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COLLECTION TECHNIQUE SYNDICAT FRANGAIS DE L'ECHAFAUDAGE, DU COFFRAGE ET DE L'ETAIEMENT Y = : was Z i, Manuel du Coffrage et de |'Etaiement Conception et Calcul Edition Novembre 2002 a Ses {We conception ef de cou ~ DU COFRAGEET DEE PREFACE C'est le résultat d'un travail collectit 1rés important et de longue haleine, mené dons le cadre de la Section Cottreurs/Etayeurs du Syndicat Francais de I'Echafaudage du Cotfrage ef de l'Elaiement, que le lecleur s'appréte & découvir, Sons foutefois prétendre a l'exhaustivité, ce manuel est frés dense et ses auteurs ont su relever le défi qu'ils s'étaient fixé : réunir, dans un ouvrage unique et voué 4 une tr8s large diffusion, le plus grand nombre possible de connaissances sur le sujet, & la fois théoriques et pratiques. Si les professionnels ~ fabricants, utilsaleurs et ingénieurs techniciens - y trouvent toutes les informations utiles et nécessaires au bon exercice de leurs activilés, d'autres lecteurs devraient aussi en avoir un usage privilégié. Les étucionts en génie civil, - qu'ilssoient en IUT. ‘en BIS ov en écoles dlingénieurs -, apprécieront sans conteste I'espril didactique imprimé ‘au manuel, & travers des définitions précises, des raisonnements rigoureusement énoncés et ilustrés, le tout dans un souci manifeste de clarification, Enfin, il servira de référentiel pour les candidats au Cerlificat de Qualification Professionnelle (CQP) de coffreur/élayeur. Nous sommes profondément reconnaissants @ tous les scientifiques. techniciens et professionnels qui ont si généreusement donné de leur temps pour Ia réalisation de ce manvel. Parce qu'en favorisant la connaissance de nos métiers au moyen d'ouvrages de cele qualité, ils nous permettent d'effectuer un grand pas vers l'objectif qui inspire et donne sens @ foute notre action syndicale : faire reconnaitre nos professions, dans leurs spécificités et leurs exigences, & tous points de vue. Celles qui ont trait aux métiers du coffrage et de létoiement sont désormais clairement affirmées. Philippe DUGARD Jean-Paul CHEVALIER ZB Président du Syndicat Responsable de la Section Coffreurs/Etayeurs: TT WANUEL™ de conceprion ef de calcul OU COFFRAGE ET DE LETAEMENT Mention Spéciale Lexpérience et le savoir de M. Claude BONETAT, Ingénieur conseil, et le temps qu'il a bien voulu y consacrer ont été essentiels a la réalisation et la rédaction de cet ouvrage. Nous tenons ici & lui exprimer nos plus vifs remerciements pour son dévouement infaillible. MANUEL de conceplion of de calcu bu COMPAGEETDELETARMENT SOMMAIRE PAGE -Préface i - Introduction : un peu dhistoire 6 = Domaine d'application ‘6 ~ Unités 7 1+ GENERALITES 8 1-1 Réglementation 8 1-2 Normes - DTU 8 1-3. Bibliographie 9 1-4 Le plan général de coordination (PGC) W 1-5 Laplon particulier de sécurité et de protection de la santé (PSPS) 11 2 LEXIQUE 4 21 Coffrages 4 2:2. Etaiements 15 3 CERTIFICATION DES FABRICANTS ET DE LEURS PRODUCTIONS 16 3-1 Cerlification ISO 16 32 Droit d'usage de la marque NF 16 4- QUALIFICATION DES ENTREPRISES 7 41 Qualification Qualibat 7 4-2. Certification SO 7 4-3 Certificat de Compétence Professionnelle 7 5- INTEGRATION DE LA SECURITE A LA CONCEPTION 7 6 FONCTIONS DU PERSONNEL 18 61 Le fabricant 18 62 Ladirection des travaux 18 63 étude 18 64 Lapréparation- Méthode 18 65 Ladirection du chantier 18 66 Lopérateur 18 7- LEBETON - Matériau coffré. 9 7-1 Les bétons classiques 19 7-2 Les bétons auto-placants, auto-nivelants (BAP, BAN) 19 7-3 Les bétons & hautes performances (BHP) 19 7-4 Les bétons spéciaux 20 [HARI Te conception ef de teu ~ DU COFFRAGEETDELETAEMENT PAGE ‘8 LES COFFRAGES 2 8-1 _ Les fonctions des coffrages 21 82 Le classement des coffrages 22 8-3 Les matériaux uitilisés dans la fabrication des coffrages 23 83-1 Le bois 23 832 Le contre-plaqué 3 833 Locier 24 83-4 Les alliages d'aluminium 24 83-5 Les matériaux composites 24 8-4 Peau coffrante 25 85. Huile de décoffrage 26 8-6 Vibration 26 861 La vibration inteine 26 862 La vibration externe 27 hae 9. LES CHARGES S'EXERCANT SUR LES COFFRAGES 28 9-1 Charges permanentes 28 9-2 Charges d'exploitation 28 9-3._Le poids et la pression du béton frais 29 9-3-1 Avec les bétons classiques 29 9-32 Avec les bétons auto-placants 34 9-3-3 Remarques sur la poussée du béton frais 34 9-4 Charges climatiques 38 9-4-1 Neige 38 9-42 Vent 38 10. LE VENT 39 10-1 Effort dynamique di 4 la pression exercée por le vent 3 10-2 Effort de calcul dé & la pression exercée parle vent 39 10-2-1. Pression sur site. 39 10-2-2. Pression conventionnelle du vent sur produit industrialisé 4 10-23. Stabilité des ouvrages provisoires, ossatures et motériels de grand 41 élancement sous les actions exercées par le vent 10-2-4 Résullante de leffort dd & Ia pression exercée parle vent 42 11- CALCULS DES COFFRAGES a 11-1 Résistance 43 11-2 Déformations 44 11-3 Stabilité 44 12. COFFRAGES VERTICAUX 45 1241 Coffrage de mur 45 12-2 Stabilité des coffrages verticaux 4 123 Coffrages verlicaux lestés : évaluation du contrepoids 51 12-4 Coffrage de poteau 57 13 COFFRAGES HORIZONTAUX 62 13-1 Coffrage de poutre 62 13-2 Coffrage de plancher- Dalle 62 13-3 Systémes coffranis 68 13-4 Calcul des coffrages horizontaux 0 13.5 Décoffrage, manutention 70 13-6 Elaiement de maturation 73 Wan = de Zoncopion a ce cod DU CORPAGEET DE TETAEMENT PAGE 14 LES COFFRAGES COURBES: 79 15- LES COFFRAGES INCLINES 81 16- LES COMPOSANTS MODULAIRES DU COFFRAGE 84 16-1 Les coffrages modulaires 84 16-2 Les coffrages manuportables 84 163 Les poutrelles inciustrialisées 86 17 LES ETAIEMENTS 8 17-1 Etais métalliques 89 17-2 Tours d’étaiement 92 17-3 Préparation d'un étaiement 93 17-4 Calcul d'un étaiement 93, 17-5 Stabilité de l'étaiement d'un coffrage incliné 7 17-6 Montage 103 17-7 Causes de sinistres sur les étaiements 103 17-8 Roppels réglementaires 103 18- LES COMPLEMENTS DU COFFRAGE 104 18-1 Les garde-corps métalliques provisoires de chantier (GCMPC) 104 ‘18-2 Les plates-formes de travail 106 18-2-1. Les podiums 106 18-2-2 Les plates-formes de travail en encorbellement (PTE) 107 19- LES COFFRAGES A ELEVATION ASSISTEE m 19-1 Les coffrages grimpants mW 19-2 Les coffrages auto-grimpants m 19-3 Les coffrages glissants 13, 20- DOCUMENTS ACCOMPAGNANT LES COFFRAGES ET LES ETAIEMENTS attention du chantier ns Annexes 116 Avertissement Bien que cot ouvrage ait été établi avec le plus grand soin, nous attirons attention sur le fait qu'il ne prétend pas étre exhaustif et que nous ne saurions étre tenus pour responsables déventuelles erreurs ou omissions qu'il pourrait receler, ni des conséquences qui pourraient en résulter. INTRODUCTION : UN PEU D'HISTOIRE. Les matériaux qui présentent un état péteux lors de leur mise en oeuvre in sity nécessitent utilisation de moules rigides pour les maintenir, dans la géométrie souhaitée par larchitecte, durant leur maturation. Ces moules sont connus depuis fort longtemps sous le nom de COFFRAGES. Des coffrages ont été utllisés pour élever des murs en terre, en argile. Cette technique fot naturellement reconduite lors de lapparition du béton et sest perfectionnée au fil du temps. Crest en 1847 que Francois COIGNET construit son premier immeuble en béton de ciment coulé dans des coffrages. A forigine, ces coffrages étaient fabriqués a initiative du seul chef de chantier, en planches plus ou moins bien jointoyées. Ainsi est née la banche en bois qui trouva des applications dans la construction dhabitations dans st de la France et est encore connue sous le nom de BANCHE LYONNAISE. Aprés lo deuxiéme guerre mondiale, pour répondre au déficit de logements dd a la succession de deux conflits armés destructeurs, il fallait améliorer la productivité des entreprises de batiment, Sont alors apparus les coffrages de fabrication industralisée, en bois, en metal ou mixte ; modulaires manuportables répertoriés sur catalogue. Le coffrage, aujourd'hui, est devenu un outil, un métier, une industrie. Avec les périphériques (étaiements, podiums, plates-formes de travail en encorbellement -PTE-} qui les accompagnent, les coffrages ont donné naissance 4 une technologie performante qui intégre en France la protection des opérateurs 4 leur poste de travail. DOMAINE D'APPLICATION Ce manuel est un recueil de données et de développements pour l'établissement : + des coffrages, communément appelés COFFRAGES TRADITIONNELS, fabriqués sur mesure, selon le besoin du déroulement des travaux, soit par l'entreprise (en @telier ou sur chantier), soit par un fabricant extérieur avec des composants usuels (avivés, planches, contre-plaqués, etc.) ov avec des composanis industrialisés de type poutrelles. © DES COFFRAGES MANUFACTURES selon un standard du fabricant : en acier, en alliages d'aluminium, de construction mixte (métal + contre-plaqué], avec des poutrelles ou des composants industrialisés (poutrelles bois, acier, alliages aluminium, composites, etc.). ‘% DES ETAIS ET ETAIEMENTS. & DES PLATES-FORMES DE TRAVAIL : podiums, plates-formes de travail en encorbellement (PTE), etc. % DES COMPLEMENTS ET ACCESSOIRES de coffrage tels que : réservations, entretoises, stabilisateurs, garde-corps, etc. ‘MANUEL ~ ce Conception fe cai Bu COFRAGE ETE CETAEVENT UNITES Dans le présent Manvel, seules sont uiiisées les unités du sysiéme intemationall (SI), @ fexception des valeurs prises dans des documents officiels en vigueur pour lesquelles les unilés dorigine et symboles sont conserves. ‘SYSTEME INTERNATIONAL” Grandeur Dénomination Symbole eect eee: Longueur matre m m L Masse kilogramme kg kg ™ Temps ‘seconde s s Mi Aire métre carré m2 m RB Volume métre cube m m v Vitesse métre/seconde m/s mst ut Accélération ‘metre/seconde? mis? ms? ur? Masse volumique kg/m? kg/m® kgm? ML Moment cinétique kg m2js kg m2/s, kg m2 s? ML? T 7 Moment dinertie | kilogramme metre kg m2 kg m2 Me caré Force Newton(?) N kgms? Mut? Moment Newton métre Nm ‘kg m? s? mT? Pression, Pascal(?) Pa kgm's? MT? contrainte Energie, travail Joule i kg m2 s? ML? Puissance Watt Ww kg m2 s* mT t Notations : Voir Annexe B, page 122. () Emploi obigatote depuiste 2 avil 1978 () 98IN=1kgfov IN=0,102kat Dans certains testes, on trouve souvent le dan qui équivoutsersblement & 1 kt () te Pascal (Po) est une patie unite de contrainte €n pratique, on ulive le Méga-Pascol= 10+ Pa =1 N/m qui se subsltus aye ancionnes unites | kgitmn = pour los méiaux= 10 MPa | egi/em?= pourle bes. e Beton, les sols> 0.1 Pa 7 [ coicu) ~ DU COFFRAGE ET DE VETAIEMENT 1- GENERALITES 1-1. REGLEMENTATION ‘MANUEL = de Conception. Les textes réglementaires (décrets, arétés) sont d'application obligatoire. Les inspecteurs du travail sont habilités a en faire respecter 'application : - Code du travail - Décret n°65-48 du 8 janvier 1965. - Lois de 1991 et 1993 ef leurs décrets d'application. 1-1-1 REGLES NATIONALES DE CALCUL DES STRUCTURES * NV 65-95-99 Régles définissant les effets de la neige et du vent sur les structures, * CM66 Régles de calcul des constructions en acier, * CB7I Régles de calcul et de conception des charpentes en bois, * AL7I Régles de calcul et de conception des charpentes en alliages aluminium, © Fascicule 65 Ministére de I'Equipement et du Logement - Exécution des ouvrages de Génie-Civil. 1-1-2. REGLES EUROPEENNES DE CALCUL - PROG! iE EUROCODE, Les ENV sont actvellement éditées @ titre expérimental dans les pays de la ‘Communauté Européenne. EN1990 Eurocode 0 Bases de calcul EN 1991 Eurocode 1 Actions sur les structures (Charges neige et vent} EN 1992 Eurocode 2 ‘Calcul des structures en béton —N 1993 Eurocode 3 Calcul des structures en acier EN 1994 Eurocode 4 Calcul des structures mixtes acier-béton EN 1995 Eurocode § Calcul des structures en bois EN 1996 Eurocode 6 Calcul des structures en maconnerie EN 1997 Eurocode 7 Calcul géotechnique EN 1998 Eurocode 8 Résistance des structures aux séismes EN 1999 Eurocode 9 Calcul des structures en aluminium 1-1-3 REGLES PROFESSIONNELLES Association Francaise de Génie Civil - Bétons auto-plagants - Recommandations Provisoires (juillet 2000). 1-2. NORMES - DTU NFEN 1065 _Etais élescopiques réglables en acier NFEN 12810 — Echafaudages de facade a éléments préfabriqués NFB 54-162 — Panneaux de coffrage - Spécifications NFP 93-320 Stabilisateurs métalliques réglables 4 double effet 8 a U COFFRAGE ET DELETAIEMENT NFP 93-322 Poutrelles industrialisées pour étaiement et le coffrage NFP 93-340 — Gardle-corps métallique provisoire de chantier NFP 93-350 Banches industrialis¢es pour ouvrages en béton NFP 93-351 Plates-formes de travail en encorbellement NFP 93-352 — Plate-forme individuelle roulante NFP 93-353 Plate-forme individuelle roulante légére NFP 93-580 Tours d'étaiement métalliques 4 éléments préfabriqués Concernant ces matériels, les textes réglementaires ne visent que les utilsateurs. Afin que ceux-ci puissent répondre & leurs obligations, la normalisation définit les régles techniques de conception des matériels. Ces normes ne sont pas obligatoires, mais en général, tiennent compte des impératifs de la réglementation, ll appartient done 4 Tutilisateur de choisir des matériels conformes & ces normes Pour satisfaire plus facilement les obligations réglementaires. 1-3 BIBLIOGRAPHIE + INRS - Décret N° 65-48 du 8 janvier 1965 - Edition INRS - ED. 535 - Aide mémoire BIP - ED 790 * OPPBTP iches de sécurit A1FO195 Organisation de la prévention - Action du vent A2F0699 EPI contre les chutes de hauteur - Systémes d'arrét des chutes A8FO185 — La formation dla sécurité ite B5FO193 —_Plates-formes de travail en encorbellement du batiment (PTE) 85 F0297 —_Plates-formes de travail en encorbellement du batiment (PTE) - Mise en ceuvre ™ Ww D3 FOI 87 — Banches du génie civil - Recommandations contre le risque de chute de la banche: 3F0287 —_Banches du génie civil - Recommandations contre Ia chute de Personnes 4 partir de la banche D3FO388 —_ Banches du génie civil - Recommandations contre les risques divers et particuliers D3F0490 — Coffrages grimpants usuels du génie civil - Recommandations. contre les risques de chute de coffrage 1 D3F0591 — Coffrages grimpants usuels du génie civil - Recommandations contre les risques auxquels s'expose le personnel © 030692 — Ferraillage en génie civil - Recommandations conire les risques de chute ou de renversement du ferraillage © 030793 Ferrcillage en génie civil - Recommandations contre les risques ‘Gla mise en ceuvre au niveau du plot = D3FO?93 — Coffrages glissants du génie civil 9 ™ m. in mw ™ im ~ Memos pratiques : " am me im rm m. nm it in ie ith ayn i 3 FOI 92 £3 F02 92 3 FO3 72 ES FO4 83 £3 FOS 83 3 F06 89 AL M05 95 Al M08 96 AI MIO 9% ‘Ad MO7 97 BI MOI 94 BS MO7 96 BS M08 99 31298 D3 mol 92 3 MO1 79 3 M0279 £3 M03 79 £3 M04 88 £3 MOS 90 £3 M06 81 3 MO7 90 £3 M08 91 £3 M0991 E3 M1091 E3M1193 £3 M1297 £3 M1398 6 MO1 92 — MANUEL de conception et de calcul - DU COFFRAGE ET DE LETAEMENT ie mat Banches utilisées dans le batiment - Constitution et stabilisation Banches utilisées dans le batiment - Equipements et utiisation Coffrages tunnels utiisés dans le bétiment Tables de coffrage du batiment - Manutention des tables lors du décoffrage Tables de coffrage du bétiment - Conception, équipement. utilisation L’étaiement pour le batiment Le Plan Particulier de Sécurité et de Protection de la Santé Le Plan Général de Coordination Sécurité et Protection de Ia santé Travaux effectués dans un établissement par une entreprise extérieure Huiles de décotfrage Les montants de garde-corps provisoires de chantier Les plates-formes individvelles raulantes (PIR) Les plates-formes de travail en encorbellement : supports daccrochage La courbe de charge des arues & tour Protection en bordure de rives lors de la réalisation des tabliers de ponts Stabilisation des banches du batiment par ancrage 4 l'aide délais rigides arriéres Stabilisation des banches du batiment par contrepoids ov lest Stabilisation des banches du batiment par patins ou traverses Stabilisation des banches du bétiment par couplage face & face Les étais simples métalliques - Caractéristiques normalisées Les étais tirant-poussant Les coffrages de poteaux du bétiment Les fourches pour sapines et étais du batiment Mise en ceuvre et utilisation du matériel d'éiaiement Disposififs de maintien des étais - Dispositifs de contreventement Dispositifs de décompression rapide des étais simples du batiment Lests amovibles pour la stabilisation des bonches Poutrelles d'étaiement Stabilisation des murs de facades en réhabilitation 10 - Guides pratiques = A6G0?96 Plan Particulier de Sécurité et de Protection de la Santé 03.G0191 — Etaiement en Génie Civil £30290 _ Etaiement des planchers de batiment = £3G0393 Coffrages du batiment + CIN Recommandation R, 280 - 9 juillet 1986 - Stabilité des banches 1-4 LE PLAN GENERAL DE COORDINATION (PGC) Le coordonnateur de sécurité et de protection de la santé, désigné par le maitre diouvrage, doit établir un plan général de coordination et de protection de la santé dés lors que lopération prévue nécessite lintervention dau moins deux entreprises et réunit 'une des conditions suivantes : * _correspondre 4 un volume supérieur 4 500 hommes/jour * ou avoir Une durée supérieure @ 30 jours et occuper plus de 20 salariés & un moment quelconque des travaux + ou nécessiter fexécution de travaux comportant des risques pariculiers (lste fixée par un Anété & paraiire) Ce plan, joint au document envoyé aux entreprises ayant lintention de contracter, définit entre autres : + lesinstallations communes, * les protections collectives (garce-corps, échafaudages de pied, etc.), * les zones de stockage des cofirages, des étaiements et de leurs accessoires. Le coordonnateur vérifie si les moyens communs mis & disposition correspondent aux besoins. Il gére les risques inhérents 4 la co-activité. 1-5 LE PLAN PARTICULIER DE SECURITE ET DE PROTECTION DE LA SANTE (PPSPS) Le PPSPS doit étre établi par chacune des entreprises chargées de la mise en geuvre des coffrages et des étaiements. Le PPSPS doit faire apparaitre 'étude des risques selon les principes généraux de prévention. En outre, doivent figurer dans le PPSPS : * Ia méthodologie de mise en ceuvre des coffrages et des étaiements (tables, PTE, etc.) et leur notation, la hautéur de béton frais admissible, + le descriplif des moyens de prévention définis pour chaque poste de travail nécessaire 4 exploitation des coffrages et des étaiements. * lesmoyens de manutention, + les moyens de stabilisation des coffrages et des étaiemenis sensibles au renversement, * les moyens de prévention vis-¢-vis des risques exportés ou importés par les entreprises intervenant en co-activité, WW TREC de conseplon de cai) BU COF RAGE E CE VETNENENT La circulaire du 29 mars 1965 relative & I'application du décret n°65-48 du 8 janvier 1965, rappelle "Bien souvent, les mesures de sécurité les plus efficaces seront celles qu'un chef d'entreprise ‘conscient de importance de fa prévention aura Initiative de prendre. A ce propos, il convient dinsister tout spécialement sur lintérét que pourrait présenter pour la prévention des accidents la ‘mise en oeuvre, chaque fois que cela est possible, de techniques de travail excluant les risques accident... ll faut, par la mise en ceuvre de méthodes de travail appropriées ou de dispositits eficaces soustraire les travailleurs aux situations dangereuses”. En fait, le PGC et le PPSPS réunis, représentent [historique du chantier par ‘anticipation. Parmi toutes les obligations faites au Maitre douvrage, au Maitre d'ceuvre, au Coordonnateur, aux Entrepreneurs, rune delles est commune a tous les intervenants sur un chantier de bétiment ou de génie civil. Tl sagit de « Respecter et fappliquer es principes généraux de prévention». Le lecteur trouvera, ci-apras, les articles L. 230-1 aL. 230-5 qui permettent ORGANISER CETTE PREVENTION DES RISQUES. Art. L. 230-1, Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux établissements et ‘organismes mentionnés au chapitre 1 du présent titre. Art. L, 230-2. |. - Le Chef d'établissement prend des mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs dans l'établissement, y compris les travailleurs temporaires. Ces mesures comprennent des actions de prévention des risques professionnels, dinformations et de formation ainsi que la mise en place d'une organisation et de moyens adaptés. II veille a [adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre & l'amélioration des situations existantes. Sans préjudice des autres dispositions du présent code, lorsque dans un méme lieu de travail les travailleurs de plusieurs entreprises sont présents, les employeurs doivent coopérer a la mise en euyre des dispositions relatives a la sécurité, 4 "hygiéne et a la santé selon des conditions et des modalités definies par décret en Conseil c’Etat. Il, - Le Chef d'établissement met en ceuvre les mesures prévues au |. ci-dessus sur la base des principes généraux de prévention suivants : a) Eviter les risques ; b)_Evaluer les risques qui ne peuvent pas étre évités ; ©) Combattre les risques a la source ; d) Adapter le travail & "homme, en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail ainsi que le choix des équipements de travail et des méthodes de travail et de production, en vue notamment de limiter le travail monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé ; ©) Tenir compte de l'état d’évolution de la technique ; f)Remplacer ce qui est dangereux par ce qui nest pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux ; @) Planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la technique, organisation du travail, les conditions de travail, les relations sociales et linfluence des facteurs ambiants ; h) Prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle ; i) Donner les instructions appropriées aux travailleurs. 12 Ill, - Sans préjudice des autres dispositions du présent code, le chef dtablissement doit, compte tenu de la nature des activités de |'établissement @) Evaluer les risques pour la sécurité et la santé des travailleurs, y compris dans le choix des procédés de fabrication, des équipements de travail, des substances ou préparations: ‘chimiques, dans Taménagement ou le réaménagement des lieux de travail ou des installations et dans la définition des postes de travail; a la suite de cette évaluation et en tant que de besoin, les actions de prévention ainsi que les méthodes de travail et de production mises en ceuvre par femployeur doivent garantir un meilleur niveau de protection de la sécurité et de la santé des travailleurs et étre intégrées dans ensemble -des activités de I'établissement et & tous les niveaux de Yencadrement ; ) Lorsquil confie des taches & un travailleur, prendre en considération les capacités de Vintéressé a mettre en ceuvre les précautions nécessaires pour la sécurité et la santé, Art. L. 230-3. Conformément aux instructions qui lui sont données par lemployeur ou le chef détablissement, dans les conditions prévues, pour les entreprises assujetties a article 122-33 du présent code, au réglement intérieur, il incombe 8 chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa sécurité et de sa santé ainsi que celles des autres personnes concernées du fait de ses actes ou de ses omissions au travail. Art. L, 230-4, Les dispositions de article L. 230-3 n’affectent pas le principe de la responsabilité des employeurs ou chefs ¢’établissement. Art. L. 230-5. Le directeur départemental du travail et de emploi, sur le rapport de Vinspecteur du travail constatant une situation dangereuse résultant d'un non-respect des dispositions de Varticle L. 230-2, peut mettre en demeure les chefs d’établissement de prendre toutes les mesures utiles pour y remédier. Cette mise en demeure est faite par écrit, datée et — signée et fixe un délai d’exécution tenant compte des difficultés de réalisation. Si, 8 expiration de ce délai, linspecteur du travail constate que la situation dangereuse n’a pas cessé, il peut dresser procés-verbal au chef d’établissement, qui est alors puni d’une peine de police. 13 MANUEL ~ de conception 6 de catul~ DUCOFRAGEET DELETAEMENT 2 LEXIQUE 2-1 COFFRAGES Buton Coffrage : Coftrage traditionnel : Coffrage spécifique : Coffrage industrialisé : Coffrage outil : Banches : Table de coffrage © Coffrage tunnel : Cycle: Disposifif de stabilisation : Entretoise : Fabricant : Pi€ce servant d'appui 4 un élément de construction ou d'étaiement qui tend 4 se renverser sous I'action d'une poussée. Moule négatif, ulllisé in situ, nécessaire pour metire en ceuvre le béton (motériau pateux) durant sa prise de maturité et lui donner Ia forme projetée. Ce coffrage peut étre réalisé par fabrication traditionnelle ov par une fabrication industrialisée. Coffrage fabriqué selon les besoins, por le chantier sans spécifications. Coffrage pour élément d'ouvrage particulier réalisé sur plan, sur le chantier ou en atelier. Coffrage fatbriqué sur plan, en atelier, pour réponere a un besoin particulier ou encore 4 une fabrication de série. Cofirage industrialséfabriqué selon un standard "Fabricant" pouvant permetire un assemblage de ses composants entre eux pour satisiaire les impératifs de fabrication des éléments d’ouvrage. Coffrage pour voile, composé de deux panneaux se faisant face. Les banches son! de construction traditionnelle ou industrialisée. Les banches industrialisées sont accompagnées de "rehausses’, "sous-hausses" et tous accessoires nécessaires pour ajuster leurs cimensions aux cotes de louvrage. Le terme "Banche” es! une expression essentiellement francaise, elle ne se traduit Pas. Coffrage de dalle supporlé par un étaiement. Une table de coffrage peut éire de construction traditionnelle ou industrialisée. ' Coffrage industrialisé, réynisant la fois coffrage vertical et coffrage horizontal. Ensemble des taches 4 effectuer selon une prévision établie par le service "travaux" ou par des spécialistes : service Méthodes de lEntreprise ou par un prestataire de service. Accessoire nécessaire pour assurer la stabililé des coffrages et étaiements soumis notamment & des efforts horizontaux. Accessoire destiné & maintenir G distance fixe deux coftrages soumis 6 la pression exercée par le béton. Manutacturier chargé de la fabrication des coffrages selon un plan dexécution. La fabrication peut étre unitaire ou de série, 14 MANUEL = de conception el de Filant : Huile de décoffrage : Jove/Jouée = Mannequin : Plate-forme de travail en encorbellement (PTE) : Podium ; Rotation : 2-2 ETAIEMENTS Camarteau : Contreventement : Etai Génie-Civil : Etai télescopique : Montant : Poteau : Tour d’étaiement : Trame de poutres et solves, placées deniére Ia surface coffrante, transmettant aux appuis — (entretoises éventuellement) les actions dues au poids ou a la pression du béton. Lubrifiant étendu sur les surfaces coffrantes afin de limiter Vadhérence du béton au décoffrage. Terme employé dans le métier du BTP pour désigner le coffrage des faces verticales d'une poutre. Négatif placé dans un coffrage pour réserver une zone & ne pas bétonner. Il prend le nom de "mannequin" lorsquiil est relatif @ la réservation de porte ou de fenéire. Surlace résistonte accrochée 4 lextérieur dun ouvrage pour créer une surface de circulation et de support de coffrage. La PTE est également connue sous le nom de “console pignon’. Plate-forme de travail destinée @ créer une surface de circulation et de travail ou subsiste un vide, par exemple en lieu et place dune trémie d'escalier ou de cage diascenseur. Mouvement périodique de coffrages et d’étaiements pour répondre aux prévisions du cycle. Pile de calages constiluée d'une superposition de poutres disposées en lits croisés. Dispositif constructif destiné G assurer Ia stabilité transversale et longitudinale d'un étaiement. Ce dispositit peut étre réalisé par un treills . par exemple une croix de Saint-André ou par des encastrements aux nceuds de liaison. En matiére d'étaiement, un contreventement est toujours nécessaire dans les plans verticaux. Montant constitué de troncons empilables destiné 4 recevoir des charges importantes. Leur poids peut Nécessiter [utilisation d'un appareil de levage pour effectuer leur manutention. Poteau provisoire isolé ajustable par coulissement pour des variations importantes de longueur et par vis pour le réglage fin. Il existe des étais télescopiques G simple et double effet (étai “tirant-poussant’). Composant d'un poteau. Piéce verticale composée de montants. Composants dune tour d’étaiement. Structure composée de poteaux, associée a des contreventements, qui recoivent des charges provisoires. 15 —MANUEI ce conception ef de calcu bu COFRAGE ETDE LETAEMENT 3 CERTIFICATION DES FABRICANTS ET DE LEURS PRODUCTIONS 3-1 CERTIFICATION ISO Les organises de certification attestent que le systéme d'Assurance Qualité de Yentreprise est organisé en application stricte des normes internationales. En particulier, ils utilsent comme référentiel, lai série ISO 9000 (NF EN 29-000}. Les exigences de la norme ISO 9001 concement les entreprises qui ont des activités de conception, de développement, de production, d'installation et de prestations associées. Les exigences de Ia norme ISO 9002 sont identiques mais concernent les entreprises nayant pas d'activités de conception et de développement. Les exigences de Ia norme ISO 9003 sont équivalentes : elles servent lorsque la maiise de la conception, des processus, des achats ou des prestations associées nest pas nécessaire et lorsque des contrdles et essais sont réalisés pour assurer que les produits finaux et les services satistont aux exigences spécifiées. Cette diftérenciation est valable pour les normes ISO 9000 définies en 1994. A terme, la nouvelle version de la norme ISO 9000 fera référence. 3-2 DROIT D'USAGE DE LA MARQUE NF La marque NF est un certificat de qualification (Loi Skrivener] octroyé & un produit défini par la norme corespondante (qui peut étre une norme européenne). LAFNOR accorde la marque NF & un produit issu d'une unité de production apres consultation du comité particulier composé - du Secrétaire :'AFNOR | des membres votanis : les fabbricants et les utllisateurs des membres consultatifs : le Ministére du Travail, IINRS, 'OPPBTP, le laboratoire de la marque, etc. ‘au vu d'un dossier comprenant : = le rapport du secrétaire, - le rapport du laboratoire de la marque désigné par 'AFNOR. Le fabricant ayant le droit d'usage de la marque NF pour un ou plusieurs de ses produits est fenu d'assurer une tracabilité des fabrications correspondantes (approvisionnements, fabrications, produits finis). Il est soumis G des visites périodiques mais aléatoires réalisées par le laboratoire désigné par AFNOR. 16 DUCOFFRAGEETDELETAEMENT 4- QUALIFICATION DES ENTREPRISES aaa rian atc caia Dans le cadre d'une démarche qualité, l'entreprise peut justifier de sa compétence par l'un des moyens suivants : 41° QUALIFICATION QUALIBAT Par la qualification, QUALIBAT atteste des capacilés techniques d'une entreprise, relevant de la convention collective du batiment, pour réaliser des travaux dans une activité donnée et pour une période de validité déterminée., 42 CERTIFICATION ISO Voir3 43° CERTIFICAT DE COMPETENCE PROFESSIONNELLE Le Syndicat Francais de I'Echafaudage, du Coffrage et de I'Etaiement déceme un cerlificat attestant de ses compétences & toute entreprise adhérente du Syndicat ayant satisfait aux exigences des procédures. S INTEGRATION DE LA SECURITE A LA CONCEPTION La sécurité sera intégrée dés la conception des équipements de travail. Des solutions constructives (éléments imperdables el/ou détrompeuss) limitent les risques résiduels lors de leur utilisation et donnent priorité a la sécurité positive. ‘MANUEL de Conception of de clea - BU COFTAGE ETDE IETAE FONCTIONS DU PERSONNEL 6-1 LE FABRICANT : Le fabricant foumit avec le matériel la notice d'instruction comprenant : le montage, le démontage. - l'utilisation, -l'entretien et la maintenance, -la sécurité, 62 LA DIRECTION DES TRAVAUX : Assure la responsabilité diensemble du chantier, technique et financiéte, les relations avec le maitre d'ouvrage, le maitre d'oeuvre, les réunions de chantier et transmet les décisions aux différentes fonctions. 63 L'ETUDE : formalise le projet sous forme de notes de calculs, et de dessins pour conduire execution. 64 LA PREPARATION - METHODE : Définii le planning du chantier, installation du chantier, limplantation des matériels, le mouvement de ceux-ci (rotation), lintégration de la sécurité, le choix des matériels et des équipements de travail appropriés. 65 LA DIRECTION DU CHANTIER : Assure la direction du personnel, [a direction des travaux, traduit sur le terain les résultats de l'étude et de la préparation. 66 LOPERATEUR : Assure la mise en place, le régiage des coftrages et des étaiements. 18 2 [MANUEL ~ de conception ef de calcul ~ DU COFFRAGE FT DELEIAEMENT 7- LE BETON : MATERIAU COFFRE Le béton est un matériau sans résistance lors de sa mise en ceuvre, ce qui lui permet, architecturalement, de s'adapter aux formes les plus diverses prévues par le Maitre d'Oeuvre. Aprés prise, il offre une résistance plus ou moins élevée en fonction de sa composition. 7-1 LES BETONS CLASSIQUES Les bétons classiques se composent de ciment, de granulats, de sable et d'eau. Lensemble présentant au moins une masse volumique de 2400 kg/m3. On les trouve aujourd'hui dans toutes les constructions du batiment et du génie-civil. Is Peuvent étre mis en ceuvre jusqu'a des températures avoisinant les 5° celsius. La consistance des bétons classiques nécessile une vibration du matériau afin de faciliter le bon remplissage "serrage" de celvi-ci. Les bétons classiques peuvent étre ‘décoffrés le lendemain aprés leur mise en ceuvre, si certaines precautions ont été prises (par exemple Ia mise en place d'étaiements de maturation} 72 LES BETONS AUTO-PLACANTS, AUTO-NIVELANTS (BAP, BAN) ‘Ces bétons, diutiisation trés récente, sont apparus il y a environ une dizaine daannées au Japon. Ils se présentent sous forme trés liquide, d'une masse de 2300 kg/m. Leur fluidité permet : d'éviter la vioration, * tre coulés G la pompe, injectés par le bas en ce qui conceme les coffrages verticaux, de prendre une parfaite planéité sur les coffrages horizontaux. On peut annoncer succinctement qu'un mde béton auto-placant contient, par exemple : ~ 300/350 kg de ciment CPA ~ 150/250 kg de cendres volantes, ~ gfanulats : granulométrie 12/16 mm, - sable : granulométrie 0,9 & 1,1 mm, - super plastifiant pour ouvrabilité, > agent de viscosité pour limiter la ségrégation. Ces bétons se comportent comme un liquide et engendrent des pressions dans les coffrages verticaux plus élevées que les bétons classiques. Par rapport aux bétons classiques, la mise en place plus rapide 4 Ia pompe, libére la grue et améliore les conditions de travail, 7-3 LES BETONS A HAUTES PERFORMANCES (BHP) Les bétons 4 hautes performances sont surtout nécessaires pour la canstruction douvrages d'art, présentant de grandes portées et de grands élancements, et de bétiments, o¥ leurs caractéristiques mécaniques élevées, 60, 80 a 150 MPa trouvent un emploi justifié. 19 TANEL~e conception ede Coico - DU COFFRAGEETOE TETAEMENT =F lls se dlstinguent par un E/C(+) failole de 0,3 (par rapport aux bétons classiques), par la présence de superplastifiants facilitant leur mise en ceuvre, et une gronulométrie fine laisant peu de vide ; condition améliorant leur résistance et leur imperméabilité. De part leurs performances, ils allégent le poids des structures, assurent une bonne durabilité et un fluage réduit, 7-4 LES BETONS SPECIAUX Dans certains ouvrages, pour créer une protection contre les effets des radiations, on utilise des bétons de masse volumique importante dits "béton barytés" chargés d'élémenis lourds qui porte celle-ci & 3500 kg/m3 minimum. Alfention : la mise en ceuvre de ces bétons exige l'utilisation de coffrages et d'étaiements compatibles avec les charges en présence. TYE/C = ropport eauiciment = 0,5 pourles bétons ap 0 aenGeT a LES COFFRAGES Lemploi du béton dans les constructions de batiment, de génie civil et de travaux publics rend obligatoire lutiisation de moules : moules de préfabrication et coffrages in situ, Uélaboration, Ia conception des coffrages doit tenir compte : des risques prévisibles selon les principes généraux de prévention ; du confort du poste de travail et de son accessibilité ; de la sécurité des opérateurs, directe et inairecte : + d'une technologie assurant ta performance de Ientreprise, toujours a Ia recherche de amelioration de ses cobts de production ; de lobtention d'un produit de qualité satistoisant le maitre d'ouvrage et le maitre d'oauvre. Pour définir un coffrage, il est indispensable de cansidérer : 1. ses fonctions, 2. sa classification, 3. les matériaux entrant dans sa composition, 4, sa résistance. 8-1 LES FONCTIONS DES COFFRAGES Le MANUEL de TECHNOLOGIE "COFFRAGES" du CIB(s) W 29 définit : + Fonctions Principales du Coffrage_ Le cofirage est une structure habituellement provisoire qui a trois fonctions principales : ‘© donner sa forme au béton, + permetire dobtenirla texture de surface désirée, + compenser la pression, assurer le maintien du béton jusquia ce que celvi-ci soit auto-stable. + Autres fonctions Le coffrage peut avoir encore d'autres fonctions telles que : * _protéger momentanément le béton contre les chocs mécaniques, * limiter les pertes en eau du béton frais (assurer une bonne éfanchéilé en particulier avec les bétons auto-plagants), * assurer une protection thermique de ce demier, * en préfabrication, le moule peut étre ulilisé pour transporter le béton frais -du point de bétonnage au poste de durcissement, * servir de support pour les opérateurs (poste de travail), les matériaux, le matériel, les accés. (CIB - Comité intemational du Béton 2 (MANUEL ~ de conception ef de calcul ~ DU COPRAGE ET DE LETAEMENT + Propriétés complémentaires Le coftrage doit étre concu pour faciliter Ia réalisation de béton durci, conforme ‘aux spécifications demandées par le maitre d'’ceuvre, en particulier, le coffrage doit permetire la mise en place corecte des armatures et des divers composants incorporés dans le béton (par exemple : les réservations), la mise en place correcte du béton, le serrage du béton (vibration), le durcissement naturel, ou le cas échéant, I'accélérotion de ce durcissement, la protection du béton frais, le décoffrage sans dommage. 8-2 LE CLASSEMENT DES COFFRAGES Les coffrages peuvent se classer suivant une technologie de fabrication ou suivant leur technologie dexploitation. + Technologie de fabrication coffrages bois coffrages en métal, acier ou alliages d'aluminium, coffrages en construction mixte (métal + bois ou contre-plaqué) coffrages modulaires coffrages en matiére composite + Technologie d'exploitation coffrages verticaux coffrages horizontaux coffrages inclinés coffrages courbes, cintrables coffrages sur table coffrages tunnel coffrages modulcires coffrages manuportables coftrages 4 élévation assistée coffrages grimpants coffrages glissants coffrages isothermes coffrages chauffants(¢) coffrages une face cotfrages superposés {1 Sur ceroins chanfies il est néesioite oiler le béton conte le ic vite méme ce le chauifer. Un béton Kop fortement choutle perd de ses coraclersiques de réslonce (2700 kgf/m4) + limite élastique 1504 250MPa (15.425 kgf/mm?) - module d'élasticité 71.000 MPa (7000 kgf/mm’) Les alliages d'aluminium ne sont pas utilisés en surface coffrante, une réaction chimique se manifeste avec Ia laitance du beton. 835 .TERIAUX COMPOSIT! Ce sont les plus récents des matétiaux utlisés en coffrage. II existe une grande diversiié de matériaux composites les plus uffsés tant les résines renforcées de fibres de verre. Leuts avantages sont la légéreté, le non-accrochage au bélon, absence de corrosion ef lintégraition des couleurs possibles dans la masse des maiériaux. Le procédé de fabrication peut conduire @ une anisotropie des caractérisliques mécaniques permettant dlutiiser le matériau de maniére optimale. lls offrent une bonne isolation thermique. Dans état acivel de nos connaissances, ces matériaux n'ont pratiquement pas de déformation plastique, la résistance 4 Ia rupture est quasiment confondue avec la résistance élastique. 24 WUEL ~ de conception ef de calcu! - DU COFFRAGE ET DE LETAIEMENT poids volumique 16. & 20 kN/m? (1600 & 2000 kg/m?) limite élastique jusqu’é 400 MPa (40 kgf/mm?) - module d'élasticité jusqu’é 30.000 MPa (3000 kgf/mm*) En surface coffrante les matériaux composites donnent un aspect satisfaisant du béton. 84 =PEAU COFFRANTE De la motiére de Ia surface coffrante, communément appelée "peau" dans le métier du BTP, dépend la texture du parement du béton décoftré. Lors de la production intensive de la construction d'habitations dans les années 60, le conire-plaqué a été le premier malériau sélectionné capable coffrir de grandes surfaces de coffrage. A !époque on parlait encore de contre-plaqué "marine" pour le contre-plaqué CTB-x, résistant & humidité grace a l'emploi dans sa fabrication de colles polymérisées & haute température, Les contre-plaqués on! vile atfeint leur limite de performance, nécessitant un huilage important pour éviter un "pelage” prématuré limitant rapidement le nombre d'emplois. 'okoumé était alors lessence Privilégiée pour la fabrication des surfaces coffrantes. Ces contre-plaqués ont vite été remplacés par des contre-plaqués fabriqués avec des essences plus nobles pour gagner en caractéristiques mécaniques, composes soit de plis en bouleau ou de composition mixte : sapin-bouleau. Paraliélement, sont apparus les coffrages en t6le d'acier permettant une meilleure longeévité sur les. chantiers. Cette nouvelle technologie demanda aux entreprises un ‘apprentissage._Dans les premiers temps diutilisation, la calamine des peaux neuves provoquait des arachements de béton av décoffrage. Aujourd'hui, les fabricants ont résolu ce probiéme avec leurs fournisseurs. Aprés plusieurs utilisations, les rayures provoquées sur la surface coffrante par la dureté des granulats et la présence des armatures entraine & nouveau des arachements. Aujourd'hui, ces inconvénients ont disparu. Les fabricants de coffrages métalliques prévoient un traitement de la peau coffrante avant livraison et suggérent pour la suite des opérations lemploi de produits anti-adhérence. Suivant la politique dentretien de lentreprise, de son matériel, les coffrages 4 peau métallique peuvent atleindre un grand nombre d'emplois variant de cent a plusieurs centaines. Aprés quelques tentatives, concemant fuiliscation des alliages c’oluminium dans la fabrication des coffrages et des surfaces coffrantes, les ulllsateurs stapercurent rapidement que lalcalinité de la laitance du béton provoquait une dégradation fapide ne pouvant assurer ni la pérennité du matériel, ni la qualité du produit décofiré, Pour remédier & cet inconvénient, certains fabricants appliquent sur les peaux en alliages c'oluminium un revétement se présentant sous la forme d'une peiniure Poudre qui, aprés cuisson, crée une surface laquée résistante. Pour mémoire, signalons que des matiéres plastiques sont utilisées pour la realisation des surfaces coffrantes. En général, cette technologie est réservée aux moules de préfabrication pour la réalisation de panneaux architectoniques. 25 WANE de onceplon ef de aie BU COFRAGEET BEL Enfin, aujourd'hui, quelques fabricants ont tenté [utilisation des "matériaux composites" dans la fabrication des colfrages et des surfaces coffrantes, peu connus dans nos métiers : association de fibre de verre et autres résines. Ils présentent certains avantages dans la construction monolithe intégrant ossature et surface coffrante. L'utiisation d'huile de décoftrage n'est pas nécessaire avec les peaux coffrantes composites pour assurer un aspect satisfaisant du béton. 85 HUILE DE DECOFFRAGE Sur les coffrages, l'utilisation d'une huile est nécessaire pour permetire le démoulage dans de bonnes conditions, limitant les phénoménes d'accrochage dus souvent a la porosité du support. Leur emploi, facilite le nettoyage des coffrages. L'emploi ‘d'une cire pour la premiére utilisation d'un coffrage améliore les résultats. Les huiles de décoffrage doivent étre bio-dégradables et non polivantes. L’équipement des opérateurs, chargés de l'application de ces huiles, doit tenir compte de lagressivité de certaines dente elles (port de gants, masques, etc.) 86 VIBRATION Avec l'emploi des bétons classiques, Io vibration est une nécessité, elle permet leur tassement, favorise 'adhérence sur les armatures, diminue la teneur en air et améliore leur compacité. Le matériel de vibration est déterminé par la masse 4 vibrer, la force centrifuge, le moment du trovaiil, la puissance et Ia fréquence. La vibration doit-étre mise en ceuvre avec précaution : = la vibration directe des armatures est interdite par les cahiers des charges, = un excés de vibration peut provoquer une ségrégation : les gros granulats, plus lourds, descendent au fond du coffrage alors que le mortier remonte. = une vibration prolongée liquéfie localement le béton, ce qui augmente Ia pression sur le coffrage au dela des valeurs prévues. La vibration est inutile avec les bétons auto-placants. Différents matériels sont disponibles sur le marché, alimentés soit en courant électrique, soit par air comprimé. 86-1 LA VIBRATION INTERNE La vibration inteme est réalisée avec des vibrateurs individuels, plongés dans la masse du béton. Cette pratique demande un certain doigté de la part de lopérateur qui ne doit jamais laisser aller le vibrateur en dessous du niveau jprécédemment serré. 26 8-6-2 LA VIBRATION EXTERNE Lo vibration exteme est surtout employge sur les moules de préfabrication qui offrent une grande masse. La vibration externe est employée sur les coffrages «in situ » suivant les indications du fabricant du coffrage et des données du fabricant du vibrateur. La vibration extemne favorise I'élimination des bulles d'air accrochées au parement du coffrage et permet d'obtenir des surfaces décoffrées de qualité constante. Notons que Ia vibration externe devient une nécessité lorsque la densité du ferraillage et la place prise par les gaines de précontrainte deviennent importantes. 7 "MANUEL ~ de conceplion ef de calcul - BU COFFRAGE ET DE VETAIEMENT s LES CHARGES S'EXERCANT SUR LES COFFRAGES: A prendre en compte pour le calcul des coffrages, des plates-formes de travail, podiums et étaiements. 9-1 CHARGES PERMANENTES Poids propre du coffrage, de létciement (bois, contre-plaqué, acier, alliage léger, composite) =e Risontee melee Troditionnels KN/m* | Industralisés KN/m* - paids propre coffrages horizontaux |*) 0.5 O7 - poids propre coffrages verticaux (*) 05 15 - poids propre passerelle de travail (*) o7 10 poids propre de étciement 0.55 kN/m 191. Ces données ne concemnent que les ponnecux corfranis ullsés sur les chantiers de bétiment, 9-2 CHARGES D'EXPLOITATION [lescharges de service] Char iformément réparties : - le personnel, - le matériel de bétonnage (accessoires de coffrage), = lestockage des matériaux (ferraillage), - les charges dues au matériel nécessaire 4 Ia précontrainte. Au minimum, les charges de service sont prises égales & 1,5 KN/m? Elles peuvent atteindre 3.5 KN/m? ~ le poids du béton frais sur les coftrages horizontaux voir § 9.3 la pression du béton sur les parois verticales des coftrages Charges locales : - Stockage des matériaux. SKN ‘sun can de 0.01050"m = impact du béton laché (4 un métre de hauteur maximum) par la benne sur un coffrage horizontal benne de 0.5m? 1,75 kN benne de 1,0m* 2.40 KN benne de 15m? 3,60 KN - impact coulage & la pompe sur cofirage horizontal. 28 MANUEL ~ de conceplion el dé cole: )_Charaes ponctuelles : charges mobiles(?) Poids d'un homme placé dans les conditions les plus défavorables 0,9 kN surun can e303 les charges spécifiqueg a} le poids des éléments préfabriqués placés dans ou sur les coffrages, parex.: allege préfabriquée placée sur coffrage horizontal, dalle de balcon, etc, b) le poids des coffrages posés sur les plates-formes de travail plus les actions dues au vent agissant sur ceux-cl. Par ex. : le poids et 'action du vent sur les banches exlérieures ancrées sur PTE(®) Ces coffrages verticaux peuvent-étre auto-stables ou ancrés|"). 9-3 LE POIDS ET LA PRESSION DU BETON FRAIS Le béton frais est mis en ceuvre 4 état de pate plus ou moins consistante. Parfois, a état liquide, lorsquil stagit de béton auto-placant, auto-nivelant. Cette matiére exerce une pression 4 l'intérieur du coffrage. La pression s'exergant sur les parois verticales, 4 prendre en compte pour procéder au calcul des coffrages et des surfaces coffrantes, est une évaluation due & un nombre de paramétres aléatoires. Rappelons qu'une pression s’exerce toujours perpendiculairement la surface sur laquelle elle agit. 931 AVEC LES BETONS CLASSIQUES : Le béton vibré tend & se comporter localement comme un liquide et 4 exercer sur les parois qui le contiennent une pression hydrostatique. L'expérience prouve que cette pression est perturbée par certains paramétres dont la difficulté dlappréciation crée une incertitude dans thypothése de calcul retenue. La recherche des paramétres affectant Ia valeur de la pression du béton dans les Coffrages a fait objet de nombreuses études depuis 1909 : aux Etats-Unis, en Angleterre. en Allemagne, en France et aux Pays-Bas. En France, nous pouvons citer les travaux de la Chambre Syndicale des Constructeurs en Ciment Armé et Béton Précontraini, travaux réalisés sous la direction de Monsieur Michel ADAM, qui ont donné lieu & une publication, bien connue des entreprises francaises, dans le numéro 207-208 de mars-aviil 1965 des Annales de I'institut Technique du Batiment et des TP. Ce probléme a été aussi étudié par I'Association de Recherche des Ingénieurs Civils du Royaume Uni qui a conduit un programme de recherche sur les mesures de pression faites dans les canditions pratiques de quelques chantiers. Tous ces travaux ont conduit @ une méthode de calcul simple qui, aujourd'hui, est proposée dans le Manuel de Technologie : "Coffrage” rédigé par le groupe mixte CIB-FIP-CEB|'°) dans sa mise & jour du 27 septembre 1983 et que nous présentons ici. 0) Cette notion est nécesscite par mesure de sécurité pour vétlication des elements \égers oppartenant & un ensemble et pouvan' éie soumis solement & faction du Boies dun homme. (€) PIE= Alote-forme de frovaiien encotbellement (0°) La présence ce lest sur PIE est prosctt (°9} cw : Comité Intemational du BéIon RP: Féaration Inlemationaie de la Précontainte (CES : Comité Européen du Beton 29 ‘MANUEL ~ de conception ef de calcul - DU CORAGE ET DE LEY + Paramétres influengant la pression du béton Les principaux poramétres qui peuvent influencer la pression du béton sont 1) Le poids volumique au béton N/m? 2) Vouvrabilité du béton évaluée par laffaissement du céne d'Abrams ff mm 3) La température ng. 4) La dimension minimale de la section considérée eenmm 5) La hauteur du béton au-dessus du point considéré henm 6) Lavitesse d’élévation du béton dans le coffrage Venm/h 7) La densité de ferrcillage kN/m? «Estimation de Ia poussée du béton La méthode est applicable au béton fabriqué avec du ciment Portland et sans adjuvant ni autre ojout qui peuvent influencer sa vitesse de durcissement. La formule de base est établie pour un béton dont la composition en ciment, granulats et eau présente une masse volumique p = 2400 kg/m’. Compie tenu de cetle hypothése, un ajustement doit étre fait si la masse volumique du béton concemé différe nettement de cette valeur. La méthode proposée donne trois valeurs simuttanées de la pression : Pi, P2 et Ps. P} , qui est fonction de la hauteur du béton dans le coffrage, affiche la pression hydrostatique ‘ P2, fient compte de l'effet de vote pour les parois en béton {voiles-murs) peu paises : e < 500 mm Ps, intégre le niveau dans le coffrage ol le béton fait sa prise Pour les coffrages de hauteur importante, P2 et Ps limitent leffet de Pi. En toute irconstan H onne retient que la plus petit {trois valeurs, Pratiquement, il existe une bome supérieure évaluée 4 150 KN/m*, quelles que soient les valeurs calculées pour P), Pz et Ps. = La pression engendée par la hauteur du béton (pression hydrostatique) sexprime parla formule : P, =24h] ("avec Pi en KN/m? henm La pression due 4 l'effet de voote est fonction de deux paramétres : - lavitesse de bétonnage - [épaisseur minimale entre deux parois les moins écartées du coffrage. Cette Spaisseur n'a plus dinfluence pour e > 500 mm. (0) 24 et la valeur minimate, ele doit éire corigée pour tout bélon présentant un poids volumique plus élevé. 30, Poen KN/m= Venm/h 010m/h. = Un mur de 0,15 x 5,00 x 2,50 m = 1,90 m® sera coulé en deux opérations. c'est-a- dire en une demi-heure, soit V = 5 m/h, 36 AML de conéspten f de coul~BU COFRAGEE DELIA —— En fait, rorganisation du chantier, surtout organisation du bétonnage, est un focteur trés important qui n'apparait pas explicitement dans ia méthode de calcul dont il faut tenir compte pour les coffrages de faible volume et de grande hauteur. On peut alors maitiiser Ia pression en définissant un programme de remplissage séquentiel des coffrages. Ventreprise doit alors sassurer que les matériels mis & disposition satisfont les hypothéses. A toutes fins utiles. on peut se reporter aux valeurs données par les documents et travaux professionnels. - Le DTU 23-1 Travaux de parois et murs en béton banché admet que l'on plafonne Ia hauteur de déversement 4 6,00 m. - Les travaux cités (Annales de I'TBTP de mars-avril 1945, Association de recherche des ingénieurs civils du Royaume-Uni) plafonnent Ia pression dans les coffrages de poteaux 4 150 KN/m?, ce qui correspond 4 une hauteur de béton de 6,25 m. Cette valeur intéresse surtout les coffrages de poteaux. II est raisonnable c'éviter de dépasser cette hauteur de béton frais. Les coffrages pour bétons classiques, calculés avec ces valeurs ne présentent pas de tisques si, dans lorganisation du chantier, on évite d'cugmenter la hauteur de béton frais, avant la prise de la premiére levée, au-delé de la hauteur corespondant a la pression de calcul. Souvent, le chanfier est tenté de superposer des banches standards prévues, par exemple, pour une a pression de 60 & 80 KN/m’. Dans ce cas, la banche | inféieure est soumise & = une pression sensiblement = du double de celle pour laguele elle a été étudiée. En dehors des déformations qui augmentent, tentretoise inlermédiaire est soumise Cor neers =< un effort de traction oe n Plancher de have £ leet al pe Le coefficient est donné 4 l'art, 1.13 des Régles NV65-95-99. 13< Cy < 2,00 A titre d’exemple, un coffrage vertical posé sur un plan de travail de 2,50 m de hauteur et de 5,00 m de longueur présente un élancement += 25.=080qui génére: un coefficient de trainée C; = 1,75. Nous verrons dans le chapitre « COFFRAGES VERTICAUX n que Ia valeur de C; est tres contraignante pour assurer la stabilité au vent de ces cofirages. [) NV65:95-99 - As, 1.24 Annexe D2 (19) V65:95-99- Art, 1.13- Annexe D2 calcul ~ DU COFFRAGE ET DE LETAIEMENT ——— 10-2-2 RESSION IVENTI lELLE DI VEN’ FR Re I" INDUSTRIALISE : Silo stabllité de produits industrialisés tels que coffrages verticaux, échafaudages, étaiements n'avait dO satisfaire qu'aux valeurs maxima de vitesse du vent, et donc ‘QUx pressions corespondantes définies par les Régles NV 65-95-99, une telle disposition aurait rendu les performances des matériels souvent inutiles et économiquement inaccessioles & la plupart des entreprises. En conséquence, les régles techniques, normes nationales ou européennes ont retenu des valeurs conventionnelles de vitesse de vent. Par exemple, les normes : = NFP93-350 — Banche industrialisée pour ouvrage en béton = NFP93-351 — Plate-forme de travail en encorbellement (PTE) retiennent pour le calcul de la stabilité de ces matériels la vitesse de vent : v= 85 km/h. 2 85)? 1 it =|] = =342 Pa soit Icom conventionnet (S) 163 et Acal conventionnel = 342 175 = 600 Pa La norme européenne : - "NF EN 12810-1 Echafaudages préfabriqués pour les cas hors service" a retenu com conventionnel 600 & 700 Pa de 0 4 24,00m et 700 Pa de 24 4 30,00m Ceci Stant, pour toute application de ces matériels sur chantier, dans l'une des zones du tertifoire national, l'entrepreneur doit étudier les conditions locales afin d'assurer leur stabilité efficacement. 10-23 STABILITE DES OUVRAGES PROVISOIRES, OSSATURES ET MATERIELS DE GRAND. ICEMI iS LES ACTI EXERCEES PAR LE VENT : Le vent est un phénoméne naturel dangereux pour toute structure s'élevant au dessus de sa surface d’appui et ne présentant pas de moment stabilsateur équilibrant (polygone de sustentation insuffisant pour s' opposer au reversement).. - muriraichement décoftré, - coffrage de grand élancement, - tour d'étaiement, etc. Sur un chantier, qui présente une grande potentialité de renversement de structures, |'installation d'un anémométre est une nécessité. Associé aux informations recueilies chaque jour auprés de Ia station météorologique Ia plus proche, cet appareil permet d’appréhender avec un maximum de réalisme, les variations possibles de la vitesse du vent sur le site. Le rapprochement de ces deux données permet aux responsables de l'entreprise d'anticiper lévolution des conditions météorologiques et de prendre, en amont des conditions maximales, les dispositions nécessaires afin d'éviter incidents et accidents. 4l __ MANUEL ~ de conception et de coleul 10-2-4 RESULTANTE DE L'EFFORT DU A LA PRESSION EXERCEE P/ LE VENT eal = cor * Ct Hy = deal xsurface moitre couple h Moment de renversement M=Hy «> Effort de glssement T=-Hy wiz 2 MANUEL ~ de conception eda coicul= D 11- CALCULS DES COFFRAGES Les coffrages sont des constructions provisoires qui reproduisent en négatif louvrage definitif. ls sont soumis & des charges parfois importantes. lls nécessitent une étude dans laquelle des calculs sont obligatoires pour appréhender la résistance des ‘composanits, évaluer les déformations et vérifier leur stabilité. 11-1 RESISTANCE La résistance est calculée en considérant les charges, affectées des coefficients de pondération ou coefficients partiels de sécurité, données par les régiements ci- aprés : cB71 Régles de calcul et de conception des charpentes en bois. Eurocode 3. Calcul des structures en acier AL7I Calcul des structures en alliages d’aluminium NY 65-95-99 R&gles neige et vent NFP 93-350 — Banches industrielles pour ouvrages en béton NFP 93-351 Plates-formes de travail en encorbellement (PTE) NFP 93-550 Tourd'étaiement NFE52-210 — Palonniers Ces textes définissent les coefficients de pondération et les coefficients partiels de sécurité & appliquer selon le malériau retenu, reproduit dans le tableau ci-aprés : Tout élément, piéce entrant dans la composition d'un coffrage, dun étaiement doit étre calculé en prenant en compte Ia somme des actions suivantes : Bots Acier Alu os B71 Eurocode Il AL7I Ce ¥ a ia Poids propre el el 1.35, 1,10 15 Charge exploitation x18 1,50 1.10 7 au charges de chantier Béton x| 1s 1.50 110 17 Vent normal iz: 1.50 1.10 17 Vent extreme x] 1.00 1,00 1.10 10. Ces valeurs sont des minima. Parfois, les normes demandent des valeurs plus élevées pour les coffrages. Ex: la norme NF P 93-350 impose pour les tiges d'entretoises ¥@= 2 au lieu de 1,5. Pour tout matériau, se reporter aux caractéristiques mécaniques données sous la responsabilité du fabricont. 4a JOU COFRAGEETOELHARET ———————] Ces caractétistiques sont officiclisées par un CCPU("), elles peuvent toujours étre vériiées sur éprouvettes normalisées. ‘MANUEL ~ de concepiion et Les fabricants de produits industrialisés, telles que poutrelles en bois, en alliages aluminium, mixtes ou en matiéres composites donnent les caractéristiques de ces produits, Ces informations sont souvent accompagnées d'abaques donnant contrainte ov déformation sous charge nominale. 11-2 DEFORMATIONS La déformation est calculée selon les régles classiques de la résistance des matériaux {compte tenu de la valeur du module d'Young (£) du matériau considéré), sous charges nominales (non pondérées). Dans un calcul des déformations d'un coffrage, en un point, il faut tenir compte de Ia somme en ce point de la déformation des éléments superposés : peau coffrante, filants [primaires, secondaires), montant (voir en Annexe B, les formules de déformation) Un coffrage n'est pas une structure. Les déformations de Ia paroi béton décoffrée peuvent-éire plus élevées que celles de la surface coffrante. La déformation doit €tre limitée en valeur absolve. La moindre déformation d'un coffrage de mur, se remorque en lumiére rasante. Par simplification, une ossature de coffrage, quel que soit le matériau, peut-étre calculée dans le domaine élastique sur appui simple : isostatique. Pour obtenir la déformation calculée théorique, introduire les facteurs de continuité, sila construction les rend réalisables, Attention: Sila continuité est favorable aux déformations, elle est. par contre. tres défavorable aux reactions d'appui c'est 4 dire aux efforts auxquels sont soumis les entretoises et les étaiements. Se reporter au formulaire en annexe B. Par exemple, dans une poutre sur 3 appuis & travées de portées égales, lappui central recoit action isostatique x 1.25. Dans le calcul des coffrages, la déformation est plus souvent déterminante que la contrainte. En particulier une piéce courte est sélectionnée par la contrainte, une pi&ce longue par la déformation. 11-3. STABILITE La stabillé des coffrages verlicaux et des étaiements (ou tout matériel de grand élancement) affrant un maitre couple important est sensible aux efforts horizontaux, principalement 4 la pression exercée par la vitesse du vent. Une étude est nécessaire pour déterminer les dispositions 4 retenir pour s‘affranchir de tout risque de renversement. (9) Certicat de conformité Produit Usine. \e] de coco! “DY COFFRAGEE DE LETABNENT 12- COFFRAGES VERTICAUX 12-1 COFFRAGE DE MUR Pour construire un mur en béton, il faut deux coffrages de poroi, placés face 4 face, réunis par des tirants reprenant la poussée du béton communément appelés “entretoises’. Les faces coffrantes sont maintenues @ une distance fixe lune de lautre par un écarteur correspondant 4 l'épaisseur du mur 4 obtenir. Ce coffrage peut &tre de réaiisation tracitionnelle : en bois, constitué davivés, de poutrelles industrialisées (bois, mixte, métal) et de contre-plaqué. Ce coffrage est fagonné & la demande, de construction manufaciurée ou de construction entreprise-chantier (voir annexe G - Exempies de calcul) Le marché offre, porticuligrement en France, un coffrage-outil "Banches'|) qui comporte 4 la sortie dusine, tous les dispositifs technologiques et de sécurité nécessaires & son exploitation (Ce coftrage-outil fait fobjet de la nome nationale NFP 93-350}. 12-1-1 DESCRIPTION : Tout coffrage vertical, se compose: - dune face coffrante : En contre-plaqué, matériaux composites ou en métal (principalement acier) résistant & la pression exercée par le béton. - dune ossature : En métal facier ou alliages d'aluminium), en matériaux ‘composites ou en bois. - des compiéments de face coffrante et dossature augmentant selon les besoins de la surface coffrante : rehausse, sous hausse, rallonge, trapon(?!), about, entretoise, écarteurs, etc. - dun dispositif de réglage : de la verticaliié ou éventuellement d'une inclinaison, - dun dispositit de maintien : contre le renversement, principalement sous action exercée par le vent (voir § stabilité). - dune passerelle ou d'une plate-forme de bétonnage : ceinturée par un garde- corps et une piinthe, constituant le poste de travail. - dun garde-comps : c6té face coffrante. - d'un _aceés au poste de travail : par échelle verticale, ou pratiquement verlicale, 6quipée a sa partie supérieure d'une trappe ou dun portillon d'une crinoline dés lors que Ia hauteur d'accés dépasse 3,00 m. 9) ce ferme n’exste que dans la langue francaise, par exemple, en anglais, une banche se traduit por ‘vertical oxrmwvant'. FP} ropon » désignation locale lyonnaise de la fermeture en extrémité d'un cothage de mux, 45 de conception el de calcu) - DU COFFRAGE ET DE LETAEMENT COFFRAGE VERTICAL - Réalisation tradifionnelle (voir calcul Annexe F) a) avec montants seuls Ecartour Enirotcise cots b) avec filants et montants. Montant Filant Remaraue : la solution b} nécessite moins dlentretoises que la solution a) dot moins de temps pour coffrer et décofirer. 46 | COFFRAGE ET DE: ie conceplion ef de calcu BANCHE - Réalisation industrialisée (norme NF P 93-350) Potecion face cotante = dentretoises : une entretoise, en général, se compose d'une tige filetée, d'un foureay écarteur, de 2écrous et de 2 plaques de répartition. Ces entretoises équilibrent ia pression du béton s'exercant sur les surfaces coffrantes en regard. Les plagues sont intercalées entre écrou et ossature afin de répariir action de lentretoise, principalement si cette ossature est en bois. - de réservations : pour conserver des parties vides dans le béton, négatifs installés entre les surfaces coffrantes. lls prennent souvent le nom de "mannequin lorsquil Sagit de prévoir la réservation nécessaire pour linstallation d'une porte ou d'une fenétre. 121-2 CALCUL DES ELEMENTS CONSTITUTIFS D'UN COFFRAGE VERTICAL : 12-1-2-1 DISPOSITIF_DI IN (POINTS D'ELINGAGE) : Les points délingage, accessibles depuis une surface protégée, doivent étre Gimensionnés pour admettre le poids de 18,00 m? de coffrage. au minimum(). Fe =P(g)<1.68 «1.15 «1.2 (nome NF P 93-350 - Fe Age 1 art. 6.3.11) conception ede cole Coffrage poutre précontrainte {coulage in situ ou préfabrication) ‘SOLUTION SOLUTION METALLIQUE ‘TRADITIONNELLE ‘Surface coffrante en tale acier Surface coffrante en bois Jouge en bois Attention au blocage du retrat du béton - prévoir un joint souple pour éviter les fissures 13-21 COFFRAGE TRADITIONNEL : 13-2-1-1 COFFRAGE POUR PLANCHER LEGER : Pour un plancher de batiment d'habitation dont 'épaisseur de la dalle © < 0,30 m Ge Harton ce ralage (ceciest une ere. indication). le coffrage Tour tétaement fraditionnel de plancher se compose essentiellement de quelques files ‘ d'étois sur ‘Venn de pied lesquelles reposent des filants en bastaings ou en poutrelles industrialisées (les primaires). Ces fants recoivent des chevrons (les secondaires} qui recoivent & leur tour la surface coffrante, al ttesconique Le coffrage traditionnel est trop souvent laissé & la seule initiative du chantier qui risque de négiiger le contreventement de 'étaiement. En effet, le coffrage est sensible aux effets dus aux efforts horizontoux. 64 lant En conséquence, il est conseillé dintroduire dans rétaiement d'un cofftage traditionnel de plancher une file de tours d'étciement (voir figure), les étois simples n’étant que des compléments pour “équiliorer les charges verlicales. 13-2-1-2COFFRAGE POUR PLANCHER LOURD : Pour planchers industriels, entrepdts, pont dalle, table de centrale nucléaire, etc., 'paisseur de la dalle est e > 0,30 m. Les coffrages sont obligatoirement préparés par le bureau d'études, le service méthodes, voire méme le service matériel de l'entreprise étant donné les fortes charges quis recoivent. La surface cofirante est en contre-plaqué ou en matériau composite. Elle repose sur des poutrelles industrialisées en bois, en construction mixte, en alliages d'aluminium, en laminés du commerce ou en cintres pour le coffrage d'un pont dalle, par exemple aes. YH) Zi Dans les coffrages pour planchers lourds, destinés a recevoir des fortes charges d'exploitation, on trouve : les planchers “caisson” 4 nervures croisées, - les planchers “nervurés" 4 poutres paralléles, 65 ‘PLANCHER CAISSON MANUEL = de conception ef de calcul - DU COFFRAGEET DE VETAMENT 66 13-2-2 TABLE DE COFFRAGE ; Une table de coffrage est un ensemble indissociable comprenant : > une ossature formant étaiement, disposant d'éléments de réglage tels que des vérins de pied pour mise a niveau et & hauteur ainsi que des dispositifs de roulement pour faciller le déplacement. - une surface coffrante généralement en contre-plaqué. Si ce systéme est trés rigide quant @ son adaptation architecturale, par contre il présente une parfaite stabilité sous l'action diefforts horizontaux. Une table de coffrage présentant une masse importante, nécessite des syslémes de manutention adaptés, des appareils de levage performants {voir § manutention). Du point de vue de lefficacité, la table de coffrage peut coffrer des grandes surfaces (iusqu'a 50m). 13:23 COFFRAGE "TIROIR® : Le coffrage "“firoir" est une table de coffrage dont les pieds sont remplacés par les murs existants. Les murs sant équipés de supports (3 4 5 sur la longueur) sur lesquels repose le plateau du coffrage. a7 ‘MANUEL ae conception eI de cokul~ bu COFFRAGEETDELETABWENT Le support se compose = Galet ote - d'une chaise prenant appui dans le mur par lintermédiaire d'une tige filetée résistant au cisaillement, - d'une chape recevant un galet sur =. lequel roule le plateau faciitant Chaise _/ ainsi sa manutention au or A décofirage, : - une vis pour régler ia hauteur dela -- Mis. de réglage z chape : mise & niveau du coffrage, ee décintrage du coffrage. Notons que la stabilité du coffrage est assurée par les murs,"mais ceux-ci n’ont pas toujours la maturité suffisante dans les opérations de rette solution trouve plus particuliérement son application dans les ouvrages de Génie Civil. 13-24 COFFRAGE "TUNNEL" : Ce type de coffrage réunit & la fois le coffrage vertical (mur) et le coffrage horizontal {plancher). II présente le risque de fissures dans les angles, le retrait du béton étant gené. le Encore plus que la table de coffrage, son emploi nécessite la construction de cellules 1épélitives. Cette demiére disposition ne géne pase retrait du béton. Alin-de limiter la puissance des appareils de levage nécessaires pour assurer sa manutention, les fabricants ont été amenes & créer des coffrages offrant deux demi- coquilles. Cette demiére disposition ne géne pas le retrait du béton. 13-3 LES SYSTEMES COFFRANTS Avec la variété des dispositions architecturales sont apparus des systémes coffrants de plancher qui se présentent selon 2 schémas différents = un premier principe est composé de pouires, de chevétres, de tétes de décoffrage et d'élais, le tout recevant des plaques de contre-plaqués assurant la surface coffrante. - un deuxiéme principe composé de poutres, de panneaux préfabriqués réalisant la surface coffrante, de léles de décoffrage et d’étais 8 MANUEL ~ de conception ef ce coicv) ~ DU COFFRAGE ET DE LETAEMENT _ Les poutres indlustrialisées sont de dimensions madulaires afin de permetire 'adaptation ‘aux cotes du plancher. Les systémes coffrants doivent étre mis en ceuvre en respectant impérativement la méthodologie, définie par le fabricant, qui assure la stabilité en cours de montage et de démontage Au décofirage, les systémes coffrants présentent 'avantage de pouvoir récupérer manvellement la surface coffrante, poutres et chevélres, en laissant en place (si la mise en ceuvre a bien été préparée) les étais nécessaires pour réduire le fluage durant le temps de maturation de la dalle. 13-4 CALCUL DES COFFRAGES HORIZONTAUX 13-4-1 STABILITE: Nous avons souvent insisté sur linstabilité que présentent les coffrages sur étaiement. Deux situations peuvent alors se présenter : - les coffrages horizontaux pour poutres ef planchers importants peuvent éire soumis aux mémes actions du vent qu'un coffrage vertical. Les jauées peuvent atteindre des hauteurs équivalentes a celles des coffrages courants (voir calculs de tablier de pont en Annexe G3). ~ pour les coffrages horizontaux dans un bétiment (a fabri du vent} 4 défaut effort justifiable, il est de coutume dintroduire un effort horizontal en téte de coffrage représentant 1/100 de la charge totale verticale. 13-4-2 HYPOTHESES DE CALCUL : Un coffrage horizontal est soumis & : ~charge permanente : poids propre - charge d'exploitation: —-sur plate-forme et coffrage 1500 N/m? (opérateurs compris} - ferraillage et précontrainte 2 3500 N/m? - poids du béton 2 = aU moins 24 kN/m? - charges climatiques : - effets du vent (voir § 11 et Annexe D) 13-43 CONTRAINTES : Les contraintes sont celles obtenues par les développement classiques de Ia RDM en portant un soin tout particulier @ lappréciation des hypothéses d’appuis (appuis simples, continuités). Les Eurocodes tendent 4 la comparaison d'un état de sollicitation Par rapport un état de résistance. lls donnent les coefficients partiels de sécurité, 134-4 DEFORMATIONS : Les déformations sont calculées en valeurs absolues sous charges nominales. Celles-ci, compte tenu des continuités ne doivent pas dépasser les valeurs définies par les DTU. “3 MANUEL = de Gans 13-45 DECHARGEMENT DE LA BENNE A BETON : Lorsque la benne vide son contenu sur le coffrage, celvi-ci recoil une charge locale importante, pratiquement instantanée. ll est indispensable de vérifier que cette charge ne dépasse pas Ia limite élastique du matériau du coffrage et de 'étaiement. Cetie charge est d'autant plus dangereuse pour la stabilité de 'ensemble que le coffrage est prévu pour une dalle de faible épaisseur. Conventionnellement, on peut évaluer cette charge répartie sur un caré de 2,00 x 2,00 m sur laquelle on applique une charge au m? définie par la courbe ci- dessous. Cette charge agissant sur une surface bétonnée 4 moitié de Iépaisseur definitive de la dalle. ’ CCharae sur carré de 2.00 x 2.00 m Gaaye. oa od eur dln a : os 13-5 DECOFFRAGE, MANUTENTION 13-5-1 DECOFFRAGE : Le décoffrage des coffrages horizontaux traditionnels présente des risques de chutes de matériels. Tout d'abord décintré, chaque élément doit étre évacué manuellement. Ces opérations nécessitent des équipements appropriés : casque, gants, chaussures de sécurité. Les matériels destinés & changer de niveau sont repris 4 Ia grue. Le décoffrage des coffrages horizontaux industrialisés demande le respect de !a méthodologie définie parle fabricant de ce matériel. Pour le décintrage ou le déplacement des coffrages pour planchers lourds, il est utile duiliser un décintreur permetiant aux opérateurs de déplacer les éléments de coffrage en limitant leurs efforts 135-2 MANUTENTION : La manutention des coffrages horizontaux traditionnels légers ou lourds, quoique parfois délicats, offrant des éléments séparés. ne présente pas de difficultés particuliéres si des: modes opératoires ont été étudiés en amont, évitant tous risques pour le personnel, Le probléme se pose pour les types de coffrages industrialisés, de construction monolithique. Leur centre de gravité étant inaccessible aprés coulage sur le coffrage considéré de 'élément d'ouvrage en béton 70 MANUEL 20 %. - dun point de levage sur bras oscillant ou chariot cutomatique positionnant celui-ci en fonction de Ia situation du centre de gravilé en charge ou a vide. Du fait des dimensions importantes de la fourche et de ['élévation du point de suspension, celui-ci doit étre Equipé d'une estrope (élingue a un brin] afin de tamener @ hauteur de lopérateur chargé dlassurer I'accrochage de Ia fourche au crochet de appareil de levage. FJ Cg & vide (tourche seule) Calcul : L'ossature du palonnier G fourche doit étre calculée conformément 4 Ia relation _ 7 1G =135 eves YF 1S 200 ym =10U 1 selon la qualité de l'acier retenu. (9) Les patonniers sont ces accessoires de levage qui doivent satstare la raglementation an vigueur 7 MANUEL ~ de conception ef de coicul ~ DU COFFRAGE ET DE UETAIEMENT _ Maneeuvre: La fourche suspendve 6 l'appareil de levage se glisse (guicée par un opérateur} sous la jable de coffrage : position du poini de levage 4 vide. Lopérateur agit sur les verrouillages. En levant, 'oppareil de levage améne le point de suspension au dessus du CdG en charge. La table est retirée de lalvéole de la construction. Il est conseillé de lorienter en la guidant avec une longe pendant la manosuvre, afin qu'elle ne se mette Pas en rotation. 13-5-2-2 PALONNIER DEPORTE : Un palonnier déporté est une fourche de manutention dont le bras inférieur est remplacé parla charge elle-méme. La structure & manutentionner doit alors posséder une certaine résistance 4 la flexion pour ce qui concerne la partie en porte @ faux. Calcul : e ies Le palonnier B,ovec TL yg =200 im =1oul) yp=Ul La table: Best ovee Ra ym oll La manutention avec un palonnier déporté demande une préparation adaptée de la table: -le centre de gravité doit se trouver entre les 2 pieds intérieurs, les pieds intérieurs doivent étre équipés d'un dispositif de roulement, -larriére de la table doit offrir un logement pour recevoir le palonnier, - des points diaccrochage doivent étre prévus sur la table. Le palonnier doit disposer d'un point de levage 4 vide et d'un point de levage en charge. ‘MANUEL ~ de concepiion ef de calcul - DU COFFRAGE ET DE LETAIEMENT ] Opérations de décoftrage - 1#¢ phase : -lo table est décinirée, laissée en place, -le palonnier déporté est amené au dessus de Ia fable et de Ia dalle placé dans son logement réservé dans Ia table, -2e¢ phase: —_- ensemble est poussé vers 'extérieur (scans I'cide de Ia grue). le pied intermédiaire & Ia limite de la dalle (prévoir une cale limitant le déplacement], -le palonnier est lié aux points d'accrochage prévus sur la table, ~le crochet de la grue est amené au point de levage en charge, = les pieds de la table sont relevés si nécessaires pour passer au dessus des garde-corps du plancher. Dans le cas de pieds de tables fixes, un filet de protection sera inslallé au niveau inférieur, - la manutention de Ia table peut alors intervenir. 13-6 ETAIEMENT DE MATURATION(”) Quand les batiments sont consituits G une cadence élevée, par exemple, 4 raison d'un étage par semaine, le béton qui vient détre coulé n'est pas encore suffisomment résistant pour supporter le poids d'un nouveau plancher. et les planchers doivent étre étayés sur plusieurs niveaux. 13-6-1 CHARGES DE CALCUL : Les charges de calcul proposées ont été définies par une méthode analytique tenant comple ~ des déformations élastiques des planchers, - de la résistance du béton en fonction de son age, - de la cadence de bétonnage, - de la cadence d'enlévement des étais. 136-2 CALCULS: Les calculs reposent sur deux fits : - une dalle est bétonnée en mobilisant n niveaux consécutifs par des étais, - lorsque les étais du niveau le plus bas sont retirés, les charges auils reprenaient sont réparties sur les n niveaux supérieurs, y compris le demier niveau coulé. 13-6-3 CHARGES MAXIMALES SUR LES DALLES(*) : Les tableaux ci-aprés tiennent compte du poids propre des coffrages et des étais & raison de 0,2 T/m?. Poids propre des coffrages et étaiements (charge permanente) enn. 01D Poids propre des étais de reprise .. ie 0,05 D Charges de service ... 05D Ces charges sont & ajouter au poids propre du béton, D. 2) Le chopitte 14-5est tre du Manvel de Technologie du Coftrage du Cia [2] Elements tres de TCI Spécial Pubicotion n° 4 FORIWORK FOR CONCRETE & laquella il convient de so reporter pour plus de détails, 73 ‘MANUEL ~ MENT »conceplion ef de coker 136-4 CHARGES MAXIMALES SUR LES ETAIS : les étais les plus chargés se trouvent au niveau du sol, avant que Ia structure commence a reprendre une partie de son poids propre, ces étais supportent Ic totalité de tous les étages bétonnés avant qu'on les retire. Diaprés la phase 2, cetle charge maximale est de 2,7 fois le poids propre du béton pour un niveau de dalle. Il est recommandé de calculer les étcis pour équilibrer Ia totalité du poids du béton, des coffrages et des charges de service existants avant qu'on ne les refire. 13-65 IMPORTANCE DES LES DALLES : Les valeurs indiquées précédemment sont des valeurs maximales. Certains étais ou planchers peuvent éire soumis & des charges plus faibles mais il n'est possible d'en tenir compte que sur justification par le calcul propre au cas particulier considéré. Les valeurs indiquées ne sont valables que pour des Stais n’ayant ni été déplacés ni démontés pendant les travaux. Aucune réduction dans les charges n'est admise quand on replace des étais, mois une telle opération provoque toujours un accroissement de la charge i “ ancher qui est 1é-étayé. 74 oe =f azz) o 0 0 ey anl o 0 i [IErz) 1014099 9p |UOAO segue) |UOs e2WNas ap seBiDY> seq] Wz _ ere "Z ADAAU ND SOINIBS Sp SEUDYD | azz| 0 0 0 eee “9810YD ap alpueides juoanod au | nBeAIU Np Al avi] o 0 0 leet HOP 81 os No eIDIO} UOSSIWISUDN, 'Z NDSAU ND @BDWUOIeE) —_z z od sI0}9 9 8604j09 p 0 \s| (oda! : ‘s01nles ap S610UD A5'0_ sudo Fi avi] o | o 0 t 4 [05 no 900} vOKSUBUON, “| NOSAU No eGoUUOIEg) | Fl Fl = ele 8] <@ H fff ik E | iuctoncao ao g8e get] Ge [8] | sopsoinssbmus | § | S28) Sa | anjanisojap owoyos ‘sanbiowios 2 uoyD:edg or0ud aap sajdyynu 18) ue soguioddis s61049, 3 ja ““@9)N98 8p SGIDYD —_S0'0 ="""|ULAIOI9-91 NP spIog 3 49 S@BOYjOD SEP SPIOg = G.QO'| =" OI}OP D] BP SPiog | | “Ali '0. 8B SOU ND JLo ‘| eiduo> Ua espueid © 29)\l88 ap $9640Y9 $9] sIOW J94UDYD 9p sUCIPUOD 59 J9 SO}]OD sap iNassiOde, Ep UOIDUD} JOS O6:0U9 |p stiOcIdo 597 3) uaWAIDI9-91 BP 904d 0 |UDPUIed @O,0YD ayeanou ap sod andyddo.U UO bi 30} 019 970 19 jou 2 3 SSgUTOOT, | | ‘key9-94 NEDA, —= simp uoieq ve ayea | ‘akeyp ‘SpuUOIEG _ | aes — angp wevan ayea) sein an neon ne ap oder “S1A185 8p S9BIOY> sep pape 59 '$9B01j09 sep sudoud splod np eydio> juey NDBIqQD) 8) “jUeWSIO!8-21 ep NOBAIU UN jUEWIEIDI9,p xNDeNIU xnNEg (219 np sa6oxyo5 sep saBojouys9) ep januOW NP 4104p] $9049 0 SoINJOnUIs Sep SaiIOP Sap 49 51949 50| Ns S@BOYD sop J3UNAMIS SSATVNY 75 asoo| 201 aso] TT "WRUSD of dest] 0 | aes fap spiod np jno[o, 1s8.u 89 1s Se@ypow sod \uOs aus 9880! azso| o | azo $9] NS S@BIOYD $81 7% NDEAIU NP SI]OP sNos |UaWAID|S-S4 a U/airory art = "§9|JSUUOSIO|ULS9ISOI SOIOP OP KNOSAIU KTOP £4] SUB | JueWe|O69 alyoc9s 459 q ['0 9p JOLULCIGNs jUeWE!D}9,0 a6i0y2 Oo] ¢ Z NDeAU Ap aliop | ap aBoyjo29q 0} cast |asvo+| az agso| azso | asvor| azeo Girt |aveo+| ago Gio] Gert |azeo+| aso aero| azeo |aseor| 0 s9|2@UUOD19{U SaJOp ap xnDaALUsIO44 $9] 2449] Justus! elj!0de1 yse Jauiuiddns @ G gO’ ep juaWaInje “91 | INS eBiOYD | : JUEWE!DIe-91 NP UO)sseidcins| "0s No jUSUIE}Dup | 4u@puadse0 UO}}ONH/sUOD 0} Bp seBs0YD 59) se|nNo} anbsind SBYIPOW JUOS SIDJO SBI INS SEBJDYD $9] se;Nas 49 381OD9P asot] o | asot aso1} o | asor 76 5 a é . @P JUDAD BdW1es ap s@BIDYS So] NDSANOU O BAg|UO UO 3 n € 8 a OBA NO JUOs BoMNeS ep seOs0YD se} ‘aiD\uaWIeldLOD 3 asri}aso1} o hee eG0U2 ap sod Su0p yuayoddns eu je snid sYyO9y 4 asvi}asoi| o eee: sod juaaned ou saljOp 581 Os ND aulojUaUg|dOD eB1049. 3 earl ae 4 ke | jawUsUDI} JUEUA!O}s-91 9]; NDBAIU ND aGDUUOIg ls ae "as00 \3) asoo| asor| oo Sai, aidoid splod uos apoddins juawernj9-91 9} : sayop se] inod | i asoo| asoi| o ail, @}48u UoyDOYPOW Bp sdg "|UBLIE!D{9-91 NP 82010 UB asi z ot 19 | xnoealU $8] eye 106 in _ | aso Jasorr) 0 frye 1 ; IU $B] O1yU ewes 12 odey {se @1Se1 Nb 8D asoo| Gsoi |asol+| 0 Biz fewieysés AP _ 1'0 eAgius UO} NDBAIU Np @BD1jOD9q 2 gl, ot lige 8 $33) 20 soomooas| £88] EH] EE pigioinsebeyy |S &| S28] F | omionus. op owours senbi0U91 Jo UOO19O 2p sajdyows Ue seguoddns se61045 ap sejdyjnw a seayioddns so6ipuD cerT ase geo “JueWelD}9-91 je @BOIjo9p_ 3 JUDAD G S'0 B2INIes ap eBIOYD 0D} ap UOKSeIddng| Wel rom "s1U830T] apgt| Cz -SNOS XNBSAL S101} $9] B1}UB {ULUOIOB9 ei0de1 js@ 261049 cop} 7 BIPANOU D1 “G 19 INO juaWAID|E jo BO4JO9 49 G SO no unod ea1aias ep eB10Y9 sudwios Ag noeajunp aBouuojeg] | aso) C507 ~_SeRPOW Sd [Us SU y OE MNDSAT MND aa art S9]0P sep se6.0Y> $9} 49 aiclosd spiod Uos enb eoddns| 260) Gio BU juewis!o}e-21 2D "E NDEAU 9 snos jueWEIDIE-ex| ZL aes FOE MNDSAU SEP oer SOIDP Sa} a1je ads |s@ [9B BLINDeL s\UBPUOdSELIOD| 26"0) Gio S101 58| INS eYJOde! eBsOY> 07 ‘¢ NOAA NP aBOyjODeq| 11 aa| 90% 7 SEMAN go) T1OT Sep SalI9p Se) e1jU9 BlyOdes Js@ q $0’ 8p {UeWIEIDIE-31 Np. 9860! 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Les coffrages dits “courbes’ sont toutes les surfaces coffrantes formées par des générairices qui se déplacent parallélement 4 elles-mémes en stappuyant sur une directrice qui est aussi une courbe (parabole, cercle, etc.). On rencontre dans cette catégorie les coffrages pour éléments d'ouvrages de toutes formes géomeétriques les plus diverses tels poteaux, réservoirs, silos, mouvements architecturaux, etc. Wl existe deux types de coffrages courbes : - les coffrages fermés, - les coffrages ouverts. 14-1 LES COFFRAGES CIRCULAIRES FERMES (CYLINDRIQUES) Les coffrages circulaires fermés se présentent sous Ia forme de tubes : tubes seuls, pour le coffrage de colonnes rondes au tubes avec un noyau, pour certaines applications. Le tube extérieur se compose de demi coauilles reliées par clavetage ou boulonnage. Le tube intérieur, si il existe, posséde un dispositif de rétraction pour permetire son extraction, Pour les petites sections, le plus facile est de les réaliser en métal ou en matiére plastique ou composite. Parfais on utilise aussi des coffrages perdus, par exemple en carton. Les sections plus importantes peuvent étre fabriquées en bois, Ia forme est obtenue avec des couples sur lesquels prennent appui, suivant les génératrices, des filants qui recoivent un contre-plaqué mince roulé. Les coffrages circulaires fermés concement la plupert du temps des éléments douvrages verticaux. Ceux-ci, souvent hauls, sensibles & action du vent, doivent étre stabilisés, Equipés d'une plate-forme de bétonnage comprenant un accés : une échelle par exemple, munie c'une crinoline si sa hauteur est supérieure 4 3m. Effort sur les coffrages citculaires fermés ; Un coffrage circulaire fermé recoit une pression intérieure qui se traduit en tout point & un niveau donné par un effort de fraction tangentiel selon les génératrices de lenveloppe (voir figure page 80) F=05.p.d oU : p= pression en KN/m# au niveau considéré d= diamétre intérieur en m. F = effort sur génératrice en KN 14-2 LES COFFRAGES CIRCULAIRES OUVERTS. Les coffrages circulaires ouverts peuvent se présenter sous deux formes : - les coffrages spéciaux, + les coffrages 4 courbure variable. Les coffrages & courbure variable profitent de I'élasticité de la peau coffrante : acier ou contre-plaqué, Equipée de montanls, disposes selon les généralrices, réunis par des tendeurs (ou ridoirs) avec lesquels on adapte le coffrage au rayon de courbure voulu. Pour procéder & cette préparation, l'utilisation d'un gabarit est indispensable, il est préférable de réaliser ce travail en atelier, En fait, ces coffrages, in fine, doivent &tre équipés de tous les compléments de fonctionnalité : stabilité, plate-forme de travail et accés, dispositifs de préhension pour le transport et la mise en oeuvre. 79 MANUEL ~ de conception ét de calcul - DU COFFRAGE ET DELETAIEMENT LES COFFRAGES COURBES AY COFFRAGE CINTRABLE ‘| Surface coffrante Génératrice — ‘industrialisée- i ty Ridoir yh ! + i | Hi ! Hy iH Ps i | I! ™ H Y yy A 1 } ; +| | E ic COFFRAGE DE POTEAU “BU CORRAGERT DE LETABAET 15- LES COFFRAGES INCLINES On trouve les éléments d'ouvrages inclinés dans les monuments architecturaux ou fonctionnels : ce sont les auvents, les diverses rampes et plans inclinés, les gradins de stades, béquilles de ponts, etc. Le coffrage et la mise en ceuvre de ces éléments diouvrage demandent un examen Circonstancié étant donné la présence de charges sur surfaces inclinées. Le coffrage est installé sur un étaiement, les filiéres sont orientées suivant les lignes de plus grande penie et les traverses selon les horizontales du plan. 15-1 ACTIONS SUR LES COFFRAGES INCLINES Pour les ouvrages présentant un angle inférieur 4 30° par rapport a Ihorizontale (tga = 0.58), a seule surface coffrante 4 |I'intrados de louvrage est suffisante dés lors ue le béton mis en ceuvre est un béton classique, offrant un faible affaissement au céne d'Abroms. Méme si ces paramétres sont respectés, le chantier préfére disposer un conire-coffrage sur la partie inférieure de la pente de l'ouvrage afin de bloquer le glissement du béton soumis é l'influence de Ia vibration. Enfin, si tangle est supérieur & 30° par rapport & 'horizontale ou si quel que soit ‘angle, le béton est irés fluide, un contre-coffrage est indispensable pour s'assurer de la constance de l'épaisseur de l'ouvrage réalisé. 81 —WAANUEL~ de conceplion e! de calcul ~ DU COFRAGE ET DE UETAIEMENT 15-1-1 COFFRAGE INCLINE. SANS CONTRE COFFRAGE : Le systéme se présente comme étant une dalle inclinge, seul le poids du béton agit sur le coffrage. Calcul pour une largeur units : 5 ois volumique du béton = épaisseur de Ia dalle '@ qui crée des composanies : p Cosa M = Moment fléchissant dU ou poids du béton 2 m= Pcosad 8 cette flexion, il faut ajouter celle due au poids propre du coffrage. Pour une réalisation pratique, ces valeurs doivent-étre affectées : en contrainte et déformation des coefficients de continuité (voir annexe B), + des coefficients de pondération ou des coefficients partiels de sécurité relatifs aux matériaux considérés.. 82, ‘MANUEL ~de concepiion ef de colcw = DU CORRAGE ETDELEIAEMENT Sd 2 COFFRAGE INCLINI FI : Le systéme se. comporte comme étant une banche inclinée. Seule Ia pression agit sur les coffrages. La pression du béton s'exerce normalement 4 la surface sur laquelle il agit. Cette pression est fonction de la hauteur h prise verticalement, Elle s'exerce sur les coffrages inférieurs et supérieurs. ois volumique du béton h = hauteur p=6h M= moment fléchissant dd a Ia pression du béton, pd? mM=Po) 8 A cette flexion, il faut ajouter celle du poids propre du coffrage (inférieur + supérieur). Pour Ia justification de la section du coffrage. ces valeurs doivent étre affectées des coefficients de pondération et de continuité (§ 11 + Annexe 8). Remarque : Les pressions s'annulant, on retrouve en A et B le seul poids du béton. + coffrage. MANUEL de Concepon of de Gad ~ bu COMRAGEETDELETAEWENT 16- LES COMPOSANTS MODULAIRES DU COFFRAGE 16-1 Les COFFRAGES: MODULAIRES Les coffrages modulaires ont pris une place importante dans l'activité des chantiers de Baliment, de Travaux Publics et de Génie Civil. ls sont apparus sur le marché francais aux alentours de 1965. Le but était doffrir aux entreprises un matériel simple d'emploi pouvant s'adapter facilement 4 l'architecture des ouvrages. Ce concept dioutils, de fabrication industrialisée, se compose de panneaux indépendants pouvant s'associer entre eux afin de réoliser des suriaces de coffrage de dimensions variées, voire importantes, et de formes complexes. On les retrouve souvent dans la construction de - voiles divers, - poutres, - cages d'escaliers, d'ascenseurs, etc. Les panneaux sont en général constitués de cadres métalliques. en acier ou en alliages d'cluminium composant fossature : Ia surface coffrante est réaisée en contre-plaqué. Ils sont calculés pour pouvoir supporter une pression de béton de 80 & 100 KN/m? dans des conditions salisfaisantes de contrainte et de déformation. Le catalogue d'un coffrage modulaire comprend, outre les panneaux coffrants, toutes les piéces complémentaires indispensables pour, avec celles-ci, constituer un coffrage complet pouvant & Ia fois étre compatible avec le rendement souhaité par lenireprise et étre en accord avec les exigences du Code du Travail, notamment des systémes de sécurité et de stabilisation. Ces ensembles, ainsi reconstitués, de masse importante, nécessiten! Ia présence d'un ‘cappareil de levage sur le chantier. 16-2 LES COFFRAGES MANUPORTABLES Les coffrages manuportables sont des coffrages modulaires dont la caractéristique principale est leur légéreté, Les panneaux et les piéces complémentaires ne dépassent pas la masse de 30 kg. lls peuvent ainsi tre reconstitués et mis en oeuvre par la seule intervention diopérateurs, sans moyens matériels de levage. On les retrouve dans la construction d'éléments douvrages de faibles dimensions, tels que : -longrines, -murets, - petites poutres, et chaque fois que le chantier ne dispose pas dun appareil de levage ou que lutllisation de celui-ci ne simpose pas. Légers, ces coffrages ne peuvent supporter que les pressions exercées par le béton de 35. 60 KN/m’. Lorsque les coffrages manuportables sont assemblés de telle sorte quis reconstituent des surfaces plus importantes, par exemple un coffrage vertical de plus de 1,50 m de hauteur, ils doivent satisfaire aux conditions de stabilité et de sécurité exigées par le Code du Travail. 84 ul = DU COFFRAGE ET DELETAIEMENT - Panneau de cofirage manuportable &S - Assemblage de panneaux manuportables: - Jouée de poutre réalisée avec des panneaux manuportables pike Js Lr 7 ' ye t t 4 a ote] olte ote MANUEL = de Goncepiion ef de cokul= DU COMRAGEETDEVEIAIEMEMT sd 16-3 LES POUTRELLES INDUSTRIALISEES Les avivés, facilement destructibles dans le temps, utilisés parfois pour d'autres applications que celles réservées au coffrage (bois de chauffage par exemple], ont 616 remplacés par des poutrelles de fabrication industrialisée > enacier - enbois: - enalliages d'aluminium avec fourure en bois = enconstruction mixte : bois- métal = enmatériaux composites Elles trouvent leur emploi dans les coffrages des surfaces offrant des génératrices rectilignes. Les poutrelles en acier, lourdes en général, poutrelles laminées du commerce, sont plutét uilisées pour des charges importantes, par exemple étaiement d'un tablier de pont au dessus d'une voie ferrée. Les poutrelles en bois, & section rectangulaire ou en 1. Les poutrelles en 1 sont constituées de semelles en bois massif et Gme en contre-plaqué, en lamellé collé, en treillis, parfois meme en métal.. Dans les poutrelles en alliages caluminium. la présence d'une fourrure en bois facilte leur utilisation. Leur faible poids par rapport 4 des motériels équivalents rend leur manutention aisée. Si les alliages d'aluminium offrent aujoura'hui une résistance proche de celle de l'acier, leur module d'Young {module a'élasticité longitudinal] étant le tiers de celui-ci, leur déformation trois fois plus importante nécessite un peu plus de matériel d'étaiement. Avjourd'hui, des fabricants travaillent au développement de produits en matiére ‘composite qui offrent vraisemblablement des quaiités certaines de résistance, légereté et surtout d'une trés bonne tenue face aux agents agressifs du béton. Les poutrelles de fabrications industrialisées ont toutes en commun, la possibilité de recevoir les surfaces coffrantes par simple clouage. Leurs exirémités sont protégées contre les dégradations inévitables dues aux conditions dutiisation du chantier. Les poutrelles industrialisées font lobjet d'une norme nationale, la NF P 93-322. La fabrication des seules poutrelles en bois est gérée par une norme européenne. Détermination des poutrelles industrialisées. Pour les poutrelles en alliages d'aluminium se reporter aux coractéristiques mécaniques précisées dans le § 8.3.4. La présence des fourures en bois ne constitue pas un complexe : bois, alliages d’aluminium, elles niinterviennent pas dans la résistance de Vensemble, ‘Les documentations des fabricants distribuant des poutrelles industrialsées sur le marché offrent & lutiisateur des abaques donnant : - la charge admissible sur ia poutrelle, - les portées, - les moments fléchissants, - et les fléches correspondantes. 86 Si ces abaques(”} sont cohérents, les fléches ne peuvent élre déterminges qu'en fonction de charges nominales. Pour déterminer une poutrelle il faut comparer un état de sollicitation en regard d'un état de résistance. Ainsi le moment fiéchissant admissible ae por l'abaque ne peut-éire que le moment fléchissant sous charge nominale, crest a dire: Moment résistant fe eee FM OU yr et ym sont donnés par les Eurocodes, pour le bois ils sont remplacés actuellement en France par les coefficients de pondération des régles CB71. Nota : Il est nécessaire de limiter la portée de ces poutrelles afin de s'opposer au déversement, sila porlée est importante. Il est indispensable de prévoir des traverses de liaison. Des précautions doivent étre prises pour garantir Ia stabilité des poutrelles lors de leur mise en place (un basculement peut entrainer le déséquilibre d'un opérateur et provoquer un accident grave). (©) Vor annexe ¢ 87 Poutrelles de coffrage de fabrication industrialisée I Poutrelle Macomber (acier) (| Trellis : ——, — Poutrelle bois || emer | | Tame peut etre réalisée en metal fourreau en bois ‘pour clouage \, Poutrelle aliages _L > aluminium rainures pour, ‘Trous pour clouage ‘téte de vis poutrelle composite 1 LES ETAIEMENTS Les étaiements sont indissociables des coffrages dés lors qu'il y a a transmetire 4 un niveau inférieur pouvant les recevoir, des charges et des efforts provenant de ceux-ci, tels les coffrages de planchers, de poutres (tablier de pont), de votes (ouvrages c’ar!) de divers mouvements architecturaux (éléments d'ouvrages inclinés). etc. Qui soit étai simple ou tour d'étaiement de fabrication industrielle, l'étaiement remplit une double fonction : ‘+ Une fonction géométrique, celle de maintenir en position stable dans lespace un platelage, un coffrag * une fonction mécanique. celle de transmetire la charge quill recoit en un point d'appui choisi dans Ia construction comme capable de recevoir cette charge sans dommage pour la stabilité de l'ensemble. De cette deuxiéme fonction, létaiement est un poteau provisoire gui "descend" une charge, recoil des efforts horizontaux dus aux mouvement liés ou provoqués par la mise en oeuvre du matériay ou action du vent. A ce titre, il doit 6ire calculé compte tenu dihypothéses de charge et dappui et avec des coefiicients de sécurité fixés en accord avec les régiements en vigueur. Les étaiements sont utilisés aussi pendant la maturation du matériau dans la phase de ré-€taiement (voir § 14.6) afin de réduire les effets de fluage du béton pendant son durcissement. On trouve encore des étaiements dans des travaux dentretien et de réhabilitation en lieu et ploce déléments d'ouvrages simultanément supprimés, dans lattente de leur emplacement par tout autre dispositif constructif ou architectural. Sur le marché frangais, les étaiements se présentent sous la forme : - d'étais métalliques . étais télescopiques régiables en acier et en alliages légers, EN1065 + 6tais télescopiques 4 double effet, NF P 93-320 + étals 4 forte descente de charges pour le génie civil, - tours d’étaiement() NF P 93-550 - structure d'étaiement 17-1 ETAIS METALLIQUES Les étais métalliques sont des outils trés répandus sur les chantiers de batiment et de génie civil. lly a trois types bien distincts d'étais métalliques. 17-1-1 ETAIS METALLIQUES TELESCOPIQUES REGLABLES : Ce sont des étais & simple effet, capables de transmetire uniquement des charges axicles, de compression. lls sont destinés plus particulgrement aux chanfiers de batiment, ils se composent généralement de deux tubes coulissant lun dans 'autre assujettis 4 un dispositif de réglage et de transmission de charge. Parmi eux on distingue : «les étois 4 vérin de pied ou de téte «les étais 4 manchon * les étais 4 boutonniére (2) Actuelement une norme européenne est &i'étude 89 < de concephion ef | COWRAGE ETOE TARE 7 Ces étais font aujourd'hui objet d'une norme européenne NF EN 1065 [avril 1999). La norme NF EN 1065 préconise Ia recherche de Ia charge caractéristique soit par un calcul au flambement au 2% ordre, soit par essai. En France, un avis technique du Ministére de |'Emploi et de la Solidarité, paru au J.O. du 14 mai 2000 fixe le coefficient partiel de sécurité a Ty, = 15X11 = 1.685 (pourtes tals métariques en acier) aes : ae | A 5 | £ | 5 i |o| le 3 i : | oI et 7 g = 3 3 § é au, Etai télescopique 2 sie réglable en acier Etai a forte descente de ist pee ou en aluminium charge (Etai Génie-Civil) aEsP (étai batiment) ‘onception ef de colcul - DU COFRAGEETDELETAEMENT an a Cette valeur -la charge d'utilisation- est la seule interessant l'utilisateur pour établir son projet d'étaiement (voir calcul étaiement). Elle doit étre déterminée par le fabricant et portée sur la documentation technique et commerciale. Un étai doit avoir: + une capacilé de charge d'utilisation 2 10 kN, - un systéme anti-déboitement fit-coulisse, -un systéme de solidarisation de la broche avec I'étai (broche imperdable) condamnant lutlisation de cable ou chainette, ou plus encore un rond 4 béton de récupération, - un arrét de fin de course du manchon fileté, - un essai de résistance des poignées du manchon, - un élancement < 200 i: i étant le rayon de giration de la coulisse, - une broche en acier Fs £24 et ayant subit un essai de pliage. 17-1-2 ETAIS TELESCOPIQUES A DOUBLE EFFET : (TIRANT - POUSSANT) Pour certaines applications, il est nécessaire d'avoir & disposition des étais télescopiques qui peuvent recevoir & Ia fois des efforts axiaux de compression et de traction. Ils sont utilisés pour la stabilisation d'éléments douvrages préfabriqués pendant le durcissement du oéton de clavetage ou pour la stabilisation des grands coffrages verticaux. lls font l'objet d'une norme francaise NF P 93-320, Ces étais doivent eux aussi satisfaire un coefficient de sécurité de 1,65 lorsquils sont fabriqués en acier. 17-1-3 ETAIS POUR FORTE DESCENTE DE CHARGES : Les étais en acier ou en aliages légers utiisés sur les chantiers de génie civil ont leur section composée de membrures en profilés et en profilés réunis par un trellis. Constilués éléments superposables, ils peuvent atteindre des hauteurs importantes {plus de 10,00 m) et transmetire des charges de plusieurs centaines de kN. La base et Ia téte des étais lourds possédent un vérin & vis de gros diamétre souvent monté sur rotule afin d’éviter l'excentricité dans liniroduction des charges. Etant donné leur poids, leur mise en place nécessite Tutlisation dun appareil de levage. A la livraison, le fournisseur doit donner un tableau de charges admissibles d'utilsation sous forme c'abaque en fonction de la longueur développée. 17-1-4 ETAIS A “TREPIED" : Les fabricants proposent aux utilisateurs des trépieds @ associer aux étais. Cet accessoire qui ne prend aucune charge verticale facilte le maintien et le positionnement des étais pendant leur installation. En aucun cas, ce dispositif ne ut 6tre_con: comme étant une stabilisat 'étalement sous I'ai dun jorizontal. Ce n'est pas un contreventement. a 17-15" “All Pour soustraire fétaiement réalisé avec des étais télescopiques indépendants 4 son risque structure! : le renversement, les fabricants d’étais, voire de tours d'étaiement, ont créé un accessoire "Tour étais" qui réunit les étais 2 par 2 ou 4 par 4 afin de reconstituer un ensemble stable, or La "Tour étais" doit tre = contreventée dans le plan vertical comme dans le plan horizontal, -Ia ligison entre le cadre et les étais doit bloquer les jeux afin de soustraire tout mouvement qui pourrait étre néfaste 4 la stabilité de l'ensemble. 17-2 TOURS D'ETAIEMENT Les tours d’étaiement sont des structures autostables de section triangulaire ou quadrangulaire. Les membrures sont en tube rond, carré, ou rectangulaire réunis par un treillis ou un systéme échelle formant conireventement. x Vérin de téte Trongon de | décintrement Vérin de pied Les dimensions les plus communément rencontrées vont de 0,80 4 2,10 m de calé. Elles sont prévues pour recevoir par membrure une charge de 60 4 100 KN, soit une Ccapacité de 240 & 400 KN pour une tour carée chargée sous effort normal seul. Pour les travaux de la classe TP. it existe des tours de 1000 kN de capacité de charge. 92 Les tours o'étaiement foisant objet de ia norme nationale NF P 93-550(°'), qui définit les conditions d'essais et de calcul des tours c’étaiement, sont composées de panneaux industiaisés s'adaptant les uns aux autres, iiés par goupillage afin de faciliter leur manutention, 4 la grue, par ensemble constitus. Les tours d'étaiement sont équipées de vérins de pied solidarisés avec l'ossature pour la manutention, de vérins fourche de 1éle pour mise & niveau précis du coffrage. Certaines tours offrent 4 |'utilisateur des troncons mobiles de décintrement facilitant les opérations de décoffrage et de translation d'une travée 4 Ia suivante. Le mouvement vertical du troncon de décintrement est actionné par cric mécanique ou vérin hydraulique. 17-3. PREPARATION D'UN ETAIEMENT Un étaiement, quil soit réalisé par étais indépendants ou par tours d’étaiement, doit 6tre préparé en fonction des charges quil est appelé & recevoir et des possibilités d'équiliore de ces charges au niveau de la qualilé des appuis. C'est une élude qui mérite attention : - Evaluation des charges en présence. - Choix du mode de bétonnage, surcharge locale, bétonnage 4 la benne, efforts horizontoux, bétonnage la pompe. - Choix du matériel, étais ou tours d'étaiements. - Etude du contreventement. - Etude du montage, sécurité du personnel, protection contre les chutes de hauteur. - Etude du cycle de bétonnage, coffrage, décoffrage, décintrement, translation de létaiement + coffrage, coffrage pour un nouveau cycle, haubanage si nécessaire. 17-4. CALCUL D'UN ETAIEMENT | appartient au fabricant de 'étaiement, éventuellement par |'intermédiaire de limportateur et du vendeur, de fournir 4 lutilisateur la charge ciutilisation : Cy du produit s6lectionné : étai ou tour d’étaiement. 17-4-1 CHARGE ADMISSIBLE D'UTILISATION : _ Charge coractéristiqaue cy IMF Pour un étai télescopique rw * rf = 185 , pour une four d'étalement 44 » rp > 2.00 . Co= Charge admissible effective Sa c-S Uk = coefficient d'utilisation particulier dernandé par le moitre d'ouvrage, le maitre diceuvre ou l'utilisateur en fonction de "état du matériel (voir tableau}. (0) leiste une marque NF relative aux tours d étolement. Une nerme européenne es! en cous eélaberation au CEN 93 {MANUEL ~ de Concepiion el ce clcu= BU COMRAGE ETE VETAEMENT | Coefficient utilisation particulier(™| k Etais télescopiques Tours étais Tours d'étaiement faible charge Matérie! Elaiement batiment Matériel neuf utilisé une seule fois 1 | 4 2 [eummatire were selon une ponders Gus 8 ‘ 3 es ‘Utilisation définie apres étude spéciale et sous 1

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