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1.2.

6 – Equilibr thermodynamique

Un système simple est dit à l'équilibre thermodynamique s'il est immobile par
rapport à un repère galiléen, uniforme et que son état n'évolue pas au cours du
tempse

Hypothèse de l'équilibre local

La définition de l'équilibre thermodynamique ne s'applique pas à toutes les


configurations stationnaires en raison de l'exigence supplémentaire d'uniformité.
Ici encore la difficulté peut être contournée en ayant recours à l'hypothèse de
l'équilibre local :
On admet que localement, les relations entre les grandeurs thermodynamiques sont
les mêmes que si l'ensemble du système était à l'équilibre dans des conditions
thermodynamiques identiques à celles du point considéré.

Thermodynamique ou Thermostatique ?

Il appert que le recours aux hypothèses de l'état local et de l'équilibre local


revient à considérer toute évolution (temporelle ou spatiale) comme une
succession d'états d'équilibre (ou du moins d'états stationnaires). En ce sens,
même si le système évolue dans le temps, les grandeurs manipulées
correspondent à des grandeurs définies dans une situation "figée" (au moins
localement).

DIAGRAMMES THERMODYNAMIQUES

On peut chercher à représenter les états d'un système en fonction de ses n variables
d'état. Un système vérifiant une loi d'état, les états possibles définissent alors une
hypersurface de dimension n-1 dans l'espace des n variables. L'évolution du système
est alors une courbe dans cette hypersurface.
Si l'on considère une transformation telle que cette courbe soit fermée, on parle de
cycle.
Dans de nombreuses situations pratiques, telles que la plupart de celles que nous
étudierons, le système est divariant et défini par trois variables. Il est alors aisé de
représenter une évolution dans le plan des deux variables indépendantes choisies. Les
états caractérisés par des isovaleurs d'une de ces deux variables se trouvent alors sur
des droites parallèles à l'axe correspondant, alors que les isovaleurs de la troisième
variable forment une famille de courbes données par l'équation d'état.

SOURCE

On appelle source (ou réservoir) d'une certaine grandeur, un objet capable de


maintenir une valeur constante à cette grandeur. Une source se doit donc de ne pas
être influencée par (ou du moins de compenser par elle même ou par ailleurs) ses
interactions avec le système.
Elle peut être réalisée par un objet de taille suffisante pour que ses interactions avec le
système aient une influence négligeable sur la grandeur considérée. Ainsi, dans
certains cas, la mer peut être considérée comme une source de température en raison
de son énorme inertie thermique. Une enceinte maintenue à température constante et
de grand volume contenant un gaz peut de même dans certains cas être considérée
comme un réservoir de pression si la quantité de matière échangée est négligeable
devant la masse totale de gaz.
Une source peut aussi être réalisée à l'aide d'une intervention extérieure, telle qu'un
thermostat pour une source de température.

14 - MACHINES THERMIQUES

14.1 - DEFINITIONS

14.1.1 - Source de chaleur

On appelle source de chaleur un objet en contact avec le système et susceptible de


n'échanger avec lui que de la chaleur. Bien qu'il ne soit pas nécessaire que ce soit une
source de température, nous aurons besoin de connaître à chaque instant sa
température.
Si l'on a deux sources, celles-ci sont distinguées en source froide et source chaude par
leurs températures relatives.

14.1.2 - Machine thermique

On appelle machine thermique un dispositif permettant de transformer une énergie


sous forme de chaleur en une énergie sous forme de travail et réciproquement (permis
par le principe d'équivalence).
Pratiquement, une machine thermique fonctionne à l'aide d'un agent thermique (qui
constitue le système) subissant une transformation cyclique et échangeant avec
l'extérieur travail et chaleur.
On peut notamment distinguer les machines les plus simples où les échanges de
chaleur se font avec un nombre réduit de sources de chaleur. Ainsi, on appelle
machine monotherme une machine échangeant de la chaleur avec une seule source, et
machine ditherme une machine n'échangeant de la chaleur qu'avec deux sources.
L'expérience montre qu'il est très facile de produire un échauffement. Le problème se
situe donc dans la réalisation de machines susceptibles de produire du travail ou de
prélever de la chaleur.

14.1.3 - Moteur thermique

On appelle moteur thermique une machine fournissant du travail .


Le premier principe appliqué à un système subissant des transformations cycliques
impose alors qu'au bout d'un cycle , c'est-à-dire que le système doit prélever
de la chaleur à l'extérieur.

14.1.4 - Machine frigorifique et pompe à chaleur

Contrairement au moteur thermique, on peut utiliser un apport de travail extérieur


pour transférer de la chaleur d'une source froide vers une source chaude. On distingue
alors la machine frigorifique de la pompe à chaleur, selon que l'on privilégie le
prélèvement de chaleur à une source froide pour abaisser sa température (ou maintenir
cette température constante si cette source à tendance à s'échauffer par ailleurs) ou
l'apport de chaleur à une source chaude pour augmenter sa température (ou maintenir
cette température constante si cette source à tendance à refroidir par ailleurs).
Afin de ne pas alourdir la présentation, cette distinction ne sera pas faite dans la suite
du cours.

14.2 - PERFORMANCE D'UNE MACHINE FRIGORIFIQUE

La performance d'une machine est définie par le rapport entre la puissance utile (selon
l'objectif visé) et la puissance consommée (puissance que l'utilisateur est obligé de
fournir par ses propres moyens).
Bien entendu, ce rendement est donné par le rapport des énergies correspondantes sur
un nombre entier de cycles.

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