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Transfert thermique : Conduction et convection en

régime variable

Introduction :
Nous avons défini la chaleur comme étant un transfert d’énergie de nature microscopique à travers la
surface délimitant le système. Dans ce chapitre, nous nous proposons d’étudier ce mode de transfert
d’énergie loin de toute autre forme de transfert à savoir le rayonnement.

L’analyse essentielle de la conduction thermique date du 19eme siècle, notamment depuis la


contribution décisive du mathématicien français Joseph Fourier (1768
(1768-1830)
1830) en 1815. La célèbre équation
de J-F
F a beaucoup intrigué les grands mathématiciens et phys
physiciens
iciens de l’époque tels que : Laplace,
Lagrange,…L’équation de la chaleur a une grande importance pratique car elle permet de déterminer la
répartition de la température d’un solide ou d’un liquide au repos ainsi que la puissance thermique à travers
une paroi.
roi. La recherche des solutions de cette équation lui a permis d’inventer l’outil mathématique des
séries de Fourier.

I. Applications enRégime variable :


1. Sans conduction thermique :

Considérons un solide 𝑆 de température initiale 𝑇 met en contact avec un fluide dans un bassin de
grande taille constituant un thermostat de température 𝑇 = 𝑇 (𝑇 > 𝑇 ) pour former un système isolé.
On suppose que les dimensions de 𝑆 sont négligeables devant ceux du thermostat. Par suite, la température
de 𝑆 dans cette situation peut être considérée uniforme 𝑇(𝑟, 𝑡) = 𝑇(𝑡).. Autrement, on néglige le
phénomène de conduction thermique dans le solide 𝑆 . Ceci n’est vrai que si ses dimensions sont faibles et sa
s
conductivité est thés grande, i.e, le phénomène de conduction thermique est instantané (résistance thermique
de conduction est négligeable).

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Le bilan énergétique du solide pendant une durée infinitésimale 𝑑𝑡 est :

( )
−ℎ𝐴 (𝑇(𝑡) − 𝑇 ) = = 𝜌𝐶𝑉

Sous la forme canonique, ce bilan devient :


𝑇
𝑑𝜃(𝑡) 𝜃(𝑡) 𝑆
+ =0
𝑑𝑡 𝜏

Avec : 𝜏 = et 𝜃(𝑡) = 𝑇(𝑡) − 𝑇

𝑡
𝑇(𝑡) = 𝑇 + (𝑇 − 𝑇 )𝑒𝑥𝑝 −
𝜏

Le paramètre 𝜏 [en s], est appelé la constante de temps du système: c'est le temps requis pour que l'objet
atteigne 63.2% de sa température d'équilibre. Plus la constante de temps augmente, plus le processus de
refroidissement est lent.

La constante du temps caractéristique du système peut être écrite comme suivant :

𝜌𝐶𝑉 1
𝜏= = . 𝜌𝐶𝑉 = 𝑅 𝐶
ℎ𝐴 ℎ𝐴

Le schéma électrique équivalent du système étudié est :

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+
𝜃 𝐶 𝑅

La quantité de chaleur perdue par le solide 𝑆 :

𝑄 = ∫ ∅ 𝑑𝑡 = ∫ ℎ𝑆𝜃(𝑡)𝑑𝑡 avec 𝜃(𝑡) = 𝜃 𝑒𝑥𝑝 −


𝑡
↳ 𝑄 = 𝑚𝐶𝜃 1 − 𝑒𝑥𝑝 −
𝜏

On peut retrouver le même résultat en faisant la variation de l’énergie interne du solide 𝑆 entre l’instant
initial et l’instant 𝑡 (1er principe de la thermodynamique).

Reprenons l’hypothèse faite plus haut concernant le phénomène de conduction négligé dans le bilan.
Sur la face de contact avec le fluide, le flux arrivant par conduction repart par convection :

𝑇 −𝑇
𝜆 = ℎ[𝑇 − 𝑇 ]
𝐿


𝑇 −𝑇 ℎ𝐿
= =𝐵
𝑇 −𝑇 𝜆

C’est le nombre de Biot.

 Si 𝐵 ≪ 1 ⇒ 𝑇 − 𝑇 ≪ 𝑇 − 𝑇 : le profil de température est plat. La


température ne varie pas beaucoup sur cette l’épaisseur. On peut négliger la résistance
thermique de conduction devant celle de convection.

 Si 𝐵 ≫ 1 ⇒ 𝑇 − 𝑇 ≫ 𝑇 − 𝑇 : La température varie beaucoup sur cette


épaisseur. La résistance thermique de conduction est suffisamment importante pour
engendrer un gradient de température.

Pour le cas étudié précédemment, une dimension caractéristique peut être introduite comme étant le rapport
d’un volume sur une surface.

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𝐿 = ; 𝐵𝑖 =

:
ℎ𝑆 ℎ ℎ𝐿 𝜆 𝑡
𝑡= 𝑡= = 𝐵𝑖. 𝐹𝑜
𝜌𝐶𝑉 𝜌𝐶𝐿 𝜆 𝜌𝐶 𝐿
é

𝑇(𝑡) − 𝑇
= 𝑒𝑥𝑝(−𝐵𝑖. 𝐹𝑜)
𝑇 −𝑇

2. Avec conduction thermique :


2.1. Milieu semi-infini

Un milieu semi-infini est une paroi d’épaisseur suffisamment grande pour que la perturbation
appliquée sur une face ne soit pas ressentie par l’autre face. Un tel système représente l’évolution d’un mur
d’épaisseur finie pendant un temps suffisamment court pour que la perturbation créée sur une face n’ait pas
atteint l’autre face (vrai tout le temps que la température de l’autre face n’a pas varié).

𝑇(𝑥, 0) = 𝑇
𝑇

𝑥
Le bilan thermique conduit à l’équation différentielle suivante :

𝜕𝑇(𝑥, 𝑡) 𝜕 𝑇(𝑥, 𝑡)
=𝑎
𝜕𝑡 𝜕𝑥

 1er cas : Température constant imposée en surface:

Considérons donc un milieu semi-infini, initialement à une température uniforme 𝑇 (froide). A


l’instant initial, la surface gauche est portée à une température 𝑇 (Chaude).

Les CL et initial sont :

𝑇(0, 𝑡) = 𝑇 ∀𝑡
𝑇(∞, 𝑡) = 𝑇 ∀𝑡  
𝑇(𝑥, 0) = 𝑇 ∀𝑥

Pour résoudre ce type de problème, deux méthodes s’imposent :

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 Méthode de Laplace.
 Méthode de similarité.

Cette dernière consiste à remplacer le problème de deux variables à un seul.

𝑇(𝑥, 𝑡) → 𝑇(𝜂)avec : 𝜂 =

𝜕𝑇 𝜕𝑇 𝜕𝜂 𝜕𝑇 𝑥 −1 1 𝜕𝑇 𝑥 1
= = 𝑡 =−
𝜕𝑡 𝜕𝜂 𝜕𝑡 𝜕𝜂 2√𝑎 2 4 𝜕𝜂 √𝑎𝑡 𝑡

𝜕𝑇 𝜕𝑇 𝜕𝜂 𝜕𝑇 1
= =
𝜕𝑥 𝜕𝜂 𝜕𝑥 𝜕𝜂 2√𝑎𝑡

𝜕 𝑇 𝜕 𝜕𝑇 𝜕 𝜕𝑇 𝜕𝜂 1 𝜕 𝑇
= = =
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝜂 𝜕𝑥 𝜕𝑥 4𝑎𝑡 𝜕𝜂

=𝑎 ⇨ + 2𝜂 =0

Les CL et CI deviennent :

𝑥 = 0; 𝜂 = 0 ⇨ 𝑇=𝑇  
𝑡 = 0; 𝜂 → ∞ ⇨ 𝑇=𝑇

Utilisons une autre variable intermédiaire : 𝑈 =

L’équation devient : + 2𝜂𝑈 = 0⇨𝑈 = = 𝐶. 𝑒𝑥𝑝(−𝜂 )

𝑑𝑇 = 𝐶 𝑒𝑥𝑝(−𝜂 )𝑑𝜂

𝑇−𝑇 =𝐶 𝑒𝑥𝑝(−𝜂 )𝑑𝜂

Pour retrouver la constante d’intégration, il suffit d’utiliser la CI :

𝑇 −𝑇 =𝐶 𝑒𝑥𝑝(−𝜂 )𝑑𝜂

En utilisant les propriétés de la fonction erreur, on a :

𝑒𝑟𝑓(𝜂) =

∫ 𝑒𝑥𝑝(−𝑦 )𝑑𝑦et𝑒𝑟𝑓(∞) = √ ∫ 𝑒𝑥𝑝(−𝑦 )𝑑𝑦 = 1

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2(𝑇 − 𝑇 )
𝐶=
√𝜋

Par suite, la solution est donc :

𝑥
𝑇(𝑥, 𝑡) = 𝑇 + (𝑇 − 𝑇 )𝑒𝑟𝑓
2√𝑎𝑡

Le flux à la surface d’entrée se calcule aisément :

𝜕𝑇 𝜆(𝑇 −𝑇 )
𝜑 = −𝜆   =
𝜕𝑥 √𝜋𝑎𝑡

La représentation graphique de cette solution est indiquée ci-dessous :

 2eme cas : Surface à flux imposé:

Considérons la même configuration mais en imposant brutalement une densité de flux de chaleur à la
surface du milieu semi-infini, cette condition limite est appelée condition de Neumann.

Les CL et CI sont :
𝜕𝑇
⎧−𝜆   =𝜑 ∀𝑡
𝜕𝑥  
⎨ 𝑇(∞, 𝑡) = 𝑇 ∀𝑡
⎩𝑇(𝑥, 0) = 𝑇 ∀𝑥

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La solution de ce problème se met sous la forme suivante :

2𝜑 𝑎𝑡 𝑥 𝜑 𝑥 𝑥
𝑇(𝑥, 𝑡) − 𝑇 = 𝑒𝑥𝑝 − 1 − 𝑒𝑟𝑓
𝜆 𝜋 4𝑎𝑡 𝜆 2√𝑎𝑡
( )

 3ème cas : Surface avec convection :

On considère le cas où le coefficient de transfert de chaleur par convection h entre le milieu semi-infini
et le milieu ambiant est imposé, cette condition limite est appelée condition de Newton :

Les CL et CI sont :
𝜕𝑇
⎧𝜆   = ℎ[𝑇(𝑥 = 0) − 𝑇 ] ∀𝑡
𝜕𝑥  
⎨ 𝑇(∞, 𝑡) = 𝑇 ∀𝑡
⎩𝑇(𝑥, 0) = 𝑇 ∀𝑥

La solution de ce problème se met sous la forme suivante :

𝑇(𝑥, 𝑡) − 𝑇 𝑥 ℎ𝑥 ℎ 𝑎𝑡 𝑥 ℎ√𝑎𝑡
= 1 − 𝑒𝑟𝑓 − 𝑒𝑥𝑝 + . 1 − 𝑒𝑟𝑓 +
𝑇 −𝑇 2√𝑎𝑡 𝜆 𝜆 2√𝑎𝑡 𝜆

 4ème Cas : Température sinusoïdale imposée : régime forcé (établi)

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𝑇(𝑥, 0) = 𝑇
𝑇(0, 𝑡) = 𝑇 + 𝑇 cos (𝜔𝑡)

L’équation de chaleur et les CL sont :

⎧𝜕𝑇(𝑥, 𝑡) = 𝑎 𝜕 𝑇(𝑥, 𝑡)
⎪ 𝜕𝑡 𝜕𝑥
𝑇(0, 𝑡) = 𝑇0 cos(𝜔𝑡)  

⎪ 𝑇(∞, 𝑡) = 0
⎩ 𝑇 =𝑇−𝑇

En régime forcé, la température dans le barreau suit l’évolution temporelle de l’excitation. Pour cette raison,
cherchons une solution sous la forme :

𝑇(𝑥, 𝑡) = 𝑓(𝑥)exp(j𝜔t) ( 𝑗 = −1)

L’équation devient :

𝑑 𝑓(𝑥) 𝜔
− 𝑗 𝑓(𝑥) = 0
𝑑𝑥 𝑎

L’équation caractéristique est : 𝑟 = 𝑗

↳𝑟 , = ±

Le système est linéaire et par suite la solution est :

𝑓(𝑥) = 𝐴𝑒𝑥𝑝(𝑟 𝑥) + 𝐵𝑒𝑥𝑝(𝑟 𝑥)

Pour éviter la divergence de la solution à l’infini, 𝐴 = 0.

1+𝑗 𝜔
𝑇(𝑥, 𝑡) = 𝐵𝑒𝑥𝑝 − 𝑥 exp(j𝜔t)
√2 𝑎


é
𝑥
𝑇 (𝑥, 𝑡) = 𝑇 + 𝑇 𝑒𝑥𝑝 − exp[𝑗(ωt − kx)]
𝛿

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Interprétation :

 k= = la norme du vecteur d’onde thermique progressive le long des x croissants. C’est la

pulsation spatiale de l’OTHP.


 𝜔 : La pulsation temporelle de l’OTHP.
 𝛿 : La profondeur de pénétration de l’onde thermique dans le barreau (Epaisseur de peau). Elle
dépend de la fréquence d’excitation et de la nature du matériau.
 L’onde plane décroit exponentiellement le long du barreau.
 L’ensemble des points 𝑥 = 𝐶𝑡𝑒 constitue le plan d’onde.
 La mesure de la température sur deux plans d’ondes permet de remonter à la diffusivité du
matériau.

2.2. Contact brusque entre deux milieux semi-infinis

Considérons deux milieux semi-infinis portés initialement à deux températures 𝑇 et 𝑇 . A l’instant initial,
on met les deux milieux en contact et on cherche l’évolution au sein des deux milieux. Deux cas sont
envisageables :

 Contact parfait :

On se place dans l’approximation d’un contact parfait, càd, la résistance de contact est supposée nulle. Pour
chaque matériau, l’équation de la chaleur s’écrit :

( , ) ( , ) ( , ) ( , )
=𝑎 et =𝑎

𝑅 =0

𝑇 (𝑥, 0) = 𝑇 𝑇 (𝑥, 0) = 𝑇

0 𝑥
Les CL et CI s’écrivent :

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𝑇1 (𝑥, 0) = 𝑇1𝑖

⎪ 𝑇2 (𝑥, 0) = 𝑇2𝑖
𝜕𝑇 𝜕𝑇  
⎨𝜆   𝜕𝑥 =𝜆  
𝜕𝑥

⎩ 𝑇1 (0, 𝑡) = 𝑇2 (0, 𝑡)

𝑇 =𝑇 −𝑇  
On adopte les mêmes changements de variables :
𝑇 =𝑇 −𝑇

Les CL et CI deviennent :

𝑇1 (𝑥, 0) = 𝑇2 (𝑥, 0) = 0

⎪ 𝑇2 (∞, 𝑡) = 𝑇2 (∞, 𝑡) = 0
𝜕 𝑇1 𝜕 𝑇2  
⎨ 𝜆   = −𝜆  
𝜕𝑥 𝜕𝑥

⎩𝑇1 (0, 𝑡) + 𝑇1𝑖 = 𝑇2 (0, 𝑡) + 𝑇2𝑖

En tenant compte des résultats déjà obtenus dans le paragraphe précédent, les champs de températures
sont :

−𝑥
𝑇 (𝑥, 𝑡) = 𝐴 + 𝐵 𝑒𝑟𝑓
2 √𝑎 𝑡  
𝑥
𝑇 (𝑥, 𝑡) = 𝐴 + 𝐵 𝑒𝑟𝑓
2 √𝑎 𝑡

Les températures aux extrémités sont :

𝑇 (−∞, 𝑡) = 𝑇 = 𝐴 + 𝐵  
𝑇 (∞, 𝑡) = 𝑇 = 𝐴 + 𝐵

Le champ de température dans les deux milieux devient :

−𝑥
𝑇 (𝑥, 𝑡) = 𝑇 − 𝐵 𝑒𝑟𝑓𝑐
2√𝑎 𝑡  
𝑥
𝑇 (𝑥, 𝑡) = 𝑇 − 𝐵 𝑒𝑟𝑓𝑐
2√𝑎 𝑡

La conservation du flux donne :

𝑇1 𝑇2
𝜆   = −𝜆   ⇨𝜆 = −𝜆
√ √

En remplaçant les coefficients de diffusion par leurs expressions, on obtient :

𝐵 𝐸 = −𝐵 𝐸

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La température de contact est :

𝑇 = 𝑇 (0, 𝑡) = 𝑇 − 𝐵  
= 𝑇 (0, 𝑡) = 𝑇 − 𝐵

Ce qui nous donne : 𝐵 = (𝑇 − 𝑇 )

Par suite :

𝐸 𝑇 +𝐸 𝑇
𝑇 =
𝐸 +𝐸

Il apparait que :

 la température de contact reste constante pendant toute la durée du transfert thermique de chaleur.
 la température de contact est imposée par le milieu disposant d’une grande effusivité thermique.

Le champ de température est donc :

𝐸 −𝑥
⎧𝑇 (𝑥, 𝑡) = 𝑇 − (𝑇 − 𝑇 )𝑒𝑟𝑓𝑐
𝐸 +𝐸 2 √𝑎 𝑡  
⎨𝑇 (𝑥, 𝑡) = 𝑇 + 𝐸 (𝑇 − 𝑇 )𝑒𝑟𝑓𝑐
𝑥
⎩ 𝐸 +𝐸 2 √𝑎 𝑡

 Contact parfait :

Dans les cas les plus réalistes, le contact est imparfait càd, il n’existe pas de sources communes de
chaleur au niveau de l’interface. On peut modéliser ce problème par l’existence d’un fluide caractérisé par un
coefficient de convection ℎ. Dans cette situation on peut écrire :

𝑇 (𝑥, 0) = 𝑇 𝑇 (𝑥, 0) = 𝑇

0 𝑥

𝜕 𝑇1 𝜕 𝑇2
𝜆   = −𝜆   = 𝜑 
𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝑇 −𝑇 =𝑅 𝜑

Déterminer alors l’expression du champ de température?

2.3. Mur plan :

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On considère le cas d’un mur d’épaisseur 2𝐿 et de dimensions latérales suffisamment grandes pour que l’on
puisse considérer que le transfert de chaleur est unidirectionnel. L’étude de ce cas permettra d’illustrer les
différentes méthodes utilisées pour résoudre l’équation de la chaleur monodimensionnelle en régime variable.

 1er cas : Mur avec température constante imposée en surface

𝑇 = 𝑇(𝑥, 0)

𝑇(0, 𝑡) = 𝑇 𝑇 = 𝑇(2𝐿, 𝑡)

𝑥
0 𝐿 2𝐿
L’équation de la chaleur est :
𝜕𝑇(𝑥, 𝑡) 𝜕 𝑇(𝑥, 𝑡)
=𝑎
𝜕𝑡 𝜕𝑥

𝑇(𝑥, 0) = 𝑇  
Avec les CL :
𝑇(0, 𝑡) = 𝑇(2𝐿, 𝑡) = 𝑇

Ce système est équivalent à une plaque d’épaisseur 𝐿 accompagnée de la CL suivante :

𝜕𝑇(𝑥,
  𝑡)
=0
𝜕𝑥

Cherchons une solution sous forme du produit de deux fonctions : 𝑇(𝑥, 𝑡) = 𝑓(𝑥)𝑔(𝑡)

Ce qui conduit à :

1 𝑑 𝑓(𝑥) 1 1 𝑑𝑔(𝑡)
= = 𝐶𝑡𝑒 = −𝜔 < 0
𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 𝑎 𝑔(𝑡) 𝑑𝑡

Nous en déduisons :

𝑔(𝑡) = 𝐴𝑒𝑥𝑝(−𝑎𝜔 𝑡)

𝑓(𝑥) = 𝐵𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑥) + 𝐶𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑥)

Le champ de température est donc :

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𝑇(𝑥, 𝑡) = 𝑇(𝑥, 𝑡) − 𝑇 = 𝑒𝑥𝑝(−𝑎𝜔 𝑡)[𝐵𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑥) + 𝐶𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑥)]

En tenant compte de ce changement de variable, les CL deviennent :

𝑇(0, 𝑡) = 𝑇(2𝐿, 𝑡) = 0

𝑇(𝑥, 0) = 𝑇 − 𝑇

La CL 𝑇(0, 𝑡) = 0 conduit alors : 𝐵 = 0


𝑇(𝑥, 𝑡) = 𝐶𝑒𝑥𝑝(−𝑎𝜔 𝑡)𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑥)

( , )
La CL   = 0 conduit à :

1 𝜋
𝜔 = 𝑛+
2 𝐿

Le système étant linéaire, et par suite la solution générale n’est que la somme des modes propres du système :

𝑇(𝑥, 𝑡) = 𝐶 𝑒𝑥𝑝(−𝑎𝜔 𝑡)𝑠𝑖𝑛(𝜔 𝑥)

En se basant sur la théorie des fonctions orthogonales, la constante est définie comme suivant :

4(𝑇 − 𝑇 )
𝐶 =
𝜋(2𝑛 + 1)

Et finalement :

4(𝑇 − 𝑇 ) 𝑠𝑖𝑛 𝑛+ 1 𝜋
𝑇(𝑥, 𝑡) = 𝑇 + 𝑒𝑥𝑝 −𝑎 𝑛 + 𝑡
𝜋 2𝑛 + 1 2 𝐿

Cette solution converge pour un petit nombre de termes pour les valeurs élevées de t (le premier terme peut

suffire pour t élevé : 𝑡 ≫ 𝑡 = ).

𝑇 (𝑥, 𝑡) − 𝑇 4 𝜋𝑥 𝜋
→ 𝑠𝑖𝑛 𝑒𝑥𝑝 −𝑎 𝑡
𝑇 −𝑇 𝜋 2𝐿 4𝐿

 2eme cas : Mur avec flux imposé


( , ) ( , )
L’équation de la chaleur est : =𝑎

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⎧ 𝑇(𝑥, 0) = 𝑇 𝑇 = 𝑇(𝑥, 0)
⎪   =0  
Avec les CL :
⎨   𝜑 𝜑
⎪𝜆 =𝜑

La solution générale est : 𝑥


−𝐿 0 𝐿
2𝜑 √𝑎𝑡 (2𝑛 + 1)𝐿 − 𝑥 (2𝑛 + 1)𝐿 + 𝑥
𝑇(𝑥, 𝑡) − 𝑇 = 𝑖𝑒𝑟𝑓𝑐 + 𝑖𝑒𝑟𝑓𝑐
𝜆 2√𝑎𝑡 2√𝑎𝑡

Avec : 𝑖𝑒𝑟𝑓𝑐(𝑦) = 𝑒𝑥𝑝(𝑦 ) − 𝑦[1 − 𝑒𝑟𝑓(𝑦)]


 3ème cas : Mur avec coefficient de transfert imposé


( , ) ( , )
L’équation de la chaleur est : =𝑎
𝑇 = 𝑇(𝑥, 0)

ℎ[𝑇(−𝐿, 𝑡) − 𝑇 ] ℎ[𝑇(𝐿, 𝑡) − 𝑇 ]

Les CL et CI sont : 𝑥
−𝐿 0 𝐿
𝑇(𝑥, 0) = 𝑇

⎪ 𝜕𝑇
  =0  
𝜕𝑥
⎨ 𝜕𝑇
⎪−𝜆   = ℎ[𝑇(𝐿, 𝑡) − 𝑇∞ ]
⎩ 𝜕𝑥

𝑇(𝑥, 𝑡) − 𝑇 𝑠𝑖𝑛(𝜔 𝐿) 𝜔 +
=2 𝑒𝑥𝑝(−𝑎𝜔 𝑡) 𝑐𝑜𝑠(𝜔 𝑥)
𝑇 −𝑇 𝜔 +𝐿 𝜔 +

Où 𝜔 (𝑛 = 1,2,3, … ) sont les solutions de l’équation : 𝜔𝑡𝑎𝑛(𝜔𝐿) = .

3. Cylindre infini

Nous considérons ici un cylindre infini (longueur très grande par rapport au diamètre) de diamètre
2𝑅 initialement à la température 𝑇 . On peut faire l’hypothèse dans ce cas que le transfert de chaleur est
uniquement radial𝑇(𝑀, 𝑡) = 𝑇(𝑟, 𝑡).

L’équation de la chaleur en coordonnées cylindrique est :

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1 𝜕𝑇(𝑟, 𝑡) 𝜕 𝑇(𝑟, 𝑡) 1 𝜕𝑇(𝑟, 𝑡) 𝑇 = 𝑇(𝑟, 0)
= +
𝑎 𝜕𝑡 𝜕𝑟 𝑟 𝜕𝑟
𝑇
 1er cas : Température imposée à la surface latérale
𝑅
𝑇(𝑟, 0) = 𝑇  
Avec les CL :
𝑇(𝑅, 𝑡) = 𝑇

On adopte le même changement de variable : 𝑇(𝑟, 𝑡) = 𝑇(𝑟, 𝑡) − 𝑇

L’équation de la chaleur et les CL et CI deviennent :

⎧1 𝜕𝑇(𝑟, 𝑡) = 𝜕 𝑇(𝑟, 𝑡) + 1 𝜕𝑇(𝑟, 𝑡)


⎪𝑎 𝜕𝑡 𝜕𝑟 𝑟 𝜕𝑟  
⎨ 𝑇(𝑟, 0) = 𝑇 − 𝑇

⎩ 𝑇(𝑅, 𝑡) = 0

Cherchons une solution sous forme du produit de deux fonctions 𝑓(𝑟) et 𝑔(𝑡) : 𝑇(𝑟, 𝑡) = 𝑓(𝑟)𝑔(𝑡)

Ce qui donne :

+ 1 𝑑𝑔
=
𝑓 𝑎𝑔 𝑑𝑡

Pour éviter la divergence du champ de température, les deux expressions doivent être égales à une constante
négative, notée 𝜔 .

𝑑𝑔
+ 𝑎𝜔 𝑔 = 0
𝑑𝑡  
𝑑 𝑓 1 𝑑𝑓
+ +𝜔 𝑓 =0
𝑑𝑟 𝑟 𝑑𝑟

La résolution de ce système donne :

𝑔(𝑡) = 𝐴𝑒𝑥𝑝(−𝑎𝜔 𝑡)  
𝑓(𝑟) = 𝐵𝐽 (𝜔𝑟) + 𝐶𝑌 (𝜔𝑟)

Avec 𝐽 (𝜔𝑟) est la fonction de Bessel de 1ère espèce non modifiée d’ordre 0 et 𝑌 (𝜔𝑟)la fonction de Bessel
de 2nde espèce non modifiée d’ordre 0.

Le champ de température est alors donné par :

𝑇(𝑟, 𝑡) = 𝑒𝑥𝑝(−𝑎𝜔 𝑡)[𝐴 𝐽 (𝜔𝑟) + 𝐴 𝑌 (𝜔𝑟)]

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Vu que : 𝑌 (0) = −∞ alors 𝐴 = 0


↳𝑇(𝑟, 𝑡) = 𝐴 𝐽 (𝜔𝑟)𝑒𝑥𝑝(−𝑎𝜔 𝑡)

La CL 𝑇(𝑅, 𝑡) = 0 s’écrit alors comme suivant : 𝐴 𝐽 (𝜔𝑅)𝑒𝑥𝑝(−𝑎𝜔 𝑡) = 0

𝐴 ≠ 0et par conséquent : 𝐽 (𝜔𝑅


(𝜔𝑅) = 0⇨𝜔 𝑅 = 𝛼

𝛼 : ce sont les zéros de la fonction de Bessel de 1ère espèce non modifiée d’ordre 0

Les trois premières fonctions de Bessel de première espèce non modifiées sont représentées ci
ci-dessous.

Les zéros de 𝐽

L’équation de la chaleur est linéaire, par suite le champ de température devient :

(𝑟, 𝑡) =
𝑇(𝑟 𝐴 𝐽 (𝜔 𝑟)𝑒𝑥𝑝(−𝑎𝜔 𝑡)

La CL s’écrit donc :

𝑇
𝑇(𝑟, 0) = 𝐴 𝐽 (𝜔 𝑟) = 𝑇 −𝑇

En appliquant la transformée de Hankel à la CL précédente et en tenant compte du fait que les


fonctions de Bessel constituent une base orthogonale, on obtient :

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𝐴 𝐽 (𝜔 𝑟)𝐽 (𝜔 𝑟)𝑟𝑑𝑟 = (𝑇 −𝑇 )𝐽 (𝜔 𝑟)𝑟𝑑𝑟

Avec : ∫ 𝐽 (𝜔 𝑟)𝐽 (𝜔 𝑟)𝑟𝑑𝑟 = 0 pour 𝑛 ≠ 𝑚

𝐴 𝐽 (𝜔 𝑟)𝐽 (𝜔 𝑟)𝑟𝑑𝑟 = (𝑇 −𝑇 )𝐽 (𝜔 𝑟)𝑟𝑑𝑟

Vu que : ∫ [𝐽 (𝜔 𝑟)] 𝑟𝑑𝑟 = [𝐽 ] et 𝐽 (𝑢) = −𝐽 (𝑢) + 𝐽 (𝑢)

Alors : ∫ 𝐴 [ 𝐽 (𝜔 𝑟)] 𝑟𝑑𝑟 = 𝐴 [𝐽 (𝜔 )]

En tenant compte du fait que : 𝑢𝐽 (𝑢) = (𝑢𝐽 (𝑢))

On obtient donc pour le second membre de l’égalité :

𝑇 −𝑇 𝑇 −𝑇
(𝑇 −𝑇 )𝐽 (𝜔 𝑟)𝑟𝑑𝑟 = 𝐽 (𝑢)𝑢𝑑𝑢 = 𝑑[𝑢𝐽 (𝑢)]
𝜔 𝜔

Finalement :

2(𝑇 −𝑇 )
𝐴 =
𝑅𝜔 𝐽 (𝜔 𝑅)

Le champ de température est :

2(𝑇 −𝑇 ) 𝐽 (𝜔 𝑟)
𝑇(𝑟, 𝑡) = 𝑇 + 𝑒𝑥𝑝(−𝑎𝜔 𝑡)
𝑅 𝜔 𝐽 (𝜔 𝑅)

 2ème cas : Flux imposé

L’équation de la chaleur est :

1 𝜕𝑇(𝑟, 𝑡) 𝜕 𝑇(𝑟, 𝑡) 1 𝜕𝑇(𝑟, 𝑡) 𝑇 = 𝑇(𝑟, 0)


= + 𝜑
𝑎 𝜕𝑡 𝜕𝑟 𝑟 𝜕𝑟

𝑇(𝑟, 0) = 𝑇 − 𝑇
Avec les CL :   𝑅
𝜆  =𝜑

Adoptant le même raisonnement, on obtient ;

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2𝜑 𝑎𝑡 𝜑 𝑅 𝑟 1 𝐽 (𝜔 𝑟)
𝑇(𝑟, 𝑡) − 𝑇 = + − −2 𝑒𝑥𝑝(−𝑎𝜔 𝑡)
𝜆𝑅 𝜆 2𝑅 4 𝜔 𝐽 (𝜔 𝑅)

 3ème cas : avec coefficient de transfert imposé

L’équation de la chaleur est :

1 𝜕𝑇(𝑟, 𝑡) 𝜕 𝑇(𝑟, 𝑡) 1 𝜕𝑇(𝑟, 𝑡)


= +
𝑎 𝜕𝑡 𝜕𝑟 𝑟 𝜕𝑟

Avec les CL :

𝑇(𝑟, 0) = 𝑇
𝜕𝑇  
−𝜆   = ℎ[𝑇(𝑅, 𝑡) − 𝑇∞ ]
𝜕𝑟

Adoptant le même raisonnement, on obtient ;

2ℎ(𝑇 − 𝑇 ) 𝐽 (𝜔 𝑟)
𝑇(𝑟, 𝑡) − 𝑇 = 𝑒𝑥𝑝(−𝑎𝜔 𝑡)
𝜆𝑅
𝜔 + 𝐽 (𝜔 𝑅)

4. Sphère

Considérons une sphère de rayon 𝑅 à la température initiale uniforme 𝑇 . Par raison de symétrie, le
transfert de chaleur est radial : 𝑇(𝑀, 𝑡) = 𝑇(𝑟, 𝑡).

L’équation de la chaleur en coordonnées sphérique est :

1 𝜕𝑇(𝑟, 𝑡) 1 𝜕 [𝑟𝑇(𝑟, 𝑡)]


=
𝑎 𝜕𝑡 𝑟 𝜕𝑟

 1er cas : température imposée à sa surface

On adopte le changement de variable suivant : 𝑇(𝑟, 𝑡) = 𝑇(𝑟, 𝑡) − 𝑇

L’équation de la chaleur et les CL et CI deviennent :

⎧1 𝜕𝑇(𝑟, 𝑡) = 1 𝜕 𝑇(𝑟, 𝑡)
⎪𝑎 𝜕𝑡 𝑟 𝜕𝑟  
⎨ 𝑇(𝑟, 0) = 𝑇 − 𝑇

⎩ 𝑇(𝑅, 𝑡) = 0

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En faisant le changement de variable suivant : 𝑉(𝑟, 𝑡) = 𝑟𝑇(𝑟, 𝑡)

L’équation et les CL et CI deviennent :

1 𝜕𝑉(𝑟, 𝑡) 𝜕 𝑉(𝑟, 𝑡)
⎧ =
𝑎 𝜕𝑡 𝜕𝑟  
⎨𝑉(𝑟, 0) = 𝑟(𝑇 − 𝑇 ) ∀𝑟
⎩ 𝑉(𝑅, 𝑡) = 0 ∀𝑡

On se retrouve devant la même situation que celle déjà étudiée. Ce qui permet d’obtenir le champ de
température comme suivant :

2𝑅(𝑇 − 𝑇 ) (−1) 𝑛𝜋𝑟 𝑎𝑛 𝜋


𝑇(𝑟, 𝑡) = 𝑇 + 𝑠𝑖𝑛 𝑒𝑥𝑝 − 𝑡
𝜋𝑟 𝑛 𝑅 𝑅

 3ème cas : avec coefficient de transfert imposé

L’équation de la chaleur et les CL et CI sont :

⎧ 1 𝜕𝑇(𝑟, 𝑡) 1 𝜕 𝑇(𝑟, 𝑡)
=
⎪ 𝑎 𝜕𝑡 𝑟 𝜕𝑟
𝑇(𝑟, 0) = 𝑇 − 𝑇  
⎨ 𝜕𝑇
⎪−𝜆   = ℎ[𝑇(𝑅, 𝑡) − 𝑇∞ ]
⎩ 𝜕𝑟

Adoptant le même raisonnement, on obtient :

2ℎ(𝑇 − 𝑇 ) 𝑅 𝜔 + −1 𝑠𝑖𝑛(𝜔 𝑟)
𝑇(𝑟, 𝑡) − 𝑇 = 𝑒𝑥𝑝(−𝑎𝜔 𝑡)
𝜆𝑅 𝜔 𝑅 𝜔 + −1 𝑠𝑖𝑛(𝜔 𝑅)

( )
Avec 𝜔 (𝑛 = 1,2,3, … ) sont les racines de l’équation : =

5. Exemple numérique :

Etudions le cas d’une tige dont les deux extrémités sont portées à la même température 𝑇 et la température
initiale est : 𝑇(𝑥, 0) = 𝑇 𝑠𝑖𝑛(2𝜋𝑥).

Code Python (1D) :

importnumpy as np
importmatplotlib.pyplot as plt

PROF : H. EL GHAZI ENSAMC 19


importpylab as p
Ns=40
h=1/Ns
tm=0.2
Nt=1000
dt=tm/Nt
#CIs: profil de température initiale
x=np.linspace(0,1,Ns+1)
Ti=lambda x:np.sin(np.pi*x)
U=[]
U.append(Ti(x))
#différence finie centrée, calcul du Laplacien
A=np.zeros((Ns+1,Ns+1))
A[1:-1,1:-1]-=2*np.eye(Ns-1)
A +=np.eye(Ns+1,k=1)
A +=np.eye(Ns+1,k=-1)
A[0,1],A[-1,-2] = 0,0
A /=h**2
#Méthode Euler explicite
fori in range(Nt):
U.append(U[i] + np.dot(A,U[i]*dt))
plt.figure(1)
plt.plot(x,U[0],'ro')
plt.plot(x,U[int(Nt/10)],'bo')
plt.plot(x,U[int(Nt/5)],'ko')
plt.plot(x,U[int(Nt/2)],'go')
plt.plot(x,U[-1],'yo')

plt.show()

PROF : H. EL GHAZI ENSAMC 20


(Ns=40, Nt=1000) (Ns=70, Nt=10000)

Dans le cas ou l’extrémité droite est adiabatique, on obtient le résultat suivant:

Code Python (2D) :

importnumpy as np
importmatplotlib.pyplot as plt

if 'qt' in plt.get_backend().lower():

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try:
from PyQt4 import QtGui
exceptImportError:
fromPySide import QtGui

# PHYSICAL PARAMETERS
K = 0.5 #Diffusion coefficient
Lx = 1.0 #Domain size x
Ly = 1.0 #Domain size y
Time = 0.4 #Integration time
S = 1.0 #Source term

# NUMERICAL PARAMETERS
NT = 2000 #Number of time steps
NX = 50 #Number of grid points in x
NY = 50 #Number of grid points in y
dt = Time/NT #Grid step (time)
dx = Lx/(NX-1) #Grid step in x (space)
dy = Ly/(NY-1) #Grid step in y (space)

xx = np.linspace(0,Lx,NX)
yy = np.linspace(0,Ly,NY)

plt.ion()
plt.figure()

### MAIN PROGRAM ###

T = np.zeros((NX,NY))
RHS = np.zeros((NX,NY))

# Main loop
for n in range(0,NT):

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RHS[1:-1,1:-1] = dt*K*( (T[:--2,1:-1]-2*T[1:-1,1:-1]+T[2:,1:-1])/(dx**2) \
+ (T[1:-1,:-2]-2*T[1:-1,1:-1]+T[1:
1]+T[1:-1,2:])/(dy**2) )
T[1:-1,1:-1] += (RHS[1:-1,1:-1]+dt*S)
1]+dt*S)

#Plot every 100 time steps


if (n%100 == 0):
plotlabel = "t = %1.2f" %(n * dt)
plt.pcolormesh(xx,yy,T, shading='flat')
plt.title(plotlabel)
plt.axis('image')
plt.draw()
if 'qt' in plt.get_backend().lower():
QtGui.qApp.processEvents()
plt.show()

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