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1- Introduction générale

D’une façon générale, un pont est un ouvrage en élévation, construit in situ,


permettant à une voie de circulation (dite ‘’voie portée’’) de franchir un obstacle naturel
ou artificiel : rivière, vallée, route, voie ferrée, canal, etc. la voie portée peut être une
voie routière (pont routier), piétonne (passerelle), ferroviaire (pont ferroviaire) ou, plus
rarement, une voie d’eau (pont canal).

Les ponts anciens étaient réalisés avec les matériaux naturels que les populations
trouvaient à proximité : des lianes, des troncs d'arbre, des branches et plus tard des
pierres taillées. Il faut attendre l'ère industrielle, et l'avènement du fer et de l'acier pour
disposer d'un nouveau matériau, plus résistant, et développer de nouvelles technique
comme la suspension. Petit à petit, améliorant les techniques, les Hommes construisent
des ponts de plus en plus longs, défiant même les lois de l'apesanteur...

2- Les équipements des ponts

Corniches

Les corniches font partie des éléments les plus visibles de l'ouvrage. Elles ont pour
fonction d’habiller et de protéger les bords du tablier, de couronner et de souligner la
continuité du profil en long.

Bien entendu, le choix du type, de la forme et de la texture des parements des


corniches doit être guidé par des considérations d’aspect et de facilité d’entretien.

Le guide ‘’corniches’’ de la collection G.C.du SETRA précise l’ensemble des dispositions


constructives à mettre en œuvre.

Dispositifs de retenu

Les dispositifs de retenue animent la face vue du tablier et présentent donc une forte
incidence sur l’aspect de l’ouvrage.

Leur choix doit satisfaire à la fois à des critères de sécurité et d’esthétisme.

En ce qui concerne la sécurité, les critères de choix et d’implantation sont


conditionnées d’une part par la destination de l’ouvrage (ponts-routes-rails, etc.) et
d’autre part par la définition des objectifs à atteindre (catégories de véhicules et
conditions de choc pour lesquels de dispositif doit être efficace).

La démarche à mener, basée sur la notion de l’indice de danger, est largement


développée dans le dossier G.C du SETRA.
Appareils d’appui

Le tablier repose sur les piles par l’intermédiaire d’appareils d’appui. Ceux-ci
permettent de libérer ou de bloquer, selon une ou plusieurs directions données, les
mouvements relatifs entre le tablier et ses appuis.

Dans le domaine des ponts courants, les appareils d’appui en élastomère fretté sont de
loin les plus utilisés. Ils permettent de réaliser des liaisons élastiques dans toutes les
directions entre le tablier et l’appui.

Joints de chaussée

Les caractéristiques du joint de chaussée sont déterminées, en particulier, par le


souffle du joint et le trafic.

Etanchéité

Le choix du système d’étanchéité doit être compatible avec les conditions thermo
hygrométriques dans lesquelles se trouve l’ouvrage.

Un soin tout particulier doit être accordé à la continuité de l’étanchéité sur toute la
surface du tablier, ainsi qu’aux relevés d’étanchéité dans les engravures ménagées à
cet effet (voir fascicule 67 du G.C.T.G. et le dossier STER du SETRA)

Assainissement

Il est bien sur indispensable de bien drainer les surfaces horizontales des tabliers ainsi
que leur accès, particulièrement pour les ouvrages longs. Ce problème est traité dans le
document du SETRA ‘’assainissement des ponts routes’’.

Dalles de transition

Les dalles de transition sont destinées à éviter tout risque de formation de marche
d’escalier entre l’ouvrage, qui constitue un point dur, et les remblais d’accès.

Pour être efficaces, leur longueur doit être suffisante et le remblai (en matériau
drainant et résistant) doit être bien compacté, quelle que soit la profondeur
d’implantation de la dalle. Il est ainsi possible d’éviter à la dalle de transition toute
rotation nuisible à la tenue du revêtement de chaussée.

Le document du SETRA ‘’Dalle de transition des ponts routes’’ précise l’ensemble des
recommandations à respecter pour concevoir les dalles de transition.
3- Données naturelles et fonctionnelles

La conception d’un pont doit satisfaire à un certain nombre d’exigences puisqu’il est
destiné à offrir un service à des usagers. On distingue les exigences fonctionnelles (ou
données fonctionnelles) qui sont l'ensemble des caractéristiques permettant au pont
d’assurer sa fonction d’ouvrage de franchissement, et les exigences naturelles (ou
données naturelles) qui sont l’ensemble des éléments de son environnement
déterminant sa conception.

3-1 LES DONNÉES FONCTIONNELLES

De manière générale, la construction d’un pont s’inscrit dans le cadre d’une opération
plus vaste, par exemple une opération routière ou ferroviaire. L’implantation de
l’ouvrage résulte donc d’un certain nombre de choix effectués au niveau de ladite
opération. Le cadre du projet est donc fixé, et il n’est pas toujours possible de tant soit
peu le modifier car le coût du pont est souvent faible devant celui de l’opération.
Toutefois, en site urbain ou lorsque se posent des problèmes majeurs de fondations, le
choix du tracé doit impérativement tenir compte des ouvrages dont le coût relatif peut
alors être exceptionnellement élevé.

Données relatives à la voie portée

Les caractéristiques fonctionnelles de la voie portée sont le tracé en plan, le profil en


long et le profil en travers.

Données relatives à l’obstacle franchi

Lorsque l’ouvrage projeté franchit une voie de communication (route, voie ferrée ou
voie navigable), il convient de respecter les caractéristiques fonctionnelles relatives à
cette voie. Dans la plupart des cas, il s’agit de respecter certaines hauteurs libres et
certaines ouvertures.

 Gabarits et hauteurs libres pour les ouvrages routiers


 Ouvertures des ouvrages routiers

3-2 LES DONNÉES NATURELLES

Les données géotechniques

Les données géotechniques sont évidemment fondamentales dans l’étude d’un


ouvrage. Non seulement elles déterminent le type de fondation des appuis, mais elles
constituent l’un des éléments du choix de la solution pour le franchissement projeté.
Elles sont obtenues à partir d’une reconnaissance qui doit donner les informations
désirées sur le terrain naturel, le niveau de la nappe (au sens le plus général) et le (ou
les) niveau(x) possible(s) de fondation.
Les données hydrauliques

Lorsqu’un ouvrage franchit un cours d’eau ou un canal, un certain nombre de


renseignements sont nécessaires. En dehors du relevé précis de la topographie du lit, il
convient de connaître les niveaux de l’eau qui influent sur la conception générale du
franchissement et son implantation dans l'espace, et permet d'apprécier l'opportunité
de certaines méthodes d'exécution. Les principaux renseignements sont les niveaux
correspondant aux PHEC (plus hautes eaux connues), PHEN (plus hautes eaux
navigables) et PBE (plus basses eaux ou étiage).