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AGENCE POUR LE DÉVELOPPEMENT AGRICOLE

GUIDE DE L’INVESTISSEUR
DANS LE SECTEUR AGRICOLE AU MAROC
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Introduction

Situé sur la rive sud de la Méditerranée, à la pointe Parmi ces principaux secteurs d’activités, le secteur
nord-ouest de l’Afrique et aux portes de l’Europe, à la agricole et agroindustriel présente des atouts indéniables
limite ouest du monde Arabo-Musulman et du Maghreb, faisant du Maroc l’un des pays les plus attractifs en
le Royaume du Maroc est depuis toujours un carrefour termes d’investissement dans la région.
de civilisations et aujourd’hui, un croisement de grands Dans ce cadre, le Maroc a déployé des efforts considérables
ensembles régionaux. pour améliorer l’environnement de l’investissement
De par son choix historique de l’ouverture sur son dans ce secteur notamment dans le cadre du PMV
environnement et sa volonté de continuer à œuvrer à travers l’amélioration des conditions cadres et la
pour un monde meilleur, le Maroc a accéléré la modernisation des dispositifs institutionnels, législatifs
cadence de réalisation des chantiers structurels et a et réglementaires régulant l’activité économique et
poussé, en capitalisant sur son orientation libérale, sa consolidant l’attractivité du Royaume vis à vis des
modernisation sur les plans politique, économique et investisseurs nationaux et étrangers.
sociale raffermissant ainsi la stabilité du pays. Lancé depuis 2008, le PMV a mis l’investissement
En effet, le Maroc a engagé une série de réformes au centre de son équation de développement et
structurelles dans le but de réaliser une croissance forte de modernisation de ce secteur, et ce à travers
et durable. Conjuguées à la libéralisation progressive le déclenchement d’une vague d’investissement
de tous les secteurs d’activités, ces réformes ont eu massive, autour de nouveaux investisseurs nationaux
des résultats positifs sur l’économie nationale. et internationaux opérant dans le secteur, avec des
• Libéralisation du secteur financier et restructuration investissements créés autour de projets privés ou
des finances publiques ; d’agrégations gagnant-gagnant, grâce à une Offre
• Mise en place de plusieurs stratégies sectorielles de Maroc spécifique et adaptée.
développement qui fixent les objectifs propres aux Le présent guide de l’investisseur dans le secteur
différents secteurs et les déclinent en plans d’action agricole met en exergue, les atouts et les potentialités
et contrats programmes : Tourisme (VISION 2020), qu’offrent le Maroc aux investisseurs et porteurs de
Commerce (PLAN RAWAJ), Nouvelles technologie de projets dans les domaines agricoles, agroindustriel et
l’information et de la communication (PLAN MAROC para-agricole, les différents aspects qui caractérisent
NUMÉRIQUE), Énergie (PROGRAMME NATIONAL le climat des affaires, ainsi que les conditions-cadres
D’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE), Industrie (Plan et actualités des réformes entreprises dans le cadre
Émergence 2020), Pêche (HALIEUTIS) et Agriculture du Plan Maroc Vert.
(PLAN MAROC VERT) ;
• Amélioration de l’infrastructure économique : Mégaprojets
autoroutiers, ferroviaires, portuaires, et aéroportuaires ;
• Accompagnement de ces chantiers par des réformes
opportunes de politiques macroéconomiques :
Réduction de la dette, maintien des macro-équilibres,
libéralisation commerciale, adéquation de la fiscalité,
etc.

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Table des matières

PARTIE 1 : C
 ONTEXTE ÉCONOMIQUE ET SOCIAL
1.1. Environnement macroéconomique
1.2. PMV : Orientations, stratégies et Programmes associes
1.3. Atouts et potentiel d’investissement dans le secteur agricole

PARTIE 2 : C
 ARACTÉRISTIQUES DU SECTEUR AGRICOLE
2.1. Ressources naturelles
2.2. Filières de production agricole
2.3. Valorisation de la production agricole

PARTIE 3 : E
 NVIRONNEMENT DE L’INVESTISSEMENT
3.1. Agrégation Agricole
3.2. Aides financières de l’État
3.3. Produits de financement et d’assurance
3.4. Partenariat public-privé
3.5. Facteurs et moyens de production agricole

PARTIE 4 : C
 ADRE JURIDIQUE, NORMATIF ET INSTITUTIONNEL
4.1. Cadre juridique spécifique au secteur agricole
4.2. Cadre juridique et normatif général
4.3. Cadre institutionnel

PARTIE 5 : C
 OMMERCIALISATION DES INTRANTS ET DES
PRODUITS AGRICOLES
5.1. Marché intérieur
5.2. Marché à l’export
5.3. Marché à l’import

ANNEXES
PLANS AGRICOLES RÉGIONAUX
ABRÉVIATIONS ET SYMBOLES
SITES WEB, LIENS ET CONTACTS UTILES
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CONTEXTE ÉCONOMIQUE ET SOCIAL
Le Maroc en bref
Situé à l’extrême nord-ouest du continent africain et à 14 kilomètres de l’Europe
par le Détroit de Gibraltar, le Royaume du Maroc est un carrefour privilégié entre
l’Afrique, l’Europe et le monde arabe.
D’une superficie de 710 850 Km², le Maroc s’ouvre à la fois sur l’Atlantique à l’ouest,
avec 2 934 Km de côtes, et sur la Méditerranée au nord avec 512 Km de littoral. Ce
vaste territoire partage ses frontières à l’Est avec l’Algérie et au Sud avec la Mauritanie.
Cet emplacement géographique exceptionnel confère au Maroc un rôle de plate-
forme stratégique, tant sur le plan politico-économique que culturel.

Fiche signalétique sur le Royaume du Maroc


Dénomination officielle Royaume du Maroc
Capitale Rabat
Position Afrique du nord, à 14 km de l’Europe
Système politique Monarchie constitutionnelle démocratique, parlementaire et sociale
Chef de l’État Sa Majesté le Roi Mohammed VI (20e Roi de la dynastie alaouite)
Monnaie Le dirham marocain (MAD)
Taux de change moyen en Mars 2015 1 euro = 10,789 MAD
1$ US = 9,798 MAD
Données macro-économiques • PIB : 872 791 MMAD
en 2014 : • Répartition du PIB par secteur d’activité : Secteur primaire : 15%, secteur
secondaire : 26% et secteur tertiaire : 59%
• Croissance du PIB : 4,4%
• Revenu National Brut Disponible : 921 953 MMAD
• Taux d’inflation : 1,9%
• Importations de biens et services : 408 998 MMAD
• Exportations de biens et services : 293 670 MMAD
• Taux d’investissement (FBCF (*)/PIB) : 34,2%.
• Taux d’épargne nationale : 26,6%.
Données démographiques • Population (janvier 2015) : 33 656 000 Habitants
(Prévisions) : • Population active (2015) : 48,2%
• Population urbaine (2015) : 55,2%
• Espérance de vie (2010) : 72 ans.
Langues officielles • L’arabe et l’amazigh. Ceci étant, les documents officiels et administratifs
sont rédigés en arabe et en français
Langues secondaires Français, espagnol et anglais
Religion Officielle Islam sunnite
La Constitution marocaine garantit le libre culte aux autres religions
Fuseau horaire GMT (GMT+1 : heure d’été)
Conditions climatiques Méditerranéen au nord, atlantique à l’ouest et saharien au sud, les différences
de climat s’expliquent par l’influence de divers facteurs (étendue géographique,
mer, désert, continentalité, courants des Canaries, exposition des bassins
10 versants…)
Le secteur agricole
en quelques chiffres
L’agriculture constitue un pilier important de développement au Maroc. Son poids
économique et social, son association structurante au monde rural, ainsi que la
multiplicité de ses fonctions concernant notamment les volets alimentaires, économiques,
sociaux et environnementaux, en font un moteur naturel de développement.
L’importance du secteur agricole se manifeste par sa contribution notable, à la
formation du PIB national (15% à 20%) et à la création d’emploi (40%), notamment
en milieu rural où l’agriculture reste le principal employeur (80%) et source de revenu
(1,5 millions d’agriculteurs).
Le secteur agroalimentaire constitue l’un des piliers de l’économie avec une valeur
de la production de 110 milliards DH. C’est le premier secteur de l’industrie nationale
et un des meilleurs atouts de développement du pays (30% de la valeur ajoutée (5%
de du PIB) et 12% de l’emploi permanent hors conserve de poisson).

Une contribution notable dans la formation du PIB : 19%


Un réservoir important d’emploi :
40% d’emploi et source de revenus pour 80% de la population rurale
Un apport important de devises à travers les exportations :
1,8 Milliards d’euros soit 11% de la valeur totale
Une couverture des besoins en produits alimentaires équilibrée :
100% pour le lait et les viandes, 100% pour les produits maraîchers,
60% pour les céréales, 43% pour le sucre, ...
Une Superficie Agricole Utile considérable :
8,7 Millions d’ha dont 1,6 Millions d’ha irrigués.
Une infrastructure hydroagricole importante :
139 barrages permettant la mobilisation de 17,5 Milliards de M3 d’eau
dont 8,5 Milliards est destinée à l’usage agricole.
Une production agricole diversifiée :
1 Million d’ha d’olivier, plus de 265 000 ha de maraîchage, 118 000
d’agrumes, 25 Millions de tête dont 75% ovine.

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Environnement macroéconomique

Oeuvrant continuellement à la qualité de son environnement pour les Économiquement Démunis (RAMED) a été
macroéconomique, le Maroc s’est engagé, depuis généralisé.
plusieurs décennies, dans un vaste processus de L’enseignement a, pour sa part, fait l’objet d’une réforme
réformes et une dynamique d’amélioration continue régie par la « Charte de l’Éducation - Formation » qui se
concernant particulièrement ses volets politiques, veut améliorer la qualité et la couverture de l’éducation
sociaux et économiques. et de la formation, et généraliser l’enseignement.
Sur le plan politique, les évolutions opérées dans la Enfin, concernant le volet économique, le Maroc a œuvré
constitution confirment la conviction des dirigeants pour la stabilisation de son cadre macroéconomique,
politiques et leur choix de démocratiser les institutions l’amélioration de l’environnement des affaires, le
et d’œuvrer pour le développement politico-social renforcement de la compétitivité de l’appareil productif
du pays. Dans ce sens, le Maroc a connu, depuis du pays et le lancement de programmes ambitieux
son indépendance, six constitutions promulguées pour développer les infrastructures et stimuler les
respectivement en 1962, 1970, 1972, 1992, 1996 secteurs porteurs.
et 2011. Cette dernière est considérée, à juste titre,
Dans ce cadre, un code de commerce a été mis en
comme étant le moyen d’initier un grand tournant
place en 1996 et n’a pas cessé depuis d’intégrer les
démocratique.
mutations macroéconomiques connues par le pays.
Le volet social a aussi connu beaucoup d’évolutions Celui-ci a été accompagné par d’autres réformes
qui se sont accélérées depuis les années 2000 afin structurelles comme celles concernant le droit des
d’améliorer les conditions de vie de la population. sociétés, la liberté des prix, la concurrence et la
Ainsi, au-delà des réformes successives du régime protection du consommateur.
de sécurité sociale au Maroc, une ambitieuse révision
Par ailleurs, la libéralisation du marché financier a
du code de la famille s’est faite. Le développement
été menée par étapes : désencadrement du crédit,
humain a connu, à partir de 2005, un nouvel élan
institution de la convertibilité partielle du dirham,
grâce à l’Initiative Nationale pour le Développement
modernisation du secteur bancaire et du marché
Humain (INDH).
financier, création de Casablanca City Finance (CFC).
La lutte contre la pauvreté et la précarité s’est également Ce dernier projet se veut positionner, Casablanca et
dynamisée. En effet, les crédits alloués aux secteurs à travers elle le Maroc, comme hub de la finance à
sociaux ont régulièrement cru et une augmentation l’échelle régionale et continentale.
des dépenses sociales a été enregistrée lors des
Le Maroc a aussi mené, avec succès, un programme
derniers exercices.
de maîtrise de la dette étrangère et œuvré activement
Dans le domaine de la santé, les pouvoirs publics ont au renforcement de l’investissement privé, dont l’attrait
cherché à améliorer la situation en élargissant l’offre des investissements directs étrangers qui s’inscrivait
de soins de santé et en parant aux volets sanitaires dans une optique de dynamisation de son tissu
problématiques. De plus, l’Assurance Maladie Obligatoire économique et de renforcement de ses liens avec
(AMO) a été rendue obligatoire au profit des travailleurs ses principaux partenaires.
du secteur privé et le Régime d’Assurance Maladie

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Environnement macroéconomique

Pour l’attrait des investisseurs nationaux et internationaux, • Des ressources humaines qualifiées et performantes :
les atouts du pays sont multiples et complémentaires : le Maroc dispose d’un capital humain constituant un
• Des coûts compétitifs : le pays constitue une atout majeur au service de l’investissement compétitif
plateforme compétitive à l’export, de par, entre autres, et de la création de valeur ajoutée : population jeune
les charges salariales et des autres facteurs de et active, niveaux de formation adaptés, ouverture
production, les coûts à l’export et les charges fiscales. culturelle, maîtrise des langues et des nouvelles
technologies, attachement à l’esprit d’entreprise,
• Des fondamentaux économiques stables : ils sont
capacité d’adaptation aux changements d’activités
la résultante des politiques macroéconomiques menées
et coûts salariaux compétitifs.
qui prônent une croissance régulière, la maîtrise de
l’inflation et de l’évolution de la dette publique… • Des investissements de plus en plus facilités : le
Maroc a instauré un ensemble de dispositifs visant à
• Un accès privilégié à un marché de forte consommation :
renforcer la concurrence et à encourager l’investissement :
Grâce aux accords de libre-échange noués et à
simplification des procédures aux entreprises, renforcement
l’adhésion à l’OMC, le Maroc offre aux investisseurs
du droit des affaires, développement du marché
l’accès à un marché de près de 60 pays, dont ceux
financier, création de structures de régulation et
énoncés, ci-après, représentant plus d’un milliard
de contrôle et renforcement de la compétitivité des
de consommateurs et 60% du PIB mondial : Union
opérateurs économiques nationaux.
Européenne (UE), États-Unis d’Amérique (USA),
Turquie, Pays Arabes… Pour finir, les stratégies sectorielles développées par le Maroc
illustrent convenablement sa
• Des infrastructures aux standards internationaux :
capacité à réussir des
Le pays dispose d’infrastructures de taille : ports
réformes et à maîtriser
d’envergure, dont celui de Tanger Méditerranée,
son développement. Eu
large réseau autoroutier national, bonne couverture
égard à leur importance,
par des aéroports internationaux, multitude de zones
celles adoptées sur le plan
d’activités économiques entièrement aménagées,
économique sont traitées
système performant de télécommunications…
ci-après.

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Environnement macroéconomique

PACTE NATIONAL POUR L’ÉMERGENCE INDUSTRIELLE perspective d’améliorer les conditions d’approvisionnement
(PNEI) du citoyen marocain et le niveau de vie des commerçants,
d’augmenter la contribution de ce secteur au PIB
Le PNEI vise le renforcement et la redynamisation
national et de créer de nouvelles opportunités d’emplois.
du tissu industriel marocain et le développement de
Il se fixe pour objectifs, à l’horizon 2020, de porter la
nouveaux secteurs, désignés par les ‘Métiers Mondiaux
contribution du commerce intérieur au PIB national à
du Maroc (MMM)’, pour lesquels le pays détient des
15%, contre 11% pour l’année 2006, et de créer plus
avantages compétitifs. Dans ce cadre, les objectifs
de 450 000 emplois. Sa mise en œuvre se décline en
retenus à l’horizon 2015 sont comme suit :
trois axes spécifiques :
•C
 réer 220 000 emplois directs et résorber partiellement
• Le rééquilibrage du maillage commercial en favorisant
le chômage urbain ;
l’adaptation des commerces aux typologies des
• Augmenter le PIB industriel de 50 MdMAD ; territoires et en encourageant les nouvelles formes
• Générer un volume supplémentaire d’exportations de distribution ;
de 95 MdMAD ; • L’accroissement de l’attractivité de l’activité par
• Accroître les investissements privés de près de 50 la modernisation du commerce de proximité et
MdMAD, hors ceux liés aux Plateformes Industrielles l’animation commerciale ;
Intégrées (P2I). • L’amélioration de la qualité et de la diversité des
Pour se faire, le PNEI a été construit autour des piliers produits en proposant une offre adaptée aux besoins
suivants : de tous les consommateurs.
• Le développement des MMM : le textile et cuir, Des plans transversaux ont également été adoptés Ils
l’agroalimentaire, l’offshoring, l’électronique, l’automobile, concernent principalement l’animation du commerce
l’aéronautique et spatial ; intérieur, la veille, l’amélioration de l’environnement
• La mise en place des P2I pour accueillir les général des affaires, l’organisation d’une représentation
investissements ; professionnelle, le soutien à l’interprofession ainsi que
le renforcement de l‘information et de la protection du
• L’amélioration de la compétitivité des PME/ PMI ;
consommateur.
• La mise en adéquation de la formation aux besoins
« MAROC EXPORT PLUS » POUR LA PROMOTION
de l’industrie ;
DU COMMERCE EXTÉRIEUR
• L’amélioration du climat des affaires ;
Initiée en 2009, la stratégie «Maroc Export plus»
• La mise en place de l’Agence Marocaine pour le vise le développement et la promotion du commerce
Développement des Investissements (AMDI), comme extérieur. Elle œuvre ainsi à la redynamisation des
organe dédié à la promotion et au développement exportations, à la préservation des équilibres financiers
des investissements. extérieurs et à la fructification des acquis des échanges
PROGRAMME RAWAJ-VISION 2020 POUR LE commerciaux. L’objectif principal est de doubler le
COMMERCE INTERIEUR volume des exportations des biens et services, hors
Le programme Rawaj-vision 2020 vise à développer le phosphates et tourisme, à l’horizon 2015 et de les
commerce intérieur (grandes et moyennes surfaces, tripler à l’horizon 2018.
commerces de proximité, marchés de gros...) dans la Pour atteindre ces objectifs, la stratégie repose sur

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Environnement macroéconomique

trois leviers complémentaires : En revanche il ne concerne pas les industries liées aux
• Le ciblage des secteurs et des produits prioritaires produits de la mer et à la Chimie-Parachimie, secteurs
dont l’offre est disponible puis ceux issus des plans traités par ailleurs. Néanmoins, les chantiers transversaux
sectoriels, au fur et à mesure du développement liés à la Compétitivité des Entreprises concernent
de celle-ci ; l’ensemble du tissu des entreprises marocaines, sans
exclusive (y compris tourisme, BTP, etc.).
• Le ciblage de marchés prioritaires à court terme
pour consolider la position du pays sur ses marchés Ce contrat programme a pour objet de préciser
traditionnels et la diversification vers de nouveaux le programme de déploiement de la stratégie de
marchés à fort potentiel ; développement industriel du Maroc. Il vise d’autre
part à contractualiser les engagements réciproques
•L
 ’accompagnement des entreprises au développement
de l’État et du secteur privé.
à l’international en fonction de leur aptitude à exporter.
Le contrat programme a été conçu autour de trois
STRATÉGIE ÉNERGÉTIQUE NATIONALE
idées fondamentales :
La stratégie énergétique nationale vise la mise en place • La nécessité absolue de focaliser les efforts de
en 2020 d’une importante capacité de production relance industrielle sur les filières pour lesquelles le
électrique à partir des énergies renouvelables, notamment Maroc possède des avantages compétitifs désignés
celles solaires et éoliennes. Elle se décline suivant « Métiers Mondiaux du Maroc », notamment, l’offshoring,
quatre axes fondamentaux : l’automobile, l’aéronautique et spatial, le textile et cuir,
• La sécurité de l’approvisionnement et la disponibilité l’électronique et l’agroalimentaire, et ce à travers des
de l’énergie ; programmes de développement dédiés ;
• L’accès généralisé à l’énergie à des prix raisonnables ; • La nécessité de traiter l’ensemble du tissu des
• La maîtrise de la demande ; entreprises, sans exclusive, à travers 4 « Chantiers
Transversaux » majeurs, déclinés en un chantier
• La préservation de l’environnement.
de renforcement de la Compétitivité des PME, un
La réalisation de ladite stratégie repose sur quatre chantier Amélioration du climat des affaires, un
piliers complémentaires : chantier Formation et un plan de développement
• Un mix énergétique diversifié et optimisé autour de de parcs industriels de nouvelle génération, dits
choix technologiques fiables et compétitifs ; « P2I - Plateformes Industrielles Intégrées » ;
• Le développement des ressources énergétiques • La nécessité de mettre en place une organisation
nationales par la montée en puissance des énergies institutionnelle à même de permettre la mise en œuvre
renouvelables ; efficace et efficiente des programmes.
• L’exploitation du potentiel national d’efficacité Le contrat programme a pour but d’assigner au secteur
énergétique ; les objectifs généraux :
• L’intégration dans les marchés énergétiques extérieurs. • La création d’emplois industriels pérennes et la
PLAN ÉMERGENCE 2020 réduction du chômage urbain ;
• L’augmentation du PIB industriel ;
Le contrat programme vise à définir un cadre de
développement comprenant toutes les activités • La réduction du déficit commercial ;
industrielles, y compris les activités dites d’Offshoring. • L’appui à l’investissement industriel, tant national

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Environnement macroéconomique

qu’étranger ; VISION 2015 DANS LE SECTEUR DE L’ARTISANAT


• La contribution à la politique d’aménagement du La vision 2015 cible la restructuration du secteur de
territoire. l’artisanat ainsi que l’émergence et le développement
PLAN HALIEUTIS DANS LE SECTEUR DE LA PÊCHE d’un tissu de producteurs de référence. Les finalités
dressées sur le long terme sont de saisir le potentiel
Le plan Halieutis a pour ambition de faire du secteur
à l’export avec une focalisation sur les marchés
de la pêche un levier de croissance durable pour
européens de proximité, de développer les ventes
l’économie nationale. La stratégie ainsi adoptée est
aux touristes et d’améliorer le chiffre d’affaires réalisé
articulée autour de trois axes majeurs :
avec les nationaux.
1- Durabilité : parvenir à une exploitation durable
Sur le plan quantitatif, la vision 2015 ambitionne de :
des ressources en vue de leur préservation pour les
générations futures et ce à travers : • Créer 117 500 nouveaux emplois ;
• Le renforcement et le partage de la connaissance • Doubler le chiffre d’affaires de l’artisanat à contenu
scientifique ; culturel ;
• L’aménagement des pêcheries sur la base des quotas ; • Multiplier par 10 les exportations formelles ;
• L’adaptation et la modernisation de l’effort de pêche ; • Générer 4 MdMAD de PIB supplémentaires.
• L’évolution de l’aquaculture. La mise en œuvre de cette vision s’appuie sur les
politiques suivantes :
2- Performance : aboutir à un secteur outillé et
organisé pour une qualité optimale, du débarquement • La création d’un tissu d’entreprises dynamiques,
à la commercialisation, à travers : véritables manufactures artisanales, via l’émergence
d’acteurs de référence ;
•L
 e développement des infrastructures et des équipements
de débarquement ; • L’augmentation du chiffre d’affaires et l’amélioration
des conditions de vie et de travail des mono-artisans.
• La réalisation et la gestion d’espaces portuaires
de pêche ; STRATÉGIE NATIONALE DU DÉVELOPPEMENT
DE LA COMPÉTITIVITÉ LOGISTIQUE
• Le renforcement de l’attractivité des aménagements
effectués ; Lancée en 2010, la stratégie nationale du développement
• La structuration et la dynamisation du marché intérieur. de la compétitivité logistique vise à optimiser les flux
de marchandises, à développer les capacités de ce
3- Compétitivité : disposer de produits mieux valorisés secteur et à soutenir son essor. Les principales mesures
et compétitifs sur les marchés les plus porteurs. Ceci prévues sont la réduction des coûts induits et, par voie
devrait découler de : de conséquence, l’augmentation de la valeur ajoutée
• La facilité d’accès des industriels aux matières associée ainsi que la contribution au développement
premières ; durable. Pour atteindre ces finalités, le déploiement
• L’orientation des industriels vers les marchés les de la stratégie s’articule autour de cinq axes clés :
plus porteurs ; • L’optimisation et la massification des divers flux de
• La création de trois pôles de compétitivité autour marchandises ;
des produits de la mer au nord, au centre et au sud • L’exécution d’un réseau national intégré de zones
du Royaume. logistiques multi-flux ;

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Environnement macroéconomique

• L’émergence d’opérateurs logistiques intégrés et • La réalisation du programme e-gouvernement pour


performants ; des services publics efficaces, transparents, de
• Le renforcement des compétences à travers un plan qualité et orientés usagers ;
national de formation dans les métiers de la logistique ; • L’incitation à l’informatisation des PME pour accroître
• La mise en place d’un cadre de gouvernance du leur productivité ;
secteur et de mesures de régulation adaptées. • Le développement de l’industrie des technologies
STRATÉGIE MAROC NUMÉRIQUE 2020 d’information locale en soutenant les acteurs locaux
et en favorisant l’émergence de pôles d’excellence
La stratégie Maroc Numérique vise le développement orientés vers l’export.
de l’économie numérique, en positionnant le Maroc
VISION 2020 DU SECTEUR DU TOURISME
comme hub technologique régional et en faisant des
technologies de l’information un vecteur de développement La vision 2020 du secteur du tourisme se fixe, à terme,
humain, un pilier de l’économie et une source de d’ambitieux objectifs :
valeur ajoutée pour les autres secteurs économiques • Hisser le Maroc au 20e rang des destinations
et l’administration publique. Cette stratégie s’inscrit touristiques mondiales ;
dans la poursuite des progrès réalisés depuis des
• Doubler la taille du secteur au Maroc ;
années en matière des technologies de l’information,
en continuant de positionner le Maroc comme pôle • Concrétiser les ambitions nationales et régionales
régional, elle permettrait également de fournir des dans ce domaine ;
services aussi bien pour le citoyen qu’à l’entreprise, • Renforcer la qualité et la compétitivité, via, entre
particulièrement la Petite et Moyenne. autres, des Ressources Humaines (RH) hautement
Des bilans ont été effectués pour étudier les différentes qualifiées ;
nouveautés de la sphère technologique, afin de •M
 ettre en place un programme national pour l’innovation
mettre la nouvelle stratégie numérique au diapason et la compétitivité touristique ;
de l’évolution technologique, à travers l’intégration • Accompagner l’émergence d’acteurs intégrés de
notamment de concepts innovants, dont le Cloud distribution des voyages ;
Computing, les Smart Cities, l’E-commerce, ou encore
le développement d’infrastructures adéquates. •M
 ettre en place le Fonds Marocain pour le Développement
Touristique (FMDT) pour mobiliser les investissements.
Pour cela, la stratégie s’articule autour des priorités
stratégiques suivantes : Ainsi, la stratégie devrait permettre de :
• Sensibiliser les jeunes marocains dans le but de • Créer 470 000 nouveaux emplois directs sur le
promouvoir une culture de sécurité informatique, pour territoire national ;
une optimisation de l’utilisation, par la société, des • Accroître les recettes touristiques pour atteindre 140
services faisant appel aux nouvelles technologies MdMAD en 2020 ;
de l’information ; • Accroître de 2% la part du PIB touristique dans le
• La transformation sociale, en rendant accessible aux PIB national, pour atteindre 150 MdMAD en 2020
citoyens l’internet haut débit et en favorisant l’accès contre 60 MdMAD en 2010.
aux réseaux de la connaissance ;

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PMV : orientations, stratégies
et programmes associés

Adoption du Plan Maroc Vert (PMV) : faire face aux aléas, dont ceux naturels et du marché,
et à déployer les évolutions requises.
En avril 2008, le gouvernement marocain a adopté la
stratégie globale du secteur agricole, intitulée PMV. Pour l’élaboration du PMV, sept principaux fondements
Celle-ci a pour finalité d’exploiter pleinement le potentiel ont été retenus.
agricole du pays et ambitionne ainsi, pour les 10 à Le premier fondement est de considérer l’agriculture
15 prochaines années, de doubler le PIBA, de créer comme principal levier de croissance du Maroc pour
1,5 millions d’emplois additionnels, de lutter contre la les 10 à 15 prochaines années, via le renforcement
pauvreté et d’améliorer le revenu agricole de 2 à 3 fois de sa contribution au PIB national, à la création de
en faveur de 3 millions de ruraux ainsi que d’accroître l’emploi, aux exportations et à la lutte contre la pauvreté.
la valeur des exportations de 8 à 44 MdMAD pour les Le second fondement est inhérent au choix de
filières où le Maroc est compétitif. Ceci ne manquera l’agrégation comme outil novateur d’organisation destiné,
pas alors de se traduire, notamment, par : entre autres, à un meilleur partage des bénéfices dans
• Une croissance économique plus soutenue du pays ; la chaîne de valeur agricole, à la promotion de la qualité
• Une amélioration notoire des exportations et des des intrants agricoles, au transfert des compétences
investissements, en particulier, ceux privés ; et des technologies, à la création de liens équilibrés
entre les petits agriculteurs et les marchés de capitaux
• Une lutte contre la pauvreté plus efficace et à plus
ainsi qu’à la stabilité des prix.
grande échelle, à la fois dans les campagnes et
dans le périurbain défavorisé ; Le troisième fondement est relatif à l’adoption de
l’agriculture pour tous sans exclusion, via la mise en
• Une nette amélioration du pouvoir d’achat et du
œuvre des deux piliers suivants : le pilier I porte sur
rapport qualité/prix pour le consommateur marocain ;
l’agriculture moderne à haute valeur ajoutée et à forte
• La mise en œuvre d’importants moyens financiers, productivité tandis que le pilier II concerne l’agriculture
institutionnels et managériaux, en phase avec l’ampleur solidaire, située en zones plutôt défavorables.
et l’étendue des défis qui dépassent la plupart des
Le quatrième fondement prône l’attrait de l’investissement
programmes sectoriels existants et ce pour faire
privé de l’ordre de 10 Mds DH/an via une offre Maroc
de l’agriculture un axe essentiel de croissance de
ciblée et accompagnée de l’aide publique.
l’économie marocaine ;
Le cinquième fondement est l’adoption de l’approche
• Des enjeux de développement durable et d’évolution
participative et contractuelle comme base transactionnelle
des territoires, mieux raisonnés sur 15-20 ans, pour
pragmatique destinée à concrétiser les projets identifiés.
rééquilibrer sur le long-terme le déficit de la balance
Ceci s’inscrit alors dans l’optique de mobiliser l’ensemble
alimentaire, sécuriser au maximum les échanges et
des intervenants concernés, dont l’administration et
affronter les défis de l’eau ;
les organismes sous tutelle du MAPM, les élus locaux
• La modernisation et une meilleure organisation des et régionaux, les opérateurs économiques et leurs
intervenants du secteur pour accroître leur capacité à organisations professionnelles.

18
PMV : Orientations, Stratégies
et programmes associés

Les partenariats visés prennent alors différentes formes : Au niveau du marché national, la modernisation des
1. Les Plans Agricoles Régionaux (PAR) établis circuits de distribution est ciblée via le recours à la
entre les Régions, les Chambres d’agriculture grande distribution et aux formules intermédiaires de
et le MAPM ; commercialisation ainsi qu’à travers l’amélioration de
l’accès aux marchés de gros et aux abattoirs.
2. Les contrats-programmes (CP) de filières
agricoles signées entre les interprofessions ou Enfin, en termes d’accompagnement, de suivi et
les organisations professionnelles représentatives d’évaluation, une restructuration du MAPM a été opérée
et le MAPM ; et s’est accompagnée de la création de nouvelles
structures spécialisées.
3. Les conventions d’agrégation signées entre
l’État, représentée par l’ADA et la DRA d’un Le septième et dernier fondement est lié à la sauvegarde
côté, et l’agrégateur d’un autre côté. Ainsi, des ressources naturelles pour une agriculture durable,
que les contrats d’agrégation signés entre les à travers :
agrégateurs et les agrégés. • La mise en place des projets s’inscrivant dans le
Le sixième fondement concerne la refonte du cadre cadre de l’amélioration de la résilience du secteur
sectoriel touchant à plusieurs niveaux : le foncier, la agricole aux modifications futures du climat ainsi
politique de l’eau, la fiscalité et les circuits nationaux que la préservation des terres et de la biodiversité ;
de commercialisation et l’accompagnement, le suivi •L
 ’intégration dans les projets du PMV des technologies
et l’évaluation. d’adaptation aux changements climatiques à travers
Le foncier porte sur la mise en gestion privée des terres la diffusion des semences sélectionnées et certifiées,
publiques et collectives, le déploiement des conditions le recours aux techniques de conservation de l’eau
cadres favorisant l’agrégation et le partenariat public- et du sol, à la fertilisation des cultures et aux bonnes
privé, la poursuite des efforts de réformes structurelles pratiques agricoles ;
liées à l’immatriculation et à l’enregistrement ainsi que •L
 ’appui au développement de l’utilisation des énergies
l’accélération massive de l’établissement des titres. renouvelables dans le domaine agricole, en particulier
Concernant la politique de l’eau, il s’agit d’introduire les énergies solaires, éolien et biogaz ;
une tarification incitative dans les périmètres privés, de • La mise en place du programme National d’Économie
favoriser l’investissement pour une meilleure exploitation d’eau en irrigation ;
des périmètres existants, de développer la gestion • L’élaboration de la Carte de Fertilité des Sols Cultivés,
déléguée de l’eau d’irrigation et de généraliser les pour une meilleure productivité des cultures à
techniques d’irrigation moderne. l’échelle nationale ;
Sur le plan fiscal, la mise en place d’une approche • Le programme national de Cartes de Vocation
adaptée est visée en tenant compte des spécificités Agricole des Terres, pour une utilisation efficiente
régionales et économiques du secteur agricole à des potentialités des terres agricoles.
l’horizon 2013.

19
PMV : Orientations, Stratégies
et programmes associés

Pour la mise en œuvre du PMV et en relation avec les marchés intérieurs et à l’international ;
les deux piliers précités, le pilier I s’inscrit en parfaite • Le développement de nouveaux marchés et
cohérence avec les règles du marché et devrait donner l’accompagnement des professionnels pour la
lieu à la mise en place de 961 projets, tant dans la commercialisation de leurs produits ;
production que dans les industries agroalimentaires,
• La diffusion des informations sur les produits et les
au profit de 562 000 exploitants et ce moyennant un
marchés ;
investissement global de 75 MdMAD.
•L
 ’orientation vers la mise en adéquation de la production
Le pilier II est relatif à l’accompagnement solidaire de
et de la logistique avec la demande, selon le cadre
la petite agriculture en vue d’améliorer les revenus des
juridique en vigueur et les règles du marché ;
agriculteurs les plus précaires. Dans ce cadre, il est
prévu de lancer 545 projets dits ‘sociaux’, au profit de • La proposition et la poursuite de programmes de
855 000 bénéficiaires et pour investissement global recherche appliquée et de développement de produits ;
de 20 MdMAD, afin d’accroître la production des • La définition des règles et des spécifications relatives
filières végétales et animales des zones défavorisées à la qualité de produits ;
et d’améliorer le revenu agricole des exploitants • La promotion et le développement des indications
concernés. Lesdits projets restent économiquement géographiques et de la qualité des produits ;
viables et reposent essentiellement sur une intervention
de l’État dans des zones défavorisées, tout en intégrant •L
 ’accompagnement des professionnels dans l’application
la sauvegarde des ressources naturelles et en œuvrant des règles sanitaires et phytosanitaires liées aux
pour l’exécution de trois catégories de projets : produits ;
• Projets de reconversion : substitution de superficies •L
 a contribution à la formation technique et à l’encadrement
céréalières dans les zones fragiles par des cultures des professionnels ;
à plus grande valeur ajoutée ; • L’encouragement des professionnels à adopter les
•P
 rojets d’intensification : amélioration de la productivité règles et les bonnes pratiques dans la protection et
et valorisation des productions existantes ; la préservation de l’environnement ;
• Projets de diversification / niche : création de revenus • La résolution des éventuels conflits et l’établissement
agricoles complémentaires grâce à des productions d’accords entre les professionnels ;
additionnelles (safran, miel, plantes médicinales…). • La signature d’accords et de conventions, validés
Mise en place des interprofessions par les organisations professionnelles, qui prévoient
des activités liées à leurs domaines d’intervention
Les interprofessions sont des instances constituées par et visant une valeur ajoutée en phase avec l’intérêt
les organisations professionnelles les plus représentatives commun et en conformité avec les textes législatifs
du secteur de production, de valorisation et/ou d en vigueur.
commercialisation des produits agricoles et qui ont
pour principales missions d’assurer ce qui suit :
• La commercialisation des produits de la filière dans

20
PMV : Orientations, Stratégies
et programmes associés

Développement de la commercialisation des produits •A


 mélioration de l’accès aux marchés de la distribution
du terroir : moderne au niveau national et à l’international
Le PMV a adopté parmi ses priorités le développement • Réalisation de campagnes de communication
des produits du terroir, eu égard aux potentialités institutionnelle.
réelles que recèle le Maroc en matière d’écosystèmes La labellisation, régie par la loi n°25-06 relative
propices, de biodiversité variée et de savoir-faire aux Signes Distinctifs d’Origine et de Qualité (SDOQ)
dans ce domaine, à la dimension culturelle de ces des denrées alimentaires et des produits agricoles et
produits, faisant partie du patrimoine marocain, et à halieutiques et ses textes d’application, constitue l’une
la forte dimension sociale de leur production, réalisée des déclinaisons des leviers précités. Celle-ci introduit
souvent en zones reculées et défavorisées. trois SDOQ: l’Indication Géographique Protégée (IGP),
Deux orientations majeures ont été retenues dans la l’Appellation d’Origine Protégée (AOP) et le Label
stratégie marketing des produits du terroir : Agricole (LA).
•R
 evisiter le mix marketing, en apportant des améliorations Réalisation du Programme National d’Économie
aux produits, au packaging, à la tarification, à la d’Eau en Irrigation (PNEEI) :
promotion et à la mise en valeur de la labellisation ; Pour faire face aux exigences de développement
• Trouver les voies d’accès aux marchés en d’une agriculture plus productive, plus compétitive et
renforçant les liens entre producteurs et distributeurs. durable prônées par le PMV, le PNEEI s’inscrit parmi
Les marchés ciblés sont celui domestique et ceux les mesures transverses et vise à atténuer les effets
étrangers, notamment de l’Europe de l’ouest et de la raréfaction des ressources en eau et à améliorer
des USA. l’efficience d’utilisation de l’eau d’irrigation.
Les produits du terroir devraient ainsi permettre un Ce programme, dont la réalisation est prévue sur
développement, viable et durable, de zones éloignées la période 2008-2020, et dont le coût total serait de
ou difficiles d’accès. Pour ce faire, une stratégie pour le près de 37 Md MAD, porte sur la reconversion des
développement des produits du terroir a été élaborée techniques d’irrigation existantes, à faible efficience,
par le MAPM, ses leviers d’action prioritaires retenus en irrigation localisée, sur une superficie globale de
se situent aux différents niveaux de la chaîne de valeur l’ordre de 550 000 ha. Cette superficie se répartit
et se traduisent comme suit : comme suit :
•D
 éveloppement et mise à niveau des groupements de • Périmètres de GH : 395 000 ha, dont :
produits du terroir et développement des partenariats - 220 000 ha en reconversion collective, portant sur
d’agrégation équitables ; la modernisation des réseaux collectifs d’irrigation
• Mise en place des plateformes logistiques et pour faciliter la reconversion aux techniques
commerciales régionales ; d’irrigation économes en eau à l’échelle des
•A
 ppui aux efforts de labellisation des produits du terroir exploitations agricoles ;
et création du Label collectif « Terroir du Maroc »; - 175 000 ha en reconversion individuelle à l’échelle des
exploitations agricoles à l’initiative des agriculteurs.

21
PMV : Orientations, Stratégies
et programmes associés

• Périmètres de PMH et l’irrigation privée : 160 000 ha conseil agricole (SNCA) est basée sur une nouvelle
en reconversion individuelle. approche du conseil et d’accompagnement des
Le PNEEI est conçu autour des composantes suivantes : acteurs, plus participative, ascendante, innovante,
efficace et mieux axée sur les besoins réels des
• La modernisation des réseaux collectifs d’irrigation
acteurs des filières prioritaires. Elle cible notamment
(en GH) ;
les agriculteurs du pilier II du PMV (petits et moyens
• L’équipement des exploitations agricoles en irrigation exploitants et éleveurs, situés principalement dans
localisée à travers l’octroi d’aides financières de les régions défavorisées du Maroc).
l’État par le FDA ;
Cette stratégie consiste ainsi à mettre en place un
• L’appui et l’accompagnement des agriculteurs pour dispositif de conseil cible à l’horizon 2020 qui soit
la valorisation de l’eau, à travers l’introduction des pluriel fondé sur l’autonomisation progressive et la
cultures à haute valeur ajoutée, l’agrégation, le conseil responsabilisation des acteurs. L’état régule et stimule
agricole, la recherche/développement… le développement du conseil agricole privé tout en
Les principales retombées escomptées du PNEEI se restant garant d’un service public de proximité aux
présentent comme suit : agriculteurs. Les acteurs privés sont responsabilisés
• L’économie d’un volume d’eau de près de 1,4 milliard pour relayer l’action de l’État. La refonte du système
de m3 ; national est conçue pour qu’il :

•L
 ’augmentation de la valeur ajoutée par m3 en moyenne 1- Aille au-delà de la logique de la vulgarisation
de 2,6 MAD/m3 à 5,6 MAD/m3 et l’augmentation de la classique, en dotant les producteurs de capacités
production et des exportations agricoles nationales ; à définir leurs besoins, à préciser leurs objectifs, à
maîtriser leurs actions et, plus largement les processus
• La gestion durable des nappes d’eau souterraines de gestion de leurs unités de production ;
via la maîtrise de l’apport d’eau aux cultures ;
2-Accompagne la filière dans sa globalité, en amont et
• L’adaptation aux changements climatiques à travers en aval du processus de production en facilitant l’accès
l’atténuation des pénuries d’eau ; au savoir, avec (i) en amont, l’accès aux informations
• La réduction de la pollution des ressources en eau sur les intrants, sur les services financiers, au savoir
via l’atténuation du lessivage des engrais et une et à la connaissance liés aux innovations techniques,
meilleure maîtrise des apports d’eau et des engrais ; financières, organisationnelles, et institutionnelles et
• L’atténuation du risque d’intrusion des eaux marines aux bonnes pratiques et innovations émanant des
dans les nappes phréatiques côtières du fait de la professionnels eux-mêmes et (ii) en aval ; l’accès aux
surexploitation de ces nappes. informations sur la valorisation et la commercialisation
des produits, sur la certification, sur les marchés,…
Nouvelle Vision Stratégique du Conseil Agricole
Trois principes directeurs orientent cette stratégie :
Élaborée en 2010 pour accompagner la mise en
œuvre du Plan Maroc Vert, la stratégie nationale du

22
PMV : Orientations, Stratégies
et programmes associés

• La pluralité : à travers l’implication d’acteurs dotés la personnalité morale et de l’autonomie financière,
de missions claires et complémentaires pour assurer l’ONCA est administré par un conseil d’administration
la mise en œuvre concertée d’actions structurées et géré par un Directeur Général.
et efficaces d’une part et la multiplicité des outils, Il est chargé d’appliquer la politique du gouvernement
des canaux et des actions d’autre part ; en matière de conseil agricole à travers notamment :
• L’adoption d’une approche « bottom-up » pour 1- MISSIONS :
assurer un service personnalisé et de proximité ;
L’Office National du Conseil Agricole est chargé
• L’intégration d’outils innovants (réseaux virtuels, sites
d’appliquer la politique du gouvernement en matière
Internet spécialisés, radio, télévision, SMS, centre
de conseil agricole, notamment à travers :
d’appel, bornes interactives…) au système national
d’encadrement et de conseil. Le conseil agricole
Elle s’articule autour de trois axes stratégiques : • Encadrer les agriculteurs en matière de conseil
concernant la lutte contre les maladies affectant les
• La redynamisation du rôle de l’État : plantes et les animaux ;
• Et ce par la mise à la disposition des acteurs d’un • Assister et accompagner les agriculteurs dans leurs
réseau d’entités de conseils agricoles proches et démarches pour leurs permettre d’accéder aux
efficientes ainsi que le développement d’un système encouragements et aides financières prévus par la
global de gestion de la connaissance. législation et la réglementation en vigueur ;
• Le développement du conseil agricole privé : • développer et appliquer les méthodes innovantes
Le dispositif global de conseil agricole sera renforcé en matière de conseil agricole, notamment à travers
par une nouvelle profession de conseillers agricoles les nouvelles technologies de l’information et de
privés à même de compléter l’offre à destination des communication et les supports audiovisuels ;
agriculteurs et des organisations professionnelles. • Assurer un conseil agricole axé sur l’approche genre
• La responsabilisation des agriculteurs, des chambres pour une meilleure promotion de la femme rurale.
d’agriculture et des autres organisations professionnelles : L’accompagnement et l’encadrement des organisations
Les organisations professionnelles, les chambres professionnelles
d’agriculture sont au cœur du dispositif et créent les • Assurer l’accompagnement, l’encadrement et le
passerelles nécessaires pour un conseil agricole utile conseil des professionnels des filières de production
et utilisable. agricole en matière de techniques de production,
Dispositif organisationnel : de valorisation, de commercialisation et de gestion
des exploitations ;
Créé en vertu de la loi 58-12 promulguée par le Dahir
N°1.12.67 du 4 Rabii I 1434 (16 janvier 2013). • Accompagner les professionnels dans la conception
et la réalisation de projets agricoles innovants et
Il est chargé de piloter, de coordonner et de suivre
d’agrégation.
la mise en œuvre de la stratégie du conseil agricole
à l’échelle nationale. Établissement public doté de

23
PMV : Orientations, Stratégies
et programmes associés

Le soutien des actions entreprises par les autres • La production de films pédagogiques de conseil
acteurs de développement agricole agricole ;
• Mener des actions en matière de commercialisation • La production et la diffusion de spots de conseil
d’intrants agricoles ; agricole,
• Contribuer avec les services du Ministère chargé • La production et la diffusion d’émissions et de
de l’Agriculture à la collecte des données relatives programmes télévisuels et radiophoniques de
au secteur agricole ; conseil agricole ;
• Contribuer au suivi des projets de l’agriculture • La mise en place du site institutionnel de l’ONCA
solidaire sur le terrain. www.onca.gov.ma ;
L’interface avec la formation et la recherche • La mise en place des bornes interactives ;
• Assurer les actions de formation continue en matière • La mise à la disposition des conseillers agricoles
de conseil agricole et réaliser des programmes de de dispositifs d’analyses du sol, de l’eau et de
perfectionnement professionnel, notamment par des l’huile, outils de prévention des maladies et outils
conventions avec les organisations professionnelles, de diagnostic ;
les chambres d’agriculture et les institutions nationales • La mise à la disposition des conseillers agricoles
de formation et de recherche ; des moyens de communication (tablettes, GPS)
• Diffuser les résultats de recherches appliquées et les pour leur faciliter l’accès à la base de gestion des
méthodes modernes de production, de valorisation informations agricoles.
et de commercialisation des produits agricoles. • La formation continue des conseillers agricoles
2- AXES D’INTERVENTION • Le développement des compétences des conseillers
Pour faciliter l’accès à l’information et à la connaissance, agricoles, axe majeur de l’intervention de l’ONCA,
les services de conseil agricole recourront aux différents par l’exécution d’un plan de formation pluriannuel
canaux et supports innovants afin de diversifier les répondant aux besoins réels des bénéficiaires ;
moyens de communication et de conseil et de toucher • Le renforcement et le suivi continu des compétences
le plus grand nombre d’agriculteurs et agricultrices, des conseillers agricoles publics.
à travers :
L’Office National du Conseil Agricole évolue dans un
La mise en place de nouveaux canaux de conseil environnement porteur d’opportunités de partenariats
agricole et de coopération.
• La mise en place des écoles aux champs (FFS) ; En cohérence avec ses prérogatives, particulièrement
• L’organisation de manifestations et activités agricoles ; en ce qui concerne l’accompagnement et l’encadrement
des professionnels, l’ONCA établi des conventions de
• L’organisation de programmes agricoles avec nos
partenariat avec les principaux acteurs du dispositif de
différents partenaires ;
conseil agricole pour garantir une complémentarité et

24
PMV : Orientations, Stratégies
et programmes associés

une mutualisation des moyens et ressources mobilisés • Les fournisseurs d’intrants ;


et/ou mobilisables par ces acteurs. • Les cabinets publics et privés ;
L’ONCA renforce aussi ses activités en établissant • Les autres intervenants tels que les partenaires
plusieurs conventions de coopération avec des du MAPM (Directions Centrales de Départements
organisations et organismes internationaux concernant concernés, ADA...), les agriculteurs et les organisations
des projets de coopération technique, et principalement internationales.
pour développer les capacités et les compétences
• Le fonctionnement global découle de la répartition,
des ressources humaines et promouvoir l’utilisation
ci-après, des missions :
des nouveaux canaux de diffusion de l’information.
• L’État joue un rôle central dans la définition des
3- ORGANISATION
orientations stratégiques ainsi que dans la planification
Une organisation dédiée aux agriculteurs et l’exécution d’une partie du conseil agricole.
L’Office National du Conseil Agricole est conçu pour Elle régule et stimule le développement du Conseil
répondre aux missions du conseil agricole, à travers Agricole Privé tout en restant garant d’un service
une organisation régionale, provinciale et locale : Public de proximité aux agriculteurs.
• 12  Directions régionales ; • Les autres intervenants publics et privés assurent
l’échange d’informations et d’expériences et l’exécution
• 50 Services provinciaux ;
d’actions de conseil agricole et d’accompagnement
• 300 Centres locaux de conseil agricole des agriculteurs dans leurs projets.
Dispositif de gestion des connaissances : Accompagnement de l’Enseignement Supérieur Agricole :
Il repose sur une pleine contribution de multiples L’Enseignement Supérieur Agricole public est actuellement
acteurs publics et privés aux différents niveaux, dont dispensé par trois établissements exerçant sous la tutelle
notamment : du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime.
• Le centre des ressources du pilier II du PMV (CRP2) ; Ces établissements sont l’Institut Agronomique et
• Les chambres d’agriculture régionales (12) ; Vétérinaire Hassan II à Rabat (IAV Hassan II) et son
• Les instituts de recherche et de formation, à savoir : Complexe Horticole d’Agadir (CHA), l’École Nationale
l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA), d’Agriculture de Meknès (ENA) et l’École Nationale
l’Institut Agronomique et Vétérinaire (IAV) Hassan II, Forestière d’ingénieurs à Salé (ENFI).
l’École Nationale de l’Agriculture de Meknès (ENA) et De par le décret n°2.03.201 du 22 Rabia 1er 1427 (21
l’École Nationale Forestière d’Ingénieurs (ENFI) qui avril 2006), ces établissements sont retenus parmi
se sont constitués en un Consortium pour fédérer les ceux ne relevant pas de l’Université. Ils se trouvent,
efforts des chercheurs au niveau national. à ce jour, assujettis à leurs textes spécifiques et aux
• Les Organisations professionnelles (OP) et les dispositions de la loi N° 01.00 portant organisation de
Interprofessions (IP). l’Enseignement Supérieur.

25
PMV : Orientations, Stratégies
et programmes associés

Conformément à l’article 37 de cette loi et dans le cadre permettre aux jeunes élèves de s’ouvrir sur le milieu
de la mise en œuvre de la stratégie de formation et de agricole et d’assimiler ses particularités sociales,
recherche agricoles lancée en 2013, par le Ministère de culturelles et économiques et de leur faire acquérir
l’Agriculture et de la Pêche Maritime, un projet de loi est les connaissances techniques afin de poursuivre
en cours d’élaboration, visant le regroupement de ces des études en agriculture. Il est assuré par 8 lycées
établissements en pôle polytechnique d’enseignement préparant le baccalauréat en sciences agronomiques
supérieur agricole. et 30 collèges ruraux assurant l’enseignement de la
Les objectifs stratégiques du pôle polytechnique sont : Technologie Agricole.
• Bénéficier des avantages accordés à l’université, • La formation par apprentissage pour l’insertion sociale
notamment, des missions plus larges, des modalités et professionnelle des jeunes ruraux déscolarisés
de création et de fonctionnement similaires à celles ou ayant achevé l’alphabétisation fonctionnelle. Elle
des universités ; est dispensée par l’ensemble des établissements
de formation professionnelle agricole qui assurent
• Accorder un niveau de représentation plus élevé au
annuellement la certification de 10000 jeunes dans
niveau des organes d’orientation et de coordination
20 métiers.
de l’enseignement supérieur ;
Accompagnement de la recherche et du développement
• Permettre une meilleure visibilité à l’échelon national,
agricole :
régional et international, de plus grandes capacités
d’action et une meilleure rationalité dans l’utilisation Les programmes de recherche et développement (R&D)
des moyens. menés, notamment par l’INRA, qui est l’institution nationale
ayant pour mission d’entreprendre les recherches
Renforcement de l’enseignement technique et de la
ainsi que la R&D pour le développement agricole.
formation professionnelle agricole :
C’est une institution déconcentrée et représentée
Le système de l’enseignement technique et de la au niveau régional par 10 Centres Régionaux de
formation professionnelle agricole, dont la vocation la Recherche Agronomique(CRRA) couvrant les
est l’accompagnement du déploiement du PMV, est différents agrosystèmes et disposant de 23 domaines
constitué de : expérimentaux. L’INRA accompagne le PMV sur le plan
• La formation professionnelle agricole qui vise à Recherche et R&D alors que L’IAV Hassan II, l’ENA et
améliorer la technicité et la compétitivité des entreprises l’ENFI l’accompagnent via la formation de base et la
et exploitations agricoles par la satisfaction de formation-recherche. Les domaines d’activités de R&D
leurs besoins en ressources humaines qualifiées, concernent les domaines transverses et les filières de
de niveaux techniciens spécialisés, techniciens et production et principalement :
ouvriers qualifiés. Elle s’appuie sur un réseau de 52 • La préservation des ressources naturelles, l’eau, le
établissements répartis sur toutes les régions du sol et la biodiversité animale et végétale notamment
pays et où sont dispensées 24 filières de formation par la biotechnologie ;
correspondant aux choix prioritaires du PMV.
•L
 ’analyse de l’intégration des changements climatiques
• L’enseignement technique agricole qui vise à et de la gestion des risques dans la prévision des

26
PMV : Orientations, Stratégies
et programmes associés

productivités et dans l’adaptation et la résilience des des politiques agricoles, des filières et l’évaluation
filières de production et des systèmes d’élevage et de l’impact pour le développement de l’agriculture
des parcours ; et de l’élevage.
• La caractérisation agro-écologique du milieu naturel ; • La promotion et la diffusion des résultats de la
• la création de variétés à haut potentiel de production, recherche avec la participation des divers partenaires,
moins exigeantes en eau et résistantes ou tolérantes utilisateurs et clients de la recherche.
aux maladies ; Conseil Agricole Privé
• L’amélioration de la productivité et de la diversification Le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime
des productions agricoles dans les domaines suivants : a mené plusieurs chantiers de réformes notamment
- La production végétale : elle porte notamment sur celui de la régulation de la profession du conseiller
les filières céréales, légumineuses alimentaires, agricole. Ainsi, la loi 62-12 relative à l’organisation
oléagineux annuels, plantes fourragères, agrumes, de la profession de conseiller agricole a été élaborée
olivier, palmier-dattier, arbres fruitiers, cultures par le Département de l’Agriculture et publiée au BO
maraîchères et petits fruits rouges, betterave sucrière, n° 6259-26 du 26 rajab1435 (26 mai 2014). Cette loi
arganier, plantes médicinales et aromatiques,la définit le cadre juridique pour la pratique d’un consulting
vigne, et autres produits Terroirs (cactus, safran, rationnel, opérationnel et vecteur d’innovations et de
rosier, caroubier…) et l’agriculture biologique. changements positifs.
- La production animale : elle cible particulièrement La loi 62-12 se fixe comme objectifs de :
les filières bovine, ovine, caprine, cameline, avicole • professionnaliser l’activité d’encadrement et préparer
et apicole et se fait, le cas échéant, en intégrant l’émergence d’un corps de conseillers agricoles et
la gestion durable des ressources naturelles dans de consulting opérationnel et efficace ;
les zones de parcours.
• encourager l’organisation des producteurs et des
• L’amélioration des performances des filières portent filières de production et favoriser la prise en charge du
sur l’amélioration génétique et des techniques de développement agricole par les acteurs concernés ;
production et de protection intégrées et durables.
• développer les opportunités d’emploi pour les lauréats
Ceci inclus la gestion de la fertilité des sols, des
des établissements de l’enseignement supérieur et
eaux pluviales et d’irrigation et la lutte contre les
de la formation professionnelle agricole ;
fléaux biotiques et abiotiques.
• mettre en place un relais de l’État dans un cadre
•L
 ’amélioration de la qualité des produits de l’agriculture
contractuel, pour l’encadrement des producteurs et
et la valorisation des produits à faible valeur marchande
des organisations professionnelles agricoles.
et ceux de terroir.
Le décret d’application n° 2.14.527 s’inscrit dans le
• Les études de la typicité de produits du terroir et
cadre de la mise en œuvre des dispositions prévues
le renforcement des procédures de production et
par cette loi, il est publié au BO n° 6334 du 12 février
de valorisation.
2015, ce décret précise et renvoi aux arrêtés établis
• Les études économiques et sociales de base pour par le MAPM et qui concernent :
l’analyse des efficiences des systèmes de production,

27
PMV : Orientations, Stratégies
et programmes associés

•L
 a liste des établissements pour l’obtention du certificat Ainsi, à titre d’illustration, la loi 04-12 sur l’agrégation
habilitant à exercer la profession de conseiller agricole ; comporte :
• Le modèle du CV ; • Une définition juridique des principes de base de
• Le modèle de la déclaration sur l’honneur ; l’agrégation ;
• Le modèle de l’agrément ; • L’établissement des bases pour la sécurisation de la
relation entre les agrégateurs et les agrégés ;
• Le modèle du registre ainsi que les conditions de
sa tenue, • L’énoncé des clauses obligatoires des contrats d’agrégation ;
•L
 a désignation de trois (03) professionnels représentant • La définition des mécanismes et des instances de
trois filières de production agricoles pour une période règlement de différends ;
de trois ans. • La définition du cadre de régulation incombant à l’État.
• Le modèle des statuts-type de l’association et de la
fédération professionnelle des conseillers agricoles. Pour ce qui est de la loi sur l’interprofession, celle- ci œuvre pour
Les agréments sont délivrés aux conseillers agricoles l’organisation des opérateurs de l’ensemble des composantes
(personne physique ou personne morale) par le Ministère d’une même filière (production, valorisation et commercialisation)
de l’Agriculture et de la Pêche Maritime. autour d’une vision unifiée et concertée. Elle vise aussi à conjuguer
La demande d’agrément est adressée à M. le Ministre les efforts des intervenants dans des domaines clés, tels que
de l’Agriculture et de la Pêche Maritime et doit être l’encadrement, la recherche, le transfert de technologie, la
déposée avec l’ensemble du dossier auprès de la diffusion de l’information et la promotion des produits.
Direction de l’Enseignement, de la Formation et de la Les principales dispositions issues du cadre juridique sont
Recherche ou lui est envoyée par lettre recommandée développées dans la suite du document, notamment, au
avec accusé de réception. niveau de son chapitre 4.
Les pièces constitutives du dossier de demande Atouts du secteur agricole marocain
d’agrément et les modèles à respecter sont précisés dans
Le secteur agricole marocain a toujours eu un rôle
le décret d’application suscité et arrêtés correspondants.
économique et social de premier plan. Le PMV, ayant
MISE À NIVEAU DU CADRE JURIDIQUE DU SECTEUR notamment retenu de renforcer ses points forts et de
AGRICOLE dépasser ses principaux handicaps endogènes, a œuvré
Le déploiement du PMV et des programmes structurants activement au renforcement et à la démultiplication
associés s’accompagne d’une mise à niveau du cadre des atouts dudit secteur en intégrant, entre autres,
juridique du secteur agricole. Celle-ci s’opère à travers ceux suivants :
la révision des textes existants, lorsque cela s’avère • Des avantages comparatifs avérés dans plusieurs
nécessaire, et par l’adoption de nouveaux textes, filières de production ;
tels que les textes relatifs aux subventions et aides •L
 ’existence de structures agricoles et agro-industrielles
de l’État, aux Partenariats Public-Privé, aux contrôles pouvant servir de modèles réussis, tels que la COPAG,
appliqués, aux autorisations et agréments requis aux la COSUMAR, l’ANOC…
SDOQ ainsi que sur l’agrégation et l’interprofession.

28
PMV : Orientations, Stratégies
et programmes associés

Atouts et Potentiel d’Investissement


dans le Secteur Agricole

•L
 a réalisation d’aménagements de taille pour l’irrigation • Dans l’amont, au niveau de la production et, le cas
liés aux barrages et à la grande Hydraulique, en échéant, via des projets de Partenariat Publique Privé ;
général ; • Au niveau de l’aval, en termes de valorisation de la
• Une diversification des spéculations végétales issue production et/ou sa commercialisation ;
de l’introduction de nouvelles cultures à rentabilité •V
 ia des activités de support, telles que l’agrofourniture,
élevée, telles que les plantations fruitières, les cultures la recherche et développement et le conseil agricole.
fourragères et maraîchères, et par l’amélioration des
En effet, le PMV prévoit un investissement global de
techniques et des facteurs de production ;
147 MdMAD, sur 10 ans, autour d’une Offre Agricole
• La domestication de nouvelles espèces locales et Maroc.
exotiques aromatiques et médicinales ;
L’offre en question, se voulant bien ciblée, est associée à
• La compétitivité des coûts de revient des activités des mesures incitatives, à l’instar de celles développées
agroalimentaires liée directement à celle des intrants, dans la troisième partie du guide.
de la main-d’œuvre et différents autres facteurs de
Les principaux projets d’investissement sont recensés
production ;
au niveau des 12 PAR établis en déclinaison régionale
• Les avantages fiscaux et douaniers accordés par l’État ; du PMV. Lesdits projets sont inscrits dans une optique
• Le trend haussier que connaissent les prix des globale d’augmentation des niveaux de production
produits agricoles sur les marchés internationaux ; des filières identifiées, d’amélioration de la qualité et
•L
 e fort potentiel du marché national, associé notamment des conditions de commercialisation de la production,
à la croissance démographique, à l’amélioration du d’augmentation du niveau de valorisation de l’eau
niveau de vie et aux habitudes de consommation ; d’irrigation avec, en toile de fond, des impacts positifs
chiffrés sur la création de la valeur ajoutée et des
• Une demande internationale croissante sur certains
emplois.
produits agricoles marocains, de base ou transformés,
permettant de renforcer le marché à l’export. Le tableau qui suit indique, par région, le nombre de
projets prévus au niveau du pilier I et du pilier II du
Potentiel d’investissement dans le secteur agricole :
PMV et précise les investissements requis pour leur
Le secteur agricole marocain, grâce notamment au réalisation ainsi que pour la concrétisation des actions
PMV, offre aux opérateurs économiques (agriculteurs transverses projetées
individuels ou regroupés, entre autres, dans des Par ailleurs, pour une intégration accrue du secteur
projets d’agrégation, entreprises spécialisées, groupes agroindustriel et afin d’œuvrer au renforcement de
nationaux et internationaux…) d’importantes opportunités la compétitivité de ses entreprises et d’accroître
d’investissement à tous les niveaux de la chaîne de leur valeur ajoutée ainsi que pour disposer de sites
valeur agricole : privilégiés pour l’accueil de l’investissement dans la

29
PMV : Orientations, Stratégies
et programmes associés

transformation et la valorisation des produits agricoles,


six agropoles sont prévus dans les grandes régions
agricoles du pays.
En outre, l’investissement dans la commercialisation des
intrants et des produits agricoles est également porteur,
tel que le relate la cinquième partie du guide. À titre
d’illustration, le potentiel d’évolution de l’agrofourniture
est important eu égard aux évolutions escomptées,
telles que relatées dans les tableaux suivants :
Pour les facteurs de production :

Irrigation + 350% De 154 000 à 692 000 ha


localisée
Utilisation + 78 % De 0,9 à 1,6 million de
d’engrais t /an
Mécanisation + 53 % 55 000 à 84 000 tracteurs
Pour le matériel végétal :

Utilisation de + 144 % De 0,7 à 1,8 million de


semences quintaux /an
Utilisation des + 40 % + 128 millions d’arbres
plants

30
Atouts et Potentiel d’Investissement
dans le Secteur Agricole

31
32
Caractéristiques du secteur agricole

33
Ressources Naturelles

SURFACE AGRICOLE UTILE (SAU) niveau national.


D’une superficie de près de 8,7 millions d’hectares, Pour changer cette situation, le PMV a prévu l’augmentation
la SAU est forte d’une richesse en systèmes agro- de la productivité de la céréaliculture et une reconversion
climatiques qui lui permet de produire une très large partielle des terres vers des utilisations plus créatrices
gamme de produits agricoles. de valeur ajoutée, notamment celles de l’arboriculture
fruitière. Ce choix est d’autant plus conforté par
L’importance de la superficie occupée par la céréaliculture
l’importance des différentiels de rentabilité entre les
ainsi que celle en jachère, comme relatée dans le
filières. En effet, alors que les céréales occupent près
graphe suivant, témoignent des énormes possibilités
de la 65% de la SAU, celles-ci ne participent au PIBA
d’intensification et de reconversion des cultures au
qu’à hauteur de 19%. Par contre, le maraîchage, avec
seulement 3% de la SAU, contribue à près de 13%
10% du PIBA.
1% Toutefois, l’emploi des terres reste largement conditionné
2% par le climat. En effet, près de 80% du territoire
4% national est en zones sèches ou désertiques, avec
des précipitations moyennes annuelles n’excédant
3% pas 250 mm, et moins de 10 % se trouve dans les
zones subhumides et humides, avec des précipitations
4% moyennes annuelles dépassant 500 mm.
CLIMAT
11%
Le Maroc est caractérisé par un climat très différent
65% selon les zones. En effet, celui-ci est tempéré dans le
littorale alors qu’il est désertique dans le sud et l’est
du pays. Ainsi, le climat est marqué par plusieurs
nuances : méditerranéen au nord, océanique à l’ouest,
Utilisation de la SAU en % continental à l’intérieur des terres et saharien au Sud.
De plus, le climat varie selon les saisons.
(Source : L’agriculture en chiffre 2010)
La position géographique particulière du Maroc lui
confère également une palette de bioclimats très
Jachère
variée, allant de l’humide et du subhumide au saharien
Oléagineuse et désertique en passant par l’aride, le semi-aride et le
Culture Industrielle climat de haute montagne dans le Rif, le Moyen et le
Culture fourragère Haut Atlas où les altitudes dépassent respectivement
Maraîchage 2 500 m, 3 000 m et 4 000 m. De ce fait, les précipitations,
Légumineuses
Plantations fruitières
Céréales

34
Ressources Naturelles

d’une façon générale, décroissent du nord au sud


et sont seulement plus importantes sur les massifs Barrage Capacité
montagneux où elles atteignent 2000 mm dans le millions (m3)
Rif. Elles sont inférieures à 150 mm dans les régions
présahariennes et sahariennes. Aussi, les températures Complexe Sebou 4 946
moyennes annuelles minimales varient de 5°C à 15°C Mansour Eddahbi 445
selon les régions avec des minimas absolus négatifs
particulièrement dans les régions montagneuses et Moulay Youssef 150
celles avoisinantes. Les températures maximales Hassan Addakhil 321
peuvent atteindre 45°C dans le centre du pays et 103
Moulay Abdellah
dépasser 50°C à l’intérieur des régions sahariennes.
Mokhtar Soussi 49
RESSOURCES HYDRIQUES
Oued El Makhazine 699
Le Maroc bénéficie d’avantages naturels qui lui
assurent de bonnes disponibilités en eau : un vaste Complexe sur Oued Za 841
château d’eau atlasique, des fleuves pérennes comme Bin El Ouidane 1 243
l’Oum Erbia, le Sebou, la Moulouya, le Tensift et
d’importantes nappes souterraines. Toutefois, le El Kansera 221
contexte hydrologique du pays est influencé par une M.B.A. Al Khattabi 20
irrégularité annuelle et une variabilité interannuelle très
Lalla Takerkoust 54
marquées des précipitations et une hétérogénéité de
leur distribution spatiale. Aoulouz 108
Par ailleurs, le potentiel hydraulique mobilisable est Hassan 1er - Sidi Driss 245
estimé à 22 milliards de m3, avec 18 milliards de m3
Al Massira - Ahmed El Hansali 3 506
issus des eaux superficielles et 4 milliards de m3
provenant des eaux souterraines. Youssef Ben Tachfine 302
Pour mobiliser ces ressources, le Maroc a édifié Abdelmoumene 201
13 systèmes de transfert d’eau et 139 grands barrages,
dont 17, figurant dans le tableau suivant, sont destinés
uniquement à l’usage agricole, et ce pour une capacité
de retenue totale de près de 17,5 milliards de m3.

35
Ressources Naturelles

Bien qu’elle ne concerne que 16% de la SAU, l’irrigation du territoire national et dont la superficie peut varier
est l’utilisateur principal de l’eau au Maroc (80% des de quelques dizaines à quelques milliers d’hectares.
eaux mobilisées). Le potentiel des terres irrigables L’aménagement de la PMH est assuré par l’État en
s’élève à 1 664 000 ha dont 1 364 000 ha d’irrigation impliquant les bénéficiaires dans le cadre d’une
pérenne et 300 000 ha d’irrigation saisonnière et approche participative.
d’épandage des eaux de crue.
L’Irrigation Privée (IP) : les aménagements hydro-
Par ailleurs, la superficie totale équipée pour l’irrigation agricoles réalisés par le secteur privé portent sur
a atteint 1 458 130 ha, dont 1 016 700 ha de périmètres près de 441 430 ha.
aménagés par l’État.
Le graphe donné, ci-après, indique la répartition des
Ceci est la résultante d’importants investissements superficies cultivables enregistrée fin 2011 :
publics portant sur les programmes d’irrigation et qui ont
ainsi représenté entre 43% et 77% des investissements
9%
publics alloués à l’agriculture durant les décennies
1970, 1980 et 1990. À ce sujet, il est à noter que sur 6%
la période 1965 - 2007, le Maroc a investi près de 33 4%
Md MAD pour la réalisation les aménagements hydro- Bour
agricoles, dont plus de 87% dans les zones de GH.
Grand
Les principaux types d’irrigations prévalant au Hydraulique
Maroc sont comme suit :
Irrigation privée
La Grande Hydraulique (GH) : correspondant à un
PMH
potentiel irrigable pérenne de 880 000 ha, elle concerne 81%
les neuf grands périmètres suivants : Moulouya, Loukkos, Répartition des superficies cultivables(en %)
Gharb, Doukkala, Haouz, Tadla, Souss-Massa, Tafilalet (Source : L’agriculture en chiffre 2012, MAPM)
et Ouarzazate. L’eau d’irrigation provient principalement
des barrages. L’aménagement hydro-agricole et la
gestion des infrastructures d’irrigation sont confiés Il est à noter que le secteur de l’agriculture irriguée
aux ORMVA. contribue en moyenne à 45% du PIBA et à près de 99%
pour la production de sucre, 82% pour le maraîchage,
La Petite et Moyenne Hydraulique (PMH) : elle couvre 100% pour les agrumes, 75% pour les fourrages et
un potentiel irrigable évalué à 484 000 ha d’irrigation 75% pour le lait. En outre, il assure près de 120 millions
pérenne et 300 000 ha d’irrigation saisonnière et de journées de travail par an, soit environ 1,65 million
par épandage d’eau de crues. Il s’agit d’un nombre d’emplois dont 250 000 permanents.
important de périmètres répartis sur la quasi-totalité

36
Filières de Production Agricole

Le secteur agricole marocain est marqué par certaines pour concrétiser l’engagement et la détermination
filières végétales et animales disposant d’un poids du MAPM et des professions concernées à œuvrer
socio-économique important. ensemble pour la mise à niveau et le développement
Afin d’exploiter pleinement les atouts des filières du des principales filières.
secteur agricole marocain, les pouvoirs publics et Les fiches données, ci-après, présentent notamment
les professions agricoles concernées ont convenu la situation de référence ainsi que les objectifs fixés,
d’entreprendre de vastes programmes de mise à niveau. les axes de mise à niveau prévus, les investissements
Dans ce cadre 19 contrats programmes aux objectifs requis et les principaux engagements pris par les
clairs, globaux et cohérents ont été signés depuis 2008 parties concernées.

37
Filières de Production Agricole

Filières concernées :

Agrumes
Situation de référence
• Une superficie couverte de 85 000 ha et une production moyenne de 1 300 000 t par an ;
• 13 000 agriculteurs employés, 21 millions de journées de travail par an, réparties en 12 millions au niveau des vergers et
9 millions au niveau de l’industrie de conditionnement ;
• Exportations d’agrumes oscillant autour d’une moyenne de 540 000 t par an, pour un équivalent de 3 Md MAD de
devises par an.
• Système de commercialisation disparate, avec uniquement la branche des exportations qui est relativement organisée.
Objectifs
• Améliorer la compétitivité de la filière agrumicole ;
• Atteindre à l’horizon 2020 une superficie de 105 000 Ha et une production totale de l’ordre de 2,9 millions de t, dont
1,3 million de t destinées à l’exportation.
Axes de mise à niveau
• Développement du patrimoine agrumicole : renouvellement et extension des plantations, équipement en système de
Micro-irrigation et incitation à l’agrégation ;
• Amélioration de la valorisation de la production ;
• Développement de la commercialisation à travers le développement et la promotion des exportations et la restructuration
du marché intérieur ;
• Développement des conditions cadres de la filière : Renforcement de l’organisation professionnelle, renforcement de la
recherche pour répondre aux besoins de la filière et renforcement de la formation et de l’encadrement
Investissements
Investissement global : 9 Md MAD
Principaux engagements de l’état
• Contribution à la définition des plans d’actions pour la filière ;
• Soutien aux programmes de plantations, d’installation des systèmes de micro irrigation et de la valorisation de la
production ;
• Révision du cadre incitatif relatif à la diversification des marchés et financement des campagnes de promotion des
exportations.
• Contribution au développement de la recherche-développement et formation
Principaux engagements de la profession
• Évolution du patrimoine agrumicole national à 105 000 ha à l’horizon 2020 contre une superficie de 85 000 ha en 2009 ;
• Équipement, d’ici 2020, à 85% de la superficie agrumicole par des systèmes d’irrigation localisés afin de réaliser une
économie d’eau d’irrigation de 150 000 000 m3 ;
• Mise en place de l’interprofession agrumicole, renforcement de l’encadrement des producteurs et encouragement de la
recherche ;
• Contribution à la diversification et à la promotion des exportations ;
• Mise en application des normes qualité des fruits commercialisés sur le marché intérieur.
Données sur le contrat programme signé
Période couverte : 2009 - 2018.
Signataires représentants la profession : Association des Producteurs d’Agrumes au Maroc (ASPAM), Maroc Fruit Board (MFB)
et Fresh Fruit (FF).

38
Filières de Production Agricole

Olivier
Situation de référence
• Avec près de 680 000 ha, elle représente plus de 55% de l’espace arboricole national ;
• Filière participant à hauteur de 5% dans la formation du PIBA et à hauteur de 15% dans les exportations
agroalimentaires nationales ;
• 100 000 emplois permanents pour près de 400 000 exploitations agricoles ;
• Grandes et moyennes exploitations représentant près de 6% du total et une productivité moyenne entre 1,5 et 2,5 t/ha ;
• Secteur traditionnel comptant près de 16 000 mâasras pour une capacité de 170 000 t ;
• Secteur moderne de transformation des olives comptant 700 unités de trituration, ayant une capacité globale d’environ
700 000 t.
Objectifs
• Etendre la culture de l’olivier sur une surface de 1 220 000 ha contre 680 000 ha en 2009, cela pour une production d’olives de
2,5 millions t d’ici 2020 contre 700 000 t en 2009 ;
• Accroître la consommation interne en huiles d’olives et en olives de table pour arriver respectivement à 4 kg/ Personne/An
et 5 kg/Personne/An ;
• Produire 170 millions de plants certifiés entre 2009 et 2020 ;
• Rehausser les volumes exportés pour atteindre, à terme, 120 000 t en huile d’olive et 150 000 t en olives de tables ;
• Créer 200 000 emplois permanents supplémentaires.
Axes de mise à niveau
• Développement de la production et de la qualité selon un modèle intégré ;
• Garantie d’une valorisation forte et pérenne ;
• Amélioration des conditions cadres de la filière.
Investissements
Investissement global : 29,5 MdMAD
Principaux engagements de l’état
• Instauration d’un cadre légal pour l’agrégation qui préserve l’équité entre agrégateurs et agrégés ;
• Révision à la hausse du montant de la prime d’investissement pour la conduite en irrigation localisée, la conduite en irrigation
autre que localisée et le bour ;
• Encouragement des exportations de l’huile d’olive en accordant une aide de 2000 MAD/t pour une période maximale de 10 ans.
Principaux engagements de la profession
• Concrétisation des projets d’agrégation productiviste oléicole lancés par le gouvernement ;
• Équipement des vergers oléicoles en systèmes d’irrigation sur 136 000 ha ;
• Réhabilitation des oliviers sur une surface de 300 000 ha et augmentation de 200% de la capacité de trituration pour atteindre 2
200 000 t/an ;
• Amélioration significative du rapport qualité/prix ;
• Mise en place de partenariats avec les ‘’Private Label operators’’ au niveau des marchés traditionnels et positionnement
stratégique pour capter la croissance aux USA
Données sur le contrat programme signé
Période couverte : 2009 - 2020.
Signataires représentants la profession : Fédération Interprofessionnelle Marocaine de l’Olive (INTERPROLIVE).

39
Filières de Production Agricole

Palmier - Dattier
Situation de référence
• Une activité qui contribue entre 20 à 60% à la formation du revenu agricole pour plus de 1,4 million d’habitants ;
• Une superficie couverte de l’ordre de 48 000 ha pour un effectif total de 4,8 millions de pieds ;
• Une palmeraie nationale d’une des plus riches dans le monde, avec plus de 220 variétés ;
• Des défis à relever liés au traitement des effets dévastateurs des cycles de sécheresse et de diverses maladies.
Objectifs
• Créer de nouvelles plantations à l’extérieur des palmeraies pour 17 000 ha ;
• Réhabiliter et reconstituer les 48 000 ha de palmeraies existantes ;
• Produire 160 000 t et 185 000 t de dattes en 2020 et 2030 contre 90 000 t en 2010 ;
• Renforcer les disponibilités nationales de vitro plants pour porter la production moyenne à 300 000 t entre 2010 et
2020 ;
• Valoriser un tonnage global de 110 000 t en 2020, soit près de 70% de la production attendue à l’horizon 2020, dont 70
000 t en dattes fraîches conditionnées, 20 000 t en produits transformés et 20 000 t en aliments de bétail ;
• Développer les exportations pour atteindre 5 000 t en 2020 et 10 000 t contre des quantités négligeables en 2010
Axes de mise à niveau
• Rehaussement des capacités de production de souches et de vitro plants de palmier-dattier ;
• Engagement dans les voies de développement durable, de l’amélioration de la qualité et de la valorisation de la
production ;
• Amélioration des conditions cadres de la filière
Investissements
Investissement global : 7,7 Md MAD
Principaux engagements de l’État
• Mise en place de projets d’agrégation productivistes et réalisation de projets sociaux de reconstitution de palmeraies ;
• Contribution à la valorisation et à la structuration de la commercialisation de la production ;
• Promotion des exportations.
Principaux engagements de la profession
• Réponse aux exigences techniques et phytosanitaires par les infrastructures et les moyens techniques adéquats ;
• Sensibilisation et mobilisation des coopératives agricoles et unions aux différents programmes ;
• Amélioration significative du rapport qualité-prix et diversification de l’offre.
Données sur le contrat programme signé
Période couverte : 2010 - 2020.
Signataires représentants la profession : Fédération Interprofessionnelle Marocaine des Dattes (FIMD).

40
Filières de Production Agricole

Maraîchage de primeurs
Situation de référence
• Une superficie moyenne occupée de 260 000 ha.
• Une production d’environ 7 millions t en trois sous filières : cultures maraîchères de saison (5,2 millions t), primeurs
(1,7 million t) et cultures pour l’agro-industrie (140 000 t) ;
• Près de 60 millions de journées de travail (50 millions au niveau de la production et 10 millions dans le
conditionnement), soit l’équivalent de 200 000 emplois permanents.
Objectifs
• Développer la production autour de projets productivistes ;
• Créer des débouchés de la filière sur le marché national et à l’export ;
• Améliorer les conditions cadres de la filière ;
• Produire de 3 à 3,5 millions t de primeurs, dont 1,7 million t pour l’exportation à l’horizon 2020.
Axes de mise à niveau
• Développement de la production autour de projets à haute valeur ajoutée (de 70 à 150 projets, dont plus de 50 identifiés
dans le cadre des PAR) ;
• Développement de débouchés pour la filière ;
• Amélioration des conditions cadres de la filière.
Investissements
Investissement global : 21 MdMAD
Principaux engagements de l’État
• Prise en charge de 10% des coûts d’installations de nouvelles serres, à travers le FDA ;
• Réalisation d’études pour la mobilisation de l’eau d’irrigation dans la région Souss-Massa-Draa et soutien des systèmes
d’irrigation à économie d’eau ;
• Appui à la commercialisation et promotion des exportations à travers la négociation d’accords avec les pays
partenaires ;
• Mise en place de l’interprofession maraîchère, encadrement et formation des producteurs.
Principaux engagements de la profession
• Réalisation d’un programme d’extension des serres sur une superficie de 12 400 ha ;
• Rationalisation de l’utilisation de l’eau d’irrigation sur une superficie de 28 000 ha. L’objectif visé à terme est de
généraliser le système d’irrigation localisée à 100% de la superficie primeurs ;
• Valorisation de la production à travers l’adoption de systèmes de certification de qualité au niveau de la production et
du conditionnement ainsi que par le biais de la mise à niveau des stations de conditionnement existantes ;
• Réalisation d’une étude de faisabilité relative aux perspectives de commercialisation aussi bien à l’exportation que sur
le marché national ;
• Amélioration de la productivité et de la qualité de la production maraîchère à travers le renforcement de l’encadrement
des producteurs.
Données sur le contrat programme signé
Période couverte : 2009 - 2020.
Signataires représentants la profession : Association Marocaine des Producteurs et Producteurs
Exportateurs de Fruits et Légumes (APEFEL), Association des Producteurs Exportateurs de Maraîchages et Primeurs du
Maroc (ASPEM) et Association Marocaine des Conditionneurs Exportateurs des Fraises (AMCEF).

41
Filières de Production Agricole

Semences
Situation de référence
• Un chiffre d’affaires annuel de 600 MMAD contre un chiffre d’affaires potentiel de 2,7 MdMAD ;
• Un pilier principal pour la mise à niveau du secteur agricole à travers la diffusion des progrès de la génétique et la lutte
efficace contre certaines maladies.
Objectifs
• Améliorer le taux d’utilisation des semences certifiées pour l’ensemble des espèces végétales pour atteindre
notamment 45% pour les céréales, 10% pour les légumineuses, 31% pour les fourrages et 100 % pour les betteraves à
sucre, les cannes à sucres et le maïs ;
• Augmenter la part de la production nationale en semences certifiées, principalement, pour les cultures maraîchères.
Axes de mise à niveau
• Renforcement et sécurisation des capacités de multiplication des semences ;
• Développement et amélioration des conditions de commercialisation et des programmes de recherche ;
• Harmonisation de la réglementation et renforcement des contrôles ;
• Déploiement d’efforts pour l’encadrement de la filière et l’organisation de la profession.
Investissements
Investissement global : 765 MMAD.
Principaux engagements de l’État
• Aide à la mise en œuvre des projets d’agrégation prévus dans les PAR ainsi que des grands projets semenciers ;
• Développement et amélioration des conditions de stockage et de commercialisation ;
• Attribution d’une enveloppe globale de 150 MMAD pour le soutien de la filière semencière ;
• Renforcement de la recherche et des programmes de protection des ressources phyto-génétiques nationales ;
• Création d’un centre technique national des semences ;
• Mobilisation d’une enveloppe additionnelle de 75 MMAD pour la formation et la recherche.

Principaux engagements de la profession


• Incitation des investisseurs nationaux et internationaux à investir dans la filière ;
• Réalisation des investissements nécessaires au renforcement des capacités de stockage et de conditionnement ;
• Harmonisation de la réglementation avec les normes internationales ;
• Prise en charge des activités liées aux essais d’évaluation.
Données sur le contrat programme signé
Période couverte : 2009 - 2020.
Signataires représentants la profession : Association Marocaine des Multiplicateurs de Semences (AMMS) et Association
Marocaine de Semences et Plants (AMSP).

42
Filières de Production Agricole

Arbres fruitiers
Situation de référence
• Une superficie globale occupée de plus de 265 000 ha ;
• Une production moyenne annuelle de l’ordre de 884 000 t ;
• Une large gamme d’espèces arboricoles (amandier, pommier, abricotier, prunier, pêcher et nectarinier) occupant plus de
95% de la superficie nationale ;
• Des exportations portant notamment sur les abricots, prunes, pêches et nectarines précoces ;
• Près de 165 000 emplois permanents ;
• Une chaîne de valeur caractérisée, en amont, par une large gamme d’espèces arboricoles, par un secteur de
production à prédominance de plantations conduites en extensif et, en aval, par des unités de valorisation constituées
essentiellement d’entrepôts frigorifiques, d’unités de transformation et de stations de conditionnement.
Objectifs
• Etendre la superficie des espèces arboricoles visés par le contrat programme sur près de 60 000 Ha pour porter la
superficie nationale à 325 000 ha en 2020 ;
• Intensifier les plantations existantes sur une superficie de 63.000 Ha ;
• Réaliser une production fruitière de l’ordre de 1,6 million t par an contre 884 000 t en 2011 ;
• Production de 20 millions de plants certifiés d’ici 2020 ;
• Rehausser les tonnages exportés à 50 000 t d’ici 2020 ;
• Créer 40 000 nouveaux emplois permanents pour atteindre 205 000 emplois en 2020.
Axes de mise à niveau
• Développement de la production et de la qualité selon un modèle intégré ;
• Développement d’une valorisation forte et pérenne ;
• Développement et promotion des exportations ;
• Amélioration des conditions cadre de la filière.
Investissements
Investissement global : 10,2 MdMAD.
Principaux engagements de l’État
• Renforcement de la R&D ;
• Contribution financière et accompagnement de proximité ;
• Mise en place d’incitations financières dans le cadre du FDA
• Mise en œuvre des dispositions régissant le secteur arboricole ;
• Promotion de la filière ;
• Renforcement de l’encadrement technique des producteurs.
Principaux engagements de la profession
• Développement des projets d’agrégation ;
• Développement du patrimoine arboricole ;
• Protection contre les aléas climatiques ;
• Amélioration des performances des vergers existants ;
• Renforcement de l’organisation professionnelle et de la R&D ;
• Assainissement du marché intérieur et promotion des exportations.
Données sur le contrat programme signé
Période couverte : 2011 - 2020.
Signataires représentants la profession : Fédération de Développement de l’Arboriculture au Maroc (FEDAM).

43
Filières de Production Agricole

Rose à Parfum
Situation de référence
• Dans la vallée du Dadès, la rose occupe 3250 Km linéaires sous forme de haies ou de clôtures autour des parcelles
agricoles, soit environ 800 ha ou près de 8 % de l’espace agricole cultivé.
• La production moyenne annuelle de roses fraîches est de 2 000 t.
• Le Maroc est placé en troisième rang parmi les producteurs mondiaux de la rose à parfum après la Bulgarie et la Turquie.
• En moyenne, un kilogramme correspond à 280 roses fraîches. L’obtention d’1 Kg d’huile essentielle nécessite 4 t de roses
fraîches.
• Trois unités de transformation existantes de type industriel et d’autres unités à caractère artisanal. Les quantités
transformées industriellement sont estimées à 1000 t de roses fraîches

Objectifs
• Repeupler et densifier 200 ha sur les 800 ha existants ;
• Augmenter la superficie réservée à la culture de la rose de 400 ha, pour passer à 1 200 ha ;
• Augmenter la production pour atteindre 4 800 t/an de rose fraîche au lieu de 2 000 t actuelle ;
• Augmenter les quantités transformées pour passer à 3 800 t/an au lieu 1 000 t actuelle ;
• Augmenter les quantités annuelles exportées comme suit :
- Huile essentielle : de 100 Kg à 250 Kg ;
- Concrète : de 2 500 Kg à 5 000 Kg ;
- Eau de rose : de 100 t à 300 t.
Axes de mise à niveau
• Développement de la production et amélioration de la qualité ;
• Amélioration des conditions cadres de la filière ;
• Amélioration des conditions de valorisation, de commercialisation et de promotion de la rose.
Investissements
Investissement global : 100 MMAD.
Principaux engagements de l’État
• Encouragement de la production de plants de qualité ;
• Réalisation d’aménagements hydro-agricoles collectifs comportant l’aménagement de séguias, de seuils de dérivation
et l’étanchéité de canaux ;
• Élaboration et mise en œuvre des programmes d’encadrement, de sensibilisation et de formation visant l’appropriation
de techniques optimales de conduite des vergers ;
• Renforcement des travaux de Recherche & Développement ;
• Renforcement des actions marketing des produits de la rose.
Principaux engagements de la profession
• Encouragement pour la mise en place des pépiniéristes multiplicateurs ;
• Sensibilisation des agriculteurs à la mise en place des systèmes d’irrigation économes d’eau au niveau des parcelles ;
• Extension des plantations ;
• Renforcement des programmes de formation et d’encadrement ;
• Transfert des connaissances et des technologies ;
• Renforcement des actions marketing des produits de la rose…
Données sur le contrat programme signé
Période couverte : 2012 - 2020.
Signataires représentants la profession : Fédération Interprofessionnelle Marocaine de la Rose à Parfum (FIMAROSE).
44
Filières de Production Agricole

Safran
Situation de référence
• La production marocaine de safran, estimée à 3 t/an, représente environ 1% de la production mondiale qui est de près de
250 t/an ;
• Le safran est exporté vers l’UE, avec une valeur de 35 MMAD en 2009, principalement vers l’Espagne (61,4%), la Suisse
(36,6%), la France (1,2%), l’Italie et d’autres pays (0,8%).
Objectifs
• Augmenter la superficie réservée à la culture du safran pour passer de 610 ha à 1 350 ha à l’horizon 2020 ;
• Améliorer la production du safran pour atteindre 9 t/an à l’horizon 2020 ;
• Augmenter les quantités traitées et conditionnées pour passer à 6 t/an au lieu 0,009 t ;
• Augmenter les quantités exportées pour passer à 6 t/an.
Axes de mise à niveau
• Développement de la production et amélioration de la qualité ;
• Amélioration des conditions cadres de la filière ;
• Amélioration des conditions de valorisation, de commercialisation et de promotion du Safran.
Investissements
Investissement global : 100 MMAD.
Principaux engagements de l’État
• Encouragement de la production de bulbes de qualité ;
• Réalisation des aménagements hydro-agricoles collectifs comportant le creusement de puits/des forages, leur
jonction au réseau électrique et leur équipement en matériel de pompage, les bassins d’accumulation et les ouvrages
d’adduction de l’eau aux parcelles ;
• Renforcement des programmes de formation et d’encadrement ;
• Renforcement des travaux de Recherche & Développement ;
• Renforcement des actions marketing des produits du safran…
Principaux engagements de la profession
• Encouragement pour la mise en place des multiplicateurs de bulbes ;
• Sensibilisation des agriculteurs à l’utilisation des bulbes de qualité ;
• Sensibilisation des agriculteurs à la mise en place des systèmes d’irrigation économes d’eau au niveau des parcelles ;
• Renforcement des programmes de formation et d’encadrement ;
• Transfert des connaissances et des technologies ;
• Renforcement des actions marketing des produits du safran…

Données sur le contrat programme signé


Période couverte : 2012 - 2020.
Signataires représentants la profession : Fédération Interprofessionnelle Marocaine du Safran (FIMASAFRAN).

45
Filières de Production Agricole

Arganier
Situation de référence
• L’arganeraie couvre une superficie de plus de 800 000 ha de domaine forestier et portant environ 21 millions d’arganiers.
L’espace occupé longe le littoral atlantique allant de Safi à Tiznit en pénétration continentale jusqu’à Taroudant à l’Est. Des
colonies isolées d’arganiers se trouvent également au Nord-est du Maroc du côté d’Oujda, dans les monts des Béni-
Snassen.
• L’arganier constitue la deuxième essence forestière du pays
Objectifs
• Réhabiliter 200 000 ha de l’arganeraie ;
• Domestiquer l’arganier et étendre sa culture en conduite moderne sur 5 000 ha ;
• Augmenter la production de l’huile d’argane à 10 000 t/an en 2020 au lieu de 4000 t/an ;
• Mettre en place de projets des piliers I et II en vue d’une valorisation et d’une promotion moderne et efficiente des
produits de l’arganier ;
• Défendre la singularité du ‘Label Maroc’ de l’arganier et de l’ensemble de ses produits et dérivés sur le marché
international.
Axes de mise à niveau
• Emergence d’un pôle de compétences en R&D intégré dédié à l’arganier ;
• Développement durable de la production et de la qualité selon un modèle intégré en préservant l’arganeraie et ses
ressources naturelles ;
• Développement d’une valorisation forte et pérenne ;
• Amélioration des conditions cadres de la filière.
Investissements
Investissement global : 2,81 MdMAD
Principaux engagements de l’État
• Dotation de la filière de l’argane des infrastructures nécessaires pour la promotion d’une recherche de proximité ;
• Élaboration et concrétisation d’un programme de recherche dédie à la filière de l’argane ;
• Mise en place d’un système d’information sur l’arganier ;
• Amélioration des performances des arganeraies existantes ;
• Mobilisation des ressources en eau ;
• Développement de pôles arganiers intensifs ;
• Développement de la R&D spécifique à l’arganier ;
• Transfert de technologie et assistance…
Principaux engagements de la profession
• Installation de plantations modernes d’arganier ;
• Mise en place d’un système d’information sur l’arganier ;
• Amélioration des performances des arganeraies existantes ;
• Valorisation de la production ;
• Renforcement de l’interprofession organière ;
• Renforcement de l’encadrement des producteurs…
Données sur le contrat programme signé
Période couverte : 2011 - 2020.
Signataires représentants la profession : Fédération Interprofessionnelle Marocaine de la filière de l’Argan (FIMARGANE)
et Fédération Nationale des ayants droits usagers de l’arganeraie

46
Filières de Production Agricole

Céréales
Situation de référence
La filière occupe une place de taille dans l’économie agricole :
• Importance agronomique et économique majeure : 75% de la SAU, hors jachère, 10 à 20% du PIBA avec de fortes
fluctuations en fonction de la pluviométrie et environ 70% des importations agricoles (Près de 8 MdMAD).
• Poids social majeur pour un tissu de producteurs fragile : Culture prédominante pour la quasi-totalité des exploitations.
• Importance primordiale dans la consommation :
- Consommation humaine très élevée avec une autoconsommation atteignant près de 30% des volumes produits ;
- Forte contribution à la consommation animale engendrant des interdépendances très marquées entre les cultures
céréalières et l’élevage.

Objectifs
• Atteindre, à l’horizon 2020, un socle de production céréalière de l’ordre de 7 millions de tonnes en moyenne par année
pour une superficie d’environ 4,2 millions ha ;
• Faire progresser le chiffre d’affaires de 20 MdMAD à l’horizon 2020 ;
• Réduire les importations de 15% à 20%.
Axes de mise à niveau
• Refonte productiviste de l’amont de la filière autour de l’agrégation ;
• Développement du mid-stream céréalier ;
• Restructuration de l’aval de la filière ;
• Refonte graduelle des mécanismes de régulation et d’encadrement de la filière.
Investissements
Investissement global : 2,6 MdMAD.
Principaux engagements de l’État
• Développement des projets d’agrégation productiviste et sociale (piliers I et II du PMV) ;
• Soutien à la généralisation de l’utilisation des intrants performants et de la mécanisation ;
• Promotion de l’émergence de 2 à 3 opérateurs mid-stream céréaliers au niveau national ;
• Développement de l’assurance agricole et de la R&D ;
• Consolidation et restructuration sectorielle de la minoterie industrielle ;
• Accompagnement de la mise à niveau de la seconde transformation ;
• Mise en place d’une bourse de commodités.
Principaux engagements de la profession
• Concrétisation de projets productivistes ;
• Soutien nécessaire à l’émergence des acteurs mid-stream ;
• Mise à niveau de la seconde transformation ;
• Contribution au processus de refonte du système de compensation au sein de la filière ;
• Organisation des réseaux de distribution tout au long de la chaîne de valeur ;
• Animation, encadrement technique et formation des acteurs de la filière céréalière ;
• Mobilisation des moyens pour le développement de la profession.
Données sur le contrat programme signé
Période couverte : 2009 - 2020
Signataires représentants la profession : la Fédération Interprofessionnelle des activités Céréalières (FIAC).

47
Filières de Production Agricole

Production biologique
Situation de référence
• Superficie cultivée au titre de la compagne 2010/11 : 3 800 Ha et une production de 40 000 T ;
• Superficie des plantations spontanées : près de 618 700 ha, représentées essentiellement par la forêt d’arganier (400 000
ha), les plantes aromatiques et médicinales (200 000 ha) et le cactus (20 000 ha) ;
• Exportations : 9 000 T dont 8 300 T de produits frais et 700 T de produits transformés ;
• Emploi : 1 million de journées de travail ;
• Apport en devises à travers les exportations : 100 millions de DH.
Objectifs
• Atteindre une superficie globale de 40.000 ha pour une production végétale de 400.000 T (dont 60.000T destinées à
l’exportation) et une production animale de 8.500 T ;
• Créer 9 Millions de journées de travail soit l’équivalent de 35.000 emplois permanents ;
• Générer un montant global en devises équivalent à 800 Millions DH ;
• Accroître la consommation des produits biologiques au niveau du marché national.
Axes de mise à niveau
• Développement de la composante recherche - développement ;
• Amélioration des conditions de valorisation, de commercialisation et de promotion des produits biologiques sur le
marché intérieur ;
• Développement et promotion de la filière à l’exportation ;
• Amélioration des conditions cadre de la filière.
Investissements
Investissement global : 1,121 Md MAD.
Principaux engagements de l’État
• Renforcement et développement de programmes de recherche - développement et de transfert de technologie ;
• Appui à la commercialisation sur le marché intérieur ;
• Appui à la promotion des exportations ;
• Mise en place d’un cadre législatif et réglementaire régissant la production biologique ;
• Incitation à la production et à l’exportation ;
• Formation et assistance technique des professionnels ;
• Mise à niveau de l’organisation professionnelle.
Principaux engagements de la profession
• Élaboration des programmes de recherche - développement visant l’accroissement de la productivité, la compression
des charges de production et l’amélioration de la qualité et de la compétitivité ;
• Promotion de la commercialisation sur le marché intérieur ;
• Développement des exportations ;
• Renforcement de l’assistance technique des professionnels ;
• Mise en place de l’interprofession.
Données sur le contrat programme signé
Période couverte : 2011 - 2020
Signataires représentants la profession : Association marocaine de la filière des productions biologiques (A.MA.BIO).

48
Filières de
Ressources
Production
Naturelles
Agricole

Cultures oléagineuses
Situation de référence
• Une superficie moyenne couverte de 44 000 ha/an de tournesol avec une production annuelle de 48 000 T et un rendement moyen de
11 Qx/ha ;
• Un volume moyen livré aux triturateurs de 19 000 T permettant de couvrir moins de 1,5 % des besoins annuels en huile alimentaire ;
• Une production moyenne d’huile alimentaire de 8000 t par an ;
• Une capacité globale de trituration de 700 000 T et une capacité globale de raffinage de 700.000 T/an.
Objectifs
• Extension et diversification progressives des superficies réalisées annuellement en cultures oléagineuses pour atteindre 127 000 ha
dont 85 000 ha de tournesol et 42 000 ha de Colza ;
• Amélioration des rendements pour atteindre une moyenne de 18 qx/ha pour le tournesol contre 11 qx/ha actuellement et de 20 qx/ha
pour le colza ;
• Amélioration de la production d’huile alimentaire pour atteindre 93 000 T en 2020 contre une moyenne de 8 000 T actuellement ;
• Augmentation du taux de couverture des besoins en huile à partir de la production nationale pour atteindre 19 % en 2020 contre de
1,5 % moyenne actuelle.
Axes de mise à niveau
Mise à niveau de l’amont agricole
• Extension des superficies notamment dans les régions à haut potentiel de production avec une diversification des espèces ;
• Intensification et amélioration de la productivité à travers l’adoption d’itinéraires techniques adaptés, l’encadrement technique, la
formation et le conseil agricole ;
• Mise en place d’une assurance contre les effets des calamités naturelles ;
• Renforcement de programmes de recherche appliquée, d’encadrement, et de formation adaptés aux besoins de la filière ;
• Développement des projets d’agrégation.
Amélioration de l’aval de la filière
• Amélioration des conditions de collecte à travers l’installation d’unités de réception et de contrôle dans les zones de production ;
• Amélioration des conditions d’agréage et de paiement ;
• Mise à niveau et la modernisation de l’outil industriel.
Amélioration du cadre relationnel amont-aval
• Mise en place d’un cadre de concertation et de coordination entre les différents intervenants en application de la loi sur
l’interprofession ;
• Mise en place d’un accord interprofessionnel qui définit le cadre relationnel entre les producteurs et les triturateurs ;
• Encadrement et renforcement des capacités des associations provinciales et régionales des producteurs et de leur association
nationale.
Investissements
Investissement global : 421 Millions DH
Principaux engagements de l’État
• Soutien, dans le cadre du Fond de Développement Agricole, de l’amont et de l’aval agricole de la filière ;
• Accompagnement de la profession dans la mise en place de projets d’agrégation ;
• Extension du bénéfice de l’assurance multirisque climatique aux cultures oléagineuses ;
• Accompagnement de la profession dans l’amélioration des conditions de commercialisation et de collecte de la production ;
• Maintien du dispositif actuel du paiement compensatoire des graines oléagineuses ;
• Accompagnement de la profession dans la dynamisation de l’organisation professionnelle ;
• Contribution au renforcement des activités de recherche-développement dans le domaine des oléagineux ;
• Contribution à la mise en place de programmes de formation pratique et de perfectionnement du personnel d’encadrement.
Principaux engagements de la profession
• Mise en œuvre d’un programme d’extension des superficies au niveau des régions potentielles ;
• Amélioration de la conduite technique des cultures oléagineuses ;
• Promotion de la mise en œuvre des projets d’agrégation des producteurs et de l’établissement de contrats de culture ou d’agrégation
entre les triturateurs et les représentants de producteurs ;
• Mise en place, en concertation avec le gouvernement, d’une assurance contre les effets des calamités naturelles sur la production des
cultures oléagineuses ;
• Revalorisation des prix à la production des graines oléagineuses ;
• Amélioration des conditions de collecte, du système de réception, d’agréage et de paiement de la production
• Préservation et maintien en activité de la capacité de production industrielle existante en accordant la priorité à la production nationale
des graines oléagineuses ;
• Renforcement de l’interprofession ;
• Renforcement de la recherche-développement et de la formation.
Données sur le contrat programme signé
Période couverte : 2013 - 2020
Signataires représentants la profession : Fédération Interprofessionnelle des Oléagineux (FOLEA.) 49
Filières de Production Agricole

Filière rizicole
Situation de référence
• Superficie Potentielle : 14.000 Ha
• Superficie moyenne emblavée pour les 5 dernières années : 6.500 Ha/an
• Production : 50.000 T
• Revenus directs pour 2.500 agriculteurs
• Création de 1,5 millions JT/an, dont 450.000 JT en aval
• En aval : Existence de six rizeries installées dans le Gharb et Loukkos, dont cinq opérationnelles
• Exportations moyennes de riz : 2.000 T/an
• Importations moyennes de 4.700 T/an
Objectifs
• Amélioration des rendements pour atteindre une moyenne de 80 qx/ha contre 70qx/ha actuellement ;
• Extension progressive des superficies réalisées annuellement pour les stabiliser à 11.000 ha contre 6.500 ha
actuellement ;
• Diversification des variétés semées pour les trois types du riz : Rond Long et Médium
• Amélioration de la qualité du riz produit ;
• Amélioration des conditions du marché national du riz.
Axes de mise à niveau
• Amélioration de la rentabilité de la culture ;
• Modernisation de l’outil industriel ;
• Amélioration des conditions cadre de la filière.
Investissements
Investissement global : 270 Millions de DH
Principaux engagements de l’État
• Nivellement des clos rizicoles ;
• Appui à l’utilisation des semences et au matériel de récolte ;
• Prime de magasinage ;
• Mise à niveau des unités de valorisation ;
• Appui à la recherche –développement ;
• Promotion de la consommation ;
• Incitation à l’agrégation ;
• Création et entretien des pistes.
Principaux engagements de la profession
• Nivellement des clos rizicoles ;
• Développement des projets d’agrégation ;
• Modernisation de l’outil de valorisation ;
• Réalisation de programmes de recherche –développement ;
• Dynamisation de l’organisation professionnelle ;
• Amélioration des conditions de commercialisation ;
• Promotion de la consommation.
Données sur le contrat programme signé
Période couverte : 2014 – 2020.
Signataires représentants la profession : Fédération Nationale Interprofessionnelle du Riz (FNIR).

50
Filières de
Ressources
Production
Naturelles
Agricole

Sucre
Situation de référence
• Une production locale du sucre couvrant près de 43% des besoins du pays ;
• Un secteur représentant 9 millions de journées de travail saisonnier par an ;
• Environ 80 000 agriculteurs exploitant des superficies de moins d’un hectare ;
• Une industrie sucrière composée de 5 sociétés appartenant au groupe COSUMAR.
Objectifs
• L’extension progressive des superficies réalisées annuellement en cultures sucrières de 70.600 ha pour atteindre
105.700 ha dont 77.500 ha de betterave à sucre contre 54.200 ha et 28. 200 ha de canne à sucre contre 16.400 ha ;
• L’amélioration des rendements pour atteindre une moyenne de 64 T/ha contre 54T/ha pour la Betterave et de 80T/ha
contre 66 T/ha pour la canne à sucre ;
• L’amélioration du rendement en sucre à l’hectare à 11T/ha contre 8,5T/ha pour la betterave et 9,6 T/ha contre 7,2T/ha
pour la canne à sucre ;
• L’amélioration de la production du sucre blanc pour atteindre 856. 000 T contre 410 000T ;
• L’amélioration du taux de couverture pour atteindre 62% contre une moyenne de 35% ;
• L’amélioration des capacités effectives de traitement des sucreries, qui passera de 42 500 T/j actuellement à 62 500 T/j
à l’horizon 2020.
Axes de mise à niveau
• Mise à niveau de l’amont agricole à travers l’extension des superficies, la promotion de l’économie de l’eau,
l’amélioration des performances agronomiques des cultures sucrières et l’amélioration des conditions de récolte et de
son transport ;
• Mise à niveau de l’aval de la filière à travers le développement et la modernisation de l’outil industriel et l’amélioration
du système de réception et d’agréage des productions
• Amélioration des conditions cadre de la filière par le renforcement du cadre relationnel producteurs-industriels,
l’encouragement et renforcement des projets d’agrégations, l’encadrement et le renforcement des capacités des
associations régionales, l’encouragement des prestataires de service et l’actualisation des prix des plantes sucrières.
Investissements
Investissement global : 7,6 Milliards DH
Principaux engagements de l’État
• Intégration des plantes sucrières parmi les cultures prioritaires dans les nouveaux périmètres de la grande hydraulique à
aménager ;
• Poursuite des subventions accordée à la semence monogerme de la betterave, au matériel agricole spécifique aux
cultures sucrières et aux systèmes d’irrigation économe en eau ;
• Instauration d’une subvention d’installation des nouvelles plantations de la canne sucre de 6.000 DH/ha ;
• Promotion des projets d’agrégation ;
• Contribution financière à la mise en œuvre des programmes de recherche-développement et de formation ;
• Contribution à la réhabilitation des pistes au niveau des périmètres sucriers ;
• Contribution financière au Fonds de solidarité en cas de calamité naturelle ou d’événements exceptionnels affectant la
production des plantes sucrières.
Principaux engagements de la profession
• Encadrement des producteurs pour l’amélioration de la conduite technique des cultures ;
• Extension progressive des superficies ;
• Développement progressif des projets d’agrégation dans la perspective de la généralisation de ce système
d’organisation ;
• Amélioration des conditions de collecte, de réception, d’agréage et de paiement ;
• Mise en place d’un Fonds de solidarité pour faire face aux impacts des calamités naturelles et aux événements
exceptionnels
• Mise à niveau et modernisation de l’outil industriel.
Données sur le contrat programme signé
Période couverte : 2013 – 2020
Signataires représentants la profession : Fédération interprofessionnelle Marocaine du Sucre FI MASUCRE.
51
Filières de Production Agricole

Filière Lait
Situation de référence
• Une production nationale de lait qui a évolué de 1,7 milliard de litres en 2009 à 2,3 milliards de litre en 2013 ;
• Une filière qui génère 460 000 emplois permanents ;
• Une faible productivité de lait toutes races confondues, de près de 1800 Kg/vache/an.
Objectifs
• Amélioration des conditions d’accès du lait et produits laitiers aux consommateurs pour atteindre 350 à 400 g/j/hab en
2020 ;
• Atteindre l’autosuffisance en matière première laitière ;
• Création de 40 000 emplois permanents.
Axes de mise à niveau
• Refonte productiviste de l’amont de la filière lait autour de l’agrégation, notamment par le soutien au développement
des modèles de fermes productivistes ;
• Développement de l’aval de la filière de lait par l’appui à la création de nouveaux projets ;
• Amélioration des conditions cadres de la filière.
Investissements
Investissement global : 12 milliards DH, dont 2 milliards DH contribution de l’État
Principaux engagements de l’État
• Refonte productiviste de l’amont de la filière autour de l’agrégation :
- Promotion de l’investissement dans les unités d’élevage par le soutien financier dans le cadre du FDA pour l’installation
des unités d’élevage, la réalisation des programmes d’amélioration génétiques et l’acquisition des génisses importées ;
- Mise à niveau des producteurs par la formation et l’encadrement ;
• Développement de l’aval de la filière par la promotion de l’investissement ;
• Promotion de la consommation et de la qualité du lait ;
• Réalisation de l’identification généralisée des bovins ;
• Formation et encadrement dans le centre technique interprofessionnel : Zoopole.
Principaux engagements de la profession
• Développement de la production de lait pour atteindre 4,5 milliards de litres en 2020 ;
• Réalisation des investissements dans la production et la transformation du lait ;
• Mise à niveau des producteurs et réalisation des programmes d’amélioration génétique ;
• Mise à niveau sanitaire et promotion de la qualité du lait ;
• Développement de l’aval de la filière par la création de nouvelles unités de production, de transformation et de
valorisation du lait ;
• Mise à niveau des ressources humaines et mise en place des systèmes d’information ;
• Contribution aux programmes de R§D.
Données sur le contrat programme signé
Période couverte : 2009 - 2014.
Signataires représentants de l’interprofession : Fédération Interprofessionnelle Marocaine du Lait(FIMALAIT).

52
Filières de
Ressources
Production
Naturelles
Agricole

Filière Avicole
Situation de référence
• Caractérisation de la filière par l’existence de deux modes de production : traditionnel fermier et moderne intensif,
représentant respectivement 13% et 87% de la production nationale ;
• une production qui a évolué de 440.000 tonnes de viandes et 3,1 milliards d’œufs en 2009 à 495.000 tonnes de viandes
et 4,5 milliards d’œufs en 2013 ;
• Une consommation par habitant et par an de 15,9 kg de viandes et 156 œufs en 2013 ;
• Des investissements consentis dans le secteur de près de 10 milliards DH en 2013 ;
• Un chiffre d’affaires réalisé de 29,8 milliards DH en 2013 ;
• Une création d’emplois de l’ordre de 360 000, avec 110 000 emplois directs dans les unités de production et 250 000
emplois indirects dans les circuits de distribution et de commercialisation
Objectifs
• Garantir la sécurité alimentaire du Maroc en protéines d’origine animale ;
• Modernisation des unités d’élevage, installation des structures de valorisation des produits avicoles et développement
des modèles d’agréation et d’intégration ;
• Création de 140 000 nouveaux emplois d’ici à l’horizon 2020 ;
• Amélioration de l’efficience de la compétitivité du secteur et de l’offre sur le marché ;
• Diversification de la production avicole par le développement de l’élevage alternatif pour atteindre 11% de la production
totale, soit 100 000 tonnes en 2020 ;
• Augmentation des quantités exportées de produits avicoles de 400 tonnes en 2010 à 4.400 tonnes en 2020.
Axes de mise à niveau
• Renforcement de l’aviculture moderne, développement des modèles d’agrégation et d’intégration et valorisation des produits
avicoles ;
• Amélioration des conditions cadres de la filière.
Investissements
Investissement global : 3,762 Milliards de Dirhams, dont 700 Millions DH contribution de l’État.
Principaux engagements de l’État
• Promotion de l’investissement dans l’aviculture moderne, le développement des modèles d’agrégation et d’intégration
et la valorisation des produits avicoles (abattoirs et unités de valorisation) par :
- Crédit Dawajine : soutien de l’État : 3% du taux d’intérêt qui s’élève à 6%)
- Subventions dans le cadre du FDA : installation des unités d’élevage et mise à niveau des unités existantes par leur
équipement en matériel, l’installation des unités d’élevage alternatifs, l’installation et la mise à niveau des structures
d’abattage industriel et de découpe et des unités de conditionnement et de valorisation des œufs de consommation et
l’exportation des produits avicoles.
• Promotion de la filière : L’indemnisation pour l’abattage des volailles à la suite des épizooties ou dans le cadre des
mesures de police sanitaire et des programmes d’assainissement sanitaire ;
• Contribution à la réalisation des programmes R§D ;
• Contribution à la promotion de la consommation et la qualité des produits avicoles ;
• Formation et encadrement dans le centre technique interprofessionnel : Zoopole.
Principaux engagements de la profession
• Accroissement de la production et de la consommation pour atteindre 900 000 tonnes de volailles et 7,2 milliards de
consommation en 2020 ;
• Création de 80 000 emplois directs et de 60 000 emplois indirects ;
• Amélioration des compétences et de la productivité des intervenants ;
• Mise en place d’une assurance contre les calamités naturelles ;
• Assainissement des circuits de commercialisation et de valorisation ;
• Régulation des marchés des produits avicoles ;
• Dissémination des maladies aviaires entre les fermes d’élevage.
Données sur le contrat programme signé
Période couverte : 2011 - 2020.
Signataires représentants la profession : Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole. (FISA)
53
Filières de Production Agricole

Filière Cameline
Situation de référence
• Un effectif de camelins s’élevant à environ 220 000 têtes en 2013, dont 90% des troupeaux répartis dans les provinces du
sud du Royaume ;
• Des terres d’élevage concentrées principalement dans les provinces de sud : Guelmim-Essmara, Laâyoune Boujdour Sakia
Al Hamra, et Oued Eddahab_Lagouira ;
• Une activité d’élevage de camelins d’une grande importance sur les plans économique, social, culturel et touristique.
Objectifs
• Développement des chaînes de production pour atteindre 4.860 tonnes de viandes et 10.200 tonnes de lait en 2020 ;
• Promotion de l’investissement et création d’emploi ;
• Encouragement de la valorisation des productions camelines et mise en place de labels pour améliorer le revenu des
éleveurs ;
• Amélioration de la productivité et de la qualité du lait et des viandes camelines ;
• Amélioration des conditions sanitaires du cheptel camelin ;
• Soutien et encadrement des éleveurs dans le cadre d’organisations professionnelles pour la mise à niveau de la filière
cameline.
Axes de mise à niveau
• Développement de l’élevage camelins ;
• Amélioration des conditions générales de production ;
• Amélioration des conditions d’élevage et de production de camelins.
Investissements
Investissement global : 702 Millions DH, dont 400 millions DH contribution de l’État.
Principaux engagements de l’État
• Soutien des investissements :
- Incitations dans le cadre du FDA : acquisition des reproducteurs et construction d’abris pour camelins ;
- Développement de la filière par : la création et l’équipement des centres de collectes de lait, le soutien des projets
intégrés de collecte et de valorisation du lait de chamelles, l’aménagement des marchés de commercialisation des
camelins, la construction de 2 lazarets, l’aménagement des parcours et l’organisation des foires et de concours
d’élevage.
- Identification des camelins ;
- Promotion de la consommation et de la qualité des produits camelins ;
- Réalisation des programmes de R&D en collaboration avec l’IAV, l’ENAM et l’INRA.
Principaux engagements de la profession
• Investissement dans les projets d’élevages, de production, de commercialisation et de valorisation de la viande et de
lait des chamelles ;
• Renforcement de l’organisation professionnelle ;
• Promotion de l’emploi ;
• Mise à niveau des producteurs ;
• Augmentation du niveau de la productivité et de la consommation ;
• Organisation des marchés de vente des camelins ;
• Promotion de la qualité des produits camelins.
Données sur le contrat programme signé
Période couverte : 2011 - 2020.
Signataires représentants de la profession : Chambres Régionales d’agriculture des 3 régions :
- Laâyoune Boujdour Sakia Al Hamra
- Oued Eddahab-Lagouira
- Guelmim Essmara

54
Filières de
Ressources
Production
Naturelles
Agricole

Apiculture
Situation de référence
• Des ressources mellifères importantes (forêts d’eucalyptus, vergers d’agrumes et rosacées, cultures fourragères….)
assurant un potentiel de production de plus de 50 000 tonnes de miel par an ;
• Des effectifs des ruches qui ont évolué de 370.000 ruches (250 000 traditionnelles et 120.000 modernes) en 2009 et à
528.000 ruches (175.000 traditionnelles et 353.000 modernes) en 2013 ;
• Une importance économique relatée par la production de 4 500 tonnes de miel et 300 tonnes de cire en 2013.
Objectifs
• Promouvoir l’investissement et la création de 40 000 nouveaux emplois ;
• Encouragement de la valorisation des produits de la ruche pour une meilleure valeur ajoutée (produits du terroir,
labellisation…) ;
• Amélioration de la productivité et de la compétitivité de la filière ;
• Contribution au développement rural et à l’amélioration des revenus des éleveurs ;
• Promotion de la qualité des produits de la ruche ;
• Développement des services de pollinisation ;
• Garantis de la durabilité et de la pérennité des systèmes de production ainsi que la préservation de l’équilibre
environnemental et de la biodiversité.
Axes de mise à niveau
• Développement d’unités apicoles modernes productives, de l’agrégation sociale et de la valorisation des produits de la
ruche ;
• Amélioration des conditions cadres de la filière.
Investissements
Investissement global : 1,48 milliard DH, dont 388 Millions de dirhams contribution de l’État.
Principaux engagements de l’État
• Promotion de l’investissement
- Soutien dans le cadre du FDA : pour le développement des unités apicoles modernes, l’agrégation et la valorisation des
produits de la ruche.
• Promotion de la filière par :
- La sauvegarde et le développement de l’abeille saharienne ;
- La contribution à la réalisation des campagnes médiatiques sur la qualité et la consommation des produits de la ruche ;
- La contribution à la réalisation des programmes de R§D ;
- La protection sanitaire du cheptel apicole ;
- Le renforcement et la mise à niveau de l’organisation professionnelle ;
- L’identification du cheptel apicole.
Principaux engagements de la profession
• Développement de la production pour atteindre 16.000 tonnes en 2020 ;
• Augmentation des investissements pour la création des unités apicoles de production et de valorisation ;
• Création de 40.000 nouveaux emplois ;
• Promotion de la consommation et de la qualité des produits de la ruche ;
• Mise à niveau de l’interprofession et des ressources humaines.
Données sur le contrat programme signé
Période couverte : 2011 - 2020.
Signataires représentants la profession : Fédération Interprofessionnelle Marocaine de l’Apiculture : FIMAP

55
Filières de Production Agricole

Viandes rouges
Situation de référence
• Une autosuffisance en viandes rouges à hauteur de 98% du niveau de consommation ;
• Une production qui est passée de 386.000 tonnes en 2008 à 490 000 tonnes en 2013 ;
• Une consommation nationale de viandes rouges évoluant de 8,2 kg/hab/an en 2008 à 14,2 Kg/hab/an en 2013 ;
• Une infrastructure importante : un abattoir privé et un abattoir intercommunal agrées, 182 abattoirs municipaux, 21 unités
de découpes et 50 établissements de transformation des produits à bases de viandes ;
• Un chiffre d’affaire annuel de l’ordre de 25 milliards DH.
Objectifs
• Intégration de la filière dans l’environnement économique international ;
• Encouragement de l’investissement et la création de nouveaux emplois ;
• Promotion de la qualité par l’amélioration des conditions techniques et sanitaires de production, de transformation, de
commercialisation et de transport des viandes et des produits à base de viandes ;
• Contribution au développement rural et à l’amélioration des revenus des éleveurs ;
• Renforcement de la production de la filière des viandes rouges et garantir l’approvisionnement du pays en protéines
animales.
Axes de mise à niveau
• Développement de l’amont de la filière :
- soutien à l’amélioration génétique ;
- développement des unités modernes d’élevage bovin et ovins/caprins.
• Développement de l’aval de la filière :
- accroissement de la production et de la consommation ;
- soutien à la valorisation et la commercialisation des animaux vifs et des viandes.
• Amélioration des conditions cadres de la filière :
- mise à niveau de l’interprofession ;
- appui aux organisations professionnelles ;
- promotion de la consommation et de la qualité des viandes.
Investissements
Investissement global : 5 milliards DH dont 1,45 milliard DH contribution de l’État.
Principaux engagements de l’État
• Au niveau de l’amont de la filière : Soutien dans le cadre du FDA pour l’installation des unités d’élevage, la réalisation
des programmes d’amélioration génétiques ovines et caprines, la production des veaux croisés et l’investissement dans
les unités d’élevage.
• Au niveau de l’aval de la filière : soutien à la valorisation et la commercialisation des animaux et des viandes (souks,
abattoirs, unités de découpe et de distribution)
• Contribution à la réalisation des programmes de promotion de la qualité et la consommation des viandes
• Contribution à la réalisation des programmes de R§D
• Soutien à la réalisation des programmes de formation au zoopole
• Réalisation du programme SNIT (identification généralisée des bovins).
Principaux engagements de la profession
• Développement de la production pour atteindre 612.000 tonnes en 2020
• Réalisation des programmes d’amélioration génétique (ovins, caprins et bovins)
• Renforcement des investissements au niveau des structures de production et de valorisation ;
• Création d’emplois additionnels estimés à plus de 80.000 emplois ;
• Réduction des coûts de production de l’ordre de 10 à 15% ;
• Amélioration des conditions d’organisation des marchés et mise en place des systèmes d’information adaptés.
Données sur le contrat programme signé
Période couverte : 2014 - 2020.
Signataires représentants de l’Interprofession : Fédération Interprofessionnelle des Viandes Rouges. FIVIAR

56
Filières de Production Agricole

Produits du terroir et labellisation: du terroir pour un meilleur accès aux marchés ;


En application de la stratégie de développement de - Mise en place de partenariats d’agrégation pour la
la commercialisation des produits du terroir, plusieurs commercialisation solidaire des produits ;
programmes et actions ont été entrepris avec comme - Lancement des programmes de mise à niveau des
principal objectif le développement de la chaine groupements des groupements producteurs des produits
de valeurs des produits du terroir, la valorisation, du terroir en vue de répondre aux exigences des
l’amélioration du packaging et la commercialisation marchés en matière de qualité, traçabilité, packaging,
de ces produits du terroir marocain, à savoir : régularité des approvisionnements et de suivi des
• Développement de l’amont à travers : ventes, à travers l’élaboration des plans d’affaires
adaptés à chaque groupement.
- La formation des acteurs de production pour la
consolidation des acquis et l’amélioration des conditions • Mise en place des plateformes logistiques et
de production, de valorisation et la diversification des commerciales régionales à proximité des producteurs :
produits conformément aux standards des bonnes - Mise en place de 3 plateformes afin de regrouper
pratiques et la réglementation en vigueur afférente à l’offre en produits du terroir et de massifier les flux :
la qualité et la sécurité sanitaire ; • Plateforme de Meknès : opérationnelle, la gestion a été
- Le renforcement de l’organisation des acteurs de attribuée à la société Fair Business Campany (FBC) ;
production ; • Plateforme d’Al Hoceima : Les travaux de construction
- Le développement de la chaine de valeurs à travers et d’aménagement sont achevés ;
la mise à niveau axée sur l’accompagnement et l’appui • Plateforme d’Agadir : L’appel à manifestation d’intérêt
direct aux groupements des producteurs ; sera lancé
- Le développement du marché touristique pour les • Amélioration de l’accès aux marchés de distribution
produits du terroir à travers la mise en œuvre d’un moderne au niveau national et international :
programme de développement intégré avec des plans
d’action triennal ; - Facilitation de l’accès aux surfaces commerciales
des réseaux modernes de distribution ;
- Lancement de plusieurs programmes d’assistanat et
de coaching pour la mise à niveau des groupements - Aide des groupements producteurs des produits du
et des coopératives en matière de conformité légale terroir à gagner des parts de marché par le biais de
et réglementaire, de valorisation, de gouvernance et promotions actives des produits du terroir et à travers
de marketing et commercialisation ; des campagnes de promotion sur les lieux de vente
(PLV) durant les périodes de forte consommation.
•D
 éveloppement et mise à niveau des groupements des
produits du terroir et développement des partenariats • Réalisation de campagnes de communication
d’agrégation équitables : institutionnelles multicanal pour assoir la notoriété des
produits du terroir et des labels officiels auprès du
- Développement de l’offre quantitative et amélioration grand public sur le marché national et international ;
de l’offre qualitative des produits ;
• Promotion des produits du terroir au niveau des
- Transformation adéquate et diversifiée des produits

57
Filières de
Ressources
Production
Naturelles
Agricole

salons et foires internationaux et ce, notamment de l’Indication Géographique Protégée de la Clémentine


via la participation des groupements producteurs de Berkane dans la région de l’Oriental;
à ces salons et l’organisation des rencontres B to B • l’AOP «Safran de Taliouine » déposée par le Conseil
avec les acheteurs potentiels avec une préparation Régional de Souss Massa Draa dans la région de
préalable et un coaching à l’export des groupements ; Souss Massa Drâa ;
• Poursuite des efforts en matière de promotion des • l’IGP «Dattes Majhoul de Tafilalet» déposée par
labels officiels AOP/IGP en assurant de la bonne l’Association Oasis Tafilalet pour la Valorisation des
lisibilité de ces labels ; Produits du Terroir et la Promotion de l’Agriculture
• Création et enregistrement (auprès de l’OMPIC) Biologique dans la région de Meknès Tafilalet ;
d’un label collectif « Terroir du Maroc » en tant que • le LA « Agneau Laiton » déposé par l’Association
« marque collective» pour régulariser le secteur Nationale Ovine et Caprine;
des produits du terroir et assurer une visibilité des
• l’IGP « Viande Agneau Béni Guil » déposée par
produits du terroir auprès des consommateurs.
l’Association Nationale Ovine et Caprine dans la
Les bénéficiaires du label sont les producteurs des
région de l’Oriental ;
produits du terroir marocain disposant d’une unité
de valorisation bien identifiée au niveau de la région • l’IGP « Grenade Sefri Ouled Abdellah » déposée
de production et ayant son siège au Maroc ; par l’Association Abdliya pour la Production et la
Commercialisation des Grenades Ouled Abdellah
• Organisations du Concours Marocain des Produits
dans la région Tadla Azilal ;
du Terroir avec comme objectifs d’encourager
l’amélioration de la qualité et de mettre en valeur • l’IGP « Fromage de Chèvre Chefchaouen » déposée
les meilleurs produits du terroir marocains et de par l’Association Nationale Ovine et Caprine dans
promouvoir la notoriété des produits typiques auprès la région de Tanger Tétouan ;
des consommateurs et au niveau des marchés • l’IGP « Figue de Barbarie d’Aït Baâmrane» déposée
nationaux et internationaux ; par le Groupement d’Intérêt Economique (GIE) Cactus
En outre, depuis l’entrée en vigueur de la loi n°25-06 et Aït Baâmrane dans les régions Souss Massa Drâa
ses textes d’application, plus de 38 SDOQ, ci-après, et Guelmim-Essmara ;
ont été reconnus : • l’AOP « Rose de Kelâat M’Gouna-Dadès » déposée
• l’IGP « Argane » déposée par l’Association Marocaine par l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole de
de l’Indication Géographique de l’Huile d’Argane dans Ouarzazate dans la région de Souss Massa Drâa ;
les régions Souss Massa Drâa, Marrakech Tensift • l’IGP « Dattes Aziza de Figuig » déposée par la
El Haouz, Doukkala Abda, et Guelmim-Essmara ; Coopérative Agricole El Massira dans la région de
• l’AOP « Huile d’Olive Tyout - Chiadma » déposée l’Oriental ;
par la coopérative Tyout de production et de • l’IGP « Amande de Tafraout » déposée par le
commercialisation de l’huile d’olive dans la Région Groupement d’intérêt économique Taddart N’louz
de Marrakech Tensift El Haouz ; dans la région de Souss Massa Drâa ;
• l’IGP «Clémentine de Berkane» déposée par l’Association • l’IGP « Dattes Boufeggous » déposé par la Fédération

58
Filières de Production Agricole

Nationale des Producteurs de Dattes dans les régions • L’IGP « Huile Essentielle du Romarin de l’Oriental »
Souss Massa Drâa, Guelmim-Essemara, l’Oriental déposé par la Direction régionale des Eaux et Forêts
et Meknès Tafilalet ; et de la Lutte Contre la Désertification de l’Oriental
• l’IGP « Miel d’Euphorbe Tadla-Azilal » déposé par dans la région de l’Oriental ;
Union des Coopératives Apicoles de TADLA AZILAL • L’IGP « Feuilles Séchées du Romarin de l’Oriental »
(UCATAZ) dans la région Tadla Azilal ; déposé par la Direction régionale des Eaux et Forêts
• l’IGP « Pomme de Midelt » déposé par l’Association et de la Lutte Contre la Désertification de l’Oriental
des Producteurs de la Pomme de Midelt (APPM) dans la région de l’Oriental ;
dans la région de Meknès Tafilalet ; • L’IGP « Raisin Doukkali » déposé par le Groupement
• l’IGP « Huile d’Olive Vierge Extra Ouezzane » déposé d’Intérêt Economique Mountiji Al Ainab Doukkali dans
par le Groupement d’Intérêt Economique « Femmes la région de Doukkala Abda ;
du Rif » dans la région de Tanger Tétouan ; • L’IGP « Noix d’Azilal » déposé par la Coopérative
• l’IGP « Miel d’Arbousier Jbal My Abdessalam » déposé Agricole Ait Bouguemmez des Producteurs Agricoles
par l’Union des Coopératives Apicoles Kotb Moulay dans la région Tadla Azilal ;
Abdessalam dans la région de Tanger Tétouan ; •L
 ’IGP « Dattes Jihel de Draa » déposé par la Fédération
• L’IGP « Dattes Bouittob de Tata » déposé par la Nationale de Producteurs de Dattes (FENAPROD)
Coopérative Agricole Taskala dans la région de dans les régions Souss Massa Drâa et Guelmim-
Guelmim-Essemara ; Essemara ;
• L’IGP « Nèfles de Zegzel » déposé par la Coopérative • L’IGP « Amande du Rif » déposé par le groupement
Nèfles oued Zegzel dans la région de l’Oriental ; d’intérêt économique Louzeima dans la région de
Taza Al Hoceima Taounate ;
• L’IGP « Keskes Khoumassi » déposé par le Cluster
des oasis du Sahara dans les régions Guelmim- • Le LA « Dattes Najda » déposé par la Fédération
Essemara, Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra et Nationale des Producteurs de Dattes (FENAPROD) ;
Oued Ed-Dahab-Lagouira ; • L’IGP « Hénné d’Aït Ouabelli » déposé par le Cluster
• L’IGP « Câpres da Safi » dépose par Association des Oasis du Sahara (COS) dans la région de
Provinciale des Producteurs de Câpres de Safi dans Guelmim Es-Smara ;
la région de Doukkala Abda ; • L’IGP « Coing Oued El Maleh » déposé par la
• L’AOP « Huile Essentielle de Lavandin d’Oulmès » coopérative agricole Oued El Maleh dans la région
déposé par la Coopérative Al Khozama des Plantes du Grand Casablanca;
Aromatiques et Médicinales dans la région de Rabat • L’IGP «Huile d’olive Outat El Haj » déposé par le
Salé Zemmour Zaer ; groupement d’intérêt économique Tahadi Al Alfia
• L’AOP « Huile d’Olive Vierge Extra Ghmat Aylane » dans la région de Fès Boulemane ;
déposé par l’Association Aylane pour le développement •L
 ’IGP «Figue sèche Nabout de Taounate » déposé par
des produits du terroir des communes rurales Ourika, la coopérative Manabiâ Bouadel pour le développement
Ghmat et Tamazouzt dans la région de Marrakech agricole dans la région de Taza Al Hoceima Taounate ;
Tansift El Haouz ; • L’IGP «Huile d’olive de Tafersite » déposé par la

59
Filières de
Ressources
Production
Naturelles
Agricole

coopérative Agricole Al Amana de la production • L’IGP « Lentilles de Zaër » dans la région de Rabat
végétale et animale dans la région de l’Oriental ; Salé Zemmour Zaër ;
• L’IGP « Miel d’euphorbe du Sahara » déposé par le Néanmoins, le potentiel national de production des
Cluster des Oasis du Sahara (COS) dans les provinces produits du terroir demeure important vu la richesse
de Guelmim, Tantan, Assa-Zag, Sidi Ifni, Tiznit) ; de l’offre identifiée par région et ce telle que relatée
dans la carte et le tableau qui suivent :

60
Filières de Production Agricole

Produits du terroir phares par région

Région Quelques produits phares Région Quelques produits phares


Fromage frais de lait Cactus rhamna, grenade
Dakhla - Oued Eddahab de chamelle, viande skhour, grenade ain hjar,
cameline, Loudek, L’frik, raisin chiadma, raisin
Lait de chamelle et d’igout, grenade sour
Laâyoune - Sakia L’hamra viande cameline, Loudek, laaz, menthe felliouia,
L’frik, couscous verveine de ghmat,
cumin, iris, gombo d’al
Figue de barbarie d’Ait ouidane, limonette de
Baâmrane, Produits Marrakech - Safi Marrakech, fenouil,
de cactus, Produits azembou, agneau sardi,
d’arganier, miel miel de haha, amande
Guelmim - Oued Noun d’euphorbe, Henné Lait de haha, noix de l’atlas,
de chamelle, Couscous, argane, câpres de
céréales d’épandage de safi, truffe blanche du
crue. littoral, figue had ouled
Argane, Datte fraj, cumin beldi, raisin
Bouytoub, henné de doukkali.
Tata, amande, miel, Clementine de berkane,
henné, câpres, caroube, agneau béni guil, datte
Souss - Massa plantes aromatiques Aziza Bouzid, PAM, huile
et médicinales, argan, d’olive de Driouech et
viandes d’agneau Saghro Quicotte, miel de romarin,
et Siroua. Oriental huiles essentielles de
Pomme d’imilchil, pomme romarin, néflier de zegzel,
de midelt, dattes Mejhoul, truffes du desert, muscari
Drâa - Tafilalet à toupet, fromage de
Safran, Rose, miel de
rich, blé dur haut ziz chevre de Tafoghalt.
Cactus shoul, truffe de Amande d’azilal, raisin
maâmora, raisin muscat de demnate, miel
de skhirat, haricot vert d’euphorbe, huile d’olive,
extra fin de skhirat, Beni Mellal - Khénifra grenade sefri, blé dur
lavandin d’oulmès, lentille lfrmorgh, huile de noix
ain sbit, chevreau, miel d’azilal, PAM, raisin de
Rabat – Salé - Kenitra d’oulmès, couscous kerrouchen.
aromatisé, miel de Huile d’olive de Ghafsai,
bouknadel, viande bovine oignon de guigou, navet
Oulmès Zaer, Orange de missour, pastèque de
Zghiri, artichaut, miel, meslegh, miel, endive
camomille, olives de d’immouzzer, figues de
table, PAM. Bouadel, figue chaari,
Cactus haddaoui, cactus olive l’mta, pomme
Fès - Meknès
majdoubia, piment fort, de tafajight, cerise
coing d’oued El Maleh, ain louh, câpres de
zerhoune, huile d’olive
Grand Casablanca - Settat menthe tamaris, agneau
sardi, menthe labrouj, de zerhoune,, agneau
figue ain Kaicher, timahdite, chevreau
grenade tmassine, moulay bouaazza, anis
couscous hadga. vert d’agourai.
Huile d’olive de
Ouazzane, petit pois d’ait
kamra, figues de barbarie
Dellahia, amande, miel
Tanger - Tetouan - Al Hoceima d’Al Hoceima, fromages
de chèvre, câpres,
cactus Dellahia, samet,
PAM. 61
Filières de
Ressources
Production
Naturelles
Agricole

62
Ressources Naturelles
Valorisation de la production agricole

Unités post-récolte Les commerçants céréaliers détiennent pratiquement


90% de la capacité ; le reste étant détenu par les
Entrepôts frigorifiques de stockage :
coopératives.
En 2010, le nombre total des entrepôts frigorifiques
Stations de conditionnement :
avoisinait 500 unités réparties sur tout le territoire
national, avec une nette concentration dans le grand Le Maroc compte plus de 250 stations de conditionnement
Casablanca (25%), le Souss-Massa-Draâ (18%), le réparties, selon leur usage, comme suit
Moyen Atlas (11%) et l’Oriental (7%). La répartition de
ces entrepôts selon leur emploi et la capacité installée,
en tonnage et en volume, se présente comme indiqué
dans le tableau qui suit. 20% • Station de
conditionnement agrus
80%
• Station de
Capacité conditionnement Primeurs
Emploi Nombre
t m3
Fruits et
258 243 903 1 275 148
légumes
Répartition des stations de conditionnement selon leur usage
Viandes 27 6 644 30 583
Poissons 107 52 439 177 901 L’essentiel de ces stations est positionné au niveau de
Produits la région du Souss-Massa-Draa. Plus de 75% d’entre
103 70 428 199 283 elles sont concentrées dans 4 régions du pays.
divers
Total 495 373 414 1 682 915
Répartition des entrepôts frigorifiques par emploi et capacité

Unités de stockage des céréales :


Nombre de stations par région
En 2010, la capacité de stockage des céréales au 120
100
Maroc, hors minoteries et ports, a atteint 42 millions
80
de quintaux. Celle-ci est répartie comme suit :
60
• Magasins : 80% des unités et 56% de la capacité 40
installée ; 20
0
• Silos : 6% des unités et 9% de la capacité installée ; t l
aa da sif ca ta an ira ra ZZ ne da sif ila
t
ar ra n an en ou gh ma RS ma Ab an -Az
• Dépôts mixtes, composés de silos et magasins à la a -D -Ch -Te abl Ori Tét ad ss le la- s-T dla
s h s - u E u a e
b c
as ar e Ca er -O im- Bo uk n Ta
fois : 14% des unités et 35% de la capacité installée. M Gh rrak ng ia lm s- Do ek
u s- a Ta aou ue Fè M
Les régions de Fès-Boulemane et du grand Casablanca So M
C
h G

comptent à elles seules près de 44% de la capacité


totale du pays.

63
Valorisation de la
Ressources
production
Naturelles
agricole

Industries Agro-Alimentaires (IAA) • Fabrication de pâtes alimentaires et assimilés.


Le secteur des IAA est très diversifié au Maroc. Produits sucrés :
En effet, la nomenclature en vigueur des activités • Chocolaterie et confiserie.
économiques regroupe dans ce secteur les branches
Autres industries alimentaires :
industrielles liées aux boissons, fruits et légumes,
viandes, poissons, lait, corps gras, farines et gruaux, • Industrie des corps gras ;
céréales, aliments pour animaux, tabac et d’autres • Transformation du thé et du café ;
produits alimentaires. À ce niveau, la segmentation,
• Fabrication de condiments et assaisonnements ;
ci-après, basée sur une vision intégrée de la chaîne
de valeur autour de la 1ère et la 2ème transformation, • Fabrication d’aliments adaptés aux enfants et
peut être adoptée pour distinguer 6 domaines clés et contraintes de santé.
plus de 20 branches d’activité : En terme de taille, certaines branches sont caractérisées
Industrie des viandes : par un nombre important de petites unités comme
l’industrie de fabrication des farines (pâtisseries
• Production de viande de boucherie ; modernes), alors que d’autres sont relativement
• Production de viande volailles ; concentrées, telles que celles du sucre, des huiles
• Préparation industrielle de produits à base de viande. et des graines. En relation avec la commercialisation,
certaines branches (fruits et légumes, poisson…)
Industrie des fruits et légumes :
ciblent le marché extérieur alors que d’autres (branche
• Transformation et conservation de pommes de terre ; des corps gras, industrie laitière, transformation des
• Préparation de jus de fruits et légumes ; céréales, boissons…) sont exclusivement orientées
vers le marché intérieur. La branche des fruits et
• Transformation et conservation de légumes ;
légumes est dominée par l’activité de conservation,
• Transformation et conservation de fruits. suivie des jus et des préparations à base de tomates.
Industrie laitière : Les grandes entreprises agroalimentaires sont soit
• Fabrication de lait liquide et de produits frais ; des groupes nationaux de taille ou des entreprises
étrangères.
• Fabrication de beurre ;
Les chiffres clés du Ministère de l’Industrie, de Commerce
• Fabrication de fromages ; et des Nouvelles Technologies et qui présentent
• Fabrication d’autres produits laitiers ; l’évolution pluriannuelle de ce secteur sont donnés
• Fabrication de glaces. dans le tableau, ci-après, en MdMAD :
Industrie du grain et produits issus des céréales et Donnée /
2004

2005

2006

2007

2008

2009

2012
destinés à l’alimentation humaine : Exercice
• Meunerie ; Production 55,4 58,3 60,9 69,7 79,4 83,1 106
• Fabrication des produits amylacés ; Valeur 13,1 13,3 13,8 15,3 16,6 18,3 30
• Fabrication industrielle de pain et de pâtisserie fraîche ; ajoutée
• Biscotterie, biscuiterie et pâtisserie de conservation ; Investissement 2,6 2,7 2,6 3,5 4,4 4,45 4,5
64
Valorisation de la production agricole

De plus, selon la même source, l’IAA compte plus de cheptel animal et de la production laitière ;
2 000 entreprises et emploie en moyenne près de 80 - La libéralisation de l’abattage et le développement de
000 personnes, dont les trois-quarts sont permanents. la distribution moderne pour soutenir le développement
L’emploi des femmes dans cette catégorie représente, des filières de la viande ;
pour sa part, près de 36% de l’effectif global. Toutefois,
- L’appui à la création de nouveaux grands projets
une étude menée par le MAPM de l’ensemble de la
intégrés.
chaîne de valeur fait ressortir près de 45 000 unités
économiques pour 200 000 emplois. •F
 ilières intermédiaires : Le programme de compétitivité
des PME de ces filières est articulé autour de la
Sur le plan de la répartition géographique, l’IAA
réduction des droits de douane sur les intrants
est concentrée dans les régions où les superficies
importés et sur les produits semi-finis les utilisant
plantées sont importantes, dont Souss-Massa-Drâa,
ainsi que la modernisation de la réglementation et
Doukkala-Abda et Fès-Boulmane, ainsi qu’au niveau
des normes appliquées aux produits afin de garantir
du grand Casablanca, en raison principalement de
leur qualité et leur sécurité.
la présence du port.
• Le PNEI donne lieu à un ensemble de mesures
Quant à la stratégie de développement, le PNEI avait
concrètes ainsi que des engagements clairs de
déjà identifié l’IAA en tant que secteur à fort potentiel de
la part de l’État, dont ceux énoncés, ci-après, se
croissance et a retenu, en conséquence, un changement
rattachant au secteur agroalimentaire :
profond dudit secteur, à long terme, à travers une
meilleure valorisation des ressources agricoles et • Mesure 44 : mettre en place une Offre Maroc à
une offre exportable diversifiée et compétitive. Cette l’attention des investisseurs nationaux et étrangers
stratégie se décline, selon la vocation des filières sur les filières d’exportation liées au PMV ;
concernées, comme suit : • Mesure 45 : mettre en œuvre les efforts nécessaires
• Filières à fort potentiel à l’export : Elles regroupent pour démarcher les acteurs de référence dans ces
notamment les produits issus de la transformation des filières d’exportation et faire appel aux compétences,
fruits et légumes, les produits de l’olive et l’argan, les notamment celles du secteur, pour vendre l’Offre
épices ainsi que les plantes aromatiques et médicinales. Maroc Investisseurs ;
Leur développement est réalisé à travers la définition • Mesure 46 : mettre en place une offre d’infrastructures
d’une ‘Offre Maroc’ à l’attention des investisseurs et de services aux meilleurs standards internationaux
nationaux et étrangers et sa mise en place est assurée au sein des agropoles ;
par le MAPM, dans le cadre du PMV. • Mesure 47 : déployer un plan de promotion sur les
•F
 ilières des denrées de base nationales : Elles donnent catégories cibles contenant un plan de démarchage des
lieu à des plans sectoriels volontaristes pour : donneurs d’ordres cibles, des rencontres commerciales
- L’accroissement des capacités de transformation avec leurs acheteurs aussi bien au Maroc que dans
des acteurs existants pour accompagner l’essor du les pays cibles, un programme de participation aux
manifestations et salons professionnels ainsi que des

65
Valorisation de la
Ressources
production
Naturelles
agricole

actions de relations publiques et de communication • Une zone dédiée aux activités commerciales et de
en particulier avec les médias spécialisés ; distribution ;
• Mesure 48 : mettre en place un plan viande, à travers •U
 n Qualipole Alimentation devant abriter des laboratoires
deux actions clés : la libéralisation de l’abattage et relevant d’organismes sous tutelle du MAPM (INRA,
le développement de la distribution moderne des ONSSA, EACCE…) et des espaces communs ;
viandes ainsi que la promotion et l’accompagnement • Un centre de formation ;
à la mise en place des projets intégrés.
• Une zone d’activités tertiaires pouvant accueillir
Des mesures complémentaires d’accompagnement des banques, des assurances, de la restauration et
sont prévues. Il s’agit notamment d’un programme d’autres services.
de formation spécifique et du développement de six
agropoles.
Agropoles :
Dans le cadre de la mise en œuvre du PMV et du PNEI,
et en vue d’offrir un cadre approprié pour l’intégration de Gharb Berkane
la chaîne de valeur des IAA, d’améliorer la productivité
des filières et d’assurer une meilleure valorisation de Meknès
la production agricole, un programme a été adopté Haouz
pour la mise en place de 6 « Agropoles ». Dans sa Tadla
première phase et comme illustré dans la carte,
Souss
ci-après, six agropoles sont prévus pour la période
2009-2015 ; il s’agit de Meknès, de Berkane, du Tadla,
d’Agadir, du Haouz et du Gharb. Ces agropoles offrent
un cadre avantageux pour les industriels nationaux
et internationaux, caractérisé par un meilleur accès
au foncier à un prix compétitif, aux services, aux
moyens de production, aux marchés ainsi qu’une
meilleure mutualisation des moyens. Chaque agropole
présente une offre de valeur complète et composé
des éléments suivants :
• Une zone d’activités à vocation agro-industrielle
abritant les entreprises de production agroalimentaires ;
• Une zone logistique et de services accueillant les Carte de répartition des agropoles prévus pour la période 2009-2015
entreprises de service, des pépinières d’entreprises,
une plateforme technologique ;

66
Environnement de l’Investissement

67
68
Agrégation Agricole

Développement de l’agrégation techniques moyennant les équipes d’encadrement


mobilisées par l’agrégateur et, le cas échéant, les
L’agrégation, l’un des fondements du PMV, constitue un
unités de production en propre (nucleus farm) gérées
modèle novateur d’organisation des agriculteurs autour
par l’agrégateur.
d’acteurs privés ou d’organisations professionnelles
et permet notamment de dépasser les contraintes 4. Elle œuvre pour faciliter relativement l’accès au
liées à la fragmentation des structures foncières tout financement pour les agrégés ainsi que pour améliorer
en assurant aux exploitations agrégées la possibilité les conditions qui leur sont appliquées.
de bénéficier des techniques modernes de production 5. Elle permet un partage équitable des risques entre
et du financement et d’accéder au marché intérieur les agrégateurs et les agrégés du fait, entre autres,
et extérieur. que le risque de la production est principalement
Cette forme d’organisation repose sur un partenariat pris en charge par les agrégés, alors que le risque
gagnant-gagnant entre les agrégateurs, personnes de la commercialisation est principalement pris en
physiques et morales et toutes autres organisations charge par les agrégateurs. De plus, le recours à des
professionnelles (GIE, coopératives, associations…), assurances adaptées permet de juguler ces risques
et les agrégés, en général, des petits et moyens pour les deux Parties.
agriculteurs. En vue de créer un environnement institutionnel,
Le choix d’un tel mode privilégié d’organisation dans juridique et incitatif favorable au développement des
le secteur agricole est dicté par les principales raisons projets d’agrégation, l’Etat a mis en place un arsenal
suivantes : de mesures portant notamment sur la mise en place
d’un soutien spécifique aux projets d’agrégation et sur
1. Elle constitue une solution attractive et compétitive
la mise en place d’un cadre juridique adapté à savoir :
d’extension du périmètre amont de production, face à
une offre limitée du foncier en milieu rural. • La loi n° 04-12 relative à l’agrégation agricole,
promulguée par le dahir n° 1-12-15 du 27 chaabane
2. Elle permet d’optimiser le lien entre le marché, l’amont
1433 (17 juillet 2012) ;
productif et toute la chaine de valeur du secteur, via
les éléments suivants : • Le décret n°2-12-490du 19 moharrem 1434 (4
décembre 2012) pris pour l’application de la loi
• Les compétences de l’agrégateur, en particulier,
n°04-12 relative à l’agrégation agricole ;
en matière de connaissance des marchés de
commercialisation et de capacité d’adaptation et • L’arrêté conjoint du Ministre de l’Agriculture et de la
d’orientation de l’offre de production en conséquence; Pêche Maritime et du Ministre de l’Economie et des
Finances n°3073-14 du 12 kaada 1435 (8 septembre
• L’établissement d’un lien direct entre la production
2014) fixant les formes et les modalités d’approbation
et le (s) marché (s) de destination, évitant ainsi le
des projets d’agrégation et de délivrance des
recours à une multitude d’intermédiaires et une
attestations d’agrégation agricole ;
érosion excessive des marges.
• L’arrêté conjoint du Ministre de l’Agriculture et de la
3. Elle contribue à la généralisation des bonnes
Pêche Maritime, du Ministre de l’Intérieur et du Ministre

69
Agrégation Agricole

de l’Economie et des Finances n°3074-14 du 12 kaada • Rose à parfum : unité de transformation et/ou de
1435 (8 septembre 2014) fixant les montants, les taux, conditionnement ;
les plafonds et les modalités d’octroi des subventions • Viandes rouges bovines: centre d’engraissement et/
accordés aux projets d’agrégation agricole. ou un abattoir ;
Les projets d’agrégation sont entrepris autour d’unités •V
 iandes rouges ovines et caprines: centre d’engraissement
de valorisation à savoir : et/ou un abattoir ;
• Agrumes : unité de conditionnement et/ou de • Viandes rouges camelines: centre d’engraissement
transformation ; et/ou un abattoir ;
• Olivier : unité de trituration ou de conserves d’olives ; • Lait de vache: unité de transformation laitière ;
• Arboriculture fruitière : unité d’entreposage frigorifique • Lait de chèvres: unité de transformation laitière ;
et/ou de conditionnement et/ou de transformation ;
• Lait de chamelles: unité de transformation laitière ;
• Vigne de table : unité de conditionnement ;
• Viandes blanches : abattoir avicole ;
• Palmier dattier : unité d’entreposage frigorifique et/ou
• Œufs : unité de conditionnement des Œufs ;
de conditionnement et/ou de transformation ;
• Apiculture : unité d’extraction et de conditionnement
• Cultures maraîchères : unité d’entreposage frigorifique,
du miel ;
unité de conditionnement et/ou de transformation et
un complexe intégrant une unité de conditionnement Ces projets doivent répondre aux normes d’éligibilité
et une unité de surgélation ; à savoir :
• Céréales d’automne (blé dur, blé tendre, orge) : unité - Le nombre minimum des agrèges
de stockage de grains et/ou de transformation ; - La superficie / effectif du cheptel minimum
• Céréales de printemps en irrigué (riz, maïs) : unité de - La productivité objective minimale
stockage de grains et/ou de transformation ; Processus de montage et de mise en place d’un
• Légumineuses : unité de stockage et/ou de conditionnement ; projet d’agrégation agricole
• Cultures oléagineuses: unité de trituration ; La mise en place d’un projet d’agrégation agricole
• Cultures sucrières : unité de transformation ; passe par les principales phases suivantes:
• Semences de céréales : unité de conditionnement ; • Constitution et dépôt du dossier de demande
• Agrumes biologiques : unité de conditionnement ; d’approbation du projet d’agrégation agricole ;
• Olivier biologique : unité de trituration ; • Examen du dossier du projet d’agrégation agricole
et d’approbation par le Comité Technique ;
• Maraichage biologique : unité de conditionnement ;
• Dépôt du dossier définitif du projet d’agrégation
• Arganier : unité d’extraction et/ou de transformation ;
agricole ;
• Safran : unité de conditionnement et/ou d’entreposage
• Octroi des attestations d’agrégation agricole ;
frigorifique et/ou de transformation ;

70
Agrégation Agricole

1. Constitution et dépôt du dossier de demande 2. Examen du dossier du projet d’agrégation agricole


d’approbation du projet d’agrégation agricole : par le Comité Technique
Avant la mise en œuvre du projet, l’agrégateur prépare Un Comité Technique présidé par le Directeur de la
et dépose à la Direction Régionale de l’Agriculture DRA abritant l’unité de valorisation objet du projet
abritant l’unité de valorisation objet dudit projet, le d’agrégation agricole ou son représentant, procède à
dossier de la demande d’approbation de son projet l’examen du projet d’agrégation agricole et donne son
d’agrégation agricole. Ce dossier est constitué des 6 avis sur l’approbation dudit projet.
pièces suivantes : Le Comité Technique se réunit dans un délai maximum
Pièce 1 : L’identification de l’agrégateur: de 30 jours, à compter de la date de délivrance du
• pour les personnes physiques, copie de la CNI ; récépissé de dépôt du dossier de demande d’approbation
du projet d’agrégation agricole.
• pour les personnes morales, copies des statuts.
La décision relative à l’approbation du projet d’agrégation
Pièce 2 : Une note présentant les capacités techniques
agricole, prise par le Comité Technique est notifiée au
et de management de l’agrégateur;
postulant par le Directeur Régional de l’Agriculture, dans
Pièce 3 : Une fiche précisant la filière concernée un délai ne dépassant pas 45 jours à compter de la
par le projet d’agrégation agricole, la localisation date de réunion du comité ayant examiné sa demande
dudit projet (les zones d’intervention ciblées par le d’approbation du projet d’agrégation agricole.
projet, le lieu d’implantation et la capacité de l’unité
3. Dépôt du dossier définitif du projet d’agrégation
de valorisation objet du projet) et la nature des
agricole
interventions de l’agrégateur au profit des agrégés ;
Après approbation du projet d’agrégation agricole,
Pièce 4 : Le business plan du projet d’agrégation
l’agrégateur dépose le dossier définitif du projet d’agrégation
agricole;
agricole auprès de la DRA abritant l’unité de valorisation,
Pièce 5: La liste des agrégés devant être associés au ce dossier comporte:
projet d’agrégation agricole avec leur identification
1) L’engagement signé et légalisé de l’agrégateur
notamment le nom et le prénom, le numéro de la
à réaliser son projet d’agrégation agricole et à tenir
Carte Nationale d’Identité (CNI), la Province et la
un registre nominatif des agrégés ;
Commune Rurale abritant l’exploitation de l’agrégé
objet du projet d’agrégation agricole; 2) Les pièces 3 et 4 du dossier d’approbation du
projet précédemment citées dûment signées et
Pièce 6 : La copie du projet de contrat d’agrégation
légalisées par l’agrégateur ;
agricole qui sera signé entre l’agrégateur et les
agrégés dont la durée ne doit pas être inférieur à 5 3) La liste définitive des agrégés dûment signée
ans et ce projet de contrat doit contenir les clauses et légalisée par l’agrégateur avec la mention de
obligatoires du contrat d’agrégation comme il est leur identité, la localisation de l’exploitation objet
précisé au niveau de la loi 04-12 de l’agrégation du contrat d’agrégation agricole, en indiquant la
agricole. superficie ou l’effectif du cheptel agrégé ;

71
Agrégation Agricole

4) Une copie signée et légalisée de chaque contrat de la Direction Régionale d’Agriculture du lieu de
d’agrégation agricole établi avec les agrégés figurant l’exploitation concernée, accompagné de l’attestation
au niveau de la liste définitive. d’agrégation agricole. Cette subvention est servie en
4. Phase d’octroi des attestations d’agrégation agricole deux tranches :
• La première tranche : calculée sur la base des taux et
Une fois le dossier définitif du projet d’agrégation
plafonds fixée dans le cadre de l’universel. Cette tranche
agricole est reçu avec l’attestation de conformité du
est servie dès l’obtention de l’attestation d’agrégation
dossier définitif du projet d’agrégation agricole établit
agricole et après réalisation de l’investissement à
par la DRA, l’ADA attribue un identifiant national à ce
subventionner ;
projet qui lui sera associé tout au long de la durée de
sa mise en œuvre et enregistre ledit projet dans un • La deuxième tranche : calculée sur la base des taux
Registre National. et plafonds liés aux projets d’agrégation agricole,
diminuée du montant accordé dans la première
L’ADA établit les attestations d’agrégation agricole pour
tranche sur la base du même dossier de demande
l’agrégateur et pour les agrégés, Ces attestations sont
de subvention.
transmises aux Direction(s) Régionale(s) de l’Agriculture
concernée(s), en vue de leur remise à l’agrégateur et Cette deuxième tranche est servie au terme de la
aux agrégés. première année de livraison, par les agrégés, de leur
production à l’agrégateur, au vue d’un quitus donnée
Subventions et Procédure de leur octroi dans le
à cet effet par le dit agrégateur.
cadre de l’agrégation agricole
La demande de la deuxième tranche de subvention à
L’aide financière de l’Etat est octroyée aux projets
taux préférentiels est déposée par l’agrégateur ou les
d’agrégation agricole sous forme de :
agrégés au niveau du même guichet unique lieu de
1) Une subvention à taux préférentiels pour les investissements dépôt du dossier de demande de ladite subvention.
réalisés en matière d’acquisition du matériel agricole
Les tableaux ci-après, donnent, en guise d’illustration,
et/ou d’équipement en système d’irrigation localisée
des exemples de subventions à taux préférentiels
ou de complément ;
accordées à des investissements agricoles :
2) Une subvention forfaitaire d’encouragement à
l’agrégation agricole pour l’assistance et l’accompagnement
technique de l’agrégateur au profit des agrégés en vue
d’atteindre les objectifs fixés dans le projet d’agrégation
agricole concerné.
1. Subvention à taux préférentiels pour les investissements
La subvention à taux préférentiels liées à l’irrigation et
à l’équipement en matériel agricole est accordée aux
agriculteurs (agrégateurs ou agrégés), sur la base d’un
seul dossier déposé auprès des services compétents

72
Agrégation Agricole

SOUTIEN À L’IRRIGATION LOCALISÉE

PROJETS D’AGREGATION HORS PROJETS D’AGREGATION


Taux Plafond Taux Plafond
Equipement à l’hectare sans 100% 45.000 Dh 80% 36.000 Dh
bassin
Equipement à l’hectare pour 100% 20.000 Dh 80% 16.000 Dh
le bassin
Total 100% 65.000 Dh 80% 52.000 Dh

SOUTIEN À L’IRRIGATION DE COMPLÉMENT

PROJETS D’AGREGATION HORS PROJETS D’AGREGATION


Taux Plafond Taux Plafond
Equipement à l’hectare sans 70% 28.000 DH 50% 20.000 DH
bassin
Equipement à l’hectare pour 70% 14.000 DH 50% 10.000 DH
le bassin
Total 70% 42.000 DH 50% 30.000 DH

73
Agrégation Agricole

AIDES AUX ÉQUIPEMENTS DES EXPLOITATIONS EN MATÉRIEL AGRICOLE

Hors agrégation Projets d’agrégation


Matériels Taux de subvention Plafond de la Taux de Plafond de la
(% du coût) subvention subvention (% subvention (MAD)
(MAD) du coût)
Tracteur agricole 72 000 96 000
Matériel de travail et
17 000 22 000
d’entretien du sol tracté
Matériel de travail et
d’entretien du 72 000 96 000
sol animé par prise de force 30% 40%
Matériel d’apport et
d’épandage de matières 48 000 64 000
organiques
Matériel d’apport et
d’épandage de matières 19 000 26 000
minérales
Matériel de semis (simple
ou combiné) et matériel de 48 000 67 000
plantation
Matériel de traitement
phytosanitaire pour 60 000 84 000
plantations
50% 70%
Matériel de traitement
phytosanitaire pour cultures
28 000 39 000
autres
que les plantations
Moissonneuse Batteuse 20% 208 000 30% 312 000
Enjambeurs pour récolte
30% 480 000 40% 640 000
des olives

74
Agrégation Agricole

2. Subvention forfaitaire d’encouragement à la Direction Régionale de l’Agriculture concernant


l’agrégation agricole ce qui suit :
Concernant la subvention forfaitaire, elle est servie • Le rendement moyen observé auprès d’un échantillon
en trois tranches sur la base des listes des agrégés représentatif des agrégés ;
fournies annuellement par l’agrégateur et approuvées • Un constat sur le registre tenu par l’agrégateur
par les services compétents, au cours des trois précisant notamment les agrégés ayants livré leur
premières années de livraison de la production du production au titre de la campagne écoulée, la
projet d’agrégation agricole concerné comme suit : quantité totale livrée par les agrégés, la superficie/
• 1ère tranche : 1/3, au terme de la 1ère année de effectif du cheptel des agrégés ayant livré leur
livraison de la production par les agrégés ; production.
• 2ème tranche : 1/3, au terme de la 2ème année de Par la suite, la DRA établit une décision de constat
livraison de la production par les agrégés ; de réalisation précisant le montant de la subvention
à octroyer. Cette décision, dûment signée par le
• 3ème tranche : 1/3, au terme de la 3ème année de
Directeur Régional de l’Agriculture ou son suppléant
livraison de la production par les agrégés.
est transmise à la Caisse Régionale du Crédit Agricole
A cet effet, pendant les trois premières années concernée qui procède au déblocage de l’aide
de mise en œuvre du projet, l’agrégateur dépose financière accordée au bénéficiaire.
annuellement une demande de subvention forfaitaire
Le tableau ci-après, donne les taux de la subvention
d’encouragement à l’agrégation relative aux superficies
forfaitaire accordée aux différents modèles des projets
ou effectifs du cheptel agrégés.
d’agrégation agricole :
Le dossier de la demande de subvention forfaitaire
est composé des pièces suivantes :
•L
 a demande de subvention forfaitaire de la tranche
concernée ;
• Une copie de l’attestation d’agrégation ;
• Un état de synthèse nominatif des informations
portées sur le registre tenu par l’agrégateur précisant
notamment les agrégés ayant livré leur production
au titre de la campagne écoulée, la quantité totale
livrée par agrégé et la superficie ou le cheptel des
agrégés ayant livré leur production.
Le déblocage de la subvention forfaitaire se fait au
terme de chacun des échéanciers prévus sur la base
d’un constat établi par les services compétents de

75
Agrégation Agricole

TABLEAU DES SUBVENTIONS FORFAITAIRES AUX PROJETS D’AGRÉGATION

Montant de la subvention forfaitaire en MAD/Ha


Type de projet d’agrégation agricole
ou Tête ou tonne
Projet d’agrégation des agrumes autour d’une unité 1 500 Dh/ha
de conditionnement et/ou de transformation
Projet d’agrégation de l’olivier autour d’une unité de Bour : 450 Dh/ha
trituration Irrigué : 1 100 Dh/ha
Projet d’agrégation de l’olivier autour d’une unité de Bour : 250 Dh/ha
conserves d’olives Irrigué : 650 Dh/ha
Projet d’agrégation de l’arboriculture fruitière autour d’une 1 500 Dh/ha
unité d’entreposage frigorifique et/ou de conditionnement
et/ou de transformation
Projet d’agrégation de la vigne de table autour d’une 1 500 Dh/ha
unité de conditionnement
Projet d’agrégation du palmier dattier autour d’une unité 3 000 Dh/ha ou
de conditionnement et/ou d’entreposage frigorifique 3 000 Dh/80 pieds
et/ou de transformation
Projet d’agrégation des cultures maraichères autour 3 500 Dh/ha
d’une unité d’entreposage frigorifique
Projet d’agrégation des cultures maraichères autour 3 500 Dh/ha
d’une unité de conditionnement et/ou de transformation
Projet d’agrégation des cultures maraichères autour 3 500 Dh/ha
d’un complexe intégrant une unité de conditionnement
et unité de surgélation
Projet d’agrégation des céréales d’automne (blé dur, Bour: 400 Dh/ha
blé tendre, orge) autour d’une unité de stockage de Irrigué : 550 Dh/ha
grains et/ou de transformation
Projet d’agrégation des céréales de printemps en Riz : 800 Dh/ha
irrigué (riz, maïs) autour d’une unité de stockage de
Maïs : 550 Dh/ha
grains et/ou de transformation

76
Agrégation Agricole

Projet d’agrégation des légumineuses autour d’une 500 Dh/ha


unité de stockage et/ou de conditionnement
Projet d’agrégation des cultures oléagineuses autour 1 955 Dh/T
d’une unité de trituration
Projet d’agrégation des cultures sucrières autour d’une 550 Dh/ha
unité de transformation
Projet d’agrégation des semences de céréales autour 650 Dh/ha
d’une unité de conditionnement
Projet d’agrégation des agrumes biologiques autour 2 000 Dh/ha
d’une unité de conditionnement
Projet d’agrégation de l’olivier biologique autour d’une 950 Dh/ha
unité de trituration
Projet d’agrégation des cultures maraichères biologiques 4 000 Dh/ha
autour d’une unité de conditionnement
Projet d’agrégation de l’arganier autour d’une unité 3 400 Dh/ha
d’extraction et/ou de transformation
Projet d’agrégation du safran autour d’une unité de 5 000 Dh/ha
conditionnement et/ou d’entreposage frigorifique et/
ou de transformation
Projet d’agrégation de la rose à parfum autour d’une 5 000 Dh/ha
unité de transformation et/ou de conditionnement
Projet d’agrégation des viandes rouges bovines autour 350 Dh/tête
d’un centre d’engraissement et/ou d’un abattoir
Projet d’agrégation des viandes rouges ovines et 28 Dh/tête
caprines autour d’un centre d’engraissement et/ou
d’un abattoir
Projet d’agrégation des viandes rouges camelines 800 Dh/tête
autour d’un centre d’engraissement et/ou d’un abattoir

77
Agrégation Agricole

Projet d’agrégation du lait de vaches autour d’une 280 Dh/tête


unité de transformation laitière
Projet d’agrégation du lait de chèvres autour d’une 50 Dh/tête
unité de transformation laitière
Projet d’agrégation du lait de chamelles autour d’une 900 Dh/tête
unité de transformation laitière
Projet d’agrégation des viandes blanches autour d’un 1 000 Dh/tonne
abattoir avicole
Projet d’agrégation des œufs autour d’une unité de 750 Dh/tonne
conditionnement des œufs
Projet d’agrégation de l’apiculture autour d’une unité 7 500 Dh/tonne
d’extraction et de conditionnement du miel (miellerie)

Toutefois, la liste exhaustive de subventions accordées (FDA- avril 2015) qui est consultable directement sur
aux différents investissements est détaillée dans le site du MAPM : www.agriculture.gov.ma ou le site
le manuel du Fonds de Développement Agricoles, de l’ADA : www.ada.gov.ma.

78
Aides Financières de l’État

Afin d’accompagner la mise en œuvre du PMV, des aides Aménagements hydro-agricoles et améliorations
financières sont accordées par l’État pour encourager foncières :
les investissements agricoles privés. Mises en œuvre à
• Promotion de l’économie d’eau par l’adoption des
travers le FDA, celles- ci sont périodiquement revues
techniques d’irrigation économes en eau ;
pour répondre à leur finalité.
• Amélioration de la productivité et de la valorisation
Elles proposent d’abord l’instauration de nouvelles
de l’eau ;
aides en conformité avec les engagements pris dans
le cadre des contrats programmes signés entre l’État et • Promotion de l’accès des petits agriculteurs aux
l’interprofession des principales filières de production, techniques d’irrigation localisée.
ainsi que le renforcement des aides allouées à certaines Subventions dans les filières végétales :
rubriques, mais également un encouragement et une • Amélioration du taux d’utilisation du matériel agricole
forte incitation à l’agrégation. à l’hectare ;
De plus, afin de faciliter la démarche d’octroi de ses • Atteinte des objectifs du PMV en matière de mécanisation ;
aides, des mesures d’accompagnement ont été mises
en place, telles que des procédures formalisées et • Amélioration de l’accès des petits agriculteurs aux
totalement adaptées, des Guichets Uniques (GU), aides de l’État ;
avec des antennes le cas échéant, auprès des DPA • Extension des cultures (palmier-dattier, olivier,
et des ORMVA et une application spécifique, intitulée agrumes, primeurs…) ;
Système des Aides et des Bonifications Agricoles • Accroissement de la production des fruits et légumes
‘SABA’. Cette dernière, accessible à partir du portail frais et transformés ;
web du MAPM, à la rubrique ‘services en ligne’, offre
• Amélioration des performances des unités de valorisation ;
une multitude d’avantages :
• Modernisation du tissu agro-industriel ;
• Une rapidité et une simplification du traitement des
dossiers ; • Augmentation des exportations et reconquête de
la position Maroc sur certains marchés historiques ;
• Un travail collaboratif et un partage de l’information en
temps réel entres les différents niveaux du territoire ; • Promotion de la valorisation des produits agricoles
et de terroir.
• Une amélioration de la qualité des services offerts
aux usagers ; Subventions dans les filières animales :
• Une traçabilité des opérations ; • Amélioration des performances des races à lait et
• Un suivi instantané des dossiers ; à viandes ;
• Un contrôle des deniers publics. • Modernisation des élevages laitiers, de viandes
rouges et avicoles ;
Régime de subventions universelles :
• Amélioration de la productivité des cheptels (lait,
Ce régime vise, selon le domaine d’intervention, les viandes, miel…) ;
finalités suivantes :
• Développement de l’aval des filières lait et viandes
rouges ;

79
Aides Financières de l’État

• Valorisation des produits animaux. •2


 0 Jours Ouvrables (JO) pour les projets de catégorie 1
Aussi, avant la réalisation d’un investissement, le (irrigation localisée ou de complément, aménagements
postulant doit déposer, en double exemplaires, un fonciers, construction de bâtiments d’élevage,
dossier de demande d’approbation préalable ou installation des filets anti-grêle…) ;
d’accord de principe, auprès du Guichet Unique dont • 12 JO pour les projets de catégorie 2 (plantations
il relève. Ce dernier procède alors à la vérification de d’agrumes et d’oliviers, production de reproducteurs
la présence de l’ensemble des pièces exigées. Si le bovins et ovins, acquisition des reproducteurs caprins
dossier est complet, un récépissé de dépôt du dossier et camelins…) ;
(numéroté et daté) est remis au postulant juste après • 5 JO pour l’accord de principe pour l’acquisition du
la vérification. Tout dossier incomplet est retourné matériel agricole et du matériel d’élevage.
au postulant avec un récépissé précisant les pièces
Ensuite, les dossiers de demande de subvention,
manquantes.
répondant à la consistance exigée, doivent être remis
Tout dossier complet est enregistré, par le GU, et dans les échéances prédéfinies, variant selon les cas
transmis au service technique concerné de la DPA ou de 6 mois à 30 mois. Ceux-ci sont alors traités par les
de l’ORMVA pour étude et contrôle de la réalisation DPA ou ORMVA jusqu’au déblocage de l’aide dans
de l’investissement sur les lieux. Si l’investissement un délai global fixé à 30 JO.
est éligible à la subvention du FDA, une attestation
d’approbation est établie par la DPA.
Les délais globaux de traitement des dossiers sont
comme indiqué ci-après :

80
Aides Financières de l’État

Aides aux aménagements hydro-agricoles

Opérations Taux de subvention (% du coût) et plafonds

Supérieur à 5ha Inférieur à 5ha

Projets d’irrigation localisée

Creusement et cuvelage de puits ou


de forages

Fourniture et installation des


équipements de pompage de l’eau

Aménagement de bassins de
stockage de l’eau destinée à
l’irrigation 80% 100%
36000 DH/Ha 45000 DH/Ha
Fourniture et installation de matériels
de station de tête

Fourniture et pose des conduites


d’amenée et de distribution d’eau
d’irrigation

Fourniture et pose à la parcelle


des tuyaux et distributeurs d’eau
d’irrigation

80% 100%
Bassins de stockage de l’eau
16000 DH/Ha 20000 DH/Ha

81
Aides Financières de l’État

Aides aux équipements des exploitations en matériel agricole

Matériels Taux de subvention (% du coût) Plafond de la subvention (MAD)

Tracteur agricole 72 000

Matériel de travail et d’entretien


17 000
du sol tracté

Matériel de travail et d’entretien du


72 000
sol animé par prise de force 30%

Matériel d’apport et d’épandage


48 000
de matières organiques

Matériel d’apport et d’épandage


19 000
de matières minérales

Matériel de semis (simple ou


48 000
combiné) et matériel de plantation

Matériel de traitement phytosanitaire


60 000
pour plantations
50%
Matériel de traitement
phytosanitaire pour cultures
28 000
autres
que les plantations

Moissonneuse-Batteuse 20% 208 000

Enjambeurs pour récolte des


30% 480 000
olives

82
Aides Financières de l’État

Aides aux filières végétales

Opérations Taux et montant de la


subvention
Plantations et création des vergers
Plantations de rosacées fruitières 60% du prix d’acquisition des
plants 3 500 à 17 000 DH/Ha
Autres espèces fruitières (figuier…) 60% du prix d’acquisition des
plants 3 500 à 10 000 DH/Ha
Palmier dattier Acquisition de plants pour la 100%
densification et la réhabilitation des
palmeraies
Acquisition de vitroplants réalisées 70% du prix d’acquisition avec un
pour l’extension des palmeraies plafond de 35 000DH/HA
Création de vergers homogènes d’olivier De 3 500 à 5 000 dh/ha
Création de nouvelles plantations d’agrumes 4 000 à 11 000dh/ha
Promotion et diversification des exportations des produits agricoles

Exportation d’agrumes par voies terrestre et maritime 50 MAD/Tonne pour la totalité des quantités exportées
sur la Russie 150 MAD/T pour les quantités exportées
en dépassement des volumes exportés lors de la
campagne de référence (1er sept au 31 août 2013)
500 MAD/Tonne pour les quantités exportées hors
Russie, hors Union Européenne, hors Ukraine, hors
Chine et hors pays du Golf Arabe en dépassement
des volumes exportés lors de la campagne allant du
1er septembre 2000 au 31 août 2001
Exportation de la tomate par voies terrestre et 750 MAD/Tonne pour les quantités exportées hors Union
maritime Européenne en dépassement des volumes exportés
lors de la campagne allant du 1er septembre 2007
au 31 août 2008
Exportation de l’huile d’olive par voies terrestre 2.000 MAD/Tonne exportée
et maritime

83
Aides Financières de l’État

Aides aux filières animales


Montant Ou Plafond de la
Opérations Taux
subvention
Production des reproducteurs sélectionnés
700 à 850 MAD/tête
de races ovines pures
Acquisition du matériel d’élevage
Broyeur 6000
Mélangeur 15000
Unité d’aliments de bétail annexé à la ferme 60000
Ensileuse à fléau 30% 13500
Ensileuse à maïs à 1 seul bec 16.500
Ensileuse à maïs à 2 becs 300000
Ensileuse à maïs automotrice 42000
Matériel d’insémination artificielle 2 000 à 6 000 DH/Unité
Système de refroidissement des bâtiments
18 000à 120 000 DH/Unité
d’élevage

Construction de bâtiments d’élevage


Plafond à subvention (MAD/Tête
Opérations Taux
abritée
Etable bovine moderne
- Couverte entravée 200
- À stabulation libre 50
Etable traditionnelle 25% 75
Bergerie et Chèvrerie
- Moderne 80
- Traditionnelle 60

84
Aides Financières de l’État

Aides aux unités de valorisation


Type de projet Taux de subvention Plafond de la subvention (en MAD)
Projet d’agrégation de semences autour d’une
1 500 000
station de conditionnement
Projet d’agrégation des céréales autour d’une
3 200 000
unité de stockage
Projet d’agrégation des agrumes autour d’une
4 750 000
station de conditionnement
Projet d’agrégation d’olivier autour d’un
complexe intégrant une unité de trituration
2 100 000
et une unité de mise en bouteille en bour et/
ou en irrigué
Projet d’agrégation d’olivier autour d’une
760 000
unité de conserves
Projet d’agrégation des cultures maraîchères
2 460 000
autour d’une unité de conditionnement 10%
Projet d’agrégation des cultures maraîchères
autour d’un complexe intégrant une unité 1 980 000
de conditionnement et unité de surgélation
Projet d’agrégation des cultures maraîchères
2 240 000
autour d’une unité frigorifique
Projet d’agrégation des dattes autour d’une
1 000 000
station de conditionnement
Projet d’agrégation de la filière lait autour
2 400 000
d’une unité de valorisation
Projet d’agrégation des viandes rouges
autour d’un complexe intégrant un centre
3 470 000
d’engraissement de taurillons, un abattoir
et une salle de découpe

85
Aides Financières de l’État

Financement bancaire : - Le développement de formules spécifiques pour


l’acquisition du matériel agricole.
Les engagements de financement du PMV pris par des
banques marocaines en application des conventions - Les solutions intégrées de financement regroupant
spécifiquement signées à cet effet portent sur des en plus du financement classique, des services et/
montants importants, tels que relatés dans le tableau ou d’autres mécanismes d’accompagnement pris
suivant : en charge aussi par les banques ou par d’autres
parties prenantes (État, agrégés…).
Banque Montant prévu en MdMAD Enfin, les produits de financement bancaire actuellement
Groupe Attijariwafa Bank 25 proposés devraient connaître une évolution significative,
Groupe Crédit Agricole 20 à moyen terme, pour intégrer les mutations engagées.
du Maroc Modes alternatifs de financement :
Groupe Banque Populaire 20 Les interventions des investisseurs privés et d’autres
bailleurs de fonds pour le financement de projets du
Crédit du Maroc 3.3
PMV peuvent prendre plusieurs formes :
Société Générale Maroc 3
La mobilisation de fonds dans le cadre de projets de
capital-risque ou de fonds d’investissement spécialisés.
Pour se faire, des formules et des solutions de L’intervention de ces derniers dépend essentiellement
financement ont été spécifiquement développées. d’éléments tels que :
Celles-ci concernent notamment  le financement de • Le positionnement adopté ;
l’exploitation à travers principalement : • Les modalités préétablies ;
• Le financement des intrants ; • Le TRI escompté ;
• Les avances sur récoltes ; • Les plafonds supérieur et inférieur d’apport par projet
• Le financement de la collecte, la transformation, la • La durée de l’investissement…
commercialisation et/ou l’exportation des produits ;
• Le leasing ;
• L’épargne crédit agricole couvrant le financement
de cycles d’exploitation ; • L’affacturage ;
• Les crédits à court terme prenant différentes formes : • Les crédits fournisseurs associés au financement
crédits de campagne, facilités de caisse, découverts des intrants ;
bancaires… • Le financement direct des agrégés par les agrégateurs ;
• Le financement de diverses autres charges d’exploitation. • Les joint-ventures alliant plusieurs intervenants en
• Le financement de l’investissement, avec notamment : vue d’une alliance mettant à profit leurs points forts.
- L’octroi de crédits d’équipement ;

86
Aides Financières de l’État

Assurance des cultures : couvre les risques suivants : sécheresse, grêle, gel,
vents violents, vents de sable et excès d’eau.
1. La multirisque climatique pour les récoltes céréalières,
légumineuses et oléagineuses : Le produit d’assurance multirisque climatique s’étend
à l’ensemble des communes rurales du Royaume.
Le contrat d’assurance, développé par la MAMDA, est
ouvert aux agriculteurs dont la production porte sur Les agriculteurs pourront souscrire aux niveaux de
des récoltes céréalières, de blé tendre, blé dur, orge garantie déterminés ci-après en fonction de la zone
et maïs, les cultures légumineuses, fèves, lentilles, où se situe la parcelle assurée, de la superficie et de
petits pois, pois chiches et haricots et les cultures la nature de récolte assurée :
oléagineuses de Colza et tournesol .Cette assurance
Natures de récoltes
Zone Niveau de garantie Superficie éligible Céréalière/légumineuse
Zone 1 : défavorable en Bour 600 MAD/ha Toutes superficies Céréales et légumineuses
Zone 2 : moyennement 900 MAD/ha Toutes superficies Céréales et légumineuses
favorable en Bour
Toutes natures de récoltes
Niv 1 : 1 450 MAD/ha Toutes superficies assurables
Superficie supérieure ou égale Toutes natures de récoltes
Niv 2 : 2 900 MAD/ha à 10 ha assurables
Zone 3 : favorable en Bour et Superficie supérieure ou égale Blé tendre, blé dur, mais,
Niv 3 : 4 350 MAD/ha
zone irriguée à 20 ha Colza et Tournesol
Niveau supplémentaire Niv 4 : Superficie supérieure ou égale Blé tendre, blé dur, mais,
6000 MAD/ha à 100 ha Colza et Tournesol
Niveau supplémentaire Niv 5 : Superficie supérieure ou égale Blé tendre, blé dur, mais,
8000 MAD/ha à 100 ha Colza et Tournesol

Pour les communes rurales relevant des zones 1 et Les parcelles conduites en irrigué ne sont pas couvertes
2, il a été mis en place d’un montant d’indemnisation contre le risque sécheresse
minimum garanti de 300 DH/Ha en cas de sinistre Le Capital assuré = Montant correspond au niveau
et ce, pour couvrir une partie du coût des intrants et de garantie x la superficie assurée
réduire la vulnérabilité des petits agriculteurs en cas
de conditions climatiques difficiles. La période des souscriptions s’étend du 1er septembre
de chaque année et jusqu’au 15 décembre pour les
Il est à préciser que les parcelles conduites en irrigué et cultures d’automne (blé tendre, blé dur, orge, fèves,
les cultures oléagineuses sont assurables aux niveaux lentilles, petits pois et colza) et le 28 février pour les
1, 2,3 et niveaux supplémentaires indépendamment cultures de printemps (maïs, haricots, pois chiches
des zones où elles sont situées. et tournesol).

87
Aides Financières de l’État

La période de garantie commence dès le semis et au • Couverture territoriale : Le programme de garantie


plus tôt aux dates fixées par nature de récolte et par s’étend aux principales zones à vocation arboriculture
zone et se termine dès la récolte. fruitière.
Pour se faire, l’État subventionne une partie du montant • Conditions d’adhésion : Le contrat de garantie
des cotisations dues par les assurés, déterminés selon « Multirisque Climatique Arboriculture Fruitière »
le niveau de garantie, de 57 %,68 % et 90 %. est commercialisé par la MAMDA, est ouvert à tout
Le montant des cotisations dues par les agriculteurs agriculteur dont la nature de récolte à garantir fait
est ainsi, selon le niveau de garantie souscrit, comme partie de la liste des récoltes éligibles couvertes.
indiqué dans le tableau suivant : • La parcelle garantie doit être située dans l’une des
provinces concernées par le Programme de garantie.
Taux de Cotisation • Période de souscription :
subvention
Niveaux de garantie payé par les
aux agriculteurs
cotisations Nature de récolte Période de souscription
Zones défavorables en
Bour : 600 DH/Ha 90% 16 DH/Ha Pommier Du 1er janvier au 15 juin
Zones moyennement Poirier Du 1er janvier au 31 mai
favorables en Bour : 90% 22 DH/Ha
900DH/Ha Cognassier Du 1er janvier au 31 mai
Zones favorables en Abricotier Du 1er janvier au 30 avril
Bour et zones irriguées :
Prunier Du 1er janvier au 30 avril
Niveau 1 : 1.450 DH/Ha 90% 26 DH/Ha
Pêcher et Nectarinier Du 1er janvier au 30 avril
Niveau 2 : 2.900 DH/Ha 68% 199 DH/Ha
Niveau 3 : 4.350 DH/Ha 57,3% 398 DH/Ha
Cerisier Du 1er janvier au 31 mai
Agrumes Du 1er janvier au 15 juin
La contribution de l’État est versée à partir des ressources
propres du FDA via le Fonds de Calamités Naturelles, Olivier Du 1er janvier au 30 juin
au compte de la MAMDA. Amandier Du 1er janvier au 31 mai
2. Programme de garantie multirisque climatique Grenadier Du 1er janvier au 31 mai
arboriculture fruitière
Figuier Du 1er janvier au 31 mai
•P
 roductions assurables : Rosacées à pépins (pommier,
poirier et cognassier), Rosacées à noyaux (abricotier,
prunier, pêcher, nectarinier et cerisier), Agrumes,
Olivier, Amandier, Grenadier et Figuier
• Risques couverts : La grêle, Le gel, Le vent violent,
Le chergui, Les hautes températures, L’excès d’eau.

88
Aides Financières de l’État

capital ne peut dépasser le plafond fixé ci-après par


Plafond de capital garanti
Cultures nature de récolte :
en DH/Ha
Pommier et poirier 34 500 Cultures Fourchette de Taux de cotisation
Cognassier 19 500 Min. Max.
Rosacées à noyaux Agrumes 3.6% 7.5%
(abricotier, prunier, pêcher, 13 700 Rosacées 2.7% 7.5%
nectarinier et cerisier)
Amandier 2.7% 7.5%
Agrumes : Petits fruits 35 000
Olivier 2.7% 7.5%
Agrumes : Oranges 28 700
Grenadier 2.7% 7.5%
Olivier Bour 3 400
Figuier 2.7% 7.5%
Olivier Irrigué (densité
7 600 • Montant des cotisations : Cotisation (DH) = Capital
<285 plants/ha)
garanti (DH) x Taux de cotisation subventionné (%)
Olivier Irrigué (densité >= • Subvention de l’État aux cotisations :
11 500
285 plants/ha)
• Subvention de l’État aux cotisations : Modulée en
Amandier Bour 5 700 fonction de la superficie garantie :
Amandier Irrigué (densité • Taux de cotisation subventionné - Variable selon la
8 600
< 330 plants/ha) Province où se situe l’exploitation :
Amandier Irrigué (densité Un rabais de 15% sur le taux de cotisation sera
15 000
>= 330 plants/ha) accordé aux superficies équipées par un filet anti
Grenadier 15 600 grêle et /ou machine à vent de lutte contre le gel (dite
« Wind machine »)
Figuier Bour 2 100
Figuier Irrigué 5 700 Superficie Subvention de l’État
(% du montant de la cotisation)

≤20 ha 70%
• Capital garanti (DH) = Capital garanti par Ha (DH/
Ha) x Superficie garantie (Ha) 20 ha < Super.≤ 50 ha 60%
Le capital garanti correspond au montant des charges Supérieure à 50 ha 50%
de productions engagé par l’agriculteur, toute fois, ce

89
Aides Financières de l’État

3. Les principaux produits d’assurance prives en cas de mort de bovin ou de l’espèce chevaline suite
aux événements suivants : Accident, Saillie, Gestation,
Assurance incendie
Mise bas, Electrocution et noyade, Abattage autorisé soit
• Incendie paille et fourrages par MAMDA soit par les autorités sanitaires, abattage
Elle garantit le remboursement des dommages causés sur décision d’un vétérinaire, décès en cas d’opération
par incendie aux pailles et aux fourrages, que ces faite d’urgence en vue de conserver l’animal, Mort de
derniers soient contenus dans un bâtiment ou constitués l’animal assuré en cours de transport (moins de 50
en meules. Elle couvre également les dommages Km du lieu d’élevage)...
d’incendie causés aux voisins et aux tiers. Assurance multirisque agro-industrielle
• Incendie véhicule et matériels agricoles Cette multirisque offre une formule complète de
Cette assurance couvre tous dommages causés par garanties conçue aux professionnelles des unités
incendie aux : Tracteurs agricoles, Moissonneuses- agro-industrielles et frigorifiques (minoteries, huileries,
batteuses ; Machines de récolte de la canne à sucre dépôts de stockage.) pour se protéger contre les risques
et toute machine automotrice servant aux travaux d’incendie, vol, Dégâts des eaux et La responsabilité
agricoles. Elle couvre également tous dommages civile.
causés aux récoltes des tiers. Assurance responsabilité civile
• Incendie récolte Ce produit garantit à l’assuré une protection efficace
Elle garantit les dommages causés par incendie aux contre les conséquences pécuniaires de la responsabilité
récoltes des cultures sur pieds ou en meules. civile qu’il peut encourir, à raison des dommages
corporels, matériels, et immatériels causés aux tiers
Assurance grêle
par un accident résultant du fait :
Elle couvre la production de l’agriculteur contre les • De son personnel de l’exploitation ou d’autres
pertes quantitatives et qualitatives causée par l’action personnes placées sous sa garde
mécanique du choc des grêlons aux récoltes sur pieds.
• De ses bâtiments, animaux, matériel,
L’assurance grêle assure la valeur totale des récoltes et des installations
(fruits ou grains), dont la cotisation est calculée selon
un taux exprimé en % qui est en fonction de la classe Assurance individuelle accidents
de cultures ainsi que de la commune dans laquelle agriculteur :
se situe l’exploitation. Elle a pour objet de garantir le paiement
Assurance mortalité du bétail des indemnités aux assurés en cas
de décès accidentel, de préjudices
L’assurance « mortalité du bétail » a pour objet de corporels, d’incapacités ou d’invalidités
prémunir l’agriculteur contre des événements imprévus faisant suite à des accidents au cours
pouvant causer la mort de son cheptel. Elle l’ indemnise de leurs vies professionnelle ou privée.

90
Programmes de Partenariat Public- Privé

Cadre de l’opération : • La production d’un plan topographique des terrains


composant le projet attribué, réalisé par un cabinet
L’opération du partenariat public privé autour des terres
topographique agréé et validé par la Direction des
agricoles du domaine privé de l’État vise la mobilisation
Domaines de l’État.
des capitaux privés nationaux et étrangers en vue
de la réalisation de projets agricoles permettant une • La constitution d’une caution bancaire destinée à
valorisation optimale de ces terrains tout en contribuant sécuriser le paiement de l’équivalent d’une redevance
à la création de l’emploi au milieu rural. locative annuelle.
Dans le cadre de ce partenariat, l’État marocain • La constitution d’une caution bancaire au titre de la
met à la disposition des investisseurs, moyennant sécurisation des investissements prévus au niveau
un contrat de longue durée, des terrains agricoles du foncier objet du projet, équivalente à :
avec des valeurs locatives raisonnables, de sa part, - 5% du montant total de l’investissement projeté dans
le partenaire s’engage à mettre en œuvre le projet l’offre, pour les moyens et les grands projets agricoles.
objet de son offre et à prendre en charge les ouvriers - 2.5% du montant total de l’investissement projeté
éventuellement rattachés au foncier. dans l’offre, pour les petits projets agricoles.
Modalités de mise en œuvre : • Le reçu de règlement par le partenaire du montant
L’opération de partenariat est mise en œuvre moyennant de la première redevance locative annuelle.
des appels d’offres lancés par l’ADA au fur et à mesure • Une autorisation de prélèvement bancaire des
de la disponibilité d’un foncier assaini. redevances locatives assortie d’une attestation de RIB.
Peut participer à l’Appel d’Offres, toute personne Durée de la convention de partenariat :
physique ou morale, marocaine ou étrangère, présentant
des références satisfaisantes en matière technique Cautionnement :
et financière dans le domaine agricole et/ou dans les La convention de partenariat est conclue pour une
secteurs liés aux filières agricoles (intrants agricoles, durée de :
production, commercialisation, transformation, distribution, • 40 ans à compter de sa date d’entrée en vigueur pour
etc.) et/ou dans les activités liées au développement les projets à dominance de plantations arboricoles,
rural. Les références dans les autres secteurs sont viticoles ainsi que les projets intégrant des infrastructures
également prises en considération à condition que agro-industrielles ;
le soumissionnaire s’entoure d’une expertise agricole.
• 25 ans à compter de sa date d’entrée en vigueur
L’attributaire doit satisfaire, avant la signature de la pour les projets portant sur l’élevage. Étant à préciser
convention de partenariat, les principales conditions qu’en cas de projets d’élevage intégrant les unités
suspensives suivantes : de valorisation (abattoir, unité de découpe …), la
• La constitution d’une société Marocaine de droit durée de location est portée à 40 ans ;
privé dont l’attributaire doit détenir au minimum 34% • 17 ans à compter de sa date d’entrée en vigueur
des parts du capital de la société signataire de la pour les projets portant sur les cultures annuelles.
convention de partenariat .

91
Programmes de Partenariat Public- Privé

Toutefois, des négociations pour proroger ces durées Depuis 2013 une nouvelle approche de mise en œuvre
de location peuvent être entamées dès la 25ème année des projets PPP a été adoptée pour la dynamisation
pour la durée de location de 40 ans, dès la 18ème année de l’investissement privé. Elle s’articule autour des
pour la durée de location de 25 ans et dès la 12ème actions suivantes :
année pour la durée de location de 17 ans. • Lancer les appels d’offres par l’ADA au fur et à mesure
Redevance locative : de la disponibilité d’un foncier domanial assaini
La redevance locative annuelle est fixée préalablement • Adapter le cahier de charges en vue de :
par l’administration pour chaque projet avant le lancement - S’assurer de la visite préalable du foncier par le
de l’opération et augmentée de 10% tous les 5 ans. soumissionnaire
Évaluation des offres : - Prendre en considération les références dans les
La sélection des soumissionnaires est opérée par une secteurs autres que l’agriculture à condition que le
commission interministérielle technique, présidée par soumissionnaire s’entoure d’une expertise agricole
l’Agence pour le Développement Agricole (Ministère - Se conformer aux orientations du plan agricole
de l’Agriculture et de la Pêche Maritime) et composée régional de la région abritant le projet
des représentants des départements suivants : -R
 éviser à la hausse des notes attribuées aux références
• Ministère de l’Intérieur ; du soumissionnaire et à la cohérence du projet et
• Ministère de l’Économie et des Finances ; réduction de la note attribuée à l’investissement.
• Agence Marocaine de Développement des • Simplifier la procédure
Investissements. - Raccourcissement des délais
L’évaluation des offres est effectuée selon les critères - Retrait du cahier de charges : Gratuitement et
suivants : directement à partir du site web de l’ADA
- Réduction du nombre des pièces à fournir et
leur précision dans le règlement signé par le
GPA MPA PPA
soumissionnaire
Références du 25 30 50
• Adapter l’offre aux petits agriculteurs
soumissionnaire
- Réduction de la caution de soumission pour les
Cohérence technique, 20 25 35 petits projets
économique et financière
du projet - Réduction de la caution de sécurisation de
l’investissement à 1% du montant de l’investissement
Niveau d’investissement 15 15 25
• Formaliser une nouvelle gouvernance
Agrégation 20 5 - • Accompagner les partenaires à travers des plans
Degré d’intégration amont- 5 10 - d’actions
aval du projet
Emploi 15 15 10

92
Programmes de Partenariat Public- Privé

Gestion déléguée au service du périmètre de Dar Khrofa (21.000 ha), l’extension


de l’eau d’irrigation (PPP et la modernisation du lot1 du Gharb sur 42.800 ha et
en irrigation) : l’irrigation de la plaine de Saïs sur 30.000 ha.
Depuis son lancement en Projets de dessalement de l’eau de mer :
2008, dans le cadre du Plan Un autre programme, relatif au dessalement de l’eau
Maroc Vert, le programme des de mer pour l’irrigation, est également initié. Celui-ci
PPP en irrigation a concerné revêt une importance particulière étant donné sa
l’examen de faisabilité de mise contribution directe pour la réalisation des objectifs
en gestion déléguée des : du Plan Maroc Vert, à travers le soutien à l’essor d’une
• Périmètres d’irrigation existants en vue de leur production agricole à forte valeur ajoutée, ainsi qu’à la
modernisation et amélioration de leur gestion sur limitation des impacts environnementaux générés par
600.000 ha ; la surexploitation des ressources en eau souterraines
• Nouveaux projets d’aménagement hydro-agricoles, et ; (baisse continue du niveau de la nappe dans certaines
régions, aggravation du stress hydrique...).
• Projets de sauvegarde de l’irrigation dans les zones
à haut potentiel de production agricole. En guise d’illustration, le MAPM a lancé en février
2015 l’Appel à Manifestation d’Intérêt pour le choix du
Le premier projet de PPP concrétisé est celui du
partenaire privé pour cofinancer, concevoir, construire
périmètre agrumicole de Sebt El Guerdane dans
et exploiter, pour une période de 30 ans, l’infrastructure
la Région du Souss Massa. Ce projet, depuis son
de dessalement et d’irrigation sur 13.600 ha dans la
inauguration en 2009 par Sa Majesté le Roi, fait objet
plaine de Chtouka (Région de Souss-Massa-Drâa).
de suivi des performances d’exploitation et témoigne
de résultats satisfaisants du PPP en irrigation avec une Un deuxième projet de PPP d’irrigation par dessalement
meilleure efficacité de la gestion du service de l’eau a été identifié dans la Région d’Oued Eddahab Lagouira
d’irrigation (97% comme rendement du réseau et 90% sur une superficie de 2000 ha. L’étude de structuration
comme performance de recouvrement). de ce projet sera lancée une fois l’assiette foncière
sera identifiée par le MAPM.
Le second projet de PPP concrétisé, porte sur le
co-financement, la conception, la construction et
l’exploitation des infrastructures d’irrigation dans la
zone côtière entre Azemmour et Bir Jdid sur 3200
ha. Le contrat de délégation est signé en 2013 et les
travaux de réalisation des infrastructures d’irrigation
commenceront au deuxième semestre de 2015 après
l’achèvement de la campagne de souscription.
D’autres projets verront le jour, à court terme, dans le
cadre de PPP en irrigation notamment pour l’exploitation

93
94
Facteurs et moyens de production
Agricole

Location des terres agricoles : les personnes physiques et morales étrangères ainsi
que les sociétés par actions ne peuvent pas acquérir
1-Modalités de location de terres agricoles auprès de
de propriétés agricoles.
propriétaires privés :
Optimisation de choix techniques :
Tout investisseur, qu’il soit personne physique ou morale
et qu’il soit d’origine marocaine ou étrangère, peut L’INRA offre, grâce à ses publications et aux différentes
passer des contrats de location de terres agricoles solutions informatiques qu’elle développe, une riche
auprès de propriétaires privés pour toute durée qui lui base de connaissances pouvant être exploitée pour
convient, sauf le cas des terres situées à l’intérieur des l’optimisation de choix techniques à réaliser par
périmètres d’irrigation délimités. En effet, à l’intérieur l’investisseur. Les aspects développés, ci-après, en
desdits périmètres, les contrats de location sont régis constituent une illustration non exhaustive. Pour de
par les dispositions des articles 32 à 34 du Dahir n°1- plus amples détails, il y a lieu de se référer au site
69-25 formant Code des investissements agricoles. Web officiel de l’INRA à l’adresse : www.inra.org.ma
L’investisseur peut alors louer une propriété agricole Conditions et périodes de croissance :
auprès d’un propriétaire privé pour la durée qu’il Une période de croissance est définie comme toute
souhaite, sauf dans les périmètres d’irrigation où période dont le climat favorise simultanément deux
cette durée ne peut pas être inférieure à un cycle conditions : la première est relative au fait que la
de rotation des cultures. Le bail emphytéotique est quantité d’eau disponible aux plantes dépasse la
également possible. moitié de la valeur de l’évapotranspiration. La seconde
Avant la conclusion de tout contrat de location qui est inhérente à la température moyenne journalière
devra être fait par écrit, il est requis de s’informer de l’air qui devrait se situer au-dessus de 5 °C. Ainsi,
sur la situation juridique de la propriété et de vérifier la durée de la période de croissance détermine les
si elle n’est pas grevée de charges. De plus, il est espèces et les variétés aptes à être cultivées dans
indiqué d’établir des contrats authentiques auprès une région définie.
des notaires ou Adouls, de légaliser les signatures, de À ce propos, le climat marocain se caractérise par une
les enregistrer auprès des services d’enregistrement seule période de croissance qui est variable et sa durée
et du timbre et de les inscrire à l’ANCFCC pour les change en fonction de la capacité des sols à stocker
propriétés immatriculées ou en voie de l’être. Sur cette de l’eau pour les plantes et des régions. Pendant les
base, les garanties pour une jouissance paisible et en années de sécheresse, elle n’atteint qu’une fraction
toute quiétude des biens loués pourront être offertes. de la durée observée pendant les années normales.
Acquisition de propriétés pour la réalisation de Par ailleurs, pour les sols marocains, la réserve utile
projets agricoles : varie entre moins de 20 mm pour les sols minces et
150 mm pour les sols très profonds.
En vertu du dahir n° 1-73-645 du 23 avril 1975 relatif
à l’acquisition de terres agricoles ou à vocation Pour cela, des cartes de vocation agricole des terres
agricole situées à l’extérieur des périmètres urbains, sont disponibles auprès de l’INRA. Elles couvrent 6

95
Facteurs et moyens de production
Agricole

millions d’hectares, pour les principales cultures au traduits en opportunités d’investissement qui tiennent
Maroc. également compte d’une valorisation agro-alimentaire
De plus, un atlas agro-climatique est également améliorée :
disponible auprès de l’INRA. • Filière des céréales : création d’une gamme de cent
Ainsi, dans des zones avantagées du Maroc, notamment seize variétés productives adaptées aux différentes
Tanger, Tétouan, Rif, Pré-Rif, région de Meknès, moyen zones agro-écologiques et résistantes aux principales
Atlas, Taza, côte atlantique au nord de Rabat, les sols maladies et ravageurs. Par exemple, le progrès
sont dotés d’une réserve utile en eau de 100 mm génétique réalisé pour le blé dur a permis un gain
dans une année moyenne. De ce fait, la période de moyen annuel de 2,8%.
croissance dépasse 150 jours et atteint jusqu’à 270 •F
 ilière des oléagineuses : création de quatre variétés de
jours dans quelques zones du Rif. tournesol adaptées aux conditions agro-écologiques
Rendement potentiel céréalier : des zones de production et de deux variétés de
Colza en faible teneur en acide érucique.
Les cartes du rendement potentiel du blé, de l’orge et
• Filière agrumicole : cinq nouveaux clones d’oranger,
du triticale ont été basées sur les rendements obtenus
juteux, à calibre adapté à l’exportation et au cycle
dans les essais menés pour établir le catalogue national
de production allongé, sont en cours d’inscription
des variétés des céréales. Les niveaux de rendement
au catalogue national. L’introduction de nouveaux
atteints dans les essais sans irrigation sont considérés
porte- greffes tolérants à la Tristeza devrait accroitre
comme ceux potentiels. Ceux-ci varient fortement
l’adaptation aux conditions pédoclimatiques au Maroc.
selon la période de croissance et les précipitations
enregistrées. • Filière de palmier-dattier : une première variété,
résistante au Bayoud et de haute qualité commerciale,
À titre d’exemple, la comparaison entre les différentes
a été créée.
espèces de céréales montre que les rendements du
blé sont supérieurs à ceux de l’orge dans les régions à • Filière oléicole : l’amélioration génétique ciblée vise
potentiel céréalier élevé et dans une partie des zones à augmenter la productivité de la filière. Des variétés
semi-arides. L’orge est, par contre, plus performant intéressantes Haouzia et Ménara ont été mises au
dans les zones sèches et de montagne. point et d’autres sont en cours. Une approche intégrée
de gestion technique de la culture a été mise en
Choix technologiques :
place pour lutter contre les ennemis de l’olivier et
Les progrès génétiques et les nouvelles variétés qui répond aux exigences relatives au respect de
développées par l’INRA visent une augmentation l’environnement. Enfin, un contrôle de qualité a été
notable de la productivité et de la résistance aux mis en place pour la certification de l’huile d’olive.
conditions climatiques défavorables.
•F
 ilière de l’arboriculture fruitière : une gamme de variétés
Des bouquets technologiques appropriés sont alors des principales espèces fruitières performantes et de
proposés pour des filières énoncées, ci- après, afin porte-greffes adaptés aux différents agroécosystèmes
d’atteindre les objectifs précités. Ceux-ci sont également

96
Facteurs et moyens de production
Agricole

a été mise en place. Les techniques développées à la fois des informations utiles et du conseil en
permettent l’amélioration de la fructification de fertilisation des cultures.
différentes espèces fruitières. Le nectar de figues Pour ce qui est de l’information, les données fournies
et d’abricot comptent parmi les produits valorisant portent, entre autres, sur les volets suivants :
de cette filière.
• Des éléments d’ordre administratif relatifs à la
• Filière du cactus : il s’agit d’une culture alternative préfecture ou la province concernée ainsi que la
pour la mise en valeur des terres marginales. Il existe commune de rattachement de la localité désignée ;
deux cents accessions de différentes origines offrant
• Les principales cultures au niveau de la région
une grande variabilité génétique exploitée dans un
concernée ;
programme de sélection pour les produits destinés
à la consommation humaine et animale. Les produits • Des données sur les ressources en eau naturelles
à base de figues de barbarie comptent parmi les (bassin versant, existence éventuelle de nappe
produits finis de cette filière. De plus, de nouvelles phréatique…), sur le barrage le plus proche, le cas
technologies ont été développées afin de faciliter échéant, sur le climat (température, précipitations…)
l’implication soutenue des petites et moyennes ainsi que sur la fertilité des sols.
entreprises. En matière de conseil agricole, des recommandations
• Filière de la production animale : cinq principales sont prodiguées en terme de besoin de fertilisation
races ovines ont été comparées dans des conditions des sols et ce à la lumière de la culture retenue et du
d’élevage similaires. Les bases de données liées aux rendement escompté.
performances zootechniques et les caractéristiques Pour de plus amples détails, il y a lieu de se référer
des carcasses ont été dressés et confirment des au site web suivant : www.fertimap.ma
gains importants de productivité dans le croisement. Engagement des charges directes de production :
• Une soixantaine de fiches techniques, couvrant
Les charges directes de production concernent
l’essentiel des cultures pratiquées au Maroc, sont
notamment les intrants, la main-d’œuvre, l’énergie et,
publiées et disponibles à l’INRA.
si tel est le cas, l’eau pour l’irrigation. Les éléments
Fertilisation des sols : qui suivent donnent des indications pour une pré-
Des cartes de fertilité des sols cultivés sont en voie évaluation de certaines charges.
d’être généralisées au territoire national dans le cadre Salaires et charges sociales :
d’un projet associant le MAPM, l’INRA, le groupe
Les salaires minimums garantis au Maroc, du secteur
OCP, l’IAV et l’ENA. Fondées sur une architecture
agricole (SMAG) et du secteur industriel (SMIG), et les
associant un Système d’Information Géographique
charges sociales qui lui sont associées sont comme suit :
(SIG) à un outil décisionnel, les cartes dynamiques
ainsi élaborées fournissent, en libre accès au public,

97
Facteurs et moyens de production
Agricole

Le SMAG et le SMIG sont appliqués essentiellement


Secteur Secteur
Charge salariale : à des ouvriers sans qualification particulière. Pour les
agricole industriel
autres compétences, les salaires restent négociables
60,63 MAD/ J 11,70 MAD et dépendent largement des profils demandés.
Salaire Minimum Garanti
(SMAG) / H (SMIG)
Coûts d’utilisation de l’électricité :
2 ans 5% 5%
Une grille tarifaire verte est appliquée aux opérateurs
5 ans 10% 10% exerçant une activité agricole reconnue par une
Prime attestation délivrée par les services compétents du
12 ans 15% 15%
d’ancienneté MAPM. Les tarifs ainsi appliqués, exprimés TVA
20 ans 20% 20% comprise, se présentent, à titre indicatif, comme suit :
25 ans 25% 25%
Sécurité P. Patronale 4,29% 4,29%
Sociale
(CNSS) P. Salariale 8,60% 16,60%

Prix par kWh en MAD


Prime fixe kW/An
Options tarifaires Heures de pointes Heures normales
en MAD
Hiver Eté Hiver Eté
TLU 2116,13 0,5955 0,5594 0,4964 0,4770
MU 952,26 1,1737 0,6692 0,8494 0,5384
CU 423,23 1,7518 0,7787 1,1674 0,5957
Pour de plus amples détails, il y a lieu de contacter le service commercial local de l’Office National de l’Electricité
ou recueillir de plus amples détails sur leur site web officiel à l’adresse : www.one.org.ma
Coûts d’utilisation de l’eau d’irrigation :
La tarification de l’eau d’irrigation au Maroc est régie par les dispositions du Code des investissements agricoles.
Les tarifs appliqués dans les périmètres de GH sont comme suit :

98
Facteurs et moyens de production
Agricole

Tarif (MAD Produits pétroliers et gaziers :


Périmètre ORMVA / Zone tarifaire
/ m3) Les prix pratiqués au Maroc pour les produits pétroliers,
Beht sans relevage 0,32 dont le gasoil, sont déterminés par l’État, sur la base des
Beht avec relevage 0,38 cotations internationales, avec toutefois l’intervention
Gharb
Plaine Gharb gravitaire 0,38 de la caisse de compensation pour leur régulation.
Plaine Gharb aspersion 0,6 Pour les produits gaziers et à l’exception du butane
Massa 0,77 destiné à la consommation ménagère, dont les prix de
Souss Amont 0,74 vente des bouteilles de différents poids sont déterminés
Souss-Massa par l’État, les prix pratiqués au Maroc sont libéralisés
Issen Moderne 0,7
Issen traditionnel 0,25
mais sont indexés sur les cotations internationales
étant donné l’importation par le pays de la majorité
Secteurs gravitaires sans
relevage
0,27 de ses besoins en la matière
Secteurs gravitaires avec Infrastructures de transport et coûts logistiques
0,36 associés :
relevage
Doukkala Bouaouane 0,54 Transports routiers et autoroutiers :
Zemamra 0,52
Le réseau routier à la charge de l’État comprend, en
T.Gharbia et Ext Faregh plus des autoroutes concédées, des réseaux de routes
0,51
et S.Smail
nationales, régionales et provinciales.
Haut Service 0,44
Le Ministère de l’Equipement et des Transports (MET),
Rmel Drader 0,69
en sa qualité de gérant du réseau précité, assure sa
Plaine et Basses Collines 0,62 construction et son entretien. Ledit réseau est composé,
Loukkos
Secteurs gravitaires Plaine RD 0,39 selon les principales catégories, de ce qui suit :
Merja 0,47
Secteurs sans relevage Longueur Routes Routes Routes Longueur
0,35 nationales régionales provinciales totale
(Triffa BS) en km
Moulouya Secteurs avec relevage Revêtues 9 806 8 855 16 365 35 026
0,65
(Triffa HS)
Périmètre du Garet 0,67 Non-
1 445 1 224 19 292 21 961
revêtues
Tadla Tadla 0,28
Haouz Haouz Central 0,35 Total 11 251 10 078 35 657 56 086
Tessaout amont 0,31
Tessaout aval 0,3 Cette répartition montre qu’environ 62% du réseau
Tafilalet Tafilalet 0,24 est composé de routes revêtues. De plus, sur les
Ouarzazate Ouarzazate 0,24 deux dernières décennies, celui-ci a connu une forte
Oued Mellah Oued mellah 0,28 progression afin d’améliorer la desserte de la population.
Source : DIAEA / MAPM En effet, le taux y afférent est passé de 36% au début
des années 1990 à plus de 68 % à début 2012. Pour

99
Facteurs et moyens de production
Agricole

plus d’information, notamment sur les cartes routières unique et 600 km à double voie. Ce réseau comporte
du Maroc et les distances entre les principales villes du également 864 km de voie de service et 110 km de
Royaume, il y a lieu de se référer au site institutionnel lignes d’embranchement particulières reliant diverses
du MET : http://www.mtpnet.gov.ma entreprises au réseau ferré national. Outre le transport
Sur un autre registre, la réalisation et la gestion du des voyageurs (29,6 millions de voyageurs en 2010),
réseau autoroutier marocain relèvent de la société l’Office National des Chemins de Fer (ONCF) assure
nationale des autoroutes du Maroc (ADM). Le réseau principalement le transport des phosphates, des
autoroutier est assez développé dans le pays Il compte minerais, des produits chimiques et des engrais. En
un linéaire de 1417 km reliant les grandes villes du 2010, le trafic de marchandises était de l’ordre de
pays entre elles (Rabat - Tanger, Rabat - Fès, Rabat 25,125t.
– Casablanca - Marrakech Agadir et Fès Oujda). L’ONCF exécute, depuis 2005, un vaste programme
De plus, les ambitions de développement national d’investissement en vue de la mise à niveau du plan de
et régional et l’importance d’assurer la fluidité du circulation des trains et du dédoublement de certains
transport des marchandises et des personnes ont axes ferroviaires.
incité à l’accélération de la cadence de réalisation du Les barèmes pour les transports de marchandises
programme autoroutier dans le but d’atteindre 1800 en petite vitesse par wagon complet varient de 0,269
Km à l’horizon 2015. MAD/t à 0,404 MAD/t. Ces prix sont à majorer d’un
Cette présentation du réseau étant faite, il est important droit fixe et de la TVA.
de signaler que le transport routier assure plus de Le droit fixe, prévu aux conditions générales d’application
70% du trafic de marchandises, hors phosphates des tarifs généraux Grande Vitesse (GV) et Petite
transportés exclusivement par voie ferrée (avant la Vitesse (PV), est fixé, sauf modification ultérieure,
mise en service du pipeline en cours d’exécution respectivement à 12,75 MAD/t pour les expéditions par
actuellement), et 95% du trafic voyageurs. Quant à wagon complet et 25,125 MAD/t pour les expéditions
la circulation routière, elle a enregistré, en 2011, une de détail.
croissance de +10% pour atteindre un indice national
Par ailleurs, le Maroc s’est engagé dans un ambitieux
de circulation de 66 millions de véhicule x km/j.
programme de développement de trains à grande
Enfin, concernant le tarif de base à la tonne kilométrique vitesse reliant la ville de Tanger à Marrakech. Ce
pour le transport des marchandises, il avoisine 0,40MAD/t/ projet, initié en 2009, prévoit la construction d’un
km. Ce taux peut subir des changements en fonction réseau de 1 500 km.
des distances à parcourir et de l’état des routes à
Dans un premier temps, ce sont deux lignes à grande
emprunter.
vitesse qui seront mises en service en 2015.La première,
Transport par voie ferroviaire : au nord, reliera Tanger à Casablanca dès 2013 et la
Le réseau ferroviaire du Maroc compte plus de deuxième, au sud, reliera Marrakech à Casablanca
2109 km de lignes ferroviaires dont 1 509 km à voie d’ici 2015.

100
Facteurs et moyens de production
Agricole

Transports aériens : Transports maritimes :


L’infrastructure aéroportuaire du pays compte 27 aéroports. Disposant d’un littoral long de près de 3 500 km, le Maroc
Sur la période 2007-2012, un programme, de près de 10 s’est doté au fil des ans d’une infrastructure portuaire
MdMAD, pour son développement et sa modernisation importante et diversifiée comptant actuellement plus
se poursuit. Il vise alors l’augmentation de la capacité de 30 ports, dont près de la moitié sont à un usage
du système de trafic national et l’agrandissement des polyvalent. Ainsi, le port de Tanger-Méditerranée
principaux aéroports du pays. C’est l’Office National Des (Tanger-Med I), achevé en 2011, constitue l’un des plus
Aéroports (ONDA), établissement public gestionnaire de grands ports du bassin méditerranéen. Il fait du Maroc
l’infrastructure aéroportuaire nationale et des services un carrefour de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique.
de la navigation aérienne, qui se charge d’exécuter Un deuxième port à conteneurs Tanger-Med II, dont
ledit programme. la construction est en cours, a pour but de renforcer la
Le tarif du fret aérien est fixé au départ de Casablanca capacité de Tanger-Med I. Les deux ports auront une
selon la nature, le poids et la destination de la marchandise. capacité totale de plus de huit millions de conteneurs.
De plus, l’exportateur supporte les frais de services Sachant que les prix sont entièrement libéralisés, le
annexes (frais de prise en charge et d’enregistrement) coût du transport maritime à partir de Casablanca
dont les barèmes sont, à titre indicatif, comme suit : à destination de l’Union Européenne avoisine les
• 0 - 45 kg : 100 MAD/kg ; 1,2 KMAD/t et vers les États Unis d’Amérique et
le Canada 1,5 KMAD/t.
• 46 - 100 kg : 125 MAD/kg ;
D’autres données sur les infrastructures de transport
• 101 - 250 kg : 150 MAD/kg ;
au Maroc sont consultables sur le site web officiel du
• 251 - 500 kg : 185 MAD/kg ; MET : www.mtpnet.gov.ma/
• 501 - 1000 kg : 240 MAD/kg ;
• 1001 - 2500 kg : 340 MAD/kg ;
• + 2500 kg : 0,20 MAD/kg.

101
Facteurs et moyens de production
Agricole

102
CADRE JURIDIQUE, NORMATIF
ET INSTITUTIONNEL

103
104
Cadre Juridique Spécifique au secteur
Agricole

CODE DES INVESTISSEMENTS AGRICOLES : menacées par les eaux de crue, les remontées
des nappes phréatiques ou les eaux de surface
L’investissement dans le secteur agricole est régi
excédentaires ;
spécifiquement par le Dahir n° 1-69-25 du 10 joumada I
1389 (25 juillet 1969) tel qu’il a été ultérieurement modifié •L
 ’obligation de mise en exploitation des terres agricoles
et complété, qui forme le Code des investissements situées à l’extérieur des périmètres d’irrigation et des
agricoles. Celui-ci définit les avantages que les zones d’assainissement en sec ;
agriculteurs peuvent recevoir de l’État, sous forme • Le dispositif de contrôle des obligations mises à
d’aides techniques et financières, et les obligations la charge des agriculteurs, par mobilisation de
leur incombant de ce fait. commissions adéquatement constituées, ainsi que
En terme de dispositions communes, l’appui de l’État les sanctions qui pourraient leur être applicables en
pourrait donner lieu à : cas d’écarts aux dispositions préétablies.
• Des primes et des subventions ; DISPOSITIONS FISCALES SPECIFIQUES AU SECTEUR
AGRICOLE :
• Des prêts à long, moyen ou court terme selon la
nature des opérations ; L’agriculture a profité d’énormes exonérations fiscales
•D
 e l’assistance technique et matérielle des services publics reconduites jusqu’à fin 2013. La défiscalisation du
et notamment, de ceux de l’autorité gouvernementale secteur est censée promouvoir, attirer et développer
en charge de l’agriculture. les investissements privés dans ce secteur. Le Code
Général des Impôts a institué des nouvelles dispositions
Les dispositions spécifiques prévues par le Code
et avantages fiscales pour le secteur agricole :
précité portent notamment sur :
• Exonérations permanentes les petits exploitants
• La mise en valeur des terres agricoles dans les
agricoles qui réalisent un chiffre d’affaires inférieur
périmètres d’irrigation, selon des normes d’exploitation
à 5.000.000 de dirhams.
qui tiennent compte de la vocation des sols et des
impératifs d’ordre économique, et ce par référence • Exonération dégressive de l’IR et de l’IS entre 2014
au plan d’assolement, aux techniques culturales, et 2020 :
à la réglementation des modes d’irrigation et de la - du 1er janvier 2014 jusqu’au 31 décembre 2015,
discipline de l’utilisation de l’eau ainsi qu’à l’introduction les exploitants agricoles qui réalisent un chiffre
d’une spéculation animale adéquate en vue de d’affaires inférieur à 35 000 000 de dirhams ;
valoriser la production végétale et de préserver la - du 1er janvier 2016 jusqu’au 31 décembre 2017,
fertilité des sols ; les exploitants agricoles qui réalisent un chiffre
• La possibilité de réalisation par l’État des travaux d’affaires inférieur à 20 000 000 de dirhams ;
d’assainissement externes et internes ainsi que - du 1er janvier 2018 jusqu’au 31 décembre 2019,
l’exploitation et l’entretien des réseaux primaires, les exploitants agricoles qui réalisent un chiffre
secondaires et tertiaires pour les régions du Royaume d’affaires inférieur à 10 000 000 de dirhams.
cultivables en sec où les propriétés agricoles sont

105
Cadre Juridique Spécifique au
secteur Agricole

• Imposition à taux réduit de 20% pour l’IR et 17,5% textes pris pour son application ;
pour l’IS pendant les 5 premiers exercices consécutifs L’action des services vétérinaires relevant de l’ONSSA
à compter du premier exercice de l’imposition pour se traduit notamment par :
les grandes exploitations imposables.
• L’agrément et/ou l’autorisation préalable par l’ONSSA
• Exonération de la TVA avec droit à déduction du des établissements de manipulation, de traitement, de
matériel destiné à usage exclusivement agricole : transformation, de conditionnement, d’entreposage,
Engrais, produits phytosanitaires, matériels agricoles, de distribution ainsi que les engins de transport des
matériels d’irrigation… produits alimentaires.
• Imposition de la TVA à taux réduit de 7% de 10 % ou • Contrôle sanitaire des conditions dans lesquelles
de 14% pour certains produits spécifiques les produits primaires, les produits alimentaires
• Exonération de la TVA à l’importation de produits et aliments pour animaux sont manipulés, traités,
et matériel agricole, animaux vivants de race purs, transformés, emballés, conditionnés, transportés,
engrais, matériel végétal … entreposés, distribués, exposés à la vente ainsi que
CONTRÔLE SANITAIRE DES ANIMAUX VIVANTS, ceux destinés à l’exportation.
DES PRODUITS ANIMAUX ET D’ORIGINE ANIMALE • Prélèvements d’échantillons de produits animaux ou
ET DES ALIMENTS POUR ANIMAUX : d’origine animale, d’aliments pour animaux dans le
cadre des plans de contrôle et de surveillance mis
Procédure de contrôle des produits animaux et
en place par l’ONSSA dans les différentes filières
des aliments pour animaux :
animales et ce au niveau des établissements de
Le contrôle des produits animaux, des sous-produits production, des points de vente et à l’importation
animaux et des aliments pour animaux est réalisé par les
• Des constatations directes lorsqu’il s’agit d’opérations
services vétérinaires relevant de l’ONSSA conformément
de contrôle sanitaire des denrées alimentaires,
aux dispositions législatives et réglementaires en
notamment le contrôle de conformité de leur étiquetage
vigueur notamment :
et de leur présentation dans les points de vente et
• La loi 28-07 précité relative à la sécurité sanitaire ce conformément à la réglementation en vigueur ;
des produits alimentaires et les textes pris pour son
• Des actions coercitives sont prises par les services
application ;
vétérinaires matérialisées par la saisie et la suspension
• Le dahir du 24 chaoual 1397 (8 octobre 1977) de vente, lorsqu’’il s’agit de produits avariés, frauduleux,
relatif au contrôle sanitaire et qualitatif des produits toxiques ou dont la qualité est douteuse et ce
animaux et d’origine animale et les textes pris pour conformément à la réglementation en vigueur.
son application ;
Agrément ou autorisation préalable des
• La loi 13-83 promulguée par le Dahir n°1-83-108 établissements :
du 9moharram 1405 (5 octobre 1984) relative à la
L’autorisation ou l’agrément sur le plan sanitaire des
répression des fraudes sur les marchandises et les
établissements et entreprises du secteur alimentaire

106
Cadre Juridique Spécifique au
secteur Agricole

et de l’alimentation animale est délivré, préalablement • La loi 28-07 précitée du 11 février 2010 relative à
à la mise sur le marché de ces produits. la sécurité sanitaire des produits alimentaires et du
La demande d’autorisation ou d’agrément sur le plan décret n° 2-10-473 du chaoual 1432 (6 septembre
sanitaire, doit être adressée au service vétérinaire local 2011) pris pour l’application de certaines dispositions
du lien d’implantation de son l’unité. de la loi n°28 - 07- relative à la sécurité sanitaire des
produits alimentaires.
Agrément des lazarets pour la mise en quarantaine
des animaux (bovins, ovins, caprins, équidés) : Ce contrôle se fait au niveau des postes d’inspection
frontaliers dont la liste est fixée par arrêté conjoint du
L’agrément sanitaire des lazarets pour la mise en ministre de l’agriculture et de la mise en valeur agricole
quarantaine de certaines espèces animales (bovins, et du ministre des finances et des investissements
ovins, caprins) à l’importation ou à l’exportation (équidés) extérieurs n° 1726-96.
est délivré par les services vétérinaires relevant de
Les modalités pratiques relatives à l’importation des
l’Office National de Sécurité Sanitaire des Produits
animaux et des produits susmentionnés sont précisées
Alimentaires (ONSSA).
au niveau du site web de l’ONSSA dans la rubrique
La constitution du dossier de demande d’agrément et import/export www.onssa.gov.ma.
les délais à respecter sont précisés dans les codes
Il est à préciser qu’il existe au niveau de ladite rubrique,
de procédures en vigueur, disponibles sur le site web
des codes de procédures spécifiques et mis à la
de l’ONSSA au niveau de la rubrique Import/Export
disposition des opérateurs pour l’importation des
www.onssa.gov.ma
animaux vivants et des produits de multiplication animale
Contrôles sanitaires vétérinaires à l’importation à partir des pays autorisés selon l’espèce animale.
et à l’exportation :
Ce contrôle est opéré au niveau des Directions du
L’importation des animaux vivants et des produits Contrôle et de la Qualité(DCQ) et des Postes d’Inspection
de multiplication animale, des produits animaux et Frontaliers (PIF) relevant des Directions Régionales de
d’origine animale y compris les produits de la pêche et l’ONSSA conformément à la réglementation en vigueur.
les sous-produits animaux ainsi que des aliments pour
Pour toute demande de contrôle à l’importation ou à
animaux, est soumise à la législation et la réglementation
l’exportation, l’opérateur ou son représentant doit se
en vigueur, notamment :
rapprocher du service vétérinaire concerné de l’ONSSA
• La loi 24-89 promulguée par le Dahir n°1-89-230 (DCQ ou PIF) pour le traitement de son dossier.
du 22 rabia I 1414 (10 septembre 1993) édictant des
Le contrôle sanitaire vétérinaire à l’importation comprend
mesures de police sanitaire vétérinaire à l’importation
trois étapes successives :
d’animaux, de denrées animales, de produits d’origine
animale, de produits de multiplication animale et de i) Un contrôle documentaire :
produits de la mer et d’eau douce, et le décret n° C’est une étape systématique qui consiste à vérifier
2-89-597, du 25 rabia II 1414(12 octobre 1993) pris le contenu et la forme des dossiers d’importation
pour l’application de la loi n° 24 - 89 précitée. (certificats ou documents sanitaires, autres documents
accompagnant la marchandise importée au Maroc).

107
Cadre Juridique Spécifique au
secteur Agricole

ii) Un contrôle d’identité : création de centres d’emballage ou de transformation


d’œufs, d’abattoirs avicoles, d’établissements de
Il s’agit de vérifier la concordance entre les éléments
découpe, de transformation, de conditionnement,
identifiant le lot des animaux ou produits importés et
de congélation des viandes et la commercialisation
les documents sanitaires qui l’accompagnent.
desdites viandes et œufs de consommation.
iii) Un contrôle physique et analytique :
• L’arrêté Ministre de l’Agriculture, du Développement
Le contrôle physique est destiné à vérifier de l’état de Rural et des Pêches Maritimes n° 2125-05 du 15
santé des animaux et de la salubrité des produits et de décembre 2005 fixant les exigences sanitaires
leur conformité par rapport aux exigences sanitaires auxquelles doivent satisfaire les poussins d’un jour
réglementaires (ex. étiquetage pour les produits et état commercialisés.
clinique pour les animaux). Ce contrôle s’effectue sur
•L
 ’arrêté du Ministre de l’Agriculture, du Développement
un échantillon représentatif de chaque lot d’animaux ou
Rural et des Pêches Maritimes n° 2126-05 du 15
de produits importés afin d’effectuer les vérifications
décembre 2005 fixant la forme et le contenu du
nécessaires conformément aux procédures et à la
registre de suivi sanitaire des élevages avicoles et
réglementation en vigueur.
des couvoirs.
Le recours aux investigations analytiques selon l’approche
•L
 ’arrêté du Ministre de l’Agriculture, du Développement
d’analyse du risque sanitaire est lié à la nature de
Rural et des Pêches Maritimes n° 2127-05 du 15
la marchandise importée. À cet effet, le contrôleur
décembre 2005 fixant les exigences sanitaires et
procède à des prélèvements d’échantillons aux fins
hygiéniques communes et spécifiques auxquelles
d’investigations analytiques pour vérifier la conformité
doivent répondre les locaux, les équipements et le
de la marchandise aux exigences sanitaires en vigueur.
fonctionnement des élevages avicoles et/ou des
Autorisations des unités avicoles : couvoirs.
L’autorisation des unités avicoles est régie par : •L
 ’arrêté du Ministre de l’Agriculture, du Développement
• La loi n° 49-99 relative à la protection sanitaire des Rural et des Pêches Maritimes n° 2129-05 du 15
élevages avicoles, au contrôle de la production et la décembre 2005 fixant les distances minimales à
commercialisation des produits avicoles, promulguée respecter entre une ferme d’élevage avicole et une
par Dahir n° 1-02-119 du 1 rabii Il 1423 (13 juin 2002), autre, ou entre une ferme d’élevage avicole et un
et son décret n°2- 04-684 du 27 décembre 2004. couvoir ou entre deux couvoirs.
•L
 ’arrêté du Ministre de l’Agriculture, du Développement Les procédures d’octroi de l’autorisation pour l’exercice
Rural et des Pêches Maritimes n° 2124-05 du 15 des activités d’élevage avicole, des œufs à couver et
décembre 2005 fixant les pièces composant la des moyens de transport des volailles sont consultables
demande d’autorisation pour l’exercice des activités sur le site web de l’ONSSA (rubrique santé animale)
d’élevage avicole, de couvaison d’œufs, de transport et disponibles au niveau des services vétérinaires
et de distribution de volailles vivantes ainsi que pour la provinciaux de l’ONSSA.

108
Cadre Juridique Spécifique au
secteur Agricole

CONTRÔLES SANITAIRES ET DE CONFORMITÉ DES 2. Contrôle sanitaire des conditions dans lesquelles
PRODUITS VÉGÉTAUX ET D’ORIGINE VÉGÉTALE : les produits primaires, les produits alimentaires sont
manipulés, traités, transformés, emballés, conditionnés,
Le contrôle sanitaire et de conformité des produits
transportés, entreposés, distribués, exposés à la vente :
végétaux et d’origine végétale est régi par les textes
législatifs et réglementaires suivants notamment : • Ces contrôles consistent en la vérification du respect
des conditions d’hygiène, de la maitrise des risques
La loi 28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits
et de la traçabilité des produits au niveau des
alimentaires et les textes pris pour son application ;
établissements et entreprises alimentaires. Ces
La loi 13-83 promulguée par le Dahir n°1-83-108 contrôles sont organisés dans le cadre de plan de
du 9 moharram 1405 (5 octobre 1984) relative à la contrôle se basant sur l’analyse des risques.
répression des fraudes sur les marchandises et les
Contrôle de la conformité réglementaire des produits :
textes pris pour son application ;
La loi 17.88 relative à la durée de validité des produits Ce contrôle consiste en :
alimentaires et des textes pris pour son application • Le contrôle des produits végétaux et d’origine
En application desdits textes, l’action des services de végétale, des additifs alimentaires sur le marché
contrôle des produits végétaux et d’origine végétale local, à l’importation et à l’exportation :
se traduit par : • Le contrôle de la conformité des intrants agricoles
1. L’agrément et l’autorisation sur le plan sanitaire (engrais, semences et pesticides) sur le marché
des établissements et entreprises : national et à l’importation ;
• Les agréments et les autorisations sur le plan sanitaire • Le contrôle de la conformité des eaux d’irrigation
sont délivrés par l’ONSSA au profit des établissements au niveau des exploitations agricoles ;
et entreprises de traitement, de transformation, Ces contrôles consistent en des :
d’emballage, de conditionnement, de distribution, • Prélèvements d’échantillons et leur analyse dans les
d’entreposage ou de conservations des produits laboratoires officiels ;
végétaux et d’origine végétale,
• Constatations directes lorsqu’il s’agit d’opérations
• La demande d’autorisation ou d’agrément sur le plan de vérification de l’étiquetage, de la présentation et
sanitaire, est adressée au Service de Contrôle des de la quantité des produits ;
Produits Végétaux et d’Origine Végétale local du
lieu d’implantation de l’établissement ou l’entreprise • Mesures conservatoires matérialisées par la saisie et
alimentaire. la suspension de vente, s’il s’agit de produits avariés,
frauduleux, toxiques ou dont la qualité est douteuse ;
• Le formulaire de demande, les pièces constitutives
du dossier de demande et les délais à respecter sont Ces contrôles sont effectués en exécution de programmes
précisés dans le code de procédures en vigueur de contrôle (permanent, renforcé, conjoncturel ou
relatif à l’octroi des agréments et des autorisations autres), de plans de contrôle et de plans de surveillance.
sanitaire aux établissements et entreprises alimentaires,
disponible sur le site web de l’ONSSA.

109
Cadre Juridique Spécifique au
secteur Agricole

Le contrôle sanitaire et de conformité à l’exportation Contrôle sanitaire et de la conformité à l’importation :


des produits alimentaires d’origine végétale :
Le contrôle sanitaire et de conformité à l’importation
Ce contrôle consiste en la délivrance à la demande est effectué par les services de l’ONSSA relevant
de l’exportateur, d’un certificat sanitaire attestant la des Directions du Contrôle et de la Qualité (DCQ) et
qualité et la sécurité sanitaire des produits destinés des Postes d’Inspection Frontaliers (PIF) relevant des
à l’exportation. Directions Régionales de l’ONSSA conformément à la
L’exportateur dépose une demande auprès du service législation et la réglementation en vigueur.
de contrôle des produits végétaux et d’origine végétale Pour toute demande de contrôle à l’importation,
local du lieu d’implantation de l’établissement de l’opérateur ou son représentant doit s’approcher du
production. service local concerné de l’ONSSA (DCQ ou PIF) pour
Cette demande de contrôle est accompagnée des le traitement de son dossier.
documents exigés par la procédure de certification Le contrôle sanitaire et de conformité à l’importation
sanitaire à l’export des produits végétaux et d’origine comprend trois étapes successives :
végétale. Ce contrôle passe par trois étapes : 1. Un contrôle documentaire :
1. Le contrôle documentaire : consiste à vérifier la
C’est un contrôle systématique qui consiste à vérifier
conformité des documents présentés.
le contenu et la forme des dossiers d’importation
2. Le contrôle d’identité et physique qui consiste à : (certificats ou documents sanitaires et tous autres
• Identifier le lot ou les lots des produits à exporter et documents accompagnant la marchandise importée
vérifier s’ils correspondent aux documents présentés ; au Maroc).
• Inspecter physiquement le lot ou les lots des produits 2. Un contrôle d’identité et physique :
et leurs emballages ; Ce contrôle consiste en :
•V
 érifier la conformité des produits à exporter avec • Identifier la marchandise et vérifier si elle correspond
les exigences de la réglementation en vigueur du aux documents présentés ;
pays de destination.
• Inspecter physiquement la marchandise et son
3. Le contrôle analytique : emballage ;
Dans ce cadre, le prélèvement d’échantillon, s’effectue • Vérifier la conformité de l’étiquetage et de la présentation.
en présence de l’exportateur ou de son représentant.
3. Un contrôle analytique :
Ce contrôle consiste à vérifier la Conformité des
résultats d’analyses des lots des produits à exporter Ce contrôle s’effectue sur un échantillon représentatif de
avec les exigences de la réglementation nationale et chaque lot de la marchandise importée afin d’effectuer
de celle des pays de destination. Ce contrôle tient les vérifications nécessaires conformément à la
compte des risques inhérents au produit. réglementation en vigueur.
Le recours aux investigations analytiques selon
l’approche d’analyse du risque sanitaire est lié à la
nature de la marchandise importée.

110
Cadre Juridique Spécifique au
secteur Agricole

À cet effet, l’inspecteur procède à des prélèvements • Copie de l’autorisation d’importation de semences ;
d’échantillons aux fins d’investigations analytiques • Autorisation technique d’importation (ATI) pour les
pour vérifier la conformité de la marchandise aux plants de rosacées et vigne ;
exigences sanitaires en vigueur.
• Bulletin I.S.T.A. ou bulletin d’analyse de Semences ;
Le prélèvement d’échantillon, s’effectue en présence
• Copie de la déclaration douanière (DUM) ;
de l’importateur ou de son représentant et le cas
échéant d’un agent de la douane. • Liste de colisage ;
CONTRÔLE PHYTOSANITAIRE DES VÉGÉTAUX • Copie de connaissement ou LTA ;
ET PRODUITS VÉGÉTAUX AUX FRONTIÈRES ET • Attestation non OGM pour les variétés de semences
À L’INTÉRIEUR DU PAYS non inscrites au catalogue officiel du Maroc
Le contrôle phytosanitaire a pour objectif d’éviter • Tout autre document exigé par la réglementation.
l’introduction sur le territoire national de nouveaux Le contrôle phytosanitaire pratiqué à l’importation
organismes potentiellement dangereux appelés de consiste en :
quarantaine et à limiter leur propagation d’une zone
• Contrôle documentaire ;
à une autre, par la vérification au niveau des postes
frontières l’état phytosanitaire des végétaux et produits • Contrôle d’identité ;
végétaux importés, par la surveillance sanitaire des • Contrôle physique ;
cultures à l’intérieur du pays et par la préservation de • Analyse au laboratoire pour certaines espèces
la qualité des marchandises à l’exportation. végétales (ex : semences de pomme de terre, blé,
Les textes réglementaires régissant les actions de plants d’ornements…).
contrôle de ces produits peuvent être consultés au Au vu des résultats du contrôle, le Service de la
niveau du site web de l’ONSSA, selon le lien : Protection des Végétaux concerné, délivre un certificat
http://www.onssa.gov.ma/fr/index.php?option=com_co d’inspection phytosanitaire à l’importation (C.I.P.I)
ntent&view=article&id=115&Itemid=97 portant mention de la décision des résultats de contrôle.
Procédure de contrôle phytosanitaire à l’importation : Procédure de contrôle phytosanitaire à l’exportation :
À chaque déclaration d’importation, l’opérateur ou L’exportateur est invité de présenter au service de
son représentant est tenu de déposer au niveau la protection des végétaux le plus proche, avant
du service de la protection des végétaux contre un l’export de sa marchandise une demande de certificat
récépissé, une demande d’inspection phytosanitaire phytosanitaire à l’exportation.
accompagné des pièces suivantes : Cette demande revêtue d’un timbre de 20 DH, doit
• Certificat phytosanitaire original édité par les autorités renfermer toutes les informations pouvant aider l’inspecteur
compétentes du pays d’origine ou de provenance ; à la réalisation du contrôle pour la délivrance du
• Copie de la facture certifiée conforme par l’importateur ; certificat phytosanitaire, à savoir :

111
Cadre Juridique Spécifique au
secteur Agricole

• Nom et adresse de l’expéditeur ; • Un premier contrôle est opéré suite à une déclaration
• Pays de destination ; de production faite par les pépiniéristes auprès
du service régional de la protection des végétaux
• Moyen de transport ;
concerné, pour s’assurer des espèces et des quantités
• Nom et adresse de la station de conditionnement ; déclarées. À l’issue de ce contrôle une carte de
• Marchandise (Désignation, Quantité, Nature et contrôle est délivrée au pépiniériste ;
nombre de colis, Origine, …); • Le second contrôle est effectué en pleine végétation
• Traitement effectué s’il y a lieu ; pour s’assurer de l’état phytosanitaire des végétaux
• Date prévue pour l’export. (absence ou présence de maladies et/ou ravageurs) ;

Autres documents (ex permis d’importation, attestation •L


 e troisième contrôle, effectué au moment de l’arrachage
de traitement, Document aidant à la traçabilité de la des plants, vise à s’assurer des travaux réalisés par le
marchandise, …). pépiniériste afin d’éviter la propagation de parasites
ou de ravageurs, d’une part, et à observer le système
L’inspection peut avoir lieu soit au niveau des champs de racinaire qui pourrait héberger des parasites, d’autre
production ou au niveau des stations de conditionnement, part. Si les conditions sanitaires sont satisfaites, un
ou au lieu d’entreposage ou aux postes frontières. laissez-passer est délivré aux pépiniéristes faisant
Ce contrôle permet de s’assurer de l’état phytosanitaire foi d’un agrément définitif de la pépinière pour la
de la marchandise à exporter (absence des organismes campagne en cours.
de quarantaine des pays de destination et aussi d’autres Contrôle des unités de fabrication des emballages
ennemis dangereux) moyennant la vérification des en bois :
documents, l’identification et l’inspection physique
de la marchandise, conformément à la réglementation Toute entreprise exerçant des activités de fabrication,
phytosanitaire du pays importateur. Des analyses au de transformation de matériaux d’emballage en
laboratoire et des traitements peuvent être entrepris bois (palettes, caisses), destinés au commerce
quand si exigé. international doit être agrée par l’Office National de
Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires pour
Au terme de ce contrôle, si la marchandise est jugée
acquérir le droit d’appliquer le marquage de la norme
conforme aux exigences phytosanitaires du pays
15 de la Convention Internationale de la Protection
importateur, le Service de la Protection des Végétaux
des Végétaux (CIPV).
concerné, délivre un certificat phytosanitaire conforme
au modèle de la Convention Internationale pour la Conformément à cette norme, le système de certification
Protection des Végétaux. phytosanitaire des matériaux d’emballage en bois vise le
respect de l’application des mesures phytosanitaires, en
Contrôle phytosanitaire des pépinières :
vue d’éviter l’introduction ou la propagation d’organismes
Le contrôle des pépinières est effectué en trois deux nuisibles pouvant porter préjudice au patrimoine
étapes : végétal national.

112
Cadre Juridique Spécifique au
secteur Agricole

Les étapes de contrôle et certification des unités semences standards de légumes et des semences
d’emballages consistent en : de pomme de terre ;
• Dépôt auprès du service régional de la protection • L’arrêté n°966-93 du 20 avril 1993, modifié par l’arrêté
des végétaux (SPV) concerné d’une demande n°3828-94 du 9 novembre 1994, fixant les conditions
(formulaire SPV) accompagnée des pièces suivantes : d’importation des semences et plants.
Copie certifiée du statut de la société, Copie CIN du La certification des semences a pour objectif de
responsable, Copie certifiée conforme du certificat de mettre à la disposition des agriculteurs des semences
propriété du local ou contrat de bail, Copie légalisée certifiées authentiques et saines ce qui contribue à
de la patente ou du registre du commerce, Photos l’amélioration de la production agricole.
du local et du dépôt, Copie certifiée conforme de
Seules les productions de variétés inscrites au catalogue
l’autorisation des autorités, liste du personnel et nom
officiel peuvent être admises aux contrôles et à la
du responsable technique, documents techniques
certification.
du matériel de traitement des emballages ;
Le contrôle en vue de la certification s’exerce à tous
• Contrôle documentaire ;
les stades de la production. Il est basé sur le contrôle
• Contrôle d’identité et Physique de l’unité et matériel de la filiation des générations, depuis le matériel de
de traitement (four) ; départ jusqu’à la semence commerciale. Les contrôles
• Délivrance du certificat de conformité. réalisés se déroulent en trois étapes :
La liste des unités d’emballage en bois autorisées est • des contrôles au champ,
disponible sur le site web de l’ONSSA au niveau de • des contrôles au laboratoire,
la rubrique : Emballage en bois : www.onssa.gov.ma
• des contrôles à posteriori.
CONTRÔLE DES SEMENCES :
Les contrôles au champ sont effectués conformément
La production, le contrôle, la certification et la aux prescriptions des règlements techniques en
commercialisation des semences sont régies par les vigueur, et sur la base des méthodes fixées par les
dispositions du dahir n°1-69-169 du 25 juillet 1969, tel systèmes de l’OCDE (Organisation de coopération
qu’il a été modifié par le dahir portant loi n°1-76-472 et le développement économique). Ces contrôles
du 19 septembre 1977 et ses textes d’application s’effectuent en deux périodes :
énoncés ci-après.
• Le contrôle phytosanitaire qui consiste à vérifier les
• Les 9 arrêtés portant homologation des règlements conditions techniques et l’état sanitaire des cultures ;
techniques relatifs à la production, au contrôle, au
• Le contrôle variétal et spécifique qui consiste à
conditionnement et à la certification des semences
déterminer des impuretés de plantes d’autres espèces
de céréales à paille, de maïs, des légumineuses
et d’autres variétés présentes dans le champ de
alimentaires, des cultures fourragères, des cultures
multiplication.
oléagineuses, des hybrides de tournesol, de la
betterave industrielle et fourragère, du cotonnier, des Le contrôle au laboratoire s’effectue sur des échantillons

113
Cadre Juridique Spécifique au
secteur Agricole

prélevés sur des productions agréées au champ. Ce CONTRÔLE DES PLANTS CERTIFIÉS :
contrôle se déroule selon les méthodes de l’association
L’utilisation des plants certifiés permet de garantir
internationale des analyses de semences (ISTA) et
aux agriculteurs l’authenticité variétale et la qualité
comprend deux types d’analyses : l’analyse physiologique
sanitaire. Les plants certifiés sont produits par des
(la faculté germinative) et l’analyse physique (la pureté
pépiniéristes qui disposent de parcs à bois agréés
spécifique, le poids spécifique, l’humidité, le poids de
issus de variétés inscrites au catalogue, performantes,
1000 grains, le nombre de graines d’autres espèces
authentiques, saines et adaptées aux conditions
de céréales et d’autres plantes).
pédoclimatiques marocaines.
Les lots de semences qui répondent aux normes des
La production, le contrôle, la certification et la
contrôles au champ et au laboratoire prescrits dans
commercialisation des plants sont régies par les
les règlements techniques sont plombés et étiquetés
dispositions du dahir n°1-69-169, du 10 joumada I
après traitement. Les étiquettes portent les indications
1389 (25 juillet 1969), tel qu’il a été modifié par le
des productions (espèce, variété, catégorie, numéro,
dahir portant loi n°1- 76-472, du 05 chaoual 1397( 19
poids du lot). Elles doivent être de couleur blanche
septembre 1977) et ses textes d’application :
pour les semences de pré-base et de base, bleue
pour les semences de 1ère reproduction et rouge pour • Les règlements techniques relatifs à la production,
les semences de 2ème reproduction. au contrôle, au conditionnement et à la certification
des plants de l’olivier, des agrumes, des rosacées
Le contrôle à postériori est effectué conformément aux
à noyau et à pépins, de la vigne, du palmier-dattier,
prescriptions des systèmes de l’OCDE. Il s’exerce sur
du fraisier, de la canne à sucre, de l’arganier, des
les lots de semences des différentes catégories qui ont
bulbes de safran et du figuier.
répondu aux normes de certification au champ et au
laboratoire. Il est systématique pour les semences de • L’arrêté n°966-93 du 20 avril 1993, modifié par l’arrêté
pré-base, 20 % pour les semences de 1ère reproduction n°3828-94 du 9 novembre 1994, fixant les conditions
et 10 % pour les semences de 2ème reproduction. Ce d’importation des semences et plants.
contrôle s’exerce également sur les lots de semences Les règlements techniques de production, de contrôle,
importés. de conditionnement et de certification précités sont
Les règlements techniques de production, de contrôle, disponibles à l’adresse web :
de conditionnement et de certification sont disponibles www.onssa.gov.ma/onssa/fr/Contrôle des semences
à l’adresse suivante : et plants/Contrôle et certification des plants
www.onssa.gov.ma/onssa/fr/Contrôle des semences Les règlements techniques précisent les critères dont
et plants/Contrôle et certification des semences doivent disposer les pépiniéristes, les catégories de
matériel végétal en multiplication (départ, pré-base,
base et certifié), les techniques de production et les

114
Cadre Juridique Spécifique au
secteur Agricole

différentes étapes de contrôle et de certification. Comité national de la sélection des semences et


Le contrôle des plants en vue de la certification s’exerce des plants ;
à tous les stades de la production. Il est basé sur L’inscription des variétés au catalogue officiel vise à
le contrôle de la filiation des générations, depuis le protéger les utilisateurs en mettant à leur disposition
matériel de départ jusqu’au plant certifié. des variétés performantes et adaptées aux conditions
Le contrôle se déroule comme suit : pédoclimatiques du pays.
• le contrôle en pépinière en vue de vérifier l’origine du Toutes les nouvelles variétés issues de programmes
matériel végétal, l’isolement, la rotation, le nombre nationaux de création variétale ou introduites de
de plants réalisés, le pourcentage de reprise, l’état l’étranger doivent subir une expérimentation préalable
sanitaire et l’authenticité variétale ; à l’inscription au catalogue. Cette expérimentation
comporte deux types d’essais conduits parallèlement :
• le contrôle au laboratoire porte sur le dépistage
des maladies prévues dans le règlement technique • Un essai de contrôle des caractères distinctifs, de
spécifique pour chaque espèce. l’homogénéité et de la stabilité de la variété (DHS),
Seuls les plants agrées en pépinière et au laboratoire • Des essais de la valeur agronomique et technologique
sont certifiés. Ces derniers portent une étiquette de (VAT),
couleur rouge mentionnant le nom de la pépinière, Les résultats des essais (DHS et VAT) sont examinés
le nom de la variété et le numéro du lot .Les plants par les sections techniques. Ces dernières soumettent
certifiés ne peuvent être commercialisés que par des leurs propositions au Comité national de la sélection
organismes agréés conformément aux dispositions des semences et plants (CNSSP) qui jugera les variétés
de la Décision du Ministre de l’Agriculture n°353 du en fonction des résultats obtenus et de leur intérêt
16 juillet 2013. économique pour l’agriculture marocaine.
Homologation des variétés : Les propositions du CNSSP sont soumises au Ministre
chargé de l’agriculture qui autorise, par arrêté, l’inscription
L’homologation des variétés sont régies par les
de la variété au catalogue officiel. Cet arrêté fixe en
dispositions du dahir n°1-69-169 du 25 juillet 1969,
outre, la durée de validité de l’inscription, qui est de
tel qu’il a été modifié par le dahir portant loi n°1-76-
10 ans, et les conditions d’une réinscription.
472 du 19 septembre 1977 et ses textes d’application
énoncés ci-après. La liste des variétés inscrites au catalogue est mise à
jour régulièrement et consultable à l’adresse électronique
• Arrêté n°863-75 du 22 septembre 1977 fixant les
suivante :
conditions d’inscription des variétés au catalogue
officiel ; www.onssa.gov.ma/onssa/fr/Contrôle des semences
et plants/Homologation des variétés
• Arrêté n°864-75 du 22 septembre 1977 modifié et
complété par l’arrêté n° 3538-13 du 04 décembre
2013 relatif à la composition et aux attributions du

115
Cadre Juridique Spécifique au
secteur Agricole

Protection des obtentions végétales grande culture, de 25 ans pour les espèces arboricoles
et la vigne et de 30 ans pour le palmier dattier.
La loi 9/94 sur la protection des obtentions végétales
a été promulguée par dahir n°1-96-255 du 21 janvier La liste des nouvelles variétés protégées est mise à jour
1997. Cette loi est conforme aux dispositions de la régulièrement et consultable à l’adresse électronique
convention de 1991 de l’ l’Union Internationale pour suivante :
la Protection des Obtentions Végétales (UPOV). www.onssa.gov.ma/onssa/fr/Contrôle des semences
La loi est entrée en vigueur le 28 octobre 2002, date et plants/Protection des obtentions végétales
de publication des textes d’application cités ci-après : IMPORTATION ET COMMERCIALISATION DES
• Décrets n° 201-2324 et n° 201-2325 du 12 mars 2002 ; SEMENCES ET PLANTS :
• 6 arrêtés n°1577-02, n°1578-02, n°1579-02, n°1581- L’importation et la commercialisation des semences
02, n°1580-02 et 1582-02 du 16 septembre 2002. et plants sont régies par l’arrêté n°966- 93 du 20 avril
La protection des obtentions végétales par certificat 1993. Cet arrêté prévoit notamment que :
permet de reconnaître et de garantir le droit de l’obtenteur. • L’établissement doit être agréé ;
La protection s’applique aux variétés appartenant aux • La variété doit être inscrite au catalogue officiel ou
genres et espèces dont la liste est fixée par arrêté du sur les listes provisoires dressées à cet effet ;
Ministre chargé de l’agriculture.
• Les semences doivent être certifiées selon le schéma
Sont susceptibles de protection par le certificat OCDE et répondre aux normes CEE ou être de
d’obtention végétale, les variétés nouvelles, ayant une catégorie standard pour les espèces potagères.
dénomination et qui présentent les caractéristiques de
L’arrêté prévoit également l’introduction de quantités
distinction, d’homogénéité et de stabilité.
limitées des nouvelles variétés, pour leur expérimentation
Le droit d’obtention peut être requis par les personnes préalable.
physiques ou morales marocaines ou étrangères.
AGRÉMENT DE COMMERCIALISATION DES SEMENCES
Les dossiers de demande d’octroi des certificats ET PLANTS :
d’obtention végétale concernant les variétés pour
lesquelles les essais de distinction, d’homogénéité et Les semences et les plants ne peuvent être commercialisés
de stabilité (DHS) sont achevés ou le rapport d’examen que par des organismes agréés par arrêté du Ministre
DHS est transféré sont examinés par le Comité National chargé de l’agriculture, en application de l’article 5 du
de Sélection des Semences et Plants (CCPOV) qui se dahir portant loi n°1-76-472 du 19 septembre 1977.
réunit en avril et septembre de chaque année. La décision du Ministre de l’agriculture et de pêche
La durée de protection débute à compter de la date maritime n°353 du 16 juillet 2013 prévoit, pour l’octroi
de publication de l’arrêté du ministre de l’agriculture des agréments de commercialisation des semences
portant protection de nouvelles variétés végétales au et des plants, les conditions suivantes :
Bulletin officiel. Elle est de 20 ans pour les Espèces de • Les établissements agréés ne doivent commercialiser

116
Cadre Juridique Spécifique au
secteur Agricole

que des semences et des plants appartenant à des les montants et le mode de payement peuvent être
variétés inscrites au catalogue officiel ; consulter au niveau du site :
• Les établissements doivent disposer des services www.onssa.gov.ma/onssa/fr/tarifs des prestations]
d’un personnel technique agricole qualifié et de RÉGLEMENTATION RELATIVE AUX PESTICIDES
moyens de production et/ou de locaux appropriés A USAGE AGRICOLE :
pour le stockage et la conservation des semences
et des plants ; L’arsenal juridique réglementant l’importation, la
fabrication, la détention en vue de la vente, la mise
• Les établissements doivent disposer d’un registre de
en vente ou la distribution, même à titre gratuit, des
commerce et d’un statut, précisant une activité de
produits pesticides à usage agricole est composé
commercialisation des semences et/ou des plants ;
notamment des textes suivants :
• Les établissements s’engagent à participer à la
• Le Dahir du 2 décembre 1922 portant règlement sur
promotion du secteur des semences et des plants.
l’importation, le commerce, la détention et l’usage
Les demandes d’octroi d’agrément sont examinées des substances vénéneuses ;
par une commission composée des représentants
• La loi n°42-95, promulguée par le Dahir n°1 - 97-
de la profession de l’administration. La présidence
01 du 12 ramadan 1417(21 janvier 1997) relative
et le secrétariat de cette commission sont assurés
au contrôle et à l’organisation du commerce des
par l’ONSSA.
produits pesticides à usage agricole telle qu’elle a
L’agrément est valable pour une durée de cinq ans à été modifiée et complété par la loi n°32-00 modifiant
partir de la date de sa publication au Bulletin officiel. et complétant la loi n° 42-95 promulguée par le Dahir
Il peut être renouvelé suite à un dépôt d’un nouveau n°1 - 97-01du 12 ramadan 1417(21 janvier 1997) ;
dossier de demande d’octroi d’agrément.
• Le Décret n°2-99-105, du 18 moharram 1420 (5 mai
La liste des établissements agréés à importer et à 1999) relatif à l’homologation des produits pesticides
commercialiser des semences et plants est mise à jour à usage agricole et le Décret n°2-99-106 du 5 mai
régulièrement et consultable à l’adresse électronique 1999 relatif à l’exercice des activités d’importation,
suivante : de fabrication et de commercialisation des pesticides
www.onssa.gov.ma/onssa/fr/Contrôle des semences à usage agricole ;
et plants/Commercialisation • Le Décret n°2-01-1343 du 28 joumada II 1422 (17
Prestations pour service rendus : septembre 2001) instituant la commission des produits
pesticides à usage agricole.
Les prestations pour service rendus par l’ONSSA en
vue d’homologation des variétés, de la protection des Ainsi, est-il requis d’obtenir une attestation d’homologation
obtentions végétales, de l’octroi des agréments, de ou, à défaut, une autorisation de vente de l’ONSSA.
commercialisation des semences et plants ainsi que Par ailleurs, l’homologation des pesticides à usage
le contrôle et certification des semences et plants agricole est effectuée selon une procédure qui vise à
sont soumises à des payements de prestations dont garantir l’efficacité, la sélectivité et l’innocuité du produit

117
Cadre Juridique Spécifique au
secteur Agricole

à mettre sur le marché. Elle fait suite à un examen La liste des produits pesticides à usage agricole
destiné à vérifier leur efficacité et leur innocuité à l’égard homologués, la liste des sociétés phytosanitaires agréés,
de l’homme, des animaux et de leur environnement. les procès-verbaux des réunions de la Commission
Cette vérification peut être effectuée, notamment, par des pesticides à agricole et les textes réglementaires
un contrôle de leur comportement physique, chimique, qui sont publiés dans l’index phytosanitaire à l’adresse
biologique ou toxicologique, éventuellement complété électronique suivante :
par des essais biologiques effectués par les services http ://eservice.onssa.gov.ma :8082/
chargés de la protection des végétaux.
Agrément des médicaments et des Intrants Vétérinaires.
Après étude, les demandes d’homologation sont
soumises à l’avis de la Commission des pesticides La Division de la Pharmacie et des Intrants Vétérinaires
à agricole, instituée par le décret n°2-01-1343 du 17 est chargée, sous l’autorité du Directeur des Services
septembre 2001, qui procède à leur évaluation. Les Vétérinaires, est chargée d’assurer la maîtrise de la
homologations sont alors accordées pour une durée pharmacie et des intrants vétérinaire.
de dix ans renouvelables, après réexamen, pour une La fabrication, l’importation et la vente en gros des
même durée et ce à la demande des requérants. Par médicaments vétérinaires sont régies par l’arsenal
contre, l’autorisation de vente est accordée pour une juridique suivant :
durée de quatre ans qui peut être prorogée pour une • Dahir n°1-80-340 du 17 Safar 1401 (26 décembre
durée maximale de deux ans. 1980) portant promulgation de la loi n°21-80 relative à
Les personnes physiques ou morales désirant exercer l’exercice à titre privé de la médecine, de la chirurgie
les activités des activités de fabrication, d’importation, et de la pharmacie vétérinaires.
de distribution et de vente en détail des pesticides • Décret n°2-82-541 du 29 joumada I 1403 (15 mars
à usage agricole doivent, au préalable, obtenir un 1983) pris pour l’application de la loi n°21-80.
agrément délivré par le MAPM, après vérification de
• Circulaire conjointe n°l/94 relative à la constitution
préalables liés à la compétence des intervenants et
des dossiers de demande d’autorisation de mise
à la qualité des locaux à utiliser.
sur le marché des spécialités pharmaceutiques à
Aussi et conformément à la loi 28-07 promulguée par usage vétérinaire.
le Dahir n°1-10-08 du 26 safar 1431(11 février 2010)
• Circulaire conjointe n° 834 du 07 Juin 07 relative
relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires,
aux Bonnes Pratiques de Fabrication et aux Bonnes
et de l’arrêté du ministre de l’agriculture et de la pêche
Pratiques de Distribution (Annexe1, Annexe2, Annexe3,
maritime n°1129-13 du 21 joumada I 1434 (2 avril 2013)
Annexe4).
relatif au registre d’entretien et de gestion des produits
primaires d’origine végétale, l’ONSSA assure la mise •N
 ote circulaire relative à la procédure de pharmacovigilance
en place et le contrôle des registres au niveau des des médicaments vétérinaires.
exploitations et fermes agricoles, retraçant l’utilisation L’enregistrement et l’autorisation d’importation des
des matières chimiques et organiques pour l’entretien produits biocides utilisés dans les domaines de
et la gestion des cultures. l’élevage et de l’industrie agroalimentaire, sont réalisés

118
Cadre Juridique Spécifique au
secteur Agricole

selon les dispositions de la note circulaire relative à titre onéreux ;


à l’autorisation des produits biocides d’élevage • Tous procès-verbaux de saisie immobilière ;
(désinfectants, antiseptiques..).
• Tous jugements passés en force de chose jugée,
L’enregistrement, l’autorisation et la commercialisation ayant pour objet de constituer, transmettre, déclarer,
des additifs des pré-mélanges d’additifs et des aliments modifier ou éteindre un droit réel immobilier ;
complémentaires destinés à l’alimentation animale
• Tous baux d’immeubles excédant 3 années ;
sont régis par les textes suivants :
• Toute quittance ou cession d’une somme valant
•L
 e Dahir portant promulgation de la loi n° 28-07 relative
plus d’une année de loyers ou fermage non échus ;
à la sécurité sanitaire des produits alimentaires et
son décret d’application ; • Tous actes tels que l’hypothèque forcée, action
pétitoire faite en justice pour se faire connaître la
• L’arrêté du ministre de l’agriculture et de la pêche
propriété d’un immeuble, ordonnances judiciaires
maritime n°1490-13 du 03/05/2013 fixant la liste et
et droit d’héritage et legs ;
les teneurs maximales des substances indésirables
dans les aliments pour animaux ainsi que la liste et les • Toutes opérations matérielles tendant à modifier la
limites d’utilisation des additifs, des pré mélanges, des nature, la consistance ou l’étendue de la propriété,
aliments composés et des aliments complémentaires telles que les constructions et les destructions ;
destinés à l’alimentation animale ; • Certaines mentions relatives à l’état civil et au
• Le code de procédure relatif à l’autorisation des régime matrimonial tendant à modifier l’état civil des
additifs des pré-mélanges d’additifs et des aliments propriétaires et détenteurs des droits réels grevant
complémentaires destinés à l’alimentation animale. l’immeuble immatriculé.
Les textes réglementaires régissant les médicaments De plus amples détails sont disponibles au site officiel
et les intrants vétérinaires ainsi que les listes positives de l’ANCFCC : www.ancfcc.gov.ma
des produits autorisés sont disponibles sur le site web AUTRES RÉGLEMENTATIONS DU SECTEUR :
de l’ONSSA à l’adresse électronique suivante : http://
Il existe plusieurs autres textes dans le secteur agricole,
www.onssa.gov.ma/fr/index.php?option=com_conte
notamment en matière de labellisation, d’interprofession
nt&view=article&id=456&Itemid=328
et d’élevage, auxquels il faudra se référer au niveau
RÉGIME DU FONCIER : du site officiel du MAPM : www.agriculture.gov.ma
Les principaux droits susceptibles d’être inscrits
auprès de l’ANCFCC, de par l’article 65 de la loi n°
14-07 promulguée par le Dahir n°1-11-117 du 25 hija
1432 (22 novembre 2011), complétant et modifiant
le Dahir du 9 ramadan 1331 (12 août 1913) relatif à
l’immatriculation foncière, concernent :
• Tous faits et conventions entre vifs, à titre gratuit ou

119
120
Cadre Juridique et Normatif Général

CHARTE DE L’INVESTISSEMENT : et de transfert du produit de cession ou de liquidation


totale ou partielle sont également données.
L’investissement au Maroc, notamment en agro-
industrie, est régi par la loi-cadre n° 18-95 promulguée RÉGIME DOUANIER :
par le Dahir n°1 95-213 du 14 joumada II 1416 (8 Le Maroc a conclu, avec plusieurs pays et groupements
novembre 1995) formant Charte de l’investissement économiques, des accords préférentiels prévoyant
et ses textes d’application. Cette dernière, tout en des facilités et des avantages douaniers. Il en découle
excluant spécifiquement le secteur agricole, de par différents régimes qui sont appliqués aux opérateurs
son article 24, traduit les objectifs fondamentaux de économiques selon les spécificités des opérations
l’action de l’État en vue du développement et de la menées. Les principaux textes en vigueur, à savoir
promotion des investissements en apportant une le Code et la réglementation de douane, les tarifs des
amélioration du climat et des conditions s’y rattachant, droits de douane et les accords et conventions signés
une révision du champ des encouragements fiscaux par le pays, sont directement consultables au niveau
et un ensemble de mesures incitatives spécifiques, du site officiel de l’Administration des Douanes et des
pouvant être déclinées selon les programmes projetés Impôts Indirects (ADII) du Maroc : www.douane.gov.ma
dans ce cadre.
RÉGIME FISCAL :
Dans le domaine fiscal, les avantages apportés
concernent les droits de douane, les prélèvements Les dispositions applicables en termes d’impôts et
fiscaux à l’importation, la TVA, les droits d’enregistrement, de taxes découlent notamment du Code Général des
la taxe professionnelle / (Ex patente), les taxes locales, Impôts (CGI) et de la loi n°47-06 promulguée par le
l’IS, l’IR et l’amortissement des investissements en Dahir n°1-07-195 du 19 kaada 1428 (30 novembre
biens d’équipement. 2007 relative à la fiscalité des Collectivités Locales,
telle qu’elle a été modifiée et complétée, ainsi que
Concernant les incitations financières, le texte permet, ses textes d’application. Ceux-ci sont consultables
si le montant de l’investissement ou le nombre d’emplois au niveau du site officiel de la Direction Générale des
stables créés le justifient ainsi que pour certaines Impôts (DGI) du Maroc : www.tax.gov.ma
localisations prédéfinies, la prise en charge par l’état,
dans le cadre d’un contrat avec l’investisseur, de À ce propos, il est important de rappeler que le secteur
certains types de dépenses, tels que ceux relatifs au agricole bénéficie au Maroc d’importantes exonérations
coût d’acquisition du terrain destiné à la réalisation fiscales. Par ailleurs, les investisseurs bénéficient
du projet, aux dépenses d’infrastructures externes et d’avantages fiscaux spécifiques se traduisant par
aux frais de la formation professionnelle. des exonérations, totales ou momentanées, et/ou
des abattements donnant lieu à l’application de taux
En matière de réglementation des changes, spécifiquement préférentiels.
pour les investissements effectués en devises par
les étrangers ainsi que par les marocains établis à RÉGIME DE CHANGE :
l’étranger, les garanties de transfert des bénéfices Le régime de change au Maroc, même s’il est encadré,
nets d’impôt, sans limitation de montant ni de durée, reste assez flexible et offre d’intéressantes possibilités

121
Cadre Juridique et Normatif Général

pour les opérateurs économiques. Ainsi, ce régime Les dispositions applicables en matière de régime de
prévoit, entre autres, les garanties suivantes : change sont consultables sur le site officiel de l’Office
• La convertibilité pour les opérations d’investissements des Changes du Maroc : www.oc.gov.ma
des étrangers. Ainsi, une entière liberté des investisseurs CONSTITUTION D’UNE SOCIÉTÉ :
étrangers est assurée pour la réalisation de leurs
Les différentes formes juridiques des sociétés au
opérations d’investissement au Maroc, le transfert des
Maroc sont :
revenus produits par ces investissements ainsi que
le transfert du produit de liquidation ou de cession • La Société Anonyme (SA) ;
de leurs investissements ; • La Société à Responsabilité Limitée (SARL), pouvant
•L
 a convertibilité pour les opérations courantes menées être également à Associé Unique (SARL AU) ;
par des entreprises marocaines, telles que celles • La Société en Nom Collectif (SNC) ;
de réaliser librement leurs opérations de commerce • La Société en Participation (SP) ;
extérieur, de transférer les rémunérations dues aux
• La Société en Commandite Simple (SCS) et la Société
non-résidents aux fournisseurs étrangers ainsi que
en Commandite par Action (SCA).
de disposer des devises nécessaires pour couvrir
leurs dépenses professionnelles à l’étranger. La SA est régie par la loi n°17-95 promulguée par le
Dahir n° 1-96-124 du 14 rabii II 1417 ( 30 août 1996)
• À ce propos, les personnes physiques ou morales
relative aux sociétés anonymes, telle qu’elle a été
établies au Maroc peuvent effectuer des importations
ultérieurement complétée et modifiée, notamment par
ou des exportations de marchandises sans aucune
la loi n°20-05 du 17 joumada I 1429 (23 mai 2008).
limitation en dehors de quelques produits soumis
Les autres formes de sociétés sont régies par la loi
à l’autorisation préalable du Ministère chargé du
n°5-96 promulguée par le Dahir n°1-97- 49 du 05
commerce extérieur.
chaoual 1417 ( 13 février 1997), sur la société en nom
• La possibilité d’ouverture libre auprès des banques collectif, la société en commandité simple, la société
marocaines de comptes en devises ou en dirhams en commandité par actions, la société à responsabilité
convertibles pour les investisseurs étrangers et les limitée et la société en participation, telle que modifiée
marocains résidant à l’étranger. Ces comptes sont et complétée par la loi n°24-10 du 29 joumada II 1432
alimentés par apport de devises ou par des sommes ( 2 juin 2011).
ayant le caractère transférable à partir du Maroc et
La création d’une société requiert l’exécution des
débités pour des règlements au Maroc ou à l’étranger.
procédures suivantes :
Les opérateurs non-résidents titulaires de contrats
• Obtention du certificat négatif ;
ou de marchés conclus au Maroc ont également la
possibilité de se faire ouvrir un compte « spécial » • Établissement des statuts ;
libellé en dirhams pour les besoins de leur activité • Établissement des bulletins de souscription et, le
temporaire au Maroc. cas échéant, des actes d’apport ;

122
Cadre Juridique et Normatif Général

• Blocage du montant du capital libéré ; de l’ODCO sur la base d’un dossier comprenant les
• Établissement de la déclaration de souscription et statuts, le PV de l’AGC, la liste des souscripteurs
de versement ; et une attestation de versement du capital libéré.
• Publication au bulletin officiel et dans un journal L’ODCO dispose de Délégations Régionales pour
d’annonces légales ; orienter et assister ceux désirant créer une coopérative.
• Dépôt des actes de création de société et exécution CONSTITUTION D’UN GROUPEMENT D’INTERET
des formalités d’enregistrement ; ÉCONOMIQUE (GIE) :
• Inscription à la Patente et Identification Fiscal (IS, La loi n°13-97 promulguée par le Dahir n° 1-99-12 du 18
IR et TVA) ; chaoual 1419 (5 février 1999), relative au groupement
d’intérêt économique. Il s’agit d’une forme intermédiaire
• Immatriculation au Registre de Commerce ;
entre une société et une association et ne peut avoir
• Affiliation à la CNSS et déclaration d’existence à pour objet que le prolongement de l’activité de ses
l’inspection du travail. membres ce qui leur permet de réaliser des actions
L’exécution des formalités précitées est facilitée par le communes tout en conservant leur indépendance.
guichet d’aide aux investisseurs en place dans chaque Un GIE a les caractéristiques suivantes :
Centre Régional d’Investissement (CRI). À ce propos,
• Il est régi par un acte juridique signé entre ses
de plus amples détails peuvent être obtenus sur le
membres ;
site officiel mis en place par le Ministère de l’Intérieur
à cet effet : www.cri.ma • Il peut avoir un caractère civil ou commercial. Ce
caractère est tiré soit de la qualité de ses membres
CONSTITUTION D’UNE COOPÉRATIVE :
lorsque ceux-ci sont tous des commerçants ou des
Les coopératives sont régies par la loi n°24-83 promulguée non commerçants, soit de l’activité effectivement
par le Dahir n°1 - 83 - 226 du 9 moharram 1405 (5 exercée par le GIE lorsqu’il est composé à la fois
octobre 1984), fixant le statut général des coopératives de commerçants et de non commerçants ;
et les missions de l’Office de Développement de la
• Les apports ne sont pas un élément essentiel de la
Coopération (ODCO) telle qu’elle a été modifié et
constitution du GIE. En leur absence, les droits des
complétée et ses textes d’application.
membres découlent de leur participation prédéfinie
La procédure de constitution comprend alors les dans les statuts ;
principales étapes suivantes :
• La dénomination du GIE doit être faite de telle sorte
• Déclaration de création : elle est établie et adressée qu’elle ne peut être utilisée que par lui et doit être
à l’ODCO ; indiquée sur les actes et documents émanant du
• Élaboration des statuts ; groupement avec la mention ‘GIE’.
• Tenue de l’Assemblée Générale Constitutive (AGC) ;
• Obtention de l’agrément de la coopérative auprès

123
Cadre Juridique et Normatif Général

LÉGISLATION DU TRAVAIL : Enfin, le code du travail, complété, le cas échéant, par


les statuts, offre un cadre complet pour l’administration
La législation du travail marocaine, telle que définie
du personnel, grâce aux différents volets recelant, tels
dans la loi n°65-99 promulguée par le Dahir n°1-03-194
que ceux énoncés ci-après.
du 14 rajab 1424 (11 septembre 2003) relative au code
du travail et ses textes d’application, se caractérise • Les différentes formes du contrat de travail (CDI,
par sa cohérence avec les normes internationales CDD, CTD, ANAPEC…) ;
prévues dans les conventions des nations unies et • La convention collective de travail ;
par les organisations spécialisées en relation avec le • La négociation collective ;
domaine du travail.
• Les conditions de travail : durée du travail, protection
Les droits protégés des salariés et dont l’exercice, à des mineurs et des femmes, hygiène et sécurité…
l’intérieur comme à l’extérieur de la structure, est garanti
comprennent ceux contenus dans les conventions • Les syndicats professionnels, les délégués des
internationales du travail ratifiées et les droits prévus salaries, le comité d’entreprise et les représentants
par les conventions principales de l’organisation des syndicats dans l’entreprise ;
internationale du travail, qui comprennent notamment : • L’intermédiation en matière de recrutement et
• La liberté syndicale et l’adoption effective du droit d’embauchage ;
d’organisation et de négociation collective ; • Les organes de contrôle ;
• L’interdiction de toutes formes de travail par contrainte ; • Les modes de règlement des conflits collectifs du
• L’élimination effective du travail des enfants ; travail...
• L’interdiction de la discrimination en matière d’emploi De plus amples détails figurent dans le site web officiel
et de professions. de l’autorité gouvernementale en charge de l’emploi :
www.emploi.gov.ma
Par ailleurs, lors de la procédure du règlement des
conflits du travail individuels ou collectifs, sont pris en Exigences environnementales :
considération dans l’ordre : La charte nationale de l’environnement et du développement
• Le code du travail, les conventions et les chartes durable a été adoptée le 24 avril 2010 à l’occasion
internationales ratifiées en la matière ; de la fête de la journée mondiale de la terre. Celle-
ci s’inscrit dans une logique fédératrice, se voulant
• Les conventions collectives ;
œuvrer aux finalités suivantes :
• Le contrat de travail ;
• Insister sur les complémentarités ou interdépendances
• Les décisions d’arbitrage et les jurisprudences ; entre protection de l’environnement et développement ;
•L
 a coutume et l’usage s’ils ne sont pas en contradiction • Améliorer la connaissance et inciter à l’adoption
avec les dispositions du code du travail ; des principes de protection de l’environnement et
• Les règles générales du droit ; de développement durable ;
• Les principes et règles d’équité. • Promouvoir un changement culturel en faveur des

124
Cadre Juridique et Normatif Général

attitudes responsables à l’égard de l’environnement ; Gestion des déchets :


• Définir les engagements des Parties concernées Elle est régie notamment par :
au niveau national.
• La loi n°28-00 promulguée par le Dahir n°1-06-153
Cette charte, fondée sur un ensemble de valeurs du 30 chaoual 1427 (22 novembre 2006) relative à
et de principes (développement durable, progrès la gestion des déchets et à leur élimination ;
social, préservation et valorisation du patrimoine,
• Le décret n°2-07-253 du 14 rajab 1429 (18 juillet
précaution, prévention, participation, R&D, production
2008) portant classification des déchets et fixant la
et consommation responsables…) est soutenue par
liste des déchets dangereux ;
un arsenal juridique, destiné à garantir son effectivité,
et portant notamment sur ce qui suit : • Le décret n°2-09-139 du 25 joumada I 1430 (21 mai
2009) relatif à la gestion des déchets médicaux et
Protection et mise en valeur de l’environnement
pharmaceutiques ;
(dispositions générales) :
• Le décret n°2-09-284 du 20 hija 1430 (8 décembre
Les dispositions générales en matière de protection et 2009) fixant les procédures administratives et les
mise en valeur de l’environnement découlent de la loi prescriptions techniques des décharges contrôlées ;
n°11-03 promulguée par le Dahir n°1- 03-59 du 10 rabii
• Le décret n°2-09-285 du 23 rajab 1431 (6 juillet 2006)
I 1424 (12 mai 2003) et ses textes d’application. Ces
fixant les modalités d’élaboration du plan directeur
textes énoncent les principes directeurs de protection et
préfectoral ou provincial de gestion des déchets
de gestion de l’environnement et traitent des obligations
ménagers et assimilés et la procédure d’organisation
qui présentent un risque pour l’environnement ainsi
de l’enquête publique y afférente ;
que des dispositions visant à lutter contre les pollutions
et les nuisances. Ils font référence également à des • Le décret n°2-09-683 du 23 rajab 1431 (6 juillet
instruments de gestion de l’environnement tels que 2010 fixant les modalités d’élaboration du plan
les normes et les standards à appliquer, les études directeur régional de gestion des déchets industriels,
d’impact et l’élaboration de plans d’urgence. médicaux et pharmaceutiques non dangereux, des
déchets ultimes, agricoles et inertes et la procédure
Qualité de l’eau :
d’organisation de l’enquête publique liée à ce plan.
En application des dispositions de la loi n° 10-95
Lutte contre la pollution de l’air :
promulguée par le Dahir n° 1-95-154 du 18 rabii I
1416 (16 août 1995) sur l’eau (article 51) et ses textes Elle découle notamment de la loi n°13-03 promulguée
d’application, notamment le décret n° 2-97-787 du par le Dahir n°1-03-61 du 10 rabii I 1424 (12 mai 2003)
6 chaoual 1418 (4 février 1998 ) relatif aux normes relative à la lutte contre la pollution de l’air et du décret
de qualité du degré de pollution des eaux, plusieurs n°2-09-631 du 23 rajab 1431 (6 juillet 2010) fixant les
normes de qualité des eaux ont été préparées pour valeurs limites de dégagement, d’émission ou de rejet
fixer les exigences auxquelles un milieu doit satisfaire de polluants dans l’air émanant de sources de pollution
selon les différents usages. fixes et les modalités de leur contrôle.

125
Cadre Juridique et Normatif Général

Étude d’impact sur l’environnement (EIE) : Elles sont • Agriculture biologique. Ci-après, quelques exemples
régies par : de normes :
• La loi n°12-03 sur les études d’impact ;
NM 08.1.200-1998 Blé tendre - Spécifications
• Le décret n°2-04-563 relatif aux attributions et au
NM 08.1.214-1999 Blé dur - Spécifications
fonctionnement du comité national et des comités
régionaux des EIE ; Viandes et produits à
•L
 e décret n°2-04-564 fixant les modalités d’organisation NM ISO 3100-1-97 base de viande - Partie 1 :
et de déroulement de l’enquête publique relative aux Échantillonnage
projets soumis aux EIE. Système de management
NM 08.0.002
Pour de plus amples précisions, il y a lieu de se référer HACCP-exigences
aux sites officiels de l’autorité gouvernementale de
l’environnement : www. mem.gov.ma et www.water. NORMALISATION :
gov.ma
La normalisation est l’activité qui vise l’élaboration
CADRE NORMATIF DE RÉFÉRENCE :
des normes. Elle est régie notamment par les textes
De manière générale, les normes contribuent à accroître suivants :
la fiabilité et la performance des biens et services • Le Dahir n°1-70-157 du 26 joumada I 1390 (30 juillet
concernés et constituent les référentiels de base 1970) relatif à la normalisation industrielle, en vue
pour tout système de certification et de contrôle de de la recherche de la qualité et de l’amélioration de
leur conformité. la productivité, tel qu’il a été modifié et complété
Les normes marocaines traitant de l’agro-industrie notamment par la loi n° 1-93-221 du 10 septembre
sont structurées comme suit : 1993 ;
• Produits végétaux ; • Le décret n°2-70-314 du 6 Chaâbane 1390 (8 octobre
• Produits de conserves des fruits et légumes ; 1970) fixant la composition et les attributions des
organismes chargés de la normalisation industrielle, en
• Autres produits dérivés des fruits et légumes ;
vue de la recherche de la qualité et de l’amélioration
• Laits et produits dérivés ; de la productivité ;
• Autres produits de l’industrie alimentaire (sucre, •L
 e décret n°2-93-530 du 03 rabii II 1414 (20 septembre
huiles, thé…) ; 1993) pris pour l’application du Dahir n°1-70-157
• Viandes et produits de viande ; du 26 joumada I 1390 (30 juillet 1970) relatif à la
• Produits de la pêche ; normalisation industrielle en vue de la recherche
de la qualité et de l’amélioration de la productivité .
• Tabac, produits de tabac et équipements connexes ;

126
Cadre Juridique et Normatif Général

L’unité normalisation est composée de pôles chargés CERTIFICATION :


des secteurs suivants :
La certification est la procédure par laquelle une
• La chimie et la parachimie ; « tierce partie » compétente, donne une assurance
• L’agroalimentaire ; écrite qu’une entité (produit, processus, personne
• Le textile et le cuir ; ou service) est conforme aux exigences spécifiées.
Celle-ci est une démarche volontaire qui peut être
• La mécanique, la métallurgie et l’électricité ; entreprise par toute entité. À ce propos, il en existe
• Le bâtiment et les travaux publics ; plusieurs types :
• La santé, la sécurité, la qualité et l’environnement. • Certification des systèmes de management de la
Les travaux techniques sur le développement des qualité (ISO 9001 : 2008) ;
normes marocaines sont menés par des Comités •C
 ertification des systèmes de management environnemental
Techniques de Normalisation (CTN). Elle se déroule (ISO 14001 : 2004) ;
en 8 principales étapes comme illustré par le schéma • Certification des systèmes de la santé et la sécurité
suivant : au travail (NM 00.5.801 :2009) ;
•C
 ertification des produits industriels et agro- alimentaires
selon les normes marocaines de spécification
Arrêté correspondantes ;
Édition d’homologation Approbation
•L
 abellisation des produits industriels et agro- alimentaires
et publication
selon les normes marocaines correspondantes ;
• Certification des systèmes d’analyse des risques et
maîtrise des points critique de contrôle (HACCP) ;
Rédaction Comité Enquête • Certification des systèmes de management de la
sécurité des aliments (ISO 22 000) ;
• Certification de la conformité sociale (NM 00.5.601).
• Certification NM de produits : La certification NM d’un
Inscription au
produit se traduit par l’obtention du droit d’usage de
programme de Proposition
la marque NM sur le produit certifié.
normalisation
Marque NM :
La marque NM est une marque nationale volontaire
de certification qui, apposée sur un produit, atteste
que ce dernier a été évalué et certifié conforme aux
normes marocaines le concernant.

127
Cadre Juridique et Normatif Général

Référentiels de la certification : Certification HACCP :


Pour un produit donné, la gestion de la marque NM se HACCP est une abréviation de l’expression anglaise :
fait conformément aux référentiels suivants : « Hazard Analysis of Critical Control Points » qui se
• La circulaire relative à l’attribution du droit d’usage traduit par « Analyse des Dangers - Points Critiques
de la marque de conformité aux normes marocaines pour leur Maîtrise ». Il s’agit d’une marque volontaire
sur les produits ; de certification attestant que le système de l’organisme
concerné a été évalué et certifié conforme aux référentiels
• La circulaire particulière au produit et qui fixe
suivants :
essentiellement les modalités d’autocontrôle ;
• La réglementation en vigueur ;
• Les normes de spécifications et d’essais dudit produit.
• Les normes NM 08.0.000 ‘Principes généraux :
Certification ISO 22000 :
Hygiène alimentaire’ et HACCP : NM 08.0.002 :
La norme ISO 22000 est à ce jour l’unique norme ‘système de management HACCP – exigences’ ou
internationale harmonisant les pratiques de management celles internationales équivalentes ;
de la sécurité des aliments. Elle est applicable à tous • La circulaire relative à la certification HACCP ;
les acteurs de la chaîne alimentaire.
Cette certification vise des entreprises de l’agroalimentaire
La norme ISO 22 000 retient quatre blocs principaux ou ayant des clients ou des fournisseurs dans ce secteur ;
étroitement liés :
Intervenants dans la certification lorsqu’elle est faite
• La responsabilité de la direction ; par le MICNT :
• Le management des ressources ; • Organisme certificateur : le Ministère chargé de
• La planification et la réalisation de produits sûrs ; l’Industrie qui le fait par le biais de l’Institut Marocain
• La validation, la vérification, et l’amélioration du de Normalisation (IMANOR). Celui- ci a été créé par
système en place. la loi n°12-06 et ses textes d’application. Il a alors
repris les activités assurées par le passé par le Service
La certification est ainsi l’assurance apportée aux
de Normalisation Industrielle Marocaine (SNIMA) ;
différents intervenants de la chaîne alimentaire d’une
maîtrise plus efficace et plus dynamique des dangers • Comités Techniques de Certification (CTC) : ils sont
liés à la sécurité des aliments, de l’aptitude à fournir institués par arrêté, sur proposition de l’IMANOR ;
en permanence des produits finis sûrs satisfaisant • Agents de vérification / auditeurs qualifiés, chargés
à la fois les exigences des clients et les exigences des visites de vérification et de surveillance ;
réglementaires internationales en matière d’hygiène • Laboratoire d’essais accrédités.
et de sécurité des aliments.

128
Cadre Institutionnel

Le cadre institutionnel, tel que relaté ci-après, compte le MAPM, en sa qualité d’autorité gouvernementale en
charge de l’agriculture, les organismes sous sa tutelle, chacun spécialisé par domaine d’intervention et, le cas
échéant, par territoire concerné ainsi que des organisations professionnelles.

Offices Régionaux De Mise


Agence Nationale de En Valeur Agricole (ORMVA)
Ministère de l’Agriculture et la Agence Pour Le Développement des Zones
Développement Agricole www.agriculture.gov.ma
Pêche Maritime Oasiennes et de l’Arganier
(MAPM) (ADA) (ANDZOA)
www.agriculture.gov.ma www.ada.gov.ma www.andzoa.ma

Office National De Sécurité Institut National De


Sanitaire Des Produits Laboratoire officiel d’analyse Institut Agronomique Et
Recherche Agricole
Alimentaires et de recherche chimique Vétérinaire Hassan II
(INRA)
(ONSSA) (LOARC) (IAV)
www.inra.org.ma
www.onssa.gov.ma www.loarc.org www.iav.ac.ma

Société royale Agence Nationale De La Office national du conseil


Office National
d’encouragement du cheval Conservation Foncière agricole
Interprofessionnel Des
(SOREC) Du Cadastre Et De La
Céréales Et Légumineuses (ONCA)
Cartographie
www.agriculture.gov.ma (ONICl)
(ANCFCC) www.onca.gov.ma
www.onicl.org.ma
www.ancfcc.ma EACCE

Société nationale de
Ecole Nationale d’Agriculture commercialisation des Société des silos portuaires Établissement autonome de
(ENA) semences (SOSIPO) contrôle et de coordination
(SONACOS) des exportations (EACCE)
www.enameknes.ma www.sosipo.com
www.agriculture.gov.ma Web2.eacce.org.ma

129
Cadre Institutionnel

Focus sur l’Agence pour le Développement Agricole concrets, l’intermédiation, le suivi et monitoring de
l’implémentation, et la gestion des partenariats avec
L’Agence pour le Développement Agricole (ADA) joue
les investisseurs institutionnels et sociaux, constituent
un rôle fondamental, depuis sa mise en place en 2009,
le cœur des missions confiées à l’ADA.
dans la concrétisation des ambitions stratégiques
tracées pour le secteur agricole à l’horizon 2020, A travers le rôle qui lui a été assigné, l’ADA s’est
afin de garantir la pérennité et l’intégrité de la vision positionnée, comme un facilitateur et un accompagnateur
‘’Plan Maroc vert’’. incontournable des investisseurs privés et sociaux et
un promoteur indéniable de « l’offre investissement »,
L’impulsion des initiatives du PMV, la promotion et
et de « l’offre sociale » caractérisant le secteur agricole
renouvellement de l’offre Maroc, le lancement de projets
au Maroc.

Principales organisations professionnelles

Fédération Interprofessionnelle Fédération pour le


FIMASUCRE Marocaine du Sucre FEDAM Développement de
www.fimasucre.ma. l’Arboriculture au Maroc
Fédération Interprofessionnelle Fédération des Industries des
FCG Corps Gras au Maroc
FIMALAIT Marocaine du Lait
www.fimalait.com. Union Nationale des Associations
Fédération Interprofessionnelle UNAPPSM des Producteurs de Plantes
FISA du Secteur Avicole Sucrières du Maroc
www.fisamaroc.org.ma. FF Fresh Fruit
Fédération Nationale de la Association Marocaine des
FNM Minoterie Producteurs et Producteurs
www.fnm.org.ma APEFEL Exportateurs de Fruits et
Fédération Nationale de Légumes
FENAGRI l’Agroalimentaire Fédération Interprofessionnelle
www.fenagri.org FIMARGANE Marocaine de la filière de
FICOPAM l’Argane
Agricole du Fédération des Industries de la
Conserve des Produits Association Marocaine des
Maroc AMCEF Conditionneurs Exportateurs des
www.ficopam.ma Fraises.
Association Marocaine des Association Nationale des
AMMS ANPCL Producteurs, des Céréales et des
Multiplicateurs de Semences
Légumineuses
FIMAP Fédération Interprofessionnelle Fédération Nationale des
Marocaine de l’Apiculture
FNCL Négociants en Céréales et
Association des Producteurs Légumineuses
ASPEM Exportateurs de Maraîchages et Fédération Nationale de la
Primeurs du Maroc FNM Minoterie
A.MA.BIO Association Marocaine de la filière Fédération Interprofessionnelle
des productions Biologiques FIMAROSE Marocaine de la Rose à Parfum

130
COMMERCIALISATION DES INTRANTS
ET DES PRODUITS AGRICOLES

131
132
MARCHÉ INTÉRIEUR

Circuits de commercialisation au Maroc (aperçu importante dans l’économie nationale vu sa participation,


général) : en particulier, à la création d’emplois. Ce mode de
commerce, économiquement et socialement ancré
La commercialisation des produits dans le marché
à l’identité nationale, recèle d’innombrables atouts
intérieur se fait au niveau des principaux circuits
dont les plus significatifs sont :
suivants :
- La proximité des consommateurs ;
•L
 es grandes et moyennes surfaces : celles-ci enregistrent
un rythme de croissance soutenu depuis les années - Des pratiques établies de facilités de paiement
80. C’est ainsi que le nombre d’hypermarchés est accordées par les commerçants aux clients ;
passé de 6 en 1997 à plus de 20 à fin 2011. - Des horaires d’ouverture adaptés ;
• Les commerces en réseau et les franchises : ils -U
 n service personnalisé associé à un contact personnalisé
connaissent un développement rapide à partir entre les commerçants et les clients
des années 90. De plus, depuis 2005, le secteur a Focus sur l’agrofourniture :
enregistré un taux de croissance supérieur à
Marché des semences :
• 20% et, en 2010, le Maroc comptait près de 330
réseaux de franchise avec plus de 2200 points de L’importation et la commercialisation des semences sont
vente qui se concentrent dans les grandes villes, régies par les dispositions réglementaires prévoyant
principalement Casablanca et Rabat. notamment que l’établissement doit être agréé, que
•L
 es espaces publics marchands sous la responsabilité la variété doit être inscrite au catalogue officiel ou sur
des communes : qu’il s’agisse de marchés de gros les listes provisoires, que les semences doivent être
ou d’abattoirs, ces espaces prévalent pour ce qui certifiées selon le schéma OCDE et répondre aux
est de l’approvisionnement du marché local en fruits, normes CEE ou être de catégorie standard pour les
légumes et viandes. Ils disposent, à cet effet, d’une espèces potagères ainsi que l’introduction de quantités
multitude d’atouts limitées de nouvelles variétés pour leur expérimentation.
À ce propos, près de 80 établissements privés sont
Une large couverture régionale : agréés à importer et commercialiser des semences au
• Des volumes importants de transactions traitées au Maroc. Ils opèrent notamment dans les domaines des
niveau de certains marchés de gros ; semences potagères, des oléagineuses et du maïs.
• La possibilité de leur concession au secteur privé Par ailleurs, la filière semencière regroupe un ensemble
(Ex : Abattoirs de Casablanca) ; Un rôle important d’activités intégrées, allant de l’obtention variétale
dans la fixation des cours des produits ; jusqu’à la commercialisation de la semence certifiée.
•U
 n système de contrôle sanitaire, entre autres appliqué Ses principaux maillons sont relatifs aux activités
à l’abattage, et garantissant la qualité des produits d’obtention, de multiplication, de conditionnement et
au consommateur. de commercialisation des semences.
• Le commerce de proximité : il occupe une place Sur le plan économique, la filière semencière réalise

133
MARCHÉ INTÉRIEUR

un chiffre d’affaires annuel moyen de l’ordre de 600 distributrices d’engrais, à la demande de leurs clients,
MMAD, alors que son chiffre d’affaires potentiel est de par mélange physique d’engrais, avec ou sans additifs.
2,7 Md MAD. Pour y remédier, le CP précédemment Pour ce qui est des importations, elles concernent
présenté a été signé. principalement les produits azotés et les produits
Marché des engrais : potassiques. Les autres formules de fertilisants organiques
ou minéraux, correcteurs de carences ou régulateurs de
La libéralisation du secteur des engrais s’est faite au
croissance, sont importées dans l’objectif de subvenir
Maroc en juillet 1990. À compter de cette date, les
à certains besoins très limités, notamment au niveau
parties intéressées peuvent s’approvisionner librement
des cultures intensives.
en engrais auprès du marché local ou à l’international.
Le MAPM a eu, pour sa part, la mission de suivi et En matière de consommation des engrais, une tendance
d’évaluation de l’approvisionnement du marché haussière est enregistrée depuis 2000. Toutefois, un
national, à travers : grand écart existe entre les besoins théoriques et les
volumes d’engrais effectivement utilisés. En effet, la
• L’établissement, en concertation avec les opérateurs
consommation annuelle d’engrais porte sur 750 000
privés, de programmes indicatifs d’approvisionnement
t à 1 230 000 t.
pour les engrais d’importation et de fabrication locale ;
La répartition de la consommation des engrais selon
• Le suivi effectif de cet approvisionnement via des
les cultures montre une prévalence relative des
réunions périodiques de concertation avec l’Office
agrumes, du maraîchage et des cultures sucrières.
Chérifien des Phosphates (OCP) et d’autres opérateurs
Par ailleurs, les zones irriguées utilisent près de
privés, d’une part, et le recueil des informations sur
60% de la consommation totale des fertilisants alors
la disponibilité des engrais sur le marché, mené
que l’agriculture bour, occupant beaucoup plus de
régulièrement par les services extérieurs du MAPM,
superficies, se suffit du reste.
d’autre part.
Pour les formules utilisées, les formules classiques
Quant à la production nationale d’engrais, essentiellement
prédominent telle que les engrais ternaires complexes
dominée par le groupe OCP, celle-ci porte, entre
granulés.
autres, sur :
La distribution à grande échelle des engrais au Maroc
• Les engrais ternaires (NPK) complexes granulés :
est assurée par plus d’une dizaine de sociétés, dont
14-28-14 ;
une particulièrement de grande taille. Par la suite, leur
• Le sulfo-phosphate d’ammonium (ASP) : 19-38-0 ; distribution locale se fait via trois principaux circuits :
• Le phosphate diammonique (DAP) : 18-46-0 ; • Vente directe à partir des locaux des sociétés de
• Le phosphate mono-ammonique (MAP) : 11-55-0 ; distribution. Elles concernent essentiellement des
• Le superphosphate triple (TSP) : 45% P2O5 ; cultures sous contrat telle que la betterave à sucre ;
• Le super phosphate simple (SSP) : 18% P2O5. • Circuits des revendeurs qui s’approvisionnent à partir
des usines et dépôts des sociétés de distribution,
D’autres formules sont fabriquées par les sociétés
puis les rétrocèdent aux agriculteurs ;

134
MARCHÉ INTÉRIEUR

• Circuit de points de vente situés au niveau des consomment le plus de produits. Les agriculteurs
centres de travaux ou centres de mise en valeur exerçant dans ces filières pratiquent des programmes de
agricole (institutions régionales du MAPM) relevant traitements raisonnés et pour certains, des programmes
respectivement des DPA et ORMVA. Ces points de vente de lutte intégrée pour se conformer à des exigences
constituent la principale source d’approvisionnement spécifiques.
en engrais pour les petits agriculteurs qui n’opèrent La consommation des produits phytosanitaires varie
pas actuellement dans le cadre du système de d’une année à l’autre, en fonction principalement du
l’agrégation. climat enregistré, de la pression des maladies et des
Enfin, l’examen de l’évolution du prix des engrais insectes ravageurs et selon les régions, les modes de
met en évidence des hausses successives bien que conduites culturales et les spéculations.
l’OCP continue à céder les engrais aux distributeurs Par ailleurs, le marché des produits phytosanitaires au
nationaux à des prix compétitifs par rapport aux cours Maroc, constitué par les volumes réellement achetés et
à l’international. consommés par les agriculteurs, ne suit pas forcément
Marché des produits phytosanitaires : la courbe des importations à cause du chevauchement
des années calendaires et des campagnes agricoles.
Le marché des produits phytosanitaires au Maroc
est un marché diversifié et globalement attractif. En Les principales raisons expliquant cette hausse sont
l’absence d’industrie de fabrication de ces produits, les conditions climatiques favorables qui ont marqué
95% d’entre eux sont importés prêts à l’emploi et le reste la dernière décade, le transfert des terres de l’État
est formulé à base de pré-mix ou de concentré. Par au privé et le lancement du PMV. Toutefois, comme le
contre, 35% à 45% des importations est reconditionné montre ledit tableau, la croissance des importations
en petits emballages adaptés aux besoins des petits en valeur est soutenue depuis 2005, en moyenne 15%
agriculteurs. par an, alors qu’en volume elle n’est que de 4,5% par
an. Le Maroc s’oriente de moins en moins vers les
Les insecticides occupent près de 40% à 55% de
produits d’organophosphorés et de plus en plus vers
part de marché, suivis des fongicides, de 35% à 45%,
des produits dits ‘soft efficaces’, plus respectueux de
ensuite viennent les herbicides qui peuvent osciller
l’environnement et qui s’utilisent à doses modérées. Le
entre 10% et 15%, selon les années et les conditions
marché des produits phytosanitaires est globalement
climatiques.
marqué par trois principaux intervenants : les importateurs
En terme de proportion de consommation globale, les distributeurs, les distributeurs grossistes et les revendeurs
cultures maraîchères, malgré des surfaces relativement détaillants. Chacun jouant un rôle très important dans
réduites consomment le plus de produits avec 35%, la chaîne de distribution et surtout dans la vulgarisation
ensuite viennent les plantations avec 30%, puis les et les conseils prodigués aux agriculteurs.
céréales avec 25% et enfin les cultures industrielles
Près de 70 sociétés sont agréées pour exercer cette
et autres, avec 10%. Les cultures intensives, plus
activité au Maroc. Toutefois, ce nombre est appelé à
particulièrement celles destinées à l’export et celles
augmenter, vu la croissance des demandes d’agréments
menées sous ambiances plus ou moins contrôlées,
en cours d’instruction

135
MARCHÉ INTÉRIEUR

En outre, il existe de 600 à 650 points de ventes de • Des avantages fiscaux spécifiques, à l’instar de
produits phytosanitaires entre distributeurs grossistes l’exonération de la TVA avec droit à déduction
et revendeurs détaillants. La plupart sont concentrés applicable à une part importante dudit matériel.
dans les périmètres irrigués ou les zones dites ‘bour De plus, des conventions signées par des banques
favorable’. partenaires du PMV avec des fournisseurs de matériel
Enfin, concernant les prix des produits phytosanitaires, agricole ou bien à travers leurs organisations professionnelles
ceux-ci sont globalement fixés en fonction de la pour déployer des offres spécifiques de financement.
concurrence et des caractéristiques et avantages Enfin, le marché du matériel agricole profite d’une offre
qu’offrent lesdits produits. Toutefois, il est à noter très développée qui est assurée par des opérateurs,
qu’ils ont globalement stagné ces dernières années dont certains disposent d’une couverture nationale.
vu la forte concurrence en place et la multiplication Celle-ci porte notamment sur :
des génériques mis sur le marché
• Les tracteurs à roues et à chenilles de différentes
Marché du matériel agricole : puissances ;
Le marché du matériel agricole est très dynamique. • Les moissonneuses-batteuses ;
En effet, pour combler le retard pris par le Maroc en
• Les moteurs à combustion interne stationnaire, les
matière de mécanisation agricole, le MAPM a retenu
pompes à axe vertical et les motopompes dites
un ensemble d’orientations basées sur :
pompes immergées ou pompes submersibles ;
• L’amélioration des techniques de production, via la
• Les semoirs simples et combinés ;
mécanisation, et l’augmentation ainsi de la productivité
de l’ensemble des filières agricoles ; • Les retarvators (fraise rotative), scarificateurs, sweeps
et rodweeders ;
• Le développement de l’équipement en tracteurs et
en matériel de production ; • Les épandeurs d’engrais ;
•L
 a revue des normes, taux et plafonds des subventions • Les plantoirs et les repiqueurs pour tubercules et
accordées au matériel agricole avec davantage plants ;
d’assouplissement des dispositions liées et le • Les ramasseuses presses, de graines et chargeuses
rehaussement de certains plafonds fixés ; de canne à sucre et de betterave ;
•L
 ’accélération de la procédure de subvention du matériel • Les appareils mécaniques à projeter des produits
agricole et l’homogénéisation de son application au insecticides,
niveau du territoire national. • Les charrues ;
Dans ce cadre et spécifiquement pour stimuler l’acquisition • Les ventilateurs anti-gelés ;
du matériel agricole, une batterie de mesures incitatives
• Les canons anti-grêles ;
est mise en place :
• Les appareils à jet de vapeur pour la désinfection
• D’importantes subventions accordées par l’État,
des sols ;
via le FDA ;

136
MARCHÉ INTÉRIEUR

• Le matériel génétique animal et végétal ; gouvernement dans la prise de décisions et dans


• Les conteneurs pour le stockage d’azote liquide et la planification stratégique du secteur.
le transport de semences congelées animaux Le système suit les prix des produits au quotidien
Marché des produits agricoles : dans 9 marchés de gros, 25 souks et 20 marchés
au détail. Il porte notamment sur le poulet de chair,
Le marché des produits agricoles est totalement les viandes rouges, les œufs de consommation, les
libéralisé. Les prix de vente pratiqués peuvent être céréales, les légumineuses, les aliments pour bétail
suivis grâce à “Asâar”, système d’information mis en ainsi que les légumes.
place par le MAPM en vue de répondre à plusieurs
Les éléments produits par le système “Asâar” sont
finalités, en particulier :
consultables sur le site :www.prixagriculture.org/asaar.
•C
 onnaître, en temps réel, les prix des produits agricoles
permettant ainsi aux agriculteurs d’effectuer les
arbitrages nécessaires pour bénéficier des meilleurs
prix pour leurs produits ;
• Compiler et diffuser l’information sur les prix dans
le but d’aider les opérateurs économiques et le

137
138
MARCHÉ À L’EXPORT

L’exportation des produits et alimentaires représentait, Accords à portée commerciale entre le Maroc et
en 2013, près de 11% des exportations marocaines. l’étranger :
Les valeurs associées aux principaux produits exportés Les accords relatés, ci-après, relatent une partie
sont, en MdMAD, indiquées dans le tableau suivant : de ceux signés par le Maroc avec ses principaux
2008-2014 : Valeur des exportations agricoles en partenaires commerciaux. Pour de plus amples détails,
Milliards de DH il y a lieu de se référer au site web officiel de l’autorité
gouvernementale en charge du commerce extérieur à
Produits / l’adresse suivante : www.maroc-trade.gov.ma
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014*
Exercice
Accord d’association Maroc - UE :
Légumes
alimentaires 4,3 4,8 5,1 6,0 5,7 6,9 5,2 L’accord d’association Maroc - UE a été signé, dans
dont : sa version de base, le 26 février 1996 et est entré en
Tomates vigueur le 1er mars 2000. Celui-ci se fixait pour objectif
2,0 2,4 2,5 3,5 3,4 3,6 2,8
fraîches d’instaurer une coopération régulière dans les domaines
Fruits économique, social, politique et culturel.
comestibles 5,0 4,1 4,8 6,0 4,9 5,8 5,0 Les échanges agricoles entre le Maroc et l’UE sont
dont :
régis par les dispositions des protocoles n° 1 et 2 de
Agrumes 3,2 2,5 3,2 4,0 2,8 3,4 2,6 l’accord d’association. Ces protocoles ont fait l’objet
Conserves et de nouvelles négociations en 2006 qui ont abouti à
préparations un nouvel accord signé en décembre 2010 par les
1,7 1,6 1,7 1,6 1,6 1,6 1,8
de fruits et deux parties. Ce nouvel accord qui couvre tous les
légumes produits agricoles, est entré en vigueur le 1er octobre
* Les données sont arrêtées fin Novembre 2014
2012 et est actuellement à sa troisième année de
Source : MAPM/DSS/DDM (Base de données de l’Office des Changes)
mise en œuvre. De la libéralisation prévue au terme
Les principaux pays destinataires des produits exportés de la période transitoire de 10 ans du nouvel accord
sont ceux de l’Union Européenne, la Russie, le Japon agricole, sont exclus les produits sensibles des deux
et les États-Unis d’Amérique. Parties pour lesquels un accès est garanti avec un
Aussi, est-il important de rappeler les accords préférentiels traitement particulier sous forme de quotas assortis
signés entre le Maroc et ses principaux partenaires d’un traitement préférentiel et/ou de calendriers.
commerciaux ainsi que les procédures applicables Accord de libre - échange entre le Maroc et les
à cet effet. États-Unis d’Amérique :
Signé le 15 Juin 2004 et entrée en vigueur le 1er Janvier
2006, l’accord de libre-échange entre le Maroc et les
États-Unis d’Amérique se fixait de multiples objectifs :

139
MARCHÉ À L’EXPORT

• La promotion de la croissance économique, de la agricoles doivent répondre à certaines exigences


stabilité des relations et de la coopération entre les sanitaires et phytosanitaires et normes techniques
deux pays ; assez contraignantes.
• La libéralisation et le développement du commerce et Accord de libre-échange Maroc -Association
de l’investissement entre les deux pays, notamment Européenne pour le Libre Echange (AELE) :
dans le secteur agricole ;
L’accord de libre-échange Maroc - AELE, incluant le
• L’amélioration de la compétitivité et la contribution Liechtenstein, la République d’Islande, le Royaume
active au développement du Maroc. de Norvège et la confédération Suisse, a été signé
Un traitement spécifique a été accordé au secteur le 19 juin 1997 et mis en vigueur le 1er mars 2000.
agricole dans le cadre de l’accord qui prévoit : Pour concrétiser l’une de ses finalités, à savoir la
libéralisation progressive des échanges agricoles sur
Pour les produits agricoles en provenance des
le plan bilatéral avec chacun des Etats membres de
Etats-Unis d’Amérique :
l’AELE, des dispositions ont été introduites concernant,
• Un démantèlement douanier progressif, pouvant en particulier :
aller jusqu’à 25 ans ;
• La conclusion d’arrangements bilatéraux prévoyant
• Instauration de contingents tarifaires pour certains des mesures facilitant les dits échanges entre le
produits agricoles très sensibles, vu les enjeux politiques, Maroc et chacun des pays de l’AELE ;
économiques et sociaux liés à leur libéralisation.
• L’application des réglementation en matière sanitaire
Cette catégorie comprend : les viandes rouges
et phytosanitaire de manière non discriminatoire et
bovines, les viandes avicoles, les blés (blé tendre et
la non introduction de mesures à même d’entraver
blé dur) et leurs dérivés de première et de deuxième
les échanges.
transformation (semoules et pâtes alimentaires).
Accord de libre-échange Maroc - Turquie :
Pour les produits agricoles en provenance du Maroc :
Signé le 07 avril 2004 et entré en vigueur le 1er janvier
• Un démantèlement douanier progressif, durant une
2006, l’accord de libre-échange Maroc-Turquie vise
période de transition variant de 0 à 18 ans
notamment la libéralisation progressive des échanges
• Instauration de contingents tarifaires pour certains agricoles des produits industriels entre les deux pays.
produits agricoles dont les droits de douane sont
En matière agricole, cet accord prévoit un échange de
exonérés dès l’entrée en vigueur de l’Accord dans
concessions tarifaires dans le cadre de contingents
le cadre desdits contingents et sont démantelés
réduits et ce, pour un nombre limité de produits.
progressivement sur 15 ans hors contingent. Parmi
ces produits, figurent les viandes bovines, certains Ainsi, Les produits turcs bénéficiant de concessions
produits laitiers, les conserves et sauces de tomates, accordées par le Maroc à la Turquie sont principalement
les oignons séchés …etc. les fruits secs (noisettes, pistaches, raisins, figues,
…etc.), les légumineuses (pois-chiche, lentilles), les
En outre, il est important à préciser que malgré la
épices (cumin), les graines de sésame, les semences
libéralisation de l’accès au marché américain, les produis
de légumes et certains fromages.

140
MARCHÉ À L’EXPORT

Concernant les concessions tarifaires accordées par Accord de Facilitation et de Développement des
la Turquie au Maroc, celles-ci concernent notamment échanges Commerciaux entre les pays arabes
des fleurs (orchidées), les légumes (champignons, (Ligue Arabe)
asperges, câpres, maïs doux, concombre), les fruits
Accord de libre-échange signé le 27 février 1981 entre
(avocats) les épices, les caroubes, le son, les vins et
les pays arabes, entrée en vigueur, le 1er janvier 1998.
les conserves d’abricot.
L’accord prévoit pour tous les produits agricoles,
Déclaration d’Agadir :
l’exonération totale du droit d’importation au Maroc et
Signée le 25 février 2004 entre le Maroc, la Tunisie, des taxes d’effet équivalent à compter du 01/01/2005.
l’Égypte et la Jordanie et entrée en vigueur depuis le Les Produits ne bénéficiant pas du régime préférentiel
27 mars 2007, la déclaration d’Agadir prévoit, entre sont ceux objet de la liste d’exclusion pour des raisons
autres, le libre transit des marchandises originaires de santé, de moralité et de sécurité.
des pays concernés à travers une exonération totale
Les règles d’origine adoptées sont soit spécifiques
des droits de douane et des taxes d’effet équivalent
ou de valorisation d’au moins 40% selon le cas des
avec des règles d’origine spécifiques Pan-euro-med.
produits (les règles spécifiques font objet de la circulaire
Accord de libre-échange Maroc-Emirats Arabes Unis d’application n° 5080/233 du 31/12/2007).
Cet Accord est signé le 25 juin 2001 et entré en Procédures d’exportation :
vigueur le 09 juillet 2003. La libéralisation totale des
Principales dispositions applicables :
échanges commerciaux agricoles, agro-industriels et
de la Pêche entre les deux pays est opérationnelle Tous les produits sont libres à l’exportation à certaines
depuis le 1er janvier 2005. exceptions prédéfinies selon les dispositions de l’arrêté
Les produits ne bénéficiant pas du régime préférentiel n° 1308-94 du 19 avril 1994 tel qu’il a été modifié
sont ceux : et complété ultérieurement. À cet effet, l’opérateur
concerné établit, sauf des cas de dispense clairement
• Fabriqués dans des zones franches ;
définis, un engagement de change sur le document
• Figurant sur la liste de restrictions pour des raisons spécifiquement prévu à cet effet.
de santé, de moralité et de sécurité ;
Pour les marchandises soumises à une licence
•L
 es produits agricoles soumis à la clause de préférence d’exportation, cette dernière est déposée auprès
avec les USA dans le cadre du FTA. du Département Chargé du Commerce Extérieur
Les règles d’origine adoptées sont celles appliquées (DCCE), contre récépissé et transmise pour avis au
dans le cadre de la Ligue Arabe. Pour certains produits Département concerné.
des règles spécifiques s’appliquent conformément à La décision d’octroi ou de refus de la Licence d’exportation
la circulaire d’application n° 5080/233 du 31/12/2007 est notifiée au demandeur par le DCCE dans un délai
alors que pour d’autres la règle de valorisation d’au n’excédant pas 30 jours à compter de la date de son
moins 40% est d’application. dépôt. Tout rejet de la demande d’obtention de la
Licence d’exportation doit être motivé. La durée de
validité de la Licence d’exportation est de 3 mois, ce

141
MARCHÉ À L’EXPORT

délai commence à courir à partir de la date du visa exportations des services à partir de la date de son
du DCCE. exigibilité), conformément à la circulaire de l’Office
Par ailleurs, en matière de réglementation de change, des Changes n° 1606 du 21 septembre 1993. Tout
les opérations d’exportation de marchandises doivent report d’échéance de rapatriement du produit d’une
donner lieu à la souscription d’un titre d’exportation. exportation ou d’une réduction de valeur de ce produit,
Toutefois, les opérations, ci-après, sont dispensées pour quelque raison que ce soit, doit faire l’objet d’une
de cette obligation : demande d’autorisation préalable à soumettre à l’Office
des Changes avant l’expiration des délais précités.
• Exportation temporaire réalisée dans le cadre de
De plus, pour permettre à l’Office des changes de
l’un des régimes économiques en douane (trafic de
procéder à l’apurement de ces exportations, l’exportateur
perfectionnement à l’étranger, exportation temporaire ;
doit lui adresser des comptes rendus périodiques,
• Exportation de marchandises d’un montant égal ou accompagnés de pièces justificatives.
inférieur à 3 KMAD réalisée sans valeur commerciale
Déclaration en douane des marchandises :
et sans paiement ;
L’exportation des marchandises est soumise à la
• Exportation d’échantillons « sans paiement dont le
présentation au bureau douanier, en plus du titre
montant est égal ou inférieur à 10 KMAD ;
d’exportation, d’une déclaration en douane sur le
• Exportation de marchandises d’origine marocaine formulaire « Déclaration Unique de la Marchandise »
dont le montant est inférieur ou égal à 50 KMAD (DUM) accompagnée, si requis, de documents
effectuée pour le compte du touriste étranger de supplémentaires exigés à cet effet.
passage au Maroc ;
Certificat d’origine :
Le visa des titres d’exportation par l’Office des Changes
n’est plus requis, sauf en ce qui concerne les opérations Pour bénéficier des préférences prévues par les
suivantes : accords et conventions bilatéraux ou multilatéraux,
les exportations effectuées dans ce cadre doivent
•E
 xportation sans valeur commerciale et sans paiement
se conformer aux critères d’origine. Les certificats
d’une valeur supérieure à 3 KMAD ;
d’origine attestant la conformité aux dits critères sont
• Exportation d’échantillons sans paiement d’une établis sur des formulaires visés par l’ADII.
valeur supérieure à 10 KMAD ;
D’une manière générale, un produit est réputé originaire
• Exportation en vue de la vente en consignation de du Maroc lorsqu’il est entièrement produit ou fabriqué
produits autres qu’agricoles ou artisanaux ; au Maroc ou bien s’il a reçu une transformation ou
• Exportation réalisée avec un délai de paiement bien une ouvraison suffisante. Les critères d’origine
supérieur à 150 jours. sont définis en détail par les accords et conventions
En outre, l’exportateur est tenu d’encaisser et de rapatrier bilatéraux ou multilatéraux.
au Maroc le produit intégral de son exportation dans Contrôle technique à l’exportation :
un délai maximum de 150 jours à compter de la date En vertu du dahir du 1er septembre 1944 (13 ramadan
d’expédition de la marchandise (30 jours pour les

142
MARCHÉ À L’EXPORT

1363), les produits d’origine marocaine sont soumis au des produits alimentaires agricoles et maritimes
contrôle technique à la fabrication, au conditionnement marocains ;
et à l’exportation. -Les contrôles techniques effectués par cet Établissement
Ce dahir est complété et modifié par le dahir n° 1-88-241 doivent s’assurer que les produits alimentaires marocains
du 28 mai 1993 (6 del hijja 1413) portant promulgation agricoles et maritimes respectent les exigences
de la loi n° 32-86 relative au fonctionnement du contrôle législatives et réglementaires qui leur sont applicables
technique de la fabrication, du conditionnement et de sur les marchés extérieurs de destination.
l’exportation marocains. 1- Les conditions et procédures applicables aux
Aussi, ce contrôle technique des exportations a opérateurs du secteur des exportations en vertu de
bénéficié de complément, dans un premier temps ce contrôle technique :
par le dahir n° 1-88- 240 du 28 Mai 1993 (6 dil hijja
1.1- Déclarations à l’exportation :
1413) portant promulgation de la loi n° 31-86 instituant
l’Établissement autonome de contrôle et de coordination Les fabricants, conditionneurs et expéditeurs de
des exportations, notamment dans l’article 2 de cette produits soumis au contrôle technique peuvent être
dernière qui stipule que ce dernier Établissement tenus de faire une déclaration préalable indiquant leurs
exerce ce contrôle technique prévu dans le dahir du 1er identifiants et adresses habituelles. Cette déclaration
septembre 1944 relatif à la fabrication, conditionnement est adressée au Directeur Général de l’EACCE.
et à la qualité des produits destinés à l’exportation 1.2- Conditions et formalités applicables en vertu
lorsque ledit contrôle n’est pas expressément dévolu du contrôle technique :
à une administration ou à un autre organisme.
Des actes réglementaires peuvent fixer, après avis des
Et d’un second temps, Le 27 juillet 2013, le dahir n° organismes et services concernés et de l’EACCE, les
1-13-70 du 18 Ramadan 1434, portant promulgation conditions particulières de qualité, de conditionnement,
de la loi n° 61-12 modifiant et complétant la loi n° 31-86 d’emballage et s’il y a lieu, de classement par catégorie,
instituant l’Établissement Autonome de contrôle et de ainsi que les qualités minima, exigées pour les produits
coordination des exportations, a complété ce contrôle contrôlés.
dans les termes suivants :
Ces actes réglementaires peuvent fixer également les
-Dans l’article premier de la loi 61-12, a), l’Établissement formalités particulières auxquelles devront satisfaire les
Autonome de contrôle et de coordination des exportations fabricants, conditionneurs ou exportateurs de produits.
est chargé d’exercer le contrôle technique des produits
alimentaires marocains agricoles et maritimes marocains
destinés à l’exportation conformément à la législation
et à la réglementation en vigueur ;
-Les contrôles techniques effectués par cet Établissement
doivent veiller au respect des conditions techniques
prévues par les différents accords relatifs aux exportations

143
MARCHÉ À L’EXPORT

1.3- Agréage technique des usines, unités et ateliers L’arrêté viziriel du 1er septembre 1944, tel que modifié
fabricant, transformant, conditionnant ou stockant et complété, stipule que l’exportation des produits
des produits alimentaires soumis au contrôle marocains soumis au contrôle technique de l’EACCE
technique à la fabrication et au conditionnement institué par les dahirs et loi précités est subordonnée
de l’EACCE. dans tous les cas à la vérification préalable de la
déclaration douanière d’expédition et à la délivrance
Toute personne physique ou morale se livrant en vue
d’un certificat d’inspection par les services de l’EACCE.
de la vente à l’activité soumise au contrôle technique
exercé par l’EACCE doit se conformer aux dispositions Les déclarations en douane relatives aux expéditions
législatives et réglementaires en vigueur en vertu de à l’exportation doivent indiquer entre autres le nombre
ce contrôle technique, notamment celles de l’arrêté de colis, le poids des produis présentés et s’il y a lieu
du 13/07/1948 relatives à l’agréage de ces lieux de la catégorie de classement et la qualité exacte.
fabrication, transformation, de conditionnement ou Les vérifications de la complétude et validité des
de stockage des produits alimentaires destinés à informations des déclarations en douane sont effectuées
l’exportation. par les agents habilités de l’EACCE. Le certificat
2- Les contrôles techniques des expéditions de produits d’inspection délivré doit être concordant avec la
alimentaires présentées à l’exportation, vérifications déclaration en douane correspondante.
et formalités douanières : Les douanes refusent d’autoriser l’exportation pour toute
Il est à noter que les formalités douanières et vérifications expédition non muni de certificat d’inspection technique
qui en sont afférentes, appliquées au flux des exportations EACCE constatant la conformité de l’expédition à toutes
font ressortir l’implication de l’exigence de contrôle les dispositions applicables en vertu des dahirs et loi
technique appliqué par l’EACCE dans les rubriques de contrôle technique.
du système douanier marocain intitulées « contrôle
du commerce extérieur et des changes et concours
aux autres services - Contrôle technique ».

144
MARCHÉ À L’IMPORT

Le marché à l’import porte sur les principaux produits l’opérateur souscrit un engagement d’importation sur le
alimentaires suivants, dont la valeur est exprimée en formulaire intitulé « Engagement d’importation, Licence
MdMAD : d’importation, Déclaration Préalable d’Importation ».
2008 2009 2010 2011 L’Engagement d’Importation, complété par une facture
Céréales 17,3 8,8 11,1 16,2
pro forma au format prédéfini, est présenté pour
domiciliation auprès d’une banque agréée choisie
Huiles par l’importateur. Après domiciliation, la banque
alimentaires
et graines
6,1 4,9 4,51 5,4 remet à l’importateur l’exemplaire qui lui est destiné
oléagineuses et deux exemplaires, sous pli fermé, destinés au
bureau douanier. La durée de validité de l’engagement
Sucre 2,2 3,4 3,3 48
d’importation est de 6 mois. Ce délai commence
Lait et dérivés 2,2 1,5 2,1 2,02 à courir à compter de la date de sa domiciliation.
Les principaux traits de la procédure applicable sont L’engagement d’importation permet le passage en
comme suit : douane et le règlement financier de la marchandise.
Modalités d’importation : Toutefois, sont dispensés de l’engagement d’importation
les opérations d’importation sans paiement (dons sans
En application des dispositions de l’article 1er de caractère commercial, marchandises donnant lieu à
la loi n°13-89 relative au commerce extérieur, telle des règlements par des avoirs constitués légalement
qu’elle a été modifiée et complétée, les marchandises à l’étranger, remplacement au titre de la garantie…).
sont libres à l’importation sous réserve des limites
Marchandises soumises à une licence d’importation :
prévues par ladite loi ou par toute autre législation en
vigueur lorsqu’il s’agit de sauvegarder la moralité, la Seul un nombre limité de produits est soumis à la
sécurité et l’ordre public, la santé des personnes ou de licence d’importation conformément aux dispositions
protéger la faune et la flore, le patrimoine historique, de l’arrêté du DCCE, des investissements extérieurs et
archéologique et artistique national ou de préserver de l’artisanat n° 1308-94 susvisé tel qu’il a été modifié
la position financière du pays. et complété.
Les restrictions quantitatives à l’importation concernent La licence d’importation est établie sur un formulaire
uniquement certains produits spécifiques conformément spécifique. La durée de sa validité est de 6 mois au
aux dispositions de l’arrêté n° 1308-94 du 19 avril 1994 maximum. Ce délai commence à courir à partir de la
fixant la liste des marchandises faisant l’objet des date du visa du DCCE.
mesures de restrictions quantitatives à l’importation Marchandises soumises à une déclaration préalable
et à l’exportation tel qu’il a été modifié et complété d’importation :
ultérieurement.
Les importations de marchandises qui causent ou
A l’exception des produits précités, toutes les autres menacent de causer un préjudice grave à la production
marchandises sont libres à l’importation. À cet effet, nationale peuvent être soumises à une déclaration

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MARCHÉ À L’IMPORT

préalable d’importation. Celle-ci est instituée soit


d’office, soit à la demande des intéressés, à titre
conservatoire, en attendant la mise en application des
mesures définitives (majoration des droits de douane,
droit compensateur, droit antidumping…).
La déclaration préalable d’importation est instituée par
décision conjointe du DCCE et du (ou des) Ministre
(s) intéressé (s). Elle est établie sur un formulaire
spécifique. La durée pendant laquelle il lui est fait
recours est de 9 mois renouvelable une seule fois. Ce
délai commence à courir à compter de la date de la
décision conjointe du DCCE et du (ou des) Ministre
(s) intéressé (s).
Marchandises soumises à la demande de franchise
douanière :
La demande de franchise douanière est requise pour
l’importation des marchandises libres à l’importation
admises en franchise de droits de douane dans le
cadre des conventions et accords commerciaux et
tarifaires conclus entre le Maroc et certains pays, les
produits faisant l’objet de contingents tarifaires prévus
par les accords d’association et de libre échange
conclus entre le Maroc et l’UE et le Maroc et les États
de l’AELE, et les produits soumis à contingents tarifaires
prévus par les accords multilatéraux.
La demande de franchise douanière est présentée au
DCCE par les importateurs désirant d’en bénéficier. Elle
est établie sur un formulaire spécifique et accompagnée
d’une facture pro forma. Elle est déposée au DCCE
puis y est instruite après avis du Ministère intéressé.
Sa durée de validité est de 6 mois au maximum. Ce
délai commence à courir à partir de la date du visa
du DCCE.

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Édition 2016