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ZORKANI Mohammed Département d’HYDRAULIQUE

Théorie des ondes longues dans un canal à houles


Applicabilité Estuaire à fond horizontal
Exercice N°23 :
Nous admettons que :
• (α) – l’accélération verticale des particules fluides est faible
quand l’élévation de la surface libre ( η ) est négligeable devant la
profondeur d’eau.
• (β) – la compressibilité d’eau est suffisamment petite de sorte
que sa densité est traitée constante.
• (λ) – le fluide (eau) est supposé parfait « non visqueux ».
y AIR : p o η(x, t )
r
v v
h h
u x
Origine
Nous considérons un écoulement qui dépend de (x) et (y) seulement
(écoulement plan) dans un canal à fond horizontal. L’ordonnée de la
surface libre à l’abscisse (x) et à l’instant (t) est :
h + η(x, t )
• u = u(x, y, t )
Les composantes de la vitesse sont :
• v = v (x, y, t )
1°) Montrer que la pression p en un point (x, y) est donnée par :
p − p o = ρ g (h + η − y ) ? où
( p o ) est la pression atmosphérique et (g) est l’accélération de la pesanteur.
2°) En négligeant l’accélération convective (théorie linéaire) montrer que
nous avons :
∂ 2ξ ∂p
ρ =− ? où
∂ t2 ∂x
ξ = le déplacement d’une particule fluide dans la direction horizontale (x).
En déduire que ( ξ ) est indépendante de (x) ?
3°) En intégrant l’équation de continuité montrer que :
∂u
(v = − y ) si le fond est imperméable ?
∂x
En déduire que :

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∂ξ
(η = − h ) au 1ier ordre ?
∂x
4°) Montrer finalement que ξ(x, t ) & η(x, t ) vérifient l’équation d’onde :
 ∂2 ∂ 2   ξ  0
 − gh    =  
 ∂ t 2 ∂ x 2   η   0 
Application
5°) Nous considérons un canal de longueur ( l ), en ( x = l ) il est fermé
verticalement par une paroi fixe lisse et imperméable, alors que l’extrémité
( x = 0 ) est soumise à l’onde de marée :
η = A cos ω t
Montrer que :
ω 
sin  (l − x )
c c 
ξ= A cos ω t
ωh ω l 
cos  
 c 
ω 
cos  (l − x )
c 
η=A cos ω t
ω l 
cos  
 c 
où c est la célérité de l’onde longue.
En déduire que les périodes de résonances sont données par :
4l
Τn = ? où ( n = un entier)
(2 n + 1) g h
Application numérique :
calculer ( Τ0 ) en heures ? pour ( l = 100 Km ) & ( h = 8 m )

Solution exercice N°23 :


1°)Les équations hydrodynamiques pour un fluide par fait sont celles
d’Euler, soit: alors :
Du ∂p
ρ =−
Dt ∂x
système d’Euler
Dv ∂p
ρ =− − ρg
Dt ∂y
comme per hypothèse l’accélération verticale est négligeable devant g :
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Dv
( 〈〈 g ) la 2ième équation donne alors
Dt
∂p ∂p
− − ρg # 0 ⇒ = −ρ g ⇒ p = − ρ g y + f (x, t )
∂y ∂y
or on a la surface libre : p = p o en y = h + η(x, t ) ⇒
p o = − ρ g (h + η) + f (x, t ) ⇒ f (x, t ) = p o + ρ g (h + η)
d’où
p = p o + ρ g (h + η − y )
2°) L’équation de conservation de la quantité de mou vement horizontale :
Du ∂u ∂u ∂u ∂p ∂u
ρ = ρ  +u +v  = − #ρ
Dt  ∂t ∂x ∂y ∂x ∂t
car advection négligeable (théorie linéaire).
Mais nous avons :
Dξ ∂ ξ ∂ξ ∂ξ ∂ξ ∂u ∂ 2ξ
u= = +u +v # ⇒ #
Dt ∂ t ∂x ∂y ∂t ∂t ∂ t2
d’où
∂ 2ξ ∂p ∂ η(x, t )
ρ =− = −ρg ⇒
∂ t2 ∂x ∂x
∂ 2ξ ∂ η(x, t )
= −g
∂ t2 ∂x
Du Du ∂p
puisque ( ) est indépendante de (y) ; ( ρ =− ) ; c’est – à – dire que
Dt Dt ∂x
l’accélération horizontale est la même pour toutes les particules fluide dans
le plan ( x = constante ). Si le fluide possède un état tel que (u) est la même
dans ( x = Cte ) pour un instant ( t = t o ) , c’est – à – dire que : [ ∃ t = t o :tel
que u = u(x, t o ) ] alors [ u = u(x, t ) ∀t ] en particulier si le fluide part du repos:
∂u ∂p ∂ η(x, t )
ρ =− = −ρ g ⇒
∂t ∂x ∂x
t ∂ η(x, t )
u(x, y, t ) = −g ∫ dt + u(x, y, t o )
to ∂x

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donc u ne dépend de (y) que par la condition donnée à l’instant ( t = t o )


[par exemple la condition initiale]. Ainsi si u(x, y, t o ) = u(x, t o ) alors :
u = u(x, t )
Mais nous avons :
Dξ ∂ξ t
u= # ⇒ ξ(x, t ) = ∫ u(x, t ) dt + ξ(x, τ )
Dt ∂ t τ
donc de même si ( ξ ) est indépendante de (y) à un certain instant ( τ ) il en
est de même à tout instant ( t ).
Finalement pour les ondes longue (SWW) en écoulement plan (2D) on a :
u = u (x, t )
p = p o + ρ g (h + η − y ) &  ondes de translation
ξ = ξ (x, t )
une onde de translation affecte uniformément toute la section (les profiles
de vitesse & de pression sont uniformes dans une section à x = Cte ).
po η = η(x, t )

Profil de Profile de vitesses h


pression & des ξ
Fond

3°) Comme le fluide est incompressible : l’équation de continuité est


r ∂u ∂v ∂v ∂u
div v = 0 ⇒ + =0 ⇒ =− ⇒
∂x ∂y ∂y ∂x
∂u ∂u
v = −∫ dy = − y + Constante
∂x ∂x
comme ( v = 0 ) en ( y = 0 ) [sur le fond qui est par hypothèse imperméable]
alors on a : ( Constante = 0 ) d’où
∂u
v=− y
∂x
la composante verticale du vecteur vitesse (v) varie linéairement avec (y).
Dη ∂η
A surface où ( y = h + η ) & comme ( v = # ) en théorie linéaire; d’où :
Dt ∂ t
∂η ∂u ∂ ∂ξ
= − (h + η) # − (h + η)   ⇒
∂t ∂x ∂ x  ∂ t 

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∂η ∂ ∂ξ
# − (h + η)   en permutant les dérivées dans le temps et l’espace ⇒
∂t ∂ t  ∂ x 
∂ξ
η(x, t ) = − h
∂x
∂ξ
car quand il n’y a pas d’onde ( η = 0 ) on doit avoir ( = ξ = 0 ).
∂x
4°) On a démontré que :
∂ 2ξ ∂η ∂ξ
= −g & η(x, t ) = − h ⇒
∂ t2 ∂x ∂x
∂ 2ξ ∂  ∂ξ ∂  ∂ξ
= −g  − h  = g h  ⇒
∂ t2 ∂x ∂x ∂ x  ∂ x 
 ∂2 ∂  ∂ 
 −g  h(x )  ξ(x, t ) = 0
 ∂ t
2 ∂ x  ∂ x 
c’est équation des ondes longues en profondeur variable.
Mais ici dans notre problème ( h = Cte : fond horizontal) on a alors :
 ∂2 ∂ 2 
 − gh ξ(x, t ) = 0 équation d’ondes longues à ( h = Cte )
 ∂ t2 ∂x 2

Dérivons maintenant cette équation d’onde par rapport à (x) à ( h = Cte ) et
∂ξ η(x, t )
puisque nous avons ( =− ) , nous obtenons :
∂x h
 ∂2 ∂ 2 
 − gh η(x, t ) = 0
 ∂ t2 2
∂x 

5°) On considère maintenant le canal suivant :

x=0 x=l

η
x
Bassin semi – ouvert
l

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Nous avons obtenu que :


 ∂2 ∂ 2 
 − gh ξ(x, t ) = 0 posons alors ( c 2 = g h ) ⇒
 ∂ t2 ∂x 2

c= gh = célérité des ondes longues
alors
∂ 2ξ 2
2 ∂ ξ
=c
2 2
∂t ∂x
De même pour l’oscillation de la surface libre η(x, t ) on a :
∂ 2η 2
2 ∂ η
=c
2 2
∂t ∂x
Par la technique mathématique de séparation des variables, on peut poser
que nous avons :
ξ(x, t ) = X(x ) cos ω t car en ( x = 0 ) on a l’excitation ( η = A cos ω t )
Reportant cette proposition de solution dans l’équation en ( ξ ) on obtient :
ω2
X //
(x ) + 2
X(x ) = 0
c
c’est équation différentielle de second degré, dont on peut lui trouvée une
solution de la forme :
ω  ω 
X(x ) = B cos  x  + C sin  x  où
c  c 
B & C sont deux constantes d’intégration.
A l’extrémité fermée du canal ( x = l ) nous devons avoir : [ X(l ) = 0 ] ce qui
signifie simplement que cette extrémité est imperméable « la vitesse
normale à cette limite est donc nulle u(l, t ) ≡ 0 » mais comme nous avons :
∂ ξ(x, t ) ∂ ξ(x, t )
u(x, t ) = = − ω X(x ) sin ω t ⇒ u(l, t ) = = − ω X(l ) sin ω t ≡ 0 ⇒
∂t ∂ t x =l
ω  ω   ωl 
X(l ) = 0 ⇒ X(l ) = A cos  l  + B sin  l  = 0 ⇒ B = − C tg  
c  c   c 
d’où
 ω   ωl   ω 
ξ(x, t ) = C  sin  x  − tg   cos  x  cos ω t
 c   c   c 
On déduit facilement l’expression de η(x, t ) ; en effet :
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∂ξ
η(x, t ) = − h ⇒
∂x
C ωh  ω   ωl   ω 
η(x, t ) = −  cos  x  + tg   sin  x  cos ω t
c  c   c   c 
or en ( x = 0 ) nous avons : ( η = A cos ω t ) on en déduit que
C ωh c
A= − ⇒C= − A
c ωh
il en résulte que :
 ω 
 sin  (l − x )
ξ(x, t ) =
c c 
A cos ω t
 ωh ω l 
 cos  
  c 
 avec ( c ≡ g h ) & ( 0 ≤ x ≤ l )
 ω 
 cos  (l − x )
 c 
η(x, t ) = A cos ω t
  ω l 
cos  
  c 
la résonance aura lieu dans le canal quand le dénominateur de nos deux
expressions s’annule « dans ce cas ( ξ & η ) sont théoriquement infinies car
on a fait l’hypothèse que le fluide est parfait :
 ωl  ω l π πc
cos   = 0 ⇒ n = + n π ⇒ ωn = (2n + 1) ≡ 2 π ⇒
 c  c 2 2l Τn
4l
Τn = période de résonance du mode « n » = avec (n = 0,1,2,L)
(2n + 1) gh
Application numérique pour ( n = 0 : mode fondamental) :
4l 4 × 100 ⋅ 10 3
Τ0 = = = 4,515 ⋅ 10 5 s = 12 h 32mn
gh 9,81× 8
c’est une période proche de l’onde de marée semi – diurne M2 (12h 25mn).
Les onde de marée sont effectivement des onde très longues :
L M2 = c Τ = Τ g h = 43920 × 9,81× 8 = 389 Km pour ( M2 ) dans ( h = 8 m )
Nous pouvons maintenant déterminer le champ de vitesse :

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ω 
sin  (l − x )
∂ξ c c 
u# ⇒ u (x, t ) = − A sin ω t où c = g h
∂t h ω l 
cos  
 c 
ω 
cos  (l − x )
∂u ω c 
v=− y ⇒ v (x, t ) = y A sin ω t
∂x h ω l 
cos  
 c 
aux points où (u) est maximale (v) est nulle et vis – versa.
Remarque :
La formule donnant les périodes des modes résonants dans un canal (1D)
en théorie d’ondes longues (Shallow Water Waves : SWW) peut facilement
être déterminée (approche simpliste) en observant qu’à l’ouverture existe
un nœud alors qu’au fond (le mur) existe un ventre :
Bassins semi – ouverts
L4 l

h
h L2 L4

Mode fondamental (n = 0) : Mode résonant (n = 1)


résonance quart d’onde
l
L2 L2 L4

ETC…

Mode résonant (n = 2)
Nous avons alors :
L L L 4l
l = +n ⇒ l = (2 n + 1) ⇒ L n = ≡ c Τn = Τn g h ⇒
4 2 4 2n + 1
4l
Τn = cqfd
(2 n + 1) g h

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Remarque :
Dans le cas des bassins fermés les modes de résonance sont donnés par :
l

Bassins fermés

Dans ce cas (des bassins fermés aux deux extrémités) aux mures on a des
ventres, ce qui se traduit mathématiquement par :
L L L 2l
l = +n ⇒ l = (1 + n) ⇒ L n = ≡ c Τn = Τn g h ⇒
2 2 2 1+ n
2l
Τn = où ( n ∈ )
(1 + n) gh
c’est les modes résonants dans les bassins fermés de longueur ( l ).

Theoretical response of symmetrical, narrow, rectangular


harbor (after Ippen and Goda (1963))

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Complément
Déformation d’une onde au cours de sa propagation en 2D
♦ Onde au premier ordre d’approximation :
/
A
z A
η
x
h dx
/
B B

Equation de continuité :
 ∂Q  ∂Q 
dτ = Q ⋅ d t −  Q + d x  ⋅ d t = d xd t 
 ∂x  ∂x  ∂Q ∂S
⇒ + =0
∂S  ∂ x ∂ t
dτ = dt ⋅ dx
∂t 
1 ∂p Du 1 ∂p Dw
Equation dynamique : =− =− −g
ρ ∂x Dt ρ ∂z Dt
L’intumescence ayant une faible hauteur, la vitesse verticale w est
négligeable. La deuxième de ces équations montre que répartition des
pressions est hydrostatique, on peut écrire : p = ρg (η − z )
si l’origine de l’axe vertical est pris á la surface libre. Alors la première
∂u ∂u 1 ∂p ∂η
équation donne : u + =− = −g
∂x ∂t ρ ∂x ∂x
Si le fluide est déjà animé d’une vitesse uniforme parallèle á l’axe des x,
animons les axes de la même vitesse de sorte que u ne représente que la
vitesse des particules fluides due á au passage de l’onde. Comme u est
faible en première approximation nous pouvons négliger le terme uu x
correspondant á un carré de vitesse devant le terme u t linéaire en u.
∂u ∂η
L’équation dynamique devient : +g =0
∂t ∂x
Equation de propagation :
Si h est la profondeur d’eau moyenne et B la largueur du canal on a :
Q = u ⋅ S = u ⋅ (h + η) ⋅ B
puisque par définition d’une onde de translation u est la même en tout point
de la section S. L’équation de continuité s’écrit alors :

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∂u
(h + η) B + u ∂ η B + ∂ η B = 0
∂x ∂x ∂t
Mais comme η est petit devant h, et comme u est petit ainsi que η x , on
∂u ∂η
peut écrire en première approximation : h + =0
∂x ∂t
En dérivant cette équation par rapport á t et l’équation dynamique par
rapport á x et en combinant, on obtient l’équation de propagation :
∂ 2η 1 ∂ 2 η  ∂ η 1 ∂ η   ∂ η 1 ∂ η 
− = m ⋅ ± =0
 gh ∂ t   ∂ x gh ∂ t 
∂ x 2 gh ∂ t 2  ∂ x
C’est une équation d’onde dont la solution est du type :
η = f (x − ct ) + g(x + ct ) en posant c = gh
c est la célérité [vitesse de phase: dite célérité] de l’onde en effet :
te dx
ϕ = x m ct = C ⇒ dϕ = dx m cdt ≡ 0 ⇒ dx = ±c ⋅ dt ⇒ c = ±
dt
♦ Onde au deuxième ordre d’approximation :
La solution précédente correspond á des ondes qui se propage sans se
déformer. Mais en réalité la célérité est plus grande là où la profondeur est
plus grande ; les particules fluides qui sont situées au sommet de l’onde
vont plus vite que les autres : l’onde doit donc se déformer au cours de sa
propagation.
Pour étudier la déformation du profil de l’onde soyons plus exigeant sur les
approximations. D’abord ne négligeons plus η devant h dans l’équation de

continuité, d’où : [u(h + η)] + ∂ η = 0
∂x ∂t
Si la fonction η(x, t ) se propage avec la célérité c, elle est de la forme
∂η ∂η ∂η ∂η ∂x ∂η
η(x − ct ) d’où : = −c car = = −c & d(x − ct ) = dx − cdt
∂t ∂x ∂t ∂x ∂t ∂x

l’équation de continuité devient : [u(h + η) − cη] = 0 son intégrale est :
∂x
η η
u=c⋅ si η 〈〈 h alors u = c ⋅
h+η h
compte tenu du fait que u = 0 si η = 0 c’est – á – dire s’il n’y a pas d’onde
qui induit l’écoulement.

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Equation dynamique : Ne négligeant plus totalement la vitesse verticale w


∂η
bien qu’elle soit petite. Comme au fond w = 0 et en surface w = , on
∂t
h+ z ∂η
peut écrire : w= ⋅
h ∂t
Dans ces conditions, á partir des équations fondamentales de la
dynamique :
1 ∂p ∂u ∂u ∂u 1 ∂p ∂w ∂w ∂w
= −u −w − et = −g − u −w −
ρ ∂x ∂x ∂z ∂t ρ ∂z ∂x ∂z ∂t
en négligeant seulement les termes où w est multiplié par un autre terme,
1 ∂p ∂u ∂u 1 ∂p h + η ∂ 2η
on obtient : = −u − et = −g −
ρ ∂x ∂x ∂t ρ ∂z h ∂ t2
intégrons la dernière équation entre la surface libre z = η où p = 0 [origine
des pressions la pression atmosphérique] et la cote z, il vient :
p
= g (η − z ) −
(h + z )2 − (h + η)2 ∂ 2 η
ρ 2h ∂ t2
Dans cette expression le dernier terme est petit, nous pouvons y négliger η
devant h. Ensuite dérivons p par rapport á x et égalons á la première des
équations dynamiques ; il vient :
∂ η h 2 − (h + z )2 ∂ 3 η ∂u ∂u
g + +u + =0
∂x 2h ∂ x∂ t 2 ∂ x ∂ t
Dans cette relation z n’apparaît explicitement que dans le deuxième terme ;
mais comme celui – ci est petit , nous pouvons le remplacer par sa valeur
moyenne sur toute la profondeur d’eau, ce élimine z, c’est – á – dire par :
1 0 h 2 − (h + z )2 h
∫− h dz =
h 2h 3
∂ η h ∂3η ∂u ∂u
L’équation dynamique simplifiée est : g + + u + =0
∂ x 3 ∂ x∂ t 2 ∂x ∂t
Calcul de la célérité :
∂u ∂u
Tenons compte maintenant du fait que u = u(x − ct ) : = −c
∂t ∂x
∂  hc 2 ∂ 2 η u 2 
l’équation dynamique devient :  gη + + − uc  = 0
∂ x  3 ∂ x2 2 
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après avoir éliminé u et intégré, on obtient :


c 2h ∂ 2 η c 2 η (η + 2h)
gη + − =0
3 ∂ x2 2(h + η)
On peut aussi écrire cette expression sous la forme :
2 h (η + 2 h)
 h2 ∂ 2η 
c  −  = gh
 2(h + η) η
2 2
3 ∂ x 
et sachant que η est petit devant h :
−1
2
 3 η h2 ∂ 2η  2
 3 η h2 ∂ 2η 
c 1 − −  = gh ⇒ c = gh 1 − − 
 2 h 3η ∂ x 2   2 h 3η ∂ x 2 
 3 η h2 ∂ 2η 
c’est – á – dire : c = gh 1 + +  Boussinesq
 4 h 6 η 2
∂ x 
Cette formule a été trouvée par Boussinesq en 1871. Elle montre que la
célérité est variable avec η, c’est – á – dire que l’onde se déforme en
général au cours de sa propagation.
Barré de Saint - venant (1797 - 1882) avait établit que la célérité d'une onde
longue par rapport à la vitesse propre de l'écoulement est donnée par :
 3 η
c = gh 1 +  [ − a ≤ η ≤ +a : η = a exp(i ω t ) ]
 4 h 
♣ Applications :
A1 - Onde solitaire :
Pour que l’onde ne se déforme pas, c’est – á – dire pour que sa ‘’longévité’’
soit grande, il faut que la célérité soit indépendante de η, c’est – á – dire
que son profil satisfait á l’équation différentielle :
3 η h2 ∂ 2η
1+ + = constan te = K
4 h 6η ∂ x 2
Cette onde tend á se produire spontanément dans les cours d’eau, on
l’appelle onde solitaire.
Multiplions chaque membre par [η ⋅ η x ] ; l’équation différentielle s’intègre
une première fois par rapport á x ; en tenant compte, de la condition aux
limites η x = 0 pour η = 0 , c’est – á – dire que l’onde se raccorde
tangentiellement avec la surface libre au repos, on obtient :

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2
1 η3 h2  ∂ η 
η (1 − K ) +
2
+   =0
2 h 6  ∂ x 
Pour préciser la valeur de la constante K désignons par η0 la surélévation
maximale de l’onde solitaire ; de ce fait η x = 0 en η0 = 0 , la relation se
2
 ∂ η 3η 2
transforme en :   = (η0 − η)
 ∂ x  h 3
A partir de cette relation on peut énoncer deux résultats. D’une part en
∂ 2η 3η
dérivant par rapport á x on obtient : = (2η0 − 3η)
∂ x2 2h 3
2η 0 /3 η0 2
x Cette dérivée s’annule en η = η0 qui
3
h représente donc l’ordonnée du point
d’inflexion de la trace de la surface libre.
de l’onde solitaire est obtenue en
remplaçant ( η xx ) par son expression dans l’équation générale donnant c ,
il vient: c = g (h + η 0 ) cette formule a été déjà trouvée par Rayleigh: la
célérité est une fonction de l’amplitude de l’onde. Le profile de l’onde
s’obtient ensuite par intégration : La hauteur η0 au – dessus de laquelle
l’onde solitaire déferle est approximativement η 0 = 0,82 ⋅ h . Quand η0
n’est pas trop près de la limite du déferlement, le profil peut être représenté
par : la longueur d’onde étant infinie :
−2
x 3 η0  x 3η0 
 x 3η 0   
η ⋅ ch 2   = η0 ou bien η = 4η 0 e h h  1 + e h h 
2 3 
 h   
 

profil trajectoire d' une particule


η0 (c ' est une parabole )

4 η0h 3
h
L ≈ 2π h 3η0
3

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Hydraulique Maritime
ZORKANI Mohammed Département d’HYDRAULIQUE

la longueur d’onde est théoriquement infinie mais en première


h3
approximation à quelques (%) on a : L ≈ 2π
3η0
ièm
Au 2 ordre d’approximation on a :
ω 
cos  (l − x )
η c 
u=c⋅ avec η(x, t ) = A cos ω t ⇒
h+η ωl 
cos  
 c 
ω 
cos  (l − x )
c 
A cos ω t
ω l 
cos  
 c 
u =c⋅
ω 
cos  (l − x )
c 
h+A cos ω t
ω l 
cos  
 c 

qui au 1ier ordre ( quand : η 〈〈 h ) donne :


ω 
cos  (l − x )
η c c 
u =c⋅ = A⋅ cos ω t
h h ωl 
cos  
 c 
à confronter avec le résultat trouvé précédemment, soit :
ω 
sin  (l − x )
c c 
u (x, t ) = − A sin ω t
h ω l 
cos  
 c 

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