Vous êtes sur la page 1sur 39

AUDIT DES FONCTION

ET PROCESSUS

5ème année, S9
Filière : AUDIT ET CONTRÔLE DE GESTION

Animé par :
LAGDIM SOUSSI Lalla Hind

Année universitaire: 2016-2017


Les phases d’une mission d’audit sont :

0 L’ordre de mission

1 La phase de préparation

2 La phase de réalisation

3 La phase de conclusion
La durée d’une mission d’audit

Une mission d’audit peut durer dix jours ou dix semaines

Pas de règle en la matière : tout est fonction


de l’importance du sujet à auditer.

Il faut également retenir dans le calcul le nombre


d’auditeurs affectés à la mission. : heures/auditeur, ou en
jours/auditeurs, ou en semaines/auditeurs.

Exemple :
1 auditeur durant 10 semaines = 10 auditeurs durant une semaine
1 auditeur durant 6 jours = 2 auditeurs durant 3 jours
Bien évidemment, il y a une prévision de durée, exigée par
la planification et la nécessité d’une estimation budgétaire.

MAIS

L’achèvement des objectifs conditionne seul la durée


réelle de la mission.
La phase zéro: L’ordre de mission.
L’ordre de mission formalise le mandat donné par la
direction générale à l’audit interne.

L’Ordre de Mission répond à trois principes essentiels:


L’audit interne ne peut se saisir lui-même de ses
missions.

L’ordre de mission doit émaner d’une autorité


compétente : la direction générale ou le comité
d’audit.

L’ordre de mission permet l’information à tous les


responsables concernés.
Contenu de l’ordre de mission

Mentions Désignation du mandat et sa signature.


obligatoires Les noms des destinataires.
L’objet de la mission clairement défini.

Mentions Les modalités d’intervention.


complémentaires Les dates,
les lieux,
les moyens à utiliser.
Exemple d’un ordre de mission « court »

Entreprise Alpha Agadir , le


ORDRE DE MISSION

– Destinataire : Le directeur de l’audit interne


– Copie pour information : Le directeur du personnel
– Objet : Audit de la fonction recrutement

La mission concernera non seulement le service recrutement mais


également tous les services susceptibles d’être intéressés par la fonction.
Le directeur du personnel portera l’ordre de mission à la connaissance
de tous les responsables concernés.

Le Président-Directeur général.
La phase 1 : La phase de préparation

La phase de préparation ouvre la mission d’audit.

C’est la période au cours de laquelle vont être réalisés


tous les travaux préparatoires avant de passer à l’action.

Au terme de cette première phase, les objectifs et le


périmètre de la mission auront donc été définis avec
précision
Phase de préparation

La prise de L’identification et La définition des objectifs ou


connaissance l’évaluation des risques l’élaboration du référentiel
La phase 2 : La phase de réalisation

Phase de réalisation

La réunion d’ouverture Le programme d’audit Le travail sur le terrain


I. LA RÉUNION D’OUVERTURE

Cette réunion marque le commencement des opérations de


réalisation.

Cette réunion doit nécessairement et symboliquement se


tenir chez l’audité, sur les lieux mêmes où la mission
d’audit doit se dérouler : le service, l’usine, le secteur
commercial…
I. LA RÉUNION D’OUVERTURE

Avant la tenue de la réunion :

•Préparation de la réunion par les auditeurs avec l’équipe


chargée de la mission (pas d’improvisation) ;

•Préparation par les audités auxquels on aura envoyé une liste


d’informations (chiffres clés, flow chart, contrats,
procédures…) : tous les éléments auxquels on a l’intention de
se référer ;

•Communication de l’ordre du jour prévu


I. LA RÉUNION D’OUVERTURE

Les participants à la réunion d’ouverture :

Les auditeurs chargés de la mission. Ils sont bien


évidemment accompagnés de leur superviseur (chef de
mission).

Les audités : le responsable direct du service ou de la


fonction auditée.
il peut être accompagné de son supérieur
hiérarchique ;
il peut être assisté de ses collaborateurs directs.
A. LA RÉUNION D’OUVERTURE

Ordre du jour

1- Présentation :
Présenter l’équipe des auditeurs chargés de la mission
Les audités vont se présenter également à leur tour ;

2- Rappel sur l’audit interne


Pour une parfaite collaboration auditeurs/audités, un
rappel sur les objectifs généraux de l’audit interne est
fondamental

3- Rapport d’orientation ou référentiel de l’auditeur


C’est l’essentiel de l’ordre du jour de la réunion.
Les auditeurs annoncent au préalable et sans ambiguïté ce
qu’ils ont l’intention de faire (principe de transparence)
A. LA RÉUNION D’OUVERTURE

Ordre du jour

3- Rapport d’orientation ou référentiel de l’auditeur


Au cours de cette lecture commune, les auditeurs vont
solliciter les avis des audités ; ces derniers ne manquent
pas de faire des observations.
Mais
La décision finale de tenir compte – ou non – de ces avis
appartient aux auditeurs.

Au terme de cette lecture commune, le référentiel de


l’auditeur devient un CONTRAT entre les deux parties :
L’auditeur L’audité

s’engageant à s’engageant à permettre


le réaliser sa mise en œuvre
A. LA RÉUNION D’OUVERTURE

Ordre du jour

4- Rendez-vous et contacts

Cette réunion est l’occasion de définir avec précision les


personnes que les auditeurs doivent rencontrer soit pour
réaliser des tests sur leurs travaux, soit pour pratiquer des
interviews et collecter des informations.
A. LA RÉUNION D’OUVERTURE

Ordre du jour

5- Logistique de la mission

transport des auditeurs sur les lieux de l’audit ;


bureau avec téléphone, branchement possible pour micro-
ordinateur…
déjeuner : self, restaurant (sur quel budget ?)
transport quotidien hôtel-lieu de l’audit (location de
voiture ?) ;
fax, photocopies, Internet ;
laissez-passer pour entrer dans les lieux visités ;
heures d’ouverture et de fermeture ;
règles de sécurité à respecter sur le site.
A. LA RÉUNION D’OUVERTURE

Ordre du jour

6- Rappel sur la procédure d’audit


L’équipe d’audit doit mentionner ce qui va se passer
après la phase d’intervention sur le terrain.

On va donc rappeler :
l’éventualité de réunions intermédiaires en cours d’audit ;
l’information systématique sur les constats ;
la réunion de clôture où les mêmes participants vont se
retrouver ;
quand et comment va être rédigé le rapport d’audit ;
à qui il va être distribué ;
la procédure retenue pour le suivi des recommandations ;
B. LE PROGRAMME D’AUDIT OU PROGRAMME DE TRAVAIL

C’est un document interne au service de l’audit et dans


lequel on va procéder à la détermination et à la répartition
des tâches.

Ce programme d’audit est établi par l’équipe chargée de


la mission, sous la supervision du chef de mission
B. LE PROGRAMME D’AUDIT OU PROGRAMME DE TRAVAIL

1- Objectifs du programme d’audit

C’est un document « contractuel »

Il va lier l’équipe d’audit à sa hiérarchie

Le programme constitue la référence utilisée pour


apprécier le travail effectué par chaque auditeur de
l’équipe d’audit

Les modifications, rectifications, annulations ou


ajouts ne peuvent être décidés qu’en accord avec la
hiérarchie de l’auditeur.
B. LE PROGRAMME D’AUDIT OU PROGRAMME DE TRAVAIL

1- Objectifs du programme d’audit

C’est un « planning » de travail

Sur ce document, on répartit les tâches entre les


Répartition différents membres de la mission :
en fonction aux auditeurs juniors les tâches élémentaires,
des aux auditeurs seniors les analyses plus
compétences complexes,
à tel auditeur spécialisé l’exploration du domaine
qu’il connaît bien, etc..

Organisatio Les déplacements des uns et des autres sont


n du travail coordonnés, les dates d’interviews et de rencontres
dans le planifiées et harmonisées.
temps
B. LE PROGRAMME D’AUDIT OU PROGRAMME DE TRAVAIL

1- Objectifs du programme d’audit

C’est un « fil conducteur » pour chaque auditeur

Chaque auditeur procédera ainsi de façon logique en


suivant les différentes étapes de son programme.

C’est le Point de départ du QCI

C’est à partir de ce document et parallèlement à son


élaboration que se construit, dans tous ses éléments
de détail, le questionnaire de contrôle interne (QCI).
B. LE PROGRAMME D’AUDIT OU PROGRAMME DE TRAVAIL

1- Objectifs du programme d’audit

C’est un suivi du travail

Le programme permet également au responsable de la


mission de mieux suivre, et donc d’avoir les moyens
d’apprécier le travail des auditeurs.

C’est une documentation

Enfin , l’existence d’un programme de travail précis pour


chaque thème ou sujet d’audit constitue au sein du service
d’audit interne une documentation particulièrement
précieuse et qui sert de modèle pour les audits à venir.
B. LE PROGRAMME D’AUDIT OU PROGRAMME DE TRAVAIL

2- Contenu du programme de travail

1- Le programme de travail indique les travaux


préliminaires à accomplir pour mettre en œuvre les
techniques et outils.

Ces travaux préliminaires sont le plus souvent à réaliser


par les auditeurs eux-mêmes : inventaires, rassemblement
de documents, sélections diverses.

Mais ils peuvent également être réalisés par des tiers sur
demande des auditeurs
B. LE PROGRAMME D’AUDIT OU PROGRAMME DE TRAVAIL

2- Contenu du programme de travail

2- L’indication de quelle technique, de quel outil, il faut


envisager l’utilisation.

Pour chaque tâche à accomplir et bien identifiée, le chef


de mission et ses auditeurs définissent s’il y a lieu :
–d’établir un diagramme de circulation ;
– de faire un sondage statistique ;
– de suivre une piste d’audit ;
– d’interviewer un opérationnel ;
– de réaliser telle observation sur le terrain ;
– etc.
B. LE PROGRAMME D’AUDIT OU PROGRAMME DE TRAVAIL

2- Contenu du programme de travail

3- LE QUESTIONNAIRE DE CONTRÔLE INTERNE (QCI)

Le QCI -comme le tableau de risques – part du


découpage en tâches élémentaires

Il y aura donc autant de QCI que de missions d’audit


à réaliser.
Dans les services d’audit ayant une certaine
ancienneté, ces questionnaires sont dans les dossiers pour
les missions récurrentes : il n’y a plus qu’à les compléter
et les mettre à jour.

Le questionnaire devra se composer de toutes les bonnes


questions à se poser pour réaliser une observation complète.
B. LE PROGRAMME D’AUDIT OU PROGRAMME DE TRAVAIL

2- Contenu du programme de travail

3- LE QUESTIONNAIRE DE CONTRÔLE INTERNE (QCI)

Questionnaire ou check-list??!!!

Chek list : document préétabli


Dans la mesure où ces missions sont en grande partie
récurrentes, la tentation est de préparer un document
standard à usage répétitif : un questionnaire pour l’audit
des achats, un pour l’audit de la trésorerie, un pour l’audit
du recrutement, etc. et qui répertorie une fois pour toutes
tous les points de contrôle interne à examiner dans chaque
cas spécifique.

C’est la check-list, dont la caractéristique est qu’elle induit


une réponse par oui ou par non.
B. LE PROGRAMME D’AUDIT OU PROGRAMME DE TRAVAIL

2- Contenu du programme de travail

3- LE QUESTIONNAIRE DE CONTRÔLE INTERNE (QCI)

Le questionnaire de contrôle interne

Le questionnaire : élaboré pour chaque mission, il laisse à


chacun la plus grande initiative et stimule la découverte.

Bien évidemment, lors de missions récurrentes, chaque


questionnaire de contrôle interne est construit en s’aidant du
questionnaire précédent.

L’auditeur va élaborer ses questions sous la forme la plus


précise qui soit. Ce sont nécessairement des questions
ouvertes.
Les cinq questions fondamentales du QCI

Qui ? Question pour connaître l’opérateur.

Quoi ? Sert à identifier l’objet de l’opération.

Où ? Pour tester tous les lieux où l’opération se déroule.

Quand ? Sert à connaître la périodicité ou la ponctualité de


l’opération.

Comment ? C’est pour permettre de décrire l’opération.

Affinement du questionnaire :
Chaque question engendre plusieurs autres question de
nature à approfondir l’étude du système de contrôle interne
D. LE TRAVAIL SUR LE TERRAIN

Rappel de la démarche logique


L’auditeur procède à un découpage séquentiel ou logique des opérations,
préalable nécessaire à l’identification des risques.

À partir de cette identification, il définit ses objectifs (rapport


d’orientation) et établit un programme de travail.

Pour chaque point de ce programme, il élabore (ou met à jour) un


questionnaire de contrôle interne.

Pour chacun des points de contrôle, il se pose – si jugé nécessaire – les


questions : qui ? quoi ? où ? quand ? comment ? Et procède
éventuellement à un affinement de son questionnaire.

Il répond à ces questions (c’est la phase terrain ) en réalisant des tests


avec l’aide des outils qui sont à sa disposition.

Chaque dysfonctionnement, chaque anomalie va donner lieu à


l’établissement d’une FRAP.
Les observations

L’observation immédiate

Le premier des tests que va réaliser l’auditeur, c’est


l’observation immédiate.

Cette observation immédiate (mais que l’auditeur peut


prolonger, « immédiate » ne signifiant pas nécessairement
« courte ») permet éventuellement de compléter le
questionnaire de contrôle interne et la gamme des tests
individuels
Les observations

Les observations spécifiques

À partir de l’identification des zones à risques et du


questionnaire de contrôle interne, les auditeurs vont
réaliser des tests

On choisit donc un certain nombre d’opérations ou de


processus, relatifs à certaines périodes

Ces tests mettent en œuvre toute la gamme des outils d’audit


définis lors de l’élaboration du programme d’audit
(observations, interviews…)
La FRAP

FRAP « feuille de révélation et d’analyse de problème » est


un document divisé en cinq parties : problème, constat,
causes, conséquences, recommandations
La FRAP

La FRAP est remplie par l’auditeur à chaque fois qu’il


rencontre un dysfonctionnement, une erreur, une
malversation, une insuffisance…

Bref, à chaque fois qu’une observation révèle un


problème, une difficulté, l’auditeur utilise ce moyen
pour conduire son raisonnement.

À la fin de son audit, il est alors en possession d’une


grande quantité de FRAP, relatives à tous les domaines
explorés dans l’ordre chronologique et logique du
questionnaire de contrôle interne et d’importance plus
ou moins grande selon les conséquences du phénomène
analysé.
E. LA PREUVE EN AUDIT INTERNE

On classe les types de preuve en quatre catégories :

1- La preuve physique :

C’est ce que l’on voit, ce que l’on constate. On dit que


c’est la meilleure des preuves.

Mais il faut se méfier de sa faculté d’observation et de


la mémoire que l’on en a. C’est pourquoi l’auditeur
interne fera bien de prendre quelques précautions :
– noter sur le champ ce qu’il constate ;
– éviter l’appréciation superficielle et fugitive ;
– veiller au lien direct de causalité entre la preuve et le
constat.
E. LA PREUVE EN AUDIT INTERNE

2- La preuve testimoniale

3- La preuve documentaire : elle se présente sous de


multiples aspects : pièces comptables, procédures écrites,
comptes rendus, notes, courrier, plans, rapports, etc.

4- La preuve analytique :c’est celle qui résulte de


calculs, rapprochements, déductions et comparaisons
divers.
La phase 3 : La phase de conclusion

Phase de conclusion

Le suivi des
Le projet de rapport La réunion de clôture Le rapport définitif
recommandations
Conduite d’une mission d’audit

Phase de préparation

Prise de connaissance
Identification des risques
Référentiels de l’auditeur

Phase de réalisation
Réunion d’ouverture
Programme d’audit
Travail sur le terrain
Phase de conclusion
Le projet de rapport
La réunion de clôture
Le rapport définitif
Le suivi des recommandations

Vous aimerez peut-être aussi