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Dimensionnement des installations électriques BT

(14h cours) S4

1. Choix de la section des canalisations et du dispositif


de protection

2. Les schémas de liaison à la terre

3. Sélectivité des protections

1
I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

- Le dimensionnement d’une installation électrique est un art


difficile dans la mesure où il nécessite de prendre en considération des
impératifs techniques, normatifs, économiques, contractuels et stratégiques.

- Que ce soit dans le domaine tertiaire ou industriel, l’objectif final


est de mettre à disposition les fonctionnalités électriques auprès de
l’exploitant en garantissant la maintenabilité, l’évolutivité ainsi que la
sécurité des biens et des personnes.

Organismes de normalisations et normes internationales

2
I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

A titre d’exemple, ci‐dessous quelques normes CEI et leurs domaines de


spécification:

3
I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

Normes en France :

4
I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

A. Bilan de puissance et courant maximal d’emploi

Puissance apparente à
Réseau aval.
véhiculer

Puissance
S
Courant d’emploi
apparente à
IB
véhiculer
Courant assigné du
dispositif de protection

In
5
I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

A. Bilan de puissance et courant maximal d’emploi

Puissance apparente à véhiculer


Le bilan des puissances global donne
• la puissance à souscrire,
• la puissance des alimentations
( transformateurs, génératrices… )

6
I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

A. Bilan de puissance et courant maximal d’emploi

Puissance apparente à véhiculer


Le bilan des puissances aux tableaux donne
• la puissance qui transite à chaque niveau de
l ’installation
• la puissance pour le dimensionnement des tableaux
divisionnaires

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I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

A. Bilan de puissance et courant maximal d’emploi

La puissance installée : c’est la somme des puissances nominales de


tous les récepteurs de l’installation.
P1+P2+P3+…+Pn = P installée

Ce n’est pas la puissance d’utilisation


réellement absorbée par l’installation.

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I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

A. Bilan de puissance et courant maximal d’emploi

La puissance absorbée est composée de :

- La puissance active P en Watt (w)


se transforme intégralement en énergie
(chaleur, travail…)

- La puissance réactive Q le volt ampère réactif (VAR)


sert à l’alimentation des circuits magnétiques
( magnétisation des circuits )

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I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

A. Bilan de puissance et courant maximal d’emploi

Si la puissance qui vous est donnée est la


puissance utile d’une charge, il faut
impérativement tenir compte du rendement de
la charge.

S nominale = P utile / (  cos  )


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I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

A. Bilan de puissance et courant maximal d’emploi

La puissance d’utilisation.

Tous les récepteurs ne sont pas forcément utilisés en même temps


ni à pleine charge.

Les facteurs Ku et Ks permettent de déterminer la puissance


d’utilisation maximale qui sert à dimensionner l’installation.

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I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

A. Bilan de puissance et courant maximal d’emploi

La puissance d’utilisation - coefficient d’utilisation

100 % de la puissance
nominale est utilisée par la P utilisée = Pn x ku
charge ==> ku = 1 Q utilisée = Qn x ku
S utilisée = Sn x ku

80% de la puissance
Le coefficient d’utilisation ku représente
nominale est utilisée par
le charge
la rapport entre la puissance réellement utilisée par un récepteur et sa
puissance nominale.
==> ku = 0,8

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I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

A. Bilan de puissance et courant maximal d’emploi

La puissance d’utilisation - coefficient de simultanéité

Si M1 et M2 peuvent
fonctionner en même
temps alors Ks = 1
sinon Ks = 0,5
Le coefficient de simultanéité Ks s’applique à
des ensembles de récepteurs et représente le nombre de
récepteurs fonctionnant de façon simultanée.
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I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

A. Bilan de puissance et courant maximal d’emploi

La puissance d’utilisation - coefficient de simultanéité

Le facteur de simultanéité
s'applique à chaque regroupement
de récepteur :

• tableau terminal,
• tableau divisionnaire,
• armoire

Ce facteur implique la connaissance détaillée de l’installation


et de ses conditions d’exploitation.

14
I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

A. Bilan de puissance et courant maximal d’emploi

La puissance d’utilisation - coefficient d’extension

Le coefficient d’extension Ke peut parfois être utilisé lors de


l’évaluation du bilan des puissances.

Ce facteur peut s’appliquer :


à tout ou une partie de l’installation
et représente les extensions futures qui pourront être
faites sans modification de l’installation.

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I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

A. Bilan de puissance et courant maximal d’emploi

La puissance d’utilisation - estimation


la puissance véhiculée en tout point d’une installation est basée sur
la méthode de Boucherot.

S  Putilisation   ( P  Ks  Ku  Ke )2
  ( Q  Ks  Ku  Ke )2

somme des puissances actives somme des puissances réactives


en les minorant des Ku et Ks et en les minorant des Ku et Ks et
en les majorant éventuellement en les majorant éventuellement
de Ke. de Ke.

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I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

A. Bilan de puissance et courant maximal d’emploi

Le bilan des puissances étant effectué, on choisit :


• Le transformateur

• Le contrat d’abonnement auprès du distributeur.

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I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

A. Bilan de puissance et courant maximal d’emploi

Réseau aval. Puissance apparente à


véhiculer

S
Courant
Courant d’emploi

d’emploi
I B
Courant assigné du dispositif
de protection

In
18
I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

A. Bilan de puissance et courant maximal d’emploi

Définition: le courant d’emploi

- Au niveau des circuits terminaux, c'est le courant qui


correspond à la puissance apparente des récepteurs. Dans le cas
de démarrage ou de mise en service fréquente (ex : moteur
d'ascenseur, poste de soudure par points), il faut tenir compte
des appels de courant lorsque leurs effets thermiques se
cumulent et affectent les câbles et les relais thermiques.

- Au niveau des circuits de distribution (principaux,


secondaires), c'est le courant correspondant à la puissance
d'utilisation, laquelle tient compte des coefficients de
simultanéité et d'utilisation, respectivement Ks et Ku.
19
I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

A. Bilan de puissance et courant maximal d’emploi

Le courant d’emploi Au niveau de la source on prend Ib =


In du transformateur.
Au niveau des circuits
divisionnaires on calcule le courant
en prenant la puissance apparente
d’utilsation de la canalisation
considérée.
Ib1 = S1 / ( 3 U )
Ib2 = S2 / ( 3 U )
Pour les circuits terminaux on
prend le courant nominal du
récepteur
20
I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

B. Critères de choix d’un dispositif de protection

Définitions
Courant admissible : Iz
C'est le courant maximal que la canalisation peut
véhiculer en permanence sans préjudice pour sa durée de vie. Ce
courant dépend, pour une section donnée, de plusieurs
paramètres :

- constitution du câble ou de la canalisation (en cuivre ou en


aluminium, isolation PVC ou PR, nombre de conducteurs actifs),
- température ambiante,
- mode de pose,
- influence des circuits voisins (appelé effet de proximité).

21
I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

B. Critères de choix d’un dispositif de protection

Surintensité
Il y a surintensité chaque fois que le courant traversant un
circuit est supérieur à son courant d'emploi Ib.

Ce courant doit être coupé dans un temps dépendant de son


intensité, de telle sorte qu’une dégradation irréversible de la
canalisation, ou d’un récepteur suite à un défaut interne, puisse être
évitée.

Des surintensités de faible durée peuvent cependant se


produire dans des conditions normales d’exploitation.

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I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

B. Critères de choix d’un dispositif de protection

On distingue 2 types de surintensités :

Les surcharges

Ce sont les surintensités se produisant dans un circuit


électriquement sain, par exemple à cause de la mise en
fonctionnement simultanée de charges même durant de faible durée :
démarrage de plusieurs moteurs, etc. Cependant, si ces conditions
durent au delà d’une période supportable (dépendant du réglage de
la protection thermique ou du calibre des fusibles), le circuit est
automatiquement coupé.

23
I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

B. Critères de choix d’un dispositif de protection

Les courants de court-circuit

Ils sont consécutifs à un défaut, dans un circuit, entre


plusieurs conducteurs et/ou entre un des conducteurs actifs et la terre
(dans les schémas TN du fait de la très faible impédance entre le
conducteur neutre et la terre) selon les combinaisons suivantes :

- court-circuit triphasé : 3 conducteurs de phase sont en court-


circuit,
- court-circuit biphasé : 2 conducteurs de phase sont en court-circuit,
- court-circuit monophasé : 1 conducteur de phase et le neutre sont
en court-circuit.

24
I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

B. Critères de choix d’un dispositif de protection

Puissance apparente à
Réseau aval.
véhiculer

Courant S assigné
duCourant d’emploi de
dispositif
I
protection B
Courant assigné du dispositif
de protection

In
25
I. Détermination des sections des conducteurs et choix du dispositif de protection

B. Critères de choix d’un dispositif de protection

L’intensité assignée In ( courant nominal ou de réglage)


du disjoncteur doit être prise juste supérieure à l’intensité
d’emploi IB

IB  IN  IZ

IN

26
Courants du circuit nécessaires a la détermination du calibre de la protection (fusible ou
disjoncteur) (selon NF C 15-100)

- son courant conventionnel de déclenchement I2 est inférieur à 1,45 x Iz , ce qui correspond à la


zone b de la figure ci-dessous.
- son pouvoir de coupure (PdC) est supérieur à l'intensité de court-circuit maximale triphasée (Icc
tri) en son point d'installation, soit : PdC  Icc tri, ce qui correspond à la zone c de la figure ci-
27
dessous.
Protection par disjoncteur

Pour un disjoncteur, le courant conventionnel de déclenchement


(I2) est la valeur du courant qui provoque certainement le déclenchement du
disjoncteur dans un temps déterminé (1 heure ou deux).

De part sa plus grande précision, le courant I2 est toujours inférieur


à 1,45 In (ou 1,45 Ir) et la deuxième condition (zone b) est automatiquement
respectée.

Critère de choix d'un disjoncteur :


IB  In  Iz et PdC  ICC tri.
28
Protection par fusible

Au contraire, la condition I2  1.45 Iz est la plus contraignante,


où I2 est le courant de fusion du fusible qui vaut k2 fois (k2 va de 1,6 à 1,9
selon les fusibles) le courant nominal In du fusible et il est déterminé par :
I2 = k2 x In
la NF C 15-100 introduit le coefficient K3 = k2 / 1,45 et la
condition : I2  1,45 Iz est respectée si :
Pour les fusibles
In  10 A K3 = 1,31
10 A < In  25 A K3 = 1,21
In > 25 A K3 = 1,10

Critère de choix d'un fusible :


IB  In  Iz/K3 et PdC  ICC tri.
29
Emplacement des protections

Règle générale
Un appareil de protection doit être installé à l'origine
de chaque dérivation avec diminution de l'intensité admissible
(changement de section, des conditions de pose,
d'environnement).

Un appareil de protection doit, en


général, être installé à l'origine de
chaque dérivation.

30
B.1 Disjoncteurs
Un disjoncteur est un appareil de connexion capable
d’établir, de supporter et d’interrompre des courants dans
des conditions normales et anormales jusqu’à son pouvoir
de coupure ultime
Il assure la protection du matériel et des personnes :

Déclencheur thermique :
Protection contre les surcharges

Déclencheur magnétique instantané ou à retard :


Protection contre les courts-circuits
Protection différentielle contre les défauts
de mode commun (protection des personnes)

Déclencheur électronique instantané ou à retard :


Protection contre les surcharges et les courts-circuits
Protection différentielle contre les défauts
31
de mode commun (protection des personnes)
B.1 Disjoncteurs
Eléments d’un disjoncteur magnétothermique basse tension

32
B.1 Disjoncteurs
Fonctionnement d’un disjoncteur basse tension
La protection contre les surcharges est assurée par un élément thermosensible,
le bilame.
En cas de surcharge, la déformation du bilame provoque le déclenchement du
disjoncteur:

33
B.1 Disjoncteurs
Fonctionnement d’un disjoncteur basse tension
La protection contre les court-circuit est assurée par un circuit magnétique.

En cas de court-circuit, le courant traversant le solénoïde crée un champ


magnétique qui expulse le plongeur contre le contact mobile :

34
B.1 Disjoncteurs

Les disjoncteurs assurant la protection du matériel


sont caractérisés par leur courbe de déclenchement :

35
B.1 Disjoncteurs
Courbes types d’un déclenchement électronique

Protection contre les surcharges par déclenchement long retard (LR) réglable.
Déclenchement instantané (seuil réglable) en cas de court circuit.
36
B.1 Disjoncteurs
Courbes types d’un déclenchement électronique

Protection contre les surcharges par déclenchement long retard (LR) réglable.
Court circuit : déclenchement court retard (CR) réglable avec sélectivité
chronométrique
Déclenchement instantané à haut seuil fixe. 37
B.1 Disjoncteurs

Les caractéristiques à prendre en compte dans le choix d’un disjoncteur


sont :

• la tension assignée ou tension d’utilisation,

• le courant assigné ou courant d’utilisation dans les conditions


normales,

• le pouvoir de coupure (PdC) ou courant maximal que peut


couper le disjoncteur,

• et la courbe de déclenchement.

38
B.1 Disjoncteurs

Les disjoncteurs: Décodage face avant


1 : Variante du disjoncteur
suivant le pouvoir de coupure
2 : Courbe de déclenchement
1
3 : Calibre du disjoncteur (courant assigné)
2
4 : tension d ’emploi Ue 3
5 : Pouvoir de coupure suivant la norme 4
5
« domestique et analogue » NFC 61-410
6
6 : Pouvoir de coupure suivant la norme
7
« industrielle » NFC 63-120
8
7 : Référence commerciale
8 : Symbole électrique suivant le nombre
de pôles

39
B.1 Disjoncteurs

Analyse des spécifications d’un disjoncteur


Disjoncteur basse tension, forte puissance
Masterpact Merlin Gerin 800/6300A, tri et trétapolaire, 690V AC, PdC 40kA/150kA

40
B.1 Disjoncteurs

Les normes définissent 5 types de courbes de déclenchement :


COURBE B
Déclenchement : 3 à 5 In
Utilisation : protection des générateurs, des câbles de grande
longueur et des personnes dans les régimes IT et TN

COURBE C
Déclenchement : 5 à 10 In
Utilisation : applications courantes
COURBE D
Déclenchement : 10 à 14 In
Utilisation : protection des circuits à fort appel de courant

COURBE Z
Déclenchement : 2.4 à 3.6 In
Utilisation : protection des circuits électroniques

COURBE MA
Déclenchement : 12.5 In
Utilisation : protection des départs moteurs

41
B.1 Disjoncteurs
Courbes de déclenchement

Déclenchement : 3 à 5 In
Utilisation : protection des Déclenchement : 5 à 10 In Déclenchement : 10 à 14 In
générateurs, des câbles de grande Utilisation : applications Utilisation : protection des
longueur et des personnes dans les courantes circuits à fort appel de courant
régimes IT et TN 42
B.1 Disjoncteurs

Pour le choix d’un disjoncteur, la démarche suivante doit être envisagée :

COURANT ASSIGNE TENSION ASSIGNEE NOMBRE DE POLES

POUVOIR DE COUPURE Iccmax

DECLENCHEMENT Normes et sélectivité

REFERENCE

43
B.1 Disjoncteurs

Calibre des disjoncteurs

Les constructeurs donnent en général des tableaux qui


permettent de déterminer directement les calibres des
disjoncteurs terminaux en fonction de la puissance et de la nature
du récepteur.

44
Lampes à incandescence et appareils de chauffage

45
B.1 Disjoncteurs

Calibre des disjoncteurs

Pour les autres départs, il suffit de vérifier la relation

In > Ib
et prendre le calibre existant dans les tableaux
de choix des disjoncteurs.

46
Autres départs

Ex : Ib = 100A

47
B.1 Disjoncteurs

Calibre des disjoncteurs - déclassement en température

L’intensité maximale admissible dans un disjoncteur dépend


de la température ambiante d ’utilisation.

Il faut vérifier le déclassement en température des calibres


(tableaux fournis par les constructeurs).

La température ambiante est la température qui règne à


l’intérieur du coffret ou du tableau dans lequel sont installés
les disjoncteurs.

48
Exemple

C60N, courbe C, de calibre 20 A installé sur châssis nu dans un


local où la température ambiante est de 35 °C

19,4

l’intensité d’utilisation à ne pas dépasser est de : 19,4 A.


49
B.2 Disjoncteurs DDR
DDR : différentiel résiduel de défaut
Tore magnétique pour la détection des
courants de fuite à la terre

50
B.2 Disjoncteurs DDR
DDR : Principe d’un dispositif de protection différentiel
La protection contre les défauts de mode commun est assurée par un
dispositif différentiel résiduel (DDR).

L’existence du courant de fuite résultant d’un défaut de mode commun est


détectée par un système magnétique :
Seuil de déclenchement du différentiel
(sensibilité) :

Toute installation électrique présente des courants de fuite permanents à la terre =>
51
Problème de déclenchement intempestif si le seuil est trop faible
B.2 Disjoncteurs DDR

DDR : Principe d’un dispositif de protection différentiel

52
B.3 Fusibles

Un coupe-circuit fusible est un appareil de connexion dont


la fonction est d’ouvrir par la fusion d’un ou de plusieurs de
ses éléments conçus et calibrés à cet effet le circuit dans lequel
il est inséré et d’interrompre le courant lorsque celui-ci
dépasse une certaine valeur d’intensité pendant un temps
suffisant.

53
Fusibles

On distingue 2 types de fusibles : Les cartouches cylindriques et les


cartouches à couteaux.

54
B.3 Fusibles
Symboles électriques

Cartouche fusible Cartouche fusible Coupe circuit Coupe circuit


cylindrique cylindrique à percuteur domestique unipolaire domestique unipolaire
neutre55
B.3 Fusibles
Classification des fusibles
Il existe plusieurs types de cartouches dans le commerce dont les plus répandus sont:

 gF : cartouche à usage domestique (écriture noire + bague de couleur : jaune 10 A,


rouge 16 A, verte 20 A..) ils assurent la protection contre les surcharges et les courts-
circuits.

 gG (ancienne gI) : cartouche à usage industriel (écriture noire). Ces fusibles


permettent de protéger les circuits contre les faibles et fortes surcharges et également
contre les courts-circuits. Utilisation : Eclairage, four, ligne d’alimentation….. En
général, leur calibre doit être immédiatement supérieur au courant de pleine charge du
circuit protégé. (marquage en noir).

56
B.3 Fusibles
Classification des fusibles
aM : cartouche à usage industriel, pour l’accompagnement moteur (écriture
verte), commence à réagir à 4xIn.

Ce type de fusible est prévu pour protéger uniquement contre les


courts-circuits pour les récepteurs à fort courant d’appel et les circuits soumis
à des pointes de courant élevées (pointes magnétisantes à la mise sous tension
de primaires de transformateurs ou d'électro-aimants, pointes de démarrage
de moteurs asynchrones etc).

Leurs caractéristiques de fusion permettent aux fusibles aM de


"laisser passer" ces surintensités, mais les rendent totalement inaptes à la
protection contre les surcharges. Si une telle protection est également
nécessaire, elle doit être faite par un autre dispositif (relais thermique par
exemple). En général, leur calibre doit être immédiatement supérieur au
courant de pleine charge du circuit protégé (marquage en vert).

57
B.3 Fusibles
Caractéristiques des fusibles

58
B.3 Fusibles

Courbes de fusion des fusibles cylindriques de classe gG.

Courbe de fonctionnement d’un fusible


C’est la courbe temps-courant qui définit la caractéristique de la cartouche
59
pour un calibre et un type donné
B.3 Fusibles

Choix d’un fusible

Pour choisir un fusible, il faut connaître les caractéristiques du circuit à


protéger :
-circuit de distribution, fusibles gG;
-circuit d’utilisation moteur, fusible aM.

Une protection par fusible peut s’appliquer à un départ (ligne) ou à un


récepteur. Le choix du fusible s’effectue sur les points suivants :

 La classe : gG ou aM.
 Le calibre In
 La tension d’emploi U (inférieure ou égale à nominale Un )
 Le pouvoir de coupure
 La forme du fusible (cylindrique ou à coûteaux)
 La taille du fusible

60
B.3 Fusibles

Avantages

Coût peu élevé


 Facilité d’installation
 Pas d’entretien
 Très haut pouvoir de coupure
 Très bonne fiabilité
 Possibilité de coupure très rapide (UR)
Inconvénients

 Nécessite un remplacement après fonctionnement


 Pas de réglage possible
 Déséquilibre en cas de fusion d’un seul fusible sur
une installation triphasée
 Surtension lors de la coupure
61
B.4 Conducteurs et câbles

Conducteur isolé

Ensemble comprenant l’âme, son enveloppe isolante et ses écrans


éventuels

Le terme ‘’conducteur isolé’’ désigne aussi bien le conducteur


constitutif d’un câble, que le conducteur utilisé séparément des autres.

Enveloppe isolante

Âme conductrice

62
B.4 Conducteurs et câbles

Câble
Ensemble constitué par :
- un ou plusieurs conducteurs isolés ;
- leur revêtement individuel éventuel ;
- la protection d’assemblage éventuelle ;
- le ou les revêtements de protection éventuels.
Il peut comporter en plus un ou plusieurs conducteurs non isolés

63
B.4 Conducteurs et câbles

Câble à un conducteur ou câble unipolaire

Câble comprenant un seul conducteur isolé.


Un conducteur isolé
Une gaine de protection

Enveloppe isolante

Âme conductrice

Gaine de protection 64
B.4 Conducteurs et câbles

Câble multiconducteur ou câble multipolaire


Câble comprenant plus d’une âme, dont éventuellement
certaines non isolées
-Plusieurs conducteurs
-Un ou des revêtement(s) de protection :
gaine, tresse…

Enveloppe isolante

Âme conductrice

Gaine de protection 65

commune
B.4 Conducteurs et câbles

Equivalence aluminium-cuivre

L’aluminium est autorisé à partir d’une section de 2,5 mm2.


Pour une même résistance électrique :

Ce qui se traduit par le choix d’une section d’âme en aluminium


immédiatement supérieure à celle d’un conducteur en cuivre, dans
l’échelonnement normalisé des sections des conducteurs.

66
B.4 Conducteurs et câbles

Enveloppe isolante
C’est la matière qui entoure l’âme conductrice. Elle permet
l’isolement entre les conducteurs. Elle est:
- Soit en polychlorure de vinyle (PVC)
- Soit en polyéthylène réticulé chimiquement (PRC)
- Soit en caoutchouc synthétique

Gaines de protection
Elle protège la câble de son environnement: de la température,
de la présence de l’eau, de la poussière, des chocs
mécaniques…
Les matériaux de gainage sont: soit des matériaux isolants
(PRC, PVC, Caoutchouc synthétique), soit des matériaux
métalliques (plomb, aluminium, feuillard d’acier) 67
B.4 Conducteurs et câbles

Repérage des conducteurs


Il est réalisé:
- soit par des couleurs:
● Vert / jaune: conducteur de protection (PE)
● Bleu clair: neutre s’il est distribué
● Toutes les couleurs sauf le vert / jaune
- soit par des chiffres

68
B.4 Conducteurs et câbles

Exemple de circuits
Circuit monophasé

Ph Ph
N Ph

Ph Ph
N Ph
PE
PE

Circuit triphasé
Ph Ph
Ph Ph
Ph
Ph
N

Ph Ph
Ph Ph
Ph Ph
N
PE 69
PE
B.4 Conducteurs et câbles

Désignation des conducteurs et


des câbles

Il sont définis dans deux normes:

La norme française: UTE


(Union Technique de l’Electrotechnique)
La norme européenne: CENELEC
(Comité Européen de Normalisation de l’Electrotechnique)

70
B.4 Conducteurs et câbles
Désignation harmonisée
CENELEC
Tension nominale: Symbole du mélange Nature du métal de Composition du câble:
03: 300V maxi gaine: l’âme: 1) Nombre de conducteurs
05: 500V maxi R: caoutchouc naturel ou C: cuivre 2) × : sans conducteur PE
07: 700V maxi équivalent A: aluminium G: avec conducteur PE
1: 1000V maxi V: polychlorure de vinyle 3) Section des conducteurs
(PVC) en mm²
X: polyéthylène réticulé
(PR)

H 05 V V - - F 3 G 2,5
Construction
Type de Symbole du mélange Symbole de l’âme conductrice:
normalisation: isolant: spéciale:
U: âme rigide massive ronde
H: câble harmonisé R: caoutchouc naturel ou : câble rond
R: âme rigide câblée ronde
A: câble dérivé d’un équivalent H: câble méplat
S: âme rigide câblée sectorale
type national V: polychlorure de divisible
W: âme massive sectorale
N: câble d’un type vinyle (PVC) H2: câble
F: âme souple classe 5
national autre que X: polyéthylène réticulé méplat « non
K: âme souple classique
reconnu (PR) divisible »
H: âme extra-souple classe
71
6
B.4 Conducteurs et câbles

Désignation UTE
Matériaux d’ isolation ou de gainage:
C: caoutchouc vulcanisé:
Tension nominale: Constitution de
N: polychloroprène ou équivalent
250: 250V l’âme:
V: polychlorure de vinyle (PVC)
500: 500V : rigide
R: polyéthylène réticulé (PR)
1000: 1000V S: souple
P: plomb
2: gaine de protection épaisse

Isolant Gaine interne Gaine externe

U 1000 - - R G P F V 3 × 35
Type de Nature du métal: Bourrage: Armature Composition du câble:
normalisation: : cuivre G: gaine de bourrage métallique: 1) Nombre de conducteurs
U A: aluminium 0: aucun bourrage F: feuillard 2) × : sans conducteur PE
1: gaine d’assemblage G: avec conducteur PE
et de protection 3) Section des conducteurs
formant bourrage en mm² 72
C. Détermination des sections des câbles

Courant assigné du dispositif


de protection In
Choix du type de câble. Détermination du courant admissible Iz.
( âme, isolant…) (Imax que peut véhiculer en permanence une L.E sans préjudice pour sa durée de vie)

Fusible Disjoncteur
Iz = 1,31 In si In <10A Iz = In (disjoncteurs domestiques)
Détermination des Iz = 1,21 In si 10 < In < 25A Iz = Ir (disjoncteurs industriels)
coefficients et de la Iz = 1,10 In si In > 25A
lettre de sélection.
Iz Vérification
éventuelle de
Détermination de la section technique des
la contrainte
conducteurs susceptibles de véhiculer Iz à
thermique.
l’aide du courant équivalent
I’z = Iz / K

73
C. Détermination des sections des câbles

Pour obtenir la section des conducteurs de phase, il faut :

 Déterminer le courant admissible par le conducteur Iz

 Déterminer une lettre de sélection


qui dépend du conducteur utilisé et de son mode de pose

 Déterminer un coefficient K
qui caractérise l’influence des différentes conditions d’installation.

74
C. Détermination des sections des câbles

Conducteur et mode de pose

Le mode de pose
La nature de l’isolant
La nature de l’âme conductrice

Détermination des
coefficients et de la lettre
de sélection.

75
C. Détermination des sections des câbles

Le mode de pose

76
C. Détermination des sections des câbles

Le mode de pose : Exemple

77
C. Détermination des sections des câbles

La nature de l’isolant
Élastomère : caoutchouc
PVC : polychlorure de vinyle
PR : polyéthylène réticulé
EPR : butyle, éthylène, propylène
La nature de l’âme conductrice

Cuivre o = 1.6 10-8 .m


Aluminium o = 2.42 10-8 .m
Résistivité o
78
C. Détermination des sections des câbles

Détermination du coefficient K
 le facteur de correction K1 prend en compte le mode de pose

 le facteur de correction K2 prend en compte


l ’influence mutuelle des circuits placés côte à côte

 le facteur de correction K3 prend en compte la température


ambiante et la nature de l’isolant

 le facteur de correction du neutre chargé Kn

 le facteur de correction dit de symétrie Ks

K = K1 x K2 x K3 x Kn x Ks
79
C. Détermination des sections des câbles

Exemple 1
Câble multipolaire, PRC, trois phases, pose sur corbeau, âme
en cuivre, température ambiante de 40°c, trois autre câbles
multipolaires sur le même corbeau, calibre disjoncteur de
100 A.

Lettre de sélection: Lettre E 80


C. Détermination des sections des câbles

le facteur de correction K1 prend en compte le mode


de pose

81
C. Détermination des sections des câbles

Exemple 1
Câble multipolaire, PR, trois phases, pose sur corbeau, âme en
cuivre, température ambiante de 40°c, trois autre câbles
multipolaires sur le même corbeau, calibre disjoncteur de100A
Lettre de sélection: Lettre E

K1 = 1

82
C. Détermination des sections des câbles

le facteur de correction K2 (influence des circuits


placés côte à côte)

83
C. Détermination des sections des câbles

Exemple 1
Câble multipolaire, PR, trois phases, pose sur corbeau, âme en
cuivre, température ambiante de 40°c, trois autre câbles
multipolaires sur le même corbeau, calibre disjoncteur de100A
Lettre de sélection: Lettre E

K1 = 1 K2 = 0,8

84
C. Détermination des sections des câbles

le facteur de correction K3 ( la température ambiante


et l’isolant)

85
C. Détermination des sections des câbles

Exemple 1
Câble multipolaire, PR, trois phases, pose sur corbeau, âme en
cuivre, température ambiante de 40°c, trois autre câbles
multipolaires sur le même corbeau, calibre disjoncteur de100A
Lettre de sélection: Lettre E

K1 = 1 K2 = 0,8 K3 = 0,91

86
C. Détermination des sections des câbles

le facteur de correction du neutre chargé Kn

Courant Harmonique

Le courant admissible d’un circuit triphasé à quatre ou cinq


conducteurs est basé sur l’hypothèse que seulement trois conducteurs
sont pleinement chargés .
Toutefois, lorsque des courants harmoniques sont en
circulation, le courant de neutre peut être significatif, voire
supérieure à celui des phases. Cela est dû au fait que les courants
harmoniques de rang 3 des phases ne s’annulent pas les uns les
autres, mais s’ajoutent dans le conducteur neutre.
Ceci affecte évidemment la capacité de transport de courant
du câble, un facteur de correction Kn doit alors être appliqué.
87
C. Détermination des sections des câbles

le facteur de correction du neutre chargé Kn

Facteur de correction Kn

Kn =0,84

Le neutre est dit chargé si le système triphasé est


déséquilibré et que le neutre est distribué

88
C. Détermination des sections des câbles

Exemple 1
Câble multipolaire, PR, trois phases, pose sur corbeau, âme en
cuivre, température ambiante de 40°c, trois autre câbles
multipolaires sur le même corbeau, calibre disjoncteur de100A
Lettre de sélection: Lettre E

K1 = 1 K2 = 0,8 K3 = 0,91 Kn = 1,0

89
C. Détermination des sections des câbles

le facteur de correction dit de symétrie Ks

Lorsque plusieurs câbles sont réunis en parallèle sur une


même phase, ils doivent être de même nature, de même section,
de longueur sensiblement égale et ne doivent comporter aucune
dérivation sur leur parcours.

D'une manière générale, il est recommandé de mettre en


œuvre le moins possible de câbles en parallèle. Dans tous les cas,
leur nombre ne doit pas dépasser quatre. Au-delà, il y a lieu de
préférer la mise en œuvre de canalisations préfabriquées.

90
C. Détermination des sections des câbles

le facteur de correction dit de symétrie Ks


En effet, la mise en parallèle de nombreux câbles entraîne
une mauvaise répartition du courant pouvant conduire à des
échauffements anormaux.
Un facteur supplémentaire dit de symétrie Ks, applicable
aux courants admissibles, est introduit pour cette mise en œuvre.

Ks =1
pour 2 et 4 câbles par phase avec le respect de la symétrie

Ks =0,8
pour 2,3 et 4 câbles par phase si non respect de la symétrie.
91
C. Détermination des sections des câbles

Les dispositions symétriques recommandées sont les


suivantes :

Deux câbles par phase avec ou sans câble de neutre

Quatre câbles par phase et câble de neutre

92
C. Détermination des sections des câbles

Exemple 1
Câble multipolaire, PR, trois phases, pose sur corbeau, âme en
cuivre, température ambiante de 40°c, trois autre câbles
multipolaires sur le même corbeau, calibre disjoncteur de100A
Lettre de sélection: Lettre E

K1 = 1 K2 = 0,8 K3 = 0,91 Kn = 1,0 Ks = 1,0

93
C. Détermination des sections des câbles

Courant assigné du dispositif


de protection In
Choix du type de câble. Détermination du courant
Détermination admissible
de la section
( âme, isolant…)
technique desIzconducteurs
Fusible Disjoncteur
susceptibles
Iz = 1,31 In si In <10A
de véhiculer
Détermination des à sil’aide
Iz In
Iz = 1,21 10 < In <du
25Acourant
Iz = In ou Ir
coefficients et de la Iz = 1,10 In si In > 25A
lettre de sélection. équivalent
I’z = IzIz / K Vérification
éventuelle de
Détermination de la section technique des
la contrainte
conducteurs susceptibles de véhiculer Iz à
thermique.
l’aide du courant équivalent
I’z = Iz / K

94
C. Détermination des sections des câbles
Exemple 1
Câble multipolaire, PR, trois phases, pose sur corbeau, âme en
cuivre, température ambiante de 40°c, trois autre câbles
multipolaires sur le même corbeau, calibre disjoncteur de100A
Lettre de sélection: Lettre E

K1 = 1 K2 = 0,8 K3 = 0,91 Kn = 1,0 Ks = 1,0

Iz = In
I ’z = 100 / ( 1 x 0,8 x 0,91 x 1 x 1) = 137,36 A

Connaissant I’z et K ( I’z est le courant équivalent


au courant véhiculé par la canalisation : I’z =Iz/K),
le tableau ci-après indique la section minimale à
retenir. 95
C. Détermination des sections des câbles

35 mm²

96
C. Détermination des sections des câbles

Exemple 2
Un câble PR triphasé est tiré sur un chemin de câbles perforé,
jointivement avec 3 autres circuits constitués :
- d’un câble triphasé (1er circuit)
- de 3 câbles unipolaires (2e circuit)
- de 6 câbles unipolaires (3e circuit) : ce circuit est constitué de
2 conducteurs par phase.
Il y aura donc 5 groupements triphasés. La température
ambiante est de 40 °C. Le câble PR véhicule 23 ampères par
phase.

97
C. Détermination des sections des câbles

Déterminer la section des conducteurs de phases


La lettre de sélection prend en compte le mode de pose

98
C. Détermination des sections des câbles

le facteur de correction K1 prend en compte le mode de pose

99
C. Détermination des sections des câbles

le facteur de correction K2 (influence des circuits placés côte à côte)

100
C. Détermination des sections des câbles

le facteur de correction K3 ( la température ambiante et l’isolant)

101
On choisira une valeur normalisée de In juste supérieure à 23 A.
Le courant admissible dans la canalisation est Iz = 25 A.
IZ’ = IZ / (1*0,75*0,91) = 36,8 A

4 mm2

102
C. Détermination des sections des câbles

Section du conducteur de protection PE

Interconnexion des masses


d’utilisation

Conducteur de protection Ecoulement à la terre des


courants de défaut d’isolement

Mise au même potentiel des


masses et des éléments
conducteurs

103
C. Détermination des sections des câbles

Section du conducteur de protection PE


Section des conducteurs de Section du conducteur de
phase Sph protection SPE

Sphase  16 mm2 Sphase

16 mm2 < Sph  35 mm2 16 mm2

Sphase > 35 mm2 Sphase / 2


104
C. Détermination des sections des câbles

Section du conducteur neutre

Circuit monophasé
Pour
Même section que les
Circuit triphasé
conducteurs de phase
Sphcuivre  16 mm2
SphAluminium  25 mm2

 Section des conducteurs Pour Circuit triphasé


de phase en respectant des Sphcuivre > 16 mm2
conditions particulières SphAluminium > 25 mm2

105
C. Détermination des sections des câbles

Section du conducteur neutre

106
C. Détermination des chutes de tension

Choix du type de câble. Détermination du courant admissible


( âme, isolant…)
Iz
Fusible Disjoncteur
Iz = 1,31 In si In <10A
Détermination des Iz = 1,21 In si 10 < In < 25A Iz = In ou Ir
coefficients et de la Iz = 1,10 In si In > 25A
Vérification de la chute
lettre de sélection.

de tensionIz
Détermination de la section technique des
conducteurs susceptibles de véhiculer Iz à
l’aide du courant équivalent
I’z = Iz / K

Vérification de la chute de tension

107
C. Détermination des chutes de tension

L’impédance d’un câble est faible mais non nulle :


lorsqu’il est traversé par le courant de service, il y a chute de
tension entre son origine et son extrémité.

Or le bon fonctionnement d’un récepteur (surtout un


moteur) est conditionné par la valeur de la tension à ses bornes.

Il est donc nécessaire de limiter les chutes de tension en


ligne par un dimensionnement correct des câbles
d’alimentation.

108
C. Détermination des chutes de tension
Les normes limitent les chutes de tension en ligne
La norme NF C 15-100 impose que la chute de tension entre l’origine
de l’installation BT et tout point d’utilisation n’excède pas les valeurs
suivantes :

109
C. Détermination des chutes de tension

La chute de tension en ligne en régime permanent est à


prendre en compte pour l’utilisation du récepteur dans des
conditions normales.

Le tableau ci-dessous donne les formules usuelles pour


le calcul de la chute de tension.

110
C. Détermination des chutes de tension

IB : courant d'emploi en ampère


L : longueur du câble en km
R : résistance linéique d'un conducteur en Ω/km

R = 22,5 .mm2 / km pour le cuivre

R = 36 .mm2 / km pour l’Aluminium


S : section en mm2

R est négligeable au-delà d'une section de 500 mm2 111


C. Détermination des chutes de tension

- réactance linéique d'un conducteur en Ω/km ; X est


négligeable pour les câbles de section inférieure à
50 mm2. En l'absence d'autre indication on prendra :
X = 0,08 Ω/km.
-  : déphasage du courant sur la tension dans le circuit
considéré ; généralement :
 éclairage : cos  = 1
 force motrice :
- en démarrage : cos  = 0,35
- en service normal : cos  = 0,8 112
C. Détermination des chutes de tension

Plus simplement, la Figure suivante donne, avec une bonne


approximation, la chute de tension par km de câble pour un courant de 1 A en
fonction :

 du type d'utilisation : force motrice avec cos  voisin de 0,93 ou


éclairage avec cos  voisin de 1,
 du type de câble monophasé ou triphasé.
La chute de tension dans un circuit s'écrit alors :
∆U (volts) = K x IB x L
- K donné par le tableau,
- IB courant d'emploi en ampères,
- L longueur du câble en km.

La colonne "force motrice cos  = 0,35” de la Figure suivante permet


si nécessaire de faire un calcul de la chute de tension lors d'un démarrage de
moteur.
113
C. Détermination des chutes de tension

Chute de tension ΔU en volts par ampère et par km dans un circuit

∆U (volts) = K x IB x L 114
C. Détermination des chutes de tension
Exemple 1

Un câble triphasé cuivre de 35 mm2, 50 m


alimente un moteur 400 V consommant :
- 100 A sous cos ϕ = 0,8 en régime permanent,
- 500 A (5 In) sous cos ϕ = 0,35 au démarrage.
La chute de tension à l'origine de la ligne
est en régime normal (consommation totale distribuée
par le tableau : 1000 A) de 10 V entre phases.
Quelle est la chute de tension aux bornes du
moteur :
 en service normal ?
 au démarrage ?

chute de tension en régime normal :


ΔU total = 3,75%

chute de tension au démarrage :


ΔU total = 6,75 %

115
C. Détermination des chutes de tension

Exemple 2

Soit une ligne (triphasée avec


neutre) de 50 m, de section 70 mm2, et
parcourue par 150 A. Elle alimente, entre
autres, 3 circuits "lumière" monophasés (de
20 m en 2,5 mm2) parcourus chacun par 20 A
en régime normal.
On suppose que la ligne triphasée
est équilibrée et que les départs sont
raccordés au même point.
Quelle est la chute de tension à l'extrémité
des lignes d'éclairage ?

chute de tension :
ΔU total = 4,2 %

116
D. Logigramme du choix de la section des canalisations et du dispositif de protection

Réseau amont ou aval.

Puissance apparente à Puissance de court-


véhiculer circuit à l’origine du circuit.

Courant d’emploi Courant de court-circuit

IB Icc

Courant assigné du Pouvoir de coupure du dispositif


dispositif de protection de protection

In ou Ir Pdc
Choix du
Choix du dispositif de
dispositif de
protection.
protection

117
D. Logigramme du choix de la section des canalisations et du dispositif de protection

Choix du
dispositif de
protection Choix du dispositif de
protection.

Choix du type de câble. Détermination du courant admissible Iz


( âme, isolent…)
Fusible Disjoncteur
Iz = 1,31 In si In=<10A
Iz = 1,21 In si 10<In=<25A Iz = In ou Ir
Détermination des Iz = 1,1 In si In>25A
coefficients et de la lettre de
sélection. Iz

Détermination de la
section technique des Vérification éventuelle de
conducteurs susceptibles la contrainte thermique.
de véhiculer Iz à l’aide du
courant équivalent
I’z = Iz / K

Vérification de la chute SLT IT ou TN


de tension.

Vérification de la longueur
maxi de la canalisation.
SLT TT

Confirmation du choix de la section de la


canalisation et de sa protection.
Détermination de la section
des conducteurs
118
D. Vérification des longueurs maximales protégées

Régime du neutre ou Schéma de


Liaison la Terre (SLT)

- TT : neutre à la terre et masse à la terre.

- IT : neutre isolé et masse à la terre.

- TN : neutre à la terre et masse au neutre.

- TNC : neutre à la terre, masse au neutre, conducteur de neutre et de


protection confondus.
- TNS : neutre à la terre, masse au neutre, conducteur de neutre et de
protection séparés.
119
D. Vérification des longueurs maximales protégées

Schéma TT Protection des personnes assurée


par les DDR

Aucune condition sur la longueur


des canalisations

120
D. Vérification des longueurs maximales protégées

Im (disjoncteur) < Ic-c min

Schémas TN Norme
et IT NF C 15-100
Temporisation (disjoncteur) inférieur au
temps de coupure maximal (variant en fct de
la tension nominale)

Lcanalisation < Lmax

121
D. Vérification des longueurs maximales protégées

0,8.V.S
Lmax =
2..Im

Lmax: longueur maximale protégée en m


V: tension nominale de l’installation entre phase et neutre, en V.
Si le neutre n’est pas distribué; prendre la tension entre phases.
S: Section des conducteurs en mm2.
: Résistivité du métal constituant l’âme du conducteur, en  mm2/m
Im: courant de délenchement du magnétique du disjoncteur, en A

122
D. Vérification des longueurs maximales protégées

Choisir un disjoncteur avec un seuil


Magnétique plus bas si les contraintes de
la sélectivité le permettent.

Si Lcanalisation > Lmax Installer un DDR pour les schémas TNS et


IT

Prendre des sections de phase plus


importantes

123
E. Vérification de la contrainte thermique

Passage du courant de c-c dans un conducteur pendant un temps < 5s

Echauffement adiabatique: Energie emmagasinée reste au


niveau de l’âme et n’est pas transmise à l’isolant

Vérifier : contrainte thermique du c-c < contrainte thermique


admissible du conducteur

124
E. Vérification de la contrainte thermique

Assurer l'élimination du courant minimum de court-circuit


pouvant se développer dans le circuit protégé en un temps tC
compatible avec les contraintes thermiques des conducteurs soit :

𝒌. 𝑺 𝟐
𝒕𝑪 ≤ ( )
𝑰𝒌
tC : temps de coupure du dispositif de protection pour le courant Ik [s].

S : Section des conducteurs en mm2.

k : facteur dont la valeur est donnée dans le tableau suivant tiré de la


NF C 15-100-5-54

125
E. Vérification de la contrainte thermique
Valeurs du facteur k

126
E. Vérification de la contrainte thermique

 Pour la vérification des contraintes thermiques des conducteurs de


protection PE ou PEN, 𝑰𝒌 est le courant minimal de défaut entre un conducteur
actif et la masse à l'extrémité du circuit considéré, quel que soit le type de
dispositif de protection.
La vérification n'est pas nécessaire si les sections des conducteurs de
protection sont conformes à la norme NF C 15-100.

 Conducteurs actifs

Lorsque la protection est assurée par des disjoncteurs, 𝑰𝒌 est le courant


maximal de court-circuit à l'origine de la canalisation considérée.
Lorsque le disjoncteur n'est pas volontairement retardé, il n'est
généralement pas nécessaire de vérifier la contrainte thermique des conducteurs
actifs.
Lorsque la protection est assurée par fusibles, 𝑰𝒌 correspondant au
courant de court-circuit minimal à l'extrémité de la canalisation.

127
E. Vérification de la contrainte thermique

La comparaison des courbes de fonctionnement (ou de fusion) des


dispositifs de protection contre les courts-circuits et des courbes limites de
contrainte thermique d'un conducteur montre que la condition précédente est
vérifiée si :
Protection par disjoncteur

 Icc (min) > Im (Im : seuil magnétique de la


protection contre les courants de court-
circuits),

Protection par fusible

 Icc (mini) > Ia pour la protection par fusibles,


la valeur de courant Ia correspondant au
croisement des courbes de protection et de la
contrainte admissible du câble.
128
E. Détermination des courants de court-circuit

Réseau amont ou aval.

Puissance apparente à Puissance de court-


véhiculer circuit à l’origine du circuit.

Courant Courant de court-

Courant de
d’emploi

IB
circuit

Icc

court-circuit
Courant assigné du Pouvoir de coupure
dispositif de du dispositif de
protection protection

In Icu
Choix du
Choix du dispositif de
dispositif de
protection.
protection

129
E. Détermination des courants de court-circuit

1. Déterminer résistances et réactances de chaque partie de


l’installation

2. Calculer la somme Rt des résistances situées en amont de


ce point : Rt = R1 + R2 + R3 + ... et la somme Xt des
réactances situées en amont de ce point : Xt = X1 + X2 +
X3 + ...

3. calculer : Icc maxi efficace présumé = U / 3*Zcc

130
Synthèse
Protection contre les courants de court-circuit maxi

La protection contre les courts-circuits maxi est assurée lorsque les


deux règles suivantes sont respectées :

t en seconde (tmax < 5s), S section en mm2, Icc en Ampères

Valeurs du coefficient k
suivant le type d’isolant

131
Courant de court-circuit à l’extrémité d’une canalisation

132
Protection contre les courants
de court-circuit mini

Un court-circuit peut se produire à l’extrémité d’une ligne. Dans ce cas, il faut


vérifier que le dispositif de protection placé à l’origine de la ligne coupe le
courant de court-circuit dans un temps déterminé, avant la détérioration des
conducteurs et de l’installation.

On parle de courant de court-circuit mini (Iccmini) car il est limite par


l’impédance de la ligne.

Pour un fusible : Pour un disjoncteur :

Ia : courant de fusion du fusible Irm : courant de fonctionnement


pour un temps de 5 secondes du magnétique

133
Protection contre les courants
de court-circuit mini

On peut spécifier aussi une longueur maximale de ligne


protégée contre les courts circuits par un disjoncteur, dans
certaines conditions.

Exemple : Longueur maximale de protection par disjoncteur de


type B

Conditions d’utilisation : – conducteurs en cuivre


– réseau triphasé 400 V 134
Exercice d’application
Considérons le schéma synoptique de l’installation électrique suivante (SLT : TN) :

1. Calculer les puissances d’utilisation à chaque armoire de


l’installation en tenant compte des coefficients d’utilisation et de simultanéité.
2. La tension nominale étant de 400 V, déduire les courants d’emploi
circulants dans les quatre câbles C1, C2, C3 et C4 de l’armoire générale. 135
3. Dans le tableau ci- dessous choisir les calibres des disjoncteurs
nécessaires pour protéger les câbles C1, C2, C3 et C4.

4. Les 4 câbles de l’installation étudiée sont multiconducteurs et posés


sur des tablettes perforées. Le câble entre le transformateur et l’armoire
générale est seul dans sa canalisation, les trois autres câbles sont disposés
ensembles sur une seule couche. Les câbles sont tous en polyéthylène réticulé
PR. La température ambiante est de 40 °C.
A partir de ces données et pour chaque câble, calculer le coefficient
global K de correction qui tient compte des conditions dans lesquelles sont
installés les quatre câbles.
136
137
138
5. En déduire le courant fictif I’z
admissible par chaque câble.
6. Déterminer les sections des
conducteurs de phase en cuivre des 3
câbles C1 à C3 et celle en aluminium du
câble C4.
7. En considérant que les charges
de l’installation sont équilibrées et que le
taux d’harmoniques est inférieur à 15%,
donner les sections des conducteurs de
neutre et de protection pour chaque
câble.
C1 et C2 (SLT : TNS).
C3 et C4 (SLT : TNC).

139
140
8. L’entreprise est propriétaire de son propre poste de transformation. A
l’aide du tableau ci-dessous (X =) vérifier la valeur des chutes de tension à
l’extrémité des câbles. Les chutes de tension entre les armoires d’atelier et les
récepteurs sont inférieures à 5 V.
C1, L = 55 m - C2, L = 60 m - C3, L = 40 m - C4, L = 120 m - cos  = 0,85.
Conclure sur le choix des sections des câbles C1, C2, C3 et C4.

141
142
9. Pour le réseau amont, on prendra une puissance de court-circuit
égale à 500 MVA.
Après avoir choisi le transformateur adapté à l’installation dans le
tableau ci-dessous, déterminer les résistances et les réactances du réseau amont
et du transformateur.

143
10. Calculer les résistances et réactances des câbles, puis la valeur des
courants de court-circuit triphasés aux différents points de l’installation en
négligeant les impédances des jeux de barres et des disjoncteurs. Vous pouvez
alors choisir complètement les disjoncteurs de protection de chacun des câbles
C1 à C4.
11. Préciser les réglages à effectuer sur le disjoncteur protégeant le
câble C4. En déduire les zones de déclenchement et leur temps d’action.

144
145
146
12. Calculer la contrainte thermique du câble C4. Au regard de cette valeur, le
câble est-il correctement protégé par le disjoncteur ? Combien de temps le câble peut-il
supporter la valeur du courant correspondante au réglage magnétique du disjoncteur ?
13. Vérifier la longueur maximale du câble C4 et conclure.
14. Analyser la sélectivité entre les disjoncteurs C4 et C3.

147