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I

LA

RADIOGRAPHIE INDUSTRIELLE

I.1 DEFINITION

La radiographie est la technique de production de radiogramme. Le radiogramme est une image sur une émulsion sensible d’un objet traversé par un rayonnement ionisant.

Le principe de la formation de l’image est en fonction de l’absorption des rayonnements aux différentes épaisseurs et densités du matériau à contrôler. Donc pour un matériau donné (densité donnée) l’absorption sera d’autant plus forte que la matière à traverser sera épaisse.

Tout défaut, tout manque, ou surplus de matière aura une action sur cette absorption.

I.2 PRINCIPE DE LA TECHNIQUE

Une source d’émission de rayonnement est placée d’un coté de la pièce à contrôler et un film radiographique est mis de l’autre coté (fig. 4).

Plusieurs paramètres vont intervenir dans la prise de clichés afin de pouvoir déterminer le temps d’exposition de la pièce aux rayonnements afin d’obtenir une image.

La nature de l’ouvrage à contrôler ainsi que la norme ou code de référence vont imposer et fixer certains

paramètres, tel que la classe de films a utiliser, les dimensions de la source de rayonnement, le flou géométrique, la densité du cliche, le contraste etc

A partir de ces paramètres le temps d’exposition est établi et la pièce est irradiée

.Le film obtenu est développé et traité en chambre noire, une fois sec ce cliché est lu sur un négatoscope et les résultats de cette interprétation sont consignés sur un rapport de contrôle.

Toute fois l’interprétation reste soumise aux recommandations du code ou la norme de référence qui définira l’acceptabilité ou le refus de la pièce à contrôler.

Source de rayonnement Pièce à contrôler Défaut Film
Source de rayonnement
Pièce à contrôler
Défaut
Film

Figure 4

II APPAREILLAGE

II.1 LES PROJECTEURS :

Les projecteurs sont des appareils de radiographie gamma généralement dénommé « TIF » (fig.5).

gamma généralement dénommé « TIF » (fig.5). FIGURE 5 Ces projecteurs contenant des produits radioactifs

FIGURE 5

Ces projecteurs contenant des produits radioactifs doivent être conformes aux règles de radioprotection qui sont imposées par une norme de référence.

II.2 DESCRIPTION DE L’APPAREIL :

norme de référence. II.2 DESCRIPTION DE L’APPAREIL : Figure 7 Un bloc de protection en uranium

Figure 7

Un bloc de protection en uranium appauvri, en forme de poire, de rayon moyen 49mm contenant un conduit droit axial pour le porte isotope de 7mm de diamètre.

Un barillet d’obturation en uranium appauvri, ouvre et ferme le conduit d’éjection. Il est commandé a la main du coté commande, et son blocage est munit d’une clef. Une coque enveloppe l’ensemble et comporte une poignée sur la partie supérieure, et une surface plane de support à la base.

Cette coque comprend deux flasques (à chaque extrémité) sur lesquels seront fixés les embouts qui reçoivent les câbles d’éjection et de commande. Le système de télécommande est fait à partir d’une gaine souple contenant un câble de type téléflex entraîné par une poulie- manivelle.

La gaine d’éjection commande.

est

souple dans laquelle coulisse le porte source et son

II.3 LES DISPOSITIFS DE SECURITE Les dispositifs de sécurité seront les suivants:

câble de

Le système de verrouillage :

Impossibilité d’éjection de la source qu’après ouverture du barillet, qui lui même est commande par une clef.

Une sécurité complémentaire est réalisée par le ressort de blocage du porte isotope qui n’est mis hors service que par la fixation de la gaine de commande. Les dispositifs de signalisation :.

Sur le barillet des marques de peinture visible permettant de définir la position de l’appareil ( couleur verte : appareil en position de stockage , couleur rouge appareil en position d’émission).

Ces marques doivent être visibles à 5 mètres.

II. 4 LE CONTROLE DU DEBIT D’EXPOSITION

Le contrôle se fait avec des dosimètres correctement étalonnés, et en deux étapes :

A) Le contrôle sur l’appareil vide et ce pour définir l’influence du bloc uranium appauvri sur les mesures. B) Le second contrôle se faire avec l’appareil chargé au maximum en position de fermeture Les résultats obtenus devront être de l’ordre de

à 1 mètre

:

10 mRh

à 5 cm

:

50 mRh

au contact

:

100 mRh.

II.5 LE GENERATEUR A RAYONS X

Les générateurs a rayons X traditionnels utilisés pour les applications nécessitant une énergie comprise entre 30 et 400 kV , comportent généralement des transformateurs élévateurs de tension couplés à de grands condensateurs et redresseurs

Le tube a rayons X se connecte à la sortie du transformateur par des câbles H.T. et des bagues .

En général le poste se compose de trois parties :

A) Le pupitre de commande

Sur lequel on trouve les potentiomètres qui règlent le kilovoltage , l’ampérage , la minuterie, les abaques de temps de pose et les voyants de mise sous tension et émission de rayonnements .

B) Les câbles de liaisons

Ce sont des câbles souples renforcés permettant d'avoir une distance conséquente entre le pupitre de commande et le tube.

C) Le tube à rayons X

Le tube à rayon X classique se compose d'une capsule de verre dans laquelle sont logés sous vide une électrode positive (ANODE) et une électrode négative (CATHODE) La Cathode comporte un filament qui libère des électrons lorsqu’il est porté à incandescence par un courant de quelques ampères (fig.10).

incandescence par un courant de quelques ampères (fig.10). Figure 10 Le refroidissement de ces postes se

Figure 10

Le refroidissement de ces postes se fait, par huile, par gaz, par eau ou par combinaison de deux.

III LES PRORPRIETE FONDAMENTALES DES RADIATIONS

III .1 PROPRIETES DES RAYONS IONISANTS

Les rayons X et Gamma sont de même nature physique c'est a dire des radiations électromagnétiques, mais ils ne sont pas produits de la même façon, en effet si pour les rayons X ils sont produit à partir d'appareillages électriques, les rayons gamma proviennent de la désintégration noyaux atomiques d'un élément radioactif. L'énergie du rayonnement n'est pas réglable, elle dépend de la nature de la source radioactive. L'intensité n'est pas aussi réglable non plus car il est impossible de modifier le taux de désintégration d'une matière radioactive.

Les rayons x et gamma sont invisibles

Ils se propagent en ligne droite à la vitesse de lumière.

Ils ne peuvent être déviés au moyens d'une lentille ou d'un prisme, mais le sont par réseau cristallin (par diffraction).

Ils traversent la matière et sont partiellement absorbés au cours de la transmission. Le degré de pénétration dépend de la matière et de l'énergie des rayons.

Il s’agit de radiations ionisantes, en d'autre termes, ils libèrent des électrons dans la matière qu'ils traversent.

Ils peuvent endommager ou détruire les cellules vivantes.

III 2 CARACTERISTIQUE DES RAYONS X ET GAMMA

Le pouvoir de pénétration des rayons augmente proportionnellement à leur énergie, sauf pour les énergies très élevées. La relation entre l'énergie et leur pouvoir de pénétration est très complexe, parce qu'il existe différents mécanismes susceptibles d'influer sur l'absorption des rayons. L'on utilise habituellement le concept de coefficient d'absorption (). Les rayonnements X et γ prennent naissance dans l'atome.

L'ATOME : est

particules : les «protons (charges positives)» et les «neutrons (charges nulles)»et d’un cortège électronique qui

se déplacent sur des orbites, appelées couches, il ne peut y avoir au maximum que 2 n 2 électrons sur une

la plus petite partie d'un corps; elle est constituée d’un noyau formé de deux types de

couche, où «n» est le numéro de la couche.

deux types de couche, où «n» est le numéro de la couche. SYMBOLE DE L’ATOME L’écriture

SYMBOLE DE L’ATOME

L’écriture du symbole de l’atome permet de saisir du premier coup d’œil le nombre de particules dont il est composé :

du symbole de l’atome permet de saisir du premier coup d’œil le nombre de particules dont

III .2.1 ABSORPTION ET DIFFUSION

La diminution d'intensité du rayonnement est, par conséquent, la valeur () et le pouvoir de pénétration de la radiation est déterminé par quatre types d'interaction avec la matériau.

Diffusion de Raleigh

Effet photoélectrique

Effet Compton

Formation de paires

III. 2.2 DIFFUSION DE "RALEIGH" Ce processus n'est sensible qu'aux très faibles niveaux d'énergie; le photon x est diffusé par les électrons de l'atome, mais sans libération d'électron, le photon est alors dévié mais conserve la même énergie.

III . 2.3 EFFET PHOTOELECTRIQUE Lorsqu'un rayonnement x d'une énergie relativement faible traverse un matériau et qu'un photon touche un atome de ce matériau, l'énergie totale du photon peut entraîner l'expulsion d'un électron appartenant aux couches internes de l'atome (fig.11).

appartenant aux couches internes de l'atome (fig.11). Figure 11 III.2.4 EFFET "COMPTON" Pour des rayons

Figure 11

III.2.4 EFFET "COMPTON" Pour des rayons à un niveau d'énergie supérieur , lors de l'interaction de photons et d'électrons libres ou présentant une faible liaison de leurs couches électronique externes, une partie de l'énergie est transférée à ces électrons, qui sont expulsés ( fig. 12) La déviation des photons incidents de leur direction initiale , perdent une partie de leur énergie. Il en résulte une diffusion et une diminution de l'énergie du rayonnement.

Figure 12 Rayonnement de 100KeV à 10 MeV La diffusion et la perte d'énergie subie

Figure 12

Rayonnement de 100KeV à 10 MeV

La diffusion et la perte d'énergie subie par le faisceau incident du rayon dépend du matériau composant l'objet irradié et de l'énergie de rayonnement. Entre 100 KeV et 100 MeV, l'absorption est du principalement à l'effet Compton. L'effet photoélectrique est moindre importance dans ce domaine d'énergie .

III.2.5 FORMATION DE PAIRES la formation de paires d'ions ne se produit qu'à des énergies très élevées ( à partir de 1,02 Mev ).Les photons à niveau d'énergie élevé peuvent entraîner une interaction avec le noyau de l'atome touché ( fig.13). L'énergie du photon est utilisée pour former un électron (e) et positron (e+). Le positron disparaît rapidement à la suite d'une collision avec un électron. Le positron et l'électron disparaissent et leur énergie entraîne la formation de photons de 0,51 MeV. La formation de paires fait surtout sentir ses effets lorsque des photons à haut niveau d'énergie traversent un matériau dont le nombre atomique est élevé.

niveau d'énergie traversent un matériau dont le nombre atomique est élevé. Rayonnement >1,02 MeV Figure 13

Rayonnement >1,02 MeV

Figure 13

IV . SOURCES RADIOACTIVES

IV.1. LA RADIOACTIVITE

La radioactivité (t) es la propriété qu'ont certains corps d'émettre spontanément des rayons α, β, γ. Les rayons alpha (α) et bêta (β) consistent en un flux de particules possédant une charge électrique. Les rayons gamma (γ) sont de nature électromagnétique.

IV.2. LES SOURCES RADIOACTIVES NATURELLES

Ils émettent une radiation très dure qui convient tout

particulièrement à l'examen des objets très épais. L'inconvénient de ces sources est l'impossibilité de les présenter en dimensions suffisamment petites pour obtenir des intensités adéquates. De plus leur prix est très élevé.

On trouve le radium, le radon, et le mésothorium

IV.3. LES SOURCES RADIOACTIVES ARTIFICIELLES Les produits radioactifs artificiels sont obtenus par la fission ou par irradiation dans un réacteur nucléaire. Il est possible d'obtenir de cette manière des isotopes en quantités relativement importantes et offrant une pureté suffisante. Leur intérêt pour l'examen non destructif des matériaux dépend notamment de la qualité et de l’intensité de la radiation qu'ils émettent, de leur demi-vie, et de leur activité spécifique. C'est pourquoi malgré leur grand nombre, seuls quelques-uns conviennent à la radiographie.

IV.4. DEMIE-VIE OU PERIODE On appelle "période" d'un élément radioactif la période de temps à l'issue de laquelle l'intensité de la radiation émise est réduite à la moitié de sa valeur initiale. Chaque élément radioactif se caractérise par sa période.(fig.14).

radioactif se caractérise par sa période.(fig.14). figure 14 A t : activité au temps t A

figure 14

A

t : activité au temps t

A

0 : activité initiale

t

: temps

T

: période du radioélément

IV.5. L'ACTIVITE SPECIFIQUE

L'activité spécifique d'un corps radioactif est l'activité de 1 gramme de ce corps exprimée en becquerels (Bq) ou en Ci/g (curies par kilogrammes) (voir tableau 1). Pour un nombre de becquerels déterminé, les dimensions d'une source radioactive sont déterminées par son activité spécifique.

IV.6. ACTIVITE

L'activité d'une source radioactive est donnée par le nombre d'atomes de cette source qui se désintègrent dans l'unité de temps. Cette activité est mesurée en becquerels (Bq). Le becquerel est la quantité de tout élément radioactif au sein du quel le nombre de désintégrations par seconde est égal à 1"(1 Bq = 1/s). L'ancienne unité était le Curie (Ci), est qui reste la plus utilisée.

Exemple :

le Curie (Ci), est qui reste la plus utilisée. Exemple : Une source d’ 1 9

Une source d’ 192 Ir faisait 39 Ci il y a douze jours. Combien "fait-elle" aujourd'hui ?

Réponse :

A 12j =

39

12

2 74

=

39

2

0,1621

39

= 1,1189

25 Ci

En pratique les calculs se font grâce à des abaques dits courbe de décroissance

IV.7. ÉMISSION SPECIFQUES DES RAYONS GAMMA Une unité très utile en radiographie est le débit de rayonnement par curie mesuré à une distance fixe. Pour les sources radio-isotopes, on utilise généralement le Rhm (Röntgen par heure à un mètre); mais on utilise parfois aussi l'émission spécifique de rayons gamma ou facteur K mesurée à une distance de 1 cm d'une source de 1mCi.

Élément

Masse

Période

Constante

pouvoir

de

Épaisseur

symbole

atomique

spécifique

pénétration

demi

absorption

Césium Cs

137

30

ans

0,37

0,66 MeV

8,4 mm

Cobalt Co

60

5,3 ans

1,30

1,17-1,33

13

Iridium

192

74

jours

0,50

0,13-0,9

2,8

Ytterbium

169

31

jours

0,125

0,06-0,31

0,88

Thulium

170

127 jours

0,0025

0,052-0,084

 

Tableau 1

V LES FILMS

V.1. STRUCTURE DU FILM

Un film radiographique comporte sept couches (fig.16)

Un support en tri-acétate de cellulose ou en polyester (d) De part et d'autre du support, on trouve:

1. Une couche de gélatine (a)

2. Une couche d'émulsion (cristaux d'halogénures d'argent en suspension dans la gélatine) (b)

3. Une couche mince appelée substrat (c)

la gélatine) (b) 3. Une couche mince appelée substrat (c) VI.2. IMAGE LATENTE Figure 16 Lorsqu’un

VI.2. IMAGE LATENTE

Figure 16

Lorsqu’un rayonnement lumineux ou irradiant impressionne une couche photosensible, celle ci enregistre une modification aux endroits exposés à une quantité suffisante de rayonnement, par la transformation en argent des particules extrêmement fines des cristaux d’halogénures d’argent. Ces traces d'argent sont infimes qu'à l'œil, la couche photosensible semble n'avoir rien subie . Lorsque l'exposition est terminée, une image complète, mais toujours invisible s'est formée dans la couche photosensible. Cette image est appelée" image latente "

VI.3. DEVELOPPEMENT

Le développement est le traitement qui permet de transformer l'image latente en une image visible. On obtient ce résultat en réduisant sélectivement en argent noir les cristaux de l'émulsion qui contiennent les traces d'argent et porteurs de l'image latente. Il existe plusieurs produits chimiques capables de réduire les halogénures d'argent en argent . Ces substances sont appelées " développateur ".

VI.4. LABORATOIRE

VI.4. LABORATOIRE 12
   

Action

Table

Lumière

 

A

PREPARATION

Chargement des films et écrans de plomb

 

Sèche

Inactinique

 
 

Déchargement des films et mise en cadre

 

Humide

 
 

1. Révélation

Agitation

des

18°

6

minutes

 

cadres

19°

5

minutes 30 secondes

 

pendant

10

20°

5

minutes

 

secondes

par

21°

4

minutes30 secondes

 

minute

eau

22°

4

minutes

 
 

B TRAITEMENT DU FILM

 

23°

3

minutes30 secondes

 

24°

3

minutes

 

2. Rinçage

Agitation

et

20°

1

minute

 

acide acétique

 

3. Fixage

Retrait

pré-

20°

20

à

40

minutes

en

interprétation

lumière blanche

après

5

 
 

minutes

4. Lavage

Eau courante

16°

 

5. Séchage

Air ambiant

 

4

à 1 heurs

 

Machine

Max 70°

15 à 60 minutes

 

C

Exploitation

Mesure et lecture densité

Interprétation,

Sèche

 
 

archivage

Tableau 3

Le développement de films ne pourra en aucun cas dépasser avec le même bain la cadence de 1200 films dans les conditions idéales