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INTRODUCTION

LE CONTRAT SOCIAL dont l’auteur est JEAN JACQUES ROUSSEAU, est un ouvrage
de philosophie politique publié en 1762. Dans cet ouvrage l’auteur montre que
la seule forme de pouvoir politique légitime est celle qui trouve son fondement
dans le peuple. En d’autres termes, le peuple est souverain, le pouvoir lui
appartient et il a la possibilité d’élire ou de destituer qui il veut.
ROUSSEAU affirme que dans une organisation politique légitime, l’égalité entre
les citoyens et la liberté sont garanties. C’est une telle organisation que Rousseau
appelle démocratie.
L’ouvrage est structuré en 4 livres et chaque livre est composé de plusieurs
chapitres. Ce pendant l’objet de notre étude portera sur les deux premiers livres
en l’occurrence le Livre I et le Livre II.
Ainsi après avoir présenté l’auteur par sa biographie et sa bibliographie en
premier temps, nous allons traiter ensuite les Livres I et Livre II.

I) PRESENTATION DE L’AUTEUR

Jean Jacques Rousseau était un penseur très admiré par beaucoup de ses
semblables comme le cas d’Emmanuel Kant. La révolution française aussi se
reconnait en lui. L’ethnologie du XXème siècle en fait un précurseur. En bref,
Rousseau a découvert le monde de l’enfance et du mal social et frayé bien
des chemins philosophiques. Cette vision sur Rousseau est justifiée par sa
biographie mais aussi par sa bibliographie.

A) BIOGRAPHIE

Jean Jacques Rousseau est né à Genève le 28 juin 1712. Fils d’un horloger, il
est mis en apprentissage chez un greffier puis chez un graveur. En 1728, il
quitte Genève et rencontre Madame de Warens. Il abjure la religion
calviniste. C’est en 1742 qu’il arrive à Paris. Il devient, à partir de cette époque
et surtout à partir de 1745 l’ami de Diderot. Jean Jacques Rousseau était
écrivain et musicien Suisse de langue française. Il fait partie des illustres
penseurs du siècle des lumières et des pères spirituels de la révolution
française en 1789. Autrement dit, ses idées politiques ont influencées les
français qui ont renversé la monarchie. Il mourut le 02 juillet 1778 à
Ermenonville à l’âge de 66 ans.
La vie de Jean Jacques Rousseau est marquée aussi par ces nombreux livres
qu’il a écrits.

B) BIBLIOGRAPHIE

Jean Jacques Rousseau accède à la célébrité avec son « Discours sur les
sciences et les arts » en 1750 que couronne l’Académie de Dijon. En 1752,
« Le Devin du village » obtient un vif succès devant le roi et il est joué à
l’Opéra. Rousseau fréquente alors les Encyclopédistes et collabore à
l’Encyclopédie.
En 1755, il publie le « Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité
parmi les hommes », « Discours sur l’économie politique » et commence un
Essai sur l’origine des langues qui restera inachevé. Invité, en 1756, par
Madame d’Epinay, il s’installe à Ermitage. En 1758 il écrit « Lettre à
d’Alembert sur les spectacles ». Brouillé avec Grimm et Diderot, de plus en
plus isolé, il écrit « Julie ou la nouvelle Héloïse (1761), roman épistolaire, ainsi
que « Du contrat social » et « l’Emile » (1762).
Jean Jacques Rousseau est aussi l’auteur d’autres ouvrages tels que « Lettre
écrite de la montagne » (1764), « Pygmalion » (1770), « Rousseau, juge de
Jean Jacques ou Dialogues » (1772-1776, publié en 1780) et de « Les Rêveries
du promeneur solitaire » (1776-1778 publié en 1782)

II) CONTRAT SOCIAL : LIVRE I


L’étude du Livre I est essentiel car c’est là que Rousseau définit les fins du
Contrat social : « Je veux chercher si, dans l’ordre civil, il peut y avoir quelques
règles d’administration légitime et sûre (…) ». Rousseau se demande donc à
quelles conditions le pouvoir politique pourra être légitime, c’est-à-dire un
type de société dans lequel ne sera pas aliéné. Il prendra cependant
constamment «l’intérêt » en compte voulant dire par là qu’il voudra décrire
un pouvoir politique légitime et qui en outre correspondra aux intérêts de
tout homme. Ce Livre I porte sur la question de la légitimité de l’organisation
sociale et donc du droit. Il est ainsi composé de 09 chapitres.
En effet, un pouvoir politique est légitime si la liberté et l’égalité sont
assurées. Rousseau met l’accent sur le pouvoir qui appartient au peuple et
défend les intérêts du peuple. Ce n’est qu’en démocratie que l’intérêt général
est tenu en compte, ce qui permet à Rousseau de disqualifier toutes autres
formes de pouvoir. Pour lui, il n’est pas normal de gouverner un peuple par
la force ou par l’esclavage. Le peuple est souverain, il faut préciser que par le
terme souverain, Rousseau entend le peuple unit et ce sont des lois qui
permettent au peuple de sourire.
Qui fait des lois ? C’est le peuple constitué de citoyens en tant que sujets. Ils
sont des citoyens parce qu’ils se soumettent à leur propres lois. Bref,
Rousseau estime que le passage de l’état de nature à l’état civil a
positivement transformé l’homme en ce sens que ce dernier est maintenant
encadré par des lois.
Cependant, si dans le Livre I Rousseau met en évidence la légitimité du
pouvoir politique ainsi que la liberté et l’égalité entre les citoyens, il met
l’accent sur la législation dans le Livre II.

III) CONTRAT SOCIAL : LIVRE II

Le Livre II du contrat social est composé de 12 chapitres.


Dans cette partie, Rousseau traite de la législation c’est-à-dire des lois. Il
précise que c’est le peuple qui fait la loi et qui y obéit. Le peuple est souverain,
il élit et destitue qui il veut. Rousseau distingue deux types de démocratie : la
démocratie directe faite pour un petit peuple et la démocratie représentative
pour un grand peuple. Lorsque la taille du peuple est petite, tous les citoyens
pourront être consultés pour donner leur avis sur une question. On considère
alors que le peuple tout entier participe à la gestion de l’Etat. Par contre, si la
taille du peuple est large, il sera impossible de demander l’avis de chaque
citoyen. Ce qui est raisonnable dans ce cas c’est de trouver des représentants
qui agissent au nom du peuple ; c’est la démocratie représentative. Mais il y
a un risque de se faire représenter par des hommes car ces derniers peuvent
placer leurs intérêts individuels au détriment de l’intérêt général (volonté
générale).
Rousseau met souvent l’accent sur la volonté générale qui doit primer
(privilégier). Lorsque les représentants du peuple ne jouent pas leur rôle
lorsqu’ils se servent au lieu de servir le peuple, ils rompent le pacte qui les lie
au peuple souverain. Rousseau termine son analyse en montrant que le
peuple ne vit que grâce aux lois. Les lois garantissent la liberté de tous et
l’égalité entre tous les citoyens. De la même manière, un bon gouvernement
doit reposer sur des lois.

CONCLUSION

Du Contrat social est un traité de philosophie politique présentant comment


l’homme, passé de l’état nature à l’état civil, peut instituer un ordre social au
service de l’intérêt général.
Dans ces deux livres (Livre I et II), Rousseau établit que toute légitimité
politique se fonde sur la communauté et la volonté générale. Ainsi, nul n’a le
droit d’aliéner au profit d’un autre sa liberté morale et physique. Il est
souhaitable que les hommes concluent entre eux un pacte, un contrat.
L’individu renonce à une liberté absolue et se soumet aux règles dictées par
l’intérêt général. En échange, la communauté garantit la sécurité de chacun
et le respect des règles et des droits établis. D’où la célèbre citation :
« l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté » .