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MONDIALISATION

LA GLOBALISATION
FINANCIÈRE
RAPPEL : Qu’est-ce que la Mondialisation ?

= processus d’intégration internationale croissante des marchés et de


rapprochement des peuples et des cultures résultant de la libéralisation du
commerce, du développement des moyens de transport de personnes et de
marchandises/biens, retombée de l’information et des technologies de
communication au niveau mondial.

Elle se manifeste, au-delà de l’interdépendance croissante des économies et


l’intensification de la concurrence, par l’expansion/ l’élargissement / le
développement du commerce et des relations humaines
Le développement des marchés financiers internationaux
La mondialisation a été accompagnée/ a été de pair avec / s’est accompagnée /
d’un changement profond des relations financières internationales .

Cette mutation a un nom : la mondialisation/ globalisation financière, c’est à dire


la création d’un véritable marché mondial.

En théorie, la globalisation financière est supposé apporter une meilleure


allocation des ressources (en capital) dans l’économie globale/mondiale.

Cependant, nous constatons au même moment que les mutations financières ont
abouties / se sont traduites par / ont menées à une instabilité aggravée par les
crises des marchés financiers.

Nous pensons que le mal fonctionnement actuel du système monétaire


international est une conséquence directe de la globalisation financière.
Dans quelle mesure le système financier actuel peut être
qualifié de global / mondial ?

Un système financier est le système qui couvre / englobe / s’applique / porte sur
les transactions financières et les échanges d’argent entre investisseurs,
créanciers et emprunteurs.

Les systèmes financiers sont constitués de modèles complexes et compliqués qui


illustrent les services financiers, les institutions et les marchés qui lient les
épargnants (clients) au investisseurs.

Pourquoi donc le système financier d’aujourd’hui est dit global, c’est à dire
pourquoi il est devenu international ?
Le processus de globalisation financière
La globalisation financière est la mise en place d’un marché unifié au niveau
mondial. Cela signifie que les entreprises multinationales financières et industrielles
peuvent emprunter ou investir de l’argent (K financier) où elles le veulent, quand
elles le souhaitent en utilisant tous les instruments financiers existants.

Le processus de globalisation financière est basée sur la règle/ théorie des 3D :

Désintermédiation
Décloisonnement
Déréglementation
Qu’est-ce que la désintermédiation ?
= appel direct d’opérateurs internationaux vers les marchés internationaux
(financement direct ou désintermédiation)

dans le but de s’acquitter de leurs investissements et de leurs dettes/ opérations


d’emprunts

=signifie que les agents à besoin de financement ont moins recours au crédit
bancaire et se finance de plus en plus sur les marchés de capitaux

Par exemple, c’est le fait pour le secrétaire financier (trésorier) d’une entreprise de
privilégier se financer avec une émission d’obligations (appel d’offre) sur une
place financière plutôt que s’endetter auprès d’une banque
Qu’est-ce que la décloisonnement ?

- suppression des barrières entre les différentes activités de la finance et entre


les différents marchés, c’est à dire qu’il n’y a plus de séparation entre les
banques d’affaires et les banques de dépôt par exemple
Décloisonnement Suite - Banque de détail, banque de dépôt, banque d'affaire : de quoi
s'agit-il ?
On entend couramment parler de banques de détail, banques de dépôt et banques d'affaires. Ces expressions recouvrent des activités bancaires
bien distinctes.

Banque de détail, distribution de services bancaires (=banque commerciale)

Le type d'établissement le plus courant est sans doute la banque de détail, aussi appelée banque commerciale ou banque de réseau. Son activité
s'adresse avant tout aux particuliers, mais également aux petites et moyennes entreprises, aux professions libérales ou encore aux associations et
collectivités locales. La banque de détail propose des services bancaires classiques : tenue de comptes, crédits, produits d'épargne, assurances
vie... Elle dispose généralement d'un réseau d'agences, présentes sur un territoire donné.

Les banques de dépôt, des activités limitées

Les banques de dépôt ont un champ d'action plus limité. Elles ont pour mission de recevoir les dépôts d'argent et de les gérer. Elles proposent
uniquement des comptes courants et des comptes d'épargne.

La banque d'affaires, la stratégie financière

Une banque d'affaires se différencie nettement d'une banque de détail dans ses activités, mais elle peut constituer un département au sein d'un
établissement généraliste. Son rôle est prioritairement lié au conseil stratégique, à destination des entreprises. Elle se fait rémunérer par le biais
d'honoraires. Depuis 1945, la spécialisation des banques est en vigueur. Les banques d'affaires ne gèrent donc plus de capitaux à court terme.
Qu’est-ce que la déréglementation ?

= l’intermédiation financière est moins contrainte qu’auparavant, moins de règle,


une forme de suppression de l’encadrement du crédit, une libéralisation des
mouvements de capitaux
Les effets de la
globalisation
financière
Intro
concept de la GF → s’agit d’un parallèle de la mondialisation économique cad
généralisation du commerce entre les acteurs internationaux

→ caractérise un processus d’intégration de M de K (capitaux) International sous


l’impact de la libéralisation financière des K et l’ouverture des économies nationales
aux transactions internationales

→ aboutit à la formation d’un unique M mondial de K

→ phénomène souvent caractérisé par une triple unité (de temps, de lieu et de produit)

TRIPLE UNITÉ
TEMPS LIEU PRODUIT
=les places financières sont interconnectés les une aux = le M I de K fonctionne en permanence = mêmes produits financiers sont proposés partout
autres par des réseaux modernes de communication 24H/24
Pourquoi cette globalisation financière ?
Cf → théorie des 3D

Au cours des années 1980 les M de K ont connu 3 grandes transformations

→ les fameux 3D

Quels sont les objectifs de cette globalisation ?


simple → amélioration générale du fonctionnement des M

Les défenseurs de la GF → améliore les capacités du système financier de façon à


distribuer + de ressources au niveau mondial

En effet, l’ouverture des frontières permet une orientation bcp + profitable de l’


épargne mondial, tant du point de vue des emprunteurs que de celui des prêteurs
En somme l’argent circule mieux et profite donc à + d’investisseurs.

Parallèlement, les emprunteurs peuvent trouver des sources de financements -


onéreuses sur ce M Mondiale que dans les étroites limites de leur M national

Cette allocation optimale des ressources financières au niveau mondial permet alors
de stimuler plus de secteurs d’activité et même les pays les + dynamiques comme les
pays émergents

→ le dvlpt des échanges est source de croissance au niveau mondial et doit


théoriquement permettre aux pays les - avancés de rattraper leur retard

Evidemment cette GF ne vient pas sans risque

→ ensemble de risques pour les acteurs du MF


Existe 2
catégories
principales de Les risques pour les acteurs du M Financier
risques

- le risque de crédit - risques liés aux cours


repose sur le non paiement du débiteur boursiers
tout créancier (bq accordant un crédit, un agent variation des cours boursiers
achetant une obligation/ action sur MF) dès lors
qu’il a une créance sur un autre agent se trouve → risque financier dû à l’incertitude quant à
exposé au risque que son débiteur ne rembourse la valeur future d’1 action ou d’un
pas sa dette à l’échéance portefeuille d’actions

Un actionnaire individuel peut craindre que la → peut conduire à des gains (plus-values)
société dans laquelle il investit fasse faillite et soit et à des pertes (moins-values)
insolvable ou enregistre de mauvais résultats qui
mettent en péril sa pérennité

=> ces 2 risques sont naturellement inhérents/évidents pour les acteurs du M ( ils en ont
conscience) ce qui l’est - c’est le risque difficilement maîtrisable lié à la spéculation
L’inévitable spéculation financière
spéculer = adapter son comportement non pas au M mais à ce qu’on pense que
le M va devenir en pensant avoir de bonnes estimations sur un cours
boursier (on peut essayer de gagner + d’argent, donc perdre - )

Par exemple : on peut croire qu’une société qui va bien auj ira mal demain et donc
vendre en avance ses actions toujours bien côtées. En effet, si demain l’entreprise
à des difficultés, ses actionnaires vont vouloir se débarrasser de leurs actions et
donc leur prix va baisser (loi O/D)

En le faisant avant que cela n’arrive on évite de perdre de l’argent mais c’est sans
compter sur le mimétisme des autres acteurs

En effet, l'information imparfaite sur le MF amène les autres à suivre un


comportement mimétique/identique (grégaire)
L’effet pervers : le mimétisme / les moutons
les agents écos imitent leurs voisins espérant qu’ils soient mieux informer

au lieu d’adapter un cpt rationnel les investisseurs individuels comme les


investisseurs institutionnels (sociétés d’investissement, fond de pension, société
d’assurance…) se fonde sur les opinions partagées des autres agents et se
contente de suivre la tendance renforçant ainsi les excès du M à la hausse
comme à la baisse

Nous pouvons donc nous retrouver avec une société tout à fait bien mais qui voit
son cours de bourse chuter sans raisons ( à cause de l’effet mouton)

Comparaison : un mouton saute dans un précipice et tous les autres moutons font
la même chose
L’inévitable spéculation
Le principal risque des MF vient donc de la déconnexion entre la valeur réelle
des actifs et leur valeur marchande suite à ces comportements moutonniers
qui font grimper anormalement le cours des titres financiers aboutissant à la

formation de bulles financières


L’instabilité financière
Depuis 70’s l’éco mondiale connaît une multiplication des crises financières dont la
dernière en date a trouvé son origine sur les marchés des prêts hypothécaires aux USA
en 2007 = la crise des subprimes

les crises fin. sont très diverses (crises de change, bancaire, boursière) selon qu’elle
affecte le MF ou les institutions financières, toutes susceptibles de provoquer une
récession dans la sphère réelle, celle des activ. de P°, de conso et d’invest. ainsi que
celle de l’emploi
existe donc une interdépendance entre la sphère de la finance et la sphère réelle

L’instabilité financière a 3 conséquences graves :

→ sur la croissance éco


Avec la GF une crise financière dans 1 pays se propage à l’ensemble des pays du
fait de l'interconnexion des MF au niveau mondial

Une crise financière dans un pays conduit les investisseurs à modifier leur
portefeuille pour réduire leur exposition au risque, ils chercheront à vendre leurs
titres

→ leur comportement peut aussi se manifester à travers le processus de fuite vers


la qualité, ils retirent massivement leur K de peur que le M ne s’effondre
davantage, pour investir sur des places financières jugées plus sûr, renforçant dans
un premier temps la chute des cours dans le pays d’origine
Ses actions ont bien entendu des conséquences sur la croissance mondiale
puisque de nombreuses entreprises utilisent de + en + le MF pour investir et
produire

Les contrecoups de la crise financière de 2007 ont des csq notamment sur les
marges écos des entreprises,

autant les grands groupes ont pu tirer leur épingle du jeu autant les PME sont
fortement touchées par l’instabilité des M et la réticence des banques à octroyer
(prêter) des prêts pour redémarrer.

En ce contexte difficile le chômage et la baisse de la D ont eu des csq sur l’éco


réelle et la croissance éco
→ sur le marché international (2ème conséquence)
Le commerce international joue un rôle prépondérant dans la transmission
d’une crise d’un pays à un autre

En effet une baisse de l’actif dans 1 pays diminue, par la canal de la contraction
de ses Importations (I), les exportations (X) et donc l’activité de ses
partenaires commerciaux

ex : suite à la crise des subprimes, les pays les + touchés par la contraction du
CI ont été l’Allemagne et le Japon, leurs modèles écos est en effet basé sur les X

→ quand on a plus d’acheteur pour les biens qu’on souhaite Xer car nos clients
sont en crise, c’est aussi nous qui sommes en crise

et la spirale continue → cercle vicieux


→ critique générale du système (3ème conséquence) CCLS
Cette 3ème conséquence prend la forme d’un questionnement, d’une critique
générale du système et sa pertinence

En effet, la multiplication des crises et la connaissance de +en +général du


fonctionnement des M fait s’interroger sur la solidité de l’éco mondiale

→ La globalisation financière a de nombreux atouts mais son principal effet


pervers est la création presque mécanique de crises qui semblent inévitables et
qui sont liés à un comportement qu’il est difficile d'empêcher/éviter parce que nous
sommes tous rationnel, tout du moins au niveau individuel

Mais l’on voit bien qu’en matière de spéculation la somme des intérêts individuels ne
fait pas le bien commun

→ on s’interroge donc de + en + sur une éventuelle réforme des M


CCLS / OUVERTURE

Mais quel pouvoir peut disposer d’une légitimité


assez grande pour tenter d’imposer un cadre à
un marché mondial
malgré de nombreuses tentatives la question ne
trouve toujours pas de réponse pour l’instant