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JACQUES LE NAY

Sénateur du Morbihan

Communiqué de presse
Paris, le 30 mars 2018

Dans le cadre des élections sénatoriales, les élus doivent remplir dans les semaines
qui suivent l’élection, différentes obligations administratives légales : démission du
mandat de maire, dépôt des comptes de campagne, déclaration de situation
patrimoniale, déclaration d’intérêt d’activités, attestation de conformité de la direction
nationale des vérifications de situations fiscales de l’élu ...

J’ai rempli l’ensemble de ces obligations. Cependant en ce qui concerne les comptes
de campagne des élections sénatoriales de 2017, la date limite de dépôt était fixée au
vendredi 1er Décembre 2017. L’expert-comptable que j’avais mandaté pour la
certification de mon compte, conformément à la loi, s’était engagé auprès de moi et de
mon mandataire financier à déposer le compte dans les délais, c’est à dire avant la
date limite du 1er Décembre. A cet effet j’avais anticipé en signant et validant la clôture
de mon compte le vendredi 17 Novembre 2017 à son cabinet. En réalité, j’ai appris par
la suite via la commission nationale des comptes de campagne, que l’expert-
comptable, sans m’en informer, l’a déposé le lundi 4 décembre, soit avec 1 jour ouvré
de retard.

Je ne vous cache pas ma surprise, mon incompréhension et mon désarroi lorsque la


commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques m’a
annoncé, qu’en raison du dépôt hors délai, elle saisissait le Conseil constitutionnel qui
devra statuer dans les semaines qui viennent sur la suite de mon mandat.

Je tiens à préciser que la commission nationale des comptes de campagne n’a apporté
dans son rapport aucune remarque sur la tenue de mon compte et sur sa régularité :
le plafond des dépenses est fixé par le code électoral à 30 530 € pour la circonscription
du Morbihan. Le montant des dépenses déclarées sur le compte est de 14 124 €. Le
montant des recettes déclarées est de 14 300 € constitué uniquement de mon apport
personnel.

Le seul problème soulevé se résume à la date de dépôt du compte. Il s’agit d’une


erreur impardonnable de l’expert-comptable qui, après les faits, l’a parfaitement
reconnu par écrit. Je dois en assumer seul l’entière responsabilité, ayant pour
arguments essentiels à présenter aux membres du Conseil constitutionnel, dans le
cadre de ma défense, l’assurance de mon honnêteté et de ma bonne foi.

Dans l’attente de la décision du Conseil constitutionnel, je poursuis avec la même


motivation, mon travail de parlementaire dans l’intérêt général et avec le soutien de
très nombreux élus.

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