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Partie 1 : Pathologie sismique des ponts

Introduction :

Lors d'un séisme, c'est le sol qui est moteur. Les sollicitations mécaniques que le séisme engendre
sont diverses et il est certain qu'une bonne connaissance de son action permettrait de mieux
construire. Les séismes se manifestent à la surface du sol par un mouvement de va-et-vient. Le
mouvement est caractérisé par le déplacement et l'accélération du sol. Les constructions sont liées
au sol au moins par leurs fondations, éventuellement par leurs parties enterrées (sous-sol).

Les éléments de construction solidaires du sol suivent ces déplacements du fait de leur masse, par
inertie les parties présentes en élévation ne suivent pas instantanément le mouvement et il s'ensuit
une déformation de la structure. Si les constructions ont été conçues et réalisées suivant les règles de
l'art en zone sismique, elles passeront par leur position initiale et se mettront à osciller. Au cours du
mouvement, le bâtiment parasismique doit réagir dans un temps très court (quelques dizaines de
secondes) sans dommage majeur. La rupture survient si le bâtiment n'a pas été conçu pour résister à
ces mouvements.

Pour la construction du pont on doit étudier l'activité sismique dans la région car les ondes
sismiques, en le traversant, ont un impact sur le pont lui-même. Il est donc indispensable d'étudier
comment se propagent les ondes sismiques dans les matériaux du pont. Le trajet des ondes dans un
matériau homogène est similaire à celui de la lumière. Les ondes obéissent à la même loi, celle de
Descartes, les ondes de Love sont les plus destructrices pour les édifices. Selon leur type, leur trajet
est différent. En changeant un matériau, l'onde sismique peut être réfractée.

Pathologies sur les appuis :

Sous une importante sollicitation sismique causant la rupture des appareils d'appui, les butées de
sécurité et de blocage entrent en jeu afin d'éviter les déplacements entre le tablier et ses appuis.
Pourtant, il arrive que ces déplacements soient tellement importants qu'ils conduisent à la
destruction des butées entrainant ainsi l'effondrement du tablier.

Lors des séismes, les piles sont les éléments structuraux qui ont subi le plus de dommages
caractérisés par une série de défaillances dues à la combinaison des deux facteurs flexion-effort
tranchant.

Le ferraillage transversal insuffisant des piles fait qu'un bon confinement et une ductilité appropriée
ne soient pas assurés. Ceci entraine un éclatement du béton et un flambement des armatures
longitudinales.
Pathologies sur le tablier :

- Déplacements transversaux des tabliers et destruction des butées lors des séismes :

- Déplacements et effondrements des tabliers lors des séismes :


Partie2 : Méthode statique équivalente selon Eurocode8

Conditions générales d’utilisation:

-Cette méthode peut être utilisé pour les bâtiments dont la réponse n’est pas affectée
significativement par la contribution des modes de vibrations supérieurs au mode fondamental dans
tous les directions.

Pour satisfaire cette condition il suffit de vérifier les conditions suivantes :

1) La période T1 fondamental dans les deux directions doit satisfaire la relation :

Avec Tc est défini comme : la limite supérieure de période de la partie constante de spectre
de réponse élastique horizontal (voire figure1)

Figure 1

2) Les conditions de régularité de bâtiment en élévation doivent être satisfaites :


--> Tous les éléments de contreventement doivent être continus depuis les fondations
jusqu'au sommet du bâtiment
--> La raideur latérale et la masse de chaque niveau doivent demeurer constantes ou sont
réduites progressivement, sans changement brutal, entre la base et le sommet du bâtiment
considéré

--> Dans les bâtiments à ossature, le rapport entre la résistance effective de chaque niveau et
la résistance exigée par le calcul ne doit pas varier de manière disproportionnée d'un niveau
à l'autre

--> En cas de retraits, des dispositions supplémentaires sont préconisées : (voire figures)

L’application de la méthode :

-Le calcul de la force horizontal généré par le séisme se fait par la formule :

Avec :
m :la masse totale du bâtiment au-dessus des fondations ou un sous-sol rigide décrit par le
règlement.
λ : facteur de correction :
-égale a 0.8 si T1<2*Tc et le bâtiment a plus de deux étages.
-Sinon λ=1.
T1 : Période fondamental de vibration du bâtiment en mouvement latéral dans la direction
considérée.
Sd : le spectre de calcul défini par les relations suivantes :

Définition et calcul des paramètres :


T = période de vibration d'un système linéaire à un seul degré de liberté
TB = limite inférieure des périodes correspondant au palier d'accélération spectre constante
(voir figure 1)
TD = valeur définissant le début de la branche à déplacement spectral constant (voir figure 1)
S = paramètre du sol
ag= accélération de calcul pour un sol de classe A :
-il est calculé par la formule : ag = γI x agr
* agr est l'accélération au rocher : Exemple France

* Le coefficient γI est donné dans le tableau suivant : Exemple France


β : le facteur de liaison minimal de l’accélération de calcul (trouvé dans les annexes Nationals
, la valeur de 0.2 est vivement recommandée)

q :facteur de comportement : traduit la capacité de dissipation d’énergie il est calculé


comme la suite :
- q = q0 kD kR kw kη ≥ 1,5 avec
- qo : valeur de base du coefficient de comportement, dépendant du type de
Structure :

- kD : coefficient dépendant de la classe de ductilité des aciers :

- kR :coefficient dépendant de la régularité en élévation de la structure :

- kw : coefficient reflétant le mode de rupture prédominant dans les systèmes


A murs : (a0=max (hauteur/largeur de mur))

Kη : coefficient de la densité de cloisonnement et autres éléments


Secondaires :
Distribution des charges horizontales :
Après le calcul de la force Fb sismique sur la base de bâtiment on passe à la distribution des
charges horizontales sismiques sur chaque étage selon les formules suivantes :

Fi : force sismique sur l’étage i


Fb : Force sismique à la base
mi, mj : masses calculés de l’étage i ,j.
Si, Sj : déplacement horizontale des masses mi, mj considéré au mode fondamental.

-En cas d’approximation linéaire croissante des déplacements horizontaux avec la hauteur la
formule de calcul sera :

Zi : hauteur de masse mi à partir de la base