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CHALABRUZ Commune de Moudon Avril 2017

Chronique d'une ferme foraine

Il s'agit pour moi de rassembler les éléments importants qui ont jalonnés l'histoire de
ce domaine de 66 poses vaudoises situé sur la route qui mène de Moudon à
Martherenges.
Cette ferme très ancienne (période bernoise) je l'ai découverte au hasard de mes
recherches généalogiques familiales. Lors de la construction de l'arbre de mon père,
je suis resté perplexe en découvrant que l'une de ses aïeules se nommant Suzanne
Madeleine DUPERREX, née en 1769 était la fille d'un certain Jean Pierre
DUPERREX, « Granger à Chalabruz », et de Jeanne Elizabeth FREYMOND de
Corrençon. A cette époque (2007) j'épluchais les microfilms des paroisses de la
région, Moudon, Chapelle, etc. J'avais compris que ce Chalabruz devait se trouver
quelque part dans le coin, mais où ?
C'est lors d'une visite au service du Cadastre Communal de Moudon que j'ai appris où
se situait le domaine, grâce à un extrait de plan de situation.
La (grande) Commune de Moudon possède 6 fermes foraines réparties sur le haut de
son territoire, voisinant avec Thierrens, Corrençon, Martherenges et Chapelle.
La superficie de 1568 ha. laisse loin derrière elle la ville d'Yverdon-les-Bains qui ne
compte que 1142 ha.
Ces domaines, parfois très anciens, sont exploités par des familles de fermiers qui
souvent sont locataires depuis plusieurs générations. Ils portent le nom du lieu-dit où
ils se sont implantés. C'est, par ordre d'entrée et d'ancienneté en tant que propriété
communale :

1335 Fremont 99 poses vaudoises (la pose vaudoise mesure 4500 m2.)
1541 La Cerjaulaz 78 poses.
1570 Beauregard 93 poses.
1660 Cornier 49 poses.
1717 Chalabruz 66 poses.
1820 Planche-Signal 71 poses.

Grâce à l'amabilité de M. J. Bloch archiviste communal à qui j'adresse mes plus


chaleureux remerciements, je suis entré en possession de nombreux documents
relatifs aux baux et aux conditions d'affermage du domaine de Chalabruz, avec en
prime un bref historique qui concerne la ferme.

Après avoir acheté ce domaine en 1717, il y a donc très exactement 300 ans cette
année, la Ville de Moudon fit édifier un bâtiment entièrement neuf en 1720 – 1721,
selon les plans dressés par Jean-Pierre Sugnens, Jean-Daniel et Philippe Jaquier,
maçons, et par Moïse Dutoit, charpentier.
L'édifice coiffé d'un toit à demi-croupes comprend un logement à l'extrémité nord-est,
deux écuries flanquent la grange, et une remise au sud-ouest.

La partie d'habitation se distingue par la présence d'un fronton brisé au-dessus de la


porte d'entrée, dans lequel s'insèrent les armoiries sculptées de la Ville. Les armes du
banneret Daniel- Humbert Tacheron et du « maisonneur » Jean-Jaques Nicod ornent
quant à elles les allèges des fenêtres du premier étage.

L'Histoire ne dit rien sur le nom de l'ancien propriétaire, par contre les registres de la
Paroisse nous renseignent plus généreusement sur les « grangers » qui depuis la fin
du XVIIe.s. exploitèrent le domaine. C'est le début de la « Saga » des DUPERREX.
Cette famille originaire de Rougemont au Pays-d'Enhaut va descendre en plaine et
venir s'installer à Moudon et sa région.
On peut se permettre de supposer que les premiers Duperrex ont quitté Rougemont
avant l'an 1700 car on trouve la première mention d'un Bastian Duperrex qui épouse à
Moudon le 8.12.1656 une Françoise Pichonnat (Moudon Eb 88/3).
Par contre on nous signale la naissance d'un Louys Pache fils de Pierre, granger à
Chalabruz le 30 juillet 1671.
A partir de 1699 les naissances se suivent chez les 3 (supposés) frères Duperrex
grangiers à Chalabruz.
Les baptèmes enregistrés sont :
Pour François et sa femme Suzanne LEMAT de Sottens,
Anthoine Pierre, b. le 17.11.1699
Abraham, b. le 29.04.1703
Jeanne Jaqueline, b. le 29.03.1705
Jean, b. le 1.10.1706
Daniel Anthoine b. en 1707 (pas trouvé mais déduction faite lors de son décès en
1787, âgé de 80 ans) dont la descendance exploitait encore Chalabruz en 1864 !
Jaques b. en 1708 (pas trouvé).
Pour Jaques et sa femme Françoise AMY d'Ogens
Anthoine Denis b. le 06.11.1701
Jaques Anthoine b. le 25.03.1703 (Eb 88/4 p.248 microfilm 128726 Moudon).
Jean David b. le 07.06.1705
Pour Pierre et sa femme Marie BAUDIN de Thierrens
Anthoine b. le 06.10.1702
Anne Marie b. le 07.10.1704
Jean Pierre b. le 01.11.1711 à Montpréveyres, ce qui nous indique que Pierre n'est
plus à Chalabruz
Jean Abraham b. le 29.12.1720 à Montpréveyres.

Ce qui signifie que leur commun père fut déjà locataire de Chalabruz et que la fratrie
serait peut-être née à Moudon. On peut se référer aussi aux microfilms de Rougemont
no 128781 sous la cote Eb 118/5, de Thierrens no 128798, cote 128/4 ou encore de
Cronay no 128637 cote Eb 40/3 pour tout ce qui concerne la vie des paroisses
(naissances, mariages, décès) avant 1821.
Au sujet des décès on en trouve rarement la mention avant 1727, date à laquelle
LLEE exigèrent que les pasteurs en tiennent un registre exact. Ce qui nous complique
la tâche, c'est justement l'absence des décès car à cette époque de nombreux enfants
mourraient en bas âge, ne nous permettant pas de suivre avec précision l'évolution
des reprises du domaine.
A partir de 1822 et l'introduction de l'Etat Civil les données ont gagné en fiabilité et
en facilité de recherche grâce à des répertoires alphabétiques. La numérotation des
microfilms porte maintenant la cote Ed 88 et le no 1048023 pour Moudon, par ex.
Toutes les recherches entreprises aux ACV (Archives Cantonales Vaudoises) sont
gratuites, mais l'investissement en heures est très important.

Comme dit plus haut, le domaine de Chalabruz a vraisemblablement été géré et


cultivé en amodiation par la famille Duperrex durant près de deux siècles. Les
générations qui se sont succèdées n'ont pas toujours repris le domaine de père en fils,
mais aussi d'oncles à neveux. Par contre ils travaillèrent souvent en fratrie. La liste
chronologique des fermiers n'est pas facile à établir par manque de renseignements
suffisamment précis avant 1810 et les premiers baux à ferme en ma possession
(copies aimablement mises à ma disposition par M. J. Bloch je le répète).

Par contre ces baux successifs contiennent beaucoup de notes précieuses quant au
mode de fonctionnement des domaines affermés. Et en prime la découverte de
parents des fermiers qui se portent cautions solidaires, pour des locations qui peuvent
durer quinze ans ou plus, nous donnent une idée de la fraternité qui régnait dans la
paysannerie au XIXe siècle.
On découvre aussi que la famille Duperrex (ou Duperret ou Duperrez) ou certains de
ses membres s'allient volontiers avec des familles d'agriculteurs de la région, soit
l'union d'un fils de Chalabruz et d'une fille de la Cerjaulaz ou de Frémont. Et parfois
le contraire, ce qui nous donne la possibilité de rencontrer tout à coup un Duperrex
fermier à la Cerjaulaz. (on peut aussi penser que parfois les fratries étaient trop
importantes pour nourrir plusieurs familles sur un seul domaine).
Toujours est-il que mon attachement à la campagne vaudoise (je suis petit-fils de
paysans d'Arrissoules et de Bercher), m'a conduit à exécuter cette recherche dès lors
qu'une descendante directe des Duperrex est devenue mon aïeule, voici comment :
Suzanne Madeleine Duperrex, née le 3 août 1769 à Moudon, fille de Jean Pierre
agriculteur à Chalabruz (1728-1809) et de Jeanne Elizabeth Freymond de Corrençon
(1729-?) épouse le 9 décembre 1788 à Seigneux, Pierre Moïse Troillet (1787-1821).
Leur fille Jeanne Rose Troillet (20 mars 1807- 24 novembre 1873) épouse en 1840 à
Yvonand mon arrière-arrière grand-père Jean Frédéric Gudit (12 mars 1806- 16
janvier 1872), agriculteur à Arrissoules. (A la fin de ce document un arbre
généalogique descendant de la famille Duperrex sera établi afin de compléter ces
données et en faciliter la compréhension).
L'ère des amodiations (avant 1801).

Les registres de la paroisse de Moudon Eb 88 nous apportent la certitude que, après


Pierre PACHE granger de Chalabruz en 1671, l' amodiateur suivant se nommait
Bastian Duperrex de Rougemont qui avait épousé Françoise Pichonnat en 1656.
Mais soyons prudent en décidant sans preuve que ce couple mit au monde (enfin
surtout Madame) les trois fils François, Jaques et Pierre dont ont sait qu'ils habitaient
tous à Chalabruz lors de la naissance de leurs enfants entre 1699 et 1711 (voir le
détail plus haut). Je postule ici que mon hypothèse se tient...
Toujours grâce aux pasteurs il est aisé de suivre un fil rouge des fermiers successifs,
bien que l'imbrication des membres de la famille Duperrex ne soit pas toujours
compréhensible entre les frères et les cousins. Daniel Anthoine et Abraham tous deux
fils de François reprirent l'amodiation vers 1720. Leurs fils les suivirent, Jean-Pierre
de Daniel Anthoine né en 1728, vers 1750 puis son demi-frère Jaques Antoine né en
1749 et peut-être Balthazard d'Abraham vers 1770 ? Le fils de Jean Pierre, Jean
Daniel (1758-1796) demeura aussi à Chalabruz, mais il laissa seul son oncle Jaques
au domaine à son décès. Le bail suivant dont on ne sait rien, si ce n'est qu'il date de
1801, est mentionné dans celui du 8 mars 1810 ci-dessous.

Du 8 mars 1810
Prolongation de la ferme du Domaine de Challabruz, En faveur de la Commune de
Moudon Contre Le Citoyen Jaques Duperrex de Rougemont et ses cautions
solidaires (reconduction du bail de 1801 pour trois ans, 1810-1813).
Devant le notaire Burnand, le Syndic citoyen Platel, les cautions solidaires Sieurs
Daniel ffeu Christ Tinguely domicilié à Moudon et Joseph ffeu Joseph Place de St
Cierges, prolongation de trois ans, devant les témoins Jean Jacob Brioys et Pierre
Louis Frossard les deux de Moudon.
Jaques Duperrex baptisé Jaques Antoine le 02.09.1752 est le fils de Daniel Anthoine
(1707-1787) et de sa deuxième femme (1748) Jeanne PLACE de St Cierges (1719-
1781).

Du 2 février 1818
Il s'agit là de la reconduction d'un bail du 20 mars 1813 accordé aux frères Abram
Samuel et Pierre Abram, fils de Jean Daniel (1758-1796) qui ont repris la gestion du
domaine de leur grand-oncle Jaques Antoine.
Le second jour de février 1818 devant le notaire public et témoins sous nommés, se
sont présentés les Sieurs Abram Philippe Rosset d'Oulens, Pierre Daniel ffeu Jean
Pierre Freymond de Corrençon et Pierre Frédéric Cuagny de Bussy ; lesquels
sachants pour eux et les leurs, et ensuite du délibéré du Conseil Municipal de
Moudon en date du 14 janvier dernier, se sont de leur plein gré déclarés, les dits
Coigny et Freymond cautionner solidairement en la meilleure forme les frères Abram
Samuel et Pierre Abram ffeu Jean Daniel Duperrex de Rougemont icy présents, pour
le bail à ferme du domaine de Challabruz, passé en faveur de la ville de Moudon en
mains d'Egrège Burnand le 20 mars 1813 : aux fins de libérer de leur cautionnement
les Sieurs Pierre Abram Rosset et Pierre David Freymond, à cet égard, dont ils
prennent le lieu et place icy aux mêmes conditions ; et le dit Abram Philippe Rosset
consentir à ce changement, sans déroger à son cautionnement solidaire du Bail à
ferme dudit Challabruz, qu'il confirme icy et ratifie conjointement avec les nouvelles
cautions solidaires en faveur des dits frères Duperrex ses neveux, à forme d'autre
délibéré municipal du 3 décembre 1817 ; accordant ce changement de cautions, et à
Jean Daniel Duperrex sa demande en renonciation du dit bail pour le laisser entier à
ses deux frères indivisément ; Aquel effet les dites cautions solidaires ont obligé la
généralité de leurs biens.
Ainsi fait et passé à Moudon sous les autres clauses requises, en présence des honn.
Jean Pierre ffeu Isalon Dutoit de dite ville, Jean Abram Ganierres de Sarzens et Jacob
David Baatard de Démoret, témoins le dit jour 2e février 1818.
Signé : Rosset Notaire

Remarque :
Il est intéressant de constater que, même si la famille Duperrex a sans discontinué
exploité Chalabruz durant une si longue période, cela ne s'est pas déroulé
simplement. En effet chaque bail nouveau a fait l'objet d'enchères publiques de la part
de la Municipalité de Moudon pour l'attribution des domaines communaux.

Du 7 avril 1828
L'An Mille Huit Cent Vingt Huit
Le 7e jour d'avril, Devant le notaire public soussigné et en présence des
témoins sous nommés ; Se sont présentés
Monsieur le Syndic Louis Burnand et Conseillers Municipaux Louis Saloz
et Rodolph Jossevel de Moudon ; Lesquels ensuite des enchères qui ont eu
lieu le 13 mars dernier, et par concours le 2 courant, ainsi qu'en vertu des
délibérés du Conseil Municipal de Moudon, des 19e mars et 2e courant,
ont affermé au nom de la Commune du dit Moudon et remis en amodiation
aux Sieurs Abram Samuel et Pierre Abram ffeu Jean Daniel Duperret de
Rougemont, domiciliés actuellement à Chalabruz, présents et indivisément
acceptants ; Savoir le domaine de ville, dit Chalabruz, situé dans la
Commune de Moudon et consistant aux immeubles ci-après :
Suit la description, maison, prés, champs, etc. pour un total de septante
cinq poses et demi (75 poses et 260 toises) aux conditions suivantes...
1. L'amodiation est faite pour le terme de quinze ans, qui commencent
le onze Mai 1829 pour finir au dit jour dix huit cent quarante quatre,
sans répentie, tant que les fermiers en observeront les conditions ; en
cas contraire ils seront privé de la ferme sans rémission ; Et pour les
cas de décès pendant la durée du bail, les cautions devront le
continuer à moins que le Conseil Municipal qui se réseve le droit à
cet égard, ne préfère la résiliation.
2. Les fermiers s'engagent de cultiver le domaine en bons agriculteurs
et en saison convenable.
3. Ils auront soin des arbres fruitiers existants et d'en planter six jeunes
annuellement.
4. Ils maintiendront les chemins de dévestiture convenablement.
5. Ils devront laisser à l'échéance du bail, quatre poses ensemencées en
froment d'automne et six poses ensemencées en seigle ou messel ; à
cet effet les semailles seront faites sous les yeux des successeurs.
6. Ils ne rompront jamais aucun pré permanent sans permission, mais
devront constamment tenir autant de terrein que possible infloré, en
esparcette et en trèfle et en laisser trois poses à leur sortie, semés à
raison de quinze livres par pose, sous les yeux de leur successeur à
peine de dédommagement.
7. Ils devront aussi laisser seize toises en foins et regains naturels, et
quarante quintaux en gerbes de pailles, dans la grange à leur sortie, à
défaut de quoi ils seront tenus d'indemniser pour le déficit, à raison
de huit francs la toise vaudoise.
8. Les fermiers l'année de leur sortie devront labourer au gré et en
présence de leur successeur quatre poses de terrein où il sera indiqué
pour être semées en avoines.
9. Ils devront à chaque labour des champs en pente, faire un fossé en
bas et en transporter soigneusement la terre au-dessus.
10. Ils ne pourront faire aucun charroi hors du territoire de la
Commune (aucun bois, fourrage fumier ou paille) lesquels doivent
sans exception rester au domaine et y être consommés. En cas de
contravention les fermiers pourront être immédiatement renvoyés,
sans avis préalable, et tenus à indemnité.
11. Tous les charrois quelconques à faire au profit du domaine et
pour la maintenance des bâtiments, seront à la charge des fermiers.
12. Ils tiendront toujours propres la ferme et ses dépendances, et
auront un soin particulier des bâtiments, en prévenant toute
contravention, tant de leur part que de celle de leus gens, à la loi du
29e mai 1816, sur les précautions à prendre contre le feu.
13. Ils ne pourront sous aucun prétexte changer la destination des
bâtiments, sans en avoir obtenu la permission, ni loger ou héberger
des étrangers au Canton, munis ou pas de patentes, sous peine de
quatre francs pour chaque contravention.
14. Ils entretiendront les fontaines et leurs conduits, la Commune
fournissant à cet effet pour tuyaux et buêtes (?).
15. Dans le cas où il deviendrait nécessaire de rechercher des eaux
sur le domaine les fermiers ne seront admis à aucun dédommagement
à ce sujet.
16. Le bois de chauffage des fermiers, dont le bûcheronnage est à
leur charge consiste en quinze chars de bois blanc et sapin, cette
fixation ne pourra jamais être dépassée.
17. Ils seront assermentés en qualité de Gardes forêts.
18. Ils feront conjointement avec les cinq autres fermiers, la voiture
de tous les bois d'afforage destinés aux autorités, pensions ou
dispendiaires.
19. En cas de dommages sur les graines, par grêle, inondation ou
gel tardif, ce dommage sera pris en considération qu'autant qu'il
surpasserait le quart de la récolte générale des graines du domaine.
20. S'il survenait quelque contestation par la suite, au sujet du
présent bail, il est dores et déjà réglé qu'elle sera soumise à deux
arbitres choisis, l'un par le Conseil, l'autre par les fermiers, et qu'ils
prononceront sans appel, avec pouvoir de choisir un sur-arbitre en
cas de discordance.
21. Ils ne pourront posséder ou amodier des terres distantes de
moins d'une lieue du domaine, ni garder aucune chèvre.
22. Il sera pris inventaire des meubles et ustensiles qui
accompagnent la ferme, à la suite des mesurages de l'article septième
pour être rendus en bon état à l'échéance du bail.
23. Les impots fonciers et annuels sont à la charge de la
Municipalité, tous autres de service militaire à la charge des fermiers,
et les frais de stipulation se supporteront par moitié.
24. Le prix de ce Bail à ferme est convenu et fixé à la somme
annuelle de SIX CENT HUITANTE FRANCS de Suisse, payable au
Boursier de Ville, à l'échéance de chaque 1er Mai, le premier
payement au 1er Mai dix huit cent trente, et le dernier au dit jour dix
huit cent quarante quatre.
25. Le four reste comme du passé indivis à l'usage du domaine de
Cornier.
26. Les fermiers Duperret promettent, sous la générale obligation
de leurs biens, en meubles, prises et chédal, de remplir de bonne foi,
toutes les conditions ci-dessus au consentement du Conseil. Enfin
pour sureté des sus dits engagements, les Sieurs Pierre Abram Rosset
d'Oulens, domicilié à Neyruz, Abram Daniel ffeu Jean Pierre Troillet
de Martherenges, Pierre David Freymond, propriétaire du Plan rière
Moudon, et Jean Jacob fils de Pierre Frédéric Coigny de Chantauroz,
ici présents, se sont constitués et établis cautions solidaires,
obligeant à cet effet la généralité de leurs biens ; Ainsi fait et passé à
Moudon, sous les autres clauses requises, en présence des sieurs
Jaques ffeu Charles Voruz de dite Ville, et François Benjamin Pahud
d'Ogens, témoins le dit jour 7e avril 1828.
Signé : Rodolphe Tissot notaire
Abram Samuel est né le 11 avril 1790 à Chalabruz, il épouse Jeanne
Marguerite Stöckli le 11 octobre 1812 à Moudon et il décède le 18 mai
1864 à la ferme de Gréchon.
Pierre Abram est né le 17 février 1794 à Chalabruz, il épouse Jeanne
Ursule Stöckli le 10 avril 1814 à Moudon et il décède le 25 avril 1869 à
Chalabruz.

Du 5 octobre 1829
Le Conseil Municipal de Moudon remet à titre de bail-à-ferme aux frères
Abram Samuel et Pierre Abram Duperret, fermiers à Chalabruz, savoir le
pré dit le Pré Failly, rière Chapelles, de la contenance d'environ sept poses,
pour le terme de trois ans à dater déjà du 1er mai dernier, et d'ailleurs sous
les conditions adoptées pour le domaine par bail-à-ferme notarié Tissot le
7 avril 1828, moyennant huitante francs par an, payables comme le
fermage du dit domaine.
Fait à Moudon à double le 5. octobre 1829.
Signé : Abram Samuel Duperrez
Pierre Abram Duperrez
Remarque : Sur ce document le secrétaire communal note Duperret alors que les
frères Duperrex signent Duperrez.

Bail à ferme du Pré Failly (ou Failli) du 28 mai 1832


Nous soussignés Abram Samuel et Pierre Abram Duperret, fermiers à
Chalabruz, reconnaissons avoir pris à titre de bail à ferme envers la
Commune de Moudon, l'engagement de lui payer chaque année à
commencer au onze mai mil huit cent trente trois, pendant douze ans
consécutifs, la somme de septante-deux francs pour la jouissance du mas
d'environ 7 poses, lieu dit Au Pré Failly rière Chapelles. Expliquant ici,
que conformément à notre convention du troisième courant nous
consommons sur le domaine de Chalabruz les produits de ce terrain de Pré
Failly sans distraction quelconque, et que nous ne couperons aucun bois,
mais qu'en échange les frais d'assainissement de ce même terrain si la
Municipalité venait à les provoquer ne seront pas à notre charge.
Fait à Moudon le 28 mai 1832
Signé : Abram Samuel Duperrez et Pierre Abram Duperrez

Attention, nous arrivons à un tournant dans l'amodiation de


Chalabruz
Il se passe quelque chose à la fin de 1833, probablement la séparation des
frères Duperrex puisque le document suivant ne mentionne plus que
Abram Samuel comme fermier. Mais où donc a passé Pierre Abram ?
Parce que plus tard (1844) au vu des relevés des registres communaux
Abram Samuel Duperrex se trouve au domaine de Gréchon qui n'est pas
une propriété communale.
Il y a là un mystère, parce que un nouveau bail sera signé en 1842 pour
entrer en vigueur en 1844, et au seul nom cette fois de Pierre Abram. !!!

Du 10 février 1835
En confirmation de l'arrangement entre la Municipalité de Moudon et moi
Abram Samuel Duperret, fermier à Chalabruz, le 30e janvier 1834 au sujet
des fourrages redus pour solder l'ancien bail, je prends l'engagement de
payer au Boursier de Ville de Moudon, le trente janvier prochain, en
numéraire sans intérêt, la somme de huitante francs de Suisse.
Moudon 10 février 1835
Bon pour huitante francs
Abram Samuel Duperrez

Certains éléments manquants dans les baux sont de nature à nous égarer
quant au déroulement exact des évênements dans le temps. Mais, comme
dit plus haut, ces baux font l'objet d'une mise publique, alors il est difficile
de lire entre les lignes et d'interpréter ce qui s'est passé entre les frères
Duperrex, au sujet de leur séparation et des changements de domaines qui
en découlent. Toujours est-il que pour l'amodiation suivante nous
retrouvons Pierre Abram seul, ou éventuellement avec son fils Abram
Daniel né le 11 juillet 1817 à Chalabruz, à la direction du domaine. Sauf
que le ci-dessus Abram Daniel qui épouse le 24 septembre 1858 à Moudon
Suzanne Sabine Duc disparaît complètement des registres.
No 1235 Bail à Ferme pour le domaine de Chalabruz passé entre la
Commune de Moudon et Pierre Abram ffeu Jean Daniel Duperrex, de
Rougemont du 1er décembre 1842.
Par devant Rodolphe Tissot, Notaire pour le District de Moudon, résidant à
Moudon, a comparu Pierre Adam fils de feu Jean Daniel Duperrex, de
Rougemont, domicilié à Chalabruz, Commune de Moudon, lequel a
reconnu, tenir en amodiation, de la Municipalité de Moudon, au nom de
laquelle sont ici présents et acceptants Léonard Burnand et Philippe
Dubrit, Conseillers Municipaux en vertu de mandat sous date du neuf
novembre dernier ici présent pour demeurer annexé à la minute numéro
douze cent trente quatre.
Le Domaine Communal de Chalabruz, situé au territoire de Moudon,
contenant soixante une poses, selon l'indication approximative ci-bas :
Chalabruz, bâtimens, jardins et places, deux cent cinq toises
Idem, jardin et pré, deux cent huitante toises
La Vilaire, chenevière quatre cent deux toises
Le Replan Désoz, champ nonante une toises
Le Clos d'au Borny, pré deux mille deux cent soixante-sept toises
Le Clos derrey, deux cent neuf toises de pré
Le Clos Devant, trois mille deux cent quarante cinq toises de pré
L'Essert d'au maitin, champ, deux mille sept cent nonante toises
Le Cul de la Fin des Cuves, champ, sept mille sept cent nonante toises
La Fin d'au maitin, champ, quatre mille deux cent huitante huit toises
La Fin Delex, champ, six mille quatre cent septante-huit toises
Essert Delex, pâturage, sept cent septante-huit toises
Es Planches du Signal, deux mille quatre cent septante-sept toises
Pequinsin, champ, mille trente-huit toises
Conditions :
Le bail aura dix ans consécutifs de durée, à dater du onze Mai mil huit cent
quarante quatre, pour finir au vingt huit février mil huit cent cinquante
quatre. En cas de décès du preneur, ses cautions devront continuer jusques
à l'expiration du bail, à moins que le bailleur ne préfère résilier.
Suivent 23 articles semblables à ceux qui constituaient l'essentiel du bail
du 7 avril 1828.
A l'art. 18 il est rappelé que le four et le pressoir de Chalabruz seront en
jouissance indivise entre les fermiers des deux domaines de Cornier et
Chalabruz.
A l'art. 19 les impôts fonciers sont à la charge du bailleur. Toutes autres
contributions quelconques sont à la charge du preneur.
A l'art. 24 Le fermage annuel, réglé à Mille soixante-cinq francs, devra
être payé régulièrement chaque année, à l'échéance du vingt-huit février,
chez le Boursier du bailleur ; le premier payement sera effectué le vingt-
huit février mil huit cent quarante cinq et comptera pour l'année entière,
vu qu'il est ici formellement convenu de ne faire aucune déduction sur le
fermage, à l'occasion des dates d'entrée et de sortie.
Ont aussi comparu Jean Pierre fils de feu Pierre Abram Rosset, de Neyruz,
son domicile, Jean Jacob fils de feu Pierre Frédéric Cuagny de
Champtauroz, domicilié dans la Commune de Bussy et Jean Emanuel fils
de feu Pierre Abram Barraud, de Rossenges, son domicile, lesquels se sont
constitués cautions solidaires du preneur pour le bail actuel.
Fait à Moudon, en présence de Georges Paul Frossard et de Jean Louis
Tacheron, sergens Municipaux, l'un et l'autre de Moudon, leur domicile,
témoins, le premier décembre mil huit cent quarante-deux.

Signé Pierre Abram Duperrex, Jean Jacob Cuagny, Jean Emanuel Barraud,
Jean Pierre Rosset, Philippe Dubrit Municipal, Léonard Burnand
Municipal, Georges Paul Frossard, Jean Louis Tacheron, Rodolphe Tissot.

Il est précisé sur la même page, sous « Teneur du mandat » :


Nous Syndic et Conseil Municipal de Moudon avons nommé pour nos
mandataires spéciaux Messieurs Léonard Burnand et Philippe Dubrit, nos
Collègues, aux fins de nous représenter devant notaire pour
l'instrumentation des baux à ferme des huit domaines appartenant à notre
Commune et à notre hôpital, désignés sous les noms de Cornier,
Chalabruz, Beauregard, Signal, Planchemont, Aillerens, Freymond, la
Cerjaulaz. Nos mandataires se conformeront au procès verbal des
enchères qui ont eu lieu le vingt-cinq octobre dernier pour l'amodiation de
ces domaines, ainsi qu'aux arrangements pris postérieurement au sujet du
domaine de Cornier, spécialement, ainsi qu'au sujet du domaine de
Planchemont.
Fait à Moudon le 9 novembre 1842.
Le Syndic (signé) Adolphe Burnand
Le secrétaire (signé) Rodolphe Tissot
Que s'est-il passé ensuite ?
Je suppose tout-à-fait gratuitement que Pierre Abram Duperrex a continué
l'exploitation du domaine de Chalabruz au-delà de1854. Sans le bail qui
m'aurait permis de valider ou de confirmer mes dires,(lacune entre 1854 et
1864) je suis obligé de me référer au bail suivant, selon la convention du
18 octobre 1864 et de la mise du 18 décembre 1864.

Bail à ferme du Domaine de Chalabruz


Par convention entre la Commune de Moudon et Pierre Abram feu Jean
Daniel Duperrex
du 24 février 1865

La Municipalité de Moudon représentée par Mrs Dutoit-Wyttenbach,


Samuel Briod et André Trachsel tous trois municipaux et membres de la
section des Domaines, remet à bail, au nom de la Commune de Moudon, à
Pierre Abram fils de feu Jean Daniel Duperrex de Rougemont, fermier à
Chalabruz, rière cette commune, le domaine dit de Chalabruz appartenant
à la Commune de Moudon, de la contenance approximative de soixante
une poses d'après le plan officiel à la mesure Bernoise soit cinquante huit
poses cent quarante quatre perches vaudoises soit soixante neuf arpents et
trois quarts selon l'indication approximative ci-après d'après le plan :
Chalabruz, bâtiments, jardin et place deux cent toises B.
Idem Jardin et pré, deux cent huitante toises B.
La Vilaire, Chenevière de quatre cent deux toises B.
Le Replan désoz, champ de nonante deux toises B.
Le Clos d'au Borny, pré deux mille deux cent soixante sept toises B.
Le Clos Derrey, pré de deux cent neuf toises B.
Le Clos Devant, pré de trois mille deux cent quarante cinq toises B.
L'essert d'au maitain, champ de deux mille deux cent huitante trois toises .
Le cul de la fin des Cuves, champ de six mille sept cent nonantes toises.
La fin d'au maitain, champ de quatre mille deux cent huitante huit toises.
La fin Delex, champ de six mille quatre cent septante huit toises B.
Essert Delex, pâturage de sept cent septante huit toises B.
Es Planches du Signal, champ de deux mille quatre cent septante sept
toises B.
Pequinsin, champ de mille trente huit toises B.
Es mares des Planches, pré marais de cinq mille trente deux toises B.
Ce bail à ferme est fait ensuite de convention passée en Municipalité le
18e octobre 1864 (voir protocole municipal à dite date feuillet 226). Baux
conditions de la mise du 10e décembre 1864 dont suit la teneur,
1) Il est fait pour quinze ans consécutifs de durée, à partir du 28 février
mil huit cent soixante six pour finir au 28 février mil huit cent
huitante un. En cas de décès du preneur, ses cautions devront
continuer l'exploitation du domaine jusqu'à l'expiration du bail à
moins que le bailleur ne préfère résilier.
2) Le preneur cultivera en bon agriculteur, nettoyera et enlèvera les
taupinières et les buissons, soignera l'irrigation des prés, maintiendra
en bon état les étangs, les coulisses et les fossés, établira des
nouvelles coulisses par tout où elles seron nécessaires, enlèvera les
grosses pierres et les cassera puis les entassera sur l'un des points du
domaine pour y demeurer à la disposition du bailleur.
3) Il soignera les arbres fruitiers et en plantera dix nouveaux chaque
année, émondera chaque année les haies vives, en établira partout où
le bailleur jugera convenable et ne fera des cloisons de bois sec
qu'autour des jardins et avec du bois que le bailleur fournira.
4) Il entretiendra et maintiendra tous les chemins existant sur le
domaine et les garantira contre les eaux, surveillera la permanence
des bornes et signalera sans délai au bailleur celles qui viendraient à
manquer ou à être déplacées.
5) Il laissera à l'expiration du bail cinq poses ensemencées en froment
d'automne, trois poses en messel, deux poses en seigle, six poses en
trèfle, quatre poses en esparcette, seize toises de deux cent seize
pieds de foin et regain en grange ainsi que quarante quintaux de
paille en gerbes.
6) Les semailles de la dernière année seront faites sous les yeux soit du
successeur du preneur soit d'un préposé choisi par le bailleur, elles
seront de dix quarterons par pose.
7) Les fourrages et les pailles seront reconnus et mesurés le jour même
de la sortie du preneur lequel bonifiera vingt-cinq francs par toise de
deux cent seize pieds cubes de foin ou regain qui pourrait manquer
sur la quantité fiixée à l'art. cinq. Le trèfle ne sera pas admis en
remplacement.
8) Il ne sémera jamais en automne sans avoir bien fumé le sol et sans
avoir labouré trois fois en tems convenable, sauf, toutefois après le
tréfle nouvellement rompu ; il tiendra constamment autant de terrain
que possible infloré en esparcette et en trèfle et en laissera la
quantité spécifiée à l'article cinq, le trèfle ensemencé à raison de
seize livres par arpent sous la surveillance de son successeur. Il ne
rompra aucun pré permanent sans la permission du bailleur.
9) Il ne distraira du domaine, soit pendant la durée du bail soit à son
expiration ni fumier ni fourrages, ni pailles et sera tenu de
consommer dans la ferme et de convertir en engrais tous les
fourrages et pailles par lui récoltés.
10) Il ne pourra faire aucun charroi hors du territoire de la
Commune de Moudon sous peine d'une amende de douze francs par
chaque contravention, toutefois le bailleur pourra accorder
permission spéciale en cas de circonstance exceptionnelle.
11) Et suivants 12) 13) 14) 15) ont déjà été décrits dans les baux
précédents (1818-1844), je n'y reviens pas.
16) Il voiturera de concert avec les autres fermiers du bailleur les
bois d'affourage de celui-ci, le bois destiné pour tuyaux pour
l'entretien des fontaines de la ville ainsi que les bois des pensions et
des pauvres et magasin moyennant huitante-cinq centimes pour cha-
que moule de bois en bûches, pour chaque centaine de fagots et pour
chaque char de tuyaux.

A l'art. 17 il est précisé que le preneur ne changera rien à la destination et


à la distribution des bâtiments (qu'en est-il aujourd'hui?)

18) En cas de dommage causé aux graines par la grêle, il ne sera pris
en considération qu'autant qu'il surpasserait le quart de la récolte
générale des graines du domaine, la Municipalité nommera des
experts assermentés et sur leur rapport le bailleur supportera la ½ de
la perte, moyennant qu'il ait été avisé dans les 24 heures.

Les articles 19 à 22 sont similaires aux art. des baux précédents.

Art. 23) Toute difficulté qui pourrait s'élever entre le bailleur et le preneur
sera soumise à deux arbitres choisis, l'un par le bailleur et l'autre par le
preneur, lesquels arbitres pourront, au besoin, élire un surarbitre. Ce choix
devra être fait dans le terme de dix jours à dater de la contestation. Les
arbitres se réuniront dans le terme de dix autres jours au plus tard pour
entendre les parties. Leur sentance qui devra intervenir dix jours après au
plus tard sera sommaire et sans appel.
Art. 24) Le bailleur fera prendre inventaire au jour de l'entrée du preneur
et au jour de sa sortie de tous les meubles existant dans la ferme lesquels
devront être restitués en bon état.
Art. 25) Les arbres secs ou cassés demeureront à la disposition du bailleur.
Art. 26) Dans le but d'augmenter la valeur productive du domaine et de
faciliter au preneur les moyens d'amélioration, le bailleur fera établir un
plan de drainage pour l'éxécution et le payement duquel les parties
s'entendront préalablement.
Ce bail à ferme a été consenti aussi sous les conditions spéciales de la mise
du 10 décembre 1864 pour la somme annuelle de mille-neuf-cent francs
fédéraux payable en numéraire au bureau du Boursier de Ville et d'Hôpital
de Moudon, le premier payement devant être fait le vingt-huit février 1867
et ainsi de suite jusqu'à l'expiration du bail.
Et pour garantir au bailleur le payement du prix du présent bail ainsi que
tous accessoires en dérivant sont intervenus Jean Pierre fils de feu Pierre
Adam Rosset de Neyruz son domicile, Jean Emanuel fils de feu Pierre
Abram Barraud de Rossenges son domicile et Jean Louis feu Pierre
Samuel Duc de Chavannes y domicilié lesquels se constituent cautions
solidaires du preneur pour le bail actuel.
Fait et signé à Moudon, pour valoir selon droit, le vingt-quatre février mil
huit cent soixante cinq.

Suivent les signatures manuscrites :


J.Dutoit-Wyttenbach municipal
Samuel Briod municipal
André Trachsel municipal
Marc Roberti secrétaire municipal
Pierre Abram Duperrex preneur
Jean Pierre Rosset caution solidaire
Jean Emanuel Barraud caution solidaire
Jean Louis Duc caution solidaire

Commentaire : Arrivé à la fin des documents en ma possession pour le


domaine de Chalabruz, je suis totalement démuni pour essayer de
connaître la suite de la saga des Duperrex, sachant que Pierre Abram est
décédé le 25 avril 1869 soit douze ans avant l'échéance du bail, à l'âge de
75 ans. Son fils Abram Daniel né en 1817 a-t-il repris le domaine ? Rien ne
permet de l'affirmer en l'absence de document nous indiquant si les
cautions solidaires ont rempli leur contrat ou si le bailleur a résilié le bail
selon les termes de l'article 1 du manuscrit.
Mais si la suite ne nous est pas connue, il est bon de relever que cette
amodiation a suivi plusieurs générations de Duperrex sur une période de
deux siècles, ce qui doit être exceptionnel de longévité pour une seule
famille. Je suis tout-de-même satisfait du résultat de mes recherches,
même si parfois le travail s'avère fastidieux. Et si cet essai généalogique,
quoique incomplet, pouvait aider un autre chercheur curieux à éclairer
davantage les descendants actuels de la famille Duperrex, ce travail
n'aurait pas été vain.

Fait à Yverdon-les-Bains par Raymond Gudit, généalogiste. Avril 2017

Les sources principales sont issues des ACV , Archives Cantonales


Vaudoises à Chavannes-près-Renens.

Raymond Gudit
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