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Rappels techniques sur les réseaux cellulaires :

L’histoire des réseaux mobiles est relativement récente puisque l’ouverture


commerciale du premier réseau mobile fut annoncée en 1979 au Japon. Jusque-là,
l’état de l’art en matière d’électronique et de micro-ondes n’autorisait pas
l’émission/réception radio avec un équipement portable. Les progrès majeurs
réalisés dans ces domaines ont permis de réduire de manière drastique la taille des
terminaux.

Les réseaux mobiles sont tous basés sur ce concept de cellule, c’est pourquoi ils sont
aussi appelés réseaux cellulaires.

Une cellule est contrôlée par un émetteur/récepteur appelé station de base, qui
assure la liaison radio avec les terminaux mobiles sous sa zone de couverture. La
couverture d’une station de base est limitée par plusieurs facteurs, notamment :

 la puissance d’émission du terminal mobile et de la station de base ;


 la fréquence utilisée ;
 le type d’antennes utilisé à la station de base et au terminal mobile ;
 l’environnement de propagation (urbain, rural, etc.).

Une cellule est communément représentée sous la forme d’un hexagone ; en effet,
l’hexagone est le motif géométrique le plus proche de la zone de couverture d’une
cellule qui assure un maillage régulier de l’espace. Dans la réalité, il existe bien
entendu des zones de recouvrement entre cellules adjacentes, qui créent de
l’interférence intercellulaire.

L’architecture d’un réseau mobile inclut trois entités fonctionnelles :

 le terminal mobile, appelé aussi équipement utilisateur (ou usager), abrégé en


UE (User Equipment) ;
 le réseau d’accès ou RAN (Radio Access Network) ;
 le réseau cœur ou CN (Core Network).

On distingue également deux domaines :

 le domaine de l’UE, qui inclut les équipements propres à l’utilisateur ;


 le domaine de l’infrastructure, constitué des équipements propres à
l’opérateur.

La figure suivante présente la structure d’un réseau mobile. L’UE fait partie du
domaine de l’équipement utilisateur et est interconnecté au réseau d’accès par
l’intermédiaire de l’interface radio.
L’élément d’interconnexion du réseau d’accès avec l’interface radio est la station de
base. Le réseau d’accès et le réseau coeur sont rattachés au domaine de
l’infrastructure et sont interconnectés par une ou plusieurs interfaces terrestres.
La liaison entre l’UE et la station de base est spécifique au sens de transmission entre
ces deux entités. En effet, l’UE dispose typiquement d’une puissance d’émission
inférieure à celle de la station de base, d’antennes moins performantes et de
ressources de calcul moindres, qui limitent la complexité des traitements du signal
mis en oeuvre. On distingue ainsi deux voies de communication :

 la voie montante ou UL (UpLink), où l’UE transmet vers la station de base ;


 la voie descendante ou DL (DownLink), où la station de base transmet vers
l’UE.

Un autre élément caractérisant un système mobile est la technique de séparation


entre la voie montante et la voie descendante. Cette technique est aussi appelée le
duplexage. Deux modes de duplexage sont possibles.

 Dans le duplexage en fréquence ou mode FDD (Frequency Division Duplex),


les voies montante et descendante opèrent sur des fréquences différentes.
 Dans le duplexage en temps ou mode TDD (Time Division Duplex), les voies
montante et descendante opèrent sur les mêmes fréquences mais sont séparées
dans le temps. Le mode TDD requiert une synchronisation temporelle entre
les stations de base, exigence parfois complexe à garantir d’un point de vue
opérationnel.

La Première Génération des Téléphones Mobiles (1G)


La Première Génération des Téléphones Mobiles est apparue dans le début des
années 80 en offrant un service médiocre et très couteux de communication mobile.
La 1G avait beaucoup de défauts, comme les normes incompatibles d'une région à
une autre, une transmission analogique non sécurisée (écouter les appels), pas de
roaming vers l'international.

Les premiers réseaux téléphoniques cellulaires, connus sous le terme de système de


1ère génération, utilisaient des canaux de trafic analogiques

Au début des années 80, le système de 1ère génération le plus répandu en Amérique
du Nord a été AMPS (Advanced Mobile Phone Service). 2 bandes de 25 Mhz sont
allouées à l'AMPS

 Une bande pour les transmissions des stations de base vers les mobiles,

 l'autre pour les transmissions des mobiles vers les stations de base

Chacune de ces bandes est divisée en 2 pour encourager la concurrence

Chaque opérateur reçoit donc seulement une bande de 12,5 Mhz dans chaque
direction

Les canaux sont espacés de 30 kHz, ce qui autorise un total de 416 canaux par
opérateur dont 21 sont dédiés au contrôle

Les canaux de contrôle sont des canaux de données opérant à 10 kbit/s

Les canaux voix transportent les communications par signaux analogiques modulés
en fréquence

 Bande de transmission de station de base: 869 à 894 MHz

 Bande de transmission du mobile: 824 à 849 MHz

Espacement entre canaux montant et descendant: 45 MHz

Largeur de bande d'un canal: 30 kHz

Puissance maximale du mobile: 3 W

Taille d'une cellule: 2 à 20 km

Débit de transmission: 10 kbit/s

Type de modulation : FM avec une porteuse de 8KHz.

Type de multiplexage : FDMA

La Deuxième Génération des Téléphones Mobiles (GSM)

Le GSM est apparu dans les années 90. Il s'agit de la norme 2G. Son principe, est de
passer des appels téléphoniques, s'appuyant sur les transmissions numériques
permettant une sécurisation des données (avec cryptage), il a connu un succès et a
permis de susciter le besoin de téléphoner en tout lieu avec la possibilité d'émettre
des minimessages (SMS, limités à 80 caractères). Ainsi qu'il autorise le roaming entre
pays exploitant le réseau GSM.
Devant le succès, il a fallu proposer de nouvelles fréquences aux opérateurs pour
acheminer toutes les communications, et de nouveaux services sont aussi apparus,
comme le MMS. Le débit de 9.6 kbps proposé par le GSM est insuffisant, dans ce
concept, ils ont pensaient à développer de nouvelles techniques de modulations et de
codages qui ont permis d'accroitre le débit pour la nouvelle génération.

Débit max. de 9600 bits/s

Mode commutation de circuit

Repose sur une technologie numérique

Un téléphone = un terminal + une carte à puce

Succès international : présence dans de nombreux pays....

Rayon de cellule : 0.3 à 30 Km

Type de multiplexage : TDMA

Type de modulation : GMSK

Largeur de canaux : 200 KHz

Nombre de canaux : 124

Nombre d’intervalles de temps par trame TDMA : 8


Multiplexage TDMA :

Le TDMA permet de travailler a plusieurs émetteurs sur la même fréquence. Chaque


émetteur émet successivement son signal et nécessite une bonne gestion des périodes
d’émission.

En plus de la séparation de fréquence, GSM utilise la séparation de temps, TDMA


(Time Divided Multiple Access), TDMA permet à plusieurs utilisateurs d'occuper le
même canal radio. Les utilisateurs seront décalés dans le temps, mais utilisent
toujours le même canal radio de 200 kHz. Le spectre radioélectrique dans GSM (900)
est séparé en 124 canaux radio, chacun de ces canaux radio étant ensuite séparé en
huit canaux divisés en temps appelés intervalles de temps (TSL).

Chaque intervalle de temps de trame TDMA est constitué de 156,25 bits, parmi
lesquels 114 (2 à 57) sont des données codées, y compris la correction. Toutes les
informations transmises sont transférées en blocs de 456 bits, répartis en quatre
périodes de créneaux temporels (456 = 4 * 2 * 57). Le débit net maximal par tranche
de temps est de 13 kbps, à l'exclusion de la correction d'erreur.

A la réception, il suffit d’utiliser un commutateur qui passe d’un utilisateur au


suivant tous les Time Slot.
La modulation GMSK :

Dans le domaine des télécommunications, on cherche le plus souvent à concentrer le


maximum de puissance autour de la porteuse et donc de minimiser l’encombrement
spectral. Dans le cas des modulations FSK il est donc important de regarder
l’importance des lobes secondaires. Parmi les différents indices de modulations, le
procédé de modulation MSK (x=0,5) présente des lobes secondaires relativement
atténués.

Lorsque les données sont traitées par un filtre passe bas de type gaussien, la
modulation MSK prend le nom de GMSK, Gaussian Minimum Shift Keying.

Si le lobe central est conservé, les lobes latéraux ont pratiquement disparu.

Ce type de modulation de fréquence fonctionne dans la téléphonie GSM (ou 2G) avec
D » 271kbit/s; 99% de la puissance est concentrée dans une bande de 250kHz.
L'efficacité spectrale est voisine de 1,3bit/s.Hz

L’architecture du GSM :

Le Réseau GSM a pour premier rôle de permettre des communications entre abonnés
mobiles et abonnés du réseau téléphonique commuté (RTC). Il se distingue par un
accès spécifique appelé la liaison radio. La figure 1 présente l'architecture du Réseau
GSM.
La station mobile :
La Mobile Station (MS) est composée du Mobile Equipment (le terminal GSM) et
du Subscriber Identity Module (SIM), une petite carte douée de mémoire et de
microprocesseur, qui sert à identifier l'abonné indépendamment du terminal
employé; il est donc possible de continuer à recevoir et à émettre des appels et
d'utiliser tous ces services simplement grâce à l'insertion de la carte SIM dans un
terminal quelconque.

Le Mobile Equipment est identifié (exclusivement) à l'intérieur de n'importe quel


réseau GSM par l'International Mobile Equipment Identity (IMEI).

La carte SIM contient l'International Mobile Subscriber Identity (IMSI), qui


sert à identifier
l'abonné dans n'importe lequel des systèmes GSM, et les procédures de crypto
graphie qui sauvegardent le secret de l'information de l'utilisateur ainsi que d'autres
données

Le sous-système radio BSS :

La station de base BTS (Base Transceiver Station)

La Base Transceiver Station contient tous les émetteurs-récepteurs appelés TRX reliés
à la cellule et dont la fonction est de transmettre et recevoir des informations sur le
canal radio en proposant une interface physique entre la Mobile Station et le BSC.

Les BTS qui sont des émetteurs-récepteurs ayant un minimum d’intelligence, elles
s’occupent par les fonctionnalités suivantes :

 Assurer une couverture radio d’une cellule (rayon de 200m à ~30 km).
 Présentent de 1 à 8 porteuse(s) radios, 8 canaux plein débit par porteuse.
 Prend en charge : modulation/démodulation, correction des erreurs,
cryptage des communications, mesure qualité et puissance de réception.

BSC Base Station Controller :

Le contrôleur de station de n Controller gère les ressources radio pour une ou


plusieurs BTS, à travers le monitorage de la connexion entre la BTS et les MSC (il
s'agit de centrales de commutation qui offrent la liaison au réseau fixe ou à d'autres
réseaux), et, aussi, à travers les canaux radio, le codage, le frequency hopping et les
handovers. Il permet plus précisément :

 La gestion et la configuration du canal radio : il doit choisir pour chaque appel


la cellule la mieux adaptée et doit sélectionner à l'intérieur de celle-ci le canal
radio le plus adapté à la mise en route de la communication.
 Les fonctions de décodage des canaux radio Full Rate (16 kbps) ou Half Rate
(8 kbps) pour des canaux à 64 kbps.
 La gestion de handover intra BSC : il décide, sur la base des relevés reçus par
la BTS, le
moment pour effectuer le handover, autrement dit, le changement de cel
lule lors des déplacements de l'utilisateur pendant une conversation, à
l'intérieur de la surface de couverture de sa compétence
 Piloter un ensemble de station de base (au maximum 60)
 Gestion des ressources radio : affectation des fréquences, contrôle de
puissance…
 Gestion des appels : établissement, supervision, libération des
communications, etc.
 Mission d’exploitation.

Le sous-système réseau NSS (Network Station Sub-system)

Il assure principalement les fonctions de commutation et de routage. C'est donc lui


qui permet l'accès au réseau public RTCP ou RNIS. En plus des fonctions
indispensables de commutation, on y retrouve les fonctions de gestion de la mobilité,
de la sécurité et de la confidentialité qui sont implantées dans la norme GSM.

Le MSC (Mobile Services Switching Center)

Le Mobile Switching Centre (MSC) est l'élément central du NSS. Il gère grâce aux
informations reçues par le HLR et le VLR, la mise en route et la gestion du codage de
tous les appels directs et en provenance de différents types de réseau tels que PSTN,
ISDN, PLMN et PDN. Il développe aussi la fonctionnalité du gateway face aux autres
composants du système et de la gestion des processus de handover, et il assure la
commutation des appels en cours entre des BSC différents ou vers un autre MSC.

A l'intérieur de la surface de service on peut retrouver plusieurs MSC et chacun


d'entre eux est responsable de la gestion du trafic d'un ou de plusieurs BSS et à partir
du moment ou les usagers se déplacent sur toute la surface de couverture, les MSC
doivent être capables de gérer un nombre d'utilisateurs variables quant à la typologie
et à la quantité et être capables d'assurer à chacun un niveau de service constant.

Il permet de garantir la continuité de l’appel à travers le processus du Handover.

Le HLR (Home Location Register)

Lorsqu'un utilisateur souscrit à un nouvel abonnement au réseau GSM, toutes les


informations qui concernent son identification sont mémorisées sur le HLR. Il a pour
mission de communiquer au VLR quelques données relatives aux abonnés, à partir
du moment où ces derniers se déplacent d'une location area à une autre. A l'intérieur
du HLR les abonnés sont identifiés comme suit : MSISDN = CC / NDC / SN

Où :

 CC = Country Code, indicatif international (le CC français est 33)


 NDC = National Destination Code, indicatif national de l'abonné sans le zéro
 SN = Subscriber Number, numéro qui identifie l'utilisateur mobile

L'Home Location Register (HLR) est une base de données qui peut être soit unique
pour tout le réseau soit distribuée dans le système

Les informations de type permanent :

 L'International Mobile Subscriber Identity (IMSI), information qu'identifie


exclusivement l'abonné à l'intérieur de tout réseau GSM et qui se trouve aussi
bien dans la carte SIM.
 Le Mobile Station ISDN Number (MSISDN).
 Tous le services auxquels l'abonné a souscrit et auxquels il est capable
d'accéder (voix, service
de donnés, SMS, éventuels verrouillages des appels internationaux, et d'a
utres services complémentaires).

Les informations de type dynamique :

 La position courante de la station mobile MS, autrement dit l'adresse de VLR


sur lequel elle a été enregistrée.
 Eventuellement la situation d'un certain nombre de services auxiliaires.

Si l'on veut résumer, les fonctions exercées par le HLR sont :

 La sécurité : dialogue avec l'AUC et le VLR


 L'enregistrement de la position : dialogue avec le VL ue avec le MSC.
 La gestion des données relatives à l'abonné : dialogue avec l'OMC et le VLR.

Le VLR (Visitor Location Register)


Le Visitor Location Register (VLR) est une base de données qui mémorise de façon
temporaire les données concernant tous les abonnés qui appartiennent à la surface
géographique qu'elle contrôle. Ces données sont réclamées à l'HLR auquel l'abonné
appartient. Généralement pour simplifier les données réclamées et ainsi la structure
du système, les constructeurs installent le VLR et le MSC côte à côte, de telle sorte
que la surface géographique contrôlée par le MSC et celle contrôlée par le VLR
correspondent.

L’enregistreur de localisation des visiteurs est une base de données associée à un


commutateur MSC. Le VLR a pour mission d’enregistrer des informations
dynamiques relatives aux abonnés de passage dans le réseau, ainsi l’opérateur peut
savoir à tout instant dans quelle cellule se trouvechacun de ses abonnés. Les données
mémorisées par le VLR sont similaires aux données du HLR mais concernent les
abonnés présents dans la zone concernée.

A chaque déplacement d’un abonné le réseau doit mettre à jour le VLR du réseau
visité et le HLR de l’abonné afin d’être en mesure d’acheminer un appel vers
l’abonné concerné ou d’établir une communication demandée par un abonné
visiteur.

L'AuC (Authentication Center)

Le Centre d'authentification est une fonction du système qui a pour but de vérifier si le
service est demandé par un abonné autorisé, et ceci en fournissant soit les codes pour
l'authentification que pour le chiffrage.

Le centre d’authentification AUC (Authentification Center) mémorise pour chaque


abonné une clé secrète utilisée pour authentifier les demandes de services et pour
chiffrer (crypter) les communications. L’AUC de chaque abonné est associé au HLR.
Pour autant le HLR fait partie du « sous-système fixe » alors que l’AUC est attaché au
« sous-système d’exploitation et de maintenance ».

Le sous-système opérationnel OSS (Operating Sub-System)

Il assure la gestion et la supervision du réseau. C'est la fonction dont


l'implémentation est laissée avec le plus de liberté dans la norme GSM. La
supervision du réseau intervient à de nombreux niveaux :

 Détection de pannes.
 Mise en service de sites.
 Modification de paramétrage.
 Réalisation de statistiques.

Dans les OMC (Operation and Maintenance Center), on distingue l'OMC/R (Radio)
qui est relié à toutes les entités du BSS, à travers les BSC, l'OMC/S (System) qui est
relié au sous-système NSS à travers les MSC. Enfin l'OMC/M (Maintenance) contrôle
l'OMC/R et l'OMC/S.
La norme GSM prévoit que la téléphonie mobile par GSM occupe deux bandes de
fréquences aux alentours des 900 [MHz]. Le tableau 1 montre les caractéristiques des
réseaux à technologie GSM.

890-915 : Liaison montante


Fréquence (Mhz)
869-894 : Liaison descendante
Nombre d’intervalles de temps par trame
8
TDMA
Technique de multiplexage Fréquentiel et temporel

Modulation GMSK

Filtre Gaussien (BT=0,3)

Largeur des canaux 200 Khz

Nombre de canaux. 124

Débit total par canal 271 Kbits/s

Débit de la parole 13 Kbits/s

Débit maximal de données 12 Kbits/s

Rayon de cellule 0,3 à 30 Km

Les interfaces du réseau GSM :


Les interfaces sont des protocoles permettant de communiquer entre chaque
structure du réseau GSM. Elles sont un élément essentiel défini dans la norme GSM
car ce sont ces interfaces qui déterminent les interconnexions réseaux au niveau
international. La normalisation des interfaces garantit l'interopérabilité des
équipements hétérogènes.

Le tableau suivant représente les noms des interfaces qui relient les équipements du
réseau GSM :

NOM RELATION
UM MS - BTS
A-BIS BTS - BSC
A BSC - MSC
B MSC - VLR
D VLR - HLR
E MSC – MSC
G VLR – VLR
H HLR - AUC

Le Réseau GPRS (2.5G)

La technologie GPRS vient ajouter un certain nombre de « modules » sur le réseau


GSM sans changer le réseau existant. Ainsi sont but est de conserver l'ensemble des
modules de l'architecture GSM, nous verrons par ailleurs que certains modules GSM
seront utilisés pour le fonctionnement du réseau GPRS. La mise en place d'un réseau
GPRS va permettre à l’opérateur de proposer de nouveaux services de type "Data" à
ses clients. Le GPRS est en mode paquets. La figure 2 présente l'architecture du
réseau GPRS.
La Troisième Génération des Téléphones Mobiles 3G (UMTS)

La 3G a été impulsée pour permettre des applications vidéo sur le mobile et


améliorer la QoS du Multimédia. Les applications visées étaient la possibilité de
regarder youtube, de la visiophonie, Outre l'augmentation de débit, un point
complexe à résoudre était de passer d'un service de téléphonie (à connexion circuit)
vers un service DATA (connexion paquets).

Les Fréquences de l'UMTS

Les Fréquences allouées pour l'UMTS sont 1885-2025 MHz et 2110-2200 MHz. L'UIT
(Union Internationale des Télécommunications) a désigné des bandes de fréquences
pour les différentes de l'UMTS qui sont : UMTS TDD (Time Division Demultiplexed)
: 1885 à 1920 MHz et 2010 à 2025 MHz. Duplex fréquentiel FDD (Frenquency
Division Demultiplexed) 1920 à 1980 MHz et 2110 à 2170 MHz. Bandes satellites :
1980 à 2010 MHz et 2170 à 2200 MHz. La bande passante d'un canal est de 5MHz
avec une largeur spectrale réelle de 4,685 MHz.

Les débits de l'UMTS

L'UMTS permet théoriquement des débits de transfert de 1,920 Mbit1s, mais fin 2004
les débits offerts par les opérateurs dépassent rarement 384 Kbit1s. Néanmoins, cette
vitesse est nettement supérieure au débit de base GSM qui est de 9,6 kbit1seconde.

Le débit est différent suivant le lieu d'utilisation et la vitesse de déplacement de


l'utilisateur :

En zone rurale : 144 kbit1s pour une utilisation mobile (voiture, train, etc.) ;

En zone urbaine : 384 kbit1s pour une utilisation piétonne.

En zone bâtiment : 2000 kbit1s depuis un point fixe.

Grâce à son débit, l'UMTS ouvre la porte à des applications et services nouveaux.
L'UMTS permet en particulier de transférer dans des temps relativement courts des
contenus multimédia tels que les images, les sons et la vidéo.

Les nouveaux services concernent surtout l'aspect vidéo : Visiophonie, MMS Vidéo,
Vidéo à la demande, Télévision.

Architecture du Réseau UMTS

Le Réseau coeur de I'UMTS s'appuie sur les éléments de base du réseau GSM et
GPRS. Il est en charge de la commutation et du routage des communications (voix et
données) vers les réseaux externes. Dans un premier temps le réseau UMTS devrait
s'appuyer sur le réseau GPRS.

Le réseau UMTS vient se combiner aux réseaux déjà existants GSM et GPRS, qui
apportent des fonctionnalités respectives de Voix et de Données, le réseau UMTS
apporte ensuite les fonctionnalités Multimédia.

Le réseau cœur se décompose en deux parties : le domaine circuit dans un premier


temps et le domaine paquet. La figure suivante présente l'architecture du réseau
UMTS.

Equipement Fonction

Node B C’est une antenne qui joue le rôle du BTS pour le GSM. Il gère la couche
physique de l’interface radio. Il régit le codage du canal, l'entrelacement,
l'adaptation du débit et l'étalement. Ils communiquent directement avec
le mobile.

RNC C’est un contrôleur du Node B qui permet de gérer les ressources radio
du réseau d'accès de façon quasi autonome. Il est l'équivalent du BSC
dans le réseau GSM.

Carte USIM Elle assure la sécurité du terminal et la confidentialité des


communications. Elle est l'équivalent en 3G de la carte SIM en 2G.
Station mobile C’est un terminal qui peut communiquer avec les réseaux GSM / GPRS
/ UMTS pour une couverture nationale tout en faisant appel aux réseaux
de satellites pour une couverture mondiale si nécessaire. Le terminal est
équipé d'un navigateur, une évolution du browser WAP présent dans le
système GSM actuel.

Equipements Domaine circuit pour les conversations téléphoniques : MSC/VLR et


GSM/GPRS GMSC.

Domaine paquet pour les services non temps réel (la navigation sur
l'Internet, de la gestion de jeux en réseaux et de l'accès/utilisation des é-
mails) : SGSN et GGSN.

Le mode de transmission dans le réseau UMTS

Ce réseau repose sur deux modes :

Le mode circuit

Le domaine circuit permettra de gérer les services temps réels dédiés aux
conversations téléphoniques (vidéo-téléphonie, jeux vidéo, applications multimédia).
Ces applications nécessitent un temps de transfert rapide. Lors de l'introduction de
I'UMTS le débit du mode domaine circuit sera de 384 Kbits1s. L'infrastructure
s'appuie alors sur les principaux éléments du réseau GSM : MSC1VLR (bases
données existantes) et le GMSC afin d'avoir une connexion directe vers le réseau
externe.

Le mode paquet

Le domaine paquet permettra de gérer les services non temps réels. II s'agit
principalement de la navigation sur Internet, de la gestion de jeux en réseaux ainsi
que l'accès et l'utilisation des e-mails. Ces applications sont moins sensibles au temps
de transfert, c'est la raison pour laquelle les données transiteront en mode paquet. Le
débit du domaine paquet sera sept fois plus rapide que le mode circuit, environ
2Mbits1s. L'infrastructure s'appuie alors sur les principaux éléments du réseau GPRS
: SGSN (bases de données existantes en mode paquet GPRS, équivalent des MSC 1
VLR en réseau GSM) et le GGSN (équivalent du GMSC en réseau GSM) qui jouera le
rôle de commutateur vers le réseau Internet et les autres réseaux publics ou privés de
transmission de données.

Les interfaces du réseau UMTS.


Les interfaces sont des protocoles permettant de communiquer entre chaque
structure du réseau UMTS. Elles sont un élément essentiel défini dans la norme
UMTS, le tableau suivant représente les noms des interfaces qui relient les
équipements d’un réseau GSM :

NOM RELATION
UU UE - UTRAN
LUB NodeB – RNC
LUR RNC – RNC
LU RNC – CN

Méthode d’accès CDMA

Mode d’accès FDD et TDD

Fréquences – mode FDD (MHz) 1920-1980 pour le canal montant

2110-2170 pour le canal descendant

Fréquences – mode TDD (MHz) 1900-1920 pour le canal montant

2010-2025 pour le canal descendant

Bande de fréquence (MHz) 5

Modulation QPSK

Durée trame radio (ms) 10

Débit théorique 1,99 Mbit/s

Débit réel 384 Kbit/s

Conclusion :

GSM UMTS
DEBIT MAXIMAL UL 118 Kbits/s 384 Kbits/s
DEBIT MAXIMAL DL 236 Kbits/s 384 Kbits/s
LATENCE 300 ms 250 ms
LARGEUR DU CANAL 200 KHz 5 MHz
TECHNIQUES D’ACCES TDMA CDMA
MULTIPLES
MODULATION UL 8PSK BPSK
MODULATION DL GMSK QPSK
BANDES DE 900/1800 MHz 900/2100 MHz
FREQUENCES USUELLES

La Quatrième Génération des Téléphones Mobiles 4G

Services associés au LTE

Il est encore tôt pour identifier avec certitude de nouveaux services associés au LTE.
Néanmoins, les caractéristiques techniques de ce dernier permettent de dégager
quelques pistes. Le LTE se distingue des technologies précédentes par :

• une grande capacité cellulaire, qui peut se décliner en un grand nombre d’UE
utilisant simultané- ment des services de débit moyen ou faible, ou peu d’UE
utilisant simultanément des services à très haut débit ;

• une faible latence.

Le premier changement apporté par le LTE en termes d’expérience utilisateur est


donc un confort accru d’utilisation des services en ligne : les pages web et les
courriers électroniques se chargent rapidement grâce au très haut débit, tandis que la
latence réduite garantit une réponse quasi-instantanée aux requêtes, par exemple
pour lancer le chargement d’une page web ou d’une vidéo. Le très haut débit permet
également l’introduction de nouveaux services mobiles tels que la vidéo haute
définition en 3D, sur des écrans larges de type tablettes. De plus, la faible latence
ouvre la porte à de nouveaux services mobiles difficiles à mettre en œuvre jusque-là.
On peut notamment citer les jeux vidéo en réseau, qui devraient ainsi se développer
sur terminal mobile. La faible latence permet aussi d’accompagner sur les réseaux
mobiles des évolutions de l’Internet fixe, comme le développement des services de
type cloud computing ou SaaS (Software as a Service), où l’utilisateur fait appel à des
capacités de calcul et un logiciel mis en œuvre sur un serveur distant, les ressources
de calcul du terminal ne servant qu’à l’accès au réseau et à assurer l’interface
utilisateur. La faible latence est essentielle pour ces services afin d’assurer à l’abonné
une perception du service similaire à celle qu’il aurait avec un logiciel installé
directement sur le terminal.

Généralités :

La norme LTE, est définie par le consortium 3GPP

Elle été considérée comme une norme de troisième génération « 3.9G » car dans les
« versions 8 et 9 » de la norme, elle ne satisfaisait pas toutes les spécifications
techniques imposées pour les normes 4G.

l'UIT a accordé en décembre 2010, aux normes la possibilité commerciale d'être


considérées comme des technologies « 4G », du fait d'une amélioration sensible des
performances comparées à celles des premiers systèmes « 3G » : UMTS et
CDMA2000.

Le LTE utilise des bandes de fréquences hertziennes d’une largeur pouvant varier
de 1,4 MHz à 20 MHz dans une plage de fréquences théorique de 450 MHz
à 3,8 GHz.

Le tableau suivant représente les différentes caractéristiques du réseau LTE (la


modulation, les modes d’accès, les bandes de fréquences…).

1910-1920 : Liaison montante


Fréquence (Mhz) en TDD
2010-2025 : Liaison descendante
1920-1960 : Liaison montante
Fréquence (Mhz) en FDD
2110-2170 : Liaison descendante
OFDMA : Liaison descendante
Mode d’accès
SC-FDMA : Liaison montante
Duplexage FDD/TDD

Modulation QPSK/16QAM/64QAM

Largeur des canaux De 1.4 Mhz à 20 Mhz.


100 Mbps : Liaison descendante.
Débit
50 Mbps : Liaison montante.
5 Bits/s/Hz : Liaison descendante
Efficacité spectrale
2.5 Bits/s/Hz : Liaison montante

Architecture de la 4éme génération :


Les nouveaux blocs spécifiés pour l’architecture, connus aussi sous le nom d’EPS
(Evolved Packet System), sont l’EPC (Evolved Packet Core) et l’E-UTRAN
(Evolved UTRAN).

Evolved Packet System EPS :

La figure ci-dessous présente une architecture simplifiée de la partie EPS du réseau


LTE :
EPC : Evolved Packet Core

Le cœur de réseau appelé « EPC » (Evolved Packet Core) utilise des technologies «
full IP », c’est- à-dire basées sur les protocoles Internet pour la signalisation qui
permet des temps de latence réduits, le transport de la voix et des données. Ce
cœur de réseau permet l’interconnexion via des routeurs avec les autres eNodeB
distants, les réseaux des autres opérateurs mobiles, les réseaux de téléphonie fixe
et le réseau Internet.
Le réseau cœur EPC est constitué de plusieurs éléments comme la montre la figure
suivante :

EPC a un rôle équivalent du NSS dans le réseau GPRS. Le cœur réseau est composé
de deux parties :

La partie Signalisation

Gère la mobilité et le rattachement des abonnés sur le réseau, il s’agit du MME.


Une base de données permettant entre autres d’authentifier l’abonné, de consulter
leurs abonnements et de chiffrer les communications, il s’agit du HSS.

 MME : Mobility Management Entity

Cette partie est responsable de la localisation et la poursuite du terminal mobile


(UE) entre les appels et la sélection d’une bonne S-GW (Serving-GetWay) à travers
une connexion.
Comme elle réalise le dernier point de la protection par codage, donc par
conséquent c’est le point qui valide l’interception de signalisation. Ainsi, qu’elle
contrôle le signal entre le UE (User Equipment) et le réseau cœur, et assure
l’établissement, la maintenance, et l’élargissement de la porteuse radio services.

 HSS : Home Suscriber Service

Base de données similaire au HLR en GSM / WCDMA réseau cœur qui contient
les informations du suscriber-related (les abonnées voisins), et porte l’appel de
control et la session management. Elle est Principalement désignée à
l’authentification, l’autorisation, la sécurité, le débit et fournit une localisation
détaillée à l’utilisateur.

 PDN-GW : Packet Data Network GateWay

Est une porteuse du chemin de données entre UE et PDN à trois segments :


- La porteuse radio entre UE et eNodeB.
- La porteuse des données entre eNodeB et SGW.
- La porteuse des données entre SGW et PGW.

 PCRF : Policy and Charging Rules Function

Responsable sur la décision principale du control. Il fournit une QoS d’autorisation


pour décider le traitement des données en respectant l’abonnement des
utilisateurs.

 SGW : Serving Gateway

C’est la jonction principale entre le réseau radio accès et le réseau cœur Serving
GetWay (SGW) achemine les paquets de données, maintient la connexion de
l’inter-eNodeB Handover, puis inter- système Handover entre LTE et GSM/UMTS
et réserve le contexte du terminal mobile (UE), comme les paramètres de la
porteuse service et le routage des informations.

 P-GW : Packet-Switch GetWay

Packet-Switch GetWay (P-GW) Fournit la connectivité au terminal mobile (UE)


vers le paquet externe du réseau de l’information et alloue les adresses IP d’un UE,
ainsi que les applications de la QoS, et maintient la connexion mobile entre
LTE/UMTS/GSM systèmes et le non 3GPP système.

 SGSN : Serving GRPS Support Nom

Interconnecte le LTE, UMTS, et le réseau GSM pour augmenter la mobilité.

La partie radio eUTRAN

La partie radio du réseau, appelée « eUTRAN » est simplifiée par rapport à celles
des réseaux 2G (BSS) et 3G (UTRAN) par l’intégration dans les stations de base «
eNodeB » avec des liaisons en fibres optiques et des liens IP reliant les eNodeB
entre eux (liens X2). Ainsi que des fonctions de contrôle qui étaient auparavant
implémentées dans les RNC (Radio Network Controller) des réseaux 3G UMTS.
Cette partie est responsable sur le management des ressources radio, la porteuse,
la compression, la sécurité, et la connectivité vers le réseau cœur évolué.

eNodeB
L’eNodeB est l’équivalent de la BTS dans le réseau GSM et NodeB dans l’UMTS,
la fonctionnalité de Handover est plus robuste dans LTE. Ce sont des antennes qui
relient les UE avec le réseau cœur du LTE via les RF air interface. Ainsi qu’ils
fournies la fonctionnalité du contrôleur radio réside dans eNodeB, le résultat est
plus efficace, et le réseau est moins latent, par exemple la mobilité est déterminée
par eNodeB à la place de BSC ou RNC.

La partie IMS (IP Multimedia Sub-system)

L’IP Multimedia Sub-system (IMS) est une architecture standardisée NGN (Next
Generation Network) pour les opérateurs de téléphonie, qui permet de fournir des
services multimédias fixes et mobiles. Cette architecture utilise la technologie VoIP
ainsi qu’une implémentation 3GPP standardisée.

Les systèmes téléphoniques existants (commutation de paquets et commutation de


circuits) sont pris en charge. L’objectif d’IMS n’est pas seulement de permettre de
nouveaux services, existants ou futurs, proposés sur Internet, les utilisateurs doivent
aussi être capables d’utiliser ces services aussi bien en déplacement (situation de
roaming) que depuis chez eux.

Pour cela, l’IMS utilise les protocoles standards IP. Ainsi, une session multimédia,
qu’elle s’effectue entre deux utilisateurs IMS, entre un utilisateur IMS et un
internaute, ou bien encore entre deux internautes, est établie en utilisant exactement
le même protocole. De plus, les interfaces de développement de services sont
également basées sur les protocoles IP. C’est pour cela qu’IMS fait véritablement
converger l’Internet et le monde de la téléphonie cellulaire ; Il utilise les technologies
cellulaires pour fournir un accès en tout lieu, et les technologies Internet pour fournir
les services.

Les couches de l’interface radio :

La couche physique

La couche 1, appelée également Layer 1 (L1) ou couche PHY, représente la couche


physique. Son rôle est d’assurer la transmission des données sous une forme capable
de se propager dans l’air et de résister aux différentes perturbations inhérentes au
canal radio mobile. D’un point de vue fonctionnel, la couche physique offre un
service de transport sur l’interface air à la couche MAC.

La couche physique réalise les fonctions suivantes pour la transmission de données :

 le codage de canal, qui protège les bits d’information contre les erreurs de
transmission, en introduisant de la redondance dans la séquence de bits
transmis ;
 la modulation, qui associe les bits à transmettre à des symboles de modulation
capables d’imprimer une onde électromagnétique ;
 les traitements spatiaux (dits MIMO), qui précodent les symboles de
modulation afin de les transmettre de plusieurs antennes (par exemple pour
donner une direction au signal émis) ;
 la modulation multiporteuse, qui associe le signal à transmettre sur chaque
antenne à des porteuses multiples, selon le principe de l’OFDM pour la voie
descendante et du SC-FDMA en voie montante.

Les opérations inverses sont effectuées par la couche physique en réception, ainsi que
des traitements de lutte contre l’interférence (par exemple l’égalisation). En outre, la
couche physique assure des fonctions n’impliquant pas de transmission de données,
mais nécessaires à son fonctionnement, ainsi qu’à certaines fonctions de la couche
MAC :

 les mesures radio, pour estimer le canal de transmission, la qualité du signal


de la cellule servante, ou encore les niveaux de puissance reçus d’une autre
cellule, ou d’un autre système radio ;
 la synchronisation, afin d’acquérir et de maintenir la synchronisation en temps
et fréquence avec la porteuse de l’émetteur ;
 la détection de cellule, afin de détecter la présence de cellules et de s’y
connecter, à l’allumage de l’UE ou pour préparer un handover ;
 la signalisation d’informations de contrôle entre eNodeB et UE.

La couche 2

La couche 2 est constituée de trois sous-couches :

 PDCP (Packet Data Compression Protocol) ;


 RLC (Radio Link Control) ;
 MAC (Medium Access Control).

Ces sous-couches interviennent pour le transfert des données, du plan usager comme
du plan de contrôle. Seule la sous-couche PDCP est conçue pour traiter différemment
les données de ces deux plans. Pour RLC et MAC, c’est la configuration qui
détermine les éventuelles différences de traitement à appliquer aux flux.

MAC (Media Access Control) est chargé de l'interface entre les couches supérieures
et la couche physique. Elle inclut aussi les mécanismes de multiplexage.

RLC (Radio Link Control) fiabilise la transmission de données en mode paquet.

PDCP (Packet Data Control Protocol) : Cette couche est chargée de la compression
et de la décompression des données pour leur acheminement sur le réseau.

La couche 3 :

RRC (Radio Resource Control) : est la couche 3. Comme son nom l'indique, le RRC
est chargé de contrôler les ressources afin de garantir la Qualité de Service (QoS).
Deux états sont possibles :
RRC_IDLE (pas d'équipement connecté) ou RRC_CONNECTED.
La figure suivante présente l’architecture en couches :

La figure suivante présente une synthèse des fonctions assurées par les différents
protocoles présents dans la pile protocolaire d’un UE LTE.
Débits et fréquences du 4G :

Les objectifs de débit maximal définis pour le LTE sont les suivants :
- 100 Mbit/s en voie descendante pour une largeur de bande allouée de 20
MHz, soit une efficacité spectrale crête de 5 bit/s/Hz.
- 50 Mbit/s en voie montante pour une largeur de bande allouée de 20 MHz,
soit une efficacité spectrale crête de 2,5 bit/s/Hz.

Ces chiffres supposent un UE de référence comprenant :


- Deux antennes en réception.
- Une antenne en émission.

Pour le LTE existent, deux antennes d’émission à la station de base et deux antennes
en réception au niveau de l’UE. L’utilisateur peut ainsi accéder à ses services favoris
chez lui ou hors de son domicile avec une fluidité homogène. En complément, le
débit est jugé comme un facteur de comparaison entre opérateurs et une course aux
débits est en marche dans certains pays.

Enfin, des débits toujours plus élevés ouvrent la porte à l’introduction de nouveaux
services, sources de revenus et/ou de différenciation pour les opérateurs.

Latence

 Latence du plan de contrôle

L’objectif fixé pour le LTE est d’améliorer la latence du plan de contrôle par rapport à
L’UMTS, via un temps de transition, inférieur à 100 ms entre un état de veille de l’UE
et un état actif autorisant l’établissement du plan usager.

 Latence du plan usager

La latence du plan usager est définie par le temps de transmission d’un paquet entre
la couche IP de l’UE et la couche IP d’un nœud du réseau d’accès ou inversement. En
d’autres termes, la latence du plan usager correspond au délai de transmission d’un
paquet IP au sein du réseau d’accès. Le LTE vise une latence du plan usager
inférieure à 5 ms dans des conditions de faible charge du réseau et pour des paquets
IP de petite taille.

Le tableau suivant présente les deux types de latence existante dans le réseau LTE,
ainsi que leurs différences dans les domaines de duplexage (FDD et TDD).
Latence du plan usager Latence du plan de contrôle pour la transition
(ms) de l’état de veille à actif (ms)

FDD TDD FDD TDD


<5 <= 6.2 EN DL 80 85
<= 9.5 EN UL

L’agilité en fréquence

Le LTE doit pouvoir opérer sur des porteuses de différentes largeurs afin de
s’adapter à des allocations spectrales variées. Les largeurs de bande initialement
requises ont par la suite été modifiées pour devenir les suivantes : 1,4 MHz, 3 MHz, 5
MHz, 10 MHz, 15 MHz et 20 MHz dans les sens montant et descendant. Notons que
le débit crête est proportionnel à la largeur de bande. Les modes de duplexage FDD
et TDD doivent être pris en charge pour toutes ces largeurs de bande.

La mobilité

La mobilité est une fonction clé pour un réseau mobile. Le LTE vise à rester
fonctionnel pour des UE se déplaçant à des vitesses élevées (jusqu’à 350 km/h, et
même 500 km/h en fonction de la bande de fréquences), tout en étant optimisé pour
des vitesses de l’UE faibles (entre 0 et 15 km/h). Les services temps-réel comme le
service voix doivent être proposés avec le même niveau de qualité qu’en UMTS
Release 6. L’effet des handovers intrasystème (procédure de mobilité entre deux
cellules LTE) sur la qualité vocale doit être moindre qu’en GSM, ou équivalent. Le
système doit également intégrer des mécanismes optimisant les délais et la perte de
paquets lors d’un handover intrasystème. Le LTE doit aussi coexister avec les autres
technologies 3GPP. Pour ce faire, les exigences suivantes ont été définies.
 L’UE qui met en œuvre les technologies GSM et UMTS en complément du LTE
doit être capable d’effectuer les handovers en provenance et à destination des
systèmes GSM et UMTS, ainsi que les mesures associées. Les conséquences de
ces mécanismes sur la complexité de l’UE et du système doivent rester
limitées.
 Le temps d’interruption de service lors d’une procédure de handover entre le
système LTE et les systèmes GSM ou UMTS doit rester inférieur à 300 ms pour
les services temps-réel et inférieur à 500 ms pour les autres services

Caractéristiques de l’antenne :

L’antenne est un dispositif d’émission/réception d’ondes électromagnétiques,


caractérisé par son gain, son diagramme de rayonnement, ses ouvertures et sa bande
passante. Cet équipement influence directement les performances et la portée du
système.
 Fréquences d'utilisation : La caractéristique la plus importante d'une antenne,
aussi appelée aérien, est la bande de fréquences supportée ; c'est-à-dire les
fréquences que l'antenne pourra émettre et recevoir.
 Directivité : La deuxième caractéristique importante est la directivité sur le
plan horizontal, c'est en fait la ou les direction(s) dans laquelle l'antenne va
émettre.
 Portée : Elle dépend de la PIRE (Puissance Isotrope Rayonnée Équivalente) de
l'antenne, mais aussi de son orientation.
 Gain – Puissance : Chaque antenne possède un gain qui lui est propre. Le gain
est l'amplification que l'antenne effectue du signal d'entrée. Ce gain s'exprime
en dB ou dBi, et est d'environ 2 à 11 dBi pour les antennes omnidirectionnelles
et jusqu'à 18 dBi pour les antennes directionnelles.
 Azimut : Chaque antenne est dirigée dans une direction déterminée par des
simulations, de manière à couvrir exactement la zone définie. La direction
principale de propagation de l'antenne, c'est-à-dire la direction dans laquelle
l'antenne émet à sa puissance la plus importante est dirigée dans l'azimut
établi. L'azimut est un angle qui se compte en degrés, positivement dans le
sens horaire, en partant du nord (0°). De cette façon, l'azimut 90° correspond
à l'est, l'azimut 180° au sud, etc....
 Tilt : Tout comme l'azimut, le tilt (ou down-tilt) est laissé à la discrétion des
installateurs d'antennes qui les orientent selon les recommandations de
l'opérateur. Le tilt est l'angle d'inclinaison (en degrés) de l'azimut du lobe
principal de l'antenne dans le plan vertical. Le diagramme de rayonnement
d'une antenne avec un tilt positif sera dirigé vers le haut, alors qu'un tilt négatif
fera pointer l'antenne vers le bas.

Il existe deux types de tilt :

 Tilt mécanique : est appliqué par une simple inclinaison physique de


l’antenne dans la direction souhaitée, mais en effet l’inclinaison n’est
appliquée que sur le lobe principal tandis que les lobes secondaires restent
constants, Ce phénomène n’est pas pris en considération durant la
planification du système et peut engendrer des effets indésirables comme le
problème d’interférences.

 Tilt électrique : est appliqué en jouant sur une petite partie mécanique au-
dessous de l’antenne, en appliquant un tilt électrique de 0° à 10°, on joue sur
le déphasage des signaux dans les différents dipôles et ainsi le changement de
ce paramètre est appliqué pour tous les lobes et sur tout le rayon de l’azimuth
sans toucher à l’inclinaison de l’antenne.

Le contrôle de la qualité de service

Le contrôle de la qualité de service est essentiel pour l’opérateur afin de garantir une
expérience satisfaisante à l’utilisateur. La technologie LTE offre des mécanismes dits
de qualité de service différenciée afin de faciliter la prise en compte des contraintes
de services différents. Les services mobiles peuvent être distingués selon deux
critères principaux, souvent intimement liés.

• Le service est-il temps-réel ou non temps-réel ?

• Le service tolère-t-il des erreurs de transmission ?

Ces caractéristiques de service impliquent une prise en charge différenciée de la part


du réseau. On comprend aisément que le traitement d’un appel voix n’imposera pas
les mêmes contraintes que le téléchargement d’un fichier. D’une manière générale,
les services temps-réel (par exemple, un appel voix ou un appel de streaming vidéo)
requièrent des délais de transmission courts mais peuvent tolérer des erreurs de
transmission.

En revanche, les services non temps-réel (par exemple, un téléchargement de courrier


électronique ou de fichier) revêtent des contraintes de délais relâ- chées mais ne
tolèrent pas d’erreurs de transmission. Le LTE a ainsi été conçu pour distinguer les
services nécessitant un débit garanti ou GBR (Guaranteed Bit Rate), des services ne
requérant pas de débit garanti (non-GBR).
Efficacité spectrale crête

L’efficacité spectrale crête (en bit/s/Hz) caractérise le débit maximal théorique offert
par la technologie. Elle est déterminée par le schéma de modulation et codage
d’efficacité spectrale la plus élevée possible, ainsi que par le nombre de couches
spatiales pouvant être multiplexées sur les mêmes ressources en SU-MIMO. Cette
efficacité spectrale est peu représentative des performances réelles du système, car
pour l’atteindre, les UE se doivent d’être très proches de l’eNodeB ; en revanche, elle
est aisée à calculer.

L’efficacité spectrale crête du LTE est résumée dans le tableau suivant pour
différentes configurations d’antennes, où une configuration d’antennes N × M
correspond à N antennes à l’émetteur et M antennes au récepteur. Ces chiffres sont
obtenus d’après les performances maximales du système pour un UE seul dans la
cellule, pour les catégories d’UE 4 et 5.

Performance du handover
Principe du handover :

La performance du handover est mesurée par le temps d’interruption du plan usager


lors d’un changement de cellule, ou, en d’autres termes, le temps d’interruption de la
communication que peut subir un utilisateur. Ce temps est calculé analytiquement en
fonction du délai des procédures de synchronisation et d’accès aléatoire sur la
nouvelle cellule. Les temps d’interruption pour les modes FDD et TDD sont donnés
dans le tableau suivant.

Ces temps d’interruption correspondent aux durées les plus courtes possibles,
lorsque la procédure d’accès aléatoire est réalisée avec succès. En TDD, le temps
d’interruption dépend de la configuration voie montante/voie descendante ; celui
donné dans le tableau correspond à la configuration qui permet l’interruption la plus
courte. On constate que ces temps d’interruption sont très courts et ne peuvent être
décelés par l’utilisateur. Notons que ces temps d’interruption sont valables pour une
cellule de destination située sur la même fréquence que la cellule source ou sur une
fréquence différente, que cette dernière soit sur la même bande de fréquences ou sur
une autre bande.

La technique MIMO :
Dans les systèmes de communications traditionnels, il n'existe qu'une antenne à
l'émission et une antenne à la réception (SISO). Or les futurs services de
communications mobiles sans fils demandent plus de transmissions de données
(augmentation de la capacité de transmission). Ainsi pour augmenter la capacité des
systèmes SISO et satisfaire ces demandes, les bandes passantes de ces systèmes et les
puissances à transmettre ont été largement augmentées. Mais les récents
développements ont montré que l'utilisation de plusieurs antennes à l'émission et à
la réception permettait d'augmenter le débit de transmission des données et cela sans
augmenter ni la bande passante de l'antenne réceptrice du système SISO, ni la
puissance du signal à l'émission. Cette technique de transmission s'appelle MIMO
(Multiple Input, Multiple Output).
Un système MIMO tire profit de l'environnement multi-trajets en utilisant les
différents canaux de propagation créés par réflexion et/ou par diffraction des ondes
pour augmenter la capacité de transmission. D'où l'intérêt aussi d'obtenir des signaux
indépendants sur les antennes.

 Les différents types de codage MIMO

Multiplexage :

Il est essentiel que tout système de communication cellulaire doive être capable de
transmettre dans les deux directions simultanément.

Afin d’être en mesure de transmettre dans les deux sens, un UE ou une station de
base doit disposer d'un schéma duplex.

Il existe deux modes de multiplexage de fréquences :

Les spécifications LTE prévoient le fonctionnement en mode dual : multiplexage de


fréquences (FDD) et multiplexage temporel (TDD).

En mode FDD (Frequency Division Duplexing), l’émission et la réception se font à


des fréquences différentes.
En mode TDD, l’émission et la réception transitent à une même fréquence, mais à
des instants différents.
Multiplexage FDD

FDD (Frequency Division Duplexing) désigne une méthode de duplexage dans le


domaine des télécommunications sans fil. L’émission et la réception des données se
font à des fréquences différentes ; autrement dit, la fréquence de la porteuse du
signal est différente suivant que le sens de la liaison est montant ou descendant.

Cette technique permet d’émettre et de recevoir simultanément, c’est son principal


avantage face à l’autre technique majeure de duplexage, le Time Division Duplexing
(TDD).

Multiplexage TDD

Le Duplex par séparation temporelle TDD (Time-Division Duplex) est une technique
permettant à un canal de télécommunication utilisant une même ressource de
transmission (un canal radio par exemple) de séparer dans le temps l’émission et la
réception.

Cette technique présente un avantage certain dans le cas où les débits d’émission et
de réception sont variables et asymétriques. Lorsque le débit d’émission augmente
ou diminue, davantage ou moins de bande passante peut être allouée. Un autre
avantage de cette technique concerne les terminaux mobiles se déplaçant à très faible
vitesse ou en position fixe.

Transmissions multi porteuses :

La transmission en LTE est basée sur une modulation de plusieurs porteuses appelée
OFDM (pour orthogonal Frequency Division Multiplexing). L'OFDM est utilisée en
voie descendante, ainsi que le mode d'accès multiples reposant sur l'OFDM:
l'OFDMA (Orrhogonal Frequency Division Mulriple Access). En voie montante, on
utilise une modulation dérivée de l'OFDM appelée SCFDMA (pour Single Carrier
Frequency Division Mulriple Access).

OFDM :

Capacité d’appels voix :

La capacité d'appels voix caractérise le nombre maximal d'utilisateurs pouvant


passer des appels voix simultanément sur une cellule. Cette capacité en LTE est
souvent appelée capacité voix sur IP (VolP), car le service voix en LTE n'est supporté
que par la VoIP. Elle est évaluée par simulation informatique du réseau dans des
scénarios bien définis.

Capacité VoIP (nombre d’UE/ cellule)


FDD TDD
69 67

Performance du Handover :
La performance du handover est mesurée par le temps d'interruption du plan usager
lors d'un changement de cellule, ou, en d'autres termes, le temps d'intern1ption de la
communication que peut subir un utilisateur.
Temps d’interruption lors d’un handover (ms)
FDD TDD
10.5 12.5