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Université Cadi Ayyad Faculté des Sciences Semlalia Département de Physique

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Cours

« INTEGRATION DES SYSTEMES SOLAIRES, PHOTOVOLTAIQUES ET THERMIQUES »

Amin BENNOUNA - Cours Systèmes Solaires - Version 9.doc - 16/12/2009 - 15:58:55

A.

INTRODUCTION - INTEGRATION DES SYSTEMES SOLAIRES

1

B.

SYSTEMES PHOTOVOLTAIQUES

2

B.1.

Eléments de base communs

B.1.1.

B.1.2.

B.1.3.

2

Norme de caractérisation

2

Les rendements absolu et relatif d’un module

2

Déficits de rayonnement et stockage sur batteries

3

B.2.

Systèmes autonomes

B.2.1.

B.2.2.

B.2.3.

B.2.4.

4

Systèmes photovoltaïques sans stockage

4

Systèmes de pompage

5

Systèmes photovoltaïques avec stockage

7

Systèmes hybrides avec stockage

8

B.3.

Systèmes connectés au réseau

B.3.1.

10

Systèmes photovoltaïques connectés au réseau

10

B.4.

Contraintes du

dimensionnement

11

B.4.1.

B.4.2.

B.4.3.

B.4.4.

B.4.5.

B.4.6.

B.4.7.

B.4.8.

B.4.9.

Modules photovoltaïques

11

Support des modules

11

Câbles alimentation

12

Régulateur de charge de batterie

13

Batterie d’accumulateurs standard

13

Convertisseurs

13

Fusibles

13

Inverseur de source

14

Pompes solaires et leur tuyauterie

14

B.5. Simulation horaire

18

 

B.5.1.

B.5.2.

B.5.3.

Principe de calcul

18

Méthode de calcul

18

Résultats attendus d'un tel calcul

18

B.6.

Durées de vie, prix, installation & maintenance

18

B.6.1.

B.6.2.

B.6.3.

B.6.4.

B.6.5.

Durée de vie des composants des systèmes

18

Prix des composants des systèmes

19

Impact des prix sur le coût de l’énergie

19

Précautions d’installation

20

Maintenance préventive

23

B.7. Particularités

24

 

B.7.1.

B.7.2.

B.7.3.

Systèmes redondants

24

Systèmes de poursuite du soleil

24

Systèmes sous concentration

25

C. SYSTEMES HYDROTHERMIQUES

26

C.1.

Eléments de base communs

C.1.1.

C.1.2.

C.1.3.

26

Normes de caractérisation

26

Relation entre les deux normes et utilité de chacune

28

Déficit de rayonnement et appoint d’énergie

28

C.2.

Kits de chauffe-eau solaires non-forcés

C.2.1.

C.2.2.

C.2.3.

C.2.4.

C.2.5.

30

Schéma de la partie solaire

30

Sources d’énergie d’appoint communément utilisées

30

Exigences de la commande et de la protection

31

Kit auto-stockeur

31

Kit de chauffe-eau solaire en thermosiphon

32

C.3.

Systèmes en circuit forcé

33

 

C.3.1.

C.3.2.

C.3.3.

C.3.4.

C.3.5.

Schéma de la partie solaire

34

Sources d’énergie d’appoint communément utilisées

34

Systèmes avec stockage de préparation

34

Systèmes sans stockage de préparation

36

Systèmes avec circuit de recyclage de l’eau chaude

37

C.4.

Contraintes du

dimensionnement

38

C.4.1.

C.4.2.

C.4.3.

C.4.4.

C.4.5.

C.4.6.

C.4.7.

C.4.8.

C.4.9.

C.4.10.

C.4.11.

Auto-stockeur

38

Capteurs

38

Supports des capteurs ou du kit

39

Ballon, éventuellement équipé d’un échangeur interne

40

Hydraulique de la boucle de captage

42

Thermique de la boucle de captage

46

Régulateur thermique différentiel et ses sondes

50

Programmateur horaire journalier (avec réserve)

51

Vannes

51

Local technique

51

Chauffage solaire des piscines

51

C.5. Simulation horaire

53

 

C.5.1.

C.5.2.

C.5.3.

Principe de calcul

53

Méthode de calcul

53

Résultats attendus d'un tel calcul

54

C.6.

Durées de vie, prix, installation & maintenance

54

C.6.1.

C.6.2.

C.6.3.

C.6.4.

C.6.5.

Durée de vie des composants des systèmes

54

Prix des composants des systèmes

54

Impact des prix sur le coût de l’énergie

55

Précautions d’installation

55

Maintenance préventive

58

C.7. Particularités

59

 

C.7.1.

C.7.2.

Choix d'un système solaire thermique

59

La Garantie des Résultats Solaires (GRS)

59

D. SOLAIRE THERMODYNAMIQUE

60

D.1.

Introduction

60

D.2.

La

D.2.1.

D.2.2.

D.2.3.

concentration

61

La filière parabolique

61

La filière « centrale à tour »

62

La filière cylindro-parabolique

64

D.3.

La réception du rayonnement

D.3.1.

D.3.2.

D.3.3.

65

La filière parabolique

65

La filière « centrale à tour »

66

La filière cylindro-parabolique

68

D.4.

Le transport et le stockage de la chaleur

68

D.4.1.

D.4.2.

D.4.3.

La filière parabolique

68

La filière « centrale à tour »

69

La filière cylindro-parabolique

70

D.5.

La transformation thermoélectrique de l’énergie récoltée

71

D.5.1.

D.5.2.

D.5.3.

Le cycle à vapeur

71

Le cycle combiné

72

Le cycle Stirling

72

E. ELEMENTS D’ANALYSE FINANCIERE

74

E.1.

Coûts fixes et coûts variables

74

E.1.1.

Coûts fixes

74

E.1.2.

Coûts variables

74

E.2.

Coûts d’investissement et coûts récurrents

E.2.1.

E.2.2.

74

Investissement – Valeur résiduelle - Amortissement

74

Coûts récurrents

75

E.3. Actualisation

75

 

E.3.1.

E.3.2.

Taux d’actualisation

75

Coefficient d’actualisation

75

E.4.

Tableau d’amortissement comparatif

E.4.1.

E.4.2.

E.4.3.

E.4.4.

E.4.5.

E.4.6.

75

Investissement net

76

Coûts (ou revenus) récurrents nets

76

Net cash flow

76

Valeur actuelle

77

Valeur actuelle nette

77

Taux de rentabilité interne

78

F. CONCEPTION OPTIMALE DE SYSTEMES SOLAIRES PAR CORRELATION

79

F.1.

Concepts de base de la méthode

79

F.1.1.

Notations, appellations et points de départ

79

F.1.2.

Ratio du besoin à la ressource, B/G

79

F.1.3.

Les besoins en énergie B i (E utile )

80

F.1.4.

La ressource solaire disponible G βi

80

F.1.5.

B i /G βi et synchronisation des besoins à la ressource

80

F.2.

Solutions optimales adaptées aux besoins

81

F.2.1.

Quatre stratégies techniques de dimensionnement

82

F.2.2.

Deux stratégies financières sans surproduction

82

F.2.3.

Une stratégie de dimensionnement combinant technique et financier

83

F.3.

Modèles simples donnant les rendements η i

83

F.3.1.

Généralités sur les rendements globaux système η i

83

F.3.2.

Systèmes photovoltaïques avec stockage

84

F.3.3.

Systèmes photovoltaïques sans stockage

84

F.3.4.

Performances typiques du solaire photovoltaïque

86

F.3.5.

Systèmes solaires sans appoint - Capteurs vitrés

88

F.3.6.

Systèmes solaires en maintien - Capteurs vitrés

90

F.3.7.

Systèmes solaires sans appoint - Capteurs tubulaires

91

F.3.8.

Systèmes solaires en maintien - Capteurs tubulaires

93

F.3.9.

Systèmes solaires de piscine en maintien

94

F.3.10.

Performances typiques du solaire thermique

96

F.3.11.

Récapitulatif des modèles énergétiques simples

97

G.

BESOINS – SYSTEMES PV A STOCKAGE

98

G.1.

Consommation de certains appareils

98

G.2.

Dimensionner sur la base de besoin quotidien

99

H. BESOINS – EAU CHAUDE SANITAIRE

101

H.1.

Méthode de calcul des besoins énergétiques

101

H.2.

Températures moyennes de l’eau froide

101

H.3.

Besoins en eau chaude sanitaire

H.3.1.

H.3.2.

H.3.3.

102

Température de l’eau chaude

102

Quantité d’eau chaude sanitaire

103

Fluctuation d’utilisation de l’eau chaude et risques financiers liés au surdimensionnement

103

I.

BESOINS – PISCINES

106

I.1.

Pertes d’énergie d’une piscine

106

I.1.1.

Pertes par convection

106

I.1.2.

Pertes par évaporation

106

I.1.3.

Pertes par rayonnement

106

I.1.4.

Pertes par conduction

107

I.2.

Apports d’énergie à la surface d’une piscine

107

I.2.1.

Apports solaires directs à la surface de la piscine

107

I.2.2.

Apports solaires volontairement par les capteurs

107

I.3.

Apports d’énergie à la surface d’une piscine

107

I.3.1.

Bilan énergétique

107

I.3.2.

Dimensionnement

108

J. TECHNO – HYDRAULIQUE APPLIQUEE

109

J.1. Bases de l’hydrodynamique

109

J.1.1.

Densité du fluide

109

J.1.2.

Charge hydraulique (p h )

109

J.1.3.

Perte de charge dans les circuits hydrauliques

109

J.1.4.

Pertes de charge modulaires

110

J.1.5.

Pression totale et hauteur manométrique totale (HMT)

111

J.1.6.

Puissance hydraulique

111

J.2. Electropompes

111

J.2.1.

Groupes électropompes hydrauliques

111

J.2.2.

Moteurs électriques des pompes

112

J.2.3.

Pompes hydrauliques

112

J.2.4.

Choix d’une pompe

113

J.2.5.

Calcul d’un moteur de pompe

114

J.3.

Conduites

115

J.3.1.

Dimensionnement des tuyauteries

115

K. TECHNO

– BALLONS DE SURPRESSION

117

L. TECHNO – VASES D’EXPANSION

118

M. TECHNO – SECTION DES CABLES

120

M.1.

Tensions continues 12, 24 et 48 V

120

M.2.

Tensions alternatives 65, 127 et 220V

121

N. TECHNO – FAQ DES SYSTÈMES SOLAIRES D'EAU SANITAIRE

122

N.1.

Matériaux utilisés dans la fabrication des systèmes solaires de chauffage de l'eau sanitaire

122

N.2.

Installation des systèmes solaires de chauffage de l'eau sanitaire

125

N.3.

Problèmes d'ordre général liés aux systèmes solaires de chauffage de l'eau sanitaire

127

N.4.

Performance des systèmes solaires de chauffage de l'eau sanitaire

129

N.5.

Questions liées aux données météorologiques

131

O.

DONNEES – METEO DU MAROC

134

O.1.

Ensoleillement global horizontal

134

O.2.

Ensoleillement global face Sud incliné à 45°

134

O.3.

Températures moyennes mensuelles

134

O.4.

Vitesses du vent moyennes mensuelles

135

O.5.

Durées du jour

136

O.6.

Modèles sinusoïdaux de journées « typiques »

136

P. DONNEES – GAZ A EFFET DE SERRE

137

A. INTRODUCTION

INTEGRATION

- SYSTEMES SOLAIRES

DES

La réalisation de systèmes complets ayant une fonction donnée à partir d’éléments constitutifs est un métier appelé « intégration ». Dans les métiers du solaire, il est courant de parler de « sociétés d’intégration » qui sont des entreprises qui n’ont pas nécessairement de fonction de production industrielle mais dont le but essentiel est de concevoir des « packages » ayant une fonction donnée, qui peuvent être réels (kits physiquement emballés) ou virtuels (kits sur catalogue matérialisés à la demande du client). Le but de ce cours est de faire une synthèse des systèmes « intégrés » connus et fonctionnant à ce jour puis d’en faire la description. « Intégrer un système solaire » ne se limite pas simplement à l’adaptation de la partie solaire au reste du système mais aussi à choisir l’ensemble des équipements pour que l’ensemble fonctionne dans de bonnes conditions.

Comme les principes de base du gisement solaire, la physique des éléments constitutifs des systèmes solaires, qu’ils soient photovoltaïques (modules, batteries, convertisseurs) ou solaires thermiques (capteurs, ballons, régulateurs thermiques) est déjà acquise dans les autres modules de la formation. Seul leur principe de fonctionnement est repris dans ce document pour expliquer leur intégration dans l’ensemble du système. Il n’empêche que la connaissance de la physique des éléments constitutifs est un pré-requis incontournable de ce cours. Bien que nombre d’applications ne puissent être faites sérieusement sans l’aide d’outils informatiques adaptés (les travaux dirigés s’en inspireront), même l’utilisation de certains logiciels professionnels exige souvent les connaissances de ce cours.

Ce cours privilégie l’ordre pédagogique, fût-ce au détriment de l’ordre d’importance ou de la diffusion des différents systèmes qui y sont abordés. Ainsi, les systèmes les plus utilisés ne se trouvent pas nécessairement au début de chaque chapitre.

Dans la « zoologie » la plus courante, les systèmes solaires sont répartis en fonction de leur destination. Nous avons préféré regrouper les systèmes ayant le même principe de fonctionnement et / ou schéma de base.

Un plan-type a été adopté pour la présentation de chaque famille de système (photovoltaïques ou solaires thermiques), cela facilite la vision synthétique et le retour rapide vers les informations.

On ne sera pas surpris par la présence d’une introduction à l’analyse financière. En effet, les technologies des énergies renouvelables ont surtout besoin d’une décision d’investissement, dès lors qu’elles deviennent matures, ce qui est le cas le solaire thermique et photovoltaïque ainsi que l’éolien. Un technicien qui ignorerait un minimum de ses concepts serait faible pour convaincre le client investisseur, si petit fût-il… Cette partie n’est pas présentée sous une forme orthodoxe, loin s’en faut, mais elle va directement au minimum vital à savoir.

En outre, ce cours contient quelques « Annexes » qui en font partie intégrante. Elles ont été classées comme telles pour ne pas perturber une lecture linéaire du cœur du cours. Ces Annexes incluent les éléments liés à l’évaluation des besoins pour certaines applications (électrification et pompage pour le photovoltaïque, eau chaude sanitaire et chauffage pour le solaire thermique).

On trouvera à la fin du document des compléments technologiques utiles (électropompes, ballons de surpression, vases d’expansion, section des câbles) et certaines données (météorologiques et gaz à effet de serre).

B. SYSTEMES PHOTOVOLTAIQUES B.1. Eléments de base communs B.1.1. Norme de caractérisation Deux conditions sont
B. SYSTEMES PHOTOVOLTAIQUES
B.1.
Eléments de base communs
B.1.1.
Norme de caractérisation
Deux conditions sont définies par la norme internationale CEI 61215 pour tester les modules :
1- Les conditions STC (“standard test conditions“) se définissent par un ensoleillement
I = 1’000W/m² type AM1.5, cellules maintenues à θ c = 25 °C. La puissance maximale de la
caractéristique puissance – tension I(V) mesurée dans ces conditions s’appelle puissance
crête (ou puissance STC) P STC et a pour unité le Watt-crête (W c ) :
P STC = P Max, STC = (V.I) Max, STC
V(P Max, STC ) = V(P STC )
Cette partie de la norme est électrique puisqu’elle définit les conditions dans lesquelles les
caractéristiques électriques « standard » doivent être mesurées. Cette partie de la norme
définit aussi le courant de court-circuit I cc et la tension de circuit ouvert V co ainsi que leur
coefficient de variation en fonction de la température à température et rayonnement
constants (∆I cc /I cc ) et (∆V co /V co ). Analytiquement :
(∆P STC /P STC ) ≈ (∆I cc /I cc ) + (∆V co /V co )
La quasi-totalité des modules ont (∆I cc /I cc ) = +0,1%/K et (∆V co /V co ) = -0,5%/K.
Initialement consensuelle, le Watt-crête est devenu l’unité conventionnelle de référence de
tout le commerce mondial des modules qui est désormais basé sur l’unité de puissance crête
(en €/W C , US$/W C , ou bien Dh/W C ).
2-
Les conditions NO (normal operating) se définissent par un ensoleillement I = 800W/m² type
AM2.0, la température ambiante étant θ A = 20 °C et la vitesse du vent de 1 m/s. Dans ces
conditions, la température du module s‘appelle NOCT (CT pour “cell temperature”). Cette
partie de la norme est thermique. Si le module a un coefficient de transfert thermique U :
θ C = θ A + (1/U).I
NOCT = 20°C + (1/U).800
La quasi-totalité des modules ont un NOCT compris entre 44 et 47°C.
3- Tolérance de fabrication : la norme internationale CEI 61215 permet aux fabricants
d’afficher une puissance P STC avec une tolérance de fabrication tant que ceux-ci ont une
puissance réelle ± 5%, soit, une « moyenne basse » de 97.5% de la puissance.
Correction pour tolérance de fabrication = C TF = 97.5% de la puissance
B.1.2.
Les rendements absolu et relatif d’un module
B.1.2.1.
La puissance crête et le rendement « absolu »
Effet de l’intensité du rayonnement solaire
Les caractéristiques pour un module de 75Wc formé de 36 cellules carrées de 125 mm en
silicium polycristallin maintenues à 25°C, sont montrées dans le graphique ci-dessous :
courant(tension) - I(V), courbes décroissantes (échelle de gauche) et puissance(tension) - P(V).
6
A
80
W
1000W/m²
tc = 25°C
800W/m²
600W/m²
400W/m²
60
W
200W/m²
4
A
40
W
2
A
20
W
0
A
0 W
0 V
5 V
10 V
15 V
20 V
25 V
Le rendement STC (absolu) des modules photovoltaïques est obtenu par :
η a (STC) = (Puissance STC / Surface du module) / 1'000 W/m²
Sa valeur variera :
- de 5 à 7% pour les modules amorphes ou en couches minces,
- de 10 à 15% pour les modules en silicium polycristallin,

- de 15 à 20% pour les modules en silicium monocristallin. En réalité, on trouvera deux rendements légèrement différents selon que l’on prenne :

 
 

- la surface nette (quantité et dimensions cellules seules du module),

 

- ou bien la surface brute (dimensions totales hors tout du module, cadre compris).

 

Mais ce rendement η a n’intéresse plus que les industriels aujourd’hui car un fabricant dont les cellules sont plus performantes achètera moins de matière première pour vendre un W C . Effet de la température Ce graphique montre l’effet de la température ambiante à rayonnement constant (1000 W/m²).

 

6

A

80

W

 
1000W/m² - ta=25°C 1000W/m² - ta=45°C
1000W/m² - ta=25°C
1000W/m² - ta=45°C

60

40

20

W

 

4

A

 

W

 

2

A

 

W

 

0

A

0 W

 
 

0 V

5 V

10 V

15 V

20 V

25 V

 

B.1.2.2.

Le rendement « relatif moyen » rapporté à la puissance crête

 

On appelle « rendement relatif » d’un module η R le rapport de son rendement absolu à son rendement dans les conditions STC (ou celui de la puissance qu’il produit à P STC ) :

 

η R = P(produite) / P STC

 

la puissance produite dépendant des conditions effectives (météo et couplage avec la charge). Le module en silicium polycristallin dont les caractéristiques I(V) sont représentées ci-dessus a une surface brute de 0,707m² et montre les résultats suivants :

   

Ensoleillement reçu

 

1000 W/m²

800 W/m²

600 W/m²

400 W/m²

200 W/m²

 
 

P max sur P(V, t C =25°C)

   

75,9 W C

59,3 W

 

43,0 W

27,3 W

12,5 W

 

η a (brut, t C =25°C)

   

10,7%

10,5%

 

10,1%

9,6%

8,8%

 

η R = η a (brut, t C =25°C) / η STC

 

100,00%

98,13%

 

94,39%

89,72%

82,24%

Du tableau ci-dessus, on déduit, qu’à température de cellules constante (ici 25°C), le rendement varie quelque peu (-1/10 e de sa valeur maximale dans les moments où 400W/m²). Ses cellules étant maintenues à 25°C, on peut modéliser le rendement du module ci-dessus rapporté à sa surface hors tout en fonction de l’intensité de rayonnement solaire par :

η a (t C =25°C) = 1,85%.I + 8,90%*(1-exp(-I/0,07)) où l’intensité du rayonnement solaire I est exprimée en kW/m² Présentée sous forme de rendement relatif, cette formule devient quasiment universelle et applicable à tous les modules en silicium mono ou polycristallin :

η R = η a (brut, t C =25°C) / η STC = 17,3%.I(kW/m²) + 83,2%*(1- exp(-I(kW/m²)/0,654)) Lorsqu’on exprime le rendement absolu en fonction de la température ambiante, la température des cellules va dépendre de l’ambiante et de l’intensité du rayonnement solaire :

 

12%

10%

Rendement(I,Tamb=0°C) Rendement(I,Tamb=20°C) Rendement(I,Tamb=40°C)
Rendement(I,Tamb=0°C)
Rendement(I,Tamb=20°C)
Rendement(I,Tamb=40°C)
 

8%

 

Rendemnt absolu

6%

4%

 

2%

0%

 

0

0,2

0,4

0,6

0,8

1

 

Intensité du rayonnement solaire (kW/m²)

 
 

B.1.3.

Déficits de rayonnement et stockage sur batteries

 

Le stockage d’énergie à prévoir dépend des fluctuations :

- des besoins, notamment de leurs pointes, à traiter au cas par cas,

- de la ressource, notamment de ses déficits sur un nombre de jours successifs donnés.

Afin de pouvoir dimensionner le stockage d’énergie dans les accumulateurs, il faut connaître les déficits maximums de rayonnement que peut connaître une séquence de jours consécutifs pour chaque mois de l’année (en réalité le maximum annuel suffit), tels que montrés sur la table ci- après pour l’ouest de Marrakech. Déficits de rayonnement sur un période successive (exprimés en jours de rayonnement)

 

31,5°N – 8,5°W

 

Jan

Fév

Mar

Avr

Mai

Jun

Jul

Aou

Sep

Oct

Nov

Déc

 
 

1 jour

 

0,74

0,86

0,75

0,72

0,57

0,7

0,52

0,68

0,68

0,95

0,91

0,79

 

3

jours

 

1,78

1,24

1,7

1,79

1,27

1,11

0,95

0,99

1,16

1,72

1,65

1,84

 

7

jours

 

2,67

1,93

2,9

1,71

2,47

1,78

1,51

1,4

2,11

2,55

2,39

2,44

 

14

jours

 

3,12

3,01

3,35

2,59

3,01

2,10

1,65

1,65

2,75

2,87

3,51

2,39

 

21

jours

 

3,46

3,62

2,90

2,5

2,82

3,10

1,57

2,15

2,66

3,6

4,32

1,84

 

1

mois

 

3,45

3,31

3,80

2,08

2,03

2,28

1,27

2,40

1,8

3,26

5,33

1,31

Maximums

 

3,46

3,62

3,80

2,59

3,01

3,10

1,65

2,40

2,75

3,60

5,33

2,44

 

Annuel

 

5,33

 

Ainsi, si les besoins en énergie sont constants et si l’on souhaite qu’un système soit autonome avec un minimum de risque de rupture de service, il faudra, pour la zone géographique du tableau ci-dessus, stocker 5,33 jours de ces besoins en énergie, on dit 5,33 jours d’autonomie.

 

B.2.

 

Systèmes autonomes

 
 

B.2.1.

 

Systèmes photovoltaïques sans stockage

 
 

B.2.1.1.

 

Schéma

 
 
Soleil Soleil Modules Modules PV PV
Soleil
Soleil
Modules
Modules
PV
PV
Convertisseur Convertisseur CC-CC CC-CC Service Service CC CC

Convertisseur

Convertisseur

CC-CC

CC-CC

Service

ServiceConvertisseur Convertisseur CC-CC CC-CC Service CC CC

CC

CC

 
CC-CC CC-CC Service Service CC CC     Convertisseur Convertisseur CC-CA CC-CA
CC-CC CC-CC Service Service CC CC     Convertisseur Convertisseur CC-CA CC-CA
 

Convertisseur

Convertisseur

CC-CA

CC-CA

Service

ServiceService CA CA

CA

CA

 

Remarquons que le système peut être composé de l’une, l’autre ou les deux branches horizontales ci-dessus.

 

B.2.1.2.

 

Composition de la partie génératrice du système

 
 

Modules Supports de modules et accessoires de fixation Câblage de la partie génératrice Convertisseur CC-CC (s’il y a lieu) Convertisseur CC-CA (s’il y a lieu) Boîtier, connecteurs et fusibles

 
 

B.2.1.3.

 

Principe de fonctionnement

 
 

B.2.1.3.1.

En couplage direct (continu seul)

 
 

1- Le courant continu produit par les modules solaires alimente directement une charge à courant continu, en ne passant par aucun convertisseur intermédiaire. On ne peut produire que du courant continu (CC). Le convertisseur CC ci-dessus en pointillé est supprimé et la branche inférieure n’existe pas. Le courant et la tension du point de fonctionnement sont obtenus par l’intersection entre les deux caractéristiques courant tension I(V) :

 

a. de la charge

 

b. du module dans les conditions d’ensoleillement et de température de l’instant.

 
 

B.2.1.3.2.

A travers un convertisseur (continu ou alternatif)

 
 

1-

Le courant continu produit par les modules solaires alimente une charge à courant continu à travers un convertisseur à CC. Le rôle du convertisseur CC est d’améliorer le transfert de puissance entre le générateur et la charge :

 

a. Par adaptation d’impédance,

 

b. Par poursuite du point de puissance maximum maximale (MPPT).

 

La puissance maximum fournie par les modules est modulée par le rendement de conversion du convertisseur CC.

 

2-

Lorsqu’on a besoin de courant alternatif (CA), on passe par un convertisseur de CC en CA (onduleur). Le convertisseur CC-CC est assemblé dans le même boîtier que le convertisseur CC-CA. Comme dans la plupart des applications, il s’agira d’alimenter un moteur, le convertisseur CC-CA devra fournir une fréquence variable pour que le moteur tourne proportionnellement à l’ensoleillement reçu (courant continu produit). Si ce n’est pas le cas, le moteur risquera de fonctionner en oui ou non.

 

La puissance maximum fournie par les modules est limitée par le rendement de conversion du convertisseur CC-CA.

 

B.2.1.4.

Exigences du circuit de commande

 

Si le convertisseur CC-CC est un MPPT (« maximum peak power tracking »), son circuit de commande travaille sur la tension et le courant d’entrée. Si le convertisseur CC-CC est un convertisseur d’impédance, il va adapter sa propre impédance d’entrée vue par le module à son impédance de sortie vue par la charge. Le convertisseur CC-CA (onduleur) doit adapter sa fréquence de sortie à la puissance électrique qu’il reçoit à son entrée.

 

B.2.1.5.

Domaines d’application

 

En dehors du réseau électrique, les systèmes photovoltaïques sans stockage sur batterie ne peuvent être utilisés que lorsque les besoins sont en phase avec la ressource solaire, ce qui en fait une restriction majeure. A l’exception des systèmes de pompage, qui stockent de l’eau et que nous verrons séparément, les systèmes solaires photovoltaïques sans stockage n’ont que peu d’applications car ils n’alimentent que les charges ne nécessitant de l’électricité que le jour et en quantités variables au fil du soleil :

 

- ventilation de locaux d’élevage,

 

- alimentation de la pompe en circuit forcé d’un système solaire thermique.

B.2.2.

Systèmes de pompage

 
 

B.2.2.1.

Schéma

Le stockage d’électricité coûtant plus cher que celui de l’énergie potentielle mécanique dans de l’eau placée en hauteur on préférera construire un réservoir ou un château d’eau (A) plutôt que d’équiper un système de pompage avec des batteries. On peut pomper de l’eau sous diverses façons.

 
 
 
 

A- atmosphérique - surface libre du réservoir à la pression atmosphérique

B- fermé sur réservoir - pression de sortie limitée dans le réservoir par un pressostat

C- sous pression au fil du soleil - l’utilisation directe avec pression de sortie fonction du débit

 
Soleil Soleil Modules Modules PV PV
Soleil
Soleil
Modules
Modules
PV
PV
Convertisseur Convertisseur Moteur Moteur Pompe Pompe CC-CA ou CC CC-CA ou CC à à CC
Convertisseur
Convertisseur
Moteur
Moteur
Pompe
Pompe
CC-CA ou CC
CC-CA ou CC
à
à
CC ou CA
CC ou CA
Eau
Eau
Eau
Eau
P≥atm
P≥atm
Moteur Moteur Pompe Pompe CC-CA ou CC CC-CA ou CC à à CC ou CA CC
 

B.2.2.2.

Composition

 

Modules Supports de modules et accessoires de fixation Câblage de la partie génératrice (submersible) Boîtier, connecteurs et fusibles Convertisseur CC-CC ou CC-CA Pompe, support de pompe Tuyauterie et accessoires hydrauliques (codes, tés et vannes) En cas de système en pression (pas ouvert sur la pression atmosphérique) :

pressostat, vase de surpression et manomètre.

 

B.2.2.3.

Principe de fonctionnement

Le moteur entraîne une pompe qui, elle-même :

 

- aspire l’eau par l’orifice d’aspiration (si immergée) ou le tube d’aspiration (sinon),

- refoule l’eau par le tube de sortie.

 
 

B.2.2.3.1.

En couplage direct (continu seul)

Sans passer par aucun convertisseur intermédiaire, le courant continu produit par les modules solaires alimente directement le moteur à courant continu. Le convertisseur CC ci-dessus en pointillé est supprimé. On ne peut pas utiliser de moteur à courant alternatif dans ce cas. Le courant et la tension du point de fonctionnement sont obtenus par l’intersection entre les deux caractéristiques courant tension I(V) :

 

a. de la charge

 

b. du module dans les conditions d’ensoleillement et de température de l’instant.

 

B.2.2.3.2.

A travers un convertisseur (continu ou alternatif)

Le courant continu produit par les modules solaires alimente un convertisseur qui alimentera électriquement le moteur de l’électropompe :

 

- si la pompe est à courant continu, le convertisseur CC-CC aura pour rôle d’améliorer le transfert de puissance entre le générateur et le moteur, mais réduira ce transfert à cause d’un rendement propre.

- si le moteur de la pompe est à courant alternatif, le convertisseur CC-CA aura pour rôle de réaliser la conversion avec une fréquence variable proportionnellement à la puissance fournie par le générateur, mais réduira cette conversion à cause d’un rendement propre.

 

B.2.2.4.

Exigences du circuit de commande

L’électropompe doit cesser de fonctionner :

 
 

-

dès lors qu’elle risque de fonctionner à sec hors de l’eau :

 

par un interrupteur à flotteur ou un relais de niveau dans le puit,

par un interrupteur à capteur de pression coupant en cas de descente en dessous de 0,5 bar (50 cm d’eau) existant dans la pompe ou monté extérieur,

par un relais de niveau

 
Interrupteur magnétique à flotteur Interrupteur électronique à capteur de pression - dès lors qu’un réservoir
Interrupteur magnétique à flotteur
Interrupteur électronique à capteur de pression
-
dès lors qu’un réservoir :
• ouvert risque de déborder (par un interrupteur à flotteur dans le réservoir),
• de surpression risque d’éclater (par un pressostat)
Pressostat et cuve de surpression
Pressostat électromécanique
Le convertisseur doit cesser de fonctionner dès lors :
- que la puissance à l’entrée devient trop grande (autoprotection),
- que la puissance à l’entrée devient trop faible d’un onduleur à fréquence variable (une
fréquence de sortie trop faible risque de dégrader le moteur à courant alternatif).
B.2.2.5.
Domaines d’application
Adduction d’eau (prise sur réservoir en hauteur ou sous pression).
Irrigation (sur réservoir en hauteur ou au fil du soleil).
B.2.3.
Systèmes photovoltaïques avec stockage
B.2.3.1.
Schéma
Soleil
Soleil
Modules
Modules
Régulateur
Régulateur
Régulateur
Limiteur
Limiteur
Limiteur
Service
Service
Charge
Charge HVD
Charge
HVD
HVD
déchrg.
déchrg.
déchrg. LVD
LVD
LVD
CC
CC
Batterie
Batterie
Convertisseur
Convertisseur
Service
Service
~
~
d’accumulateurs
d’accumulateurs
CC-CA
CC-CA
CA
CA
B.2.3.2.
Composition de la partie génératrice du système
Modules
Supports de modules et accessoires de fixation
Câblage de la partie génératrice
Régulateur de charge de batteries (HVD et LVD)
Batteries d’accumulateurs
Boîtier, connecteurs et fusibles
Convertisseur CC-CA (s’il y a lieu)
B.2.3.3.
Principe de fonctionnement
Le courant continu produit par les modules solaires charge une batterie d’accumulateurs
électriques à travers un chargeur HVD*. La batterie alimente la charge en CC à travers un limiteur
de décharge LVD*. Le chargeur HVD et le limiteur de décharge LVD sont assemblés dans un
boîtier communément appelé « régulateur de charge de batterie » ou simplement « régulateur ».
La puissance maximum fournie par les modules est limitée par les rendements de conversion :
• Du chargeur HVD
• De la charge de la batterie
• De la décharge de la batterie
• Du limiteur de décharge LVD

Si les besoins l’exigent, on peut passer à travers un convertisseur CC-CA qui produira le courant alternatif nécessaire. * Les rappels ci-dessous renvoient au cours de régulation. :

 

1-

Le régulateur de charge HVD a pour but de protéger la batterie contre une surcharge :

 

a. Il fonctionne selon l’un des modes « ON-OFF » ou « PWM »

b. Il comporte une coupure série ou parallèle.

 

Il stoppe la charge de la batterie dès lors que la batterie monte au-dessus d’un état de charge caractérisé par une tension appelée HVD (high voltage disconnect, entre 14,1 et 14,5V pour les batteries au Plomb de 12V). L’atteinte de la tension HVD se fait :

 

c. soit par coupures suivies de relaxations successives (ON-OFF)

d. soit par impulsions de durées modulées par la tension batterie (PWM).

 

2- Le limiteur de décharge LVD a pour but de protéger la batterie contre une décharge profonde. Il stoppe la sortie de courant dès lors que la batterie descend en dessous d’un état de charge caractérisé par une tension appelée LVD (low voltage disconnect, entre 11,1 et 11,7V pour les batteries au Plomb de 12V). La coupure ne peut avoir lieu qu’en série selon le mode ON-OFF.

 

B.2.3.4.

Exigences du circuit de commande

Afin que le régulateur de charge de batterie fonctionne correctement, il doit en permanence connaître l’état de charge de la batterie. Bien que celui-ci nécessite la combinaison des mesures :

 

- de la densité de l’électrolyte,

- de la température,

- de la tension aux bornes de la batterie,

le circuit de commande se contente souvent de cette dernière seule (en réalité une comparaison à des tensions de référence fixes pou le mode ON-OFF ou en dents de scie pour le mode PWM). Dans les régulateurs de charge de batterie de bonne qualité, les valeurs de HVD et LVD sont corrigées en fonction d’une sonde de température qui peut être soit :

 

- à l’intérieur du régulateur de charge de batterie (correction basée sur la température ambiante),

- à l’extérieur du régulateur de charge de batterie (correction plus précise basée sur la température effective des batteries).

Dans les régulateurs de charge de batterie à commande numérique les plus récents, les valeurs de HVD et LVD sont même corrigées en fonction du courant débité à l’instant où la coupure est effectuée, selon que la batterie est en charge ou en décharge.

 

B.2.3.5.

Domaines d’application

Les systèmes photovoltaïques avec stockage sur batterie ont été très largement utilisés en dehors du réseau électrique lorsque les besoins ne sont pas en phase avec la ressource solaire :

 

-

Dans les projets d’électrification rurale domestique des pays en voie de développement en dehors du réseau électrique, le système alimente essentiellement des charges en

CC

et sa puissance va de 11 à 100 Wc (Maroc, Mali, Mauritanie, Kenya, Inde,

Indonésie, Philippines, etc.…) et même 200 Wc (Tunisie).

-

Dans les projets d’électrification rurale domestique des pays développés en dehors du réseau électrique, le système alimente essentiellement des charges en CA et sa puissance va de 500 à 2000 Wc (Guadeloupe, Nouvelle-Calédonie, Australie, Etats- Unis, etc.…).

-

L’alimentation de divers relais et antennes de télécommunication (TV, téléphonie, transmissions professionnelles, etc.…) nécessite des systèmes de puissance très variable (20Wc à 20’000Wc).

-

L’alimentation de systèmes de signalisation et de secours routiers (panneaux éclairés, téléphones de secours, etc.…) ainsi que l’éclairage public de voies isolées nécessite des systèmes de quelques dizaines de Wc par unité.

-

La

conservation de vaccins de dispensaires ruraux dans des réfrigérateurs

électriquement efficaces et physiquement bien isolés (faible consommation énergétique).

B.2.4.

Systèmes hybrides avec stockage

B.2.4.1.

Schéma

Source électrique

Source électrique

Source électrique

alternative

alternative

alternative

Source électrique alternative alternative alternative Chargeur Chargeur Chargeur Limiteur Limiteur Limiteur
Source électrique alternative alternative alternative Chargeur Chargeur Chargeur Limiteur Limiteur Limiteur
Chargeur Chargeur Chargeur Limiteur Limiteur Limiteur CC CC CC HVD HVD HVD déchrg LVD déchrg
Chargeur
Chargeur
Chargeur
Limiteur
Limiteur
Limiteur
CC
CC
CC
HVD
HVD
HVD
déchrg LVD
déchrg LVD
déchrg LVD
CA 2
CA 2
CA 2

Batterie

Batterie

Batterie

d’accumulateurs

d’accumulateurs

d’accumulateurs

Convertisseur

Convertisseur

Convertisseur

CC-CA

CC-CA

CC-CA

CA 1 CA 1 CA 1 ~ ~ ~
CA 1
CA 1
CA 1
~
~
~
Inverseur Inverseur Inverseur Inverseur Convertisseur Convertisseur Convertisseur de source de source de source
Inverseur
Inverseur
Inverseur
Inverseur
Convertisseur
Convertisseur
Convertisseur
de source
de source
de source
de source
CA-CC
CA-CC
CA-CC
Soleil
Soleil
Soleil
Modules
Modules
PV
PV

B.2.4.2.

Composition de la partie génératrice du système

 

Modules Supports de modules et accessoires de fixation Inverseur de source Câblage de la partie génératrice Régulateur de charge de batteries Batteries d’accumulateurs Boîtier, connecteurs et fusibles Convertisseur CC-CA (s’il y a lieu)

B.2.4.3.

Principe de fonctionnement

Le courant continu produit :

- soit par les modules solaires photovoltaïques,

- soit par l’autre source d’électricité continue (éolienne, groupe électrogène, etc.…),

charge une batterie d’accumulateurs électriques qui alimente le système en courant continu. Si les besoins l’exigent :

- on passe à travers un convertisseur CC-CA qui produira le courant alternatif nécessaire (CA 1 ),

- si la source de courant est composée d’une source alternative redressée, on peut avoir une sortie alternative auxiliaire (CA 2 ) qui n’est alimentée que lorsque la source fonctionne.

Le reste de la description du principe de fonctionnement, ci-dessus, des systèmes photovoltaïques avec stockage reste valable.

B.2.4.4.

Exigences du circuit de commande

Les exigences du circuit de commande des systèmes photovoltaïques avec stockage, ci-dessus, restent valables mais, en plus, la commutation entre les sources d’électricité doit être commandée :

- soit par programmation horaire privilégiant systématiquement le solaire le jour,

- soit par priorité systématique :

privilégier systématiquement le solaire tant que disponible,

privilégier systématiquement l’autre source tant que disponible.

- soit par action manuelle de l’inverseur à la demande,

- soit par mélange des modes de commutation ci-dessus.

B.2.4.5.

Domaines d’application

Alimentations électriques qui nécessitent :

- soit lorsque deux sources d’énergie différentes présentent elles-mêmes une intermittence inacceptable pour l’alimentation continue,

- soit une sécurité d’approvisionnement en énergie sans faille, notamment pour les systèmes éloignés du réseau électrique,

- soit dont l’utilisation appelle deux niveaux de puissance nettement distincts selon le moment de
-
soit dont l’utilisation appelle deux niveaux de puissance nettement distincts selon le
moment de la journée.
B.3.
Systèmes connectés au réseau
B.3.1.
Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
B.3.1.1.
Schéma
Réseau
Réseau
~
~
Soleil
Soleil
Modules
Modules
Onduleur
Onduleur
Réseau
Réseau
PV
PV
(fréq. & phase)
(fréq. & phase)
B.3.1.2.
Composition de la partie génératrice du système
~
~
Modules
Supports de modules et accessoires de fixation
Convertisseur CC-CA à accord de phase
Câblage de la partie génératrice
Boîtier, connecteurs et fusibles
B.3.1.3.
Principe de fonctionnement
Le courant continu produit par les modules solaires alimente le réseau électrique interconnecté à
travers un onduleur. Ce dernier inclut qui inclut un convertisseur CC-CC dont le rôle est
d’améliorer le transfert de puissance entre le générateur et la charge (ici c’est l’onduleur) :
1-
Par adaptation d’impédance,
2-
Par poursuite du point de puissance maximum maximale (MPPT).
La puissance maximum fournie par les modules est modulée par le rendement de conversion du
convertisseur CC-CA.
La puissance maximum fournie par les modules est limitée par le rendement de conversion du
convertisseur CC-CA.
B.3.1.4.
Exigences du circuit de commande
Le réseau n’est pas une simple charge passive, il contient un certain nombre de générateurs
alternatifs fonctionnant en mode synchrone. Le convertisseur CC-CA doit donc être parfaitement
adapté au réseau interconnecté en termes :
1-
de qualité de signal (sinusoïdale compatible avec le secteur),
2-
de fréquence (osciller à la même fréquence que le secteur),
3-
d’amplitude (tension maximale),
4-
termes de synchronisation de phase (extremums synchronisés avec le secteur).
B.3.1.5.
Domaines d’application
A cause de la composition même du système, il n’y a qu’un seul domaine d’application qui se
résume à l’injection (publique ou privée) d’électricité dans le réseau.
L’installation de générateurs photovoltaïques en terminaison des réseaux de distribution permet
de maintenir la qualité de l’électricité pendant le temps de l’injection et donc d’éviter des
investissements de maintien de celle-ci (« booster »).
~
~
~
~
~
~
Un projet expérimental (46 kWc) a été réalisé à Casablanca en 2007. En 2008, le
Un projet expérimental (46 kWc) a été réalisé à Casablanca en 2007. En 2008, le système le plus
grand au monde (10 MWc) est en phase de réalisation au Portugal.
B.4.
Contraintes du dimensionnement
On se référera aux Annexes spécifiques au solaire photovoltaïque.
Souvent on confond le dimensionnement d’une installation avec celle des modules, ce qui est loin
d’être complet, bien que les modules soient presque toujours l’élément le plus cher d’une
installation solaire photovoltaïque (40 à 80% du prix total).
B.4.1.
Modules photovoltaïques
Dimensionner des modules consiste à trouver la puissance nominale STC adaptée à des besoins
donnés. Le dimensionnement des modules se fait selon l’un des 2 cas suivants :
1- Lorsqu’on utilise des batteries, on peut utiliser un modèle énergétique : la moyenne
quotidienne de l’énergie produite par les modules doit être supérieure ou égale aux
besoins d’énergie pondérés par les rendements énergétiques moyens des appareils qui se
trouvent en aval. Dans les systèmes hybrides, on décide, sur la base de « prévisions
objectives » de la quote-part des besoins d’énergie à réserver au système photovoltaïque.
2-
Lorsqu’on n’utilise pas de batteries, on doit utiliser un modèle instantané ou « horaire » où
c’est la puissance fournie par les modules qui doit être supérieure ou égale aux appels de
puissance pondérés par les rendements instantanés des appareils qui se trouvent en aval.
Globalement, ceci se traduit par deux modèles :
1- Modèle
énergétique
simple :
Déduction
faite
des
pertes
moyennes
dans
les
« convertisseurs » (modules, batteries en charge puis en décharge, régulateur,
convertisseurs CC-CC ou CC-CA) la moyenne quotidienne de l’énergie électrique utile
produite est donnée par :
Énergie électrique
Énergie électrique
Énergie électrique
Énergie crête
Énergie crête
Énergie crête
Convertisseurs
Convertisseurs
Modules
Modules
Récepteurs
Récepteurs
et autres
et autres
(rendement η
(rendement η R ) )
R
utile (besoins)
utile (besoins)
utile (besoins)
(STC)
(STC)
(STC)
(rendement η
(rendement η 0 ) )
0
2- Modèle instantané ou « horaire » : C’est un modèle que l’on utilise surtout lorsqu’il n’y a
pas de stockage et que l’on ne peut faire que par simulation. Les pertes dans les
convertisseurs varient dans le temps au cours d’une même journée. Le besoin en
puissance électrique utile est donné par le produit V.I du point de fonctionnement du
récepteur. Selon qu’il y ait couplage direct ou pas, ce point est donné par :
a. L’intersection entre les caractéristiques I(V) du récepteur et I M (V M ) des modules
donne leur puissance instantanée par le produit V M .I M .
Modules
Modules
Récepteur
Récepteur
Ensoleillement
Ensoleillement
caractéristiques
caractéristiques
caractéristique
caractéristique
I
I M (V M ) )
(V
I(V)
I(V)
Température
Température
M
M
b. L’intersection entre la caractéristique I(V) du récepteur et de la sortie du
convertisseur I S (V S ), conditionne sa caractéristique d’entrée I E (V E ) dont l’intersection
avec la caractéristique I M (V M ) des modules donne leur puissance instantanée V M .I M .
Convertisseur
Convertisseur
Modules
Modules
Récepteur
Récepteur
Ensoleillement
Ensoleillement
caractéristiques
caractéristiques
caractéristiques
caractéristiques
caractéristique
caractéristique
I S (V S ) et I E (V E ) )
I
(V
) et I
(V
I M (V M ) )
I
(V
S
S
E
E
I(V)
I(V)
Température
Température
M
M
Le modèle instantané est basé sur des simulations de modules préalablement choisis.
Se référer aux Annexes concernant le photovoltaïque.
B.4.2.
Support des modules
Le support des modules doit d’abord et avant tout être adapté aux dimensions géométriques des
modules (longueur, largeur, entraxes des trous).
Le support des modules est essentiellement dimensionné en terme de résistance mécanique :

- de la structure elle-même (support des poids des modules). C’est un problème qui se pose plus souvent en termes de flèche de la structure (esthétique) que de résistance. La conception de la structure doit limiter la sollicitation des fixations.

Support sur potence (possibilité d’inclinaison variable mais mauvaise résistance au vent)

F F V V VENT VENT F F A A R R
F F
V V
VENT
VENT
F F
A A
R R

Support sur triangle (inclinaison complexe mais bonne résistance au vent)

F F F V V V VENT VENT F F A A R R
F
F F
V V
V
VENT
VENT
F F
A A
R R

- des fixations contre l’arrachement. C’est souvent le problème le plus important. En considérant la masse volumique de l’air (1,2 kg/m³) la pression dynamique (ρV²/2) exercée par des vents de différentes vitesses sur une surface perpendiculaire au vent est indiquée sur le tableau ci-dessus :

Vitesse du vent

Pression dynamique

Equivalent en poids

20

40

60

80

100

120

140

160

km/h

km/h

km/h

km/h

km/h

km/h

km/h

km/h

18,5 N/m²

74,1 N/m²

166,7 N/m²

296,3 N/m²

463,0 N/m²

666,7 N/m²

907,4 N/m²

1 185,2 N/m²

1,9 kgf/m²

7,6 kgf/m²

17,0 kgf/m²

30,2 kgf/m²

47,2 kgf/m²

68,0 kgf/m²

92,5 kgf/m²

120,8 kgf/m²

D’ailleurs, il faut prendre d’autant plus de précautions avec les fixations :

- que la force du vent peut être démultipliée avec des bras de levier,

- que, l’inclinaison aidant, le vent provenant de l’arrière peut arracher bien plus.

Exemple de support avec forte force d’arrachement :

F F V V VENT VENT F F A A R R
F F
V V
VENT
VENT
F F
A A
R R

Un support est formé d’une potence verticale soudée sur un pied de petite taille lui-même vissé sur un socle en béton. Les modules (4 de 0,5m²) sont montés articulés sur un longeron articulé sur la potence et la rotation est contrôlée par une tige

horizontale. Le couple exercé par la force du vent F V autour du point R est contrebalancé par un couple opposé engendré par les forces d’appui F A exercées par les vis à l’arrière du pied. Le système étant en équilibre, les forces sont dans les rapports inverses des bras de levier (distance entre les points d’appui

des forces et le point R). Avec, par exemple, un

facteur 1/6 dans les bras de levier , la force F A est 6 fois plus grande que la force F V , soit, lorsque le module est incliné de 45° l’équivalent de 6x2m²xsin45°x68kgf/m²=577 kgf sous un vent de

120km/h!!!

B.4.3.

Câbles alimentation

Il faut que la section des câbles soit choisie afin que leur résistance n’induise pas de chute de tension trop importante.

Résistance électrique linéique des câbles électriques à deux conducteurs

 

Cu (mm²)

2 x1

2 x 1.5

2 x 2.5

2 x 4

2 x 6

2 x 10

2 x 16

 

R (/m)

0.04000

0.02740

0.01642

0.01018

0.00678

0.00390

0.00248

Quelques exemples pour des chutes de potentiel de 3% sont montrés en annexe pour différentes tensions nominales (Attention aux tronçons de câble successifs dont les chutes de potentiel s’additionnent).

 

B.4.4.

Régulateur de charge de batterie

 

Pour un régulateur de charge de batterie :

 
 

- son entrée, chargeur HVD, doit supporter au moins le courant maximum généré par les modules (I CC ),

- sa sortie, limiteur LVD, doit supporter au moins le courant appelé par la totalité des récepteurs branchés sur la sortie utilisation.

B.4.5.

Batterie d’accumulateurs standard

 

Le stockage d’énergie à prévoir dépend des fluctuations :

- de l’évolution annuelle des ratios besoins / ensoleillement,

- de la ressource, notamment de ses déficits sur un nombre de jours successifs donnés.

Afin de pouvoir dimensionner le stockage d’énergie dans les accumulateurs, il faut connaître les déficits maximums de rayonnement que peut connaître une séquence de jours consécutifs pour chaque mois de l’année (en réalité le maximum annuel suffit), tels que montrés sur la table ci- après pour la région ouest de Marrakech.

   

Maximum des déficits de rayonnement sur un période successive (en jours de rayonnement)

 
 

31,5°N – 8,5°W

Jan

Fév

Mar

Avr

Mai

Jun

Jul

Aou

Sep

Oct

Nov

Déc

 

Maximums

3,46

3,62

3,80

2,59

3,01

3,10

1,65

2,40

2,75

3,60

5,33

2,44

 

Annuel

5,33

 

Ainsi, si les besoins en énergie sont constants et si l’on souhaite qu’un système soit autonome avec un minimum de risque de rupture de service, il faudra, pour la zone géographique du tableau ci-dessus, stocker 5,33 jours de ces besoins en énergie, on dira 5 jours d’autonomie.

 

E stockage = 5 x B

(où B = besoins en énergie = E utile )

 
 

C stockage = 5 x B / V batterie

 

Pour les installations professionnelles, les coefficients de sécurité atteignent 140%, ce qui mène

à

dimensionner des alimentations de télécommunication avec jusqu’à 7 jours de stockage.

 

Notons qu’en photovoltaïque, la capacité la plus appropriée pour le dimensionnement est C 20 ,

bien que indications soient en C 100 . Ces dernières sont normalisées de valeurs courantes :

 
 

- en 12V : 10 Ah, 20 Ah, 40 Ah, 60 Ah, 75 Ah, 80 Ah, 100 Ah, 120 Ah, 150 Ah, 200 Ah

- en 2V : 100 Ah, 120 Ah, 150 Ah, 200 Ah, 400 Ah, 600 Ah, 800 Ah, 1000 Ah

 

B.4.6.

Convertisseurs

 

La règle à respecter pour le dimensionnement de tout convertisseur est très simple : sa puissance nominale (en général c’est la sortie qui est indiquée) doit être supérieure à la

puissance appelée par les récepteurs. La puissance des modules ne devant pas dépasser celle-

ci au rendement près.

Toutefois, il convient de noter que, pendant la seconde du démarrage, certains récepteurs à courant alternatif appellent beaucoup plus de puissance que leur valeur nominale :

- les circuits capacitifs au moment de leur première charge

les télévisions appellent 5 fois celle-ci pendant 0,1 seconde,

- le démarrage des moteurs asynchrones en charge :

les compresseurs de réfrigération, jusqu’à 10 fois celle-ci pendant 1 seconde,

les pompes d’adduction d’eau, jusqu’à 5 fois celle-ci pendant 1 seconde.

Mais comme ces appels de courant ont des durées très courtes, il suffira en général de prendre des onduleurs ayant une puissance nominale 2 à 3 fois plus puissante. En effet, les onduleurs supportent en transitoire des puissances 3 à 4 fois leur puissance nominale. Les fabricants de

bons onduleurs donnent les durées de survie de ceux-ci en fonction du niveau de dépassement de la puissance nominale.

B.4.7.

Fusibles

Un coupe-circuit fusible ou à réarmement (disjoncteur) doit normalement protéger :

 
 

- Tout générateur contre un débit de courant dépassant le nominal. Le courant de court circuit (I CC ) des modules étant défini et limité, il n’y a donc pas besoin de protection par fusible à l‘entrée d’une installation photovoltaïque.

- Tout récepteur contre une entrée excessive de courant. Ainsi, les convertisseurs doivent être protégés des deux côtés.

 

Fusible cartouche en verre

Fusible céramique avec son porte-cartouche

Disjoncteur

Fusible auto

 

monopolaire

Disjoncteur Fusible auto   monopolaire Les courants des fusibles sont normalisés : 500 mA, 1 A,
Disjoncteur Fusible auto   monopolaire Les courants des fusibles sont normalisés : 500 mA, 1 A,
Disjoncteur Fusible auto   monopolaire Les courants des fusibles sont normalisés : 500 mA, 1 A,
Disjoncteur Fusible auto   monopolaire Les courants des fusibles sont normalisés : 500 mA, 1 A,
Disjoncteur Fusible auto   monopolaire Les courants des fusibles sont normalisés : 500 mA, 1 A,

Les courants des fusibles sont normalisés : 500 mA, 1 A, 6 A, 10 A, 16 A, 20 A, 25 A, 32 A.

 
 

B.4.8.

Inverseur de source

 

L’inverseur de source est en fait un interrupteur (si inversion manuelle) ou un relais (si inversion automatique) à 3 voies. Son contact doit pouvoir supporter le courant qui doit le traverser, sinon, on peut utiliser un contacteur. L’inverseur de source est parfois intégré dans des onduleurs qui privilégient la source conventionnelle dès qu’elle est active.

B.4.9.

Pompes solaires et leur tuyauterie

Une pompe solaire avec groupe immergé ouvert sur la pression atmosphérique comporte :

Modules solaires, Produisent l’électricité, leur rendement η max varie entre 6 (tension) et 18% (Si-mono) Convertisseur, Adapte l’impédance et, éventuellement ondule le courant, son η max varie entre 90 et 95% Câble électrique étanche, Section à dimensionner pour chute de potentiel <= 3% de la tension nominale du moteur. Moteur électrique, Entraîne mécaniquement la pompe, fait souvent corps avec celle-ci, η max varie entre 90 et 95%

Pompe hydraulique, Refoule sous une pression égale à (hydrostatique + pertes de charge), ηmax entre 45 et 70% Puits, Surface est à la pression atmosphérique, le niveau piézométrique baissant avec le débit extrait (rabattement) Circuit hydraulique d’exhaure, Diamètre à dimensionner pour perte de charge <= 15% de la pression hydrostatique. Château d’eau, Réservoir d’énergie lorsque placé en hauteur. Sa surface est à la pression atmosphérique.

en hauteur. Sa surface est à la pression atmosphérique.   B.4.9.1. Electropompes A cause de la
 

B.4.9.1.

Electropompes

A

cause de la complexité des éléments entrant en jeu, d’ordre :

 

- chronologique (notamment, la variation de l’ensoleillement dans une même journée),

- hydrodynamique (la non-linéarité de la performance des pompes)

- électromécanique (seuils de puissance électrique de démarrage en charge),

- hydrologique (le débit de régénération du puits cause une hauteur de rabattement variable dans la journée),

les électropompes alimentées par énergie solaire ne sont pas simples à dimensionner (se référer

à

l’Annexe relative au pompage PV).

 

B.4.9.2.

Tuyauterie

Hauteur manométrique totale (HMT) : H = p/ρ.g = Z + (τ/ρ.g).q²

Le diamètre de la conduite doit être suffisamment grand (τ suffisamment petit) pour qu’au débit maximal, le deuxième terme (τ/ρ.g).q², partie dynamique de la hauteur manométrique totale, soit inférieur à 10% ou 15% du premier terme, la partie statique. Alors, la pression de pompage moyenne journalière : p () ρ.g.Z.115% Et la hauteur manométrique totale moyenne journalière (HMT moyenne) : H () Z.115% L’énergie hydraulique moyenne journalière pour un débit journalier Q (en m³/jour) :

E h () p.Q = ρ.g.Z.115%.Q

B.4.9.3.

Débit instantané en fonction de la puissance électrique

Courbes fournies pas le constructeur

Les deux graphiques qui suivent sont utilisés lorsque l’on exige un débit instantané maximum q MAX préalablement défini, ils représentent la variation du débit instantané en fonction de la puissance électrique alimentant l’ensemble (convertisseur + moteur + pompe) pour une hauteur manométrique totale donnée :

- une pompe volumétrique avec diamètre de sortie de 1”¼ (gauche).

- une motopompe centrifuge de 7 étages avec diamètre de sortie de 2” (droite),

Notons que les deux graphiques incluent l’intercalation d’un convertisseur adapté à chaque pompe (CC-CC pour celle de gauche et CC-CA pour la figure de droite) : la puissance en abscisse est donc la puissance électrique continue entrant dans chaque convertisseur.

électrique continue entrant dans chaque convertisseur. Remarquons : 1- que pour les deux pompes il y

Remarquons :

continue entrant dans chaque convertisseur. Remarquons : 1- que pour les deux pompes il y a

1- que pour les deux pompes il y a un seuil de puissance :

i. sous lequel le débit est nul,

ii. qui augmente avec la hauteur manométrique,

iii. dont la variation avec la hauteur manométrique n’est pas linéaire.

2- qu’au delà de ce seuil le débit varie :

i. quasi-linéairement avec la puissance pour la volumétrique (gauche),

ii. de façon moins linéaire pour la centrifuge (droite).

Pour le choix à l’aide de ces graphiques, on cherche sur la courbe de HMT appropriée à quelle puissance (abscisse) correspond le débit maximum q MAX désiré sachant que (voir Annexe) :

H = HMT = charge hydraulique + pertes de charge (< 15% de la charge hydraulique)

H = p/ρ.g = Z + (τ/ρ.g).q MAX ²

(inférieure à 115% Z)

Une fois la puissance électrique dépendant de (q, H) trouvée, il diviser par le rendement relatif

des modules (η R 85%) pour tenir compte des pertes en amont.

B.4.9.4.

Débit journalier en fonction de la puissance photovoltaïque installée

Courbes fournies pas le constructeur

En utilisant les performances instantanées ci-dessus, lorsque l’on simule le fonctionnement

horaire d’une pompe sous HMT fixe, sur plusieurs journées de durée fixe (11 heures, dans

l’exemple ci-dessous) mais avec un rayonnement solaire artificiellement variable (sur ordinateur) :

1- on peut tracer la variation du débit d’eau journalier (en m³/jour) obtenu par simulation en fonction de l’énergie solaire fournie par les modules (en kWh/jour). Les graphiques obtenus retrouvent bien sûr les allures de ceux montrés ci-dessus, notamment :

- un seuil d’énergie solaire reçue par les modules (dû au seuil de puissance),

- une accentuation des effets de non-linéarité induits par la variation d’ensoleillement.

2-

par ailleurs, pour chacune des journées simulées, l’énergie solaire fournie par les modules (en kWh/jour) est elle-même directement proportionnelle :

- au rayonnement solaire reçue par les modules (en kWh/m².j)

- à la puissance crête de l’installation (en W c ).

- à la puissance crête de l’installation (en W c ). On peut donc tracer une

On peut donc tracer une abaque comme montrée dans cette figure dans laquelle l’axe horizontal, non désigné puisque inutile, correspond à l’énergie solaire fournie par les modules. A partir de moyennes journalières données :

- de la HMT,

- de l’ensoleillement,

l’abaque donne une liaison directe entre :

- la puissance crête à installer,

- le débit journalier voulu.

Réalisation d’un abaque approximative

Il se trouve que les abaques constructeurs ne sont pas toujours disponibles et il peut arriver qu’on

ait besoin d’un dimensionnement très approximatif à partir des considérations qui suivent. Si :

- H M est la HMT moyenne journalière, rabattement inclus (en m)

- Q est le débit journalier (en m³/jour),

l’énergie hydraulique E h nécessaire quotidiennement serait :

E h = ρ.g.H M .Q Et, si : - η MP est le rendement énergétique moyen de l’électropompe (voisin de 40%), - η C est le rendement énergétique moyen du convertisseur (voisin de 90%), alors l’énergie électrique E e nécessaire quotidiennement serait :

E e = E h / (η C MP ) = ρ.g. H M .Q / (η C MP ) soit, Q [(η C MP )/(ρ.g. H M ].E e Or, si η R est le rendement relatif des modules (voisin de 85%) et G est l’ensoleillement journalier (en kWh/m².j), la puissance crête des modules P C (en W C ) s’écrit :

P C = 1000.η R .E e / G = (1000.η R / G).E e Les deux expressions de Q et P C contenant la substituable E e , le problème est analytiquement très simple mais pour la compréhension de ce qui va suivre nous résoudrons le problème graphiquement en créant une abaque comme celle qui suit.

5 5 5 m m m 10 m 10 m 10 m 20 m 20
5
5 5
m
m
m
10 m
10 m
10 m
20 m
20 m
20 m
30 30
30
m
m
m
40 40
40
m
m
m
50 m
50 m
50 m
100 100
100
m³/j
m³/j
m³/j
80
80 80
m³/j
m³/j
m³/j
60
60 60
m³/j
m³/j
m³/j
40 40
40
m³/j
m³/j
m³/j
20 20
20
m³/j
m³/j
m³/j
0
0
0
0 0
0
Wc
Wc
Wc
m³/j
m³/j
m³/j
0,0 kWh/j
0,0 kWh/j
0,0 kWh/j
2,0 kWh/j
2,0 kWh/j
2,0 kWh/j
4,0 kWh/j
4,0 kWh/j
4,0 kWh/j
6,0 kWh/j
6,0 kWh/j
6,0 kWh/j
8,0 kWh/j
8,0 kWh/j
8,0 kWh/j
10,0 kWh/j
10,0 kWh/j
10,0 kWh/j
Energie électrique (kWh/jour)
Energie électrique (kWh/jour)
Energie électrique (kWh/jour)
-400 Wc
-400 Wc
-400 Wc
-800 Wc
-800 Wc
-800 Wc
-1200 Wc
-1200 Wc
-1200 Wc
-1600 Wc
-1600 Wc
-1600 Wc
3,5 kWh/m²
3,5 kWh/m²
3,5 kWh/m²
4,0 kWh/m²
4,0 kWh/m²
4,0 kWh/m²
4,5 kWh/m²
4,5 kWh/m²
4,5 kWh/m²
5,0 kWh/m²
5,0 kWh/m²
5,0 kWh/m²
5,5 kWh/m²
5,5 kWh/m²
5,5 kWh/m²
6,0 kWh/m²
6,0 kWh/m²
6,0 kWh/m²
6,5 kWh/m²
6,5 kWh/m²
6,5 kWh/m²
7,0 kWh/m²
7,0 kWh/m²
7,0 kWh/m²
7,5 kWh/m²
7,5 kWh/m²
7,5 kWh/m²

Cette abaque s’utilise comme suit : d’une exigence de 50 m³/jour on part horizontalement jusqu’à la HMT moyenne de 20 m qui sous 5 kWh/m².j nécessiterait approximativement 1280 Wc, ce qui, comme nous allons le voir n’est pas correct car ce modèle, trop simple et sans aucune précision chiffrable, ne présente qu’un intérêt didactique.

Réalisation d’un abaque tenant compte d’un seuil linéaire

On peut, à la lumière des enseignements tirés des simulations basées sur les vraies caractéristiques, améliorer le dimensionnement linéarisé ci-dessus en y introduisant au moins les effets de seuils. Bien qu’il soit vrai que les seuils :

- soient parmi les éléments qui distinguent les pompes les plus performantes des autres,

- que les variations de l’ensoleillement peuvent avoir des effets mitigés,

on améliore le dimensionnement linéarisé approximatif ci-dessus en introduisant sur un seuil S H empiriquement proportionnel à la hauteur manométrique qui est un minimum de l’énergie électrique E h nécessaire quotidiennement pour que le débit quotidien Q ne soit pas nul à une profondeur Z (HMT = Z pour un débit nul) donnée. L’énergie hydraulique E h nécessaire quotidiennement serait :

E h = ρ.g.H M .Q alors l’énergie électrique nécessaire quotidiennement qui fait tourner le moteur (E e – S H ) serait :

(E e – S H ) = E h / (η C MP ) = (ρ.g.H M .Q) / (η C MP ) soit, Q [(η C MP )/(ρ.g.H M ].(E e – S H ) qui n’est valable que si l’énergie fournie est suffisante, soit (E e – S Q ) 0, sinon le débit est nul. Le résultat représenté dans l’abaque ci-dessous est calculé avec des valeurs de rendements identiques à celles utilisés plus haut (η MP = 40%, η C = 90%, η R = 85%,) et S H = 80 Wh/mètre de HMT (valable pour pompes centrifuges).

2 2 m m 5 5 m m 7 m 7 m 10 m 10
2 2
m
m
5 5
m
m
7 m
7 m
10 m
10 m
15 m
15 m
20 m
20 m
30 30
m
m
40 40
m
m
50 m
50 m
100 100
m³/j
m³/j
80 80
m³/j
m³/j
60 60
m³/j
m³/j
40 40
m³/j
m³/j
20 20
m³/j
m³/j
0 0
m³/j
m³/j
-200 Wc
-200 Wc
0,0 kWh/j
0,0 kWh/j
2,0 kWh/j
2,0 kWh/j
4,0 kWh/j
4,0 kWh/j
6,0 kWh/j
6,0 kWh/j
8,0 kWh/j
8,0 kWh/j
10,0 kWh/j
10,0 kWh/j
Energie électrique (kWh/jour)
Energie électrique (kWh/jour)
-600 Wc
-600 Wc
-1000 Wc
-1000 Wc
-1400 Wc
-1400 Wc
-1800 Wc
-1800 Wc
3,5 kWh/m²
3,5 kWh/m²
4,0 kWh/m²
4,0 kWh/m²
4,5 kWh/m²
4,5 kWh/m²
5,0 kWh/m²
5,0 kWh/m²
5,5 kWh/m²
5,5 kWh/m²
6,0 kWh/m²
6,0 kWh/m²
6,5 kWh/m²
6,5 kWh/m²
7,0 kWh/m²
7,0 kWh/m²
7,5 kWh/m²
7,5 kWh/m²

A titre de comparaison, ce modèle donne environ 1560 Wc pour 50 m³/j pompés sous 20 mètres et un ensoleillement de 5kWh/m².j alors que l’abaque constructeur donne environ 1660 Wc dans

les mêmes conditions. La précision de ce modèle arrive donc à être meilleure que ± 10% mais, pour une pompe donnée, le dimensionnement avec rendement et seuil linéarisés reste insuffisant dans les conditions « extrêmes », c’est-à-dire aux voisinage des conditions d’utilisation hautes ou basses.

 

B.5.

Simulation horaire

Pour les systèmes photovoltaïques avec stockage sur batteries, il est inutile de procéder à un dimensionnement par simulation horaire car les résultats des méthodes énergétiques simples sont suffisamment précis (c’est la constance du rendement de charge / décharge de la batterie qui prédomine). Il n’en va pas de même pour les systèmes sans stockage.

 

B.5.1.

Principe de calcul Méthode de calcul Résultats attendus d'un tel calcul

B.5.2.

B.5.3.

 

B.6.

Durées de vie, prix, installation & maintenance

 

B.6.1.

Durée de vie des composants des systèmes

 

B.6.1.1.

Module

On peut considérer comme voisine de 30ans la durée de vie d’un module photovoltaïque, à condition toutefois de ne pas oublier qu’il perdra autour de 10% de performance tous les 10ans, tous les fabricants le garantissent. Bien que les fabricants n’offrent qu’un an de garantie contre les défauts de fabrication, les taux de retour sont négligeables. Les seuls ennemis des modules sont : le vol, le jet de pierres de grande taille ou les très gros grêlons.

B.6.1.2.

Support

Un support de module en acier galvanisé à chaude peut durer 15 ans (grâce à la galvanisation).

B.6.1.3.

Régulateur de charge de batterie

Un régulateur de charge de batterie a une durée de vie moyenne de 10 ans mais les écarts peuvent s’échelonner entre 8 et 15 ans selon la qualité de fabrication. Les vices de fabrication sont minimes mais garantis pendant 2 ans.

B.6.1.4.

Batteries

Une batterie a une durée de vie moyenne de 4 à 5 ans (7 à 8 ans pour les batteries professionnelles 3 fois plus chères). Les vices de fabrication, garantis pendant 6 mois, sont autour de 1% mais peuvent atteindre 7% pour les batteries de mauvaise qualité. En réalité les choses sont un peu plus compliquées car les durées de vie de batteries ne dépendent pas seulement de leur nature mais diminuent avec la profondeur de décharge qu’elles subissent quotidiennement comme indiqué sur le tableau ci-dessous.

Profondeur

de décharge

 

Type de batterie

 

Automobile, ouverte, électrode plane mince

Solaire, ouverte, électrode plane épaisse

Etanche, à gel, électrode plane épaisse

Stationnaire, ouverte, électrode tubulaire

quotidienne

10%

3

à 4 ans

5

à 7 ans

6

à 8 ans

plus de 10 ans

20%

2

à 3 ans

4

à 5 ans

5

à 6 ans

10 ans

30%

1,5 à 2 ans

3

à 4 ans

4

à 5 ans

6

ans

50%

6 mois à 1 an

1

à 2 ans

2

à 3 ans

4

ans

80%