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Composants et propriétés des réseaux de mobiles

Ce chapitre présente les principaux composants des différents systèmes de réseaux de mobiles que vous

Ce chapitre présente les principaux composants des différents systèmes de réseaux de mobiles que vous rencontrerez dans la suite de l’ouvrage et introduit certaines de leurs propriétés, sur lesquelles vous reviendrez plus en détail par la suite.

de l’ouvrage et introduit certaines de leurs propriétés, sur lesquelles vous reviendrez plus en détail par

Un système de communication, ou réseau, désigne tout ensemble d’éléments capables de véhiculer de l’information d’une source vers une destination. Le téléphone en est la meilleure illustration. Apparus plus récemment, de nouveaux types de réseaux transportent d’autres formes d’informations, telles que les données informatiques ou la vidéo. Ces systèmes ont pratiquement toujours été astreints à des supports fixes.

Jusqu’au début des années 90, aucun de ces réseaux ne pouvait recourir à une communication sans fil efficace pour transporter l’information. La plupart des expériences entreprises ont conduit à des systèmes offrant peu d’autonomie et comportant un certain nombre de faiblesses. Chacun a en mémoire la première génération des réseaux radio analogiques, Radiocom2000. Apparue au cours des années 80, elle ne proposait pour tout service que le transport de la parole, et encore dans de mauvaises conditions : coupure fréquente, qualité de reproduction médiocre, etc.

Créés vers la même époque, les réseaux d’accès sans cordon, tels que les téléphones de résidence sans fil, n’offraient d’autonomie qu’en un point géographiquement restreint à quel- ques centaines de mètres. Il faut néanmoins leur reconnaître d’avoir instillé l’idée d’un trans- port sans fil, si bien que le public s’est peu à peu laissé séduire par la possibilité de s’affranchir des prises murales.

fil, si bien que le public s’est peu à peu laissé séduire par la possibilité de
fil, si bien que le public s’est peu à peu laissé séduire par la possibilité de
fil, si bien que le public s’est peu à peu laissé séduire par la possibilité de
fil, si bien que le public s’est peu à peu laissé séduire par la possibilité de
fil, si bien que le public s’est peu à peu laissé séduire par la possibilité de
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01 Mobile Part 01 Page 8 Mardi, 28. août 2001 3:50 158 Architecture des réseaux de mobiles P REMIÈRE PARTIE Aujourd’hui, la deuxième génération de réseaux

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Architecture des réseaux de mobiles

P REMIÈRE PARTIE

Aujourd’hui, la deuxième génération de réseaux de mobiles connaît un tel succès qu’il est devenu impossible de concevoir tel ou tel standard de transport sans leur prévoir une extension pour support sans fil. Toutes les normes existantes s’efforcent de leur côté de compléter leurs services en y ajoutant la mobilité, dans l’espoir de conquérir davantage d’utilisateurs.

Schémas d’architecture des réseaux de mobiles

Les différents systèmes de réseaux de mobiles peuvent être définis à partir des équipements qui les composent (satellite, antenne, commutateur, carte à puce, terminal, etc.) et des inter- faces mises en place entre ces équipements (interface air, sous-système radio, partie fixe, boucle locale, etc.) pour assurer la communication. L’ensemble équipements-interfaces carac- térise un système mobile et s’illustre dans un schéma d’architecture.

Les schémas d’architecture des principaux systèmes que vous rencontrerez tout au long de cet ouvrage sont des variantes du schéma de base illustré à la figure 1.1, qui présente le système réseau théorique le plus complet. Dans la plupart des cas, l’architecture d’un réseau de mobiles ne comporte pas toutes ces interfaces.

Figure 1.1

Les équipements et interfaces de base d’un réseau de mobiles.

Carte

à puce

de base d’un réseau de mobiles. Carte à puce UIM Terminal Antenne Commutateur Commutateur terrestre

UIM

de base d’un réseau de mobiles. Carte à puce UIM Terminal Antenne Commutateur Commutateur terrestre RAN

Terminal

Antenne Commutateur Commutateur terrestre RAN CN CN Antenne Satellite Satellite satellite
Antenne
Commutateur
Commutateur
terrestre
RAN
CN
CN
Antenne
Satellite
Satellite
satellite
RAN CN CN Antenne Satellite Satellite satellite Interface Interface RAN-CN CN-CN mobile MT PC

Interface

Interface

RAN-CN

CN-CN

mobile MT PC portable Interface UIM-MT
mobile
MT
PC portable
Interface
UIM-MT
RAN-CN CN-CN mobile MT PC portable Interface UIM-MT Carte à puce Interface MT-RAN CN (Core Network)

Carte

à puce

Interface

MT-RAN

CN (Core Network) : réseau cœur MT (Mobile Terminal) : terminal mobile

RAN (Radio Access Network) : réseau d'accès radio UIM (User Identity Module) : module d'identité abonné

La première interface relie la carte à puce, ou carte UIM (User Identity Module), et le terminal mobile, ou MT (Mobile Terminal), par lequel le client communique.

La deuxième interface permet au terminal mobile de communiquer avec l’antenne qui forme l’extrémité du réseau d’accès, ou RAN (Radio Access Network). Une antenne peut être terrestre ou satellitaire. Elle est accessible depuis une zone géographique couverte par l’antenne, appelée cellule. L’interface MT-RAN est dite aussi interface air pour bien indiquer

couverte par l’antenne, appelée cellule. L’interface MT-RAN est dite aussi interface air pour bien indiquer
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Composants et propriétés des réseaux de mobiles

3:50 15 Composants et propriétés des réseaux de mobiles 9 C HAPITRE 1 que, pour aller

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C HAPITRE 1

que, pour aller de l’antenne au terminal, et vice versa, il faut traverser l’air. On appelle cette interface sous-système radio lorsque les ondes qui se propagent dans le système se trouvent dans le spectre des ondes radioélectriques.

Dans tous les réseaux que vous rencontrerez dans cet ouvrage, l’interface MT-RAN est présente. C’est elle qui permet la mobilité du terminal. La présence de cette interface définit en propre un réseau cellulaire.

L’interface RAN-CN correspond à la liaison entre l’antenne et le premier commutateur du réseau cœur. Le sigle CN, ou Core Network, désigne le réseau cœur, la plupart du temps terrestre, qui relie entre elles toutes les antennes qui composent un tel système. Théorique- ment, le nombre de ces antennes peut être considérable et recouvrir un pays tout entier, voire un continent, ou même l’ensemble de la surface terrestre. Comme il serait fastidieux de relier toutes ces antennes entre elles, on en rassemble un certain nombre pour former un sous- système d’accès, ou réseau d’accès vers l’antenne. Ce sous-système est lui-même connecté à un commutateur du réseau cœur, le Core Network, puisqu’il faut bien relier les sous-systèmes entre eux et aux réseaux d’autres opérateurs.

La dernière interface illustrée à la figure 1.1 se situe entre deux nœuds du réseau cœur. Elle permet de faire transiter les informations d’un sous-système d’accès à un autre.

L’interface UIM-MT

Figure 1.2

L’interface

UIM-MT.

Carte Terminal à puce mobile Antenne Commutateur Commutateur terrestre UIM MT RAN CN CN Antenne
Carte
Terminal
à
puce
mobile
Antenne
Commutateur
Commutateur
terrestre
UIM
MT
RAN
CN
CN
Antenne
Satellite
Satellite
satellite
Carte
Interface
Interface
Interface
à
puce
PC portable
MT-RAN
RAN-CN
CN-CN
Interface
UIM-MT

La figure 1.2 représente la première interface, UIM-MT, ou SIM-MT. Cette interface se situe entre la carte à puce et le terminal mobile. Ce dernier peut correspondre à différents types de réseaux, tels que GSM, GPRS, UMTS et IEEE 802.11, ou être un PC muni d’un lecteur de carte à puce.

types de réseaux, tels que GSM, GPRS, UMTS et IEEE 802.11, ou être un PC muni
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01 Mobile Part 01 Page 10 Mardi, 28. août 2001 3:50 1510 Architecture des réseaux de mobiles P REMIÈRE PARTIE Le rôle principal de cette interface

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Architecture des réseaux de mobiles

P REMIÈRE PARTIE

Le rôle principal de cette interface est de sécuriser la communication qui s’établit à partir du mobile. Une carte à puce est insérée dans le terminal à cet effet. Il existe des cartes à puces sans contact que l’on porte sur soi et qui communiquent directement avec le terminal, les contrôles d’accès et les vérifications s’effectuant par le biais de cette interface.

À mesure que les performances des puces s’accroissent, d’autres services peuvent être mis en place et sécurisés, tels le VHE (Virtual Home Environment) présenté en détail au chapitre 19. Promise à des développements considérables, cette application permet à un utilisateur de travailler depuis un endroit quelconque du globe comme s’il était chez lui en introduisant simplement dans un terminal sa carte à puce. Cette dernière recrée un environnement sécurisé dans le terminal de l’utilisateur, lui permettant d’utiliser la même configuration que lorsqu’il est chez lui. Il est évidemment possible de constater une dégradation des performances si le terminal utilisé n’a pas les mêmes capacités que celui d’origine.

L’interface MT-RAN, ou interface radio

Figure 1.3 L’interface MT-RAN. Terminal Antenne mobile terrestre Carte Commutateur Commutateur à puce UIM
Figure 1.3
L’interface
MT-RAN.
Terminal
Antenne
mobile
terrestre
Carte
Commutateur
Commutateur
à
puce
UIM
CN
CN
MT
RAN
Carte
Satellite
Satellite
à
puce
Interface
Interface
Interface
UIM-MT
RAN-CN
CN-CN
PC portable
Antenne
satellite
Interface
MT-RAN
L’interface MT-RAN relie le terminal mobile, de type GSM, UMTS ou autre, à l’antenne ou
éventuellement à un autre terminal. Cette interface est illustrée à la figure 1.3. Dans le cas des
systèmes satellitaires, cette interface permet la connexion directe du terminal au satellite. Elle
concerne la traversée de la partie air du réseau et définit comment un terminal accède à
l’antenne et réciproquement. L’interface air, ou interface radio, est celle que l’on met en avant
dans les réseaux de mobiles ou sans fil.
    Composants et propriétés des réseaux de mobiles 11     C HAPITRE 1
 
 
 

Composants et propriétés des réseaux de mobiles

11

 
 

C HAPITRE 1

Des algorithmes permettent de déterminer quel terminal est en train de transmettre ou comment le signal est transmis, dans le cas où plusieurs terminaux peuvent émettre en même temps tout en restant compréhensibles pour l’antenne. Dans le GSM, les stations mobiles parlent à tour de rôle tandis que dans l’UMTS les mobiles peuvent parler en parallèle. Pratiquement toutes les

interfaces air que vous rencontrerez dans les chapitres de cet ouvrage présentent des différences

cet égard. Ces différences servent souvent à caractériser une technologie, bien que ce ne soit qu’une des quatre interfaces nécessaires pour obtenir un système complet.

à

L’interface radio représente souvent le point le plus sensible du réseau car les ressources y sont faibles et doivent être optimisées. De nombreux défauts peuvent entacher par ailleurs la qualité de service délivrée par cette interface.

Les puissantes rivalités politiques et économiques suscitées par la mise en place de l’interface radio n’ont pas permis aux différents continents de se mettre d’accord sur les grandes directions

emprunter. C’est la raison pour laquelle, par exemple, le GSM n’est pas compatible avec les systèmes américains.

à

L’interface RAN-CN

 

Figure 1.4

L’interface

   

RAN-CN.

Antenne Commutateur terrestre Carte Terminal Commutateur à puce mobile UIM MT CN RAN CN Carte
Antenne
Commutateur
terrestre
Carte
Terminal
Commutateur
à
puce
mobile
UIM
MT
CN
RAN
CN
Carte
PC portable
Satellite
à
puce
Interface
Interface
Interface
UIM-MT
MT-RAN
CN-CN
Antenne
Satellite
satellite
Interface
RAN-CN

L’interface RAN-CN illustrée à la figure 1.4 concerne la transmission de l’antenne au premier commutateur du réseau cœur. Comme indiqué précédemment, cette interface regroupe plusieurs antennes, de sorte à pouvoir gérer ces dernières collectivement. Dans le cas de l’antenne satel- lite, l’interface est interne au satellite puisque l’antenne et le commutateur sont tous deux situés dans le satellite.

 
est interne au satellite puisque l’antenne et le commutateur sont tous deux situés dans le satellite.
est interne au satellite puisque l’antenne et le commutateur sont tous deux situés dans le satellite.

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le commutateur sont tous deux situés dans le satellite.   01 Mobile Part 01 Page 11

01 Mobile Part 01 Page 12 Mardi, 28. août 2001 3:50 1512 Architecture des réseaux de mobiles P REMIÈRE PARTIE Cette interface assure la gestion des

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Architecture des réseaux de mobiles

P REMIÈRE PARTIE

Cette interface assure la gestion des appels en acheminant correctement chaque appel arrivant sur le commutateur du réseau fixe de liaison vers l’antenne adéquate, qui diffuse l’information de façon qu’elle soit captée par le client destinataire. Cette interface doit également gérer la mobilité puisque le client se déplace et peut se trouver connecté à une autre antenne, soit à l’intérieur du même sous-système, soit au sein d’un sous-système indépendant.

L’interface CN-CN

Figure 1.5

L’interface CN-CN.

Commutateur Commutateur Carte Terminal Antenne à puce mobile terrestre UIM MT RAN CN CN Carte
Commutateur
Commutateur
Carte
Terminal
Antenne
à
puce
mobile
terrestre
UIM
MT
RAN
CN
CN
Carte
PC portable
Antenne
à
puce
satellite
Interface
Interface
Interface
UIM-MT
MT-RAN
RAN-CN
Satellite
Satellite
Interface
CN-CN

La figure 1.5 illustre l’interface CN-CN entre deux nœuds de la partie fixe d’un réseau de mobiles, ou d’un réseau de satellites dans le cas d’une constellation de satellites. Les nœuds du réseau sont constitués par les commutateurs du réseau fixe.

Cette interface définit, entre autres choses, la technologie réseau utilisée pour acheminer les informations. La technologie réseau du GSM est la commutation de circuits, tandis que celle du GPRS superpose commutation de circuits et commutation de paquets. L’UMTS met en œuvre la commutation de paquets, d’abord ATM, pour la première génération attendue, et IP dans un second temps. Dans les environnements satellitaires l’interface est de type ATM.

L’interface CN-CN est également importante dans les constellations de satellites, dans lesquelles les interconnexions des satellites forment l’équivalent du réseau fixe.

constellations de satellites, dans lesquelles les interconnexions des satellites forment l’équivalent du réseau fixe.
  Composants et propriétés des réseaux de mobiles 13   C HAPITRE 1 Les composants
 
 

Composants et propriétés des réseaux de mobiles

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C HAPITRE 1

Les composants des réseaux de mobiles

Pour faciliter les déplacements des utilisateurs, différentes technologies ont été mises au point, intégrant de nouveaux composants dans les systèmes de mobiles.

 

Ici, l’accent est mis sur ce que l’on a pu insérer dans les réseaux pour offrir de la mobilité ou du sans-fil, ou, au contraire, un service de réseau fixe fondé sur l’interface radio, service autre- ment appelé boucle locale radio.

Réseaux de mobiles et réseaux sans fil

Les termes mobile et sans fil sont souvent utilisés pour décrire les systèmes existants, tels que le GSM, IS95, IEEE 802.11, Bluetooth, etc. Il est cependant important de distinguer les deux catégories de réseaux que recoupent les concepts de mobile et de sans-fil de façon à éviter toute confusion.

 

Les réseaux de mobiles

Un utilisateur mobile est défini théoriquement comme un utilisateur capable de communiquer à l’extérieur de son réseau d’abonnement tout en conservant une même adresse. Les différents protocoles de signalisation à l’œuvre dans les réseaux étant peu compatibles entre eux, on a souvent recours, pour pallier ce handicap, à des mécanismes de transcription de la signalisation

 

de l’utilisateur pour l’adapter au réseau visiteur.

La mobilité dans le réseau GSM

Jusqu’à présent, la mobilité n’est autorisée qu’au sein de réseaux partageant un même stan- dard, tel le réseau GSM. D’échelle planétaire, ce dernier réseau est mis en œuvre dans chaque pays par plusieurs opérateurs, détenteurs d’un ou plusieurs sous-réseaux du GSM mondial.

 

La figure 1.6 représente l’architecture globale du réseau GSM. L’abonné y apparaît dans un sous- réseau particulier. Lorsqu’il quitte son domaine d’abonnement pour un autre domaine, dit « visi- teur », on dit qu’il effectue de la mobilité. Pour gérer cette mobilité, le sous-réseau dispose de deux bases de données, qui lui permettent d’inscrire la localisation de l’utilisateur : un registre global, le HLR (Home Location Register), et un autre local, le VLR (Visitor Location Register).

La mobilité dans les réseaux IP Mobile

Un autre type de mobilité est celui mis en œuvre dans un réseau IP Mobile. Normalement, une seule adresse IP, c’est-à-dire l’adresse logique du destinataire d’un paquet IP, suffit pour qu’un abonné puisse être localisé n’importe où dans le réseau Internet. La figure 1.7 illustre cette possibilité de changement de domaine. Imaginez un abonné du réseau A qui souhaite initialiser une connexion à partir du réseau C sans changer d’adresse. Cette opération n’est pas envisa- geable dans un système TCP/IP (Transmission Control Protocol/Internet Protocol) classique, dans lequel le routage des paquets dépend directement de l’adresse IP. Un nouveau protocole intégrant le concept de mobilité dans TCP/IP a donc été spécialement conçu pour prendre en compte la nouvelle localisation de l’abonné et lui acheminer l’information.

 
conçu pour prendre en compte la nouvelle localisation de l’abonné et lui acheminer l’information.  
conçu pour prendre en compte la nouvelle localisation de l’abonné et lui acheminer l’information.  

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de l’abonné et lui acheminer l’information.   01 Mobile Part 01 Page 13 Mardi, 28. août

01 Mobile Part 01 Page 14 Mardi, 28. août 2001 3:50 1514 Architecture des réseaux de mobiles REMIÈRE PARTIE P Figure 1.6 Gestion de la mobilité

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Architecture des réseaux de mobiles

REMIÈRE PARTIE

P

Figure 1.6

Gestion de la mobilité dans un réseau GSM.

Sous- réseau Sous- réseau Sous- réseau Sous- réseau Sous- réseau Réseau GSM mondial HLR VLR
Sous-
réseau
Sous-
réseau
Sous-
réseau
Sous-
réseau
Sous-
réseau
Réseau
GSM mondial
HLR
VLR
VLR
Cellule
Cellule

Zone de localisation

HLR (Home Location Register) : registre global

VLR (Visitor Location Register) : registre local

Figure 1.7

La mobilité

dans IP.

156.25.44.12

144.25.3.29 Réseau B (126.X.X.X) Routeur Internet 144.25.3.10 144.25.3.26 Routeur Réseau C (156.25.X.X) Réseau
144.25.3.29
Réseau B (126.X.X.X)
Routeur
Internet
144.25.3.10
144.25.3.26
Routeur
Réseau C (156.25.X.X)
Réseau A (144.25.X.X)
Mobilité
144.25.3.29
Internet 144.25.3.10 144.25.3.26 Routeur Réseau C (156.25.X.X) Réseau A (144.25.X.X) Mobilité 144.25.3.29
    Composants et propriétés des réseaux de mobiles 15     C HAPITRE 1
 
 
 

Composants et propriétés des réseaux de mobiles

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C HAPITRE 1

Les réseaux sans fil

 

Le concept de sans-fil est étroitement associé au support de transmission. Un système est dit sans fil s’il propose un service de communication totalement indépendant des prises murales. Dans cette configuration, d’autres moyens d’accès sont exploités, tels que l’infrarouge ou les ondes hertziennes. Ces différentes interfaces ne sont toutefois pas sans faire naître de nouvelles difficultés.

 

Prenez l’exemple du téléphone sans cordon de résidence. Ce téléphone donne accès au RTC (réseau téléphonique commuté), le réseau classique du téléphone, ou au RNIS (Réseau numé- rique à intégration de services). Le support de communication utilise l’interface radio pour qu’un abonné puisse appeler depuis son jardin ou sa cuisine, mais ce dernier doit toujours rester au voisinage de son réseau d’abonnement. En cas de mobilité dépassant ces limites, l’utilisateur est contraint de contacter un opérateur local pour souscrire un nouvel abonne- ment.

Bien entendu, certains systèmes tels que le GSM offrent la mobilité et le sans-fil simultané- ment. Le tableau 1.2 présente des exemples de réseaux acceptant des services « sans fil », « mobile » ou les deux à la fois.

 

Tableau 1.2 – Exemples de réseaux mobiles et/ou sans fil.

 

Système

Sans fil

Mobile

GSM

IS95

UMTS

TCP/IP

IP Mobile

ATM

DECT (sans cordon)

Les réseaux cellulaires

 

Les premières expériences réalisées dans le domaine de la transmission sans fil consistaient à définir une zone de couverture relativement grande puis à y installer une antenne relais, laquelle servait de point d’accès aux utilisateurs qui évoluaient dans cette zone. Cette tech- nique nécessitait une puissance d’émission importante, capable d’atteindre la périphérie de la couverture. La forte atténuation du signal au niveau de cette périphérie permettait de réutiliser les fréquences de l’antenne relais. La radio FM procède de cette technique. Cela explique que la qualité de la réception s’amenuise lorsque l’auditeur s’éloigne d’une station émettrice, en voiture, par exemple. Cela explique également le brouillage perçu lorsque le véhicule traverse la frontière qui sépare deux stations.

 
 
 
 

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la frontière qui sépare deux stations.     01 Mobile Part 01 Page 15 Mardi, 28.

01 Mobile Part 01 Page 16 Mardi, 28. août 2001 3:50 1516 Architecture des réseaux de mobiles P REMIÈRE PARTIE La propriété d’ atténuation, caractéristique de

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Architecture des réseaux de mobiles

P REMIÈRE PARTIE

La propriété d’ atténuation, caractéristique de l’interface radio, a permis de développer le concept cellulaire. Dans ce modèle, la zone de couverture est divisée en cellules, chaque cellule étant affectée à une bande de fréquences. Du fait de la rareté du spectre hertzien, cette bande de fréquences est étroite, d’où la faible capacité de l’ensemble du système.

Pour faire face à l’augmentation ininterrompue du nombre d’utilisateurs des réseaux cellulaires, il a fallu tout à la fois accroître la capacité du système, diminuer la dimension des cellules et installer un nombre plus important de relais. Par contrecoup, les antennes relais sont devenues plus petites, de façon à desservir des microcellules et à circonscrire les limitations de puissance d’émission du système. De petites antennes et une moindre puissance, de fait moins nuisible, conviennent au demeurant parfaitement à un environne- ment urbain.

Figure 1.8

Architecture d’un

réseau cellulaire.

Zone de localisation Zone de HLR localisation Zone de localisation Zone de Sous- localisation réseau
Zone de
localisation
Zone de
HLR
localisation
Zone de
localisation
Zone de
Sous-
localisation
réseau
Zone de
localisation
Commutateur
Interface
radio
Station
Terminal
de base
mobile
Cellule
Zone de localisation

Comme illustré à la figure 1.8, les réseaux de communication cellulaires comportent trois niveaux de hiérarchie. Au premier niveau se trouve le sous-réseau, qui a la charge d’enregis- trer le profil d’un abonné. Le deuxième niveau est constitué par la zone de localisation, qui regroupe l’ensemble des cellules, et le dernier niveau par la station de base, qui dessert la cellule.

qui regroupe l’ensemble des cellules, et le dernier niveau par la station de base, qui dessert
  Composants et propriétés des réseaux de mobiles   17   C HAPITRE 1 Si
 
 

Composants et propriétés des réseaux de mobiles

 

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C HAPITRE 1

Si les deux premiers niveaux sont dotés d’« intelligence », conformément à la termino- logie réseau, la station de base, elle, n’en possède que très peu, assurant un simple rôle de relais radio. Le commutateur, qui gère un ensemble de stations de base, réalise un maximum de procédures pour garantir une connexion : établissement d’appel, gestion du passage inter- cellulaire, authentification et cryptage, etc.

 

La boucle locale radio

Dans le cadre du réseau fixe, l’opérateur est tenu de proposer un moyen de communication à chaque abonné. Souvent, le support physique de transport est installé depuis un commutateur du réseau vers une résidence ou un lieu de travail. Ce maillage s’appelle la boucle locale. Ces opérations de raccordement, relativement coûteuses, sont généralement du ressort de l’État, qui mandate des compagnies publiques pour les exécuter.

 

L’émergence des supports de transport sans fil a donné naissance au concept de boucle locale radio, qui présente le double avantage de réduire sensiblement les coûts d’installation tout en ouvrant le marché de la communication à la concurrence. Dans ce système, une antenne est fixée à proximité des zones d’habitation pour diffuser l’information vers des antennes plus petites, installées au sommet des immeubles, tout comme des antennes de télévision.

Certains pays présentent des infrastructures de télécommunications insuffisantes pour offrir de nouveaux services à haut débit sur une boucle locale fixe. Dans de telles situations, la boucle radio offre, à coût réduit, le moyen d’assurer l’accès aux nouveaux services réseau (vidéo, multimédia), qui requièrent des débits élevés.

Les propriétés des réseaux de mobiles

Dans les réseaux de mobiles, le passage quasi obligatoire de l’information sur l’interface radio restreint les ressources disponibles ainsi que la bande passante dédiée aux utilisateurs. Cette réduction découle de l’étroitesse de la bande de fréquences qui a été allouée pour le fonction- nement de ces réseaux.

 

Pour une gestion efficace de l’interface radio commune à tous les utilisateurs, de nouvelles technologies ont été créées dans le but de s’adapter aux propriétés des systèmes de mobiles. C’est ainsi que des méthodes de multiplexage et de contrôle de puissance sophistiquées et des techniques de localisation optimales ont vu le jour pour diminuer le gaspillage des ressources sur cette interface.

et des techniques de localisation optimales ont vu le jour pour diminuer le gaspillage des ressources
et des techniques de localisation optimales ont vu le jour pour diminuer le gaspillage des ressources

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pour diminuer le gaspillage des ressources sur cette interface. 01 Mobile Part 01 Page 17 Mardi,

01 Mobile Part 01 Page 18 Mardi, 28. août 2001 3:50 1518 Architecture des réseaux de mobiles P REMIÈRE PARTIE Les méthodes d’accès aux réseaux Avant

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Architecture des réseaux de mobiles

P REMIÈRE PARTIE

Les méthodes d’accès aux réseaux

Avant d’aborder le fonctionnement des réseaux de mobiles, il est important de spécifier la signi- fication physique d’un canal de transmission et la manière dont les utilisateurs y accèdent.

Dans les réseaux de mobiles, la transmission radio passe par l’interface radio, que se partagent les utilisateurs d’une même cellule. Plusieurs méthodes permettent aux mobiles d’accéder à la ressource radio. Ces méthodes ont toutes pour principe de diviser la bande de fréquences, géné- ralement très limitée, en plusieurs canaux physiques assurant la communication tout en respec- tant les contraintes permettant d’éviter les interférences. Les trois principales méthodes d’accès utilisées par les réseaux de mobiles sont FDMA (Frequency Division Multiple Access), TDMA (Time Division Multiple Access) et CDMA (Code Division Multiple Access).

Le FDMA

La méthode d’accès FDMA, ou accès multiple par division de fréquences, repose sur un multiplexage en fréquences. Le multiplexage fréquentiel divise la bande de fréquences en plusieurs sous-bandes. Chacune est placée sur une fréquence dite porteuse, ou carrier, qui est la fréquence spécifique du canal. Chaque porteuse ne peut transporter que le signal d’un seul utilisateur. La figure 1.9 illustre un multiplexage FDMA de trois porteuses acceptant trois utilisateurs sur le même support. Cette méthode nécessite une séparation entre les porteuses pour éviter les interférences.

La méthode FDMA est essentiellement utilisée dans les réseaux analogiques tels que l’AMPS (Advanced Mobile Phone System), qui comporte 823 porteuses, avec une séparation de 30 kHz entre les porteuses adjacentes.

Figure 1.9 Fréquence Le FDMA (Frequency Division Dans le FDMA, un canal correspond Multiple Access),
Figure 1.9
Fréquence
Le FDMA
(Frequency Division
Dans le FDMA, un canal correspond
Multiple Access),
C
à une fréquence porteuse.
ou multiplexage
fréquenciel.
Occupé par l'utilisateur 1
Canal physique
B
Occupé par l'utilisateur 2
Non occupé
A
Porteuses A, B, C
A
Temps

Le TDMA

La méthode TDMA, ou accès multiple par division temporelle, offre la totalité de la bande de fréquences à chaque utilisateur pendant une fraction de temps donnée, dénommée slot (inter- valle). L’émetteur de la station mobile stocke les informations avant de les transmettre sur le

slot (inter- valle). L’émetteur de la station mobile stocke les informations avant de les transmettre sur
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Composants et propriétés des réseaux de mobiles
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C HAPITRE 1
slot, autrement dit dans la fenêtre temporelle qui lui a été consacrée. Les différents slots sont
regroupés en une trame, le système offrant ainsi plusieurs voies de communication aux diffé-
rents utilisateurs. La succession des slots dans les trames forme le canal physique de l’utilisa-
teur, comme illustré à la figure 1.10. Le récepteur enregistre les informations à l’arrivée de
chaque slot et reconstitue le signal à la vitesse du support de transmission.
Le TDMA s’applique principalement à la transmission de signaux numériques, contrairement
au FDMA, conçu pour une transmission analogique. Toutefois, la combinaison des deux tech-
niques est envisageable. La figure 1.11 illustre une bande de fréquences déjà divisée par le
FDMA en sous-bandes centrées autour de différentes porteuses. Chaque sous-bande est
ensuite partagée en slots, suivant la méthode TDMA, ce qui permet d’augmenter considéra-
blement le nombre d’utilisateurs dans le réseau.
Figure 1.10
Canal physique
Fréquence
Le TDMA (Time
Division Multiple
Access),
ou multiplexage
temporel.
Dans le TDMA, un canal correspond
à un intervalle de temps
Occupé par l'utilisateur 1
Occupé par l'utilisateur 2
Non occupé
X
Slots 1, 2, 3, 4
1
2
3
4
1
2
3
4
Temps
À titre de comparaison, le réseau GSM utilise un multiplexage fréquentiel, appelé FDD
(Frequency Division Duplex), qui permet de diviser la bande de fréquences en deux parties :
une voie montante, du mobile vers la station de base, et une voie descendante, de la station de
base vers le mobile. La technique TDMA partage ensuite les voies montantes et descendantes
en 8 slots par porteuse.
Figure 1.11
Fréquence
Combinaison du
FDMA et du TDMA.
Dans ce système à 3 porteuses,
comportant chacune 4 slots, chaque
canal correspond à une porteuse et
à un intervalle de temps.
Occupé par l'utilisateur 1
Porteuses
Occupé par l'utilisateur 2
Non occupé
A
Porteuses A, B, C
A
1
2
3
4
1
2
3
4
X
Slots 1, 2, 3, 4
Temps
Slot

01 Mobile Part 01 Page 20 Mardi, 28. août 2001 3:50 1520 Architecture des r é seaux de mobiles P REMI È RE PARTIE Le CDMA

20

Architecture des réseaux de mobiles

P REMIÈRE PARTIE

Le CDMA

Troisième méthode, le CDMA, ou accès multiple par division de codes, autorise l’allocation de la totalité de la bande de fréquences, de manière simultanée, à tous les utilisateurs d’une même cellule. Pour ce faire, un code binaire spécifique est octroyé à chaque utilisateur. L’utilisateur se sert de son code pour transmettre l’information qu’il désire communiquer en format binaire d’une manière orthogonale, c’est-à-dire sans interférence entre les signaux, aux autres communications.

En CDMA, chaque utilisateur dispose de toute la largeur de la bande passante. L’attribution de différents codes permet une réutilisation de la même fréquence dans les cellules adjacentes. Cela offre un avantage considérable à cette méthode par rapport aux deux autres, le TDMA et le FDMA. Toutefois, les codes étant seulement quasi orthogonaux à la réception, un problème d’auto-interférence entre en jeu, qui s’intensifie au fur et à mesure que le nombre de commu- nications simultanées augmente. Excédant le nombre maximal de codes attribués, la surcharge de la cellule affecte en outre tous les autres utilisateurs par l’interférence provoquée sur leurs canaux, alors que, en comparaison, un seul utilisateur est brouillé en TDMA.

Figure 1.12

Le CDMA (Code Division Multiple Access), ou multi- plexage par code.

Code
Code

Temps

Canal physique

Dans le CDMA, un canal correspond à un code.

Occupé par l'utilisateur 1 é par l'utilisateur 1

Occupé par l'utilisateur 2 é par l'utilisateur 2

Non occupé é

1 Occup é par l'utilisateur 2 Non occup é Fr é quence L’allocation de ressources Dans

Fréquence

L’allocation de ressources

Dans un système de transmission, chaque communication consomme une ressource physique dont le volume dépend de la quantité d’information à envoyer. Sur l’interface radio, la ressource est le canal physique. Le système commence par définir ce canal, comme expliqué dans les sections précédentes, puis il planifie la distribution des canaux sur les différentes cellules à l’aide de mécanismes d’allocation de ressources. L’ensemble des ressources dispo- nibles forme la bande passante . Cette bande est divisée en plusieurs ensembles de canaux radio non interférents. Ces canaux peuvent être utilisés simultanément, à condition qu’ils garantissent une qualité acceptable. Le multiplexage de plusieurs communications sur une même bande passante se fait à l’aide des techniques FDMA, TDMA ou CDMA, détaillées précédemment.

sur une même bande passante se fait à l’aide des techniques FDMA, TDMA ou CDMA, détaillées
  Composants et propri é t é s des r é seaux de mobiles  
 
 

Composants et propriétés des réseaux de mobiles

 

21

 

CHAPITRE 1

La principale caractéristique de l’interface radio est l’affaiblissement de la puissance en fonc- tion de la distance qui sépare l’utilisateur mobile de sa station de base.

 

Latténuation ou laffaiblissement

La puissance reçue (C) est directement liée à la puissance émise (P e ). Elle est calculée par la formule C = P e d α , α étant le paramètre de lenvironnement de propagation, qui peut être urbain ou rural et peut varier de 2 à 4, et d représentant la distance entre émetteur et récepteur.

La puissance d’émission de chaque canal doit être optimisée. Cela permet, d’une part, d’assurer une bonne qualité de service de la communication sur le lien radio et, d’autre part, de réutiliser un même canal dans une autre cellule, dite cocanal. Cette réutilisation d’un canal s’appelle l’allocation de ressources. L’allocation de ressources doit respecter un certain rapport signal sur interférence, ou C/I (Carrier to Interference Ratio), qui est un paramètre d’optimisation du réseau. La variable C correspond à la puissance du signal reçu, et la variable I à la somme de tous les signaux des utilisateurs naviguant sur le même canal.

Les schémas dallocation de ressources

En résumé, l’allocation d’un canal est le produit de l’interaction entre plusieurs paramètres, tels que l’interférence, la distance de réutilisation, etc., que des schémas d’allocation de ressources contrôlent à travers le réseau.

 

Il existe trois grandes familles de schémas d’allocation de ressources :

FCA (Fixed Channel Assignment). La plupart des systèmes existants fonctionnent avec une assignation fixe. Ce schéma a l’avantage de la simplicité et de la rapidité. Il s’agit d’une attribution fixe de ressources à toutes les stations de base, de sorte qu’elles puissent servir les mobiles de leurs cellules. Cette attribution dépend du dimensionnement du réseau et des prévisions de trafic. Les limites de ce schéma sont qu’il ne permet pas de gérer les varia- tions brutales et instantanées du trafic, telles que les embouteillages et les grandes manifes- tations, ce qui rend l’utilisation de la bande passante peu efficace. Cette situation se traduit par un manque de ressources dans les cellules chargées, possédant énormément d’utilisateurs, et une grande disponibilité dans les cellules moins chargées.

 

DCA (Dynamic Channel Assignment). Dans le DCA, toutes les ressources sont concen- trées dans un groupe commun, ou common pool, tandis que les stations de base tentent d’allouer les canaux à la demande des utilisateurs. Ce procédé, qui respecte le taux d’inter- férences C/I sur le canal, peut accroître de façon considérable la capacité du système, en particulier dans le cas d’une distribution du trafic non uniforme dans le temps. La mise en place de ce schéma requiert en contrepartie une importante charge de signalisation et une forte puissance de calcul pour trouver rapidement une solution d’allocation optimale.

HCA (Hybrid Channel Assignment). Dans ce schéma, qui mélange les deux précédents, une partie des ressources sont allouées directement aux stations de base, le reste étant

mélange les deux précédents, une partie des ressources sont allouées directement aux stations de base, le
mélange les deux précédents, une partie des ressources sont allouées directement aux stations de base, le

01 Mobile Part 01 Page 21 Mardi, 28. août 2001 3:50 15

sont allouées directement aux stations de base, le reste étant 01 Mobile Part 01 Page 21

01 Mobile Part 01 Page 22 Mardi, 28. août 2001 3:50 1522 Architecture des r é seaux de mobiles P REMI È RE PARTIE rassemblé dans

22

Architecture des réseaux de mobiles

PREMIÈRE PARTIE

rassemblé dans un groupe commun, auquel toutes les stations de base peuvent accéder lorsque leur ensemble fixe est complètement alloué.

La sécurité des réseaux de mobiles

Dans un réseau de mobiles, tous les utilisateurs partagent un même support de transmission. Pour éviter que les conversations soient écoutées ou que les données informatiques et multi- médias soient espionnées, il est nécessaire d’incorporer un mécanisme sécurisant l’envoi de l’information. Un ou plusieurs algorithmes de cryptage sont donc introduits dans les systèmes de mobiles, à seule fin de protéger le contenu des flux voyageant sur l’interface radio.

Dans les réseaux de mobiles, les informations qui gèrent la localisation d’un utilisateur sont également exposées à ce problème. Le système doit donc s’accommoder d’une protection voilant la libre circulation de l’individu. Concernant, enfin, l’authentification de l’utilisateur, le système de communication attribue des codes individuels aux abonnés, qui doivent les tenir secrets de façon à éviter toute utilisation abusive. Les systèmes de première génération étaient très vulnérables à ce genre d’attaque.

En résumé, la sécurité des réseaux de mobiles utilisant l’interface radio nécessite l’authentifica- tion de l’utilisateur, ainsi que le cryptage des données et la protection des données de contrôle.

Le transfert intercellulaire (handover ou handoff)

Figure 1.13

Le transfert

intercellulaire.

Commutateur Coupure de la liaison radio avec la précédente station de base Établissement de la
Commutateur
Coupure de la liaison radio
avec la précédente
station de base
Établissement
de la connexion

Zone de recouvrement

Dans un réseau cellulaire, la station de base constitue le point d’accès de toutes les communi- cations, comme l’illustre la figure 1.13. C’est la station de base qui assure le rôle de serveur pour les clients se trouvant dans sa cellule. Pour initialiser un appel, le client se met en quête de la station de base qui lui offre le meilleur point d’accès au réseau. Il procède pour cela aux mesures d’un signal pilote, que chaque station de base transmet en permanence. Le signal reçu avec la plus forte puissance indique la station de base utilisée comme point d’accès.

en permanence. Le signal reçu avec la plus forte puissance indique la station de base utilisée
01 Mobile Part 01 Page 23 Mardi, 28. août 2001 3:50 15 Composants et propriétés
01 Mobile Part 01 Page 23 Mardi, 28. août 2001 3:50 15
Composants et propriétés des réseaux de mobiles
23
CHAPITRE 1

Lorsque l’utilisateur mobile quitte sa cellule pour entrer dans une autre, il peut être amené à s’approcher d’une station de base voisine. Pour poursuivre sa communication, cet utilisateur se voit contraint de changer de point d’accès. Il effectue alors ce que l’on appelle un transfert intercellulaire, ou handover ou encore handoff, qui consiste à demander à un gestionnaire du réseau, ou commutateur, de mettre en place la signalisation nécessaire au transfert. On parle de handoff dans les systèmes américains, tels que l’IS95, le CDMA2000, IP Mobile, etc., et de handover dans leurs rivaux européens, tels le GSM, l’UMTS, etc.

Il existe différentes sortes de transferts intercellulaires :

Handover normal. La connexion avec l’ancien point d’accès est interrompue, et une nouvelle connexion est établie avec une nouvelle station de base.

Handover doux (soft-handover). À l’approche de la périphérie d’une cellule, les couver- tures de deux stations de base voisines se chevauchent, et l’utilisateur distingue deux signaux forts pour sa transmission. S’il se connecte aux deux stations d’accès à la fois, on dit qu’il exécute un handover doux. Ce procédé consomme deux fois plus de ressources, mais le passage d’une cellule à une autre est confortable pour l’utilisateur.

Handover dur (hard-handover). Se produit lorsque le changement de cellule s’accom- pagne d’une modification de la fréquence porteuse du signal. Le handover n’est pas forcé- ment synonyme de changement de fréquence, et il est possible de faire un handover sur la même fréquence en changeant uniquement le slot.

Handover analogique. Dans certains pays, tels les États-Unis, les systèmes analogiques de première génération sont toujours opérationnels et cohabitent avec ceux entièrement numériques. Un abonné de la deuxième génération peut donc traverser une cellule dotée d’une transmission numérique pour se rendre dans une zone couverte par un système analogique. Si les deux systèmes l’acceptent, et que son terminal le permette, l’abonné exécute un handover analogique pour assurer la poursuite de la connexion.

Handover souple (smooth-handover). Ce type de handover est propre aux réseaux TCP/IP, dans lesquels le transport de l’information se fait par paquets indépendants. Dans ce type de réseau, un handover normal pourrait provoquer la perte de paquets lors de la coupure du lien précédent. Plus on réduit le nombre de paquets perdus, plus le handover devient souple.

Le paging

Le paging désigne un processus de diffusion dans lequel le terminal mobile est à l’écoute permanente des informations en provenance de sa station de base — paging est un mot anglais signifiant « On demande… ». Pour localiser un utilisateur, le réseau interroge une ou plusieurs bases de données, qui retournent son inscription en tant qu’abonné dans un ensemble de cellules restreint. Comme il est impossible de repérer, au sein de ce regroupement de cellules,

dans un ensemble de cellules restreint. Comme il est impossible de repérer, au sein de ce

01 Mobile Part 01 Page 24 Mardi, 28. août 2001 3:50 1524 Architecture des r é seaux de mobiles P REMI È RE PARTIE celle qui

24

Architecture des réseaux de mobiles

PREMIÈRE PARTIE

celle qui accueille l’utilisateur, lorsque ce dernier reçoit un appel ou des données, son adresse est diffusée dans toutes les cellules appartenant au groupement. Une fois l’adresse reçue, l’utilisateur accuse réception et répond à la station de base. Il peut ensuite commencer sa communication.

Figure 1.14

Le paging.

Commutateur

Diffusion de l'adresse de l'utilisateur (paging) Terminal Station mobile de base
Diffusion de l'adresse
de l'utilisateur (paging)
Terminal
Station
mobile
de base

Le contrôle de puissance

Deux raisons principales exigent de contrôler la puissance des signaux émis par les terminaux mobiles : pour conserver l’énergie électrique le plus longtemps possible et pour réduire le bruit d’interférence sur les autres utilisateurs du réseau. En effet, un terminal est contraint de moduler la puissance de ses signaux en l’augmentant, s’il se situe en bordure de cellule, et en la diminuant, s’il se rapproche de sa station de base, réduisant ainsi sa consommation d’énergie.

Au départ, le terminal ne connaît pas sa position par rapport à la station de base. Plutôt que d’émettre un signal de façon aléatoire, il tente d’en définir la puissance. Il considère pour cela que le lien radio est symétrique et inverse la perte due à l’atténuation (voir l’encadré « La boucle ouverte »). Ce mécanisme de contrôle de puissance se révèle néanmoins imprécis, car le canal radio n’est pas symétrique, et l’ajustement de puissance à partir de la boucle ouverte nécessite plus de finesse. Intervient alors la boucle fermée.

Dès que la station de base est contactée par l’utilisateur, elle estime sa distance et règle en conséquence la puissance de son signal. Elle transmet pour cela dans ses messages de contrôle un ou plusieurs bits destinés à augmenter ou à diminuer sa puissance. Lorsque la valeur de l’élément binaire est égale à 1, par exemple, le terminal augmente sa puissance d’une valeur préalablement définie. Dans le cas contraire, il la réduit de cette valeur.

augmente sa puissance d’une valeur préalablement définie. Dans le cas contraire, il la réduit de cette
01 Mobile Part 01 Page 25 Mardi, 28. août 2001 3:50 15 Composants et propriétés
01 Mobile Part 01 Page 25 Mardi, 28. août 2001 3:50 15
Composants et propriétés des réseaux de mobiles
25
CHAPITRE 1
La boucle ouverte
Pour illustrer la boucle ouverte (open loop), considérez les données suivantes :
• P e, BS : puissance émise (e) par la station de base (BS) ;
• P e, t : puissance émise (e) par le terminal mobile (t) ;
• P r, BS : puissance reçue (r) par la station de base (BS) ;
• P r, t : puissance (r) reçue par le terminal mobile (t) ;
• d : distance séparant le terminal de sa station de base ;
α : composante d’atténuation.
La puissance reçue par le terminal est calculée par la formule :
P e, BS
= ---------------
P r, t
d α
En inversant le gain, on obtient :
1
=
----------
= --------------- d α
P e, t
P r, t
P e, BS
La station de base reçoit le signal avec une puissance :
1
1
P e, t
==
----------
--------------- d α × ------
= ---------------
P r, BS
d α
P e, BS
d α
P e, BS
La station de base reçoit donc toujours un signal d’une puissance égale, quelle que soit la position
de l’utilisateur dans la cellule.
Les paramètres de capacité
Lors de la mise en place d’un réseau, un opérateur doit en premier lieu satisfaire les utilisa-
teurs. Son premier souci doit donc être d’éviter la coupure de la communication. Il doit
également disposer des ressources disponibles pour offrir un canal à tout utilisateur désirant
initier un appel. Lors de la conception de son réseau, il fait en sorte de distribuer les ressources
de manière optimale et prend soin de maintenir deux paramètres essentiels, la probabilité de
blocage et la probabilité de coupure, en dessous d’un certain seuil.
La probabilité de blocage
La communication entre un terminal et sa station de base a besoin d’une ressource, le canal
radio, pour être établie. Cette ressource est demandée auprès du commutateur, qui l’attribue
en fonction de certains paramètres. Pour diverses raisons, le commutateur peut refuser
d’affecter un canal radio, ce qui provoque le blocage de la communication.
Il existe donc pour chaque communication une probabilité de blocage. Cette probabilité, qui
se mesure en nombre d’appels refusés, constitue une bonne métrique pour évaluer la conges-
tion d’un système et empêcher sa saturation. Pour fonctionner correctement, un réseau ne doit
pas dépasser une probabilité de blocage supérieure à 1 p. 100.

01 Mobile Part 01 Page 26 Mardi, 28. août 2001 3:50 1526 Architecture des r é seaux de mobiles P REMI È RE PARTIE Pour éviter

26

Architecture des réseaux de mobiles

PREMIÈRE PARTIE

Pour éviter une situation de surcharge locale, les opérateurs ont souvent recours à des méthodes de redistribution de fréquences. Si l’on compare l’activité d’un réseau à la circula- tion parisienne, où des embouteillages surviennent généralement le matin dans le sens banlieue-capitale et le soir dans le sens inverse, il peut être de l’intérêt d’un opérateur de trans- port de déplacer temporairement un certain nombre de ressources d’une direction à l’autre, en fonction du moment de la journée.

La probabilité de coupure

Différentes raisons peuvent expliquer une rupture de la communication. Le signal d’un utili- sateur peut subir une quantité importante d’interférences lors de sa mobilité, par exemple, ou parvenir en un lieu où la couverture radio est faible. Le principal motif de coupure reste toutefois la saturation du système.

Suivant le processus de handover présenté précédemment, l’utilisateur est accueilli par une station de base, qui tente de lui allouer un canal pour maintenir sa communication. L’échec d’un handover est toutefois possible, par exemple en cas d’absence de canal disponible à l’arrivée de l’utilisateur. Sa communication est alors coupée. Du point de vue de la qualité du service offert à l’utilisateur, il est peu souhaitable d’interrompre un appel en cours, et des modifications sont généralement apportées aux schémas d’allocation de façon à privilégier les communications en cours par rapport aux appels entrants. L’un de ces schémas est présenté dans l’encadré « La réservation de canaux »

La réservation de canaux

Sur la totalité des canaux (C), une partie est réservée pour les transferts intercellulaires (C h ), comme illustré à la gure 1.15.

Figure 1.15 C h La réservation de canaux. C : nombre de canaux total C
Figure 1.15
C h
La réservation
de canaux.
C : nombre de canaux total
C h : nombre de canaux réservés au handover
C _ C h

Lorsque se produit une demande de connexion dans une cellule, elle est servie :

Soit par un canal extrait des C canaux, sil sagit dun handover.

Soit par un canal choisi parmi les C C h restants, sil sagit dun nouvel appel. Ce mécanisme instaure une diminution du nombre de rejets des appels en cours mais augmente en contrepartie la probabilité de blocage des appels entrants.

du nombre de rejets des appels en cours mais augmente en contrepartie la probabilit é de
01 Mobile Part 01 Page 27 Mardi, 28. août 2001 3:50 15 Composants et propriétés
01 Mobile Part 01 Page 27 Mardi, 28. août 2001 3:50 15
Composants et propriétés des réseaux de mobiles
27
CHAPITRE 1

En conclusion, il est primordial pour un opérateur de maintenir la probabilité des coupures en dessous d’un seuil de 0,1 p. 100, car cela fait partie intégrante de la qualité de service qu’un réseau de mobiles doit offrir à ses abonnés.

Les fonctions du réseau cellulaire

Trois fonctions principales sont à l’origine de l’exécution des opérations dans un réseau cellu- laire :

Gestion de la mobilité. Cette fonction met à jour la localisation de l’utilisateur dans un réseau.

Gestion des appels. Fonction consistant à repérer l’appelé, à initialiser un chemin puis à réserver les ressources nécessaires à l’établissement d’une liaison entre l’appelant et l’appelé.

Gestion des ressources radio. Cette fonction veille au bon fonctionnement du lien radio pour les utilisateurs d’une cellule, en s’assurant de toujours offrir le canal avec la meilleure qualité de service, tout en réduisant les interférences sur les autres canaux.

Gestion de la mobilité (MM)

Dans un réseau de mobiles, un abonné peut se déplacer à différents endroits. Il demeure le plus souvent dans son domaine d’abonnement, mais il peut lui arriver d’en sortir. C’est ce que l’on appelle le roaming, ou itinérance Comme expliqué précédemment dans ce chapitre, la gestion de la mobilité, ou MM (Mobility Management), consiste à reconnaître la localisation de l’utilisateur, au moyen des deux fonctions essentielles d’enregistrement et de paging.

La figure 1.16 illustre une architecture cellulaire avec les deux bases de données, HLR et VLR. La première, centrale et unique, enregistre le profil de l’utilisateur ainsi que les services auxquels il a souscrit. Chaque domaine d’abonnement possède son propre HLR. Selon les opérateurs, la région parisienne peut constituer un réseau d’abonnement. Chaque HLR possède un certain nombre de VLR. Ce second type de base de données se charge de suivre la mobilité de l’utilisateur dans sa zone de localisation.

À son arrivée dans un nouveau VLR, un utilisateur doit procéder à son enregistrement. Le VLR en informe son HLR. Ce dernier annule l’attachement de l’utilisateur au précédent VLR et met à jour sa nouvelle localisation. Dans le cas où le mobile est situé à l’extérieur de son réseau d’abonnement, le HLR qui reçoit l’enregistrement doit avertir son homologue détenant le compte de l’utilisateur. Une fois l’enregistrement effectué, le mobile n’est localisé qu’au niveau du VLR. Pour l’atteindre, il faut encore procéder au paging.

effectué, le mobile n’est localisé qu’au niveau du VLR. Pour l’atteindre, il faut encore procéder au

01 Mobile Part 01 Page 28 Mardi, 28. août 2001 3:50 1528 Architecture des r é seaux de mobiles P REMI È RE PARTIE Figure 1.16

28

Architecture des réseaux de mobiles

PREMIÈRE PARTIE

Figure 1.16

Enregistrement de la localisation d’un utilisateur.

RTC ou IP Demande d'annulation HLR VLR Commutateur Commutateur VLR Demande d'enregistrement BS BS BS
RTC ou IP
Demande d'annulation
HLR
VLR
Commutateur
Commutateur
VLR
Demande
d'enregistrement
BS
BS
BS
BS
BS
BS
BS
BS
(Base Station)
Mobilité
HLR (Home Location Register)
RTC (réseau téléphonique commuté)
VLR (Visitor Location Register)
téléphonique commuté) VLR (Visitor Location Register) BS L’opérateur détermine la taille de la zone

BS

L’opérateur détermine la taille de la zone d’enregistrement : si cette dernière est petite, il y aura beaucoup de paging et peu d’enregistrement ; si elle est grande, c’est le contraire qui se produit. En fonction de son budget, l’opérateur décide du meilleur compromis possible entre enregistrement et paging. D’un côté, il peut diminuer la zone de localisation et accélérer ainsi le repérage d’un utilisateur. D’un autre côté, la procédure d’enregistrement se pratique plus fréquemment, impliquant une augmentation de la signalisation sur l’interface radio.

La gestion des appels (CM)

La gestion des appels, ou CM (Call Management), consiste à établir et stopper une connexion et se complète d’autres services offerts aux utilisateurs. Plusieurs procédures sont nécessaires pour cela.

Souvent, le réseau cellulaire doit véhiculer l’information en se combinant avec différents réseaux publics. Pour pouvoir établir un appel, en effet, il faut un protocole de signalisation. Dans le cas des réseaux de deuxième génération, ou 2 G, le protocole utilisé est le SS7 (Signalling System number 7).

La gestion des ressources radio (RRM)

La gestion des ressources radio a pour objet d’assurer un lien radio entre le terminal et sa station de base. Deux mécanismes précédemment évoqués sont nécessaires à cette opération. Il faut tout d’abord choisir la fréquence porteuse la plus forte puis établir un contrôle de puis-

cette opération. Il faut tout d’abord choisir la fréquence porteuse la plus forte puis établir un
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Composants et propriétés des réseaux de mobiles
29
CHAPITRE 1

sance destiné à diminuer les interférences avec les autres utilisateurs tout en réduisant l’énergie consommée.

Perspectives

Ce chapitre vous a présenté un résumé des principales propriétés des réseaux de mobiles. Ces propriétés ne sont pas implantées de la même manière dans les différents systèmes en présence. Un certain nombre de cas peuvent être cités :

• Dans le GSM et l’IS136, un multiplexage FDMA-TDMA est employé, alors que, dans l’IS95, le CDMA2000 et l’UMTS, on utilise la technique CDMA.

• Le GSM adopte un schéma d’allocation de ressources FCA tandis que le téléphone sans cordon numérique DECT déploie un DCA.

• Le GSM ne propose qu’un contrôle de puissance en boucle fermée à ses utilisateurs tandis que l’IS95, l’UMTS et le CDMA2000 règlent la puissance des émetteurs en boucles ouverte et fermée.

Après cette présentation générale, vous avez rencontré l’ensemble des éléments qui compo- sent un réseau cellulaire. Ce survol conduit au constat suivant : le concept cellulaire est inhé- rent au réseau d’accès, lui-même fondé sur l’interface radio.

Le réseau de transport est, dans la majorité des cas, un réseau câblé. Pour véhiculer l’informa- tion dans un réseau de mobiles, il convient donc d’installer dans le cœur du système de trans- port un standard de réseau fixe, ou réseau cœur (Core Network), tel que l’ATM, IP ou le relais de trames (Frame Relay).

Les différentes normes des systèmes de mobiles ont adopté pour ces réseaux cœur des réseaux fixes existants, notamment le RNIS, pour la conception du GSM, et l’ATM, pour celle de l’UMTS. Les chapitres 2 et 3 présentent en détail les réseaux cœur, qui participent à l’achemi- nement de l’information et de la signalisation.

en détail les réseaux cœur, qui participent à l’achemi- nement de l’information et de la signalisation.