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La programmation neuro-linguistique (PNL)

C’est quoi la PNL ? (la définition courte)


Programmation = Comportement
Neuro = Cerveau
Linguistique = Langage

Autrement dit un « programme pour le cerveau », la PNL est un modèle qui permet de
copier l’excellence humaine et pour apprendre de nouveaux comportements rapidement.
La PNL est une attitude…
La PNL est d’abord une attitude de curiosité…et une méthode.
Une méthode pour copier l’excellence et elle vient avec une multitude de techniques.
La PNL a apporté des centaines de techniques pour mieux communiquer et d’autres pour
changer les comportements négatifs.

Il existe deux domaines importants où la PNL s’est avérée très utile.


1 Stratégies de communication / Influence.
2 Une rapidité et une efficacité pour créer des changements de comportements.

(la définition longue)


La PNL est une synthèse unique de la cybernétique (science de la communication), de la
neurologie et de la linguistique qui vous offre une méthode pratique et rapide pour le
développement personnel.
En apprenant la PNL vous allez découvrir un chemin facile à suivre qui vous emmènera vers
un enrichissement de votre personnalité , la réussite personnelle ainsi que la réussite dans
votre communication privée et professionnelle.

Des milliers de personnes ont utilisé les techniques et les principes de la PNL pour changer
leur habitudes comportementales et influencer leur entourage.

L’étude du comportement humain fait partie des rares domaines où l’on continue à opérer
depuis des théories et des informations démodées et obsolètes.

La PNL au contraire est une technologie qui nous emmène dans le monde moderne, c’est une
technologie qui peut être utilisée pour créer la qualité de vie que vous voulez et que vous
désirez maintenant.

La PNL ce n’est pas une technique réparatrice ni ……….En réalité l’une des affirmations
dans le domaine de la PNL : « Les gens ne sont pas cassés et par conséquent ils n’ont pas
besoin d’être réparés .»
Au contraire nous pensons que les gens ont toutes les ressources dont ils ont besoin pour faire
des changements.
La PNL c’est mettre à la lumière les ressources cachées à l’intérieur de l’individu.
Vous admettrez que nous sommes loin de la psychologie qui dit aux gens qu’ils sont blessés et
qu’ils ont besoin de beaucoup de temps pour se soigner (se réparer) .
La plupart des psychologues continuent à croire que le changement est un long processus,
difficile…Après tant d’années de psychologie freudienne, de répression, de thérapie du cri
primal, de thérapie de groupe, de thérapie Gestalt….il n’est pas étonnant que toutes ces
thérapies se soient concentrées sur les problèmes de la personne et pas assez sur comment ces
personnes ont systématiquement utilisé leur cerveau quand elles ont créé le problème.

Dans notre culture, on ne met pas assez l’accent sur la méthode et le comment utiliser votre
cerveau pour diriger et prendre le contrôle de votre vie.
Et si vous aviez la possibilité de décider de ce qui se passe dans votre tête et de ne la remplir
qu’avec de bonnes choses ? que diriez vous ?

Ceci est la promesse de la PNL. Au lieu de remplir votre tête avec ce qui vient … et de
revivre tous les anciens et les vieux moments négatifs, pourquoi de ne pas la remplir de
bonnes choses.

Copier l’excellence :( L’histoire de la PNL)

La PNL a été créée et développée par ses fondateurs en observant le processus mental et
exceptionnel de thérapeutes tels que Virginia Satir et Milton Erickson et Fritz Pearls (Gestalt
Thérapie) et aussi différentes personnes soignées de leurs phobies et bien d’autres... des
entrepreneurs, des commerciaux des professeurs…
La PNL s’est développée aussi en observant d’autres personnes qui ont utilisés la PNL pour
transformé leur vie et se diriger vers de meilleures destinées.

Au début des années 1970s les co-fondateurs : Richard Bandler et John Grinder, à l’université
de Santa Cruz (Californie, USA) se sont engagés dans l’étude et l’observation de gens qui
étaient capables d’obtenir d’excellents résultats. Ils se sont demandés : « Pourrions-nous
trouver et déterminer le processus interne et ce qui se passe à l’intérieur de la tête de ces
personnes pour obtenir l’excellent résultat qu’ils obtiennent et puis l’enseigner à d’autres pour
qu’ils puissent utiliser ce même processus et obtenir des résultats identiques ? » La réponse
était : « Oui c’est possible ».
Au lieu de se demander qu’est-ce qui ne va pas ou à quel moment de la vie de cette personne
quelque chose s’est mal passé, ils se sont demandés : « Qu’est-ce qui va bien chez cette
personne ? »
Ils ont créé la PNL en prenant modèle sur ceux qui s’étaient débarrassés de leurs phobies et
non pas en observant ceux qui en avaient.
Dans la PNL nous utilisons des formules pour réussir, des modèles et non pas des théories.
Une théorie est une explication qu’une personne donne pour expliquer le pourquoi.
Un modèle, c’est comme un moteur qui, une fois démarré, marche ou ne marche pas.
Un modèle est évalué et apprécié par son utilité tandis qu’une théorie est évaluée par son
raisonnement.
Cette différence existe encore actuellement et jusqu’à maintenant la plupart des
professionnels s’attachent encore aux théories et aux problèmes alors que les praticiens PNL
s’orientent et cherchent les solutions et ce qui peuvent être appliquées pour résoudre le
problème et comment utiliser votre tête de façon appropriée.
Vous et moi utilisons notre tête, notre cerveau, tous les jours des fois de façon consciente mais
souvent de façon inconsciente.
La PNL est la science et l’art de comment utiliser notre tête pour communiquer avec nous-
mêmes et avec les autres.
Neuro veut dire neurologie , « notre système nerveux » et notre habileté de recueillir
l’information à travers nos cinq sens et la traduire de façon à la rendre utilisable à l’intérieur
de notre système nerveux.

Linguistique se réfère au langage verbal ou non verbal (langage du corps) que nous utilisons
pour communiquer avec nous-mêmes et avec les autres.

Programmation vient du vocabulaire informatique. Cela veut dire que, de la même façon que
nous pouvons programmer un ordinateur pour un comportement ou une tâche particulière que
nous voulons qu’il fasse, nous pouvons programmer l’ordinateur qui se trouve entre nos deux
oreilles (le cerveau) pour obtenir un comportement que nous voulons et éliminer les
comportements dont nous voulons nous débarrasser ou qui nous limitent et bloquent.

Et par conséquent la PNL est la science qui nous permet d’utiliser au mieux notre cerveau et
notre tête, et d’utiliser notre langage et notre comportement pour obtenir ce que nous voulons.
La PNL est comme une nouvelle façon d’apprendre, une méthode et un processus qui
apportent des possibilités infinies pour apprendre et changer. Pour le dire simplement, la PNL
est une nouvelle façon d’apprendre aux gens comment utiliser volontairement et
consciemment leur cerveau.

Depuis l’introduction de la PNL il y a une trentaine d’années nous avons vu, entendu et sentis
son influence autour de nous. La PNL a contribué à notre bien-être en nous donnant des
moyens pour changer nos croyances sur nous-mêmes.
La PNL a changé pour les vendeurs et les entreprises leur approche des clients en apprenant
le processus par lequel ceux-là prennent leurs décisions. La PNL nous montre comment créer
un rapport et utiliser un langage pour obtenir : oui.
La PNL s’est glissé dans nos spots publicitaires et dans la communication d’entreprise, nos
campagnes politiques, les discours de tous genres, nos livres et nos séminaires, nos écoles,
nos programmes d’ordinateur et même dans certaines églises méthodistes. Elle est partou .

La PNL est l’étude de l’expérience subjective.


La PNL est l’étude de comment notre expérience est faite et de quoi notre expérience est faite.
La science nous dit que notre expérience est déterminée depuis nos cinq sens et la
Programmation Neuro-linguistique nous dit : «C’est comment nous utilisons ces cinq sens et
dans quel ordre. » Un peu comme nous combinons ensemble les lettres de l’alphabet pour
faire des mots et nous combinons des mots ensemble pour composer des phrases, et des
phrases ensemble pour construire des paragraphes, nous additionnons nos images mentales,
les sons et les sensations ensemble pour construire « un moment » et nous additionnons ceux-
là ensemble pour construire un événement et ces événements ensemble pour construire notre
histoire de vie. Et puis, nous nous les rappelons, nous en parlons et nous les sentons (ces
moments) d’une façon très particulière. La façon dont nous combinons et construisons ces
choses ensemble et ce à quoi nous les relions constitue nos talents et nos limitations. Ce
processus de création de ce que nous appelons notre réalité est ce que nous appelons notre
carte personnelle ou modèle du monde. Chacun a une différente façon d’inter-réagir avec le
monde et par conséquent nous avons tous une carte et une conception différentes du monde.
En d’autres termes, au niveau neurologique, nous dessinons le monde comme nous pensons
qu’il est et nous nous comportons envers ce monde à partir de et depuis ce que nous avons
dessiné...
Son rôle
La PNL est née de l'observation des comportements, elle a aujourd'hui l'opportunité de
s'enrichir en s'ouvrant aux apports des neurosciences.
Son rôle :
* " Observer " des compétences et les approprier ;
* les " décoder " ;
* les " expérimenter " pour créer :
des modèles efficients.
Ces " modèles " constituent ensuite une base aidant à une démarche de progression
épanouissante.
Les modèles visent à faciliter :
* une connaissance de Soi ;
* un accès aux ressources présentes et déjà acquises par la personne ;
* la création de nouvelles ressources;
* la transposition d'une ressource d'un contexte (personnel par ex) à un autre
(professionnel ).
La dynamique s'articule :
* À partir d'un " état présent " ;
* allez vers un " état Désiré " ;
* en utilisant les " ressources " passées, présentes, et à venir (imagination) de la personne :
* en utilisant des techniques héritées des thérapeutes
Les créateurs de la PNL se sont inscrits aussi dans la lignée de la sémantique générale de
Korzybski et de l'approche non directive de Carl Rogers
.Les données suivantes proviennent de " Encyclopedia of Systemic Neuro-Linguistic
Programming and NLP New Coding " de R.Dilts et J. DeLozier, de " The structure of magic -
tome 1 " de R. Bandler et J. Grinder, et de "La Programmation Neuro-Linguistique en débat"
sous la direction de M. Esser. À la différence de ce qui s'observe fréquemment en
psychothérapie ou en pédagogie ou ailleurs, la PNL n'est née ni de l'expérience, ni des
convictions d'un clinicien ou d'un expert plus ou moins satisfait de sa pratique ou de ses
résultats. Elle résulte de recherches délibérées, qui furent projetées à partir d'un point de vue
novateur par deux personnes (Bandler et Grinder) et quelques étudiants qui travaillaient avec
eux. Cet ensemble va constituer l'équipe de chercheurs qui développeront la PNL. Ils sont
inscrits au Kresge College de l'Université Santa Cruz (Californie). Gregory Bateson et John
Grinder font partie du corps enseignant du Kresge College.
L'équipe originelle du Kresge College, était constituée de :
* John Grinder, un professeur de linguistique générative,
* Richard Bandler, un ancien étudiant en mathématiques et en informatique qui valide ses
études en psychologie,
* David Gordon, un étudiant qui se spécialisera en modélisation et en épistémologie,
* Leslie Cameron, une étudiante qui se spécialisera sur les patterns des
" métaprogrammes ", et qui devient l'épouse de Bandler,
* Judith DeLozier, une étudiante qui deviendra anthropologue,
* Stephen Gilligan, un étudiant qui deviendra psychologue et psychothérapeute,
* Teresa Epstein, qui obtiendra un diplôme d'études environnemental,
* Robert Dilts, un étudiant qui obtiendra un diplôme en " behavioral Technology " et qui
recevra un prix en 1977 pour ses recherches mettant en corrélation les mouvements oculaires
et les fonctions cérébrales. Au-delà de sa formation universitaire, il a personnellement
approfondi ses études avec Milton H. Erickson et Gregory Bateson.

Viendront assez rapidement se joindre à cette première équipe :


* Todd Epstein, musicien, compositeur, arrangeur qui accompagnera le développement de
connaissances sur la créativité, l'apprentissage, les addictions, les évaluations dynamiques,
* Suzi Smith, diplômé en science par l'Institut Polytechnique de Virginie,
* Steve et Connirae Andreas, qui développeront une recherche importante et proposeront de
nombreux modèles issus de leurs propres modélisations.
Le sigle PNL ou plutôt " NLP " pour Neuro-Linguistic Programming apparaîtra en 1980 dans
un ouvrage commun de quatre de ces chercheurs :
" Neuro-Linguistic Programming : volume 1 - The Study of the Structure of Subjective
Experience ". Le tome 2 paraîtra en 2000 sous le titre
" Encyclopedia of Systemic Neuro-Linguistic Programming and NLP New Coding ".
La proximité avec les travaux du " Collège de Palo Alto " est indéniable. L'ensemble de
l'équipe est proche de Gregory Bateson, de Milton H. Erickson et de Virginia Satir.
Aujourd'hui, on peut dire que la PNL est dans la continuité du travail de recherche de l'École
de Palo Alto (constituée souvent de façon autour de Gregory Bateson, des travaux du Mental
Research Institute, de l'Institut d'Esalen).

La réalité de ce lien est exprimée dans les préfaces de " The structure of magic - tome 1 " de
Richard Bandler et John Grinder. Gregory Bateson écrit : " John Grinder et Richard Bandler
ont réalisé ce que, mes collègues et moi-même, avons essayé pendant 15 ans. Grinder et
Bandler ont traité les problèmes auxquels nous faisions face alors et le résultat se trouve dans
ce livre. Ils ont des outils que nous n'avions pas, ou que nous ne savions pas utiliser. Dans ce
premier volume, Grinder et Bandler ont réussi à rendre explicite la syntaxe expliquant
comment les gens évitent le changement et aussi comment faire pour les accompagner à
changer. ". Dans le même ouvrage, Milton H. Erickson, écrit : " The Structure of Magic, Tome
1 par Richard Bandler et John Grinder est une merveilleuse simplification de l'infinie
complexité du langage que j'utilise avec mes patients. En lisant ce livre, j'ai appris beaucoup
sur la manière par laquelle je faisais sans avoir une réelle connaissance sur cette manière de
faire ". Toujours en préface de ce livre, Virginia Satir écrit : " C'est difficile pour moi d'écrire
cette préface sans être excitée, stupéfiée et dans l'émotion. Ce que Richard Bandler et John
Grinder ont réalisé relève d'une observation précisant comment les processus de changement
évoluent dans le temps et produisent les patterns du processus " comment ". Ils semblent avoir
trouvé une description des éléments prévisibles qui produisent le changement dans une
relation entre deux personnes. En sachant comment cela fonctionne, il est possible d'utiliser
cela consciemment et d'avoir des méthodes efficaces pour provoquer le changement.
Maintenant, la connaissance du processus du changement a considérablement évolué ".
La réalité de ce lien est aussi exprimée dans " Encyclopedia of Systemic Neuro-Linguistic
Programming and NLP New Coding ". R. Dilts et J. DeLozier, dans les pages 90 à 93 écrivent
: " Gregory Bateson a apporté des contributions fondamentales au champ de la PNL.

[…] De plus, ce sont les travaux de Bateson sur la théorie de la communication qui ont fourni
les bases théoriques et disciplinaires de la PNL ". Sont ensuite cités un certain nombre des
apports de Bateson qui supportent les modèles ou concepts de la PNL. Sur les 1566 pages de
cet ouvrage, Bateson est cité sur 148 pages. Aux pages 369 à 371 sont précisés les apports liés
à Milton H. Erickson. Enfin, Virginia Satir est co-auteur avec R. Bandler et J. Grinder de
l'ouvrage " Changing with Families " (1976). Paul Watzlawicz, un autre des importants
chercheurs du Groupe de Palo Alto, dans la préface du livre " Du désir au plaisir de changer "
de Françoise Kourilsky-Belliard (1995) écrit, aussi, sur les liens qu'il y a avec les
modélisations de Grinder et Bandler.
Différentes voies sont explorées pour étendre la PNL. Citons entre autre la DHE développée
par Richard Bandler, la neuro-sémantique de Michaël Hall, la DBM de John McWhirter.
Robert Dilts continue de son côté son travail de structuration de la PNL et propose de
découper l'évolution de la PNL en trois générations. Selon lui "la première génération de la
PNL était le modèle original de la PNL provenant de l'étude par Bandler et Grinder de
thérapeutes efficaces. Les premières applications de la PNL se sont focalisées presque
exclusivement sur l'individu. La plupart des outils et techniques de la PNL de la première
génération étaient centrés sur la résolution de problèmes au niveau du comportement et des
capacités. La deuxième génération de la PNL s'est intéressée à d'autres questions au-delà du
contexte thérapeutique. Bien qu'encore centrée sur l'individu, cette génération a accentué la
relation entre soi et les autres et s'est ouverte à des domaines d'application tels que la
négociation, la vente, l'éducation et la santé. Les outils se sont enrichis afin de résoudre des
problèmes d'un niveau supérieur, celui des croyances, des valeurs et des " méta-programmes
". Les techniques de la deuxième génération de la PNL ont intégré l'utilisation de nouvelles
distinctions comme la ligne de temps, les sous-modalités, et les positions perceptuelles." Avec
le passage à la troisième génération de la PNL, Dilts propose une PNL qui s'intéresse à la
notion de champ entre les individus, et à l'apport de grâce et de beauté dans le système, au-
delà de l'individu, qui peut nourrir les autres et le monde au travers de son être même.Robert
Dilts a été modélisé le 14 mars 2005 à Montréal, par Olivier CORCHIA, sur sa qualité d'être
dans la relation.Cette modélisation a permis à son auteur de proposer quatre nouveaux
présupposés à La pnl de troisième génération : - " Toute personne peut rejoindre le territoire ".
- " L'identité d'une personne est belle et paradoxale ". - " Etre en relation profonde, avec moi
et avec la personne, permet de voir et de promouvoir la beauté de cette personne ". - " Le
corps et le mental sont reliés à un champ plus large ". Au delà du processus et du contenu, les
rituels de changement offert par la PNL de 3ème génération, s'intéressent aux contenants et
aux champs présents dans l'expérience.

Principes.
* Programmation : Depuis notre naissance, voire depuis notre existence fœtale, notre
inconscient crée et développe des programmes comportementaux.
* Neuro : Tout programme comportemental repose sur une base neuronale, fruit d'un
engramme issu de nos perceptions sensorielles.
* Linguistique : Le langage est une manifestation des états internes vécus par la personne,
états internes issus des programmes neuronaux.
La PNL fait partie des techniques comportementales des sciences humaines par opposition
aux sciences dites exactes.
Elle se veut la synthèse d'un travail d'observation et de compréhension des faits humains à
travers leurs manifestations orales et gestuelles. Elle se fixe comme ambition de " mieux
communiquer " avec autrui ou encore de tendre vers "l'excellence en matière de
communication ".

Hypothèse de base :

Il y a une structure dans chaque comportement des personnes que nous pouvons
modéliser ou changer.

Définition par Richard Bandler :


Etude de la structure de l'expérience subjective.
La Programmation neuro-linguistique se propose d'élargir les possibilités de comportements
(choisi comme le plus efficace possible pour un objectif donné dans un contexte donné) :
* d'une situation à une autre (si la personne utilise déjà le dit comportement dans un autre
contexte que celui souhaité) ;
* d'une personne à une autre, en modélisant le comportement efficace (souvent sur un large
échantillon d'individus) et en apprenant à la personne à s'en servir pour elle dans les contextes
adéquats.
La PNL n'est donc pas une théorie (bien qu'une théorisation existe sur la question) mais avant
tout une démarche issue de l'observation d'intervenants dans des milieux aussi divers que les
conférenciers, les éducateurs sociaux, les acteurs de la lutte contre l'alcoolisme, etc. Elle se
base sur la description des perceptions sensorielles externes, des représentations sensorielles
internes et sur la modélisation de ces stratégies mentales et physiques.
Elle se propose d'agir par une démarche itérative :
* diagnostic ;
* essai d'un modèle ;
* évaluation des résultats ;
* essai éventuel d'un autre modèle ;
* évaluation des résultats, etc. jusqu'à parvenir au résultat souhaité par le patient.
On estime qu'une thérapie ne doit pas durer plus de six mois, au-delà de cette durée le
praticien PNL se devant d'essayer autre chose ou d'orienter le patient vers un autre
professionnel plus adapté, voire vers un psychiatre en cas de problèmes lourds et résistants, de
préférence en essayant d'organiser un passage de relais des informations.
Pour bien comprendre la PNL, il est nécessaire de se référer à ses sources. Pour cela, il est
possible de lire les pages 849 à 855 de "Encyclopedia of Systemic Neuro-Linguistic
Programming et NLP New Coding" de Robert Dilts et Judith DeLozier. Une part de ces
sources, en français, figurent dans "Modéliser avec la PNL" de Robert Dilts, pages 1 à 23. Il
est, entre autres exprimé dans ces 2 ouvrages que "la PNL est une science comportementale
qui propose : 1- une épistémologie (note: "épistémologie" est un faux-ami anglais-français.
Comprenez le sens anglais du terme) - un système de connaissance et de valeurs. 2- une
méthodologie - des processus et des procédures pour appliquer la connaissance et les valeurs.
3- une technologie - des outils pour faciliter l'application de la connaissance et des valeurs".
[ ... ] Il existe des chevauchements entre la PNL et d'autres systèmes psychologiques, parce
que la PNL puise dans la neurologie, la linguistique et les sciences cognitives. Elle puise aussi
dans la programmation informatique et la théorie des systèmes. Son but est de synthétiser une
quantité de théories et de modèles scientifiques de genres différents. L'une des valeurs de la
PNL est qu'elle rassemble différents types de théories au sein d'une structure unique. La
plupart des techniques et des outils PNL sont issus d'un processus appelé "modélisation".
L'approche première de la PNL a été de modéliser des comportements efficaces ainsi que les
processus cognitifs qui les sous-tendent. Le processus PNL de modélisation consiste à
découvrir comment le cerveau ("neuro") opère en analysant les patterns du langage
("linguistique") et la communication non verbale. Les résultats de cette analyse sont ensuite
exprimés en stratégies ou programmes organisés étape par étape ("programmation"), et que
l'on peut utiliser pour transférer la compétence à d'autres personnes et à d'autres contextes
d'application" (dans pages 1 à 3 de l'ouvrage en langue française cité précédemment).
Présupposés.
La PNL s'appuie sur un certain nombre de présupposés que ses fondateurs ont toujours eu à
coeur de rappeler, notamment dans leurs écrits. Il s'agit de croyances qui, ensemble, éclairent
la conception que cette discipline souhaite retenir de l'être humain et de sa relation à
l'environnement.
" La Carte n'est pas le territoire qu'elle représente "
En d'autres termes, ne confondons pas la chose et la représentation que l'on en a. Ce
présupposé, issu des travaux de Korzybski et auteur de la sémantique générale, nous rappelle
que nous ne connaîtrons jamais la réalité mais seulement notre perception de celle-ci.
La représentation que l'on se fait d'une personne n'est pas la personne.

On perçoit l'Autre, le monde avec nos " filtres ", nos " croyances ", nos " sens".
L'Autre se présente à nous avec aussi ses filtres, croyances, ce qu'il a envie de nous montrer,
ce qu'il connaît ou pas de lui...
Les filtres sont donc ce qui nous permet d'avoir une représentation personnelle du monde. A
savoir que nous sommes bombardé de environs deux milliards d'informations à la seconde.
Sur ces deux milliards, seul un nombre compris entre 2 et 7 informations à la seconde sont
traités par le cerveau, en fonction de notre état interne (par exemple, le fait d'être fatigué nous
fait perdre de notre faculté à traiter les informations reçues). Les filtres, issus de nos
croyances, nous permettent de faire un tri rapide pour ne prendre sur ces deux milliards
d'informations les seules que nous jugeons importantes, à travers notre subconscient.
La Carte est une généralisation utile, elle permet de poser des jalons, des repères :
- Tous les chemins mènent à Rome... Il est plus facile et rapide de se rendre à Rome avec une
carte qu'avec la croyance.
- Le mot " chien " ne mord pas. Le problème est d'être enfermé ou d'enfermer quelqu'un dans
une carte (représentation, stigmatisation).
La meilleur façon de comprendre que chacun possède sa propre représentation du monde
externe, sa propre " carte ", est d'imaginer que vous alliez à une soirée avec un ami. Vous
passez la même soirée, pourtant, chacun d'entre vous deux aura un témoignage différent des
évènements passés, simplement parce que vos filtres ne vous aurons pas faire parvenir
l'information de la même façon.
Le risque est de vouloir que l'autre adopte absolument notre propre carte.
" On ne peut pas ne pas communiquer "
L'approche systémique conçoit la communication comme une interaction entre deux individus
(ou plus). Les aspects liés à l'émission réception de paroles sont une partie de l'interaction. La
PNL propose de prendre en compte toutes les manières de communiquer qu'elles soient "
Verbales " ou " Non Verbales ".
Le corps dit par son langage des choses avant même la parole, au travers de l'attitude et de la
dynamique corporelle du moment.
"Tout comportement obéit à une intention positive"
Sans présumer de l'aspect acceptable ou inacceptable, tout comportement, même inhabituel ou
incongru, prend un sens dans certaines situations. Trouver l'intention du comportement permet
d'envisager d'autres réponses mieux adaptées.
"Il n'y a pas d'échec, il y a de l'information"
La PNL pense que l'on peut se servir de toutes nos expériences passées (réussies ou ratées)
pour progresser. Ce que l'on appelle "échec" est la manifestation que l'on n'a pas encore réussi
ce que l'on entreprend ! Ou que la manière de l'entreprendre n'est pas adaptée !
Dans ce sens le mot "échec" désigne seulement une étape.
Synthèse
Pour Pratiquer La PNL, ces principes sont essentiels et représentent une éthique. Ils
manifestent l'acceptation de l'Autre et sont préalables à une écoute vraie, et par là-même, à
tout changement.

Nature scientifique.

Dilts et Delozier (2000 page 850 et 1154-1155) précisent que "Il y a un lien entre la PNL et
d'autres courants de la psychologie, car la PNL se dessine à partir de la neurologie, de la
linguistique et des sciences cognitives. L'objectif de la PNL est de synthétiser un grand
nombre de modèles et de théories scientifiques. L'une des valeurs de la PNL est de mettre
ensemble différents types de théories dans une seule structure". [...] Pour le Webster's
Dictionnary, une science est toute branche ou département d'une connaissance systématisée
considérée comme un champ distinct d'investigation ou objet de recherche; comme, la science
de l'astronomie, de la chimie, ou de l'esprit. En considérant cette définition, la Programmation
Neuro-Linguistique pourrait être considérée comme la science de l'expérience subjective et de
l'expérience sensorielle.[...] La perspective PNL de la science est fortement influencée par les
travaux de Gregory Bateson".
Programmation.

Un autre versant de la PNL comprend la notion de programmation, empruntée à


l'informatique. Se basant sur des acquis psychologiques indiscutables, certains de nos
comportements sont automatiques, l'hypothèse de base de la PNL permet de dire que certains
de ces automatismes sont immuables pour une personne donnée dans un contexte donné. Il
faut alors déterminer les gestes qui sont représentatifs de la pensée. Une des premières
questions étant de savoir si la personne est droitière ou gauchère.
À ce sujet, le psychiatre Édouard Zarifian écrit : " Le changement existe dans les
comportements psychologiques humains : cela s'appelle l'adaptation aux circonstances ".
L'adaptativité est une autre notion bien étayée de la psychologie, mais qui cette fois semble
aller à contre-sens de certains fondements de la PNL qui voient en l'homme une machine
pensante n'agissant qu'à travers des recettes immuables. Comme énoncé plus tôt, cette
simplification des connaissances actuelles en psychologie font d'une part le succès de la PNL,
en la rendant accessible à tous, mais aussi sans danger. En effet, la bonne pratique de la PNL
demande de contextualiser fortement les résultats visés et/ou obtenus.
Dans Encyclopedia of Systemic-Neurolinguistic Programming (page 850), il est précisé : "
L'aspect programmation de la PNL est basé sur l'idée que les processus d'apprentissage, de
mémorisation, et de créativité de l'humain sont une fonction de programmes -programmes
neuro-linguistiques qui fonctionnent plus ou moins efficacement pour accomplir des objectifs
particuliers. Le résultat, pour les êtres humains, est qu'ils interagissent avec le monde qui les
entoure au travers de leur propre programmation. Chaque humain répond aux problèmes et
approche de nouvelles idées en s'accordant au type de programmes mentaux qu'il a établi - et
tous les programmes ne sont pas égaux. Certains programmes ou stratégies sont plus efficaces
pour accomplir certains types d'activités plutôt que d'autres. Il y a des liens entre la PNL et
d'autres courant de la psychologie car la PNL se dessine à partir de la neurologie, de la
linguistique et des sciences cognitives ".

Éthique
D'après des PNListes formés, on ne peut manipuler personne vers des objectifs qui lui seraient
nocifs (la PNL utilise le terme " anti-écologique ") et une grande partie du travail du praticien
est de déterminer l'écologie des demandes ou des objectifs du patient.
Par exemple, un patient demande d'arrêter de fumer. Il se peut que ce comportement ait été
constitutif de la formation de sa personnalité adulte lors de son adolescence. Il est donc
nécessaire de prendre en compte l'écologie psychique de ce comportement médicalement
nocif pour faire revenir le patient sur sa décision passée de se mettre à fumer pour par
exemple s'opposer à ses parents et s'affirmer en tant qu'adulte. Le praticien pourra proposer
des techniques pour ce faire mais ne pourra pas remplacer la décision d'arrêter de fumer du
patient. C'est notamment le cas si ce dernier est venu sous la pression de son entourage et pas
de lui-même.
Exemple de techniques proposées par la PNL
Les mouvements oculaires.
Pour simplifier, les yeux vont en haut quand c'est relatif à une image, en horizontal quand
c'est relatif à un son, vers le bas quand c'est relatif a une émotion ou une sensation corporelle.
ATTENTION : les indications "gauche", "droite" ci-dessous sont données du point de vue de
celui qui fait face à l'interlocuteur !
* Pour un droitier :
o les yeux de l'interlocuteur vont à notre droite quand il relate un fait passé vrai ou remémoré.
(La difficulté réside dans le fait que cela peut être aussi dû à un mensonge préparé à l'avance
ou le récit d'un texte de pièce de théâtre par exemple) ;
o Les yeux de l'interlocuteur vont à notre gauche quand il imagine, invente ou se souvient par
reconstruction du passé.
(C'est le cas des personnes non visuelles à qui on demande un souvenir visuel qu'elles sont
donc obligées de reconstruire à partir d'autres souvenirs).
À titre d'exemple, si on prend un " visuel " droitier et qu'on lui pose la question " Qu'as tu
regardé à la télévision hier soir ? ", il devrait regarder en haut et à droite en donnant sa
réponse : c'est ce que les spécialistes en PNL appellent le " visuel souvenir ". Si ce n'est pas le
cas, plusieurs hypothèses peuvent être envisagées : Il imagine, construit une image ou invente.
En se souvenant, il peut avoir l'habitude de réagir de façon autre, plus gestuelle ou auditive en
utilisant un autre canal auditif ou kinesthésique. Il peut aussi être gaucher.
Image:Mouvements-oculaires.

* Vc : Visuel construit.
* Vr : Visuel remémoré.
* Ac : Auditif construit.
* Ar : Auditif remémoré.
* K : Kinesthésique.
* Ai : Auditif interne ou dialogue intérieur.
Interprétations supposées des mouvements oculaires
On considère en PNL que chacun organise son espace mental selon diverses " ligne du temps
" qui sont de formes variées mais fixes dans un laps de temps donné pour un type d'expérience
donné. Ces lignes vont de ce qui est remémoré à ce qui est construit dans une forme de
préplanification du futur. Ces lignes du temps peuvent varier au cours de l'existence et
connaissent généralement des inflexions dans les points du " passé " (ou, plus exactement,
partie remémorée) qui permettent la visualisation d'événements ou expériences difficiles, de
même des inflexions peuvent apparaître sur la partie " future " (ou, plus exactement, partie
construite) d'une ligne si la personne s'attend à une expérience difficile ou n'a pas
complètement assimilé des événements graves étant arrivés à des proches à des âges plus
avancés que celui du patient.
Il arrive souvent que les droitiers présentent une ligne du temps "préférée" plus ou moins
rectiligne allant de leur gauche vers leur droite, ce qui fait que certains décrètent abusivement
que la nature de droitier ferait que le souvenir implique des mouvements en particulier
oculaires vers la droite et des mouvements imaginés ou construits vers la gauche tel que
présentés dans les techniques.
Toute modification dans une ou des lignes du temps peut modifier la gestuelle de façon
notable.
Dans le cadre de la communication
Notre relation avec le monde extérieur passe nécessairement par au moins l'un de nos cinq
sens. Au fil du temps chacun d'entre nous favorise un ou deux des cinq sens. Nous avons tous
un mode de communication spécifique et notre expression reflète cet état de fait.
La PNL replace les cinq sens en canaux de communication. C'est ce que rappelle le sigle
V.A.K.O.G.
* V : visuel
* A : auditif
* K : kinesthésique
* O : olfactif
* G : gustatif
Le kinesthésique fait référence au toucher mais aussi à tout le ressenti que l'on peut avoir par
le corps. Dans ce sens l'olfactif et le goût sont souvent abordés comme du kinestésique même
si les vocabulaires spécifiques peuvent être très différents. (Ce sont nos sens qui nous mettent
en relation avec notre environnement.)
Visuel.
Est qualifié de " visuel " quelqu'un qui privilégie le sens de la vue pour organiser son
expérience et pour communiquer. Il retrouve ses souvenirs par l'impression visuelle qu'il en a
et il s'exprime avec un vocabulaire lié à la vision. (Par exemple : " J'imagine que... " ou encore
" Je vois bien que... " et enfin " c'est clair ")
Auditif.
Quelqu'un qualifié d'" auditif " privilégie les perceptions auditives pour organiser et accéder à
son expérience. Quelqu'un qui privilégie le canal auditif associera volontiers un numéro de
téléphone à une rengaine par exemple. Il emploie un vocabulaire de registre auditif. (Par
exemple : " J'entends bien... " ou encore " Ce que vous me dites fait écho à... ")
Kinesthésique et aussi Olfactif, Gustatif
Les " kinesthésiques " sont ceux qui d'une façon générale utilisent leur ressenti physique
(mouvements, postures, équilibres) pour organiser leur expérience et y accéder.
Le vocabulaire privilégié alors fait référence à ces domaines : " Garder les pieds sur terre... ",
" Je me prends la tête.. " ou " Cet exemple est frappant ! " et encore " C'est tout bon ! " ou " il
n'est pas en odeur de sainteté ".
Exemple.
Il n'y a bien sûr pas de bon et de mauvais canal.
L'illustration pourrait être celle d'un danseur qui mémoriserait sa chorégraphie :
* par la " partition " s'il est visuel,
* par la musique sur laquelle il danse s'il est auditif,
* par ses appuis et la force qu'il fournit s'il est kinesthésique.
Dans chacun des cas en discutant avec un ami de son spectacle, il dirait :
* à la troisième mesure je fais ...
* au moment où le piano reprend ...
* et là je tourne .. et puis je glisse ( mime ) ....

Synchronisation des mouvements


Synchronisation des mouvements

Si vous faites les mêmes mouvements ou si vous prenez les mêmes attitudes que votre
interlocuteur, il va ressentir une sympathie et un accord grandissant pour vous.
La danse en couple est l'exemple le plus parlant de synchronisation des mouvements : même
rythme, même fluidité et gestes se " correspondant " plus que " s'imitant ". La synchronisation
ne suppose pas une position dominante mais plutôt un échange. C'est un témoignage non
verbal de l'acceptation de l'un par l'autre.
Synchronisation de la parole
La synchronisation verbale relève du même témoignage d'acceptation que la synchronisation
des mouvements. Cet accord concerne tout autant le débit de la parole, la force de la voix et sa
hauteur (plutôt grave ou plutôt aigüe par exemple) que les formules employées.
Cette capacité à s'accorder est très naturelle : les enfants imitant leurs parents ou les jeunes
couples en sont deux familles d'exemples plus que courants !
Techniques de bases.

L'ancrage.

Le processus dit d'ancrage est un processus simple et naturel qui consiste à associer un état
interne (émotion, ressenti) à un stimulus externe d'au moins un des cinq sens (ouïe, vue,
odorat, toucher, goût). Ensuite la simple existence du stimulus suffit à faire revenir présent à
l'esprit toute l'expérience, et ceci qu'elle soit bonne ou mauvaise !
L'exemple le plus célèbre d'ancrage est un ancrage olfactif décrit par Marcel PROUST.
L'auteur décrit comment tous les souvenirs de son enfance reviennent à son esprit alors qu'il
déguste une madeleine comme celles qu'il appréciait étant enfant ! cf. A la recherche du temps
perdu
La PNL a modélisé ce mode d'association que notre cerveau connait pour en faire un
processus conscient et très rapide.

Le swish.

L'outil du swish est en fait un procédé mis au point pour rompre un enchainement de pensées
qui mène à un comportement non désiré. La personne voulant modifier son comportement est
invitée à visualiser un élément qui précède l'apparition du comportement, et à basculer
(switch) sur une image représentant l'état obtenu avec le comportement souhaité. L'effet est
renforcé si on peut associer à l'image un son ou une odeur etc...
On donne l'exemple du fumeur qui veut se défaire de son geste. On lui demandera de voir sa
main approchant la cigarette de sa bouche avant qu'elle soit allumée, puis de remplacer
l'image de cette main par une image créée par son esprit qui le représente non fumeur (en
bonne santé, ou avec du souffle ou encore sentant la nature...).

Le recadrage.

Le concept du recadrage existait avant la PNL avec notamment les thérapeutes qui ont servi
de modèles : Virginia Satir, Fritz Perls et Milton Erickson. Le recadrage est une occasion
présentée par le thérapeute de "considérer un autre point de vue" et par là même de donner un
autre sens à l'expérience vécue. Le sens de l'expérience étant changé, les réactions seront
modifiées tant du point de vue des pensées que de celui du comportement. Le recadrage peut
porter sur les présupposés, sur le contexte, ou sur les valeurs.
Le roman "Alice au pays des merveilles" est un enchainement de recadrages de chaque type.

Le recadrage en six étapes.

Le recadrage en six étapes ou en six pas est un protocole utilisé pour aider une personne à
trouver au fond d'elle-même une solution lorsqu'elle "balance" entre deux attitudes ou deux
comportements apparemment inconciliables. La démarche consiste d'abord à la faire prendre
conscience de l'intention positive sous-jacente à chacune des options. Ensuite on l'amène à
imaginer ou à créer une solution qui la satisfasse pleinement. Une dernière étape consiste à
vérifier avec la personne que la solution envisagée est compatible avec ses choix personnels et
ses valeurs.

La négociation des parties.

Le processus de négociation des parties est comparable au recadrage en six pas avec
notamment les différences suivantes :
* la personne concernée n'est pas hésitante mais plutôt "déchirée",
* il peut y avoir plusieurs choix bien différents.
Le succès de ce protocole repose en premier lieu sur la capacité à reconnaître la fonction
positive de chacune des "parties" et à établir une sorte de dialogue entre chacune.
Le modèle de la négociation des parties est similaire à certaines des pratiques de thérapie
familiale.

La double dissociation.
La technique de la double dissociation a été très pratiquée par Richard Bandler et est décrite
dans son livre "Un cerveau pour changer". Elle concerne des personnes souhaitant se défaire
d'un ressenti très "négatif" à propos d'une situation réellement vécue, par exemple une phobie.
La personne est invitée à revivre son traumatisme, en général à l'envers, en étant spectatrice
d'elle même.
Richard Bandler conduit son patient à imaginer un film dont il serait l'acteur, le spectateur et
le projectionniste.

Résumé.
La PNL fait partie des nouvelles approches de la psychologie du quotidien, elle est utilisée
aussi bien pour le développement personnel que pour la dynamique de groupe en entreprise
ou pour le traitement des affections mentales. Elle se trouve ainsi au même niveau
d'aspirations qu'un très grand nombre d'autres méthodes nées à la fin du XXe siècle, dont elle
se détache cependant par son succès, lié à sa simplicité et aux promesses faites.
http://www.bourgais.ch/www.imnlp-p.org/pnl.html