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Fiction

Par Boualem Aïssaoui (P. 14 et 15)

Un seul héros, le peuple ?

Un seul héros, le peuple ?

Fiction Par Boualem Aïssaoui (P. 14 et 15) Un seul héros, le peuple ?
Fiction Par Boualem Aïssaoui (P. 14 et 15) Un seul héros, le peuple ?
Edition du Centre - ISSN IIII - 0074
Edition du Centre - ISSN IIII - 0074

l IMMIGRATION CLANDESTINE

500 tentatives quotidiennes aux frontières sud du pays

l Même s’il n’y a pas de recensement exhaustif de ce fléau de par la
l Même s’il n’y a pas de recensement exhaustif
de ce fléau de par la «complexité» de
l’opération comme il l’a reconnu, Noureddine
Bédoui évalue à près de 500 le nombre de
tentatives quotidiennes d’immigration
clandestine dans notre pays.
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l MARSEILLE (FRANCE)

L’énigme des assassinats d’Algériens

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l MARSEILLE (FRANCE) L’énigme des assassinats d’Algériens PAGE 5

l PRÉSIDENTIELLE-2019

Qui sera candidat ?

l Le débat autour des présidentielles de 2019 est bel et bien installé dans le pays. Au centre des interrogations qui en découlent, une question récurrente passionne le personnel politique et l’opinion : qui sera candidat ?

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qui en découlent, une question récurrente passionne le personnel politique et l’opinion : qui sera candidat
qui en découlent, une question récurrente passionne le personnel politique et l’opinion : qui sera candidat
qui en découlent, une question récurrente passionne le personnel politique et l’opinion : qui sera candidat
qui en découlent, une question récurrente passionne le personnel politique et l’opinion : qui sera candidat
qui en découlent, une question récurrente passionne le personnel politique et l’opinion : qui sera candidat
qui en découlent, une question récurrente passionne le personnel politique et l’opinion : qui sera candidat

l PASSAGE DU PRIMAIRE AU COLLÈGE

L’évaluation continue comptera désormais

l Les élèves de la cinquième année primaire sont assurés de passer au collège même s’ils n’obtiennent pas la moyenne à l’examen national pour peu qu’ils l’aient durant l’année. Les dates des examens nationaux restent inchangées à l’exception de celui du baccalauréat.

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durant l’année. Les dates des examens nationaux restent inchangées à l’exception de celui du baccalauréat. PAGE

VEND. 30 - SAM. 31 MARS 2018 - 13-14 RAJAB 1439 - N° 8371 - PRIX 20 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58

DIGOUTAGE

ParPar ArrisArris TouffanTouffan

Cinqdans

lesyeux

ScoopScoop dudu millénaimillénai-- rree :: llee FFLLNN dd''OOuulldd-- AbbèsAbbès prépareprépare lele cincin-- qquuiièèmmee mmaannddaatt ddee sonson Président.Président. CetteCette nouvellenouvelle estest enen effeteffet uunnee eexxcclluussiivviittéé PersonnePersonne nene sese seraitserait aatttteenndduu àà ccee qquuee Enfin,Enfin, voyons,voyons, unun cancan-- ddiiddaatt qquu''oonn nnee vvooiitt jamaisjamais !! UneUne sortesorte dede fantômefantôme dontdont onon saluesalue lele portraitportrait plusplus queque lala personnepersonne !! NulNul n'aun'au-- rraaiitt iimmaaggiinnéé qquu''oonn puissepuisse fairefaire rempilerrempiler l'absencel'absence !! C'estC'est pourpour-- quoi,quoi, c'estc'est uneune inforinfor-- mationmation plusplus queque rare.rare. Alors,Alors, lele FLNFLN d'Ould-d'Ould- AAbbbbèèss ssaapppprrêêttee àà dresserdresser lele bilan-plus-bilan-plus- que-positifque-positif desdes quatrequatre mandatsmandats passéspassés afinafin dede montrermontrer qu'unqu'un cincin-- quièmequième mandatmandat n'estn'est qquuee jjuussttiiccee Qu'importeQu'importe l'étatl'état dudu candidat,candidat, etet celuicelui dudu pays.pays. JamaisJamais quatrequatre ssaannss cciinnqq !! SSccoooopp intergalactiqueintergalactique !!

A. T.A. T.

digoutagesoir@yahoo.frdigoutagesoir@yahoo.fr

PP

ERISCOOPERISCOOP

Soirperiscoop@yahoo.fr

Soirperiscoop@yahoo.fr Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - Page 2
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Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - Page 2 Limogeageàlaformationprofessionnelle Les Les services

Limogeageàlaformationprofessionnelle

LesLes servicesservices dudu ministèreministère dede lala FormationFormation etet dede l’Enseignementl’Enseignement professionnelsprofessionnels ontont mismis finfin auxaux fonctionsfonctions dede troistrois directeursdirecteurs dede troistrois CFPACFPA dede Constantine,Constantine, àà savoirsavoir Belle-Vue,Belle-Vue, DaksiDaksi etet Bekira,Bekira, suitesuite àà desdes décisionsdécisions disciplinaires.disciplinaires. CesCes mesuresmesures devraientdevraient êtreêtre suiviessuivies parpar d’autresd’autres dansdans lesles joursjours àà venir,venir, selonselon desdes sourcessources synsyn-- dicales.dicales. UnUn mouvementmouvement partielpartiel desdes directeursdirecteurs aa étéété opéréopéré ilil yy aa moinsmoins d’und’un anan parpar lele départementdépartement dede MohamedMohamed MebarkiMebarki dansdans lele butbut dede créercréer uneune nouvellenouvelle dynamiquedynamique auau secteur.secteur.

Kafkaïen

QueQue fairefaire pourpour prouverprouver monmon identitéidentité ?? C’estC’est lala questionquestion queque sese posepose unun citoyencitoyen dede lala communecommune d’El-Biard’El-Biar (Alger)(Alger) dansdans l’attentel’attente dede lala confectionconfection dede sasa cartecarte d’identitéd’identité biométrique.biométrique. EstEst pourpour causecause :: notrenotre citoyencitoyen s’ests’est vuvu contraintcontraint dede joindrejoindre sonson ancienneancienne cartecarte d’identitéd’identité auau dosdos-- siersier pourpour l’obtentionl’obtention d’uned’une cartecarte biobio-- métrique.métrique. EnEn contrepartie,contrepartie, ilil s’ests’est vuvu remettreremettre unun récépissérécépissé nene comcom-- portantportant nini photo,photo, nini cachetcachet dede l’APCl’APC et,et, donc,donc, nene pouvantpouvant constituerconstituer uneune piècepièce justifijustifi-- cativecative dede l’identitél’identité dede sonson porteur.porteur. CeCe qui,qui, dudu coup,coup, peutpeut êtreêtre àà l’originel’origine dede beaucoupbeaucoup dede désagrédésagré-- ments.ments.

peut être être à à l’origine l’origine de de beaucoup beaucoup de de désagré désagré -

Un passeport et des calculs

L’obtentionL’obtention d’uned’une secondeseconde nationaliténationalité semblesemble êtreêtre lele nouveaunouveau hobbyhobby desdes richesriches hommeshommes d’affairesd’affaires algériens,algériens, notammentnotamment ceuxceux craignantcraignant d’avoird’avoir maillemaille àà partirpartir avecavec lala

justice.justice. C’estC’est ainsiainsi que,que, rapporte-t-on,rapporte-t-on, lele représentantreprésentant algéalgé-- rienrien d’und’un cabinetcabinet d’avocatsd’avocats britanniquebritannique crouleraitcroulerait soussous lesles dossiersdossiers dede richesriches algériensalgériens souhaitantsouhaitant obtenirobtenir unun passepasse--

d’Antiguad’Antigua etet Barbade.Barbade. CetCet Etat,Etat, relevantrelevant dede

lala couronnecouronne britannique,britannique, offre,offre, enen effet,effet, lala «citoyenneté«citoyenneté économique»économique» àà ceuxceux quiqui investissentinvestissent 500500 000000 dollarsdollars amériaméri-- cainscains auau moinsmoins dansdans l’immobilierl’immobilier dansdans lesles deuxdeux îlesîles quiqui lele composent.composent. EnEn contrepartie,contrepartie, ilsils bénéficientbénéficient dudu passeportpasseport locallocal quiqui permetpermet dede voyagervoyager sanssans visavisa dansdans plusplus dede 130130 pays,pays, dontdont lesles EtatsEtats Schengen.Schengen. MaisMais lele principalprincipal avantageavantage dede cettecette opérationopération demeure,demeure, murmure-t-on,murmure-t-on, lele faitfait queque ces,ces, désormais,désormais, ressortissantsressortissants d’Antiguad’Antigua nene peuventpeuvent êtreêtre extraextra-- désdés versvers l’Algériel’Algérie enen cascas dede poursuitespoursuites judiciairesjudiciaires auau pays.pays.

portport dede l’Etat l’Etat

c

Un jour, un sondage

 
 

Pensez-vous que la récente épidémie de rougeo- le va inciter les parents qui n’ont pas vacciné leursenfantsà changer d’avis?

OUI
OUI
NON
NON
Sans opinion
Sans opinion

Pensez-vous qu’avec l’évolution des techniques d’exploitation du gaz de schiste, l’Algérie devrait s’y mettre rapidement ?

 

Résultat sondage

Oui :

Non :

Sans opinion :

21,6%

72,38%

6,02%

Le dessin de Karim

opinion : 21,6% 72,38% 6,02% Le dessin de Karim S S O O I I T

SS OO II TT

DD II TT

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PAPA SS SS AA NN TT

 

Par Malika Boussouf malikaboussouf@yahoo.fr

Ajouad, pour la mémoire !

 

«…L a vérité est comme la justi- ce. Elle a besoin de témoins… même les tout

ment où les gens sont de plus en plus nombreux à se moquer des promesses qui leur sont faites parce qu’ils n’y croient pas et choisissent, en guise de riposte, de se replier sur eux-mêmes. J’ai commenté, hier, la façon dont un pays comme la France, par exemple, pleurait ses morts et élevait au rang de héros ceux qui donnent leur vie, par vocation ou pas, pour en épargner d’autres. Il y a les hommages nationaux et les commémorations qui permettent à une nation de communier autour de valeurs collectives à des moments de profonde émotion et de partage. Et du coup, comment ne pas éprouver de la tristesse à juste évoquer la façon dont

nos martyrs à nous sont passés à la trap- pe ? Comment faire pour que le moindre attentat, la moindre prise d’otages ne nous rappelle pas le drame vécu par les Algériens pendant 10 longues années et les traumatismes accumulés ? Au moment où je parlais d’anonymat forcé auquel nos victimes sont condamnées par une réconciliation nationale qui ne leur laisse aucune chance de se raconter, j’ai reçu deux courriers qui rendaient compte d’activités récentes précisément autour de la mémoire. Le 24 mars dernier, l’Association pro- vençale amazigh/Institut berbère a invité Nazim Mekbel à intervenir autour de la question à l’occasion de la journée contre

petits témoins qui peuvent écrire des choses qui restent et qui durent…» ! Cet extrait de texte n’est pas de moi, mais de notre célèbre billettiste Saïd Mekbel, tombé sous les balles assassines pour avoir défié l’idéologie barbare et le terro- risme qui la portait à un temps où beau- coup n’auraient pas osé franchir le pas. Cette phrase qui sert de devise à l’as- sociation Ajouad Algérie Mémoires, créée par son fils Nazim, et dit une part des espoirs de cette dernière tombe à point nommé à un moment où l’on se demande quoi attendre d’un environne-

l’oubli des victimes du terrorisme. Pas en Algérie. En France. A Marseille. Au Canada, c’était

l’oubli des victimes du terrorisme. Pas en Algérie. En France. A Marseille. Au Canada, c’était le 22 mars qu’Ajouad Montréal organisait une manifestation à la mémoire des victimes de la décennie noire. Autant que l’exil veille sur l’histoire malmenée !

 

M. B. 

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Vend. 30 Sam. 31 mars 2018 - PAGE 3

c t u a l i t é Vend. 30 Sam. 31 mars 2018 - PAGE

PRÉSIDENTIELLE 2019

Qui sera candidat ?

Le débat autour des présidentielles de 2019 est bel et bien installé dans le pays. Au centre des interrogations qui en découlent, une question récurrente passionne le personnel politique et l’opinion : qui sera candidat ?

Abla Chérif - Alger (Le Soir) - L’intérêt est naturellement immen- se, les Algériens veulent savoir, les militants de partis aussi, tout comme le reste du panel politique à la recherche de la moindre informa- tion susceptible d’éclairer dans ce sens. Officiellement, nul ne s’est pro- noncé clairement sur le sujet. Les concernés, à savoir ces personnali- tés susceptibles de constituer des candidats potentiels, préfèrent res- ter évasifs sur la question, ou main- tenir un suspense qui a, en fait, tou- jours prévalu dans de telles conjonctures. Pourtant, très tôt, des noms ont commencé à circuler per- mettant d’établir provisoirement des schémas nécessairement appelés à être complétés. Les premiers noms ayant circulé

LE MINISTRE DE LA COMMUNICATION À ORAN

Entre crise économique et défis du numérique

A l’occasion du 55e anniversai- re de la sortie du premier numéro du journal La République aujour- d’hui appelé El Djoumhouria, le ministre de la Communication était l’invité du forum d’El Djoumhouria, jeudi dernier à Oran. Dans une conférence portant sur «la presse algérienne face aux défis du numérique», Djamel Kaouane a expliqué qu’aujourd’hui, la presse écrite surtout est en effet en crise, en partie à cause de la baisse des recettes publicitaires, qui au plus fort «ne représente que 20% de l’ensemble de la publicité existant en Algérie». Le ministre rappellera encore que depuis 2014, ce sont 60 journaux qui ont dû fermer. Pour le ministre, cette crise écono- mique qui frappe la presse privée notamment, qui souvent, impute la baisse de la publicité à la gestion opaque de l’ Anep, impacte aussi les titres publics «qui sont les plus touchés». Avec cette crise écono- mique, Djamel Kaouane met en avant le fait aussi que la presse algérienne doit faire face rapide- ment au défi du numérique par lequel la presse classique doit pas- ser : «Ce passage au numérique est inéluctable pour la presse et pour l’avenir de la corporation des journalistes», c’est un mouvement inéluctable dira encore Djamel Kaouane, qui assurera l’appui des pouvoirs publics pour ce passage. Entre crise économique, révolution numérique et poussée des réseaux sociaux, la presse d’au- jourd’hui doit faire face justement à des remises en cause multiples. S’agissant du fonctionnement du satellite Alcomsat-1, mis sur orbite récemment, le ministre a affirmé que tout s’est passé comme prévu, et que les tests effectués jusqu’ici étaient positifs.

F. Moulay

sont pourtant apparus à la faveur d’initiatives lancées par des person- nalités, pas forcément politiques, portant un gros intérêt à l’évène- ment. Et c’est dans ce contexte qu’a été cité le premier nom apparu dans une liste qui s’est progressive- ment mise en place et qui ne fera que s’allonger en fait. C’est celui de Mouloud Hamrouche, ancien chef de gouvernement sous Chadli et plusieurs fois candidats malchan- ceux aux présidentielles passées. Il y a trois mois, une liste d’intellec- tuels animés par la volonté «de gui- der l’Algérie vers la lumière» ont apposé leur signature au bas d’un texte dans lequel il est appelé à se présenter en 2019. Au bout de quelques jours, Hamrouche réagissait en faisant savoir que son implication dans le processus nécessitait des change- ments qui ne semblent pas à l’ordre du jour. En aucun cas celui-ci n’écarte pourtant une probable participation. Et il n’est pas le seul. Car au même moment, la scène politique apprenait grâce à un inter- naute que l’ancien ministre de l’Energie ne fermait pas non plus la porte à cette éventualité. Répondant (sur son compte Facebook) à un citoyen désireux de savoir si les rumeurs concernant sa participation aux élections étaient fondées, Chakib Khelil lâche cette phrase : «Dieu seul le sait.» Dans la conjoncture qui prévaut alors, celle où des responsables du pays ont fait prévaloir ses qualités pour occuper un haut poste de respon-

Photo : NewPress
Photo : NewPress

Le suspense est total.

sabilité, cette réponse est interpré- tée comme un probable «oui». Il déchaîne le personnel politique, celui dit de l’opposition en particu- lier qui se met alors à la recherche d’un candidat unique pour barrer la route à toutes les aventures dans lesquelles le pays pourrait se trou- ver entraîné. Régulièrement, l’opi- nion se trouve informée de «contacts», «conciliabules» visant à dégager l’homme du consensus. Celui d’un avocat bien connu, ayant particulièrement fait parler de lui durant le procès des dirigeants de l’ex-FIS, émerge. Celui de Me Bouchachi. La surprise est de taille, mais l’initiative vise, dit-on, à trans- cender tout ce qui était entrepris jusqu’à l’heure. Prudent, l’avocat réagit avec modestie en déclarant qu’il n’avait aucune prétention. Il ne dément, cependant, pas avoir été

choisi. Quelques jours plus tard, le président de Jil Jadid annonce offi- ciellement l’existence d’une initiati- ve également destinée à dégager un nom. Celui d’une personnalité, politique ou issue de la société civi- le, censée représenter cette Algérie en quête de rupture. Soufiane Djillali veut donner l’exemple et rassure : «Je ne serai pas candidat», nous déclare-t-il lors d’un entretien. Sa déclaration implique-t-elle que son parti s’ali- gnera sur cette même position ? Bien que jugée salvatrice, l’idée d’un candidat unique ne fait pas l’unanimité parmi l’opposition. La mouvance islamiste se montre particulièrement réfractaire à cette idée en raison des condi- tions électorales prévalant dans le pays. Mokri, président du MSP, met en avant l’idée d’un consensus plus

large et laisse percevoir l’ambition de réintégrer le gouvernement pour regagner une certaine puissance perdue. Sa position est à ce titre ambiguë et ne laisse pas entrevoir clairement de quelle nature s’effec- tuera sa participation dans la cour- se aux présidentielles. L’énigme est également valable pour Saïd Sadi. Les rumeurs circu- lent, mais les faits concrets sont rares. L’homme longtemps consi- déré comme la locomotive du pôle démocratique a quitté le RCD pour s’atteler à des chantiers bien plus vastes, affirmait-il lors de son der- nier discours devant les congres- sistes du parti. Pourquoi avoir quitté le RCD et quelles sont ses tâches plus vastes qui l’attendent ? Saïd Sadi sera-t-il candidat comme il l’a été durant les deux processus pas- sés ? Trop tôt pour aligner son nom sur une liste probable. Une liste où le nom du président de Talaie El- Hourriyet semble cependant s’ins- crire depuis ce week-end. Répondant à la question qui lui était posée, il a laissé la porte ouverte. Sa candidature est pro- bable, une tradition pour Benflis. Et pour bien d’autres acteurs poli- tiques encore. Par trois fois (2004, 2009, 2014), la secrétaire générale du Parti des travailleurs a participé aux élections présidentielles. Maintiendra-t-elle cette tradition, cette fois encore ? Parmi les profils qui se déga- gent, un nom est apparu clairement candidat : Abdelaziz Bélaïd. «Je travaille pour être président de la République», annonçait, récem- ment encore, le président du Front El-Moustakbel.

A. C.

LOUISA HANOUNE DE ANNABA :

«L’urgence d’une Constituante pour sauver le pays»

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a brossé, hier, un véritable tableau noir de la situation politique et socioéconomique du pays. C’était lors de la rencontre régionale des cadres de son parti regroupés au palais de la culture Mohamed-Boudiaf de Annaba.

Interpellant le chef de l’Etat, elle indiquera qu’«il est primordial d’ap- peler à des élections pour une Assemblée nationale constituante, pour mettre un terme à cette situa- tion de crise multidimensionnelle dans laquelle se débat le pays», a- t-elle estimé. Elle expliquera que cette convocation est nécessaire pour arriver à un Etat véritablement démocratique. A cet effet, elle a annoncé une campagne de signa- tures initiée par son parti et dont la liste sera adressée au président de la République. «Il faut avoir le cou- rage de passer à une 2 e République», lance-t-elle, avant de s’étaler longuement sur cette ques- tion. Expliquant qu’elle renforcera la cohésion sociale et la mobilisation citoyenne en défendant les intérêts des couches défavorisées et moyennes contre les prédateurs. Elle soulignera que cela donnera plus de chance au pays pour sortir du marasme dans lequel il est englué. Pour elle, «le pouvoir est

Photo : NewPress
Photo : NewPress

Louisa Hanoune appelle à des élections pour une Assemblée nationale constituante.

est revenue sur la loi de finances 2018 qu’elle qualifie de «véritable bombe à retardement» d’où la nécessité d’une loi complémentaire pour corriger les imperfections qu’elle contient, estimera-t-elle. Fidèle à ses convictions politiques, la première responsable du PT affirmera que la crise mondiale et ses effets néfastes sur les peuples est le fait de l’impérialisme améri- cain qui cherche toujours à accapa- rer les richesses de ces derniers, même par la force. Elle s’élèvera, par ailleurs, contre la guerre «impo-

sée par l’Arabie Saoudite au peuple yéménite avec le soutien de l’impé- rialisme, son allié naturel». A ce propos, elle a dénoncé les der- nières déclarations du ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, indiquant que l’Algérie n’a aucun problème avec le wahhabisme. «Pourtant, le prince héritier et homme fort de ce pays a affirmé, récemment aux Etats-Unis, que ce courant religieux est la matrice du terrorisme», tient à rappeler Louisa Hanoune.

A. Bouacha

incapable, aujourd’hui, de répondre

à des conditions d’une vie normale

du peuple» qui fait face, selon elle,

à de l’injustice et à la hogra «même

à des dépassements de respon-

sables de l’Etat», tient-elle à affir- mer. «Le changement de per- sonnes à la tête du pouvoir actuel n’est pas la solution. C’est à un changement total de celui-ci que notre parti appelle», précisera Louisa Hanoune. L’année 2018 est une année charnière pour le deve- nir de l’Algérie. Elle précède les élections présidentielles, explique la SG du PT. Dans cette optique, dira-t-elle, le pouvoir actuel «doit s’ouvrir à un dialogue national inclusif de toutes les forces poli- tiques, syndicales, de la société civile et du mouvement associatif. Il évitera, ainsi, toute immixtion étran- gère dans ces élections». Comme il mettra également un terme à la situation actuelle «qui constitue les prémices d’une explosion sociale». La secrétaire générale du PT

Photo : Samir Sid

Le Soir

d’Algérie

Actualité

Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAge 4

Actualité Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAge 4 PASSAGE DU PRIMAIRE AU COLLÈGE

PASSAGE DU PRIMAIRE AU COLLÈGE

L’évaluationcontinuecompteradésormais

Les élèves de la cinquième année primaire sont assu- rés de passer au collège même s’ils n’obtiennent pas la moyenne à l’examen national pour peu qu’ils l’aient durant l’année. Les dates des examens nationaux restent inchangées à l’exception de celui du baccalauréat.

Nawal Imès - Alger (Le Soir) - L’évaluation continue des élèves de cinquième année pri- maire sera prise en compte lors de leur passage du primaire au moyen. Ils pourront à l’avenir passer en première année moyenne même s’ils n’obtien- nent pas la moyenne lors de l’examen de fin de cycle à condi- tion qu’ils aient obtenu la moyen- ne durant l’année scolaire. C’est la ministre de l’Education qui l’annonçait jeudi. Nouria Benghabrit avait, à son arrivée à la tête du ministère de l’Education, fait part de son vœu de supprimer l’examen de fin de cycle primaire. Ce dernier est toujours maintenu. La ministre de l’Education a dévoilé jeudi le calendrier officiel et définitif des examens natio- naux. C’est ainsi que l’examen

de fin de cycle primaire se déroulera le 23 mai tandis que le brevet de l’enseignement moyen est programmé du 28 au 30 mai prochain. L’examen du bacca- lauréat, quant à lui, est prévu du 20 au 25 juin prochain tandis que les examens du bac blanc auront lieu du 27 au 31 mai. Nouria Benghabrit réunissait jeudi les cadres de son secteur, l’occasion d’évoquer les conflits sociaux qui secouent le secteur de l’éducation. «Nous sommes conscients des défis que nous devons relever dont la recons- truction des liens entre les membres de la famille éducative. Des liens qui sont devenus fra- giles avec les arrêts répétitifs de travail dans certains établisse- ments», a affirmé la ministre de l’Education assurant que son département «s’attellera à amé-

assurant que son département «s’attellera à amé- L’examen du brevet se déroulera du 28 au 30

L’examen du brevet se déroulera du 28 au 30 mai prochain.

liorer les conditions de travail des enseignants» à qui elle réaf- firme que «les portes du dia- logue et de consultation étaient, demeurent et resteront ouvertes». Son département met le cap sur les préparatifs de la rentrée scolaire avec en pers- pective l’installation d’un conseil de coordination et de concerta- tion au niveau de chaque com- mune avec comme objectif d’

assurer des conditions de scola- risation «acceptables» dans les écoles primaires. Benghabrit a insisté sur la nécessaire coordination avec les services compétents relevant du ministère, chargés des collectivi- tés locales, pour définir les listes des bénéficiaires de la gratuité du livre scolaire et remettre ces manuels aux concernés durant la semaine de l'école, prévue du

25 au 28 juin prochain. Au sujet de l’enseignement de tamazight, Nouria Benghabrit a demandé à ses cadres de veiller sur la géné- ralisation de l’enseignement de cette langue dans toutes les wilayas du pays et a démenti l’in- formation faisant état du lance- ment d’une consultation sur ce sujet, déjà tranché par le prési- dent de la République.

N. I.

INDUSTRIE

L'Algérie aura une population «importante» de sous-traitants d'ici à quatre ans

L'Algérie aura une population «importante» de sous- traitants industriels d'ici à quatre ans, a indiqué vendredi le P-dg d'Algerian Group of Mechanis (AGM Spa), Bachir Dehimi.

«A la faveur d'un nouveau cahier des charges relatif au montage automobile du 28 novembre 2017 et du rythme de développement de la filière, nous allons avoir d'ici à quatre ans une population importante de sous- traitants industriels», a affirmé dans un entretien à l'APS Bachir Dehimi, rencontré au Salon des savoir-faire en sous-traitance industrielle (Midest) de Villepinte qui fermera ses portes vendredi après-midi. Une vingtaine d'entreprises algériennes (6 publiques et 14 privées) activant dans la sous- traitance industrielle participent à

ce salon, rappelle-t-on, avec comme objectif principal : passer à l'international et faire connaître les produits industriels algériens dans les filières de la mécanique, l'électricité, l'électronique, du plastique, du caoutchouc et com- posites, de la métallurgie et les services liés. Le P-dg d'ACB a indiqué que la sous-traitance en Algérie, notamment dans la filière de la mécanique, a, beaucoup, évo- lué, soulignant que le taux d'inté- gration se situe entre 25 et 80%. «La sous-traitance dans la filière mécanique continue d'évo- luer et il en est de même pour

l'automobile qui exige un volume important de production, notam- ment pour les prochaines années», a-t-il expliqué, citant en exemple l'Entreprise Moteurs (EMO), créée en 2009 et qui fait partie du portefeuille de l'AGM. Cette entreprise, qui produit des moteurs et de la pièce de rechange, est arrivée à construi- re, a-t-il précisé, des moteurs allant de 60 à 1 200 chevaux, notamment pour les camions, les tracteurs, les moissonneuses- batteuses, les engins et les bateaux, à raison de 2 500 moteurs diesels par an. En matière d'intégration, Bachir Dehimi a indiqué que pour les moissonneuses-batteuses de Sidi-Bel-Abbès, le taux est de 65%. Au sujet de l'industrie auto- mobile, il a qualifié d'«injustes»

ELLE SE POURSUIVRA JUSQU’AU 30 AVRIL

Prolongation de la période de vente des vignettes automobiles

Les propriétaires de véhicules de tourisme, de véhicules utilitaires et de transport de voyageurs sont informés que les vignettes automobiles sont toujours disponibles au niveau de ses bureaux de poste, a indiqué hier un communiqué d'Algérie Poste. Cette disposition intervient à la suite de la prolongation de la période d'acquittement des vignettes automobiles jusqu'au 30 avril au lieu du 31 mars 2018. A cet effet, Algérie Poste invite les propriétaires de véhicules à s’acquitter de la vignette automobile avant l'expiration du nouveau délai réglementaire, fixée au 30 avril 2018 au lieu du 31 mars délai fixé initialement. Pour mener à bien cette opération, Algérie Poste œuvre, en étroite collaboration avec la Direction générale des Impôts qui veille à doter les établissements postaux des vignettes nécessaires tout au long de la période légale de vente.

APS

Photo : DR
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Le «Made in Algeria» au salon du Midest de Villepinte.

les propos de certains, sans les citer, qui exigent un taux d'inté- gration important. «Le montage de voitures est un passage obligé qui nécessite beaucoup de choses : le volume, la sous-traitance, l'intégration et la formation», a-t-il dit, soulignant que le nouveau cahier des charges est «un outil d'encadre- ment et d'accompagnement des constructeurs d'automobiles». Le nouveau texte, rappelle-t- on, exige des constructeurs de promouvoir la sous-traitance industrielle, notamment en matière de pièces détachées, et de rechercher des partenaires techniques et technologiques pour une intégration forte des produits locaux. Pour les constructeurs déjà installés, il leur exige d'appliquer ses modalités dans les 12 mois.

«Si les choses fonctionnent normalement, nous aurons d'ici à cinq ans, du volume dans la pro- duction, de la sous-traitance, de la formation et de l'intégration à un taux élevé», a affirmé le P-dg d'AGB. Par ailleurs, ce respon- sable, qui est également haut responsable à la coopération industrielle et technologique algéro-française, a annoncé qu'un grand rendez-vous d'af- faires entre les opérateurs des deux pays sera organisé par Business France le 21 juin pro- chain à Paris, précisant que toutes les filières et branches d'activité de l'industrie seront représentées. Concernant les relations de coopération entre l'Algérie et la France, Bachir Dehimi s'est contenté d'affirmer qu'elles «avancent bien».

APS

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Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAge 5

Actualité Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAge 5 IMMIGRATION CLANDESTINE 500 tentatives quotidiennes aux

IMMIGRATION CLANDESTINE

500 tentatives quotidiennes aux frontières sud du pays

aux résultats d’enquêtes menées par nos services, ce qui a permis le démantèlement de nombre de ces réseaux. Aussi, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire a défendu l’approche du pays dans le traitement de ce phénomène de l’immigration clandestine. Une stratégie basée, selon lui, sur le «respect rigoureux des droits de l'Homme, conformément aux trai- tés internationaux, ratifiés par l'Algérie et à la législation nationa- le, en l'occurrence la loi n° 08-11, relative aux conditions d'entrée, de résidence et de déplacement des étrangers en Algérie». Cela dit, Bédoui a réitéré le droit de l’Algérie à veiller sur sa propre sécurité en rappelant que la

à veiller sur sa propre sécurité en rappelant que la )». Des mesures préventives ont été

)».

Des mesures préventives ont été prises par les autorités algériennes.

loi du pays «interdit tout déplace- ment ou séjour d'étrangers sur le territoire national de manière illé- gale», estimant qu’il s’agit «d'un

droit souverain de l'Etat». Ceci non sans signifier que l’Algérie se conforme à sa législation en «garantissant la protection aux

MARSEILLE (FRANCE)

Même s’il n’y a pas de recensement exhaustif de ce fléau de par la «complexité» de l’opération comme il l’a reconnu, Noureddine Bédoui évalue à près de 500 le nombre de tentatives quotidiennes d’immigration clandes- tine dans notre pays.

M. Kebci - Alger (Le Soir) - Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire éva- lue à 500 les tentatives journa- lières d’entrées illégales dans notre pays par nos frontières sud. Des tentatives donc déjouées par «l’étroite collaboration des pou- voirs publics avec les corps de sécurité combinés, notamment les forces de l’ANP, stationnées aux frontières». Ce qui a permis de limiter l’étendue de ce phénomène en réduisant le flux de migrants clandestins en Algérie, comme «mesure préventive», comme l’a souligné le ministre. Bédoui a, une fois de plus, montré du doigt des réseaux crimi- nels qui encouragent l’entrée de migrants dans notre pays, se fiant

étrangers qui entrent de manière régulière en Algérie et un traite- ment spécial aux catégories vulné-

rables de migrants clandestins lors des opérations de rapatriement vers leur pays d'origine (mineurs,

femmes enceintes

Le ministre de l'Intérieur, des Collectivité locales et de l'Aménagement du territoire a, par ailleurs, annoncé que le projet de loi relatif aux collectivités territo- riales est toujours en cours. Son élaboration a atteint, selon lui, «une phase avancée», estimant qu’il conférera un rôle «pionnier» en matière de missions relatives au développement local. Avec comme objectif le «renforcement des pré- rogatives» des Assemblées locales élues pour relancer la dynamique de développement et répondre aux aspirations de la population, une «répartition claire des prérogatives et la rationalisation» de l'interven- tion des collectivités territoriales à travers la «révision de l'organisa- tion et du fonctionnement» des entreprises publiques locales, conformément à la nouvelle vision économique.

M. K.

L’énigme des assassinats d’Algériens

La série d’assassinats d’Algériens à Marseille se poursuit, suscitant colère et indignation des nationaux établis dans cette ville. Une colère née de la «passivité» des autorités fran- çaises et du peu d’engouement des officiels algériens sur cette énigme.

Abla Chérif - Alger (Le Soir) - Aucun des arguments avancés par les différents respon- sables de cette ville ne semble, en effet, avoir réussi à convaincre la communauté algérienne. L’affaire, qui a déjà coûté la vie à une dizaine de personnes, a été mise sur le compte d’un sombre règlement de comptes entre deux familles de Khenchela. Une sorte de gang orga- nisé se livrant bataille pour garder la mainmise sur un trafic de drogue. L’hypothèse, car s’en est seulement une à ce stade, a été publiquement émise par des responsables marseillais chargés de l’enquête. La déclaration faite au lendemain des pre- miers meurtres a jeté un véritable froid. «Au tout début, on y a vraiment cru», témoigne Ghazel, un Algérien établi de longue date à Marseille, que nous avons contacté pour tenter d’en savoir plus. «Il y a de tout parmi les Algériens d’ici. La vie est difficile et il ne serait pas étrange de savoir que certains aient été attirés par ce genre de trafic. Marseille est une plaque tournante de trafics en tous genres, la drogue est également présente chez les Asiatiques, les Maghrébins et

même les Marseillais.» La manière avec laquelle s’est déroulé l’assassinat des premiers Algériens «ressemblait surtout à des messages» que leurs auteurs voulaient faire passer. Les victimes, des jeunes dans leur majorité, sont tuées à bout por- tant dans des lieux publics, l’une d’elles est aspergée d’essence et brûlée après avoir reçu une balle dans la tête. «Nous pensions que cela allait s’arrêter là, qu’il s’agissait d’un règlement de comptes ponctuel, une affaire comme il y en a tant d’autres dans cette ville, mais les assassi- nats se sont malheureusement poursuivis.» En janvier dernier, le nombre de victimes s’élève à huit personnes. Sept d’entre elles sont originaires de la wilaya de Khenchela. Parmi les victimes, deux ont été assassinées à Lyon et Paris. «On voit bien que ces personnes ont été suivies, filées par leur assassin, elles se trou- vaient peut-être même en fuite», déclare Fazila, une dame de soixante ans établie depuis plus de trente ans à Marseille. L’argument de «règlement de comptes» semble presque admis, mais les deux meurtres qui suivent remettent tout en cause. Le dernier est survenu il y a moins d’une semaine. «Il y a de la peur, beaucoup de peur née de ces inter- rogations qui n’ont pas trouvé réponse, et puis il y a surtout cette gêne que nous éprouvons auprès de nos collègues français, de nos amis marseillais qui nous posent des questions aux- quelles nous n’avons pas de réponse, cela sou- lève le malaise.» Cette fois, les propos du chef

COOPÉRATION

de la police de Marseille ne convainquent plus. «Cela peut arriver à chacun d’entre nous et on dira ensuite que c’est un règlement de comptes», ajoute encore Ghazel. L’absence de réaction officielle des respon- sables algériens et le silence dans lequel sont plongées les autorités françaises suscitent la colère. On se plaint qu’Alger se contente de réclamer l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur l’affaire au moment où l’agence offi- cielle APS cite une source anonyme accréditant la thèse d’un règlement de comptes. A Marseille, comme dans la France tout entière, le dossier est entouré d’une discrétion totale. Interrogé récemment lors d’un point de presse, l’ambassadeur de France en Algérie a passé outre la question d’un journaliste algérien en faisant prévaloir le secret entourant l’enquête judiciaire en cours. A Marseille, certains membres de la commu- nauté algérienne ne l’entendent pas de cette oreille. Un rassemblement ayant réuni des per- sonnes originaires de Khenchela a ainsi été orga- nisé devant le consulat d’Algérie il y a un mois. Les manifestants réclamaient alors des mesures de protection pour les nationaux issus de cette wilaya et exigeaient la vérité sur les meurtres. La réponse des responsables consulaires s’est résumée en une phrase : «Une enquête est en cours.» En attendant, les tueries se poursui- vent. Une véritable énigme.

A. C.

Le MAE roumain aujourd’hui à Alger

Le ministre roumain des Affaires étrangères, Teodor Melescanu, effectuera une visite officielle en Algérie du 31 mars au 2 avril 2018, à l’invitation de ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a annoncé hier le minis- tère dans un communiqué.

«Cette visite donnera lieu à une évaluation exhaustive de l’Etat et des perspectives des relations bila- térales ainsi qu’au renforcement du dialogue et de la concertation poli- tique de haut niveau entre les deux pays», a précisé le communiqué du

ministère des Affaires étrangères (MAE). Dans le domaine écono- mique, il est attendu, a ajouté la même source, que «les ministres évoquent les voies et moyens per- mettant de lancer des partenariats entre les entreprises des deux pays

plus particulièrement dans les sec- teurs de l’industrie, du tourisme et de la formation». Dans le domaine scientifique, les deux parties examineront «les possibilités de coopération entre les universités des deux pays à travers la conclusion d’accords de coopé- ration», a, en outre, indiqué le MAE. «Les deux parties évoqueront également le cadre juridique bilaté- ral visant à renforcer la coopéra- tion dans le domaine culturel, de la formation professionnelle, de la

justice, du tourisme et des archives», selon le texte. Les deux ministres des Affaires étrangères échangeront également «leurs appréciations respectives sur les questions régionales et internatio- nales d’intérêt commun», a fait savoir le MAE. «L’Algérie et la Roumanie sont liées par des liens d’amitié tradi- tionnels et cette visite permettra de donner une nouvelle impulsion à leurs relations bilatérales», conclut le communiqué.

IL A SÉJOURNÉ DEUX JOURS DANS LES CAMPS DE RÉFUGIÉS SAHRAOUIS

L’ambassadeur

américain

àTindouf

Le déplacement de l’ambas- sadeur américain à Tindouf a été perçu comme un geste fort, ravivant l’espoir des Sahraouis à l’heure où sont enregistrées des tentatives de dévoyer le plan UA-ONU. Desrocher a-t-il voulu peser de tout son poids dans le dos- sier ou s’est-il tout simplement déplacé pour avoir le cœur net sur toutes les informations en cours au sujet de la situation dramatique des réfugiés ? Dans un communiqué sanctionnant sa visite de deux jours (de mardi à jeudi) dans les camps de réfu- giés sahraouis, l’ambassadeur indique qu’il désirait «constater la situation des Sahraouis et en savoir plus sur les problèmes les concernant». La même source a rappelé que les «Etats-Unis soutiennent fermement le processus de négociations mené par l’ONU espérant qu’il aboutira à une solution juste, durable et mutuel- lement acceptable qui permettra l’autodétermination du peuple sahraoui». Le communiqué indique, enfin, que des rencontres se sont également déroulées avec des responsables algériens locaux.

A. C.

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Régions

Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE 6

d’Algérie Régions Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE 6 CANCER À AÏN DEFLA

CANCER À AÏN DEFLA

Des chiffres qui font peur

Selon les chiffres officiels, le service d’oncologie opérationnel au niveau de l’hôpital Makour-Hamou de Aïn Defla, depuis le début de l’année 2016 avec 18 patients pris en charge, ce chiffre a atteint à la fin de la même année 119 malades traités à qui 573 séances de chi- miothérapie avaient été dispensées.

A la fin de l’année 2015, le nombre enregis-

tré de malades au niveau de la wilaya de Aïn Defla a atteint les 689 cas dont 43% chez les hommes et 57% chez les femmes. Les organes les plus fréquemment atteints chez les hommes sont le sang (leucémie), l’es- tomac et en troisième position la prostate. Chez les femmes, c’est le cancer du sein qui vient en tête de tous les cas de cancer dans une proportion de 34% suivi par les atteintes homéopathiques, l’appareil digestif et le col de l’utérus. Pour ce qui est des tranches d’âges affectées, chez les hommes comme chez les femmes, il s’agit des personnes du 3 e âge, les plus de 75 ans chez les hommes et les plus de 65 ans chez les femmes. On signalera que pour les interventions chirurgicales, en l’occurrence la mastectomie (interventions chirurgicales sur sein), elle se pratique par les chirurgiens Ouadia Nassim au niveau de l’EPH de Aïn-Defla et par le D r Allali Radhia au niveau de l’hôpital Farès-Yahia de Miliana. Pour le traitement complémentaire, la radiothérapie, les patients s’orientent vers d’autres centres tels que Blida, Alger, Batna pour les hôpitaux publics ou vers des cliniques privées qui disposent d’un accélérateur de par- ticules. Au niveau du service d’oncologie de l’hôpital Makour-Hamou de Aïn-Defla, l’équipe, qui est constituée par les D r Aït Kaci Salima, Abada Mohammed, Abada Radja et Chaouchi Amine, enregistre entre 30 et 35 nouveaux cas par mois, ce qui a entraîné l’extension du ser- vice en le dotant de 4 fauteuils et à traiter des patients même le vendredi et le samedi. Le service est également approvisionné en pro- duits pharmaceutiques et en consommables régulièrement. Face à cet aspect de la gestion et de l’as- sistance médicale dispensé par le secteur public, il y a tout un champ dramatique où vivent les personnes atteintes par cette lourde pathologie, les personnes mais aussi les membres de leur famille, le stress incommen- surable, la douleur, le manque de moyens matériels, le peu de solidarité et, surtout, la pauvreté et même la grande misère à laquelle sont confrontés ces patients dont beaucoup vivent dans le monde rural, souvent déshérité, dans des localités comme El-Maien, Bourous, Aïn-Adem, et autre M’khatria, pour ne citer que celles-ci. Dans ce champ douloureux où se conjuguent la maladie et une misère pour de très nombreux patients, une seule association d’aide et de soutien active, il s’agit de

l’Association nationale El Fajr depuis l’installa- tion de son bureau de wilaya, en avril 2014, bureau que préside M me Meki, une dame retrai- tée du secteur de la santé où elle a exercé la fonction d’infirmière, pendant 40 ans.

A son actif, il y a les visites régulières qu’el-

le effectue aux malades pour leur apporter le soutien moral et matériel provenant de quelques dons, très limités eu égard aux besoins, dons de personnes qui font preuve de générosité et de solidarité. Le bureau de l’association a enregistré au jour d’aujourd’hui 635 malades, tous vivant dans le monde rural et dans des zones déshé- ritées. La présidente nous cite quelques cas parmi tant d’autres, celui de cette famille qui, lors d’une visite, a trouvé la mère avec ses

enfants qui, en guise de déjeuner, avaient du pain qu’ils trempaient dans une tisane. C’est aussi le cas de cette famille de la localité de Aïn-Adem dans la daïra de Boumedfaâ où le père souffre d’un cancer du côlon, un fils qui a perdu la raison et qui est interné, une fille qui vient de décéder d’une tumeur au cerveau, la seule personne indemne est une jeune fille de 26 ans qui s’occupe de la famille. Elle nous cite aussi le cas de cette famille vivant dans le douar des Ouled-Bassa, dans la commune de Tachta (El-Abadia), où la mère souffre d’une atteinte au sein et dont le père âgé de 90 ans, grabataire, dort à l’exté- rieur de la chaumière. Encore un autre cas, tout aussi dramatique, celui de cette famille de Tiberkanine dont le père est aveugle, un fils atteint d’une tumeur du côlon et quatre enfants souffrant d’anémie sévère, outre toutes ces douleurs, il y a lieu de signaler que la chaumière que la famille occu- pe se situe à proximité des carrières et est, donc, secouée presque au quotidien par les explosions des mines, générant ainsi des trau- matismes. M me Meki fait part également du cas de cette famille vivant dans le douar des Guetatfa, dans la commune de Djelida, à qui il

faut parcourir 10 km de piste pour arriver au CW de wilaya n°10 reliant Djelida à Bordj- Emir-Khaled. La famille, qui compte cinq enfants dont la mère est atteinte d’un cancer du sein métastasé, vit dans une chaumière éri- gée dans le lit d’un oued. Et la liste des familles touchées et par la maladie et par la misère est longue. Il faut reconnaître que ces situations n’ont pas laissé certains spécialistes indifférents. Certains s’associent à ce mouvement de soli- darité. On nous a fait savoir que le D r Zibouche qui, au niveau de son laboratoire, procède à des analyses à titre gracieux pour les démunis, ce que fait aussi le D r Yahiaoui pour la scinti- graphie, le D r Touati pour les cytoponctions. Le directeur de la DAS questionné à propos des situations que vivent ces familles, nous a indiqué que son secteur attribue une allocation forfaitaire de 3 000 DA mensuellement dans le but de permettre à ces malades de contracter une assurance auprès de la Cnas pour l’obten- tion de la carte Chifa, que le budget de wilaya prend en charge les produits pharmaceutiques que délivre une officine conventionnée conjoin- tement avec la DAS et la Cnas et que la Direction de la santé prend en charge les soins proprement dits et même certains suivis médi- caux (radios, analyses, scanners…) Une initiative louable a été prise par l’APC de Sidi-Lakhdhar (daïra de Khemis-Miliana), nous signale-t-on, une initiative qui fait que la commune a pris en charge les nécessités de

TIPASA

30 malades résidant dans la commune. On espère que cet exemple de solidarité fera tache d’huile. Cependant, ce qui manque le plus pour cette catégorie de patients, c’est un vaste mouvement de solidarité populaire surtout quand on sait que certains, se croyant à l’abri des malheurs, se livrent à des gaspillages monstrueux à l’exemple de ces deux jeunes qui sont entrés en compétition pour faire explo- ser le plus de feux d’artifice et que le gagnant du concours a dépensé pour cela une cinquan- taine de millions de centimes en une nuit, du haut de sa terrasse. Par contre, dans certains cas, des malades ont aidé d’autres malades dans le besoin. Ces familles, nous dit-on, ont besoin de soutien moral, ne serait-ce que des visites et quelques paroles, et pour les aides matérielles, les personnes généreuses peuvent donner directement aux concernés, l’association a éta- bli la liste nominative de ces familles et leurs coordonnées. Il s’agit là d’un mouvement de solidarité de tous en direction de ces personnes et leurs familles, un mouvement qui reste possible, sous forme de dons directs (vêtements, literie, couches, denrées alimentaires…) L’association, de par son caractère national, ne peut prétendre localement à une quel- conque subvention de wilaya, selon la régle- mentation.

Karim O.

Journées pédagogiques à l’École régionale des Beaux-Arts

dans ses explications l’organisa- tion telle qu’exercée par plusieurs chefs de service et cadres quali- fiés, dont l'un provenant de l'Ecole régionale de Batna, l’un attaché à Sétif et le troisième à Tipasa et affecté à Sidi-Bel-Abbès, tandis que 18 autres sont vacataires, y compris des étudiants universi- taires de la Faculté d'architecture de Blida, en soulignant que l'ad- ministration de la formation avait demandé à ces professeurs des propositions et suggestions péda- gogiques permettant d’identifier les éventuels problèmes et les dif- ficultés rencontrées dans leur car- rière. A ce titre, il a été évoqué la nécessité d’avoir un médecin, ainsi qu’un inspecteur spécialisé dans l’évaluation des profils de professionnels de l'éducation et de formation, et même l’ajout de hauts-parleurs pour accompagner les enseignants dans le dévelop- pement de l'information et les dis- cussions ainsi que la situation pédagogique problématique née de l'apparition éventuelle d'obs- tacles où les professeurs parlent et échangent des infos dans le cadre des ateliers pour les perfor- mances des techniques pédago- giques dans la fourniture et la prestation des programmes et

Sous l’égide de M. Mihoubi, le ministre de la Culture, en présence du wali de Tipasa et du directeur chargé des finances au sein de l’Ecole régionale des Beaux-Arts, il a été organisé récemment l’ouverture des Journées pédago- giques à l'Ecole régionale des Beaux-Arts de Tipasa.

Cet événement, qui s’est déroulé au sein de la Bibliothèque centrale publique de Tipasa, a vu le lancement des Journées péda- gogiques de formation au sein de l'Ecole régionale des Beaux-Arts de Tipasa en concertation avec la Direction de la culture et de la Bibliothèque centrale de Tipasa. Cet événement a eu pour thème le mode d’enseignement et de formation et les concepts pédagogiques tels que précisés par le D r Bouzidi Ismaïl au cours de la matinée. Dans le cadre des travaux d’ateliers, l’intervenant ainsi que le D r Saâd Jahid Attia de Bouzaréah, et le professeur Larbi El Attawi, un spécialiste des tech- niques artistiques et chargé du suivi de la préparation de fiches techniques pour les perspectives de cette formation, étaient pré- sents pour un échange d’expé- riences au cours de la soirée en vue de compléter les programmes prévus par les acteurs de ces for- mations. Durant les différentes interventions sur les types de

notations, lors de la mise en œuvre des indicateurs et les cri- tères préconisés par le D r Bouzidi Ismaïl, le D r Jahid Saâd Attia et le professeur Larbi El Attawi, il a été élaboré des tests proposés par le D r Ismaïl Bouzidi, spécifiques à chaque atelier et représentatifs des réalisations basées sur les fondamentaux, les normes et les étapes initiées par le groupe d’in- tervenants à l’instar du D r Bouzidi Ismaïl, du D r Saâd Attiya Jahid et du professeur Larbi El Attawi. Evoquant ces journées d'en- seignement et de formation, l’un des participants a tenu à présen- ter un aperçu de l'Ecole régionale et les étapes pédagogiques les plus importantes requises pour passer à la formation continue, dans le cadre du programme arrê- té au cours du mois d’octobre 2016 concernant 3 lignes princi- pales, notamment l'application, la conduite et la gestion de cette entreprise, tel que commenté et expliqué par M. Othmane, l’un des directeurs des Ecoles régio- nales des Beaux-Arts qui évoque

techniques, au profit de 3 ateliers dédiés aux travaux spécifiques dans le domaine de l'enseigne- ment et particulièrement ceux dédiés aux six spécialités pour les étudiants en aménagement, en image de contact, aux beaux-arts,

à la peinture et aux arts isla-

miques arabes, notamment celles offrant des cours de spécialisation en matériaux appliqués théo- riques aux compétences en maté- riaux appliqués, des compléments requis et nécessaires pour des études approfondies de quatre ans dédiées aux étudiants soumis

à un système externe en raison

de l'absence d’hébergement et de budget spécifiques au profit des professionnels. S’agissant des missions de transport, aller le matin et retour le soir, et la distance d’éloigne- ment des familles, dira en l’occur- rence l’un des intervenants en concluant son discours sur la compétitivité inter-écoles régio- nales, notamment lors de la déli- vrance des certificats artistiques, sur une échelle de 10 à 12 aux titulaires de l'enseignement supé- rieur. S’agissant de l'Ecole régionale des Beaux-Arts de Tipasa fré- quentée actuellement par 49 étu- diantes et étudiants pour une période de formation qui s'étend sur quatre ans, dont 2 années de tronc commun, les stagiaires subissent un concours d’évalua- tion de candidature en matière de culture générale et un examen d’accès soutenu devant le comité spécial. Cette école dispose de deux paliers exigeant de ceux prove- nant de la troisième année secon- daire de passer un concours d’ac- cès, de manière à faciliter la découverte de talents à l'école et donnant leur chance à tous ceux qui le souhaitent et à tous ceux obtenant le diplôme de baccalau- réat d’assister à l'Ecole régionale des Beaux-Arts.

Houari Larbi

AÏN-TÉMOUCHENT

La radio locale souffle sa 10 e bougie

La radio régionale de Aïn-Témouchent a célébré cette semaine le 10 e anniversaire de sa naissance, soit le 26 mars de l’an- née 2008.

Un anniversaire fêté au niveau de l'hôtelier Bel Air, du chef-lieu de wilaya, et en présence de la première responsable de la wilaya, du P/APW, des autorités civiles et militaires, de la société civile et les journalistes locaux. De l'avis même des animateurs de cette radio, cette dernière est écoutée un peu partout à travers le pays et même en dehors soit en Europe et au Japon ; à vrai dire, ses ondes pénètrent dans tous

les foyers, en raison de la variété de ses pro- grammes traitant de nombreux thèmes, entre autres : social, culturel, économique, sportif et les informations. Le directeur de cette radio régionale, en l'occur- rence M. Meliani Mohamed, dans une courte allo- cution, a tracé l'historique de cette radio tout en louant le mérite du président de la République Abdelaziz Bouteflika qui a déployé d’énormes efforts pour l’amélioration qualitative et quantitative du secteur de l’information et de la communication utile pour le développement local. Il dira que la radio œuvrera à l’information de proximité. Ensuite, madame la wali et le P/APW sont intervenus pour

saluer le travail des journalistes de la radio, le per- sonnel et les ont félicités. En matière de proposition, les citoyens, dont les opérateurs économiques et investisseurs, atten- dent beaucoup de cette radio dans le cadre du marketing pour vendre l’image de la région et contribuer au développement économique axé sur le tourisme, l’agriculture et l’industrie afin de faire de cette wilaya un pôle attractif. Avant la clôture, le directeur a lu la lettre de M. Chaâbane Loukal, ainsi que les félicitations et les encouragements du directeur général de la Radio nationale.

S. B.

Le Soir

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Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE 7

d’Algérie Régions Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE 7 BOUIRA Sit-in des jeunes

BOUIRA

Sit-in des jeunes entrepreneurs devant la Badr et la Cnac

Avant-hier, plusieurs jeunes entrepreneurs ayant créé leurs entre- prises dans le cadre des dispositifs Ansej (Agence nationale de sou- tien à l’emploi de jeunes), Cnac (Caisse nationale d’assurance chô- mage) ou encore Angem (Agence nationale de gestion de microcrédit) ont organisé deux sit-in pour attitrer l’attention des pou- voirs publics sur leur situation.

Rencontrés devant le siège de la succursa- le Badr de Bouira, les jeunes entrepreneurs brandissaient des mises en demeure émanant de la banque leur enjoignant de s’acquitter de leurs dettes sous peine de se voir touchés par des procédures de saisie de leurs matériels. Des procédures qui ont touché malheureuse- ment bon nombre de jeunes entrepreneurs qui se retrouvent, du jour au lendemain, sans aucune ressource. Aussi et d’après ces jeunes entrepreneurs, leur présence sur les lieux est avant tout un appel du pied pour que les responsables de cette banque cessent leur harcèlement. D’ailleurs, certains présents n’hésitent pas à rappeler les engagements du ministre du Tra- vail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale qui déclarait, en août dernier, depuis Guelma, avoir donné des instructions aux banques pour cesser toute procédure de saisie concernant les jeunes entreprises créées dans le cadre des différents dispositifs d’aide. Cela étant, si certains présents se disent prêts à accepter un nouvel échéancier de paie- ment qui puisse préserver leurs entreprises, d’autres réclament carrément l’effacement d’une partie des dettes, soit un effacement à hauteur de 50%. Ceux-là évoquent comme arguments les mêmes engagements du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, à savoir un quota de 20% des marchés publics qui doivent revenir à ces entreprises créées dans le cadre des disposi- tifs d’aide à l’emploi de jeunes, ainsi que la réservation d’une partie des projets de sous- traitance pour elles. Des engagements qui sont restés lettre morte, alors que ce responsable

Photo : DR
Photo : DR

Des jeunes entrepreneurs réclament des mesures plus clémentes.

créées dans le cadre des trois dispositifs avec 9 000 entreprises Ansej, 4 000 Cnac et 50 000 Angem. Selon ces jeunes, la majorité des dos- siers a été acceptée dans la foulée du prin-

temps arabe entre 2011 et 2012. C'est dire s'ils sont responsables de ce qu'ils subissent aujourd'hui comme revers de la médaille

Y. Y.

assurait avoir donné des instructions dans ce sens aux walis pour application. Cela étant, outre ces quotas qui ne sont pas appliqués, les protestataires évoquent également la concurrence déloyale menée par certains grands entrepreneurs qui investissent dans des créneaux dédiés, dans un premier temps, aux jeunes entrepreneurs comme le transport des marchandises, et réclament la révision du taux de leur imposition sinon son annulation pour cause de manque total de tra- vail, etc. Enfin, les jeunes entrepreneurs qui étaient présents ce jeudi devant la succursale Badr, avant de se diriger vers le siège de la Cnac où ils ont organisé également un sit-in de protes- tation, rappellent qu’ils sont sous pression quo- tidienne quant à leur sort et celui de leurs entreprises et citent même la mort par AVC d’un de leurs collègues, l’année passée, à cause de ces pressions exercées par ces organismes publics sur eux. Pour rappel, à Bouira, selon les protesta- taires, il existerait quelque 18 000 entreprises

PLUS DE 500 TÊTES D’OVINS ET PLUSIEURS VACHES ET VEAUX VOLÉS EN MOINS DE TROIS MOIS

Le vol de bétail prend des proportions alarmantes

sans qui ont signalé ces vols à la Gendarmerie nationale, les vols se sont poursuivis durant les semaines suivantes. Selon le P/APC de Dirah, qui s’exprimait à ce sujet sur les ondes de Radio Bouira, 12 têtes d’ovins ont été volées à Ouled-Yahia, 10 têtes à Iâat, 35 à Guiata, 10 autres à Traka, une vache et son petit à Ouled-Ahmed-Badaoui, une vache à Djaâfra ; des localités qui relè- vent toutes du territoire de la com- mune de Dirah. Face à ce phénomène, les éle- veurs se sont retrouvés impuis- sants. Les bandes de malfaiteurs qui excellent dans ces vols cou- rent toujours malgré les rondes que les éleveurs et les villageois, par solidarité, organisent pour assurer une surveillance des lieux pendant les nuits. A ce sujet, le chef du groupe- ment de la Gendarmerie nationale de la wilaya de Bouira, le colonel Kamel Mahdjoubi, qui s’exprimait également sur les ondes de Radio Bouira, dira que des patrouilles ont été créées spécialement pour ce genre de vols, et sont prêtes à

Le phénomène du vol de bétail à Bouira refait surface. Depuis le début de l’année en cours, les vols à répétition de bétail surtout dans la région de Dirah et Hedjra-Zerga, mais également dans les communes d’El-Hachimia et Oued-el-Berdi, sont signalés. Un phénomène qui a créé une grande panique chez les éleveurs malgré toutes les précautions prises par leurs soins.

Selon les éleveurs qui nous ont fait part de leur situation cette semaine, le phénomène des vols de bétail, surtout dans les deux communes de Dirah et Hedjra- Zerga, a créé un désarroi total dans ces localités reculées de la wilaya. En moins de trois mois, pas moins de 520 têtes d’ovins et trois vaches et deux veaux ont été volés, ne laissant aucune trace. Selon nos informations, les voleurs, qui agissent en bandes organisées, exploitent les nuits de mauvais temps, avec vent et pluie, pour commettre leurs forfaits. C’est ainsi que pendant une seule nuit, en février dernier, 160 têtes de moutons et de brebis ont été volées au village de Regassa, dans la commune de Hedjra- Zerga. Quelques jours plus tard,

et toujours dans les mêmes condi- tions climatiques, un autre vol de 275 têtes d’ovins a été commis non loin de ce village, à Drablia dans la même commune de Hedjra-Zerga. D’après les éleveurs qui racon- tent leurs mésaventures, malgré l’alerte qui a été donnée pendant les premières heures de la nuit, soit aux environs d’une heure du matin, et malgré les recherches qui ont été entamées immédiate- ment, les traces des voleurs ont été retrouvées, des témoins auraient même aperçu un camion qui rejoignait l’autoroute Est- Ouest, mais, malgré ces signale- ments, les bêtes volées n’ont jamais été retrouvées. Pire, et malgré les alertes don- nées le lendemain par ces pay-

intervenir de jour comme de nuit, mais, le problème est que les éle- veurs ne déclarent le vol que le lendemain et à une heure tardive. Or, pour réussir à arrêter ces bandes, les éleveurs doivent avoir le réflexe de téléphoner au 10 55 aussitôt l’alerte donnée afin que les patrouilles qui existent un peu partout à travers les quatre coins de la wilaya au niveau des bri- gades de la gendarmerie inter- viennent rapidement. Surtout au niveau des abattoirs où, le plus souvent, ces voleurs se dirigent pour égorger les bêtes volées et les vendre comme viande fraîche. Une manière pour eux d’effacer toute trace de leurs vols. Cela étant, le commandant de la gendarmerie rappelle que mal- gré cela, les équipes de la gendar- merie ont réussi à arrêter plu- sieurs bandes spécialisées dans le vol de bétails et qu’actuelle- ment, des recherches actives sont en cours pour mettre la main sur ces bandes qui sont en train de sévir dans ces communes recu- lées de la wilaya de Bouira.

Y. Y.

FORMATION

PROFESSIONNELLE

La nomenclature des spécialités en phase de révision

Le ministre de la Formation et de l'En- seignement professionnels a affirmé que la nomenclature des spécialités de la forma- tion professionnelle était en phase de révi- sion et d'enrichissement, avec comme objectif l'introduction de spécialités adap- tées aux exigences actuelles de l'économie nationale et à l'évolution du marché de l'emploi. S’exprimant jeudi dernier au Conseil de la nation dans le cadre d’une séance de questions orales, Mohamed Mébarki a esti- mé que la nomenclature actuelle qui comp- te 442 spécialités, «traduit la volonté des pouvoirs publics d'accompagner le pro- gramme de l'économie nationale», notam- ment en matière des énergies renouve- lables, des télécommunications, de l'industrie pétrolière, des mines, de l'agri- culture et du tourisme». Un élargissement de spécialités qui répond, selon le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, au souci de «répondre aux besoins du mar- ché du travail dans les zones indus- trielles», avec la prise en compte des «spécificités locales» et de «l'assiette industrielle disponible». Une feuille de route basée également sur «l'élargissement et la consolidation» du partenariat avec les entreprises écono- miques, à travers le Conseil de partenariat et les comités de partenariat au niveau national, en vue, selon lui, de «renforcer la relation entre la formation et l'emploi».

M. K.

ÉPIDÉMIE DE ROUGEOLE

35 cas suspectés et un cas confirmé à Sidi-Bel-Abbès

35 cas de rougeole suspectés sont dans l’attente des résultats des analyses du laboratoire alors que le cas d’un bébé de 11 mois est confirmé, a déclaré le porte-parole de la Direction de la santé publique de Sidi-Bel-Abbès.

Parmi ces 35 cas, figurent 20 femmes et 15 hommes tous résidant dans la ville de Sidi-Bel- Abbès, alors que les autres communes de la wilaya n’en accusent que 5 cas. Les causes de cette prévalence à Sidi-Bel- Abbès-Ville sont dues à la réticence des parents aux différents vaccins. A Sidi-Bel-

peut être enrayée grâce à la prévention, à savoir la vaccination pour immuniser les enfants. Par ailleurs, ce même conférencier a aussi déclaré qu’un cas de rubéole confirmé a été enregistré chez une femme âgée de 33 ans résidant à Sidi-Bel-Abbès. Le bébé atteint par la rougeole et la femme atteinte par la rubéole font actuellement l’objet d’une prise en charge et l’évolution de la mala- die semble maîtrisée.

A. M.

Abbès, la campagne de vaccination contre la rougeole a été de 40% alors que dans les com- munes de la wilaya, elle dépasse largement les 70%, a fait souligner le conférencier de la DSP, d’où ce grand écart dans le pourcentage et l’enregistrement de cas si importants de rou- geole à Sidi-Bel-Abbès-Ville. Une maladie qui

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Sports

Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE 8

d’Algérie Sports Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE 8 ÉQUIPE NATIONALE Message d'inquiétude

ÉQUIPE NATIONALE

Message d'inquiétude des supporters guelmis

Après la défaite mardi soir (1-2) face à la modeste équipe de l'Iran, c'est une autre déconvenue qui prouve que les entraîneurs qui se sont succédé depuis le départ de Halilhodzic, ne retrouvent plus la recette. Fini le temps, quand l'engoue- ment était total, où le stade Mustapha- Chaker était plein à craquer à chaque match. En 2014, l'équipe s'adjuge sa quin- zième place à l'échelle mondiale. Cette prestation des Verts fait pâle figure face

à ce constat. Et cela commence à faire

long pour cette équipe du top 15 du classement mondial Fifa (octobre 2014). La première défaite du section- neur national, fatale, a déclenché la chasse à «Madjer», accusé de frilosité.

Au lendemain de la débâcle de la sélec- tion nationale à Graz, des supporters guelmis ont exprimé leur mécontente- ment, depuis mercredi, en animant des discussions très chaudes, sur les places publiques et dans les cafés du centre-ville, où le sélectionneur national aurait été particulièrement visé par les critiques. «Les choix de l'entraîneur nous ont déroutés, et plus grave enco- re, aucune déclaration d'après-match n'a été faite, comme il se doit en pareil cas», souligne un ancien mordu de l'es- pérance de Guelma. Ce dernier enchaî- ne «malgré une belle cote de populari- té, à Guelma, Madjer ne fait plus vraiment l'unanimité en tant qu'entraî- neur. Surtout que les Verts ont perdu, comme ils l'ont mérité». «Même contre la Tanzanie, ils ont joué exactement pareil, et ça s'est passé sous le tapis, parce qu'ils ont gagné» a lancé un autre fervent supporter des Verts d'un quar- tier populaire de la ville. Et d'ajouter «face à l'Iran, ils ont fait preuve d'un criant manque de mordant au niveau de tous les compartiments, avec un coa- ching frileux et particulièrement inadap- té». C'est un drame, mais il n'y a plus de temps à perdre. Les éliminatoires de la Coupe d'Afrique se profilent dès le mois de septembre prochain. Alors que nos voisins proposent du beau football, le Onze national fait pâle figure. Décidément, les Fennecs traversent une grosse période de doute. Le pre- mier pointé est l’entraîneur, en l’occur- rence Rabah Madjer. Vivement critiqué par les observateurs, et les fans des Verts, ce dernier a vu un joueur cadre le tacler lors de la dernière confrontation, face à l'Iran. Remplacé par El-Mellali à la soixante-sixième minute de jeu, Riad Mahrez a montré des signes de colère et de frustration. Et même Saphir Taïder a quitté le banc des remplaçants

à la 88 e minute, en direction du vestiaire sans demander la permission. Et l'attitu- de de ces deux joueurs laisse place à des débats.

Noureddine Guergour

Décès de l'ancien arbitre international Tayeb Dani

L'ancien arbitre international algé- rien Tayeb Dani est décédé, jeudi, à l'âge de 56 ans. Né le 21 juin 1962 à Collo et père de 5 enfants, le défunt a débuté sa carrière d’arbitrage lors de la saison 79-80 il a été promu arbitre international en 1998, il a arbitré 2 finales de Coupe d’Algérie. Ancien technicien supérieur de la santé, Dani a arrêté sa carrière sportive en 2007.

FOOTBALL

COUPE D’ALGÉRIE (DEMI-FINALE)

JSK-MCA à Constantine vendredi 13

l La Commission nationale de

la coupe d’Algérie de la Fédération algérienne de football (FAF) a, enfin, annoncé la programmation de la rencontre de la demi-finale de la Coupe d’Algérie devant mettre aux prises la JS Kabylie avec le MC Alger au stade Hamlaoui de

Constantine pour vendredi 13 avril. Une domiciliation, pour rap- pel, choisie par la direction de la JSK, qui avait refusé de se pro- duire sur le stade du 5-Juillet d’Alger considérant celui-ci le ter- rain de réception de son adver- saire du jour. Et comme c’était la JSK qui avait été tirée au sort la première, c’est au club phare de la Kabylie de choisir le terrain devant abriter la grande affiche face au MCA considérée, d’ailleurs, comme la finale avant l’heure. «On recevra le MCA sur le terrain de Hamlaoui de Constantine. Nos supporters sont favorables pour qu’on joue sur ce terrain, eh bien, on choisira

Constantine. Je crois que ce sera le bon choix pour nous (…) On ne jouera pas au 5-Juillet, car c’est le stade du MCA, avait déclaré le président de la JSK Chérif Mellal à l’issue du tirage au sort des demi-finales. Nos chances d’aller en finale sont grandes. Le MCA ne me fait pas du tout peur. On fera tout pour se qualifier». L’autre rencontre de la demi-finale qui opposera l’USM Bel-Abbès au CR Zaouia aura lieu samedi 14 avril au stade du 24-Février de Sidi Bel-Abbès.

La FAF établit le calendrier de la fin de saison Le bureau fédéral de la Fédéra- tion algérienne de football, lors de sa dernière réunion tenue jeudi 29 mars, a établi le calen- drier des différentes compétitions nationales jusqu’à la fin de l’ac- tuel exercice avec la programma- tion des dates des rencontres du championnat Mobilis de Ligue 1

Photo : DR
Photo : DR

et de Ligue 2 et de la Coupe d’Algérie. Comme indiqué la semaine dernière dans son com- muniqué, la FAF annonce que le championnat de Ligue 1 s’achè- vera le 19 mai et celui de Ligue 2 le 11 mai, tout en prenant en considération les rencontres des quatre représentants algériens

aux différentes compétitions afri- caines (MCA et ESS en Ligue des champions d’Afrique, USMA et CRB en coupe de la CAF). Pour rappel, la Fifa avait deman- dé à toutes les fédérations affi- liées à l’instance internationale de terminer leurs championnats nationaux respectifs avant le début du Mondial 2018.

Ah. A.

CHAMPIONNAT ARABE DES CLUBS

L'Union arabe accorde à l'Algérie un 3 e représentant

gnera les deux clubs déjà enga- gés, l'ES Sétif et l'USM Alger, les- quels avaient été sacrés aupara- vant du titre arabe», a indiqué la Fédération algérienne de football sur sa page «Facebook». Une délégation de l'instance arabe, avait effectué, dernièrement, une visite en Algérie au cours de laquelle elle a eu des entretiens aves les responsables de la FAF, concernant de nombreux sujets dont la participation des clubs algériens à cette compétition arabe des clubs. L'instance algé- rienne avait sollicité l'engagement

e

L'Union arabe de football asso- ciation (UAFA) a accepté d'accor- der à l'Algérie un troisième repré- sentant au Championnat arabe des clubs de football qui débutera l'été prochain, avec la participation de 32 clubs, a annoncé jeudi, la Fédération algérienne de football (FAF). «L'Union arabe de football association (UAFA) a donné un avis favorable à la demande de la FAF, d'avoir un troisième repré- sentant dans cette compétition du Championnat arabe des clubs. La FAF désignera plus tard, le troisiè- me club algérien qui accompa-

d'un 3

reçu un avis favorable de la part de l'instance présidée par Turki Al Cheikh. L'UAFA avait annoncé au mois de janvier dernier, la création d'un nouveau système de compé- tition avec la participation de 32 clubs, dont le vainqueur final tou- chera 6 millions de dollars. Ce nouveau système sera copié sur les compétitions continentales avec le déroulement de matchs

club, une demande qui a

en «aller-retour» avec élimination directe, alors que la finale est pro- grammée pour le 28 ou 29 avril

2019.

1 er TOUR ALLER DES ÉLIMINATOIRES DE LA CAN-2019 U20, ALGÉRIE-TUNISIE AUJOURD’HUI À 18H AU STADE DU 20-AOÛT

Prendre option à Alger

le jour J. Le match contre la Tunisie sera extrêmement diffici- le. Les confrontations entre les pays nord-africains ont toujours un cachet particulier. Ça devrait se jouer sur de petits détails», a indiqué l'ancien international algé- rien à l'APS. Pour le défenseur Ahmed Karoum, l'équipe est «fin prête» pour affronter son adver- saire tunisien avec la volonté de décrocher le billet qualificatif pour le second tour : «Nous sommes prêts et motivés pour réaliser une belle performance face à la Tunisie et passer au prochain tour des éliminatoires de la CAN- 2019». Les partenaires d'Adem Zorgane sont conscients que leur mission est difficile mais croient dur comme fer en leurs chances d'autant qu'ils connaissent bien leur adversaire qu'ils ont battu en amical 1-0. De son côté, la sélec- tion tunisienne a bien préparé le double rendez-vous contre les Algériens avec une série de stages à domicile sur la pelouse en synthétique du stade de Korba

l La sélection algérienne des

moins de 20 ans accueillera son homologue tunisienne aujourd’hui à 18h au stade 20-Août-1955 (Alger) avec l'objectif de réussir un résultat probant avant la manche retour le 7 avril pour le compte du premier tour aller des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations-2019

(CAN-2019).

Dirigée par le duo Salim Sebaâ-Hocine Achiou, l'équipe algérienne a multiplié les stages et les rencontres amicales en pré- vision du rendez-vous aujourd’hui qui s'annonce indécis et ardu pour les deux formations. Les jeunes «Verts» ont montré de belles choses lors de la double confrontation amicale contre le Niger la semaine dernière ponc- tuée par deux succès dont un cin- glant 6-1. Mais l'entraîneur-adjoint Achiou est conscient que la Tunisie qu'il a déjà affrontée en amical est un adversaire d'un autre calibre. «L'équipe est en progression, les joueurs tra- vaillent dur pour qu'ils soient prêts

(Tunis) tout en disputant quelques rencontres amicales dont les der- nières contre le Qatar (6-3) et la Mauritanie (3-2). Le sélectionneur tunisien Mahmoud Bacha misera beaucoup sur la force de frappe du duo d'attaque Mohamed Ali Ben Romdhane et Yousri Hamza, sans oublier Ibrahim Khalifa qui évolue au Red Star (France) pour tenter de prendre de vitesse l'ar- rière-garde algérienne. La ren- contre Algérie-Tunisie sera offi- ciée par un trio arbitral marocain sous la conduite d'Adil Zouak, assisté de ses deux compatriotes Hichem Aït Abbou et Yahia Nouali. La manche retour qui se jouera le 7 avril prochain à Tunis a été confiée à un trio mauritanien dirigé par Abdelwahid Huraywidah, assisté de Basm Saef El Naser et Ibrahim Boukouz. Le vainqueur de cette double confrontation affrontera au deuxième tour le Ghana en aller et retour en mai prochain. La phase finale de la CAN-2019 aura lieu au Niger.

Nouveau calendrier des compétitions nationales

Ligue 1

24 e journée : vendredi / samedi 30/31

mars 2018

25 e journée : vendredi / samedi

06/07/ avril 2018

26 e journée : samedi 21 avril 2018

27 e journée : mercredi 25 avril 2018

Match avancé de la 28 e journée ESS- NAHD samedi 28 avril 2018

Match avancé de la 28 e journée MCA- USMBA samedi 28 avril 2018 (en cas d’élimination des deux équipes en demi-finale de la coupe d’Algérie)

28 e journée : vendredi 4 mai 2018

Match retard de la 28 e journée MCA-

USMBA le mardi 8 mai (en cas de qualification de l’une des deux équipes en finale de la coupe d’Algérie)

29 e journée : samedi 12 mai 2018

30 e journée : samedi 19 mai 2018

Ligue 2

24 e journée : samedi 31 mars 2018

25 e journée : vendredi 06 avril 2018

26 e journée : vendredi 14 avril 2018

27 e journée : vendredi 20 avril 2018

28 e journée : vendredi 27 avril 2018

29 e journée : samedi 05 mai 2018

30 e journée : vendredi 11 mai 2018

Coupe d’Algérie Demi-finales 13 et 14 avril 2018 La finale mardi 1 er mai 2018

Les matchs retard JSK-MCA le mardi 3 avril 2018 (mise à jour de la 23 e journée) USMA-OM et MCO-CRB : vendredi 13 avril 2018 (mise à jour de la 25 e journée) MCA-USMBA : mardi 8 mai (mise à jour de la 28 e journée)

Coupe de la CAF

16 es de finale bis aller : 6/7/8 avril

2018

Plateau United-USMA

ASEC.Mimosas-CRB

16 es de finale bis retour : Mardi 17

avril 2018

USMA-Plateau United

CRB-ASEC.Mimosas

Ligue des champions

4 /6 mai 2018 : TP Mazembe (RD

Congo)-ES Sétif

4 mai 2018 : MC Alger-Difaa El Jadidi (Maroc) 15 mai 2018 : ES Sétif-MC Alger.

Le Soir

d’Algérie

Sports

Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE 9

d’Algérie Sports Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE 9 ITALIE (30 e JOURNÉE)

ITALIE (30 e JOURNÉE)

La Juventus en danger

Un nouveau rebondissement est-il possible ? Alors qu'on la pensait partie définitivement sur la route d'un septième titre consécutif, la Juventus Turin a laissé Naples revenir à deux points lors de la précédente journée. Et samedi lors de la 30 e jour- née, les bianconeri auront un rendez-vous délicat face à l'AC Milan. Il y avait sans doute pour Naples quelque chose de démoralisant à voir la Juventus enchaîner les victoires : 12 avant le faux-pas face à la Spal avant la trêve internationale. Mais ce 0-0 face au promu a relancé le suspense et la réception samedi de l'AC Milan, qui arrive en pleine forme à Turin avec huit victoires et deux nuls lors des 10 derniers matchs, est un vrai danger pour les bianconeri. «A Ferrare, nous avons utilisé un joker. Maintenant on retrouve le Milan et on sait que ça sera un match équilibré. On parle quand même d'un Juve-Milan», a résu- mé hier l'entraîneur turinois Massimiliano Allegri. Ce match marque aussi le retour au Juventus Stadium de Leonardo Bonucci, parti l'été dernier

à Milan après un conflit avec Allegri. Les tifosi

devraient lui réserver un accueil très chaud, mais Bonucci a du caractère et le capitaine du Milan pourrait se nourrir de l'hostilité de ses anciens fans. Revenu à la 6 e place, qualificative pour l'Europa League, l'AC Milan de Gattuso ouvre de son côté à Turin une semaine impor- tante, avec mercredi le derby face à l'Inter, en match en retard de la 28 e journée. En milieu de semaine, les Turinois auront eux aussi un très grand rendez-vous à gérer avec la réception du Real Madrid en quart de finale aller de la Ligue des Champions. «Ces deux matchs représen- tent un moment crucial dans notre saison, ils sont vraiment décisifs. Mais la plus grosse erreur que l'on pourrait commettre, c'est de pen- ser au Real. Le match contre Milan est très important», a expliqué le défenseur turinois Andrea Barzagli.

Bologne avant le Barça Le discours est identique à la Roma, qui doit aller défendre sa 3 e place à Bologne samedi avant de se tourner vers son déplacement mer- credi à Barcelone. «Nous aussi on pense au Barça, bien sûr, comme les tifosi. Mais pour aborder ce match de la bonne façon, on doit d'abord battre Bologne», a résumé le milieu de terrain néerlandais Kevin Strootman. Pour les Romains, l'enjeu est clair. Même s'il est tentant d'avoir la tête ailleurs avant d'aller au Camp Nou, l'objectif principal est le championnat, où il faut encore garantir une place dans le Top 4 et la qualification directe pour la Ligue des Champions qui va avec. Avec quatre points de marge sur l'Inter Milan (4 e ) et cinq sur la Lazio Rome (5 e ), la situation des giallorossi est solide mais pas si confortable, l'Inter comptant un match en moins. Le match de samedi est donc important, et il sera particulier pour l'entraîneur Eusebio di Francesco, qui retrouvera son fils Federico, milieu offensif de Bologne.

Naples sans filet Pour croire encore en ses chances de titre, Naples espérera ce week-end une nouvelle erreur de la Juventus, mais devra aussi de son côté faire le nécessaire à Sassuolo. Le club du géant Mapei vit une saison compliquée et traîne

à la 15 e place du classement, loin de l'Europe

League qu'il disputait il y a moins de trois ans. Mais après une terrible série de quatre nuls et cinq défaites, Domenico Berardi et ses équipiers ont enfin retrouvé la victoire en allant battre l'Udinese juste avant la trêve. L'Inter Milan (4 e ), de son côté, recevra le Hellas Vérone, relégable (19 e ), alors que la Lazio accueillera la lanterne rouge Benevento, privée de Bacary Sagna, blessé.

Le programme Samedi 31 mars, (15h GMT) Bologne-AS Rome (10h30) Atalanta Bergame-Udinese Cagliari-Torino Fiorentina-Crotone Genoa-SPAL Inter Milan-Hellas Vérone Lazio Rome-Benevento Sassuolo-Naples Chievo Vérone-Sampdoria Gênes (16h) Juventus Turin-AC Milan (18h45)

FOOTBALL

ESPAGNE (30 e JOURNÉE)

Le Barça à Séville, le mois d'avril sur un fil

Le FC Barcelone, qui vise le tri- plé Liga-Coupe-Ligue des cham- pions, aborde sans filet un mois d'avril décisif. Avec, pour com- mencer, un choc à Séville en Championnat d'Espagne, samedi pour la 30 e journée, répétition générale de la finale de Coupe du Roi (21 avril). Le Barça peut-il reproduire cette saison les cartons pleins réussis lors des printemps 2009 et 2015 ? Le club catalan abor- de la dernière ligne droite en étant en tête de la Liga, en finale de la Coupe et en quarts de C1. «Nous allons jouer notre chance dans toutes les compétitions ce mois-ci, a résumé mercredi l'en- traîneur barcelonais Ernesto Valverde. Et les trois points contre Séville peuvent être rela- tivement décisifs.» Ce duel samedi au stade Sanchez- Pizjuan sera crucial pour les deux clubs. Sur le plan comp- table, Séville (6 e , 45 pts) a perdu trois de ses cinq derniers matchs de Liga et doit s'accro- cher aux places européennes face à des poursuivants mena- çants. Le Barça (1 er , 75 pts), lui, a besoin d'un sans-faute sur les cinq prochaines journées pour espérer décrocher le titre de champion dès le week-end du 29 avril, juste avant le clasico face au Real Madrid le 6 mai en espérant que l'Atlético (2 e , 64 pts) flanche au moins une fois sur la période. Sévillans et

Le programme (en heure GMT) Samedi Gérone-Levante (11h) Athletic Bilbao-Celta Vigo (14h15) Las Palmas-Real Madrid (16h30) Séville FC-FC Barcelone (18h45) Dimanche Espanyol Barcelone-Alavés (10h) Leganés-Valence (14h15) Eibar-Real Sociedad (16h30) Malaga-Villarreal (16h30) Atlético Madrid-Deportivo La Corogne (18h45) Lundi Getafe-Betis Séville (19h)

Photo : DR
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Barcelonais doivent aussi faire

le plein de confiance avant les

quarts aller de C1, respective- ment mardi face au Bayern Munich et mercredi contre l'AS Rome. Enfin, impossible de ne pas penser à leurs prochaines retrouvailles en finale de la Coupe du Roi le 21 avril au stade Metropolitano de Madrid Pour toutes ces raisons et pour enchaîner une 37 e journée

consécutive d'invincibilité en

Liga, à une unité du record éta- bli par la Real Sociedad (38 matchs en 1979-1980), le Barça

a grand besoin d'un Lionel

Messi en pleine forme. L'Argentin, qui souffrait de gênes persistantes au niveau des ischio-jambiers, n'a pas joué avec sa sélection mais il a repris l'entraînement jeudi et Valverde s'est dit «tranquille» à son sujet.

Le Real veut voir plus haut Le Real Madrid, distancé en Liga (3 e , 60 pts), connaît sa prio- rité cette saison : viser une troi- sième Ligue des champions

consécutive, avec un quart aller

à jouer contre la Juventus Turin mardi. Pour autant, l'entraîneur madrilène Zinédine Zidane assure ne pas vouloir tirer un trait sur la Liga alors que son équipe se déplace samedi chez

le mal-classé Las Palmas, aux îles Canaries. Un club entraîné par Paco Jemez, connu pour avoir été un grand détracteur de «ZZ» à ses débuts de technicien en 2014. Dans l'esprit de Zidane, rester compétitif en championnat est la meilleure manière de rester concentré sur la C1. «En tant que responsable de l'équipe, je dois transmettre l'idée que tous les matchs sont importants, et qu'ils sont impor- tants pour se préparer», a souli- gné le technicien français. Faute de pouvoir rivaliser pour le titre à 15 points du Barça, le Real ambitionne néanmoins de se rapprocher de la deuxième place occupée par l'Atlético avant le derby madrilène dimanche 8 avril. «Nous sommes troisièmes et il faut essayer d'être deuxièmes», a résumé Zidane. Contre Las Palmas, le Français pourrait néanmoins choisir de se passer de sa star Cristiano Ronaldo:

selon la presse espagnole, le Portugais compte arriver frais contre la Juve.

ZIDANE AU REAL L'AN PROCHAIN ?

«Mon envie, c'est de continuer»

Zinédine Zidane, sous contrat au Real Madrid jusqu'en 2020,

a déclaré vendredi vouloir «continuer» à son poste d'entraîneur

la saison prochaine, clarifiant pour la première fois ses projets pour 2018-2019 et confirmant ne pas ressentir de lassitude après deux ans en fonction. «Mon envie, c'est de continuer», a

déclaré le technicien français en conférence de presse. Zidane (45 ans) a, néanmoins, reconnu lui-même la grande instabilité d'un poste aussi exposé médiatiquement, alors que son Real, double champion d'Europe en titre, jouera sa saison lors d'un quart de finale de Ligue des champions à haut risque contre la

Juventus Turin (3 et 11 avril). «Ici, on dépend des résultats. Ça n'a pas changé, ça ne changera pas, c'est l'exigence de ce club

et je l'ai acceptée quand j'ai pris ce poste. Je sais où je suis, ça

fait 18 ans que je suis là même si on ne dirait pas», a souligné l'ancien meneur de jeu du Real (2001-2006). «Je sais parfaite- ment comment ça se passe et je joue le jeu. Je fais ce que j'ai- me, je le fais à fond et si la question c'est : voulez-vous conti- nuer ? Oui, je vais continuer», a-t-il lancé, rejetant l'idée d'une usure : «Ah non, pas du tout, pas maintenant.»

ALLEMAGNE (29 e JOURNÉE)

Un «Klassiker» pas très classique

les

deux,

revanche seul maître de son destin lors de la prochaine jour- née (la 29 e ), et serait sacré champion en cas de victoire en déplacement à Augsbourg. Bayern, qui reste sur une défaite à Leipzig, n'a pas pour habitude de perdre deux matchs consé- cutivement. Mais le Borussia a deux bonnes raisons pour réus- sir un exploit en Bavière. «Il n'est pas dans nos intentions de

voir le Bayern fêter le titre contre nous», a déclaré l'entraîneur Peter Stöger, bien conscient qu'un tel dénouement serait très dur à avaler pour les supporters

et les dirigeants du club qui se

pose en principal rival des Bavarois depuis des années. Plus prosaïquement, Dortmund ne peut se permettre de perdre aucun point dans la lutte au cou- teau pour le Top 4, qualificatif pour la Ligue des champions.

Les joueurs de la Ruhr sont 3 avec 48 points à une longueur de Schalke, mais sont talonnés par Francfort (45 pts), Leverkusen (44 pts) et Leipzig (43 pts).

e

Un œil sur Séville L'entraîneur du Bayern Jupp Heynckes assure qu'il lui est «indifférent» de remporter le titre ce samedi ou plus tard. Pour lui, le grand rendez-vous de la semaine est mardi à Séville, en quart de finale aller de C1. Il dispose de presque tout son effectif de stars. Seuls

manquent le gardien Manuel Neuer, victime d'une fracture du pied en septembre, qui a repris le footing mais n'a pas encore retouché le ballon, Kingsley Coman, qui récupère de son opération de la cheville, et Juan Bernat, touché à la cheville.

Malgré les 18 points d'avance du leader Munich sur le troisième Dortmund, le «Klassiker» de la 28 e journée de Bundesliga samedi reste lourd d'enjeux, pour le Bayern qui peut être sacré cham- pion, mais surtout pour le Borussia qui n'a plus le droit à l'er- reur s'il veut se qualifier pour la Ligue des champions. Le géant bavarois compte 17 points d'avance sur son dauphin Schalke, alors qu'il reste sept journées à disputer. Deux condi- tions sont nécessaires pour qu'il remporte dès ce week-end le 28 e titre de son histoire, le sixiè- me consécutif : qu'il batte Dortmund à l'Allianz Arena, mais aussi que Schalke ne gagne pas à domicile samedi contre le modeste Fribourg. Si le Bayern et Schalke s'imposent

le

tous

«Rekordmeister» sera en

Côté Dortmund, Marco Reus souffre des adducteurs : «Il ne s'est pas encore entraîné avec l'équipe», a dit Stöger. «J'ai plu- tôt des doutes sur sa capacité à pouvoir jouer samedi». Le jeune Belge Michy Batshuayi, qui enfi- le les buts comme des perles depuis son arrivée dans la Ruhr en janvier en provenance de Chelsea, sera en revanche sur le terrain pour son premier «Klassiker» allemand.

Programme, heure GMT

Samedi (14h30) Stuttgart-Hambourg Hanovre-Leipzig Leverkusen-Augsbourg Hoffenheim-Cologne Schalke-Fribourg Bayern-Dortmund (17h30) Berlin-Wolfsburg (19h30) Dimanche (14h30) Brême-Francfort Mayence-Mönchengladbac.

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Sports Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE 1 0 JEUX OLYMPIQUES D'HIVER-2026 Aujourd’hui,

JEUX OLYMPIQUES

D'HIVER-2026

Aujourd’hui, date butoir pour les villes «intéressées»

Calgary, Sapporo, Schladming/Graz, Sion, Stockholm et un ticket Milan/Turin et peut-être d'autres : les villes «intéres- sées» par une candidature à l'organisa- tion des Jeux olympiques d'hiver 2026 ont jusqu'à ce soir pour se manifester offi- ciellement auprès du CIO avant une dési- gnation prévue en septembre 2019. Après Pyeongchang en 2018 et Pékin en 2022, il semblerait logique que la grand- messe des sports d'hiver revienne en Amérique du Nord ou en Europe en 2026. Mais face à la raréfaction des can- didatures, souvent plombées par le refus de leurs propres habitants pas très chauds à l'idée de payer une facture sou- vent lourde, le CIO n'exclut personne a priori. Ainsi, la station japonaise de Sapporo, déjà hôte des JO en 1972, n'a- t-elle pas renoncé, face à la ville cana- dienne de Calgary qui a déjà accueilli les JO d'hiver en 1988. Auxquelles s'ajoutent les candidatures européennes de Sion (déjà battue par Turin pour les JO-2008), Stockholm et du tandem autrichien Schladming/Graz qui a émergé après le retrait d'Innsbruck suite à un référendum. Sion 2026 «a confirmé au CIO son intérêt de participer à la phase de dialogue l'au- tomne dernier déjà», explique à l'AFP son président Jürg Stahl. «Notre concept technique est déjà très avancé, il nous faut maintenant gagner le cœur et la confiance des gens», ajoute M. Stahl, alors que la candidature suisse sera sou- mise à un référendum incertain. Le Comité olympique italien à, lui, annoncé jeudi avoir envoyé une lettre d'intention proposant la candidature commune de Milan et Turin. Mais surtout, l'instance olympique innove et a adopté «une nou- velle approche» pour ce processus de candidature qui s'achèvera en septembre

2019 avec l'élection de la ville hôte lors

d'une session prévue à Milan. Objectif:

réduire la charge de travail pour les villes candidates et les coûts de cette candida- ture, avec moins de rapports à livrer.

JEUX AFRICAINS DE LA JEUNESSE

40 athlètes de vovinam viet vodao en stage à Tlemcen

Pas moins de quarante athlètes fai- sant partie de l’équipe nationale féminine et masculine de vovinam viet vodao sui- vent, à Tlemcen, un stage de préparation aux prochains Jeux africains de la jeu- nesse d’Alger 2018, a-t-on appris de l’en- traîneur national. Succédant au stage d’Aïn Benian (Alger) qui regroupait 80 jeunes sportifs nés entre 2000 et 2003, celui de Tlemcen du 25 au 30 mars se déroule dans de bonnes conditions au camp de jeunes de Lalla Setti, a indiqué Saïd Belalem. Le dernier stage de prépa- ration, d’où sortira la liste définitive des sportifs devant représenter l’Algérie à ces joutes, aura lieu prochainement à

Tixeraine (Alger), a-t-il fait savoir, souli- gnant que cette discipline, introduite en

2001 en Algérie, compte deux variantes :

le combat avec sept garçons et trois filles

et la technique ou exhibitions avec huit spécialités pour les garçons et cinq pour les filles. Le maître Mohamed Djouadj, cinquième dan de la Fédération algérien- ne de vovinam viet vodao, un sport de combat du Vietnam, a introduit cette dis- cipline en Algérie en 2001, a rappelé l’en- traîneur national des jeunes talents.

NATATION

PRÉPARATION DES JAJ-2018

L'entraîneur national des U18 tire la sonnette d'alarme

L'entraîneur de l'équipe nationale de natation des moins de 18 ans (U18) Ali Maânseri a exprimé ses regrets suite aux perturbations enregistrées dans la préparation en vue des Jeux africains de la jeunesse JAJ-2018 d'Alger (19-28 juillet), affirmant que le camp d'entraînement qui s'est déroulé au Centre de regroupement des équipes nationales de Souidania a été voué à l'échec suite à son inter- ruption.

«Nous avons été contraint d'inter- rompre notre stage de prépara- tion en raison de l'arrivée des délégations étrangères devant prendre part au 3 e championnat méditerranéen de lutte (cadets) qui se déroule à la Coupole (29- 31 mars, ndlr), ce qui nous a beaucoup perturbés. Nous avons pris la décision d'écourter le stage pour éviter à nos athlètes de faire le long trajet entre Alger- Centre et Souidania, ce qui devait les épuiser sur le plan phy- sique», a indiqué l'entraîneur national. Le technicien a appelé les responsables du sport natio- nal à trouver des solutions en matière d'infrastructures, de quoi permettre aux nageurs de se pré- parer dans les meilleures condi- tions. «Les piscines de Complexe olympique et du 1 er -Mai sont actuellement fermées pour tra- vaux, le facteur temps n'est pas en notre faveur. Nous allons rater plusieurs séances d'entraînement après la fin des vacances sco- laires, surtout qu'il sera difficile aux nageurs de faire le trajet quo- tidiennement à Souidania», a-t-il déploré. Ali Maânseri a affirmé que l'Algérie sera représentée par deux nageurs «Bellamane et Bouhamidi au meeting de Marseille du 6 au 9 avril, d'autant que les autres athlètes à l'image de Ardjoune, Khenderiche, ou encore Djaballah n'ont pas pu avoir leurs visas, ce qui constitue un gros handicap pour nous». Evoquant l'objectif de l'équipe nationale de natation lors des

Photo : DR
Photo : DR

prochains JAJ-2018, le premier responsable du staff technique s'attend «à une rude concurrence avec notamment les nageurs sud-africains, égyptiens, et tuni- siens, qui sont en train de se pré- parer convenablement pour ce rendez-vous majeur. De notre part, nous allons défendre crâne- ment nos chances en visant les meilleurs résultats possibles». De son côté, le jeune nageur Moncef Bellamane (16 ans), a annoncé la couleur en affirmant qu'il ambi- tionnait de se distinguer, avec ses coéquipiers, aux JAJ-2018. «En dépit des conditions difficiles dans lesquelles s'est déroulée notre préparation, nous allons tout faire pour bien représenter notre pays. Je regrette le fait que les entraînements se sont dérou- lés dans un bassin semi-olym- pique (25 mètres) alors que les épreuves des JAJ-2018 auront lieu dans un bassin de 50 mètres». Devant cette situation difficile vécue par les jeune nageurs algériens, le ministre de la Jeunesse et des Sports El- Hadi Ould Ali a tenu à rassurer les responsables de la natation algérienne. Le centre de Souidania a été mis à la disposi- tion des délégations étrangères participantes au rendez-vous méditerranéen de lutte.

Le président de la FAN évoque l’indisponibilité des piscines Les nageurs peuvent se pré- parer au niveau du bassin de Souidania durant le week-end et à l'issue des cours après la fin des vacances scolaires. Nous mettons toutes les infra- structures à leur disposition pour une meilleure préparation. Enfin, le président de la Fédération algérienne de nata- tion (FAN) Hakim Boughadou a souligné que son instance s'at- tèle à trouver les solutions adé- quates, devant la fermeture des deux piscines en questions pour travaux de réaménage- ment. «Les nageurs, notam- ment ceux de la capitale, souf- frent actuellement suite à la fermeture des piscines du Complexe olympique et du 1 er - Mai, ce qui a porté un sérieux coup à la préparation de nos athlètes. Nous avons conclu un accord avec l'université de Dély-Brahim qui permet à nos nageurs d'avoir des créneaux dans la piscine de cet établisse- ment universitaire, en plus de celui de Souidania. Nous allons permettre également aux clubs de s'entraîner dans ces deux bassins jusqu'à ce que les choses se remettent en ordre».

HANDBALL :

COUPE ARABE

DES CLUBS DE 2019

L’Union arabe tranchera en septembre la candidature de l’ES Arzew

Une commission de l’Union arabe de handball se rendra en septembre prochain à Oran pour inspecter les installations sportives et hôtelières sur place avant de trancher la can- didature de l’ES Arzew pour accueillir en mars 2019 la Coupe arabe des clubs vain- queurs de coupe, a-t-on appris hier auprès du président de ce club. «On a déposé notre can- didature pour accueillir la pro- chaine édition de la Coupe arabe des clubs vainqueurs de coupe lors du tournoi de Sfax (Tunisie) clôturé en début de semaine passée, et l’Union arabe nous a donné son accord de principe en atten- dant d’inspecter les lieux pro- posés pour abriter l’évène- ment», a déclaré à l’APS le président de l’ESA, Amine Benmoussa. «Notre candidatu- re est appuyée par le wali de notre wilaya (Oran) et s’inscrit dans le cadre des préparatifs de cette ville pour abriter les Jeux méditerranéens de 2021», a-t-il ajouté. La forma- tion de la ville pétrochimique a pris part à l’édition de Sfax pour sa première expérience internationale, mais a terminé à la 9 e place la compétition. «Cette participation nous a mis l’eau à la bouche, et on aime- rait bien que la prochaine édi- tion se joue chez nous. J’estime qu’Oran remplit bien les critères en matière d’infra- structures sportives et hôte- lières», a encore espéré le boss de l’ESA, soulignant qu’il s’agirait d’une «première» pour l’Algérie, dans cette compéti- tion, si le dossier de candidatu- re de son club venait d’être admis.

CYCLISME : TOUR D’ALGÉRIE 2018

Quelle signification pour l’étape de Tlemcen ?

équipe fédérale n’a pas répondu

à leur vœu. Pour preuve, sur la

vingtaine de correspondances envoyées par cette ligue à la fédération, aucune n’a connu une réponse. Un mépris total.

Dépités par ce refus de collabo- ration, les membres de cette ligue jetèrent le tablier la fin de l’année 2017. Même, après cette démission, la FAC n’a pas levé le petit doigt. C’est dire que le développement du cyclisme dans cette wilaya était le dernier de leur souci. Figurez-vous que le vice-président de la FAC rési- dant à Sidi-Bel-Abbès, n’a pas fait le geste de venir à Tlemcen,

à 70 km, s’enquérir de la situa-

Pour les initiés tlemcéniens du cyclisme, l’étape de Tlemcen inscrite au programme de la 21 e édition du Tour d’Algérie n’a pas de valeur purement promotion- nelle de cette discipline. «C’est beaucoup plus de la dentelle que de la véritable couture», diront- ils. En effet, l’explication va de soi pour les connaisseurs en ce qui concerne cette boutade. Il faut seulement se rappeler qu’après vingt ans d’inexistence, la Ligue de cyclisme de Tlemcen a été ressuscitée de ses cendres en 2016. Des jeunes universi- taires ont pris les rênes pour donner un sang nouveau à leur discipline favorite. Or, la nouvelle

tion. Rien. Et à l’occasion du 21 e

TAC, on lance en grande pompe, la 2 e étape à partir de la ville des Zianides. Pour quelle significa- tion, si ce n’est que pour la «pub» touristique ? L’aspect de la promotion du vélo n’a pas sa valeur d’être, puisqu’une fois que le dernier cycliste a franchi la borne de départ, rien ne restera, sinon que le souvenir du folklore et du «gallal». Ceux qui devraient prendre le relais ne sont pas présents, ils ont été ignorés. Faisons du tourisme à vélo au nom de la pratique spor- tive, c’était le mot de la fin pour les cyclistes tlemcéniens.

M. Z.

Le Soir Enquête-Témoignages d’Algérie 11 Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE
Le Soir
Enquête-Témoignages
d’Algérie
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Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE
S oirmagazine AniméparNaïmaYachir Numéro 325
S
oirmagazine
AniméparNaïmaYachir
Numéro
325
- PAGE S oirmagazine AniméparNaïmaYachir Numéro 325 soirmagazine@yahoo.fr ÉCLAIRAGE comprendre la maladie

soirmagazine@yahoo.fr

ÉCLAIRAGE

comprendre la maladie pour bien s’en prémunir

Dans le monde, sur les 58 millions de décès par an enregistrés, 25,5% sont dus aux infections urinaires. C’est le professeur Lecheheb, chef de service des maladies infectieuses au CHUde Sétif, qui a avancé ce chiffre lors de la sixième Journée internationale d’infectiologie. Qu’est-ce une infection urinaire ? Y a-t-il des prédispositions ? Comment s’en prémunir ?

VOYAGE CULINAIRE

chribet el beidh,

un délice goûteux et très peu coûteux

Nous allons faire une virée dans notre très chère vieille Casbah, pour y découvrir un plat si bon et si simple à la fois. Une recette économique mais ô combien goûteuse !

Lire en page 12

C’EST MA VIE

La fille et la foule

Pour la jeune fille, la ruelle des antiquaires était son endroit de prédilection quand elle avait envie de s’évader, de se sentir entourée, ou quand, parfois , elle avait le cafard.

. Lire en page 13

Infection urinaire, un sujet encore tabou

Aborder le sujet des infections est à la fois simple et compliqué. Et pourtant, il relève de la santé publique et nul n’est épargné. Soirmagazine s’y est intéressé. Témoignages.

Mounia, 25 ans :

«Un sentiment de honte»

«Je venais de finir mes études et j’ai trouvé assez rapidement du travail dans une petite entreprise privée. Pour moi, c’était le début d’une nouvelle vie. Et c’est à ce moment-là que je commençais à développer des infections uri- naires. Je n’en ai jamais parlé autour de moi sauf à ma mère. J’avais honte. Pour moi, il s’agis- sait d’un manque d’hygiène. Ce n’est qu’après avoir déposé un arrêt maladie de trois jours que j’en ai informé le service des res- sources humaines. On m’a expli- qué que je n’étais pas seule dans ce cas car la direction refusait d’installer des toilettes séparées. C’est alors que je me suis rendue compte qu’hommes et femmes uti- lisaient les mêmes WC. Avec mes collègues femmes, nous avons lancé une pétition pour l’aménage- ment d’autres sanitaires. Cela a été fait au bout de quelques mois. Depuis, je fais beaucoup plus attention. Je ne me retiens pas. Je bois assez d’eau et je prends le temps de laver les toilettes avant de m’asseoir. Aussi, je n’utilise jamais les toilettes publiques.»

Amina, 30 ans : «Je pleurais en urinant, j’appréhendais le moment d’entrer aux toilettes»

«Je me rappelle quand j’étais petite, j’avais très souvent des infections urinaires. Je criais dans les toilettes tellement j’avais mal. Sur les conseils de ma mère, je mettais de l’huile et je me lavais assez souvent. J’ai compris par la suite que c’était à cause des toi- lettes de l’école primaire. Alors, je faisais en sorte de ne pas utiliser les sanitaires de l’école. Mais une fois devenue adulte, ce problème est réapparu. Au début, ce sont quelques picotements en fin de miction et une sensation lourde au bas ventre. Et durant la journée, cela devient très vite douloureux. Quand je finis d'uriner, j'ai l'impres- sion que tout mon bas-ventre se contracte, ça brûle terriblement,

les dernières gouttes sont comme une torture. Parfois, je pleurais en faisant pipi. Je pensais à ça tout le temps. Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas pensé à aller consulter un médecin. Ce n’est qu’au bout du troisième jour, lorsque c’est deve- nu insupportable, que je l’ai fait. Il m’avait prescrit des antibiotiques et m’a conseillé entre autres de ne plus m’épiler entièrement le pubis. Chose à laquelle je n’ai pas du tout pensé. Pour moi, c’était un signe d’hygiène, alors que cela encoura- ge plein d’infections. Je trouve que nous n’avons pas assez d’informa- tions à ce sujet.»

Nora, 35 ans : «Ma fille de 5 ans souffre beaucoup»

«Ma fille est âgé de cinq ans et

a commencé à avoir des infec-

tions urinaires à son entrée en préscolaire dans l’école publique. Cela a été très dur. Je lui ai appris

à boire régulièrement, à se laver, à utiliser un gel antiseptique après

le passage aux toilettes. Mais elle

en attrapait régulièrement. J’en ai parlé au directeur de l’école mais pour lui ce n’était pas aussi impor- tant que les poux ou la varicelle. Alors en tant

que maman, je considè-

re que c’est un problè-

me crucial. Je suis même étonnée que la santé scolaire ne s’en

«JE N’EN AI JAMAIS PARLÉ AUTOUR DE MOI SAUF À MA MÈRE. J’AVAIS HONTE. POUR MOI, IL S’AGISSAIT D’UN MANQUE D’HYGIÈNE»

Photos : DR
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préoccupe pas. Maintenant, de guerre lasse, j’ai décidé de l’inscri- re dans une crèche pour y faire son préscolaire. Ceci en espérant que l’hygiène des toilettes sera réellement prise en considération. Je ne supporte plus que ma fille pleure ou ait peur d’aller aux toi- lettes. Et pis encore, qu’elle ait eu

à prendre autant d’antibiotiques à son âge.»

Mourad, 45 ans : «Difficile de détecter chez l’homme» «Une fois, je suis tombé mala-

de d’un seul coup avec fièvre,

Par Sarah Raymouche

grande fatigue et légers troubles urinaires. Mon médecin m’avait expliqué que c’était passager et que c’était juste un coup de fatigue. Et les symptômes ont rapidement disparu. Mais deux semaines après j'ai découvert du sang dans les urines. Paniqué, j’ai alerté mon médecin qui a réa- lisé que c’est une deuxième crise d’infection urinaire d’autant plus que j’avais les mêmes symp- tômes que la première fois mais sans fièvre. Il m’avait prescrit des antibiotiques mais j’ai fait encore deux autres infections, soit quatre au total. Et pourtant, les deux analyses urinaires n'ont rien révé- lé de particulier même si l'infec- tion a été repérée. Même l'écho- graphie prescrite par mon méde- cin n’avait rien indiqué. J’avais réalisé que ces infections réappa- raissent dès que je réduisais ma consommation d'eau. Alors je fai- sais très attention à cela. Malgré cela, je ressentais une douleur dans le ventre et aux testicules. Une douleur qui s’amplifiait. A ce stade, les membres de ma famille m’ont conduit au service des urgences. Après examen, les médecins ont déterminé qu'il s'agissait d'une infection de la prostate. J’ai appris sur place qu’une infection urinaire chez un homme est à prendre avec beau- coup plus de précaution que chez une femme. Même si elle est moins fréquente chez l’homme. La cause de l’aggravation de mon cas est dû à un traitement aux antibiotiques trop court.» u

est dû à un traitement aux antibiotiques trop court.» u ATTITUDES   réveille, pour ne pas

ATTITUDES

 

réveille, pour ne pas l’affronter lorsqu’el- le me demande de l’argent. Ça me donne l’impression de gagner du temps en me disant que c’est une journée en moins sans dépenses.

chaîne avec moi pour acheter le lait et qui disait que chaque mois lorsqu’il recevait son solde, il achetait son bidon de 5 litres d’huile, son sac de 25 kg de semoule, le lait qu’il stocke dans son congélateur ; avec le couscous que sa femme a roulé en été, les bottes d’épi- nards et autres herbes, il arrive ainsi à nourrir ses sept enfants avec la baraka de Dieu. Et, crois- moi, il racontait tout ça sans aucune amertume, je dirai même avec le sourire, heureux de pouvoir sub- venir aux maigres besoins de sa famille. Aïssa et Yahia ne peuvent se faire à l’idée que toucher un salaire est loin de procurer du bonheur de nos jours. On est le quinze du mois, la cagnotte est presque vide et il faut nourrir les siens en attendant la prochaine frayeur. u

Par Naïma Yachir naiyach@yahoo.fr

La paye

-

Tu te rends compte à quel point ce

Plus qu’un jour et il percevra son salai- re. Le mois a été long pour Yahia qui, à peine avait-il reçu son dû, qu’il attendait,

non sans angoisse, le prochain.

té de la voiture, les cours de soutien

traitement de misère ne peut plus nous faire vivre, nous, salariés?

pour les enfants, les frais des sorties pour les vacances et il ne reste plus grand-chose.

-

Tous les jours, je me tiens le ventre

en priant Dieu pour qu’aucune tuile ne me tombe sur la tête pour que je n’aies pas à débourser plus que prévu. - Moi, je suis arrivé à avertir mon épouse de se rendre aux fêtes de maria- ge uniquement quand il s’agit de notre proche famille. Entre le coiffeur, le

- Tu sais, Aïssa, j’avoue que ce n’est jamais de gaîté de cœur que je vais retirer ma paye. Bien au contraire, je panique. En

me rendant à la poste, je fais le calcul de

-

Il y a des moments où j’ai l’impres-

sion d’être chômeur. Je suis toujours à

court d’argent. Je compte sans cesse mes sous.

tout ce que je dois retrancher avant de garder le reste pour tenir un mois. - A qui le dis-tu ! Moi c’est pire. Je déprime. Soustraire le loyer, la mensuali-

-

Moi c’est pire. Avant de me rendre au

travail, je me réveille toujours avant ma femme, je me dérobe et quitte la maison, comme un voleur, avant qu’elle ne se

cadeau, le taxi clandestin, c’est la ruine.

-

Je vais te raconter une anecdote.

J’étais épaté par un quidam qui faisait la

Le Soir

d’Algérie

Eclairage

Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE 12

Eclairage Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE 12 Comprendrelamaladiepourbiens’enprémunir Photos : DR Dans

Comprendrelamaladiepourbiens’enprémunir

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Photos : DR

Dans le monde, sur les 58 millions de décès par an enregistrés, 25,5% sont dus aux infections urinaires. C’est le professeur Lecheheb, chef de service des maladies infectieuses au CHU de Sétif, qui a avancé ce chiffre lors de la sixième Journée internationale d’infectiologie, organisée par son service. Mais qu’est-ce une infection urinaire ? Y a-t-il des prédispositions ? Et comment s’en prémunir ?

Qu'est-ce qu'une infection urinaire et comment la reconnaître ?

Les infections urinaires sont dues à des germes, qui colonisent les voies urinaires et contaminent les urines. Elles sont très fré- quentes et peuvent toucher plusieurs organes du système urinaire : la vessie, les reins, l'urètre et la prostate.

Qui est le plus touché par les infections urinaires ?

Pour des raisons anatomiques, les femmes sont plus souvent touchées par ces infections qui prolifèrent au niveau de la ves- sie. Selon des études internationales, les infections urinaires sont très fréquentes chez les femmes : entre 20 et 40% des femmes feront une telle infection au cours de leur vie, tandis que 2 à 4% des femmes en souffrent tous les ans. Sur le site internet doctissimo, il est expliqué que chez la femme, le méat urinai- re est proche de l'anus où sont toujours présentes des bactéries. Ces dernières peuvent remonter le long de l'urètre vers la vessie et proliférer dans l'urine. Un défaut d'hygiène locale peut donc favoriser les

infections urinaires de la femme. L'homme en est relativement protégé grâce à la dis- tance qui sépare l'anus du méat urinaire — orifice situé à l'extrémité du gland — (la lon- gueur de l'urètre masculin est en moyenne de 16 cm, alors que celle de l'urètre féminin est de 2 cm). L'infection urinaire est donc plus souvent chez lui la traduction d'une anomalie au niveau des voies urinaires, en particulier l'existence d'un adénome de la prostate (qui provoque une stase des urines dans la vessie).

Qu’est-ce qui provoque les infections urinaires ? Il s’agit des bactéries (ou germes) res- ponsables et qui sont le plus souvent de la famille des entérobactéries, qui veut dire bactéries d'origine digestive. Il est à citer notamment Escherichia coli (80% des cas) ; Proteus mirabilis (qui favorise les calculs) ; Enterobacter et Citrobacter.

Quels sont les symptômes des infections urinaires ?

Parfois, l'infection urinaire n'entraîne aucun symptôme, en particulier chez les per-

sonnes âgées. L'infection urinaire peut se traduire par une fièvre isolée, sans aucun autre trouble, en particulier chez l'enfant ou les personnes âgées. Typiquement, l'infec- tion de la vessie (cystite) se manifeste par des brûlures pendant les mictions et des besoins fréquents d'uriner. Les urines sont parfois troubles, hémorragiques et/ou mal- odorantes. Il existe souvent une douleur ou une pesanteur dans le petit bassin. L'infection de l'urètre (urétrite) se mani- feste de la même façon que la cystite. L'infection du rein (pyélonéphrite) est res- ponsable de signes généraux : fièvre élevée à 39°-40°, frissons, altération de l'état géné- ral. S'y associent des douleurs lombaires qui peuvent être bilatérales. Parfois sont égale- ment présents les signes de la cystite. L'infection de la prostate (prostatite) se traduit par des brûlures en urinant, des besoins fré- quents et des faibles volumes urinés. Existent également une fièvre élevée, des frissons et parfois des signes grippaux (douleurs muscu- laires ou articulaires). Il peut exister un écou- lement de pus par le méat urétral. L'urine peut être trouble et malodorante.

Quels sont les causes et facteurs de risque des cystites ?

Normalement, l’urine est stérile. Elle contient de l’eau à 96%, des sels et des composants organiques, mais elle est exempte de micro-organismes. Cependant, en cas d’infection urinaire, des agents infec- tieux parviennent à coloniser le système uri- naire. L’urine est alors contaminée : c’est en recherchant la présence de bactéries dans l’urine que le médecin confirme le diagnostic d’infection urinaire. Chez l'enfant, une mal- formation congénitale augmente le risque d'infections urinaires. La malformation peut toucher les voies urinaires mêmes ou la colonne vertébrale (Spina bifida). L'immaturité des voies urinaires chez les nourrissons peut favoriser le développement des infections urinaires du fait d'un reflux vésical. Chez la femme, les causes anato- miques constituent les facteurs de risques principaux comme expliqué auparavant. A cela s’ajoute le fait de ne pas uriner juste après les rapports sexuels (pour éva- cuer les bactéries qui sont entrées dans l'urètre) qui est un autre facteur important. Aussi, le fait de retenir trop longtemps son envie d’uriner, garder de l’urine dans la

Synthèse Sarah Raymouche

garder de l’urine dans la Synthèse Sarah Raymouche vessie étant une manière de donner le temps

vessie étant une manière de donner le temps aux bactéries de se multiplier. La constipation est un autre facteur favo- risant, car la stagnation prolongée de matières fécales dans le rectum est une source permanente d'infestation. Plus rarement, l'infection urinaire est cau- sée par une malformation de l'appareil urinai- re (remontée des urines de la vessie vers le rein par exemple) ou gynécologique (brides de l'hymen). Chez la femme enceinte, l'aug- mentation du volume de l'utérus entraîne une compression des voies urinaires, les modifi- cations hormonales créent un milieu favo- rable à la prolifération des germes et dimi- nuent les capacités de défenses naturelles contre les infections urinaires.

Qu’en est-il des habitudes d'hygiène intime ?

Il est à noter que l'utilisation régulière de produits de toilette intime irrite la région géni- to-urinaire et entraîne un déséquilibre de la flore bactérienne du vagin. Ceci facilite alors la prolifération des germes au niveau du vagin et expose l'urètre à une éventuelle contamination. Les urines constituent en effet un bon milieu de culture pour ces germes. L'organisme se défend contre l'infection urinaire par la vidange de la vessie : un apport d'eau suffisant 1.5 l à 2 l par jour pour assurer un bon débit uri- naire est donc primordial. u

VOYAGE CULINAIRE

Par H. Belkadi

Dans notre voyage culinaire de cette semaine, nous allons faire une virée dans notre très chère vieille Casbah, pour y découvrir un plat si bon et si simple à la fois. Une recette économique mais ô combien goûteuse !

Je vais vous raconter l’histoire de cette dame fière et hautai- ne, qui a marqué son passage dans notre famille par sa person- nalité forte et rigoureuse. Elle, c’était Lla Baya, la belle-sœur de ma grand-mère et elle avait épousé l’oncle de ma mère, khali Chaâbane, un homme doux et chaleureux, tout à l’opposé de sa femme. Le couple n’avait pas d’enfants et vivait seul dans une vieille maison de la Basse Casbah qui donnait sur une rue mar- chande, très animée. Tous les matins, khali Chaâbane sortait muni de son couffin et allait faire le tour du marché à la recherche des produits listés par son épouse. Pendant ce temps, Lla Baya vaquait à ses tâches ménagères, à l’affût du moindre grain de poussière. Méticuleuse et ordonnée, sa mai- son sentait le propre. Je me souviens de ses canapés recou- verts d’une choura en satin vert qui recouvrait impeccablement les gros matelas de laine. Pas un pli, pas une seule imperfection dans son salon dont les ornements en étain étincelaient. Sa sil- houette imposante et élancée est restée intacte dans ma mémoire. Un visage long, la chevelure noire d’ébène plaquée sur son front descendait sur son dos en une grosse tresse, tel un serpent ondulé. Ses sourcils foncés en croissant de lune lui donnait un air dur et sévère. C’était aussi une grande cuisinière et sa passion pour les plats et gâteaux faisait d’elle une femme

Chribet el beidh, un délice

goûteux et très peu coûteux

très sollicitée par toute la famille lors des fêtes. Lorsqu’on allait lui rendre visite, ma mère nous don- nait des directives que nous devions suivre à la lettre. Arrivés chez elle, Lla Baya nous accueillait au pas de sa porte et nous fai- sait entrer dans son salon où seules les grandes per- sonnes avaient le droit de s’installer. Quant à nous, les petits, on s’asseyait à même le sol et c’était déjà bien. Après un court instant, elle nous laissait seuls et se dirigeait dans sa minuscule cuisine où il était interdit à quiconque d’y franchir le seuil. A travers le rideau immaculé qui couvrait l’entrée de la pièce, elle entretenait la conversation avec ses invités, tout en préparant le repas dont elle ventait la saveur, nous mettant l’eau à la bouche.

elle ventait la saveur, nous mettant l’eau à la bouche. LA RECETTE Ingrédients : 2 gros

LA RECETTE Ingrédients : 2 gros oignons rouges, 3 branches de céleri, 4 belles tomates bien mûres, 2 c. à c. de concentré de tomates, 1 bonne poignée de pois chiches trempés la veille, 1 petite poignée de riz étuvé, 2 à 3 œufs selon la grosseur 5 c. à s. de farine tamisée, 3 c. à s. d’huile d’olive,

1 c. à c. de safran en poudre, 1 c. à c. de harissa, ½ c. à c. de carvi fraîchement moulu, 1 branche de cèleri frais, 1 bouquet de coriandre fraîche, sel/poivre. Préparation : Commencer par prendre une marmite à fond épais. Y faire chauffer l’huile puis ajouter les oignons lavés et émincés finement, les tomates pelées, épépinées et coupées en très petits dés. Ajouter alors le céleri finement ciselé, le demi-bouquet de coriandre hachée, le carvi, le safran, la harissa, le sel et le poivre. Faire revenir le tout pen- dant 5 à 10 minutes à feu moyen en remuant de temps en temps à l’aide d’une cuillère en bois. Mouiller ensuite avec 2 litres d’eau tiède puis incorporer le concentré de tomates, le riz rincé et égoutté ainsi que les pois chiches. Augmenter le feu et laisser mijoter pendant 40 minutes à couvert. Pendant ce temps, prendre une terrine en verre, y mettre la farine préalablement tamisée et la délayer dans 1 verre d’eau froide à l’aide d’un fouet manuel pour former une pâte liquide et homogène. Réduire le feu puis verser ce mélange petit à petit dans la soupe en remuant énergiquement pour que la farine ne forme pas de grumeaux. Si la sauce est trop épaisse, ajouter un peu d’eau et rectifier l’assaisonnement. Laisser cuire la farine pendant quelques minutes sans cesser de remuer au fouet. Retirer alors du feu puis verser les œufs bat- tus en omelette dans la soupe en remuant constamment jusqu’à ce que les œufs prennent et forment des filaments. Au moment de servir, parsemer de coriandre ciselée et arroser d’un filet de jus de citron.

Le Soir C’est ma vie 13 d’Algérie Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 -
Le Soir
C’est ma vie
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d’Algérie
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La fille et la foule

Pour la jeune fille, la ruelle des antiquaires était son endroit de prédilection quand elle avait envie de s’évader, de se sentir entourée, ou quand, parfois, elle avait le cafard.

L a ruelle des antiquaires était

comme toujours très animée.

On y trouvait de tout, pour tous

les goûts et toutes les bourses. Des échoppes de marchands de tapis et de souvenirs côtoyaient des cafés, des res- taurants, des hammams, des petits hôtels et des magasins de prêt-à-porter. De plus, comme les vendeurs à la sauvette étalaient leurs marchandises à même les trottoirs et les bas-côtés de la chaussée, cela rendait difficile la pro- gression d’une foule bigarrée qui allait et venait dans les deux sens à la recherche de l’occasion rare ou juste pour le plaisir de voir, de toucher, de coudoyer d’autres gens. Un véritable bazar, un souk, avec son vacarme habituel fait de bruits confus, d’appels et de cris de vendeurs qui interpellaient les gens dans toutes les langues ; un jargon propre à Oran, fait d’arabe, de français, de kabyle, d’es- pagnol, avec même quelquefois des mots nouveaux introduits par des tou- ristes venus de lointains pays. Deux femmes fardées et poudrées comme des poupées et tenant chacune une valise à la main se tenaient debout à l’entrée d’un immeuble. Allant certaine- ment à quelque fête, elles hésitaient à se mêler à la grouillante cohue où l’on jouait des coudes et s’écrasait facilement les pieds. Lila, à peine 18 ans, les regarda un peu en riant. «Il leur faudra bien pas- ser par là si elles veulent aller quelque part», se dit-elle en s’efforçant de ne pas trop afficher son petit sourire en coin. Le frôlement d’autres personnes, la vue de visages souriants, insouciants ou juste préoccupés par leur quotidien étaient pour elle une véritable bouffée d’oxygène, suffisante pour la sortir de ses inquiétudes, de sa mélancolie. Sans but précis, un peu comme L’homme des foules d’Edgar Allan Poe, son petit sac en bandoulière sur le ventre, elle aimait se mêler à tous ces gens, à cette grosse foule compacte, grouillante, fourmillante, et découvrir ce grand bonheur, ce plaisir d’être entouré, de côtoyer l’autre, de sen- tir ces incessants et légers contacts de membres et de corps d’autres personnes. Les coudoiements d’inconnus, d’hommes ou de femmes, faits dans la

précipitation et souvent par inadvertan- ce, finissent toujours, à force de se répé- ter, par être ressentis et acceptés comme des impondérables inévitables, une illusion de la chaleur humaine. La jeune fille venait de terminer les épreuves du baccalauréat et cela faisait plus d’un mois, avec les révisions et les examens, qu’elle n’avait pas mis les pieds dehors. Comme ballottée par des vagues impétueuses, elle suivait l’impré- visible mouvement de la foule dans le lent tourbillon d’une valse joyeuse. Cela était suffisant pour la rendre heureuse. Coincées avec une femme au milieu de la cohue, une touriste à la recherche de quelques raretés exotiques sans doute, elles avançaient très lentement. Tous les gens étaient serrés les uns contre les autres comme des sardines en boîte. Les bras ballants et le regard lointain, la femme lui ouvrait en quelque sorte le passage. La quarantaine, blonde, les yeux cachés derrière des lunettes noires, elle était belle avec sa peau dorée par le soleil, légèrement rou- geâtre. Elle sentait la mer, le grand large, certainement une Scandinave. Avec son chapeau blanc, son short vert et son petit chemisier à rayures roses et blanches noué par devant, il lui semblait reconnaître sa grande silhouet- te, l’avoir déjà vue tantôt sur le front de mer alors qu’elle consultait un grand plan de la ville. Régulièrement, après avoir été séparées un court laps de temps par la foule, les deux femmes se retrouvaient de nouveau. Comme à chaque fois qu’elle sortait vadrouiller le long du front de mer ou à travers la ruelle des antiquaires, seule ou avec des amies, Lila optait toujours pour une tenue décontractée. Pour cette fois, elle ne portait qu’une légère robe d’été bleu marine sans manches à même le corps, courte, seyante, qui lui donnait une cer- taine allure sport avec ses espadrilles blanches et ses socquettes bleu et jaune. Ses cheveux noirs lui encadraient le visage et tombaient en ondulant jusqu’aux épaules. Comme maquillage elle avait par habitude souligné ses yeux noirs au crayon vert et opté pour un léger

Photo : DR
Photo : DR

rose pour les lèvres. L’inconnue qui avait remarqué sa présence l’encouragea avec un sourire à rester derrière elle pour mieux avancer. De temps à autre, comme dans un jeu, une des mains bal- lantes de l’inconnue frôlait la sienne, comme pour s’assurer qu’elle était bien là. Mais la jeune fille mit vite cela sur le compte de son imagination galopante, le contact des personnes étant inévitable dans leur situation. D’ailleurs, depuis un moment, Lila ressentait elle aussi la présence d’une personne dans son dos qui la suivait de près, collée à elle comme son ombre.

LE FRÔLEMENT D’AUTRES PERSONNES, LA VUE DE VISAGES SOURIANTS, INSOUCIANTS OU JUSTE PRÉOCCUPÉS PAR LEUR QUOTIDIEN ÉTAIENT POUR ELLE UNE VÉRITABLE BOUFFÉE D’OXYGÈNE, SUFFISANTE POUR LA SORTIR DE SES INQUIÉTUDES, DE SA MÉLANCOLIE.

Certainement une femme à cause des plis froufroutants de sa robe qui, par moments, lui chatouillaient les jambes. Soudain, sans que rien ne le laissait pré- voir, la foule arrêta de se mouvoir, ce qui provoqua aussitôt un léger rentre- dedans. La jeune fille ressentit aussitôt une main s’agripper fortement à une de ses épaules ce qui faillit la faire tomber. Un rapide coup d’œil vers l’arrière lui fit découvrir une femme à moitié courbée vers l’avant et encore accrochée à elle, les cheveux d’un noir de jais lui recou- vrant toute la tête et portant une longue robe orange à franges noires et sans manches. «Vraiment désolée», fit la femme en peinant à se relever. «Ce n’est

rien ! répondit Lila en l’aidant d’une main.

Accrochez-

vous

continua-t-elle en la

Ici, cela arrive souvent !

à

moi

!

,

Par Djilali Hadjebi

regardant. Le visage en sueur, rougi par l’effort, la dame, d’un certain âge, bre- douilla de vagues remerciements puis se mit à sa hauteur. Bras dessus bras des- sous pour éviter toute nouvelle glissade, les deux comparses reprirent lentement leur progression. L’haleine de la femme était fraîche. Elle sentait le hammam, ces enivrantes odeurs suaves d’Orient comme si elle venait juste de se faire masser avec une essence fort odoriférante, épicée. Sans savoir pourquoi, Lila ressentit aussitôt pour elle une forte compassion et le lui fait savoir en resserrant davantage son bras sur le sien. Lorsqu’on a une certai- ne noblesse d’âme, on a beau se le cacher, l’amour du prochain finit toujours par prendre le dessus. Se frayant un passage à travers la foule, elles n’avaient pas tardé à rejoindre la grande blonde qui semblait perdue au milieu de la grouillante cohue, ses lunettes sur son chapeau et regar- dant dans toutes les directions comme si elle cherchait quelqu’un. Son visage s’éclaira aussitôt d’un sourire et ses beaux yeux bleus pétillèrent de gaieté lorsqu’elle vit Lila et sa compagne à ses côtés. «Hello !» fit-elle avec son agréable accent scandinave en se joi- gnant à elles. Une bonne vingtaine de mètres plus loin, là où la ruelle finissait en débou- chant sur la petite placette donnant sur le marché couvert de M’dina-Jdida, le trio fit une petite halte en se mettant à l’abri du soleil, à l’ombre d’un grand arbre. Aux abords de la placette les mar- chands de glaces et de boissons fraîches, étaient assaillis par des dizaines des clients assoiffés. Un moment après, venant sans doute du musée Zabana, un groupe de tou- ristes aussi bruyants qu’une bande de collégiens en vacances passa tout près des trois femmes avant de s’engager dans la ruelle des antiquaires. Sans hésiter, Lila salua ses deux amies d’un signe de la main avant de leur fausser compagnie puis courut presque en s’engageant à son tour dans la petite ruelle, jusqu’à disparaître. u

AA

nosnos

lecteurslecteurs

A A nos nos lecteurs lecteurs Cette page est la vôtre. Si vous avez été témoin

Cette page est la vôtre. Si vous avez été témoin de faits qui vous ont paru hors du commun, de situations heureuses ou malheureuses, si vous connaissez des personnes qui mènent une vie peu ordinaire, profitez de cet espace que nous vous offrons pour vous exprimer. Partagez-les avec nos lecteurs. Cette richesse d’expériences que vous allez leur conter les rendra, sans nul doute, un peu plus forts pour affronter avec courage la vie. Alors, à vos plumes !

Le Soir

d’Algérie

Fiction

Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE 14

d’Algérie Fiction Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE 14 Un seul héros, le

Un seul héros, le peuple ?

C omme de coutume, sitôt son petit-

déjeuner consommé dans un céré- monial qui tient du régime diété-

tique, nourrissant, dégraissant et apaisant, qu’un médecin assermenté pourrait recommander sans hésitation aux patients qui se plaignent d’une tension artérielle galopante, il quitta son domicile et descen- dit pas à pas en s’accrochant parfois à la rampe, les escaliers usés de son vieil immeuble situé au centre de la ville, finale- ment élu à une restauration salutaire, saluant au passage ses voisins de palier avec lesquels il entretient dans une heu- reuse proximité des relations de courtoisie et de respect. Arrivé au niveau du kiosque à journaux dont il est familier depuis les mémorables années universitaires d’après l’indépen-

qui aurait paralysé de nuit, à l’heure du

tirage, toutes les imprimeries ? C’est de l’ordre de l’impossible, sauf si on ose une comparaison chancelante avec un séisme qui aurait frappé pour la première fois un site jusqu’à ce jour paisible, dans une région qui n’a jamais entendu parler de la redoutable échelle de Richter dont l’évoca- tion du seul nom peut provoquer les pre- miers tremblements chez l’homme, et chez la femme bien sûr, pour rester là aussi dans la parité à tout prix. Est-ce la mani- festation brutale de la disparition de la presse à papier au profit de la presse élec- tronique qui survient plus vite que prévu ?

Ces hypothèses écartées, peut-on par- ler, sans courir de «risques», d’un sabota- ge de grande envergure, d’une grève sau- vage de tous les journalistes et de tous

Sa provision matinale de journaux compromise, l’air visiblement contrarié, il franchit le seuil de la boutique, en murmurant à peine les salutations d’usage, comme s’il rendait déjà le maître des lieux responsable de sa mauvaise humeur. Avant qu’il ne se hasarde à poser la moindre question, il comprit au silence envahissant de l’homme qui se tenait derrière le comptoir, le regard caché par d’épaisses lunettes, traditionnellement bien volubile avec ses clients, comme le sont d’ailleurs tous les commerçants de quartier, que quelque chose d’exceptionnel ou bien plus, de grave, s’était produit.

dance dont il partage toujours le souvenir et la nostalgie avec les rares compagnons de route encore de ce monde restés fidèles en amitié et en convictions, il fut surpris de ne pas rencontrer l’animation habituelle et, davantage encore, étonné de ne pas voir, à l’entrée de ce sympathique commerce, le présentoir de la presse du matin qui se dressait là, dès les premières heures du jour et dans lequel il se servait machinalement sans regarder où il mettait exactement la main, sachant depuis fort longtemps à quelle hauteur ses quotidiens favoris étaient alignés. Sa provision matinale de journaux com- promise, l’air visiblement contrarié, il fran- chit le seuil de la boutique en murmurant à peine les salutations d’usage, comme s’il rendait déjà le maître des lieux respon- sable de sa mauvaise humeur. Avant qu’il ne se hasarde à poser la moindre question, il comprit au silence envahissant de l’homme qui se tenait der- rière le comptoir, le regard caché par d’épaisses lunettes, traditionnellement bien volubile avec ses clients, comme le sont d’ailleurs tous les commerçants de quartier, que quelque chose d’exception- nel ou bien plus, de grave, s’était produit. Face à cette séquence muette qui aurait fait le bonheur des ingénieurs de son de cinéma qui éprouvent souvent des difficultés à enregistrer des silences bien utiles au montage à la fin d’une journée de tournage, plusieurs interrogations se bous- culaient dans sa tête… S’agit-il d’un retard technique dans la distribution des journaux ? Si telle est la raison, l’incident ne peut en aucun cas affecter tous les titres en même temps, puisque, selon ce que l’on sait des pratiques en cours dans le milieu profes- sionnel de la presse écrite, les journaux, dans leur course légitime vers le lecteur pour gagner dès les premières lueurs du jour ses suffrages ou pour d’autres motifs à caractère économique notamment, dis- posent de réseaux et de distributeurs diffé- rents lorsqu’ils n’assument pas eux- mêmes cette tâche. Une panne simultanée

les éditeurs pour une fois réunis et qui se seraient fait hara-kiri en signe de protesta- tion contre des interdictions qui auraient frappé leurs publications, de l’abolition sans préavis du multipartisme et du plura- lisme médiatique qui aurait dressé subite- ment un écran noir à la face de la liberté de la presse et de l’expression politique plurielle ? Si ces pistes sensibles sont envisagées, il faudrait bien évidemment veiller à n’en privilégier aucune, pour reprendre une formule consacrée chère aux magistrats instructeurs et aux journa- listes spécialisés qui officient en direct à partir des palais de justice, toujours plus nombreux lorsqu’il s’agit de «grosses

affaires» dont l’opinion publique s’est emparée, parfois bien avant la justice. Pour lui épargner d’autres questionne- ments laborieux et inutiles qui pourraient lui valoir des poursuites s’il se laissait aller

à livrer en public de pareilles déductions

«irresponsables» qui seraient vite être associées à des accusations sans fonde- ments ou, pire, à des dénonciations calom-

nieuses en ces temps où la dénonciation,

y compris avec effet rétroactif, est deve-

nue, dans l’hémisphère nord notamment, un phénomène social porteur de grosses parts d’audience dans le paysage média- tique et un facteur de déstabilisation des plus hautes carrières, le plus souvent autour de rapports contradictoires entre le sexe fort et le sexe faible, doté, on le sait maintenant, d’une prodigieuse mémoire ; l’homme du comptoir retira lentement ses lunettes, les posa délicatement devant lui, avança de deux ou trois pas vers son client aux mains nues, et lui chuchota quelques propos à l’oreille. Frustré de ne pas avoir satisfait à ses besoins en lectures matinales comme tous ces retraités qui trouvent dans l’ac-

tualité le menu qui alimente leurs conver- sations quotidiennes lorsque les souve- nirs de leur existence passée montrent des signes d’épuisement, il se raidit aus- sitôt de tout son corps au premier mot chuchoté, puis, sans prononcer une seule

phrase, se retourna d’un mouvement sec

sur ses talons et quitta les lieux en jetant discrètement un regard à l’endroit où se dressait le présentoir dans lequel il avait l’habitude de se servir à volonté, presque à la même heure, en journaux et en magazines, comme s’il voulait témoigner sa peine ou exprimer peut-être sa colère à un objet qui avait perdu ce jour-là, à ses yeux, toute sa raison d’être. Au dehors, le décor avait, en peu de temps, complètement changé. Il n’en crût pas ses yeux. Des camions et des véhi- cules particuliers de marques anciennes sortis tout droit d’une gamme de collection, qui rappellent les images des cortèges des premiers jours de liesse populaire de l’in- dépendance fraîchement reconquise, transportant des dizaines de personnes, hommes femmes et enfants en tenues de ville et de campagne, sillonnaient les grandes artères de la ville, les klaxons à tue-tête se mélangeant au son des ghaitas et aux youyous, et de larges banderoles flottant au vent sur lesquelles on pouvait lire en gros caractères et en français sur l’une d’elles, écrite d’une main d’écolier, la célèbre devise : «Un seul héros, le peuple.» Une devise dont on ignore à ce jour l’identité de l’auteur, à moins qu’elle ne soit le produit d’une création collective, ce qui n’est pas fait pour rendre en cas de liti- ge la tâche facile à l’établissement chargé des droits d’auteur dont le premier respon- sable, après avoir inscrit les taxis dans son prochain tableau de chasse selon une rumeur persistante, se prépare, dit-on, le sourire en coin, à taxer les personnes qui murmurent des airs langoureux sur l’oreiller, déterminé qu’il est à traquer jus- qu’aux recoins les plus intimes tous ceux qui pensent pouvoir se soustraire à la fameuse redevance sans le recouvrement de laquelle il perdrait inévitablement du poids à l’heure du bilan, et probablement beaucoup d’ambitions. Des haut-parleurs diffusaient des chants patriotiques entrecoupés d’extraits de discours prononcés d’une voix rauque et autoritaire qui invitait la population à la mobilisation générale autour de mots d’ordre entendus dans une vie antérieure auxquels la foule qui grossissait à vue d’œil applaudissait à tout rompre tout en accélérant la cadence, pressée sans doute de «retourner au passé» pour renouer, le temps d’une marche, avec les valeurs de tolérance, de partage, de solidarité et de fraternité auxquelles ces slogans ren-

Par Boualem Aïssaoui
Par Boualem Aïssaoui

colère, se sentant épié de toutes parts, ne disposant d’aucune information ou, à défaut, d’une simple rumeur que l’opinion publique sait pourtant fabriquer et amplifier à merveille, qui lui aurait permis de se pré- parer à l’évènement qui a transformé en un temps éclair la physionomie de la ville et de ses habitants, il pressa le pas, regagna vite son immeuble qui semblait avoir été déserté durant sa courte absence par l’en- semble de ses résidents, monta à grandes enjambées les marches sans se soucier pour une fois où il mettait le pied, et ouvrit au quart de tour, le souffle coupé, la porte de son appartement, comme si la ville entière était à sa poursuite. Il s’enfonça aussitôt de tout son corps dans son fau- teuil de prédilection, se saisit d’une télé- commande et appuya sur la touche d’ac- cès au programme national de la télévision publique. Une musique classique accom- pagnant des images du Sahara à la beauté sublime se fit entendre… S’agit-il d’un simple interlude avant le passage à un autre programme d’émissions ou d’une séquence de mauvais augure, malgré le moment de détente qu’elle inspire ? A nou- veau, des questions qu’il croyait rangées définitivement au rayon des archives agi- taient son esprit. Encore un réajustement, exercice qui suppose certes quelques «corrections» pour ramener tout le monde au «droit chemin», mais qui n’a toutefois, à première vue, rien d’effrayant ? Un redressement qui suggère quant à lui par définition une pression physique ou morale avec à la clé un panel de privations ? Un coup d’Etat en bonne et due forme si on ôte enfin les gants, pour nommer un chat par son nom ? Une «âme de haut rang a-

Comme un jour de fête, des passants s’arrêtaient sur leur chemin pour se congratuler chaleureusement, puis levaient religieusement les deux bras vers le ciel en prononçant une prière inaudible mais dont on pouvait deviner sans peine, à observer leur expression et leurs gestes, qu’elle célébrait un moment de joie ou tout au moins des retrouvailles historiques.

voient dans la conscience du plus grand nombre, selon un sondage populaire aux paramètres impénétrables. Comme un jour de fête, des passants s’arrêtaient sur leur chemin pour se congratuler chaleu- reusement, puis levaient religieusement les deux bras vers le ciel en prononçant une prière inaudible mais dont on pouvait deviner sans peine, à observer leur expression et leurs gestes, qu’elle célé- brait un moment de joie ou tout au moins des retrouvailles historiques. Mal à l’aise dans les mouvements de foule qui peuvent déborder à tout moment et emporter tout sur leur passage comme des fleuves en

t-elle été rappelée auprès du Maître de l’Univers, toute vie devant goûter tôt ou tard à la mort», pour reprendre les derniers mots des messages de condoléances qu’échangent les croyants en pareille cir- constance et pour éviter de prononcer sèchement le mot décès qui tient à peine en cinq lettres ? Un «retrait volontaire» de la vie politique d’une importante personna- lité, pour ne pas faire usage du terme de démission, valorisant sous d’autres cieux, dévalorisant ici, qui donne lieu générale- ment à des interprétations souvent inat- tendues, quels que soient les solides démentis qu’on pourrait opposer ?

Le Soir d’Algérie
Le Soir
d’Algérie

Fiction

Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - Page 15

d’Algérie Fiction Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - Page 15 Il n’était pas au

Il n’était pas au bout de sa réflexion, lorsque l’écran passa brusquement au noir, augmentant d’un cran l’angoisse qui l’avait déjà submergé, avant de laisser place à un personnage moustachu, d’âge mûr, dont le profil rappelle à tout point de vue les présentateurs du journal télévisé des premières années de «l’extension de la souveraineté nationale» à la radiotélévi- sion héritée de l’époque coloniale, traduc- tion littérale, sauf erreur, de l’expression officiellement consacrée en langue arabe. Il se redressa aussitôt sur son siège, guet- tant avec impatience les premiers mots d’une «communication importante à la

l’arabisation n’a toujours pas rattrapée. Avant que l’orateur distingué ne pro- nonce son premier mot, tout en regardant autour de lui pour s’assurer, c’est un réflexe de jeunesse, qu’il n’était pas observé, il se remémora les propos chu- chotés par le buraliste connu pour sa dis- crétion et qui lui avait annoncé à voix basse, comme s’il se délestait d’un secret encombrant, que le peuple avait pris le pouvoir en lui enjoignant de rentrer vite chez lui, et d’attendre devant son poste de télévision la suite des évènements. Ayant respecté cette recommandation amicale sans poser de questions, il est

Avant que l’orateur distingué ne prononce son premier mot, tout en regardant autour de lui pour s’assurer, c’est un réflexe de jeunesse, qu’il n’était pas observé, il se remémora les propos chuchotés par le buraliste connu pour sa discrétion et qui lui avait annoncé à voix basse, comme s’il se délestait d’un secret encombrant, que le peuple avait pris le pouvoir en lui enjoignant de rentrer vite chez lui, et d’attendre devant son poste de télévision la suite des évènements.

nation» pour rester dans les mots-clés du lexique journalistique de ces années-là. Sans trop tarder, le présentateur à la mine peu rassurante, manifestement sorti en toute urgence de sa retraite jusqu’à enfiler sans se poser de questions un costume aux larges rayures depuis long- temps passé de mode, opéra, sans dire un seul mot sur l’évènement, la liaison avec la «Maison du Peuple» où se tenait un grand rassemblement populaire avec toujours cette immense banderole bien en vue, qui barrait maintenant l’écran :

«Un seul héros, le peuple». Sans qu’on sache par quel miracle ils ont pu investir la ville en masse, déjouer tous les dispositifs de régulation et de contrôle des principaux accès qui ne lais- sent en principe passer et défiler que les cortèges nuptiaux et les supporters des clubs sportifs historiques, devenus pour- tant de plus en plus dangereux pour la sécurité publique, et sans qu’on sache encore de quelle obédience ils se récla- ment et quels en sont les leaders, des orateurs hommes et femmes, de tout âge, se succèdent au micro. Pas un journalis- te, à l’exception de l’équipe de la télévi- sion publique qui assure la retransmis- sion, n’est visible dans la salle où les ran- gées réservées habituellement à la pres- se sont vides. Au bout de deux heures d’interven- tions ininterrompues, dans une remar- quable discipline qui rappelle les beaux jours de la chorégraphie de masse propre aux partis uniques où tout est millimétré et planifié, y compris les moments de silence et les applaudisse- ments, un homme élégant, la soixantai- ne bien assumée, se présente devant l’assistance. Le front haut, les lunettes finement cerclées, un profil qui rappelle à la fois les traits d’un professeur d’université au long cours qui serait parfaitement à sa place comme directeur de thèse que la problé- matique de celle-ci relève de l’histoire ancienne ou de l’actualité la plus tour- mentée, l’assurance d’un éditorialiste chevronné d’une revue d’études et d’ana- lyses qui n’a toujours pas trouvé des contradicteurs de son rang, et l’image d’un chef de parti désabusé qui n’aurait pas ressenti le souffle du renouveau auquel il aspirait dans la formation poli- tique à la création de laquelle il a large- ment concouru, l’homme va s’avérer un grand orateur et un polémiste de talent au verbe bien aiguisé, maniant à mer- veille la langue arabe à égalité avec la langue amazighe en introduisant de temps à autre des citations en français pour la minorité en voie d’extinction que

maintenant, au bout de deux heures de discours-fleuves, dans une angoisse grandissante qui risque d’annihiler tous ses efforts pour contenir sa tension arté- rielle à des seuils qui protègeraient son cœur d’une attaque sournoise. Est-ce donc en clamant haut et fort son désir de «retourner au passé» que le peuple pense se réapproprier le pouvoir et donner raison à la fameuse devise qu’il brandit depuis le début de sa marche jus- qu’aux allées centrales de la Maison du peuple où elle est fièrement exhibée maintenant ? Il y a d’abord l’appel pour le retour au socialisme entendu dès le début de la retransmission. Tout compte fait, il n’y voit aucun inconvénient. Un socialisme «du travail et de la rigueur» pour travailler la terre sans la morceler et sans l’échanger contre du béton. Un socialisme qui œuvre sans répit pour supprimer les poches de misère, et qui garantit la justice sociale en encou- rageant la performance et non l’égalita- risme. Un socialisme qui se ressource dans tous ses actes internes et externes aux idéaux de Novembre, loin de tous les extrêmes. Un socialisme qui construit des usines et des machines durables connectées aux technologies nouvelles dans un partenariat national et étranger entreprenant et réellement productif, un socialisme qui ne se contente pas d’as- sembler des boulons et de pomper l’air, pour reprendre un propos qui a gagné depuis peu en promotion. Un socialisme qui protège l’école des courants obscurantistes et qui soutient l’innovation et la recherche. Un socialisme où l’immobilisme et la paresse intellectuelle ou physique n’ont pas droit de cité. Un socialisme qui valorise et honore les travailleurs manuels, les intellectuels, les professeurs, les enseignants les médecins, les artistes, les sportifs. Un socialisme sans œillères et sans matraques, qui refuse la pensée unique, un socialisme où les libertés démocra- tiques sont respectées et fructifiées. Un socialisme qui conjugue la liberté d’entreprendre et la propriété privée bien acquise avec le bien-être collectif. Un socialisme des compétences et de l’alternance dans la transparence aux fonctions de responsabilité élues à tous les échelons de la vie de la nation. Un socialisme où soustraire frauduleu- sement le moindre centime au Trésor public en dinars ou en devises peut conduire, dans le respect et la rigueur de

l’application de la loi, au peloton d’exécu- tion, puisqu’il s’agit d’un crime contre la société tout entière, mais un socialisme de la richesse partagée et non de la pénurie sélective. Un socialisme où l’inté- grité du pays, son indépendance dans la prise de décisions capitales, sa souverai- neté sur ses richesses du sol et du sous- sol, sa sécurité et sa défense civile et armée, constituent effectivement des lignes rouges infranchissables. Un socialisme où la tolérance donne de la douceur, de la plénitude et de la force à la foi, et où ceux qui veulent goû- ter aux fruits du paradis commencent par le faire fructifier sur terre, contraire- ment à ceux qui ont choisi dans nos sociétés d’aujourd’hui, d’y accéder au plus vite, en actionnant des ceintures assassines, emportant dans leur geste criminel des vies innocentes. Si c’est vers ce socialisme-là, une ver- sion corrigée de ce qu’il a connu dans une époque antérieure, que le peuple veut se tourner, et pour lequel il brandit cette devi- se historique, «le retour au passé» n’au- rait rien d’anachronique d’autant plus que de grands pays ont su fusionner les valeurs du socialisme pour lequel ils ont mené une révolution permanente, avec les exigences d’une économie de marché florissante jusqu’à se hisser au premier rang des puissances mondiales. Pour revenir à l’annonce discrète de notre buraliste, peut-on dire à ce stade que le peuple a pris le pouvoir pour exi- ger le retour à cette voie de développe- ment ? D’autres orateurs ont de leur côté appelé à la dissolution volontaire de tous les partis et à leur intégration en tant que courants dans un vaste front, à l’image de ce qui s’est produit durant la lutte de Libé- ration nationale, pour consolider l’unité nationale menacée, développer la démo- cratie, garantir la transparence et pro- mouvoir l’alternance au pouvoir et la bonne gouvernance à tous les niveaux de la vie économique et sociale. Cet appel suggère-t-il que le peuple est fatigué par le multipartisme et qu’il aspire au retour à l’ère du parti unique ? Le rejet du multipartisme dans sa «version famille nombreuse» d’aujour- d’hui signifie-t-il dans ce cas que le peuple est plus enclin à porter aux com- mandes du pays un homme du consen- sus issu d’un front de partis, qu’une per- sonnalité d’un seul appareil ? La troisiè- me intervention prononcée par un homme à l’accoutrement préhistorique

blement populaire auquel la devise «un seul héros, le peuple» tient lieu apparem- ment à elle seule d’autorisation prit enfin la parole. Il commença dès le début de son intervention à critiquer le peuple pour son endormissement durant de longues décennies, en lui reprochant d’avoir donné naissance à la masse au détri- ment de la qualité, d’avoir enfanté des monstres qui ont fait couler son propre sang, d’avoir fermé les yeux devant la corruption et de s’être compromis dans des actes de même nature, y compris en donnant trop facilement sa voix lors d’échéances électorales, sans mesurer dans de nombreux cas les dégâts pos- sibles, parfois tragiques, de son choix. Peut-on dire en rappelant à haute voix ces aventures que le peuple mérite le titre de héros ? s’est-il exclamé en martelant sur le pupitre. Si les héros de la guerre de Libération nationale sont réellement, par leur enga- gement, leurs actes et leur sacrifice suprême, des héros auxquels la nation tout entière est redevable pour l’éternité, le peuple qui leur a donné naissance peut-il être qualifié de héros ? Aussi curieux que cela puisse paraître, une salve d’applaudissements accueillit les propos critiques de l’orateur, comme si l’assistance, habituée aux discours élo- gieux et populistes à son égard destinés à gagner la paix sociale à tout prix, recon- naissait, pour une fois, dans le courage et la franchise dont il faisait preuve, ses propres erreurs et ses errements du passé. Un héros ne s’autoproclame pas, il se construit en permanence de généra- tion en génération dans tous les secteurs de l’activité humaine, sociale, écono- mique, culturelle et scientifique. Soyez des héros dans l’éducation, dans la recherche, dans l’innovation, dans le travail manuel et intellectuel, dans les arts, dans le sport, dans la soli- darité, dans le civisme, dans la défense de la nation, dans le choix exigeant de vos représentants à tous les échelons de la gouvernance, et vous serez tous des héros si vous voulez donner du sens à cette devise que vous portez bien haut, finit-il par conclure dans une grande ova- tion. La foule disparut pour laisser place à un écran noir, puis le programme habituel de la télévision publique reprit. Il bondit de son siège et redescendit sans précipitation les marches de son immeuble. Au dehors, aucun signe d’un changement dans la vie des gens n’était

Un héros ne s’autoproclame pas, il se construit en permanence de génération en génération dans tous les secteurs de l’activité humaine, sociale, économique, culturelle et scientifique. Soyez des héros dans l’éducation, dans la recherche, dans l’innovation, dans le travail manuel et intellectuel, dans les arts, dans le sport, dans la solidarité, dans le civisme, dans la défense de la nation, dans le choix exigeant de vos représentants à tous les échelons de la gouvernance, et vous serez tous des héros si vous voulez donner du sens à cette devise que vous portez bien haut, finit-il par conclure dans une grande ovation.

qui s’est faufilé à travers la foule pour s’emparer brutalement du micro a sou- levé, dès les premiers mots, une vague d’indignation dans la salle, notamment parmi les femmes et les jeunes. Le peuple serait-il vraiment un héros s’il se laissait abuser par les sirènes de l’obscurantisme qui prônent le retour à l’âge de la pierre et du sabre pour rejoindre au plus vite un paradis qui met- trait fin à toutes les pénuries et les frus- trations, à la condition d’accepter de vivre l’enfer ici-bas au nom d’une version falsi- fiée de la religion ?L’homme à l’allure dis- tinguée aperçu au début de ce rassem-

perceptible. Comme s’il parlait à sa propre image dans un miroir invisible, il prononça à voix basse quelques mots dans l’indifférence des passants. En définitive, selon son aveu tardif, les évènements qu’il venait de vivre étaient de la pure fiction, tirés d’un documentaire qu’il envisageait de proposer au prochain festival du film engagé en espérant que, d’ici là, la culture retrouvera tout son rang sur le terrain, sans favoritisme et sans exclusion, hors du journal télévisé du 20 heures, investi pratiquement chaque jour pour faire dans l’autopromotion.

B. a.

En librairie

Le Soir Culture d’Algérie Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE 17
Le Soir
Culture
d’Algérie
Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE 17
d’Algérie Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE 17 LE COUP DE BILL’ART DU

LE COUP DE BILL’ART DU SOIR

Suivre sa mélodie personnelle

Par Kader Bakou

C’est juste une théorie : chaque per- sonne possède sa «mélodie personnel- le». Celle de John Lennon, par exemple, semble être bâtie sur les rythmes de la chanson She loves you, premier succès des Beatles, et sur celle de Don’t let me down. On devine ces mélodies dans plu- sieurs autres compositions de Lennon avec les Beatles (Polythene Pam, Becau- se, Sun King…) et en solo comme Give peace a chance. La mélodie personnelle de Bob Mar- ley, elle, va de chanson en chanson, ins- trumentation comprise. Exodus mène à The Black Survivors qui rappelle So much trouble in the world. Rate race, c’est un peu War, tandis que Ambush in the night nous donne envie d’écouter Is this love. Chacun de nous possède sa «mélodie personnelle» innée. Certains la trouvent et l’exploitent, d’autres non.

K. B.

bakoukader@yahoo.fr

SALON NATIONAL DES SAVEURS DU TERROIR DE TIZI-OUZOU

Plus de 300 exposants attendus

L a ville de Tizi-Ouzou s’apprête à accueillir, du 25 avril au 2 mai 2018, le Salon national des saveurs du terroir de l’année 2018,

organisé à l’initiative de la wilaya de Tizi-Ouzou et sous le parrainage du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. Plus de trois cents participants venus de l’en- semble du territoire national sont attendus à cette rencontre où, assurent les organisateurs, la diver- sité et la qualité seront au rendez-vous, à travers la palette de saveurs que le public aura à appré- cier en faisant le tour des stands tenus par les agriculteurs, les artisans ou les transformateurs de produits agricoles, d’élevage ou de la pêche. Outre les inévitables stands d’exposition où le visiteur aura à faire ses emplettes, des animations ludiques (concours et shows culinaires, dégustation de mets), activités artistiques et conférences-débats accompagneront cet événement dont l’intérêt va au- delà de l’aspect événementiel dédié au plaisir gusta- tif et à la vente de produits, selon ses initiateurs, qui veulent faire de ce salon une opportunité pour créer une dynamique économique durable. Les produits du terroir peuvent être des leviers de croissance, les promoteurs de cette manifesta- tion. Des universitaires et des représentants d’Al- gex sont invités à ce salon. Une présence desti- née à être mise à profit par les producteurs pour bénéficier des conseils des universitaires qui leur permettraient d’aller vers l’innovation, l’améliora- tion de la qualité et la labélisation des produits et, avec les représentants de l’organisme national de promotion du commerce extérieur, d’explorer des opportunités d’exportation.

S. A. M.

d’explorer des opportunités d’exportation. S. A. M. LES CHACHNAQ, PHARAONS BERBÈRES D’ÉGYPTE DE KAMAL

LES CHACHNAQ, PHARAONS BERBÈRES D’ÉGYPTE DE KAMAL CHEHRIT

Des rois dans toute leur splendeur

Dans ce petit livre consacré aux pharaons d’origine berbère — ceux de la XXII e dynastie en particulier —, Kamal Chehrit a déterré des «débris historiques», les a sélectionnés, recoupés et commentés. Il offre ainsi au lecteur quelques-unes des facettes d’une épopée que l’on commence seulement à découvrir.

Il ne s’agit donc pas d’un ouvrage académique ou d’un

travail de recherche approfon- di, l’auteur s’étant limité à une sélection de textes et docu- ments qu’il commente pour les besoins du sujet (les sources et références bibliographiques et documentaires sont citées à la fin de l’ouvrage). Les Chachnaq, pharaons berbères d’Égypte n’a alors d’autre prétention que d’enri- chir la culture générale, de baliser un terrain qui reste à explorer, et de proposer des pistes de lecture. Kamal Cheh- rit écrit dans la présentation :

«Le retour en grâce de Yen-

nayer, nouvel an berbère (

permis aussi de dépoussiérer

un pan inconnu de l’immense

histoire des pharaons

ne amazighe. Yennayer, le nouvel an berbère, coïnciderait en effet avec l’avènement sur le trône égyptien d’une dynas- tie libyenne amazighe. Cette dynastie, la XXII e , a même réussi la prouesse de rétablir la puissance et l’unité de l’Égypte pharaonique. Les Chachnaq, Sheshonq, inaugurèrent ce règne de deux siècles et plus.» Les débris historiques de ce règne avaient été exhumés pour la première fois, en 1939, par l’égyptologue Pierre Mon- tet.

Cette année-là, l’équipe de l’archéologue «met au jour les tombes de plusieurs pharaons des XXI e et XXII e dynaties ( Dans cette découverte, une pièce unique ! le masque en or massif de Chachnaq 1 er — Sheshonq — le fondateur de la dynastie et le conquérant de Jérusalem et unificateur ou réunificateur d’une Égypte qui partait à la dérive sous les der- niers ramsès». Les importantes décou- vertes de Pierre Montet ont révélé que les rois berbères d’Égypte «avaient bâti, conquis, réunifié et surtout donné une autre dimension au règne des pharaons : la dimen- sion culturelle. Les arts étaient grandement encouragés par ces souverains». Prenant appui sur la célébration de Yennayer et sur l’origine de cette fête, Kamal Chehrit invite alors à un passionnant voyage

d’origi-

) a

dans les temps anciens, en particulier la période où a régné la dynastie qui intéresse l’auteur : «La XXII e dynastie

des pharaons est (

sement d’une ‘‘conquête’’ par étapes, du trône par des familles de Berbères, aupara- vant serviteurs, hauts digni- taires et généraux de l’armée. Ces élites sont issues de populations originaires de Libye et qui se sont déjà implantées, des années aupa- ravant, sur les rives du delta du Nil. Ce sont essentiellement des Berbères de Libye, de la tribu ou confédération tribale des Mâ (Mâchaouach). Cette puissante «nation» profitera du déclin et du désarroi des rois et princes de la XXI e dynastie pour accéder au trône. La dynastie Bubastite des Ber- bères libyens succédera à la dynastie Tanite des Psousen- nès qui ne put enrayer le déclin de l’Égypte, en butte aux luttes et aux divisions. La famille libyenne des Chachnaq ( ) prit le pouvoir vigoureusement. Chachnaq 1 er parvint, dès le début, à unifier le pays et à imposer son pouvoir au clergé, tout puissant, de Thèbes». La prise de pouvoir s’est déroulée de manière pacifique, d’après les chroniqueurs. Le moment est décisif dans l’his- toire de l’Égypte. Car «un énorme défi attendait cet ‘‘étranger’’ : celui de rendre à l’Égypte millénaire, fatiguée et divisée, une partie ou toute sa puissance, et pourquoi pas sa splendeur passée». Mais Chachnaq avait une âme de conquérant. Avant de se hisser sur le trône des pharaons, il avait déjà l’autorité et le pou- voir d’un chef : «Grand chef des Mâ de Libye, comme le furent son père et son grand- père, Chachnaq commandait les troupes royales lorsque Psousennès II, dont il était devenu le gendre et le conseiller, est mort». Une fois sur le trône, Chachnaq a d’abord conforté «son pouvoir, assez rapidement et assez fer- mement». Il «eût ainsi les cou- dées franches non seulement pour régner, mais aussi pour réformer et surtout mettre en avant son projet de conquête».

l’aboutis-

)

mettre en avant son projet de conquête». l’aboutis- ) Toutes les choses qu’il s’est attelé à

Toutes les choses qu’il s’est attelé à réaliser durant son règne (943-922 av. J.-C.). Le fondateur de la XXII e dynastie commence par reprendre, au début de son règne, «la poli- tique d’entente cordiale avec ses voisins que ses prédéces- seurs avaient initiée». Dans le même temps, au plan intérieur, il «initie une politique de contrôle des principales clés du pouvoir de l’Égypte des pharaons tanites et des grands prêtres d’Amon de Thèbes». Dès lors que la stabilité intérieure est acquise, Chach- naq peut se lancer dans les campagnes extérieures : «A l’est, avec ses contingents composés d’Égyptiens, de

Libyens et de Nubiens il recon- quiert la Palestine. Il pourchas- se les bédouins des lacs amers, s’empare de Gaza ( Chachnaq ne se limite pas à cette conquête, il pousse son avantage jusqu’au Liban et aux marches de la Syrie, lais- sant une stèle à Megiddo et des statues à Byblos.» Une précision qui a son importance : «La guerre qui fait entrer Chachnaq dans l’histoi- re universelle, sous le nom de Sheshonq, fut celle menée contre les Hébreux, sous pré- texte d’une expédition punitive contre les Bédouins des Lacs» (la Bible, rappelle l’auteur, mentionne cet épisode guer- rier, de même que le sac de Jérusalem et de son temple, en 925 av. J.-C. et la mainmise sur le mythique trésor du roi Salomon). A l’ouest, il «fait main basse sur les grandes

oasis du désert libyen (

il mate une rebellions au sud».

) Puis

A la suite de quoi, «Chachnaq redonne à l’Égypte un rôle incontournable dans la région,

rétablissant les relations com- merciales avec Byblos et reprenant le contrôle du com- merce par la mer rouge, notamment avec l’Arabie. Les richesses affluent de nouveau vers le royaume du pharaon». Après les guerres et les conquêtes, «Chachnaq retrou- ve son Égypte et s’attellera à bâtir sa puissance et celle de l’Égypte». Il édifiera temples et monuments. Kamal Chehrit évoque aussi d’autres pha- raons d’origine libyenne qui ont régné sur l’Égypte. Parmi eux, Osorkon II, «le pharaon artiste» qui «marquera lui aussi, à sa manière, le règne de cette dynastie». Comme pour faire écho à cette épopée, l’auteur revient également, en détail, sur la célébration de Yennayer, ses origines, ses rites, ses jeux, ses moments de convivialité, etc. Après une incursion dans l’oasis de Siwa, en Égypte, il invite à la redécouverte de Chachnaq dans la culture orale. Le chapitre consacré aux guerriers de Garma (les Garamantes, qui seraient les ancêtres des Touareg) est, lui aussi, très instructif. Quant aux textes en annexe, il sont là à titre de repères, pour une meilleure visibilité de l’histoire de l’Égypte ancienne (arbre généalogique de la XXII e dynastie ; l’Égypte depuis la période thinite jusqu’à la dynastie lagide avec Ptolémée et Cléopâtre ; les pharaons de la XXII e dynastie). Hocine Tamou Les Chachnaq, pharaons berbères d’Égypte. Textes et documents sélectionnés et commentés par Kamal Cheh- rit. Alger, Livres Editions, Alger 2016, 100 pages.

Le film Jusqu’à la fin du temps, de Yasmine Chouikh, est programmé jusqu’au 31 mars

Le film Jusqu’à la fin du temps, de Yasmine Chouikh, est programmé jusqu’au 31 mars aux salles El- Mouggar et Atlas (Alger), Ahmed-Bey (Constantine), Saâda (Oran), Issers (Boumerdès). LIBRAIRIE DE LA RÉVOLUTION- HADJAR (11, COURS DE LA RÉVOLUTION, ANNABA) Samedi 31 mars de 14 à 17h :

rencontre-signature avec Leïla Aslaoui pour son nouveau livre Raison garder, paru aux éditions

Média-Plus (2018). COMPLEXE CULTUREL ABDELOUAHAB-SALIM (CHENOUA, TIPASA) Samedi 31 mars 2018 à 15h :

Spectacle artistique avec Dounia El Djazaïriya et Manel Hedli. SALLE AHMED-BEY (CONSTANTINE) Samedi 31 mars 2018 à 19h :

Spectacle artistique avec cheb Hussam et cheb Fayçal L’mignon. GALERIE DES ATELIERS BOUFFÉE D’ART (RÉSIDENCE SAHRAOUI, LES DEUX BASSINS,

BEN-AKNOUN, ALGER) Du 31 mars au 28 avril :

Exposition- vente de l’artiste peintre Youcef Hafid. Le cocktail- vernissage est prévu le samedi 31 mars à partir de 15h. SALLE IBN-KHALDOUN (16, RUE DOCTEUR-SAÂDANE, ALGER) Samedi 31 mars à partir de 17h :

Soirée andalouse avec l’association Ahbab Sadek El Bedjaoui, avec l’association El Djazira et avec Imane Sahir.

LIBRAIRIE POINT-VIRGULE (CHERAGA, ALGER) Samedi 31 mars à partir de 14h : Présentation et dédicace du livre Tigurarin tapis et tapisseries d’art de Timimoun et du Gourara. Un langage secret de Marie-Claire radigue, paru aux éditions Dalimen. GALERIE DAR EL-KENZ (CHÉRAGA, ALGER) Du 31 mars au 21 avril :

Exposition «Nostalgérie» de l’artiste plasticien Ilyes Belkaïd. Le vernissage est prévu le samedi 31

mars à partir de 15h. MUSÉE NATIONAL D’ART MODERNE ET CONTEMPRAIN D’ALGER (RUE LARBI-BEN- M’HIDI, ALGER-CENTRE) Jusqu’au 10 avril : Exposition «Le design italien rencontre le design algérien». MUSÉE D’ART MODERNE D’ORAN Jusqu’au 2 avril : Exposition collective de 35 artistes peintres femmes intitulée «Touches féminines où se mêler le langage des couleurs».

Le Soir

d’Algérie

Détente

Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE 18

Détente Vend. 30 - Sam. 31 mars 2018 - PAGE 18 M OTS F LÉCHÉS Par

M OTS F LÉCHÉS

Par Tayeb Bouamar

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Ces colonnes abritent les noms de onze joueurs du PSG (2017/2018) Une lettre ne peut être cochée qu’une seule fois. Définition du mot restant = «Ex-Ballon d’or français»

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Etablissez les bonnes relations Exemple : A7

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VILLE DES PONTS SUSPENDUS

 

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EL BAHIA

 

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6

VILLE DES KSOURS

 

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TIZI OUZOU

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EL BAHDJA

 

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SIDI BEL ABBÈS

8

EL AÂLI

 

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VILLE AUXMILLE COUPOLES

 

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VILLE DES ROSES

 

J6-I1-H2-G3-F8-E9-D4-C10-B5-A7:SOLUTION

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MOTSMOTS FLÉCHÉSFLÉCHÉS

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