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Questionnaires pour l’examen en Philosophie Malgache

I- La parole pour une philosophie de la vie.


La transmission de la parole sagesse à travers les proverbes, les rites et les mythes.
 La parole de vie – izay manapa-teny manapak’aina (ceux qui coupent la parole, coupe aussi la
vie). L’adhésion au monde sacré exprime le lien de vie avec les ancêtres, Dieu, avec la nature.
 L’expression « ny fanahy no olona » constitue le fondement de la sagesse malgache. La
transmission de la parole, étroitement liée avec la sagesse, consiste à dire que la Vie vient de
Dieu, la Vie est Dieu. La sagesse malgache consiste à actualiser cette parole de vie à travers les
proverbes, les rites, les mythes.
II- Les représentations culturelles du divin.
- Le discours sur Dieu.
- La nomination du Dieu. L’expérience du divin. (Penser l’expression religieuse P.67).
- La phénoménologie de l’expérience religieuse.
 Le discours sur Dieu est inséparable de la représentation culturelle du divin.
 Le monde religieux malgache constitue un ensemble de représentations de Dieu en tant que
discours sur Lui. La complexité du discours sur Dieu vient du fait que l’unification des discours
interne et externe prend un temps long.
 Face à la mission commune de la transmission de la parole, la culture malgache et le
christianisme se mettent en étroite collaboration pour envisager l’épanouissement de la
culture et de la personne.
III- La parole sacrée, la mort sacrée.
Voici deux remarques préliminaires :

D’un côté, il est opportun de faire remarquer la quête identitaire s’intensifie au sein de la culture
malgache.

D’un autre côté, les échanges avec le christianisme et avec d’autres cultures permettent d’ouvrir les
espaces de rencontre. De ce fait, la culture malgache, issue d’un héritage oral, cherche à clarifier les
orientations de ses valeurs.

Pour la recherche d’une troisième voie la religion traditionnelle et la religion révélée peuvent faire
chemin ensemble.

En tenant compte de ces deux remarques, nous nous intéressons à deux valeurs culturelles :

 La transmission de la parole : le logos malgache parle de Dieu à travers les faits culturels ;
tandis que le logos chrétien représente le Christ comme étant le Verbe incarné de Dieu.
- La prière et la vie mystique.
- Entre le Divin et l’humain, penser la médiation.
- Le christ, Parole de Vie.
 L’expérience de la mort sacrée dans la culture malgache traduit la mort comme un passage
obligé pour conduire la culture à une nouvelle naissance. Dans cette perspective, nous
appelons troisième voie la quête identitaire qui passe par le rapport à l’autre. Autrement dit,
la troisième passe par l’épreuve de la mort. Voici quelques suggestions selon lesquelles la mort
réclame une intensification de la vie et du vivre ensemble.
 La culture réclame une nouvelle herméneutique du monde religieux au sein du contexte
malgache.
- L’expérience du divin à travers les faits religieux.
- Les mutations du sacré : le mariage sacré (le d’Ibonia sur le mariage). La transgression des
interdits consiste à repenser la quête identitaire par l’altérité, c’est-à-dire le rapport à l’autre.
Penser l’autre comme celui constitue le « soi ».
- Respect de la nature et de la biodiversité (la nature est sacrée car elle fait signe de la présence
du divin, la nature est sacrée car elle offre les lieux de rencontre avec le divin).
- La mort sociale (problème de l’oubli, problème de l’exclusion) : cultiver davantage la valeur du
fihavanana malagasy ou le « vivre ensemble ». incarner l’art et l’esthétique dans le monde
religieux.
 La culture cherche un nouvel espace de rencontre pour son épanouissement.

La problématique qui se pose concerne l’expérience de Dieu : parler de Dieu par les images, parler
de Dieu sans image.

- Echanges interculturels : la quête de trace de Dieu et l’expérience de la vie mystique : deux


valeurs qui s’interpellent.