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LA PHYTO-AROMATHERAPIE
AU SECOURS DE LA FUTURE ET JEUNE MAMAN

Traiter les troubles fonctionnels et courants


de la grossesse et après l’accouchement
avec les Plantes médicinales et huiles essentielles

MEMOIRE HIPPOCRATUS
NIVEAU 1

Emilie Lafarge

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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Sommaire

1 / MIEUX VIVRE SA GROSSESSE AVEC LA PHYTO-AROMATHERAPIE ___________________ 6


a) Asthénie physique et immunité fragilisée : comment s’en prévenir durant la grossesse _______ 6
-Le soutien des plantes face à la fatigue physique ____________________________________________6
-Renforcer son immunité pour lutter contre les agents pathogènes _________________________________6
-Les huiles végétales vierges comme compléments alimentaires ___________________________________7

b) Les baisses de l’humeur, l’anxiété et les problèmes de sommeil chez la femme enceinte ______ 8
-Stress, anxiété et insomnie __________________________________________________________8
-Le mummy blues, la dépression pendant la grossesse ________________________________________ 10
-Les huiles essentielles pour calmer les angoisses des futures mamans _____________________________ 10

c) Les problèmes digestifs ______________________________________________________ 11


-Nausées, vomissements et digestion difficile ______________________________________________ 11
-Aérocolie et maux d’estomac ________________________________________________________ 13
-La constipation _________________________________________________________________ 16

d) Les problèmes circulatoires ___________________________________________________ 19


-Des plantes incontournables contre l’insuffisance veineuse et les troubles capillaires ____________________ 19
-Jambes lourdes, varices et rétention d’eau _______________________________________________ 20
-Les hémorroïdes ________________________________________________________________ 22

e) L’épiderme sous tension et les problèmes cutanés _________________________________ 24


-Démangeaisons cutanées et masque de grossesse _________________________________________ 24
-Problèmes de peaux : acné et couperose ________________________________________________ 26
-Prévenir les vergetures ____________________________________________________________ 28

f) Les douleurs articulaires, musculaires et ligamentaires ______________________________ 29


-Les douleurs articulaires et rhumatismales _______________________________________________ 30
-Les douleurs ligamentaires et crampes musculaires _________________________________________ 32

2 DES PLANTES POUR SOULAGER ET AIDER LES JEUNES MAMANS ________________ 33


a) La préparation à l’accouchement pour mieux accueillir bébé __________________________ 33
-Préparer en douceur l’utérus et le périnée à J-15 ___________________________________________ 33
-Le stress de l’accouchement le jour j ___________________________________________________ 34
-Déclencher l’accouchement et/ou renforcer les contractions ____________________________________ 35
-Faciliter l’expulsion du placenta_______________________________________________________ 37

b) Un arsenal des plantes pour l’allaitement _________________________________________ 38


-Les plantes qui favorisent la montée de lait _______________________________________________ 38
-Les plantes anti-galactagogues _______________________________________________________ 41
-Engorgement laiteux, crevasses et gerçures ______________________________________________ 42

c) Suites et retour de couche, baby blues et dépression post-partum ______________________ 44


-La jeune maman en convalescence ____________________________________________________ 44
-Le baby blues et la dépression post-partum _______________________________________________ 46

d) Etat de l’épiderme et des cheveux après grossesse _________________________________ 48


-Traiter les vergetures _____________________________________________________________ 48
-Traumatismes et cicatrices dus à la naissance _____________________________________________ 50
-Chute des cheveux & problèmes capillaires _______________________________________________ 52

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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e) La baisse de libido et l’asthénie sexuelle _________________________________________ 56


-Des plantes stimulantes par voie interne _________________________________________________ 56
-Les huiles essentielles pour éveiller les sens, par voie externe __________________________________ 57
-Les végétaux alimentaires et aphrodisiaques ______________________________________________ 59

f) Après la forme retrouver les « formes » : tonus et silhouette __________________________ 59


-Retrouver sa ligne avec les plantes modératrices de l’appétit ___________________________________ 59
-Des plantes dépuratives pour la silhouette________________________________________________ 61
-Adiposités et cellulite : plantes et HE en usage externe _______________________________________ 64
-Fermeté du buste & raffermissement du périnée ____________________________________________ 66

LEXIQUE / abréviations :

/ââ : en quantité égale à…


BMG : bourgeons en macérât glycériné
CH ou DH : centésimales ou décimales hahnemanniennes (homéopathie)
EPS : extrait phytostandard
ES : extrait sec
HA : hydrolat
HE : huile essentielle
HV : huile végétale
JPMG : jeunes pousses en macérât glycériné
Nb : nébulisât
PM : poudre micronisée
QSP : quantité suffisante pour…
SPF : suspension de plantes fraîches
TM : teinture mère

CORRESPONDANCES :

1 cuillère à café : 5 ml ou 4 g
1 cuillère à soupe : 15 ml ou 12 g
1 tasse d’eau : environ 200 ml

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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INTRODUCTION
La grossesse est une période délicate dans la vie d’une femme. Elle engendre des bouleversements physiques et
psychiques qui peuvent venir perturber le déroulement de la grossesse. Les hormones sont souvent responsables des
déséquilibres et des troubles fonctionnels et physiologiques constatés chez la femme enceinte. Et face à ces troubles, la
réponse allopathique reste globalement insatisfaisante car il existe peu de remèdes pour soulager les femmes enceintes. La
phytothérapie et l’aromathérapie proposent une alternative thérapeutique intéressante pour traiter les maux et
pathologies courantes, mais peuvent-elles accompagner la femme durant ses 9 mois de grossesse et après
l’accouchement ?

Les plantes et leurs huiles essentielles possèdent des propriétés médicinales puissantes qui doivent être correctement
utilisées. Elles ont également leurs limites : quelles sont-elles et quels peuvent être les risques pour la femme enceinte et
son bébé ? Quelles sont les plantes préconisées, à éviter ou interdites pendant la grossesse et après l’accouchement ?
Quelles formes galéniques la femme enceinte et la jeune maman doivent-elles privilégier ?

Seuls les maux fonctionnels courants liés à l’état spécifique de grossesse et au post accouchement seront développés dans
ce mémoire : l’anxiété, l’insomnie, la digestion difficile, la constipation, la rétention d’eau, les problèmes d’allaitement, les
vergetures… Par choix, les pathologies plus lourdes rencontrées chez la femme enceinte ne seront pas traitées, comme le
diabète de grossesse, les problèmes d’hypertension, les infections gynécologiques…

Pour chaque trouble, un inventaire de plantes et d’essences sera détaillé, mettant en évidence les propriétés
pharmacologiques et l’application thérapeutique de la drogue avec ses contre-indications, ses différentes formes galéniques
et leur emploi. Des formules, avec ou sans posologie, sont présentées à titre indicatif (lire le paragraphe
« Avertissement » ci-dessous.) D’autres formes thérapeutiques seront également abordées comme la gemmothérapie,
l’homéopathie, l’oligothérapie… : elles viennent en complément des actifs phytothérapiques.

Ce mémoire invite avant tout les femmes à s’interroger sur la place et l’utilisation des plantes médicinales durant leur
grossesse et après l’accouchement, mais également les incite à consulter un médecin ou gynécologue pour établir un
diagnostic de leurs troubles. Il amène simplement une réflexion sur l’étendue des possibilités thérapeutiques que peuvent
apporter les plantes, dans cette étape si importante dans la vie d’une femme : attendre un bébé.

Avertissement :
Ce mémoire n’a pour seule vocation que de répertorier plantes, huiles essentielles et formules qui ont été identifiées au sein
des sources bibliographiques citées en fin de document. Ceci n’est pas un traité médical, il ne se substitue pas au conseil
d’un professionnel de santé. Tout trouble ou pathologie survenant pendant la grossesse ou en post-accouchement nécessite
un avis et un suivi médical par un médecin ou gynécologue. Toutes les formules ou synergies présentées doivent être
validées par ce dernier.
Car, à ce jour, aucune plante médicinale n'a en effet fait l'objet d’une étude scientifique poussée prouvant leur innocuité
avérée chez la femme enceinte. C’est pourquoi je décline donc toute responsabilité, pour un usage autre qu’informatif des
formules et posologies indiquées dans ce document.

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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Généralités et précautions d’emploi :


En règle générale, les tisanes (infusion et décoction) sont préparées avec des parties de plantes (ou plantes entières)
sèches. Souvent un pourcentage est indiqué : infusion à 4% signifie 40 g de drogue végétale pour 1 litre d’eau.

Les SPF ou SIPF, les EPS, les alcoolatures et teintures mères, les intraits et les macérâts glycérinés sont des formes
galéniques utilisant la plante fraîche (ou partie).

La poudre, les extraits liquides, secs, nébulisâts, les teintures sont des formes galéniques utilisant la plante sèche (ou
partie).
Toutes ces formes galéniques sont obtenues à partir de procédés d’extraction et de solvants différents qui permettent
d’extraire les actifs thérapeutiques de la drogue comme l’eau, l’alcool, la glycérine…

Pour les huiles essentielles, par principe de précaution extrême, il est conseillé d’en utiliser qu’à partir du 4ème mois de
grossesse, même si pour certaines un emploi pendant le premier trimestre peut être envisagé mais seulement en usage
ponctuel. En règle générale, elles sont diluées, pour l’usage externe, dans une huile végétale, dans de l’alcool (alcoolat) ou
dans un dispersible comme le Solubol, Tween 80… mais certaines peuvent être utilisées pures localement. Par voie orale,
les HE doivent être prises sur un support neutre, sucre, miel, huile végétale…

Les hydrolats sont les eaux distillées ou résiduelles des HE.

Les huiles végétales proviennent de végétaux ou parties de végétaux (fruits, fleurs ou graines), obtenues par pression,
extraction ou procédés comparables, mais sans modification chimique. Il faut privilégier la qualité en choisissant des huiles
vierges et biologiques.

Les macérâts huileux comme l’Arnica, la Pâquerette, le Millepertuis, le Calendula… sont des parties de plantes (drogues)
qui sont mises en macération dans une huile végétale pendant plusieurs semaines : les actifs de la plante sont ainsi extraits
par le solvant huile et conservés sous cette forme.

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1 / MIEUX VIVRE SA GROSSESSE AVEC LA PHYTO-AROMATHERAPIE

a) Asthénie physique et immunité fragilisée : comment s’en prévenir durant la grossesse

La fatigue accompagne la grossesse surtout dans son premier trimestre, mais elle peut s’installer tout au long de celle-ci.
Les hormones mettent le corps de la femme à rude épreuve parfois, fragilisant son immunité au passage. Quelques plantes
peuvent « soutenir » la future maman.

-Le soutien des plantes face à la fatigue physique

Des plantes très nutritives et anti-anémiques, accompagnées d’oligo-éléments sont une bonne réponse à la fatigue
physique.

Plantes nutritives et oligo-éléments

Elles contiennent des vitamines et minéraux, leur conférant ainsi un fort pouvoir nutritif.

Trèfle rouge Trifolium pratense L :


Plante nutritive riche en minéraux et oligo-éléments, dont calcium et magnésium si utiles au cours de la grossesse.
Alcalinisante : rétablit le pH sanguin à la normale au cours de la grossesse où se rencontrent plusieurs problèmes
pathologiques liés à l’acidité (vaginite, problèmes de peau, etc.). Contre-indiqué en cas de maladie hormono-dépendante
(cancer du sein, gynécologique, endométriose…). Poudre de plante sèche, 3 fois 300 mg par jour.

Framboisier Rubus idaeus L :


Fortifiantes et nutritives, les feuilles de framboisier sont riches en plusieurs vitamines (C, E…) et minéraux (phosphore,
potassium…), dont le fer et le calcium, facilement assimilables. Uniquement à partir du 2ème trimestre. Infusion de 2 cuillères
à café (10 ml) de feuilles sèches dans une tasse. Infuser 5 minutes. Filtrer et boire 1 à 2 tasses par jour.

Prêle Equisetum arvense L. :


Reminéralisant (silice). Tisane de partie aériennes stérile de Prêle des champs : 20g dans 250 ml d'eau en décoction, 10
min. Boire 1 tasse le matin à jeun, 1 tasse avant le principal repas et 1 tasse l'après midi. Egalement en gélules : 300 mg de
poudre de prêle par gélule, 2 gélules, 2 fois par jour.

On peut associer quotidiennement :


Gelée royale pure, 2 mesures le matin, à mélanger à un aliment (pour masquer le goût)
Selenium oligo-élément, 1 ampoule le matin

Risque d’Anémie : plantes préventives et curatives

Les femmes enceintes ont besoin de beaucoup de fer pour la formation de sang nouveau. L’apport peut d’abord s’effectuer
par la nourriture mais dans la majorité des cas une supplémentation est préconisée à partir du 2ème trimestre de la
grossesse. Pour Maria Treben, la plante qui va suivre a la faculté de former du sang nouveau et de prévenir le risque
d’anémie. Attention les plantes seules ne peuvent pas traiter une anémie grave.

Ortie Urtica dioica L:


Anti-asthénique, stimulante, reminéralisante. La structure de la molécule de chlorophylle, présente dans les parties
aériennes d’Ortie est proche de l’hémoglobine du sang, d’où son action anti-asthénique. Plante qui favorise également la
formation du sang, anti-anémique. Très nutritive, elle peut être consommée comme les épinards soit cuite à la vapeur ou
ajoutée dans les soupes. Ses feuilles, riches en chlorophylle, en fer, en calcium, en magnésium et en enzymes, répondent
bien aux nombreux besoins de la maternité. Pendant la grossesse : infusion de feuilles avec 10 g/500 ml, infuser 10 min
boire 1 tasse le matin à jeun, 1 tasse 30 min avant les principaux repas et 1 tasse l'après-midi. Nébulisât (100 mg/gélule, 2
gélules 3 fois/jour). Ortie SPF 1 mesure 3 fois par jour.

-Renforcer son immunité pour lutter contre les agents pathogènes

D’autres plantes nous aident pour booster notre immunité, la majorité possède de la vitamine C. Mais pas seulement :

Acerola Malpighia glabra L. ou punicifolia L:

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Anti-anémique. Activités de la vitamine C (1000mg à 2000mg/100g), 20 à 30 fois plus que l'orange : restauration des tissus,
développement cérébral, troubles immunitaires, anti-oxydant, diurétique, anti-inflammatoire, anti-oxydant. Le fruit de
l'acerola, sous différentes formes galéniques (jus, extraits ...), est utilisé dans toutes les affections nécessitant de la vitamine
C comme l'anémie, les inflammations, la fatigue, les infections grippales .... Egalement riche en vitamine B6, en vitamine B1
et en vitamine A ainsi qu'en flavonoïdes et en minéraux (fer, calcium, phosphore, potassium et magnésium). Sur avis
médical seulement. Sous forme de comprimé 500 mg en 1 ou 2 prises par jour en fonction de l’avis du médecin.

Argousier Hippophaë rhamnoides L:


Fruits riches en vitamines C surtout, A, E, K, B, Drogue "polyvitaminée", stimulante de l'organisme, immunostimulante,
protectrice du système nerveux, apte à prévenir les infections hivernales. Adaptogène, indiquée contre les asthénies,
l’anémie. Sur avis médical seulement. Une cure de jus d'Argousier prise sur une courte durée n'aura que peu d'effets, seul
un traitement de 3 à 6 mois sera efficace : 1 à 3 cuillères à soupe par jour dans un verre d'eau.

Echinacée Echinacea purpurea et angustifolia (L.) Moench. :


Prophylaxie et thérapie des infections grippales et infections septiques. Immuno-stimulante : agit aussi bien en prévention
(infections bactériennes, grippe, herpès, cystites, candidoses, etc...) qu'en curatif où elle potentialise les autres
thérapeutiques. On utilise préférentiellement le jus frais de plante du fait de la présence de ses polysaccharides insolubles
dans l'alcool. 1 cuillère à café d’EPS dilué dans un verre d’eau en cure 3 semaines sur 4 par exemple. Consulter un médecin
avant emploi.

Cassis Ribes nigrum L. :


Renforce l’immunité car stimule le système reticulo-endothélial en phagocytant les agents pathogènes. Présence de vitamine
C : en quantité plus importante dans les tissus embryonnaires de la plante comme les bourgeons. En macérât glycériné,
bourgeons. Ribes nigrum B MG 1DH. En dose poids : prendre 1 goutte pour 1 kg de poids corporel.

Eglantier Rosa canina (cynorrhodon) :


Source de vitamine C. En Macérat glycériné Rosa canina BMG 1 DH. En dose poids : prendre 1 goutte pour 1 kg de poids
corporel. Prendre en synergie avec le Ribes nigrum.

Les deux macérâts glycérinés peuvent être combinés sur avis médical : pour un effet immuno-stimulant et lutter
préventivement contre les affections ORL (maux d’hiver courant) :
Cassis Ribes nigrum BMG 1D
Eglantier Rosa canina JPMG 1D
/ââ QSP 125 ml
1 fois par jour en cure de fond, 3 fois par jour en crise (maladie déclarée). Le dosage peut être augmenté dans ce cas sur
avis médical.

En aromathérapie pour booster son immunité et éviter les maux courants de l’hiver,

HE Ravintsara Cinnamomum camphora L :


Stimulante immunitaire, anti-infectieuse, antibactérienne, surtout antivirale, antifongique. En prévention et uniquement en
usage externe : appliquer 2 gouttes de HE Ravintsara sur le plexus solaire, la face interne des 2 poignets, le thorax et le dos,
2 à 3 fois par jour pendant une vingtaine de jours durant les périodes d’invasion virale. En diffusion atmosphérique
également, 10 minutes matin et soir pour purifier l’air ambiant. Déconseillée les trois premiers mois de grossesse.

HE Eucalyptus radié Eucalyptus radiata :


Antivirale, stimulante immunitaire, antibactérienne, anti-inflammatoire : grippes, rhumes, épidémies virales, asthénies
profondes. En diffusion atmosphérique uniquement, 10 minutes matin et soir en cas d’affections ORL ou broncho-pulmonaire
ou en prévention. Huile essentielle déconseillée les 3 premiers mois de grossesse.

Formule pour la faiblesse immunitaire, asthénie :


Appliquer 6 gouttes (3 gouttes HE Ravintara et 3 gouttes HE Eucalyptus radié) sur la zone des surrénales en massage, 2 à 3
fois par jour. Déconseillée les 3 premiers mois de la grossesse.

En oligo-éléments :
- Cuivre-Or-Argent oligo-élément, 1 mesure le matin.

-Les huiles végétales vierges comme compléments alimentaires

Pour qu’elles puissent remplir correctement leur rôle de santé et de beauté, les huiles végétales doivent être d’une qualité
irréprochable, c'est-à-dire non raffinée : vierge ou vierge extra, extraite à froid ou première pression à froid, et biologique.

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Les huiles vierges coupées avec des huiles raffinées possèdent moins d’actifs. Riches en acides gras essentiels et
vitamines, elles s’utilisent ici par voie interne comme de véritables compléments alimentaires :

Huile végétale de Colza vierge :


Riche en oméga 3, 6 et 9. Energétique, elle participe à l’élaboration des membranes de nos cellules et stimule l’activité
cérébrale. Source importante de vitamine E dont une cuillère à café couvre 30% du besoin journalier. Usage oral en apport
quotidien, prendre plutôt une cuillère à soupe par jour.

Huile végétale d’avocat vierge :


Haute valeur nutritionnelle avec vitamines A, B, C, D, E, H, K et PP : antioxydants naturels. Activité anti-inflammatoire.

Huile de germe de blé vierge :


Riche en vitamine A,D,E et K : antianémique, antifatigue. Excellent complément alimentaire pour la femme enceinte et
allaitante. Usage oral en apport quotidien : 1 cuillère à soupe par jour.

Huile de noix vierge, huile de noisette vierge :


Anti-anémique. Forte teneur en acides gras essentiels, oméga 9. Vitamine A et E. La noisette peut entrainer des allergies
notamment chez les sujets sensibles aux fruits à coque.

Huile végétale de Nigelle vierge :


Action antioxydante due aux polyphénols et autres composés comme la thymoquinone. Vitamine E et minéraux (phosphore,
fer…) : stimule les défenses immunitaires, antiseptique, anti-inflammatoire. Aconsommer en usage oral pur. Des millions
d’Américain absorbent rituellement une cuillère à café de nigelle chaque matin ! Grâce à ses propriétés anti-allergique et
anti-histaminique, cette huile diminue l'hypersensibilité aux allergènes des sujets allergiques. En apport quotidien 1/2 à 1
cuillère à café 2 fois par jour par voie orale.

Une combinaison intéressante au niveau diététique de Dominique Baudoux (cf. bibliographie) : confectionner au sein de son
alimentation des sauces à base d’huiles végétales comme une cuillère à dessert d’huile végétale de colza pour sa richesse
en oméga 3 et 6, quelques gouttes d’huile végétale de germe de blé (citée plus haut) pour sa richesse en vitamines, une
cuillère à dessert d’huile végétale d’avocat utilisée chez les Aztèques pour renforcer la vitalité ou d’huile végétale de Nigelle
pour stimuler les défenses immunitaires.

b) Les baisses de l’humeur, l’anxiété et les problèmes de sommeil chez la femme enceinte
Toute future maman a besoin d’harmonie et de tranquillité dans l’attente de l’arrivée de son bébé. Mais la progestérone,
surtout dans les 3 premiers mois de la grossesse, peut venir perturber la future maman, en lui amenant un certain stress,
des doutes, des craintes… et des problèmes de sommeil avec insomnie et difficulté d’endormissement ! Pour certaines
femmes, cette période ne dure que le 1er trimestre et dès le 4ème mois une certaine sérénité s’installe. Pour d’autres, qui
peuvent également vivre des tensions et des problèmes avec leur entourage, le climat d’anxiété peut malheureusement
durer. Les plantes et HE qui vont suivre se prêtent bien entendu à l’une ou l’autre situation. Les plantes citées ont une action
sédative doublée souvent d’une action anxiolytique et / ou hypnotique.

-Stress, anxiété et insomnie

Mélisse Melissa officinalis L :


Sédative du système nerveux, spasmolytique et anxiolytique. Pour pallier aux troubles mineurs du sommeil que rencontrent
souvent les femmes enceintes dans leur dernier trimestre en particulier : tisane le soir au coucher à la fois pour préparer au
sommeil, facilite également la digestion. Pour faciliter l’endormissement, boire 1 tasse d’infusion de feuilles de mélisse
séchées (infusé à 4%) avant de se coucher et mettre quelques gouttes d’HE de Lavande vraie sur l’oreiller. SPF de Mélisse :
30 gouttes matin et soir dans un peu d'eau. Son HE est contre-indiquée chez la femme enceinte.

Tilleul Tilia cordata :


Sédatif léger du système nerveux central : hypnotique léger. On l’utilisera en usage externe pour la femme enceinte sous
forme de bains, en infusé concentré : 150 g pour un adulte; infusion de 30 min, verser 3 à 4 litres de cet infusé dans le bain.

Coquelicot Papaver rhoeas L. :


Spasmolytique, sédatif et hypnotique : les pétales apaisent les troubles du sommeil chez les personnes agitées et
angoissées, particulièrement en ce qui concerne les réveils nocturnes. C’est « le somnifère des enfants ». La tisane est la
forme galénique à privilégier : 20 à 50g /litre, boire 250 à 500 ml par jour, avec 1 tasse au coucher, et 1 dans la nuit en cas
de réveil nocturne.

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Camomille Chamaemelum Nobile (camomille romaine) ou Matricaire Matricaria recutita L. (camomille allemande) :
Anxiété et insomnie pour la Chamaemelum : propriété hypnotique, anxiolytique. Troubles du sommeil, anxiété, dépressions
nerveuses légères pour la Matricaire. En usage seul pour les 2 : Infusé (5g/litre ; infusion de 15 min) à absorber loin des
repas.

Aubépine Crataegus oxyacantha L :


Sédatif nerveux et tranquillisant. Pour la femme enceinte privilégier la tisane : 5 g de feuilles, de baies ou fleurs séchées
d’aubépine pour environ 200ml d’eau. Faire bouillir 2 à 3 minutes puis laisser infuser 10 minutes. Boire 2 à 3 tasses par jour.

Passiflore Passiflora incarnata :


Ses alcaloïdes stimulent la production de sérotonine (neuromédiateur du comportement). Synergie entre les différents
constituants : neurosédatif, sédatif du système nerveux central, antispasmodique. Contre l’insomnie, palpitations, anxiété,
angoisse et stress entraînant une relaxation musculaire. Pour les femmes enceintes qui connaissent une hypersensibilité
neuro-sensorielle (aux bruits, odeurs, stress divers). Elle apaise et détend. Elle peut être combinée avec d’autres plantes
calmantes comme la mélisse. En usage seul : Nébulisât : 500 mg de nébulisât en gélule, 3 fois par jour (L. Girre). Plusieurs
formes galéniques existent, cependant pour la femme enceinte privilégier la tisane avec le dosage suivant : verser 200ml
d’eau bouillante sur 1 gramme de parties aériennes séchées de passiflore, infuser 10 à 15 min, boire 1 tasse de 2 à 4 fois
par jour dont une au coucher. On peut la comparer à Ignatia en homéopathie. Ne pas dépasser la dose, car peut provoquer
des céphalées ou des troubles de la vision. Attention les racines ne sont pas utilisées.

Valériane Valeriana officinalis L :


Antispasmodique et sédatif nerveux (voie orale): neurasthénies, névroses, tachychardies, insomnies antidépresseur,
hypersensibilité morale et affective, agitation nerveuse désordonnée, endormissement tardif, stress avec touche dépressive.
La mélisse peut venir en synergie. SEULEMENT à dose homéopathique car en l’absence actuelle de données
toxicologiques, le principe de précaution est à appliquer chez la femme enceinte.

Contre le stress et l’anxiété, une tisane composée, pour la journée :


Boire des tisanes de mélisse, passiflore et aubépine en mélangeant les plantes à part égale : prendre 1 cuillère à café de
plantes sèches dans une tasse. Rajouter de l’eau frémissante et laisser infuser 10 minutes. Filtrer et boire 2 à 3 tasses par
jour.

Une autre formule avec les SPF, à prendre dans la journée :


Mélisse SPF
Passiflore SPF
/àà QSP 125ml
1 cuillerée à café dans de l’eau 3 fois par jour. Pour la Mélisse, les formes utilisant la plante fraîche sont plus actives.

En complément avec l’homéopathie :


Gelsemium 9 CH, 3 granules dès que besoin (agit sur l’anxiété par anticipation : peur de l’accouchement, peur pour le
bébé…)
Ignatia 9CH, remède de spasmes, de serrement de gorge et de plexus solaire, sera indiqué pour traiter le changement
d'humeur d'un instant à l'autre.
Ignatia pourra être complété par Aconitum napellus 9 CH, si les crises d'angoisse s'apparentent à des états de panique de
survenue soudaine.

Une tisane en soirée, avant le coucher, pour favoriser le sommeil :


Boire avant le coucher une tisane avec le mélange suivant à parts égales : Aubépine – Camomille – Mélisse /ââ QSP 20 g
par litre, infuser 15 minutes. Filtrer et boire avant d’aller se coucher.

Tilleul de Hollande Tilia tomentosa L. :


En gemmothérapie, utiliser les bourgeons : activité légèrement sédative et anxiolytique, troubles de l’endormissement,
réveils nocturnes. Bourgeons en Macérât Glycériné 1D : au coucher, si le sommeil est perturbé : prendre 1 goutte pour 1 kg.
C’est le bourgeon de l’espèce Tomentosa qui possède la meilleure activité anxiolytique et inductrice du sommeil sans altérer
la fonction onirique. Ce n’est pas un somnifère mais un inducteur de sommeil physiologique utilisable sans contre-indications
chez les femmes enceintes, enfants et vieillards. A prendre en cure longue pour en ressentir les effets.

Pavot de Californie Eschsoltzia californica L. :


Sédatif, hypnotique (diminuerait la durée d'apparition du sommeil et améliorerait sa qualité), anxiolytique. On reconnaît à
l’eschscholtzia des propriétés spasmolytiques et légèrement analgésiques (antidouleur). Ses préparations facilitent
l’endormissement et améliorent la qualité du sommeil. Dans une boisson ½ h avant coucher : 30 à 80 gouttes de TM
Eschscholtzia. Tisane : 20g/l, infusion d'au moins 15 min, boire 1 tasse le soir (au coucher). Nébulisât : une gélule de 200

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mg gélule au coucher. Poudre : 1 g en gélule au coucher. Associations usuelles : passiflore, olivier, valériane, aubépine,
tilleul. Il est considéré comme atoxique, cependant n’ayant eu à ce jour d’études scientifiques et cliniques poussées, le
principe de précaution prime. A éviter chez la femme enceinte du fait, également, de la présence d'alcaloïdes : bien
demander l’avis d’un médecin avant emploi.

Le traitement sédatif, anxiolytique, durant la journée, prépare la détente, et l’action hypnotique du traitement du coucher.

En oligothérapie : Lithium et magnésium, 1 ampoule de chaque au coucher.

-Le mummy blues, la dépression pendant la grossesse

La dépression qui survient pendant la grossesse est moins bien connue, pourtant elle existe et 10 à 15% des femmes
seraient concernées. C’est un coup de « blues » qui s’installe et qui se transforme en mal être (regrets), tristesse,
agressivité, anxiété (peur obsédante)… chez la femme enceinte. Les plantes sédatives peuvent l’apaiser, sur avis d’un
médecin :

Bigaradier ou Orange amère Citrus aurantium L :


Les feuilles et fleurs sont sédatives et antidépressives. A ne pas confondre avec l’orange douce dont le fruit est comestible.
Beaucoup de tisanes à base de fleur et de feuilles d’oranger dans le commerce. Usage seul : infusion de 5 ml de fleurs
séchées d'oranger pour 200 ml d'eau. En cas de difficultés d'endormissement ou de troubles du sommeil, boire 1 tasse de
cette tisane 30 minutes avant d'aller se coucher. Demander conseil au pharmacien ou médecin pour une posologie plus
adaptée.

Aulne glutineux Alnus glutinosa Gaertn :


Ici c’est l’activité des bourgeons en macérât glycériné qui est intéressante. Son action remarquable au niveau circulatoire
permet de mieux comprendre les propriétés de l'aulne glutineux dans les migraines tant aiguës que chroniques mais aussi
dans les fatigues, asthénies psychiques et la dépression. L’aulne est cité ici car il peut être combiné avec d’autres plantes
pour lutter contre la dépression.

Exemple de formule composée du Dr Tourrasse :


Tilleul Tilia tomentosa BMG 1D
Aulne glutineux Alnus glutinosa BMG 1D
Aubépine Crataegus oxyacantha JPMG 1D
/âa QSP 125 ml
50 à 100 gouttes (dose poids) 2 à 3 fois par jour du mélange gemmothérapique

En tisane avec un décocté composé à 4% :


Aubépine (fleurs + feuilles)
Mélisse (feuilles)
Oranger (feuilles)
Verveine (feuilles)
/ââ 40 g
3 ou 4 tasses par jour au choix à prendre avec la formule précédente.

-Les huiles essentielles pour calmer les angoisses des futures mamans

En aromathérapie, 5 huiles essentielles en usage externe vont retenir notre attention sur les problèmes d’anxiété et
d’insomnie :

HE Ylang ylang Cananga odorata totum :


Calmante, sédative, antidépressive. Equilibrante nerveuse, contre le stress, les angoisses, l’agitation, l’insomnie - Eviter
l’application de l’H.E. pure sur les peaux sensibles, bien la diluer. Déconseillée les 3 premiers mois de la grossesse.

HE Angélique Angelica archangelica L :


Propriété antispasmodique par action au niveau du Système Nerveux Central. Contre l’insomnie. Huile essentielle contre-
indiquée chez la femme enceinte car, à dose élevée, peut avoir un effet dépresseur du SNC et être abortive. Ne pas utiliser
l’HE par voie interne pendant la grossesse et l’allaitement. Uniquement en application locale en respectant scrupuleusement
les doses.

HE Petit grain bigaradier Citrus aurantium L. :

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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Propriété antispasmodique, relaxante, calmante, sédative, antidépressive. Contre les dystonies neuropsychiques : anxiété,
stress, examen, agitation, insomnie, asthme nerveux, psychose, obsession. Déconseillée les 3 premiers mois de la
grossesse.

Les propriétés de la Camomille et la Lavande vraie ont été indiquées plus haut. Dans la journée : humer l’odeur de l’HE
Camomille quand une bouffée d’angoisse survient. Pour les problèmes de sommeil : mettre quelques gouttes de HE
Lavande vraie et Camomille romaine (2 ou 3 gouttes de chaque) sur l’oreiller. La Lavande en diffusion atmosphérique dans
la chambre une dizaine de minutes avant le coucher.

Plusieurs formules aromathérapiques peuvent être proposées :


Mélange d’HE proposé par le Dr Michel Tourasse :
HE Ylang ylang
HE Angélique
/ââ QSP un flacon 10 ml
2 à 3 gouttes par jour en application locale pure sur la face interne des poignets et le plexus solaire une à deux fois par jour.

Le Dr Festy propose une synergie un peu différente :


HE Petit grain bigaradier 1 goutte
HE Ylang Ylang 1 goutte
Appliquer ces 2 gouttes pures (sans les diluer) sur le plexus solaire et sur la face interne des deux poignets, 2 ou 3 fois par
jour. Faire pénétrer par un léger massage circulaire.

A la maison, via un diffuseur d’huiles essentielles :


HE Lavande vraie 5 gouttes
HE Petit grain bigaradier 5 gouttes
Diffusion 10 à 15 minutes, 2 à 3 fois par jour et en cas de bouffée d’angoisse.
En utilisant la même synergie, ajouter 5 gouttes d’HE Camomille noble à ce mélange dans 1 cuillère à soupe d’huile végétale
de noyau d’abricot que vous mettez dans un bain tiède (environ 30°) pendant 15 à 20 minutes. Sortir sans se rincer et
s’envelopper dans un peignoir avant d’aller au lit. Cette formule aide à relativiser et à lutter contre les idées noires.

Un massage bien être peut amener à lâcher prise et accéder à un état de détente plus facilement. Cette synergie se révèle
intéressante, dans un flacon de 30 ml, mélanger :
HE Lavande vraie 5 ml
HE Camomille 1 ml
HE Ylang Ylang 1 ml
HV Noisette 23 ml
Se faire masser le dos avec une dizaine de gouttes de cette préparation par son partenaire, 1 à 2 fois par jour.

c) Les problèmes digestifs

Les problèmes digestifs caractéristiques de la femme enceinte sont les nausées avec parfois des vomissements le matin ou
successifs en journée, des remontées acides et des problèmes digestifs de type ballonnement, aérophagie, flatulences.
Souvent associés avec la constipation dans la plupart des cas. Ces troubles sont dus aux modifications hormonales qui
s’opèrent au début de la grossesse, en règle générale, pour les nausées et vomissements, et, par une compression partielle
de l’estomac et de l’intestin au fur et à mesure du développement du fœtus ainsi que de la dilatation de l’utérus au cours de
la grossesse.

-Nausées, vomissements et digestion difficile

Pour traiter les nausées et vomissements, des plantes antiémétiques, eupeptiques et antispasmodiques existent et peuvent
aider à passer ce cap difficile :

Mélisse Melissa officinalis L :


Déjà étudiée pour d’autres propriétés. Ici propriétés digestives : anti-inflammatoire des muqueuses digestives, facilite la
digestion (eupeptique), antispasmodique. Tisane de feuilles de Mélisse : infusé à 4%, 10 minutes, boire 2 ou 3 tasses par
jour. L’utilisation de son HE (rare) est contre-indiquée pour la femme enceinte.

Paille d’avoine Avena sativa L :


Par voie orale, parties aériennes de la plante (débarrassée de ses feuilles, hachées). Selon la tradition herboriste, c'est là
que se concentrent ses principaux composants actifs. Ces extraits se trouvent également sous forme de comprimés, de
capsules ou de teinture (généralement à base d'alcool). On peut également trouver de l'avoine séchée pour la préparation

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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d'infusions. Usage seul en infusion : dans une tasse d'eau bouillante, laisser infuser 10 à 15 min deux cuillères à café de
paille. Jusqu’à trois tasses par jour. A consommer en cures discontinues et de courte durée chez la femme enceinte.

Formule composée des 2 plantes :


La Mélisse et la paille d’avoine, ce duo est excellent pour supporter les systèmes nerveux glandulaires et prévient les
nausées. Tous les plans, tant physique que psychologique, étant sollicités lors de la grossesse et de la naissance, la paille
d’avoine et la mélisse apportent un calme mental et un confort digestif certain. Mélisse, avoine (parties aériennes) à parts
égales : 2 cuillères à café du mélange dans une tasse d’eau frémissante, infuser 10 minutes. Boire 2 à 3 tasses par jour.

Menthe Mentha piperita L.:


Antispasmodique digestif, elle stimule la sécrétion biliaire et les autres sécrétions digestives et facilite l'expulsion des gaz.
Elles sont employées dans le traitement des colites spasmodiques et pour les lenteurs digestives accompagnées de
ballonnements, de flatulences et d'éructations. Prendre des feuilles de menthe séchées en infusion et plutôt en association
pour la femme enceinte avec d’autres plantes à vertu digestive. L’HE est interdite pour la femme enceinte !

Angélique Angelica archangelica L :


La racine et les rhizomes pour lutter contre les dyspepsies et hyposécrétions gastriques, flatulences, crampes gastro-
intestinales et nausées. Plusieurs galéniques sont proposées mais la décoction de racine d’Angélique est à privilégier : boire
½ heure avant les repas pour éviter les nausées : faire bouillir 5 à 10 minutes, 2 à 4g de racines séchées dans 200 ml d’eau
bouillante, laisser infuser 10 min. Boire 1 à 2 tasses par jour. En cas d’ulcères de l’estomac ou du duodénum, ne pas
consommer cette plante. C’est également une plante photosensibilisante à cause des coumarines, ne pas s’exposer au
soleil et aux rayons UV. En infusion risque diminué pour la femme enceinte car les furocoumarines se dissolvent mal dans
l’eau. Bien respecter le dosage fourni par le médecin car à forte dose elle peut être abortive. Ne pas utiliser l’HE en voie
interne pendant la grossesse et l’allaitement.

Anis vert Pimpinella Anisum L. :


Traitement symptomatique des troubles digestifs, ballonnement épigastrique, lenteur à la digestion, éructation, flatulence.
Soulage les nausées du matin. Infusion 1,5g de plante sèche, 150 ml, 10 à 15min, boire 3 tasses par jour ou tisane (20g de
fruit/l, infusion de 10 min), boire 1 tasse avant chaque repas (eupeptique) après le repas (carminatif, antispasmodique),
poudre 1g/jour. Huile essentielle contre-indiquée chez la femme enceinte. Contre indiqué aux allergiques à l'anis ou à
l'anéthol. Effet secondaire : occasionnellement, réactions allergiques de la peau, des voies respiratoires et du tractus gastro-
intestinal. A de fortes doses et prolongées, est un stupéfiant, ralentit la circulation, entraîne une parésie musculaire, une
congestion cérébrale et des troubles d'absinthisme chronique.

Formule composée en tisane :


Tisane digestion facile : mélanger menthe, angélique et anis vert à parts égales. Mettre 1 cuillère à café du mélange dans
une tasse. Recouvrir d’eau frémissante. Laisser infuser 10 minutes. Filtrer boire 2 à 3 tasses par jour après les repas.

Pissenlit Taraxacum dens-leonis :


Draineur hépatique, pour les problèmes digestifs de nature variée. Utilisation de la racine : cholérétique, diurétique, laxatif
(voie orale). En usage seul : Décocté de 20 g/litre ; décoction de 20 min, 3 fois /jour. Etant une plante diurétique et
dépurative : ne pas prendre en cure prolongé chez la femme enceinte. A prendre en association avec d’autres plantes à
vertu digestive. A éviter en cas d’obstruction des voies biliaires et contre-indiqué en cas de maladie hormono-dépendante
(cancer du sein, gynécologique, endométriose…).

Fumeterre Fumaria officinalis L :


Contre les affections biliaires comme régulateur hépatobiliaire, il est indiqué dans les nausées des femmes enceintes. Il
facilite la digestion, c’est la plante régulatrice du foie. Propriété amphocholérétique : régularise la production de bile,
diurétique, laxatif (sels de potassium). Infusion: 10 g/l, 10 mn, 1 tasse /jour ; Nébulisât : 300mg/gélule, 1 gélule 3 fois/jour, 10
jour max /mois.

Camomille Chamaemelum Nobile :


Eupeptique, tonique amer et antispasmodique dans les affections digestives (voie orale), contre les nausées et
vomissements. En usage seul : infusé (5g/litre ; infusion de 15 min.) à absorber loin des repas. Pour l’huile essentielle à
éviter pendant les 3 premiers mois de grossesse : respecter les doses conseillées.

Gingembre Zingiber officinale Roscoe :


Quand on parle de nausées, il est difficile de ne pas parler du gingembre : c’est un anti-nauséeux et anti-émétique très
efficace. Fonctionne aussi sur les problèmes d’aérocolie : gastrites, dyspepsies, inappétence, nausées (même celles des
chimiothérapies), aérophagie, flatulence, météorisme, constipation, nausées, anorexie, inappétence. Plusieurs études
cliniques ont démontré l’activité antiémétique de cette épice et plante médicinale (mal de mer et mal des transports

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également). Problème : insuffisance de données en ce qui concerne l’usage pour les femmes enceintes. A éviter : à prendre
uniquement sur avis médical. En association avec d’autres plantes. Contre-indiquée pour celles qui ont des antécédents de
fausse couche. Bien respecter les doses prescrites car peut provoquer des brûlures d’estomac chez les sujets sensibles.
L’HE est à proscrire durant la grossesse par voir interne. Usage externe uniquement et localisé pour l’HE. Pour une tasse de
tisane de gingembre utiliser : 0,5 à 1 gr de racines séchées de gingembre pour 200 ml d'eau. Laisser infuser une dizaine de
minutes. Boire 1 tasse 3 fois par jour. Demander obligatoirement conseil à un médecin avant son emploi.

Formule composée à base de plantes médicinales digestives :


Par voie interne et sur avis médical seulement, une tisane à faire préparer chez l’herboriste avec le mélange des plantes
suivantes (sèches) :
Pissenlit (racines) 20g
Mélisse (feuilles) 20g
Fumeterre (sommités fleuries) 20g
Gingembre (racines) 10g
Camomille (fleurs) 10g
Menthe (feuilles) 20g

Mettre 5 g de ce mélange pour 1 litre d’eau. Décoction de 5 minutes puis laisser infuser 15 minutes. Filtrer. Ajouter une
rondelle de citron. Boire 2 à 4 tasses par jour.

Acore aromatique Acorus calamus L. :


Antivomitif, il peut être utilisé pendant la grossesse selon Marie-Antoinette Mulot. Tisane : décoction de 8 à 10 grammes de
rhizomes dans un litre d’eau, infusion de 10 minutes. Boire 1 tasse au réveil.

Formule aromathérapique, par voie externe :


En application externe, les nausées peuvent être aussi apaisées par les huiles essentielles suivantes :
HE Camomille romaine 1 goutte
HE Gingembre 1 goutte
HV Noisette 2 gouttes
Appliquer sur le plexus solaire 3 à 4 fois dans la journée.

Déposer également 2 gouttes d’HE Gingembre sur la taie d’oreiller pour prévenir les nausées du matin.

Citronnier Citrus Limon N. L. Burmen :


Tonique digestif, carminatif, apéritif, dépuratif.. A prendre uniquement sous forme de jus. Quelques gouttes de jus de citron
sur une cuillérée de miel ou un morceau de sucre ou support neutre en laissant fondre sous la langue. 3 à 4 fois par jour.
Pris en grande quantité, la forte acidité du suc peut entrainer des troubles digestifs. Huile essentielle contre-indiquée chez la
femme enceinte, risque d'irritation sur la peau, risque de photosensibilisation en usage cutané durant exposition solaire.
Contre-indiquée en cas de AVK.

Les agrumes sont anti nausées : jus de citron, jus de pamplemousse, jus d’orange. Attention cependant de ne pas en
prendre de grandes quantités, l’équivalent de 2 ou 3 cuillérées à café suffisent. Mais éviter de les associer au cours d’un
même repas, surtout au petit-déjeuner en s’abstenant de prendre du café au lait. Une tranche de citron dans un verre d’eau
pétillante est aussi une alternative à réduire les nausées en cours de journée.

En homéopathie : Ipeca 5 CH et Nux vomica 5 CH, 2 granules, 3 fois par jour jusqu’à disparition des nausées.

-Aérocolie et maux d’estomac

La plupart des plantes qui traitent les problèmes de nausées et vomissements traitent aussi des problèmes d’aérocolie, qui
se manifestent par de l’aérophagie et des flatulences. Les plantes qui absorbent les gaz sont des aérophagiques et celles
qui les expulsent sont des carminatives. Les aigreurs, brûlures d’estomac et gastrites sont des maux dont souffre une
majorité de femmes enceintes : comme la digestion est ralentie, les sucs gastriques s’accumulent avec d’éventuelles
remontées acides vers l’œsophage. C’est une sensation désagréable qui peut causer des brûlures au niveau de l’estomac et
de l’œsophage. Les renvois et les éructations sont causés par le trop plein d’air stocké dans la partie haute du tube digestif
(estomac et œsophage) : c’est l’aérophagie. Le problème peut s’accentuer au fil de la grossesse car le bébé, en prenant du
volume et du poids, et de part sa position fœtale, appuie sur l’estomac.

Gastrites et remontées acides

Matricaire Matricaria recutita (L.):

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Ulcéroprotectrice, carminative, stomachique, cholérétique. Contre l’inflammation et ulcère gastrique, gastrites, colopathies
spasmodiques, entérites, crampes, ballonnements. Huile essentielle à proscrire par voie interne, ne pas appliquer en usage
externe chez la femme enceinte. Attention pour les personnes sous anticoagulants. En usage seul : utilisation des fleurs
sèches en infusé de 5g/litre, infusion de 15 min. Boire 1 à 2 tasses par jour.

Marjolaine Origanum majorana L :


Antispasmodique, antalgique, calmante et sédative. Contre l’aérophagie, dyspepsie, flatulence, gastrite. Très efficace contre
les ulcères gastriques. Emploi des feuilles et sommités fleuries pour les extractions aqueuses : infusion : 20g/l contre les
spasmes divers, 2 tasses par jour en dehors des repas. Eviter de prendre en cure continue. L’HE est interdite pour la femme
enceinte !

Réglisse Glycyrrhiza glabra L. :


Antispasmodique et antiulcéreuce gastrique réputée par voie orale. Cure de 3 à 5 jours en association avec d’autres plantes,
coupure de 8 à 10 jours. Par voie orale : poudre ; extrait brut (ou suc de réglisse) ; extrait sec. Spécialités pharmaceutiques,
à base d'extraits généralement privés d'une partie de la glycyrrhizine pour éviter la formation d'oedèmes et un risque
d'intoxication simulant un syndrome de Cohn avec hypertension artérielle, en cas de surdosage. Attention également aux
patients utilisant des diurétiques : la réglisse peut provoquer des fuites de potassium. Déconseillée si traitement par les
corticoïdes. N’ayant pas de données toxicologiques sur les femmes enceintes, la Réglisse est par conséquent déconseillée.

Guimauve Althaea Officinalis L :


Par voie orale, elle est utilisée comme traitement adjuvant de la composante douloureuse des colites spasmodiques avec
ballonnements et flatulences, et des troubles digestifs dans le traitement symptomatique de la constipation. En usage seul :
tisane (L.Girre) : 10 g/250 ml, infusion de 10 min ou macération de 1h pour les feuilles ou les fleurs et de 3h pour les racines,
boire 1 tasse 3 fois/jour. Les diabétiques doivent faire attention car elle contient beaucoup de sucre.

Des formules existent cependant, combinant les plantes médicinales citées pour cette pathologie :
En tisane, mélanger respectivement les plantes suivantes : Guimauve (racine), Matricaire (fleurs), Marjolaine (feuilles),
Réglisse (racine) à parts égales QSP 4g pour 1 litre d’eau. Mettre dans une casserole et porter à ébullition, laisser frémir 2 à
3 minutes, laisser infuser 15 minutes. Filtrer et boire 2 à 3 tasses par jour. En cure discontinue.

Pour protéger la paroi de l’œsophage et de l’estomac en cas de remontées acides :

Mauve Malva sylvestris L :


Emolliente filmogène, protectrice de la muqueuse, légèrement anti-inflammatoire. Astringente douce : infusion 10 à 20g de
fleurs par litre, 15 mm, boire à volonté. En plus elle est légèrement laxative, pour celles qui ont des problèmes de
constipation (voir plus loin). La Mauve peut être combinée sans risque avec la Guimauve.

Plantain Plantago major L :


Anti-inflammatoire (apigénine). Contre les gastrites, ulcères gastro-duodénaux, colites. En usage seul : Infusion : 40g/l, 10mn
, 3 tasses /jour Infusion, 40g /l, 10 minutes, 3 tasses par jour. Attention le Plantain est anti-diarrhéique.

Une formule d’Extraits secs contre les gastrites :


Pour 1 gélule :
Coriandre ES 0,080g (80mg)
Menthe ES 0,080g (80mg)
Passiflore ES 0,080g (80mg)
Réglisse ES 0,120g (120mg)
Posologie : 1 ou 2 gélules à la fin de chacun des 3 repas
La Coriandre, développée plus loin, traite l’aérocolie et les gastrites. Ici la passiflore exerce une action sédative et
antispasmodique sur le tube digestif. Uniquement sur avis médical.

Cette formule peut être prise avec un traitement sédatif d’appoint (action antalgique et antispasmodique sur le tube
digestif et le système nerveux central) :
Un mélange de Suspension de Plantes Fraîches :
Mélisse SPF
Passiflore SPF
/ââ QSP 90 ml
Posologie : 1 ou 2 mesures par jour, diluées dans un grand verre d’eau ou dans une tisane.
Ici la Mélisse exerce un effet tranquillisant, la Passiflore exerce une activité sédative. A prendre avec le traitement précédent
toujours sur avis médical.

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Côté aromathérapie,

HE Estragon Artemisia dracunculus :


Stomachique, apéritive, carminative, antifermentaire. Contre les dyspepsies, flatulences, colites, hoquet, spasmes digestifs.
Eviter l’application de l’H.E. pure sur les peaux sensibles, bien la diluer. Déconseillée les 3 premiers mois de la grossesse.
Pas d'usage prolongé sans l'avis d'un aromathérapeute.

HE Basilic exotique Ocimum basilicum :


Antispasmodique, stomachique, eupeptique, agit sur le tube digestif. En usage externe uniquement pour la femme enceinte
et localisé. Interdite par voie orale pour la femme enceinte.

HE Camomille Chamaemelum nobile :


Contre les dystonies nerveuses sur les voies digestives : hyperacidité et aérocolie, spasmes et crampes d’estomac.
Déconseillée les 3 premiers mois de la grossesse. A partir du 4ème mois de grossesse, prise par voie orale dans une cuillère
à café de miel 1 goutte HE Camomille et laisser fondre dans la bouche, 2 à 3 fois par jour.

Une formule contre l’hyperacidité et l’hypersécrétion digestives par Dominique Baudoux :


HE Camomille romaine 0.5 ml (17 gouttes)
HE Lavande fine 1 ml (35 gouttes)
HE Estragon 0.5 ml (17 gouttes)
Solubol 8 ml
10 gouttes de la synergie dans un demi verre d’eau d’argile. Sur avis médical.

Pour les brûlures de l’estomac et l’œsophage : appliquer sur le plexus solaire et l’œsophage 1 goutte HE Basilic exotique
et 1 goutte HE Camomille, 3 à 5 fois par jour. En application locale seulement.

Ballonnements : aérophagies, flatulences

Coriandre Coriandrum sativum L. :


Antispasmodique, carminative, stomachique. Contre les gastrites, dyspepsies. Stimulant de l'appétit : infusion d’1/2 cc de
coriandre broyée, 150 ml d'eau, filtrer, 2 à 3 fois par jour ; teinture : 10 à 20 gouttes après les repas. Utilisée comme épice.
Elle se trouve dans le curry. L’huile essentielle par voie interne est interdite !

Badiane (de Chine) ou Anis étoilé Illicium verum :


Antispasmodique digestif. Contre les troubles digestifs accompagnés de crampes, ballonnements, flatulences. Pas
d'utilisation prolongée chez la femme enceinte en particulier. Huile essentielle contre-indiquée chez la femme enceinte.
L’utiliser en combinaison avec d’autres plantes.

Une formule composée d’Extraits secs contre l’aérocolie :


Gélules d’Extraits secs, pour 1 gélule :
Badiane ES 0,070g (70mg)
Menthe ES 0,070g (70mg)
Coriandre ES 0,200g (200mg)
Posologie : prendre 2 gélules après chaque repas. A prendre uniquement sur avis médical.
Les feuilles de Menthe poivrée (vue plus haut) sont connues pour leurs propriétés stimulantes digestives. Elles sont
employées dans le traitement des colites spasmodiques et pour les lenteurs digestives accompagnées de ballonnements, de
flatulences et d'éructations.

Cette formule peut être prise avec un traitement sédatif d’appoint (action antalgique et antispasmodique sur le tube
digestif et le système nerveux central) :
Un mélange de Suspension de Plantes Fraîches :
Mélisse SPF
Passiflore SPF /ââ QSP 90 ml
Posologie : 1 ou 2 mesures par jour, diluées dans un grand verre d’eau ou dans une tisane.
Ici la Mélisse exerce un effet tranquillisant, la Passiflore exerce une activité sédative. A prendre avec la formule précédente.

Sarriette des montagnes Satureia montana L. :


Stomachique, antispasmodique, facilite la digestion. Tonique, antiseptique intestinal et carminative, c'est-à-dire inhibant les
fermentations et la production de gaz. En usage seul : 5 g dans 250 ml d'eau ou infusion 20g/l, infuser 10 min et boire 2
tasses par jour après les repas. (L. Girre). Ne pas prendre en cure continue. Huile essentielle contre-indiquée chez la femme
enceinte ! Bien respecter les doses.

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Serpolet Thymus serpyllum L. :


Eupeptique, antiseptique intestinal : contre les colites et entérocolites, spasmes digestifs et fermentations intestinales.
Infusion 20 g/l ,10 mim, 1 à 2 tasses après les repas. Ne pas prendre en cure continue. Huile essentielle contre-indiquée
chez la femme enceinte ! Bien respecter les doses.

Tisane composée :
Mélanger à parts égales de Sarriette et de Serpolet : du mélange mettre 5 g dans 250 ml d'eau, infuser 10 min et boire 2
tasses par jour après les repas.

Argile :
Roche très hydrophile et fragile riche en sels minéraux et oligo-éléments. Les plus utilisées en naturothérapie sont l'argile
blanche (ou kaolinite) et l'argile verte. Soutien curatif pour les problèmes digestifs. Pansement gastro-intestinal pour ses
propriétés antiacide et anti-diarrhéique, anti-inflammatoire et calmante. L’argile est utilisée ici par voie interne (diluée dans
l'eau, en comprimés ou gélules). Contre les colites : cure d'argile de 3 semaines avec un régime approprié. Boire un verre
d'eau argileuse matin et soir, toujours au moins 30 minutes avant de manger. Attention à la constipation comme effet
secondaire. Douleurs d'estomac (gastralgies) : boire un verre d'eau argileuse avant chaque repas. Après la cure, et pour
éviter une rechute, prendre un verre d'eau argileuse le matin, en cure d'une semaine par mois : utiliser soit de l’argile verte
ou blanche en mettant 1 cuillère à soupe (environ 15 ml) dans un verre d’eau. Laisser reposer assez longtemps (une nuit
complète ou une journée complète) de manière à ce que l’argile se dépose intégralement au fond du verre. Il ne reste plus
qu’à boire « l’eau d’argile », c'est-à-dire l’eau qui surnage l’argile, uniquement (ne pas boire le dépôt argileux au fond !).
Effectuer de préférence cette opération soit le soir pour prise le matin ou soit le matin pour prise le soir. Quelques
recommandations : pour préparer l'argile, il ne faut pas utiliser de métal : utiliser une spatule en bois pour remuer les
préparations et des récipients en verre neutre. La prise d'argile par voie interne se fait de préférence le matin à jeun ou une
heure avant chaque repas. Il ne faut jamais réutiliser l'argile. Il faut éviter la prise concomitante d'argile et d’huiles ou
matières grasses. Il est conseillé de boire beaucoup d'eau pendant une cure d'argile.

Pomme de terre Solanum tuberosum L :


Consommer uniquement le tubercule, toutes les autres parties de la plante sont toxiques, le jus des pommes de terre est
utilisé pour les ulcères gastriques. En cure, posologie : 2 cuillérées à soupe de jus de pomme de terre (jus extrait d’une seule
pomme de terre) par jour. Ne pas consommer de pommes de terre vertes ou germés car la cuisson ne détruit pas
complètement l’alcaloide (solanine).

Les œufs, la pomme de terre et la semoule calment les aigreurs d’estomac. Manger régulièrement et en petite quantité.
Rehausser le dos en position allongée et ne pas se coucher juste après le repas.

En homéopathie : Argentum nitricum 5 CH, 2 granules 3 fois par jour jusqu’à amélioration, ou chez un sujet toujours pressé
(neurotonique) prendre en association avec traitement phytothérapique Argentum nitricum 9CH, 5 granules avant le repas.

Pour l’aérocolie, Carbo vegetabilis 5CH, 2 granules 3 fois par jour, pendant 4 à 5 jours.

-La constipation

Ce problème est récurrent chez la femme enceinte car le système hormonal (progestérone notamment) ralentit le travail des
fibres musculaires avec pour conséquence un ralentissement du transit intestinal. Le poids du bébé, de plus, ne facilite pas
les contractions intestinales et entraîne souvent des ballonnements au niveau digestif. Cette paresse digestive générale peut
entraîner d’autres troubles, à ne pas négliger comme les hémorroïdes par exemple. Il est donc conseillé de boire
suffisamment de liquides (eau, soupes, jus, tisanes…) dans la journée, et particulièrement des eaux riches en magnésium
qui permettent d’aller plus facilement à la selle, de manger régulièrement des fibres, beaucoup de fruits (secs notamment
comme les pruneaux) et certains légumes (verts notamment car ils contiennent plus de fibres : poireau,…) et de privilégier
les céréales complètes. Pratiquer quelques exercices physiques comme la marche améliore également le travail du transit.
Mais bien entendu ici encore les plantes peuvent se révéler très utiles :

Laxatifs mécaniques non irritants dits « de lest »

Le principe de fonctionnement de ce type de laxatif est d’aider à augmenter le volume des selles, ce qui va déclencher le
péristaltisme des intestins (faire progresser mécaniquement les selles dans le tube digestif jusqu’au rectum pour expulsion).
En effet, les fibres vont gonfler en se mélangeant à l’eau, formant ainsi des selles plus molles et volumineuses. Notons que
l’effet laxatif intervient généralement entre 12h et 3 jours. Il est également recommandé de boire beaucoup d’eau lors de leur
prise (l’action de l’eau étant essentielle afin de faire gonfler les fibres). Les laxatifs de lest sont des laxatifs doux pour les
intestins. Effets indésirables connus : ballonnements, flatulences, crampes abdominales. Afin de limiter ces effets, il faut les

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intégrer de manière progressive à son régime alimentaire, afin d’habituer en douceur les intestins à leur action. Une vigilance
extrême s’impose toutefois pour les femmes enceintes : bien demander conseil à son médecin avant toute prise de ce type
de laxatifs naturels.

Ispaghul Plantago ovata Forsk :


Graines qui gonflent et augmentent le volume du bol fécal pour être plus facilement expulsé. Les mucilages forment un gel
colloïdal hydrophile. Contre la constipation : laisser en contact 1 cuillère à café rase (environ 5 ml ou 4 gr) avec 100ml d’eau
et absorber ce mélange 2 ou 3 fois par jour suivi de deux grands verres d’eau. Cette précaution est nécessaire car les
mucilages peuvent se bloquer dans l’œsophage et gonfler, provoquant ainsi l’étouffement, d’où la nécessité de boire
beaucoup d’eau après la prise des graines. Sur le marché pharmaceutique, elles peuvent se présenter sous forme de
graines entières, concassées ou de granulés. Attention dans son utilisation car risque d’interaction médicamenteuse :
espacer la prise d’Ispaghul avec d’autres médicaments (minimum 30 minutes). Contre-indiqué en cas de diabète de
grossesse et d’obstruction intestinal. Ne pas prendre en cas d'inflammation du colon, d’occlusion intestinale, rétrécissement
de l’œsophage et du tractus gastro-intestinal.

Psyllium Plantago arenaria :


Laxatif mécanique et protection des muqueuses digestives. Antispasmodique, anti-inflammatoire digestif. Contre la
constipation, mais aussi ulcères d'estomac, colites, gastro-entérites : utilisation des graines avec même action, utilisation et
précaution d’emploi que pour l’Ispaghul. Laisser en contact 1 cuillère à café rase (environ 5 ml ou 4 gr) avec 100ml d’eau et
absorber ce mélange 2 ou 3 fois par jour suivi de deux grands verres d’eau. En cas de diabète, il peut être nécessaire de
réduire la dose d’insuline chez les insulino-dépendants.

Lin Linum usitatissimum L. :


Propriétés laxatives des principes actifs isolés et action mécanique (mucilage et huile grasse). Contre la constipation et
l’inflammation de l'intestin (voies orale, rectale). Utilisation des graines entières ou fraichement broyées : infusé ou macéré
(10 g de graines entières /litre, 1 nuit, filtrer obligatoirement, 1 tasse le soir). Ou prendre 2 à 3 fois par jour 10 g de graines
de lin entières ou concassées / téguments externes décortiquées avec 200 ml de liquide (réf. Commission européenne).
Boire beaucoup entre chaque prise. Précaution d’emploi identique au psyllium et Ispaghul. Interaction possible avec des
compléments en fer que le médecin peut donner à la femme enceinte en cas de carence (il est en plus souvent l’une des
causes de la constipation pendant la grossesse) car les mucilages peuvent entraver l’action du fer. C’est pourquoi absorber
les graines de lin 2 heures après ingestion du fer. Effet goîtrogène lors d'un emploi prolongé, et glycosides cyanogénétiques.
Contre indiqué en cas d'occlusion intestinale ou de diverticules, d’hypothyroidie. Ne pas consommer les graines immatures
car elles sont toxiques.

Agar agar Gelidium :


Infermentescible, laxatif mécanique qui augmente le volume et l'hydratation des selles, pansement gastro-intestinal. L'agar-
agar est un extrait d'algue avec un haut pouvoir gélifiant, vendu sous forme de poudre. Elle se dissout dans l'eau chaude et
forme des gels épais par refroidissement. Pour obtenir une bonne texture, utiliser 4 g d'agar-agar pour 1 litre de liquide à
diluer dans une purée, une compote ... Il faut délayer dans le liquide froid l'agar-agar, porter le tout à ébullition pendant 30
secondes à 1 minutes puis laisser refroidir, la gélification s'opère lorsque le mélange refroidit.

Complément en homéopathie : Alumina 5 CH, 2 granules 3 fois par jour.

D’autres plantes laxatives douces

Voici d’autres plantes laxatives qui contiennent entre autre des mucilages et qui sont très douces pour les intestins. Les
plantes laxatives stimulantes qui peuvent se révéler irritantes voire dangereuses pour la femme enceinte comme la
Bourdaine, le Séné, la Rhubarbe… sont donc à proscrire, et par conséquent non traités dans ce mémoire.

Mauve Malva sylvestris L.:


Plante drainante, laxative très douce, grâce aux mucilages. Elimination des toxines digestives. En usage seul : infusion 10g
de fleurs/litre, infuser 15 mm, à volonté.

Pensée sauvage Viola tricolor L :


Laxative, diurétique. En usage seul par voie orale : infusé (10 g/litre de plante sèche uniquement, infusion de 15 min) : 250 à
500 ml/jour. Attention n’utiliser que les fleurs et / ou la plante sèches.

Pissenlit Taraxacum dens-leonis :


Plante drainante. Cholérétique, diurétique et laxatif léger. Utilisation de la racine, en usage seul par voie orale : décocté de
20 g/litre ; décoction de 20 min, 3 fois /jour. Nébulisât : 100mg/gélule, 1 gélule, 3 fois/jour. Contre indication : indiquée plus
haut.

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Verveine Lippia citriodora H.B. :


Utilisée pour ses propriétés stomachiques, eupeptiques (facilite la digestion) et légèrement sédatives. L’Huile essentielle est
contre-indiquée chez la femme enceinte. A prendre en association avec des plantes laxatives.

Formule de tisane composée pour favoriser un bon transit :


Prendre en même quantité pour obtenir 10g/litre : des fleurs de mauve séchées, des racines de pissenlit sèches et des
feuilles de pensée sauvage séchées et feuilles de verveine. Faire une décoction-infusion : faire bouillir 5 minutes les racines
de Pissenlit dans 1 litre d’eau, verser le décocté bouillant sur les autres parties de plantes sèches et laisser infuser 10
minutes. Filtrer. Boire 2 à 3 tasses par jour.

Guimauve Althaea Officinalis L :


Laxative légère. Elle est utilisée comme traitement adjuvant des troubles digestifs, dans le traitement symptomatique de la
constipation. En usage seul par voie interne : Tisane (L.Girre) : infusion de 10 g/250 ml, 10 min, ou macération de 1h pour
les feuilles ou les fleurs et de 3h pour les racines, boire 1 tasse 3 fois/jour. Peut venir en soutien d’autres tisanes ou d’autres
formes galéniques.

Chicorée Cichorium Intybus L. :


Facilite les fonctions de l'élimination urinaire et digestive. Comme adjuvant dans les troubles digestifs (ballonnements
épigastrique, lenteur à la digestion, éructations, flatulences, constipations) : infusion de feuilles sèches, 8 à 15 g/l, 1 tasse
avant le repas ou 2 tasses le matin (constipation) (J.Valnet) ou décoction de racine, 15 à 30 g/l, bouillir 5 min, infuser 15 min,
1 tasse avant les repas (J.Valnet).

Une autre tisane composée :


Pissenlit (racine), chicorée (feuilles), guimauve (feuilles ou fleurs) et Verveine (feuilles) à parts égales : 10g/litre , faire bouillir
5 minutes les racines séchées du pissenlit, verser le décocté sur les autres parties de plantes sèches, laisser infuser 10
minutes. Filtrer. Boire 2 à 3 tasses par jour.

Karkadé Hibiscus sabdariffa :


Ce sont les fleurs d’hibiscus rouges. Proche parent de la mauve européenne : contient des mucilages. Un jus rouge est
obtenu à partir des fleurs séchées portées à ébullition : c'est la boisson nationale du Sénégal, du Burkina Faso et du nord du
Bénin où cette plante est cultivée jusqu'aux abords du désert. On peut aussi utiliser les fleurs en infusion : mettre l’équivalent
d’une cuillère à café pour une tasse, infuser 5 minutes. On y ajoute parfois des feuilles de menthe.

Une formule en tisane originale :


Mauve (fleurs)
Karkadé (fleurs)
Mélisse (feuilles)
/ââ 30g
Posologie : une cuillère à café pour une tasse de tisane (200ml) en infusion, 2 à 3 fois par jour. Répéter en cas de besoin.

Figuier Ficus carica L :


Laxatif très doux, souvent en combinaison avec d'autres laxatifs. Contre la constipation légère. Usage alimentaire : figue
séchée. Se présente aussi sous forme de sirop. Pas toujours très efficace mais pas d'effets secondaires.

Pruneaux secs :
Augmentent et ramollissent le bol fécal. Préparation : Préparer quelques pruneaux la veille au soir, les fendre en deux, les
mettre dans un verre d’eau pour la nuit. Au matin, boire l’eau et consommer les pruneaux, dont les fibres hygroscopiques se
seront gorgées d’eau. Renouveler chaque jour pour rééduquer l’intestin.

Les huiles végétales contre la constipation

L’utilisation des huiles végétales pour lutter contre la constipation est une excellente alternative. Très douces pour les
intestins, elles sont de surcroît bourrées d’acides gras essentiels et de vitamines pour le plus grand bienfait de la future
maman et de son bébé.

Amandier Prunus amygdalus L. :


Huile d’amande douce vierge en utilisation par voie interne. Elle soulage les douleurs imputables à la constipation, en raison
de ses vertus laxatives, mais elle n'est pas du tout irritante. Elle est également un excellent antiseptique intestinal. C'est un
laxatif très doux, même pour les enfants. Huile essentielle d'amande amère contre-indiquée chez la femme enceinte. Pour

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les adultes, on conseille 10 à 15 ml d’huile à jeun le matin. Conseil pour la femme enceinte : en consommer chaque matin
pendant un mois pour favoriser un meilleur transit.

Olivier Olea europea L. :


Huile d’olive vierge par voie interne : cholagogue, contre les troubles digestifs, légèrement laxative. Par voie orale, en
curatif : 30 à 60 g/jour. Par voie rectale, en lavement : 100 à 200 g: En préventif : consommation journalière de 10 à 15 ml
d’huile d’olive le matin à jeun (en alternance avec l’huile d’amande douce par exemple), ou en association avec quelques
gouttes de citron. Conseil pour la femme enceinte : à consommer chaque matin pendant un mois pour favoriser un meilleur
transit.

d) Les problèmes circulatoires

La femme enceinte peut être encline à avoir les pieds et les jambes gonflées, faire de la rétention d’eau et même avoir des
varices pré et post-grossesse. Il lui est donc conseillé de privilégier la position allongée, jambes surélevées pour faciliter la
circulation du sang et éviter de longues stations debout ou assise. Des bas de contention peuvent se révéler nécessaires en
fin de grossesse. Quelques douches froides localisées décongestionnent aussi les jambes. Mais également liées aux
conséquences de la constipation, entre autres, des hémorroïdes peuvent survenir. La majorité des traitements veinotoniques
sont d’origine phytothérapique. Car la phytothérapie donne d’excellents résultats dans cette affection. Les problèmes
circulatoires chez la femme enceinte nécessitent une consultation chez le médecin : demander obligatoirement conseil quant
à l’usage des plantes médicinales et formules exposées ci-après.

-Des plantes incontournables contre l’insuffisance veineuse et les troubles capillaires

Veines et vaisseaux se dilatent, les valvules veineuses deviennent paresseuses, par conséquent la circulation dans les
membres inférieurs est de moins bonne qualité. Les plantes les plus représentatives sont les suivantes :

Les plantes citées ci-dessous traitent de manière transversale tous les troubles qui touchent la circulation sanguine :
insuffisance veineuse et troubles capillaires particulièrement.

Vigne rouge Vitis vinifera L :


Grâce à ses polyphénols, la Vigne rouge exerce une action veinotrope agissant à plusieurs niveaux : diminution de la
perméabilité capillaire, inhibition de l'élastase, action vitaminique P, effet hypotenseur. Contre l’Insuffisance veineuse :
jambes lourdes, varices, troubles de la ménopause, hémorroïdes, phlébites, fragilité capillaire (ecchymose). En usage seul :
tisane avec 1 cuillère à soupe / tasse d'eau, infuser 10 mm, 2 à 4 tasses par jour entre les repas (J. Valnet). Nébulisât : 100
mg / gélule, absorber 2 gélules 3 fois par jour (L. Girre). En poudre de plantes (gélules) : 350 mg, 3 fois par jour ; Gélule
d’Extrait sec, aqueux ou hydroalcoolique : 200 mg, 2 fois par jour. Egalement en pommade pour l’application locale.
Attention interactions médicamenteuses possibles avec anticoagulants et antiplaquettaires.

Myrtille Vaccinium myrtillus L :


Propriétés vitaminiques P, renforce la résistance capillaire, améliore la microcirculation, favorise la régénération du pourpre
rétinien : antiagrégant plaquettaire, anti-inflammatoire. Contre l’artériopathie, la fragilité et les troubles de la perméabilité
capillaire, l’insuffisance veineuse dont les troubles vasculaires rétiniens. Apporte soulagement aux jambes lourdes, varices et
hémorroïdes. En poudre de plante (gélule) : 320 mg 3 fois par jour. En usage seul avec une décoction de baies séchées :
faire bouillir 10 min, 10 à 20g de baies de myrtille séchées écrasées dans environ 150 ml d’eau, exprimer et filtrer le
mélange. Laisser refroidir et boire 1 tasse d’infusion tiède plusieurs fois par jour. Les baies séchées n’ont aucun effet
secondaire ni de contre-indications. Les myrtilles fraîches en consommation excessive peuvent provoquer la diarrhée, les
baies séchées, à l’inverse, sont anti-diarrhéiques.

Une formule contre l’insuffisance veineuse à base de Nébulisâts, pour 1 gélule :


Myrtille Nb 0,125 g
Vigne rouge Nb 0,125 g
Posologie : 2 gélules 3 fois par jour.

Hamamélis Hamamelis virginiana L :


Utilisation de la feuille. Astringent (tanin), vaso-constricteur veineux, propriétés vitaminiques P. Contre les affections
veineuses : varices, lourdeur des membres inferieurs, hémorroïdes, phlébites. Contre les troubles circulatoires de la
ménopause, les métrorragies. En usage seul avec la tisane : 20g/l, 15 min, 1 tasse, 4 fois /jour. Poudre de plante sèche en
infusion de 1 à 2 g de drogue, 10 min, 2 à 3 fois par jour ou poudre en gélules de 290 mg, 3 fois par jour. Nébulisât :
150mg/gélule, 2 gélules 3 fois/jour. En usage externe : astringent, cicatrisant 30g/l, décoction 2 min. Possibilité d’irritation de
l’estomac chez les sujets sensibles. Eviter l’usage trop prolongé.

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Cassis Ribes nigrum L. :


Utilisation du fruit : propriété vitaminique C et P, vasculoprotecteur et veinotonique. En traitement des troubles circulatoires
d'origine veineuse et surtout capillaire (fragilité capillaire), dans la prévention des accidents vasculaires, pour augmenter
l'acuité visuelle (meilleure vision nocturne). En Gemmothérapie avec les Bourgeons en Macérat Glycériné : renforce la
résistance et la perméabilité vasculaire tout en ayant une action anti-inflammatoire. Ribes nigrum BMG 1DH. Dose poids : 1
goutte par kg corporel en 1 DH. En traitement de fond pour les problèmes circulatoires notamment chez la femme enceinte.
En usage seul avec une décoction de fruits séchés : faire bouillir 10 min, 10 à 20g de baies de cassis séchées écrasées
dans environ 150 ml d’eau, exprimer et filtrer le mélange. Laisser refroidir et boire 1 tasse d’infusion tiède 2 fois par jour.

Un décocté -infusé composé à 5%:


Cassis (fruits) 20g
Hamamélis (feuilles) 20g
Vigne rouge (feuilles) 60g
Faire bouillir 10 minutes les baies séchées du Cassis, verser le décocté bouillant sur les autres parties de plante, infuser 15
minutes, filtrer et boire 3 ou 4 tasses par jour. Par cure de 20 jours : on peut rajouter quelques feuilles de Mélisse pour le
goût.

Pour des problèmes circulatoires, une formule pour bain de jambes du Dr Fauron :
Faire un infusé à 20% de Vigne Rouge et Hamamélis pour 1 litre d’eau, verser l’infusé dans la baignoire (avec suffisamment
d’eau pour recouvrir les jambes) : alterner bains tièdes (30°C) et bains chauds (entre 35 et 38°C) localisés sur les jambes
pendant un bon quart d’heure, suivis d’une douche froide rapide sur les jambes. Pour les femmes en fin de grossesse ou
celles qui ont du mal à supporter la chaleur pendant la période estivale, ces bains se révèlent utiles car ils décongestionnent
les jambes.

Complément en homéopathie :Artère, veine, capillaire 4CH trit 2 mesures au réveil.

-Jambes lourdes, varices et rétention d’eau

Traiter les varices

En fin de grossesse surtout, mais aussi parfois dès le démarrage de la grossesse, la sensation de jambes lourdes, gonflées
peuvent s’accompagner d’oedèmes ou de varices. La circulation du sang est perturbée à cause des hormones, malmenant
les veines. Plusieurs conseils :porter des bas de contention, quand cela se révèle nécessaire, marcher, bouger mais
également dans l’eau pour favoriser la circulation du sang des membres inférieurs, et bien sûr, éviter de piétiner.
Il est nécessaire de consulter son médecin avant prise des plantes détaillées ci-dessous.

Par voie interne,

Aigremoine Agrimonia eupatoria L :


Contre les varices (voie interne) : coronaro-dilatateur à faible dose, coronaro-constricteur à dose plus élevée, action anti-
inflammatoire. En usage seul avec la tisane : 20 g/l, infusion 10 min, 1 tasse/3 fois/jour ou verser 150 ml d’eau bouillante sur
1,5g de drogue en poudre, infuser 10 à 15 min. Bien respecter le dosage. Sur avis médical.

Petit houx ou Fragon Ruscus aculeatus L. :


Contre l'insuffisance veineuse chronique (jambes lourdes, varices, crampes des mollets, ulcères variqueux, hémorroïdes,
syndrome prémenstruel) : vaso-constricteur (accélération du débit sanguin), action anti-inflammatoire. En usage seul en
poudre (gélule) : 350 mg, 3 fois par jour. Tisane : 4g/l, décoction de 10 min, 1 tasse 2 fois/jour au moment des repas.
Nébulisât : 100 mg/ gélule, 2 gélules 3 fois/ jour. Bien respecter le dosage. Sur avis médical.

Une formule avec des Nébulisâts, pour 1 gélule :


Fragon Petit Houx Nb 0,125 g
Hamamélis Nb 0,125 g
Posologie : 2 gélules 3 fois par jour. Cure de 10 jours ou plus sur avis médical.

Une tisane « jambes légères » du Dr Festy :


Mélanger vigne rouge, hamamélis et menthe à parts égales. Mettre 1 cuillère à café de ce mélange dans une tasse,
recouvrir d’eau frémissante. Infuser 10 minutes, filtrer et boire 2 à 4 tasses par jour pendant 10 jours.

Complément homéopathique : Arnica 5 CH et Hamamélis 5 CH, 2 granules de chaque, 3 fois par jour pendant 20 jours.

Par voie externe,

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Lamier blanc ou Ortie blanche Lamium album L. :


Astringent, actif au niveau de la circulation. Contre les troubles capillaires par voie externe : infusé (10 à 30 g/litre ; infusion
de 15 min, à appliquer en cataplasme sur les varices douloureuses. Humecter des linges avec cette infusion et faire des
enveloppements chauds des mollets.

Par voie externe, en application locale, une formule de gel à base d’extraits hydroglycoliques, à faire préparer en
officine :
Extrait H/G Hamamélis 15g
Extrait H/G Fragon 15g
Extrait H/G Vigne rouge 15g
Gel neutre 50g
Posologie : application locale, en massage 2 fois par jour.

Argile verte :
Contre les varices. Anti-inflammatoire et reminéralisante. Baigner les jambes atteintes de varices dans de l'eau argileuse, et
les masser de bas en haut, toujours en remontant des chevilles vers les genoux. Application de cataplasmes également en
remplaçant l'eau par une infusion de feuilles de vigne rouge et/ou d'hamamélis. Les cataplasmes doivent recouvrir toute la
jambe, et faire un centimètre d’épaisseur.

Côté huiles essentielles et huiles végétales par voie externe,

Les huiles essentielles suivantes ne doivent être utilisées qu’en application locale, et diluées dans une huile végétale. Elles
sont contre-indiquées par voie orale chez la femme enceinte. En usage externe ces huiles essentielles fluidifient la
circulation, apaisent les jambes lourdes et préviennent l’apparition de varices :

HE Lentisque Pistachier Pistacia lentiscus :


Antispasmodique, décongestionnante veineuse et lymphatique. En cas de thrombophlébites, varices et jambes lourdes,
congestions et stases veineuses, hémorroïdes internes et externes. Huile essentielle : déconseillée les 3 premiers mois de
grossesse. Irritation cutanée (dermocaustique) possible à l'état pur.

HE Hélichryse italienne ou immortelle Helicrysum italicum :


Antispasmodique, anti-inflammatoire, cicatrisante, désclérosante, antihématome. En cas de phlébites, varicosités,
couperose. Huile essentielle : grossesse et bébé de moins de 6 mois déconseillée sauf emploi localisé et momentané.

HE Thym CT Thujanol Thymus vulgaris CT thujanol :


Activatrice sanguine, réchauffante. Huile essentielle : déconseillée les 3 premiers mois de la grossesse. Irritation cutanée
(dermocaustique) possible à l'état pur.

HV Calophylle Calophyllum inophyllum :


Circulatoire et fluidifiante, elle permet une bonne protection des vaisseaux sanguins et facilite la circulation sanguine. Contre
les troubles circulatoires, varices, jambes lourdes, hémorroïdes. Propriété antioxydante et cicatrisante. A associer avec les
huiles essentielles de Lentisque pistachier ou Hélichryse italienne pour favoriser la circulation. En raison de son activité sur
la circulation sanguine, cette huile est déconseillée en cas de traitement aux anticoagulants.

HV Macadamia Macadamia ternifolia :


Contre la couperose et les troubles circulatoires (jambes lourdes, soins minceur...). En massage, l'huile de macadamia est
réputée pour faciliter la micro-circulation locale et tonifier le système lymphatique.. En massage des jambes (du mollet vers
le cœur) pour stimuler la circulation sanguine. En synergie avec les huiles essentielles circulatoires. En raison de son activité
sur la circulation sanguine, cette huile est déconseillée en cas de traitement aux anticoagulants.

Une synergie d’essences contre les troubles veineux :


HE Hélichryse italienne 5 gouttes
HE Lentisque pistachier 5 gouttes
HE Thym à thujanol 5 gouttes
HV Calophylle 1 cuillère à café (5 ml)
Mélanger la formule et l’appliquer en massage, des chevilles jusqu’aux genoux en remontant, 2 fois par jour pendant une
dizaine de jours. Renouveler en cas de grosses chaleurs (été) ou de situations à risque comme pour un vol aérien long
courrier. Attention si risque de phlébites ne pas effectuer ce type de massage !!!

Une autre synergie, « huile Jambe légère » :

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HE Lentisque pistachier 2 ml
HE Hélichryse italienne 0,5 ml
HV Calophylle 20ml
HV Macadamia 20 ml
Même procédé que précédemment. Attention si risque de phlébites ne pas effectuer ce type de massage !!!

Jambes gonflées : problème de rétention d’eau

Une sensation de jambes gonflées, mais sans ou avec peu de cordons variqueux : il peut simplement s'agir d'un problème
de rétention d’eau, trouble assez fréquent chez la femme enceinte. Bien que rangé dans la catégorie des troubles veineux,
ce syndrome se caractérise principalement par l'expression périphérique d'un syndrome rétentionnel. De plus, la
progestérone, sécrétée en plus grande quantité pendant la grossesse, favorise la rétention d'eau et augmente le volume
sanguin. En temps normal, l’excès de liquide est drainé par le système lymphatique. Mais lors de la grossesse, il arrive que
le volume d’eau dans la circulation sanguine soit tellement élevé que le système lymphatique ne peut plus assurer sa
fonction d’équilibrage. Il est saturé. Il en résulte alors un œdème lymphatique caractérisé par le gonflement des orteils et
l’apparition de plis cutanés. Ce qui peut aggraver la rétention d’eau, c’est une consommation excessive de sel et d’aliments
sucrés. La marche est une alliée contre ce genre de problème.
Les plantes dépuratives à propriété diurétique contribuent à éliminer la rétention d’eau. Cependant peu de plantes peuvent
être utilisées chez la femme enceinte pour traiter ce trouble, car il est déconseillé en cas de grossesse d’utiliser des plantes
drainantes, sauf sur avis médical. Attention il est formellement contre-indiqué d’utiliser les plantes suivantes en cas
d’œdèmes.

Ortie Urtica dioica L. :


Utilisation de la feuille : diurétique, anti-inflammatoire. Thérapeutique complémentaire des états rhumatismaux, maladie
inflammatoire des voies urinaires, drainage préventif et traitement des lithiases rénales. En usage seul : infusion de feuilles :
10 g/500 ml, infuser 10 min, boire 1 tasse le matin à jeun, 1 tasse 30 min avant les principaux repas et 1 tasse l'après-midi.
Nébulisât (100 mg/gélule, 2 gélules 3 fois/jour). Ne pas utiliser les graines, elles sont dangereuses.

Orhtosiphon Orthosiphon stamineus Benth :


Facilite les fonctions d'élimination rénales et digestives, de l'élimination rénale d'eau. En usage seul : tisane : 20g/l, infuser
10 min, 3 fois/jour loin des repas. Nébulisât : 100mg/gélule,2 gélules, 3 fois/jour. Sur avis médical pour la femme enceinte.

Piloselle Hieracium pilosella L. :


Draineur, diurétique. Cure de diurèse et de détoxication. En usage seul : tisane : 40g/l, infuser 10 min, 3 tasses par jour.
Nébulisât : 200mg/gélule, 1 gélule, 3 fois/jour. Sur avis médical pour la femme enceinte.

Prêle Equisetum arvense L. :


Diurétique en cas d’oligurie, lithiase rénale, colibacillose. Hémostatique et reminéralisant (voie orale). Contre les
rhumatismes, la rétention d’eau. Assouplit la peau. Pour la Prêle, dans ce cas précis, privilégier les formes galéniques à
base de plante fraîche : SPF Prêle, 1 mesure 2 à 3 fois par jour. En cure.

Une tisane composée :


Mélanger Ortie, Piloselle, Orthosiphon et Prêle à parts égales. Mettre 1 cuillère à café du mélange dans une tasse. Remplir
d’eau frémissante et laisser infuser 10 minutes. Filtrer et boire 3 tasses par jour pendant 5 à 6 jours.

Une formule d’EPS :


Prendre des EPS d’Orthosiphon et Piloselle à parts égales. Mettre 1 cuillère à café du mélange dans un verre d’eau par jour,
pendant 4 à 5 jours. Sur avis médical.

Petite astuce :
Avaler quelques gouttes de citron sur un support neutre ou cuillérée à café de miel en laissant fondre en bouche, 3 à 4 fois
par jour pendant 4 à 5 jours. Renouveler si nécessaire.

-Les hémorroïdes

Il s'agit tout simplement d'une dilatation des veines de la muqueuse anale (hémorroïde externe) et/ou rectale (hémorroïde
interne), véritables varices, à localisation particulière, très inconfortables, très douloureuses parfois accompagnées de
saignements. Elles nécessitent impérativement un examen médical pour s'assurer qu'elles ne sont pas le symptôme d'une
affection plus grave - une tumeur rectale par exemple - avant d'entreprendre quelque traitement, même phytothérapique,
que ce soit. En période de grossesse il faut consulter d'abord son médecin pour un examen approfondi. Dans l’alimentation,
il faut éviter de consommer épices et plats épicés, viandes fortes et abats, sauces industrielles également. L’alcool est bien

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sûr à proscrire chez la femme enceinte et dans ce type de trouble. Enfin, éviter l'usage de papier hygiénique coloré ou
parfumé remplacer le par un coton imbibé d'huile d'amande douce.

Par voie orale,

Lamier blanc ou Ortie blanche Lamium album L. :


Contre les hémorroïdes par voie orale. En usage seul : infusé (10 à 30 g/litre ; infusion de 15 min): 250 ml/jour (se référer à
la partie « problèmes de rétention d’eau »).

Une formule avec un mélange d’Extraits fluides :


EF Vigne
EF Fragon
/ââ QSP 125ml
Posologie : Crise aigüe : 4 cuillères à café par jour
Entretien : ½ cuillère à café par jour
Sur avis médical seulement.

Une infusion composée à 6% :


Cassis (feuilles)
Myrtille (feuilles)
Noyer (feuilles)
Vigne rouge
/ââ 50g
Posologie : de 4 à 6 tasses par jour. Cure de 10 jours ou plus sur avis médical.

Une autre tisane « anti-hémorroïdes » :


Mélanger à parts égales les plantes suivantes : Vigne rouge – Lamier blanc – Menthe (feuille). Prendre 1 cuillère à café de
ce mélange dans une tasse. Verser de l’eau frémissante et laisser infuser 10 minutes. Filtrer et boire 2 tasses par jour sur
des cures de 10 jours.

Argile verte :
Elle possède des propriétés absorbantes et adsorbantes, anti-inflammatoires et reminéralisantes. Cure d'eau argileuse sur 3
mois par période de 3 semaines, en alternance, avec 3 semaines de pause. Prendre 3 verres d'eau argileuse par jour en
réduisant les doses progressivement de 1/2 verre d'eau par semaine. Procédé décrit dans la partie sur les troubles digestifs,
ballonnement.

Complément en homéopathie : Aesculus 5 CH et Hamamelis 5 CH, 2 granules de chaque 3 fois par jour en cure pendant
une vingtaine de jours. Avec en cas de crise aigue, Nux vomica 5 CH 1 dose par jour pendant 5 jours.

Par voie externe, en traitement local,

Marronnier d’Inde Aesculus hippocastanum L. :


La graine de Marronnier d'Inde contient divers composants agissant en synergie, dans les troubles circulatoires : vaso-
constricteur veineux, antioedemateux, action vitaminique P, anti-inflammatoire, diminution de la perméabilité et augmentation
de la résistance capillaire. Action veinotonique. Contre la fragilité capillaire sanguine : ecchymoses, insuffisances veineuses,
œdèmes veineux, jambes lourdes, hémorroïdes. En tisane avec une décoction en usage externe : 40 g/l, faire bouillir 5 min,
laisser infuser 10 min, à utiliser sous forme de lotion astringente à appliquer 2 fois par jour sur les hémorroïdes. Egalement
en bain de siège tiède et court : décocté à 8%. Par voie orale contre-indiqué chez la femme enceinte et allaitante. Ne pas
appliquer sur les plaies ou peaux ulcérées.

Ficaire Ficaria ranunculoides :


Utilisation des racines qui ressemblent aux hémorroïdes. En traitement symptomatique des hémorroïdes, en usage externe
uniquement. Sous forme de pommade anti hémorroïdaire : extrait mou de Ficaire 5 g, en onguent 50 g. La plante fraiche
peut être irritante et dangereuse en usage interne (L. Girre). Uniquement en usage externe, interdite par voie orale.

Chêne Quercus :
Utilisation de l’écorce séchée. Propriétés : tonique astringent, antiseptique. Bien tolérée par la peau, elle ne provoque pas
d'irritation. En cas d'inflammation de l'œil, hémorroïdes, engelures et fistules anales. Pour soulager une crise hémorroïdaire :
matin et soir, et après chaque selle - jusqu'à sédation complète - faire un bain de siège froid avec une décoction d'écorce de
chêne séchée : faire bouillir 100 grammes dans un litre d'eau pendant 15 min, puis laisser refroidir et filtrer avant utilisation.
Appliquer également des compresses d'écorce de chêne en faisant bouillir une ou deux cuillerées à soupe d'écorce hachée

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pendant 15 minutes dans un demi-litre d'eau. Filtrer, laisser un peu refroidir la décoction, tremper la compresse, bien essorer
et l’appliquer encore chaude très délicatement sur la zone douloureuse. Recouvrer la compresse d'une serviette bien sèche.
Renouveler l’opération avec l’application d’autres compresses pendant 10 à 30 minutes pour que l’effet se fasse sentir.
Apporte un réel soulagement en cas de crise hémorroïdaire.

Une formule en pommade en traitement local :


Ficaire
Hamamélis
Marronnier d’Inde
/ ââ QSP gel pommade pour100g

Argile verte :
Par voie externe, on peut appliquer un cataplasme d'argile, le matin au réveil, sur l'ensemble de la région à traiter et sa
périphérie, suivi d'un bain de siège froid (écorce de chêne, marronnier d’inde). Après ce bain de siège, sécher doucement et
appliquer localement de l'argile verte semi-fluide (en pharmacie), en massant doucement la région anale, y compris l'intérieur
de l'anus. Mettre ensuite une compresse par-dessus l'application et laver quelques heures plus tard avec une décoction
d'écorce de chêne par exemple.

Côté huiles essentielles, uniquement en application locale :

Lavande aspic Lavandula latifolia spica L :


Cicatrisante. Huile essentielle : déconseillée les trois premiers mois de la grossesse.

HV Souci des jardins Calendula officinalis L. :


Cicatrisant, anti-inflammatoire, vulnéraire (voie locale). Utilisation du macérât huileux pour apaiser l’état inflammatoire dans
le cas des hémorroïdes, entre autre. Pour la femme enceinte, interdite par voie orale car la drogue est réputée
emménagogue.

Une synergie d’huiles essentielles, par voie externe :


HE Lentisque pistachier 1 goutte
HE Lavande aspic 1 goutte
HE Hélichryse italienne 1 goutte
HV Calendula 3 gouttes
Appliquer ce mélange sur l’hémorroïde après chaque toilette et après chaque selle jusqu’à 6 fois par jour.

e) L’épiderme sous tension et les problèmes cutanés

Les hormones, toujours les hormones qui amènent leur lot de problèmes disgracieux : acné, couperose, démangeaisons,
masque de grossesse… Sans oublier les vergetures qui reflètent plutôt un problème circulatoire sous-jacent.

-Démangeaisons cutanées et masque de grossesse

Le masque de grossesse

Le masque de grossesse ou chloasma est une hyperpigmentation, toujours liée au changement hormonal, du front, des
joues, du menton due à une augmentation de la mélanine qui se dépose de manière anarchique sur le visage par des tâches
ou des traînées brunes. Elles disparaissent après l’accouchement. Pour l’application des HE suivantes, éviter le contour des
yeux. Elles ne doivent être utilisées que par voie externe, et de manière localisée pour la femme enceinte.

HE Céleri cultivé Apium graveolens var.dulce :


Antipigmentaire. Contre les taches cutanées et de vieillesse. Huile essentielle de semence : par voie externe uniquement,
déconseillée les 3 premiers mois de la grossesse. Photosensibilisante : ne pas appliquer avant exposition au soleil.

HE Carotte cultivée Daucus carota var.sativa :


Tonique cutanée, cicatrisante, désclérosante. Contre l’acné, eczéma, furoncle, ulcère cutané, couperose, taches de
vieillesse. Elle éclaircit le teint, et raffermit l’épiderme. Par voie externe uniquement, déconseillée chez la femme enceinte les
3 premiers mois.

HE Livèche Levisticum officinale :

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En cas de psoriasis, problèmes de peaux. Photosensibilisante. Par voie externe uniquement, déconseillée chez la femme
enceinte les 3 premiers mois.

Essence de Citron Citrus Limon N. L. Burmen :


Pour les problèmes de peaux : elle purifie la peau. Huile essentielle contre-indiquée chez la femme enceinte par voie interne
et en cas de AVK. Chez la femme enceinte : usage restreint, localisé et de courte durée par voie externe. Risque d'irritation
sur la peau, photosensibilisante.

Les huiles végétales citées ci-après sont abordées dans les parties et paragraphes suivants.

Une formule simple à appliquer dès l’apparition des taches :


HE Céleri 1 goutte
HE Citron 1 goutte
HV Argan 2 gouttes
Application locale sur les taches, le soir uniquement. Attention l’HE Citron et Céleri sont photosensibilisantes (ne pas
s’exposer au soleil) c’est la raison pour laquelle on ne les applique pas le matin.

Une synergie plus complète, en application cutanée :


HE Carotte cultivée 1 ml
HE Livèche racine 0,5 ml
HE Céleri 1 ml
Essence de Citron 2 ml
HV Nigelle 15 ml
HV Rose musquée du chili 30 ml
Deux applications quotidiennes en quantité suffisante pour couvrir la zone cutanée jusqu’à amélioration sensible.

Une autre formule :


HE Céleri 0.5 ml (17 gouttes)
HE Carotte cultivée 0,8 ml (28 gouttes)
HE Hélichryse italienne 0,7 ml (24 gouttes)
HV Rose musquée 10 ml
HV Argan 5 ml
HV Noisette QSP 30 ml
2 à 3 applications locales par jour pendant plusieurs mois jusqu'à nette amélioration.

Le prurigo ou démangeaison cutanée

Les démangeaisons cutanées ou prurigo, également appelé « eczéma de grossesse » se déclare généralement à partir de
la 25ème semaine de grossesse et disparait après la grossesse. Mais pour certaines femmes il se déclare avant et peut se
terminer bien après l’accouchement. Ce prurigo se présente sous forme de plaques qui démangent beaucoup et qui
deviennent vite inconfortables pour la femme enceinte au quotidien. Une femme enceinte sur 300 est touchée par ce trouble.
L’usage de la cortisone est déconseillé chez la femme enceinte, néanmoins, des huiles essentielles et hydrolats en synergie
peuvent soulager et venir à bout de ces démangeaisons incessantes. Attention toutefois, si des parties du corps démangent
sans apparition de plaques, ils peuvent être la conséquence d’un trouble hépatique lié à la grossesse. Si c’est davantage
des boutons et des rougeurs, c’est peut-être de l’urticaire. Consulter un médecin pour avoir un diagnostic.

En application locale, les huiles essentielles utilisées dans les synergies présentées ci-après possèdent des propriétés
calmantes et anti-inflammatoires qui permettent d’apaiser les démangeaisons et les irritations qu’elles génèrent. Elles sont
déconseillées les 3 premiers mois de grossesse par voie externe et contre-indiquées par voie interne durant toute la
grossesse.

Une formule que propose le Dr Festy :


HE Lavande vraie 3 gouttes
HE Eucalyptus citronné 3 gouttes
HE Géranium rosat CV Egypte 3 gouttes
HV Calendula 5 ml
HV Bourrache 5 ml
Appliquer localement quelques gouttes (1 à 5 gouttes par zone), 2 fois par jour.

Prolongation du soin avec le talc (à faire préparer en officine) avec la formule suivante :
HE Lavande vraie 2g

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HE Camomille noble 2g
HE Géranium rosat CV Egypte 1g
Talc de Venise QSP 100 g (dans une boite poudreuse)
Saupoudrer 2 à 4 fois par jour les zones qui démangent.

La Camomille, la Lavande, le Géranium rosat et l’Eucalyptus citronné seront développés ultérieurement dans cet exposé.

Les hydrolats (eaux florales) vont calmer/apaiser le symptomatique. Ils peuvent être utilisés sans risque chez la
femme enceinte :
HA Camomille noble
HA Lavande
HA Géranium rosat
/ââ
Mélanger les hydrolats à parts égales et appliquer à l’aide d’un coton, autant de fois que nécessaire, sur les zones touchées.

Complément en homéopathie, contre le prurigo de grossesse : Scabiosa 7 CH, 5 granules 3 fois par jour jusqu’à
amélioration.

-Problèmes de peaux : acné et couperose

Parfois la grossesse peut être à l’origine de l’apparition d’une peau grasse accompagnée de quelques boutons et points
noirs. Ces comédons (points noirs) sont le résultat d’un phénomène d’oxydation du sébum présent en trop grande quantité à
la surface de nos pores dilatés.
La couperose est une dilatation des petits vaisseaux du visage, c’est un problème d’ordre capillaire et circulatoire : la
grossesse accentue ce problème, toujours à cause du bouleversement hormonal. La couperose sera traitée dans cette
partie car, malgré une fragilité capillaire (circulatoire) elle reste un trouble localisé sur le visage.

Des plantes dépuratives pour la peau

Les problèmes de peaux et particulièrement de l’acné nécessitent un petit drainage des toxines via l’émonctoire « peau ».
Les plantes dépuratives de la peau sont la Bardane et la Pensée sauvage. Elles seront utilisées en cure courte par voie
interne. Une mise en garde cependant spécifique pour la femme enceinte : en naturopathie, il est déconseillé de drainer le
foie (filtre les toxines accumulées dans le sang) pendant cette période où la future maman doit conserver toute « son
énergie » pour elle et son bébé. Pour la couperose, il est nécessaire également de drainer la peau mais comme cette
inflammation cutanée est liée à un trouble circulatoire, se reporter à la partie traitant des troubles circulatoires pour un
traitement de la couperose par voie interne. Toutefois, avant tout traitement par voie interne, de quelque nature que ce soit, il
est impératif de prendre conseil auprès d’un médecin.

Bardane Arctium Majus Bernh :


Traite les furoncles, acné, panaris, abcès, plaies variqueuses, staphylococcies par voie externe. Tisane en décocté, feuilles
écrasées utilisées contre les plaies variqueuses. En usage externe : décoction de 60 g de racines par litre, faire bouillir 10
min, utilisée comme trophique protecteur dans le traitement des crevasses, écorchures, gerçures et les états séborrhéiques.
Pour la femme enceinte, prendre en association avec d’autres plantes dépuratives. Bien respecter le dosage, pas de cure
continue pour la femme enceinte.

Pensée sauvage Viola tricolor L. :


Dépurative par voie interne : laxative et diurétique. Calmante et cicatrisante par voie externe : antidermatosique (éruption
cutanée, acné, impétigo, ... ). Par voie orale : infusé (10 g/litre de plante sèche uniquement ; infusion de 15 min) : 250 à 500
ml/jour. Utilisation de l’infusion en compresses à appliquer sur les boutons. Attention la plante ne doit être utilisée que sèche.

Une autre formule avec les nébulisâts, posologie pour un adulte, pour 1 gélule :
Bardane Nb 250 mg
Pensée sauvage Nb 250 mg
1 gélule de chaque 3 fois par jour. En cure de 10 jours et sur avis médical.

Une tisane « anti-boutons » :


Bardane - Pensée sauvage – Mélisse. Mélanger à parts égales ces 3 drogues sèches, mettre 1 cuillère à café du mélange
dans une tasse, recouvrir d’eau frémissante, infuser 10 minutes. Filtrer et boire 1 tasse matin et soir pendant 10 jours.

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En application locale, :
Bardane 15 g
Pensée sauvage 15 g
pour ¼ de litre d’eau froide. Amener à ébullition. Couper le feu. Infuser 10 minutes. Exprimer à travers une gaze. En
compresses tièdes matin et soir : à garder ¼ d’heure minimum.

En association avec les oligoéléments :


Mn-Cu : 1 mesure 2 fois par semaine.
Zn-Ni-Co : 1 mesure 2 fois par semaine.

Les huiles essentielles contre les problèmes d’acné et de couperose

Les huiles essentielles suivantes ne doivent être utilisées que par voie externe et sont déconseillées, par mesure de
précaution pour la plupart, les 3 premiers mois de grossesse.

HE Tea tree Melaleuca alternifolia :


Contre les abcès cutanés, l’acné juvénile, rosacée, eczéma. Déconseillée les trois premiers mois de la grossesse.

HE Lavande aspic Lavandula latifolia spica L. :


Propriétés antibactériennes et cicatrisantes. Déconseillée les trois premiers mois de la grossesse.

HE Laurier noble Laurus nobilis L. :


Antibactérienne. Contre l’acnès, plaies, psoriasis, escarres, ulcères cutanées, affections de la peau diverses. Déconseillée
les trois premiers mois de la grossesse. En cas d’allergie au laurier.

HE Bois de rose Aniba rosaeodora var :


Antibactérienne puissante. Adoucissante, antiseptique, astringente. Contre l’acné, plaies infectées. Déconseillée les 3
premiers mois de la grossesse.

HE Camomille noble ou romaine Chamaemelum nobile L. :


Véritable anti-inflammatoire local. Apaise les boutons enflammés. Traite l’acné et la couperose. Déconseillée les 3 premiers
mois de grossesse.

HE Hélichryse italienne Helicrysum italicum :


Hépato stimulante, anti-inflammatoire, cicatrisante, désclérosante. Traite les plaies, eczéma, acné, couperose, psoriasis.
Déconseillée en cas de grossesse et pour les bébés de moins de 6 mois sauf emploi localisé et momentané. Pas d'usage
prolongé sans l'avis d'un aromathérapeute.

HV Rose musquée Rosa rubiginosa :


Caroténoïdes, vitamine A, E et K : propriétés émollientes et antioxydantes, qualités raffermissantes au niveau cellulaire et
cicatrisantes, stimule la coagulation avec une action sur la couperose et les rougeurs diffuses. Grâce à sa teneur en rétinol,
elle se révèle très bénéfique pour traiter les lésions acnéiques. Elle favorise aussi la cicatrisation des tissus : cicatrices
d'acné, de varicelle.

Quelques gestes simples au quotidien contre l’acné :


Le matin HE Laurier noble 1 goutte en application pure sur chaque bouton, sur une peau parfaitement nettoyée de 3 à 5
jours, le soir HE Tea tree 1 goutte en application pure sur chaque bouton, sur une peau démaquillée ou parfaitement
nettoyée de 3 à 5 jours.

Quelques gestes simples au quotidien contre la couperose :


Sur le visage appliquer 1 goutte HE Hélichryse italienne en local sur les zones touchées, matin et soir durant 4 à 5 jours.
Mélanger également 1 autre goutte à votre dose de crème de jour quotidienne et 1 goutte à votre dose de crème de nuit,
étaler sur le visage de manière homogène. Cure de 4 à 5 jours, à renouveler à 1 semaine d’intervalle.

Une synergie proposée par le Dr Danièle Festy, qui traite également les cicatrices ou les vilaines traces rouges
causées par l’acné :
Dans un flacon de 5 ml :
HE Géranium CV Egypte 10 gouttes
HE Lavande aspic 10 gouttes
HE Tea tree 10 gouttes
HV Rose musquée QSP 5 ml

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Appliquer 1 goutte de ce mélange sur les boutons, 2 fois par jour jusqu’à amélioration nette.
Une autre formule anti acné par Dominique Baudoux :
HE Camomille noble 3 gouttes
HE Hélichryse italienne 3 gouttes
HE Bois de rose 4 gouttes
HV Noyau d’abricot QSP 3 ml
5 à 6 gouttes sur les zones à traiter, matin et soir jusqu’à amélioration sensible.
Ici HV Noyau d’abricot : Emolliente, elle nourrit la peau et contribue ainsi à la rendre plus douce. En renforçant le film
hydrolipidique, elle protège la peau de la déshydratation.

Une formule complète pour la couperose proposée par Dominique Baudoux :


HE Hélichryse italienne 10 gouttes
HE Géranium d’Egypte 5 gouttes
HE Camomille noble 5 gouttes
HV Calendula QSP 3 ml
Appliquer 2 à 3 gouttes matin ou soir sur la zone touchée jusqu’à amélioration sensible. Ici l’HV Calendula pour ses
propriétés apaisantes et anti-inflammatoires.

-Prévenir les vergetures

Au fil de la grossesse, le ventre s’arrondit, en même temps que bébé grossit, causant des pressions fortes sur l’épiderme.
L'excès de poids, s'ajoutant à la distension abdominale créée par la grossesse, vient compliquer les choses dans un grand
nombre de cas. Une alimentation saine et bien équilibrée est par conséquent nécessaire, tout comme surveiller son poids
pendant la grossesse. Pour prévenir l’arrivée d’éventuelles vergetures, la peau doit être bien nourrie. Afin qu’elle puisse
garder une bonne élasticit,é les corps gras (huiles et beurres) nourrissants et réparateurs seront donc à privilégier. Dans
cette partie seule la prévention des vergetures sera abordée, la partie « traitement » sera explicitée dans la seconde partie
de cet exposé.

Faire de la prévention par voie interne

Même pour les vergetures, à titre préventif, il est impératif de prendre conseil auprès d’un médecin avant d’utiliser les plantes
suivantes :

Prêle Equisetum arvense L. :


Astringent léger, assouplissement de la peau, vergetures (à prendre pendant la grossesse). Poudre : 4 à 5 g par jour.
Décocté : 10 g de drogue sèche/litre, boire 500 ml/jour. Extrait fluide : 5 à 20 g/jour.

HV Bourrache Borago Officinalis L. :


Cicatrisante (allantoïne), l'huile de Bourrache apporte souplesse, élasticité, tonicité aux peaux sèches et matures. En
maintenant la bonne constitution du film hydrolipidique, l'huile de bourrache, par la présence d'acide gamma-linolénique est
très assouplissante : elle redonne élasticité et tonicité à la peau. Par voie interne, bourrache en huile sous capsule : 400 mg
le matin.

En complément par l’oligothérapie (Dr Tourrasse) :


Zinc et selenium oligo-élément : une ampoule de chaque le matin. Avec la capsule de bourrache : les 2 pour un traitement
de 5 jours par semaine.

Prévenir les vergetures en local avec les corps gras et huiles essentielles

Par voie externe, plusieurs huiles végétales peuvent être utilisées dans la prévention des vergetures. Elles assurent
souplesse et élasticité à la peau par leur pouvoir régénérant, tout en nourrissant l’épiderme.

HV Onagre Oenothera biennis L. :


L'acide gamma-linolénique joue un rôle important dans l'hydratation et la souplesse de la peau. Revitalisante et
restucturante, elle favorise la régénération de la peau tout en maintenant une bonne élasticité. Uniquement par voie externe
pour la femme enceinte !

HV Germe de blé Triticum vulgare :


Raffermit les tissus cutanés par son action sur la perte d'élasticité de la peau, Prévention et soins des vergetures.

HV Rose musquée du chili Rosa rubiginosa :

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Traite les cicatrices, vergetures. Les acides gras essentiels et la synthèse du collagène contenue dans cette huile redonne à
l’épiderme souplesse et vitalité.

HV Amande douce Prunus amygdalus L. :


Cicatrisante et anti-inflammatoire en cosmétologie, efficace dans les vergetures à condition de l’utiliser matin et soir et en
cure prolongée. En massage doux et localisé.

HV Calophylle Calophyllum inophyllum :


Les polyphénols sont antioxydants et cicatrisants : action sur la circulation veineuse en massage localisé sur les fesses et
les cuisses en prévention des vergetures. Cicatrisante, elle favorise la régénération des tissus cutanés abîmés et apporte
souplesse et élasticité à la peau. Répare les cicatrices et vergetures même anciennes.

HV Argan Argania spinosa :


Teneur élevée en acide oléique et linoléique, caroténoïdes, vitamine E et stérols. Elle a un rôle dans la perméabilité de
l’épiderme. En application locale, anti-oxydante, elle améliore la fonction barrière de la peau et la microcirculation, freine le
vieillissement cutané avec une action anti-inflammatoire.

Une formule préventive :


Mélanger 3 des huiles végétales précédemment citées à parts égales : appliquer la quantité nécessaire sur les zones « à
risque », 1 à 2 fois par jour, au réveil et / ou après la douche.

A cette lotion d’huiles végétales peuvent être rajoutées des huiles essentielles,

HE Bois de rose Aniba rosaeodora :


Renforcera l’action des huiles végétales nommées. En application locale sur les zones affectées : 2 à 3 gouttes dans 50 ml
de lotion. Exclusivement en usage externe. Déconseillée les 3 premiers mois de la grossesse.

HE Petit grain Bigaradier Citrus aurantium L. :


Régénérante cutanée, revitalisante tissulaire. Action anti-inflammatoire. Elle favorise la microcirculation et possède une
action antivieillissement au niveau cutané. Déconseillée les 3 premiers mois de la grossesse.

HE Ciste Ladanifère Cistus ladaniferus CT pinène :


Astringente et hémostatique, cicatrisante. Déconseillée les trois premiers mois de la grossesse.

Essence de Mandarinier Citrus reticulata (zeste) :


Contre les vergetures et la cellulite (tonique cutané). Déconseillée les 3 premiers mois de la grossesse. Risque de
photosensibilisation. Ne pas appliquer avant exposition au soleil. Irritation cutanée (dermocaustique) possible à l'état pur.

Une formule à base d’huiles essentielles pour prévenir les vergetures :


HE Petit grain Bigaradier 5%
HE Mandarinier 10%
HV Onagre 30%
HV Argan 25%
HV Rose musquée 30 %
Une application ventre, hanches, cuisses et poitrine une à deux fois par jour. Risque de photosensiblisation. Ne pas
appliquer avant exposition au soleil.

Une autre synergie préventive :


Essence de Mandarine 0,5 ml
HE Bois de rose 0,3 ml
HE Ciste Ladanifère 0,2 ml
HV Rose musquée du Chili 20 ml
HV Argan 30 ml
HV Calophylle 50 ml
A appliquer sur les zones sensibles par massage doux, une à deux fois par jour.

f) Les douleurs articulaires, musculaires et ligamentaires

Le ventre bien arrondi de la femme enceinte, son poids ainsi que le volume de l’utérus déséquilibrent la posture habituelle du
corps, surtout au niveau du bassin. La colonne vertébrale subit un déséquilibre provoquant une cambrure anormale avec

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pour conséquence des tensions au cou, aux épaules, musculaires, des douleurs lombaires… et l’apparition des sciatiques !
En règle générale, c’est à partir du 5ème mois de grossesse que se déclenchent ces troubles douloureux.

-Les douleurs articulaires et rhumatismales

Les douleurs dorsales et les points de sciatique sont donc fréquents chez la femme enceinte, surtout au 3ème trimestre. La
sciatique est provoquée par le coincement du nerf sciatique. Durant la grossesse, le bébé grandit dans l’utérus et le bassin
s'élargit. Il peut alors venir appuyer sur le nerf entraînant douleur et parfois même immobilisation. Se reposer, s’allonger un
maximum pour soulager la colonne vertébrale est nécessaire, surtout chez la femme enceinte.
Pour toutes ses douleurs, où qu’elles soient situées, ce sont les plantes qui ont une action anti-inflammatoire et anti-douleur
qui vont être prisées afin d’apporter un soulagement rapide. Consulter impérativement un médecin avant de prendre tout
traitement phytothérapique par voie interne.

Par voie interne :

Cassis Ribes nigrum L. :


Anti-inflammatoire et analgésique périphérique, antihypertenseur. Les bourgeons augmentent le tonus sympathique et
stimulent la production de cortisol sur les surrénales : son action anti-inflammatoire atteint le 1/3 de la cortisone et est
prouvée cliniquement dans l’usage des rhumatismes par exemple. En gemmothérapie avec les bourgeons en Macérât
glycériné 1DH en cas de douleurs articulaires. Prendre 1 dose poids : 1 goutte pour 1 kg à multiplier par 2 et à prendre en
une seule prise le matin.
Utilisation de la feuille en traitement de fond des rhumatismes, de la goutte : action anti-inflammatoire, diurétique. Infusion de
feuilles 100g/l, 500 ml par jour. Extrait fluide de feuilles 50 gouttes le matin. Extrait sec de 600 à 900 mg par jour. EPS une
cuillère à café le matin.

Frêne élevé Fraxinus excelsior L. :


Anti-inflammatoire (dans les maladies rhumatismales), antigoutteux, antalgique dans l'arthrite, dans les maladies ostéo-
articulaires. En usage seul : infusé 20 à 40g/litre, infusion 15 min, 500 ml/jour. Nébulisât : 150 mg/gélule, 2 gélules, 3
fois/jour. La gemmothérapie utilise aussi le bourgeon de frêne pour traiter ces troubles : Fraxinus excelsior BMG 1DH : 1
goutte pour 1 kilo en poids corporel matin et soir, en mélange dans un verre d’eau avant le repas, flacon de 125 ml.

Une tisane composée à 5% :


Cassis (feuilles)
Frêne (feuilles)
/ââ décocté à 5% en laissant bouillir 2 minutes et infuser 15 minutes. A boire dans la journée, espacer après amélioration.
En cures discontinues.

Peuplier noir / tremble Populus nigra L. et Populus tremula L :


Utilisation des feuilles. Draineur articulaire. Les bourgeons sont diurétiques et antiseptiques. Ils éliminent l'acide urique : 30 à
40 g pour un litre d'eau, faire bouillir pendant 15 minutes à feu très doux, couper le feu et laisser macérer toute la nuit, filtrer
au matin. À boire dans la journée du lendemain, deux semaines par mois. En cure discontinue. Sur avis médical.

Curcuma Curcuma longa L. :


C’est le safran indien, à ne pas confondre avec le vrai safran. Action anti-inflammatoire, contre le stress oxydatif du rein,
protecteur du foie. Rhumatismes inflammatoires, fluxion articulaire. Verser 150 ml d’eau frémissante sur 1,3 g de rhizome,
infuser 10 à 15 minutes. Boire 1 tasse 2 fois par jour. Poudre micronisée 400mg pour 1 gélule : 1 gélule au début du repas,
matin, midi et soir. En cure de 10 jours par mois. A éviter si ulcères de l’estomac, hyperacidité et autres problèmes
gastriques, notamment chez la femme enceinte ! Sur avis médical.

Ortie Urtica urens L. et Urtica dioica L :


Les feuilles sont utiles en traitement de fond des douleurs rhumatismales. Diurétique et favorise l’élimination de l’urée et de
l’acide urique. Ici elle est dépurative, effet de reminéralisation (déjà citée) et de drainage.

Erigeron ou vergerette du canada Erigeron canadensis L. :


Action anti-inflammatoire, diurétique, adjuvant du traitement de la goutte et de certains rhumatismes. On l’utilise aussi pour
favoriser l’élimination des toxines en cas de rhumatisme chronique par surcharge (enraidissement et sédentarité). Infusion :
40g/l, 10mn, 3 tasses/jour. Nébulisât 500 mg à 1,5 g par jour. Extrait Fluide : 2 cuillérées à café par jour.

Par voie externe :

Avoine Avena sativa L :

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Utilisation des parties aériennes de la plante (débarrassée de ses feuilles, hachées), préparations de bains apaisants pour
les douleurs rhumatismales, sciatiques : mélanger à l'eau tiède du bain une infusion faite avec 100 g de parties aériennes
pour 1 litre d'eau bouillante. Comme la paille d’avoine est difficile à trouver, on peut aussi mettre environ 250 g de flocons
d'avoine dans une pochette en mousseline et faire bouillir dans 1 litre d’eau pendant quelques minutes. Presser la pochette
et verser le liquide ainsi extrait dans l'eau du bain. Utiliser la pochette pour se frictionner. En plus les bains ont une action
émolliente pour lutter contre la sécheresse cutanée, apaiser les démangeaisons cutanées ainsi que les douleurs
rhumatismales.

L’aromathérapie soulage également ces douleurs en massant les zones concernées avec des huiles essentielles diluées
dans des huiles végétales appropriées, favorisant ainsi la détente musculaire (HE myorelaxantes). En usage externe
uniquement :

HE Gaulthérie Gaultheria procumbens :


Appelée également Wintergreen. Antalgique, antirhumatismale. Contre les crampes et contractures musculaires. Huile
essentielle exceptionnelle : pénétration intense et effet anti-inflammatoire puissant. Ne pas appliquer en cas d’allergie à
l’aspirine, irritante à l’état pur. La diluer à hauteur de 20% dans une huile végétale. Ne pas utiliser les 3 premiers mois de la
grossesse. Pour la femme enceinte emploi localisée et ponctuelle, en cas de douleur aigüe.

HE Eucalyptus citronné Eucalyptus citriodora L. :


Anti-inflammatoire puissante, calmante. Efficace en cas d’arthrites, sciatiques. Déconseillée les 3 premiers mois de la
grossesse.

HE Laurier noble Laurus nobilis L. :


Anti-rhumatismale. Antalgique, décontracturante et antinévralgique efficaces : arthrites, rhumatismes, névrites, névralgies.
Déconseillée les 3 premiers mois de la grossesse et en cas d’allergie au laurier.

HE Lavandin super Lavandula hybrida CT super :


Hybride de la lavande vraie et lavande aspic. Anti-inflammatoire, antalgique et décontracturante. Contre les crampes,
contractures musculaires. Avec l’HE Lavande officinale, qui dans cette pathologie, a les mêmes propriétés : on peut les
associer avec d’autres huiles essentielles qui peuvent être révulsives (effet irritant sur la peau).

HE Camomille romaine Chamaemelum nobile :


Antalgique, analgésique, antinévralgique : arthrites, entorses, névralgies, foulures. Déconseillée les 3 premiers mois de
grossesse.

HV Arnica Arnica Montana L. :


Anti-inflammatoire, analgésique, anti-ecchymotique. Véritable anti-douleur, elle calme et apaise les inflammations, pour les
douleurs musculaires et articulaires. Utilisation de l’Arnica en homéopathie exclusivement par voie orale. Uniquement par
voie externe en application localisée. Attention cette huile ne doit pas être consommée par voie interne car provoque
vomissements, algies abdominales, troubles cérébraux, respiratoires, céphalées, dysfonctionnements cardiaques… !! Ne
pas appliquer sur plaies ulcérées et lésées.

Une formule en massage au quotidien :


HE Eucalyptus citronné 4 gouttes
HE Laurier noble 1 goutte
HV Arnica 5 gouttes
Masser doucement et localement , 2 à 3 fois par jour pendant 5 à 6 jours.

Pour un lumbago, quand le dos se coince après avoir porté une charge lourde, effectué un faux mouvement… en
massage sur la zone douloureuse et localisée :
HE Gaulthérie 1 ml
HE Eucalyptus citronné 1 ml
HE Lavande vraie 2 ml
HE Hélichryse italienne 0,5 ml
HV Arnica QSP10 ml
Ici l’HE Hélichryse italienne apporte également son action anti-inflammatoire combinée aux autres HE.

Il ne faut pas confondre sciatique et douleurs lombaires qui, elles, sont provoquées par un surplus de poids dans le bas du
ventre, entraînant des tensions dans les ligaments et muscles dorsaux.

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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Pour apaiser les douleurs lombaires, voici la synergie que propose Dominique Baudoux, à utiliser qu’à partir du
4ème mois de grossesse :
HE Eucalyptus citronné : 2 ml (70 gouttes)
HE Hélichryse italienne : 1 ml (35 gouttes)
HE Gaulthérie : 1 ml (35 gouttes)
HE Lavandin super : 2 ml (70 gouttes)
HV Arnica : 94 ml
Masser localement sur la zone sensible, en fonction des besoins, sur une durée maximale de 5 jours.

Une autre synergie pour apaiser ces douleurs :


HE Lavande vraie 10 gouttes
HE Laurier noble 10 gouttes
HE Camomille 5 gouttes
HE Eucalyptus citronné 5 gouttes
HV Arnica QSP15 ml (1 cuillère à soupe)
Masser l’ensemble du dos et les lombaires avec cette formule chaque fois que nécessaire.

Complément en homéopathie : Arnica 5 CH 2 granules 3 fois par jour.

-Les douleurs ligamentaires et crampes musculaires

Les crampes musculaires

Les crampes musculaires sont très courantes pendant la grossesse et particulièrement lors du 2ème trimestre car bébé
absorbe beaucoup de calcium et de magnésium. Les médecins supplémentent les femmes enceintes en vitamines, fer et
minéraux à partir du 4ème mois de grossesse généralement. Certaines eaux sont riches en magnésium, très utiles dans ce
trouble comme pour la constipation. L’aromathérapie intervient également avec ses huiles essentielles qui permettent
d’atténuer la douleur de la crampe et de dénouer les muscles par voie externe.

HE Basilic exotique ou tropical Ocinum basilicum L. :


Action anti-inflammatoire. Contre les crampes et contractions musculaires : arthrite, tendinite, rhumatisme. Dermocaustique.
Attention cette huile essentielle est contre-indiquée chez la femme enceinte. Emploi ponctuel et localisé sur la zone à traiter.
N’utiliser que sur avis médical..

HE Estragon Artemisia dracunculus :


Antispasmodique puissante, anti-inflammatoire. Contre les contractures et crampes musculaires. Eviter l’application de l’H.E.
pure sur les peaux sensibles, bien la diluer. Déconseillée les 3 premiers mois de la grossesse. Pas d'usage prolongé sans
l'avis d'un aromathérapeute.

HE Petit grain bigaradier Citrus aurantium L. :


Antispasmodique, anti-inflammatoire. Contre les spasmes musculaires.

Une formule pour relaxer le muscle meurtri :


HE Eucalyptus citronné 1 goutte
HE Lavande vraie 1 goutte
HE Basilic exotique 1 goutte
HV Noisette 3 gouttes
Masser localement, perpendiculairement au muscle meurtri, 3 à 5 fois par jour, pendant 1 jour ou 2 en chauffant le muscle
entre ses mains.

Complément en homéopathie : Cuprum met 5CH, 2 granules 3 fois par jour.

Les douleurs ligamentaires

Les douleurs ligamentaires sont des tiraillements dans le bas-ventre et des douleurs à l’entre-jambe. C’est inconfortable
mais complètement normal : les tendons et ligaments s’assouplissent, les articulations travaillent au fil de la grossesse en
préparation de l’accouchement.

Dominique Baudoux propose cette formule, à ne pas appliquer sur le ventre ! :


HE Basilic exotique 30 gouttes
HE Lavande aspic 10 gouttes

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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HE Camomille noble 10 gouttes


HV Calendula 50 gouttes
8 à 10 gouttes en cas de spasmes douloureux, 4 applications maximum pour la femme enceinte par jour. L’utilisation de l’HE
Basilic doit rester localisée et d’emploi ponctuel. Le macérât de calendula est utilisé pour sa propriété anti-inflammatoire.

Il est possible que la future maman ressente comme des spasmes profonds par « pics » provenant du bas-ventre et de
l’entre-jambe. Contrairement aux douleurs ligamentaires, les spasmes sont fulgurants mais ne durent pas. C’est désagréable
mais pas grave : ce sont en effet les ligaments et les muscles qui spasment.

La formule suivante les apaise :


HE Estragon 1 goutte
HE Camomille romaine 1 goutte
HE Petit grain bigaradier 1 goutte
HV Noisette 5 gouttes
Appliquer 2 fois par jour sur le bas-ventre et l’entre-jambe, pendant 24 à 48h uniquement. En cas de spasme, essayer de
s’allonger et de se détendre au maximum.

HV Noisette Corylus avellana L. :


Action cicatrisante et réparatrice. Elle apaise également les inflammations. Excellent support des frictions aux huiles
essentielles. Très pénétrante, elle assouplit la peau en profondeur sans laisser de film gras et permet la bonne pénétration
des actifs comme les huiles essentielles.

On peut tout aussi bien remplacer l’HV Noisette, dans les formules précédentes, par les deux huiles suivantes qui sont
efficaces dans ce type de trouble, ou pour celles qui préfèrent ne pas utiliser d’HE :

HV Nigelle Nigella sativa :


Anti-inflammatoire, elle apaise aussi bien les peaux irritées que les articulations enflammées. Apaisante en cas de
rhumatismes ou autres pathologies ostéo-articulaires. En massage localisé avec des mouvements amples sans forcer.

HV Calophylle Calophyllum inophyllum :


Anti-inflammatoire et antalgique doux, l'huile végétale de Calophylle calme les douleurs articulaires, musculaires et
nerveuses. Contre les douleurs rhumatismales, très indiquée pour des sollicitations musculaires, tendineuses et articulaires
(fatigue, jambe lourde, douleurs articulaires), intéressante en massage localisé. En raison de son activité sur la circulation
sanguine, cette huile est déconseillée en cas de traitement aux anticoagulants.

Complément en homéopathie : Magnésia phosphorica 5 CH, 2 granules 3 fois par jour.

2 / DES PLANTES POUR SOULAGER ET AIDER LES JEUNES MAMANS

a) La préparation à l’accouchement pour mieux accueillir bébé

Toutes les femmes le savent : un bon accouchement nécessite une bonne préparation, à la fois mentale mais également
physique. La détente mentale peut s’obtenir grâce à la relaxation, la sophrologie et les cours de préparation à la naissance
auprès d’une sage-femme, entre autres. Cette « bonne » attitude psychique aura un impact sur la détente corporelle. Pour
que l’accouchement s’effectue à terme d’une part (éviter une naissance prématurée), et se déroule dans les meilleures
conditions d’autre part (bien préparer l’utérus pour éviter le faux travail, un accouchement pénible…), la future maman doit
« se ménager » tout au long de la grossesse et se reposer au maximum surtout dans le dernier trimestre. C’est souvent
difficile pour la future mère d’appliquer ces judicieux conseils : car la majorité des femmes sont « actives », que ce soit au
sein de leur foyer et dans leur activité professionnelle. La phyto-aromathérapie peut devenir alors une véritable alliée des
femmes dans cette étape cruciale : préparer le mental et le corps pour mieux accueillir bébé. Elle est d’un grand secours,
notamment dans la préparation à l’accouchement. En effet, certaines plantes ont pour action de déclencher les contractions
et de faire en sorte que le travail se fasse plus rapidement. Les huiles végétales et huiles essentielles se marient à merveille
pour assouplir le périnée avant la naissance du bébé, tout comme pour cicatriser les éventuelles fissures ou déchirures liées
à l’accouchement.

-Préparer en douceur l’utérus et le périnée à J-15

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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Une quinzaine de jours avant terme, la femme enceinte peut utiliser certaines plantes pour préparer son utérus et son
périnée à l’accouchement. Elles vont l’aider à mieux préparer son corps, en aidant également bébé dans sa venue au
monde.

Framboisier Rubus idaeus L. :


C’est « la plante » de la femme enceinte : les feuilles sont préconisées en infusion pour contracter l’utérus. Effet tonique sur
l'utérus pendant la grossesse (dans les trois derniers mois) et lors de l'accouchement. Durant la grossesse, elles supportent
les activités métaboliques et préparent le corps de la femme à la naissance de son enfant. C’est une des seules plantes qui
peut être prise sans risque et effets secondaires nocifs en fin de grossesse. Lors de l’accouchement, l’absorption de tisane
de feuilles de framboisier rendent les contractions plus efficaces et moins douloureuses. Il est toutefois recommandé de ne
pas en prendre avant le 4ème mois de la grossesse. Infusion de feuilles sèches : Mettre une cuillère à café de feuilles
séchées dans une tasse. Recouvrir d’eau bouillante. Infuser 10 minutes. Filtrer. Boire 1 à 2 tasses par jour.

HV Millepertuis Hypericum perforatum L. :


En application locale, par voie externe le macérât huileux rouge de millepertuis peut être utilisé en friction avant
l'accouchement sur le périnée pour le détendre et éviter une éventuelle déchirure. Après l'accouchement son pouvoir anti-
inflammatoire et cicatrisant sera d'un grand secours pour calmer les irritations, enflures, fissures...

HV Macadamia Macadamia ternifoli :


Assouplit les muscles du périnée et les rend plus élastiques. On peut masser cette zone plusieurs fois par jour dès le 8ème
mois de grossesse avec l'huile afin de préparer cette zone à l'accouchement.

Assouplir son périnée 15 jours avant l’accouchement avec les huiles essentielles suivantes (D. Festy) :
HE Lavande vraie 2 gouttes
HE Ylang ylang 1 goutte
HE Camomille 1 goutte
En massage local et doux sur le périnée 2 fois par jour jusqu’à l’accouchement, en mélange ou pas avec les huiles végétales
de Millepertuis ou Macadamia.

Complément en homéopathie, à prendre le dernier mois de grossesse (Dr Morel) :


Arnica montana 7 CH : 1 dose / semaine
Actea racemosa 7 CH : 1 dose / semaine
Ruta 5 CH : 3 granules le matin à jeun
Caulophyllum 5CH : 3 granules le soir au coucher

-Le stress de l’accouchement le jour j

Une des plus grandes peurs de la future maman reste l’appréhension de l'accouchement, la douleur de l’enfantement. Le
stress peut amener à la crispation et amplifier le phénomène. Il est donc important de se relaxer et de se détendre. Pas
facile au vu des circonstances… Mais quelques techniques de respiration associées à quelques plantes et huiles
essentielles judicieusement choisies peuvent aider.

Verveine officinale Verbena officinalis et Camomille Chamaemelum nobile L :


Contre le stress, angoisses, insomnies, dépressions. Ces plantes préparent le mental à l’accouchement. La Verveine
positive et la Camomille détend. Tisane par voie interne : à parts égales, prendre 1 cuillère à café de ce mélange dans une
tasse. Recouvrir d’eau bouillante, infuser 10 minutes. Filtrer et boire 1 à 2 tasses par jour (D. Festy).
En usage seul pour la Camomille : Infusé (5g/litre ; infusion de 15 min) à absorber loin des repas.

Tilleul de Hollande Tilia tomentosa L. :


Sédatif léger du système nerveux central : hypnotique léger en cas de stress lié à l’accouchement. Prendre les bourgeons
en macérât glycériné de Tilleul (Dr Tourrasse) : on les utilise en 1ére décimale. Par voie interne, Tilia tomentosa BMG 1DH :
1 goutte pour 1 kilo de poids corporel, trois fois par jour dont une prise au coucher.

HE Camomille Chamaemelum Nobile :


Sédative, pré anesthésiante, calmante du système nerveux central. Préparation à l’intervention chirurgicale ou
l’accouchement. Stress, anxiété, choc nerveux. Utilisation en usage externe.

HE Néroli bigaradier et Petit grain bigaradier Citrus aurantium L.:


Relaxante, calmante, sédative. Action sur la sphère neuropsychique : anxiété, stress, examen, agitation. Utilisation en usage
externe.

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HE Laurier noble Laurus nobilis L :


Antalgique et antinévralgique, régulatrice du système nerveux sympathique et parasympathique, psychoactive. Le laurier est
une plante très puissante sur le plan émotionnel et énergétique. Symbole de la victoire (couronne de César) et d’immortalité,
le laurier, associé aux huiles essentielles relaxantes comme le Néroli ou la Camomille romaine, donne courage et la force
d’affronter l’accouchement.

Une formule anti stress avec les 3 huiles essentielles précédentes (D. Festy) :
Dans un flacon de 5 ml, mélanger :
HE Petit grain bigaradier 20 gouttes
HE Camomille noble 10 gouttes
HE Laurier noble 10 gouttes
HV Noisette QSP 5 ml
Appliquer 3 à 4 gouttes sur le plexus solaire (région de l’estomac) et sur la face interne des poignets, les quelques jours qui
précèdent l’accouchement et lors du travail. Humer également le flacon en cas d’angoisses incontrôlées.

HE Encens ou Oliban Boswellia carterii :


Antidépressive. En fumigations pour favoriser la méditation, la sophrologie, le travail sur soi.

HE Mandrasavarotra (saro) Cinnnamosma fragrans :


L'huile essentielle de Saro possède un profil aromatique proche de celui du Ravintsara. Le Saro est appelé en langue
malgache mandravasarotra (littéralement « plante qui garde le mal au loin »). Favorise la relaxation mentale.

Une autre synergie, proposée par Dominique Baudoux, pour une aider psychologique lors de l’accouchement :
HE Camomille noble 5 gouttes
HE Mandravasarotra (saro) 5 gouttes
HE Laurier noble 5 gouttes
HV Noyau d’abricot 1 ml
3 à 4 gouttes du mélange en application locale sur le plexus solaire et la face interne des poignets dès le démarrage des
contractions. Respirer l’odeur des poignets pour une meilleure détente. Répéter aussi souvent que nécessaire.

Une autre formule pour favoriser la détente mentale :


HE Encens 0,1 ml (4 gouttes)
HE Neroli bigaradier 0,5 ml (17 gouttes)
HE Laurier noble 0,3 ml (10 gouttes)
HE Clou de girofle 0,1 ml (4 gouttes)
HE Camomille romaine 0,2 ml (7 gouttes)
HV Noisette ou Amande douce : QSP 10 ml
3 gouttes sur le plexus solaire et la face interne des poignets ou 1 goutte sous les narines pour inhaler en inspirant
profondément. L’huile essentielle de clou de girofle sera plus amplement développée dans la partie suivante.

En homéopathie, si la peur de l’accouchement bloque les contractions utérines, prendre en complément Gelsemium 15 CH
en 1 dose au début du travail.

-Déclencher l’accouchement et/ou renforcer les contractions

Il existe des plantes qui peuvent déclencher l’accouchement, quand le terme est franchi, et faciliter le travail. Car il arrive
parfois que l'arrivée de bébé se fasse désirer et que le « travail » n'avance pas. C'est le cas lorsque le col tarde à se dilater
ou lorsque les contractions présentent un rythme désordonné ou insuffisant. L’utilisation de ces plantes ne peut être, pour la
femme enceinte arrivant au terme de sa grossesse, utilisée que sur avis et encadrement médical et jamais au cours de
la grossesse hormis le Framboisier. Une grande prudence s’impose donc quant à leur emploi.

Framboisier Rubus idaeus L. :


Les feuilles agissent sur l’hypophyse, libérant ainsi l’ocytocine pour faciliter l’accouchement. Action générale relaxante et
tonifiante, facilite le relâchement des muscles pelviens et de l'utérus : prévient ainsi les fausses contractions en fin de
grossesse et obtient des contractions plus efficaces lors de l'accouchement. Elle ne renforce pas les contractions, mais
permet à l'utérus qui se contracte de travailler plus efficacement. Diminue les douleurs du travail et du post-partum. Tonifie
les muscles utilisés pendant l'accouchement et favorise un prompt rétablissement. En usage seul : pour l’accouchement,
infusion de 2 cuillères à café (10 ml) de feuilles sèches dans une tasse. Infuser 5 minutes. Filtrer et boire 2 à 3 tasses le jour
de l’accouchement.

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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Sauge officinale Salvia officinalis L. :


Seules les feuilles sèches, pauvres en huile essentielle et donc en cétone (thuyone), peuvent être utilisées en tisane et en
quantité limitée, seulement les derniers jours de grossesse, de manière à favoriser les contractions utérines lors de
l’accouchement. Attention l’utilisation des feuilles fraîches et de l’HE pendant la grossesse peuvent entraîner une altération
des neurones et des malformations chez le nouveau-né. Huile essentielle interdite chez la femme enceinte ! Infusion : mettre
1/2 cuillère à café de feuilles séchées dans une tasse. Recouvrir d’eau frémissante, infuser 10 minutes. Filtrer et boire 1 à 2
tasses par jour, 3 ou 4 jours avant terme seulement.

Une tisane avec les 2 plantes :


Tisane de feuilles sèches de Sauge et Framboisier à parts égales, une cuillère à café du mélange par tasse, verser de l’eau
frémissante, infuser 10 minutes, boire 1 à 2 fois par jour. Ces deux plantes peuvent être infusées ensemble.

Clou de Girofle Eugenia caryophyllus :


Il possède des propriétés régulantes sur les contractions utérines. Il favorise la dilatation du col. L'infusion devra uniquement
être absorbée quand la future maman, arrivée au terme, sentira les contractions se mettre en place de manière régulière,
signant le début du travail et sur avis médical. Interdit chez la femme enceinte et allaitante à l'exception de l'accouchement,
contre-indiqué en cas d’hypertension artérielle. Tisane : plonger 7 clous dans l'eau à température de la pièce, puis amener à
ébullition. Couper le feu, infuser 10 minutes, le breuvage pourra être absorbé froid ou chaud, indifféremment.

Fenugrec Trigonella foenum graecum L. :


Traditionnellement, on utilisait les graines de fenugrec pour provoquer les contractions utérines et faciliter l'accouchement.
Plus de 25 gr par jour de graines ingérées peut provoquer des contractions utérines et faire démarrer le travail. Attention les
diabétiques doivent réajuster leur taux d'insuline, de même il peut y avoir une potentialisation des médicaments
anticoagulants et antiplaquettaires. Contre-indiqué chez la femme enceinte !

HV Ricin Ricinus communis L :


Elle provoque une hyperhémie dans le tractus intestinal conduisant à une stimulation réflexe de l’utérus, ce qui explique son
rôle dans le déclenchement artificiel du travail. Ne pas utiliser pendant la grossesse. Aux Etats-Unis, les sages-femmes ont
recours à cette huile pour stimuler le travail (BL. McFarlin, 1999) : 10 à 30 ml d’huile végétale de Ricin à boire, mélangée
dans du jus de fruit en raison de son mauvais goût. En général, au bout de 3 à 6 heures, les contractions se déclenchent
selon C. Peitrequin (2001). Ne pas utiliser en phytothérapie comme laxatif car c'est un purgatif drastique. Interdite pendant la
grossesse ! A n’utiliser que sur avis et surveillance médicale !!

HV Onagre Oenothera biennis L :


Contracte l’utérus car contient des précurseurs de prostaglandines. Mature le col et facilite le démarrage du travail. Sous
forme de gélules d’onagre : 2 à 3 gélules à prendre par voie orale ou vaginale le jour du terme ou au début du travail.
Contre-indiquée chez la femme enceinte à l’exception de l’accouchement !

Persil Petroselinum sativum :


Reproduit l’effet de l’ocytocine, sécrétée par l’hypophyse, sur les contractions utérines pendant l’accouchement. Si une petite
quantité de persil dans l’alimentation est sans danger, éviter une consommation abondante en période de grossesse, hormis
les derniers jours avant terme. Attention les graines du Persil sont toxiques.

Saule blanc Salix alba L :


Hippocrate, père de la médecine moderne et grand médecin de l’Antiquité, indiquait que la mastication d’écorce de saule
pouvait atténuer les douleurs pendant l’enfantement. Les propriétés analgésiques et anti-inflammatoires reconnues du saule
sont dues à une substance qui est métabolisée en acide salicylique, à l’origine de la fameuse « aspirine ». Contre-indiqué en
cas de AVK et pendant la grossesse, hormis le jour de l’accouchement.

Quelques plantes dites emménagogues (régulant les menstruations, action ocytocique) peuvent être utilisées en tisane
quelques jours avant terme et particulièrement le jour j pour favoriser l’accouchement. Il est par conséquent interdit d’utiliser
ces plantes pendant la grossesse car elles peuvent être abortives. Pour n’en citer que 2 majeures, à savoir :

Alchémille Alchemilla vulgaris L. :


Emménagogue, antiseptique (voie orale), inhibe la sécrétion de progestérone permettant à l’accouchement de démarrer
(favorisant la sécrétion d’ocytocine) : tisane en infusion de 2 à 4 gr de feuilles séchées dans 200 ml d’eau, infuser 10
minutes, boire 2 à 3 tasses par jour, le jour du terme ou dès le démarrage du travail. Interdite chez la femme enceinte !

Achillée Millefeuille Achillea millefolium L.:


Emménagogue. Soulage les douleurs pelviennes de la femme : bains de siège (cf Valnet). Favorise l’accouchement.
Tisane : infuser, pendant 10 minutes, 5 ml de plante séchée dans 150 ml d’eau bouillante. Laisser refroidir et prendre 2 fois

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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par jour, entre les repas. En Bain de siège : infuser 100 g de plante séchée dans 1 litre d’eau, puis diluer dans 19 litres d’eau
tiède (32°) ou chaude (38°). Verser dans un bain de siège ou une bassine et faire tremper la région pelvienne jusqu'aux
hanches durant 10 à 20 minutes. Prendre ce bain de siège dès le démarrage du travail pour atténuer les douleurs, avant
d’aller à la maternité, tout en buvant une tisane bien chaude, détend l’utérus, relaxe profondément et favorise le travail.
Interdite chez la femme enceinte !

Les huiles essentielles pour déclencher ou renforcer les contractions utérines lors de l’accouchement et soulager les
douleurs :

HE Giroflier Eugenia caryophyllus :


Tonique utérin. Déconseillée chez la femme enceinte et allaitante à l'exception de l'accouchement. Contre-indiqueé en cas
d’hypertension artérielle. Pas d'usage prolongé sans l'avis d'un aromathérapeute.

HE Palmarosa Cymbopogon martinii :


Tonique utérin. Déconseillée chez la femme enceinte par voie systémique ou à doses élevées et répétées.

L’huile essentielle de Giroflier que la femme enceinte doit bannir pendant la grossesse est une huile essentielle qui
accompagne merveilleusement bien l’accouchement. En effet, en plus de soulager la douleur, cette huile essentielle favorise
les contractions utérines et facilite l’expulsion du bébé au moment de l’accouchement. En association avec l’huile essentielle
de Palmarosa, elles forment un duo incontournable des salles d’accouchement, sous surveillance médicale.

Une première formule, combinant les 2 HE :


HE Palmarosa 5 gouttes
HE Thym à thujanol 5 gouttes
HE Giroflier 2 gouttes
HV Noisette 10 gouttes
Appliquer 3 à 4 gouttes sur le bas du dos et le ventre par un massage très doux en tournant dans le sens des aiguilles d’une
montre, 3 fois par jour les derniers jours du terme et pendant le travail. L’HE Thym à thujanol est présente ici pour son action
chauffante au niveau circulatoire.

Une autre formule de Dominique Baudoux, pour renforcer les contractions :


HE Clou de girofle 2 ml (70 gouttes)
HE Palmarosa 2 ml (70 gouttes)
HE Bois de rose 1 ml (35 gouttes)
HV Noisette QSP 10 ml
6 gouttes dans le bas du dos au niveau du 2ème trou sacré (fossettes lombaires), toutes les 20 minutes, pendant le travail. La
future maman pourra demander l’aide de la sage femme ou du futur papa. Ici l’HE Bois de rose a également une propriété
tonique, mais cette fois plus générale.

Une HE pour la péridurale :


S’il y a péridurale, l’HE Camomille romaine peut aider à mieux supporter cette anesthésie en appliquant 2 gouttes sur le
plexus solaire et sur les lombaires ½ heure avant intervention du médecin anesthésiste et quelques minutes avant. Respirer
également le flacon et si le stress est trop important, avaler 1 goutte de l’huile essentielle sur un sucre ou support neutre en
le laissant fondre sous la langue avant l’intervention.

Cimicifuga Actea racemosa L :


En homéopathie, régule le travail en obstétrique. Effet normalisateur de l'hormone luténinisante, anti-inflammatoire
rhumatismal.

Colosh bleu Caulophyllum thalictroides L. michx :


Utilisé en homéopathie, tonique utérin qui accélère les contractions pendant le travail. Attention, les alcaloïdes sont
responsables de malformations fœtales, contre-indication formelle pendant la grossesse autrement qu’en dilutions.

Complément en homéopathie (Dr Michel Tourrasse), dès l’apparition des contractions, à prendre ensemble :
Caulophyllum 7CH (régule les contractions)
Actea racemosa 7 CH (régule les contractions)
Ignatia amara 7 CH (anxiolytique et antispasmodique)
Posologie : 3 granules de chaque, toutes les ½ heures.

-Faciliter l’expulsion du placenta

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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Nous allons retrouver les plantes dites emménagogues et les « stimulantes » utérines dans cette partie. L’alchémille et
l’achillée millefeuille expliquées précédemment peuvent donc être employées ici. Les plantes suivantes ne doivent être
utilisées que dans un cadre strictement médical, sur avis du médecin et surveillance de l’équipe médicale.

Angélique Angelica archangelica L. :


Utilisation de la racine. Antispasmodique par action au niveau du Système Nerveux Central, emménagogue. Huile
essentielle contre-indiquée chez la femme enceinte.

Tisane qui aide à l'expulsion lors d'une rétention placentaire :


Les feuilles de framboisier et la racine d’Angélique, à parts égales. Faire un décocté-infusé : faire bouillir 5 minutes ½ cuillère
à café de racine sèche d’Angélique dans 200 ml d’eau (1 tasse), puis verser le décocté bouillant sur ½ cuillère à café de
feuilles de Framboisier, laisser infuser 10 à 15 minutes. Boire 2 à 3 tasses dans les 24h qui suivent l’accouchement. Le
framboisier combiné à l'angélique facilite l'expulsion du placenta.

Pivoine Paenia officinalis L. :


Anti-inflammatoire et antispasmodique. Au 1er siècle après J.-C., Dioscoride, médecin grec, préconise la racine de pivoine
pour favoriser les menstruations et l’expulsion du placenta après l’accouchement. Attention à n’utiliser que sur avis médical.
Contre-indiquée pendant la grossesse. En cas de surdosage, risque de vomissements et diarrhées. Tisane : infusion, 1
gramme de drogue végétale, infuser 10 à 15 minutes. Boire 2 à 3 tasses dans les 24h qui suivent l’accouchement.

Armoise commune Artemisia vulgaris L. :


Par voie orale, les feuilles et les branches d’armoise agissent comme un stimulant utérin, nervin, régulateur menstruel et
antirhumatismal. De par ses constituants, l’armoise agit comme un agent emménagogue qui accélère la circulation sanguine
dans la région pelvienne et l’utérus et stimule la menstruation. Une compresse de cette herbe est utilisée pour favoriser le
travail utérin et aider à l’expulsion du placenta. Par voie orale : infusion antispasmodique de 10g/l, 15 min, boire50ml par
jour. Utilisation de l’infusion en compresse le jour de l’accouchement. Contre-indiquée pendant la grossesse

Partenelle ou Grande camomille Chrystanthemum ou Tanacetum parthenium :


A ne pas confondre avec la Camomille allemande (Matricaire) ou Camomille noble ou romaine. Connue des Romains,
provoque les règles et aide à expulser le placenta après l'accouchement. En poudre de plante sèche : de 125 à 500mg maxi
en dose journalière à prendre avant les repas pour permettre une assimilation plus rapide. En tisane : infuser 2 cuillères à
café de poudre de plante sèche pendant 10 minutes, boire 2 à 3 tasses avant les repas dans les heures qui suivent
l’accouchement. Contre-indiquée pendant la grossesse.

Verveine officinale Verbena officinalis L. :


Stimule les muscles utérins et la montée du lait. Elle est indiquée dans le post-partum.

Agripaume Leonurus cardiaca L. :


Utérotonique. Déclenche les règles et permet l’expulsion du placenta. Provoque également les contractions utérines. En
tisane : prendre 1 à 2 cuillerées à café de plante séchée par tasse d'eau bouillante (200 ml). Laisser infuser pendant 10
minutes. Ne pas dépasser 2 tasses dans la journée. L'agripaume a un goût très amer. L’améliorer avec du sucre, du miel et
du citron et avec une autre plante comme la Verveine. Contre-indiqué chez la femme enceinte.

b) Un arsenal des plantes pour l’allaitement

Après un accouchement plus ou moins éprouvant, la mise au sein et la mise en place de l’allaitement s’opèrent de manière
immédiate pour la jeune maman. Elle doit s’adapter au rythme des tétées de son bébé. Avec toute la fatigue accumulée
(accouchement, nuits agitées, sollicitations du nourrisson), les jeunes mamans peuvent présenter quelques carences (Fer,
Calcium...). Parfois il arrive que le lait ne soit pas en quantité suffisante pour nourrir bébé. La sécrétion de lait par les
glandes mammaires dépend de deux hormones : la prolactine et l'ocytocine. Cette insuffisance de sécrétion lactée est
généralement due à un manque de l'une ou l'autre de ces hormones. La phytothérapie possède des plantes dont la
réputation n’est plus à faire et qui favorisent cette sécrétion. A l’inverse d’autres plantes ont la propriété de tarir le lait pour
les femmes qui ne souhaitent pas allaiter, qui souhaitent stopper leur allaitement et/ou celles qui sont contraintes d’arrêter
l’allaitement pour raison médicale, le plus souvent.

-Les plantes qui favorisent la montée de lait

Certaines plantes ont la propriété d’augmenter ou de favoriser la sécrétion lactée. Les plantes aromatiques de la famille
Apiacée sont les plus réputées, elles contiennent des HE stimulantes sécrétoires, ayant une action hypophysaire et
principalement sur la prolactine :

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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Angélique Angelica archangelica L. :


Les fruits favorisent la lactation. Décoction de semences : 20g/l, faire bouillir 5 minutes, 1 tasse, 2 fois/jour. Mise en garde si
diabète et si prise d’anticoagulant et d’antiplaquettaire. Revoir les précautions d’usage dans la partie digestive. L’HE est
déconseillée pendant la grossesse et l’allaitement.

Fenouil Foeniculum vulgare :


Galactogène, stimulante oestrogénique. Consommation de fenouil dans l’alimentation pour les femmes qui viennent
d’accoucher afin de favoriser la montée de lait. Infusion également préparée avec les fruits séchés de fenouil : infusion de 10
à 30 g/litre, infusion de 15 min, boire 200 ml/jour. Poudre 2 à 4 g par jour. Contre-indiqué pendant la grossesse car propriété
ocytocique. Huile Essentielle : convulsivante à forte dose, contre-indiquée chez la femme enceinte et dans les pathologies
cancéreuses oestrogéno-dépendantes et maladies hormono-dépendantes. Pas d'usage prolongé sans avis médical. Pas
d'usage cutané a l'état pur.

Anis vert Pimpinella Anisum L :


Cette plante donne au lait un goût agréable pour bébé et facilite ainsi sa digestion. Même vertus thérapeutiques que le
fenouil : galactogène. Le dianéthole et le photoanéthole ont une action sur la lactation en la favorisant. Tisane (20 g de fruit/l,
infusion de 10 min), boire 3 tasses par jour ou poudre de 1g à 3g/jour délayée dans de l’eau ou mêlé à du sucre
quotidiennement .Toxicité nulle. Huile essentielle contre-indiquée chez la femme enceinte. HE convulsivante et neurotoxique
à forte dose.

Badiane de chine (anis étoilé) Illicium verum :


Galactogène. En usage seul : infusion de 3g anis étoilé broyé, 150 ml, 10 à 15 min. Boire 1 tasse par jour. Pas d'utilisation
prolongée. Huile essentielle contre-indiquée chez la femme enceinte. HE convulsivante et neurotoxique à forte dose. N'est
plus autorisée en France car elle peut se confondre avec la badiane du Japon.

Carvi ou cumin des prés Carum carvi L :


Galactagogue, stimulant oestrogénique comme le fenouil et l’anis. En usage seul : Infusé de 2 à 4 g/litre, infusion de 15 min,
boire 250 à 500 ml/jour. Huile essentielle contre-indiquée chez la femme enceinte. A trop forte dose : abortive.

Aneth Anethum graveolens L. :


Galactogène. L’HE est interdite pendant la grossesse (abortive). Mêmes propriétés que les autres ombellifères.

Souvent les tisanes galactogènes vendues dans le commerce sont un mélange d’ombellifères. Elles sont cependant contre-
indiquées pendant la grossesse.

Une tisane galactogène d’Ombellifères (Dr Morel) :


Angélique (semences) 40g
Anis vert (semences) 40g
Fenouil (semences) 40g
Carvi (semences) 30g
Aneth (semences) 20g
Une cuillérée à café par tasse de ce mélange. Bouillir 2 à 3 minutes, infuser 10 minutes, boire 2 à 3 tasses par jour.

Les HE par voie orale :


Les huiles essentielles de Fenouil et d'Anis possèdent donc des propriétés galactogènes. Une goutte de chacune de ces
huiles sur un sucre, du miel ou une pastille neutre pourra être avalée matin et soir, avant les repas afin de stimuler la
production de lait. Attention bien respecter la posologie car à forte dose les HE sont convulsivantes et neurotoxiques. Interdit
chez la femme enceinte !

D’autres plantes favorisent la lactation :

Ortie Urtica dioica L. :


Compte tenu de sa richesse en minéraux, vitamines et chlorophylle, elle favorise aussi l'allaitement. Pour renforcer l’effet
immunostimulant du colostrum (1er lait très riche pour le bébé) selon le Dr Festy : prendre l’EPS Ortie piquante, parties
aériennes, 3 cuillères à café dans un verre d’eau par jour, pendant 2 jours puis 1 cuillère à café le 3ème jour.

Verveine officinale Verbena officinalis L. :


Elle stimule la montée de lait. Tisane à base de verveine en association avec des ombellifères ou d’autres plantes
galactogènes.

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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Basilic Ocinum basilicum L. :


En association avec d’autres plantes comme les ombellifères pour favoriser l’allaitement. En usage seul : infusion de basilic,
50 g de feuilles pour 1 litre d'eau bouillante, 1 tasse après le repas. Huile essentielle contre-indiquée chez la femme
enceinte, risque d'irritation sur la peau.

Fenugrec Trigonella foenum-graecum :


Une étude égyptienne effectuée en 1945 avait fait état d'une augmentation de la sécrétion lactée de 900% suite à la prise de
fenugrec. Lorsque la mère absorbe du fenugrec, l'augmentation de la sécrétion lactée semble être dose-dépendante : il faut
trouver par tâtonnements la dose adéquate pour permettre à la mère d'augmenter sa sécrétion lactée à un niveau suffisant
sans être excessif. Quand une mère prend du fenugrec, sa transpiration a une odeur de sirop d'érable ; si ce n'est pas le
cas, la dose de fenugrec prise est insuffisante pour avoir un impact sur la sécrétion lactée. Il faut compter 1 à 3 jours pour
apprécier l'impact du fenugrec. Il peut être pris sous forme de gélules de plante broyée : de 1 500 à 1 800 mg (en capsules),
3 fois par jour en mangeant. En infusion : entre 1 et 15 ml (¼ à 3 c. à café de graines moulues qu’on laisse infuser dans 250
ml d’eau chaude pendant 5 à 10 minutes, de 2 à 4 fois par jour. Ou absorber 3 fois par jour, 2 g de graines séchées
concassées ou poudre de plante sèche dans un peu de liquide. Il n'a guère été rapporté d'effet iatrogène autre qu'un léger
effet laxatif à haute dose chez certaines femmes. Contre-indiqué en cas de diabète. Ne pas prendre avec des médicaments
pour éclaircir le sang, comme l’aspirine ou la warfarine. Contre-indiquée chez la femme enceinte, hormis l’accouchement.

Chardon béni Cnicus benedictus L. :


Augmenterait la production de lait. Cependant, aucune donnée scientifique ne supporte cette affirmation. Malgré tout, de
nombreuses femmes le consomment dans ce but précis en association avec le fenugrec. Sous forme de capsules : de 900 à
1 100 mg, 3 fois par jour en mangeant, rendant le fenugrec plus efficace. Selon Humphrey il faudrait consommer 6 000 mg,
par jour et en plusieurs petites quantités, de Chardon béni et du Fenugrec, les deux combinés, pour un résultat efficace.
Comme le chardon bénit a un goût amer, la plupart des femmes préfère le consommer en capsules. Dans le cas de la
teinture, Newman suggère de consommer 20 gouttes trois fois par jour. En tisane : infuser 1,5 à 2 g de parties aériennes
séchées dans 150 ml d’eau bouillante durant 3 à 5 minutes. Filtrer et boire 3 tasses par jour, environ 30 minutes avant les
repas. Contre-indiqué pendant la grossesse. Effets indésirables : à haute dose (plus de 5 g par tasse) ou en cas d’infusion
prolongée (10 minutes ou plus), la plante peut causer de l’irritation gastrique et des vomissements en raison de sa forte
teneur en tanins (8 %).

Chardon marie Silybum marianum (L.) Gaertn :


Stimulation de la lactation. Hépato-protecteur. En tisane : infusion de 3,5 g de fruits séchés pour 1 tasse (200 ml), infuser 10
à 15 minutes, 1 tasse 3 à 4 fois par jour. Nébulisât : 100mg/gélule, 1 gélule, 3 fois /jour. Contre-indiqué en cas
d’hypertension.

Galega Galega officinalis L. :


Galactogène. Extrait fluide : 50 à 100 gouttes au début des repas par période de 8 jours, espacer par intervalle de 8 jours (J.
Valnet). Infusion : verser 1 l d’eau bouillante sur 2 g de drogue (plante sèche uniquement) finement coupée, infuser 5 à 10
min, filtrer et boire 1 à 2 tasses par jour. Peut faire uriner plus ou dérégler le cycle menstruel. La plante doit être utilisée
sèche uniquement. L'utilisation thérapeutique de la drogue ne peut être recommandée dans le diabète sucré (peut faire
baisser le taux de sucre dans le sang).

Carotte cultivée Daucus carota L. :


La Carotte peut améliorer la qualité du lait maternel. Se consomme crue, en jus, cuite en purée ou en plat préparé. On peut
utiliser sa semence en infusion. Infusion de carotte cultivée : 30 g de graines séchées pour 1 litre d'eau bouillante. Huile
essentielle déconseillée chez la femme enceinte.

Une tisane composée :


A base de galéga, fenugrec, carottes (semences) et fenouil :
Mélanger les plantes à part égale, mettre 1 cuillère à café pour 1 tasse d’eau (200 ml) dans une casserole, faire bouillir 3
minutes et laisser infuser pendant 10 minutes. Filtrer et boire 3 tasses par jour.

Malt d’orge :
Utilisé pour la fabrication de la bière. Les béta-glucanes augmentent la formation de prolactine, favorisant ainsi la montée de
lait après accouchement. Il est interdit à la femme enceinte et allaitante de boire des boissons alcoolisées telles que la bière.
Cependant il existe des bières sans alcool riche en malt d’orge, qui absorbée régulièrement peut augmenter la sécrétion
lactée. En tisane et en usage seul : infusion de malt (orge germé) de 20g/l, laisser infuser 10 min, filtrer et boire 2 tasses par
jour.

Levure de bière :

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Redonne du tonus, de l’éclat aux cheveux et à la peau. Pourrait favoriser l’allaitement. Beaucoup de sage-femmes le
recommandent en cure pendant l’allaitement. Disponible en paillettes et en gélules. Posologie : 1 à 2 gélules 3 fois par jour
au moment des repas à avaler avec un grand verre d’eau.

HV Ricin Ricinus communis L. :


En Inde les femmes se massent les seins avec l’huile de ricin, après l’accouchement, pour stimuler la lactation. Utilisation en
interne seulement avec l’homéopathie. Contre indiqué par voie orale car purgatif drastique, chez la femme enceinte
(abortive), n’utiliser qu’en application locale !

Complément en homéopathie : Ricinus communis (ricin) 9 CH, 3 granules avant chaque tétée.

Dans l’alimentation, certains aliments contribuent à favoriser la montée de lait comme les lentilles et les topinambours cuits.

Quoi qu'il en soit, il est essentiel de se souvenir que les galactagogues ne sont pas la « potion miracle » qui permettra à une
mère d'avoir du lait. Pour augmenter la lactation : le repos, les mises au sein fréquentes du bébé, la durée des tétées sont
des éléments tout aussi importants pour bien favoriser les montées de lait. Il est impératif de consulter un médecin ou une
sage-femme si le problème persiste.

-Les plantes anti-galactagogues

Certaines plantes offrent l’aspect inverse en freinant la sécrétion lactée. Elles peuvent s’avérer nécessaires, pour raison
médicale ou par simple volonté de la jeune maman, dans le sevrage de l’allaitement. Une mise en garde cependant, dès la
prise des principes actifs suivants, il n’est plus possible de revenir en arrière et de continuer à alimenter bébé par le sein. Car
les plantes et huiles essentielles qui vont suivre conviennent qu’à l’adulte, en aucun cas au bébé, pouvant même se révéler
dangereuses pour lui. Bien entendu elles sont contre-indiquées chez la femme enceinte.

Sauge officinale Salvia officinalis L:


Antigalactagogue. Tisane en usage seul : infusion de sauge, 20 g de feuilles séchées pour 1 litre d'eau bouillante, 3 tasses
par jour. Il vaut mieux l’utiliser en association pour une action antilaiteuse. HE : en cas d’usage prolongé et d’usage pur,
risque de convulsion, vertiges, palpitations (cétone : thuyone). Contre-indiquée en cas d’insuffisance rénale, d’instabilité
neuro-végétative, pendant la grossesse et l’allaitement. A forte dose convulsivante, neurotoxique. Précautions : ne pas
utiliser en cures continues.

Pervenche officinale Vinca minor L. :


Antigalactagogue (voie orale). En association avec des diurétiques et des laxatifs, en vue d'une action antilaiteuse. On
l'emploie à la dose de 30 g de feuilles fraîches ou 15 g de feuilles sèches, en infusion dans un litre d'eau. Pour tarir le lait des
jeunes mamans qui cessent d’allaiter leur bébé : selon Marie-Antoinette Mulot, associer la Pervenche à la canne de
Provence. Ne pas donner dans les cas de mastopathies et cancers du sein.

Menthe poivrée Mentha piperita L. :


Utilisée en association pour une action anti-laiteuse. Tisane en usage seul : infusion (20 g/l, 10 min, 1 tasse après chaque
repas). En aromathérapie, l’HE Menthe poivrée est très efficace pour freiner la production de lait. Avaler 2 gouttes HE
Menthe Poivrée sur un comprimé neutre ou cuillérée de miel en laissant fondre sous la langue, 3 fois par jour. Pour l’huile
essentielle : réaction glacée, interdite pendant la grossesse et l’allaitement.

Une tisane antigalactogène :


Mélanger à parts égales feuilles séchées de menthe poivrée, sauge et pervenche. Faire une infusion de 10 minutes pour 1
cuillère à café du mélange dans une tasse. Filtrer et boire 2 à 3 tasses par jour pour arrêter l’allaitement sur plusieurs jours.

Persil Apium petroselinum ou Petroselinum hortense :


Les semences et racines sont antigalactogènes. En médecine populaire, le persil est utilisé dans le sevrage de la lactation.
Décoction de racines : 50g pour 1 litre d’eau. Faire bouillir 2 – 3 minutes, laisser infuser 10 minutes. Boire 3 à 4 tasses par
jour pendant quelques jours. Attention éviter d’en consommer durant la grossesse, en grosse quantité abortif !

Ache (odorante) Apium graveolens L. :


Utilisation des feuilles contre les engorgements laiteux des jeunes mères qui ne peuvent ou ne veulent plus nourrir leur
bébé. Par voie interne, infusion de feuilles, 5 g pour ¼ de litre d’eau bouillante. Infuser 10 minutes, prendre 1 à 2 tasses par
jour. En cataplasmes (voir plus loin : engorgements mammaires). Contre-indiquée chez la femme enceinte.

Cerfeuil Anthriscus cerefolium L. :

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Antigalactogène. Tisane : infusion d’1 cuillère à café pour 150 ml d’eau bouillante. Infuser 10 minutes. Boire 2 à 3 tasses par
jour. Déconseillé chez la femme enceinte.

Du côté des huiles essentielles :

HE Romarin à camphre Rosmarinus officinalis L.camphoriferum :


Analgésique, relaxante et légèrement anesthésiante. Interdite pendant la grossesse et l’allaitement.

HE Inule odorante Inula graveolens :


Anti-inflammatoire. Huile essentielle déconseillé les trois premiers mois de la grossesse et pendant l’allaitement.

HE Lentisque pistachier Pistacia lentiscus :


Décongestionnante veineuse et lymphatique. Déconseillée les 3 premiers mois de grossesse, irritation cutanée
(dermocaustique) possible à l'état pur.

Pour stopper l’allaitement, sur les seins, appliquer en massage la synergie suivante :
HE Romarin à camphre 5 gouttes
HE Inule odorante 1 goutte
HE Lentisque pistachier 1 goutte
HV Millepertuis 5 ml
Ici l’HV Millepertuis est présente pour calmer l’inflammation avant le tarissement définitif. Appliquer ce mélange sur les 2
seins, 4 fois par jour en massant doucement. Si nécessaire, installer un bandage serré autour de la poitrine, à changer
quotidiennement, pendant une petite semaine. La contrainte mécanique stoppe la lactation.

-Engorgement laiteux, crevasses et gerçures

Même si l’allaitement se passe bien, les mamans ne sont pas à l’abri d’avoir des problèmes de congestion mammaire, un
œdème enflammé. Il est fort dommage d’arrêter l’allaitement par la prise de médicaments non tolérés par le bébé alors qu’il
y a une réponse en phyto-aromathérapie pour ce type de problème. Les seins trop stimulés deviennent alors douloureux,
notamment dans les premiers jours qui suivent l’accouchement au moment de la première montée laiteuse. A l’inverse, une
jeune maman qui souhaite stopper son allaitement, peut connaître au démarrage du sevrage un engorgement laiteux avant
que son lait ne se tarisse au bout de plusieurs jours. De plus la maman n’est pas à l’abri de crevasses et de gerçures,
causées par les tétées nombreuses et successives du bébé en début d’allaitement principalement. Pour tous ces cas de
figure, les cataplasmes et compresses de plantes à action anti-inflammatoire et cicatrisante sont à privilégier.

Congestion et engorgement laiteux

Le premier réflexe, en cas d’engorgement laiteux, est de se masser avec douceur et lentement les seins sous le jet d’eau
chaude de la douche. La température de l’eau (pas plus de 38°) combinée au massage décongestionne la poitrine. Des
compresses et cataplasmes à base de plantes permettent de soulager l’inflammation causée par l’engorgement : toutefois,
attention avec les plantes suivantes, pour une bonne poursuite de l’allaitement, leur utilisation doit rester exceptionnelle !

Ache Apium graveolens L. :


Attention pour les mamans qui souhaitent poursuivre leur allaitement. Usage par voie externe uniquement en application
locale et ponctuelle en cas d’engorgement laiteux.

Un cataplasme composé contre l’engorgement laiteux :


Ache (feuilles) 30g
Pervenche (feuilles) 30g
Menthe poivrée (feuilles) 30g
Pour 1 litre d’eau. Laisser bouillir quelques minutes. Appliquer chaud mais pas bouillant sur les seins en cas d’engorgement
laiteux. Attention en utilisation ponctuelle pour les mamans qui souhaitent poursuivre leur allaitement.

Douce–amère Solanum dulcamara L. :


Diurétique, dépuratif. Cataplasme de feuilles fraîches pilées, puis chauffées, de douce-amère. Grossesse et allaitement :
emploi à éviter. Les fruits sont particulièrement dangereux. Les baies vertes sont plus toxiques que les baies rouges

Aulne glutineux Alnus glutinosa Gaertn :


Congestion mammaire des femmes allaitantes avec une action anti-inflammatoire. Utiliser les feuilles en cataplasmes.

Bourse à pasteur Capsella bursa-pastoris Moench :

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Vasoconstricteur. Congestion mammaire. Compresse de bourse à pasteur : placer 2 bonnes poignées de bourse à pasteur
dans une passoire au dessus d’un récipient contenant de l’eau en train de bouillir. Les plantes sont chauffées par la vapeur
montante. Les verser dans un linge propre et poser la compresse sur les seins gonflés, recouvrir d’un linge doux et chaud
pour conserver la chaleur (formule de Maria Treben). A dose trop forte, possibilité de troubles nerveux, contre-indiquée chez
la femme enceinte.

A ces cataplasmes, on peut combiner en interne sous forme de tisane des plantes à propriétés anti-inflammatoire et
antalgique comme le Cassis (se référer à la partir « douleurs articulaires). Cependant faire attention car certaines plantes ne
sont pas à utiliser dans le cas de la poursuite d’un allaitement. Consulter impérativement un phytothérapeute ou un médecin
avant tout traitement de ce type.

Pour calmer l’état inflammatoire engendré par l’engorgement laiteux par voie externe, on peut utiliser les HE :

HE Ciste ladanifère Cistus ladaniferus CT pinène :


Astringente et hémostatique, cicatrisante. Déconseillée les trois premiers mois de la grossesse.

HE Tea tree Melaleuca alternifolia :


Décongestionnante veineuse et lymphatique. Déconseillée les trois premiers mois de la grossesse.

HE Lavande aspic Lavandula latifolia spica L. :


Antalgique, analgésique, antibactérienne, cicatrisante.

HE Géranium rosat CV égypte Pelargonium asperum CV Egypte :


Hémostatique remarquable, antalgique et anti-inflammatoire. Tonique astringente cutanée.

Une formule aromathérapique du Dr Festy :


HE Ciste ladanifère 1 goutte
HE Tea tree 1 goutte
HE Lavande aspic 1 goutte
HE Géranium rosat CV égypte 1 goutte
HV Millepertuis 5 gouttes
Cette formule de traitement de la pathologie est à appliquer après chaque tétée ou bien à imbiber sur une compresse à
glisser dans le soutien gorge, à renouveler toutes les 4 heures. Avant la tétée suivante passer sur les mamelons de l’huile
d’olive vierge ou l’huile de colza vierge puis essuyer soigneusement.

Egalement, pour apaiser l’inflammation engendrée par la congestion laiteuse, l’hydrolat de Camomille romaine révèle tout
son potentiel : à appliquer en compresses sur les seins 3 à 4 fois par jour jusqu’à amélioration.

Complément en homéopathie : Hepar sulfur en 5 CH, 2 granules 3 fois par jour pendant 10 jours.

Gerçures et crevasses du mamelon

Outre les problèmes d’engorgement, les mamelons sont également très sollicités. Avec l'allaitement des irritations, gerçures
et des fissures sur le mamelon peuvent apparaître. Des HE diluées dans des corps gras comme les HV peuvent venir
adoucir, nourrir la peau et accélérer la cicatrisation en application locale. Afin de ne pas perturber bébé, il est conseillé de
bien essuyer le sein avec un peu du lait de la jeune maman avant l'allaitement.

Violette odorante Viola odorata L. :


Emolliente : adoucissante et antiprurigineuse des affections dermatologiques et trophique protecteur dans les traitements
des crevasses. En cataplasme contre les gerçures du sein : feuilles fraiches broyées ou feuilles cuites dans l'eau.

HV Amande douce Prunus amygdalus L. :


Cicatrisante et anti-inflammatoire en cosmétologie, sur le mamelon en massage contre irritation et crevasses.

HV Olive Olea europea L. :


En cas d’irritations et gerçures : action cicatrisante et calmante. Adoucissante dans les dermatoses et les brûlures en
application locale sous forme de liniment oléo-calcaire.

HV Souci des Jardins Calendula officinalis L. :

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Cicatrisante, anti-inflammatoire, vulnéraire (voie externe). En application sur le mamelon. Attention uniquement en
application locale. Stimulante oestrogénique : interdite pendant la grossesse et contre-indiquée dans les maladies hormono-
dépendantes.

HV Coco Cocos nucifera :


Une étude a démontré que les femmes qui en consomment pendant l'allaitement augmentent les quantité d'acide laurique
dans leur lait, fournissant à leur bébé un lait très protecteur vis à vis de certains virus. En cas de peaux gercées,
crevassées : en application locale deux fois par jour sur les peaux sèches, en soin ou prévention des gerçures et crevasses.
Ne pas confondre avec l’huile de coprah (noix de coco).

HV Pépins de Framboise Rubus idaeus L. :


Adoucissante et nutritive de la peau. Anti-inflammatoire : elle atténue les rougeurs et calme les irritations. Soin des peaux
fragiles et abimées (gerçures, crevasses...). En application en massage sur les mamelons.

Une formule pour traiter les crevasses et gerçures du mamelon de Dominique Baudoux :
HE Myrrhe 0.1 ml
HE Hélichryse italienne 0.1 ml
HE Ciste ladanifère 0.2 ml
HE Géranium rosat CV Egypte 0.3 ml
HE Camomille romaine 0.1 ml
HE Lavande aspic 0.2 ml
HE Clou de girofle 0.1 ml
HV Amande douce 5 ml
HV Calendula QSP 15 ml
1 application locale après chaque tétée et même davantage. Nettoyer le mamelon avec une compresse imbibée d'huile
d'olive avant la tétée suivante afin d'enlever les traces de l'odeur des huiles essentielles. Les propriétés des HE ont déjà été
citées dans les parties précédentes : cicatrisantes, anti-inflammatoires et analgésiques.

Complément en homéopathie :

Raisin d’Amérique ou phytolaque Phytolacca dodecandra L. :


Utilisé uniquement en dilutions homéopathiques dans les inflammations du mamelon ! Cette plante traite les fissures des
mamelons avec douleurs irradiantes, les menaces d’abcès du sein et les galactorrhées persistantes après arrêt de
l’allaitement. Attention les baies sont toxiques !

Phellandrie Oenanthe aquatica L. :


On utilise Phellandrium en dilutions homéopathiques dans les douleurs des mamelons. Pour les femmes qui allaitent entre
autre : dilutions 4 à 5 CH, 3 à 4 fois par jour.

c) Suites et retour de couche, baby blues et dépression post-partum


Après la grossesse, l’accouchement, les nuits interrompues pour nourrir bébé, la fatigue s’installe plus profondément avec le
retour de couche, amplifié souvent par une baisse de moral et une nouvelle vie à organiser. Des traitements
phytothérapiques existent, à prendre dès la maternité de manière à limiter la fatigue physique mais également psychique,
avec le baby blues et la dépression post-partum.

-La jeune maman en convalescence

Certaines plantes traitent l’asthénie en soutenant les activités physiques et mentales. Elles améliorent la résistance face au
stress, elles soutiennent l’activité des surrénales et optimisent ainsi les ressources du corps, elles stimulent également le
système immunitaire. Certaines d’entre elles sont dites « adaptogènes » (Ginseng, Eleuthérocoque, Rhodiola) : c'est-à-dire
qu’elles agissent sur la physiologie des individus et non sur les pathologies elles-mêmes. Elles gardent « en bonne santé »
ceux qui les consomment. Par précaution elles sont cependant déconseillées aux femmes enceintes et aux personnes
souffrant de troubles bipolaires.

Ginseng Panax ginseng L. :


Sympathicotonique, immunostimulant, stimulant physique et intellectuel. Favorise la résistance au stress psychique et
physiologique. En cas de faiblesse, épuisement, fatigue, perte de concentration, durant la convalescence. Amélioration des
capacités mentales et physiques. En tisane en usage seul : 10g /l, décoction de rhizomes et de racines en les faisant bouillir
15 mim, 2 fois /jour. Nébulisât (100mg/gélule, 3 fois/jour). Poudre micronisée de Panax ginseng en gélules de 450 mg : 2

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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gélules au petit-déjeuner avec un verre d’eau, en cure d’1 mois, ne pas dépasser 1 g par jour, à prendre de préférence le
matin. Contre-indications : femmes enceintes, antécédents de cancer du sein, hypertension artérielle. Attention à la
posologie en cas de surdosage : à posologies élevées (> 1.5g/j) : insomnies, nervosité, diarrhées matinales, hypertonie,
métrorragies ménopausiques entre autres.

Eleutherocoque Eleutherococcus senticosus L. :


Anciennement appelé Ginseng de Sibérie, il est utilisé dans les cas de fatigue, convalescence, suites de stress, baisse des
défenses immunitaires. Adaptogène, stimulant du système nerveux central (anti-hypnotique), stimulant endocrinien
(surrénales et glandes sexuelles), anti-inflammatoire, stimulant physique et intellectuel, augmente la résistance au stress,
sympathicotonique. Son action est plus physiologique alors que le ginseng interviendra dans les troubles psychosomatiques
(stress psycho-social). Cependant si état émotif déclaré lui préférer le ginseng (posologie identique). L’emploi est le même
que celui du ginseng. Poudre micronisée en gélules de 450mg : 2 gélules au petit-déjeuner avec un verre d’eau, en cure d’1
mois ; Eleutherococcus senticosus TM : 80 gouttes dans une boisson le matin. Déconseillé chez les personnes en
hypersympathicotonie (stress – hypertension …). Contre-indiqué chez la femme enceinte.

Avoine Avena sativa L. :


Anti-asthénique, stimulante, fortifiante bien que légèrement sédative (Avena sativa est curieusement stimulante le matin et
apaisante le soir), neurotonique, légèrement antidépressive. Contre l’asthénie, état d'épuisement, déminéralisation,
convalescences du fait de son exceptionnelle richesse en minéraux. Augmente la résistance physique. Flocons d'avoine :
dans une tasse d'eau bouillante, infusion 10 à 15 min d’une grande cuillère à soupe de flocons d'avoine, ou deux cuillères à
café de paille, 2 à 3 tasses par jour.

Une formule composée en teinture mère :


Ginseng TM 50 gouttes matin et midi dans une boisson
Eleuthérocoque TM 50 gouttes le matin
Avoine TM 40 gouttes à midi.
L’Avoine est très énergétique et très nutritive. Combinée au Ginseng et à l’Eleuthérocoque, elle devient un excellent
reconstituant. Contre-indiqué chez la femme enceinte et déconseillé chez la femme allaitante.

Eglantier/Cynorrhodon Rosa canina L. :


Vitamine C : tonique, immunomodulant et immunostimulant. Utilisé pour la modification des terrains allergiques également.
En usage seul : tisane en décocté (30 g/litre ; décoction de 10 min, filtration sur linge fin pour éliminer les poils internes
irritants) : 1 litre par jour. Nébulisât (100mg/gélule).

Une formule composée en Extraits Secs, pour 1 gélule :


Eleutherocoque ES
Cynorrhodon ES
/ââ QSP 1 gélule de 400 mg
Posologie : 2 gélules au petit déjeuner

Rhodiola Rhodiola rosea L. :


Immuno-stimulante, prévention de la fatigue et anti-asthénique nerveuse et physique. Plante adaptogène la Rhodiola
s'associe volontiers à l'Eleuthérocoque pour remettre en forme, tant sur le plan physique que psychique. Les Vikings firent
également grand usage de cette plante pour augmenter leur force physique. Améliore la résistance face au stress, c’est une
plante qui soutient l’activité des surrénales et optimise les ressources du corps. Elle favorise le fonctionnement du cerveau et
stimule le système nerveux et immunitaire. Rhodiola rosea en gélule d’Extrait Sec de 450 mg : 1 à 2 gélules le matin, une
gélule en début d’après midi.

On peut également utiliser les plantes détaillées dans la première partie de cet exposé, celles utilisables pendant la
grossesse comme l’ortie par exemple, véritable panacée en médicinal, bénéfique tout spécialement après la naissance.
Sans oublier la Prêle, l’Acérola, le Cassis et l’Eglantier en gemmothérapie… Si les suites de couche et le retour de couche
sont accompagnés de douleurs abdominales : poursuivre les infusions de feuilles de framboisiers, qui tonifient l’utérus tout
en ayant une action antispasmodique.

On peut associer à ces plantes des oligo-éléments et de l’homéopathie :

Fer oligo-élément :
Recommandé dans les convalescences. En cas d’accouchement accompagné de saignements. Fer oligoélément : 2 ml dans
une boisson.

Gelée royale pure :

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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Le reconstituant par excellence. Gelée royale pure : deux mesurettes à mélanger à un aliment au petit déjeuner.

Selenium oligo-élément :
Immunostimulant, détoxifie l’organisme. Il réduit la fréquence des troubles de l’humeur (anxiété, dépression,…) et a des
effets significatifs sur les problèmes de mémorisation et de concentration. Posologie :1 ampoule le matin.

Cuivre-Or-Argent oligo-élément :
Immunostimulant. Prendre 1 mesure le matin.

Quinquina rouge Cinchona succirubra :


Le China rubra « l’adaptogène des homéopathes » : anti-asthénique indiqué homéopathiquement dans les suites de pertes
liquidiennes surtout sanguines (hémorragies de sang noir) avec baisse en fer (réserves). Indication également en
hypotension. Contre-indiqué pendant la grossesse. La première dilution de China rubra est la 3DH. On peut l’utiliser en
dilutions homéopathiques en China 4CH 3 granules au réveil. (cf. Dr Morel)

Formule combinée en homéopathie :


China 5 CH
Phosphoricum acidum 5 CH
3 granules de chaque au réveil (fatigue, suite de couches, pertes de liquides vitaux…)

-Le baby blues et la dépression post-partum

Le baby blues touche 10% des jeunes mamans et survient au bout du 2 ou 3ème jour après l’accouchement. Il est seulement
passager. Le baby blues concerne les mamans biologiques mais également les mamans qui ont adopté leur enfant. Il est
vrai qu’il est du, en partie, à des bouleversements hormonaux mais aussi aux nombreux changements que provoque
l’arrivée d’un bébé ou enfant dans un foyer, même si ce dernier est tant attendu : nouvelle organisation du quotidien, fatigue,
manque de sommeil, difficulté « à trouver sa place », peurs diverses et variées autour de l’enfant…
Si le baby blues se révèle plus long que prévu, il « dégénère » en dépression. Cette dépression en post partum touche 3 à
6% des mamans. La dépression post-partum se manifeste bien après le baby blues. L’épuisement, une envie constante de
dormir, des crises de larmes, un manque d’attention et de concentration, l’insomnie… autant de signes qui montrent la
manifestation de cette pathologie. Les raisons sont nombreuses comme pour celles du baby blues sauf que cet état
dépressif peut durer des mois, voire des années. Des plantes sédatives et anxiolytiques auront toute leur utilité ici.
Avant tout emploi des plantes suivantes, consulter obligatoirement un médecin.

Millepertuis Hypericum perforatum L. :


Par voie interne, sédative et antidépressive. L'hyperforine jouerait un rôle dans l'activité antidépressive. Déconseillé pour la
femme enceinte. Risque de photosensibilisation, ne pas s’exposer au soleil lors de la prise de ce phyto médicament. Des
interactions sont possibles entre le millepertuis et les anti-rétroviraux (contre le SIDA), les anti-coagulants, les immuno-
suppresseurs, les contraceptifs oraux et les anti-dépresseurs IRS. Prudence en cas de prise de pilule et contre-indication
d’associer anti-dépresseur classique et millepertuis. Demander conseil à son médecin et pharmacien pour le dosage et
posologie et au niveau des interactions médicamenteuses possibles. Formes galéniques faiblement dosées : teinture mère
de 60 à 100 gouttes par jour ou EPS : 1 à 2 cuillérées à café par jour. Attendre 2 semaines avant de juger de l’effet et
poursuivre au minimum 3 mois pour consolider les résultats. Forme galénique à dise plus forte du Dr Morel : extrait sec
hydro-alcoolique de Millepertuis 300 mg (0,2% d’hypericine) : 1 comprimé matin et soir pendant 3 mois. Attention son emploi
nécessite un encadrement médical et une posologie adaptée et de ce fait ne peut être prescrit que par un médecin !

Verveine officinale Verbena officinalis L. :


Tonique du système nerveux, légèrement antidépressive, sédative en apaisant la tension nerveuse. Plante anti-stress. Elle
possède des propriétés hormonales (libération par l’hypophyse). Indiquée pour les dépressions post-partum. En infusion
quotidienne à 5%.

Griffonia Griffonia simplicifolia :


Précurseur de la sérotonine, exerce une action intéressante sur le trouble dépressif et en cas d’attaque de panique.
Nébulisât : 350 mg pour une gélule avec 1 gélule le matin, 1 gélule le soir, avant le repas avec un grand verre d’eau, en cure
d’1 mois. Attention éviter de l’utiliser avec des anti-dépresseurs IRS. Attention son emploi nécessite un encadrement médical
et une posologie adaptée et de ce fait ne peut être prescrit que par un médecin !

Pavot de Californie Eschsoltzia californica L. :


Sédatif, hypnotique (diminuerait la durée d'apparition du sommeil et améliorerait sa qualité), anxiolytique. On reconnaît à
l’eschscholtzia des propriétés spasmolytiques et légèrement analgésiques (antidouleur). Ses préparations facilitent
l’endormissement et améliorent la qualité du sommeil. Dans une boisson ½ h avant coucher : 30 à 80 gouttes de TM

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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Eschscholtzia. Tisane : 20g/l, infusion d'au moins 15 min, boire 1 tasse le soir (au coucher). Nébulisât : une gélule de 200
mg gélule au coucher. Poudre : 1 g en gélule au coucher. Associations usuelles : passiflore, olivier, valériane, aubépine,
tilleul. Sur avis médical.

Mélilot Melilotus officinalis L :


Propriété antispasmodique et hypnotique. Risque d’interférences médicamenteuses. Il est contre indiqué en cas de AVK et
chez la femme enceinte. En association avec les plantes anxiolytiques et sédatives (voir 1ère partie).

Formule composée d’Extraits Secs, pour 1 gélule :


Lavande ES 60 mg (0,060 g)
Mélilot ES 80 mg (0,080 g)
Passiflore ES 220 mg (0,220 g)
4 à 8 gélules par jour en fonction de la maman et de l’importance des symptômes.

Toutes les plantes sédatives détaillées dans la partie « Baisse de l’humeur, anxiété chez la femme enceinte » peuvent être
reprises ici, sous différentes formes galéniques (tisane…): Passiflore, Lavande vraie, Aubépine, Mélisse, Oranger…

Houblon Humulus lupulus L. :


Sédatif (voie orale): en cas d’insomnie, nervosité. Tisane en usage seul : infusé (10 à 30 g de cônes/litre; infusion de 15 min)
200 à 300 ml/jour. Lupulin : 0,5 à 2 g/jour. Extrait 0,10 g à 1 g/jour. Teinture 1 à 2 g/jour. Contre-indiqué chez la femme
enceinte et allaitante. Contre-indiqué en cas de maladies hormono-dépendantes (cancer du sein, gynécologiques…).

Côté aromathérapie, les huiles essentielles suivantes peuvent être utilisées :

HE Rose de Damas Rosa Damascena :


Tonique nerveuve, sédative, anti-dépressive. Contre le stress, insomnies, tensions nerveuses. Ne pas utiliser pendant les
quatre premiers mois de grossesse.

HE Marjolaine Origanum majorana L. :


Sédative, calmante puissante du système nerveux central, anti-asthénique, neurotonique et rééquilibrante générale et
nerveuse. Contre le stress, angoisse, dépression, vertiges, agitation, nervosité, irritabilité, insomnie, psychose. En frictions :
sur le plexus solaire ou le long de la colonne vertébrale pour le système nerveux. Déconseillée les trois premiers mois de la
grossesse. Dermocaustique (peut irriter les peaux sensibles) : à diluer à hauteur de 20% dans une huile végétale.

Une combinaison simple, en application locale :


HE Rose de Damas 0.1 ml (3 gouttes)
HV Noyaux d'abricot QSP 15 ml
3 gouttes sur la face interne des poignets à inhaler longuement plusieurs fois par jour en fonction des besoins, et 5 gouttes
sur le plexus solaire 3 fois par jour jusqu’à amélioration de l’état nerveux.

Une formule de HE composées (Dominique Baudoux), par voie interne :


HE Marjolaine à coquilles 0.5 ml (17gouttes)
HE Camomille romaine 0.5 ml (17 gouttes)
HE Rose de damas 0.1 ml (4 gouttes)
HV Noisette 9 ml
3 gouttes 2 fois par jour sous la langue jusqu’à amélioration sensible.

HE Bergamote Citrus bergamis L :


Contre le stress, angoisses, insomnies, irritabilité, dépression, anxiété. Eviter toute exposition au soleil après une application
cutanée : photosensibilisante. Ne pas utiliser pendant les quatre premiers mois de grossesse.

HE Encens Boswellia carterii :


Antidépressive : contre les angoisses, anxiété, tension, dépression nerveuse. En massage énergisant le long de la colonne
vertébrale, articulations et muscles. En fumigations pour favoriser la méditation, la sophrologie, le travail sur soi.
Déconseillée les 3 premiers mois de la grossesse.

HE Mandarine Citrus reticulata L. :


Contre les insomnies, angoisses, tensions nerveuses, stress, nervosité, dépression. Diffusion en mélange avec d'autres HE
pour la relaxation. Grande HE du système nerveux, elle s'applique sur le plexus solaire, la face interne des poignets et le
long de la colonne vertébrale. Photosensibilisante : ne pas s'exposer au soleil après application cutanée. Déconseillée les 3
premiers mois de la grossesse.

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Une formule dynamisante et anti-baby blues :


HE Bergamote 60 gouttes
HE Lavande vraie 60 gouttes
HE Encens 40 gouttes
HE Mandarine 40 gouttes
Dans un bol verser une cuillère à café d'huile végétale et 10 gouttes de la synergie. Mélanger et jeter dans le bain en agitant
l'eau. Après une douche, humidifier un gant humide avec 2 ou 3 gouttes du mélange. Frotter légèrement le corps. Pour un
massage corporel, ajouter 15 gouttes de la synergie d’HE dans une cuillère à soupe d'HV Noisette.

HE Géranium rosat CV Egypte Pelargonium Graveolens cv Egypte :


Contre l’asthénie et fatigue générale. Pour les fatigues profondes, 3 gouttes (diluées dans de l’huile végétale) en massage le
long de la colonne vertébrale.

Une synergie du Dr Festy :


HE Géranium rosat CV Egypte 5 gouttes
HE Mandarine 5 gouttes
HV Calophylle vierge 1 cuillère à soupe (15ml)
En massage matin et soir sur le corps ou plus localisé sur le dos, le long de la colonne vertébrale.

HE Epinette noire Picea mariana L. :


Contre l’asthénie profonde, épuisement, coup de pompe, immunodépression. Frictions sur le plexus solaire et le long de la
colonne vertébrale en cas de fatigue. En express dans la journée : appliquer 2 gouttes HE Epinette noire sur les surrénales
(dans le bas du dos) matin et midi pendant une dizaine de jours. Présence de cétones : interdite chez la femme enceinte,
allaitante, les sujets épileptiques, les personnes âgées et les enfants. Irritation cutanée (dermocaustique) possible à l'état
pur.

HE Verveine citronnée Lippia citriodora L. :


Antidépressive, sédative puissante : en cas de stress, dépression, fatigue nerveuse et insomnie. En massage avec 2 gouttes
le long de la colonne vertébrale, sur le plexus solaire et sur la face interne des poignets, excellente en diffusion pour calmer
les nerfs et se relaxer. Ne pas utiliser pendant les quatre premiers mois de grossesse. Irritation cutanée possible : bien la
diluer. Photosensibilisante : éviter l’exposition au soleil après application.

Les HE en diffusion atmosphérique :


HE Bergamote ou HE Mandarine ou HE Verveine citronnée, diffuser à tour de rôle :
10 gouttes de chaque HE, 10 minutes, 4 fois par jour.

d) Etat de l’épiderme et des cheveux après grossesse

-Traiter les vergetures

Appelées ainsi en raison des coups de verge qu’elles évoquent, les vergetures sont en réalité des cicatrices du derme
réticulaire, la partie profonde de la peau. C'est une zone de la peau où les cellules ont des difficultés à produire les éléments
(notamment le collagène : fibre élastique qui donne à la peau sa souplesse et sa résistance) nécessaires à un tissu cutané
normal. Les fibres de collagène se déstructurent et se rompent, et ne sont pas remplacées, provoquant en surface de peau
des stries d’abord rosées. Une fois la phase inflammatoire passée, les vergetures deviennent blanches.
On ne peut pas éliminer les vergetures purement et simplement, on ne peut que les camoufler ou en réduire l’apparence.
Attention dans cette partie sera présentée des huiles essentielles déconseillées et interdites aux femmes enceintes. Elles
sont réservées qu’en soin post-accouchement !

Par voie interne,

HV Bourrache Borago officinalis L. :


Traite les vergetures. En maintenant la bonne constitution du film hydrolipidique, l'huile de bourrache, par la présence
d'acide gamma-linolénique est très assouplissante : elle redonne élasticité et tonicité à la peau. Sa concentration équilibrée
en oméga-6 lui procure des propriétés régénérantes et réparatrices. Calmante et apaisante. En application locale, en
massage pénétrant sur les zones concernées.

HV Onagre Oenothera biennis L. :

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L'acide gamma-linolénique joue un rôle important dans l'hydratation et la souplesse de la peau. Elle ramène à la normale les
pertes en eau de la peau. Revitalisante et restucturante, elle favorise la régénération de la peau tout en maintenant une
bonne élasticité : une application régulière de cette huile sur la peau ralentit le processus de vieillissement cutané. En
application locale, en massage pénétrant sur les zones concernées.

Par voie interne, traitement par capsules à absorber :


Avaler 3 capsules par jour d’huile de bourrache ou d’onagre en traitement des vergetures. Attention pas d’ingestion
d’Onagre pour la femme enceinte !

Prêle Equisetum arvense L. :


Pour le traitement par voie interne, se référer à la partie « Problèmes cutanés, prévenir les vergetures ». Au niveau curatif,
on peut rajouter un traitement par voie externe par l’application de compresses imprégnées d’une décoction des rameaux
stériles. Décoction de 40 g de plante séchée pour 1 litre d'eau, faire bouillir 3 min, laisser tiédir, filtrer et appliquer.

Alchémille Alchemilla vulgaris L.:


Cicatrisante. Accroit la résistance capillaire. Reconnue pour ses vertus astringentes, l’alchémille est utilisée pour cicatriser et
retendre les tissus cutanés. Active sur les vergetures et la cellulite. Compresses : faire bouillir 40 g de feuilles séchées dans
1 litre d'eau, infuser 10 minutes. Imbiber un linge de cette décoction et appliquer 3 fois par jour. Ou gels et crèmes à 3% de
la plante : appliquer 3 fois par jour. Par voie interne et externe : contre-indiquée chez la femme enceinte !

En vitamines et oligo-éléments :
Se supplémenter en antioxydant, vitamine C au quotidien avec prise de silicium organique, à raison de 5 à 15 ml par jour, en
cure de 2 mois.

Par voie externe :

La couleur rouge-violacée qui caractérise souvent les vergetures lors de leur apparition disparaît généralement
progressivement en plusieurs mois. Un traitement simple consiste à masser les vergetures avec synergie HE + HV, à la
manière d’un «rouler-palper», 5 minutes tous les jours. Le but est de «pétrir» doucement la peau afin de régénérer la
production des fibres collagènes et élastiques de la peau. Ceci donne souvent des résultats satisfaisants au bout de
quelques mois. Les huiles essentielles suivantes vont dans ce sens :

HE Patchouli Pogostemon cablin :


Décongestionnante, favorise la circulation veineuse. Régénératrice des tissus, cicatrisante. Cette huile est tonique lorsqu'elle
est utilisée à faible dose, elle est par contre sédative à forte dose. Déconseillée les 3 premiers mois de la grossesse.

HE Bois de rose Aniba rosaeodora :


Puissant régénérateur tissulaire, adoucissant, antiseptique, astringent. Raffermissant des tissus. Amélioration des
vergetures. Favorise la cicatrisation.

HE Myrte vert Myrtus communis L. cineoliferum :


Tonique et astringente cutanée. Contre-indiqué pendant la grossesse et l’allaitement.

Une fois que les vergetures apparaissent, pour les traiter, une formule d’HE composées de Dominique Baudoux :
HE Ciste Ladanifère 1 ml
HE Patchouli 1 ml
HE Bois de rose 2 ml
HE Hélichryse italienne 1 ml
HE Myrte vert CT cinéole 1 ml
HV Rose musquée du Chili 10 ml
HV Argan 14 ml
Masser 3 à 4 gouttes 2 fois par jour ou davantage si le nombre de vergetures est important. Application jusqu’à amélioration
visible.

HE Sauge officinale Salvia officinalis L. :


Astringente. Contre-Indication : insuffisance rénale, instabilité neuro-végétative. Précautions : ne pas utiliser en cures
continues. HE : neurotoxique, abortive. Interdite pendant la grossesse et l’allaitement !

HE Niaouli Melaleuca quinquenervia CT cinéole :


Décongestionnante veineuse, lymphatique. Tonique cutané. Huile essentielle déconseillée les trois premiers mois de la
grossesse. Irritation cutanée (dermocaustique) possible à l'état pur.

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HE Myrrhe Commiphora molmol :


Huile essentielle de oléorésine. Cicatrisante cutanée remarquable. En onctions locales pour les soins de la peau.
Déconseillée les trois premiers mois de grossesse.

HE Bois de Hô (bois de shiu) Cinnamomum camphora CT linalol :


Analgésique douce, régénératrice tissulaire. Déconseillée les 3 premiers mois de grossesse.

Vergetures en curatif hors grossesse et hors allaitement de (D. Baudoux) :


HE Sauge officinale 0,3 ml (10 gouttes)
HE Niaouli 0,2 ml (7 gouttes)
HE Myrte verte 0.5 ml (17 gouttes)
HE Bois de Hô 0,5 ml (17 gouttes)
HE Ciste ladanifère 0,5 ml (17 gouttes)
HE Géranium Egypte 0,5 ml (17 gouttes)
HE Myrrhe 0,2 ml (7 gouttes)
HE Hélichryse italienne 0,1 ml (4 gouttes)
HE Rose de Damas 0,2 ml (7 gouttes)
HV Argan 5 ml
HV Jojoba 5 ml
HV Rose musquée 5 ml
HV Onagre 5 ml
HV Bourrache 7 ml
Une application matin et soir sur les vergetures jusqu’à amélioration sensible. Synergie à ne pas utiliser pendant la
grossesse car neurotoxique pour le nourrisson !

Certaines huiles végétales et essentielles, non détaillées ici, sont déjà explicitées en première dans la partie « Prévenir les
vergetures ». Les beurres végétaux peuvent aussi se révéler efficaces ainsi qu’une huile végétale moins connue qui nous
vient d’Afrique :

Beurre de Cacao Theobroma cacao :


Les polyphénols sont de puissants antioxydants, capteurs de radicaux libres, qui aident à restructurer la peau en stimulant la
synthèse de collagène. Théobromine et caféine : effet lipolytique qui favorise l'hydrolyse et la dégradation des lipides
contenus dans les adipocytes. Vitamine E : action cicatrisante, apaisante et réparatrice. Le squalène, en stimulant la
synthèse du collagène, redonne élasticité et tonus à la peau. Nourrissant et protecteur, sa composition en acide gras
apporte douceur à tous les types de peau.

Beurre de Karité Butyrospermum parkii :


Facilite la cicatrisation. Hydrate et nourrit la peau en profondeur. Régénérant cutané, il revitalise les tissus et redonne son
élasticité à la peau. Il protège la peau contre les méfaits du soleil.

HV Marula Sclerocarya birrea :


L'huile de marula, extraite à partir de l'amande des graines, est l’une des meilleures huiles africaines pour les soins de la
peau. Apport considérable en vitamines, minéraux et antioxydants, très appréciée dans le milieu de la cosmétique. Revitalise
et hydrate la peau, tout en la protégeant et en favorisant sa cicatrisation.

Il est nécessaire de les appliquer en massage ou en pénétration sur les cuisses, fesses et seins jusqu’à 3 à 6 mois après
l’accouchement.

-Traumatismes et cicatrices dus à la naissance

Episiotomie et déchirure du périnée

L’épisiotomie est une incision chirurgicale que pratique le gynécologue, pour éviter une déchirure brutale et anarchique du
périnée et faciliter le passage de la tête du bébé. Les bains de siège sont la méthode la plus efficace et la plus agréable pour
les accouchées afin d’encourager la cicatrisation durant le post-partum. Dans les unités de post-partum, la thérapie des
bains de siège est appliquée de façon très variée : tandis que dans une clinique, le bain de siège est recommandé une à
plusieurs fois dès le premier jour, dans une autre, il sera totalement refusé. Indépendamment du fait que l’accouchée ait un
périnée intact, éraillé, déchiré ou incisé ou d’autres traumatismes des lèvres ou des parois vaginales, un bain de siège à
domicile peut être réalisé dès le deuxième jour du post-partum. Il est toutefois important de veiller à la bonne température de
l’eau : le premier jour, l’eau doit être fraiche à légèrement tiède (environ 28°C), le deuxième et troisième jour, tiède (environ

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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32°C), et enfin un bain de siège à la température du corps lorsque les douleurs occasionnées par la blessure commencent à
diminuer.
On peut utiliser des plantes en l’état et / ou en combinaison avec des huiles essentielles :

Achillée millefeuille Achillea millefolium L. :


Vulnéraire très réputée. Anti-inflammatoire, Anti-prurigineuse. Cicatrisante, hémostatique. Douleur pelvienne de la femme :
bains de siège (cf Valnet). Allergie aux Asteraceae. Contre-indiquée chez la femme enceinte. Pour un bain de siège :
prendre 200 g de sommités fleuries sèches pour un bain complet.

Sel de la Mer Morte :


Il présente une concentration élevée en Potassium, Magnésium, Calcium et Brome. Cette richesse exceptionnelle en sels
minéraux variés lui offre des propriétés dermatologiques très souvent utilisées par les centres de cures et les
thalassothérapies. Apaisant, il calme les peaux enflammées et irritées. Améliore l'état de la peau notamment dans le cas de
peaux atopiques, favorise l’hydratation de la peau et le bon fonctionnement de ses cellules, tonifie le tissu cutané. Purifiant
et assainissant cutané, c'est un excellent agent de lutte contre les infections diverses. Utiliser des HE avec le sel de la mer
Morte qui est un bon émulgateur pour les essences, car il est connu pour posséder des propriétés désinfectantes,
nettoyantes et immunostimulantes. L’effet de desséchement de la peau est souhaité dans ce cas précis de traumatisme dû à
l’accouchement.

Le site Aroma zone explique comment préparer un bain avec le sel de la mer morte et des huiles essentielles :
1/ dans le fond d'un saladier, verser 1 cuillère à café (5 ml) d’HV, rajouter 4 ml (ou 140 gouttes) d'HE, puis mélanger
2/ rajouter 3 à 4 poignées (environ 200 g) de sel de la mer Morte
3/ mélanger pour bien homogénéiser
4/ verser le tout en saupoudrant dans l'eau du bain

Un bain de siège parfumé avec des huiles essentielles est un bienfait merveilleux pour une accouchée. Les huiles
essentielles suivantes peuvent être rajoutées au sel de la mer Morte :

HE Camomille allemande ou matricaire Matricaria recutita L. :


Anti-inflammatoire puissant, cicatrisante, décongestive. Déconseillée les trois premiers mois de la grossesse.

HE Rose de Damas Rosa Damascena :


Astringent, tonique cutané, régénérant. Ne pas utiliser les quatre premiers mois de grossesse.

HE Achillée millefeuille Achillea millefolium L. :


Anti-inflammatoire puissante, vulnéraire, cicatrisante (peau, plaie), hémostatique (petites coupures), décongestive et
astringente. En cas de peaux irritées, abîmées, coupures. En usage seul : appliquer plusieurs fois par jour 3 à 5 gouttes
d’huile essentielle d’achillée millefeuille diluées dans un peu d’huile végétale. Ne pas appliquer sur des plaies ouvertes.
Uniquement en application locale pour le soin de la peau. A forte dose, neurotoxique et abortive. Interdite aux femmes
enceintes, allaitantes et aux sujets épileptiques.

HE de Lavande officinale ou aspic et de Géranium rosat CV Egypte ont déjà été étudiées, elles présentent également
des propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes.

Après les bains il est nécessaire de bien sécher la zone cicatricielle. La jeune accouchée peut s’aider du sèche-cheveu en
prenant soin de ne pas se brûler !

L’utilisation des compresses avec 2 plantes médicinales en cas de déchirures béantes et profondes du périnée :

Achillée Millefeuille Achillea millefolium L. :


Préparer une infusion avec 5 à 10 grammes d'Achillée millefeuille dans 250 ml d'eau bouillante, infuser 15 minutes,
filtrer, laisser refroidir et appliquer une compresse imbibée de cette préparation sur la partie atteinte. Répéter plusieurs
fois par jour. Ne pas appliquer sur des plaies ouvertes. Interdite chez la femme enceinte et allaitante !

Consoude Symphytum Consolida Ledeb :


Cicatrisante (allantoïne), émolliente, adoucissante (mucilage). La racine de la Consoude a la propriété de guérir les
blessures en profondeur en encourageant fortement le renouvellement des cellules. Dans le commerce, il existe des baumes
à base de Consoude mais il doit être de qualité sans AP (alcaloïde de pyrrolidine). En compresses sur les plaies : décocté
150 g/l en application locale, en usage externe seulement.

Afin d’optimiser la cicatrisation, une formule rapide en aromathérapie :

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HE Lavande aspic 2 gouttes


HE Achillée Millefeuille 2 gouttes
HV Rose musquée ou HV Calendula 2 gouttes
Appliquer 3 fois par jour sur la coupure jusqu’à cicatrisation complète (environ une quinzaine de jours).

Cicatrice de Césarienne

La cicatrice d'une césarienne a une longueur de 10 à 15 cm. Dans la majorité des cas, elle est horizontale et se situe juste
au bord des poils pubiens. Après l’accouchement, un pansement est appliqué sur la cicatrice. Il est maintenu en général
pendant 2 jours. Après avoir enlevé le pansement, quelques conseils s’imposent : éviter les mouvements de torsion du haut
du corps qui sollicitent beaucoup les points externes latéraux de la cicatrice et peuvent être douloureux. Soutenir sa cicatrice
lors de toux, éternuements et éclats de rire afin de soulager la pression et la douleur. Soulever des charges lourdes est à
proscrire absolument pendant les premières semaines. Une fois le pansement retiré, poser le doigt sur la cicatrice sans
appuyer, et faire simplement des petits ronds pour faire légèrement bouger la peau.

Une fois la plaie complètement cicatrisée et les croutes complètement tombées, on peut la masser en utilisant les
préparations à base d’huiles essentielles ci-dessous :

HE Hélichryse italienne Helichrysum italicum L. :


Anti-hématome très puissante, cicatrisante et astringente cutanée, desclérosante, antispasmodique et anti-inflammatoire. En
frictions et diluée dans une huile végétale. Déconseillée par voie cutanée sur la ceinture abdominale chez la femme
enceinte.

HE Ciste ladanifère Cistus ladaniferus L. :


Cicatrisante, astringente et tonifiante cutanée, antihémorragique. Déconseillée les 3 premiers mois de grossesse et durant
l'allaitement.

HE Katafray Cedrelopsis grevei :


Anti-inflammatoire, antalgique (anti-douleur). Utilisée dans les inflammations cutanées. Ne pas utiliser chez les enfants et les
femmes enceintes. A utiliser sur une courte période et avec prudence en cas d'allergie et peaux sensibles.

HV Germe de blé Triticum vulgare L. :


Régénérante, protectrice et réparatrice. Grâce à sa forte teneur en vitamine E et en acides gras essentiels (plus de 60 %),
l’huile de germe de blé aide à la guérison des tissus cicatriciels.

Formule d’Aroma zone « Soin des cicatrices »:


HE Lavande vraie 35 gouttes
HE Hélichryse italienne 35 gouttes
HV Rose musquée 50 ml
HV Germes de blé 50 ml
Une application matin et soir sur la cicatrice jusqu’à amélioration sensible en ramenant les bords de la cicatrice l'un vers
l'autre.

Une formule composée d’HE pour un sérum concentré sur les cicatrices profondes (Dominique Baudoux) :
HE Hélichryse italienne 2 ml
HE Ciste ladanifère 1 ml
HE Katafray 2 ml
HE Myrte vert CT cineole 1 ml
HV Argan 4 ml
Ce mélange se pose 3 fois par jour sur la zone cicatricielle jusqu’à amélioration sensible.

Après quelques semaines, masser la cicatrice en alternant des mouvements circulatoires.

-Chute des cheveux & problèmes capillaires

En règle générale, les cheveux pendant la grossesse sont beaux et rayonnent de santé ! Après la grossesse c’est l’inverse,
les hormones retombent et les cheveux aussi ! Cela se produit 2 à 4 mois environ après l’accouchement où dès l’arrêt de
l’allaitement, les cheveux deviennent ternes et fatigués. A cela rien d’anormal le cheveu suit un cycle bien propre à lui, avec
la chute hormonale la chevelure subit le contrecoup.

Par voie interne :

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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Ortie Urtica dioica L. :


Riche en vitamine B, de minéraux (magnésium, silice, fer...) et d'oligo-éléments (cuivre, zinc, soufre...), elle est connue pour
lutter contre la chute des cheveux. Selon le Vidal des plantes, « une lotion de feuilles d'orties stimule la circulation du cuir
chevelu [ce qui] favorise la multiplication des cellules à l'origine du cheveu ». Posologie : 2 gélules de feuilles d'orties par
jour, pendant 20 jours par mois, en cure de 3 à 4 mois.

Prêle Equisetum arvense L. :


Riche en silice et en fer, elle peut fortifier les cheveux et favoriser leur pousse. On la trouve ainsi dans de nombreux
remèdes anti chute. Mode d'emploi : 4 cuillères à soupe de tiges de prêles coupées menues pour 1 litre d'eau bouillante.
Laisser infuser pendant 10 minutes et filtrer. Boire 3 tasses par jour, jusqu'à amélioration des symptômes.

Une formule composée de Suspensions de Plantes Fraîches :


SPF Cassis 20ml
SPF Prêle 30ml
SPF Ortie QSP 90 ml
Posologie : 1 mesure 2 fois par jour diluée dans un peu d’eau.

Levure de bière :
Elle est souvent conseillée contre la chute de cheveux. Riche en vitamines du groupe B (vitamine essentielle à la vitalité des
cheveux)". Cure de 3 mois environ. La levure de bière se trouve sous forme de poudre, de flocons, de comprimés ou de
gélules. Doses recommandées : 2g, trois fois par jour.

En Oligoélément, complément avec le Zinc :


Il contribue à la croissance des cheveux. Doit être présent en quantité suffisante dans l'organisme pour éviter leur chute.
Sous forme de gélules (en général 1 par jour) ou via l'alimentation (huîtres, germe de blé, foie, viandes, crustacés, graines
de sésame). En complément alimentaire, jamais de prise de zinc supérieure à 40mg par jour (risque de carence en cuivre
par ricochet). Apports journaliers recommandés en zinc sont de 11 mg pour les hommes et 8 mg pour les femmes.

Par voie externe, en application locale :

Ortie Urtica dioica L. :


Utilisation des feuilles, en l’état ou réduites en poudre. On la retrouve habituellement dans de nombreux produits
cosmétiques (lotions, shampooings...) pour tonifier le cuir chevelu, combattre la calvitie et faire disparaître les pellicules.
Fortifiant capillaire naturel : apporte les minéraux et vitamines nécessaires pour renforcer les cheveux et leur rendre leur
beauté naturelle. Aide à combattre la chute des cheveux. Infusé de feuilles à 10% : laisser infuser 10 minutes et filtrer.
Utiliser l'infusion pour frictionner vigoureusement le cuir chevelu, 2 fois par jour ou infusion de poudre d’ortie en application
locale : faire bouillir 900 ml d'eau, mettre 100 g de poudre d’ortie, infuser 10-15 minutes, Après infusion, filtrer à l’aide d’un
filtre à café ou d’un tissu propre adapté, récolter le filtrat et laisser refroidir. Utilisée directement sur vos cheveux en lotion
de rinçage ou incorporées comme phase aqueuse dans les soins capillaires. Attention, sans conservateur, ces deux
préparations sont très sensibles aux pollutions microbiennes. Les utiliser rapidement et les conserver au réfrigérateur. Pour
une conservation plus longue, il faut lui ajouter un conservateur comme l'extrait de pépins de pamplemousse par exemple :
20 gouttes pour 100 ml de macérât ou environ 4.8 ml pour 1 litre de macérât.

Bardane Arctium lappa L. :


Antiseptique puissant, purifiante cutanée. Active la micro-circulation du cuir chevelu, astringente, apaisante au niveau
cutané. Contre la chute des cheveux. Les mucilages permettent quant à eux d'apaiser les peaux irritées. Décoction de
racine : faire bouillir 150g de racine dans 1 litre d’eau jusqu’à réduction en purée. Appliquer cette purée en massage
vigoureux sur le cuir chevelu. La friction peut être faite une fois tous les matins. On peut aussi utiliser cette préparation en
dernière eau de rinçage après le shampoing. Une préparation plus facile à faire et à trouver : Extrait sec de Bardane 1 à 5 %
à introduire dans le flacon du shampoing ou du masque capillaire, en agitant après introduction ; ou bien dans la dose de
shampoing ou masque capillaire : pour 15 ml de shampoing (une cuillère à soupe), de 0,15 à 0,75 g d’extrait sec de
bardane.

Aurône mâle Artemisia abrotanum L. :


Appelée aussi arquebuse. Utilisé comme stimulant, tonique et astringent. Usage déconseillé pendant la grossesse : abortive.
Infusé simple de feuilles à 5% : en eau de rinçage par voie externe uniquement. En association avec d’autres plantes pour
traiter la chute des cheveux.

Thym Thymus vulgaris L. :

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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Activatrice sanguine, circulatoire, réchauffante. Tonique. Contre la chute des cheveux. Lotion de thym : infusion de 30 g pour
un demi litre d’eau, infuser 10 minutes, frictionner délicatement le cuir chevelu. Rincer ou mieux : envelopper les cheveux
dans une serviette toute la nuit. Faire son shampoing le lendemain.

Capucine Tropaeolum majus L :


Tonique du cuir chevelu. Elle est la plante des cheveux, grâce à sa haute teneur en soufre. Elle stoppe la chute des
cheveux, favorise la repousse en tonifiant le cuir chevelu. En usage seul : tisane de 20 g de semences de Capucine pour 1
litre d’eau. Faire bouillir 2 minutes. Infuser 10 minutes. A appliquer en eau de rinçage du shampoing.

Buis Buxus sempervirens L. :


Contient surtout des alcaloïdes, HE et tanins. Effet bénéfique sur le cuir chevelu. Se frictionner le crâne avec une lotion à
base de buis prévient la chute des cheveux et lutte contre les pellicules. En friction quotidienne avec la lotion capillaire
suivante : pendant 10 à 15 jours faire macérer 50 g de feuilles fraîches finement hachées dans un demi litre d’alcool à 45°,
filtrer ensuite, ajouter un peu d’essence parfumée comme HE Romarin. Ne pas utiliser par voie orale : purgatif drastique !
Interdit chez la femme enceinte et allaitante !

Cresson Nasturtium officinalis L. :


Tonique du cuir chevelu, en cas d’alopécie. Mettre 4 grosses cuillérées à soupe de cresson dans 1 litre d’eau. Porter à
ébullition. Couper le feu. Laisser infuser 20 min, filtrer. Appliquer tiède et délicatement sur le cuir chevelu avec la lotion sans
frotter.

Un macérât composé de Marie-Antoinette Mulot, herboriste :


Capucine (semences) 100 g
Ortie (feuilles) 100 g
Buis (feuilles) 100 g
Cresson (feuilles) 100 g
Alcool à 90° 500 g
Ecraser toutes les plantes, les mettre dans l’alcool pendant 15 jours. Exprimer et parfumer avec quelques gouttes de HE
Lavande. Utiliser en massage journalier du cuir chevelu, avec les mains ou avec une brosse un peu dure. Si le cuir chevelu
est sensibilisé, ne pas appliquer cette formule.

Un macérât de Capucine composée (Dr Tourrasse) :


Capucine
Serpolet
Thym /ââ 40g (chacun)
Hacher finement le tout et laisser macérer 8 jours dans de l’alcool à 60°
Posologie : à appliquer localement sur le cuir chevelu minimum 2 fois par jour, si ce dernier n’est pas irrité ou sensible.

Certaines huiles essentielles favorisent la santé et la croissance des cheveux en stimulant les follicules pileux. Elles sont
utilisées soit pour pallier à une chute de cheveux ou soit simplement pour embellir les cheveux. Certaines personnes les
utilisent en masque capillaire ou les ajoutent dans leur shampoing et conditionneur. Intégrer 2 à 3 gouttes dans une noix de
shampooing les huiles essentielles suivantes. Elles ne doivent pas être prises durant la grossesse :

HE Romarin CT cinéole Rosmarinus officinalis L :


Stimule les bulbes pileux et joue un rôle dans la prévention de la calvitie prématurée. Cicatrisante et régénératrice cutanée.
Posologie : 2 à 3 gouttes, dans la dose du shampoing ou masque capillaire. Application locale : rubéfaction. Huile essentielle
contre-indiquée chez la femme enceinte. Attention le chemotype verbénone : ne pas utiliser en cas de pathologies
cancéreuses hormono-dépendantes.

HE Sauge sclarée Salvia sclarea L.:


Cicatrisante par voie externe. Contre la chute de cheveux, pellicules, hyperséborrhée. Se combine bien avec l'huile
essentielle de romarin. Déconseillée chez la femme enceinte. Ne pas utiliser en cas de cancers et maladies hormono-
dépendantes (cancers gynécologiques, du sein, endométriose…).

HE Laurier Laurus nobilis L :


Aide à faire pousser les cheveux. Restaure les cheveux ternes. Lutte contre les pellicules. Pour stimuler la pousse, mettre
trois gouttes dans la dose de shampoing. Déconseillée les trois premiers mois de la grossesse et en cas d’allergie au laurier.

HE Menthe poivrée Mentha piperita L. :

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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Stimule les follicules pileux, favorise la circulation du sang et la croissance des cheveux. Peut être utilisée comme
conditionneur. Donne de la brillance aux cheveux. Sensation glacée sur la peau, rubéfaction possible. Interdit pour la femme
enceinte et allaitante !

HE Nard de l’Himalaya Nardostachys jatamansi :


Stimule la pousse des cheveux et aide à l'entretien de la peau. En lotion pour la repousse des cheveux. A utiliser avec
précaution et sur de courtes périodes. Déconseillée pendant la grossesse.

HE Cèdre de l’Atlas Cedrus atlantica :


Stimule la repousse des cheveux. Mode d'emploi : appliquer 3 gouttes sur le cuir chevelu et masser, le soir ou 1 heure avant
le shampoing. Ne pas dépasser 3 semaines d'affilée. Faire une pause d'une semaine entre chaque cure. Pouvoir abortif et
neurotoxique à long terme : déconseillée chez la femme enceinte et les jeunes enfants. Possibilité d'irritation cutanée si
appliquée pure.

Les huiles végétales suivantes feront office de masque capillaire, soit utilisées seules ou bien associées aux huiles
essentielles citées plus haut :

HV Sapote Pouteria sapota :


Connue pour stimuler la pousse des cheveux, réputée pour ralentir la chute des cheveux. Apaisante du cuir chevelu. Nourrit
et démêle les cheveux frisés. Apporte brillance et toucher doux aux cheveux. S'enduire les cheveux en insistant sur les
pointes. Masser les cheveux puis les envelopper d'une serviette chaude. Conserver si possible toute la nuit puis effectuer le
shampooing le lendemain.

HV Jojoba Simmondsia chinensis :


Enraye la chute des cheveux. Redonne vitalité aux cheveux secs et cassants. Améliore leur brillance et leur souplesse, les
embellit et les nourrit.

HV Ricin Ricinus communis L. :


Accélère la pousse des cheveux, fortifie et durcit les ongles. En raison de ses actions laxatives et purgatives, cette huile doit
être réservée à un usage cosmétique externe uniquement. Ne pas consommer cette huile par voie interne !

HV Nigelle Nigella sativa L. :


Revitalise, assouplit et tonifie le cuir chevelu et les cheveux. Renforce les cheveux et les ongles cassants.

HV Avocat Persea gratissima L. :


Appliquée sur les cheveux, cette huile merveilleuse fortifie le capillaire et stimule sa pousse. Embellisseur capillaire, elle
apporte brillance et vigueur aux cheveux.

HV Argan Argania spinosa L. :


En onction sur cheveux ternes pour les fortifier, leur redonner éclat et brillance. Contre la chute des cheveux. Nourrit
l’épiderme du cuir chevelu et fortifie les ongles mous et cassants.

Pour toutes ces huiles végétales, le procédé d’utilisation en masque capillaire est le suivant : enduire largement ses cheveux
d’huile, les envelopper dans une serviette éponge et laisser agir toute la nuit. Le matin, au réveil procéder à un shampoing
doux. Si les huiles essentielles viennent en synergie, le temps de pause sera plus court (cf. formules ci-dessous).

2 formules simples HV + HE en usage immédiat :


HV Jojoba de 5 à 10 ml
HE Menthe poivrée : de 3 à 6 gouttes
ou
HV Ricin de 5 à 10 ml
HE Laurier : de 3 à 6 gouttes

Appliquer en lotion capillaire en massant le cuir chevelu, laisser poser 15 minutes. Rincer et procéder au shampoing.

Une formule composée pour prévenir la chute des cheveux et fortifier les racines :
HV Sapote bio 16 ml
HV Jojoba 4 ml
HV Avocat 5 ml
HE Cèdre de l’Atlas 4 gouttes
HE Romarin à cinéole 5 gouttes (ou Sauge Clarée)

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HE Nard de l’himalaya 5 gouttes


HE Menthe Poivrée 2 gouttes
Appliquer sur l’ensemble du cuir chevelu par léger massage le soir, en appuyant du bout des doigts pour favoriser la
pénétration du produit. Laisser poser quelques heures avant de rincer à l’aide d’un shampooing.

e) La baisse de libido et l’asthénie sexuelle

La baisse de libido est fréquemment retrouvée dans les suites d’accouchement comme dans d’autres situations de la vie
affective féminine. En règle générale, la fatigue accumulée inhibe le plus souvent l’appétit sexuel de la jeune maman.
Certains végétaux appelés aphrodisiaques peuvent permettre de retrouver un équilibre à un bon épanouissement sexuel, en
améliorant l’état asthénique et en faisant renaître le désir. Le terme aphrodisiaque signifie que la plante renferme une
substance qui stimule le désir sexuel. Il faut associer des plantes anti-asthéniques à des plantes qui ont une action sur la
sphère circulatoire. Attention les plantes et les formules ci-dessous ne doivent pas être utilisées par les femmes enceintes !

-Des plantes stimulantes par voie interne

Eleuthérocoque Eleutherococcus senticosus Maxim :


Stimulant endocrinien (surrénales et glandes sexuelles). Contre les asthénies physiques et sexuelles. En usage seul :
poudre (200mg/gélule) ou nébulisât (50mg/ gélule); 1 gélule/3fois/jour. Ne pas utiliser pendant la grossesse !

Ginseng Panax ginseng C. A. Meyer :


En cas d’asthénie sexuelle. Adaptogène, il améliore les performances physiques et intellectuelles, augmente la résistance
de l'organisme. Immunostimulant, stimulation de l'activité cérébrale via l'hypophyse. En usage seul : tisane 10g /l, décoction
15 mm, 2 fois /jour), nébulisât (100mg/gélule, 3fois/jour). Bien respecter les posologies, contre-indiqué aux diabétiques, HTA
et IMAO et chez la femme enceinte.

Une formule composé en Extraits Secs :


Eleuthérocoque ES
Ginseng ES
/ââ 0,180g pour 1 gélule
Posologie : 2 gélules, 3 fois par jour.

Echinacée Echinacea augustifolia L. :


Activité circulatoire : vasodilatatrice périphérique. Stimulante des organes sexuels. En usage seul : mode d'utilisation en
teinture : 20/30 gouttes, 3 fois par jour dans un peu d'eau. En gélules : 500 mg matin, midi et soir avant les repas. En
infusion : 1g de racine par tasse d'eau bouillante, 3 à 6 fois par jour. Déconseiller chez la femme enceinte.

Berce Heracleum sphondylium L. :


Activité circulatoire : vasodilatatrice périphérique. Propriétés aphrodisiaques et antiasthéniques : tonique, stimulante,
excitante, elle redonne l'appétit sexuel et du plaisir aux jeux de l'amour. Elle a des propriétés proches de celles du Ginseng.
On utilise le macérât de plante entière soit 50g dans un litre de vin rouge (oénolé) ou en alcoolature de semence, à raison de
0.5g à 2g par jour. Poudre : 2 à 3 g par 24H. Ne jamais dépasser 3g par jour car peut provoquer des brûlures en urinant.
Contre-indiquée chez la femme enceinte et allaitante !

Roquette cultivée Eruca sativa L. :


Activité circulatoire : vasodilatatrice périphérique. Les Égyptiens, les Grecs et les Romains attribuaient à la roquette de
nombreuses vertus médicinales, dont celle d'être aphrodisiaque. Dans l'Antiquité, elle était consacrée à Priape, dieu des
jardins, de la fécondité et de la reproduction dont l'emblème était le phallus.

Teintures Mères, au choix ou en mélange :


TM Heracleum sphondylium (Berce)
TM Eruca sativa (Roquette)
TM Echinacea augustifolia L. (Echinacée)
Posologie : de 20 à 30 gouttes 3 fois par jour diluées. Interdite chez la femme enceinte et allaitante.

Gingko Ginkgo biloba L. :


Activité circulatoire : vasodilatateur périphérique. Amélioration de l’irrigation tissulaire. En gélules de poudre micronisé : 2
gélules de 300 mg, 3 fois par jour. Déconseillé chez la femme enceinte.

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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Gingembre Zingiber officinale L. :


Tonique sexuel et cérébral, aphrodisiaque pour la femme comme pour l’homme. Contre l’impuissance, la frigidité. Propriétés
vasodilatatrices, surtout au niveau du bassinet, qui amènent un afflux de sang dans les organes génitaux, et plus
particulièrement au niveau du clitoris chez la femme. On peut l’associer au Ginseng dans les asthénies avec hyposexualité.
Posologie de Dubray : poudre de Gingembre en gélules de 450mg, 2 gélules par jour au moment des repas. Éviter chez la
femme enceinte, en cas de lithiases biliaires. Huile essentielle contre-indiquée chez la femme enceinte par voie orale.

Sarriette Satureia montana L.:


Tonique sexuel. Ses vertus aphrodisiaques sont connues et utilisées depuis la plus haute Antiquité dans tout le bassin
méditérranéen. Le principe actif responsable de cet effet est l'ériodictyol, un flavonoïde aux effets relaxants et
vasodilatateurs. Tisane : infusion à 20 g/l, infuser de 10 à 15 minutes.

Damiana Turnera diffusa :


Utilisation des feuilles séchées en tisane ou en extraits alcooliques. Les Mayas l’utilisaient déjà pour ses vertus toniques et
aphrodisiaques. Relaxante, boire une tisane 1 à 2h avant un rapport permettrait à la femme d’être plus excitée sexuellement
et d’atteindre plus facilement l’orgasme. Bon antidépresseur quand les troubles sont liés à des problèmes sexuels. Attention
les compléments alimentaires à base de Damiana sont parfois de qualité douteuse et l’action aphrodisiaque extrêmement
limitée. Tisane : infusion de 2 à 4g de tiges et feuilles séchées pour 150 ml d’eau, boire 2 à 3 tasses par jour. Attention éviter
de l’associer avec d’autres drogues végétales stimulantes : le café, le ginseng… Certains composants pourraient avoir des
effets toxiques à très forte dose. Contre-indiqué chez la femme enceinte et allaitante. Pour l’utilisation des tisanes, un usage
de courte durée (pas plus de 3 semaines) et une posologie dans les standards habituels est de rigueur pour éviter tout
risque de lésions hépatiques.

Maca Lepidium meyenii :


Plante maraîchère du Pérou, les péruviens l’utilisent comme fortifiante générale. Utilisation de la racine et du tubercule en
médicinal. Stimulation de la libido, aphrodisiaque. Contre l’impuissance et la frigidité. Contre l’asthénie physique, mentale et
sexuelle. Favorise la fertilité. Régulatrice hormonale. Sous forme de farine micropulvérisée et stabilisée, à dissoudre dans
une boisson non alcoolisée : commencer avec 1 cuillerée rase les premiers jours (environ 1,5 g à 2 g), et ensuite augmenter
la dose en fonction des effets ressentis (maximum 4g / jour), sur une période de trois mois et renouvelable 2 fois par an, à
intervalle régulier (printemps, automne). Contre-indiqué chez la femme enceinte.

Sauge sclarée Salvia sclarea L et Sauge officinale Salvia officinalis L. :


Plantes aphrodisiaques. Stimulantes : infusion (5g de feuilles/ l, 15 min). Contre-indiquées chez les femmes enceintes,
hyperœstrogéniques, mastosiques, en cas de cancer hormono-dépendants ou ayant même des antécédents familiaux de
cancers gynécologiques. Contre-indication : insuffisance rénale, instabilité neuro-végétative. Précaution : ne pas utiliser en
cures continues.

Une formule en TM du Dr Morel « Stimulation sexuelle d’une femme inhibée » :


TM Sauge sclarée : 25 gouttes le soir avant le repas et avant le coucher. 60ml.
TM Damiana : 25 gouttes le soir avant le repas et avant le coucher. 60 ml.
Prendre en 2 prises. Arrêter après 2 mois de traitement. Contre-indiquée chez la femme enceinte et allaitante.

Cassis Ribes nigrum L. :


Stimulation des cortico-surrénales. En cas d’asthénie sexuelle. Extrait sec de Cassis : 0,400g pour 1 gélule. Posologie : 3
gélules par jour avant les 3 repas. SPF Cassis de 90 ml : 3 mesures par jour diluées dans un peu d’eau. En association avec
les plantes précédentes.

Si c’est l’anxiété et/ou l’état dépressif qui cause les problèmes de libido, associer aux plantes ci-dessus les plantes sédatives
et anxiolytiques déjà citées dans la première partie de cet exposé (exemple : Mélisse, Millepertuis, Coquelicot, Passiflore…
en SPF, Extraits fluides ou secs…) sur l’avis d’un médecin avant emploi.

-Les huiles essentielles pour éveiller les sens, par voie externe

Les huiles essentielles se révèlent très utiles pour stimuler le désir. Elles peuvent être utilisées de plusieurs manières :
-en diffusion atmosphérique, seule ou en association, à raison de 10 gouttes maximum dans le diffuseur pour créer une
atmosphère chaleureuse et sensuelle,
-en respirant le flacon d’HE 2 ou 3 fois dans la journée,
-en massage, en mélangeant 3 gouttes d’HE pour 6 gouttes d’huile végétale, sur le bas du ventre ou le plexus solaire, le bas
du dos et le long de la colonne vertébrale,

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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-en bain aromatique et stimulant, en diluant 5 à 6 gouttes d’HE dans un produit dispersible comme le Solubol ou dans une
huile végétale ou dans du sel de la mer Morte.

HE Cannelle de Chine Cinnamomum cassia :


Tonique sexuelle et aphrodisiaque. Contre l’impuissance, frigidité. Déconseillée chez la femme enceinte. Pas d'usage
prolongé sans l'avis d'un aromathérapeute. Irritation cutanée (dermocaustique) possible à l'état pur.

HE Cumin Cuminum cyminum :


Contre l’impuissance et la frigidité. Déconseillée les 3 premiers mois de grossesse. Pas d'usage prolongé sans l'avis d'un
aromathérapeute. Irritation cutanée (dermocaustique) possible à l'état pur.

HE Poivre noir Piper nigrum L. :


Tonique circulatoire, aphrodisiaque. En cas de fatigues musculaires, nerveuses, intellectuelles et sexuelles. Onctions
huileuses (5 à 10% dans de l'huile végétale ou en mélange avec d'autres huiles essentielles) dans le bas du dos pour les
massages aphrodisiaques. Peut être irritant pour les peaux sensibles, utiliser diluée. Déconseillée chez la femme enceinte.

HE Patchouli Pogostemon cablin :


Tonique (si prise à petite dose), aphrodisiaque. Contre la frigidité, impuissance, épuisement. Onctions huileuses locales et
massages. Attention cette huile est tonique lorsqu'elle est utilisée à faible dose, elle est par contre sédative à forte dose.
Déconseillée les 3 premiers mois de grossesse.

HE Néroli Citrus aurantium L. :


Tonique nerveux, aphrodisiaque. Favorise la baisse de la tension artérielle et du rythme cardiaque. En cas de trac, anxiété
et tension nerveuse. Contre les asthénies sexuelles. En massage le long de la colonne vertébrale, sur le plexus solaire et la
plante des pieds, diluée dans une huile végétale. Toujours à utiliser avec précaution et sur de courtes périodes. Déconseillée
les 3 premiers mois de grossesse.

HE Ylang ylang Cananga odorata L. :


Euphorisante, relaxante et sédative. Elle agit sur le stress et les angoisses, elle est calmante. On peut l’utiliser dans des
crèmes ou des huiles de massage, en guise de préliminaire et afin d’accroitre le désir sexuel. Attention risque d’irritation
cutanée possible. Déconseillée les 3 premiers mois de grossesse

HE Menthe citronnée Mentha X citrata :


Tonique sexuelle et aphrodisiaque, harmonisante et équilibrante nerveuse. Contre l’asthénie nerveuse profonde, dépression
et fatigue sexuelle. Huile essentielle contre-indiquée chez la femme enceinte.

HE Sauge sclarée Salvia sclarea L :


Tonique de la circulation sanguine, neurotonique et aphrodisiaque. Déconseillée chez la femme enceinte et en cas de
cancers hormono-dépendants. Attention ne pas confondre avec l’HE Sauge officinale qui est interdite pendant la grossesse
et l'allaitement !

HE Sarriette Satureia montana L :


Aussi puissante que la célèbre racine de Ginseng. Ne pas employer l'Huile Essentielle pure, et éviter son contact avec les
muqueuses : risques d'irritation. Huile essentielle contre-indiquée chez la femme enceinte.

HE Palmarosa Cymbopogon Martinii :


Tonique général du système neuro-hormonal, aphrodisiaque. Frictions aphrodisiaques : application sur le bas du dos, pure
ou en mélange. Interdit aux femmes enceintes sauf pour faciliter l'accouchement.

HE Rose de damas Rosa Damascena L. :


Tonique nerveuse, sédative, antidépressive, aphrodisiaque. Contre les asthénies sexuelles. On peut respirer le flacon
ouvert, 3 à 4 fois par jour et s’appliquer 3 gouttes pures en local (1 goutte sur le plexus solaire, 1 goutte sur la face interne
des 2 poignets) matin et soir jusqu’à amélioration. Ne pas utiliser pendant les quatre premiers mois de grossesse.

Absolue de Jasmin Jasmimum grandiflorum ou officinalis L. :


Stimulante et tonique, elle aide à se recentrer et à améliorer son humeur. Tonique sexuelle et aphrodisiaque, elle stimule et
suscite le désir et l'attraction. Intéressante aussi en bain aromatique. Interdite pour les femmes enceintes et allaitantes.

Une formule aphrodisiaque contre l’asthénie sexuelle (Baudoux) :


HE Menthe citronnée 2 gouttes
HE Cannelle écorce 1 goutte

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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HV Noisette 6 gouttes
En massage dans le bas du dos, et en remontant des deux côtés de la colonne vertébrale.

-Les végétaux alimentaires et aphrodisiaques

En incorporant certains végétaux dans notre alimentation, ces derniers peuvent nous aider à réveiller nos sens !

Céleri cultivé ou Ache odorante Apium graveolens L. :


Contient des hormones sexuelles mâles volatiles jouant le rôle de phéromones (effet stimulant au niveau sexuel). Plante
diurétique par excellence, les feuilles du céleri contiennent une essence très odorante qui éveillerait le désir sexuel chez la
femme en particulier. Il se consomme cru de préférence, en salade ou bien sous forme de jus car la cuisson élimine les
phéromones volatiles (Hostettmann).

Truffe Tuber melanospermum vitt ou magnatum pico :


Comme le céleri la truffe possède ces mêmes phéromones. Le célèbre gastronome français Anthelme Brillat-Savarin en
1825 mit en évidence les propriétés érotiques de la truffe. Elle améliorerait l’appétit sexuel de la femme en stimulant le désir.
L’odeur de la truffe rappellerait celle du cochon mâle, émetteur d’hormones sexuelles volatiles, attirant ainsi la truie en
période d’accouplement. Il est préférable de consommer la truffe fraîche, en copeaux crus dans une salade, ou bien la
rajouter en fin de cuisson dans un plat.

Grenade Punica granatum L. :


Le fruit du Grenadier, symbole de la fertilité et de l’amour dans nombreuses mythologies, est riche en oestradiol et considéré
comme aphrodisiaque chez la femme. Les fruits sont donc à déguster ! Attention à ne pas utiliser la TM, préparée avec
l’écorce de racine, qui a une action antiparasitaire envers le tænia (abandonnée car trop toxique).

f) Après la forme retrouver les « formes » : tonus et silhouette

Souvent, après une grossesse et/ou un allaitement, quelques rondeurs persistent. Evidemment une alimentation saine et
équilibrée est la base incontournable pour retrouver tonus et silhouette. Quelques plantes peuvent aider à éliminer ces
quelques rondeurs ou kilos superflus. L’association de plantes drainantes, calmantes, et modératrices de l’appétit, donne en
général de bons résultats. Bien entendu, la phytothérapie, ne se conçoit qu’en association avec une correction alimentaire
bien conduite, surveillée par un médecin, avec un bilan étiologique et biologique. Reprendre une activité sportive ou
pratiquer quelques exercices de renforcement musculaire sont essentiels, seulement après le feu-vert du gynécologue.
Attention il est contre-indiqué d’utiliser les formules ou les plantes suivantes pendant la grossesse et l’allaitement !

-Retrouver sa ligne avec les plantes modératrices de l’appétit

Les plantes modératrices de l’appétit (à effet satiétaire) doivent être pris 1 h avant le repas avec une gorgée d’eau, ½ h plus
tard absorber un grand verre d’eau pour faire gonfler les substances. On distinguera les plantes coupe-faim de celles qui ont
la propriété de brûler les graisses.

Les plantes coupe-faim

Ce sont les plantes anorexigènes.

Hoodia Hoodia gordonii et Hoodia pilifera :


Traitement de l'obésité. L’Hoodia est traditionnellement utilisé en Afrique pour couper l'appétit et la soif des chasseurs qui
partent pour de longues marches, et soigner des troubles divers. L'extrait de Hoodia est réservé aux adultes et déconseillé
aux femmes enceintes. La commercialisation n’est pas encore vraiment d’actualité car sur Internet, la quantité de produit
actif dans les extraits est souvent insuffisante et beaucoup d'autorités interdisent son commerce car c'est une plante
"protégée".

Pervenche de Madagascar Catharantus roseus :


Ne pas confondre avec la petite Pervenche occidentale. Son infusion est un remède classique du diabète de type 2 dans
toute la région antillaise. L'action antidiabétique et amaigrissante est sans doute la conséquence du pouvoir anorexique de
cette infusion qui contient des alcaloïdes. Tisane : 15 à 20 g de feuilles pour un litre d'eau, 10 minutes d'infusion, filtrer, à
consommer sur 1 à 2 jours, conserver au froid. Une semaine de cure, une semaine de repos. Arrêter en cas de troubles
digestifs ou urinaires.

Phyllantus Phyllantus niruri :

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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Une plante tropicale commune, surtout utilisée en médecine traditionnelle pour soigner la lithiase urinaire (diurétique, anti-
infectieux). Elle agit aussi sur l’appétit : tisane avec 15 à 20 g de feuilles fraîches pour un litre d'eau, 10 minutes d'infusion,
filtrer, à consommer sur 1 à 2 jours, conserver au froid. Une semaine de cure, une semaine de repos. Arrêter en cas de
troubles digestifs ou urinaires.

Caroubier Ceratonia siliqua L. :


Algue rouge : modératrice de l’appétit, antidiarrhéique. Utilisation de la gomme comme épaississant contre les
vomissements du nourrisson et dans les régimes amaigrissants. On extrait une farine des graines qui n'est pas assimilable
(sans calories diététiques). On peut incorporer cette farine « épaississante » et mucilagineuse à l'alimentation, c'est un très
bon coupe faim.

Carragaheen Chondrus crispus Lingby :


Modérateur de l’appétit, laxatif léger. Effet de satiété (coupe-faim) sans apport calorique. La consommation d'algues apporte
en plus des oligo-éléments. Les polysaccharides d'algues rouges sont très souvent incorporés dans les aliments.

Les plantes brûle-graisse

Ce sont les plantes qui augmentent la thermogenèse.

Fucus Fucus vesiculosus L. :


Stimulant thyroïdien, satiétaire gastrique. Ses polysaccharides peuvent absorber 200 à 300 fois leurs poids de liquide. En
gonflant dans l’estomac, ils provoquent une sensation de plénitude. En usage seul : décocté (2 g/litre ; décoction de 5 min):
1 litre/jour. Extrait aqueux : 0,50 à 2 g / jour. TM : 100 à 150 gouttes de teinture-mère. Attention à ne pas dépasser 120
microgrammes d'iode par jour. Attention le Fucus est un stimulant thyroïdien (contient de l'iode). On déconseillera cette
algue aux sujets ayant une hyperthyroïdie. La quantité d'iode contenue dans le fucus vesiculosus peut aggraver la maladie.
On se méfiera aussi des patients allergiques à l'iode.

Orthosiphon Orthosiphon stamineus L. :


Diurétique, active les fonctions d’élimination hépato-rénales et digestives. En adjuvant des traitements amaigrissants. En
usage seul : tisane de 20g/l, 10mn, 3 fois/jour loin des repas. Nébulisât : 100 mg/gélule,2 gélules, 3 fois/jour. Possibilité
d'utiliser la teinture-mère (50 à 100 gouttes par jour).

Thé vert Camellia sinensis L. :


Légèrement diurétique, en adjuvant d'un régime amaigrissant. L'infusion de ses feuilles contient de la caféine et des
flavonoïdes. Boire du thé vert 1 tasse le matin. En cas de consommation excessive, risque de constipation et d’irritation
gastrique. Contenant de la caféine, elle est déconseillée chez la femme enceinte et allaitante.

Maté Ilex paraguariensis :


Légèrement diurétique, en adjuvant d'un régime amaigrissant. L'infusion de ses feuilles contient de la caféine et des
flavonoïdes. Très stimulant, attention risque d'insomnie quand on boit du maté en fin de journée. Contre-indiqué chez la
femme enceinte et allaitante.

Garcinia Garcinia cambogia et indica :


Les extraits de l'écorce de fruit empêchent l'accumulation de graisse, semblent diminuer l'appétit et augmentent en même
temps la consommation de glucose (la thermogenèse). L'extrait de garcinia n'agit pas quand l'alimentation est trop riche en
corps gras. La dose quotidienne approche les 3 g par jour et même 4,5 g par jour à absorber impérativement ½ heure avant
le repas. Il faut préférer les extraits purs de garcinia car les compléments amaigrissant composés n'en contiennent
généralement pas assez pour être efficaces, et qui, peuvent être néfastes pour la santé.

Coleus Coleus forskohlii :


Racine de plante asiatique. Augmenterait l'activité de la thyroïde et de façon directe ou indirecte celle des cellules
graisseuses (lipolyse des adipocytes). L'extrait de Coleus est donc proposé comme adjuvant des régimes amaigrissants.
L'extrait est standardisé en forskoline : exemple 250 mg d'extrait standardisé à 1%, deux à trois fois par jour. Contre-indiqué
en cas d'hypotension chronique, d’hyperthyroïdie, de troubles de la coagulation, d'ulcères digestifs, et en cas de grossesse.

Plusieurs associations de plantes sont possibles, ces formules composées ne sont données qu’à titre d’indication.
Avant tout emploi, consulter impérativement un médecin :

Carragaheen Poudre Micronisée 200 mg


Valériane Nébulisât 250 mg
Ici la Valériane apporte ses propriétés sédatives et antispasmodiques.

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1 gélule de chaque 20 min avant chaque repas, avec un grand verre d’eau.

Ou :
Caroubier Poudre Micronisée
Fucus Poudre Micronisée
/ àà QSP 1 gélule de 250 mg
1 gélule avec une gorgée d’eau 1 h avant les 2 repas principaux.

Ou :
Carragaheen Poudre
Caroubier Poudre
/ââ QSP pour 1 gélule de 300 mg
2 gélules en même temps, une demi-heure avant chacun des 2 principaux repas, en ayant soin de boire beaucoup dans
l’attente de ces derniers.

Remarque importante : Les modérateurs d’appétit à effet satiétaire doivent être pris 1 h avant le repas avec une gorgée
d’eau, ½ h plus tard, absorber un grand verre d’eau pour faire gonfler les substances.

Avec en Teinture Mère :


Orthosiphon TM
180 gouttes dans ½ litre d’eau, à boire dans la journée.

Une autre formule avec un mélange d’Extraits secs, pour 1 gélule :


Orhtosiphon ES 80 mg
Fucus ES 300 mg
2 gélules, 2 fois par jour, aux deux principaux repas.

Ou :
Une Suspension de Plantes fraîches :
Fucus SPF QSP 90 ml.
Posologie : 1 mesure matin et soir diluée dans un peu d’eau.

-Des plantes dépuratives pour la silhouette

Les plantes à inuline : dépuratives et coupe-faim

Les plantes à inuline (fructanes) ne sont pas assimilables par le système digestif car les enzymes digestives n'arrivent pas à
les dégrader. Elles apportent à la fois peu de calories tout en induisant un effet de satiété (coupe-faim) et sont dépuratives.
De plus elles favorisent le maintien d'une flore intestinale active et variée qui facilite le transit et maintient le colon « en
bonne santé » (action probiotique) : comme la racine de chicorée et de pissenlit, le rhizome de chiendent ou d'asperge, les
tubercules du topinambour et du yacon…

Chicorée Cichorium Intybus L. :


Diurétique, cholérétique, légèrement laxative, dépurative. Pour faciliter les fonctions de l'élimination urinaire et digestive dans
les insuffisances biliaires. Comme adjuvant des régimes amaigrissant, dans les troubles digestifs. Décoction de racine, 15 à
30 g/l, bouillir 5 min, infuser 15 min, 1 tasse avant les repas (J.Valnet).

Pissenlit Taraxacum dens-leonis :


Cholérétique, diurétique, laxatif (voie orale). En adjuvant des régimes amaigrissants. Décocté (20 g/litre ; décoction de 20
min, 3 fois /jour. Nébulisât : 100 mg/gélule, 1 gélule, 3 fois/jour. Contre-indiqué en cas d’occlusion des voies biliaires et
maladies hormono-dépendantes.

Chiendent Agropyrum repens P. Beauv :


Diurétique (voie orale). En adjuvant des régimes amaigrissants. Décocté de rhizome (20 à 40 g/l, Décoction de 30 min, 250 à
500 ml /jour. En extrait aqueux (spécialités pharmaceutiques). Eviter tout drainage en cas d’œdèmes.

Piloselle Hieracium pilosella L. :


Cures de diurèse et de détoxication. En adjuvant des régimes amaigrissants. Tisane : 40g/l, 10 mn, 3 tasses par jour.
Nébulisât : 200mg/gélule, 1 gélule, 3 fois/jour. Eviter tout drainage en cas d’œdèmes.

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Les plantes diurétiques contre la rétention hydrique

La rétention d’eau a déjà été abordée dans les problèmes circulatoires de la femme enceinte. Peu de plantes ont été citées
car il est déconseillé en cas de grossesse d’utiliser des plantes drainantes, hormis la Prêle et l’Ortie traitées en première
partie, sauf sur avis médical. La majorité des plantes à propriété diurétique contribue à éliminer la rétention d’eau. Elles
permettent aussi d’éliminer l’excès des produits acides de dégradation alimentaire, surtout des protéines. Voici les
principales : attention cependant il est formellement contre-indiqué de les utiliser en cas d’œdèmes.

Reine des Prés Spiraea ulmaria L. :


Diurétique. Infusion de sommités fleuries : 30 g/litre, 15 mn, 150 ml par jour environ. SPF 10 ml/jour. Nébulisât : 150
mg/gélule, 2 gélules 3fois/jour. Contre-indication pour les femmes enceintes et en cas de AVK. Prudence en cas
d’insuffisance rénale.

Bouleau blanc Betula alba L. :


Diurétique par ses flavonoïdes et sa richesse en potassium : utilisé dans les cures de drainage des maladies bactériennes et
inflammatoires des voies urinaires. Infusé de feuilles (40g/litre ; infusion de 15 min), 500 ml/jour. Nébulisât 100 mg/gélule, 2
gélules, 3 fois/jour. Poudre : multiplier par 5 la dose du nébulisât. En adjuvant des régimes amaigrissants : décocté d’écorce
de Bouleau à 7%, boire entre 4 et 6 tasses par jour. Prudence en cas d’insuffisance rénale.

Tilleul (aubier) Tilia sylvestris Desf :


Diurétique et cholérétique. Antispasmodique hépato-biliaire. Décocté 30 g/litre, faire bouillir 15 min, 1 tasse avant chaque
repas. Nébulisât : 300mg/gélule, 1 gélule, 3 fois/jour. Prudence en cas d’insuffisance rénale.

Formules en Extraits secs, pour 1 gélule :


Bouleau blanc ES 0,050g (50mg)
Reine des Prés ES 0,130g (130mg)
Tilleul (aubier) ES 0,200g (200 mg)
Ou
Orthosiphon ES 0,080g (80 mg)
Prêle ES 0,100g (100 mg)
Pissenlit ES 0,200g (200 mg)
Posologie : 1 gélule au lever, 1 au coucher.

Frêne Fraxinus excelsior :


Utilisation des feuilles. Diurétique et antalgique du fait de sa richesse en polyphénols. Teinture Mère : 25 gouttes matin et
soir. 60 ml. Prudence en cas d’insuffisance rénale.

Genévrier Juniperus communis L. :


Diurétique : infusion (baies) 10 g/l utilisée contre les troubles des voies urinaires, digestifs et hépatiques. Action irritante de
l'Huile Essentielle (alpha et béta pinène) sur l'endothélium rénal : ne pas utiliser en présence d'insuffisance rénale et contre-
indiquée chez la femme enceinte.

Une formule composée de TM :


TM Fraxinus excelsior (Frêne) 40 ml
TM Equisetum arvense (Prêle) 20 ml
TM Juniperus communis (Genévrier) QSP 125 ml
Posologie : 80 gouttes au lever et 80 gouttes au coucher.

Cerisier Prunus cerasus L :


C’est la queue de cerise (pédoncule) qui est utilisé. Diurétique et calmant des voies urinaires : infusé (40 g/litre ; infusion de
15 min), 500 ml/jour. Contre-indiqué en cas d’insuffisance rénale.

Mais Zea mays L. :


Diurétique traditionnel dans les affections de l'arbre urinaire. Infusé de 20 à 30g/l; infusion de 15 min, 500 ml/jour. Contre-
indiqué en cas d’insuffisance rénale.

Infusion composée à 4% :
Cerise (queue) 50g
Chiendent 60g
Maïs 60g
Posologie : boire 2 litres dans la journée.

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Sureau noir Sambucus nigra L. :


Sudorifique et diurétique. Infusé à 3% de fleurs de Sureau. Nausées et vomissements après consommation de fruits
insuffisamment cuits. Contre-indiqué en cas d’insuffisance rénale. Attention ne pas confondre avec le sureau hièble qui est
toxique !

Le drainage du foie en adjuvant des régimes

Le foie est une glande très importante dans la régulation du métabolisme du glucose et des lipides sanguins. De plus, il
occupe une place de premier plan dans le drainage des toxines accumulées dans l’organisme. Il élimine toxines et déchets
hormonaux en filtrant les éléments toxiques du sang. Les personnes en surpoids ont souvent un foie épuisé ou fonctionnant
mal quand il n'est pas stéatosique. Il faut donc stimuler l'activité hépatique et son excrétion biliaire pour accompagner un
régime amaigrissant.

Artichaut Cynara scolymus L :


Cholérétique, cholagogue, amphocholérétique, laxatif, diurétique. Stimulant de l'appétit (amertume). En usage seul : infusé
de 50 g de feuilles fraîches/litres, 15 min, 1 litre/jour. L'amertume en limite l'utilisation. Nébulisât : 100mg/ gélule, 1 gélule, 3
fois/jour. Extrait total : 1 à 3 g/jour par voie orale. La partie utilisée en thérapeutique est la feuille de saveur amère et non pas
la bractée comestible que nous mangeons habituellement. Contre indiqué en cas d'obstruction des voies biliaires (calculs) et
maladies hormono-dépendantes.

Fumeterre Fumaria officinalis L. :


Diurétique, laxatif (sels de potassium), amphocholérétique, anti-inflammatoire. En usage seul : infusion de 10 g/l, 10 min, 1
tasse /jour. Nébulisât : 300mg/gélule, 1 gélule 3 fois/jour, 10 jour max /mois.

Bardane Arctium Majus Bernh :


Utilisation de la racine : diurétique, laxative, dépurative. Bien respecter le dosage, pas de cure continue pour la femme
enceinte.

Le Pissenlit est explicité plus haut.

Une formule composée utilisant les Suspensions de Plantes Fraîches (SPF) :


SPF Artichaut
SPF Bardane
SPF Fumeterre
/ ââ QSP 90 ml
Posologie : 1 à 3 mesures par jour, diluée dans un peu d’eau ou boisson.

Une autre formule utilisant les Extraits Secs :


Posologie pour un adulte, pour une gélule :
Mélisse 0.060 g
Fumeterre 0.080 g
Artichaut 0.150 g
Pissenlit 0.150 g.
Posologie : 1 gélule aux 3 repas. Sous forme de cure. Bien lire les contre-indications des plantes avant emploi.

Pour ces 2 formules, en cure de 3 semaines. A renouveler sur avis médical.

Radis noir Raphanus sativus L. var. niger :


Utilisation de la racine. Draineur hépatique, cholagogue et cholérétique. Consommation de la racine en alimentation. En
spécialité pharmaceutique. Eviter en cas de gastrite. Pas d'usage prolongé en cas d'affection thyroïdienne.

Romarin Rosmarinus officinalis L :


Cholagogue, cholérétique et diurétique. Infusion 5 à 10 g/l, 15 mm ou décoction 30 mm, 200 à 400 ml /jour. Extrait Fluide 3 à
5 g/jour dans les affections hépatiques et contre les spasmes divers. Contre-indications : irritation des organes de la zone
pelvienne, des reins. Huile essentielle contre-indiquée chez la femme enceinte.

Une formule en Nébulisât, pour 1 gélule :


Romarin Nb 0,125 g (125 mg)
Fumeterre Nb 0,125 g (125 mg)
1 gélule aux 3 repas. En cure de 3 semaines. A renouveler sur avis médical.

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Côté huile essentielle en local :


5 gouttes d’H.E Lavande officinale sur l’aire hépatique, 1 fois par jour.

En drainage, complément en homéopathie : Nux vomica 5CH, 3 granules 3 fois par jour avant les repas.

Dans la stratégie de la perte de poids, le drainage reste donc incontournable. Les spécialités pharmaceutiques spéciales
« détox » sont nombreuses sur le marché phyto-pharmaceutique : attention une vigilance s’impose concernant les contre-
indications spécifiques de certaines plantes, avant de démarrer une cure de drainage.

On peut également associer des plantes calmantes en adjuvant, pour bien mener son régime amaigrissant car ce dernier
peut s’accompagner de nervosité (plantes sédatives et anxiolytiques déjà étudiées, formules détaillées en première partie :
Mélisse, Passiflore, Aubépine…).

-Adiposités et cellulite : plantes et HE en usage externe

Une surcharge de graisse dans les tissus (adiposités) est l’une des conséquences de la grossesse : la cellulite est située au
niveau des cuisses, des fesses, du ventre et des hanches. Il se forme sous la peau des petites boules de graisses appelées
capitons. Les capitons graisseux résultent d'une infiltration œdémateuse causée par un mauvais drainage de l'eau et toxines
du fait de la compression des vaisseaux lymphatiques.

L’action lipolytique des huiles essentielles et végétales

En usage externe les huiles essentielles peuvent en application locale apporter une action lipolytique (fait fondre les
graisses) via le massage des zones touchées par la cellulite et/ou surchargées en graisse adipeuse. Il est recommandé de
diluer 3 gouttes d’HE dans 15 à 20 gouttes d’huile végétale (15 à 20% d’HE dans HV). Les HE suivantes ne doivent pas être
utilisées chez la femme enceinte :

HE Cèdre de l’Atlas Cedrus atlantica L. :


Action lipolytique. Lymphotonique, drainante puissante, diurétique. En massage sur les zones cellulitiques. Déconseillée
pendant la grossesse.

HE Christe marine Crithmum maritimum L. :


Diurétique, anti-cellulitique, dépurative. En cas de rétention hydrolipidique, cellulite, adiposités, obésité. En massage local
doux dans un premier temps puis assez énergique sur les régions visées en partant des extrémités pour les membres et de
bas en haut pour le dos, diluée dans le l’huile végétale. A utiliser en cure sur une période courte. Déconseillée pendant la
grossesse.

HE Citron Citrus limonum L. :


Action sur la micro-circulation, diminution de la perméabilité des capillaires et augmentation de leur résistance. En cas
d’obésité, cellulite, drainage lymphatique. En cure d’amincissement. Ne pas s'exposer au soleil après l'application de cette
HE très photosensibilisante. Dermocaustique : bien la diluer. Contre-indiquée pendant la grossesse.

HE Menthe poivrée Mentha x piperita :


Fait fondre les graisses, elle a une action lipolytique. Par voie orale: 1 goutte dans une cuillère à café de miel, 2 fois par jour
entre les 2 principaux repas. A forte dose, neurotoxique et abortive : contre-indiquée chez la femme enceinte, allaitante, les
sujets épileptiques, les personnes âgées et les enfants de moins de 6 ans. Pas d'usage prolongé sans l'avis d'un
aromathérapeute.

HE Géranium rosat CV Egypte Pelargonium Graveolens cv Egypte :


Véritable régénérant cutané. Tonique, anti-infectieuse cutanée, cicatrisante et astringente, cette huile essentielle s’utilise
aussi pour lutter contre la cellulite. En massage sur les zones cellulitiques.

HE Cyprès vert Cupressus sempervirens L. :


Décongestionnante veineuse, lymphatique. Pas d'utilisation prolongée sans avis médical. Contre-indiquée chez la femme
enceinte et allaitante et dans les pathologies cancéreuses, maladies hormonaux-dépendantes.

HE Pamplemousse Citrus paradisii :


Diurétique et drainante par voie interne, elle aide à débarrasser l'organisme de ses toxines et à éliminer la cellulite et les
rétentions d'eau. Par voie externe, elle a une action lipolytique et permet ainsi de raffermir la peau et éliminer la « peau

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d'orange ». 90 gouttes d'huile essentielle de Pamplemousse (2.5 ml) dans 50 ml d'huile végétale (ex : Macadamia ou
Noisette car ce sont des huiles très pénétrantes). En massage ferme sur les zones concernées. Photosensibilisante : ne pas
s'exposer au soleil pendant plusieurs heures après application cutanée de cette huile. Contre-indiquée chez la femme
enceinte.

HV Lierre grimpant Hedera helix L. :


Il favorise l’élimination des amas graisseux et très efficace pour lutter contre la cellulite. Utilisé sous forme de macérât
huileux (on peut également utiliser les feuilles en usage externe sous forme de cataplasme et de gel hydroglycolique), le
lierre grimpant s’emploie dans les soins minceurs seul ou en association avec d’autres extraits plantes aux effets drainants
et amincissants : thé vert, criste marine, les huiles essentielles de genévrier, citron ou pamplemousse. Macérât huileux de
lierre : verser dans un bocal 10 g de poudre de lierre grimpant et recouvrir de 100 ml d’huile végétale de base : macadamia,
jojoba, amande douce ou abricot. Ajouter une cuillère à café d’huile végétale de germe de blé. Laisser macérer pendant 3
semaines à l’abri de la lumière en agitant régulièrement le bocal. Filtrer avec un filtre à café ou un tissu fin et verser dans un
flacon propre. Ne pas utiliser la plante fraîche par voie interne, les fruits sont toxiques (diarrhées et troubles respiratoires).
Ne pas utiliser pendant la grossesse.

Beurre de Cacao Theobroma cacao :


La théobromine, molécule apparentée à la caféine, possède un effet lipolytique reconnu : elle favorise l'hydrolyse et la
dégradation des lipides contenus dans les adipocytes. Ce beurre étant très dur à température ambiante, il est conseillé de le
marier avec d'autres beurres et huiles en combinant les huiles essentielles à même propriété.

HV Macadamia Macadamia ternifolia L. :


L’huile de Macadamia est excellente pour booster la micro-circulation du sang, et pour tonifier le système lymphatique. Très
bonne base à la confection d'une huile de massage anti-cellulite. Elle aide en effet à déloger les capitons et à lisser la peau.
Très pénétrante, elle ne créée pas de film occlusif à la surface de la peau.

Une formule composée d’HE :


HE Christe Marine 25 gouttes
HE Cyprès 25 gouttes
HE Pamplemousse 25 gouttes
HE Citron 25 gouttes
HE Cèdre de l’Atlas 25 gouttes
HE de Menthe poivrée 5 gouttes
HV Macadamia 200ml
HV Calophylle 50ml
Mélanger tous les ingrédients. Appliquer quelques gouttes en massage localisé sur les rondeurs. Attention certaines HE sont
photosensibilisantes : ne pas s’exposer au soleil. Bien étudier toutes les contre-indications avant emploi.

Les plantes circulatoires en application locale

Les plantes circulatoires détaillées en première partie comme la Vigne rouge, l’Hamamélis, le Fragon, le Marron d’Inde…
peuvent être utilisées en gels hydroglycoliques en application locale, en cas de cellulite dite « aqueuse ». Car cette dernière
est due à un problème de microcirculation sanguine avec parfois présence de rétention d'eau ou d'œdème local.

Formules de mélanges d’extraits hydroglycoliques, au choix :


Extrait H/G Prêle 5g
Extrait H/G Marron d’Inde 10g
Extrait H/G Lierre 10g
Gel neutre 30g
ou
Extrait H/G Fragon 15g
Extrait H/G Hamamélis 5g
Extrait H/G Vigne rouge 5g
Gel neutre 30g
Posologie pour ces 2 gels : au moins 2 massages journaliers d’au moins 10 minute chacun

Les bains

Pour retrouver les formes, des soins originaux de balnéothérapie à faire chez soi avec les bains thérapeutiques et
amaigrissants du Dr Fauron :

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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Avec de l’eau douce, préparer :


A) un infusé mixte à 15% de Lierre grimpant et de Reine des Prés
B) un décocté mixte à 30% de Carragheen et de Fucus (algues)
Mélanger les 2 solutés dans un bain chaud (entre 35 et 38°C et pas plus).
Rester 5 minutes pour le 1er bain, puis progressivement jusqu’à 30 minutes pour les autres. 2 bains par semaine. Attention
ce bain n’est pas recommandé aux femmes enceintes, personnes ayant des troubles cardiaques, souffrant d’hypertension et
d’une fatigue excessive. La Reine des Prés Spiraea ulmaria L. est utilisée pour ses propriétés anti-inflammatoires et
diurétiques.

Le drainage lymphatique peut aussi être une solution pour raffermir sa silhouette. C’est un massage doux par pressions
circulaires lentes et régulières sur la peau dont le but est d’aider la lymphe à circuler, de favoriser les processus chimiques et
la régénération des cellules, et d’activer le processus immunitaire. Il favorise l’élimination de la cellulite et des dépôts
graisseux. Ce type de drainage s’effectue en cabinet par un kinésithérapeute ou en institut par un personnel qualifié.

-Fermeté du buste & raffermissement du périnée

Fermeté du buste

Pendant la grossesse, les tissus sont relâchés et les muscles subissent un étirement important pouvant laisser quelques
dommages et notamment au niveau du buste. On peut améliorer le tonus et la vitalité de la peau en optant pour des actifs
appropriés tels que :

Kigélia Kigelia africana :


En extrait concentré, utilisé traditionnellement comme soin de beauté par les femmes africaines, le kigélia contient des actifs
toniques et raffermissants des tissus cutanés. Réputé pour stimuler le développement et le galbe des seins, il entre dans la
composition de nombreux soins du buste comme repulpant et tonique. Active la micro-circulation, réputé pour stimuler le
développement des seins. Action anti-oxydante : protection contre les radicaux libres et le vieillissement prématuré de la
peau. Cet extrait peut s'utiliser dès l'arrêt de l'allaitement comme actif dans vos soins du buste. Déconseillée pendant la
grossesse. Action oestrogen-like : à éviter chez certains sujets et maladies hormono-dépendantes.

HV Paquerette Bellis perennis L. :


C’est un macérât huileux de fleurs plus exactement. Contient de la vitamine E. Cette huile a un pouvoir raffermissant et
tonifiant, elle est réputée raffermir et tonifier le buste. Contient du Béta-myrcène (28%) : décongestionnant et tonique
lymphatique, anti-inflammatoire. Réputé pour être tenseur et galbant, il redonne fermeté à la peau. Favorise la tonicité de la
circulation sanguine et décongestionne les zones œdémateuses. Apaisant et réparateur, il intervient dans le soulagement
des tissus enflammés et abimés. Très indiqué pour les peaux manquant d'élasticité et de fermeté, suites de grossesse,
relâchements cutanés, peaux distendues, peaux abimées, enflammées. Masser par effleurement la poitrine de l’extérieur
vers l’intérieur, jusqu’en haut du cou. Quelques gouttes d’huile suffisent pour un résultat visible en 1 mois. Très utile lors d’un
régime ou après allaitement et grossesse pour éviter l’affaissement de la poitrine. Ne surtout pas utiliser pendant la
grossesse ni pendant l’allaitement.

HV Figue de Barbarie Opuntia ficus indica :


Cette huile précieuse possède d'étonnantes qualités régénérantes et anti-déshydratation pour la peau. Acides gras
essentiels, dont l'acide linoléique (oméga-6) : constitue un excellent adoucissant et réparateur cutané. Elle redonne fermeté
et tonicité à la peau. Régénérants, les oméga-6 favorisent le processus naturel de réparation de la peau.

D’autres huiles végétales plus courantes peuvent être utilisées : l’huile végétale de Rose musquée…

Mode opératoire pour masser la poitrine :


1/ réchauffer une noisette d’huile végétale dans le creux des mains.
2/ appliquer l'huile depuis la base des seins jusqu'aux clavicules et la base du cou, en englobant les alvéoles.
3/ répartir l'huile de manière homogène sur la peau
4/ masser de bas en haut en utilisant la main droite pour le sein gauche et inversement.
L'intensité des appuis dépend de la sensibilité de chacun.

Raffermissement du périnée

Lors de l'accouchement (voie naturelle et césarienne) et même pendant la grossesse, le périnée, cette zone musculaire dont
le rôle est de soutenir les organes du petit bassin (rectum, vagin, vessie), est mis à l'épreuve. Les tissus se relâchent et ont
parfois du mal à retrouver leur tonicité initiale entraînant alors des désagréments tels que les fuites urinaires.

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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Quelques séances de renforcement musculaire accompagnées de massage à base d'huiles végétales et essentielles et de
rééducation périnéale chez un kinésithérapeute ou sage-femme se révèlent indispensables et pourront permettre d'éviter les
problèmes ultérieurs (descente d’organes…).

Alchémille Alchemilla vulgaris L. :


Anti-inflammatoire, vulnéraire, astringent, cicatrisant. Elle a la réputation, de par ses propriétés astringentes, de raffermir
l’appareil génital féminin. Juste après l’expulsion et la délivrance : alcoolature d’alchemille (la racine est plus efficace) avec
15 gouttes toutes les 15 min pendant 1 heure puis 15 gouttes 3 fois par jour pendant 10 jours. L’alchémille peut constituer un
atout important après la grossesse également : les flavonoïdes raffermissent le tissu conjonctif, et l’action régulatrice des
hormones amène à retrouver son équilibre après la naissance. Massage de l’abdomen (jusqu’au pubis) avec de l’HE
d’Alchemille. Plante et HE interdites chez la femme enceinte.

Agripaume Leonurus cardiaca L. :


Utérotonique. Après l’accouchement, tonifie l’utérus et l’aide à se contracter doucement, mais efficacement et à reprendre sa
forme après les tranchées. TM d’Agripaume cardiaque, 5 à 20 gouttes (à voir la réaction car très fort). Il est possible de
remplacer la teinture par une infusion. On infusera alors une cuillérée à café de plante sèche par tasse d’eau (200 ml). Boire
1 à 2 tasses par jour. Sachant qu’une tasse de tisane équivaut à environ 10 ou 15 gouttes de teinture. Contre indiquée chez
la femme enceinte !

Framboisier Rubus idaeus L. :


« La plante » de la femme enceinte : poursuivre les infusions de feuilles de framboisier (plante détaillée en première partie)
car elles permettent la remise en place de l’utérus après l’accouchement et au retour à une régularité du cycle menstruel.

L’utilisation des huiles essentielles en synergie seront également utiles en application locale. Les HE à privilégier sont les
vulnéraires à propriété astringente et tonique du derme cutané, comme celles indiquées dans la formule suivante :

Formule de Dominique Baudoux « Raffermissement du périnée » :


HE Myrrhe 0,3 ml (10 gouttes)
HE Ciste ladanifère 0,5 ml (17 gouttes)
HE Géranium Egypte 1 ml (35 gouttes)
HE Hélichryse italienne 0,5 ml (17 gouttes)
HV Arnica 10 ml
HV Millepertuis 17,5 ml
3 applications par jour sur le périnée, pendant 8 semaines après l’accouchement. Les HE citées ont déjà étaient étudiées
plus haut dans cet exposé. Les HE citées ont déjà été détaillées dans les parties précédentes.

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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CONCLUSION
Sans vouloir raconter ma vie… comme exprimé dans l’introduction, la rédaction de ce mémoire m’a amené à m’interroger
sur la place de la phyto-aromathérapie dans son utilisation la plus générale et en particulier chez la femme enceinte et la
jeune maman.

J’ai 2 enfants… et eu 2 grossesses complètement différentes : la première sereine et harmonieuse avec aucun des troubles
cités dans ce mémoire, la seconde fut plus houleuse, physiquement et psychiquement parlant… et durant toute cette
grossesse, la réponse allopathique s’est révélée presque inexistante, me laissant devant ma frustration et face à ma fatigue
et mes douleurs ! 2 accouchements difficiles et différents s’en sont suivis, avec un travail long et fastidieux, et qui se sont
soldés par une césarienne pour l’un et par voie naturelle pour l’autre : je sais aujourd’hui que certaines plantes auraient
facilité grandement toute cette « traversée épique » (il faut bien le dire !) que sont les 9 mois de grossesse et
l’accouchement, même si le dénouement comble toutes les femmes de bonheur !

La phyto-aromathérapie propose des solutions phyto-médicamenteuses prometteuses pour la femme enceinte et la jeune
maman : la prudence s’impose doublement quant à leurs usages, dosages et durées d’utilisation… tout comme avec nos
médicaments chimiques classiques ! Pour certaines plantes, le danger de leur utilisation est mis en évidence, pour les
autres, malgré une innocuité non encore avérée, leur prise en tisane semble être le meilleur compromis pour un usage tout
au long de la grossesse et de l’allaitement. Certaines formes galéniques comme la teinture sont toutefois déconseillées
pendant ces périodes puisque l’alcool fait office à la fois de solvant et de conservateur des actifs. Quant aux huiles
essentielles, elles sont une excellente réponse à divers maux chez la femme enceinte, principalement dans l’application
locale en usage externe, où elles évitent l’utilisation de produits agressifs ou de… pas de produits du tout !!

Au fil de la collecte des données « médicinales » que j’ai réalisée pour rédiger ce mémoire, j’ai constaté que beaucoup
d’informations circulent sur le Net – un tri s’est avéré nécessaire bien sûr – notamment, et surtout, le questionnement des
femmes sur les forums médicaux pour trouver une réponse « phyto » à leurs problèmes de santé ! La réponse peut être
toute trouvée : consulter un médecin phytothérapeute ou aromathérapeute pour être soigné par les plantes. Oui,
évidemment. Sauf que la demande est réelle et bien quantifiable… et les praticiens difficiles à trouver ! Les médias
contribuent, certes, au succès de la phyto-aromathérapie mais pas forcément de la meilleure manière qui soit : il en ressort
une espèce d’entité floue, entre bien être, croyance sur fond de magie des plantes. Du fait que ses actifs proviennent de la
nature, au sein même du « totum » de la plante, cette forme thérapeutique est très souvent identifiée, dans l’esprit de nos
semblables, comme une simple médecine douce. C’est une profonde erreur que de le penser, d’abord, au regard du danger
que présentent certaines plantes dans leur emploi, puis, de la technologie actuelle et de l’arsenal galénique proposé afin de
concentrer les principes actifs thérapeutiques des drogues végétales.

Le côté positif : la phytothérapie est en vogue et la demande croissante… Le côté négatif : elle a peu de légitimité puisque
les individus ne la conçoivent pas sous l’angle scientifique et médical et l’offre n’est pas au rendez-vous… Ce sont les
principaux défis que la phyto-aromathérapie doit relever aujourd’hui ! Reste aussi à la médecine conventionnelle d’incorporer
dans toutes ces structures et modules d’enseignement cette discipline. Car à l’heure actuelle il y a trop peu de médecins qui
suivent ou même s’intéressent à cette spécialité !

Tout ça pour dire, que beaucoup de choses restent à mettre en place pour que la phyto-aromathérapie acquière ces lettres
de noblesse en cabinet, auprès des prescripteurs comme auprès des patients… et qu’elle arrive à trouver sa place, avec les
autres thérapeutiques alternatives, en synergie de la médecine allopathique.

Au niveau personnel, un seul regret,… d’avoir eu l’idée de rédiger ce mémoire… post-grossesse !! Car, et je terminerai
simplement, pour la majorité des troubles courants chez la femme enceinte et la jeune maman, une réponse simple en
« phyto-aroma » existe et elle mérite, de part et d’autre, d’être connue.

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012


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BIBLIOGRAPHIE

Ouvrages
Baudoux Dominique. Guide pratique d’aromathérapie familiale et scientifique. Mes 12 huiles
essentielles préférées dans 100 formules très efficaces pour 300 maladies. Editions Amyris, 2008.

Baudoux Dominique. Pour une cosmétique intelligente : Huiles essentielles et végétales. Les huiles
essentielles sur la peau, au travers de la peau, au-delà de la peau. Editions Amyris, 2010.

Clergeaud Chantal et Lionel. Les huiles végétales. Huiles de santé et de beauté. Nouvelle édition.
Editions Amyris, 2008.

Clinique d’allaitement Goldfarb, Centre de médecine familiale Herzl, Hôpital général juif - S.M.B.D. à
Montréal, Québec, Canada. Plantes médicinales pour augmenter la production lactée. Document à
l’intention des patients © 2010.

Collectif. Larousse de la Santé au féminin. Editions France Loisirs, 2004.

Dubray Michel. Guide des contre-indications des principales plantes médicinales. Editions Lucien
Souny, 2010.

Festy Danièle. Se soigner avec les huiles essentielles pendant la grossesse. Editions Leduc, 2011.

Hostettmann K. Tout savoir sur les plantes pour la femme. De la puberté à la ménopause : troubles de
la menstruation, vaginites, cystites, varices, grossesse, accouchement et allaitement. Les
aphrodisiaques et les plantes pour rester belle longtemps. Editions Favre, 2008.

Morel Jean-Michel. Traité pratique de phytothérapie. Remèdes d’hier pour médecine de demain.
Editions Grancher, 2008.

Mulot Marie-Antoinette. Secrets d’une herboriste. 300 plantes médicinales, 115 maladies courantes,
conseils de beauté et adresses utiles. 16ème édition. Editions du Dauphin, 1999.

Plante-santé / Hippocratus. Fiches plantes

Plante-santé / Hippocratus. Fiches thérapeutiques du Dr Fauron et Dr Tourrasse : Troubles liés à la


Grossesse, Affections veineuses, Affections gastriques, Trouble transit intestinal, Tendinites et
contractures, Asthénies sexuelles, Dermatologie (alopécie), Surcharge pondérale.

Treben Maria. Prévenir et guérir les maladies de la femme. Editions du Rocher, 1994.

Sites Internet
www.aroma-zone.com
www.passeportsante.net
www.naturamundi.com : Lettre d’information n°28. Rhodiola, la plante du XXIème siècle.
www.homeophyto.com
www.medicinales.fr
www.lepetitherboriste.net
http://les-plantes-medicinales.net/
www.phytomania.com / obésité, surpoids et plantes médicinales
http://www.naissanceconsciente.fr/1.html / phyto et grossesse doc pdf

Emilie Lafarge Mémoire Hippocratus Mai 2012