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SOMMAIRE

I. GENERALITES
1. Domaine d’application.
2. Objet.
3. Documents de référence.
4. Terminologie
II. DEFINITIONS
Définition du branchement.
1.1 Cas d’ un branchement en CAO ou AC
1.2 Cas d’ un branchement en PVC
Différents types de branchement :
2.1 Branchement unitaire.
2.2 Branchement séparatif.
2.3 Branchement autonome.
2.4 Branchement industriel.
2.5 Branchement des établissements polluantes.
III. CONDITIONS GENERALES DE BRANCHEMENT AU RESEAUPUBLICS
D’ASSAINISSEMET
IV. ETUDE D’ UN BRANCHEMENT ASSAINISSEMENT
Dimensionnement d’ un branchement particulier:
a) Diamètre des siphons et branchement d’ appareils
b) Diamètre des chutes et descentes
c) Diamètre des descentes d’ eaux pluviales
d) Diamètre tuyaux collecteurs
e) Application pratique pour le dimensionnement d’ un branchement
Etude d’ une extension assainissement :
V. REALISATION DES TRAVAUX ASSAINISSEMENT
1. Qualité et choix des tuyaux
2. Collecteurs et branchement particulier :
a) Conception générale
b) Implantation
c) Terrassement.
d) Pose des canalisations.
3. Construction des ouvrages annexes ( regard de visite, avaloirs, grille etc.…)
4. Fonte assainissement
5. Confection des ouvrages en béton pour branchement CAO ou AC
6. Mise en œuvre branchement en PVC.
HM/RM/MG 0
7. Remblai des tranchées.
8. Réfection des tranchées.
9. Réception des travaux .
VI. SCHEMAS ET OUVRAGES TYPES

I. GENERALITES
1. Domaine d’application
Les présentes règles concernent de façon détaillé la description, l’étude et la réalisation d’un
branchement particulier assainissement.
Elles sont applicables également aux installations existantes en cas de réhabilitation ou d’extension du
réseau.
2. Objet
Le présent guide définit les règles de conception et de réalisation des branchements assainissement, afin
d’assurer à tout moment la sécurité des personnes et des tiers tout en respectant la charte chantier propre.
Il constitue également un support de travail pour le chargé des travaux.
3. Documents de référence
Les installations de branchement assainissement sont soumises à un ensemble de texte, à savoir :
- Le cahier des charges de la gestion Délégué du service de distribution d’électricité du service de
distribution d’eau potable et du service d’assainissement liquide à CASABLANCA.
- Catalogue assainissement
- Le fascicule n°70 du cahier des clauses techniques générales CCTG , fixent les conditions
techniques particulières d’exécution des travaux de terrassement, fourniture et pose de conduites
d’ assainissement.
4. Terminologie :
 Assainissement urbain : Ensemble des techniques permettant la collecte et l’ évacuation des eaux
pluviales et des eaux usées
 Eaux domestiques : comprennent les eaux ménagères ( lessives, cuisines, toilettes ) et les eaux
vannes ( urines et matières fécales )
 Eaux résiduaires industrielles : sont classées dans les eaux résiduaires, tous les rejets
correspondants à une utilisation de l’eau autre que domestique
 Auto Curage : Se dit de l’ ensemble des conditions ( pentes, débits …) qui permettent à un égout de
ne pas s’ encrasser du fait des dépôts de matières solides transportées par l’ effluent
 Bassins versants : Territoire dont les eaux de ruissellement pluvial aboutissent en un point donné du
fait de la topographie naturelle et du tracé de collecte existant ou projeté.
 Coefficient de rejet : Fraction de la consommation d’ eau potable qui est rejetée au réseau d’
assainissement. La différence correspond à l’ évaporation
 Débit de temps sec : Débit d’ un collecteur lorsqu’ il ne pleut pas et qu’il n’ a donc pas d’ apports
pluviaux
 Dégrillage : Opération constituant à débarrasser une grille des débris divers qui y sont accumulés
( et qu’on appelle souvent refus de dégrillage)
 Déshuilage : Opération constituant à séparer les huiles et les graisses véhiculé par un écoulement
d’ eaux usées. Se pratique sur certains rejets industriels ou artisanaux ( restaurants ….)
 Effluents : Liquide pollué rejeté par les habitations ( domestiques ou industriels ) destiné à être
collecté par le réseau d’ assainissement
 Fil d’ eau : Se dit du point le plus bas d’ un collecteur. Dans le cas d’ un collecteur circulaire ou
ovoïde, il s’ agit de la génératrice inférieure intérieure.
HM/RM/MG 1
 Fosse septique : est un réservoir étanche destiné à la collecte , à liquéfaction des matières polluantes
et à la rétention des matières solides et des déchets flottants. Une fosse septique n’ épure pas, elle se
contente de liquéfier les matières solides contenues dans les effluents de façon à permettre le rejet
ultérieur dans un puisard. Un tel système présente donc l’inconvénient de polluer la nappe et de la
contaminer. Cette solution est tolérée quand il n’y pas d’ égout voisin et à la condition formelle qu’il
n’y pas de puits utilisé pour la consommation potable à proximité.
 Eaux parasites : Concerne les eaux claires qui surchargent inutilement et donc de façon parasites
les canalisations. Elles peuvent avoir pour origine le drainage de la nappe par des canalisations d’
égouts ou des regards non étanches.
 Emprise d’ une voie : Bande de terrain occupée par une chaussée y compris trottoirs et accotements
 Tampon : Pièces de fermeture qui coiffe le sommet d’ un regard. Les tampons des regards de visite
sont en fonte
 Puit perdu : Puits servant à évacuer dans la nappe des effluents liquides sur les conditions
d’utilisation voir fosse septique
 CAO : Ciment armé ordinaire , matériau agrée par LYDEC en canalisations d ‘ assainissement
 PVC : Tuyau en polychlorure de vinyle ( en anglais PVC) . Matériau envisagé pour les
branchements d’ assainissement
 Regard de visite : Ouvrage en forme de cheminée permettant d’ inspecter et éventuellement de
déboucher un collecteur

I. DEFINITIONS
1. Définition du branchement assainissement :
Le branchement est destiné à collecter toutes les eaux provenant des constructions vers le réseau public
existant. Il sont réalisés avec des tuyaux en amiante ciment AC, en béton centrifuge armé ordinaire CAO
ou en PVC.
1.1 Cas de branchement en AC ou CAO :
Il comprend de l’aval vers l’amont :
- Un dispositif de raccordement de la canalisation de branchement aux collecteur principal appelé :
regard borgne.
- La canalisation de branchement proprement dite.
- Le regard de façade, construit en béton sur le domaine public et à sa limite ( dans tous les cas sous-
trottoirs).
1.2 Cas de branchement en PVC :
Nous avons opté pour deux diamètres suivants :
160 mm pour un collecteur 200
200 mm pour un collecteur supérieur à 200
Il comprend de l’aval vers l’amont :
- Un dispositif de raccordement de la canalisation de branchement aux collecteur principal constitué d’
un clips PVC à coller ( raccord à plaquette)
- La canalisation de branchement proprement dite en PVC
- Le regard de façade constitué d’ un tabouret à passage direct et d’ un rallonge PVC Ø 315

- Les coudes pour ajuster le branchement pour un meilleur raccordement

2. Les différents types de branchement


Selon le mode d’assainissement du secteur unitaire, séparatif ou autonome, le client ne pourra évacuer
que les eaux de même nature par le branchement demandé.
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2.1 Branchement unitaire
Un seul réseau collecte les eaux de pluie, les eaux vannes (WC) les eaux ménagères et éventuellement
les eaux industrielles.

2.2 Branchement séparatif


Un premier réseau reçoit exclusivement les eaux résiduaires (eaux vannes et eaux ménagères). Un
second réseau reçoit exclusivement les eaux pluviales.
2.3 Branchement séparatif simplifié :
Il comprend deux réseaux : un réseau séparatif destiné à la collecte des eaux pluviales mais qui reste en
grande partie, et dans toute la mesure du possible superficiel sous forme de fossés en terre et/ou de
caniveaux bétonnés. Le recours à un réseau enterré sous forme de conduites ( ou d’ ouvrages coulés sur
place ) n’a lieu que lorsqu’ une impossibilité d’ écoulement en surface est rencontrée ou lorsque les
débits véhiculés deviennent très importants. Les eaux usées étant collectées dans un second réseau de
conduites enterrées.
2.4 Branchement autonome
Il consiste en seul réseau destiné à la collecte des eaux pluviales (qui peut être soit superficiel ou
enterré). Les eaux usées étant collectées dans des ouvrages d’ assainissement individuel. Ces ouvrages
peuvent être destinés à récupérer les eaux usées à l’ échelle d’ un groupement de plusieurs lots
( autonome groupé)
2.5 Branchement industriel
Les branchements destinés à l’évacuation des eaux industrielles devront être indépendantes de ceux
destinés à évacuer les eaux pluviales et les eaux domestiques (eaux des vestiaires, lavabo, écuries et
eaux vannes) jusqu’à la sortie de l’établissement industriel ou un regard de contrôle sera aménagé sous
trottoir.
Les établissements consommateurs d’eau à des fins industrielles devront être pourvus de deux
branchements vannes distincts :
 Un branchement eau domestiques.
 Un branchement eaux résiduaires industrielles.
Les demandes de raccordement des établissements déversant des eaux industrielles se font sur l’
imprimé destiné au raccordement des immeubles complétées par une note donnant toutes les précisions
suivantes :
 Sur le débit, la nature et l’ origine des eaux à évacuer, sur leurs caractéristiques physiques
(couleur, limpidité, odeur, température ou alcalinité etc.…)
 Une analyse des matières en suspension ou en solution , avec l’ indication des moyens envisagés
pour leur traitement éventuel avant déversement dans l’ égout public. Cette analyse sera effectuée
par un laboratoire agrée par LYDEC
Le chargé d’ étude lors de l’ instruction de la demande est tenu de s’ associer le chargé d’ affaire
SPI/DEEA pour prendre contacte avec le client et programmer une réunion chez lui pour vérifier les
installations assainissement et discuter les articles de la convention spéciale de déversement des eaux
industrielles dans le réseau.
2.6 Branchement des établissements polluants :
Il s’agit de rejet des eaux soit chargées par des déchets comme dont le cas des bains maures ou par des
eaux grasses et gluantes provenant de restaurants, cantines, établissements hospitaliers et scolaires,
boucherie, charcuteries, garages etc.…Ces rejets doivent faire l’ objet d’ une autorisation de
déversement. Cette autorisation définie les limites qualitatives et quantitatives de la pollution admise
dans le réseau et le cas échéant détaille les installations particulières de pré traitement destinés à rendre
l’ effluent admissible dans ce réseau.

HM/RM/MG 3
Pour lutter contre l’intrusion de ces déchets dans le réseau public, qui perturbe d’ une part le
fonctionnement des ouvrages d’assainissement de collecte et peuvent d’ autre part en courir des dangers
au personnel d’exploitation, la mise en place d’ un ouvrage de pré traitement à l’ intérieure du domaine
privé est indispensable, à savoir :

- Dégrilleur pour les bains maures.


- Déshuileur - dégresseur dans le cas des établissements hospitaliers et hôteliers etc..
Plus généralement, tout dispositif propre à éliminer de effluents, les matières pouvant perturber le bon
fonctionnement des collecteurs et , des postes de relèvement.
II. Conditions générales de branchement au réseau d’assainissement public :
- Tous les immeubles bâtis et dépourvu de branchement à l’égout, devront être obligatoirement
raccordés au réseau dans un délai d’une année à compter de la date de mise en service du réseau.

- Tout nouveau branchement doit faire l’objet d’une demande adressée à la Délégation dans laquelle
est située la construction. Cette demande formulée selon un modèle à retirer auprès de la Délégation
et accompagnée de pièces justificatifs conformément à la réglementation en vigueur:

- Le raccordement à l’égout public ne pourra être effectué qu’après réception des installations
intérieures Eau et Assainissement des bâtiments.

- Chaque immeuble ou ensemble d’immeubles, faisant l’objet d’un même titre foncier, doit avoir un
branchement et un seul avec raccordement au réseau public. Lorsqu’un immeuble comporte
plusieurs cages d’escaliers, LYDEC peut exceptionnellement accorder un branchement à part pour
chaque cage d’escaliers.
- Pour des raisons évidentes d’exploitation, il est proscrit de raccorder un branchement :
 Sur les regards de visite et les bouches d’égouts.
 Sur un collecteur dont le Ø et  1000 mm.
- Dans le cas des constructions dotées d’une cave, le client devra assurer l’évacuation des eaux usées
de celle-ci par le biais d’une pompe de relevage.

IV. ETUDE D’ UN BRANCHEMENT ASSAINISSEMENT :


1. Dimensionnement d’ un branchement particulier :
Pour la détermination du diamètre de la canalisation de branchement assainissement on divise
l’installation en quatre parties :
 Etude du diamètre des siphons et branchements d’appareils
 Etude des tuyaux de chute, descentes
 Etude des descentes d’eaux pluviales
 Etude du tuyau collecteur c’est à dire de ceux qui rassemblent les précédents
a) Diamètre des siphons et branchement d’ appareils :
Les diamètres intérieurs minimaux des siphons ou orifices d’écoulement des appareils sanitaires,
ainsi que leurs débits qui doivent être pris pour base de calcul sont indiqués dans le tableau
suivant :
Diamètre intérieur Débit de base en litres
Désignation de l’appareil minimum Par minute Par seconde
Baignoire … ……………… 90 1.500
Cabine de Douche ……….. 40 mm 30 0.500
Lavabo …………………… 40 mm 45 0.750
Bidet ……………………… 30 0.500
Bain de pieds …………….. 30 mm 30 0.500
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Evier ……………………..
Bac à Laver………………. 45 0.750
Plonge ordinaire…………. 40 mm
Urinoir …………………… 60 1.000
WC à chasse directe ……. 50 mm 90 1.500
WC à action si phonique …. 80 mm
60 mm
b) Diamètre des chutes et descentes :
Les diamètres des tuyaux de chute ou de descente et des colonnes de ventilation secondaire sont
déterminés en fonction du nombre réel des appareils desservis. On adoptera le diamètre normal égal ou
immédiatement supérieur à celui qui figure dans le tableau suivant :
Chute ou descente Colonne de
Appareils Sans ventilation Avec ventilation ventilation
secondaire mm secondaire mm secondaire mm
WC à chasse Directe
 Jusqu’à 3 appareils ………… 90 90 40
 Plus de 3 appareils ………… 100 100 50
Baignoires
 Jusqu’à 3 appareils ………… 80 60 40
 De 4 à 7 appareils ………… 80 80 40
 De 8 à 15 appareils ………… 90 80 40
 Plus de 15 appareils………… 100 90 50
Lavabos ou Bidets
 Jusqu’à 3 appareils ………… 50 50 20
 De 4 à 7 appareils ………… 60 50 20
 De 8 à 15 appareils ………… 80 60 30
 Plus de 15 appareils 90 80 40
Eviers ou Timbres
 Jusqu’à 3 appareils ………… 80 80 30
 De 3 à 12 appareils ………… 90 80 30
 Plus de 12 appareils………… 100 90 40
Chute unique dont tous les
appareils autres que WC sont
ventilés secondairement (I)….. 100
c) Diamètre des descentes d’ eaux pluviales :
Le diamètre des tuyaux de descentes d’eaux pluviales est déterminé en fonction de la surface desservie
en admettant un débit maximum de 3 litres à la minute et par mètre carré ( 3 l/mm/m² ) soit 0.05 l / m²
de surface .
Le tableau ci- dessous fixe le diamètre des descentes d’eaux pluviales en fonction de la superficie
desservie et le type de raccordement des tuyaux.
Surface en plan des combles desservis en m. carrés
Diamètre des tuyaux en Si le tuyau est raccordé au chéneau ou à la Si le tuyau est raccordé par un large cône
gouttière par un moignon cylindrique (1) ou une cuvette (2)
centimètres
6 28 40
7 38 55
8 50 71
7 64 91
10 79 113
11 95 136
12 113 161
13 133 190
14 154 220
15 177 253
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16 201 287
17 227 324
18 254 363
19 287 410
20 314 449
21 346 494
22 380 543
23 415 593
24 452 646
25 490 700

1) 1 cm2 de section de tuyau évacue 1 m2 de surface en plan


2) 0.70 cm2 évacue 1 m2 de surface en plan

Les surfaces se prennent suivant la projection horizontale et non pas suivant les surfaces de couverture.
d) Diamètre des tuyaux collecteurs :
 Le débit des eaux usées doit être déterminé en faisant la somme des débits individuels des appareils
et en leur affectant un coefficient probable de simultanéité y = 1/ ( x-1 ) 0.5 valable lorsque x > 2
avec x = nombre d’appareils sanitaires à la quelle correspond la courbe figurante à la page21.

Il faut noter qu’il existe des cas particuliers où il faut imaginer ce que sera la vie de l’immeuble et donc
le fonctionnement des appareils sanitaires à différentes heures toute en assurant le bon service .
Exemple :
- Immeuble à usage bureau ou usine :les lavabos, douche et W-C fonctionnent sans interruption lors
de la sortie des employés et ouvriers.
- Un internat ou colonie scolaire : toutes les lavabos et douches fonctionnent simultanément
 La hauteur d’eau maximale pour l’évacuation des eaux usées doit être égal à la moitié de diamètre.
 Pour la hauteur d’eau maximale pour l’évacuation des eaux pluviales, on doit admettre une hauteur
égal au 7/10 du diamètre.
 Les diamètres seront établies d’après la formule de Bazin pour l’écoulement des eaux en prenant un
coefficient de frottement égal à 0.16 .
Débits en litres/ seconde pour une pente par mètre de
Diamètre mm 1cm 2 cm 3 cm 4 cm 5 cm
40 0.25 0.30 .36 0.42 0.47
50 0.45 0.55 0.68 0.79 0.88
100 2.68 3.80 4.65 5.36 5.99
108 3.27 4.72 5.75 6.63 7.41
120 4.42 6.27 7.67 8.87 9.89
135 6.08 8.67 10.56 12.23 13.66
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150 8.17 11.54 14.16 16.30 18.20
162 (1) 10.04 14.23 17.47 20.12 22.36
180 13.37 18.92 23.22 26.74 29.00
189 15.25 21.58 26.49 30.58 34.14
200 17.86 25.27 30.85 35.64 39.87
216 21.88 31.04 38.02 43.86 49.05
220 23.20 32.76 40.06 46.27 51.71
243 30.08 42.81 52.22 60.27 67.38
250 32.55 45.97 56.50 65.09 72.77
300 53.04 75.10 91.74 106.08 118.45

Nota : Le débit d’ un tuyau rempli jusqu’ au 7/10 du diamètre est approximativement égal au débit d’ un
tuyau coulant à demi plein multiplié par 1.5 ou à plein par 2
(1) Les débits placés à l’ intérieur de cette limite correspondent à des vitesses d’ écoulement comprises
entre 1 m et 2 m à la seconde

e) Application pratique pour le dimensionnement des collecteurs :


Un immeuble comportent :
 Au RDC : 1 Evier ; 1 WC – 1 salle d’eau , 1 lavage de cour, 1 lavage de garage
 A chacun des 6 étages : 2 appartements ( Droite et Gauche )
Chaque appartement comprend :
1 Baignoire
2 lavabos
1 bidet
1 évier
1 réservoir de chasse –WC
1 chauffe eau sur évier

 Débit d’une chute :


6 Baignoires à 1.5 l/s ……………………………. 9 L/ S
12 lavabos à 0.75 l/s …………………………… 9 L/ S
6 Bidets à 0.5 l/s ………………………… .. 3 L/ S
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6 Eviers à 0.75 l/s ………………………… .. 4.5 L/ S
6 WC à 1.5 l/s ………………………… . 9 L/ S

36 Appareils 34 .50 l / s
Le coefficient probable de simultanéité donné par le graphique de la page 7 est de 0.18 pour 36
appareils, le débit de base sera de 34.50 x 0.18 = 6.21 l / s
 Débits des eaux pluviales :
- Chaque descente qui dessert 50 m² sera du diamètre de 80 mm de la page 6 (moignon
cylindrique ) et de débit = 50 x 0.05 l/s = 2.5 l/s.
- Le siphon de cours qui dessert 200 m² sera de diamètre de 135 m ( entrée conique ) et
de débit = 200 x 0.05 l/s = 10 l/s
 Débits et diamètre des collecteurs :
on fera la somme des débits que doivent recevoir les différents tronçons et on cherchera sur la table de
Bazin le diamètre correspondant pour une pente donnée
Exemple : si la pente des collecteurs est de 3 cm/ mm, on pourra dresser le tableau ci dessous en tenant
compte du note qui figure en bas de la table de Bazin

Tronçon Débits calculés en lit Débit de la table à 3 Débit de la par Diamètre adaptés
Sec cm 1.50 en mm

RS 2.5 3.01 4.51 80


ST 2.5 + 6.20 = 8.70 5.75 8.62 108
TX 8.70 + 2.5 = 11.20 7.67 11.50 120
UX =100 7.67 11.50 120
XO (2 x 10.20 ) + 10 = 32.40 23.22 34.83 180

Aussi on peut déterminer le diamètre de la canalisation de branchement a partir du graphique figurant


à la page 22 ( il suffit d’ avoir deux paramètres du graphique pour savoir les 2 autres ).

En règle générale, pour un branchement CAO ou AC correspondant à une habitation individuelle :


 Pour les eaux pluviales, le diamètre recommandé est de 200 mm
 Pour les eaux usés, le diamètre recommandé est de 150 mm
N.B : Le dimensionnement d’un branchement assainissement dans le système unitaire est calculé sur la
base de débit eau pluviale étant donné que le débit eaux usées est négligeable devant celui- ci.

2. Etude d’ une extension assainissement :


Toutes les étapes de calcul de débit d’ un bassin versant et dimensionnement d’ une extension figurant
sur le Mémento « Critère de conception et dimensionnement des ouvrages assainissement «

VI. REALISATION DES TRAVAUX D’ ASSAINISSEMENT :


1. Qualité et choix des tuyaux :
La qualité et le choix des tuyaux doivent satisfaire aux prescriptions du CCTG fascicule 70 applicables
aux ouvrages assainissement et ouvrages annexes.
Les canalisations les plus utilisées en matières d’assainissement sont les suivantes :
a- Tuyau en béton armé CAO existe en trois classes de résistance 60A – 90A – 135A pour différentes
profondeurs et à partir du diamètre 300 mm. Ces tuyaux sont les plus utilisés pour la construction
des réseaux assainissement.

HM/RM/MG 8
b- Tuyau en amiante ciment : existe en fonction de leurs résistances d’ écrasements en quatre séries :
A1 ( 4000 N/m2 ), A2 ( 6000 N/m2 ), A3 ( 9000 N/m2 ) et A4 ( 12000 N/m2 ). Pour les
branchements, ils sont utilisés fréquemment en AC Ø 150 S 9000 et Ø 200 S 9000.
c- Tuyau en fonte : Tuyau très résistant existe en petit et gros diamètre mais demeure une solution très
chère en matière d’assainissement, son utilisation est très stricte dans les conditIons techniques
défavorables. La solidité des tuyaux en fonte élimine totalement les risques de rupture par
cisaillement vertical résultant des déformations dynamiques du terrain. Il est utilisé surtout accroché
sur les murs de caves ou suspendus au plafond
d- Tuyau en PVC . Ce type de matériau a imposé sa présence sur le marché actuel par les avantages
incontestables qu’il offre: légèreté, bonne tenue aux agents agressives, très bonne étanchéité et une
grande simplicité de mise en œuvre. Il existe sous différentes couleurs ( brun- orange, gris poussière
etc.… ). Les diamètres utilisés dans les branchements sont Ø 200 (dans le cas général)
et Ø 160 ( en cas de collecteur de diamètre 200).

2. Collecteurs et branchements particuliers


a- Conception générale
Les dispositions constructives devront garantir trois «qualités fonctionnelles » spécifiques des réseaux
d’assainissement : l’étanchéité, l’auto-curage et la ventilation.
- L’étanchéité assure d’une part la non pénétration d’eaux parasites (nappes phréatiques, infiltration
d’EP), d’autre part l’absence de déperdition des eaux usées par suite dans le sous-sol. C’ est la raison
pour laquelle, on opte pour un matériau étanche : CAO, Amiante- ciment ou PVC
- L’auto-curage permet d’éviter les dépôts des métiers solides pour atterrissage ou décantation et les
inconvénients graves qui en résultent : diminution de section utile et fermentation anaérobie.
Les réseaux auront une pente minimale calculée en fonction de la limite d’auto-curage. Elle ne
sera jamais inférieure à 2 mm par mètre.
- La ventilation favorise la ré oxygénation naturelle des eaux usées. Le réseau d’assainissement doit
permettre la circulation d l’air dans les canalisations et les ouvrages . Par principe et sauf exception
motivée, les regards de façade ne doivent être occlus.
b- Implantation :
- Les canalisations et les ouvrages annexes d’ assainissement sont implantés sous chaussée et/ou
trottoir permettant un accès aux véhicules d’ entretien d’ un poids de 25 tonnes et d’ un gabarit de 4.5
m de hauteur et de 3.5 m de largeur. Ainsi, l’ implantation souhaitable des collecteurs :
 Voie étroite : dans l’ axe
 Voie moyenne : sous trottoir coté Nord ou Est
 Voie large : sous terre plein central ( sauf contrainte d’ éclairage public )

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- Les distances à respecter entre les canalisations d’ assainissement et d’ autres ouvrages appartenant à
des concessionnaires et services publics ( éclairage public, PTT, eau, etc…) est :
 40 cm minimum entre projection horizontale des ouvrages ;
 20 cm minimum sur croisement ( sauf dérogation particulière accordée) les précautions prises
ou à prendre devant être définies au cas par cas.
- Pour les branchements , ils sont implantés en fonction du réseau public existant sous trottoir ou
sous-chaussée entre la limite du domaine privé et l’ égout public. Par contre le regard de façade est
toujours implanté sous trottoir à limite de la propriété.
En aucun cas , les réseaux d’ assainissement ne doivent être implantés sous des habitations ou sous
des plantations pour être intégrés dans le domaine public
- Un regard de visite est systématiquement installé à chaque raccordement, de réseau, changement de
pente, de section, de direction et à chaque tête de réseau ainsi que tous les 80m dans les parties
rectilignes du tracé.
- Les bouches d’ égouts ( avaloirs ou grilles ) sont reliées individuellement sur les réseaux d’ eaux
pluviales ou unitaires par une canalisation d’ un diamètre minimal de 300 mm raccordé au collecteur
par un regard de visite. Elles sont implantées à tous les points bas, aux carrefours et tous les 100 m
environ le long des pentes.
c- Terrassement :
C’est l’ouverture d’une tranchée pour abriter un ouvrage, cette opération doit respecter les étapes
suivantes :
 Balisage et sécurité :
Délimiter la zone d’intervention par balisage et signalisation visible. En cas de traversée d’une voie
principale, prévoir un plan de signalisation et déviation de circulation agrée par les Autorités
compétentes.
 Identifier les réseaux existants (EAU, ELEC, PTT…).
 Etablir la DICT
 Procéder à des sondages de reconnaissance en cas d’obstacle.
 Procéder au marquage de la tranchée à terrasser.
Cette opération doit prendre en considération les dimensions de l’ouvrage à réaliser afin de déterminer
la largeur à terrasser.

Diamètre (mm) 150 200 300 400 500 600 800 1000 1200

Largeur (m) 0,70 0,70 0,80 0,90 1.00 1.20 1.40 1.70 2.10

Pour les tranchées en système séparatif, la largeur de la double tranchée sera en fonction des diamètres
extérieurs des deux conduites ( eaux pluviales et eaux usées ) : Ø ext. + Ø ext. EU + 0.25 + 0.60

Désignation
Dimension extérieure
Dimension
Regard de façade  1,60 m RF 1,60  PR  2,40
Regard de façade
0,80 m x 0,80 m 1,00 m x 1,00 m
Ø 300 et Ø 400 Ø 600 Ø 800 Ø 1000
Regard borgne
1,00 m x 1,00 m 1,20 m x 1,20 m 1,40 m x 1,40 m 1,60 m x 1,60 m

HM/RM/MG 10
 Découpage du revêtement existant par le biais de la scie à sol.
 L’ouverture de la fouille :
Peut se faire manuellement par pelle et pioche au mécaniquement par engin (tractopelle – brise roche
etc…) de l’aval vers l’amont en respectant la profondeur et la pente à adapter de manière à ce que le
projet soit raccordable au réseau existant et en se référant aux spécifications techniques de l’étude.
 Réglage du fond de fouille
Largeur, pente (2%  p  4%), alignement, profondeur arasé à 0,10 m au moins au dessous de la côte
prévue et l’enlèvement des têtes de chats.
N.B : Dans le cas ou il y a risque d’ éboulement du terrain et la profondeur de la tranchée dépasse 1,50
m, cette dernière doit être protégée par un système de blindage.
d- Dimensionnement et pose de canalisations :
Dans le cas d’ une extension, le choix du diamètre doit être justifié par une note de calcul conformément
au mémento technique de la DIEA
 Le diamètre minimal des collecteurs Eaux Pluviales est de 300 mm
 Le diamètre minimal des collecteurs Eaux usées est de 400 mm
 La vitesse d’ écoulement pour un coefficient de remplissage de 80% est en tout point inférieur à 4
m/s
 La pente minimal souhaitable est de 3 mm/m ou calculé pour une vitesse minimale de 0.60 m/s pour
un coefficient de remplissage ( h / d) de 10%
 La canalisation de branchement doit être posé à une pente comprise entre 2% et 4%.
 Recouvrement minimum ( sauf exception dûment justifiée) 1.45 m au dessus de la génératrice
La pose des canalisations ainsi que la réalisation des fouilles préalables à la pose doivent être conformes
aux prescriptions du fascicule 70. Avant la pose des tuyaux, il convient de procéder aux opérations
suivantes :
 La mise en place d’un lit de pose de 10 cm minimum, en terre tamisée, sable de carrière pour terrain
meuble et en gravette 5/15 pour terrain rocheux ou aquifère.
 Prévoir des niches pour les joints.
 Vérifier la nature, section et la classe de résistance des tuyaux à poser.
 Procéder à la pose des tuyaux à partir de l’aval, l’emboîtement s’il existe étant dirigé vers l’amont.
3. Construction des ouvrages annexes :
Les regards et ouvrages annexes doivent satisfaire aux prescriptions du fascicule 70 et correspondre aux
ouvrages types LYDEC. Les éléments en béton doivent répondre à la norme NF 16342.
a. Regard de visite :
Ils doivent avoir un diamètre intérieur Ø 1000 ou 1 m x 1m
Les cheminées de regard seront réalisées en béton dosé à 350 Kg avec des parois de 20 cm jusqu’ a une
profondeur de 4 mètres, et 20 cm pour une profondeur supérieure à 4 m mètres y compris ferraillages.
Des échelons fixes en acier galvanisé et espacés de 30 cm seront placés à l’ intérieur du regard si la
profondeur dépasse 2 m.
Les tampons de fermeture sont en fonte ductile ou d’ un type similaire agrée par LYDEC.
Le jointement au mortier est interdit pour les éléments de regards et les boites de branchements, ainsi
que pour le raccordement des canalisations à ces ouvrages. Le type de garniture d’ étanchéité et les
conditions d’ utilisation sont conformes aux prescriptions du fabricant.
b. Avaloirs et grilles :
Les bouches d’ égouts ( avaloir ou grille ) sont réalisées individuellement sur les réseaux d’ eaux
pluviales ou unitaires par une canalisation d’ un diamètre de 300 mm raccordé au collecteur par un
regard de visite.
HM/RM/MG 11
La conception des bouches d’ égouts avec ou sans décantation, avec ou sans cloison siphoïde, clapet
d’ obturation est définie en fonction des contraintes liées à la localisation des ouvrages et à la nature du
réseau récepteur.
L’ installation d’ avaloirs sur des chaussée non revêtues est déconseillée
Les plaques de couverture sont d’ un type agrée par LYDEC. Les grilles ont une section minimale de
0.6 X 0.6 m.
c. Déshuileurs :
Ils ont obligatoirement les caractéristiques suivantes :
 Ils sont muni d’ un by- pass hydraulique
 Ils sont munis de vannes d’ isolement amont et aval pour les déshuileurs > 50 l/s
 Leur volume minimal de stockage de boues est calculé sur la base de 1.50m3 de bous / ha
imperméabilisé
 L’ ouvrage est dimensionné pour une vitesse maximale de traitement limitée entre 2 à 3 m/h afin qu’
il est une fonction réelle de dépollution par temps de pluie.
Le dimensionnement et la méthode de mise en place des ouvrages préfabriqués sont définis par le
constructeur en respectant les normes de rejets ci- dessous.
4. Fonte assainissement :
Les fontes de voiries pour les réseaux d’ assainissement sont des produits manufacturés qui servent de
liaison entre les voies publiques et les ouvrages souterrains d’ un réseau d’ assainissement.
Elles permettent, d’ une part l’ introduction des effluents dans les canalisations par des bouches d’ égout
ou avaloir et d’ autre part les accès par des regards de réseau aux ouvrages souterrains des agents
d’ exploitation et du matériel nécessaire à la mise en œuvre de certains opérations. Ces regards sont
généralement fermés par des tampons reposant sur des cadres en fonte. Ceux-ci ont des caractéristiques
et des formes différentes selon l’ usage auquel ils sont destinés, mais aussi en fonction d’ un choix du
concepteur ou de l’ exploitant. C’ est ainsi la partie supérieure amovible d’ un ouvrage peut être :
 de formes et de dimensions différentes : ronde, carré rectangulaire
 et construite avec des matériaux différents : acier, fonte, béton
Seule la fonte ductile est autorisé par LYDEC. La fonte grise est en effet fragile et facile à voler et à
refondre. Pour plus de renseignement sur la description, caractéristique et spécification technique de la
fonte autorisé par LYDEC, se rapporter au catalogue assainissement :
a. Tampon lourd :

b. Grille concave :

HM/RM/MG 12
c. Avaloir :

d. Appareil siphoïde et cadre :

e. Grille plate avec cadre incliné : ( nouveau produit)

HM/RM/MG 13
f. Avaloir à bouche rapporté :

5. Confection des ouvrages en béton pour branchement CAO ou AC :


a. Regard de façade :
C’est un ouvrage de jonction entre la sortie de la propriété privée et la canalisation de branchement. Il
est construit en béton dosé à 350 kg/m3 (avec l’utilisation du vibreur), selon les dimensions suivantes :
 Section intérieure : 0,50 m x 0,50 m pour des profondeurs  1,60 m.
 Section intérieure : 0,70 m x 0,70 m pour profondeurs comprises entre 1,60 et 2,40.
 Epaisseur des parois : 15 cm.
b. Regard borgne :
C’est un dispositif de jonction entre la canalisation du branchement et le réseau existant. Il est construit
en béton armé dosé à 350kg/m3 (avec l’utilisation du vibreur), selon les dimensions suivantes :
 Regard borgne sur conduite  500mm : section intérieure 0,70 x 0,70.
 Regard borgne sur conduite Ø 600 mm : section intérieure 0,90 x 0,90.
 Regard borgne sur conduite Ø 800 mm : section intérieure 1,10 x 1,10
 Epaisseur des parois à 15 cm.
HM/RM/MG 14
Il doit être construit selon les étapes suivantes :
 Confection du radier en béton (la dimension dépend de la section du réseau existant)
 Découpage de la moitié supérieure de la conduite du réseau existant par le biais d’une tronçonneuse.
 Pose du coffrage (intérieur et extérieur).
 Coulage des parois du regard borgne par du béton dosé à 350 kg / m3 avec l’utilisation du vibreur.
 Recouvrement de la canalisation du branchement en béton de 15 cm au dessus de la génératrice
supérieure extérieure (GSE).
N.B : Eviter au moment du percement l’utilisation d’un autre matériel que la tronçonneuse.
Le décoffrage ne doit être effectué qu’après 24 heures au minimum de la prise du béton.

6. Mise en œuvre d’ un branchement en PVC :


a) Boite de branchement constituée de :
 Tube rehausse tabouret 315 qui permet d’atteindre le niveau de l’ ouvrage souhaité

 Tabouret de branchement à passage direct 200/315 ou 160/315

 Coude en PVC à angle variable qu’on utilise pour le raccordement sur des réseaux profonds selon
les caractéristiques de l’ angle 45°, 67°30 ou 87°30 et le diamètre de la canalisation Ø 200
HM/RM/MG 15
b. Dispositif de raccordement au collecteur existant :
 constitué d’ un Clips PVC à coller ou raccord à plaquette. Il s’ agit d’ une pièce destinée à réaliser
des piquages à 60° ou 90° avec mastic colle sur tubes PVC, AC, Fonte ductile et Béton. Le serrage
est effectué à l’ aide de ceinture à serrage (collier)et agrafe et le collage des éléments divers est
effectué par du Mastic- Colle Polyuréthanne.

Découpage par tronçonneuse Serrage par collier


sur tuyau PVC, Béton

Clips à coller ou raccord à plaquette

 Raccord à piquage PVC / Béton : il permet de raccorder par piquage une canalisation PVC sur des
canalisations en béton ou autres matériaux. Le perçage est effectué à l’ aide de machine à percer
adéquate : fraiseuse.

HM/RM/MG 16
7. Remblai des tranchées :
Après réception des travaux de pose de la canalisation ( sous trottoirs ou sous chaussée), on procède au
remblaiement de la tranchée. Le remblai est réalisé en 2 étapes :
 Remblai primaire en sable de carrière ou terre tamisée par couche successive de 20 cm arrosé et
damé jusqu’à une hauteur de 40 cm au dessus du GSE.
 Remblai secondaire doit être en matériaux sélectionnés ou en terre tamisée toujours par couche de
20 cm arrosé et damé.
Afin d’ obtenir la compacité normalisée conformément au tableau ci- dessous, il est impératif d’ utiliser
le matériel approprié dans les tranchées ( plaque vibrante, rouleau, dames sauteuse etc…)

Tableau des valeurs de compacité

Type de tranchée Remblai secondaire Couche de base non traité


e=0,25 m
Sous chaussée 95% 98%
Sous trottoir 90% 95%

8. Réfection des tranchées et remise en état des lieux :


La remise en état initial doit être précédée par la mise en œuvre de la couche de fondation en gravette
G1 et G2 pour les tranchées asphaltés et en béton de propreté pour les trottoirs carrelés ou dallés.
 Découpage de la tranchée avec la scie à sol de 20 cm de part et d’autre.
 L’imprégnation de la tranchée en cas de chaussée goudronnée.
 Reconstruction de la couche de roulement conformément à l’identique avec une épaisseur minimal
de 5 cm. BB : Béton bitimineux pour couche de roulement
( mélange sable + gravette et bitume )
 Dans le cas du trottoir carrelé, un mortier de ciment est obligatoire avant et après la mise en place
GBB : Grave bitumuneux pour couche de base
des carreaux à remplacer.
GNA : Grave non traités ( roche concassée )
 Dans le cas du trottoir dallé, le béton mis en œuvre doit être dosé à 200 kg / m3.

0.06 ( BB ) : 0/12.5

HM/RM/MG 17
0.10 ( GBB ) : 0/20

( GNA ) : 0/31.5
0.10

0.10

Sable ou gravier
Hauteur
invariable

Tout venant

9. Réception des ouvrages :

a. Avant la remise des ouvrages :


Il est effectué par l’ entreprise chargée des travaux à des essais d’ étanchéité à l’ eau des canalisations
ainsi que les branchements après remblaiement complet de la fouille, conformément aux prescriptions
techniques du marché qui lie le maître d’ ouvrage et l’ entreprise.
Ces essais sont effectués tronçon par tronçon sur toute la longueur des réseaux et des ouvrages et
sanctionnés par un procès verbal.
b. Réception des ouvrages :
LYDEC est invitée à la réception des ouvrages et autorisée à émettre des réserves qui sont consignées
sur un procès verbal. Après la levée des réserves de réception, la mise en service des ouvrages incombe
à LYDEC.
c. Remise des ouvrages :
La remise des ouvrages est subordonnée à la remise à LYDEC des documents suivants :
1) Plan de recollement comportant :
 Cote fil d’ eau et tampon ( NGM)
 Diamètre des canalisations avec sens d’ écoulement
 Positionnement des ouvrages ( regards visitables, avaloirs, regards borgnes, boites de
branchement)
2) A la levée des réserves formulées lors de la réception du chantier
3) Au nettoyage si besoin des ouvrages et collecteurs
Après réception des documents et réalisation des travaux détaillés ci- dessus, l’ entreprise remet les
installations à la LYDEC . Cette remise des installations est constatée par un procès- verbal.
La réception des travaux ne doit être prononcée que si les travaux sont réalisés et achevés à 100 % dans
les normes en vigueur avec le respect de la charte chantier propre.

La présence d’un représentant de l’Arrondissement concerné est indispensable pour la réception de la


remise en état initial des lieux.

HM/RM/MG 18
HM/RM/MG 19
HM/RM/MG 20
HM/RM/MG 21
SCHEMAS ET OUVRAGES TYPES

Schéma n° 1 Branchement en PVC

Schéma n° 2 Branchement unitaire

Schéma n° 3 Branchement séparatif

Schéma n° 4 Branchement autonome ( Fosse septique )

Schéma n° 5 Dégrilleur

Schéma n° 6 Déshuileur

Schéma n° 7 Dégraisseur

Schéma n° 8 Implantation des collecteurs ( voies étroites )

Schéma n° 9 Implantation des collecteurs ( voies moyennes )

Schéma n° 10 Voies à terre pleine centrale ( unitaire )

Schéma n° 11 Voies à terre pleine centrale ( séparatif )

Schéma n° 12 Regard de visite simple

Schéma n° 13 Regard de visite à grille

Schéma n° 14 Regard de visite à avaloir

Schéma n° 15 Coupe type tranchée

Schémas n° 16 Bouche d’ égout à avaloir

Schéma n° 17 Bouche d’ égout à grille

HM/RM/MG 22
B R A N CH E M E N T E

TAMPO
TROTTOIR
500x500
CHAUSSEE

RALLONGE P.V.C
Ø315

TABOURET A PASSAGE
DIRECT 200x315

COUDE Ø200

COUDE Ø200

COLLECTEUR CLIPS PVC A COLLER


D'ASSAINISSEMENT ou
P.V.C ou BETON RACCORD A PLAQUETTE
Ø300 à Ø630

COLLIERS DE SERRAGE

HM/RM/MG 23
BR A N CH EM EN T P A R
(U N I T A I R E )

200
Ø 
300

E S
USE
AUX
200 E
Ø 300

HM/RM/MG 24
BR A N CH EM EN T P A R T IC
(S E P A R A T I F )

COLLECTEUR EU
LES
VIA
PLU
X
EAU
200
A

Ø 300

A
ES
USE
AUX
200 E
Ø 300
COLLECTEUR EP

Fosse septique Type

HM/RM/MG 25
COUPE B-B
FOSSE DE DECONTATION PUITS PERDU

PLAQUE DE BETON
B A

REMARQUE:

LA PAROI INFERIEURE DU PUISARD (AVEC LES TROUS)


DOIT OBLIGATOIREMENT SE TROUVER DANS UN SOL
PERMEABLE_APPROFONDIR L'OUVRAGE SI NECESSAIRE

FOSSE DE DECONTATION PUITS PERDU


LIT BACTERIEN

VENTILATION BASSE
VENTILATION HAUTE TAMPONS DE VISITE

2Ø50
PEINTURE ANTI-ACIDE

50cm
B B
Ø 200
Ø 200 PLAQUE DE BETON
0.80/0.80

Hf=25cm
ZONE D'ACCUMULATION
DES MATIERES FLOTTANTES
30cm

35cm
MASSIF DE SABLE

MASSIF DE GRVIERS

LONGUEUR UTILE = Lu
HAUTEUR MAXIMALE
DE RESERVE DU LIT
DE BOUE=50cm

MASSIF DE CAILLOUX
40/80mm

ZONE D'ACCUMULATION DES BOUES

5 NIVE
Ø30mm

HM/RM/MG 26
HM/RM/MG 27
SE P A R A T E U R D 'H Y D R O C A R B
TAMPON DE VISITE

NIVEAU D'EAU
ENTREE
SURFACE MINIMUM (Sg)

hg
CAPACITE DE STOCKAGE Vs
(1) (2)
(Lg)

DEPOT DE BOUE

* Volume utile minimum = longueur (L) x larg


x hauteur liquide (HL)
* Cet ouvrage aurait un rendement de la class
c'est à dire, l'effluent de sortie aura une
concentration d'hydrocarbures inférieure à 100

* Capacité de stockage (Vs) > 10l par l/s

HM/RM/MG 28
SE P A R A T E U R DE G R A IS
TAMPON DE VISITE

NIVEAU D'EAU
ENTREE
SURFACE MINIMUM (Sg)

hg
CAPACITE DE STOCKAGE Vs
(1) (2)
(Lg)

hauteur
d'eau
DEPOT DE BOUE

HM/RM/MG 29
HM/RM/MG 30
HM/RM/MG 31
HM/RM/MG 32
HM/RM/MG 33
R E G A R D DE V ISIT E SIM
COUPE A-A
CO

DECOUPE A LA MEULE

Ø300 Ø300

HM/RM/MG 34
R E G A R D DE V ISIT E A G R IL L E

COUPE B-B COUPE A-A

TAMPON CARRE EN FONTE DUCTILE 800/800


A (CLASSE 400) A

C C

DECOUPE A LA MEULE
Ø VARIABLE

A B
BETON DE PROPRETE
DOSE A 250Kg C.P.A/m2

COUPE C-C

SI H<4m BETON NON ARME DOSE A


300 Kg CAP/m3
SI H>4m BETON ARME DOSE A
A A 350 Kg CAP/m3

HM/RM/MG 35
R E G A R D DE V ISIT E A A V A L OIR

COUPE A-A
COUPE B-B

TAMPON Ø600 ARTICULE SUR CADRE


B ET VERROUILLABLE
(CLASSE 400) A

DECOUPE A LA MEULE
Ø VARIABLE

B A
BETON DE PROPRETE
DOSE A 250Kg C.P.A/m2
COUPE C-C

SI H<4m BETON NON ARME DOSE A


300 Kg CAP/m3
SI H>4m BETON ARME DOSE A
350 Kg CAP/m3
A A

HM/RM/MG 36
COU P E T Y P E DE L A T R A N C

COUCHE DE ROULEMENT

REMBLAI SECONDAIRE (1)

REMBLAI PRIMAIRE (1)

COUCHE DE SABLE OU GRAVETTE


EP= 10+Ø/10 (minimum 15cm)

Ø BUSE
Lmin = (Øext EP + Øext EU) + 0.60 + 0.50m pour Øi <= 600mm (mm) 150
Lmin = (Øext EP + Øext EU) + 0.80 + 0.50m pour Øi > 600mm LARGEURS DES
FOUILLES(mm) (2) 700

Ø BUSE NB: (1) VO


(mm) 150 200 300 400 500 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
LARGEURS DES OEUV
FOUILLES(mm) (2) 700 700 800 900 1000 1200 1400 1700 2100 2300 2500 2700 3000
(2) VO
LE VO
AUX A
NB: (1) VOIR LES SPECIFICATIONS TECHNIQUES ET DE MISE EN (3) L=
OEUVRE DES REMBLAIS DANS LE CPS TYPE DES TRAVAUX L= 0.40
(2) VOIR NOTAMMENT L'ARTICLE 3.5.2.1 DU CPS TYPE POUR
LE VOLET RELATIF AUX DIMENSIONS DES TRANCHEES ET
AUX ATTACHEMENTS

HM/RM/MG 37
BOUCHE D'EGOUT A
avaAVALOIR
COUPE B-B COUPE A-A
TAMPON
CARRE
EN FONTE
(CLASSE
DUCTILE BORDURE
400)
SPECIALE
CHAUSSEE

C C

Ø 300 Ø 300 PENTE 3%


minimum

BETON DE
PROPRETE

COUPE C-C

A A
Ø 300

HM/RM/MG 38