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Cahier Politique

Novembre 2014

Sur un Nouveau
Protocole du Climat

I. L’ÉCHEC DE KYOTO ET LES Annexe I, pays non-Annexe I, et pays


FAUSES SOLUTIONS CLIMATIQUES Annexe II. Ç’est conforme au principe
de « responsabilités communes mais
différenciées et capacités respectives
Sur le Protocole de Kyoto » ou RCMD-CR. (CCNUCC 2014a)

Le Protocole de Kyoto (PK), adopté à la Les pays Annexe I sont obligés à réduire
COP3 (Troisième Conférence des Parties, leurs émissions GES à niveaux spécifiés
Kyoto 1997), était un instrument légal signé pour chacun d’eux. Les pays Annexe
par 192 parties pour aider à opérationnaliser II, un sub-group de l’Annexe I, sont
la Convention-Cadre des Nations Unies sur demandés de fournir financement pour
les Changements Climatiques (CCNUCC) en aider aux pays en développement à
réduisant substantiellement les émissions entreprendre programmes de mitigation
globales de gaz à effet de serre (GES) et adaptation, et fournir technologie aux
causant le changement climatique. pays en développement et autres pays
sélectionnés pour le même but. Les pays
Sous le PK, les parties ont été catégorisées non-Annexe I (155 pays en développement,
dans trois groupes principaux en y compris Chine et Inde) n’ont pas telles
fonction de différent engagements : pays obligations contraignantes des pays
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Annexe I. Mais ils partagent aussi les et l’énergie aussi) principalement en
responsabilités communes de tous les pays. comptant sur les mécanismes basés dans
le marché, réparations obsédées avec
La faiblesse plus grande du PK était sa la technologie, et procédés financières
basse ambition de mitigation. Les pays basées dans la motivation du profit.
Annexe I se sont engagés pour accomplir
un objectif collectif de réduction
de 5.2% GES par 2012. Ce très bas L’échec des mécanismes
objectif n’était pas difficile à accomplir, basés dans le marché
surtout par réductions raides dans les
émissions des pays d’Europe de l’Est. Le Protocole de Kyoto a été amendé pour
permettre les pays, spécialement les pays
De l’autre côté, les États Unis et autres industrialisés, utiliser trois mécanismes
pays industrialisés ont travaillé pour miner pour gagner points, lesquels étaient
le PK. Les US étaient signataires du PK après comptés comme contributions
mais ils ne l’ont pas ratifié, pendant que le pour leurs engagements de réduction
Canada s’est retiré en 2011. Autres pays de leurs émissions de GES. Parmi les
industrialisés ont aussi insisté dans bas plus importants mécanismes étaient :
engagements de mitigation, soutenant le commerce d’émissions, la mise en
que réductions trop profondes dans œuvre conjointe (MC), et le mécanisme
les émissions feraient gravement du de développement propre (MDP).
mal à leurs économies ; et qu’appliquer
différentes mesures pour les pays en Essentiellement, ces mécanismes de
développement était « injuste ». À leur commerce de carbone ont permet aux
commandement, « mécanismes de pays Annexe I et aux grandes corporations
flexibilité » ont été introduits dans le PK, incapables ou réticentes d’accomplir
lesquels ont permit à ces pays échapper vraies réductions dans leurs émissions
les vraies réductions d’émissions GES. GES de « acheter » vraies réductions
d’émissions GES et les échanger entre
Alors, ensemble avec les corporations eux. (Earth Peoples 2014) Plusieurs projets
transnationales (CTNs) géantes qui MDP dans le Sud global, spécialement
étaient parmi les plus dépendantes des barrages et plantations de biocobustibles,
ressources et technologies de combustibles ont causé perte de biodiversité,
fossiles, les pays très industrialisés ont écosystèmes perturbés, déforestation, et
dilué le PK et l’ont tendu un piège pour déplacement et répression des peuples
son échec final. En dépit du consensus indigènes (PI). (Earth Peoples 2014)
public, scientifique et politique général
sur le besoin d’action climatique urgente,
les émissions GES continuent à cracher Critiques du REDD+
dans des taux même croissants.
Dans une manière similaire, le programme
Réduisant Émissions de la Déforestation
Sur les fausses solutions climatiques et la Dégradation Forestière (REDD), plus
tard élargi dans le REDD+, était censée
En lieu des prémisses et principes qu’ont de réduire les émissions GES en offrant
poussé le Protocole de Kyoto, les pays du avantages aux pays en développement
Nord et les CTNs ont offert un large étalage et spécialement aux communautés PI
de fausses solutions climatiques. Celles pour augmenter la couverture forestière
dites « solutions » promettent résoudre par la conservation, la gestion forestière
ou soulager considérablement la crise durable, et l’amélioration du stock
climatique (et les crises dans l’alimentation forestière de carbone. (NU-REDD 2009).
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Pendant que l’objectif évident de REDD+ d’OSCs représentant les secteurs
est louable, son mécanisme sous-jacent producteurs de nourriture (Deen 2014).
est une forme de compensation carbone,
qu’encore permet aux pays industrialisés La plupart de projets ACI sont financés
et CTNs éviter réduire leurs propres par les procédés discrédités d’échange
émissions GES en finançant projets de et compensation carbone (Asian Farmers
réduction d’émissions dans le Sud Global, 2014). Aussi, le cadre ACI n’a pas aucun
transformant cet effort de mitigation dans critère ou définition de la « agriculture
un mécanisme financière et de marché. Il climat-intelligente », la permettant
est donc devenu une source de profit pour inclure approches industrielles dans
bureaucrates corrompus, autorités locales, l’agriculture lesquels peuvent en
et entreprises agro-forestières dans les fait accroître les émissions GES et la
pays en développement. Le financement vulnérabilité des fermiers (TWN 2014b).
REDD est allé pour des plantations L’implication des géants corporatifs dans
d’arbres monocultures, y compris arbres l’ACI ouvre la porte pour une promotion
génétiquement modifiés, lesquels détruisent plus agressive de l’agro-industrie et
les forêts originaires et leur biodiversité l’agriculture industrielle, laquelle mine
(Earth Peoples 2014). Comme résultat, la souveraineté alimentaire, plutôt que
les PIs et autres communautés rurales ont pour des vraies solutions climatiques
devenu plus exposées à l’appropriation enracinées dans et au profit des milliards.
de terrain, devenant locataires payant
un loyer dans leurs propres terrains ou
obligés de quitter leurs propres terrains Géoingénierie
ancestraux et leurs sources traditionnelles
de moyens d’existence (Rising Tide North La géoingénierie est la « intervention
America et Carbon Trade Watch 2010). humaine intentionnelle, à grande échelle
dans l’environnement pour contrer le
réchauffement planétaire et le changement
Les périls de l’agriculture « climatique » (IBON 2010, 30). L’approche
climat-intelligente » basique de la géoingénierie est d’employer
hautes niveaux de technologie à grandes
Dans les années récentes, l’Organisation échelles (dans quelques cas à l’échelle
pour l’Alimentation et l’Agriculture des mondiale) pour intervenir drastiquement
Nations Unies (FAO) et la Banque Mondiale dans les processus atmosphériques,
(BM) ont poussé pour la « agriculture climat- avec l’espoir d’arrêter le changement
intelligente » (ACI) apparemment pour climatique. La caractéristique clef de
toutes les formes d’agriculture – fermes, tels procédés est être high-tech et à
cultures, bétail, aquaculture, et la pêche grande échelle, mettant l’accent sur le
– pour s’adapter aux effets aggravants du pouvoir prétendu de la technologie pour
changement climatique. (Nasowitz 2014) réparer nos écosystèmes malades.

Pendant que l’ACI a été pleinement Le problème avec telles interventions est
supportée par la récemment lancée qu’essentiellement elles ne sont pas des
Alliance Mondiale pour l’Agriculture solutions au réchauffement planétaire parce
Climat-Intelligente, laquelle comprend qu’elles ne s’occupent pas des causes
20 gouvernements et 30 organisations directes, demandent investissements dans
et corporations, y compris McDonalds le longue terme (lesquels seulement les
et Kelloggs, elle s’est rencontrée états très industrialisés et les CTNs peuvent
avec la préoccupation sérieuse est se payer), produiront de résultats seulement
le criticisme par un nombre croissant au niveaux high-tech et à très grandes
échelles, exigent de tests dans le longue
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terme et défis de gouvernance planétaires,
et comportent effets secondaires encore
inconnus ou imprévisibles et points
d’échec potentiels (IBON 2010, 31-32). Selon tous les indicateurs, la plupart de
ces solutions motivées par le marché et
sponsorisées par les corporations n’ont
Autres fausses solutions climatiques pas réussit. En même temps, elles n’ont
fait que détourner les gouvernements et
Sources d’énergie vielles, sales, et les ressources de confronter directement
discréditées sont poussées agressivement la cause fondamentale du changement
parce qu’elles émissent prétendument climatique, laquelle est les systèmes
moins ou aucuns GES, ou même remballées productifs et économiques survivant par
comme sources nouvelles, propres et crachant sans relâche quantités croissantes
prometteuses. Celles comprennent les d’anthropogéniques émissions GES.
grands barrages, l’énergie nucléaire,
les biocombustibles, et même plus
de combustibles fossiles «redésignés II. PRINCIPES VERS UNE SOLUTION
» pour « brûler plus proprement et CLIMATIQUE RÉELLE
efficacement ». En bref, l’énergie sale
est en train d’être verte-lavée comme
une partie de la solution climatique. Le principe de RCMD

La nanotechnologie et la biotechnologie, Il est axiomatique que la réponse au


apparemment l’opposite de la plupart changement climatique, lequel est un
de technologies de géoingénierie, sont phénomène planétaire et à longue
manipulations high-tech de matériels à terme, doit être aussi entièrement
très petites échelles (niveau génétique, planétaire, exhaustive, basée sur la
moléculaire ou atomique), pour produire science, et durable – impliquant tous
nouveaux biens ou pour faciliter processus les pays, leurs gouvernements et
autrement impossibles ou très chères communautés, et tous les secteurs. En
d’accomplir. Quelques de ces produits même temps, la charge de porter cette
et processus ont été promus comme réponse planétaire et exhaustive doit être
sources possibles d’énergie renouvelable partagée équitablement. À cet égard,
et non-produisant-GES. Sous-jacent ça, on doit continuer à respecter le principe
cependant, il y en a des tentatives des de « responsabilités communes mais
CTNs pour monétariser les efforts du différenciées et capacités respectives ».
monde dans la mitigation et l’adaptation.
Ce concept á été énoncé officiellement pour
En outre, beaucoup de telles solutions la première fois à la première Conférence
biotech et nanotech présentent un large de l’ONU sur l’Environnement Humain à
étalage de dangers réels et potentiels 1972 et dans la Déclaration de Stockholm
pour la santé humaine et écologique et résultante, laquelle décrivait RCMD comme
menaces à la biodiversité. Dans l’esprit du la « applicabilité de standards que sont
principe préventif, toutes les applications valides pour les pays les plus avancés
biotech en nanotech de consommateurs mais que peuvent être inappropriés et
ou communautaires doivent subir tests avec un coût social injustifié pour les pays
strictement scientifiques et processus en développement. » (UNEP 2004)
d’évaluation avant qu’ils soient considérées
pour déploiement, spécialement dans les
échelles nécessaires pour la mitigation
massive (Earth Peoples 2014).
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Ce concept a été formellement consacré dépendront largement sur les ressources
comme le Principe 7 de la Déclaration de financières et le transfert de technologies
Rio de 1992, laquelle déclare (Ranii 2014) : que les pays développés sont mandatés de
leur supporter avec. (IBON 2008, 72-73)
Au vu des différentes contributions
à la dégradation environnementale En plus des responsabilités différenciées
planétaire, les États ont responsabilités parmi les pays, la justice réparatrice et le
communes mais différenciées. Les principe d’équité exigent une distribution
pays développés reconnaissent de la responsabilité en fonction des
la responsabilité qu’ils portent émissions historique per capita pas
dans le poursuite international du seulement dans une base per pays, mais
développement durable au vu des plus significativement dans une base per-
pressions que leurs sociétés mettent polluer. La charge plus grande de l’action
dans l’environnement planétaire climatique doit être dans les pays les plus
et des technologies et ressources industrialisés et leurs CTNs (n’importe où
financières qu’ils commandent. celles-ci sont localisées), ainsi que dans
les élites du Sud, lesquelles ont causé
Le concept RCMD, ensemble avec la et ont profité les plus de l’exploitation
phrase éclairante « et capacités respectives des biens mondiaux. (IBON 2008, 91).
», a été appliqué au cœur de l’accord
mondial sur le changement climatique, On concède que l’économie mondiale
quand il a été énoncé dans l’Article 3 de a en effet changé depuis 1992, et la
la CCNUCC (CCNUCC 2014b). Dès que différentiation de responsabilités doit
la CCNUCC a été ratifiée par la plupart refléter les changements dans les
des pays du monde, ce concept est émissions GES per-pays et les niveaux
devenu un principe du droit international, de développement dans les deux
appliqué pas seulement à l’action décennies depuis. Le nouveau protocole
climatique mais aussi à questions du du climat en train d’être négocié pour
développement durable reliées de près. 2015 devra refléter ces changements,
mais doit rester dans le contexte du
Le principe RCMD-CR reconnait que principe RCMD, lequel reste valide.
la part plus large des émissions GES
mondiales historiques et actuelles a son
origine dans les pays développés. De Le concept du développement durable
l’autre côté, les émissions GES dans la
plupart des pays en développement sont Les sociétés et les économies de la plupart
encore relativement basses, spécialement de pays, comme configurés actuellement,
quand calculées dans un base per capita. sont en train de générer sans relâche GES et
autres polluants et épuiser les ressources de
Le principe RCMD-CR reconnait aussi la planète dans manières non durables, et
que les émissions GES par les pays en dans le processus renforçant les inégalités
développement sont en train de croître sociales – ainsi empirant le changement
alors qu’ils essaient de satisfaire leurs climatique et ses impacts. La meilleure
besoins sociaux et développementaux. porte de sortie de la crise climatique passe
Ces pays aussi doivent tôt ou tard réduire donc par construire sociétés durables et
leurs émissions, mais d’une manière équitables. Ça nous amène aux principes
différente. Leurs priorités premières et en rapport du développement durable.
primordiales doivent être le développement
économique et social et l’éradication Avant tout, le développement devrait
de la pauvreté, et leurs propres efforts tourner autour des gens, pas du profit.
de mitigation et adaptation climatique Le développement humain réel s’agit
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d’améliorer la qualité de la vie des gens (lequel inclut les pays développés et
et élargir les choix des gens dans toutes en développement indifféremment) a
ses dimensions économiques, sociales, résulté dans des économies non durables
politiques et culturales. Il ne s’agit pas que génèrent et aggravent beaucoup
simplement de produire et commercialiser facteurs du changement climatique.
de plus en plus marchandises, avec
le profit comme le moteur. Tous ces facteurs causent émissions GES
plus massives et découragent les réductions
Pour que le développement serte drastiques d’émissions (parce qu’elles
entièrement les besoins des gens, il doit mènent à des pertes dans la production
être regardé d’une vision la plus large et le profit), lesquelles à son tour empirent
possible et dans le longue terme. Ça le changement climatique. Ces facteurs
veut dire prendre en compte les besoins aussi empirent un large étalage de
de tout le monde de tous les pays dans susceptibilités physiques, économiques et
leur diversité, satisfaisant ces besoins du sociaux des pays et communautés sur les
présent sans compromettre la capacité divers impacts du changement climatique,
des générations futures pour satisfaire spécialement dans le Sud global et parmi
leurs propres besoins, et en regardant ces les gens pauvres. (IBON 2012a, 10-16).
besoins présents et futurs dans le contexte
de maintenir la santé de la planète et ses Le concept du développement
écosystèmes. En bref, le développement durable, contrairement au paradigme
réel doit être le développement durable. capitaliste dominant, met l’accent sur
l’interconnexion et l’équilibre – des gens
La définition plus fréquemment cite, dans la société, les deux dans l’espace
du Rapport Brundtland, déclare que et le temps, entre les gens et la nature,
le développement durable comprend entre la production économique et
à l’intérieur deux concepts clés : l’organisation sociale. L’accent est sur
élever la qualité de vie pour tous, pas
• le concept des besoins, en particulière seulement la quantité de consommation
les besoins essentielles des pauvres de richesse matérielle pour quelques-uns.
du monde, auxquels une priorité
primordiale devrait être donnée ; et Réaliser ce type de développement
demande un changement de système parce
• l’idée des limitations imposées que ses piliers sont le même opposé du
par l’état de la technologie et paradigme capitaliste. Tel changement de
l’organisation sociale sur la capacité système ne peut pas rester dans la façon
de l’environnement pour satisfaire de reformes politiques fragmentaires que
les besoins présents et futurs. restent dans le même paradigme, mais
doit être dans le contexte de construire
Il y a eu une avalanche géante de alternatives au système capitaliste actuel.
littérature critique sur les défauts
du système capitaliste mondial. La Le développement durable peut fournir
plupart des parties prenantes du climat solutions à longue terme pour la crise
conviennent maintenant que ce défaut climatique par (1) effectuer une transition
a un rôle central dans le changement vers une collection de technologies et
climatique, puisque le capitalisme est méthodes de production plus durables
basé fondamentalement sur un paradigme écologiquement ; (2) prise de décisions et
économique obsédé avec la production et planification démocratiques pour rendre
le commerce sans relâche pour le profit, cette transition écologique vraiment et
renforcé par un style de vie consumériste profondément enracinée parmi les gens ;
et dépensier. En bref, le capitalisme (3) appropriation et contrôle démocratique
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sur les ressources productives pour liés à la mitigation et l’adaptation, et
accomplir des gains de développement autres programmes environnementales
stables et dans le longue terme ; et (4) une ainsi. Alors on pousse pour la justice
redéfinition du développement humain – climatique dans le contexte général de
loin de l’idée de que le bien-être veut dire justice sociale, justice environnementale, et
surconsommation et prodigalité – pour justice développementale. (IBON, 2013).
accomplir un niveau de consommation
durable nécessaire pour le génuine bien-
être des gens, lequel en même temps Le principe de la souveraineté populaire
impose moins demande sur la capacité et le rôle des mouvements sociaux
porteuse de la planète. (IBON 2012a, 18-30)
Dans le niveau international, il semblerait
que produire et mettre en place solutions
Le principe de la justice climatique climatiques efficaces est surtout le devoir
des états et les corps multi-états, les états
Le principe de justice doit souligner exerçant leur souveraineté respective et
tout l’étalage de réponses climatiques négociant un consensus mondial avec leurs
parce-que celles-ci doivent répondre intérêts nationaux respectifs à l’esprit. Ça
à une longue histoire d’injustices et serait puis traduit dans le niveau national
inégalités que sont liées de proche au par chaque état individuel en mobilisant
changement climatique et à ses impacts. tous ses membres et ressources pour
satisfaire toutes ses obligations climatiques.
Les demandes de longue date des pays
en développement par rapport à la On doit, toutefois, regarder le principe
mitigation et adaptation au changement de souveraineté dans le sens de la
climatique, y compris le support souveraineté populaire. Ça veut dire les
financière et technique, par exemple, sont larges masses populaires affirmant leur
clairement dans le cadre de répondre souveraineté pour mettre en places ces
aux très vieux déséquilibres sociaux, solutions vraies et durables au changement
économiques, et politiques imposés par climatique, par plusieurs voies d’action
les pays développés et aggravés par les allant des politiques et programmes
impacts du changement climatique. gouvernementales à la mobilisation
communautaire ou de la société civile.
Les principes de RCMD et « le polluer C’est le devoir des gouvernements et
paye » en fait impliquent une volonté de des processus multi-états d’écouter la
restaurer ou accomplir l’égalité, seulement voix du peuple et leurs organisations,
s’ils sont dans la forme de financement lié et les responsabiliser pour agir.
à la compensation climatique et support
technologique fourni par les pays les Le peuple organisé dans communautés,
plus industrialisés, avec plus hautes organisations de la société civile et autres
émissions, et financièrement capables, structures participatives génuines sont le
aux pays pauvres les plus vulnérables aux fondement de la souveraineté nationale. Ils
impacts du changement climatique. ont rôles essentiels pour définir, orienter et
déterminer le travail de chaque et toutes les
Les pauvres du monde dans leurs milliards, conférences et processus officiels majeurs
spécialement les pauvres urbains et pour définir et gérer l’action climatique
ruraux dans les pays du Tiers Monde, aux niveaux local, national, régional et
sont les plus vulnérables aux impacts du mondial. On doit, en particulier, donner
changement climatique. Ils doivent par primauté au rôle des mouvements sociaux
conséquent être les plus priorisés et urgents pour accomplir une solution génuine et à
bénéficiaires des programmes climatiques longue terme au changement climatique.
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Construire sociétés soutenables et traité aspiré, l’esprit du PK pourrait être
équitables comme la solution durable donné une deuxième vie et rapprocher le
au changement climatique est réalisable monde aux objectifs finals de la CCNUCC
seulement par l’affirmation de la : amener les GES atmosphériques aux
souveraineté populaire – principalement au niveaux qu’arrêteraient le changement
moyen des mouvements sociaux. Le rôle climatique causé par l’homme, et en
général des mouvements sociaux dans la même temps poursuivre le développement
société est d’être catalyseurs extrêmement durable dans les décennies à venir.
concentrés du changement social. Ça e
été particulièrement vrai dans les deux Les conflits d’intérêts fondamentaux
derniers siècles à peu près (représentant entre les pays développés et en
l’âge d’or du capitalisme) jusqu’au présent, développement, cependant, continuent à
à travers lesquels les divers mouvements marquer les négociations pour un nouveau
sociaux poussant pour un changement protocole climatique (post-2015).
radical de système ont proliféré et persisté.
Les peuples du monde, en affirmant leurs
Les mouvements sociaux, spécialement intérêts prioritaires, doivent insister sur
ceux représentant les pauvres et l’application des principes basiques de
marginalisés lesquels comprennent la développement durable et responsabilités
majeure partie de la population dans la communes mais différenciées dans la
plupart des pays, doivent être préparés recherche de vraies solutions de long
pour se fusionner et augmenter leurs terme pour la crise climatique. À la
efforts pas seulement pour pousser pour lumière de ça, on propose les positions
actions climatiques spécifiques ou pour politiques suivantes, lesquelles ont croit
un accord climatique plus exhaustif et devraient former les composants de
efficace, mais pour un changement de base les plus cruciaux pour un nouveau
système approfondi vers sociétés durables protocole du climat. En même temps,
et équitables. (IBON 2012a, 31-34) on joint le reste de la société civile
pour pousser pour un processus inclusif
dans et dehors les prochaines COPs à
III. LES COMPOSANTS DE BASE POUR Lima et Paris, pour lutter pour un tel
UN NOUVEAU PROTOCOL DU CLIMAT protocole qu’étaierait vraiment la justice
climatique dans toutes ses dimensions.
Des failles et amendements ont
paralysé graduellement le Protocole
de Kyoto dans sa première Période La Plateforme Durban et l’APD
d’Engagement. L’Amendement de
Doha a défini une deuxième Période La Plateforme Durban est le processus de
d’Engagement pour 2013-2020, mais il a négociations défini sous la Convention
été ratifié seulement par quelques pays CCNUCC pour entraîner ce nouveau
et donc il n’est pas effectif encore. protocole, instruments légaux ou autres
issues à être adoptés par la COP21 (Paris
Pendant ce temps, les états membres 2015) et entrer en vigueur du 2020 en avant.
ont accordé à la COP17 (Durban 2011)
créer un traité climatique nouveau, Le Group de Travail Ad Hoc sur la
exhaustif, et contraignant pour 2015, Plateforme Durban pour Action Améliorée
lequel entrerait en vigueur le 2020 et (APD) est le corps subsidiaire de la
remplacerait entièrement le PK. CCNUNCC crée à Durban pour gérer le
processus de créer et adopter ce nouveau
Par conséquent, on note des espoirs protocole du climat. L’APD a trois objectifs :
renouvelées, de que par ce nouveau
9
• Premier, développer plus profondément les dernières informations scientifiques
les contenus de l’ébauche de texte de présentées par exemple dans le 5ème
négociation de l’accord 2015 ; la tâche Rapport d’Evaluation (RE5) du Groupe
est aussi appelée « Flux de travail 1 » ; d’Experts Intergouvernemental sur
l’évolution du Climat (GIEC) de l’ONU.
• Deuxième, améliorer l’ambition
de mitigation pré-2020, pour Les pays en développement sont
fermer la nommée « brèche très conscients de que plafonner
d’ambition » ; la tâche est aussi l’augmentation de température dans le
appelée « Flux de travail 2 » ; et 2°C ne suffit pas, puisque ça signifierait
une augmentation de 3-4°C dans les
• Troisième, faire avancer le travail régions tropicales, avec sévères impacts
dans l’information liée aux dans leurs populations et économies.
contributions délibérées déterminées
nationalement (CDDN). Les Petits états insulaires en développement
(PEID) sont spécialement vulnérables.
À ce stade, le processus APD est Même avec une hausse de température de
inévitablement dans le stade central pour moins de 1°C, ces états ont souffert orages
toutes les parties prenantes du climat plus intenses et niveaux de la mer en hausse
puisqu’il représente l’effort global pour menant à inondations plus destructives.
forger un accord climatique nouveau
et exhaustif par 2015 (pour entrer en Le GIEC a souligné de façon répétée que
vigueur le 2020), et pour augmenter les objectifs de réduction de GES par les
l’action de mitigation pré-2020 par tous pays industrialisés sous le PK (réduction
les pays dans niveaux suffisants. totale de 5.2 % pour 2008-2012) étaient trop
insuffisants pour ralentir le changement
climatique et éviter dégâts importants. En
Questions majeures dans la fait, une réduction mondiale d’au moins
négociation du nouveau protocole 60%-70% par rapport aux niveaux de 1990
est nécessaire dans la première moitié du
À la COP17 (Durban 2011), six éléments 21ème siècle pour éviter un changement
centraux à être inclus dans l’accord 2015 climatique cataclysmique, selon le GIEC.
ont été identifiés : mitigation, adaptation,
financement, développement et transfert Par conséquent, l’effet total des efforts
de technologies, transparence de l’action de mitigation de tous les pays doit
et du support, et développement de être suffisant pour accomplir l’objectif
capacités. (Bose 2014) Les gouvernements sous-1.5 °C. En supposant que les états
et les peuples doivent demander avec membres adoptent les Contributions
fermeté que l’accord 2015 contienne Délibérées Déterminées Nationalement
dispositions solides dans touts les six (voir dessous, pour les discussions sur
éléments centraux, spécialement dans la les CDDNs), ces objectifs nationaux
mitigation, l’adaptation, et le financement. devraient être calculés clairement pour
établir que l’objectif-1.5 °C sera atteint.

Mesures basiques de mitigation En même temps, les pays développés ne


peuvent pas supporter la même charge de
L’objectif de mitigation le plus crucial mitigation que les pays développés. Alors,
dans l’accord 2015 doit être maintenir les efforts mondiaux de mitigation doivent
l’augmentation dans la température continuer à être structurés dans une manière
mondiale moyenne sous 1.5 °C au-dessus différenciée, en reflétant les distinctions
des niveaux préindustriels, cohérent avec basiques entre les pays développés et
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en développement et leurs obligations dispositions sur la mitigation et autres
respectives. C’est dans le contexte de éléments centraux de l’accord.
l’applicabilité continuée des principes
de RCMD-CR et d’équité. (Voir plus ci-
dessous, sur la question de la différentiation Sur les contributions délibérées
comme appliquée aux CDDNs). déterminées nationalement (CDDNs)

À la COP19 (Varsovie 2013), les états


Adaptation et autres mesures membres ont défini le processus pour
trouver l’accord 2015, et ils ont accordé
L’accord de 2015 maintenant en négociation trouver « contributions délibérées
réussira ou faillira dans la question centrale déterminées nationalement » (CDDNs) –
de combler le fossé de la mitigation. une CDDN pour chaque pays – pour tous
Cependant, les pays en développement les aspects de la mitigation, adaptation,
affrontent défis énormes pour adopter financement, développement et transfert
mesures d’adaptation appropriées. Dans de technologies, et développement de
ce contexte, ils nécessitent un soutien capacités. Préparer et soumettre CDDNs
financière des pays développés à la mesure. est décrit comme un « processus ex-ante
» parce qu’il fait partie du processus plus
Les mesures d’adaptation climatique grand et en cours APD de forger l’accord
nécessitent une réponse mondiale puisque du climat 2015. Le processus enjoint les
les impacts du changement climatique états membres de soumettre leurs CDDNs
sont mondiaux. L’adaptation doit donc être bien avant la COP21 à Paris – Mars 2015
poursuivie plus intégralement comme un pour ceux qui sont prêts à le faire.
effort mondial. Elle doit être incorporée dans
l’accord 2015 comme un component majeur,
et être reflétée dans les efforts nationaux Les CDDNs doivent être contraignantes
individuels contribuant à l’objectif mondial.
La plupart des états membres, y compris les
Tous les états membres doivent définir leurs pays en développement, voient quelques
propres besoins d’adaptation. En outre, les avantages dans le mécanisme CDDN.
états membres avec capacités supérieures Il est considéré comme un antidote au
doivent contribuer à l’effort général de danger de que quelque bloc intéressé
supporter les pays avec capacités inférieures manipule l’élaboration de l’accord 2015,
et susceptibilités supérieures. Encore, c’est parce qu’il permet aux états membres le
dans le contexte de l’applicabilité continuée construire immédiatement et collectivement
des principes de RCMD-CR et équité (« Processus de négociation dirigé par
les parties » ou processus de « pression
L’accord de 2015 doit aussi incorporer groupale et révision groupale »)
dispositions sur les moyens de mise en
œuvre (MOM), présentés aussi d’une Cependant, le débat controversé qu’a
manière différente conformément à RCMD- eu lieu à Varsovie menace d’exploser de
CR. Les pays développés, en particulier, nouveau sur si les « contributions » veulent
doivent fournir un soutien obligatoire et dire ou pas engagements contraignants
prévisible aux pays en développement dans le contexte de l’accord 2015. Le
par mécanismes et voies de distribution processus a été jusqu’à présent capable
précis, et avec une chronologie indicative. de contourner la question. Ce point
délicat, pourtant, doit être résolu à la
L’accord 2015 doit inclure processus COP20 (Lima 2014) en faveur de rendre
de suivi, révision et vérification strictes, les CDDNs engagements contraignants –
dans le contexte d’appliquer les tout en appliquant le principe RCMD et en
11
différenciant entre les pays développés et s’annonce large, cédant à la prééminence
en développement (voir plus ci-dessous). d’une approche seulement-mitigation
de bas en haut pour les CDDNs que, si
Aussi, il y a de tentatives de « brûler les n’est pas géré d’une manière équilibrée
étapes » de l’accord 2015 en laissant les et équitable, peut entraîner moins efforts
CDDNs comme un véhicule indépendant de mitigation par les Parties Annexe I et
– ce qui est défavorable aux pays en une pression augmentée sur les Parties
développement dans l’ensemble. Les non-Annexe I pour fermer la brèche de
CDDNs doivent être négociées pas comme mitigation » (Raman et Bose 2014).
une pièce séparée mais de concert avec
les autres components de l’accord. Les états membres, spécialement les pays
en développement, devraient donc insister
pour que les CDDNs soient discutées
Les CDDNs doivent couvrir un large dans le contexte général des six éléments
étalage de mesures climatiques centraux, et demander que les informations
devraient être liées à mesures climatiques
Comme accordé à Durban, les éléments spécifiées comprenant ces éléments.
centraux que devraient rentrer dans
l’accord 2015 comprennent la mitigation,
l’adaptation, le financement climatique, Le principe RCMD-CR appliqué aux CDDNs
le transfert de technologie, et le support
pour le renforcement de capacités des Sous le Protocole de Kyoto, les pays les
pays en développement. Les CDDNs plus développés avec les plus grandes
doivent donc s’occuper de tous les responsabilités de réduction d’émissions
éléments dans une manière équilibrée, GES (les pays Annexe I) étaient réclamés
et ils doivent être regardés comme un d’entreprendre engagements contraignants
paquet entier et sous un mandat unique proportionnels à leur effort collectif précis
dans le contexte général de la CCNUCC. et mesurable. Les pays non-Annexe
I, de l’autre côté, seulement devaient
Pendant que plusieurs états membres entreprendre « actions de mitigation
conviennent maintenant que le véhicule appropriées nationalement ». Cette
CDDN est le cœur du nouveau régime division entre pays Annexe I et non-
post-Kyoto, ce point est devenu une Annexe I, conduisant à engagement
question délicate parce que la plupart des différentiels, était explicitement basée sur
pays développés insistent que les CDDNs les principes de RCMD-CR et équité.
devraient se concentrer principalement
dans la mitigation, et s’occuper seulement Sous la décision de la COP19 (Varsovie
plus tard des autres éléments. 2013) sur les CDDNs, cette division binaire
n’est plus explicite et automatique. Les
Le danger dans les CDDNs concentrées pays membres sont maintenant permis de
dans la mitigation est que les pays « auto-différencier » dans la préparation
Annexe I sont en train de tenter de de leurs CDDNs respectives. Le véhicule
l’utiliser comme une « porte-arrière CDDN est censé de résoudre plusieurs
» pour diluer leurs engagements de questions difficiles, y compris la plus
mitigation, disperser la responsabilité de délicate des engagements différentiels.
mitigation à travers le reste du monde, Mais il pose aussi le danger de diluer les
déprioriser les autres éléments, et donc principes et dispositions de la CCNUCC
brûler les étapes de l’accord 2015. sous l’apparence de permettre «
contributions déterminées nationalement ».
Comme le ministre d’un pays Africain
a averti: « La fin du Protocole de Kyoto
12
Peut être le monde a évolue au-delà de Encore cohérent avec les principes de
la division originale de Parties Annexe RCMD-CR et équité, l’accord 2015 doit
I et Non-Annexe I, mais la distinction aussi permettre un degré significatif
basique entre pays développés et en de différentiation parmi les pays en
développement reste, et les principes développement. Par exemple, les pays les
de RCMD-CR et équité ainsi. Les dites moins avancés (PMAs), les PEID, et autres
principes doivent restes applicables pays extrêmement vulnérables devraient
dans le processus de préparation des être donnés priorité dans les soutiens
CDDN et dans l’accord 2015 résultant. financiers et autres. Les pays à revenu
C’est dans l’intérêt de tous les pays, intermédiaire (PRI) aussi appelés économies
mais spécialement ceux des pays en émergeantes, de l’autre côté, pourraient
développement qu’ont été les plus touchés se concentrer dans supporter leurs propres
par les impacts du changement climatique. efforts tout en aussi supportant les pays
en développement moins capables.
Dans leurs CDDNs, les pays développés
doivent donner information sur et
s’engager pour objectifs de réduction Les CDDNs doivent être claires,
des GES dans toute l’économie et transparentes, et mesurables
quantifiées, et soutien quantifié aux
pays en développement aussi dans la Le processus CDDN exige que les
forme de financement, développement états membres fournissent information
et transfert de technologies, et soutien suffisante sur leurs contributions dans une
pour le renforcement de capacités pour manière claire, transparente, mesurable
les actions de mitigation et adaptation. et comparable. Les CDDNs des états
membres doivent être disponibles
Particulièrement en matière de réduction publiquement et soumises à un examen
des émissions GES et le financement approfondi par toutes les parties prenantes,
climatique, les pays développés doivent ou au moins à une évaluation par ses
communiquer leurs promesses CDDN pairs, pour comparer et valider si leurs
dans la forme d’engagements explicits et efforts déterminés nationalement sont en
métriques indicatives, du moyen terme effet appropriés, justes et équitables, et
au longue terme. Dans le financement basés sur les circonstances et capacités
climatique, par exemple, les promesses respectives de chaque état membre.
devraient être quantifiées comme
pourcentage du PIB, et représentées par Rendre l’information CDDN disponible
vraies quantités de dollars pours le court publiquement assure en particulier que les
terme en ligne avec les cycles budgétaires. niveaux de mitigation des états membres
puissent être calculés pour mesurer leurs
Les CDDNs des pays en développement, effets totaux, et qu’ils soient validés comme
de l’autre côté, doivent être définies suffisants pour accomplir effectivement
dans le contexte de satisfaire leurs les objectifs mondiaux de longue terme
besoins sociaux et développementaux de 1.5˚C et 2˚C. Il devrait en avoir aussi
respectifs, et appropriées à leurs mesures correctives claires et nettes au
capacités respectives. Ces CDDNs cas où il était trouvé que les contributions
doivent aussi être basées sur l’étendue totales ne sont pas appropriées pour
du soutien financier, technologique satisfaire l’objectif de température.
et de renforcement de capacités que
sera fourni par les pays développés.
13
Sur le financement climatique Améliorer le financement
climatique au-delà de 2020

Assurer les engagements Le financement climatique doit être défini


financières pré-2020 exhaustivement comme un composant
de base fondamental de l’accord
À Cancun (COP 16, 2010), dans le contexte 2015. Il est un élément essentiel pour
général du support financier de long terme, assurer et soutenir résultats de l’action
les pays industrialisés se sont engagés pour climatique d’haut niveau et dans le long
fournir fonds s’élevant à 100 milliards de terme, spécialement par la provision de
dollars par année en 2020 pour supporter support aux pays en développement.
actions concrètes de mitigation par les
pays en développement. (CCNUCC 2012). L’accord 2015 doit donc comprendre
engagements financiers augmentés et
Cependant, jusqu’à présent il n’y a pas eu contraignants des pays développés (et des
un plan clair pour ça. À l’approche de Lima pays en développement avec capacités
(COP 20, 2014), en fait, il y a eu de tentatives suffisantes aussi). Il doit s’occuper des
par les pays développes de s’écarter de brèches dans l’architecture et les fluxes
ces obligations ou de les regarder comme financiers actuels que ne peuvent pas être
pas contraignantes dans l’accord 2015 en remplies par les états membres individuels.
cours de négociation. Certains parmi eux Il doit définir une feuille de route financière
évitent les objectifs financiers numériques claire avec objectifs, chronologie, et
dans le nouvel accord, en disant que « il sources mesurables, rapportables et
est impossible » de faire tels engagements vérifiables. Il doit résoudre carrément
plusieurs années en avance à cause des questions qu’ont entravé le financement
limitations budgétaires nationales. Ils climatique dans les années précédentes,
avertissent que cette question pourrait être comme l’adéquation, l’accessibilité, la
la « briseuse d’accords » à Lima ou Paris. prédictibilité, la durabilité, la transparence
et l’additionalité. Les processus de mesurer,
Les pays en développement doivent rapporter et vérifier (MRV) le financement
confronter fermement cette question, et climatique par les pays développés
insister pour que les pays développés doivent êtres améliorés. Ça doit être par
tiennent à leurs engagements financiers une définition claire et nette des termes,
pré-2020 en fournissant une feuille de normes de responsabilité communes,
route claire et des objectifs financiers et systèmes de rapport communs.
avec une contrainte de temps. Le bloc
des Pays en Développement animés du La mise en œuvre complète des
Même Esprit (LMDC par ses sigles an engagements financiers pré-2020 sert
anglais), par exemple, doit être supporté comme un point de départ pour les pays
dans sa demande raisonnable de que les développés pour améliorer plus loin
pays développés fournissent les pays en le support de financement climatique
développement 50 milliards de dollars pour la période post-2020, encore
en financement climatique pour le 2015, avec une feuille de route claire pour
et puis augmenter annuellement en 10 augmenter le financement, y compris
billions de dollars, jusqu’à atteindre 100 objectifs, chronologies et sources.
milliards de dollar par 2020. (Chiew 2014a).
14
Le Fond Vert du Climat et autres qu’indique une fin pour les promesses
mécanismes institutionnels casées des pays développés dans le
financement climatique. (Chiew 2014b).
Dans la période post-2020, mécanismes
institutionnels comme le Fond Vert du
Climat (FVC), le Fond d’Adaptation (FA), Équilibrer les diverses sources
et le Comité Permanent de la COP sur le de financement climatique
Financement (CPF) sont censés de jouer un
rôle central et exhaustif dans le financement Les sources de financement publiques aussi
climatique. Ces mécanismes doivent être que les privées jouent rôles importants
ancrés solidement dans l’accord 2015 et dans le financement climatique, et les deux
alignés avec ses éléments centraux. Pour doivent être augmentées. Cependant, le
jouer un rôle vraiment positif, toutes les financement public doit être le pilier, avec
institutions impliquées dans le financement le financement privé seulement comme
climatique doivent observer les principes complément. Cette question politique
bien établis de gouvernance démocratique cruciale doit être résolue dans l’accord 2015.
et efficacité du développement, y compris
ceux d’appropriation démocratique Certaines conditions étant données, le
nationale et responsabilité. financement public est capable de mobiliser
échelles plus grandes de financement privé.
Leurs créneaux financiers combinés Cependant, il doit en avoir sauvegardes
doivent être raisonnés pour pouvoir couvrir pour assurer que ça n’amène pas à que
les différentes besoins et affectations les grands intérêts corporatifs soient
(par ex. mitigation, adaptation, transfert permis de détourner et rediriger l’action
de technologies, et renforcement de climatique comme un champ frais et
capacités) des pays, à la fois dans le court lucratif d’investissement profitable.
et le long terme. L’échelle et la fiabilité
du financement doit être suffisamment Pendant que les engagements financiers
élevée pour répondre aux besoins urgents contraignants des pays développés
d’adaptation des pays les plus vulnérables doivent comprendre l’essentiel
tout en atteindre un équilibre équitable du financement climatique, autres
entre une adaptation et mitigation à court sources comme celles communément
terme et à long terme. Leurs relations catégorisées comme Coopération Sud-
institutionnelles et fonctionnelles doivent Sud (CSS) doivent être maximisées par
être raisonnées pour éviter les conflits, les voies multilatérales et bilatérales.
duplications et fragmentation, qu’ont
caractérisé le paysage du financement Contrairement aux engagements faites
climatique dans le passé récent. par les pays développés, la CSS est
volontaire, mutuellement bénéfique, et
Dans le cas du FVC, il doit jouer un rôle de une collaboration actionné par les pays
plus en plus central dans l’architecture du en développement. La CSS est libre
financement climatique. Pour pouvoir faire du suivi et reporting obligatoire, et elle
ça, il doit être capitalisé immédiatement et est dehors du mécanisme CCNUCC.
substantiellement, et toutes les objections Cette source a quelques impacts positifs
à cet égard par les pays développés ainsi que négatifs, lesquels doivent être
décisivement résolues. En particulier, sa évalués afin d’instituer sauvegardes et
mobilisation de ressources initiale doit lignes directrices dans l’accord 2015.
atteindre une échelle très significative
(dans magnitudes de 15 milliards de (Pour une discussion plus minutieuse des
dollars) par la fin de 2014. Plusieurs diverses ramifications du financement
considèrent ça une « référence clef »
15
climatique, s’il vous plaît consultez le Primer 2020 clairs et nets et action urgente dans
IBON sur Financement Climatique de 2012.) l’adaptation, financement, technologie et
support au renforcement de capacités.

Sur l’ambition de mitigation pré-2020


Sur le processus de Lima et
la participation des OSC
La question des brèches dans les
ambitions pré-2020 reste importante La plupart de parties prenantes voient
l’imminente COP20 (2014) à Lima, Pérou
Pendant que tous les états membres comme la dernière opportunité pour poser
sont de plus en plus concentrés dans le les bases pour l’accord 2015 – une phase «
processus que mènerait à un nouveau ça passe ou ça casse » que pourrait signifier
et exhaustif protocole du climat en le succès ou l’échec de la COP21 (2015)
2015, il y en a un autre processus appelé à Paris, où l’accord doit être approuvé.
APD Fluxe de travail 2, que s’occupe Quelques pays en développement ont
des brèches d’ambition pré-2020. décrit la situation dans ces mots : « Si Lima
échoue, il n’y aura pas Paris ». Donc, la
Ces brèches d’ambition pré-2020, plupart des états membres conviennent
spécialement le niveau bas d’ambition en que Lima doit avoir pour conséquence
mitigation par les pays développés, sont résultats firmes dans le long terme ; ça
également importantes et doivent être ne peut pas être la routine habituelle
résolues avec urgence. C’est parce que le des COP que continuent à pousser les
nouveau protocole du climat, supposant décisions pour la prochaine COP.
qu’il est ratifié largement, entrera en
vigueur seulement en 2020, pendant que Les organisations de la société civile
les émissions GES continuent à augmenter. (OSCs) aussi se préparent pour la bataille
à Lima. Plusieurs d’entre elles ont quitté
À cet égard, plusieurs pays en la COP19 (2013) à Varsovie frustrées
développement n’ont pas abandonné à cause de ce qu’elles ont appelé «
complètement l’espoir de que progrès en arrière » dans les objectifs
l’Amendement de Doha du Protocole de de réduction des GES et le financement
Kyoto soit ratifié par un nombre suffisant climatique, et ce qu’elles ont appelé la «
de pays pour que la deuxième période coquille vide » du mécanisme de perte et
d’engagement (2013-2020) prenne effet. dommage, sur le manque de participation
En dépit de cette possibilité de plus appropriée des OSC dans les processus
en plus mince, ils regardent encore le officiels du climat, et généralement sur la
PK actuel comme la base essentielle et négligence de la COP19 pour s’occuper
contraignante pour répondre aux brèches des questions substantives de la justice
d’ambition et mitigation pré-2020. climatique. Dans COPs précédentes,
comme celles de Copenhague (COP15,
Il y en a donc une forte poussée à 2009), Cancun (COP16, 2010) et Durban
l’approche de la COP20 (Lima 2014) pour (COP17, 2011), plusieurs OSCs ont conduit
réparer le manque de progrès dans la aussi actions de proteste majeures à
mitigation, spécialement conforme à cause du manque de transparence,
l’augmentation incessante des émissions légitimité et crédibilité dans les résultats.
GES et aux impacts qui empirent
du changement climatique dans les La demande des peuples du monde de que
cinq années prochaines. Les pays en l’action climatique doit finalement amener
développement doivent aussi demander la justice climatique a réverbéré si fortement
obstinément plus engagements pré- ces années récentes, qu’en Septembre
16
2014, un estimé de 400,000 personnes ont insuffisants et peuvent même se révéler
rejoint une Marche des Peuples pour le incohérents, particulièrement quand
Climat géante dans les rues de la ville de ils résultent des compromises des
New York alors que le Secrétaire Général négociations multilatérales – ce qu’on
de l’ONU avait organisé une Sommet du attend de Lima (COP20) et Paris (COP21),
Climat de l’ONU séparée pour « générer un comme dans les COPs précédentes.
élan politique dans l’action climatique ».
Pendant que ces bloques peuvent fournir
La communauté internationale devrait faire options détaillées soutenues par un travail
bon accueil à l’assurance croissante des technique remarquable, ils sont entravés par
OSC pour pousser pour une COP ouverte, les ambigüités et brèches internationales.
transparente et inclusive à Lima à la place C’est dans ce point qu’on offre le Protocole
de la garder comme une arène exclusive des Peuples sur le Changement Climatique.
pour les gouvernements et quelques
riches organisations internationales et Le Protocole des Peuples sur le
non-gouvernementales. Le processus Changement Climatique (PPCC) a été
COP ne devrait pas enfermer dehors les conceptualisé pour la première fois en
OSCs ou restreindre excessivement le Octobre 2007 dans une conférence du
nombre d’OSC participantes, par exemple Réseau de Recherche Asie Pacifique (APRN
en imposant exigences déraisonnables par ses sigles en anglais) avec environ 170
ou faire payer frais prohibitives pour participants, y compris IBON International.
organiser un événement parallèle. Il a été initié comme une campagne globale
visant à fournir un lieu pour le peuple et
On soutien les OSCs dans leurs pré-COP leurs organisations de base, spécialement
sociales et COP Sociales à Venezuela, et le du Sud et de ses secteurs marginalisés, pour
Sommet de Peuples à Lima, lesquels ont été participer dans le processus de rédiger ce
envisagés et doivent êtres soutenus comme qu’était à ce moment-là anticipé comme
espaces indépendantes et autonomes. Tels un cadre de changement climatique post-
événements sont bienvenus parce qu’ils 2012 alors que le Protocole de Kyoto
consolident et communiquent la position commençait à échouer. (IBON 2008, 77-81)
des peuples dans la justice climatique,
et renforcent la demande d’incorporer Le PPCC est un accord cadre adopté et
formellement telles positions dans la COP supporté par mouvements populaires,
de Lima. S’il se produit que ça n’est plus et par leurs supporteurs à la fois dehors
possible dans le processus COP, on soutien et à l’intérieur des gouvernements, pour
encore plus les OSCs pour pousser leurs servir comme un agenda commun pour
gouvernements et faire l’appel à leurs faire campagnes, plaidoyer politique,
peuples pour poursuivre ces demandes et travail de lobby sur questions
au-delà des halls des Nations Unies. de changement climatique dans et
dehors les processus CCNUCC et les
délégations de gouvernements. À cet
Sur le Protocole des Peuples sur égard, le PPCC acquise une résonance
le Changement Climatique renouvelée dans la situation actuelle
alors que le monde entre dans le 2015.
Même quand on propose les composants
de base les plus équitables et viables Le texte complet du PPCC a été réimprimé
pour un nouveau protocole du climat, comme un appendice au Primer d’IBON
lesquel sera défini principalement à sur le Changement Climatique (2008) et
l’intérieur des halls de négociation comme une annexe au Primer d’IBON
de la CCNUCC et ses COPs, on doit sur le Financement Climatique (2012).
admettre que ces composants seront
17
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