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25-26-27 MARS 2017 N° 5 249-5 250

SECOND CAHIER (2/2)


ISSN 1288 - 6939

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REPORTAGE À LA NOUVELLE-ORLÉANS

LE TOP DU BASKET AMÉRICAIN

NBA
Derrick Jones Junior, de l’équipe des Phoenix Suns, s’apprête à dunker lors d’une épreuve du All Star Week-End, le 18 février, aux États-Unis (Amérique).
page 2 • Dimanche 26 mars – Lundi 27 mars 2017 – second cahier (2/2)

Chez les géants du basket

LA TECHNIQUE DE L’AUTRUCHE
À La Nouvelle-Orléans, aux États-Unis (Amérique), le 19 février

S
tephen Curry, meilleur joueur de la NBA (la ligue américaine de basket) la saison
dernière, est allongé sur le parquet. Il ne défend pas, pour éviter de se faire
«postériser» (que son adversaire dunke* juste au-dessus de lui) par Giannis
Antetokounmpo . Dans le public, hurlements et rires moqueurs. Ce joueur grec n’a que
22 ans, mais il fait déjà partie des All-Star de la conférence Ouest, c’est-à-dire des
meilleurs joueurs de l’ouest de l’Amérique du Nord (États-Unis et Canada). 2 m 11,
un peu plus de 100 kilos, Antetokounmpo est impressionnant, comme la plupart des
joueurs de la NBA. Nous sommes au Smoothie King Center de La Nouvelle-Orléans,
en Louisiane, dans le sud-est des États-Unis. Lors d’un match normal, Stephen Curry
aurait tout fait pour empêcher son adversaire d’atteindre le panier, mais pas pendant
le All-Star Game. Durant ce match, qui a lieu tous les ans, seul le spectacle compte.
L’objectif est de régaler les fans. Pendant la saison, chaque équipe joue 82 matchs,
sans compter les play-offs, les phases finales. Les scores dépassent alors rarement
les 120 points par équipe. Dimanche 19 février, le 66e All-Star Game s’est terminé par
une victoire des joueurs de l’Ouest, 192 à 182. Tout pour l’attaque!

*Fait de marquer un panier en y jetant très fort le ballon.


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NBA
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Chez les géants du basket


Dimanche 26 mars - Lundi 27 mars 2017 – second cahier (2/2) • page 3

FORÊT DE JOURNALISTES
À La Nouvelle-Orléans, aux États-Unis (Amérique), le 18 février

P
our poser une question à Stephen Curry, il y et le match : le All-Star Game. La plupart des jour-
a deux options. Arriver avant les autres jour- nalistes sont américains, mais beaucoup viennent
nalistes, ce qui est difficile quand certains d’Europe. Nous faisons partie d’un voyage de pres-
attendent depuis des heures, ou bien jouer des cou- se : la NBA a payé nos billets d’avion, nos nuits
des. Les conférences de presse* sont organisées d’hôtel et nos tickets d’entrée sur les terrains.
dans l’hôtel des joueurs ou sous les tribunes du La ligue attend de nous que l’on raconte l’événement
stade, dans un endroit interdit au public. Plusieurs bien sûr, mais elle ne contrôle pas notre travail : elle
centaines de journalistes se sont déplacés à La Nou- n’a pas relu nos articles avant leur publication.
velle-Orléans pour couvrir le All-Star Week-End.
Deux jours de spectacle avec trois moments forts : *Réunion où des célébrités rencontrent des jour-

U. Emprin
le concours de tirs à 3 points, le concours de dunk nalistes et répondent à leurs questions.
page 4 • Dimanche 26 mars – Lundi 27 mars 2017 – second cahier (2/2)

Chez les géants du basket FAVIJ, «YOUTUBEUR CHASSEUR»


À La Nouvelle-Orléans, aux États-Unis (Amérique), le 19 février

«
Ciao ragazzi !»* Un appareil photo en mode «film», l’échauffement des géants en
arrière-plan… Lorenzo, 22 ans, n’est pas là en vacances : il travaille. Son visage ne
vous dit rien, mais en Italie (Europe), c’est une star des réseaux sociaux. 3,5 millions
de personnes sont abonnées à sa chaîne YouTube, «Favij». Le jeune homme a lui aussi
été invité par la NBA. En contrepartie, il doit publier deux vidéos sur sa chaîne.
Il ne connaît rien au basket mais ce n’est pas un problème pour la ligue, au contraire.
La NBA veut toucher un public nouveau, un public de jeunes… Et pour cela, rien de
mieux qu’un youtubeur célèbre dans son pays. «Favij» se promène autour du terrain,
dans les gradins, dans les coulisses… Tel un chasseur, il cherche sa proie : une anecdote,
une scène amusante, une célébrité... Il enregistre de courtes vidéos dès qu’une blague
lui passe par la tête. Lorenzo est accompagné par une personne qui s’occupe de lui
trouver des activités et des contrats avec des marques. En janvier, ils se sont partagé
20000 euros. En plus de sa chaîne YouTube, Lorenzo a créé une marque de fournitures
scolaires à la mode en Italie, doublé la voix d’un personnage dans un film d’animation…
Il a arrêté les cours après le lycée. Plus le temps d’étudier : «Je ne sais pas combien de
temps cela va durer, confie-t-il. Mais je profite de mon succès pour rencontrer des gens
qui ont de l’influence à la télé, au cinéma...»

*«Salut les gars !» en italien.


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U. Emprin
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JARRIUS, LA MASCOTTE Chez les géants du basket


À La Nouvelle-Orléans, aux États-Unis (Amérique),
le 19 février

À
quelques minutes de l’entre-deux* , Jarrius
Robertson (en rouge) pose à côté de Gian-
nis Antetokounmpo (à droite) et d’Antho-
ny Davis (à gauche). Un privilège pour ce bon-
homme de 14 ans qui en paraît 10. Jarrius a l’air
infatigable. Pourtant, il est malade. Il a déjà été
opéré 13 fois. Pour guérir, il a besoin d’une greffe**
de foie. Quand on l’aperçoit pour la première fois,
dans la salle de presse (lire p. 3), il tient le micro
d’une grande chaîne de télé américaine. Derrière
lui, au pas de course, la journaliste qui filme tente
de suivre le rythme impressionnant du garçon.
Il ose tout. Un conseil à James Harden, l’un des
meilleurs joueurs du monde, une moquerie à John
Wall, qui joue à Washington... Ce week-end, la NBA
a décidé de l’aider à récolter l’argent nécessaire à
sa greffe. Il a aussi eu le droit d’entrer sur le terrain
pour participer au «match des célébrités», qui ras-
semble d’anciens joueurs, des vedettes de la télé-
vision, de la chanson, du cinéma… Quelques secon-
des sur le parquet, le «meilleur moment de [sa]
vie»… et un panier marqué !
Dimanche 26 mars – Lundi 27 mars 2017 – second cahier (2/2) • page 5

*Coup d’envoi du match.


**Ici, opération qui consiste à remplacer un foie
malade par un foie en bonne santé.

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page 6 • Dimanche 26 mars – Lundi 27 mars 2017 – second cahier (2/2)

Chez les géants du basket

MINI-ATHLÈTES CHEZ LES GÉANTS


À La Nouvelle-Orléans, aux États-Unis (Amérique), le 17 février
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À
première vue, aucune de ces jeunes femmes ne ligue. «Aux États-Unis, le cheerleading est un sport à part 80000 personnes, comme le Stade de France. Habituelle-
mesure plus d’1 m 60. Dans quelques secondes, elles entière, explique Ciera, 24 ans, danseuse pour l’équipe des ment, ici, on joue au football américain, sur un terrain trois
seront sur le parquet. Elles danseront pendant les Memphis Grizzlies. On l’apprend à l’école. Ensuite, on choisit ou quatre fois plus grand qu’un parquet de basket. En août
pauses du Rising Star Challenge, un match entre les meilleurs un sport à encourager. J’adore la danse et j’adore le basket. 2005, le Superdome a été utilisé pour tout autre chose.
jeunes joueurs américains et internationaux de la NBA. Elles Ce week-end, je représente mon équipe. Je suis donc moi L’ouragan Katrina a ravagé la ville. Des milliers d’habitants
sont 30 cheerleaders, des pom-pom girls sélectionnées pour aussi une All-Star!» À gauche, un rideau coupe le Super- de La Nouvelle-Orléans ont été obligés de fuir leurs maisons.
ce match. Chacune représente l’une des 30 équipes de la dome en deux. Ce gymnase est prévu pour accueillir environ Environ 30 000 d’entre eux ont alors trouvé refuge ici.

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Dimanche 26 mars – Lundi 27 mars 2017 – second cahier (2/2) • page 7

LA VILLE-BASKET
À La Nouvelle-Orléans, aux États-Unis (Amérique), le 19 février

C
omme si leur taille réelle ne suffisait pas à impressionner les foules,
d’immenses affiches augmentent encore les proportions des joueurs sur
les immeubles. Au pied des bâtiments, suspendu dans les airs, on voit
un membre des Milwaukee Bucks Rim Rockers, un groupe d’athlètes spécialisés
dans les dunks de haut vol. Il vient de rebondir sur un trampoline. Un instant
après, les spectateurs soupirent, soulagés. Le basketteur a raté son coup, mais
il est retombé entier sur le tapis. Nous sommes au NBA Road Show, un espace
gratuit installé dans la ville. Les Milwaukee Bucks Rim Rockers sont 13, et ils ne
jouent pas en NBA. Ils voyagent partout dans le monde pour montrer leur talent.
Grâce aux trampolines, ils sautent parfois à plus de quatre mètres de hauteur,
en faisant des acrobaties. Lors du NBA Road Show, ils font participer des enfants
spectateurs, en leur faisant des passes !

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