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Reprise en sous-oeuvre

Lors d’une nouvelle construction, il arrive que l’emplacement de la fondation ait une incidence sur d’autres
fondations déjà existantes. L’une des étapes importantes lors de l’exécution du chantier consiste alors à
réaliser une reprise en sous-oeuvre pour stabiliser la nouvelle et l’ancienne fondation. Plusieurs techniques
sont utilisées actuellement pour la reprise en sous-oeuvre.

Les techniques de reprise en sous-œuvre


Selon la structure du bâtiment et la nature du terrain sur lequel sera réalisée la construction, il existe divers
types de reprise en sous-œuvre.

1. Reprise en sous-œuvre par augmentation de la surface


d’appui
Cette technique est préconisée quand la surface d’appui de la semelle n’est pas suffisante notamment quand
le sol va être surchargé. On procède alors à l’augmentation de la surface d’appui lors de la reprise en sous-
œuvre.

 RSO sur semelles filantes


Si on peut accéder à tous les côtés des semelles filantes, il faut alors faire passer de place en place, sur la
fondation existante, des traverses. Des longrines en béton armé seront ensuite placées à chacune des
extrémités qui longent la fondation existante. A noter que la largeur de chaque longrine est fonction de la
surface ainsi que celle de la semelle existante.

 RSO sur semelles isolées


Dans le cas d’une semelle en béton, le renfort consiste à placer un corset de béton armé. En retirant le béton,
le nouveau béton sera serré sur le noyau intérieur du béton ancien. Ce dernier sera repiqué à la surface pour
une bonne liaison entre les deux bétons.

2. Reprise en sous-œuvre par report des charges en


profondeur
Quand il n’est pas possible d’élargir ou d’améliorer le sol ou quand il est utile de réaliser un
approfondissement jusqu’à une partie plus résistante, la reprise en sous-œuvre par report des charges en
profondeur est utile.
 RSO par puits alternés
Cette méthode est requise pour les terrains à superficie faible. Pour commencer, on procède à une
excavation à parois verticales puis à un étaiement de la fouille pour repérer les fondations du bâtiment. Par la
suite, on creuse des puits jusqu’à la profondeur adéquate aux normes de sécurité. Enfin, on bétonne les
puits. A noter que cette méthode n’est pas recommandée quand il y a présence de nappe phréatique dans le
sol, au risque d’éboulement.

 RSO par tranchées blindées


Cette technique requiert un terrassement manuel. Pour cette méthode la fouille ne se fait pas de manière
linéaire mais alternée. Pour ce faire, on creuse des tranchées de 30 à 50 cm de profondeur. Cette technique
est courante dans les constructions en milieu urbain

 RSO par micropieux


Il s’agit d’une technique qui vise à reporter les charges en profondeur en se servant de micropieux (diamètre
inférieur à 250 mm). Ces derniers sont ensuite armés de tubes métalliques puis fixés au terrain par un coulis
de ciment. Si le mortier est injecté par pression, trois types de micropieux peuvent être utilisés à savoir
l’injection gravitaire (type II), l’injection globale unitaire de coulis de ciment (type III) et l’injection répétitive
et sélective (type IV).

 RSO par pieux


Il s’agit d’une technique consistant à créer une longrine repris par des consoles en tête des pieux. Les tubes
sont formés par des pièces de 1,5 m qui sont assemblés entre eux au cours de la descente.

Etudes à réaliser avant la reprise en sous-œuvre


Vu la diversité des techniques de reprise en sous-œuvre, il faut effectuer quelques études préalables pour
choisir la bonne technique. Voici les paramètres à retenir avant le choix de la technique de reprise en sous-
œuvre :

 Le sol : Si possible il faut commencer par voir les cartes géologiques pour déterminer la nature du sol. Il
est aussi recommandé de procéder à l’étude des échantillons du sol au laboratoire ou par des essais sur
place. Il est par ailleurs nécessaire de déterminer le positionnement de la nappe phréatique par rapport
aux fondations. L’étude du sol est un paramètre qui influe grandement sur le choix de la méthode de
reprise en sous-œuvre à appliquer. Il va aussi permettre d’évaluer la profondeur de l’intervention.
 Les structures : Il faut aussi étudier la structure du bâtiment qui aura besoin des travaux de reprise en
sous-œuvre. Cela est nécessaire pour éviter les erreurs de répartition des charges pendant l’exécution du
chantier et une fois qu’il est terminé. L’étude des structures consiste à déterminer les éléments porteurs
ainsi que les descentes de charges. C’est aussi une étude requise pour situer les probables zones de
désordre.
 Les fondations : Etant donné que la reprise en sous-œuvre se fait au niveau des fondations, il est logique
d’étudier aussi le type de fondations, sa profondeur, son état, la nature du sol d’assise et son état ainsi
que l’état du ferraillage. Cette étude pourra être effectuée par fouilles manuelles.
 Les paramètres environnementaux : L’étude va se pencher sur les types d’ouvrage en sous-sol se
trouvant près des futures fondations, sur les cavités artificielles (carrière, puits), l’accès au chantier (plus
difficile en milieu urbain).
 DEFINITION
 Par micropieux de foundation
 Les micropieux sont des colonnes de béton avec armatures souvent tubulaires créées par
forage dans les sols. La tenue d’un micropieux se fait par frottement dans les sols, ce qui impose
d’atteindre des sols capables de reprendre des efforts. L’effet de pointe est négligé. Attention,
un micropieux transfère les charges qu’il supporte par frottement : il existe l’effet inverse,
notamment dans des sols argileux susceptibles de gonflements, entrainant un arrachement du
micropieux (dans ce cas, il faut tuber le micropieux dans la hauteur des terrains non désirables).
Un micropieu peut atteindre 12 à 15 m de profondeur, voire plus. Classiquement, ils peuvent
supporter 35 à 40 tonnes. Cela étant, en général, compte tenu de la configuration des bâtiments
à reprendre, les micropieux sont nettement moins chargés. Certains micropieux peuvent être
foncés, c’est-à-dire que l’on exerce un effort pour les enfoncer. Attention alors aux faux refus.
Enfin, il existe des pieux vissés dans les sols.

Un Type de reprise en sous oeuvre :

CONSOLIDATION PAR MICRO-PIEUX

Cette technique est utilisée dans le cas de sol fragile. Elle consiste à implanter des micro-pieux
qui descendent profondément vers le bon sol au-dessous des semelles existantes. Cette
solution nécessite des sondages préalables afin de reconnaître le sous-sol et le niveau du bon
sol. Ainsi, elle nécessite la technicité et la main d’œuvre spécialisée dans ce type de travaux
pour éviter les problèmes imprévus. Les micro-pieux sont des pieux de petit diamètre (15 à 20
cm), forés par rotation pour éviter toute vibration ou choc audessous des semelles existantes.
Ces pieux sont armés d’un ferraillage tendu formant du béton compact précontraint, afin de
supporter des charges élevées malgré leur petit diamètre. Ils seront intégrés à l’intérieur de la
maçonnerie de la fondation afin d’assurer une parfaite liaison.
Exemple d’un cas.

1. ETAGES SUPPLEMENTAIRES
2. FISSURES A 45º
3. SOL ARGILEUX

Après un diagnostic des altérations de la maçonnerie, il faut :


1. Stabiliser le sol en évacuant les eaux souterraines au niveau des fondations par un
système de drainage qui entoure le bâtiment.

2. Alléger si possible les charges supplémentaires.

3. Intervenir en sous-sol ; plusieurs systèmes d’intervention possibles

3.1. Consolider la fondation existante :

Par l’injection de coulis de chaux hydraulique naturelle dans la maçonnerie de fondation. Le


dosage de ce coulis varie selon les volumes à réaliser. Par défaut, il sera d’un volume de chaux
pour deux volumes de sable fin et proper

3.2. Reprise en sous-œuvre de la semelle :

Après l’évaluation de la charge transmise au sol par les fondations, on pourra


définir la dimension convenable de la semelle pour assurer la stabilité du
mur. Dans le cas d’un bon sol, il suffit d’élargir les semelles afin d’augmenter
la surface de répartition de la charge au sol. Ce procédé consiste à : -

1. Fouiller le sol des deux côtés du mur jusqu’au niveau de la fondation.

2. Creuser au-dessous de la semelle existante sur la moitié de sa largeur.

3. Procéder par tranches de longueur qui ne dépassent pas deux mètres


chacune.

4. Couler une semelle en béton armé dont les dimensions et le ferraillage


dépendent de la charge qu’elle va supporter.

5. Garder des aciers en attente pour la continuité du ferraillage dans la nouvelle


semelle, du côté opposé.

6. Creuser du côté opposé de la première intervention, sur la même hauteur et


les mêmes longueurs et largeurs.
7. Nettoyer les aciers en attente, compléter le ferraillage et couler la deuxième
partie de la semelle.

8. Continuer dans le même principe l’élargissement de la semelle.

1ere PHASE D’INTERVENTION

1. FONDATION EXISTANTE

2. SEMELLE EN BETON ARME

3. ACIER EN ATTENTE

4. BON SOL

2eme PHASE D’INTERVENTION


1. DALLAGE EN PIERRE

2. EVACUATION DES EAUX SUPERFICIELLES

3. CHAPE EN MORTIER DE CHAUX

4. CAILLOUX FORMANT UN FILTRE


5. COUCHE DE GEOTEXTILE

6. SEMELLE EN BETON ARME

7. DRAIN 10” ENTOURANT L’EDIFICE

CONSOLIDATION PAR MICRO-PIEUX