.
Nationalisation pendant les 30 glorieuses pour orienter sur le long terme les mutations
industrielles.

- Années 80-90 retrait de l'Etat (privatisations), chute des économies socialistes de l'Est
européen, le capitalisme libéral renaît, phénomène de mondialisation.
Montée du chômage et déficits publics.
En France et UK = privatisations = ressources pour l'Etat grâce à ces cessions.
Démantelement des monopoles, assouplissement des lois (USA : liberté d'ouvrir les
commerces 24/24h) Actionnaire puissant, 3 D. Mais l'Etat reste indispensable à cause des
nombreux dysfonctionnements.
Désormais les actionnaires exigent des rendements de leur portefeuille très élevés.
Les firmes deviennent de plus en plus puissantes face à des Etats affaiblis, et au détriment des
équilibres sociaux. Capitalisme asiatique marqué par une forte intervention de l'Etat.

- Multiplication des crises : risque systémique car conséquences de grande ampleur à cause de
la mondialisation. La crise des subprimes a pour cause une défaillance de l'autorégulation par
le marché ( agence de notation, banque centrale, surveillance des marchés financiers). Eviter
une nouvelle crise nécessite une régulation internationale des agences de notation, des paradis
fiscaux et des dérives de la spéculation financière. La BCE a racheté les obligations grecques.

Mondialisation
Processus d’intégration économique de marchés nationaux au niveau des échanges, de la
production et de la finance.
Le développement économique permet un accroissement des échanges commerciaux entre les
pays.
Avec le libre échange, la mondialisation permet :
- D’accéder à plus de produits, à des meilleurs coûts et de meilleure qualité (grâce à la
concurrence).
- D’avoir des matières premières moins chères pour les entreprises.
- Un marché plus vaste.

GATT crée en 1947, remplacé par OMC en 1995 (qui a un réel pouvoir de sanction)

Favoriser la liberté des échanges pour renforcer la croissance mondiale. (=réduction droits de
douane)
L’Union Européenne est la 1ère zone économique mondiale, représente 40 % des échanges et
25 % du PIB mondial.

Croissance
Augmentation soutenue et durable de l’activité économique dans un pays, mesurée par le PIB.

Carré magique de Kaldor (postkeynésien) : est une représentation graphique des quatre grands
objectifs de la politique économique conjoncturelle d'un pays : la croissance, le taux de
chômage, l'équilibre extérieur de la balance commerciale et la stabilité des prix. C'est
l'économiste keynésien Nicholas Kaldor qui en est à l'origine.

Les 30 glorieuses :
- Le plan Marshall (1948) adopté par le Congrès américain :
Contenir le progrès du communisme en luttant contre les difficultés économiques et la misère.
Trouver des débouchés aux productions américaines en relançant la consommation
européenne. Avec le plan Marshall et la construction européenne, la société de consommation
est en plein essor. (= multiplication par 5 des échanges)
Les facteurs : le développement du commerce mondial, la relance de la consommation,
l’adaptation de l’appareil de production à cette augmentation de demande, investissements
massifs des entreprises, meilleure main d’œuvre (en qualité et quantité).
Mais cette forte croissance est inflationniste et ne profite pas à tous, et ne respecte pas
l’environnement. Période de nationalisation des grandes entreprises.
Chapitre 2 : Croissance, changement technologique
et emploi
- Ce sont 3 enjeux majeurs car ils constituent un indicateur important de la santé des
performances d'une économie.

- Des taux de croissance et de chômage très contrastés au sein des pays industrialisés :
Australie croissance soutenue depuis 1992. USA croissance globalement élevé depuis années
80 avec taux chômage stable. Japon faible taux de croissance. Europe croissance relativement
soutenue jusqu'à fin des années 90 mais taux chômage élevé proche des 10 %.
Croissance mondiale ininterrompue depuis 2 siècles malgré les crises.

- Puis crise des subprimes : baisse en valeur absolue du PIB dans la quasi-totalité des pays
industrialisés. Le chômage double aux USA donc lien entre croissance et chômage

Mais différences de calcul : taux de croissance est en fonction de la production.


Taux de chômage : chômeurs/population active.
Donc lien imparfait, de plus la croissance n'est pas suffisante à la baisse du chômage c'est
pourquoi l'Etat joue un rôle primordial à ce niveau.

- Facteurs déterminants de la croissance : capital, travail, progrès technique et ouverture aux


échanges internationaux.
Moteurs principaux de la croissance : consommation, investissement, exportation.

- Croissance extensive (croissance car augmentation de quantités de facteurs de production


utilisés) et intensive (croissance car meilleure utilisation des facteurs de production,
génératrice de gains de productivité = grace au progrès technique).

- Origines de la croissance : Smith (division internationale du travail : croissance illimitée),


Ricardo (croissance limitée car rendement décroissant des terres), Malthus (croissance limitée
car loi de la population), Marx (limitée car baisse tendancielle du taux de profit), Solow
(croissance exogène, besoin de progrès technique et population active), Romer Barro et Lucas
(croissance endogène : capital physique et humain, R&D et dépenses d'infrastructures).

- L'importance du progrès technique et incidences :


3 cycles : Kondratieff (progrès technique), Juglar (crises), Kitchin (stocks)
Thèse du déversement d'emploi : le PT malgré ses effets immédiats destructeurs d'emplois est
en définitive créateur d'emploi dans d'autres secteurs par l'effet revenu qu'il suscite.

- Paradoxe de Solow : stagnation de la productivité observée aux USA malgré les


investissements informatiques massifs des années 70-80. La croissance soutenue aux USA à
partir des années 90 sera attribuée en partie à cet investissement massif.
- Les progrès des NTIC et de la transmission de données ont conduit des entreprises
américaines à externaliser leur comptabilité ou des centres d'appels vers l'Inde qui serait
devenu le " bureau du monde ".

- Les pays développés se spécialisent sur des biens de hautes technologies intensifs en travail
qualifié et en actifs immatériels.

- La technologie est maintenant considérée comme une variable stratégique.


Surveillance des évolutions technologique (veille technologique)
Le changement technologique appelle également l'intervention de l'Etat dans une autre
direction : la résolution des problèmes d'emploi.

- Chômage technologique : chômage lié au progrès technique, obsolescence des qualifications


de certains salariés.

- Les politiques de l'emploi : passives (indemnisation du chômage, subvention du retrait de


l'activité) et actives (soutien de la création d'emploi avec emplois aidés, allègement des
charges, réforme du marché du travail).

Le chômage
Situation d’un individu ou d’un groupe d’individus privé d’emploi et à la recherche d’un
travail rémunéré.
Pour les libéraux le chômage est volontaire, ils l’expliquent par :
- Le SMIC (problème de productivité) et prônent sa suppression.
- Les indemnités chômage trop généreuses (Friedman)
- Des revendications d’augmentation de salaire par les syndicats quelque soit la conjoncture.

Pour Keynes il est involontaire et résulte d’une offre d’emploi insuffisante de la part des
entreprises.

Relation avec la courbe de Phillips (inflation et chômage, quand l’un est fort, l’autre est
faible).

L’inflation
Causes : augmentation excessive de la demande par rapport à l’offre, création monétaire trop
abondante, augmentation des coûts de production supérieure aux gains de productivité,
concurrence …
Lutte : par la politique monétaire en restreignant la quantité de liquidités en circulation par
l’élévation des taux directeurs des banques de second rang auprès de la banque centrale.
Chapitre 3 : L'économie de la connaissance et de
l'immatériel
- Connaissance = somme de savoirs et d'informations = facteur clé d'innovation.

- L'innovation pour Schumpeter est la création d'un bien nouveau, la conquête d'un nouveau
débouché et une nouvelle méthode de production.

- Progrès technique : ensemble des innovations qui peuvent améliorer la production.


Schumpeter : P-T endogène, résultat de l’activité des agents économiques.
Processus de destruction créatrice : réduction d’emploi à C-T mais création à M-T et L-T car
déversement. En effet le P-T est lié à la croissance avec ses gains de productivité et donc agira
sur l’emploi.

- Le développement économique est permis par les vagues d'innovations importantes au


moment de la R-U.
Apparition de brevets d'invention, possibilité de percevoir les fruits de ses découvertes.

- L'économie de la connaissance : correspond aux processus qui transforment l'information en


connaissance. Son essor est permis par les NTIC et la diffusion accélérée d'informations mais
ces changements technologiques ne suffisent pas pour assurer l'innovation dans la société.

- L'entreprise apprenante place la connaissance au centre de son activité et incite à la


formation, elle laisse les salariés développer des projets personnels (20 % du temps chez
Google) ou associe les vendeurs au processus de production (Décathlon).

- Caractéristiques de la connaissance : bien non exclusif, bien non rival et bien cumulatif.
C'est également un bien public.
- La R&D représente du capital immatériel, le capital physique étant matériel et les ressources
environnementales du capital naturel. Importance stratégique R&D pour innover.
- La propriété industrielle concerne à la fois le brevet, la marque et le logo. La protection se
fait pour une durée de 20 ans dans le cas des brevets si l'application est innovante après une
recherche d'antériorité.

- Problématique de diffusion des savoirs : il existe une corrélation entre niveau de formation
et d'éducation d'une part et taux de croissance et taux de chômage d'autre part.

- Stratégie de Lisbonne (2000) fixé par le Conseil européen de Lisbonne est de faire de
l’Union européenne « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique
du monde d'ici à 2010. À mi-parcours, en 2004–2005, l'analyse de la stratégie de Lisbonne a
montré que celle-ci avait été jusqu'alors un échec parce que les États membres n'ont pas tenu
leurs engagements pris selon la méthode ouverte de coordination, non contraignante. La
stratégie a été recentrée en 2005 sur la croissance économique et l'augmentation de l'emploi.
Chapitre 4 : Réseaux, territoires et pôles de
compétitivité
- Le territoire influe sur le développement économique.
L'Europe est privilégiée : mer proche (moins de 500 km sauf Russie), forêts (bois), cours
d'eau, climat tempéré (agriculture et pas de maladie), régularité des vents.
Angleterre : absence montagnes = transport faciles.
Mais analyse du territoire également en terme politique importante.

- La compétition internationale s'opère sur la compétitivité des firmes et l'attractivité des


territoires.

- Années 90 apparition blocs régionaux : Union Européenne, ALENA, MERCOSUR,


ASEAN. Ces blocs stimulent essentiellement le commerce intra-zone.

Sortie zone Euro ?


Avantages : retour aux monnaies nationales, politiques monétaires indépendantes, dévaluation
compétitivité (= accroissement exportations = croissance)
Inconvénients : dévaluations en chaine, instabilité monnaies nationales, augmentation des prix
à l’importation, augmentation des taux d’intérêts, risque faillite bancaire.

Euro : Critères de Maastricht : pacte de stabilité


Déficits publics inférieur à 3 % du PIB.
Dette publique inférieure à 60 % du PIB.
Faible inflation et faible taux d’intérêt.
Avantages : stabilité monétaire et faibles taux d’î
Inconvénients : Problèmes de concurrence salariale, forte valeur de l’€ = stagnation du
chômage.

- Territoire américain vaste, c'est un facteur important dans le déclenchement au cours des
années 1920 du processus de production de masse et consommation de masse.

- Importance des firmes dans la manière dont se façonnent les territoires économiques.

- Silicon Valley : Dynamisme de l'initiative privée. Concurrencer la cote Est. Université de


Stanford qui incite ses jeunes étudiants à développer leur start up proche de l'université.
Hewlett et Packard sont les précurseurs, la vallée est devenu un pôle économique de high tech
où se mêlent chercheurs, ingénieurs, entrepreneurs et investisseurs. Dans la Valley tout le
monde connait tout le monde, les relations de confiance sont un facteur majeur de réussite et
favorisent la prise de risque.
- Accroître la compétitivité par le développement régional : le soutien des pouvoirs publics
aux régions avait pour finalité l'aménagement du territoire ou la sauvegarde des emplois.
L'Etat tente l'expérience de la région pour accroître les performances internationales de
l'économie nationale.

- Volonté de mettre en place de véritables programmes de R&D et de mobiliser à cet effet des
ressources financières et matérielles. 3 stratégies possibles :

 Stratégie de développement : pôle de compétitivité (cluster) = concentration spatiale


d'activité de R&D. Ex : Sophia antipolis à proximité de Nice (soleil et mer) grâce à IBM et
Texas Instrument. France Telecom est venu renforcer la zone avec un réseau de télécom
adapté aux besoins. L'aéroport de Nice devient le 3ème plus fréquenté de France.
Ainsi besoin de 3 facteurs clés : le volet formation-recherche doit être assuré par un grand
pôle d'enseignement supérieur et de recherche + mise en place d'infrastructures scientifiques
et techniques, construction d'un parc industriel autour de quelques grandes entreprises pilotes,
faciliter l'accès à différentes sources de financement.

 Le positionnement d'une région comme plateforme logistique : efforts importants en


matière d'infrastructure + aides publiques nécessaires.

 Valoriser les ressources locales : ex cote basque avec ses vagues qui a développé un pôle
autour des sports de glisse avec Quiksilver, Rip Curl.
Chapitre 5 : La croissance et les déséquilibres
- Principal indicateur : PIB = Consommation + Investissement + Dépenses publiques + X - M
Il englobe toutes les richesses produites dans le pays (donc comprend les sociétés étrangères).
Mais il a des limites : effets négatifs de la croissance (pollution), productions hors marchés
(jardinage, bricolage), inégalités sur la santé.
Indicateur alternatif : IDH : 1/3 PIB par habitant, 1/3 Espérance de vie à la naissance, 2/9 taux
d'alphabétisation, 1/9 taux de scolarisation.
Autre indicateur : l'empreinte écologique (WWF) : mesure la surface de la planète en hectares
dont une population a besoin compte tenu de son mode de vie pour satisfaire sa
consommation en ressources de la nature. Donc recherche d'une croissance compatible avec
l'environnement

- Croissance et évolutions des inégalités mondiales : persistance des inégalités en terme de


revenus (même au sein des pays industrialisés), accès à l'eau, aux soins…

- Les limites des négociations internationales : protocole de Kyoto non renouvelé.

- Le club de Rome et le rapport Meadows anticipent l'épuisement des ressources naturelles. Il


remet en cause les vertus d'une croissance économique trop intensive en étudiant ses effets sur
l'environnement.

- La responsabilité sociale a été intégrée dans la loi des Nouvelles Régulations Economiques
(2001) et oblige les entreprises cotées à publier des informations sociales. La RSE fait
référence à un ensemble de responsabilités et de bonnes pratiques en matières sociales et
environnementales que les entreprises entendent assumer au-delà de leurs objectifs financiers
et traditionnels et des contraintes légales.

- Développement durable : développement qui permet de répondre aux besoins du présent


sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

- Déséquilibres écologiques engendrés par la croissance : production de déchets, emissions de


gaz à effet de serre, urbanisation, épuisement et gaspillage de l'eau, pétrole, recul des forêts.

Investissement
Création d’un bien de production (qui va produire d’autres biens)
C’est un des principaux moteurs de l’économie. (Les grandes phases de croissance sont
toujours liées à des hausses du taux d’investissement).
L’investissement a des effets sur l’offre et la demande, et est facteur de progrès technique (par
l’investissement immatériel).

Déterminants de l’investissement : demande anticipée (prévisions) en fonction de la demande,


taux d’utilisation des capacités productives, coût du capital et du travail, profits réalisés, taux
d’intérêt réel.

Multiplicateur (Keynes): une dépense initiale d’investissement génère au cours d’un certain
nombre de cycles, un revenu qui est un multiple du montant dépensé.
Il faut un plein emploi des capacités de production.

Mais l’investissement peut mener à des déséquilibres économiques (Marx : suraccumulation


du capital = crise), certains sont inefficaces (infrastructures inutiles).

Dette publique
Cumul net des déficits publics : dépenses supérieures aux recettes.
(Somme des dettes des administrations de l’Etat, des collectivités territoriales, de la sécurité
sociale).
Avantages : à court terme stabilisateur conjoncturel, à moyen terme relance l’économie
(demande effective …)
Dangers : augmentation dette publique = étranglement de la croissance car le remboursement
de la dette est lourd. (Exemple de l’euro qui est affaibli par la Grèce)

Soutenabilité de la dette : capacité d’une société à honorer ses paiements à bonne date.

Crises
La crise est l’interruption d’une croissance forte.

Crise de 1929 :
- Contexte : naissance de la société de consommation aux USA. Entre deux guerres.
Les USA sont le 1er exportateur mondial avec 42% de la production mondiale.
- Caractéristiques : avant la crise, envolée du cours des titres. Puis quelques signes
d’essoufflement (baisse production, baisse des prix).
24 octobre 1929 : crach boursier = vente massive de titre donc baisse drastique du cours des
titres, c’est la crise.
Panique des détenteurs, vente massive des titres. La crise boursière entraine une crise
bancaire, les épargnants retirent leur argent des banques donc celles-ci font faillite. Puis il y a
crise de l’économie réelle (car resserrement massif du crédit, donc difficulté de trésorerie des
entreprises ce qui provoque une baisse de la consommation, de l’investissement et de la
production).
- Mesures contre la crise : Président Hoover : hausse de 30% du prix des droits de douane, ce
qui entraine la division par 3 du commerce international entre 1929 et 1932. USA : baisse du
PIB de 30% et montée du chômage (de 9 à 24%) .

Politiques de rigueur : gel ou baisse des salaires dans la fonction publique, retard des départs à
la retraite, baisse des aides sociales, augmentation des impôts.
Conséquences : récession, augmentation du chômage, confiance des marchés en baisse.

Le New Deal (1933-1935) de Roosevelt :


Mesures visant à réguler la production industrielle et agricole (pour faire remonter les prix),
politique de grands travaux, sécurisation des marchés bancaires et financiers, améliorations
des conditions de travail et de vie des salariés. Conséquences = hausse de la production et
baisse du chômage.
Naissance de l’Etat providence.
- Conséquences dans le reste du monde : la crise va provoquer l’arrêt des flux de capitaux
américains, ce qui va provoquer la montée en puissance du protectionnisme dans tous les
pays, l’effondrement des échanges internationaux et des politiques interventionnistes.
Chapitre 6 : Marché et économie non marchande
- Existence d'une économie non marchande due aux limites de l'efficacité économique, de
l'équité et des marchés. Le marché est le plus efficace des modes d'allocation des ressources
mais les marchés ne peuvent garantir la production de tous les biens pour lesquels des besoins
existent. Ainsi l'économie non marchande prend en charge les productions délaissées par le
marché, mais se pose aussi dans certains cas en concurrent des marchés.

- Les systèmes d'échanges locaux : système où la monnaie est abandonnée au profit du troc.
Ils sont vecteurs de solidarités mais échappent à la fiscalité, et peuvent concurrencer une
entreprise privée (exemple cours de danse).

- L'économie sociale correspond à l'ensemble des activités économiques à but non


principalement lucratif. Elle comprend les productions de B&S réalisées par les associations,
les mutuelles, les coopératives et les fondations.

- Les services publics ont 2 grands principes : le principe de continuité (les services
nécessaires à la vie sociale ne doivent être interrompus) et le principe d'égalité (garantir
aucune discrimination tarifaire ou de service).

La monnaie
La monnaie permet de mesurer la valeur des marchandises en leur donnant un prix (unité de
compte), régler les transactions entre les agents (moyen de paiement) et de conserver de la
richesse (réserve de valeur). C’est aussi un élément de souveraineté nationale.
Elle est créée par la Banque centrale.

Régime de change fixe : exemple système de bretton woods (1944-1971) toutes les monnaies
sont convertibles en dollars ou en or. 35$ l’once

Régime de change flottant ou flexible : Le cours des monnaies fluctue en fonction de l’offre et
de la demande.

Financement de l’investissement :

Auto financement : épargner une partie de son revenu en vue d’un achat futur.

Financement direct : achat de valeurs mobilières (mises en vente par les entreprises) par les
ménages afin de financer les entreprises.

Financement indirect : les ménages déposent ou épargnent leur argent en banque. La banque
octroi des crédits aux entreprises.
Chapitre 7 : Protection sociale et solidarité
- Depuis la fin de la 2nd guerre mondiale  Mouvement de solidarité.

- La protection sociale est constituée par un ensemble de droits sociaux assurés à chacun par
la collectivité pour couvrir différents types de risques (maladie, vieillesse, chômage, etc.)

- Difficultés en matière de financement, ce qui provoque de multiples débats et confrontations


entre économistes. SS déficitaire depuis 1990. Faiblesse des recettes et augmentation des
dépenses.
Problème de financement : augmentation des cotisations = coût du travail trop élevé pour être
compétitif au niveau international. Réduction de la couverture sociale garantie donc les
Français doivent se tourner vers des complémentaires (mutuelles et assurances privées).

- Etat providence : état interventionniste sur les plans économique et social.

- Sécurité sociale : ensemble des organismes chargés en France de collecter des cotisations
sociales et de verser les prestations sociales concernant les risques maladie, invalidité, famille
et vieillesse.

- La justice sociale est le respect d'un principe de répartition des richesses conforme aux
valeurs de la société considérée.

- La protection sociale vue par Keynes (plan de relance) : versement des prestations sociales
 hausse de la consommation  accroissement de l'offre (production)  augmentation de
l'emploi.

- 2 modèles s'opposent :
 Bismarckien (Allemagne) : assurance professionnelle pour les travailleurs qui ont cotisés.
 Beveridgien (Angleterre) : assurance universelle pour les citoyens qui sont dans le besoin.

- Régime français : mix entre les 2 = assurance obligatoire pour tous, financement
essentiellement par cotisations mais aussi de + en + par l'impôt et la CSG. Prestations sociales
proportionnelles assorties de minima sociaux.

- Problème de retraites : allongement durée de vie, papy boom, réduction de la natalité.


Solutions : allongement de la durée de vie active, accroissement des taux de cotisation.

- Modèle libéral aux USA = Etat providence minimal.

Retraite par répartition : les actifs payent pour les retraités.


Retraite par capitalisation : chacun côtise pour sa propre retraite.
Etat providence et prélèvements obligatoires
L’Etat providence a en charge la protection sociale.
C’est la fonction attribuée à l’Etat de contribuer à assurer le bien-être des individus, ce qui
peut passer par des actions directes et indirectes.

Prélèvements obligatoires : impôts + taxes + cotisations sociales

Inconvénients : Pouvoir d’achat amputé, favorise l’économie souterraine, fraude ou évasion


fiscale, altère l’attractivité du territoire.
Avantages : Mais permet outil fiscal par le gouvernement pour stimuler la demande et
l’investissement. Attractivité du territoire avec les biens publics disponibles. Protéger le
potentiel industriel d’une concurrence accrue mondiale.
Mercantilistes (XV au XVII siècles)
Jean Bodin & Jean Baptiste Colbert
Contexte : Multiplication des transports, grandes découvertes (Amérique, Australie),
naissance du capitalisme, valorisation des activités commerciales.
Principales caractéristiques :
- Développement économique par l’enrichissement des nations (au détriment de la population)
grâce au commerce extérieur (excédent balance commerciale), avec une accumulation des
métaux précieux (thésaurisation des richesses), donc la production de biens pour l’échange est
une bonne chose.
- Théorie quantitative de la monnaie : Les prix sont en relation avec les phénomènes
monétaires, ils varient en fonction de la quantité monétaire en circulation : la hausse des prix
est due pour JB à « une abondance d’or et d’argent dans le royaume ».
- Une population nombreuse entraîne une abondance de main-d’œuvre, donc des salaires
faibles et des profits élevés. « Il n’est de richesse que d’hommes » (Bodin)
- Il faut une intervention active de l’Etat par un protectionnisme douanier, la mise en place
d’une règlementation, d’une fiscalité et même d’actions directes de l’Etat pour l’industrie.

Physiocrates
François Quesnay
Ce sont les précurseurs du libre échange.
- Ils critiquent les mercantilistes, la richesse ne provient pas de l’acquisition de monnaie par le
commerce mais de la création de biens, l’agriculture est l’activité de base de cette création de
richesse, et pour qu’elle se diffuse dans toute l’économie, il faut abolir les barrières au
commerce et les règlementations (= Libre échange).
- Les physiocrates considèrent que la richesse d'un pays consiste en la richesse de tous ses
habitants et non seulement celle de l'État. Cette richesse est formée de tous les biens qui
satisfont un besoin et non de métaux précieux qu'il faudrait thésauriser

Epoque des classiques


Contexte : Révolution industrielle au R-U
- Facteurs environnementaux : liberté d’entreprendre et droits de propriété.
- Transformations agraires  augmentation des rendements et de la productivité donc surplus
de production pour nourrir les nouveaux travailleurs ou fournir des produits agricoles
transformés par les usines, épargne investie dans l’industrie.
- Croissance démographique  main-d’œuvre bon marché pour le développement, nouveaux
débouchés pour ces productions, nouvel état d’esprit favorable aux découvertes scientifiques.
- Transports : investissement dans les routes et les canaux, facilité du transport maritime au R-
U donc baisse des délais et coûts de transports, alimentation de tout le pays au fer et charbon.
(Application de la vapeur aux transports : chemin de fer et bateaux)
- Le rôle du commerce extérieur : développement et diversification des échanges
Adam Smith (18 ème
siècle)

C'est le père du libéralisme : La liberté économique est la condition du progrès.


Raisonnement micro économique sur le court terme.
Critique les physiocrates : l’industrie n’est pas stérile et peut être source de richesse.
Origine de la croissance économique : division internationale du travail.

- Le marché est le meilleur régulateur de l'économie, grâce à la main invisible, l'intérêt


individuel de chacun guide le sens de l'intérêt général, les fonctions d’offre et de demande,
déterminent les quantités et les prix des produits, aucune planification n’est donc nécessaire.
- A. Smith est très favorable au commerce international. Sa loi des avantages absolus soutient
que chaque fois que deux pays sont dotés différemment en facteur de production, ils ont
intérêt à commercer. Un pays ayant des facilités à produire du blé et des difficultés pour le
tissu échangera avec un partenaire qui connaît une situation inverse.
- Puisque la main invisible guide l’action des individus, l’intervention de l'État doit se limiter
à assurer ses fonctions régaliennes : défense, justice, éducation.

David Ricardo
Pour Ricardo, l’économie est condamnée à devenir stationnaire, car la production bute sur la
capacité de production de la Terre. Il est pessimiste.
- Croissance limitée car rendements décroissants, nécessité d'échange international pour y
palier.
- Sa loi des avantages comparatifs. Elle va prolonger les théories des avantages absolus
d’Adam Smith en justifiant l’échange entre deux Nations, même si aucune des économies
n’est en mesure de fabriquer des produits dans de meilleures conditions que l’autre. Ce qui
compte, c’est le prix des produits les uns par rapport aux autres (pris relatif), pas seulement
leur prix réel (en temps de travail par exemple).

Jean Baptiste Say


Il est l’auteur de la célèbre LOI DES DEBOUCHES: « Les produits s’échangent contre des
produits » = toute offre créé sa demande. La monnaie n’est donc qu’un « voile » sans grande
conséquence sur l’économie réelle (production et échange de biens et services).

Thomas Malthus
La population croît à un rythme géométrique (1, 2, 4, 8, 16...) et la production agricole à un
rythme arithmétique (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10...). Si rien n’est fait pour limiter la croissance
de la population nous aboutirons à une catastrophe. Le malthusianisme est la théorie qui
affirme qu’il faut limiter le nombre des enfants.

Politique Budgétaire des classiques : le budget doit être neutre (recettes = dépenses), en cas de
déficit il faut réduire les dépenses, surtout sociales.
Socialiste : Karl Marx
Pour Marx, le fonctionnement du capitalisme entraîne la paupérisation du prolétariat (citoyens) et il est
voué à s'effondrer sous ses propres contradictions. Il convient de contrôler son évolution. Il critique les
inégalités et injustices :
Les travailleurs seront de moins en moins payés parce que dans une logique de marché, le travail
devient un produit commun. La concurrence entre les travailleurs va donc entraîner une diminution des
salaires jusqu'au minimum possible, c'est-à-dire jusqu’à la limite leur permettant de pouvoir survivre.
Idée de baisse tendancielle du taux de profit.

Le mouvement Keynésien : John Maynard Keynes


Contexte : Entre deux guerres, crise de 1929. Chômage massif, fortes inégalités de revenu et de
patrimoine.

- Il critique les classiques et a une vision plus globale : macro-économique à court terme.
- Les marchés ne s’équilibrent pas automatiquement  besoin de politiques économiques
conjoncturelles = intervention de l'Etat.
- La monnaie endogène : est active, elle est demandée pour elle-même. En effet les agents se
prémunissent contre un avenir incertain, car les actes présents ont des conséquences sur le futur.
- Pour lui tout part de la demande effective (demande prévisionnelle par les entreprises qui ont les
moyens et la volonté d’en donner un prix suffisant avant même le début de la production) : La
politique de dépenses publiques au prix d’un déficit public agit en soutien de la demande et de
l’investissement et donc de la production. L’État doit donc intervenir en soutenant la demande
effective. La demande détermine donc l’offre.
- Il justifie le recours au déficit public pour stimuler l'emploi et relancer l’économie.
- Une baisse des taux d’intérêt devrait stimuler l’investissement des entreprises.

Joseph Schumpeter
L’apport fondamental de Schumpeter est d’avoir théorisé les cycles économiques :

- Kondratieff (cycle long 40 à 60 ans) : succession de hausse, puis de baisse des prix sur l’ensemble
des secteurs d’activités. (À cause de période à fort progrès technique succédant à des périodes à faible
progrès technique)
- Juglar (cycle court 6 à 10 ans) : C'est le plus important : expansion, crise, dépression, reprise.
(Instabilité de l’investissement, variation du crédit, krachs boursiers, chocs exogènes...)
- Kitchin (40 mois) : basé sur les stocks.

L’alternance de cycles n’est pas un mal pour Schumpeter, car elle peut permettre à une société de se
développer, en permettant à chaque fois à une nouvelle organisation de se dégager de l’ancienne. Là est
tout l’intérêt du capitalisme.

Aussi Schumpeter donne à l’entrepreneur un rôle primordial dans le développement économique, c’est
grâce à lui, par sa volonté d’innovation que le progrès technique est intégré et que la croissance est
possible.

Pour lui le meilleur système est donc le capitalisme, mais celui-ci en se développant détruit les
fondements sociaux et culturels de la société (capitaliste) ce qui entraînera tôt ou tard la venue du
socialisme.