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Gabriel Chevallier (écrivain)

Gabriel Chevallier (3 mai 1895, Lyon - 5 avril 1969, Cannes) est


un écrivain français. Gabriel Chevallier

Sommaire
Biographie
Sainte-Colline
La Peur
Citation
Œuvres
Notes et références
Annexes
Bibliographie
Sitographie
Liens externes

Gabriel Chevallier, La Femme de France, 17 juin 1934.

Biographie Nom de Marie Émile Régis Gabriel


Fils d'un clerc de notaire lyonnais, Gabriel Chevallier fait des naissance Chevallier
études dans divers établissements, dont un collège religieux Naissance 3 mai 1895
(Sainte-Marie à Saint-Chamond). Il passe ses vacances scolaires Lyon
dans la campagne charolaise, àGueugnon, au numéro 35 de la rue Décès 5 avril 1969 (à 73 ans)
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de la Liberté , chez sa grand-mère maternelle . Il entre ensuite Cannes
aux Beaux-Arts de Lyon, mais la guerre interrompt ses études. Activité écrivain français
Mobilisé dès 1914, il est blessé un an plus tard. Une fois rétabli, il principale
retourne au front, où il restera comme simple soldat jusqu’à la fin
Auteur
du conflit. Rendu à la vie civile à la fin de l’année 1919, il exerce
divers métiers : retoucheur de photographie, voyageur de Langue d’écriture Français
commerce, journaliste, dessinateur, affichiste, professeur de Genres Roman
dessin…
Œuvres principales
À partir de 1925, il se lance dans l’écriture romanesque en Clochemerle (1934)
utilisant sa propre expérience. Avec La Peur, il témoigne de son
La Peur (1930)
atroce calvaire de soldat. C’est encore sa propre vie qu’il exploite
pour écrire Durand, voyageur de commerce ou, en souvenir de sa
détestable scolarité, Sainte-Colline.

C’est avec Clochemerle, une chronique villageoise rabelaisienne éditée en 1934, qu’il connaît le succès. Traduit en vingt-six langues
et vendu à plusieurs millions d’exemplaires, l’ouvrage assure à son auteur gloire et fortune.

Le 18 juin 1936, Gabriel Chevallier épouse Madeleine Louise aVlansot, à la mairie de Lyon 2e.
Lorsqu’il meurt en 1969, Gabriel Chevallier laisse une œuvre
abondante qu’éclipse cependant Clochemerle, toujours réédité en
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collection de poche . Selon ses dernières volontés, l'ensemble de ses
manuscrits, complété d'une correspondance littéraire, a été remis aux
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Archives du département du Rhône .

Pour qui veut mieux connaître l'écrivain et son époque, le mieux est de
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lire L'envers de Clochemerle (1966) : cette autobiographie a la même
saveur que ses romans.

Collège Sainte-Marie à Saint-Chamond, le


La réédition de plusieurs de ses romans, dans les années 2000, a attiré
« Sainte-Colline » de Gabriel Chevallier.
l'attention sur les qualités de l'écrivain, trop souvent cantonné au
registre d'un folklorisme rural daté et réduit à une célèbre pissotière.

Sainte-Colline
Publié en 1937, Sainte-Colline est un roman rapportant l'année scolaire 1912-1913
dans le collège Sainte-Colline à Valmonciel. Par la biographie de l'auteur, on
décrypte facilement qu'il s'agit du collège Sainte-Marie dans la ville de Saint-
Chamond. Le récit est une galerie tout en verdeur de portraits d'élèves et de religieux
évoluant dans ce pensionnat. L'art de Gabriel Chevallier est de mêler une profonde
humanité dans l'observation des personnages et une ironie, à la fois tendre et cruelle,
Plaque de la rue Gabriel Chevallier,
à les caractériser. dans le village de Vaux-en-
Beaujolais, qui a inspiré
L'auteur use d'un humour sarcastique à peindre les religieux de ce collège. Leur Clochemerle.
patronyme les définit immédiatement, à l'exception peut-être de l'abbé Fuche, le
Supérieur, dont le nom reste assez mystérieux (Fouché ?). On trouve ainsi :
Ragraton, l'économe ; Jubil, le surveillant général, mauvais et vicieux ; le massif et bon-vivant Ménème ; l'ascétique et tourmenté
Marededieu ; Corniol, le sévère préfet des études ; le pèreBricole, jardinier...

Il en va de même des élèves. D'un côté, les assidus au travail, « à la terne régularité de conduite », « aux excellentes démonstrations
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de piété », et à « certaine manière courtisane de rechercher la faveur de leurs maîtres » . Ils portent les noms de : Prunot, Bigotin,
Pifre, Labénisson, Fraisse, Durand, Dupont, Dubois, Duchamp, Ragotin, Biglard, Tatillot, Bidon, Froutte, Bedouillet, Vachette et
Soutanon, Mouillave... De l'autre, les « Malgaches », les révoltés : Zinopino, Noël Cacia, Bob Lamiral, Souffay, Laguinche,
Galuchon... Entre les deux, les souffre-douleurs : Lhumilié, Nusillon, Garfouillat, Patafiat... Ces états-civils imagés confèrent souvent
au récit un air de farce.

Gabriel Chevallier dépasse le simple récit-souvenir narcissique pour une métaphysique de l'éducation de l'homme : « Le conteur eut
entrepris une tâche vaine et impossible s'il se fût proposé de composer une relation édifiante (et probablement artificielle) de l'année
scolaire 1912-1913, au collège de Sainte-Colline. Il s'est dit que l'histoire de leurs passions, voilà ce qui intéresse les hommes, et
surtout cela. Il s'est dit que les passions de l'enfance ne sont pas moins vives que les passions de l'âge adulte, que d'ailleurs elles
contiennent en germe. Il suggère - demandant qu'on y réfléchisse bien - que des instincts louables ou prometteurs (tout dépend de
l'application qu'ils recevront dans la vie), comme la curiosité, l'audace, l'esprit critique, l'ingéniosité, l'imagination et la force de
caractère, s'exercent presque nécessairement en marge de la règle, qui ne leur a prévu aucun champ d'action. Il fait observer que tout
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être en formation est un mystère , mystère pour lui-même et mystère pour les autres ».

La Peur
Publié en 1930, réédité en 2008, le roman La Peur a fait l'objet d'une adaptation cinématographique, sous un titre éponyme, par le
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réalisateur Damien Odoul (août 2015) . En 2013, Le Livre de Poche rassemble en un volume quatre romans classiques écrits par des
vétérans de la Première guerre mondiale à l'occasion du centenaire du début du conflit. Y figurent Les Croix de bois de Roland
Dorgelès, Orages d'acier d'Ernst Jünger et À l'ouest, rien de nouveau d'Erich Maria
Remarque aux côtés de La Peur, une indication de la reconnaissance désormais
accordée à ce roman-témoignage.

Citation
« Une vertu qui repose sur l'ignorance du mal est fragile, le jour que
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les circonstances du mal se présentent » .

Œuvres Les Nouvelles littéraires, 17 janvier


1931.
1929 : Durand, voyageur de commerce;
1930 : La Peur ;
1933 : Clarisse Vernon ;

1934 : Clochemerle ;

1936 : Propre à rien ;


1936 : Rire / Revue Mieux Vivre n° 3 - Mars 1936 éditéepar Formule Jacquemaire
n° 60 , J. Bonthoux pharmacien, Rhône
1937 : Sainte-Colline, roman inspiré de l'année 1912, passée au collège Sainte-
Marie de Saint-Chamond ;
1940 : Ma petite amie, Pomme;
1945 : Les Héritiers Euffe (dont une édition est illustrée parJacques Touchet) ;
1945 : Le Guerrier désœuvré ;
1945 : Chemins de solitude ;
1948 : Mascarade (rééd. 2010) ;
1951 : Clochemerle-Babylone;
1953 : Le Petit Général ;
1953 : Le Ravageur ;
1956 : Carrefours des hasards;
1959 : Olympe ou les Premières Amours;
1960 : Les filles sont libres ;
1961 : Miss Taxi ;
1963 : Clochemerle-les-Bains;
1966 : L'Envers de Clochemerle;
1968 : Brumerives.

Notes et références
1. « Rendons à Gueugnon... ce qui est à Gueugnon ! Ou la vérité
sur Clochemerle », article paru dans la revue « Images de Saône-
et-Loire » n° 51 (automne 1982), pages 10 et 11.
2. « Gabriel Chevallier en Charolais », article de Lucien aTupenot
paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 136 de
décembre 2003 (page 3).
3. Gabriel Chevallier, Clochemerle, Le Livre de Poche,
(ISBN 2-253-00563-0).
4. Archives départementales du Rhône,Fonds Gabriel Chevallier,
écrivain (47 J 1-119), Lyon, Archives départementales du Rhône,
2004, 7 p. (lire en ligne (http://viewer1.cg69.mnesys.fr/accounts/m
nesys_cg69/datas/medias/IR_pour_internet/47%20J.pdf) )
5. Gabriel Chevallier, L'envers de Clochemerle, Flammarion,
(ISBN 2-08-060036-2), toujours disponible fin 2008
6. Sainte-Colline, éd. de poche, P.U.F., 1962, p. 160.
7. Gabriel Chevallier reprend exactement la même phrase dansMa
petite amie Pomme, en 1940, p. 12 : « Un être en formation est
un mystère ».
8. Sainte-Colline, éd. de poche, P.U.F., 1962, p. 161.
9. "La Peur, viscères au point", Clément Ghys,Libération, 11 août
2015 (http://next.liberation.fr/cinema/2015/08/11/visceres-au-point
_1362068).
10. Ma petite amie Pomme, 1940, p. 12. Et il ajoute : « Mais une vertu
qui oppose le refus aux délices d'un mal déjà expérimenté est
pleine de mérite ».

Pensionnat du collège Sainte-Marie à Saint-


Annexes Chamond.

Bibliographie
Bernard Poche, "Henri Béraud et Gabriel Chevallier dans le XXe siècle",Cahiers d'histoire [En ligne], 42-1 | 1997,
consulté le 5 octobre 2015. URL: http://ch.revues.org/13 (résumé seulement).

Sitographie
"La Peur, de Gabriel Chevallier", Lucien Bergery , professeur de Lettres, juillet 2015.
"Clochemerle, de Gabriel Chevallier", Lionel Labosse, sur son sitewww.altersexualite.com, 11 avril 2015.
"Une guerre rarement montrée ainsi", Gabriel Chevallier , La Peur, "Représenter et se représenter la Première
Guerre mondiale par l'écrit", sur le siteCombattant.14-18, 26 février 2015.
"Gabriel Chevallier (1895-1969) - Témoignages de 1914-1918", sur le site du Crid 14/18, 18 mars 2013.
"Mascarade : portraits au vitriol de Gabriel Chevallier", Arnaud Destal sur le siteSalon littéraire, septembre 2012.
"Gabriel Chevallier, le lyonnais", sur Culture-libre.org, 8 janvier 2012.
"Chevallier à la triste figure", Lucien Jude sur le siteSeptembriseurs, 29 mai 2012.
"Mascarade, de Gabriel Chevallier - éd. Le Dilettante", Mikaël Demets,L'accoudoir, 12 décembre 2010.
"Chevallier d'apocalypse", Jean-François Nivet, sur le siteLes Lettres Françaises, 7 octobre 2010.
"Sainte-Colline" - Gabriel Chevallier", Dorian W ybot sur son site, 16 février 2010.
"Gabriel Chevallier", Roland Thevenet sur son blog , 17 août 2009.
"La Peur, de Gabriel Chevallier : le grand roman des tranchées",Le Magazine littéraire, 1er décembre 2008.
"La Peur - Gabriel Chevallier", Laurence sur le siteBibliolog, 11 novembre 2008.
Extrait de La Peur sur le site Contrelignes, juin 2014.

Liens externes
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Gemeinsame Normdatei• Bibliothèque nationale d’Espagne• Bibliothèque royale des Pays-Bas•
Bibliothèque nationale de Pologne• Bibliothèque nationale d’Israël• Bibliothèque universitaire de Pologne•
Bibliothèque nationale de Catalogne• WorldCat
Acte de naissance no 333 du 3 mai 1895, sur le site des archives municipales de Lyon.
Retour sur Clochermerle, article de Yannick Rolandeau, L'Atelier du roman n° 48, décembre 2006, Flammarion
Boréal.

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