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Ér-nvrENTs

tÉouÉrnrn nxpÉRrMElrTAlE
a L'ûgacn ons ÉLÈvrs

DES C0URS PR0F[SSl0Ni\lEl,S [T DES 0UVn|E|lS

ÀYEC

DE NOMBREUSES APPLICATIONS AU TRAIT


PArI

M. A. JULLY
tNspEcTEuR DE l'ensercsEMENT MT.NUEL DÀNg rns Écolts

ÉcÈvr on u'ex-Écorn *o"rï:r"â";;",ff"";""iliiÂrL MAN'Er. nr on r.,Écor.r


. t{onMALE supÉnteuRe D'susnlcurvBNT pRtMAlnE DE sÂtNT-cLouD

rnorstÈrrrn Éorrtox

PARIS
LTBRAInIE cLA SSIOUn EUG Ènn BETIN
BE r_,r NT FFùÈR,E s
RUn DB vruerneno, 52

1907
Tout exemplaire de cet ouvrtge non revêtu de notre grilfc
sera réputé contrefait.

sÀtNT-clotto. rupRlrEnrE EELIN rnÈnns.


-
Ér-,pvrnNTS

GNOMETRIE NXPNNII{ENTA tE

f*

1'
PRÉFACE

. cst uno aurre maitr quanil le crvoir h


.Trilli:

cct ouvrage est la reproduction des leçons gue nous avons


faites aux maîtres-ouvriers des écoles de Ia villc dô paris. chargés
d'cnseigner aux enfants lc travail nranucl ct lcs premlers Dnn-
cipes du trait, qui sont inséparables de toute r'éaiisal.ion silr la
matière {l'æuvle, il lcur était indispcnsablc de posséder. et surtout
de comprendre les notions géomét'iques qui sont, la base dcs
tracés d'atelier. Nous avons fout d'abdrd comnrcncé notre ensei-
gnenrent,en suivant la méLhode classique, mais malgr'é la bonne
volonté des auditeurs ct du profcsseur, nous dcvons avouer que
le résultat ne répondit pas à-nos effolts conrmuns.
Ap,rès u.ne prenrière série de leçons, nous nous somlnes aperçu
que lc_raisonnemenI rigoureux et logique de ra géornéti.ie àc
Legendr.e était.peu go,i!É des praticiensi ct que c'é"r.ait, aller au-
devant, d'un échec gug d'essayôr de passcr toute Ia géométrie en
revuc, pouracquérir des notions que I'on doit appli(ucr aussitô[
quc I on me[ I ou[tl en narn.
Fallait-il nous borner t'r un commentaire des tracés, cornme on
le fait dans prcsque tous les cour.s de trait? Comment relier les
constructions entre ellcs, lcs faire retcnir, pouvoir lcs retrouvcr.
par le raisonnement quand Ia mdnroire fait'défaut,? s'adresser. à
la mémoirc seule, c'eût été entasser des matériaux hétérosènes
pour construire un éclificc condamné à disparaître rapidemeit.
L'idéc esl alors vcnue de suivre frne marchc plus à la
portée de'ous nos auditeuls. Tous étant des platiciens. noire ensei-
gnement fut Ie reflet de ce qui se fait aux atcliers.
Le façonnage des mal-iè.rcs d'æuvre, lc nraniemcnI des outils
âr tracer sont dc véritables cxpér'icnccs de géométrie. Tirer parti
des connaissances intuitivcs acquises par Iipratique du traid, les
ordonner, les classer, et en faii-c la basc dô l'étude des notions
géométriques appliquées à l'établi, à l'étau et au tour, tcl est, le
prosramme que nous nous solr,llTres c{Iorcé de suivre. Nous carac-
PnÉruct.

tériserons dtun mo[ ce[ cssai cn clisant que nous nous sommcs
;;;;;J e'enseigner la géométrie par expêrience, par induction,
àu lieu de partii d'axiomes abstraits'
Les matËématicicns ne manquer-ont pas de nous faire. dc graves
obirrtionr: ils nous reprocheront de mânquer souvent delogique'
Nd;;;;;n.l,.onr que'le domaine des mdthénratiques abstraites
;'.;t ;;:; la porlàe de [ous, qu'il offre p.eu d'attrait aux pr.ati-
âi*".,iu. les duvriers ne dispos-cnt-pas de loisirs leur perm:!t?lt
de con-sacrer plusieurs années à leur éducatt.onr *9u tls.s_'.l.ie.-
ressent aux clrôscs qtt'ils comprennent, et dont' tls tr<4tent l'utlllt'e'
.iï,* t; rr=to l.ut'paraît iliusoirc et bon pout cles théoriciens
ou des savants.
D'ailleurs, nous avons é[é encouragé à persévérer dans cette
voie par nos auditcurs eux-nrênres.
-i{o'oî
tr'oniott. eu d'abord qu'un but d'utilité immesdiate, et
nour pon.iont limitcr nos leçons au prognammc dcs.travaux ma-
nu.ir'àiecutes à I'atclier de l'écols primaire; mais cn voyant
avec guellc ardeur el quclle -bonne volonté notts éttons sulvl'
;oir"s â;;;, ètorg.i le câdre de ces l-eco-1g, et sortant du pro-
;;;;.-primairË' nous avons abordé l'élude dcs notions de
-làâÀJitiJ qui âtu"uient faire parl,ie du bagage intellect'uel de
iout bon arlisan.
'"ôrî1g-o"r[iu
d. notre enseignement est le résultat de la col-
l"b;;ù";- i"r AtEu"s et rlu flrofcsseur. Un grand nomble de
ir"*Ar pratiques nous ont été duggérés par nos auditeurs, et, nous
.o**"^" hcuieux de leur en rendle hommage'
cette ét.udc expérirnentale nécessite la construction dc mo-
.lè6;-à; àOmonrtrttion ou d'application, tous ceux donl il ima- sera
;;;i; plos loin ont été constrlits, et quclclugs:yns mêrne
l;il; J*;;";diteurs. Les travaux couranti de I'atelier n'offrent
u c_r. certain es v éri tés géoqé;
i;i"Ë;;"À *.n t I'occasion d'appl iq
i;i; ;;;'f";darn cn tal es, q u i, po ri ô _bien
r: tie com prises,,. gagnent à
àti'i-"iiùiè.r. e"r.i, pb.i" doi.rne" la physionomieréelle de notre
;;;Ë;;;;"i, rnu,t''âit-it loindre à be[ ou''ragcdele.s épures des
ilà;ï;; iàpplication. Nois avons I'intention le faire après
.l.a géométric
i;;;Lli;tiriri cle la par[ic concernant l'étudc àdecelle de la géo-
rteJàriptive, qui doit.ôtrc menée parallèlcmenl
métrie- proprèment clite.
ces mômes modèlcs sont exécutés par les élèves des cours
d'après
t..î;iq;;. àtr t'.n.cignement de la géômétrie es.t donnéconvien-
le programnrc quc nois développons-. Les plus gr.rnple.s
clrriieni égalernônt aux élèves des cours complémentalres' ocs
J"âi., p.irnirr. snpérieures, et des cours piofessionnels; ces
élèves ittilit.tont avôc profit lc pr'ésent ouvrage' ils y rencontre-
PnÉrÀcE. 1
ront de nombreuses applications et, [racés pra[igues qu'ils nc
trouveront pas dans lèûrs ouvrascs classiqrier. *1 de ilus ils
comprendront mieux certaines noiiot-rs abstraitei dont Ia^signifi-
calion vraie lcur échappc parfois, parce qu'ils n'en voier,i pas
I'application.
Quant aux apprentis ct aus ouvriers, nous ne saurions t'op les
glgaser à.se nrettre résolument à acquérir les notions géôrné-
triques,qui leur sont indispensables pou.r arriver à traceùiæ et
bren. fious cro)'ons que ces éléments nc sont pas au-dcssus de
leur portéo, et lu'ils'seront, largement récompônsés cle la pcinc
qu-tls se seron[ .donnée en les étudiant. Rien ire s'acquicrt sans
peinc, on le sait darrs le monde du travail nrieux crùe partoul
aillcurs, le tout, est de faire converger ses cfforlr ,rà"s irn but
pr.atique et utile. c'est, ce que nous nous sornmes efforcé dc
lalre.

A. JULLY.
Ér,unaghTTS

GE(]METRIE EXPNRIIIENTAIE

PREMIERE PARTIII
FTGURES PLAIïES ET por,YÈDRES

CHAPITRE [''
FrcuREs composÉEs DE DRolrEs ET DE PLANs

Ll nnottn DT LE PLAN

planchef.te deux pointes A et B


S l.n. rDr.oile. - Fixer sut' une
ttiâ. ll, et tendre un fil entre ces deux pointes'
" hegi*d*r le fil en plaçant l'æil suivant son prolongemcnt; il
apparaît sous la fornte k.
d;un point. Tous les élé- ---!>
ments du fiI, aussi Petits Fig' 1'
qu'on les suppose, sont
dissimulés derrière l'élément antérieur; ils sont dans la même
clirection. Ce fil est une ligne clroite; on peut donc dire qne cette
ligne est telle que_tous ses éléments ou
pôints sonl
poxnas sont &ans
d,ans ru' même utï'eu-I".urc.
la ?ttvltta d,irec.tion. --\
' S 2. Entre les deux Pointes A \
eti, et-en dehors du fil, planter d'au- i -/ V--Æl
{'oa nninlpc (l
tres pointes C, D'.., hnrrc,lpr- I'extré-
f).- - bouclet' I'exf.ré- d
mité du fil, et fTxer la boucle sur Ia Fig. ?.
pointe L(fig. 2). Tirer sur le fTl en lui
'frrisant
suivre le chemin AC DB composé cles droites AC, CD, DB.
Consl,ater que la longueur clu til joignont A à B est plus grancle que
t.
r0 CHAPITRE IEI
précédemment, e[ qu'il en est de môme pour toute ligne autre que
Ia droite.
Coxcr,uslox. La droite est le plus court chemin d'urt, ytoint à
wt, antlre.
-
Une ligne brisée est plus grande que la droite joignant les
mêmes points.
$ 3. neux polnlr rléler.mlnent urre Ëeutc rlr.oltro. -
Tendre un seconrl lil entre les deux pointes, de telle sorte que les
points d'attache coincident. Les deux lils coïncidenl, dans toul.e
leur longueur et ne formenl, par le ftril, qu'un nrôme {il. Donc, pnr
deur poittts, on ne peut faire passer qu'une seule droite.
AppnclrroNs,
- Tracé d'une tlroitc joignant deux points A et B.
Quand lcs deux points A ct jJ sont à une petite distance, on se
serl d'une rùgle; mnis il faut au préalable s'assurer que les arêtes
sont droiles.
Si h règle esl, massive et rigide (règle d'acier des mécaniciens,
réglette carrée). on peut s'assurer de la rectitutle des arôtes en
bornoyant suivant leur prolongement. L'arête or.ir:ntée selon un
rtryon visuel cloit apparaître sous la forme d'un point.
Avec une règle flexible (règle plate du dessinateur, règle flexible
n c. ll
lriu,li
*rl.l, il esr préfé-
rable d'ômployer le moyen
B suivant :
^
D'L=------ -------------'^' Sur une surface résistante
plane' traceruneligne avec
Fis. B. -et
le champ AB à essay er (f ,3). o
Se servir pour mener cette ligne d'une pointe il tracer, que I'on
appuie avec soin contre le champ de la règle.
Iletourner ensuite la règle, flce pour faoe, et tracer une seconde
ligne, tlont les extrémités coïncident avec celles de la première.
Si le champ essayé esl, droit, les deux lignes colncidenl, dans
toul,e leur longueur ($ 3).
Quand le champ vérilié est sinueux, les lignes menées à la pointe
àtraoer ne coïncidenI plus
r-::_-__ -----------B Wg.q. Leur forme indique les
endroits où doivent porter les
Fig' 4.
retouches.
Si I'on ne dispose pas d'une règle assez longue, prendre un cor-
qlcau fin et résistant, I'enduire de blanc de Tloyes, ou le plonger
dtrrs cle la poudre fïne de oharbon délayée dans un peu d'eau;
FLGURtts c0l{t'0stius nu Dn0lrlis ltT Dli PLANS. {1

tenrlre le corcleau enlre les deux points, le soulever légèrement et


d'aplontll, le laisscr revenir sur ltii-môme. Le choc tlu corcleau stlr
la iLrrface sous-jacente laisse une trace eolorée qui est trne droite
joignant les Points A et B.
" Ëo,,1. joinâre deux points très éloignés_par une,ligne droite,
planter un jalon à chnque extrémité, et guider un aide qui tlispose
h* pture en plnce de nouveuux jnlons situés sttr le rey9l visuel
pasiant parlôs deux pretniers. I,a droite, convenablement jal.onné^e'
àst achevée en tenclanl un cordeau entre deux jalons consécul'ifs'
S /1. ffepor.t rlrune lorrBuolll'r - Quand la
long^ueur à re-
poit.r tlépasse un ou plusieurs mètres, on se sert d'un fil inexten-
àibl., d'une chaîne tl'arpenteur, tl'un t'ttban métallique, portanl,-des
divisions môt.riques, ou d'une r'ègle cle dimensions convenables
sur laquelle on rllnrque les extrémités de la drnite'
Pour tles longueurs inférieures ûu mètre, on emploie des règles
graduées.
" Si lo* longueurs sont de dimensigns réduites' on se sert d'ttn
compls don[ on écarte ]es branches cle façon à f1i19 coïncider les
poinies avec les extrémités de la droite à tlacer. L'écarl.ement des
pointes représente une droite fictive de longueut dé[erminée.
' 5. Sur.face. Les corps occupentdans I'espace une étendue
S -
tiriitOe; la limite de l'étenduô qu'ils occupent est la surface.
Ainsi, paf exemple,la couche de peinture qui revêt ie mur tl'une
salle donne I'idée ile la surface de ce mur' en supposant toutefois
que l'épaisseur de cette couche est, nulle.
- plan. Le plan est un_e sut'face telle que si I'on y aP-
$ 6. -
pli[ue une règle bien tlressée, I'arôte de la règle coïncide avec
ôet[e surface. dans toute son étendue, et cela quelle que soit, son
oriental,ion.
Le marbre de I'ajusteur, lù semelle tl'ttne varlope, Ia table d'un
étnbli de menuisier remPlis- B c
seut cette contlition; oe sont
des surfaces planes.
Pour reconnaître qu'une
surface est plane, on s'assttre
que le condition précédente A
est remplie. Fig. 5.
En général les surfaces pla-
nr. qù. I'on doit réaliser sont plus longues que larges. Les deux
direciions AC et BD (/g. 5) sont importtntes à considérer.
l2 cnaptrR[ Ic!.
Il arrive fréquemment que I'arêle d'une r.ègle coincide avec la
surface à vérifTer, lorsqu'on déplace la règle parallèlement à AB,
ou parallèlenent à IiC, mais en plaçan[ ensuite I'arôte selon AC,
elle touche au milieu : la ligne AC est cont'exe; en la plaçant sui-
vant BD, on observe un creux; ln ligne BD est concflve, ou réci-
proquement. Une telle surface esl, dite gauche.
Réaliser un croisillon (/i9.6) formé de deux fils de fer Ac el,
BD, articulés en O (aplatir
les brauches en leur milieu,
percer un trou et river Iégè-
rcment), dresser un autre fil
llF de longueur suffisante.
lo Les branches du croi-
sillon sont droites. Déplaoer
le fil ltrF en le farisant glisser
Fig. 6.
sur deux branches; la sur-
face engendrée par ce fil, supposé sans épaisseur, est évidemment
un plan. Donc deuæ d,roites qui, se coupent d,éterminent un plan.
2o Prendre Ie croisillon et le regarder en I'orientant convenable-
ment, devantl'æil. 0n peut lui faire prendreune position telle que
les branr:hes postérieures soient complètement dissimulées par les
branches antérieures; les quatre branches apparaissent suivant un.
fil rectiligne de même épaisseur que Ie lil qui a servi à les confec-
tiouner.
De mèrne si I'on trace au crayon, sul.une planchette plane, les
deux droites AC et BC (/tg.S), on peut, en orientant convenable-
ment la planchette, amener les deux traits de crayon à être dissi-
mulés par I'arèl,e antérieure de la planchette, el,la croix ainsi tracée
a I'aspect d'une ligne droite.
39 Courber légèrement les branches du croisillon cn sens oon-
traire; faire glisser le fil EF partrllèlement, à BC en I'appuyant sur
les blanches. Ce {il strpposé sans épaisseur décril, une sulface qui
coincide avec une droitc dans le sens du déplacement de EF; cette
surface n'est pas plane, elle est gauche. On peut obtenir une in[i-
nité de surfaces gauches avec le même croisillon, selon I'orienta-
tion donnée à la droite génératrice EF; tou[es ces surfaces pré-
senteront le même creux ou la rnême convexité, suivant les
branches AC et BD.
4o Orientons devant l'æil le moisillon à branches concÈ,ve-con-
vexe, comme on I'a fait précéclemment (2") avec le croisillon à
FIGURIIS COMPOSÉgS UE DROITES ET DE PLANS. I3

branctres droites. Les brnnohes n'appnraîtront


jamais sttivant une
itôitt; I'une d'elle paraît faire sirillie sur I'ensemble, I'atttre, au
contraire, esl en retrait. En traçant au cra,von-une croix AC, BD
les liranches de cette oroix
Wg. S) sur une planchette gauche,
offrent le mème asPect.
Au lieu de tracer la croix en enlier, on peut se cotttenter de
,rlor[o.t tes deux petits repères b eL c,' en laisnnt tourner la plar-
;|;iô_- âevant l'æil', |'un des repères clisparaît. at'ant I'autre; celui
cui est en t,etrail se confond avôc I'arête antérieurc AD, I'autre est'
Ën.ot* l'isible et indique I'entlroit où I'on doit faire porter Ia re-
touche. Il faut toutefois s'assûrer que la planchette est tlroite dans
des directions parallèles à AB.
La reconnaissance visuelle d'une sut'l'tce plane sur une matière
d'æuvre travaillée Porte le B
nom de ilégauchissclge.
Le petil, apPareil rePré-
senté figure 7, comPosé es-
sentiellement d'un feuillet
rectangulaire de saPin ABCI)
de 2 à 3 millimètres d'éPais-
seur, maintenu d'un bout,
en 80, sur un pied fixe, de
l'au[re bout, en AD, sul' une
traverse dans laquelle Pé-
nètre le tourillon'I, que I'on
peut mouvoir à frottemenf Fig' 7'
ilans le pied P', pernrel, de
réaliser à voloniO un plan ou une surface gnuche sur lesquels on
Dourra aisémenI faire les colstatntions précédentes. Ce petit ûppû-
r.eil permettra égnlement de s'exercer au dégauchissage.
on se contente du clégauchis-
Appr,rclrroNs.
- Dans la pratique,
sage visuel, quand los surfaces tiavaiilées sont de grandes dimen-
sions
-- el, n'exigent pns une précision absolue'
Lorsque IeJ pièôes sont ïe tlimensions réduites (corroyage tlu
froir,-ajustagc), on commence Ie dégauohissagg I l'æil,- p-uis on
celui de Ia
il;;tti;unr"rôglu clans Ie sens de la largeur:l d11* ces deux
ionguro.. Lors[ue les arêtes de la règle àoTnciclent clans
dirJctions, o,r .în.rore si, tlans des dipections obliques et de sens
contraire, les arêtes de Ia règle continuent à coïncider.
pour les pièces d'ajustagË, qui exigent une vérilication encore
t4 CTIAPITNE IO!.
plus prôoise, lc dressage seTait au marbre, ou plan type. Le marbre
est enduit de rouge rnêlé cl'huile; on y npplique lj.su1ft1sg ir trn-
vailler en la déplaçant en tous sens. Les coniacts plus ou moins
étendus marqués de rouge incliquent les points otr l'ôn doil en]ever
du rnétal. Quand cel.l,e première retouclre est lelminée, on présenttr
de nouveau la pièce sur le marbre, et I'on procède de li
nrôme
façon jusqu'à ce que les deux surfaces coincicrent exactement.

- si l'on se proposûit de dresser le pla.n type, ro marùre iui-mênie,


il faudrait commencer par dresser.aussi ôiacternent que possible,
enles vérifiant à la r'ègle, trois marbresiclentiques; puis^prendre
chacun cl'eux à toul de rôle comne guide pour clrcsser làs cleux
tutres. Lolsque les truis surfaces coïncidenl. cxactemenI cleux à
tleux, les nrarbres sont plans. Deux nrnr.brcs seulenrent ne seraierrI
pas suffisants; supposons en efl'e[
que I'un des marbres soil, très lé-
--' i !
gèremenl, concilve, en amenanI
i I'autre à coïncitlct. flvec lui on le
! rendra conyexe, ct quand les deux
..,.,..; a
/surfaces s'emboîteronl, exacte-
ment, elles coïncideront dans Loute
leur étendue, saus pùur cela êlre
planes. Avec un troisième marbre
!'ig.8.
travaillé comme le second et pris
enstrite comme guide, le prenrier coïncidera, non le second.
$ 7. l'inter.seelion tle rleux lrlûns elrl
urre dr.oils. Prendre une feuille de cnrton
- en son nriliuu, à rni-épnisseur
mince ct I'enl"ailler
e[ en ligne droite; plier la feui]le suivant I'en-
^
u taille. Les deux moitiés P el, Q de la feuille clt:
carton restent planes, I'arête de séparation AB est
une droite(/ttl.q.
$ 8. Unr urro rlroite, on peut flirc IDas-
sel. une inllntté rle plarrc.- Les deux plans
P et Q Wg. q passent tous deux par la rlroite AB;
de plus, on peut, en luissant la tlroite AB fixe dans
I'espace, faire tourner les deux plans P et 0, et
leur flire occuper tL.s tlispositions différentes en
nombre infini.
Fis' 9' une rlr.olle etr urr polnl rlétermi-
$ 9.
nent un plan. Une porte réalise un plan matériel se mouvant
-
FtOURIiS COIIIPOSÉES DE DROITIiS IiT D}t PLANS. {5
ilutour d'une droite, qui est I'axe des chtrnières. I-a position de la
porte est déterminée dans l'espace lorsqtt'on lru fait buter contre
un point d'an'ôt C (frg. g).
Cttte proposition est d'ailleurs la conséquence de ce que nous
avons constaté précédcnment sur la gdnéra-
lion du plan. Joignons le point C à un point
qrrelconquc D tle la charnière. Les deux droites
AB et CD, qui se coupent, déterminent un
plan.
S 10. llrols lroinls A, B et C, tlorl .'rl
llgrro rtroller déterrnlnerrt un plarl. - Fig. 10.
On peut joinclre ces points par deux tlroites
qui se coupent (/i11, t0)' et l'on saiL que de'ux droites qui se cou-
pent déterminent un plan.

CrnconrÉnnNcn DT cERcLE

S f l. -
Prendre un fil inextensible OA (f g.ll), {ixer I'unede
ses extrémités en un point, O cl'un plan et attirclter à I'aulre extré-
rnité une pointe tlaçante A; faire tourner le
fil maintenu rigide autour du point O. La
pointe traçante décrit une ligne dont tous les
éléments sont à Ia même distance OA de O,
et après avoir accompli une révolution, on
revient exactement au point de dépnrt. En
continuant le mouvement de rotation, la
ligne nouvelle se superposerait exactement à
la première, on olttienrlra toujours une seule
ligne complètement fermée. Cette ligne est Fig. 11.
appelée circon férence.
Considérons trois points B, 0, D pris sur cette circonférence,
une droite BC joignant deux points voisins, et une autre droite CD
joignant C au troisième point. La droite CD n'est pas dans la
hirection tle BC. Nous constatelons toujours ce changement de
direction d'un élénent à l'élément voisin, aussi petil.s que nous les
supposerons. Une ligne dont tous les points ou éléments changent
cle direction en passant de I'un tl'eux art voisin est une courbe.
On pourra doirc défïnir la ci.rconfiirence une courbe plane dont
tous làs poittts ou élémenls soril ù lu môme distance d"u,n point
intërieur que l'on nomme ccntre.
T6 CIIAPITRD ICI.
La distance 0A d''un point de la circonférence à sun cenlre porte
le nom de rayon.
La surface plane limitée par la circonfr{r'ence esl, le cercle.
Tracéde la circonférenee et du cercle. Le fil inextensible 0A
-
est réaiisé pratiquement de Ia nranière suivante : unc règle graduée
(/îg. lZ) porte deux curseurs, sortes bracelels glissant sur la
cle
règle et nrunis cle vis de
seruûge. Les deux cur'-
seurs sont, terminés par
des pointes, I'uû d'eux,
Fig. 12. celui de gauche est fixd
au zéro de la graduation,
I'autre, celui de droite, est mobile et peut être {ixé à une distance
connue du premier. L'extrémité des pointes réalise un rayon de
longueur déternrinée.
Cet instrument appelé compas à verge serl, à tracer les cir-
conférences d'un grand rayon; pour celles qui ont un petit
rayon, on emploie le cornpas ordinaire. Les branches du compas
sont écartées de telle sorte que les pointes soient clistantes de la
longueur du rayon; I'une des pointes est, posée au centre, aveo
I'autre on démit la circonférence, en faisant tourner le compas
tenu par la l.ôte.
Le compas doit avoir ses pointes aussi {ines que possible, et le
juu de la charnière doit être assez dur pour que les branches ne
s'approchent ni ne s'éloignent I'une de I'autre pendant le tracé.
AppnclrtoNs.
- Au lieu de faire tourner I'une des pointes du
compas pour tracer le cercle, on pourrait la laisser irnmobile, et
faire pivoter la surface sur laquelle on trace autour du centre, on
aurait encore une circonférence, car tous les points de ln ligne
tracée sont éloignés du cenlre d'une clistance égde à celle qui
sépare les poinles.
On peut même supprimer les branches du conrpas, quand le
plnn pivote, et ne conserver qu'une pointe traçante établie à unc
distance invariable du centre et égale au rayon. C'est ce qui a
lieu dans le travail du tour; le pivot esL la clroi[e qui joint les
deux pointes, la pointe traçante est remplacée par le taillant de
I'outil.
S 12. Circonférences etr eercles égnur. - Tracer sur
tlu carton deux oirconférences tle môme diamèl.re, les découper
exactement. Les deux disques posés I'un sur I'Rrrtre coincident.
l''l0UltDS C0trll'0Stl8S Dli Iln0lTl'S lrT DE I'LANS' 11

Dono : lo dett,r circonférences c\e mërne raYan sont éga,les; 2o deu't


cercles d,e mëme ra.yon sont égauæ.
At't'ttClttoNs. -_ En tlécoupant le cercletracé Sur un carton avec
un instruntenl tranchant tr-ès la pattie détachée présente
mince,
utte circonférence en relief, el, Ie trou circulaire, une circonférence
en ùreux, Ces deux circonflérences cle mêrne rû\:ol1 sont égales, la
prenrièrr: peul, tourner clans la seconde' strns cesser de la tOucher
en tous points.
C'est Àur cette propriété rle lp., circonféIence qrle repose liu con-
fection des calibres e[ des c]rçrdÛes.
Pour vérifier l'égnlité cle cercles en relief, on les introtlui[ clans
un oirlibre découp? suivant un cerole cletlx clc môme raY.on' La
pirrtie plcine doit coincicler exaclemenL aveclc creux du calillre'
^ Danô I'eréctttion dc pièces rondes on se sert fréquemment cl'utte
chet'che présentant unô portion de circonfttrence en creux tle môme
tryon que celui cle la pnrtie pleine. On vé-
rifîe la piUce en présentnnt la cherohe sur la
saillie obtenue.
S |3. Dianrètre. -Prolonger le rayon
AO jusqu'au point B (/îg. {3) oir il coupe.la A
circônférenee-; AB - 9AO. AB est Ie d'ia'
mètre de la circonfér'ence; il est lc cloullle
.lu rayon. Il est éviclent que deux- circon-
l'érenc-es ou tleur cercles cle même tliumètre t'ig. tJ.

sont égaux.
$ {I. ,rrc etr corrle. Une portion de circonfét'ence \9 Vtg'!!)
est"appelé e arc.L'trc se
-
clésigne par trois letLres : on dit I'arc ABC'
La ilroite AC qui joint les extrémités A
ct C cle I'alc ABC porte le nom de corde, eL c
-'
on clil que la colde ÀC sotts-tencl Intt
f'ntt Àn'0. B/'t7
B//;7 '
Alec trne ouvct'ttrrc tle compts convenlbl" / ,/ t
mûrquel', sur lcs cleux ccrcles égaux en cftr- l,/
tondecoupésprrrcédemment
turrLrvvvurvurr! \t) l2),
.- ($ --l, les
- extré- Ai o

rnil.és de-cleux cortlcs égales. Constnter, en "..


postnt les clisques l'un sur I'outrc, t[ue les ,-"
arcs coincident. Il est évidcnt que cctfe reln'
r'tg' 1r'
tion est encore vraie si les coides sont tra'
cées dans un même cercle.
Donc, d,ans un, ménte cercle, ou dtmsdes ceycles égau:t,des curdes
égales sozrs-tendent dcs arcs égaun.
t8 CHAPITNE IEI.
0n constatera de mônre que clans cles ccrcles égaux, ou dans lc
même cercle, des arcs inégaux sont, sous-tendus pai cle* cordes iné-

,,------7ft* r:';];:"H:;'":"r*"'!':f;1,:,ï,::;::;pond,
7' lllllllffi S {5. Sesmerrr, Èeeteur.. _ Duns un
i llllllliililll\ disque en carron, joindre les exrrémirés A er C
i\. o*^ Wg.l5) d'un ftrc' itu centre o du cercle, ct
couper suivant les rayons_O0 ct 0A; la sur-
'.r. ,f face OABC porte le rtom de secteur.
..,
-'.-____---' p,n secl,ionnant le disque
suivanl,la corde AC
Fis. 15. (frg. 16), la surface drstachCe ABC porte le
nom de segment.
Constater, avec.deux clisques en_clrton de même rayon, que :
- I'o Dans un même cerile ou dans des cercres ogâuæ, à dru*
arcs égaut corresponclent des seeleur.s égaua, et-d,es segments
égauæ I
2o oans un nûme cercle o, dans des cercles égattæ, ù d,es arcs
inégauæ correspondent d,es segnrcnts et des secteui,s inégaux et au
I
plus grand, &rc eorrespondent l.e plus grand secteur et tà pltti grand,
segment.
$ 16. netafion
errtrr:la cireonfé..
lence etr lc rtl on.
Prendre une ou-
-
verture de compos
égale a.u r&yon tl'une
circon férence, el, par-
tant cl'un point A
(/ig. l7), conslatcr,
quel gue soit le rûyon, qu'en parcourirnt la côube, on revienl au
point de départ A, après avoir marqué six arcs consécutifs sous-
tenclus par-une corde ég.rle au rayàn. Donc, le rayon sous-tend
u,n arc égal au siæième de la cit,conférence.

Ancrus

S 17,- D'un môme point de départ L (fg.lB), mener deur


droites AB et AC; ces droites sonl, ditcs eoncôuranlcs, la portion
{u plan comprise entre ces droites est appelée angle,le pôint de
départ A est le sammet.
FIGURES COIITPOSÉES DE DNOITES ET DD PLANS. T9

Pour désigner un angle on se sert fle trois lettres, e[ On nomme


celle du sommet au milieu; on dit I'attgle BAC.
Les droites AB et AC ne sont limitécs que tl'un seul côté par le
point A, elles s'étendent indéfinimenl, dans le sens cle B et de c,
i'6po.r plnn limité par les cô|"és de I'angle est donc également
indéfini. Toutcfois il suffït de connaltre une por-
tion de tlroite, pour que cette dloite soit défïnie,
cflr on peut la prolonger aussi loin qu'on vouclra;
tle rnôme, il suffit de connaîlre Je commencement
d'un angle pour qu'on puisse lui rssigner telle ; c
étendue qu'il sera nécessaire. L'espace plan com- Fig. 18.
pris entrc les côtés d'un angle sera tlonc d'autant
plus grand que les côlés seront plus ouverts. Donc, la grandeur
d'un-angle ne dépend, ytas de la longueur des côtés, mais d,e leur
éeartement,
$ 't8, Angtes olrDosés llar lc sonrmet ct angte rh'oll.
Quand les deux droites concourflntes sont D
-considérées comnle indélinies d'un r:ôté et
d'autre clu point tle concours O (/ig. l9), elles
forment, quatre angles aytnt leur sommet en
ce point; on les diL opposris par le sommet;
ces quatre angles occupettt tout I'espace plan
réparti autour de 0. Fig. 19.
Prendre une feuille cle papier, et plier une
première fois suivant AB (frg. ZO); une seconde fois suivant OC,
én faisantcoincicler OB nvec ôn; puis déplier (fg.2l). On nformé
autour du poinl, O
quatre angles égaux,
puisqu'ils sont exac-
tcment superposû-
bles.
Ces angles sont
dits droùs, et leurs
côtés sonl perpen- 3',
d,iculai,res. Fig. 21.
L'espace plan au-
tout" cl'un, poittt est donc eractement couuert par quntre angles
sornntet u?, ce point,
droits ayant leut'
On voit égirlemcnt (/ig, Z0) que l'espace plan limité par Mle
droite lsB aaut, cl'un rnênte côté de cette droite, deuæ angles droits.
20 CHAPITRIJ ICr.
S 19. Considérous-la position de lu dr,oite OC (frg.20) par
rapport à-AB; à partir du point 0, oc s'élève sur Ah ân faisant
deux angleségaux, elle ne penche ni à droite, ni à gauche de AB,
elle est tl'aplomlr sur AB.
Applrc'rrtoNs.
- constamment, dans les rrts, dans les construc-
tions, on doit tracer rles {rgilgs perpendiculaires entre elles; on se
serl porr cela d'un slbali de I'angle droit que I'on nomm e équerye.
Le dessinateur qui elfectue des. tracés sur une surface pllne
indéfinie emploie une équelre
C lA^
(/îg. ôcr\ - t - chose
22\ qui
-.-:--r^^,
n'est autre r

qu'une lame mince dont tleux


champs sonI perpendiculaires
enlre eux. Veut-on élever une
perpendiculaire sur la droite AB
au point O : disposer une règlc
à I'affleurement de AB, fnire
Fig. p?. glisser I'un des côtés de I'ungle
droit sur le chanrp de la règle et
amener le sommet de I'angle droit en O, tracer suivant OC. -
Les artisans n'ont pas seulement à tracer cles perpendiculaires,
mais ils ont en outre à véri{ïer I'iuclinaison de deux
clirections, de deux éléments rectilignes de longueur
linie. Leur équerre a été clisposée pour satisfiire à
ces cleux conclitions. C'est encore une lame mince
tlil. !l) taillée suivant un angle clroit, mais elle porte
de plus une échancrure dont les champs également
cl'équerle (perpendiculaires) permeilront de vérifiel
Fig. ?3. l'angle de parties droites faisant saiilie.
Pour faciliter Ie tracé cles perpendiculaires sur
l'arête des pièces limitées ptr des champs en ligne droite, l'équeruc
est ou folmée par. deux lames d'épais-
seur inégalc comme'r'équerre du, me-
nuisier (/ig.2q,la lame épaisse (dos-
sière ou chapeau) glisse sur le ctramp
et sert de guide, ou I'une des bran-
ches, la plus courte, porte une réglettc
transversale (/î9. 25), conrme l'équerre
Fig.24. Fig. 25.
du mécanicien, dite équerre ù cha-
pe&u.
Vérifrcation d,'une équerre. Les équemes construitcs en bois
-
FTGURIiS COMPOSÉES DE DROITI;S DT DII PLA'T*S' 2t
joue sous les
sont sujettes à cles cléformations continuelles, lc bois
influences almosphériqucs, et il faut de temps à' autre s'ilssuler
iionnent i';;gi. ,lt;it. Celles qui sontionstruites en métal
ï";-ri..
varielt peu, cependailt elles peuvent n-'être pas exactes' D'aiileurs'
ii;;i-il,lirpun.*r,r. lo* t'oiurier saclte véritie. le gabari qu'il
enAnoie. pôur vérifiô l'équerre on s'appuie sur
la propriété des
droites perpendiculaîr'es indiquées au $ {9'
cltapeau, tracer' Sur une
Quanï l1que*e n'est pas pout'vue d'un
surface planr:, une droite perpencliculaire sur une autre, en procé-
retourner l'équerre.fnce
A;;tror*, le montre ta ngïre 22. Puis
perpendicu-
pour face, el. au Àc*u poËt o, élevel une seconde
iui.r. Si les cleux clroites ainsi tracées coTnciclent, I'équerre donne
i{it*f. clroit. ltrn efTet, les angles a-yant,leur sommet ittt nrême
poini O tracés fl\'ec Ie mème gabrri. sont z.L
àn,ru*. comme ils couvrent exacLement I'es-
pi.t pinn situé du môrnc côté d'une droite,
àhacon tl'eux vaut un droit.
Si les lignes ne se confonclent pas, deux
cfls Deuvenl, se Présenter :
Lo^ Les cleux'droites trlcées à partir clu
point O s'écarlent (frg.26),.et une partie
àu plan n'cst pas couvert : l'angle.est lr,op
netii. on I'augmente en retouchant le talon de I'équerre ;
'"â"'r,iÀ âroiir* tracées s'écartent à parl.ir de o; elles montrent
(/io. 21\ sue la partie couverte par Ia se-
àoia. pârition du gabari empiète. sur celle
qui est, couverte par la première : I'angle est
ùop gtond, il faut le-diminuer en faisant
por^ter" les retouches sur I'extrémité de la
lame.
Pour vérilier une équerre à chapetur otl
effectue les tracés sur une surface plane pré-
sentant un champ d'équene et rigoureuse-
ment dressé.
s 20. perDendiculalre étevée
ou alraicséc rl'un poinÛ
sul. rtrrc rtroite. - Dans les tracés préCédents, la pe^rpendicu-
laire nrenée sur une droite avait un pbint de départ o
pris su.r
ce fait e1 disani qu'on élèue :U.ne petpendi'
cette droite. 0n énonce
culaire en utl point d'une droite.
-ir-point
cleïépart o peut être situé en dehors de la droite AB
c), CHAPITRE [gI.
(fe.28). on fait alors glisser I'un rles côtés cle I'angle clroit, de
I'équene sur AB, jusqu' à ce que I'autre vienne touchel le point
de départ; la pointe traçnnte est ensuite guitlée par le second
champ. On dit dans ce cts que I'on a al,aissi du
o
point O une perpendiculaire sur AB.
Constater, fl.vec une équerle vér'ifiée, {uê les
perpencliculaires abaissées en mettant I'équerue
nlternativernent à droite et à gauclre de O se re-
Acll couvrent, et nc forment par suite qu'une seule
Fig. 28. et nrême droite. Donc, d,'un Ttoint pris sur une
droite, ou en, dehors de eette droite , on ne peut
mener qu'une seule perpendiculait"e ù cette droite.
Appr,tclttoNs. -- Ver(.icale, horizontale, niueuu. Un fil à
plomb au repos prend dans I'espitce une dilection dite - aerticale;
un bâton {lottant sur une eau tranquille est
diL horizonlal. Constater que ces deux direc-
tions, celle du {il à plomlr, et celle du bâton
flottant sont d'équerre (lig, 29).
Le bâton peut prendre autour du point O
une infinité de positions, ou peut lc faire tour-
ner autotrr cle ce point, sans qu'il cesse de
resler perpendiculaire au fil à plonrb; on peut
donc en, un même point d,'une oerticale faire
passer une in finité d,' horizontales.
Fig. 29.
Rentarquer toutefois que toutes ces hori-
zontales sont situées clans un même plan clit plan de niueau,.
En laissant le bâton immobile , on peu[ faire toumer autour le
chtmp de l'équerre clirigé suivant le fil à plomb, on nur'ir une infi-
nité tle lignes rayonnnntes autour du point O toutes perpendicu-
ltires au bâton, à urte horizontale par conséquent,, ma.is une seule
de ces ligrres est verticale.
Donc : lo Par un poirtt on peut mener autcutt d'horizontales
qn'on aeut, mais on ne peut mener qu,'une seule uerticale passant
p(tr ce point;
2o Toute aerticale est perpendiculaire à I'horizontale qtelle
coupe.
Appr.rcerroNs. Ilans les construclions on vérifie I'horizontalité
-
des lignes avec cles inslrutnents appelés niveaux. L'ttn d'eux, le
niveau de maçon (frg, 30), est I'application des principes qui
viennent cl'êtle exttosés.
FIGU RIIS CO}TPOSÉES DE DROITES IiT DE PLANS. 23

Il se compose essentiellement d'un fil à plomb attaché en un


point O cl'un caclre ou d'une planchettc, dont- la ligne d-c !us9
ôs[ AB. Un repère c cst siLué sur la perpendiculaire abaissée de O
ur AB.
Si les pieds clu niv.eau rePosent sur une horizontale, le fil du
plomb passe par le repère.
Le point d'atl.aclte 0 e[ le repère c
une fois établis ne doivent jamais
être ctrangés, mais les motttants clu
cndre peuvent varier, ils peuvent
s'user irrégulièrement; rien n'est
plus simple que de vérifTer I'exacti- t'ig. 30.
tude de I'instrument.
Etablir une horizontale avec Ie niveau, puis retourrler Ie catlre
face pour face, sur cette horizontale, le pied B prerraut Ia placc
du pied A, le fil doit encole pftsscr par le repère c.
S 9,1. Angle aigu, olrtrrr. olrliques. - Tout, angle plus
petit qu'un angle droit esl. dit ctigtt, trn angle plus grlncl qu'utt
droit est dit obtusl les droites qui forntent
les côtés de ces angles sont oÔliqztes I'une
per rapport à l'autre-.
S 29. Angles arfiaeerrlsr arrgles
comlrlémentilires, flrrgles sutrplé-
mentalres. Deux angles voisins (f g.gll
-
ayant un côté comlnun el leur sommet att Fig. 31.
même point sont dits ad,jacents.
I)eux angles adjtcents donl les ouvertures réunies valent un
droit sont dils complcmerttaires (lî9. 32), ils sont clits supp léntcn'
tuires (fg.eg) lorsque o
réunis ils valent detrx
droits.
S 93.-Quand deux
angles atljacents sont
supplémentaires, les
A
côtés non communs Fig, 32.
sont en ligne droite,
car I'espace plan qu'ils oouvrent est égal à deux angles droits,
et nous ayons établi précétlemmenl, ($ 18) que la Portion de
I'espace plan lirnité par une dloite était égale à deux angles
droits.
24 CHApITRU to!.
$ 24. anFles olrpocés Dar Ie rommcl. Les angles
oltposés par le sommet sont égatm,
An u (f.9.3&) :

AOC+AOD-pdr.
BOD+AOD_241.
Par suite on peut éclire l'égalité sui-
vante :

D
AOC+AOD_BOD+AOD
Fis. 31. tl'otr : AOC BOD.
-
On dénrontrerait dc même que AOD est égal à COB.
- 25. Arrgles au centre égaur.
$ Superposcr dcux feuilles
-
de carton mince, et tniller deux angles égaui rn roupant les deux
feuilles à la fois. Avec la mônre
ouverture de compas, décrire
des sommets O et O/ (fg.]8
et 36) deux arcs ACB, A,C,B,
tle môrne rityon. Constater I'é-
OA 0Â galité des corcles AB et A/8,
Fig. 3i. Fig. 36. qui entraîne (S l4) l'égaliré des
arcs A0B et A'C'B'.
Un angle dont le somnret esl, au centre d'une circonférence
(/i9.37) es| diL angle au centre. Donc ; dans un même cercle, ou,
dans des cerc les ég aux, des ang les
,a.tt"----^.
au centre égauæ interceptent
entre lew's côtés des arcs égauæ.
On constalerail, de même que
dans un, nûme cercle ou dans
A'.--e---B des cercles égaux, à des arcs
l'ig. 37. Fig.
égaur correspl'txd,ent d,es ang les
38.
au, centre égaux.
AuttcÂTIoN. Ileport d'un angle. Proposons-nous de trucer
sur une surface -indéflnie un angle égal à I'angle AOB (/g. 85).
Tracer d'abord le côté O'L' (îg. 88), corresponclant au côté 04.
Avec une ouverture de compas coû\'enirble, clécrire I'arc ACB de
centre 0; puis I'alc indéfiniA'B'de centre O'et de nrôme rayon.
Prendre une ouverture de compas égale à AB et tracer de At comme
oentre un ûr0 cle layon AB, tlui coupe le plenrier au point 8,.
Joindre O'B'.
TIGURIIS COMPOSÉDS DE DRO1TES IiT DIi PIANS. 2i'
A I'atelier, la mtl.iùre suf laquelle on doit tracer est souvent
limitée par une arôtc qui forme I'un des côtés de I'angle. Le trac6
précédent n'est pus réalisable, on nepeut plus poser les pointes du
compas en O/ ct A/, On se sert, dans
ce cas de I'outil appelé sauterclle ou
fausse équerre (fr7.T g).
$ 26. ilresure rles angles. -
Quand on veut mesurer la longueur
d'une planclte, pfll'e)iemple, on porte
sur I'arête, et successivement, la lon- Fig. 39.
gueur du mètre. Si cette longueul est,
àontenue quatre fois, on dit que la planche a 4 mètres d.e lo1g. {,9
mètle est ïne longueur étalon rigoureusemettt fixée, c'est I'unité
qui sert à comparer les longueurs usuelles. Les longueurs moindres
sont évaluéestn décimètrés, centimètres, etc.' sous-multiples de
l'unité.
Pour mesurer les angles, il faut également les comparer à une
ouverture type, à une unité, déterminée avec précision. Cette unité
est I'angle droit.
L'équerle réalise,cette ouverture unité, mtris elle ne donne pas
de sous-multiples. elle ne constitue donc pas un insl,rument de
mesure.
Consitlérons (frg,40)deux droites perpendiculaires ÀC et BD' et
des circonférences de centre O. Dnns
chaque circonférence, les tleux droi-
tes linritent 4 arcs égaux entre eux
(S 25). Chacun tl'eux est le qutrt de
la circonférence à laquelle il apptr-
tient. Un nngle au centre tlroit, in-
tcrcepte donc entt'e ses côtés un arc A !0
t

qui est le quart de la circonférence ,t


de même rayon, et cela quel que
soi[ ce rayon. On nomme cet orc
un quad,rant.
Pour vérifier si un angle est Fis. 40.
droit, on peut, au lieu de comparer
I'ouverture des côtés à une ouverture type' comparer I'aro limité
entre les côtés au quaclrant, c'est-à-dire au quart de la circonfé-
rence de même rayon.
Le quarh,ant deïient ainsî une unité de mesure plus commode
2
26 . 1'1 CIIAP1TpD lot. I
qu'une équerre, crr nous vel'rons plus tard, dans l'élude des poly-
gones réguliers, gue I'on peul diviser les circonfércnces.en parties
égales, et obtenir ainsi des sous-multiples de I'unité.
Pour le moment, il nous suffira de dire que la circonférence
entière valant 4 quadrants a été divisée en 360 partieS égirles, et
chaque quadranl, par suite en 90 perl.ies égales. Chacun de ces
petits trrcs correspond à un angle qui est la g0' parl,ie de I'angle
droit, cet angle porte le nom de degré; il est un sous-multiple de
I'unité de mesure.
C'esI sur cette propriété qu'est basé le rapporteur, ou instrument,
servanl, à rnesurer les angles : il
se compose d'un demi-cercle divisé
en f 80 parties égales (fi7. 4t),, eL
portant une double graduation te
0 à lB0, commençû"nt I'une à droite,
I'autre à gauche du limbe. Le dia-
rnètre 0-180 porte le nom de ligne
Fig. {t. de foi.
Pour mesurer un angle, on place
le centre O du rapporteur au sommet de I'angle, et on dirige la
ligne de foi suivant I'un des côtés; on lit surl. limbe le noirbre
de degrés compris entre les côtés, mais sur I'échelle dont Ie zéro
correspond au prernier côté de I'angle

Tnnuclus

S 27. Une porlion de plan limitée par trois droiles qui


-
crupent est un triangle (rtg.A4.
se

Un triangle est composé d,e six ëlë-


ments.. trois angles et trois côtés.
BC est la base, Ia perpendiculaire AD
abaissée du sommet A sur le côté BC est
la hauteur.
$ 28. - Dans tout triangle,, un côté
.D quelconque est plu,s petit que la somme
Fis. 4?. des deuæ a'utres, et plus grand, que leur
I
différencer i

" La première partiede la proposition est éviclente I un côté quel-


cpnque BC est une clroite. joignant les dcux points B et C, tout
autre chemin tel que BAC all:rnt de B à C es[ plus grand.
.,
FIOURDS cOMPOSÉps nE DROITEs IiT DE PLANs. 27
Rabal.tons BA sur BC, en BD ; Dc est la dillérence entre les côtés
BC ct AB. Rabrttons ensuite ca en cE; cEest plus grand que
CD. Donc le côté AC es! plus_grand que
Bt moins CA. 0ette inéEalité s'éCrit A

alnsr :

AC>BC_AB.
Le signe > s'énonce plus grand t1ue.
Le signe ( s'énouce plus pclit que. Fis. 13.
Nous pouvons faire Ja nrêtue ôons-
tatation, avec chacun des côtés tlu triangle ABC.
S 29. - Dans tout triangle, au Ttltts grand, angle est opposé le
plus grand, côté.
Soit ABC (frg. Ae) un triangle en papier, plier en amenant le
point C au point A, on trouvà A > ô;bn vei.rait, de même que
A ) B, et enlin que C > B. Oette série d'inégalités s'émit, :

A>C>8.
Par le pliage, on verro qu'il existe entre les côtés la série cor-
respontlan te d'inégalités
BC>AB>AC.
$ 30.- Dans tout triangle la sotnme
d,estrois angles est égale ù àeuæ d,roits.
'',,i
Soit ABC un triangle c'n papie r (frg. AA)./i ..r' i \
Pliel suivant AO, enamônantle p"oint b#
sur le côté BC. La droile AO est perpen- F:_
Fis'44'
diculaire sur BC; cette porprnclicuïoiru
abaissée du somrnet A sur BC est la ltauleur du trianEle.
Plier ensuite le trianglc suilant DE, en amenanl, je sommet A
au poinl O; puissuivant IJ(], en amenant
lesomureL C au point O, et enfin sui- .

vant DF en amenan[ le troisième som-


met, B au point O.
Les trois angles du triangle sont réu-
nis du même côté de la droitc FG, et ont
leur sonrrnet au môme point. Ils valent
deux droil.s.
Arrgle extér.ieur.. Urr angle Fig. 45.
S 31.
-
tel que DLC (fi7,48) formé par un cles côtés AC du triangle, et le
2g ' 0HAPITRE lor.
prolongement AD tle I'autre côté BA aboutissant au même s0m-
met A, est dit entériew' au triangle.
l

On a: DAC+A:Z dr.
A+B fC-2 dr. :

D'où: DAC+A:A+B+C
et DAC-B+C.
Donc, d,ans tout triangle, un angle eætérieur est égal ù la somme
des d,euæ autres.
-""SË.
Js"iiie
rlec rrianstec. -I)eux
figures sont égales
quinil, transportées I'une sur I'autre, elles coînciden[ dans toute
leur étendue.
Deun triangles sont égaun, guand, trois de lcurs éIéments, dont
au moins un côté, sont égaut.
Trois gas peuvent dorio se présenter suivant que I'on donnera
un, deux ou trois côtés.
VÉnmlc.rrtoN. - lo 0n donne trois côtés.
Soit un triangle en carton ABC(fiT.46). Menel lne droite B'C'
(fr9.a7), égale à
A ,d,
,lo. BC; du point B'
aveo une ouver-
,\
/'
t.
tt. ture de compûs
,'
t'.. égale à BA, dé-
crire un arc de
ii--____--___-_____-_:\,
". oercle: décrire
B t r^ *A.*^
Fig. {û. Fig. 47.
-r.,
du de même,
point C' comme
centre, ûvec une ouverture de compas égale .à _CA un second arc
qui coupe le { o' en A'. Les côtés du trian-
i^ gle A'B'C'sont respectivemcn[ égaux aux
,':'r, côtés du triangle ABC. Transportons le
' i "'..tt. triangle en carton sur la fÏgure 46, les
," ... Àorto-{l-,r.oo
deux ligures coÏncident.
,,i
^iïrr^i.lorrl
"'. 9o On donne un ou deux angles: le côté
_rf,------------------- :;,
c' 80, pilr exemple, et les angles B et A.
B' Môner une droite B'u-- (frg'-48) égale
Fis.48. à BC. Avec une sauterelle, rèlever I'an:,
gle B sur Ie triangle en carton, et le reporter en B/; prolonger
lp pôté E'A+'..{/îg,4-8.)- Relever de mêrne I'anglg A' e! faire glissep,
FIGURES COTIPOSÉSS DE DNOITIIS I}1 DE PtANS. 29

la dossière de la sauterelle sur À'B', jusqu'à ce que la lame affleure


le point C', tracer alors le côté C/A/.
Le triangle A/B'C' a été tracé en ne se servant que des éléments
inrliqués, savoir : un côté et deux angles I on constate en appli-
quant Ie triangle en carton sur le tracé que les deux ligures sont
égalos.
Des vérifications de même nature sont, possibles quelles que
soient les positions respectives des angles pirr repport aux côtés
donnés.
$ 33. - Les propriétés qui viennent d'ôtre établies sont géné-
rales, elles sont indépendantes de la forme des triangles, et des
relations qui peuvent exister entre les angles ou
les côtés.
S 34. Les rlifllirenles sortes de lrian-
glec. On appelle triangles scalènes ceux dont
-
Ies trois côtés et les trois angles sont inégaux
(/ig., t+6).
Quand deux des côtés sont égaux, les triangles B. C
sont'dits isocèles (frg. Aq; les angles opposés t'ig. 49.
aux côtés égaux sont aussi égaux. II est l'acile
de le constater en pliant le triangle de façon ù amener le point, B
en C.
Si les trois côtés sont égaur, le triangle est
dît équ,ilatëral (fr7.60), les trois angles sont
aussi égaux.
Le triangle est dlL rectanqle quand il a un
angle droit, (fg. 5l); le côté BC opposé il I'angle
droit A est l'hypoténuse. Fig. 50.
S 35. Les cas d'égalité des triangles sont
-
simpliliés dans les trois dernières catégories de triangles qui vien-
nent d'être énumérées.
Si le triangle esl, isooèle, dans les six élé-
nents, il n'y en a que quatre qui diffèrent :
deux angles et deux côtés; il suffira de con-
naitre deux éléments dont au moins un côté.
Donc deux cas sont à considérer, suivant que
A
I'on donne un côté avec un angle, ou deux'
Fig. ô1.
côtés différents. La vérifical,ion se fera com'me
-
précédemment.
Quand le trian$le est équilatéral, iI suffÏt de conrialtre le côtéi
2
30 CHAPITR E t6r.
Dans un triangle rectangle, on connait toujouls un angle, il suf-
Iira donc
de connaître deux autres éléments dont au moins un côté.

PrnprnntculAlnn ET oBTTQUES

S 36. Soit une droite AB (/ig. 52) et un point O pris en


-
dehors de cette tlroite, abaissons du point O la perpendiculaire
OC sur AB, au moyen d'une équerre.
0onstater :
l,o Que tout point de !rB, autre que C pied de la perpend,icu,-
laire, joint ù, O, est plus éloigné de O que
te point C (/9. tiz).
La perpencliculaire àr une droite esl, donc
plus courte que toute oblique partant du
môme point et aboutissant à la même
droite.
c
La distlnce d'un point à une droite est
Fig. 52. la perpendiculaire aliaissée de ce point sur
la droite.
2o Que plus l'oblirlue s'écarte d,u pied, de la perpend,iculair.erplus
elle est longue,
Ona:
oE > oD.

$ 37. - Deuæ oblitlues qui s'écartent


également du pied de la perpendtculaire
sont Cgales.
AC Les deux obliqtres OA et OB (/9.
Fig.53. SB)
sonl, lelles clue AC-CB; les deux trian-
gles ACO et OCB ont trois éléments égaux (un angle el, deux côtés),
0 ils sonl, égaux et par suite
AO _ OB.

$ 38. - Dettu obliques égales s'éccnte.nt


égalernent du pied, de la perpendiculaire
Vrs. 5q.
B Les deurx obliques OA et 0C étant
Fig. 5{. égales, Ies cleux triangles AB0 et BCO ont
encoro trois élémcnts égaux (un angle et,
deux côtés), ils sont égaux, et, par suite AB:BC.
FtGURI.]S COI\IPOSÉIIS DI] DROITES IJT DII PLANS' 3T

d9.2nés A cC B'
S 39. - I'oints équiclistants d,rt deun p-oiltis
sit"ués clans zut plan p'assant par la droite LB Vi'9. ?5)'
Au milieu c cle la'clroite a-8, éleve1 la perpencliculaire DE à AB;
un point quelconque F-pris sur cette per-
pendiculaire esl à égalê distance cle A el t
de B. lln elïet, BF
les deux obliqtres AF et jr
sont égale, .ôt*, s'écartuirtégalement ,,,"'i't'.-.
clu pieÀ C de la pelpendiculaire DlJ, puis- i "---
qu*
- po, constructiôn AC-CB. .
Lcs points A et B sont clits symétriques "#
pal rapport à lu droite Dltr.
i

i
$ 40. Appttc,lrtoNs. - Eleuer une per- iE
pendicttlaire le milieu d'une droite ltB
st-tr rig. e;.
(frs. sq.
Plendre une Ouverture de compas plus grantle que la moitié de
AB, et de ciracun des points A et B comme
cenlres, décrire tles arcs qui se coupent en C
:tl
et D. Ces deux points appnrliennent à la
pelpendiculaire cherchée (S 39) ; il suflÏ1, dc
les joindre.
S 41. D'un, poittt O pris hor.s dlune il----T--D
n"hti -
lrï, abaisu, ,rrc perpendiculaire i
sur cette d'roite, Ectns se seriir d'une éqtærre i

'
Vig. il).
Aveo une ouverture de compas plus
jb
.,1,.

grande gue la perpendiculaire, de O comme ris. :,0.


Ëentre, AOcrirô I'trc CD. Des points d'in-
iersection C et D conme centres, avec une ottverture de
compas
arcs qui se coupent
pi;;g;;;cle que la moitié tle CD, décrire deux
ôn n.-Les points O et E sont équiclistants 0

cles points C et D, ils ap, itt'tiennent donc i


à h perpendiouinire élevée sur le milieu i
de Cd ($gg), il suffit rlo lcs joinclre. I

S 42. IDroile et plnrr lrerpendi- . 'E- t----i------


i :;9'' ;B
un lil de fer AB A
cuiarlres. - Strl Sros
Urg. ub), préalabltlmcnl." dressé, enrouler i

au noinl,
t . C un seconcl lil plus lin que Ie ':iltE
. Fô | .,.<^:^r^
premier, mais suffisamment r'ésistant pout'
,lonn., deux branches CD, CE, rigides et'
Fis' 57'

droites ; mettre ces deux bpanohes reipectiventc'nt d'équerre su1 AB.


32: ' UHAPI'|RJI l8r. i

Prendre une fcuillc de papiei fort ou de ealton, et la traverser


par la tige AB (/g. Sti); I'amener en contact avec les rleux fils CD
et CE. Ce contacl. est possible, car les deux
fils CD et CE forment, deux droites con-
courantes en C, et'nous silyons que deux
rlroiles qui se coupent dét'erminenf un plan
($ 6)t Le plan cléterminé par les cleux per-
pendiculaires CD et CE jouit de la pro-
priétd suiyante : toule clroite analosue
à CF,'passant par C, forme un angle clloit
tyec_la tige AB. Ce plnn est rlt| perpen-
tlieulaire à AB, et réciproquemeni AII est
di| perpend,iculaire au plan; Iê point C
le pied dc Ia perpeniliculaire AB.
est,
coricr,usrou. Quantl une d,roite est d;égùer.re cmec d,eun d,roites
-
clncourantes situées dcms un plan, elle est perltend,iculaire ù ce
plan;-elle'9it a_angle d,roit auàc nites les d,rioiti, Trirrn,rt paî. snn
pied, d,ans le plan.
La position du plan est indépendante de I'ouvcrtuld cles côtés
de I'angle,et cle leur orientationautour cle Ia tige; elle n'est déter.
minée qu-e par l_e pglnt c, do_nc'on nc peut laire passcr par ce
poirtt r1u'un seul plan perpèndieulaire d AB.
,,, $ 43.
- Par wt. litoittt [I, cll dehors
d'une.droite AB, faire- Irnsser ut, Ttlan per-
pendiculaire à cette d,roite.
....."'*'tÉ _ Faisons glisser I'ungle DCE (fig.ôg) sur
-respecti-
la tige AB, en laissant, Ies côtés
il' n' vqryen-! perpendiculaires à AB, il est pos-
sible d'anrener l'un des côtés en contitct
avec lo point [I, d'ailleurs i'ouverLure de
cet angle esl, quelconque. I-es deux fils
Fis.5e. prennent la position D'C'IJ', et détermi-
- 1ent
un ptanffiffi il
fr'rt perpendi-
cuiaire à AB; nous étairlirions conrme précécft:mment qùe par oo
polnt on ne peut faire passer qu'un plan perpendiculaire e À9.
S 44. ApplrcarroNs. - Dans les constructiôns on a fréquemment
besoin de clisposer un pol.eau, un axe cle ror.ation, perpe-ndiculaire
à un p1an. Par exemple, un pol.eau d'huisserie supportant une
porte doit être d'équerre sur le plancher, une pouiie, unc roue
dentée, doivent ôtre calées d'équene sur la transmission; un pla-
trtOURIùS COIIPOSÉES DD DROITES Dî DE PLANS. 33
teau de to.ur doit être perpencliculaire à I'axe figuré par- les
ooiot.r, etc. Il suffira cle vOrilîer si I'axe se présente à angle droit
ioiunnf'rlcux directions bonuournntes pour ôtre celtain qu'il remplit'
la condition désirée.
$ Zl;. Peilreilrliculairc ct olrtlques a ulr IDlaIr. -
LJdislance d un foint à un plan sc mesure par la perp-endiculaire
aliaissôe'de ce pbinL sttr le pl-an. La clistance du point O nrr
plrn l)
(/g. 60) est la longue_ur cle. la perpend-i-
ôuiaire'OB abaissée du pcint O sur le
plan P. .

Tout autre Point C du Plan P est Plus


éloigné de O que le pied B de la perp-endi-
culaire0B. Eneffet, imaginons un plan Q
passanl. par 0B'et le point C; ce plan coupe ,/p
ie plan P suivant la droite BC, or I'ungle ,r.-t
OtiC est droit, ($ 42), donc, dans le plan
OB(1, 0C est oÈiiqor pùr repport à OB e[ ncrus savons ($ 36) que
lion a 0C > OB. Î,,1 perpenâiculaire est donc la plus courte dis
tance fl'un poinl, à un plin, el,. comme il ne saurait exister deux
,lirtnnres d'un point à un plan, il s'en suit que d'un
-poitttcourtrr
pius
-seule
on ne Tteut abaisscl' gLt'une
perpend,iculaire suî' Lttt, plan.
$ Des obliques cluo s'écar'
.1{i.
-
tent egalement d,u' Pi,eil de la Per'
pendiculaire sont ég ales.
' Soi[ OL (lîg.6 t), une PerPencli-
culaire au plan P. Prenons dans le
plan P des points B, 9, D...,. tels
-que
OB
- OC 0D... Les-obliques
AB, 40, 4D...- onl. même longueur
Fig. 61.

comme hypoténuse de triangles rectangles égaux (chacun d'eux


ûp&r consl,ruction deux côtés égaux_)..
,rZ. Réciproquement, d,eu,r oblit|ues égales s'écartenl égale'
mint du -ytied, de lu perpendiculaire.
.q
l '
vérifier I'nplomb d'un poteûu sur un
ApplrcÀrroN.
- veut-on
plan p? prenclre trois points B, c, D sur le plan, à égale distance
àu piect ci'une arête du poteau; fixer un cordeau en un point A fle
cetie arête,'et s'itssurei que les points B, C et D sont bien à la
môme distnncé du Point A.
, 48. .,poirdls_ éguillisl.rnls rle deux poinls rlon[és A
s
3t* CHAPiTR T' ICT

etB (fg, 69). Menons par le milieu 0 de AB un plan p per-


pendiculaire à AB,,. un point quelconque C Ce ce plan est à égale
distance de A et de B. En effet, joignons
CA et CB; ces deux droitcs cléterminent
un plan qui coupe le plan p suivant une
droite_ CO perpencliculaire à AB ($ 4g),
or, 0O étant perpendiculaire sur le milieu
à cleAB, il en résulte que CA CB (g B9).
D -
Les points A et B sont dits syntétriques
par rapport au plan P.

Axctus ntùnntis, ILANS pERp[NDIcuLAIRlrs

6?. S 49. La qortiol de I'espace limitée


par deux- plans P et Q (frg.BS) qui se cou-
r-is.
_
pent est un angle dièd,re, c'est-à-dile un angle folmê par deux
l'aces planes. I-,'intersection lts des cleur faces es| I'aréte du diodre.
Si les plans sont
indéfinis, el, prolon-
gés des deux côtés
de I'intersection, ils
forment quatrc diè-
dres opposés deux à
deux par le sommet
(frs-6n).
S 50. Dtèrtre
rlroit. Quand les
Fis. 63. Fis. 61. poll.ions- de I'espace
limitées pftr deux
plans qui se coupent (frg.65) sont égalcs, les dièdres-sont tlits
droits, et les plans sonL perpencliculaires.
51. Iùr.clltigrro (l.un rlièrtr.c.
S
l'arête RS cl'un dièdre - En un point A cle
Vg. 66),dlcvons la perpendiculaire AB à RS
dans leplan P, et la perpencliculaireACIRS d.rns le pran Q. Les
deux droites ainsi menées déterminent urr pltn BAC perpcn,lic,r-
laire à lts jS /r2). L'angie BAC est le rectitigite clu dièrlre pQns.
(Jn, dièd,re n'a, qu,'1u7, scul rectiligne,.]a-valeur
cle I'angle BAC
est indépendante cle la position du point A sur I'ar'ête RS.-
Réciproquement, ùun, rectiligne doruù correspond, wt seuld,ièd,re,
En effet, prenons un clièdre en crrr'lou (fg.6s) et un rectiligne
FIGURIiË COMPOSÉ[S DII DROITIIS !]T DII PTÀNS. 35
donné, posons le rectiligne perpendiculrirement à RS, en un
point A,.le côté AB reposant sur P; faisanl mouvoir le plnn Q au-
tour cle RS conrrne charnière, il vient butm contre AC qui le
{ixe :.'une' scule
position est pos-
sible.
Coxsriouancus.
Deu,æ dièù.es
-éqauæ ont des
rectilignes
égauæ I et, réci-
proquoment,, ù
d,es rectilignes
égauæ col'res-
pondent des diè-
d,res égauæ.
Le rectiligne R
d,'undl;ièdred,roit Fig. 65. I'ig. 66.
est un angle droit,
Les propriétés des angles diè.dres sont les mêmes que celles des
angles rectilignes correspondants.
S 59. Sur un plan P (frg.67) fixer une tige ÀB perpendiculaire
-
au plan; un plan quelconque Nl contcnant cette droite est perpendi-
culaire à I'. En effet, lc rectiligne BAC du dièdre PI\IRS est droit,
AB étant perpendiculaire au
plan P est perpendiculaire à

toutes les droites passar.rt par son pied dans Ie plan. Donc, quand,
une ù"oite est perpendic'ula;re à wt, plan, tout pian mené par cette
droite e st p erp ertdiculait.;e au,'p rèmi er p lan.
$ 53.- Pat la tige AB (/ig.68) nous pouvons faire pnsser en
même temps deux plans,'qui tous deux seront perpendiculaires au
36 cHAPllnn læ.
plan P. AB est leur interscction. Donc, qucmcl deu:t plarrs sonl
perpendiculaires ù tm, troisième, leur in(,crsectiort ast perpendittt-
laire a ce troisième plan,
Applrcarrotl. Quand les deLrr pllns 1\{ et N sont verticaux,
-
leur intersection es[ évitlemment une ve rLica]e.
0n fait usûge de ce principc pour pltnter verticalement une tige
ou un support. On met cl'al-rord une des arôtes du support dans un
plan qui contienne l'æil et lc fil à plomb. Puis on prend une se-
conde position, et on amènc la môme arête dans un second plnn
vmticll dételminé comme le prenrier', firisanl, en sorte qu'elle ne
quitte pas celui-ci. On l']'r'eplace tlals lc cas oit ellc I'aurait quitté,
et on vérifie si elle est encore dans le seconcl. Après quelques véri-
fications, l'arôle se lrouve diLns les deux plans ver'l.icnux, elle est
verticale.
Il convient de prendre les deux positions de I'observatcur selon
des plans qui formcnt entre eux un dièclre voisin tle 90".
S 54. RnurnQun. Dans un dièdre rlroit PQRS (fg.69) plaçer
-

Fig.69. Fig. 70.

une équerre BAC, en mettant un champ AB dans le pian Q, et per-


pendiculaire à RS; le côté AC coïncidera avecle plan P quclle que
cA soit sa position (S 42); il n'en sern plus
de même si le côté AB n'est pas perpen-
diculaire à nS.
Dans un dièclre droit PQRS (ftT. zo)
on peut appuyer un angle plan d'ouver-
ture quelconque comprise entre zéro eL
{80 degrés. L'angle BAC est très aigu,
I'angle DAE est au contraire obtus, ct
les côtés de ces angles coïncident néan-
Fig. 71.
moins avec les faces du clièdrtr tlroit.
ApplrclrtoNs.
- Quand on se sert d'une équerre pour vél'i{ier
FI{JUNES CONIPOSÉES DE DNOITI]S IiT DI' PI,ÀNS. J7

tleux faces clevanL former un dièclre droit., on peut inciiner I'équerre


comme f indique la {igure 7'l si le champ du ctrapeau est d'équerre
sur le pl,r,t. Drns le cas oîr cctte condition ne serait pas remp.lie, lir
face P, coincidant avec la lame BC, ne serait pas d'équen'e sur
la face Q.
Lorsqu'on retouche urre équerre, il faul, tlonc avoir soin, non
seulement de vérifier I'ouverture de la lame et tlu chapeau, mais
encore de mettre les champs d'étluerre sur les plats.

Dnorrns ET rLÀNS plnau,ùrns

S 55. rDroltes pnr.allèles. - Consiclérons une droite AB


(/ig.ZZ) tracée sur un plan, un poinl C situé dans ce plan et ir
une distance CA de AB, lhisons mou- c r)
D
voir le point C en Ie mainlenanr tou- ç-.----__
jours à la mênre distance de AB. Il
décrit une droite 0D dont tous lcs
points sont éguirlislants de AB. La i
droite CD est dîle parallè/e à AB. À B
Fis' 7?'
Quelle que soit ia longueur cle ces
deux droites, conme elles sont toujours à Ia rnême dislance, elles
ne peuvent se rencontrer. On peut encore définir deux droites
parallèles de la manière suivante : deur droites qui sinrées da,ns
le même plan ne peuuent jarnais se rencontrcr, à quelque distance
qu.'ott, les wppose Ttrolongées. -
$ 56. Drolte lrar.nuù.lc à crrr lrtarr.
- Soit un0Apoint
en dehors d'un plan p (lig.73) et à une distance
C situé
de ceplan;
faisons nouvoir le point C dans
I'espace, suivant une droite CD, et ï)
{-i
eu le urainl,enanttoujours àia mêrne
distance CAdu plan P. La droite CD f
,"'(-i--/
tll
ttl
tl
tl
ll
It
tl
I

est dite parallèle au plan P, et on iz .l

conçoil, qu'elle ne le rencontrera jr-


mais, quelle que soil la distance à
laquelle on puisse la prolonger. Fig. 73.
Le pied A dc h perpencliculaire
démit sur le plan P une droite AB parallèle à CD, el, les deur
droites AB et CD déterminent un plan perpencliculaire à P. On dit
qLre la droite AB esl, la projection de CD sur le plan P.
S 57. Plnns rraratlèlos. -On peut mouvoir la droite 0I)
3
38 CHAPITRI,] IC!.
clans I'espace, en la maintenrnt panrllèle à P, et loujours à la
nrême distance; elle engendre clans ce cas un plan Q rlont lous
les points sont à la distance CA de P; les deux plans P et Q sont
parallèles, ils ne se rencontreront jamais aussi grands qu'on les
supp0se.
ApllrclrroN.
- Dans la machine outil appelée raboteuse la
pièce est fixée sur un tablier horizontal anirné rl'un mouvement
de va-et-vient qui s'effectue toujours dans le même plnn. L'outil
coupanl,, Ie crochet, restant immobile, errlèr'e un copeflu suivanI
tune droite parallèle au tablier. A la passe suivante, le crocheI cst
légèrement cléplacé suivant une rlroile parallèle au plan rlu tabliu.,
mais dans une clirection perpendiculaire à celle du mouvement.
Il enlève un nouveau copeau parallèle au premier. À chaque passe
le même fait se reproduit, donnanl, finalement un plan ligoureu-
sement parallèle à la droite suivant laquelle se meut In pointc du
crochet.
La machine est oonstruite de telle sorte que la droite suivaut
laquelle se déplace le crochet occupe
une cote cléternrinée au-dessus du
tablier;il est donc possible, avec
cette mactrine, cl'obtenir une série
de plans parallèles entre eux.
$ 58. - Pour déterminer ln posi-
tion rlu plan Q il suffit de mener par
Fig. 74. le point C (fg.7q, par exernple,
une deuxième tlroite CF parallèle
au plan P, car deux droites qui se coupent déternrinent un plan.
Par un autre point D du plan Q (/ig. ZS) on peut mener une
droite DI parallèle à CF, cette droi[e
esl encore parallùle au plan P, car
elle ne peul" jamais le rencontrer, ello
est situéc à une distance DB tlu
plan P égale à la distance CA de la
droite CF'au plan P.
Réciproquement, si, tprès at'oir
Fis. 7â. tracé CF palallèle àr P, on trace par D

uue distrnce DB du pra. r, esÏr:uai:i:tï.,oiJ,il'ÏiiÏ'lrs#ri


déterminenl un plan Q parallèle att plan P.
AppnclrtoN. Le trucé des droites et des plans parallùlesr à
-
,rûuRIs c0]tp0sÉris ot.l Dn0tTUS liT Dti P I,A\S. 39
I'rtelier, sur la matière cl'ceuvro, se fait, avec un outil qui portc
le nom de trusquin. CeI outil est construit de façon à présenter une
pointe traçante que I'on peut fixer à
une distance donnée d'un plan direo-
teur.
Les menuisiers qui doivent tracer sur
cles morceaux toujours beaucoup plus
longs que larges lui onI donné ]a forme
ci-conlre (frg.lA); la tige glisse à frotte-
ment sur le platea,u, on lafire en senant
la clef. La pointe est ainsi maintenue à
une distance invaritble du plnteau; on
conçoit que si I'on déplace le trusquin
en faisant glisser le plateau contre la
fncc plane d'une pièce de bois, la pointe
dticrit une parnilèle à cette face. f is. Yô.
Le trusquin de I'ajusteur'(y'g. ?7) est
disposé d'une façon clifférente. Les pièccs de dirncnsions moindres
sont posées sur le rlarbre, la lige du l.rusquin est {ixée d'équene
sur le patin qui
glisse à la surface
du marbre. La
pointe traçante se
meut donc dtns
le plan parallèle
au rnarJrre.
Cet outil est YIS è VrclC,n

consIamment
employé pour
tracer des droitr:s Itarb re
parallèles aux
arôtcs d'une pièce
ch'essée, et pour Fig, 77.
étalilil deux faces
parallèles. Dans ce dernier cas I'une des faces étant clressée, il
sufllt, pour déterminer I'tutre, de fixer la pointe à la clistance
voulue,r'lu plateau ou de la semelle du patin, et de mener sur les
chanrps tleur parallèles à Ia première frrie.
- La pointe du trusquin cléclit to.jours une parailèle au plan
clirecteur, que la tige soit d'équerre ôu non, sur le plateau or sur
l*0 CHAPITRE ler.
le patin ; toutefois dans le trusquin du menuisier, si cette condi-
tion n'était pas remplie, et que I'on mesurâ|, la cote de la pointe
parallèlement à ia tige, on s'exposerait à une erreur par-,défaut,
àar toute oblique à un plan est. plus grantle que la perpendiculaire
pnrtant du môme point et aboutissant au même plan.
Les ajusLeurs repèr'ent la position de lr pointe traçante de lt
manière'suivante : ils disposent d'une équerre pour marlire don-
nant deux firces rectangulaires d'équerre entre elles, et, d'équert'e
sur le rnarbre; leur trôte conmune (S 53) esl donc rigout'euse-
ment perpencliculaire au plan directeur. O'est suivanl, cette arôte
gn'est mesurée lt cote de la pointe traçantc.
-
S 59. Avec le trusquin, on vér'ifiera fncilement les propriétés
suivantes
-:
l,o Psr wt, Ttoittt on ne peut faire Irasser qu'mze droite parallèle
à zme droite d,onnée;
2o Par tm, poirtt on, ne peut faire passer qu'un plan parallèle
ù ut platt d'onné ;
}o'Par un poittt ort, peut fuire passer mte infînité dc droites
parallèles ù utt, plan donné, muis elles sortt toutes situées dans 1.,:
'plun
parallète de méme coté cpte le poirtt ;
4o Deut droites ou deur Ttlans parallèl,es à urt, troi$ènzc sortl
-parallèles entre eur.
60. Rnulneun. Au lieu cle dire que cleur droites paral-
S -
lèles ne peuvunt se rencontret', on peut, également énoncet' cette
propriété, en disant que leur poitzt de rencontre cst èt une distance
infinie.
de vérifiel le parallélisme cle
Appr,rc1rroN.
- Proposons-nous
deux dr.oites tle 1'espncc, cleux arôtes holizontales d'un édifice
en construcl"ion par exemple. Bornoyer
suivant l'une de ces arôtes, et, cherclier ii
découvrir au loin un point fixe sur son
plolongement, i'arête parallèlc parall, con-
courir flu même point.
S 61. .Deun droites perpend,iculaires
ù, u,ne
-
troisi.èmc sant pa,rallèles entre elles.
Les ch'oites CD et EF (/iU.78)sonl,toutes
Fig. ?S. cleux perpencliculaires à AB, el, les trois
droites sout situées dans le même plan.
Si 0D et liF n'étaient pns pnrallèles, prolongées, elles se rt'ncontre-
ririent; alors il en résultt'r'nit que d'un point on pourrftit metter
FIGUnES cOITPOsÉI:s nn DROITES ET OE PLANS. 4I
deux perpentliculaires à une droite, ce que nous savons impossible.
Dono les droites CD et EF sont pnrallèles.
La proprié|"é réciproque esl, également vraie :
Qu,and, deur droites sont parallèles, tonte perpendieulaire ù
l'une est perpendiculaire ù l'autre.
Soient AB et CD Wg.79) deux droites
parallèles, e[ une troisième droite AC per-
pendiculaire à AB, e)le I'est aussi à CD.
lln effet, si CD n'était pas perpencliculaire
à AC, on pourririt,, par C, élever une per-
pencliculaire CD' à AC, el, CD'serait pa- ' Fig. 79.
rallèle à AB. Il en résulterait que pûr un
môme point C on pourrait menc,r à AB deux parailèles, ce que nous
s&\rons être in possible.
BD
ApprrclrroN.
- Tracé des paral-
lèles ir l'éqnet're.
Proposons-nous cle mener prr
le point C unc parallèle à AB
(fs.80).
Faire coïncider I'un des côtés de
I'tngle droit d'une équerre avec AB,
el, appuyer contre I'autre côté de Fig, S0.
l'angle droil, trne règle plaLe.
Déplacer l'équerre en la faisanl, glisser sur la règie, et amener le
champ en C. Tracer suivant ce chanrp.
Quancl on cloit tracer un grand nombre de parallèles équidis-
lantes, des hachures pftr exemple, prntiqr-rer tlans ln règle une
entaille (/ig.8l) peu profonde et clont
la lorrgueur surpasse oelle du petit côté
de l'écartement à donner aux hachures.
Nlettre I'équerre en place, puis la règle
(conrme f inclique la {igure t}t). Faire
glisser l'équerre dans la rainure jus-.
qu'à ce qu'e)le touche le bout de I'en-
taille; tracer. Laisser l'équelre fixe, eI I.-ig.81.
faire glisser ia règle, jusqu'à ce que Ie
bout antérieur de I'entaille vienne toucher le talon de l'équerre.
Appuyer sur la règle et faire glisser à nouveau l'équerre, comme il
vient d'ôtre clit, on obtient la position cl'une nouvàlle hachure.
Lorsque les parnilèlcs doivent ôtre tlacées sur la matière d'æuvre
&Çs 0HAFITRD lcl.
perpendicuiairement b un ohamp tlressé, orl utilise les équerres
il'oi*liur pourvu*s cl'un clr1peau cLrnI le clrartrp glisse sut' I'arôl'e.
s 62.- on clémonlrerait comme
au s 6{, en s'&ppLlyant-sur
leJpropriétés des clroites perpendiculaires aur plnns, ou des plans
nerpendiculaires entre eux :
' [. çue d,ettn plaps perpendiculaires ù une droite sont parallèles
entre eut.
Zo Que tleu,r plan,s étant Ttnrallèles, tottte droite perpendicu,laire
à. l'un est perTtencliculcûre à l'autre.
Bo Que heni plans étant ToarallèIes, totrt plan, perpendiculaire a
I'un esl perpentlicu,laire à I'autre.
s 63. Itâr.allôtes corrlrées D:lr ulre lrarrsvcrsale.
Dettx tlroiles AB et CD $g.82) étnnt si-
Luécs dans un plan, nous appellerons
transuersu/e toute droitc EF qui coupe
ou tt'avet'se les cleux premières cl'unc
manière qtrelconque.
ll est utile de oomptrer enlre cttx les
angles que cleux parnllèles fonl avec une
transversaltr. Pour renclre cette compa-
B'ig. 82. ruison plus fncile on a donué à ces a.ngles
des noms qui indiquent leur position.
Ainsi les angles GHB et HGC sont dîLs alternes'internes, ce qui
signifie qu'ils sont situés de palt et d'autre de la transversale et en
dedans des parallèles.
Les an,gles alternes-internes sont égaur' -.
Par lc milieu I de HG menons unc perpentlicrrlaire comntttne I(L
aur deux par.allèles. Les deux triangles ltlc _9! HIL sont égaux
comme rVant trois élérnents communs : lG par constructiou,
-]H
les anglei en I sont égaux comme opposés pat' le_sotnmct, l'angle l(
est clràit ainsi que I'ingle L; donc on a : angle KG[-: nngle IHL.
Les angles tti;D et GHÀ sont égaux commc étant les supplénlcll-
taires cl'angles égaux.
Récipr.oqûement : si, les angles alternes-inlernes sortt égaur, les
tl,,:ur droites sont purallèIes.
Si la droite CD passantpar le point G rt'6lait pns parallèle à AB,
0p pourrai[ par G mener utte autrc droite C'D' rltri t'ût parallèle
ù AÈ. Alors I'angle C,GH serail égal à GI]B eL par suite à LIGH,
ce qui ne peut avoil lictr que si C'G se conflontl avec CD.
$Oa. On appelle an.gles alternes-erternes ceux qiti souI sitttés
-
FIGURI.]S CONPOSEBS DO DROITES ET DE PLANS. &3
de par'[ e[ d'autre cle ]a transversale er, en clehors des parallèles,
comme FGD el. !fill rfig. 8Z).
Les angles alternes-ezternes sont éqctux.
Iin elïet, ils sont opposés par le sornmet à des angles alternes-
internes égtrux entre eux, par suite ils sonl égaux.
on démontrerait comme précédemrnent que si les angles alternes-
etrternes sont égaux, le,s deun droites sont prn"atlèles.
S 65. - On appelle angles corcespotrdants ceux qui sont situés
d'Lttt mêrne côté de la transversale, mais l'un en declans, I'autre en
clehors tles parallè'les, conrme FGI-J et GHB par exemple.
Les cnzgles cor?"cspond,anls sont égaur.
En effet, FGD est égal à CGH comnre étant son opposé par le
sorttmet, et CGH GfIB angles altcrnes-internes, donc FGD: GHB.
on clémonlrerait- comne au $ 63 quesi les angles clrcespondcmts
sont agau,x,, les droites sortt parallèles.
S 66. - Les angles tels que HGD et GHB situés tous deux à I'in-
térieur dos parallèles et du même côté cle la transversale soul ilits
cmgles internes d,u mëme côté;ils valent ensemble cleux clroits. Dn
elfet, IIGD est le supplénentaire de HGI( qui est égal à GHB.
- La réciproque est vr.aie, c'est-à-dire que si les angles internes
du, méme côté ualent deux angles droits, les droites coupées par la
transuersale sontytarallèles. On Ie démontrelait commeau $ GB.
$ 67. - Eufin les angles tels que FGD et BHB sont dits angles
eltenres du môrne côté, et on établirait comme au $ 6G le,s pro-
positions suivantes :
Lo Les angles eæternes du mëme côté ualent d,eur droits,
2" Si les angles erternes du mêrne côté ualent deux droits, les
droites couptées par la transûersale sont parallèles.
S 68. - En examinnn[ la position ot la direction des côtés des
angles fornrés par cleux clroites parallèles et une transversale
(frg. 8Z) nous tirerons encore cette conclusion :
Deun angles qui ont letn"s côtés parallèles sont égaux quand, les
côtës d,e l'un, sortt d,irigés soit dans le même sens, soit toui deuæ en
sens opÎiosé, pcu'ra..pporl à ceur d,e l'autre; ils sont supplémen-
taires, si, deur côtés sottt dans un, sens et les deuæ autres en sens
op1;osé.

Appttcl,tlolqs

I'{iyggu à pe_ntes.-- Poul relever I'angle que fait une oblique AB


.
(fg. g3) avec I'horizontale, on ul.ilise le niveau à pentes.Ce niveau
4t+ CHÀP llRli lor.
est composé essenliellement de deux branches articu]ées, I'uue se
place sur I'oblique AB, I'ttutre porte uu niveau, et I'ouverture des
branches esl réglée par
un pignon engrenant
suf une crémaillère CD
-tt en ûrc de cercle. On lit
sur h crémaillèr'e la va-
leur del'angle COH égal
à I'angle que I'oblique
AB fai'r avec une hori-
Fig. 83.
zontale.
I'raeé parullèIes ù la sauterelle. Proposons-nous rle mener
d,es
- des parallèles à I'obli-
que AB (f,g.8a).
Rolever à la saute-
relle I'angle que AB
fait avec RS, puis
faire glisser le cha-
Eig. 84. peûu sur le champ,
la lame donne cles directions parallèles à AB.
Traeé des parallèles sur une
feuille aLL moyen de la règle et
de l'équerre (/ig. 8ô).
Dans le tracé cles parallèles
sur une feuille ou sur une sur-
face plane incléfïnie, on peut
inclistinctement faire coinoider,
ftvec la direction donnée, le côté
oblique de l'équerre ou lo côté
cle I'angle droit.
Fig. 85. I\'acé d'une parallèle à une
drotte au moyen du compas.
gD Mener plr le point C une parallèle
-t- t' à AB (fis.86).
' \\\ , D'un point quelconque B comme
' ' ,
centre, clémire un flrc CA; de C comme
\ centre, et avec le môme rayon, dé-
fl B crire un nrcBD visiblement plus grand
Fig. 86. que CA. Puis poltella corde Aten BIl,
et marquer le point D. Joindre CD. Les angles ABC et BCD sont
FIGURES COMPÛSÉES DE DROITDS IIT DD PLÀNS. K'î

égaux, et comme ils sont, ahernes-internes, il s'ensuit que CD et AB


sont parallèles.

Dnolrns pEnpENDIcuLAInEs ENTRE ELLEs

$ 69. - Il existe entre deux angles donl,les côtés sont perpen-


diculairtrs deur à deux une relation analogue à celle qui vient d'ê[re
étudiée au $ 68.
Soient, deux angles ABC et DEF çpg. 87) tels gue EF soit perpen-
cliculaire à BC et ED perpendiculaire à AB. Elever ûvec une
riquerre une perpendiculaire BF'à BC; faire lourner l'équerre au-
toLrr de B, et élever laperpencliculaire BD' à AR. [,es denx lrrnnches
de I'équerre se déplacenl. soliCairemenl,
et décrivent le mênre angle aul.our du
point B. L'augle D'BF' esl, par suite
égal à I'angle ABC. D'ailleurs ces deux
nngles sont le conrplément de I'angle
ABF', ils sont évidemment égaux. D'
Les tleux angles DEF et D'BF' on[
par construction leurs côtés parallèles,
et comme ils sont cleux à deux diriEés
B
dans le mêmc sens, ils sont égaux. Ifen
résulte que les deux angles DDF et ABC
étant respectivement égaux Èr I'angle Fis. 87.
D'BF' sont égaux entre eux.
Considérons I'angle DEF,, formé par DE et le prolongement EF,,
de EF', cet angle a aussi ses côtés perpendictrlaires à ceux de
I'angle ABC, mais il est obtus, et il est D F
le supplémentaire de DEF. Il est égale-
ment le supplémentaire de ABC égat
\-,/-a
//
à DEF.
Donc : deus angles qui, ont leurs eôtés
|Itl ll
,perpendùeulaires sont éoaur ou supplé- l tl
mentaires, égaur s'f/s sonf tous les deun ..
o
f--.r..=-:---7<
t---rr':3i'---*.J
æ\4
de nÉme nalure, et supplémentqires si,
I'un est aigu,et l'autre obtus.
Fig.88.
Applrcluon. Le niveau à pentes
(frg.88) permet- tle relever I'angle d'une oblique avec I'horizon-
tale ou avec la verticale. ce niveau se compose d'un cadre carré
discontinu ABCD, découpé clans une plaoua de laiton, et ajouré
3.
46 CHAPITRE IOT.

suivant un quart de cercle dont le limbe intérieur esl grltlué en


deErés. Une llranche mobile articulée au centre 0 cle ce limlie
porte un indicateur cle niveau. L'ttng)e de pente est mesuré en
posan[ sur I'oblique I'un des côtés AD ou BC tlu cntlre (S 68i; I'in-
clinaison sur la verticale est donnée en apptlyant les côtés AD
orr 0D. Iix. : figures 89 et g0 (S 69).

Fig. 89. l.is.91.

Pour relever I'angle que fait une pièee de charpente avec I'hori-
zontale, on peut utiliser le niveau de maçon en le posant sut la
pièce comme I'indique la ligure 9l ; I'angle formé pûl 19 repère Oa
du niveau ilveo le lil à plomb O6
donne I'inclinaison de la pièce sur
I'borizon (S 69).

Ptlxs plnnllùtus coup[:s plH


UN PLAN TRANSVIiRSAL

S 70.- Quand deux plans pa-


rallèles P et Q Uî9.92) sont cou-
pés par un plan transversal T,
ils forment des angles dièdres à
propos desquels nous pouvons
thire une série deremerques ana.-
logues à celles des $ 63 et sui-
Fig.9P. vants.
[,es propriétés que nous avons
établies au sujet des angles plans formés par une transversale et
deux parallèles sont vraies pour les rectilignes tles dièdres formés
par les plans P, Q et T.
Les intersections RS et R'S/ sonl parallèles +]ntre elles. En elfet,
FIGURI.]S COMPOSÉES DII DROITES ET DD PLÀNS. 4"1

si elles ne I'él.aient pirs, comme elles sont sittrées dans le plan T,


olles se rencontreraient, el. alors les plans P ct Q auraient au moins
un point commun, ils ne seraient plus parallèles.
Appl.rclrtoNs.
- Dans le corroyage des llois d'æuYrer en com-
meuçant par dresser les dqtrr plats parallùlcs entt'e eux, on peut
mettre les champs d'équerre sur les fnces cn utilisanL une équerre
qui ne serait pas exacte, ou mêmc une sauterelle. 0n a vu ($ 66)
que lcs angles internes tlu môme côté de la transversale valent
de ux droits lorsque les tlroites sont paritllèles, si ces angles in-
terncs sont égaui, chacun d'eux vaut donc un droit. De même si
lc plun transt'et'sal T ftl'me avec les plans P et Q (i9.92) tles
tlièdres internes du même côté égaux, le plan T est perpendioulaire
sul P et Q.
Pour vérifier I'aplomb tl'un champ sur deux faces dressées, il
strl'fira donc de s'itssurt]t' s'il forme le mêrne dièdre aveo chacune
des faces. Une fausse équerre suf{it pour cela. Si l'équerre clont on
se sert n'est pns exftole, on devra constater le même écart du
champ avec I'utte el, I'autre face.
S 7{. Des paralleles comprises
-
entre parallèles sont égales.
- Deux
clroites parallèles AB et CD (fg. 93)
él,ant coupées par deux autres droites
pnrallèles AC et tsD, les premières
détachent sur les secondes deux seg- ''
ments AC et BD qui sont égaux, En
elfet, par C et D ntenonsles perpen- I Fig. 93.
dioulaires CE et DF à AB. Les deux
lriangles ACE et BDF onl leurs angles égaux ($ 68), et de plus le
côté CE est égal au côté DF', cnr
deux ptrrallèles sont éqrritlistantes.
Ces cleux triangles sonl, tlonc égaux,
et par suite on a : AC BD.
- même que
On démontrerait cle
CD * AB.
Réciproquement, si nous suppo-
sons quatre tiges rigides articulées
entre elles aux points A, B, C, D,
et telies que celles qui sont oppo-
sées restent égales entre elles, ces tiges demeurent parallèles deux
à cleux, quelle que soit la déformation imposée au système.
48 CHAPITRI] IEI.
S 72. Des plans parallèles P a, Q détaclrcnt su,r des droites
-
parallèles RS el TU des se gnrcnts égtm, _. Iin effet, faisons ptrsser
un plan par les deux droites; ce plan coupe les plans P et Q sui-
vant deux droites RT et SU paraUèles entre elles ($ 70), donc
IIS: TU (S 7l).
Polycorns

$ 73. Parauélogrammei, - On nomme parallélogromme


une portion de plan limitée par quatre droites parallèles deux à
deux. La figure 95 est, un palallélograrnme.
D'apr'ès les propriétés étudiées précédemment, dans tout paral-
lôlograncme:
Lo Les angles opposés sont égaux (S AS ;
2o Les côtés opposés sont égauæ ($ 7l).
$ 74. - l,es droites A0 et BD joignant deux somme[s non
voisins sonl les cliaEonales.' Si nous
c considérons les deuî triangles AOD
et BOC, nous voyons qu'ils ont trois
éléments égaux : un côté ($ 7l) et
deux angles (S 631: ces triangles
sont égaux, et par suite AO-O0;
Fig. ei. BO
- 0D, donc :
Dans tout parallélogra,mnze les
diagonales sc coupent mutuellement en deuæ parties égales.
La propriété réciproque est vraie : tout quadrilatère dont les
clryent en parties égules est un parallélogr&mme.
diagonad,es se
Bn effet (y'g. 95), les angles en O
opposés par le sommet sont égaux deux
à deux; dans les triangles AOD et BOC
-OD, AO: Qfi,
par exemple, on a: BO
ces deux triangles ayant trois éléments
communs sont égaux, et par suitel'angle
BCA est égal à I'angle CAD, donc r$ 63)
BC et AD sont parallèles, On démon-
trerait de mème que AB et CD sont pa-
ralièles.
Appr,rcarroN. Dans l'étau de sculp-
Fig. 96.
-
tew (f,9.96), les mâchoires sont main-
tenues parallèles par Ie jeu d'un moisilJorr en fer à branches égales.
Les deux branches du croisillon sont articulées en leur milieu O,
FIGUR3S CO\IPOSIiES DE DNOITIIS IiT DD PLANS' 4g

les extrémités A el. B sont maintenues sut' les màchoires chacune


pù goupille autour de la_qu-elle el1:s peuvcnt tourner; les
"n"
extrémités C et D glissent sur lô foncl des rainttres AC' BD. Dans
le ntouvernent de Ïa miichoire mobile, lc eroisillon se déforrue,
paral-
mais ses branches restent toujours égales, ce qui Ûssure le
Iélisme cles rainures et par sui[e des rnâcttoires'
S ?5. Les Palallélo-
granmes-portent difftirents
noms suivant les relations
existant entre leurs angles
ou leurs côtés.
rvl "t"""1
On les nomme :
Itectangles (frg . 97) quand Fig. 07.
I
"""
Fig. 98.
angles sont droits;
les'Cài,lit
quona les angles sont droits et les côtés égaux (/g. 98);
Losnnges qrrand les côtés sont égatrx sflns
que les àngles soient droits (frg.gg).
' 76' et du
S - Ltt d,iagonales dù camé
losanqe se coupen't ù angle droit.
En effet, lei sornmets C et D (frg.99)' par
exemple, sont àr égale distance des sommets A 'r
^

et B, ils sont clonc ($ 39) situés sur la per-


pendiculaire élevée au milieu de la diago-
nalc À8.
S 77. Polygorros. On donne le nom D
-
goioral de pôlygont à une portion de- plan
Fis' ee'

iirnitée par desïroites. Les triangles et les parallélogrammes sonl'


tles polygones.
Les polygones à 4 côtés sont appelés rluadrùlatères'
s pentagones.
6 ltecagones.
].t
I heptagones,
I octogones.
t0 décagones.

Fig. t00. Fig. 101. Fig. 102'

Un quadrilatère qui a seulement deux côtés parallèles (fg. rcA)


50 CHAp ITR E ler.
est u-n trapèze; on le dit rectangle si I'un cles côtés non parallèles
es[.d'équerre sur les deux autres (/ig.l0l), et isoeèle si les côtés
olrliques sont égaux (frg. 102).
S 78. Sonrnro rles arrg;tes rl.un potygo Un poly_
gone peul, avoir tles angles rentrants (fg.l}J) ou n'ar,oir quà aË.
angles saillants (/îy7.l0l); dans ce dernier cas, quelle quc soit sa
furme, on peut toujours,
h An rnarrqnl .l^-
e_n menant li^ ^^*^t^^
des diagonales
^i\
\\ --)s d'un sommet quelionque
\ A, par exemple, aux Àu-
\ / tres sommets non conti-
gus C, D..,, le décompo-
\ /
____\/
',nr t
ser en triangles dont le
l:ig. l0:1. ru'r' nombre est égal à celui
des côtés du p6lygone di-
rrinué t]c deux. si n est le nombre des côtés du porl'gone,,n-2
est celui cles triangles résultant de cette décompoËition. or la
somme des angles- du polygontr es[ égale à ]a somme des angles
de tous ces triangles, cette sonrme vaut donc 2 dr. X (" Z).
-
Por,yÈnnus

S 79. ParauéIéplpèce. Un parallélépipède est une por-


tion de I'espace limitée par six-faces parallèles cleux à cleux; oha-
cune de ces faces est un parallélo-
gramme.
Le solitle (fg. t05) est un parallë-
lépipède.
Dans un parallélépipède :
.-lo Les arêtes parallèles sont égales
(s 72).
2o Les angles Ttlans sont égaun ou
supplémentaires (S G8).
3o Les angles d,ièdres sont égauu
r:is. roi. ou supplémentaùres (S T0).
$ 80. Les droites analoEues
à BH' joignant deux_ sommets opposés sont les diagonales; elies se
coupent en lcur milieu. En effet, considérons les ciiagonaies cleux
à deux, BH et FD-qa1 exemple; elles déterminent un plan qui
coupe le parallélépipède suivant un parallélogramme (g fO;; ôr,
FICUNDS COI{POSÉDS DII DROITIIS ET D11] PLANS. ôI
nous sirvons ($ 74) que les tliagonales tl'un parallélogrnnlllle se
coupent en pilrties égales.
$-sl. - on rlonne rlifférents noms aur parnllélépipècles suivant
les relations qui cristenl cntre ltls faces et les-angles dièdres.
On nomme- Ttnrallélépi,pède rectan.gle celui dont tous les cliètlres
sont droits. Les faces sonl. des reotangles.
Le cube est un parallélépipèrte rectangle dont toutes les faces
sont cles canés.
Un parallélépipèr'le est rlit droit quancl les ar'êtes sonl perpendi-
culirirôs ùux bases , eL oblique quand les nrôtes sont obliqtres.
S 82. - On donno le norlr gé-
néral de poQèdr"e à loute portion
de I'espace limitée pnr cles p)ans.

\V
Le plus simple il ilu ntoitts
qual.rc faces qui toutes trois sont
tles trinngles, c'est un tétraèdre
ffis. taQ.
lJnepyranide esL un polyèdlc
Fig. 10ô.
dr-rnt toutes les faces, sauf une,
' convergent tu même point (lig.l07). ^\ La face non convergente est
la base, le point de convergence est le sornmet, la
hauteur est la perpenrliculaire abaissée du sommet
sur la blse. IJn tétraèclre est une pvramide.
On nomnr e privne (/q, t08) un polyèdre dont
les arôtes latérales sont égales et parallèles entt'e
r,lles. Les bases sont des polygones égaux et paral-
lèles.
Quand les ar'êtes sont perpeudiculaires ûux bases,
Itr prisme est droit,la hauteur es[ donnée par I'arête
(/ig. 108), les faces sont des rectangles; si les Fig. 10S.
irôtes sont obliques aux bases, le prisme est dil,
ohlique,les faces sont tles palallélogrammes, et la hauteur esl, la
pelpendicul.rire commune lux liases.

Musunu DEs suRFÀcEs ET DEs voLUMES

S 83. Sru'fnce (lu rectangle. - Supposons que le rectangle


ç1i.g. losl ait 5 mètres de longueur et 3 mètres de
largeur. Parles
points l, g) 8,1r, S, corresponclant à la division en mètres, sur la
iongueur, lrtenons des parallèles à la largeur. Menons de même
1i2 CIlAptTnE te!.
des parallèles à la longueur !ry les points L, Z, B, comptés sur le
largeur. Le rectangle a dté divisé ôn B rangées'de s carrés ou
5><3:lJ carrés ayant ,t mètre cle côté.
723{-5 Le nornbre de mètres carrés qui exprime la
surlace de ce rectangl: est doric égafau pro_
duii desa longueur pûr sa largeui mesuiées
toutes deux en mètres.
D'où la règle suivante : La surface d,,ttit
F'ig. 109. recta-ngle s'obtient en rnu,ltipliant la bctse
par la lmuteur.
$ _84. parauéréprpèrre. prenons un paraliélépipède rec-
tangle (ft9. l{0) - ont
dont les arêtes 3,4 et 5 mètrôs. Mrnons
tles plans de niveau par les points
correspondants à la division en mè-
tles sur la hauteur. Nous olrte-
nons quatre tranches rectangulaires
égales.
Chacune contient autan[ de nè-
tres_cubes qu'on en pourrait placer
sur Ia base. 0r sur la base on en
-
pqgt placer 3X5, comme le paral-
Fis. u0. lélépipède reclangle contient quatre
est
donc BX')<,, 60 mè*es ,fi:T:i9:o"iJliîffi,1;,iilïie
-
Le uolume d"utz, parallélépipède rectangle esi ogar au prod,uit d,c
sa base pq,r sa hauteur,
RnulnQun.
- si les dimensions des deux figures précédentes
étaient exprimées en centimètres ou en millimètrcs, lôs résultats
obtenus seraient exprimés en ccntirnètles ou millimètres canés
pour les surfaces, et en centimètres ou millimètres cubes pou. t.,
volumes.
S 85. Surface rtu parallélogramne. Prendre un pa-
-
rallélogramme en
carton, le couper
par un trait cle ci-
se.lux donné cl'é-
querre sur les
Fig.1l1. Fi9.712, grands côtés paral-
lèles (y'g. {r{); as_
sembler les deux morceaux en les intervertissant, ctest-à-dire en
}'t0UR|iSc0MP0SÉDSDI]DR0lTliSliTDllPLANS.ô3
nel.tirnf. àr droitc celui qui est à gauche (lîg llz)r.on
oblient un
que.lo
rectangle. C, r*fnnglJ a mOme"base ni même hauteur
à celle
parailéÏogramme, et ia surface est évidemmenl équiualenle
du parallélogramme.
ce]le
otr obtiendra donc la surface du parallélograntme comme
du rectanglr, ,'uri-à- ilir, .n I'crisani le Ttroduit de la base par Ia
Itauteur'.
S 86. Volurnc rl'un Daratlélétllpèrte quelcorrQuer -
Pr'àndre un morccau de bois cot'-
royé selon un parallélépipède rec-
tangle, et Ie sectionner par trn trait
de scie en biais sttr les Plats, el,
tl'éqtrert'e sur Ies champs (/ig.ll3);
nssembler les deur morcetux en
les intervertissant, c'est-à-dire en
nrettanl. à drr-rite celui qui est à
gauche On obtient un ParalléléPi-
pëde droit, équivalent au Premier;
ia hauteur est restée la même, la
base est devettue un Parallélo- l"ig. t 13.

Erirmme de mêmes climensions qLlc


;;ii;;-,ir parallélépiptrcle rectangulaire, sou volunte sertr do'c
" 'U;; pil le môme procluit (base X hauteur)'
exprirné
pitr ou planchôttes reciaogulailes tle môme format clonne
uo p**uttetépipècle rectanglc si la pile est cl'aplor:,;lh (f g.^Ll4). .
- -dni*on.
pinclrer ln pileiatéralement (f'g. l,lit), cn laissant les

Fig. 1l t. ti'ig. 115' Fig. 1lô.

face s antérieures et postérieures d'itplornb ; puis faisons-la pcnclter


cl'ava't en a*ière (pg. l{6). lllle i clangé d'aspecl, mais trois
olt CHÀPITNE lgT

choses sont demeurées les mêmes: l.le volurne ; zola trauteur, qui
est égale à l'épaisseur'_ totale des planctrettes; B" Ies deux basôs,
qui sont restées parallèles.
Le uolu,me d'un parauëlépipède obliclue est donc e'ncore éga,le au
produit de la par la lmutetu.,
base
S 87. surfaeo d'un rriangre.
- Découper clirns du car'ton
deux triangles égaux, et les pltcer'l'un à
côté dc I'autre comme Ie mon[re ]a fi-
I
r1
UL
gure ll7. L'enscrnble des dcLrr triangles
constitue un parallélogrammc. La surftrce
it d'un tliangle est donc nroitié cle celle
l'ig. I | 7. cl'un parallélogramure de môrne btsc et
de môme lrautenr.
. Ia surfacg Q'un tt'iangle
la par la
est donc égnre à, ntoitié clu, prodrtt d,e
base hautet*, ce que I'orr repr:éscnte par la for.rnule :

Surf. triangle: jn*".


88. Sur.fnee (t'url polygone quctcorrque.
S
- Un poly-
gone quelconque peut être décomposd
_--i.r ôn
triangles (/îg, t,t8) par des cliagonCles. tin
ftLisant la som-
me tles srrlfa-
ces partielies,
on obtient la
surface du po-
Fis. t18. Fig. tt9. lygone.
Le cn lcul
cst simplifïé dans le cas ctu trapèze (frg. ile) :
surr. trapèze
-|O xh)+ltuxh):u (ry),.
d'otr la règle suivante :
La surfcrce d'un trapèze s'obtient en multipliant la demi-somnte
d,es ltases par la lmu.teur.
S 89. Iolume rlfun lrisrrre tr.iùngulaire. prendre
deux prismes lriangulaires droits égaux, et les placer-I'un contre
l'autrc comme I'indique-la ligule 190. L'ensenrble des deux plismes
tlonne un parallélépipètle droit,, dont le volume esl égal au-procluit
FIGURES COI\lPOSÉES DIù DROIlIiS I]T DD
PLANS. 55

égal
la base par la hattteut" Le volume d'un prisme est donc
à
cle
Ia moitié du Produit Précédent'
Or, la base du Prisme
tritngrrlaire est moitié
tle la liase du Paralléid-
pipètle, donc /e uolunc
clu prisme est égal ut
produit de su base Pur
su luruteur.
$ 90. vorurnc
df lru
prisruc drrlit qtrcl
t-ig. 121.
conrfue. - Un Prisme t"ig. t:o'
tlroit peut être clivisé les cliago-
,"-prirï.s triarrg*1nir.es pa' cles. pltrns passant suivant égtl Èr la
rrirles rles 5ases fii'."'iztli ie clu prisme est donc
"otume
somme des volumes Pnrtiels'
-"epp.fÀns
B la Jtase'clu pti-smg, eL b, br, ô, les bases des prismes
triaïjul,rires. les volu'rei 4c chacutt cle ces prismes sont les pro-
tluits'ÔXH, brXIl, I'tz>< H; la somme tle ces ploduits :
(Ô>< tI) -l- (Ô, ><tl) * (ô, ><H) - (b+ t" + t') x tt'
Or : à * Ô, * br:B; dr-rno volunre plisme=l X H'
de Ia base par
Le uolwne d,'un prisnt'e d,roit est égal au procluit
lu hauteur'.
sgt.Volrrrrrc.lrurltrrlsrneo|rlique.-Découperune
épaisseur.
sélïrcle polygones égaux tlans des-planchettes de môme
ôrs potygon* .rpiiÉs cl'aplomb tlônnent uu plisme
droit. Incliner
tn I'a fait pour la. pile cle plan-
;ïJ piii i1" polvgones -comme elle devient un prisnte
,frlii.i r*.tangl,tirires; ellc change d'aspect,
les mêmes : {o la ltatr-
;;iiq;; rnais"trois chôses sonl, ilemeuiées
i*ïi'l q"f totale des planchettes ; 2o Ie volume; 3o les
est l'épnisseur.
deux bases sont restées parallèles. Le volume cl'un prisme obliquc
-riâr* gqnivalent no uàlunrt d'un prisme droit cle nrôme base et
cle mômeharrteur, et son volume est encore obtenu en nrultipliant
la ltase par ln, lmuteur.
s 92. votrrrne rl'une pyrarnide. - construire
itvec tlu
une pyramicle de base_équivalente
,ni.to,r n1 plisme queiconque , et
et rle lrauteir (/i,.122). Laisser ou'ettes une des bases du
et labasc C* io"pyro*i,lg. Emplir.ile sable fin la
pyramide,
ptiri"r,'rônre
prisme est exûc-
et, verser son contenu tiois fois dans leprisme. Le
5ù ûEAptTnû II.
tement rempli par trois fois le contenu de la pyramide. Le volume
de-la pyramide est donc le tiers de celui d'un prisme debase eqtii-
valente et de même hauteur.
cousrleurwcn. Le uohtme d'une
Ie tîers pyoduit
- .py-ramid,e s,oôtient en prennnt
la base par là"hauteur,, ce gue ro" i*pr:irii
^du -de
par la formule: uolume pyrarnide:llBB><i.. '

-Â----
I
I
I
I
I

ih
I
I
I
-+

t is, t2t.. Fig. 128.


123.

$ 93. Rumlnour. un poryècrre de forme quelconqu e(frg.


-- rza\
pe't être décomposé en pyr.aniides, le volume àu potyoclrlj Ë.t os.i
à la sornme cles volumes partiels.
Exemple :_t_e polyèrl peut être décornposé en quatre
!..Vg:f JB]
pyramid_es sABcG, s0DG, SAGIIF et sGED. son volurne est la
somme des volurnes de oes quatre pyramidr.s.

CHAPITRE II
CIRCOilFÉRENCE ET FIGURES DÉBIVÉES

$ 94: Corrte._- Sur le milieu E d'une corcle AB (rtg. n4),


élever l_n perpencliculaire cD; tous les points appartenant à cette
perpentliculaire sont équidistants des-points e ôf n (S 89).
- lo cette perpendiculaire passe par le centre clu cerclle, car A0--_-
OB comme rflyonsd'une même oirconférence:
2o Les arcs sous-tcndus par Ia corcle AB sont divisés en deux
parties égales. En elÏet, AD: DB et AC: CB, clonc arc AD
DB, et arc AC:ârc CB (S {4). -
al.o

corcsrtQunucg.
-ra perpencliculcù.re éleuée sm, le miliett d,,nne
CIBCONTÉRDNCE EÎ I'IGURT$ DÉRIVÉES. 67

c4rd,e pctsse par le centre d,'un eercle, et, yécipr7quemen't,


Ia per'
n,ei,nd,iLutuire abqissée d,u centt'e d,'un cercle. sur une
corde partage
'iitti r*Ae et l'at c qu'elle sous-tend, en deut parties égales,

-i
D
oe---
fig. lZL Fig. 1?i.

Equerr.e à eentt'er .' L'équerre à centrer


$ 95. Aplilca,rroN.
t/ii, lZl)., rorpo*.- .r.r'ntiellement d'une traverse munie de
ii.ï* goujons A ,t B, et r1'une règle dont I'un AB'
CD des champs est
Pour déter'
r"itoà't li perpencliculaire élevéeiur le milieu de
ruriner le centrà d'un disque ou d'un cy-
iil;i;;,;ppuy.' ËJiliô' '* ra cii- ,('' \
confér'enc,e du disque, la lignc CD donne / \
un diamètre. Changer l'équerre de place, I i \c
ct ramener la r'ègle en C'D'. Elle déter- { -Àl'--- i
mine un secondtitmètle, qui coupe le \ "i -----lJ-- I

premier en O, centre clu disque..


' 96. ITaire pa,sler un'e circonfé'
,tirt par- trois Poirtts A, B el C non' en
S
I
Iigne droite (rtq. l'26). I
"Joindre a

A à B, et B à C. Blever une Fig. 126.

neroendicuiaire au milieu de la droite AB,


;iil;;; de BC. Lc point cl'intersection 0 des deux !9rpe1-
ritiou
C. C'esl' lc
diculaires est situd [ Ègotr'Oistance des points A, B et
ccntre du cercle passarrt pill' ces trois points'

Lns ltrct tls INS0RITS nr LÀ ctncoNr'Énnxcn

Ê 9?. A[gle inscr.il, - Nous tvons étudié précéclemmentde


tS.zojll, rrioiion qui erriste entre un angle au centre et I'arc
58 CilAP ITNE II.
cercle compris entre ses côtés, et nous avons \ru que Ja grandeur
d'un anglc était mesurée en comparant la longueur cle cet arc à
celle du quadrant. 0n exprime ce fait en disant qte I'angle au
centre a plur mesltre larc compris entre ses côtés.
Quand le sommet, tle I'angle, au lieu d'être au centre de la cir-
conférence, est situé sur la circonférence
elle-même, I'angle est dit insuit. Il
existe égdement une relation très simple
entre I'angle inscr.it et I'arc compris entre
ses côtés.
Les côtés de I'angle peuvent occuper
différentes positions :
lo L'un des côtés pa,sse par le centre
(/is. tzt).
rU Joindre AO. Le triangle A0B est iso-
,
F\9. 127. cèle, Ies angles B el, A sont égaux. [-'an-
gle AOC extér'ieur. au triangle AOB est
égal à A+B ou à 28. 0r la mesnre de cet angle étant I'ar.c AC,
Il a pour n't,,ru.,
f.
2o Le centre est cotnpris entre les côtés (frg. IZB),
Angle ABC angle ABD + angle DBC.
-
Or, mesure de I'angle ABD
---+t mesure del,angle OnC- f;;
donc mesure cle ABC: {9 + T
ec.
2 '. 2 - 2'

Fig. l2s. Fig. 129.

3o Le centre est en d,eltors d,es côtés (lig. 129).


Angle ABC angle ABD angle CBD.
- -
CI RCONFÉREN CIl ET FIGU N ES DÉRIVÉES' !;9

Or, mesure dc l'angle ABD mesr:re de l'angle Cnn


- T, -9f;
ABC:
donc mesure de
+ - i: T
CoNcr,usrou . La mesu'e tl'un, ungle inscrit est ëgale ù moitié de
-
I'arc intercepté Ttcu' les cdtés.
$ 9S. Segr1e1l, clp1t)l Tous les angles ilscrits ayant
leui sommel sur I'arc Al\lB (/îg. 130) et clonl. Ies côtés passent par
A et B ont pour mesure #t ils sont égaux. Le segnrent AMB est

ùit segment capableau t'oJgt. ayant pour mesu'u#'

ttt.. \ t-- ,'l


ar" ./
------
- --l
N N
Fig. 130. Fig. 131.

Si ce segment est une clemi-circonférence(fïg.l_31)' touslesan-


gles qui yËont insrits onl, pour mesure unquart decirconférenoe:
ils sont droits.
S gg.Appltclrtoxs. - {o Une équeme quelconqu.e Peut
seruzr
d,'éguerre d centrer.
Soit à tléterminer le centre d'une cir-
conférence (/îg. IZZ). Placer l'équerre
sur le cercle en metlant son sonmet
sur la circonférence. Joinclre les inter- /'\-'--
-- 0'r
sections N et l\[ des côtés de I'ang1e avec
la circonfél'ence. La droite MN esl, un
diamèl,re.
IVIgttr-Ë l'éqttene
Mettre dans une
I uquur rl, rr(ltrr urrv position
pvrrrruu Fis. 132.
autre telle que le diamètre PQ cotrpe le
premier sui'ant un tngle_assez ouvert;-le point d'intersection O

he oes deux diamètres est le centre oherohé.


60 CHAPITRE II.
vërilicatio* d'une cannelure d,emi-circrrairc (fig, IJJ),
2_o
Pour s'.ssurer quelasection d'une cannelure ,st uhirrni-ôercle.
il suffit de faile glisser sur leé
arêtes les deux champs d'une
équerre conme I'indique la fi-
gure 133 ; le sommel,0 de I'équerre
clécli t une dem i-oirconférencô don t
le diamètre est AB.
3o lTaire passer un, erc cle eercle
par trois
points A, B, D, non, en,
ligne droite (/ig. rcq.
t-ig. '
133.
Disposer deux règles pL et l\{N
comme I'indique. Ia figure lB4. Fixer-les règles I'uie sur I'autre,
,Ju
lulr.sorte qu'elles formenI un angle rigid ADB, et planter en
a et B deux pointes sur lesquelles lesiugleJpeuvcnt glisser. oeplir-
cer l'angle AIIB,
en laissant ]es
côtés en contact
avec les pointes;
le sommet D se
meut sur I'alc de
F is. 134. cercle ADB gui
esl segnrent le
capable de angle. si l'on dispose une poinl.e traçante au sonl-
-cet
mel D, on décrit un ilrc de cercle passant par les trois points A, D
et B.
on a construit sur ce principe un petit inslrunrent appelé c1,clo-
graphe, qui permet de tracer d'un mouvement continù-,,n arï de
oercle sans en avoir Ie centre.
4o I'raeé à main leuée c|'ztn arc ,ile cercle passant par trois'poittts
- r n, r*..;j"i,..r,.{_-!
n donnésA,B,C(frg. lB;).
Mener AB et tsC; l'angle
r*::-'r.-),*]:t-',. ABC est inscrit dans le seg-
men[ dr: ccrcle passant par
les trois points donnds.
Avec uneouverture cle com-
-
Fis. 135. lrt
s quelconque, et des points
A et C comme centres, dé-
uire deux arcs indéfinis l,ayon, MN et pe.
de rnême
sur chacun de ces arcs, marquer,-avec une faibie ouverture de
TIRCONTÉnENCII ET FIOUREs DÉRIvÉEs. 6I
.c.gm_Pas' !
partir des points o des arcs égaux; numéroter comme
I'indique Ia figure l35.
Joinclre a à la division I clc I'arc MN, 0 à la clivision I de I'arc
PQ' Les cleux droites al,0l se coupenten E. Les arrgles allc et
AB.c sont, égaux, 0ûr nous ayons succôssivement ajouté ét retranché
à I'angle ABC une même quantité; le point u eît donc sil.ué sur
I'arc cherché.
Déterminer de nrôme un nombre suffisant de points, et les jointlre
par une oourbe continue.
3o Autre trat:é à main, leuée (fig. {86).
Porter AO,:
- QQ, et
élever àtt perpendicu- '...
- ry.---;)*:-:-l\)*"- .,i
lairesencesâeuipoints.'3,2.,';ir-;'*(-----)-^:-'\r-'{,i'
---'---t'r1ii..
Marquer sur châcune, ,,'u"ii-i'-------
de. part et d'autre clu aiii:::*^t;,
point O, des distan- r\//''''-
l-p:ù::..
-'l
'. ' l,i
ces égales, et numér.o-
Fig' 136' "
ter oomme I'indique la
!Bo.e 136. Joinclle Cl' et prolonger, joindre de même Al,, les
droites de môme indice ainsi menées se coupent en un poini de
I'arc_passant par ABC. Bn effet, en menant Ll,', on diminue
langle ABC de l'arrgle BA{' mais en menant c{/, on I'augmente
cle I'angle Bc{'. or lcs cleux triangles rectangles cot, et aot/ sont
égaux; on & d'une part diminué ABC, mais on I'a augmenté
{'11try part de la même quantité, le nouvel anglc est doric égal
à ABc, et son sommet est situé sur I'arc forirant le seErnànt
capable de I'angle ABC.
Les droites de même indice donneront en se ccrupant une série
de points qu'il suffira de réunir par une oourbe continue.

Btssncrnrcn

S 1oo. on nomme bissectrice la droite qui partage I'ouver-


- en tleux parties égales.
ture d'un angle
considérons I'angle tBC (fig. lez; et I'aro AC compris entre ses
oôtés. La bissectrice partageint I'nngle en deux parties égales
coupel'arc Ac en son milieu, elle esl, par suite perpenilicula'ire à
la cortle ac et en son milieu F (S g4), tôusles points àe cette droite
sont clonc à égale distance des points A et 0.
De plus, un point quelconquc K de la bissectrice est à égale dis-
l*
CHAPITRII II.
tance des côtés de I'anglo. En effe[, abaissons sur AB la perpentli-
culaire MI(, et sur BC la perpentliculaire KL. Les triangles KMB
et KBL sont rectangles, ils ont I'hypoténuse-commune, les angles
algus r:n B égaux' comme valant
ohacun moitié de ABC, ces deux
triangles sont donc égaux ($ 32)'
et par suite I\lK:KL.
La bissectrice est donc encore
le lieu des points équitlistants des
côtés do I'angle.
Appr,tcrtIon,: Tracés d'e la bis'
sectrice.
Lo Tracé au compas.
- De B
comme centre (f g. 137), tracer un
arc AC; des points A et C comme
centres, avee la même ouverture
de compas, décrire deux arcs qui
se coupent en D. Joindre BD,
cette droite est la bissectrice.
2o Traeé au trusquin (frg.138). Mener au_trusquin deux traits
-à .mênte
la
-
distance de chacun des côtés de
l'angle. Le point tf intersection D de ces deux
traits équidistants des côtés AB et BC appar-
tient à la bisseotrice, il suffit de joindre BD.
S {0t. I}issectrlce ele I'angle forné
par eleur droiles eotlcorlrilrrlei. - Si
t h. deux droites ne se coupent pas dans les
Fig. t38.
limites de la {Tgure, mener à une clistance con-
venable deux parallèles A'B', A'D' (fr9- 139),_équidistantes des
côtés de I'angle; Ieur point d'in-
tersection A' appartient à la ltis-
sectrice cherchée. Mener de
même deux autres parallèles qui
clétermineront un second pointE
de la bisseotrice. Joindre A/8.
Ce traoé peut se faire Lrès ra-
Fig. 139.
pidement ûu trusquin si les
champs sont les droites CD et
AB: il suf{it d'ailleurs de lirniter les pariùlèles A'B el, A'D' à deux
traits de repère se coupant en A'.
CINCONFIiRIINCE ET FIGURI'S DÉRIvÉES. 6I
S 102. Situlerelle rlonrrant les trissectrices..,- L'équerre
à bissectrices (fr7.140) se compose essentiellement cl'une brancho
fixe AB fornrant chapeau nvec une branche mobile articulée en C.
La branche mobile CD forme
chapeau a.vec une règle AD ar-
ticulée en A et pouryue cl'une
ntorl,aise à jour dans laguelle
glisse exactunrent un goujon re-
liant en D les deux lames de la
branche CD. Les clistancesAC et A
CB
CD sont égales, il en résulte que
Fig. t{0.
le systèrne des règles irr,ticulées
forme un triangle isocèle ACD dont on peut faire varier à volonté
I'angle au sommet C. L'angle extér'ieur. DCB _- CAD * CDA; la
règle AD est donc toujours parallèle à Ia bissectrice de I'nngle DCB.
Pour tracer la bissectricc cl'un ûngle, ouvrir les deux brancbes
BC et, CD suivant les côtés (ce qui esl, facile, ces deux branches
formant chapeau), puis faire glisser l'équerre, en utilisant, la
branclrê AB conrnrc chapenu ; tracer suivant le champ de la règle AD.
Cette sauterelle convient pour un anglc saillant; si I'angle est
rentrant, on la
dispose comme
I'inclique Ia {i-
,r:\
I
IJ

..\,,
gure l4l : elle ,,] rt \
est formée de iill
deux branches lill
-.1 i i J.,
mobiles articu- I I,/.:.,,
t,l
B avec
lées en Â
une lame BD \ii'
tbl
titl
I

pourvue d'une
mortaisc à iorrr, ||l
deux autres bran-
ches mobiles GE
Iil
l'l
et EF sont arti- lln
Fig.14l.
culées en E au
moyen d'un goujon glissant dans la nrortaise, et cn G et F, de
telle façon que l'on ait : BG BF; GE -_ EF. Les lilmes AB et BC
étant appliquées contre les -côtés d'un angle rentrant, Ia lame BD
donne la bissectrice cherchée.
,|03. flr.iseetriorr de I'ansle.
- 0n
S peut, par un procédé
6t* CHAPITRE lI.
nnûlogue au précérlent, tracer un angle valant le tiers d'un auglo
donné.
Soit A0B (f,g. M2) i'angle dont on veul, lrouvet'le tiers.
Avec une ouvertut'e de compas convenablc, décrire, cle O comme
centre, une tlemi-circonférence ABC.
Marquer sur une bande de papier, ou sur le borcl d'une règle
biserutée, une longueur DF' OA. Placer la rbgle de telle sorte
- que le point D soit sur le
côté A0 prolongé et le
point F sur la demi-circon-
férence. Faire mouvoir la
r.ègle en laissant toujours D
sur A0 prolongé et F sur la
Fig. ltr?.
demi-circon férence, et faire
pirsser le clramp DF parle pointB. 'Iracer suivant lB. L alSle BDO
ôst le tiers de A0B. En effet, jointlre F0; le triangle DFO est iso-
cèle, car on a pris DF':FO, les angles marqués ({) sont, égaux.
Le triangle FOB est également isocèle,les côlés F0 et 0B sont deux
rftyons d'une même demi-circonférence: les angles mnrqués (2)
sont égaux. L'angle OFB extériettr au triangle ODF est égal
à cleur fois I'angle (l) ; I'angle AOB extérieur au triangle 0DI3
vaut (2) + (t),
c'est-à-dire
trois fois I'an-
gle (l).
L'appareil
(/is. t43) réa-
lise ces dispo-
sitions géomé-
triques.
Fig. 1{3.
La branclre
AD composée cle tleux règles est pourvue cl'uue mortaise à jour DC;
en O sont articulées deux branches égales OB et OII assemblées en O
par un goujon. La branche Ol,l est, articulée avec Ia lante BD en un
point fixe E, et la brauchc 0B est articulée en B avec un ourseur
glissant dans une rainure à rucouvrement pratiquée sur la lame BD ;
lc goujon D firé sur lt lame à une distancc DItr OE glisse dans
la mortaise CD. Les bt'anchcs 0A et 0B formenl. -une situterelle qui
permet de relevcr un angle quelconque; la règle DB fail, avec la
branche DA un angle valattt le tiers cltr premier.
CINCONFÉRDNCE ET F1GURES DÉNIVÉT]S. 65

S f04. 'tracé rle quelques angles fréquemnrerrt enr-


prôyés. En portanl, six fois le rayon sur la circonférence
(frg, 144), -onrevient exacternent au point de départ, I'ar0 qui est
sous-tendu par une corde
égale au rtyon vaut donc
li6 de 4clroits, c'est-à-clire
gox4 '
1::60o.^
Angle de 80" (fr7. ruil.
l'un des côtés de
- Soit OA
I'irngle. De O comrne ceutre, ovec un rayon quelconque, décrire un
arc CB; il.yeg la môme ouvelture de compas, de C cornme centre
tiécrire un second alr: qui coupe le premier en B. Joindre 0B;
I'angle A0B vaut 60".
des côtés de I'angle est OA' Avcc
Angte de 30" t/îç1. M6).
la même ouverture dc compas, - f,'sntrt,:er les
arcs dont les centres sottt succcssivement O,
C, B; joindre DO, qui est la bissectrice
d'un angle rle 600.
L'angle DOA vaut par -g------ --P -)<'
suite 30". ",, ,/'i' ,c'r
,,',7 I
\\
Angle de 90' (fis. ,.1 ,, i'
L'-ouverturc i /.,'
\
l!r7). t\
lr
-
tlc cotttprts restanl, lit f--{-"
u,' lr
I,---" I

O .r\
rnême, tracerl'arc AD Fis. 1zro. Fig. 1/r7.
de centre 0, puis por-
ter deux fois le rnyon en C et, D; de C et D déorire deux arcs qui
se ooupent en IX. Join-
tlre E0; l'angle EOA I

vaut 600 + ry:90o. ,l,


'!
Autre construction
(/ig. {48). - Tracer
comme précédemment
un angle cle 300, Puis
porter le rnyon en llF-;
Fig. 149.
I'angle F'OA vaut
60" + 300 :900.
Angle de 45'(lù9. lAq, Tracet uu ilngle COD tle 30", Puis
- &.
66 cHAPITRII II.
de E conrme cenlre, avec la même ouverture de compas, décrire
un
arc qui coupe I'arc cD prolongé en F. Joindrr n'o; F0 est
la
bissectrice de I'angle BOE; I'angle Foa vaut tlonc 80"
+ Y-
45o.
Autre construction (îg. {tiO). _ Dé-
crire une dcmi-circonfértnce de centre
- 0' et de I'ayon O/O; de A et O comme
centres a.veo une ouvcrture de compas
) 00', décrire deux arcs qui se côu-
I
pent en C; joindre O,C; I'angle CO,A
I
--L est rlroit. Joindre OB, I'ansle B0A uaut
J\
Fig. 150. moitié de 80,4, c'cst-à dire 4.S'.

Les différenrs ansres nu* noursrJ,lr";, ir"îffi;r"r;i;'l'r-rtîn1


l'équerre d'onglef (y'g. lsl;. *
L'épure de.cette équerre' s'étalrlit de la façon suivanl.e :
lracer
une denri-oirconférence de dia_
lc mètre AB; de B cornnrc centre
rvec le même myon tra,ler I'arc
0C qui coupe lt demi-circorrfé-
Ielcg en D; porter le rayon en B.
Joindr.e AD, DIl, Bli; I'angJe ADB
est droit comme insclit, dins une
demi-circonférence: DAB vaut 30o
!g lbl ,',',?,',1;l'-,l,ijili:r'f,ïirïl
suite AK
- KB; le point K esr. équidistant de A er, de B, il enïst
de même du centre o, par suite la droite oI( es[ perpentliculaire
au milieu cle aB, et le poinl, cl'intersection I dorine^lemilieu cle
joindre AI et piolonggr. L'angle IAo vaut 1r5o et t'ongi,
l'11c AIn;
IAD 45o 30o 15o; du point I comme centre avec le .;ti;
Ao, -décrire -un arc- de ccrcle qui coupe en c I'arc oc. Joind.e" IC
et 08, lalTgure ICB0 est un carré; les droites AI, AD, DB, BC
font
avec le champ IC les mêmes angles qu'avec AB paraliète i tc.
.Par suite, en- ilpluyapt le chapenu-sur le champ cl,un parallélé_
qiplcle rectalgle, I'angle de 45" sera^clorné par l;arôl,e Aï, I'angle
{e _sc" par I'arôte BC, I'angle de 600 par. i'arète BD, ct t,a.n[tà
de 300 par I'arête AD.
Verifrcation_d'une équerre d'ong_let,
- -
droil, c'est-à-dire du cliamp BG (voirg l9).
Vérification de l,angle
OINCONFÉRDNCII IiT I'tGURI'S DÉRIVÉES. 67

Vérilïcation de I'angle tle 45" ou clu champ AI.


Tracet' un angle de 4.5" (/îg. 159) au compts sur une surface
plane dont un champ est exactement dressé. Comme il est difficile
de placer la pointe tlu compas sur une
arête, clonner un trait de trusquin CD
et construile I'angle en partant de cette
ligne au heu de I'arête. La droite CD
fail, avec I'arête un angle de 45o. Véri-
fier le champ en comliarant son incli-
naison à celle de AE.
Autre procédé (fr9. 153). Ap- Fis. 15?.
puyer le chapeau de l'éqtrerre contre
-chnrnp
Ie AB et tracer une oblique CD; retourner l'équerre sur
I'autre face, et avec le ntême champ trtcer I'oblique ED. Du pointD
conlme centre décrire l'arc FH, et porter cleux fois le layon en G
et H; rlécrire tle G et H comme centres cleux arcs tle môrne lilyon
qui se coupent en l; joinclre ID. L'angle CDI est droit (S {04). Si
le chanrp véritié donne exacte-
nrent 45o, I'oblique DE coïncide
avec la perpendiculaire DI, I'an gie
CDll doit en effet être droit. Si
I'angle du champ est plus petit
que 45o, I'angle CDII est plus
gra.ntl qu'utt tlroil, et DE tombe
err dehors de Dl \fr7. 153), la re-
Fig. 153.
touche doit porter sur I'extrémité
de la Iame, on cloit diminuer son inclinaison de moitié de I'angle EDI.
La retouche tLlvrait porter sur le talon de la lame essayée, dans le
r:as otr DE tomlierait en decltns de DI, on devrail augmenter son
inclinaison de la moitié de I'angle en défaut sur D[.
Cette seccnde vérification esl plus sen-
silile que la première ; la marche suivie
clonne un angle BDI qui est le double de
I'errcur comnrise. Elle peut avantageuse-
ment être employée comme contrôle de la
première.
Vérifîcation de I'angle de 60' oLL clu Fig. 1ir4.
cltamp Dg (/9. {54). Avec le t:hlmp DI3
tracer I'oltligue -
CD; retourner i'éqLrtrt're sul' I'autt'e fucrt eI lracet'
avec le môme chrmp l'oblique Cll. Dtr point C contme centre, tlécrire
68 CHAPITRD II.
I'arc DE e[ porter le rayon en DF. L'angle DCF vaut 600. si le
champ essayédonne exactemen[ 60o,I'oblique cE coinuicle avec cF.
Dans le cas oir la coïncidence n'aurai[ pas lieu, retoucher le champ
essayé comme précddemrnent.
.v1rifcation d,u champ AD. L'angle ADB doit être droit, re
vérifier avec une équerre à g0o -et, faire porl.er les rctouches uni-
quement sur AD.
0n pourra vérifier I'inclinaison du champ AD comme on vient
de le faire pour DB. L'angle formé par les
deux obliques devra ôtre de 190".
S '106. Eleuer Lme []erpendiculaire à,
l'eætrémité L d'tme droite LB gton ne peut
prolonger,
Premier procédé (/ig. l5;). Décr.ire rure
- O, passant
cilconférence quelconque de centre
par le point A et coupanL la droite en un
point D. Joindre D0 et prolonger jusqu'en C,
intersection de Il0 avec la circonférence; CA est d'équerre sur AB,
car I'anEle CAO inscrit clans une denri-circonférence est droit.
Deunième procédé(f g. 156).- De A comme
centre, ûvec une ouverture tle compas ôonve-
nable, clécrire I'arc DM; por.Ler le rayon en DE
sur I'arc DM; joinclre D à E r:t prolonger cl'une
longueur ll'l
- DE; CA esl d'équerrc sur AB.
En elfel, joindre AE; le triangle ADE est
équilatéral, et I'nngle AED vaut 60"; Ie triangle
AEC est isocèlepar consl,ruction,les a.ngles CAE
et ECA sont égaux; or, I'angle AED extérieur
au l.riangle AEC est égal ir la somme des angles
IJAC el,llCA, l'angle EAC vaut donc 30o, et par suiLe I'angle CAB,
60" + 30o:90o.
FTCUnI:S TANGENTI,S

S {07. Tangcnte.
- On nomme, sëcante une droite qui coupe
une courbe. Lorsquc cette droite est une circonférence, la sécantc
la coupe en deux points. ltrxemple (fig. 16l).
Supposons que la sécante AB tourne aulour cle l'un de ses points,
.{. par exemple, I'aul,re point B se rapproche de A, e[ cela jusqu'à
une position AT telle que les points A et B soieut eonfonclus et n'en
CIRCON Fi:RI.]NCIt UT T'IOUiIIS DÉRIYT1DS. 69

formenl, plus qu'un seul. A ce moment on peut dire que AT n'a


qu'un poinl corun)un at'ec la circonférence, ou qu'elle touche la
circonférence cn un seul point. Ce tte clroite
rist dite tangente, trt ie poinl commun A est
le poirtt de contact.
S {08. - Soit AT une tangente en A à la
circonférence de centre O (fr7. {58). Un
poinl. quelconque C cle AT est en rlehors de
la circonfér'enoe, il est clonc plus éloigné du
centre O que le point A. Il en esl de môme
de tout poinl de AT autre que A, par suite
le rayon OA aboutissant au poinb de con- h'ig. 157.
tacl. est la plus petite distance du centre à
la tangente, il est donc perpendicultire à ln tangente ($ 36).
Coxctustox.
- Le ral!on ultoutisscmt au
point de contact est perpendicztlaire it ltt
tangente.
RsmlnQur.
- Le point de contact A ap-
pattient à lit tangente et à Ia circonl6renc{',
on peut donc clire que le rt),on coupe la
circonférence à angle droit.
-- AC
An'i,rcl'rr0ts. Pour mener une lan- F-ig. 153.
gente à une circonférence, il suffit cl'élever
une perpencliculaire à i'extrémité tlu myon aboutissant au point
de contact.
.109. Circonfér'enccs tangerrtec. Par analogie, on dit
$
que deur circonférences O et O'(y'g. {59)- sont tangentes, lors-
qu'e)les n'onl, qu'un point com-
mun A.
Le point de contact A est tel
que AO + AO' esl, ia plus courte
dislance entre )es points O et O',
il en résulte que lcs tlois points
O, A et 0' sont en ligne. droite.
La perpencliculaire CD élevée
en A à OO' est tangente cornnnû?e l."ig. l,-r?.

au,t, deur cir c on féren,c e s,


Les deux cilconférences peuvcnl, encole n'avoir qu'un point
commun L (ftg.{û0), la plus petite étanl, à i'intérieur tle la plus
grnntle; elles sont rlites tanqentes intérieurement,
?O 0HAPITnD II.
soit BC une tangente eu À à la circonférence extérieure 0, cette
droite est aussi tangente en A à la circonférence intérietrre 0'. En
effet,, les deux cireonfersileos 0nI lu
point A commnn, si la circonférence O,
trvait un aulre point commun avec BC,
cela ne poun.ait être qu'à la condition
r.0'o que BC coupe la circorrférence 0, puisque
tous les points de la circonférence O,
sonl. à I'intérieur de O, el, alors BC ne
serait plus la tangente en A à la confé-
rence O.
l'ig. 160.
Les deux rayons OA, O'A alroutissant
au point de contact, A sont donc tous dcux perpendiculaires en A
à la clroite AB, et par suile ils lbrnrent une seulc lignc droite.
Coxclusron. Quancl deur cir-
-
conférences sorzl ta,ngentes, le poittt
dc contttct est sl{,i. la ligne d,es
eentres.
S{ {(t. Xlcner tmc tan.gente
-
rallèle à une ù,oite donnée MN
ryta.

(/is . ror).
Abaisser du centre unc perpen-
rliculirire sur lath.oite MN (frg.l6t).
Cette perpendiculairc rencontre la
circonférence en deux points A
Fig. t6t, eLB, pilr chacun tlc. ces points
mener une parallèle à la droite
donnée; ces cleux pnrallèles sont les tangentes demandces : elles
sonI toutes clenr perpenclicu-
lailes au cliamètr.e AB.
S tf l.- IlIener.unetangente
passant pu'un poittt donné A.
Joinclre Ie centre O de la cir-
conférence au point donné À
(frg. ,l 62). Décrire avec OA
comme clirrnètre une cilconfé-
retrcr) O'., gui coupe
la circonfé-
rence O en deux rroints B et C.
Joinclre AB et Ab, ces tlroites
sont toutes cleux tanEentes à la circonfér'ence O, parce qu'elles
CIRCONT'ÉRIiNCII ]IT I'1ûURI'S DÉRI{'ÉES. 7I
sont perpencliculait'es à I'extrémité tles layons OB et OC (S {08).
S {12, Il,lener une tangente conunune à deur circonférenees.
-

lo Les circonférences sont du même côté des tangentes (719. 163).


Tracerlalignecles centres O0', et décrire du cent,re 0 une circon-
férence de rayon OA- R
- R/.

! ig. 104.

Mener à oette circonfércnce deux tangentes 0'À et 0'B ($ lll)


passant par0'; tracer les rayons 0'E et 0'F parallèles à OC et ODt
72 THAPITRI' II.
joindre ûE et DF. Les droites 0E et DF sont tangentes
aux cir-
conlérences de centre 0 e[ 0', car e]les sont per{rendiculaires
à
I'extrémité tles rayons aboutissanI aux points dô conract.
2o Les circonférenoes sont i'uno à chioite, I'autrr: à gauche
des
tangcntes cornmunes (frg.{64). Joindre la )igne des criutres
oo,;
et décrire clu centre O une circonférence tle iuvon OA *
R + R,:
Mener à cel"Le circonférence deux tangentes oi.+ et o,B passant
par o' ($ { | | ), tracer les ravons 0'E ei o,F rcspectivemeni paral-
lèles aux rayons OC
el, OD. Joindre CE
et DF; les droitr_.s
CE el. DF' sont tan-
gentes aux deux cir-
conférerrces, pal,ce
qu'elles sont per-
pendiculaires aux
rayons aboutissaul,
aux points de con-
tact.
Aplllclrtox.
Tracer des tan-
Fig. 165. gentes ctuec un lé-

des tange'tes, dans les aifférents cas qoi oi.n,ï'uq#"iiËir.târii,i::


peut se faire très rapidement avec un initrument composé cle
clcux
règles assenblées à. angle droit (f g. l6d). Nous appellerons cel,
instrument té-équerre.
A
La figure 165 rnontre d'une façon suffisarn_
-qnt explicite I'usage du té-éqrrer.r,e.
S ll3. - Considérons les cleux tangentes
.'
AB et AC passan! pl. te point L (frg. IOO); Ie
centre O est à égale cliltance d'es côtés' AB
et AC, il est situé strr la bissectricc de I'ans.le
($
P+9 100). Les deux triangles r.ecrangies
F ig. 1tt6. OAB et OA0 sont égaux, et AB _-.,tC.

rabissecrricetror*ul;'T,'::"0'r"iil:L'r'r'r:i,!:ff :ïiiÏJYli,,T,ilrl
tangentes aux côtës de l'angle.
ApprrcauoN.
!{uerrt_ù centrer. I,'équerre à centrer (f g.lsl)
- équerre
$ecompose d'une clonnant l'angle âroit, el, formant"rË,,pun,,
ctRcoNrÉRENCli Eî FIGURFIs oÉtttvÉus. 73

sur une lame dont le champ coïncitle avec la liissectrice de I'nngle


droit.
Soit. à déterminer le centre d'un disque circulaire O. Poser le
disque contre les branches de l'équerre,
et tlacer suivanl, le champ de la lame une
cl roite CD. Cette droite passe par lel cen Ire.
Changel l'orientation de l'équerre à cen-
tler, et tracer une seconde droite AB, qui
coupe la premièpe en O, centre cherché.
S l14. 'l'riseeleur. Le trisecteur
(/ig. t68) se compose :- 4.o d'un demi-
cercle ABC de centre O; 2o d'une règle BI) F ig. l0z.

lixée d'équcl're sur Ie diarnètre AB, el,


tlont le chomp BD tangent en B au demi-cercle est Ia perpendicu-
hire élevée à AB au poinl, B; 3o tl'un
onglet BEF', tel que BE soil,le prolon-
gement de AB, et égal au rayon OA
clu demi-cercle.
Placer le trisecteur dans le plan
o'un angle CDE, et cle telle sorte que
ie champ de h règle passant par le
sommet D, la pointe E de l'onglet soit,
sur le côté DE, et faire glisser I'in-
strument en avunt ou en anière jus- c
qu'à ce que le côté DC soit tangent
au demi-cerclo. Les clroites passanl, .,'
I'angle
par les points O et B partagenf
CDE en trois parties égales. "
En effet, on a:
CO
- OB: BE, et CD: DB (S ll3).
Les trois l,rirngles rectangles COD, OBD, BDE sont égaux commc
ayanl deux côtés égaux, par suite, les angles ttu sommet D sont
égaux entre eux.
Le trisecteur peut donner le tiers des angles les plus obtus, mais
la clistance DB est tl'nutant plus grande que I'angle est plus aigu.
Pour que I'instrument soit, nraniable, on ne peut augmenter par
trop )a longueur do la règle, il faut alors prcndre le moyen détourné
suivant, lorsque I'angle est trop aigu : élever enD (fi7.l69) la per-
pendiculaire KK/ à DC; diviser I'angle droit CDK en trois parties
5
l* CIIÀI)ITRU II.
égales, en menant au trisecteur la contourante DL: diviser de
nrôme I'anqle EDK par lft concourilnte Dùt; I'nngle LDM des deux
concoultn Ies tracécs esl, le
\.:-- tiers rle CDIt.
--i-- \tM En efiet, CDE étant Ia tlilÏé-
"t."z
Nl -z ,' rence entle I'angle droit CDK
. (', f, t- el, I'angle liDK a pour tiers ln
différ'ence tlu tiers de ces mô-
rnes angles. Soit, parexemple,
tleux nombres 93 et, 54, leur
c tlifférence est 39 clont le tiers
Fig. 169.
est {3 ; le tiers du premicr
est 3'1, le tiers du scr:oncl est I B.
Le tiers de la clifférence des deux nomltrr:s est égal à lru différence
tiers de ces nombres : 3l .l3.
clu
La même constl'uction peut - l8ôtre
- faite à gauohe de
CD, on fl :

K'DM'- | a, K'Dc; I('Dt,'- o, K,DE;


â
d'où
- Ii',DC 0Dli
,
lr uL :
r,nf
I(',DIl
B
-- -:J-.
S ll5. Cltcorrfél.elrcc langcnlc à une dr.olte et à un
cer.ctrr. -. Décrire un, arc de rayon, r tangent ù, Ia droite LB et a
I'cu'c de centre O et de rauo?t,lt (/g. {20).
Avec un I'tyon OE R *,' décrire un
aro EF de centr.e O;-mener à une dis-
tance AC:r, h parallèle CD à AB. Le
poinl, d'intersection O' de I'arc EF avec la
parallèle CD est le centre de I'arc tangent
à Ia droite AB et à I'arc de centre O.
Fig. 1i0. $ ll6. Cir.corrfét.erlces tarrgerrles
errtre elles et à rleur tlrolles corl-
cour'ûn I es (fig . I 7l ). Mener la bissectrice liF des deux droites
concourantes aB et cD- (S {01). cette bissectrice est le lieu des
centres des cin:onférences tangentes aux deux droites. La perpen-
diculaire OG donne le rayon cl'une des circorrférences.
Itrlever en H la perpendiculairc HI à la ligne rles centres; et
trtcer la bissectrice Io, tle I'angle HIB. Cettebissectrice est le lieu
des ceutres cles circonférences tangentes aux côtés de I'angle HIB.
CIRCONTÉRBNCE ET FIGUNDS DÉNIVÉES. ?5
Le point d'intersection O, esl, doncle centre cl'une circonfércnce
tangente à la fois aux clroites AB, CD et IH, et par suite attx deux

Fig. 171.

clroites données et à la circonférence de centre O. On trouvera tle


rnème la série tles centres Os, Oa... cles circonférences successives
renrplissant les conditions proposées.
gilf . Cllco'fé.'e,.ces inlgentes crrlre elles ir une
rrrôite et à urre eit'conférence (/îg. 172). - Le lieu des
centres cles circonférences tangentes à AB e[ à I'arc EF est une
courbe clont les points sont à égale tlistancc de AB et de I'nrc EF.
Cette courbe esl. Ia bissectrice tl'un augle folmé par une droite e'[
uû ilrc cle cercle. 0n peut la lracer par points de la manière
suivante : mener à la âroite AB une sér'ie de parallèles équi-
clistantes ArBr, 4282, ArBr..., 0t cléorire une série d'arcs E,F'
lt2Fs, ErFr... concentriques à liF-, clont les-rayons augmentent
succâssivemen[ de la môme longueur que celle qui mesure l'écar-
tetnent des parallèles. Lcs points d'intersection des parallèles e[
des arcs do ntôme inrlice sànt autant cle points irppartenant à Ia
bissectrice. ll suflït de Ies joindre par une cout'be continue l\lf'[.
Le point d'intersectioÙ O de la bissectrice de I'angle BAE et de
la bissectrice MN est le centre d'un celcle de riryotl OG tangent
aux côLés de I'angle BA0 et à I'arc EF.
Le reste de la construction s'achève commc précédemment.
Pour élever en H une pelpendiculaire à la bissectrice MN, on
peut assimiler la portion de la coul'be comprise entre deux
76 CHAPITRE II.
points A et B équidistants de H (frg.173) à un arc de cercle de
même courbure, la perpendiculaire élevée au milieu de la corde AB
I
t
*.
r\
,(- F
tdl
Â*-+
'ldl
{k"-l
{--t -I|3
',-k
I

Fig, li2,

passe par [I et par le centre de I'arc AB (S 94), c'est une perpen-


diculaire à la courbe AHB, éIevée au point H (S {081.
La bissectrice IO, cle I'anglc HIB coupo lt
bissectrir:e MN en 0r, centre d'un cercle ta.n-
gent au cercle O, à la droite AB et à I'arc EF.
On déterminera de même les centres cle's
autres cercles.
S ll8. Cir'conférences lûtrgenlcg
entre elles el à rleux autres eircotr-
fér'enees. Les cleux arcs EFct GIi,(/î9.l,-t4)
Fig. 1?3. -
de centre o et o' peuvent être consiclérés comme
les côtés d'un angle curviligne tlonL on trouvera la bissectrice l\[N
par ulre coustruction analogue à la précéclente.
Cette bissectrice est le lieu des points équidistants des arcs EF
et GK, o'esl, donc sur elle que se trouvent situés les centres cles
cercles demantlés.
Soit O, I'un de ces cercles; la bissectlice PQ de I'angle cul'\'i-
CINCONFÉRDNCE ET FIGURI'S DÉRIVÉDS. 11

Iigne GPF est le lieu des centres des cercles tangents à I'arc GP
et au cercle O,;'l'intersection O, de cette bissectrice et de MN est
le centre d'un second oerelc tangent aux arcs BF' GK et GP.

Fig. l7r

S l{9. Arrgle rl'urte rlroile el, rl'rrne courlre. - 0n


appelle angle d,'zrne droite et d,'une courbe I'angle folmé par cette
clroite aveo la tangente au point d'intersection'
L'angle de la sécante LC(/ig.l75) et de I'arcBF de centre O
est I'angle CBD formé par BC avec la tangente DB.

Fig. l?5. Fig. 176.

L'angle de I'arc BG et de la sécante BC est I'angle obtus CBE.


$ {20. Arrglc tle rleur cour'lles sécanles. - On nomme
angle de deut courbes I'angle formé par les tangentes aux courbes
menées par le poiut tl'intersection.
L'angfu des arcs AB et cD est celui des deux tangentes EG ut EF
(fis. rto).
78 CHAPITRE II.

APPTICATIONS

RlccononunNTs DT Mourunns

S l2f .ISaccoril d'une rh'olle et rl'une eour'lte. Les


- et
profils des objets pr'ésentent fréquemment cles partics clroites
courbes qui se succèclent,, et clont I'ensemble constitue un mol.iI
d'onrement.
Une partie droite se raeeorde auee une courbe lorsqu'elle lui est
tangente (fr7. ttZ).
Deux droites parallèles
ou concourantes sonI rac-
cortlées pftr une courbc
tangentc (fg. 178) aux
oc deux rlroites.
Fig. t?7. Fig. rîs. Les raccords précé-
dents sont clits continus
lorsque les éléments se continuent dans la môme dilection. Ils
sont clits contrastés lorsqu'ils sont de dircction contraire (fig. llg).
Quand les éléments qui se succèdent sont sécnnts, ili forment
I
Èr-i-<-
I

;\
|=T I
I
I )

Fig. l?9. Fig. 180. Fig.18l.

un jarret,, si la discontinuité est peuaccusée {fg. 180). Le jaruet


prencl le nom de brisure quand la discontinuité est très accusée, et
que les angles formés pat h partie tlroite et la tangente à la courbe
sont voisins de 90' (fg.l8{).
$ 192. Ilnccorrl rlc rleux courDcs. Deux
-
courbes sont dites raccordées lolsqu'elles sonI tan-
guntes. Eremple : (/ig. 182).
Les raccords, comme clans le ots précétil'n1,, peu-
vent êtle continus on contrastés.
Fig.
Deux coutbes sécantes formenl également un
jarret oLr une brisure.
$ 123. Dloulur.cc. Le profil des moulures est composé de
pnrties clroites et de-parties conrhcs raccordées entre elles ou
CIRCONFÉRENûII ET FIGURF]S DÉRIVÉES. ?9

forntant des brisures. La succession de courbes donne des plofils


rnolrs, trop d'éléments recLilignes clonnent des profils secs,les mou-
lures les plus agréaliles sont obtenues en combinant les deux élé-
tutertts, ntruis en évi[ant les jarrets el, en accusant franchement ]es
brisures, c'est-à-clire en les faisant à 90o.
S 124. lrlolll rles moulures rirnptes. Irilet (/9. {83).
-
La section du filcl esl, un carré cle petites rlimensions; il prend le
nom rle plute-bande ou band,eau, (/îg . lStL),lorsque la section est un
rectnngle de faible saillie.
I.t plinthe (lï9. 185) est
z7z
vz;/
//À
./4

l'is. 183. rig. 184. Fig. lS5. t'ig. t36. Fig. 187.

une pltte-bandc qui règne sur le sol; elle prend le nom de stylo-
ônle lorsqu'elle a une grancle hauteur.
C hanfi'ein, {f g. l$fi et 187) ;
Doultle chcm.frein (fr7. 188);
ongtet (/g. l8e);
Cauet
,,L (fg. 190 et {9'l): Moulure creusc dont lar section est un

t:) V
lS8.
9 "'-Ti;,
Fig. t89. Fig'
\',
Fig. g.192.
Fig.
,,,4

,,t
,n

Fig. 190. 191.

quar'l de ccrcle, il Prend Ie nom dc congé (fr9. t99) quand


rnd il est
de petites dimensiotts.
Le quart de rontl (fi7. 193 et 194) a la même seol,ion que le ca-
vet., mais il est saillant.
//l

A
v*i
4
Fig. 193. Fig. 191. Fig. t95. Fig. 196.

I'a gorge (/g. 195) fl pour section un demi-cercle, c'est une


moultrre creuse.
La baguette (frg. 196) est une moulure saillante dont la section
est égrlenrent, un tlemi-cerele.
80 cHAPtrRll Il.
Le talon (fg, 197, 198 et 199) et Ia doucine (fi7. 200,201 eL 202)
sont tous deux formés par deux arcs qui se raccordenl, tangentiel-

Fig. 199.

lemelt; ils diffèrent en ce que le talon forme une brisure avec les
éléments reotilignes hot'izontaux contigus; tandis que la doucine

\
t
I

A
Fig. ?00. Fig. ?01. Fig. 20?.

se r&ccorderait ou tendrait à se raccorder ûvec ces mêmes élé-


ments.
Ltt scotie est une gorge formée de plusieurs arcs de rayons iné-
z,tÀ gaux qui se raccordent. On la trace de tlifTérentes
ffi, manières selon I'importance de la saillie des parties
%-à-
'' 'o Planes qu'elle réunit :
I l" Saillie - un tiers de hauteur' (/ï9,203);
-'% 2" snillie quelconque.
"/'A Scotie à deur arcs (frT. 20L). - Joindre AB; par
Fis. 203' le milieu O de AB faire passer une perpendicu-
laire OD aux parl.ies tlroites; prendre OC OA; abaisser clu
point C une perpendiculaire sur AB et prolonger. - Les points d'in-
tersections Ot et Or de cette perpendiculaire avec les prolonge-
ntents des parties clroites donnent les ccntres cles nrcs.
Traeé par points (1i9.205).
- Joinclre AB. Décrire un demi-
cercle sur AB comme diamètre. Illevet sur AB un nonrbre suffi-
sant de perpendiculaires l, 2,3,4... ; faire passer par les pieds de
ces perpendiculaires des parallèles d'équerrê sur les partics droites;
ctRcoNr,'ÉnDNclù DT l'IGURES DÉRlvÉDs. 8t
reporter sur chacune la longueur de la pelpendiculaile corl'espon-
rlante. 0n obtient autant dé points l',2',3t 4'... de la scotie; les
joindre pflr une courbe continue.
Les moulures sont dites drodles, quand la saillie est au'clessust
eL renuersézs quand elle est en bas. Ex. :
le talon (lig. l,9Z) est droit, et la doucine
Uî9. ZOZ) est renversée.
Bec.de corbin (/tg. 2Oà).
- Le formée
bec de
corbin est une moulute saillante
de plusieurs arcs de rayons inégaux qui
se raccordent.

Fis. 204. Fig. 205.

T'racé. Prendre BC ( un tiers de AB; élever en C la perpen-


-
diculaire CE à AB, et prendre CD: DE- CB. Joindre AE, et élever
au milieu F de AE la perpendiculaire FG. De G comme cetrtre
avec GE pour r&yon décrire I'arc AE; de D comme centre avec DE
pour raydn décrire I'arc EH. Prendre DI: un tiers de DII, et de I
éomme centre avec III pour rayon déwire I'arc HK.
$ 125. lloulure$ GomtDosées. - Ces
moulures combinées entre elles donnent les
moulures composées.
Les profïls des moulures composées va-
rient à I'inlini; leurs éléments courbes sont
fréquemment tracés à main levée, ils rap- àraôr'scot.
pellent les formes qui vicnnent d'être dé-
crites.
Pour éviter la brisure aiguë qui résulteraiL Fig. 206.
de la succession de deux oourbes, ou tl'une
droite et d'une courbe en rûccord contresté, on sépare les éléments
par une petite partie dr.oite qui prend le nom detarabiscot(frg.2q0).
-
S f26; Bacôorel rles nrourureo rle mêrue pr.olll' - Les
Or
82 cttÀPtTH lc I t.

moulures règnent d'nne façon continue le iong de coutours coln-


posés cle parties droites ou courbes, présentnnt des Jtrisures ou des
raccords.
Les brisures peuvent résulter de Ia succession de deux parties
droites formant enlre elles un angle rectiligne, rl'une partie droite
et d'une courbe, formant un angle niixtiligne, ou de deux parties
courbes formant un angle curviligne.
Quel que soit le cas considéré, les éléments d'un même pro{ïl,
pout se raccorder entre eux, cloivenI se rencontrer au même point
de la coupe; comme ils sont situés à la nrênre clistance tles champs
de la moulure, la coupe doit évidemment êtle faiLe .cuivanI la bis-
sectrice de I'angle formé par les parties gue I'on veu[ raccor.der.
Itrn un point de la coupe, le relief cle deux moulures de pr.olil iden-
tique est le même
S 127. Trneé,i* ra coulDe rlans les lrrisur.es. - L'angle
c est recti,ligne (lîg:?Ol).- Deux pou-
lures droites sont à raccortler suivant
I'angle BAC; clracun clt's molceaux
doit être ooupé en bout selon la
bissectrice AD de I'angle BAC. Le rac-
corcl est dit d'onglet.
La bissectrice ADest, obtenue sans
Fig. 207. tracé préalable au moyen de la saute-
relle à bissectrice ($ 102).
Si les moulures sont à disposer tlans une encoignure, comme
dans le cas d'un plafond, ptrr exemple, nrettre en place I'un sur
I'autre les deux morceûux à raccorder, et mrrquer sur chncun dr's
clramps intérieurs le point d'intersection D.
Ce point joint en contre-parement à
I'extrémité A du clramp extérieur donne
la bissectrice sur chacun des rnorceaux
(s r00).
2o L'angle est mirtiligne, ettbrmé d'une
droite AB et d'une courbe queloongue AC
t
(/ig.208). Mener dans chacun des éléments
un nombre suffisarrt de parallèles équidis-
Fig. 208. tantes aux champs. Les points cl'intersec-
tion des parallèles correspondantes sont,
aulant de point de la bissectrice. Les joindre par une courbe
continue; on obtient ainsi la bissectrice AD qui donne la coupe.
CIRCONFÉNENCB IIT FIGURDS nnnrvÉns. 83

3o La branche courbe A0 csl un arc cle cercle (/ig. 200). -


Généralerlent, la largeur de la mottlure est une fraction
&ssez

petite du rayon du chnmp extérieur de la partie cout'lte; la couPe

esl, alors sensiblement ttn nro


de cercle, tle raYon égal au t
diamètre de I'arc du ctramP
extérieur. Le tracé de la couPe
(fig.209) se fait tle la manière
suivante :
Prenclre une ouvel'ture de
compas tt-20G, ct démire
des points A et trl cleux arcs
qrri se couPent en O, i _tlu ['ig. 20 ).
point, 0, ùomme centre dé-
ôrire I'arc AE, qui est la bissectrice cherobée. Trnccr de même la
coupe FC. l.:
RnulnQuu.
- Lors-
I

que Ie centre O (f g.
ÈlO; se trouve p)acé ,ï
l'intérieur des Prolon- \\-
gernents des chamPs 4i:
de ltpartie rectiligne,
la coupe se compose
tle deux arcs de cercle
formanI jarret.
L: rny on rlu
Soit R h: (tt (

éri
cercle exlérieur de lt la\
moulure courbe , rltle

oIi
rayon du cha mp1pl inté
té-
intd
ntre (
rieur; par le cenL
lntre t

èle Nll
menerunepûr 'allèI
lèle vlN
aux champs cleelan
Nll
)u-
ar mou
mou
I

\.;
ri
ce tte prt-
,te pa
lure droite, cette pe
|

rallèle est à une


u ne tt;
re dis
I

mpc
tanceddu cham rpe
pcouI
I

par I'arc intér ieur de


érieu c D'

rayon r; ilécri "e der0


rire r Fig.210.
comme centtree tave 'ec
rilYonnunitl
r + d commee riIJ itrc parallèle MN aux points
M et N. La cou pe est
)upe st fornt
nrée dont le rayon vaut 2R, et
CII AP ITR E II.
de I'arc BM dont le
r&yon est 2(r+d).
S 128. tlr.acé rte
lil corlle rf arrg
les raecorrlc,
-
Lo Raccord.continu.
Une partie droitc
-
AB et un arc dc aer-
cle AC (frg.2rr) se
raccordent tangen-
Fig. 8lt, tiellement, la coupe
est donnée poui lir
partie tlroite par la perpendiculaire AO, et pour la partie courbe
pilr le rayon AO
/,----rrr\
aboutissant au point
de contact.
Deux arcs se rac-
cordent tangentiel-
lement (/îg.2t2); l&
coupe est pour cha-
cune des moulures
suivantle rayon ptrs-
sant par la ligne des
centres OO'.
20 Raccord, cott-
trasté (f.9. Ztï).
-
La coupe est la bis-
sectrice de I'angle
mixtiligne BAC. On
trouve un point de
la coupe en cher.
chant I'intersection
Od'une parallèle OG
équidistante des
champs AB et DE, et
de I'arc OH équidis-
tant des arcs AC et
Fig. 213.
DF. Les perpendicu-
laires élevées au milieu des deux cordes 0D et OA se ooupent
en O' centre de I'arc AOD qui donne Ia coupe cherohée,
FTGURES SDMB LTIBLITS. 85

CHÀPITRE III
FIGUBES SEMBTABLES

Rlpponts DT PnoPoRTIoNS

$ 129. Bapport. - on ne peut comparer enlre elles -que des


grindeurs de-Àême espèce;]e nombre (ui exprirne combien de
fois I'une de oes grandeurs con-
tient l'autre est le rapport de la
première à la seconde. b itvi'

Soient les deux longueurs a el b Fis. 213 àis.


(/i g. 21,3 ôfs) ; portons successive-
iirént à sur â, noos trouvons par exemple que a contienl ô quatre
fois; le nombre 4 est le rapport de a à ô. On l'éori[ l:O'
Les deux quantités a eI b sont les termes tlu rapport, a est le
numérateur eL b le dénominateur.
Prenons une longueur double de a, el, une autre double de Ô, et
comparons 9a à 9ô, nous aurons encore
#r:0,
Nous constaterons de même que, en multipliant ou en divisant
cbacune des longueurs a et à par un même nombre, les longueurs
3,4... fois plus grandes ou plus petites que a et Ô sont toujours
entre elles dans le même rapport.
Donc : On ne change pas la aaleur d,'un rappor't en, multipliant
ou en d,iuisant ses tleuæ termes par" un même nombre.
$ 130. Prenons une longueur 2,3... fois plus grande que a,
-
et comparons-la à ô; nous constatons que le rapport est multiplié
par le même nombre. Nous aYons :
zf,--a,
f -n...
Nous constalerons également gue si nous comparons a ù une
86 cnÀptrRu nt.
longueur 2, 3... fois plus petite que û, lc rapport est encore mul-
tiplié par le môme nombre et que
' 1-
2
g, !-
'() D...
25
: quand dans-un rapport on rend, le nurnérateur z, J, L...
^ Ponr
fois phs grand,,_ou le dénominateu'2, J, A... fois plus petit, le
raypor-'l est rendu le même nombre de fois plus grand.
s l3l. - 0n constaterait de mônre que si on cornpare une lon-
gueur 2, 3... fois plus petite que a à'lt, ou la longueur a il une
au.treJongueur'2,3... fois plus grancle qrre ô, le rapior.l est 2, s...
fois plus petit.
: quand, dan,s u1t rapport on rend, le numératet* z, B, 4...
^ Pon-r
fois plus petit, ou le dénomina,teur" e,,8, 4... fois pltts gt:an'd, le
rapport est rendu, le même nombre de fois ptui ytetit.
Rnu-rnQun. au lieu de comparer direôtcnrent, en les portant
- Ies
I'unesur I'autre, deuxlongueurs a eL b, on peut les mesurer, et
compilrer entre eux les nombres qui exprime-nt leur mesure, or-r
fela sur ces nomlires les mênres rémnrques que celles qui vien-
nent d'ê[re failes à propos des longueurs ellc,s-mêmes.
Supposons {lue a mesure g6". et b 24"^, on a T_4.
24
véri{ierles propositions éttblies aux $ lgg, {80, lBl sur le rap-
.96
Port fii'
$ 132. -Le rapport de deux grandeurs de nrême espèce n'est.
1 | ,
3--.3,r
pas toujours un nombre entier, il
s^f-9--T--s--x- Feut être une fraction.
Comparons par exemple la lon-
b[ep; gueur à tf.g.ùa1a l;r làngueur t,
Fis. Zr4. conme nous venons de le fair.e
pr'écédemrnent (g t99).
Nous trouvons que ô est contenu trois fois dans n, et qu'il reste
une longueur c plus petite que â.
La longueur a est. donc plus grancle que B fois, mais plus petite
que 4 fois ô, ce que I'on émit : 3ô ( a < 4b.

-
D'autre part, nous ayons : û-3b+ c. (l).
Comparons le reste c à ô ..

Norrs trouvons : tt-Zc,


FIû UN ES SI'NBLAIJ 1,I]S, 8i

Dans l'égnlité (l) remplaçons Ô Ptrt'sit t'tticur 2c' on tt :

a:6c!c:7e.
a 'tc
Donc: b- 2c
Dans le rapport noo. pouvons remplacer ln longueur c par le
lI.
gcrtr,'
nombre qui exprime sa valeur. supposons que c mesure
il est égal au t'apport tS ntn l'
rapport auriunt
ff ffi, I
0rradonc, 9O:â'

La longueur intermédiaire c qui nous a servi à lrotrver le raP-


port de à n, O est contentle un nomlire
ôxact de fois dans a e[ dans ô,'elle est la
comntune mesu?'e de ces deux longueLll's'
$ | 33. napBortr IneonrrnetrËrl-
*orrr". Essayons arec Ie même pro-
-
cédé de conrparér la tliagonale ô tl'un
calré (frg.215) ,i son côté a,
On trouve :
b-- al c.
Comparer c avec a,l o\ trouve :
Fig. 2lâ.
a:Zcld,.
Coutinuons lt comparnison entre les restes c et d,; on l,rouve:
c-2d*e.
On pourrait indéfiniment continuer oes compûraisons des restes
*u*.**iif* entre eux, sans jamais en trouver un pouv*nt servir de
deux lon-
commune mesure. On txptime oe fait en disant que ces
gueurs sonl incomrnensurables'
Supposons que le côté a du carré ait exactement I mètre cle lon-
go.u'., et mezurons la longueur dc la diagonale; nous trouvons

l-,4 ( ô < l-,5; or {"r'4 :nÂtle a et l',f -ffi de a'

n#,.r.iflo,oo
On n tlonc Iâ.1.fi.
88 cHÀPITRI) III.
t) ltl
ns 1:
Si nous écrivio
ffi,
nous commettrions une eneur, ,*t, !
est plus grand qr,
1#,
rl,, comme o, u!.ïf, l,e*eur ,r.o,l
4
molndre que on exprime ce fait en disant gue le rapport
i0. est,
14 , ^-^:^^^ )^ I' nr,ào nna, l;r^.,t
moins de ^.- l5 à
par défaut, ou : -- . , I
ruoins O,
frù i'près ffi îrprès
par
eæces.
En explimant les longueurs de a et de ô en centimètrcs, on lrou-
verait l.^)41< ô < l.^,az,ou
- * 1g < <
142 '
\;ô
le rapporl ? est a]ors
{00 md,
compris entre rt
l# ffi,lest donc connu avec une erreur moindre
L
que
mî'
r,es longueurs exprimées en millimètres donnent encore
un rap-
port p]o! approché; on trouve en effet t^,4tL<b<{.,1r1â,
),^r- 1,41,4 -b - | ,rx
o'otr r ^ nombre
Le --. i) I p.U,
-^-r,- ^ L4l4 exlrime
ffi <âat41,5. - ffi n_#
par défaut le rapport de à à a.
si I'on exprimait la mesure de ô en prenant comme unité de
longueur une fraction enoore plus petite de o,
ffi, nffi,.. .

on aurait un rapport de plus en plus ap_


proctré. Dans la pratique,- on se jontente
d'uue approximation telle gue I'erueur
commise soit négligetble. Si nous vou-
lions construire un æoisillon en bois des-
tiné à relier les sonrmel,s cl'un cadre carré
de { mètre de côté, il suffit dc connaltre
la longueur des branchcs à moins de l"
l'is. 216.
l.#fior t,Lttt.
près, c'est-à-dire le rapport
La même comparaison faite entre la hauteur h (fig.2,16) d'un
triangle équilatéral et la moitié nr ron côré donnerait comme
[
rapport moins de par defarlr
h:1,i32à #
SETIBLABI,Ii$.
FIIJURIiS 89

Les deux rapports 'l ,41,4... et 1,732... sont particulièrement


importants, nous en I'erons usage uitéricurentent.
S 134. lDrorDort,ions. 0n nomme proportion I'égali[é tle
ûeux rapports.
-
Exemple : les deux longueurs a eL b (frg. zl7) donnenl, le rap-

b-
Fig. 2l?. Fig. 2t8.

nort f
:3, et, les deux longueurs c eI d, (ltg. Zl8) Ie r;rpport9,:3 ;

L'expression de 1',rgalité des deux rapports utta' qui s'écrit


i
*:9,ou r, : b:: e: d forme une proportion, et on l'énonce : a est
bd,
à ô, comme c est, Èr d.
On peut exprimer les longueurs d, lt, c, d par leur valeurl a
mgsure /15**; Ô, [ô"; c, t0"; d, {0t'; on il encoreH-ffi tt
45: {5::30: 10.
On petLt donc toujours transformer une proportion de lignes en
tme pioportion de nombres. On conçoit que la réciproque est vraie.
S {35. -- Une proportion comprend quatre termes; les nom-
Iires 45 ct l0 ou les tlroites a eI d qui se trouvent aux extrémités
de la ploporlion sont appelés termes eûrêmes, ou sintplement les
eætrëmes. Les nombres l5 et 30 ou les droites b et c qui stl trou-
vent au milieu sont nommés terrnes ,noyens, ou simplement les
mouens,
$ {36. - La proportion es[ caractérisée par une propriété fon-
clamentale : le prodttit des eætrëmes égale celui des moyens,
Dans la proportio" on voit que 4XB *6X2; il doit tou-
É -3
jours en être aiusi. En effet, si dans le premier rapport j'ufin.u
f,
lc dénominateur 2, ce rapport devient deux fois plus grandr poul'
que l'égalité ne soit pas clétruite, il faut multiplier le second rap-
port par 2, ce qui donue n:
uTu. Dans cette seconde proportion,

j'efface le dénominateur 3, du second rapporl, il devient trois fois


90 cHÀplTRa il.
plus granU; pour ne pa$ déttuire l'égalité, il fnrrl tendtela pre.
mière partie trois fois plus grande, cequi donne &v .3:6X9. Ce
raisonnement s'applique à toute proportion.
S f 37. Réciproquement : rJuand, cleur produits fornÉs clmcun
de deut faeteurs sottt égauæ, Ies quatr.e nornbres fonnent une pro-
portion dontles deur factetu's d,'wtTtrorhùt sont les erl.rêmes, et les
deur factew's de l'autre, les moyens.
Par exenrple, Ie produit 1l><3 étant égal au pr.oduit de 6><2,
orr a nécessairemenl, la proport,ion /r : 2 :: 6 : 3 ou ';:3,
En ellet, si dansl'égnlité 4)<3-6)<9, onsupplime le ctriffre2,
la seconde partie de l'égnlité delient deux fois plus petite; pour
qu'il y ait encore égalité, il faut rendre la plemière tleux fois plus
petite; on la divise par 2,

on a' lXj|-o.
Si dans ceLte derniUre Og;ité, on supprinre le chiffre S, on
rend le prenrier rapport tlois fois plus petit; pour que l'égalité
subsiste, il faut, cliviser la seconde partie par 3, ct on a :
46
23
S 138. Cette propriété calactéristique montre que l'on, peut
-
fuire wbir ù une proportion totts les changentenls qui n'etnpê-
clwnt pas le produtt des extrêmes d'étre égal att produit des
moyens.
Les lapports ne sont plus les mêmes, mais ils restent toujours
égaux. Ptr exemple, dans la proportion on peut cfrangerles
f -9,
moyens d,e plnee, ce qui rlonne on n toujours /r><B:?><G.
t:1,
On peut, aussi changer lese,rtrômes d,e plu.ce ce qui donnc :f ; oo
f
peul eufin metlre les moyens d la place des ertrém€s, 0e qui donne

?:3_.
46
$ t39. On peut, sans détruire l'égalitC de dezrx rapports,
ujouter le -second, terme de chactut, au premier.
FIGURES SbIIBLABLES. 9I

Par excmple, la proportion Ia proportion suivante


â:ldonne
4'!2-6+3, cilr on û (4+Z)xe-ç6+3)><9.
2.r
S {40, An, peut, sans détrai,re l'égalit( de d,euæ rappot"tsl
ajiuter le -Ttrenùet' tenne de chncutt au second.
La proportton' t-9 rlonne cctle autre proportion:
t J
46
fia-{16'
on a Ên effet : 4 (3+6)-(2 1- rr) 0.
s | 4 t . -- on verrait de même que les souslractions opërées entre
les"derm lernrcs cle chaqtte rappot't ne dëtrttisent pas non Ttlus la
proltot'tionnalité.
peut tirer les proportions suivantes:
De la proportion
l:9, on
4-2_6-3 , 4__ 6
2 3 '2-!L 3-6
$ {42. - Qnnnd on a deur ploportions, pnr exemple :

4 6 .1 ltt
0-5 "'fi-to
ou n encore une égalité de rappot'ts en nmltipliant le -premier_
raltqtorl cle I'une pàr le premiei rapport de I'uutre, et le second,
par le second.
Les deux proportions précéclentes tlonnent la suivante :

4,_,7 _6- -1,4


txs:gxm'
tu si cleux quantités sont égales, les produits que I'on obtient
en les multipliant par un môme nombre sottt égaux.
pourmLrltiplierle rapportf On. lelapportl I fauL multiplier
les cleux preruiers termes 4 eL 7 l'un par I'autre, puis les deux
seconds 2 et 5, ce qui donne :

28 8t
{0 30
g2 oHAPITnE III.
ce résultat forme bien une proportion, cal' 0n a:
28x30:84x{0.
.
Donp : les prod,uits des lerntes cyrrespondants de d,eun propnr-
tions forment une troisième proportion.

Coricouuwlns ET plnrwùr,ns

$ 143._- 9ur une droiteindéfinie LD (frg.2t9) porter des lon-


gueurs AB, BC, CD... qui valent g, B, 5... fois une commune
rnesure, on a les rapports suivauts :
AB2AB2BC3ÀC5
BC:5' ae -E' m:Ë' ffi:rt""'(l).
Mener par les points A, B, C, D... une série de tlroites parallèles

l'is. ?19.

entre elles, mais de direction quelconque par rapport à AD, et


une droite EII traversant les parallèles dans une direction arliitraire
par rapport à celle de AD.
Constater les rapports strivants :
EF 2 EF 2 FG 3
FG:3' m:8' G[i:5'
rIOU RDS S DIIB tAB tES. 93

La série des rnpports égaux ({) et (2) clonnent les proportions


suivantes:
AB EF AB EF BC FG AC EG
m:l'G' ÀA:m' ilD:GH' alI: GH
Coxcr,ustox.
- Quancl un système de concout'antes et un système
de parallèles se trauersent, les concou-
rantes sont d,iuisées en parties propor-
tiotznelles.
Le poinl de concours des concourantes
peut êl"re situé dans le système des paral-
lèles. Exernple : (frg.220).
Constater les rapports suivants :
BB' OB OB'
CL:, OO
---= -:-- OC'
AAf OA'
_:_:_. OÀ
BB' OB' OB

Les segments clétachés sur les paral- :


lèles sont proportionnels aux distances
c1u point dc concours à leurs extrémités II
Fig. 220.
conespondantes.
Les propriétés qui viennent d'être constatées peuvcnt être
énoncées de la manière suit'ante :
Quand, ut, système de eoncourantes et un système de parallèles
se tratsersent, les concou?"antes sortt di.uisées
en, parties proportiorutelles en est dc I il
même des segments détacltés sur les paral-
lèles, et ces se{lments sont proytorliorutels
auæ distances d,u point de concozu's ù letn's
e n t r érni té s c o?"r esp ond,antes .

$ 144. nropriélér réciproques.


Considérons deux concourantes quel-
-conques OM et ON (/9. 221), et, portons
sLlr ces conoourantes des longueurs oA,
.., MN
AB, OC, CD, telles qou o'es[-
S:# Fig.22l.

à-dire des longueurs qui soienI proportionne]les entre elles.


Les droites qui joignent les extrëmités des longueurs propor'
tionnelles elrrespo?Tdantes sont parnllèles entre elles.
g& CHAPITRE III.

.
nn effet, supposons que BD, par exemple, ne soit pas parultèle à
AC, nous par_le point B menei une paraliOte 'nO, à AC,
-po-uvons
cette parallèle coupe 0N au point I),, on a ($ laB) :
oA oc (ti'
,.,
m: çq
or
-. *- H par conStructlon, ,l^^^
oc oC
construction, doncfr:t, ce qui ne peut
IE.-C,D
exisler que si cD: CD, c'est-à-dire si le point Dr coincirte avec le
point D.
Rnrulngun.
- De la proportion (l) on tire la suivante :

oA oc oA oc
mTm:6r;-.ç5 ou ffi:ô (S Mq'
Les droites AC et BD qgi
ioignent les extr'ônrités rles longueurs
comespondantes OA et OC, OB et OD, sont parallèles.
0n dénrontrerait de môme que J.eq droites l\{o, No, joignant les
eflrémités de deuæ segments pcn.ctllèles lrC et IJD se rencontrent en,
un paint o tel que les distances de leurs eilréntités au point de
eoncours sont proportiorznelles aur segments correspottdants.

Aptttc.trtons

S 145. Trouuer u,ne guatrième proportionnelle


- à trois d,roites
tlonnées a, b, c.
on nomnre quatrième proportionnelle à trois droites données
a, b, c, une quatrième droite n rJe longueur
inconnue qui folme avec les lrois autrei une
ploportion.
Elle doit être telle que I'on ait :

i::.
Tlacer deux concourantes (/îg. Z2Z) ; por-
ter, sur I'une d'elles, cleux longueurs OA : a,
OB- à1 sur I'autre prendre oC: c; jointlre
AC, et mener par B Ia parallèle BD à AC. La
Fis. 22?. longueur OD est lt quatrièmc proportionnelle
cherclrée; cûr on n q$ {zl3) :
OAOCac
ott
ôT: 5g 6: i
FIGURI'S SltMBtAtltbls. 95

S | 46. unc troisième proportionnelle ù deun d,roites


d,onnées a
-cl b.Trouoer
Pour former une propot'tion ell,re trois longueurs, il faut faire
{igurer I'une cles deux longueut's tlans
olraque rapptllt. Soit e la longuettt incon-
nue, on se pl'opose de la déterminer de
telle façon que I'on ai[ :
s, t)
b- æ' "f I
'Rl--
Le procétlé est le môme que celui du
t45 : sur i'unetlt's conoourantes {f g.223)
i"l
)l
$
porter les deux longueut's OA - a et tl
bB ô, qui sont les deux termes durl
- conntt; sur I'autre, la longueurr
rappolt
Fig,223.

OÉt: ô. Mener B0 parnllèle à AB'i OC est ln longueur cherchée.


I

On a en elfet ($ 143) :
OA OB'ott ft l)
d-B:66' l,:i'
$ {/17. [érlucliol rle lignes rlnns urr
laDtlort donrté.
ile réùrction. Lorsqu'on veut copier _en petil un dessin'
-"An11le
un obj'ôt exécuté en grand, stl fallait potrr rétluire chaque ch'oite
chercËer une quatliÙme proportîonnelle entre une clroite clu mo-
clèle, et les deu-,r termes du ripport tlonné, I'opération serail fort
longue. Voici un procédé qui permet d'abréger les tracés.
9n
proposons-nous, pûrexemple, derétluireun olrjetoo* : sur une

rlroite inclétinie OM (fg. 224), polter, à partir de O, cinq longueurs 4


albitrailes égales; dé-
crite un arc indétini de
centre O,et de riùyon
OA: 5a ; tlu point A
comme oentre, clécrire
un aro de rayon égal
à 2a, qui coupe le pré- 3
cédentenB. JoindreOB. F'ig.224.
Prendre une ouverture
de compas OC égale à une ligne du morlèle, et décrire I'are TD
de ceutle 0; la corde CD est les l de OC.
0ô 0HAP ITRE I I r.
En elfet : les droites AB et CD sont parallèles, on a ($ IAB) :
CDABz
:
ôT: oa B'
RuunnQun. pour agrandir dans un rapport donné,
- I nn,
exemple, procétlé serait le même : on prendrait OA:2a, et le
-le
rilyon de I'arc décrit clu point A serait egal I Sa.
si au lieu d'indiquer la_réduction pa.r.un rapporl numérique, on
I'indiquait Flr 19 rapport de deux clroites tracéôi, il faudrait'poi.to,
la plus grande de o ena, e[ décrire I'arc de centre A avec la plus
petite comme rayon. onprenrlrait au co-ntraire Ie rayon oA bgal
à la plus petite droite et le rà1'on AB é[al
-d'un
à.la plus grande, dans le cas agrfln-
dissement.
S 148. Comlras de proportlon.
Le compas (lîg.2P5) permet d'abréger ces -
opérations; deux des pointes étant posées
sur la ligne du modèle, les deux âutres
clonnent la ligne correspondante augmen-
tÉe ou réduite.
Il se compose de cleux branches dans
clracune desquelles est pratiquée une mor-
taise à jour. Ces deux branohes sont arti-
culées autour d'un pivot O qui peut glisser
t'ig..22,r.
225. ^ tlans les mortaises. Un écrôu de pr"ession
pernret de fixer. le pivot sur les bianches.
L'une des branches porte une graduation incliquant la place à
donner au pivot pour opérer la réduction dans un rapport, donné.
Veut-on par exemple réduire dans le rapport
|f
.. Fermer-le compas, en faisant coincider lu, f,ointes : pour cela,
I'une des branches porte un petit taquet F et l'aïtre une encoche g,
les branches étant fermées, le tnquet se loge dans I'encoche ei
maintienl, les pointes en contacl,.
Fixer le pivot en mettant son repère indicateur en face clu trait
I
nrarqué sur la lranche graduée. Dans cette position le pivot, o
i
partage les branches dans le rapport *t l'on pose les pointes a
à.
FIOURES SIII'BLABLIiS. 97
et B sur une ligne dLr modèle, les pointes A, et B/ clonnent moitié
de cet[e ligne. Si lu contraire les pointes A,B, sont posées sur le
moclèle, les pointes AB tlonncnt une ligne double.
S 149_. - Diuiser une d,roite en un notnbre quelconque n de par-
ties égales.
Soit Ia droite LB (lig. 996) à diviser
en cinq parties égales.
Tracel une concourante quelconque
AC, et porter à partir de A cinq lon-
gueul's arbitraires égales. Joinclre I'ex-
trémité de ln cinquième au point B,
el, mener par les autres points de tli.
vision des parallèles à 58. Ces paral-
lèles divisent la droite AB en cinq Fig.226.
parties égales (S 143).
Autre constructiln,. Sur la mtttière d'æuvre, le trtcé précé-
- lorsque
dent est rapidement fait, la droite AB est I'arôte de champ
d'une pièce dresséu, les parallèles se mènent à la snuterelle. Suppo-
sons que cette division doive êtrc el-
o
fectuée sur une plaque cle tôle. dont ,,tf.
z.z. / ! \.rr
les bords soient irréguliers, le tracé -'l// i ' \' \'
.tt'!l
suivan[ (/i9.227), est plus rapide :
S--.ilti--l'--
Mener une clroite CD parallèle à AB, /'- .,1 i'?. i-\3-"'-),* {r. 5'.=D-
e[ porter sur.cette droite cinq lon. r" ,' .i I -\-
".
ÂB
gueurs arl-ritr.air.es. Joindre A au point Fig. H7.
cle dépnrt, el, B à la cinquième divi-
sion, ces tleux clroites ainsi lracées se coupent en O. Mener les
concourantes0,l ,02... qui divisent AB en parties égales (S {48).
Autre construction.
- Quand on E
dispose d'une feuille de papier, d'une
surface plane quelconque pourvue
d'une réglure à lignes parallèles
éqLridistarrtes, et que I'on doit divi-
ser le bord rectiligne d'une matière z-----------t
d'æuvre en feuille, en un certain l.--*---
nombre cle parties égales, 5, par -__/_____
e-xemple,-on peut encore faire usrgc A r:.-
Fi8' ô.)a
du prôcérlé suivant (fig, zzï): placir ?2s'

I'extrémité a sur I'nne des lignes par.allèles; amener I'aul,re extré-


mité l] sur la cinguième parallèle à partir de a, les intersections
98 CHAPITRE III.
de AB avec la réglure donnent les points de division ($ fA3).
$ {S0. l[esure des lorrguours : verniel'o - Dans les
travaux usuels, on nesure les longueurs ûvec un mètre, ou une
règle gracluée en millimètres, et il suffit d'évaluer les longueurs à
un millimètre près. 0ette opération est des plus simples. Pour les
ouvrages dc précision, il flaut e{Iectuer les mesures avec plus d'exao-
titude, et les évaluer au clixièrtre ou au vingtièrne de millimètre
pr'ès. Les ajusteurs se servenf dtns ce
crs d'un calibre à vernier (1i9.229).
Les becs du calibre sont montés à
anglc droit, ]'un sur la tige graduée,
I'aulre sur la douille dans laquelle la
tige glisse à frotl,ement doux, et. c'est
entre les becs que i'on place la longueur
à mesurer. La douille est percée d'une
ouverture dont les bords sout taillés
en biseau; du côté de la graduation de
la tige, le biseau porte une pelite échelle
graduée de 0 à l0 ou de 0 à 20, selon
gue le vernier esl disposé pour donner
le dixième ou le vingtième de milli-
mètre. Quand les becs sonL ett coutact,
le zéro de la tige et le zéro du vernier
coincident; lorsqu'ils sont écartés, la
position du zéro du vernier sur la gra-
Fig.229. duation de la, tige mesure I'écartement
des becs.
Si le zéro du vernier coïncide exaotenrent avec une des divisions
de la tige, la longueur à mesurer comprend un nombre exact de
millimètres; mais si le zéro du vernier esl compris dans I'inter-
valle de deux traits indiquant les millimètres (fi7. 231), la lon-
gueur est égale au nombre de millimètres intliqué par la division,
àugmenté tle i'écartement qui existe entre oette division ct le zéro
du vernier.
Vernier au lf l}u de millimèn'e (frg.230). - Dans ce vernier
l'échelle est graduée de 0 à 10, elle a exactement neuf millimètres
de longueur. Chacune des divisions vaut donc 9/{0" de millimètre.
Supposons que, dans Ia mesure d'une longueur, le vernieroccupe
par rapport, L la tige une position telle que son zéro ton:be entre
ies diviiions 20 el 2l de la l,ige, et gue sa 4' division ooïncide
FIGU RES SEMB LABLIIS. 9$
exactentent, avec uue dc celles de Ia tige. L'écarlemenI cles becs est
compris entre 20 eL 2l millimètres. A partir de la division 4 du
vcrnier, revenons vers le zéro: la première clivision rencontrée
dépasse celle de la tige tle I f 10, de milli;nètre; la seconde dépasse
la division suivante de la tige rle2f l0'.,,, le zéro du vernier dépasse

Fig.230.

le trait correspondant à 20ù,u de 4ll0'de nrillimètre; l'écartement


rles becs est clonc 90-'o,4.
Il peu t se faire qu'aucune ligne du vernier ne comesponcle exacte-
ment à une de celles de la tige. Dans ce cAS, on ajoute au nombre
de millimètres qui précède le zéro tlu vernier autanI de rlixièrnes
qu'il y a de divisions clepuis le zéro jusqu'à celle des lignes du
vernie'r qui approctre le plus d'une des lignes cle la graduation en
milf imètres. On connaî[ ]t longueur à moins rJel ll0" de millimètre
près. Pour le cas représent6 par la figure 23{, la longueur serait
20^^,4 à 0..,1 près.
Vernier au lf 2t".
- L'échelle du vernier n l9'- cle longueur,
et. elle est divisée en vingt, parties égales; chaque division a
fo
donc de millimètres cle longueur. On comprend, tl'après ce qui
tfr
vient d'être dit, comment on peut avec ce vernicr mesurer une
longueur à moins dr de nrillimètre près.
,T
IOO CHAPITRE III.

S {5t. - Dlsposcr Ëur urre rlroite rtonnée AB n Êo$'


merrls réparés par rles intervalles égaux.
lo Les segments sont égauæ et 0n peut prolonger la droite AB
(fts.232).
'
Les ?? segments égaux sont séparés par (" * I ) int_ervalles égaux.
Prolongèr AB d'une longueur BC : a, longuettr d'un segment.
La droite AC est alors
4-"D
égale à * l) intervalles,
(,
plus(nfl) segments. t '-'-1'
Donc la (n * r)' partie .."o"' i
de ÀC dottnera unu iongu.u, .,9"'- i
égale à un segment Plus un .r,-'-' i|
intervalle. --"' \
Supposons n- 3,Tracer o-- i
l'oblique.AD et porter sur Fis. z3e.
cette oblique quatre inter-
valles égaux l, , 2, :J,4 . Joindre 4C, et mener par I une parallèle I E
à 4C. La distance AItr est égale à un intcrvalle plus un segment.
Prendre une otlverl.ure de compas égale à AE' et porter succes-
sivemenl. cette ouvertut'e sur AB : trois fois à parl.ir de A, et trois
fois à partir de IJ. On obtient ainsi I'emplacement de trois segtlrents
égaux et équidistants. Ce tracé
est rapicle, etil a I'avanlage d'ôtre
9,
\.'
frit avec une seule ouverture de I

c0mpas. !/ t'
1 t
\
tt
2o On, ne peut Prolonger la .qddurl1..Èh n l- tt t
'--oi'egou*.
droite AB (fg. 233). A

-i-=- ---+$=fr'
!-9- t

Les segmenls sont égaut. ffi


A partir clc I'extrémité A de la Fig. 233.
droite AB porter successivement
les ra segments; ils viennent en C; le reste de la droite CB vaut
(n*l) intervalles; en Ie divisant en (nf {)parties égales on a
la valeur d'un intervalle.
Faisons fl-3, et soit a la longueur d'un segment, AC:34;
diviser CB en quatre parties égales (S {49). LIne cles divisions ô cst
l'intervalle existant entre deux segments. Prenclre une ouvet'ture
de compas égale à (o* Ô), et la porter sur AB, successivetnenl,
trois fois à partir de A, et trois fois à partir de B.
On obtient ainsi les points l, 2, 3 et l', 2' , 3' ; les points ri.l,t ,22' ,
33' déterminent I'emplacernenl. des segments égaux.
FIOUNES SDIUBLABTES. IOI
3o Lcs segments sont inégauu,
I,orsque les segments sont inégaux, la construction précédente
pet'met de trouver Ja longueur d'un intervaile; il suffii de porter
de A en c Ja suite cles segments en supposant qu'ils se touôhent,
AC est alors égale à lcur somme, et cB vaut n
I I intervalles.
S {52. - Lotryueur tles barreauæ d,'une echelle ù, montants cun-
ærgents (/ig. %a,).
Les hnrreaux sont-équidistants el, de mêrne largeur, par suite
|I ,_ leur longueur augmente de la même quan-
\ \ tité cl'un barreau au suivant.
Disposons-les sur un plan, les uns à côté
des autres (f g. 235), et menons une perpendi-
culaire A'B' à A'C'.
Porter en A'C'
Ia iongueur du
charnp supér.ieur
du premier bar-
reau de l'échelle,
et sur B'D'lalon-
gueur du chanrp
supérieur du der-
nier barreau.
['ig'?31. Joindre C'D';l'in- Fig. 235.
tersection de C'D'
avec chacun des chanrps analogues Ér A,C/ clonne Ia longueur de ce
champ.
sul I'arête d'une_ planche clressée, élever la perpendiculaire o'o,,
égale à un_intervalle plus lt lalggul. d'un balreau, et prenclre O'd
égale à la demi-clifférence des longueurs cle
cleux barreaux consécutifs, I'oblique G0', ^

donne I'arasement des barreaux suivant


I'irtclinaison des montants.

Freunns sDi\TDLABLEs

S{ 53. Dans un triangle ABC (fig.236),


-
mener uno parallèle B'C'à l'un dcs côtés Btl.
Fig. 230.
{o Les deux triangles ABC el, AI}/C' ont
leurs angles égaux. En elfet, l'angle A est commun aux deux
lliangles i B : B' et C C' (S 68, angles coruespondants).
- 6.
102 CHÀPITRE III.
9" Les côtés opposés attx angles égaux, ou côtés homologues,
sont entre eux dans le même rapport.
AB' B'C' AC'
On a ($ {rr3) :
AB-BC-AC
Ces deux triangles sont dits semblaltles.
S 154. Deur triangles sont senzblaltles, quand' trois de leu"s
-
sir éléments sont égauæ lLL propo?'tionnels. llgaur s'il s'ctgit des
angles, et proportionnels s'il s'agit des côtés.
Qunnd les trois éléments considérés sonl, les angles, il suf{il, d'en
connuître cleux, cûr lt sonttne cles lrclis anglcs cl'un triangltl
étant égale à deux droits, le troisiènre est connu par cliffércnce.
Trois cas sottl, à consitlérer, selon que I'on connaît :

Lo Deuæ angles;
20 (Jn, angle compris entre d,eu,:r côtés homologues propor-
tionnels I
3o I'r'ois côtës ltornologues proportionnels.
VÉnrnrcrttc'Ns. | o Prendre un triangle en carton !$C(ft7.2:J7),
-
en traccr un autre plus petit A/B'C', clont un de; côtés B'C' est
quelconque, nrais plus petit
que BC; relevet I'angle B
ilvec une sauterelle, et tracer
A'
I'oblique B'A' en ftisant

A B' : B; tracer cle môme


I'oblique C'A/ en faisant
C/
- C. Découpel le triangle
Bc A'B'C'.
Fig' 237. Porter sur ABC une lon-
AB": A'B', e I menel'
gueur
la paralièle B'/C'/ à BC. Le tliangle AB"C" est égal au lriangle A'B'C'
(S 32, égalité des triangles; un côté et les dcux rngles acljacents);
on peul" le constater en appliquant A'B'C/ sur AB"C" . LE triangle
AB//C'/ est semblable au triangle ABC, il en est cle même évi-
demment du triangle A'B'C'.
2o on donne B': b et'
A'B' B'c' un rapport donné,
AB-: BC - $ no*
exemple.
Relever I'angle B à la sauterelle et tracer B' : Il; prendre B'0'
: nc; A'B'
fDO - l.tn. Découper le triangle A'B'C' ainsi tracé.
I'IG UR IJS S I' M IJ tAB L US. TO3

plc,ntlre AB,, :A'B'; rncnel. la parallèle 11"0" à BC. Consttter par


ruftt;fotition l'égalité cles deux triangles AB"C" et A'B'C"
3o On donue:
A'B' B'C' A'C' 3
T-B-:m:lc:s'
Tracer un tlinngle A'B'C', dont clrncun tles côtés soit les $ att
cÔtés corrcsponcltnts de AB0, clécotrper ce triangle. Prendre
AB'/ : A'B', mener n
Itr parallèle 3"ç"''i ),
BC. Constuterpat'su- ,/ \\
,1
perposition 1'ligalité \ \
clcs deur tliangles \t.. i\, \
A'B'C'el, AB"C'/. \ .,/E
S f 5d. DÉnt:ltrloN \ ', ,/
Dettr poltlgones \_---:i"
ABCDII cl A'B'C'D'B'
B A
!.ig. z3s.
(lig. 238) sont sem'
'titâbttt, qrand,il,s ont leurs cmglcs égaun chacun n chacwt,, et leurs
côtés ltomolo g ues proportionnels.
On nppelle-citOi hoitologttes,rlans des polygones senblahles' 0eux
qui sonl acljacents à cles angles égaux cltaoun à cltacun.
" J Dtn* polyç1ones sonl sentbldhles qunncl.ils sont d,écorrt-
S ô6.
po"sables en Im rnêine nirnbre d,e trianglcs sentblctbles et senblahle-
ment plucés.
Supposons que les deux polygones ABCDE et A'B'C'D'W (lirl'
'ùient
238) rléiomposés en trgis trinugles sernbla.blcs, c'cst'à-tlirc
en trois triangles qui nient leurs angles égnux cbacun à chacun,
et leurs côtés homologues proportionncls.
lo Les ûngles tles polygonés sont égaux : B == B', E:E'par
hypotirèse; les autres angles comme 0, 0' ; D, !'i A-, A', sont com-
pôiOr d'angles égrux. Les angles au sonlmet cles detrx polygones
sont douc égrux chacttn à clttrcun.
2o On a égalr-'ment par hYPolhèse:
A,B. B,C, A,O, C,D, A,D, D,E, E,A,
: B(j:TC :TD:TD :I]E-:TT.
Ats
Les côtés honrologues sont proportionnels.
Les tleux porygones ABCDE et A'B'C'D'E', ayant leurs angles
égaqx clracun à chacun, ct leurs côtés homologues proporlionnels,
sonI sembltbles pnr définition.
r04 cHAPtlRIi 1il.
s {T7. - llecipt'oquement, deuu polygones semblables peuuent
être décomposés en un même nombt,e dè triangles semblàbles et
semblablement placés.
_ Les diagonales menées par a et a/ tlécomposent les polvgones
(fig.zl8) en un même nombre de triangles semblabrement piacés.
Les deux triangles aBC et a/B'c' sont semblables, car ils onr,
un angle égal (B B') compris entre deux côtés homologues pro-
-
portionnels, puisque
i#: #
Un , A'B' B'C' A'C'
^ a donc et de plus les angles de
ffi - B0 - ffi, ces
triangles opposés aux côtés homclogues sont égaux, d'oir :
angle A'B'C' : angle ABC; angle B,A'C, _ angle BAC.
Dans les deux triangles A'C'D' et ACIJ les angles A,C,D/ et ACD
sont égaux comme différences d'angles égaux, les côtés acljacents
sont propoltionnels.
En elfet, les polygones él,ant semblables, on û:
C'D' B'C'
CD-BO'
or t'9':9'c'
AC - llc'
par suite de la similitude des rleur triangles ABC et A,B,C,.

Donc
L'C' C'D'
AO L:I]
Par suil.e, les triangles A'C'I)'et ACD sont semblables ($ {54, Z').
on démontrerait de môme la similitude des autres trianglcs.
D .Ë _1!L
_ Tmnsporrer le .p-ol.ygone
^
A/B'C'D'E' sur le polygone - nbCnn
ffi7.239), en faisnnt coiniider les som-
mets A e[ A', et les cô|.és acljacents.
Les autres côtés homolosues dôs cleux
polygones sont par.allèleirleux à tleux,
el, les sommets sont situés sur des
droites concourantes formant un fais-
BuA ceau tlonl, A est lc sommet (S 144).
!'ig. ?39.
Cette remarqrre va nous permettre cle
construire très fucilement un polygone senrblable à un pol.vgone
donné.
{Olt
FTGURES SIIVBLÀULtsS.
à ABCDEF'
P|oposons-nous de construire un polygone semblable
et donr le rapport de similitude soit I not exenrple (frg. 239).,
Mener les diagonales passant par A, et prendre AB' :;OB'
Tt'acer B'C' paralièle à BC; puis C'D' parallèIe..à ,CD'
et con-
Le poly-
tintrer le tracé de proclre en p.oclte jusqu'au côté.48.
les côtés du premier
;;;; AB'SD'E' est'semblable à ABC"llE,'et
-5'
sont aut côtés homologues ilu secontl clans le rapport {ïxé
[5g. Figurec tromollréliques. Le sommet du faisceau
s -
prtt êtt. pris en declans ou en dehors du polvgone'
clu
Soit O (-frg.240)le sommet clu c
faiscenu, prendre sur OA une
longueur oA'telle que soit
S
dans un raPPort donné; Par A' .Ê

lu'rener A'B' parallèle à Ats, Puis
l}'C' paraltèle à BC, et ainsi de
suite, jusqtr'à ce que I'on soiI
leYenu au point de déPart A'.
lo Les angles du PolYgone
ainsi Lracés sont respectivement
égaux aux angles clu Premiel'
pôiygone, comtne aYant leurs
ôOtés parallèles et dirigés cÏans Fig. 2{0.

't #uilitiËi;. homorogues sonr proporrionners, c.r on û prr


construction la série suivante de rapports égaux :
A,B/ OB' B'C' OC'
Ag-:bE-:m:m:" ':m'
OA'

Les deux polygones ABCD et A/B',C/D' sont par suite semblairles,


et le rapport de similiLucle est
H.
ces deux figures sont clites homothétiques, et le point o est le
centre cl' [romothétie.
Dans la figure 24l,le centre d'homothétie o est en dehors des
-polygones
figures, les A'B'C'D'E' et A,B,C,l)1D1,.o.btenus pnr le
piucédé qui I'ieni cl'ôtre déclit, sont encore sentblables au poly-
eone ABCDE.
106 CHAP ITN E III.
les A,B,C/D,
sonl_-pris sur les droites OA, 00,
^ .Lorsgge .points
0c..., l'homothétie.est directe; eilà est inuer*,,i
ru, poùî,
Al, B' C,... sont pris prolongements des tignes
0C... au delà rlu point :.uT ].r
O (frg.,int).
oA, 00,

b-ig. Z4L

S {60. lDc tfl slmiliturtc en génér.nt. _ Les constluctions


précédenles sonI inclépe'clantes de ]a forme
,ru, ng*às, ellus ,..f_
pliquent aussi bien nu.x courl;es qu'aux tigoerliJifion.fur. plenons
py-gxgmple une courlie quelconque
*BC^DE
.. (fg. 2a2); par un point
Iixe O, ûrenons les concouranteJOA,
08..., OG, aux clilÏcirents points tle
la courbe, e[ sur chacune iles con..
courantes portons rlus longueurs OAr,
OB/... telk:s que I'on ait :

OA' OB'
E'ig. 21?.
0A:oE:",'','
r. étant un rûppoft donné. La courbc
quijoint les points a/B/c/D/ll/ est semblirLlô à la courbe ABCDII.
Prcndre un nombre sufrisaut de points pour déterminer la
cout'be homothétique. I.es points [omologue.s sont les sonrnrels
des cleux lignes polygonales ienrblables.
s {6f . Aplr,rcArroN. : Ayg*entatio, et réthtctiott propol,-
tionnelles dtt (gyr.::.
mentcomposés d'éléments - Lesrectilignès
objets que I'on constr.i[ sont fréquem-
qui se coupenl. à anglc âroir;
pour les augmenter ou les récluire, iliuffit cle ilételminelr la lon_
gueur de chaeun cles éléments.
Proposons-nous, étanl clonnée une porte de hauteul H, d'en
eonslruire une semblable cle hauteur h; les éléments de la
FIOURIIS SEMBLABLIIS. IO7

seconde devront être les éléments conespondants de la plemière


diminués dans Ierûpport' H.
h

Tracer ttn angie queiconque B!û (fg. 2A\; porter la hau-

Fig. 243.

leur /r sur un cles côtés, en AE par exemple; la hauteur H sur


I'autre côté en AF. Joinclre EF.
Prentlre AG: L, et mener GI parallèle à FE; AI est la largeur /
de la polte réduite, cûr on a ($ l43) :

AIAEIhOU
AG: AI.- L: [I.

On trouvelait de même les autres éléments.


L'opérntion inverse, c'est-à-dire I'augmentation de la figure
daus urr lapport donné, se ferait cle la même façon.
On pourrait également faire usirge de I'anglo de réduction. (Yoir
s {47.)
S 162. Échelle de rérluction. I)essln. Le dessin d'un
objet en est la représentation proportionnelle -réduite dans un
rnpport connu appelé échelle de réd,uction,
Les longueurs étant exprimées en prenant le mètre pour unité,
pour repr'ésenter I'objet par le tlessin, il suffira dono de déterminer
IO8 CHAPIINI| III.
la v'leur p.oportionnelle de I'unité de longueur et de *ces sous-
multiples.
Proposons-nous de leprésenter un ol,riet à l'échelle cle B centi-
mètres pour mèt'e; une longueur cl'.n rn[tre sera {igurée p.r
une
droite de 3 centimùtres, Ie rapport de récluction est
construction de l'échelle.
ft.
sur une clroite incléfinie (frg. zal),
- inlervallt,s
porter à droite clu point o des de B cenrimètreË, et les
numéroter cle ga.uolre à droite; porter à gauclre de o un inter'alle
de 3 centir'ètres. Diviser cet:intervalle"cn clix parties égales, et

Fig. 2{{.

numéroter de droite à gauche. clracun de ces intervalles est la


longueul réduite cl'un décirnètre.
une lorrgueur de z',90 sera représentée pilr une droite limitée à
Ia deuxiènre division cle droit,e, et à la troisième clivision de gnuche.
cette éch*lle permet donc dc trouver la valeur prol,orlionielle rlc
toute dimension exprimée en mètres et décimèires; mais c.lle ne
donne pas la valeur proportionnelle des lougueurs a.yanl moins de
! dticimètr.e, eI expriméers L.n cenlimèlrcs.
A On peut contplél,er cettc
t. l-TTr-r---*l échelle de la manière sui-
r0 e E ? 6 5 ffi---'
vante. Elever en {0 (/îg.24sl
Fis. z4i. la perpendiculaire lôA, de
{ décimètre de bauteur;
joindre A a-u point o-. par chacune des clivisions des pernenl
!!e_n-e1
diculaires limitées à l'oblique oA. chacun de ces petitô irnits
vaut
,1, 2 3
de l0A fS {48), par conséquenl, chacun rl'qux
rt, *-...
est la'u,
longueur proportionnelle d'un nombre de cenlimèlres cor-
respondant au chiffre tle la gracluation.
cette modification constitue une échelle pernrettant cle trouver
toutes les longueurs exprimées en mètres, décimètres et centi-
mètres, mais elle est d'un maniement peu conmotle en ce qu'elle
oblige de cher'cher à part la fraction exprimée en centirùitr,es.
Ainsi, piùr exemple, si I'on veut représentef une longueur cle p',84,
TIGURtsS SEIIBLABIES. 109

ilfaudra ajouter à la longueur précédente celle'ou petit trail cor'-


responclant à la division 4.
S 163. Eclrelle rléeimnle.
- La disposition
suivanle (f,9.
2/+6), appelée échelle décimale, facilite les t'echerches. Prenclre
ll clroiies parallèles enlre elles et équiclistantes, leur écartement
étant choisi ,trbil"rairement; conslruire surla plemière para)lèle AD
et la dernière CD I'échelle de r'écluction (/î9. 24tt), joindre les
points et numéroter comtne I'indiqrre la figure 2116.

Fig. 216.

La droite GH représente une longueur de 9',311 à l'éclrelle de


3"- pour mètre; elle se compose en effet, des trois élements sui-
vants 1 QI O2 __ 2^; It+ vant les 1r/10 d'une division représen-
tant I d. ou- 4o* ; IH 0B __ gdm.
-.
Dono, pour reporter avec un compas unc longueur exprimée en
mètres, clécimètres et, oentimètres, choisir la parallèle dont le
numéro d'ortlre estle chiffre correspondantùcelui des centimètres,
fixer la pointe de droite à I'intersection cle cette ptrallèle et de la
transversalecorresponclant au nombre dc mètres, &mener la pointc
cle gauche à I'intersection de la transvcrsale partant de la division
qui sur la droite OA porte le numéro correspondant au nombre clc
décimètres.
S {6r. Auglmentalion et réduellon rles pro0ls. - Dans
les raccords de moulures, les trois présentent :
cas suivants se
{o La hauteur du profil restant la môme, les saillies cloivent êtle
augmentées ou diminuées proportionnellement ;
9o Les saillies restant les mêmes, les hauteurs des éléments
corresponclants doivent être dinrinuéc's ou augmentées dans rtn
rapport tlonné;
3o Les saillies et les hauteurs valient clans dcs rapports dillé-
rents.
ItO III.
cnAprTnn
lu Augnientation (lig. 247). La hauteur clu profil
des saillies
reste H, mais sa largeur devient L. pour- que les clifférents élé-
meuls se raccorrienI sur la coupe, ]es lrauteurs des parties corres-
pontlantes doivent rester les mômes, ces poinr.s seront donc sil,ués
sur des horizontales de nivenu.

r_l
"iI
I
I
I
I
t
I
I
I
I

i
n,l
fN
rr.
N
l^b
;t:
Ài N

iN
iN
At
I'ig. 247.

Mener I'oblique AC, tle direcl.ion arbitraire, et faire passer des


lignes de ra,ppel par les points plincipaux tlu prolil; prolonger ces
lignes jusqu'à leur intersection avec 40.
Prendre AD
- L, joinclre ED. Par les points cl'intersection situés
sur AC, faire passer des parallèles àED; ces parallèles coupentAD
FIGURDS SOtrIBIABI,ES. Itl
lesquels on conduir tles lignes tle rappel. f.es
*^|9: nilts,par
tntersections cle ces lignes dc rappel avcc les-horizontales'coriies_
pondantes donnent autanl, de points clu profTl cherché;
et les sail-
lies onl été augmentées tlans le roppo.t
].
!n efÏgt' les parallèles menées
rantes ac el, AD
à ED détachent sur les concou-
des segmcnts correspondants proportionnels entre
eux ($ {43).
considérons un point quelconque G du profil, qui est rallongé
cn G', il faut clénrontrer que
IG' L
G:7'
or: #:*il,
IG IG, AM AN
T: iU:AE:AD'
IG'- IG
D'où ' peut écr.ire IGt
f : î, ce que l,on Ë:2.
I.

La môme construction faite en suivant une nrarche inverse don


ncrait un profTl raccourci dans le rapport j.
2,' Rérluction proportionnelle des hauteurs.
I.es saillies restent les mêmes, mais les hautetn s sont d,imintées
h
daî|s te rapport
*.
lVlerer I'obligue PQ
ffig._247) de direction quelconque avec Ap,
puisles llSnes de rap-pel -pR et'QS, prendre RS, i, hauteur du
profïl su'baissé. Prolonger les iignôs cle rappei-passant par ies
principa u x prirnitifs, et achàver Ie tracé un pi:orrannt-comnre
Pgin.t.
I'indique la figure.
Soit un pojnt G du profïl prinritif qui vient, en G,,, dans leprofil
surlrniss6 il frut démontrer que I'on a


ÂI
-!.
AI -TI
PT
Onsaitque:
iî:ffi: H:lL,u t*r).
l,l2 CHAPITRD I II.
AI A.I.oo A,I, A,B,: h
Donc :
G:[E ïi- Af -H'

3o llédntction, des hauteurs dans le rapportlfiet des saillies d,atts

I
le rapport g.
Mencr les deux axes rcctnngtrlaires AB et CD (/ig.2tL8), et soit
CGO le prolil donné.
Tracer le rectangle
OC[f B dont les côtés
sont â et H, et le rec-
tangle 0AND qui a
r pour côtés I et L;
joindre OM et ON. En
mennnt des lignes dc
lappel comme I'indi-
--t
que la ligure, on.ob-
B tient autant de points
que l'on veut du pro-
{il réduit.
Consiclérons I'uu
des points G du
profil initial, sa ltau-
Fig. 248.
teur est IO, clans le
profil réduit la ligne
correspontlant à IO est, 0F, ct I'on &:
OF OE OI oF ot
ôT: oM: oc on h - ---a
rI-
ploportion que I'on Peut, écrire :

oFh
6t:Ê'
La snillie IG flu point, G est devenue FG, ou P0 dans le profÏl
réduit; on û :
OP OK OJ FG, GI
m:N:oJ ou7:T'
ce qne I'on Peut éctire t
Un, t
ld-i'
I'IÛ U RIJS SI'MBLABLUS. TI3
Il en est thl nrôurc puur toul autre point.
S 165. Iùértuctrion lrrolrorliorrnellc rtes hauteurs et
rtes ciritties. -- La hauteur H du profil devient à, les éléments
doivent ôtre r'éduits en hauteur et en largeur dans le rapport
fr.
ilfener I'horizontale A0 (lig.2r$), eten un point quelconque B, la
parullèL-'BD à AC.
Joindre CD; CD
plolongé rencon-
tre AB au point O.
Par les points
principaur clu pro-
fil primitif mener
des horizontales
qui viennent cou-,
per la droite AC.
Joindre chacun
des points d'inter-
sectionaupoint O.
Les intersections F
C)
de ces concouran- ôr
I
tes avec BD déter- I
I
èo

minenl, des seg- I


I
I
mentsquisont itux I
I
segments corres- I
I
pondants cle BC I
I
a
h I
danslerapport I

fr. I
I
I

Les horizontales .l
I

menées par les )


points d'intersec- ,tâ

tion cléterminés
sur BD donnent
les hauteurs des
points comespon-
dants du profil
nouveilu.
Par les points A el, B mener les obliques AM et BN faisant 450
avec AO. Rabattre AC en ÀC', e[ BD en BN. Faire passer par N la
parallèle N['I à OA, et joindre MC'.
n4 CIIAPITIIE III.
Frire pilsser des lignes cle rappel par les points plincipaur tlu
profil primitif. A leur intersection ilvec A0 mener des parallèles
à MC'.
Par les points d'intersection déterminés sur AM, mener tles
pnrallèles à A0, qui viennent coupcr BN. Rabattre ces points sur
80, e[ conduire dos lignes de rappel par les points rabattus.
Les intersections de ces lignes de rappel avec les horizontales
corresponclantes partanl. de BD donnent aul,ant de points du profil
diminué.
Pour le dérnontrer, consitlérons un point quelconque K du profÏl
primitif, qui vient en /c dtns le profll diminué. ll faut établir que
ihh
ili: E'
Or on a Ia série suivante de lapports égaux :
IK AK, AK, BK, ih
II:m:.qM:BN:t'
D"où
$ == *, ,, que l'on peut écrirc #: *.
S 166. rDilrraogiralrlrc. - Le pantograplre
est un instrumenl,
permettant de tracer les fTgures semblalrles d'un mouvemcnt con-
tinu, et dnns un rapport déternriné.
Il se compose essentiellement de
quatrc règles artieulées aux points
1,, a, m, B (lî9. Zô0). Les articula-
tions a et, B sont choisies de telle
solte quela figure amBL soit un pa-
laliélogramme. Le système se nreut
nutour d'une pointe aiguê O, et I'on
rlispose une pointe traçante en M,
sur le prolongemenl. de la droite joi-
gnant Oml.
Amenons le point. M (frg. 251)
Fig. 250.
en un point quelconque NI,, m' vient
e\ m' , et les trois point s O, rn' , et M,
sonl, encore en ligne droite. En effet, les côtés du parallélogramme
u'n{Blr ne varient pas de longuettt', la ffgure &rnttrBrA, est dono
encore un parallélogramme , eI nt' ,a, reste parallèle à I\I, A r .
FIGUIII'S SDMBtABI,IJS. T15

fans la lïgure_plirnitive, par suite de lt


position assignée à la
pointe traçtnte M, on avait l'égalité suivantô :
nt'a oc|
M-A: olÀ'
Dans la figure déformée, on t encore :
rn'ra,, _ gg
m;-o\' -

orles deux segments nz,a, et M,A, étant parallèles, l'égalité pré-


cédente ne peut avoir lieu que si les
trois points O,rnt , et NI, sont en lirSne
droite (S 144).
Considérons les deux droitcs con-
couranles OM e[ OIV,. La prerrrièrc
position de I'instrumenI donne l'éga-
lité suivante : ts---'
M
i"r
#:ffitrr; t
I
I

et la seconcle :
'.1-
orn',: oa,,
^t
o$,t- ôA",' Fig. 251.

oa ofl, , om',:6M'
om'
Or
oa - oA, '
oonc
ôM;
Les triang]es orz'rr1z' e[ OI\[,NI sont semblables ($ 154, Zo), el mrnt
esl, parallèle à M,lV.

- si l'on
figurc
dispose en rn' une pointe traçante, cette pointe clécrit une
homothé.ti.que de celle dont Ja pointe M sui[ ]es conlours, le
centre d'homothétie est O, et le rappbrt de simililude est :
oa ??'t'a
UO
OA MA'
Réciproquenrcnt, le point N{ décrit une lïgure semblable È celle
dont m suit les contours, et le rappolt, de sinrilitude est
OA MA
_ou___.
0& m'fl
T16 CHAPITRE III.
L'instrument esl, disposé cle telle sorte que I'on puisse déplacer
à volonté les points: O, Tt' et il't.
Le paralléloglnrnme AamB (fi7. Z;0) est forrné de derrx règles
arn eI rnB de longueur invaritrble; les deux aulres côtés aA et
AB conservent également la nrême longueur, mais les pointes
traçnntcs Nl et m/, ainsi que la pointe aiguë O, sont fixées à des
curseurs qui peuvenl parcourir les règles AXI, am eL 40. On peut
ainsi faire varier à volonté le rapport des clistances an{ et AM toul,
en saLisfaisant àr la conclition que les trois points O, m eL M soient,
en ligne droite'
por,r'Ènnas
'E.TBLABLES
S 167. Les propriétés quenous ûvons étudiées ($$ {lr3 eLl,4,4)
- concernant les parnllèles et les trans-
P
versales sont encore vraies, si nous

/ îi / substituons dans leur énoncé, des plans


parallèles uux droites parallèles, et si
n0us consiclérons les transoersales
comme situées d,ans des plans di/fé-
rents.

a'
I =v Soient les trois plans parullèles entre
eux, P, Q el, R (fr7. 231 ôfs), et les
transversales AC et DF non situées
R
-r
l- dans un même plan.
Les trois plans P, Q, R, déterminenl,
Fig. 251 ôis, sur la transversale AC les deux seg-
mcnts AB et BC, et sur la transver-
tale DF les deux segments DE et liF'.
On a encore l'égalité suivante :

AB DE
Fc: ut"
En elfet : menons par le point A une pamllèle AF' à DF; cette
parallèle est partagée par les plans P, Q et R en dettx segments AE'
et E/F' respectivement égaux aux segments DE el, !lF- (S 72).
0r les droites AC et AF' déterminent un plan qui coupe les
plans Q et R suivant les droites BE'et tF' pnrallèles entre elles
(S 70), e[ I'on a ($ {43)
AB AE' DE BE'
E-c:EF-ffi:5P'
FIGURA$ SEMBLABI]ES. tt7
$ 168. - On appelle po\1èdres semblables des polyètlres qui
sorit r.lornpris sous un ntème nombre de faces semblables chacune
à chacuue, et, qui ont leurs angles polybdres ho- s
utologues égaus A
Les angles polvèdres hamolagues sont ceux / l\
qui sont formés par des faces semblables; les / |\
Jommets de ces aigles sont dcs somtnets lntno- .l | \
logues.0n appelll ùssi d,roites lnmologttes celles dA [ ,rf'
qui joignenlcleux sotnmets homologtres, dièdres I V' \
honiologues ceux dont les arêtes sont homologues, I l- \
sont semblablcs: _
-faces himologue.s celles qui une | \^
^ '\
pyramide SABC ^1 | ,/'
S 169. --Considérons
et, coupons-la par un plan a'[J'c'paral-
\fi.g;z), \l/
lèle à sa base ABt. B
Les deux pyramides SABC et SA'B'C' sont Fig. %2.
conrprises sous un même numbre de faces sem-
blabies chacune à chacune. Ces faces sont en effel, des triangles
sernblables cltacun à clracun. Leur rapport, de similitude est cons-
tant, cat on a la série suivtnte de rnpports égaux ($ {67):
SA' A,B, SB' B'C'
M:T-B-:S-:Te-: ""'
Les angles tlièdres |omologues son[ égaux -(S 70)' égalité des
construisant
dièdres); ôn constatet'a l'éga1ité des tngles solidcs en
oes deui'pYrnmicles en cut-ton: Ieur base restant ouverte, on S'itS-
surel.a facilement que les angles solides homologues s'emboîtent
exactement I'un dans l'aut..,"rt que pal'suite ils sont égoux.
Les deux pyramides SABC, SA'B'C'sont semblables'
La même cônstatation peut être faite quel que soit le nombre
des fuces de )a pyramide.
,potyèd,res sant semblables lorsqu'on- pgyt les
S [70. - Dàùæ
d,éiomposer en un'*i*t nombye de pyramides.semblables et
semblâblement placées, et, réciproquement, si d-tyy -polyèd'res
sont formés d,'un même nombre dt pyromides scmblables et sem-
blablement placées, ils sont semblables.
On peut îaire cette décomposition en prenant un des sommets
du poivètlre cgmme sommet commun de toutes les pyramides
selon l'ôsquelles un polyèdre cst, décomposlb]g. Ce proc^édé -est'
le même [ue celui que noos ilyons suivi précédemment ($ 156 et
t57) dans l'élude des po]ygones semblables,
7,
il8 CHAPITRE TII.
S {71. Le point de concours des convergentes peut ôtre choisi
-
à I'intérieur ou à I'extérieur du polyèdre.
Soit lepolyètlre ABCD(/9.253), joignonsle point 0 à clrrcun des
sommets, el, rntrquons sur les concourtntes tles points A', B', C', D',
tels gue nous ûyons la série suivante de rapports égaur :
0a' oB,: 0c': 0D'
: I(, rapport de similitude donné.
ôi: ôn ffC 6D
Joignons les points A', B', C', D' ; les droites A'B' et AB son[
parallèles (!i 144), ainsi que les droites A'C' et AC, etc.
Les faces con'espondantes tles cleux polyèdles sonl tlonc sern-
blables ($ lszr;. Les angles dièdles et solicles ayant leuls firces
parallèles et diligées dans
le même sens sonl, égaux.
Les deux polyèdres ABCB
et A/B'C/D' sont par suite
semblables.
Le polyèdre ABCD est
pyramitle. Un polyèdre
une
quelcouque peut toujours
Fig. 2i3.' ôtre décornposé en un cer-
tain nornl,rle rf c pyramides.
En appliqunnt lo plocédé que nous venous cl'employer à un po-
lyèdre quelconquc, nous pouvons tlécornposer les cleux polyèdres
cn pyramides qui seront deux à deux semblables et sernblablement
placées, les deux poll'èdres seronl donc senrblables.
S {72. AllrrcrrroN. Pantographe Collas. Le pantograplte
suivanl, inraginé pnr M.-Collirs, permet de r'éduile ou cl'augmerrtcr
les figures à trois dimensions. Il se compose essentiellenrent: d'une
règle OM, articulée en O par un joint qui permet de lui lirire
prendre, dans I'espace, toutes les directions possibles; de deux
liges atn, et AM articulées en a et A, avec la règlc OA, arliculée
elle-même en 0 avec 0M. Les extrémités zr et M de ces deux tiges
glissent dans des mortaises prntiquées suivant ln longueur. de 0M.
Les longuerrrs des tiges arn et AM sonl, r'églées de telle sortc que

I'on ait
am oa,
: ffi-51:Kun rlpportclonné. Lespointsm etMétanl.
en ligne droite avec O, les tiges tna et MA restent parallèles, et
;.
l-on a toujot
om oa
.t OM: m.
FIOUNUS SIiMI}LABLES. il0
L'oltjet à réduire, le modèle, est pllcé sur un plateau R, et la
substance à tlavaillt'r sul' le plateau R'. Ces deux plateaux sonl
oirculaires et d'égal diarnètre, leur axe est, dans le plan de I'txe
du joint O, et ils sont pourvus fle tletrx dentures de rnôme pas. Une

Fig. 254.

vis sans lin V permet de les faire tourner tous deux d'une mêmo
ouvet'ture angulaire.
Au point M ou dispose une touche destinée ù parcourir la sur-
face clu modèle sans l-'entûmer; el au point zl' un outil propre lr
eutamer Ia matièrc d'Guvt'e.
Si avec la touche on ptrcour[ une courlie quelconque sur la
surface du modèle, I'outi! pût'couruft une courbe semlllable dans lt
matière d'æuvre, puisque le rapport constanl,, el,le centre
ffi.*rte
de similiiude des cleux ligures est 0.

R,rppOnrS DÀNS LES FIGURDS SEMBLABLES

pér.imètrer.
- Le rapport -des
S {73.
pérùrnètres de deun
po-tygontt semblables est égal au r&ppo?'t de d,euæ c_ôté-s homologues.
' d'i elfet, supposons qoe le rappôit de similitutle des deux poly-
gones soit égal- à 3/5,lela veut dire que _chaque côté tlu pretnier
polygone, par
folygone vûut les 3/5 du côté homologue du second
iuiiJle périmèire du premier polygone vaut nussi les 3/à du péri-
mètre du second.
S {74. SurfaeeF..-Le rapport des surfaces
de cleur polygones
tt*btobltt est égal au r&ppor{ des ca.rrés des c6tés homologues,
t20 CHAP ITND III.
cousidérons uu triangle ABC de haur.eur AII et un tliangle
; ArBc
9* hllt:ql A,H
pAH. On sair que ,u.fnre A,UC :
face ABC -
(fi7. 25,â,).
9 sur-
Prenons un second triangle ArBrC,, tel que BrH: pBH
et
[IC, :2HC.
Les côtés A,c, et A,B, sont respectivement pararèles
aux côtés
AC ef, AB ($ l4L), par suite les cleux
lriangles ABC et, ÀrB,C, sont sem_
blables (g Idg).
Or, la surface du triangle A,B,C
vaut cleux fois cellc au irta',rg.t;i;Ëô:
car ces deux triangles ont même
hauleurA,II, mlis la base B,C. du
premier est, le double de BC, ùose
du second.
Fig. 255.

: 2 fois su rfa ce
4
B C, it *' rn * irc;il:li riJ,."^lË,,L,tÏ?î:,*T:
face ABC. Les côtés ont doubré dei'aleur et la si:riace a quadruplé.
si _l'g? représente par q e[ s, res surfaces des creui trian$les
semblables, et par a et a, deux côtés honrologues, on a;

3:#.
si, au lieu de deux triangles, nous considérons deux polygones
semblables, nous pouvons les décomposer en un même nombre
de
triapgl.r semblalrles. Le rapport précédent
existe pour ctracune des pÀrties,^ il existe
égalenrent pour le tout.
$ {75. potyèrtr.er. Le raprtort
- sembtables est
surfaces de deur potyèdres
d,es

égal au rapport des câmés des arêtes homo_


togue.ï.
Les deux-polyèclres sont compris sous le
f i \
..1..-r,i_.,.rrà même nombre de faces semblaùles. Or, le
- rapport étant vrai pour chaoune des faces,
I Y est également vrai pour la totalité.
-+- $ 1,76. Le rapport des aolumes de deua
-
pryèdres sembta'bies esr égal ou ,:,ipport
li*;llu_
des cubes ,, ,
des arêtes homotogues.
considérons d'abord deux pyramides semblables
saBC et sa,B,c,
FIGUNES S!)[ITLABII'S. I2I
(frg.2â,6);leurs bases sont parallèles, leur somrtretsest commun,
ôties hauteurs se conlondent avec la perpendicu]aire commun€
rllenée par le point s aux deux plans parallèles cles bases.

Ona: Vol. SABC enc sII.


- f ><

vol. sa'B'Qt -:!^ A'B'c'>< sH/.


,J

En divisant membre à memlire on û:


SA'B/C' A'B'C,-
SAtsC - ABO ---SH,
SH
a'B'c' a/B/t ^. sH' A',B',
Mais:
Tm:aF' s-H: AT'"u

SA'B'C' A'B'I . - A'B' A'B/T


:
Dono:
ffi:l-É-xrg-:TEr'
Si maintenant nous considét'ons tleux polyèdres senrb)ables,
nOuS pouvons les décomposer en un même nombre de pyramide.s
semblables. Pour chacunô de ces pyramides, le rappor[ est vrai, il
est donc encore vrai pour la totalité.

RÊUrrOnS ENTnE ntrrÉnnltras LIGNES DU TRIANGLE nECTANGLE

S [?7. Découper, dans du carton, un carré ABCD (fi-7. ZtZ);


-
tra"cer une oblique quelconque DE partant du sommet D, el, des
pointsCetA abaisser
sur cette oblique les
perpentliculaires CF et
ÀG.
Danslestrianglesrec-
tangles AGD et CDF' E
on a : AD: CD par
construction ; les angles A
aigus en C et D sont Fig. ?57. Fis. 258.
égaux oomme ayûnt
Ie-urs côtés perpendiculaires; ces deux triangles sont donc-églq*.
Sectionner le carton suivant les lignes AG, GD, FC, puis faire
tourner le triangle (l) \f g.257) aul,our du sommet C, et I'amener
t22 CHAPITIIE III,
dans la position (l) (/i9.258) ; faire tourner de même le triangle (2)
(fig. 257) autour du sommet A, et I'amener clans la position (2)
(/ie. 2sB).
Les rleux surfrccs $.9. 257 eI lig. 9à8) sonl, équivalentes ; or la
figure 257 est un oatré dont le côté csl, I'hypoténuse du tritngle ({)
ou du triangle (2), et lu figure 258 est contposéc de deux carués
construits : I'un surle côté 0F du triangle (l); I'auhe sur le côté
AG du triangle (9); et comme les triangles ({) et (2) sonl égaux,
llous pouvons de oette expér'ience tirer la conclusion suivante :
Le carré conslrutt sw' l'hypoténuse cl'un triangle rectttngle est
érluitsalent ù la sonune des currés construits sur les dettn autres etîtés,
RrrulnQun.
- Ln surface tl'un cat'ré s'obtient en mLrltipliant son
côté par Jui-rnême; on pe ul. donc encore énoncer le principe précé-
clcnt de la rnanière suivante :
I)ans tout tricntgle rectanglc, lc carré de l'hyTtoténuse est égel ù,
l.a sornme d,es carrés des deur uulrcs côtés.
S {78. AlprrcrrtoN. - Les trois nombres entiers 3, 4 et 5, dont
les canés respectifs sont 9, {6 et 25, offrent la relation suivante :
3t+11à-52,
par suite, un triangle lec[angle ilont les côtés
de I'an.qludroit vnlent I'un tlois fois, I'autre
quatre fois une commune mcsul'e, a pour hy-
polénuse cinq fois cette commune mesure.
Cette remarque cst utilisée pour vérifier un
angle droit, sur le terrain : nlesurer à par.tir
clu sommet, sur I'un des côtés cle l'rngle dloit,
une longueul tle 3 mèl.res, sur I'autre cô|.é une
longueul de 4 rnètles; en mesulant suivanl un
f ig. 2ir9.
cordeau tendu entre les deux points extrômes,
on doit trouver une clistance de 5 mètres.
Les menuisiers, les charpentiers, dans la pose des pièces, se
scrvent par'fois de très grandes équet'res que I'on ne peut vérifier'
comme on I'a indiqué (S 19, r'ér'ification de l'équerre), faute d'un
panneau dc dimensions suffisantes. Voici le procéclé à employer. :
Prendrc une longucur valnnt à peu près le | /3 cle celle du cha-
peru ; porl.er cette longueur trois fois sur le chump du clrapeau
(fg.259), quatre fois sur le champ de la lame. L'écartemerrt des
points 3 el 4 de l'équerre doit être égal à cing fois la longueur
choisie comme commune mesure.
LABLI'S.
FTOURDS SDI{B
{23

La môme relation existe eutre les uotltbres 5, 12 eL 13' car


{3s:52 -L 122.

En géuéral, si I'on représe1[e p&r a un nombre entier quelconque'


on tl.ouvera autanl tle iriangles rectlngles quc I'on voutlra par les
formules
- suivarttes :
pi'.oAr. le plus petit, nombre ta, --2a+ f , !u second n'r-!a(q
*l); le plus-granil l''l est égal à"2a2 *2o I' car:
f
(2o*l)'+ làa(a+ l)l' - (2o'*2o+ l)''
Ainsi, en firisant a-2 on trouve :

nt:4+lou 5; ùz:(4><3) ou 12, e[ N:(S + 4+ l) ou l3'


S {79. le trianglc rectangle ABC (fg. 260)' tracer lu
- Dans
hauteur BD; les tleux triangles reo-
tangles ADB, BDC sont semblables
entre eux et semblables ilu triangle
total ABC. Ces tlois triangles ont, en
effet trois angles égaux, car chacun
renferme un angle droit, et les angies
aigus marqués d'un mônre indice sonL
égaux comme comPlémentaires d'un Fig. 260.
rnême angle aigu.
s 1s0."- Les deux triangles semblables aBD et BDC donuent,
la proportion suivante :
AD BD
Ë5 -;i tnr

Dans cette proporliott, les deux termes moycns sont la répéti-


tion de tn même quantité BD; on dit alors que BD-esLIa moyenne
proportionnelle oû encore Ia moyenne géométrique rJ,es deux termes
- et DC.
AD
La proportion (l) donne en outre la relation suivante ($ 136) :
BD2 : AD >< DC

qui cnractérise la moyennc géométrique. Onénonce ce fait en disant


Ëuu , la hauteur d,'ui triangle rectangle est la n-llyenne
proportiort''
àette des d,eux segmenls qu;elle détermine sur l'hypoténuse.
IàL CHAPIÎRN III.
S l8l. - Les cleux triangles semblubles ADIJ et, ABC four-
nissent la relation :
l l\ I n

ii-ffi ou ABe:aDxAC
et les deux triangles BDC et ABC, la suivante :

#-HouBC2-CD><Ac.
flLi LU
Dono : d'ans tout tt'iangle rectangle un côté de l'angre d,roit est
moyen proportionnel en,(,t"e l'hypoté-
nuse entière et le segment qui lui, est
adjacent.
S {82. Apprrclrror.- Proposons-
nous de trouver la moyenne propor-
AaC B tionnelle de ileux droites données a-el b
â- (fis. z6t).
b-_
Fig. 261.
f o 'fracer une droil,e AB :al b,
et décrire sur cette droite comne ilia-
mètre une demi-circonférence; au point c, élever lir perpenclicu-
laire CD, qui est la moyenne cherché0.
En elfet, I'angle ADB esl droit
étant insuit
comme) etant, rnscrrt tlans une demi
demi-
circonf érence, el, par suite ADB es[ urn
w----=- ---- * _1,. triangle rectanglô dont CD est la hau-
A[----_:z__t_ reur.
a|-
- 2o On peut. encore prendre pour le
diamètre Ln Vîg.262) la plus grande
Fig. 26?.
des deux droites, et. porter a en AC,
élever la perpenrliculaire CD à AB ; la droite
AD (S {81) est moyenne proportionnelle
entre a et b.
Lreiws pRopoRTroNNELLEs DU cERctE.

S 183. Considérons un cer.cle de


ccntre O (1i9.263), une corde DE et le dia.
mètre AB perpendiculaire à cette corde. La
Fig. 263.
corcle DE est divisée par Ie diamètre AB en
deux parties égales DC: CE; nous venons de démontrer que I'on a:
Cq-
: AC >< CB ou Ia proportion S
CDz
,D - cB'
LI'S' t25
r.IGU NES SE[I B LÀtJ

sont deux corcles concou-


Qunnd les droites AB et DE (lig' 264)
qutltooque' les mèmes rela-
rantes, faisanl, entre elles un angle
tions existent entre leurs segments' Les
rleur triangles ACltr et DCB ont les angles
en C égauicotme opposés par le sommet'
lcs anjles E et B sonf égaux comme ayant
mômtinresul'e, il en esL tle même cles angles
A et D, par suite ces cleux triangles stlnt
semblables. 0n a dono:
ry-T
CD OB
ou CA><CB:CD><CE' Fig. È61.

Le point de concouls C des cordes peul'-être à I'extérieur tlu


cercle'(/îg. Z65). Joignons AE et DB' Les cleux triangles CAE et
CDB sôn"t tetlrlol.,lti commo ayant lerrrs c
trois angles égaux. En eflet, I'angle C est
,otton" or't* îuut triangles, les angles E
e[ B sont égaux comme ayant, même lnesure' ',
et les angles en A et D sont égnttx comme
srrpplémentaires tles deux premiers'
0n a donc enoore Ja relation :
:ËË oo ca>< 0B : cD >< cE'
ÀCCEf
Ë;
Ces diverses relations peuvenl être énon- F'ig. 265.

cées dc la uranière suivante :


Quand, d,eur cortcoln'antes couTtent
une cit"conférenee' les-pro'
potùnt d'e coheours aur.4eun points
oit'cltaque
ii
d,uits d,es d,istances
concout'ante coupe ti' circonférence sont
les
mêmes pour chaque concout"antc'
esl' vraie
$ l8h.'- Lo ïelation.préceclcnte
nuâI. que soit la position cles concourantes
liot tnpporl à Ia ciribnférence, il suffit
qu'elles
soient toutes tleux.des sécantes.
Supposons qtte i'une d'ellcs CB reste fixe'
er qde I'autre CE tfig. 265) s'éloigne cle AB
dani le plan du cer;cle; l-e! Points D ct E se. l'is. 200.
rtpproctierlt, ei, quantl CE esl' te:ggnl: a:,
pré'
cerclc0, les deux ioints se confondent (/;l'79U1, la relation
,Oa.ntà devient alors : CD2 : CAX 08, èt la tlistance de C au point

de tangence est lnoleune proportionnelle entre cA


et cll.
Itô G[At,lflui ln.
On peut d'ailleurs Ie démontrer clirectcnrcnt.
Joignons DA, DB, el, nronons le cliamètr.c DF.
L'angle B a pour mesure moitié de I'arc AD ou otT^q.

.. L'angle droil, CDF a porrr mcsrrre un quadranl, Ëu moitié de


I'arc DAF. 0r, on r : angre ADC .t rrroir ÀiiË,
cl,où mesure
de ADC: nrc DAI arc ABF
-
-urc AD rr^-
---Z
Z --Z__ ---,.
Par suile, Ies angles
ADC et:tBD ayanl môme mesure sonL égaux.
Les deur rriangles ADC er, cBD ont l:.ngle c commun, et les
angles B ct D égaux, ils sont sembrarricr, .t- rournissent ra
rclntion t
nn
"À Ë
ô: ou CD2: CA x CB.

Donc : si cl'mt 7toi,t pris hors d,',rt, ccrcle , on ntètte uræ sécante
et tangente, la tanqente est mouenne
u,ne
proportionnclle enlye la sécante c"nùere
ct sa partie entérieure.
S 185. IDrolte rlivlsée en nroyen_
ne et ex.trême ralson. II exisle
-.
un cfls particuiier de Ia rehrtion nrécé-
dente, qui sera par la suite d'uni tr,ès
Fig. 2ô7. grande utilité, poul la division de la
tË:i
p renon s re dia n è r I u,r o ï,ï,Xî*:iï:tïo' I:Ïï' ;u.,,,,
on a:
CB
"iJ,ÎfiT CD
FD: da'
De cette proposition on peut tirer la suivante ($ raO) :
CB-CD CD-CA,..
(r)'
cD--: l1-
Rabattons CA en CE, sur la droite CD, on a :
cB_cD_CB_AB_CA_s5. (2)
CD
- CA: CD - CE _ pp.
lln remplnçant les nurnérareurs
i3i
dans_ la proportion (r) pnr leurs
valeurs respectives (9) et (.3), on a la relatiôn :

3Ë:
od
ou cE2 : cD xED.
TIGUiES SETIBL*BLI']S. 121

Lr tangente CD est, clite partagée e\ mouenne e I


e"rtrême ra,ison,
c'est-à-cliT,e en d,euæ partiis teltés qu'e Iu plus grande soit moyenne
proportionnelle ennà la droite entière et l'autre partie .

S 186. AprucAttox.
-desré Drisé. I'racé
concow'antes dont
le point de con'uergence
n'est pas sur Ia matière
d'æuore.
Confectionner urt té
composé il'une règleAB
(/î9. 268) portant utte
branche transversnle
clont I'un des champs
DIN soit d'équerue sur
AB, I'autre chantp est
entaiile suivant un angle obtus FCG, dont le somnret C est sur le
prolongement ûe ^tB, àt les côtés CF et CG également inclinés stlr
ie prolôngemcnt de AB cl'un angle aigu a 19isi1,lt_99"'
propoJons-nous cle mener pni ]e pôint \ (fr7.269) une droite
qui passe pnr le point cle côncours fles dttux convergentes AB
etCD:
Elcvel té la perpendiculaire EF à CD; pal le point F'
avec le
ûrcner, en faisnnt coinciderl lt règle avec AB, I'ollliqure FG faisnnt
avec la droite AB I'angie a,
Par le point G, abalsser, en se servant du_té, la perpercliculaire
Gl à ABi prolonger cettc perpendiculai'e de palt et d'autre du
point I. Elle coupe EF au point K. Prendre :
IK'- IK.
supposons deux pointes fixées en K et I(" et faisons glisser sur
ces dôùx pointes les champs de I'entaille ju.squ'à amener le côté AB
du té en contacl, ou.t it point M. La drnite tracée suivant le
rtu*pde la règle pûsse parle point tle concours des cleux clroites
AB et CD.
En elfet : quand le té se meut en restnnt en contact avec les
pointes K e[ Ii', le somtltet cle I'entaille parcourt un arc de cercle
if'ln segmenl, citpûble tl'un angle égal à 2a. Ce segment appartient
au celclô passant, par les trois points K, Lu 6', -et son ccntre O est
situé *o*ïB protôngé. La règ1e du té prolongée donne la bissec-
tzg cnaPlrRD lr t.
tricc de cet angle, elle passe donc par Ie point N dianrétlalemcnt
opposé à L.
Quand le té occupe- u_!e aulye position I{/L'K pûr exemple, Ia
bissectrice de I'angle de I'entaille pnsse toujouis pir N, milieu'de
K'XK.
I'arc K'lril(, puisque I'angle a a pour mesure l'*r.
2
Appelons I., h point de concours des deux droites AB et cD,
nous allons démontrer que ce point coincide avec N.

Fig, ?69.

Les lriangles IN,G et FIK sont semblables (ils sont rectanglt,s


el.. angle IN,G-angle FKI comme ayant leurs côtés pcrpendicu-
lnires), on peut écrire :

IN'
KI --F[9I rr,
\'/'
Les deux droites FG et LI( sont parallèles, donc :
GI KI ,^
F-;-il (2)'
Des égalités'(l) et (2) on tire :

IN. KI
m-il'
POLYOONES RÉCUI,TI'RS IIT CIiRCLI'' I,'IL

fiIt (3).
tN,
l)'oir :
- TT
0r, KI! : LI >< IN ($ {83)'

ou rN:ff trn),

que IN-IN" c'est-à-dire que


Les égalités (3) e[ (A) montrent
des tlroites AB et CD'
t, ;;i"iïïri eà*fÀtt t fu poinl, cle ôoncours

CIIAPITRE IV
POLYGONES RÉGULIERS ET CERCLE

PotYoonns nÉcultnns

$f8?.-Unpolygoneesl'dit'régulierlorsqu'ilesesangleset
ses côtés égaux.
Unecirconférenceétant,diviséeenunnomlrre.quelconquede
chaque
pn.ti., égales, on ot rient un polygone régulier en ioignant
point cle division au suivitnt.
"-Ë; un t, les côtés du polygone ainsi obtenu sont égaux comme
($ l4), et les angles
étant cles cordes sàus-teï,lin't Att arcs égaux
deux côrés adjrcents ayrnt même mesure son[
égaux.
i;;;6p-r sont situés les somtnets du poly-
Lir circonférrn., sur laquelle
reguliel e.t aitu circànscri"c au polvgone' e[ le polygone est
So;.
""ï tlans cette circonférence'
înscrit
roinar Ie centre o cle la circonférence (f9. 210) iL
_
àg.
clrncun des sommets du polygone' Le polygon-e es! clécomposéen
celui cles
i;il,81.- isocèles égaux entre. eur, et ôn irômbre égnl àau
,oi6r] si te polygàne û. ?r côtés, chacun rlts nnglcs centre
4dr
vûut
-'
Un onglt tu sommet du polygone est égat la somme de deux
-àr
ansles à 6 base clc clrncun ,iorît;inngles isôcèles. Or la somtne des
IJO CII,{PITRI IV.
trois nngles d'un triangle étant égalc à, zd,r,l'augle au somme.
d'un polygone régulier de n côtés est donc égal à 2d,r
-N', o,
tl
à"10, (2":4).
7z
partie d'un angle clroit.
\ /'
s 189. - Du ce.tre o (frg,.270), abaisso.s sur les côtés cru po-
'Ot,
4__--K--___r h'_gone des perperrdiculaires OH,
Ces perpendiculaires sont Ies zrpo-
.,,7fi'-l---i\..
'.,. ,,' '$, 9,{...
,i/:-rr._r,,.À.,,'._-.-
i tlÈmes du polygone régulier; clles tom-
y' \\ lrenl,, sur lc nrilieu des côtés ($ 94).
oK+-------::K---- ---i-\, De plus elles sonl, égrles, car les'Iriari-
gles rectangles EOH, DOI... sont égaux
comme ayant trois éléments communs
(un.angle, et cleux côtés).
Si nous décrivons une circonférence
Fis. ?70. de t'nYon 0H, et de centre O, cette Cir-
conférence pftsse par les milieux tles
côtés clu polygone régulier, et cle prus eile est'tangente
aux côtés.
La circonférence de rayon oH eèt clite inscrilc clins Iu potygo,ic,
le polygone lui est circonicrit.

cousrnucrroN DES pnrN'lpaux polycoNns nÉculruns

S {90. Il est fréquemment fait, usage, dans les travaux


triels, - polygones
cles^ réguliers; il esI inclispensable
indus-
cle savoir
tracer-ces figures. D'après-la tléfinition môrne àes polygones
régu-
liers, lorsqu'on donncle diamètre clu cercle circonscr'ii, l.u'. trîcé
repose sur la clivision cle la circonféreuce
en parlies égales.
Nous allons cl'abord employer ce pre_
mier procédé.
,I91. Ircragonc et tr.langte
S érlul-
tatér'al. Nous savons que sil'on pol.le
- lt cilconférence
six fois sur une ôorde
égale ru rftyonr on revic.nt au point de
départ; on obtient ainsi les sommets de
r.'is. z7r. I'hexagone régulicr, et lc cô1.é ciu polygone

!n joignanr r,, ,o*,li:;3i*ii:it;i,fg; illrriansre


.latéral. ésui-
S {92. Potygones régu[ers Inserlfs rle 4, tr IGr St...
t,0t,YûONus RliGULlliRs u'l' cltRcLll. t3l
eôtés. Deux tliamètres perpentliculaires partagent la oircon-
-
fr(rencc en quatre quatlranti, c;est-à-clire en quatre arcs égaux'
Les cxtr'émités cles clinmètles sont les som- -Zi\---.,
mets du carré inscrit (/îg.2lZ).
L'angle au centre de l'octogone régulier
esl /lào (S 188)1 les sommets seront donnés
par cledi diamètres faisnnt /r5o avec les ( ------1----- -t
premlers.
On peul, les lracer avec la règle et l'é-
querre.
Disposer une r'ègle et une équet're comme
i'indique la figule 973, e[ mener le clia- Fig,2i2.
mètrc EF en l'aisant glisser l'équert'e sur
la règle. Le cliamètre parallèle- à DB fait 45" avec AB et CD.
Trieel tle môme le cliamètre GH palallèle à AD.
L'anglc au ccnlre du polvgone regulier de-|6 côtés vaul, rnoi-
e tie de I'angle au centre de l'oc-
togone régulier. Joindre AF
(/ig. zZA). Le triangleAOF est
isocèle, les angles OAF'et AFO
sont égaux et valent chacun

Bi
J(- t'

Fig. 273.

moitié cle I'angle EOI'. La pallllèle JI à AF, menée piÙr le cenl,re O,


donne rleux sornmets du polygone de 16 côtés.
Bn joignant AI, on otitieit fle mône gn angle OAJ, rnoitié tltr
pr.éc6deniet qui, par suite, est I'angle au centre du polygone régu-
lier insclit cle 39 côtés.
0n trouverait de uôme I'angle au centre des polygoges de 64'
128... côtés.
t32 CEAPITRE IV.
Avec Ia règle.et l'équerre, il est.donc possible de construire
les
polygones réguliers dônt le nombre des côtés est une
puissance
quelconque de 2.
$ {93. porygone régufte'do rp eôtér.
- Mener deux dia-

,-"-1,--\,n,
.r,,, i ,r,,' ".,+ ,,,, i'f",,."
..u----i---..*.y.
,,r^ï4
i { \ i
"i---'--'----io--------'p oi,:---- j"
'',3

\.ii\i'i
"\rrt'.---i | ,.r"
i--------

"t. i .r"
D
---..'t "..--__l_- --a/rl
l'is. 275. Fig. 2?6.

mètres d'équerre AB et cD (fig.zzg); porterlerayon de B en E. L'aro


,r,!11,321
(_lfj de la circonférence.
- i- A: tZ- fr: ù
s 194. Potygo'e régurre. de vingt-qrrarrc eôtéc.
t
Soit AB le i de la circonférence, porter le rayon en AC, on a : arc
-
U

CB: arcAc- arc AB:â-â :h- la circonfé-


*r: kde
férence (/îg. zt6).
S {95. Déengorre régulier'. L'angle au centre cl'un rléca-
gone régulier vaut 36o, et si I'on - le centre du cercle aux ex-
joint
trémités d'un des côtés, on obtienl, un
lrirngle isocèle, donl, Ies angles à la
base A eIB (frg.27?) valent chacun
tgO_36 _72o.
2
'Iracer la bissectrice AC cle I'angle A :
le triangle ACO est isocèle, et "clonne
AC: CO; Ie triangle CAB est aussi iso_
cèle,_car I'angle ACB: {80" (86
-72") +
Fig. 27i. 72o valeur de I'angle B; on 'a donc :
-
OC:AC-AB.
Les rleux triangles oaB et ACB ont leurs angles égaux, ils
POLYGONDS RÉGULIBRS IIT CIiRCLE. 133

sont semblables; on peut donc éorire Ia proportion suivante :


CB AB.
AB- OB
En remplaçant dans cette proportion AB par OC qui lui est égal,

on a : f ,h

Oe: ffi
I tl ,

ou OCr
-CB><08,
c'est-à-dire que le côté du d,écagone régulier est égal au plus grand
segment du rayon du cercle ci,rconscrit diuisé en'moyenne et eû-
tréme raison,
Tracé : mener dans le cercle circonscrit Wg.277), deux diamè-
tres perpencliculaires; décrire une circonférence O' de clinmètre
égal au rayon clu cercle circonsmit,
joindre A0' ; AD est le côté du décagone.
Pentagone régulier. 0n peut divi-
ser la circon férellce en dix
- parties égales
comme nous venons de I'incliquer, ot
joindre les points tle division de deux
en deux.
S t96. Irotygorre régulior rto '-\
quinze côtés (fig.2ZB). - Commen-
cer par diviser le layon en moyenne
et extrênre raison, comme ilu paragraphe
Rabattre AF en AG; AG:#de h circonférence, rabattre lo

rayon eu AH; AH: I a, fu oirconfé-


rence, et I'arc

^frl,l,532l,
tin- :_ ::_=__
6t0303030{5
de la circonférence, ce qui donne le
côté du polygone régulier inscrit de
quinze côtés.
Voici quelques autres tracés dont nous
ne donnerons pas la démonst,ration.
$ {97. Perrtasone r.éguller (fi7. Zl9). - Mener deux
diamètres d'équerue, AB et CD; du ntilieu E de AO comme centre
décrire un arc de cercle passtnt par le point C; CF est le côté du
pentngone insmit.
CHAPITTTIJ IV.
régulicr de onzc eôtée (fi7, 280).
Les dcux diamètres AB et, CD étant-
d'équerre, rabattle le rlyon de 0 en G,
el, de O enltr; du point G comme centre
avec GE pour rûvon, décrire I'iurc El-;
la corcle EF est le côté du polygone ré-
gulier clierché. Le segment OF est le
côté du décagone.
S {99. Polygone régulier de
celrt eôtér (f,g. Z8l,).
- Le côté est
donné par la perpendiculaire CD élevée
au milieu C du ravon OA.
Ces deux constructions ne sont pas rigoureusement exaotes,
maisl'erreurcommiseestpratiquement
..---------,.D
,,' ,,"I'*. négligeable.
i ,/ i 'i $ 200. Polygone régulier rl'un
i i i^ \ nombro quetconque n de côrés
ni------- Oi----;:----ln ttrue I'on ne sait lras inscrlre
\ \ i j séomérrlryuement. -Diviserle
"... '... i ,,," diamètre_ AB (fr9, 282)_en n parties
'r---___---lri"' égales;. des points A et B comme cen-

Fig.Zsl.tres,etavecunrayonégalaudia.
nrètre AB, décrire deux arcs, qui se
coupe nt en E. Ioindre,l n
rîl,T..i,iî.iîï:îi$:î;îî iî,*T;
,r\a1' circonfér'encedonne un arcAH qui est
t". j,i
,.---;-;-s.9'-.
,"' *13,9"
sensiblement
conférence.
la no partie de la cir-
tr
'i , +,9''1, \. i Porter successivemen n fois I'arc AH
l,

li',.'r:" i \i ru.la circonférence de centre O, I'ex-


ni{'(------t--------1n trémité du nu arc tombe à une petite
l \. i I distance du point a; corriger I'ouver-
\.. \ i ,''i ture de compas' et reconrmencer p&r
\.
"ri
'\..
't
-\.--p---
-.,' .l tâtonnemeuts jusqu'à obtenir la coïn-

'... \ i .,,'
,r' cidence avec lË point A.
En corrigeant I'ouverture de com-

È l'écart à vue, et fréquemment, on com-


ig'289' met une erreur de èens contririre à la
plemière, de sor[e gu'avec ce procédé, si le premier essai donne
POLYOONIIS RÉCUIIERS ET CENCIE. t3Û
une erreur en plus, le second tlonne une en'eur en moins, ou réci-
proquement. Supposons, pilr exemple, qtte clans la construction
l'tite pour trouver Ie côté du polygone
régulier cle ra côtés, après avoir porté n fois B;
la oorrle d'cssai (/ig. ZBI) sur Ja circon-
férence, on tlépnsse le point A et que I'on I
,
I

comn:ette I'erreur totale AB, l'arc AB al


I
vaudra n foisl'arc tl'crreur simple en plus. I

Au second cssai, aYec une ouverture Ctr t


t

cle crlmpas plus petite, après avoir porté \!tf

n fois la corde récluite, on n'trrrive qu'au "--------t'

point C par exemple; on commet une Fig. ?83.

el'reur totale en moins égale à I'aro AC qui vaut n fois I'arc d'eneur
simple en moins.
lracer une droite KM (frg.28+) égale à la première corde
essayée, et rnarquer KN égale à Ia seconde; élever en Mla perpen-
tliculairc MD égale à la colde AB de I'erreur totale
en plus, et en N, la perpenclicultire N[) égale à la f
colcle de I'erreur totnle en moins. Joindre DE; le ii
point F, oir DII coupe Ill\[, part;rge la dilTérence MN x-jf,u"nii
clesdeux cordes essayées en deux parties NF' et FM
proportionnelle's aux" cordes NE ei mn des erreurt L
iotates (S {43); essiryer la corde I(F, qui très proba- ,rT.
blement ser& l0 vrai cfité clrerché. ",r.
En elTel., si les droites tracées étaient, les longueurs des arcs
d'essai, au lieu d'être celles des cordes, MN serait la somme
d'une erreur simple en plus, et d'une erreur simple en moins.
Cornme ces ûl'cs d'emeur simple sont proportionnels trux arcs
d'errerrr totale, dont ils forment les t?o* puties, on trout'erait les
premiers en partageant leur somme ploportionnellement aux se-
ôoncls, de solte que FM serail, I'itrc d'erreur simple en plus' NF I'arc
d'erueur simple en moins, eI par conséquent KF I'arc vrai tlu po-
lvgone de n côtés
Les longueurs des arcs n'étant pas proportionnelles aux longueurs
des corcles correspondantes, il peut se faire que KF ne soit pas
exactement la corde cherchée, mais elle différera très peu de la
corde exaote. Orclinairement, si rt est un nomltt'e un peu éleué,la"
dilférence se trouvera si faible qu'elle sera inappréciable.
Ce tracé est connu sous le nom de procédé des deux eî't"eurs con-
trai.res.
t30 CHÀPITRE I\"

CoxsrnucrroN DBs potrcoNns nÉculmns BN paRTaNr nu côrÉ.

0n peut avoir à tracer un polygone régulier dont le côté soit


rlonné.
Aucune difficulté pour le triangle équilatéral, ct pour I'hexagone
régulier, dont le côté est le rayon rlu cercle circonscrit.
S 20f . car.r'é (/i9.288). Soit AB le côtéclu carué. Prenclre
-
une ouvmture de compûs égale au côté, et tles points A et B comme
centres décrire deux ar.cs cle cercle qui
-_-rE se coupent en O. Avec le mênre I'a.yon,
"f tlécrire de O comrne centre l'arc BE;
I I es[ le milieu de
.ioindre AE. Le point
,' I'arc 08. Du poinl. O comme centre,
clécrire un arc qui passe par I, et qui
coupe en C et D les deux arcs de cen-
tres A et B; C et D sonl,les deux autres
sonrmets du carré.
Bn effet, I'angle en A a pour mesure un quaclrant, car I'arc BD
:6l' ' | 3 = 1 ,lu Ia circonférence de centre A; il en est de
- ïu: ir= t,
même de I'angle B. Les côtés AB, AD, BC sont, égaux par cons-
truction; le côté DC est parallèle à AB, par conséquent il est per-
pendiculaire aux côtés AD et BC, ct il cst de plus égal à AB.
', Si I'on avai[ à tracer ce carré sur une matière d'æuvre cle dimen-
sions sensiblement égales à celles clu carré, par excml'lc sur la
plrque clc tôle figurée enpointillé, on motlifierail,la construction de
la mnnière suivante : au lieu de décrire
de O et de B clcs arcs de riry()n AB, on
prendrait un rnyon plus petit, cle rnanièr'e
à obtenir le point d'intersection F sur lir
matière cl'Guvre.
S 202. pontasone(fig. gBG).
- Soit
AB ltl côté clu pentagone : I'angle nu
somnrer vaur (g lgqÇ de l,angle
droit. En remplaçant, dans cette formule,
par 5, on a r au l'angle droir.
f F - $
Elever en A la perpendiculaire A5 à AB, et déuire un ûrc cB de
POLYGONDS RÉGUIIERS ET CENCLE. 131
cenhe À eL cle rayon R-ÀB; diviser I'arc 5B en cinq parties
égales, et porter une division 5C sur le prolongement de I'arc 85.
Joindre CA. L'angle CAB vaut $ d'un droit, et AC : AB. Elever
des perpendiculaires aux deux âroites AC et AB, et en leur milieu,
ces perpendiculaires dél.erminent plr leur inlersection le centre O
du cercle circonscrit an polygone. Le reste de Ia construction
s'achèr'e sans diffi culté.
S 203. On peut construire tous les polygones par ce procétlé,
-
il suffit, de tracer I'angle au sommet donné par la formuleZn J4.
n
,
Pour n- 6, on trouve que I'angle au sommet vaut I
tt
droit.

fl.:7 t0
I
3
n:8 ç)

n-g l4
I
Allr,tcruoN.
- Exécution des polygones réguliers. Pour exé-
cuter avec précision un polygone régulier, non seulernent on doit
le tracer avec soin, mais encore il faut contrôler chaque angle au
sommet flvec un gabari ou équerre, que l'on commencerfl d'abord
par établir.
Le lracé de ce gabari sera obtenu par le procédé du para-
graphe 202, eL on le vér'ifiera de la ma-
nière suivante :
Supposons qu'il s'agisse cl'une équerre
pentagona.le ou à cinq pans.
Exécuter, sur une plitque de tôle suffi- a
samment épaisse, un penta.gone rlont les
côtés auront cles longueurs quelconques,
nrais dont qualre angles A,B, C, D, coïn-
citleront exactement avec I'ouverture du
gabari; l'anglc E de fermeture doit aussi t'ig. 287.
être égal à celui de l'équer.re (fr7.287).
En effet, on sait quc (S 188) la somme S des angles ftu som-
met d'un polygone à angles saillants est donnée par la formule
8.
| 38 cHÀPlrnE Iv.
S:2d'(n celte sommc, dans le cas qui nous intéresse, es[
-2);
égalu à 2d' (5 2) :6d', si les angles sont égaux entre eux,
R
-
chacun vaut tle tlroit.
I
L'erueur cOnstatée à I'anglo de fermeture est égalc à cinq fois
la correction à faire subir aux côtés de l'équerre.
S 204. RuuanQun. - Le tracé des polygones réguliers en
paltant
dulOte rcpose sur la division du quach'ant en parties égales.
La division en deux peut se lhirc sans tâtonnement, en ent-
ployant le tracé de la bisscctrice, ou en utilisant la r'ègle et
l'équeme.
Joindre AB, et disposer le champ cl'une règle suivant cette
dloite, la perpendiculaire abaissée cle O sur AB partage cette corde
et I'arc qu'el'le sous-tenrl en cleux parties égales (S 94). Cette cons-
tluction est faitc très rapidenent
en se servant du té-éqtrerre clisposé
comme I'indique la {igure 288; Ie
point C, nrilieu cle I'arc, est inrmé-
diatenrent donné. La même oPéra-
tion répétée sur AC donne le point D,
et AD est le quart de I'arc AB.
En poursuivanl, le ntême tracé sur
les arcs successifs, on peut clonc cli-
viser le quadranl en 8, 16, 32... pat"
ties égales, c'est-à-clire en un nombrc
de parties qui est une puissan e de 2,
Fig. 288. ce que I'on expriulertt en clisant qu'a-
vec la règle et l'équelre on peut di-
viser le quadrant en 2p parties égales, p étant un nombre entier
guelconque.
-
Avec le tr.isecteur (S llrr) on pourr& sans tâtonnement diviser
I'angle droit, et, par suite le quaclrant, en trois pa_rties égales; le
trisecteur donnantle tiers d'un nngle quelconque, il sera donc pos-
sible avec cet instrument de divisel h: quaclrant en un nombre tle
ptrties égales qui soit une puissance tle 3, c'cst-à-clire en 3u par-
i'res égales, g étant un nombre entier quelconqtre.
En utilisant à la fois le té-équerre eL le trisecteul', on pourrit
flonc diviser le quaclrant en 2r'X 3't patties égules, c'est-ù-dire
que, si en clécomposant le nombre re des côtés clu- polygone régulier
en Ses faoteurs premiers, on ne trouve d'autres facteurs que 2 et 3,
P 0LYG0 N ES n Éou ltnns ItT ctrRC[lJ. 139

la clivision clu quadranl, pourrû être faite sans lâtonnetttent.


Strpposons n-11 ce nomllt'e est comptis entre6et 8, 6 - 2XB
et 8 2s ; on peut sans tâtonnentenl trouver ]es at'cs qni soir:nt
lells- et le {/8 clu quarlrant. Si I'on porte le prenier 7 fois sur
I'arô de ccntre O, à partir cle À, on cftlpassera le point B cle la
valeur clecet arc; en portant 7 fois le secortd, on restert en arrière
du poinl, B cl'un arc égnl au c /8 clc AB. Fn appliquant à ces deux
essiis le procédé cles erreurs contraires (S 200)' on [rouvera très
rapiclement la corde qui sous-tend I'arc qui cst la septièrrre partic
de AB.
Chaque fois que ?? atlrû cl'atttres facteurs premicrs-que 2 tt- 3'
on prenclra conrme corde cl'essai ce)le qui correspondrait au nomlrre
tc plus proche dcn, et ne renft:rmant que les factetrt's I et 3. Si lc
nombre ainsi folmé est plus petit gue rr, on aura un arc plus gland
que I'arc vrui; on chercltcra I'itrc d'errettr totnle. On climinuera
ensuite la Corde d'essai, de fa.çon à avoir une elretlr en moins, le
procéclé tles crreurs contraires tlonttera I'arc vrai après un petit
nombre d'essais.
Dans le cas oir le nombre formé avec les ftcteurs 2 et 3 serail,
plus grand que n, le premier arc cl'essai serail, plus putit que I'arc
vrai, on prentlrait le seconcl plus grancl dc façon à obtenir une
errerlr totale en plus.
La rlivisiou tl'un arC quelconque en un certain nombre rz de par-
ties égales se fcrait comme celle clg quadrant, car les de ux prin-
cipes sur lesquels nous nous sommes appuyé sont vrais' quelle
que soil, la valeur des angles et cles arcs considérés.
-
S 205. 0n peut encore tracer un polygone r'égrrlier de côté
-
ilonn6 en trtilisanl, les propriétés des
figures semblables, car deun polygones
régulîers cl'un mëme nombre de côtés
sont semblables.
Considérons, en effet, deux sept parrs
réguliers de rayons R et R'clilférents, et
transporton s le pl us petit str r le pl us grancl
(frg.289),en faisant coTnciderle s centres,
^l*-*'
et en mettant le rayon 0A'tlu p)us petit
suivant le rnyon 0A du plus grand, nous
Fis.289.
pouvons décomposer les cleux polygones
en un nôme nombt'e de triangles isocèles senblables et sembln-
blement placés, les deux polygones sonl, clonc semblables ($ {56).
,T4O CHAPITRI' IV.
l{ous pouvons lransporter les {igures autrement (y'g. gg0),
_
metlre le sommel, A/ en A, et les côtés A,B/ et A,G,-suivant,
les côtés AB et AG; les angles au
sommet B'et B sont égaur, par suite
les côtés BC et B'C' sonl par.allèles, et
con.me on û. par dô{inition $: ?'t'
AB-BO'
A, C' el. C sont en ligne dr.oite
les points
(S M,4). Les deux triangles ABC et
AB'C' sont donc sentblables. Nous éta-
blirions de môme que les autres diago-
nales menées clu sommet A partagent
l.'is. 290.
les deux polygones en triangles sem-
blables el semblablement placés.
Les rayons AO' et AO, tous cleux bissectrices du même angle au
sommet A, sont en ligne droite; Ies deux rftyons O'8, el. 0È sont
parallèles, car les angles au centre des deux polygones sont égaux,
,RAB
on il flonc ,
H: ÂF.
Appr,rc.lrroN.
- Proposons-nous de tlacer un polygone régulier.
à 7 pans dont, le côté soit LB (/ig.29l).
Tracer un polygone régulier insmit" à 7 pans clont le rayon AO,
est choisi arbitrairement. Porter .suivant
A,F AB' une longueur AII égale au côté donné,
mener la parallèlc B'0 à B0'; Il0 es[ le
ra.yon du cercle circonsuit au polygone
qu'il s'agit de tlacer.
En elfet, deux polygones réguliers d'un
même nombre de côtés sont senrblables;
leurs côtés et leurs r&yons sonI propor-
tionnels. Or la construction précédente
,BOAB :
oonne
IJty AB,. BO est donc le rayon
t'ig. ?1)1. du polygone à 7 pltns clont lc côté est AB.
Ce procéclé peut ôt,rc
utilisé pour tracer
un polygone régulier cl'un nombre quelconque de côtés, il suffit
.le savoir tracer un polygone régulier inscrit d'un môme nombre
de côtés.
S 206. ApprrclrroNs.
- Il une
de rnétiers de savoir diviser
est nécessaire dans un grand nombre
circonférence en pai'ties égales et
POLYûONDS NÉOULIERS IiT CtINCI,E. ILL

particulièremenl, clans la fallrication des machines. On ne peut


irotet ]es t'oues clentées, les cylinclres canne)és, ou môme exécu-
ter les roues hydrauiiques ni les roues cle voitures silns diviser lir
circonfér'ence eu un côrtain nombre de parties égaltrs. t''est dc
I'eractitucle de cette opération que dépendent la soliclité d'une
machine, la facilité et li régultrité cle son jeu' Sil'on divise per
tâtonnemenls, et par suite Sans pr'écision, on cout'[ risque d'9t-
ca,sionner cles à-côups, des aruôts, qui accélèrcnt la destruction
des organes ct entraînent une perte de force'
Lesîrachines dont on se set'[ pour tliviser promptement les
règles ou lcs limbes graclués renferment iles roucs dentées, ou dles
diJques, qui sont divisés avec le plus grantl soin. -On ne peut éta-
lllir'ces machines sans opérer préalablement une division géorué-
trique cle la circonférencô fondée sur les plopriétés des polygones
réguliers.
$ eOl. C,lr.fetilgc. - Le pa_vage tlu sol cles étlifioes ou la
cles
mo-
.uJr, Ia confcction des parquets, la vitret'ie, la marquetet'ie,
saique, reposent égalenrenIsttr les plopliétés cles polygones régu-
lieri. Dani ces travûttx, on Se propose de couvrir I'espace autour
cl'un point au moyen de polygbnes. Ol} petrt v parvenir d'une in-
finiié cle manièreio si I'on s-e sert cle polygones quelconques; il
suffit d'appliquer leurs côtés les uns contre les autres, en mettant
leurs sommets au point clonné; l'espaoe sera exnctement couvet'|,
quancl la sotume dés angles ayani leurs sommets au mème point
lbrmen /r clroil"s ou 360 degrés.
Quand on veut utiliser cles polygones réguliers de mêtne nom,
leurl nombre est très limité. Il l'aut au moins 3 angles pour former
4 droits, cnr chacun d'eux tloit être plus petit , droits. Or
nqut
I'angle au sommet cle I'heptagone réguiic'r vaut f de I'angle droit
302
($ {88); 3 fois cet nugle valent ï oo A dr. Ç, vûleur supérieure à
4 tlroits. On ne peut done employer de polygones réguliers qui
aient plus cle 6 côtés.
Le pentagollc régllliel ne peut servir, car Son ilngle iùu Sommet
6
droit, 3 fois cet angle ne font qo, de droit et 4 fois
vaut ! cle f
c).L
produisent=>40'.
On ne poul ,lon,, placer autour cl'un point quc 6 triangles équi-
l&2 cHaPITn D tY.
latéraux, 4 carrés et 3 hexagones, et il n'y a que ces B polygones
réguliers qui, employés seuls, permettent dé couirir ltspaoe aurour
d'un point. Le triangle. équilàteral présente d'ailleurs de grands
inconvénients : s'il-s'agir. d'un pavagè, six angles aigus r,éunis au-
tour.cl'un r9*g poin[ s'enfoncent bien plus iisémùt ,lon, Ie sol
que les parties intérieules d'un trianglel et une pression un p*u
fbrle sur un des points de réunion détériore I'ouvrage; si I'on âoit
exécuter une mosaïque, une marqueterie, un parquetige, la matière
d'æuvre exigera un travail plus soigné pout eùt.r i-es éclats ilux
sonrmets d'angles aigus. Ces inconvénients sont moins à r,eclouter
avec le carré e[ I'hexagone, dont les anglcs au sommet sont plus
ouverts.

Por,ycorqns ÉronÉs

s 208. 0n rlonne Ie nom d'étoile, ou de porygone étoilé,à unc


surface limitée par des droites et présentani aliérnativement des
angles saillants et rentrants. Quand les angles saillants sont égaux
entre eux, qu'il en esl, de nrôme cles angles rentrants, et queious
les côtés ont la nrême longueur, le potygone étoilé est dit rtgulifil
B _ Le tlacé des polygones réguliers étoilés
dérive cle celui des polygonés réguliers.
S 209. Traeé rte r'éloile à ctnq
lrointes (ft7. ZgZ). Diviser une cir_
-
conférence_en 5 parties égales, et joindre
lcs points de division tle ileux enileux à
partir du point A. On trace 5 cordes
successives : AC, CD, llB, BD, DA, et on
revient au point dc dépar[ A. Le poly-
gone ainsi obtenu û. sescôtés égaui, lôs
angles sont alternativemeut coivexes et
concaves. Les angles de mônre nature son[ égaux entre eux.
S 2,t0. nr.acé d'étoilcs à n poirrtcs. _. Une circonférr-.nce
étant clivisée en n prrties égales, si l'on joint les points ile division
de p en p à partir de I'un d'eux, er. que ù nornbrô
Jt eLlenon,br* n
n'admettenl, aucun diviseur corrtmun autre quô I'unité, c'esl,-
à-d!r9 soient premiers entre eux, on obtierrf un polygone étoilé cle
n côtés.
Pour le pentagone étoilét *::B et p
-Z;5 e[ p sonl, deux
nombres prerniers entre eux.
POLYGONU$ RÉOUIIDNS DT CBRCLB, 143
' Prenons rz- l0 eL p- 3; l0 et 3 sont premiers entre eux, on
obtient une étoile à l0 poinl.es (/î5.993).
Si les deux nombres rz et p adme ttent un plus grantl commun di-

u,rlrnr. Fis. Pei.

viseurd,onrevientau point dedépartaprès avoir tracé cordes, et


f;
le polygone étoilé n'a plus q"rlsommets.
Prenons par exemple n: {0 et F:4; les deux nombres l0 et 4
ont 2 pour plus grand comrnun diviseur. Le polygone étoilé
,tn
, Ë:5 sommels Wg. zg[).

Rol.ttroxs uuuÉntQuns IMpoRTÀNTEs DANS QUDLQUDS FIGURES usuol,tEs

S 2ll. carré. - Considérons un carré ABCD (fi7.29ô) cle


côté a, et sa diagonale AC, dont nous représenterons la longueur
par d.
l.e tliangle reetangle isocèle ABC donne la relationd2 -2a2
(S 177), d'où on tire d
-o(îoo!:Vr:1,Ll42.....
La raoine carrée de 2 ne peut être obtenue
exactemei,t, c'est un nombre incommensurable.
Dans lcs applictrtions usuelles on peut se con-
tenter de ia valeur approché e l,[14; on commet
ainsi une emellr relative moindre que 0,00t de
la valeLrr cxacte du rapport.
Proposons-nous, par exemple, dc placer en AI)
Fig. 295.
écharpe une pièce de bois destinée à soutenir
deux poul,res AB et BC de {*,50 de longueur assemblées à angle
1,14 CHAPITND IV.
dloit. Bn prenant cornme longueul du l'échalpe une pièce de
,l,n',50 X.l
,[l[ -2"',1.2L,
on selil ccrtain rlLre cette longueur diffère
cle la loogueur exacte de moins de :

{o',50X 01001
- {.',5.
Cette erreur est pratiquement négligeable.
S 212. lrrlanste équiratétnt (fî9.996).
-
l)ans le triangle équilatéral, la lrauteur â forme
v2
b'ig. 290. avec un a, et moitié la base
côLé, cle
*, un triangle
rectangle qui donne la relation

h, +l: n,,

'i , u'2 3.or;


Ou: tL':A'-
L:L
t-
D'où: h-!Iv3'
2
Or y'î :'1,732... à 0,001 près par cléfaut, cary'ilestégalement
un nombre incommensut'able.
/e
En prenant '=- : 0,866 on aura lr:0,866 a avec une erreur
'q

molndre que
;
16il0'
S 213. Oel,ogorro et carr.é rto rnêrne tar.geur. Lors-
qu'on veut obtenir un octogone - régu-
lier, le procéclé pratique le plus simple
ct le plus rapide consiste à façonner un
carré de nrême largeur, puis à abattre
les angles suivnnt un huit pans.
Quancl la malière tl'æuvre est peu
épaisse, cle forme irrélulière, et de di-
mcnsions un peu supérieures à celles
clu 8 pans, comrre une feuille de tôle,
.A1K par exemple, tracer d'abord un carré
I'ig. ?9i. ABCD (frg.Z}i) dont le côté a est la lar-
geur de I'octogone régulier; mener les
0, et décrire, des sommets
cliagonales AC et BD qui se coupenl, en
du camé comme centrcs, ûyec un rayon égal à moitié de la diago-
POIYGONBS NÉGULIERS ET CDRCLE.
''4ô
nale, des arcs cle cercle qui par leurs intersections avec les côtés du
crrrué clonnent les sommets EFGHIJKL cle I'octogone régulier.
En e{fel. :
On a Au- BF: BG .,., car chacune de ces longueurs est la
- ]e oôté du carréet sa demi-diirgonale. I-es triangles
clifférenceentre
ABL, BFG..., sont rer:tangles isocèles et égaux entre eux, dono
FG:H[:JK-LE.
Les anglestels que AEL,ALE... valent I Aroit, il en résulte que
les angles au sommet clu polygonu t.r,i*nt $ droit, valeur de
l'ang)e au sommel, de l'octogone régulier.
Les longueurs EF, GH, IJ, KL sont égales entt'e elles, comme
étant l.r différence entre le côté du carré et deux fois I'excès cle la
demi-diagonale sur le côté.
Joindre OE, Ol,, OK; le triangle ODL est isocèle par construc-
tion, et, I'angle LOD est égnl à I'angle OLD. 0r I'angle OD[, vaut
t (ru'_ln')
i dro.it, on a donc : angle OLD - i1 \- Z / -94 dc droit, par
suile, LO est la bisseotrice de I'angle ELK. 0n démontrerait
de
mônrc que OE, 0K... sont les bissectrices cles angles au sommet
du polygone.
Les deux triangles isocèles OEL et OLK ont un côté 0L commun
et les angles à la base égaux, ils sont égaux, et EL_-LK. II en r'é-
sulte que les côtés du polygone sont égaux entre eux, que les angles

au sommet valent j Aroit, la figure est, donc bien un octogone ré-


gulier.
Irnrrgucur rlu côté de I'octogone.
2AL (t). - 0n a : Lll: a

-
or AL :a -oD:a -+-2a -a(i:t;{ù- çr1.

Rernplaçons dans l'égalité n, O, n*r-.* valeur, oJu ,

LK- a- a(z-+Æl
- a(t' s + (i) :o/z - r):0,41t1...o.
$ 214. Le tracé précédent devient difticile à exécuter avec
-
précision, lorsque la matière d'æuvre a été tout tl'abortl façonnéc
suivant un carré, car. 0n ne peut plus poser la pointe du compas
I
| 46 lrn E l\'.
0HAP

exflctement au sommet cle I'angle; il est préférable daris ce cas


d'ernplover le tracé suivanl, :
Rabattre le côté RC (lïg.298) clu carré en CO, sttr la diagonale;
r'églel la pointe du trusquin sur O, et
trusquiner suivant les paltllèles GL, EJ,
FI; les points d'intersection rle
l(H el,
ces palallèles alec les côtés clu cnrré
donnent les sommets rlc I'oclogone ré-
gulier.
En cffet, les ttiangles AEL, BFG...
sont rectangles isocùles, il en résulte que
les a.ngles ilu somnet BFG,.. valent
a
i,lr., HI, JK, LE
et que les côtés FG,
I ig.'-l)fi.
s-ont Égaux entre eux. On a également,
par construcl,iorr, EF'- GH: lJ: IiL; pour que la figule traoée
soil, un octogone régulier, il sutfÏt cle démontrer l'égalité de deux
côtés adjacents.
Soit a le côté rlu carré.
0na EL:Ao- a1fi-a-a((z- l) ({).
Le cané OMO'N donne la relation suivante :

oo'
LK- oN ==6'
Or:
o0'- a/i --'zol: a{z za/à fua:2a
- D'oir - a{2
-a(z - l/z)
LK : "P ..;(z)
- a(/z-t) (z).
Vz
Les égalités ({) et (2) monlrent que
I'on a EL-KL.

Sunnncn DDs Polvconns ntleurmns

S 215. Un polygone régulier de


c -
n côtés étant décomposnble en rt triau-
Fig. 299.
gles isocèles égaux aytnt pour base le
côté du polygone, el, pour ltauteur son apothème a, sa sut'face est
égale à m fois celle d'un de ces triirngles (f g. Zl9).
POLYGONES RÉGULII'RS ET CERÙ!,I'. I&7

On aura donc surface du polygone O, nc est le


périmètr"e7o tlu polygone; ll
- "T -'ff.
surface est donc exprimée par la for-
mule générale :
s:T'
S 2{6. Surfnce etu trlansru e'q,rflarérat en foncûon du
eôré.
On sait que h (S ztz).
-?ilÆ
l/ ''n\-M.
onarronc S:groXZV./ L

$ 217. Sur.faee rle l.trexogone en forreÛon rlu côté.


-
La surface de l'hexagone vaut 6 fois celle d'un triangle équila-
téral cle rnême côté.

onatlonc' q
S:ti
-^a'y'î-s
i_:rnr(B(t).
S 218, sulfncc rrc r'rrcraÉronG nrr forretlorr rre ra lar-
geur.. Si on donne la largeur /, au lieu rlu côté a, on a
- :

t:2h _ ay'e.
D'où: n-L.
v3
g{T) o prrr sa valeur en fonc-
. Remplaçons dans la formule (lXS
tion rle /, on a :
s
- Ë ', lr: r,+: 0,866 . .. t, ,

qe qui-re-r'ient à dire que Ia surface d'un hexngone esl,les 0,g66"...


de celle cl'un can,é de môme largeur.
S 219. surfacc rtron oclogon* cn fo.erlo' {rc Êt rilr-
gcnr 1. Nous (s gr3) que le côté de l'octogone clc
-
largeur / est égal 'vons.lu
I t (/A - {); le périmètre est alors égal à
Bt(/i- r), er la sur,rirce - 'r(L*84/2- r) zp(/z- {).
-
or /à- | t,4t4... l :0,4tL...
- -
t48 CHAPITRE IV.
D'oir S:0,828... /r.
Ln surface d'un octogone régulier est dono le 0,828u de celle
d'un carré de même largeur.

Cmconr'ÉnnNcn ET cEncLE

S 220. Longueur de la elrconférence. - Considérons


le côté de I'hexagone est égal au
ug hexagone régulier inscrit;
rayon du cercle circonscrit.
Abaissons du centre O une perpendioulaire OD sur AB; cette
perpenclictrlaire partage la corde -AB et I'tuc qu'elle sous-tend en
deux palties égales; AC est donc le côté
d'un polygone régulier insuit de l2 côtés
ffis. eOo).
En abaissant de même une perpendicu-
laire sur AC, on obtiendrait, le côté du
polygone régulier insmit de 24 cÔtés. On
peut donc, par ce procédé, construire des
polygones de 12, 24, 48, 96... côtés.
A mesure que le nombre des côtés, dans
!'ig. 300. les polygones obtenus, devient plusgrand,
les angles s'elfacent, Ie contour s'arrondit,
les polygones resserrent de plus en- plus la circonfér'ence et, à un
morrtiiaonné, on pourra les prendre l'un pour I'autre' sang Com-
mettre d'erreur aPPréciable.
0n peut calculôr les périmètres successifs de ces polygoncs
d'approohe.
En effet, le triangle AOB est, équilatéral, son côté est R, et on a:

oD \zt/i (S 212), d'où : cD: R - * /5.


-
Le triangl, ,rr,ungte ACD donne la relation :

ac, :AD' + cD, -i + (-- * uu)"


AC.
- permet de calculer
qui
il
Cônnaissant le côté du polygone à 12 pans, sera possible' Ù

I'aide d'une pareille succession dr: calculs, d'évaluer le côté du


polygone ù24, 48... pans.
POLYGONES RIiGUTIERS ET CERCLE. t4.9
En suivant cette marche, on lrouve:
Périmètre du polygone à 6 pans: R><6.
1,2 :- R X6,212.
24 =- R>< 6,265.
48 : RX 6,279,
96 : RX6,289.
394 - R><6,293.

.cedernjer-périmètre clonne la circonférence à très peu près. on


n l'habitude de comparer la circonférence au diamètre, et cô rappor.t
est désigné par la lettre grecquezr (pi). ce rapport'ne peut "être
calculé exactement, nrais, en pienant;._ J,t4l,6,on commet une
erreur moindre que 0,000{, négiigeable pratiquement.

Applrclrroxs

$ 221. Becrlllcatrion rro lû ctrcorrférence. La rectifi-


cation d'une circonférencc consiste dans le tracé d'une- droite égale
à la courbe. Dans la^plupart des applications usuelles, un déveiop-
pemenI approché suffit.
une circonférence de rryon R a sensiblement pour longueur
4
6R+i R.
Err substituant le rapport 6,888... flu rapport vrai 6,2g82...,
nous comme[tons une erreur moindrc que 0,05 ou moindre que
tl, I
do rayon; 6R + 5R est dono la longueur dc la circonférence
m do

rayon R avec une emeur nroindre que la vingtième parlie du


rayon.
La construcl,ion suivrnte (frg. 3Ol) donne une approximation
f50 cHÀPITRll lV.
beaucoup plus grande: mener deux diamètres perpendioulaires AB
et cD ; élever en .q. la perpendiculaire AM: 6R; mener le rayon o_E
à 60. avec C0, et abaisser de E lt perpendiculaire EF sur AB.
Joindre FM; FM est la longueur de la ciroonférence avec une exacti-
tude aussi grande que le comportent les mesurcs faites avec lc
plus grantl soin. 0n a en efÏel :

oF
- |/n 1s ,nr1
er AF:n+*rza-*(n*f).
Le trinngle rectangle AFM donne la relation suivante :

F'M2-AFU+AM!.

AFi : *'(n + ç)': *'(n + /5 * i)


AM!:36Rr.
Donc MF2:Rt(37 +0,75+ {'732):39,482...R',
d'où MF: h/'Jg,482-. -Rx6,2832..,
g222. Gonctructlorr ilrun nngle rluel-conq$e aans 30
servlr. d'un r'ûtrp<rlteur'. Le périmètre d'un polvgone
de 96 côtés ($ 220) est - à R >< 6,282, celui dtr polygone
égal
régulier
rélulier de BB4 côtés vaut R >< 6,:83; ce! deux périmètres ne
dilTèrent entle eux que tle la millième partie de R, il est certain
gue le périmètre du polygone régulier rle 360 côtés peut ôtre
évalué à R X 6,283 avec une erreur moindre qur Ifr.
La circonférence circonscrite au polygone de 360 côtés est égale
àRX6,283 trvec uneerreurmoinclre qo. peut dono dire
#m,on
que, en prenant, Ie périmètre du polvgone régulier de 360 côtés
pour la c,iroonférencô circonscrite, on conmet une erreur moindre
R
que
IT60.
Décrivons une circonlérence de 57 millimètres de rayon, sil
longueur rectifiée est 57 >< 6,2832 358", 14..,, e[ cette longueur
'-
r..iilïér peut, être considérée comme le périmèlre d'un poly-
POtyûoNlJS fiE0UtIERS ET CBnCtE, l5l
gone régulier insmit de 360 côtés avec une erreur moindre
ol
NF

rooo: o"'057'
que

_ Donc le pér'imètre d'un polygone régulier insuit de 860 côtés,


dont le rayon est 57 nrillimètles, est compris enrre 858 et Bsg mil-
limètres, et, par suite, une corde de t millimètre, dans un cercle
de 57 millimètres de rayon, sous-tend un arc qui vaul un peu plus
de {o. En attribuant à cet aro la vlleur dù degré, on commet,
-
une erreur par excès moindre qur et à plus for.te raison moindre
I #
que de degré.
m0
Proposons-nous, per e-xemple, de tracer un angle de Tgo (fg. B0Z):
prendre une ouverl,ure de compûs de 5T millimètres; cléôrire I'aio

D{f
K

Fig. 302.

indélïni BD, puis de B comrne centre, I'arc AF, qui coupe le pré-
-60..
cédent en D;I'arc BE est la mesure de I'angie au centr-e de
Décrire de E conrme centre, avec ]e rnême rùyon, I'arc BF, qui coupe
I'nrc AEF en F. Joindre AF; I'arc EG est lC mesure d'un ïngle àu
centre de 30"; par'lager de mêrne l'arc EG cn deux parties dgales,
ce qui donnc I'arc EI, mesure dc I'angle au centre de l5o. Reporter
152 cHÀPllnE tv.
I'arc EI en I(; I'arc total KB est la mesure d'un angle au cenlre
,l
75o. Prenclre une ouvel'ture tlc compûs de milli-
de 60 + {5 =-
mèlre, eû la porter lrois fois de I( en C, I'angle CAB vaut 72o avec

une erreur par défaut moindre qut de degré.


Ift
Il esl possible de lracer au compas' et très ra.pidement, des
angles de 60o, 't20o, 30', 90o, 45" ($ {04), et d'ajouter otl de re-
trancher l5o à clracune de ces ouvertures angulaires, c'est-
à-dire qtre l'on peut obtenir les angles multiples cle 1,5" par des
construôtions géométriques sinrples et d'une pr'écision rigou-
reuss. Quand I'angle que I'on veu[ tracer n'esl, pits un rnultiple
tle quinze, on prencl celui de ces multiples qui en cliffère le ntoins,
et lbn n'a plué qu'à ajouter ou à retrancher le nombre de degrés
qui représente la différence. Les et'reurs commisrls ne portent quc
sur ceite seconde opération, or la différence en plus ou moins sera
au plus égale à 7, I'erreur maximum serû douc de degré.
fr
S 923. Bectilleation il'un arc com-
prls crrlre lelr côlés tl'un arrSle au
cen.re rlonné (fg. 303). - Proposons-
nous de trouver Ia longueul développée de
I'nrc AB cle rnyon R compris entre les
côtés d'un angle tu centre de 65".
La longueur cle la circonférence : ZnR,
ct on peut la considérer comme la mesttre
d'un angle au centre de 360".
b'ig. 303.
0r' les angles au centre étanl, propor-
tionnels aux arcs dn môme rayon compris enlre leurs côtés, on a:
arc AB: 65oou arc AB 65
fficonfl BGI)" l;R-: 360'
2n!5 65.
er arc AB
- 360

Réciproquement, si on connalt AB, et qu'on veuille calculcr la


valeur de I'angle A0B' on a :
angle AOB arc AB J,^-\- ^--le AOB g60o *
arc AB
AOB:360"><-*o-
860"- 'ffi,d'où angle
-
s 224, surface rlu cerclG. - on peut considérer un cercle
POLTOONDS RT1GUTIERS ET CERCLE. IU3

comme un polygone régulier d'un nombre infirri de côtés; la cir-


conférence est le pér'imètre de ce polygone, et le rayon est égal à
I'apottrème. Or la surface d'un polygone régulier s'obtient eu
multipliant le périmbtre par la moitié de I'apotlrème ($ 215), on a
donc : surface du cercle: circonf. ><
*:9nR>( f -,rRn.
.Formules approchées. 7r est un rapport incommensurable qui
-
diffère peu de 3 +
*.Eneffet, *:o,,1u,
ensubstituanta a$a*,
on commet donc une crrcur moindre que 0,01 sur la valeur eXat:te
de zr, et par suite la surface du cercle Sera connue avec Llne enetlr
.rR? Ia plupalt
muindre que cette erreur ser& négligeable dans
fu;
des applications usuelles.
En-r-emplaçant, dans ]a formule $: nR2' ?r pûr cette valeur, on

û: S:3Rn +ff, a'ot la règle suivante :


La surface du, cercle aaut à très peu, près troi,s fois Ie earré du
r"a1o?l,plus le oingtième du résultat.
'Suppôsons
qu'il s'agisse de calculer la surface d'un cercle de
I ntètre de rayon; oD iI, en prentrnt n - 3,[/116,
S: nps _ 3.t,1416.

La formule approcltée donne:


I
S:3's + t0 de 3's : J-{,15.

Différence ' 6'r,0084, moindre que I centimètre carré, o'est-

à-dire moindre qo, # ou que


I noo. 100 de la vraie valeur.
On a souvent besoin de calculer la surface d'un cercle don[ on
connaît la circonférence, comme lorsqu'on a mesuré le tour d'un
arbre par exemple.
Représentons par C la circonférence; on a:

C:2zrR, rt R:#,
or g
- æRs ; ttono *: "(#")'- H,n,.
c.
lftt CHAPITNE I\'.
tl I I
Maisr; ou
ffi vaut très sensiblement
r()o
8l au raPPort
uu
rz,$
En substitount dnn, la formule (l) i66 7;
on a

_: gc! 8(fr/
^/c\E ; d'oit la règle suivante :
S
ffi.t
La surface d,'un cercle uaut huàt fois le carcë. fait sur le diæième
du tour.
Ctrlculons, avec cette règle, la surface d'un cercle cle I mètre do
rayon. Le tour 6',28...
-
s: g(0,629 x 0,629)
- 3.c,1552.
La formule (l) donnerait S 3-r,1416.
-
Di{férence . 6.u,0186, moindre que ou moindre
I
#:#
que pour 100 de celle que procure lu formule exacte.
â
S 225. Secteur.. Si l'angle du secteur est donné en degrés,
on peut considérer le- secteur comme contenu dans le cercle autant
de fois que le nombre de degr'és N est conlenu dans 3G0o. Donc:

m:#et su'f. sect.


-surf.
cerclr><#.
Suppôsons lI- 5 mètres, N
On trouve :
- 30o.
et,

3'{4{6 x95 x gg _ 1q'51- Ao


surf. secr.
-- 860 -:T-6''r,545.
Lorsqu'on donne la longueur L de I'arc et le rnvon, la sur-
" L><R
Iil0o
Cllcur pAa tE TRAIT

S 226. Mesurer une gr*ndeur, c'est la compûrer à une autre


grandeur -de nrême espè-ce prise pour unité. Dire, par exemple,
qu'yn colps-A pèse 3 kilogrammes, c'est dire que s-on poids'est
trois fois plus grand que celui de l décinrètr-e cube d'eau. Le
nombre 3, Qui cxprime le rapport existant entre les grantleurs de
même 9lpèce quc I'on a comparées, est indépentlant de ces gran-
deurs elles-mêmes.
Représentons I'unité de poids par une droite de I centimètre, le
POLYGONIiS RÉGULIERS IiT CIiIICLIi. {55
poirls du colps A sela leprésenté ptr une droite de 3 centimètres
de longueur.
Soit un autrc corps B pesant I kilogrammes, en admettant la
môme convention, le poids tle ce corps sern représenté pûr une
longueur de I ccntimèlres.
Si nous voulons comparer le poids du ool'ps A à celui du corps B,
luous pouvons substituer à la comparaison des poids celle des
longueurs qui les représenLent, le rtpport sera le même. Ce rapport
est indôpendant de I'unité de longueur clroisie pour représenter
I'unité de poids; il serait exprimé par le même nomllre, si, au lieu
de prendlc comme unité de longueul le centimètre, nous prenions
le décimètre,
Nous pouvons de rnême t'eprésenl.er ur)e quanl,ité quelconque
pûr une longueur, I'unité de l'échelle adoptée représentant l'unité
dela quantité que I'on considère.
-es opérations à effer:l,uer sur des grandeurs quelconques peuvent
donc toujours se ranetÊr à des opérations sur des longueurs.
[insi, piu exemple, proposons-nous de trouver le qtrart de
5 lilogranrmes. En prenant
le :entimètre pour unité ilc
lolgueur, une droite AB b'ig.30t.
(/ 9 .30A) de 5 centimètres
dr long représente 5 hilogramrnes. Nous savons diviser exactement
une longueur en un nombre quelconque de parl.ies égales. Soit ÀC
ure de ces parties; nous trouvons qu'elle mesure l9--,5, à l'échelle
ecloptée elle représente {o',25, soit un poids 6u ltis',250.
Il en est de môme pour les opérations sur les nombres : si
lu longueur AB représente le nombre 5 ,\ i'échellu de t centimètre,
la longueul AC qui a { 2",5 représcnte, à la môme éctrelle, le
nombre 1,25, qui est le quotient cle 5 par 4.
S 227.
- On sait additionner e[ retrancher des longueurs, les
répéter un certain nombre tle fois ou les diviser en part,ies égales;
mnis I'opération semble moins facile, lorsque le multiplicateur ou
le diviseur n'est pirs un nombre entier,
Voici commenl, on tourne la difficulté. 2,.9

Soient deux longueurs u eL b (y'g. 305), -b,


t7
I'une de 2",9, I'autre de lon,7, représen-
Fig. 305.
tant : la première le nonrbre 2,9; ln se-
conde le nombre {,7 à l'échelle de t centimètre;on demande Ie
produit de a par ô, ou des deux nombres g,g >< l,T.
156 CHAPITRII IV.
Représentons le produit peruu; on cloit avoir s:lfi, ce que I'on

peut écrir e xX,l a)< ô ou U"-Ln, c'est-à-dire que æ est une


-
quatrième proportionnelle atrx quantités a, b eI {, d'où la con-
5 struction suivante :
Tracer deux concourantes
0A et OB(/ig.306); prendre
sur OA, à pnrtir de O, une
distance OE égale à la lcn-
gueur représentant I'unité,
dans I'exemple choisi 0E
aura donc { centimètre, faire
Fig. 306.
ensuite et 0t-a
Ô. 0D:
Joinclre ED e[, pat C, meler
CF parallèle à ED; OF représente le produit cherché. On a en eflct :

OF OD oo
oFb aX.b.
OL] OE
-:- 7:.t' ou OF
-
g 228. Rnru,noun. De nombreuses constructions graphiques
- permettent de résoudre la même guÉs-
tion.
En voici quelques-unes :
lo Elever en E et en C (f 9.307) derx
perpendiculaires; de O comme centre ,
&vec une ouverture de compas égale
à ô, décrire un arc de cercle qui coupe
en D la perpencliculaire BD; joindre OD
!'ig. 307. et prolonger jusqu'en F; OF est le pro-
duit cherché.
On a en effet:

OF OD OFÔ
oo7:T ou OF a><b.
oc-oE -
9o La construction précédente ne peut être employée que si à
est plus grand que I'unité; la construclion suivante convient à tous
Ies cas.
Faire la perpendiculaire nE Vig.308) égale à à; joindre OD et
prolonger jusqu'en F; CF est le produit; car on o tffi-ffi,.t
POLYGON ES nÉculrERs ET cERcLE. t5?

":CFDF:
en cbangeant les moyens cle place r : ffi, d'où 7:{ou :
CFb
dd
CF: aX. b.

Fig. B0S. Fig. 809.


309.

3" Il_peut se faire que les longueurs que l'on doit multiplier
soient d'équerue, et se présentent ôomme cïller de la figure gôg.
Déuire du point D comme centre un arc de cenïimètre de I
rayon' qui c_oupe oE en F. Joindre DF et proronger. Abaisser de o
une perpendiculaire sur DF, et, la prolongÀr;de abaisser sur oH t
la perpendiculaire CH; OH est le procluiictrerché.
Itrn effet, les cleux triangles rectangles semblables DllF et OHC
donnent la relation :
ûb
;t:T orfû-ab.
$ 229. Prorrutt rle ptusleurË facteurs, soit à effectuer
-
le produit de trois facteurs a x b >< c. on sait gue I'on multiplie
d'abord les deux premiers facteurs a eI b, soit r, ab, puis ce
premier produit esl multiplié par le -
troisième facteur, le produit cherché
serfl. tr-t$.
Solution graphique (t'tg. tt}).
_
lo Le premier produit rr: sb est
obtenu par le procédé indiquè $ ppg, | "
;
ralra.ttre rt en OK, élever-la perpendi- 0

culaire KH à OK. De O comme cientre,


^'6'
aveo une ouverture de compas égale à c,
décrire un arc de cercle qui coupe en G la perpendiculaire ED;
ioindre oG et prolonger jusqu'en H; oII est te prôauit cherché.
On a en effet :
ûc
ær 't' oD 0- trc,
r58 CIIAPITRB IV.

9, Si ô est plus petil, que I'uri1{, on procètle comme au $ -99!rJ',


pol, ,onri*uiiu p"il pal^F t-tTt-'.""t:TiL'*,.:T
"i \fr.t.,ti! È
0C, jbirrclre 0 au poinl d'intersection G
rle cette parallèle et de la perpenillcu-
laire ED, et prolonger; prentlre 0[ - c,
e[ é]ever au point I la perpendiculnire III
aui est Ie nroduit cherché.
Il est visible en effet que I'on a ln
proportion suivante :

^.-n c
IH Ot oo ,,
ou r : ïtc,
ffi: ôE i: T,
ct

rle qunntltés DÛr un


$ 230. Prorlult rl'uno iomÛro
facleur.
Soit n
-- (b, ! b, { b')a'

Appliquerlat:onstructioncluS22s){o'enfaisant(fg'3lZ)
DD: à, * br+. by
Ou a en effet :

fiA
b,*br{h,
Æ:<-

t"
d'où
æ-a(brf.brtô,).
S 931. l)lrlËlon.
- Diviser un notnbre
A. o ina un nombre ô, c'est trouver un troi-
sième notnbre qui soil à I'unité comme a esI

à ô, ou qui contie nn ftfois I'unité. Ainsi 2, quotient cle I par 4, est

il{comme8estil4.
Si r est le quotient,, on a
fr4,
7:6'
La construction f.g. (
3131 montre claire-
Fig' 313. ment une solution gruphique de cette oPé-
tation.
Si le quotient oherr:tré est le résrtJtal de la division d'un Pro-
{ô0
PotrooNus ttÉouLIiiRs ET CERCLE.
duit de deux facteurs u eL b Pftr un troisiènre c, il est de la

l'ig' 314'

ab r
.. æ
"-. -b
proportîcsn!:|, eL x cst visi-
forme *:ï, d'où I'on dérluit In
blement donné par ln constructir:n(frg'glzr)'

AppltclttoN Àu cALcuL Dns sulrFActrs

Ë232._L'unitédesmesuresdesurfaceest,lernètrecarré,
,,rTrï-ro.roJ.*ti*itée pnr un car.ré gui 1 [ mèrre
de côté. Cette
nresure d'une sur-
de la
unité est fictive, on rult'que I'expressibn .vec
i.tï *t pas le résultat' àe lu comparaison d9 cette surlncc
"
son unité, mais q-;Jit'àtîle résuli*t d'opérations portanl' sur lcs
-tUttts
nom5res .rpririni-*o les dimànsious de la surface à
mesurer.
-- formules établies (S 83
Les nombres lrouvés en appliquant les
et suivants) expriment des mètres carrés' si
I'unité adoPtée Pour
est le mètre; ils exprimeraient des déci-
rriuttt leJ tongueurs
mètres carrés ott des centimètres carrés'
.qi I'nnité étnit le décirnètre ou le centi-
mètre.
I 233. lrrlangles. - Soit à mesrlrel'
la"surface du triangle ABC (y'g' 3{ô) de
base ô, et de hauteur ft. On sait que
l',
*- ---B >(or-,
nous atlopterons comlne unité de mesure
Fig. 315.
le centimètre.
Prendre AE:20' ou deux unités'
d'inter-
Par le point C tirer CD partllèle à BE' et par le Point
secrion D, abaisser la perpendiculaire DF'
{60 CHAptTRp rV.
Mesurons DF, on trouvc pB millimètres; la surface du triangle aBC
esl 2 centimètres carrés, 50 millimètres carrés.
En elfet, on a :

SADACAÛ
D: AB : A-ii : T'
d'où t:T,
0n pourririt encore procéder de la façon suivante (fg. 816) :
De B comme centre avec une
ouverture de compas de 2", décrire
un ûrc de cercle qui coupe AC au
p-oint E; joindre BE et prolonger;
abaisser dc C ll perpendiculaire CD
n à BE, et de A lt pelpencliculaire AD
- à CD; on û (g 928, 3") :
CD b ^n bxh
T:5ÙuLU:-E-.
Fig.316.

S 234.
porvgo'eû. on transforme les polygones en triar,gles
-
éq-uivalents. soit à mesurer la surface du polygone nncDBF
(/is.3r7).
Mener par le sommet D les diagonales DA, DB, DF, qui par-
tlgent le polygone en triarrgles.
Par le sommet E tirer la parallèle EG à DF; le triangle !'DG est
équivalent au triangle DEF comme ayant môme brse et même
hauteur. En effet, en regar-
dant DF comme base côm-
mune de ces deux triangles,
les points E et G soni les
somnrets, et comme ils sont
situés sur une mônre paral-
lèle à la base, il en résulte
que les hauteurs sont égales.
Prolonger AB, on construit
de même le triangle BHD
Fig. 317. équivalent au triangle BCD,
puis le triangle DIA, équi-
valent au triangle AHD, c'est-à-dire à la somnre des deux trianeles
p0LYG0N li$ RÉGull l,lts hT cBnc[D' t6l
BCIJ et ABD : on obtient ainsi Ie trianglo IDG, dont la surface est
équivalente à celle tlu polygone ABCIJEF.
"Comment
0n conçoit facilemcnt la même solution peul être
étendue à un polYgone quelconque.
RculnQuu. Ie pôlygone est régulier, il suffit tl'en
--i,o.rqùe
transfornrer la moitié.
S 935. Cepclc. - 0n peul Llansformer
le cercle en un triangle
éqilivalent, qui aurait pour base la longueur de la cit'conférent:c
recti{iée ($ 22't), et pour hauteur le rayon.
$ 236.'nf""L**r rle v6lrrrncs. - Les mesures de volumcs
coàportant des opérations numériques sur tro;s climensions seronI
résoiues par des constructions analogues ftux précétlentes' Otr a
vu (s 229; commenl on obtient le proiluit de trois ftctettrs ou dt:
troiilongueurs. lious ne cfoyons pas devoir insister davanttgtl
ttËti#ltlaréunlio.r
à'rre p'issil'ce quetcorrque'
ÉtJuer. un nombre à la puissance 2, 3, 4 ..t?, c'est elïecttier le
pro-
rluit de 2,3,4...n, ftrctbuls égaux à ce ilombre. Ainsi 23 s'énonce
2 puissance tlois,'et lepréseitte le produit 2>;-2 >< 2 ou 8; le
nombre 3 est l'inclice de la puissnnce.
par analogie, éir:ver unô grrndgur A à la pttissance tz, c'est
cTrercher une grnndeur î: quicontiennc autanl de fois I'unité de
mesure de A qîe I'intliqucla no puissance cle A. Sile nombre qui
,*prim. la vnlàur cle la grr,ncleur A comparée à son unité est 2, la
troisième puissance r t{e A, nresurée avec la môme unité' sera
exprimée pïr le nombre 2 éler,é à la troisième puissance ott 8.
0n est convenu de représenter par la notation 2-3, qli s'énonce
sign-e-
I puissance moitts trois, c'cst-à-cii1c c]'affectcr I'inclice clusont
le quotient de i'unité par 93. Ces puissûnces dil,es
ini,ri"ri
négaf.ives. | | | l,_De
Ainsi 9-s représente Ie quoticnt 5l ou Ie produit' à*àxt'
môme A- représente le quotient fr oo le prorluit I ><
l'
^1-s'obtenir ptr
La no puissance d'une quantité quelconque peut
la constrïction suivante : lracer dlux axes rcctangulaires AB,
CD (/tg.318); prenrlre 0B: l (c'est-à-dire I'unité de longueur
ctroiËiË comme éclrelle graphique), porter A en OA'; la longueur
O.{'
represente lir grandeù ettu-i.rOrnô, ou sa première pui*qs&nce At,
la grandeur de-l'unité de mesure étant représentée par oE.
162 cHAp tTnE t\,.
.Joindre^E._{t, el, élever cn At, à_cette ch'oite, la per.pendicu-
.laire AtAt; OAt représente la seconde puissance de A.
En effet, les deux triangles rectangleJ E(,ar el, ArOAa sont sem-
blables (les angles aigus-Jont égaux comme ayant leurs côtés per-
pendiculailes), on peut donc
''ci'ire la proportion suivan[e :

: OAI OA3 A
OA2
dF m ou T-: f i ou encol'c OA2 - A1.

Fig. 318.

Au point ar élevons unc perpenclicurairc à ara!, on obtient le


point A3; firisons de même au poinl Ar, on obtient Ar... on
tlimontrerail, comme ci-clessus quô OAt, 0A{... sonl, les puissances
successives A3, Aa... de la gra.ncleur A.
L* môme conslruction thite en sens inve.rse, à partir de E, don-
nerail successivement A-t, A-s, A-3..., commà il est facile cle
s'cn assurer.
POLTOON IiSLIIIRS IiT CERCLI'.
RÉCU 163

S 238. Erlrnclion rles raclnes. - L'extraction


d'utte raCine
esil'opération inverse de I'élévation à une-puissance'
Trouver la racine rz. de À, c'c-s[ chercher une grandeur qui,
élevée à la puissance n, soit égale à A.
on indique ceue opération de la manière suivante : vA, et, on
I'énonce : racine nt de A
Pour Ia racine cart'ée on émit y'A sans indice.
Nous ne nous occuperons que de la racine carrée, les procédés
gr.nphiques utilisés pôur les racines d'un degré plus élevé sorl,ent
du cadre tle cel, ouvrage.
La racine carrée de A peut être considérée comme une moyenne
proportiounelle entre A et I'unité.
^ deprésentons cette racine pflr r; on 11, par délïnition, la rela-
tion æX x: A>(l ou I*:Or'
La construction (/î'g, 3'l,S) permet de résoudre tous les cas :

Prentlre une longr:eur B0--A f l;


décrire un demi-cercle sur BC contme
diamèLre, et élever en D la perpendi-
culaire DE. 0n snit que DE2 BD XDC
-
ou A><1, c'cst-à-tlire A. LalongucurDltr B
représente donc à l'échelle adoptée ltr l"ig.3l$.
racin,: cat't'ée de BD.
Quantl le nombre dont on doit, extt'aire la racine carrée est
tr,èi grand, comme per exemple 3578, on le remplaee. pûr - un
pt*rJlt de',deux facteurs, clont I'un est un c_arré patfait, ; ainsi
3578 X f 00 35,78. On snil, ,luu / oxb - (âx t/i,' on a dono
-
/Bd?B:,t0>< /1t5,-,8>< i; àn obtitnt y'sTJ8-T comme oi-
dessus, dix fois ceile racine donne ln racinc chcrchée.
S 239. RnulnQun. On a vu ($ 177) que le cnrré tle I'hypoténuse
-
d'.in triongle reàtangle est égal à la somme des carrés des deux
autres côtés.
Si a et ô représentent les côtés de I'angle clroit, l'lrypoténuse est
égale /a' +
ei af
"Réciproquôment, étaut dounée une longueur /, o1 Peut loujours
trouver deux longu.urt a et b, telles que la son)me cles carrés-ilylnl
pour côtés a et Èsoit équivalente à la surface clu oarré dont le côté
est /.
La construction (fig.320) dontte lirsolution graplrique : il suffit
l6t* CHAp lTRn Iy.

dg rléclir€ un domi-cêrcle sur / comme diambtre, les côrés a et tt


d'un triangle rectangle inscrit dms ce demi-cercle sont tels
que a2 | b2
-
lÈ.
On peut fixer arbitrairenrent la valeur a
d'une des longueurs, il suffit qu'elle soit
plus petite que l'hypoténuse-/,. I'autre
côté ô est tlors tel que t)2 lù
( a2.
Nous sommes ainsi amenés à formuler - -
Fig. 320.
la proposition suivante :
on toujours construire, un carré équiualent à Ia somme ou
-peut
ù la d,i//'érence de d,euæ autres camés.
S 240. - ll ne faudrait pas rependant conclure de cette propo-
sition que la somme ou la différence des carrés de deux nombles
entiers est, touiours un carré parflair,, c'est-à-dire un nomlrlc entier
dont la racine camée soit un autre nombre entier.
_. Ainsi par exemple on a : 33 + l, + 16:25_ 5r, mais si
g
I'on prencl deux autres nombres z-et B par exemple, on lrouve
2' + 32 4 + 9- {3, et non seulement rJraeine carr'ée de rB n'est
-
p_as un nombre enlier,
-rlir on ne peut tlouver aucun nombrc qui,
élevé au carré, rcproduise exactement lB. Cette racine est clite
incommensurable,. c'est-à-dire qu'en traçant un triangle recl.angle
qui aurait pour côté de I'angle droit, d'une part, deuxlois une lJn-
gueur a, d'autre part trois fois cette longueur,
il n'existe aucun r.appor[ commensurable ell
1g I
entre I'hvpoténuse de ce triangle et la communô
mesure a des clcux a.utres côtés.
5241,. Néanmoins la remflrque précédente
va nous -permettre de consl.ruire aveo plus
d'exactitude la racine caruée de certains nôm-
bres qui peuvent, être ramenés à une somme
ou à une dilférence de carrés parfaits.
Ainsi ptrr exemple, soil à construire la racine
carrée de 2{.
On a 21,- 16+ 4+l ou 4r +2, f t', la
racine de 2l sera obtenue de Ia'nrani-ère sui-
vante :
Fis. BZr. Construirele tliangle rectangleABC(.frg.g2l),
en ftisant :
AB -- 2'-, BC:[am; AC' 22 + A, 20. Elever en c la per-
- -
pencliculaire CD-{cm, AD2
-
AC' + ls- 21, clonc AD _/Zl.
POLYOONES RÉCULIERS CERCLE' ET 165

AD mestrre 45 millimètres, plus une fraction de millimètre,.


que 46 milli-
*'.,t'à-dire que An-.ripf., gtond que 45- et plus petit
mètres. En prenaii;;5't;# la.raôine cherchée, on commet donc

;;;-;;r.;r nurotuu en moins inférieure à 0,1 de I'unité, et nne

relalive inférieure e ou e at ln vraie valeur cherchée'


erreur ffi fr
g
On a également :21':16+ - 4 ou 43 +3' -2e'
pourrait
Ln rtrcine canée de2l' rr
encore être construite de la façon :_-_-âlt::
suivante:
Tracer le triangle rectangle ABC
( lïq.322\, donI les côtés mesurent

à"il et 4"io; décrire un demi-cercle


sur À0 cQmme diamètre, et de C
comme centre, avec une ouverture
I
I
I
rie'compas égale à 2o', décrire un I
I
arc tle oercle qui couPe en D la
I
I
I
tlenri-circonférence; AD est la ra- t
\
cîne cherchée.
Si au lieu de Prendre le centi-
rnètle comme unité de mesure,
nous avions pris le décimètre, en Fis.
Fig. 32È.

faisant les oonstructions avec soin,


nous aurions pu conrpter sur une évaluation de ÀB
à moins
tle l,n/', et pir suite nous aurions obtenu la racine ave(r une
opp-iitntion plus grancle. L'erreur absolue ett été inférieure

à 0,01 de l'unité, et I'erueur relative à environ'


#
seront
En générilI, et cela est évident, les solutions graphiclues
plus précises, qu'elles seront faites avec plus de soin et à
d,nuia"nt
une échelle Plus grantle.
DEI]XIEME PARTIE

CORPS RONDS. CONIQUES. - COURBES


-USUELLES

CHAPITRE IO'

CORPS DE RËVOLUTION

l.r'. Circonférence et cerele. - Soit une droite de I'es-


Q
paËe-OO' (/ig.l)-et un.poil! A situé.en d9!9rs de ctrtte tlroite'
ia droite ôd' ut'lt point A déterminent un plan,
celui tle la figure, pirr exemple; abaisser dans ce
plan lt perpendiculaire AB à 0O'. F'aisons tout'-
nrr tu plan autour cle OO' comme axe cle rolrt- A
tion; Ia-droite AB se mcut tlans ttn plan perpe-n-
dicuiaire à OO' (S-42, {"o paltie), elle engendre
un cercle dont laiirconférence est décrite par le
point A' Fig. 1.
' l.u, points tle la perpendiculaire-AB décrivent
des cirôonférences conèentriques situées dans le
plan du cercle de
rayon AB.
- -'CO*rrOrlOn
: {o (/n point tournant autour d,'ttn aæe de rotation
d,écrit une circonfereice sitttée d,ans tnr' plan perpendiculaire à
I'aæe.
T;;;, it itont Ie rayon cst égal ù la d,istance d,tr, poittt ù'd,e
2o (Jne d,roite itm;Ut p'erpenclicu,Iaire ù un a,re rotatiott
ensend,t e en tour.nant a,tour'd,e cet ay)e un, cercle per.pend'iculaire
iio:*i, et d,ont le ratlott, est égal àladroite génératrice-
Aplrtc,rttoNs. On peut clrôsser un plan sur le tour'
S'agit-il d'une
-pièce de dimensions rôstreintes, par exernple?
io i*ur sur le plnteno à grif1es d'un tour pa'allèle, et disposcr
le chariot ile façon que la pôintr clu crochet se meuve suilant
une
r68 cHAPllltE I0!.
perpendiculaire à la ligne des pointes. La surface dressée sera
plane.
Avec le tour à bois,
_la pièoe à dresser serait fixée sur un
mandrin, et le support disposé perpendiculaircment à l,axc cle
rotation.
0n vérifïera le plan en s'assurant, avec I'arête d'nne
règle, que Ia
surface obtenue coïncide avec une droite po.rnnl
p.. r, centre de
rotation. La règle s.era d'u.ne longueu*urnrnnt, pàr. po,,t.r
com-
plètement su. Ia pièce; c'est-à.ùre qu'elle devri-ei.,
nu moins
égale au diamtrrre de la plus grande'circonforen.u âocrit.
pointe de I'outil. fui;io
Réciproquement, quand Ja surface tournée est plane,
on esl
, certain que la pointe clu crt_rcbet se ileut suivant
^ !.. une perpendiculaire à la ligne
o lisne des nnintp"
des pointes.
" $ 2. Sur.facc engenrir,ée par la r.olilllon
d'orro eourlfe ruéritllenne. _ Le point A
peut prendre une inlinité dc positions danË pt*
l*
rle la figure; il peut en pa.ticuiier cléc'irr;;;;;[;;
plane_AB0D (frg. z). Càtte courbe, en tournanl
au_
tour cle O0', engend'e une surface dite de ,tro,tuiii"
caractérisée..par ce fait, que toute section pnrpri_
diculaire ù l'are est une ciiconférence dont're cintre
cst sittui sut, l'ane OO,. La courbe ABCD est
dite
méridienne, c'esL la section de la surface ufrtuniià
)'- ptr utr plan passanl, pnr I'axe.
La surfacc cle révorution lirnite un soritle engen-
Fig. 2. dré par la révolution de Ia surfrice plane OABCbï;b
autour de I'axe OO,.
Appr,rc.^uoNs. Les sorides de révorulion s'orrtiennenr, sur Ic
-
tour. Les outils coupent ra matière d,ouvre iuiuânî
au, ,iràÀnre-
rences perpendiculaires à.lt ligne des pointes;
il suffit de les faire
mouvoir suivant les méridiennes cles'pièces l;bt;;i..
ces méri-
cliennes,-p.uf les pièces de- précision, ,-"i àero"upr.,
dans des
feuilles de tôle sous forme dc cherches, ;r;, i;rililiu,
on vérifie
lcs prolïls des pièces travaillées.
- xloulage au rrousscarr. Les pièccs tre fonte sont couities dans
-.
des moules en sable. pour les pièies ayant la lbrme
de srlicles de
révolution, les moules sont gabariés uu n,ny'i a, uot.ts protilÈs
suivant les méridiennes deles soljdes. tc"volei, ou planche
à
Irousser, tourne autour d'un pivot placé suivanr, I'axe
de rotation.
c0RPs DB nÉv0LUTl0N. t09

Sunucns cytINDnIQUns. Cyttttunns


-
$ 3. DÉnnrrroN. On nomme surfaces cylinù'iques celles qui
sont engendr'ées
- en faisant cheminer une droite AB le long
: {o
d'une courbe AÀ'4"...
Vig. 3), de façon qu'elle
reste toujours parallèle à.
sa première direction ; 2o en
déplnçant la courbe
AA'A"... lelong de la droite
AB, cle façon quele poinl. A
de la courlre ne quitte ja-
mais la d,roite, e[ que ses
autres points décrivent des
parallèles à AB.
Quelle que soit Ia façon
dont nous consiclérions la
Fig. 3.
génération de cette surface
courbe, il est évitlent qu'elle est réglée par des parallèles, et qu'elle
coincide dans toute son étendue aaec une droite dirigée suioant une
de ces parallèles.
La droite AB est diLe génét'atrice droite, etla courbg AA'A"...,
génératrice courbe. Si I'on considèr'e le pre-
mier mode de génération, on dira que la l0
courbe AA/A// est la directrice; pour le seconcl B I

mode, la directrice serait la droite AB. I


I
Toutes les courbes imaginables peuvenl !1'""'"--.
servir de génératrices, cle plus la droite AB .....'-'-"T
est susceptible de prentlre une infinité de po- A
sitions pûr rapport au plan de la courbe I on
conçoil donc qu'il existe une infinité de sur- i
faces cylindriques.
i
Nous étutlierons surlout celle dont la direc- lo
trice est une circonférence, et la génératrice I

une clroil.e perpendiculaire au plan de cette Fig. 4.


courbe (rtg. 4.Dans ce cûs parliculier, on
peut encore considérer Ia surface cylindrique comnre engendrée
par une droite AB qui tourne autour de I'lxe, en lui restant
parallèle,
lo
I7O CHAI,ITRE IEI.
Le solide limité par une surface cylindrique porte le nom de
cylindre.
Il est dit de révolution dans Ie cas particulier que nous Yenons
de considérer, et on peut alors le regarder comlne engenclré par
Ia rotation cl'un rectangle ABCD /ifl, 5), tournant aulour d'un de
(

t0
ses côtés comme axe.
- D'où la délïnition sui-
vante : un cylindre de rëuolution est le solide
engendré par un rectangle qut. tourne autour
d'un, de ses c6tés.
Appr,rclrroNs.
- Les procédés que I'on em-
ploie pour exécuter les surfrces cvlindriques el,
les cvlindres se rirpportent à ces différents modes
de génération.
Ainsi, par exemple, les billes de bois débi-
tées en rond à la scie verticale alternative son[
produites pal' une série de [raits parallèles tou-
I

lg' chant la courbe tlirectrice de base; I'étirage


rig. 5. d'une bame à la filière donne un cylindre par Ie
cheminement de la courbe génératrice.
Les cylindres de révolution sont obtenus sur le tour, en faisant
trvancer le taillant de I'outil parallèlement à la ligne des pointes.
Comme on a souyent besoin, dans la construction tles machines,
de fnçonner des cylindres parfaitement dressés, les mécaniciens
onl disposé en conséquence leurs tours à métaux : i]s les ont en
ptrticulier munis d'un chariot porl,e-outil glissant sur le banc, de
telle façon que la pointe des croohets ou outils coupanLs se déplacr:
suivant une ligne rigoureusement parallèle à I'axe dc rotatiorl. Çr:s
tours sont dits parallèles pour cette raison.
Pour aléser des ouvertures cylindriques le procédé est encore le
même : I'ou[il est disposé de façon à couper en dedans du trou,
que l'on agrandit progressivement. Quand le trou doit être fail,
aveo une très grande précision, I'outil coupant est une lame rec-
tangulaire fixée solidement sur un porteJame qui se déplace paral-
lèlement à I'axe, ou suivant I'axe même.
Les moules destinés à la coulée des pièces cylindriques sont pré-
par'és en évasan[ le sable ayec un volet lournant autour d'un
pivot. Le bord de ce volet est taillé en chanfrein suivant la géné-
ratrice de la pièce cylindrique.
$ 4. Sectlon plane par.allète à I'axe. Si on coupe
uu cylindre par un plan ABCD (/tg. 6), entrant -par une généra-
c0nPS DE RÉVOLUTION. l7l
trice AB, le plan sécant sort par une autre génératrice CD. Il ne
saurait en être autrement, cela résulte de la génération nrême de
la.surface cylindrique.
Réciproquement, si on appuie un cvlindre longitutlinalement
sut' cleux arêtes parallèles, le conlact a lieu sui'
vant deux génératrices.
Appr,tclrron.
- Pour tracer Ies oannelures à pra'
tiquer sur des par-
ties cylindriques,
arbres, ou trous
alésés, les méca-
niciens se servent
d'un outil à tm-
cer formé cle detrx
règles nssemblées
d'équerre, et de F ig. 7.
façon que leurs
arf:tes .-91.1! parallèles; cet outil posé d'aplomb sur un cylindro
comûre l'indique la figure 7 donne une génératrice AB.
Lc même outil posé cl'aplomb dans un trbu alésô donne égale-
ment une génératrice.
$ 5. nran iansenr. - Faisons tourner le plan ABCD (frg.9)
aulour de Ia génératrice AB comme char-
I
nière,la génératrice CD se rapproche graduel-
lemenl de AB en lui restanl. parallèle; à un n
moment donné, elle se confoncl avec AB, et le : s-o,"10 c
plan sécant prend la position P. Il touche le
cylindre suivant la génératrice AB; le plan P
est dit tangent au cylintlre, et AB est la géné-
latrice de contact.
La sécante BD est deveuue la l,angente BF 'i

à la génératrice courbe en B. Les deux droites l.

BA et BF suffisent pour déterminer Ie plan it'


tangent P. "L
AprrtclrtoN. Epannelage d'un cylindre.
-
Soit un prisme dloit àbase camée ABCDA'B'C'D'
I

l-ig. 8.
(fg. g). Déulire sur les bases les cercles in-
suits tle centles, O et O', et tracer les octogones réguliers
circonscrits à ces cercles. Abatlre les angles du prisme de manière
à obtenir un lruit pans régulier; les fnces de ce huit pans sont
tiz cnAPITRE ler.
trngentes au cylinth'e. Abattre de même les angles du huit pnns
tle façon il obtenir un prisme régulier à | 6 pans, puis en conti-
nuanl, le même travail, obtenir un
c'
prisme droit à 32,64p4ns..., les faces
deviennent de plus en plus ptltites, les
arôtes de moins en moins vives, et, à
un moment donné, le solide esl un
cylindre à lrase circulaire. C'est ce
plocédé quel'on emploie pour façonner
un cylindre de révolution que I'on ne
peut tourner.
Lc tracé des arêles successives des
faces planes peut se faire rnpidement,
el, avec précision, de la manièrc sui-
vante :
Soit ABCD (frg. fq une face du
Fig.9. prisme droit à base carrée capable du
cylinrlre que I'on veut façonner. Mener
lir perpendiculaire ÀD à I'arêtc CD, el, avec l'équerre d'onglet,
I'oblique AC à 45" avec AD, au point C élever la perpendiculaire QB
à CD. Le carré ABCD cst éqal au carué de base. Le cercle inscrit de
centre O est égal
au cercle de base
du cylindre. Par
Ie centre O passe
la génératrice de
contact de la face
ABCD. Tracer
cette génératrice
avec le trusquin,
et trusquiner de
rnême sur
cha-
cune des faces; on
b-ig. 10. obtient ainsi qua-
tre génératrices
de contact qui serviront de repères pour I'exécution ; elles ne doivenl,
en effet jamais disparaître. Pot'ter CD en tll-, régler la pointe du
trusquin sur l), et trusquiner sur les faces du prisme parallèle-
ment aux arêtes. On mène ainsi I traits qui sont lcs arasements
des faces du huit pans tangcnt au cylinclre (S 5).
CORPS DE RÉVOLUTION. I73
I\{ener le rayon O8, qui coupe ia circonférence insuite
au
point L; rriglcr la lame de la fausse équerre sur la tlroite ML, et
par le centle O, tnener la parallèle O, | 6 à ML. Le point {6 situé sur
le côté CB du carué appartient à une arôte du {6 pans tangent au
cylindre. En poursuivant le même tracé, si cela était nécessaire,
on obtienclrait des points appartenant aux arasements des arôtes
des prismes réguliers à 32,6{... faces (l'o partie, S 192).
Pour façonner le cylindre, on abatlra cl'abord les angles du
prisme carré suivant un 8 pans régulier, ce que I'on pourra faire
cxactement puisque les arêtes des pans sonI tracées.
Ilégler ensuite le trusquin sur le point 16, en faisant colncider
le plateau avec la face d'équerre sur celle qui porte le tracé.
Trusquiner ensuite, sur le 8 pans, les l6 arôtes d'arasement des
faces du 16 pans réguiier dont les faces sont taugentes au cy-
lindre. Abattre les angles du 8 pans suivanI ces arôtes.
On tlacerait, et on exécuterait cle même, t'les plismes réguliers
à 32, 64... pans dont les faces seraient tangr:ntes au cylinclre.
Généralement on se contente d'un {6 pans régulier clont on
anondit les arôles.
PrLr un procéclé d'exécution analogue on peut obtenir un oylindre
dont la section droite est une courbe quelconque.

Fig. 11. :

Proposons-nous, prr exemple, de flçonner un cylindrc dont la


section droil,e serait la courbe (f g, ll).
Exécuter d'abord le parallélépipède rectangle cûpûble, et sur
I'une des faces reprocluire la courbe génératrice.
Les points de tangence {, 2, 3,11 donnent 4 génératrices tle'
contact. Les génératrices l et 3 sonl faciles à trusquiner. La géné-
t0.
114. cHÀPlrRE ler.
rfllrice 4 s'ol-rtienl, de la mnnière suivantc : éltrver la perpendicu-
laire DE, sur le travers de la face 4, et, avec l'équerre d'onglct,
mener I'oblique GH, à 45o avec I'arête DC; DH est églle à Dfi, ct le
point H appnrtient, à la génér'atrice de contacl située sttr la face /r.
Tracer de môme la génératlice dc contact cle la fitce 2; ntrqté-
roter ces quatre génératrices qui serviront de repèr'cs.
Menel lâ tangenle KL à lt cout'be. Le point I( situé sur AD
détermine I'arête d'arasemenl, sur la face I tl'un plan tangenl, au
cylindre. Trusquiner cette arête en ûpptl)ritnt le.plateau du trus-
qirin sur la face 2 ou sur la face 4, 'Irlcer à )'équcrre d'onglet
I'o|lique LM à 45o avec DC; le point. I\I situé stu' DE clételrnine
I arêtè d'arasentent du pltn tangent sur la face 4. Trusquiner cette
arôte en ilppuyant le plateau clu trusqrrin surl'une des faces I ou 3.
On tracerait de môme les trois atttres faces cl'un I pnns tangenl.
au cylindre.
Pcur obtenir un plus grand nombre de pans, il serait indispen-
sable rle tracer à part l'épurc faite sur Ia face I ; on réglerait la
pointe du trusquin sttr cette épure. Pour éviter des erreurs,
repérer avec soin les faces de contact, et les arêtes d'arasentent.
S 6. cylrnrtl.e et prisrne irrseril. - Considérons un
cvlindre ffig. lZ) et un prisnte, ayant poul
base urt polygone ABCDEF inscrit dans sa
gént{ralrice courbe, et pour arêtes les géné-
ratrices droites passant par les sommets de
ce 1 olygone . Doublons Ie nombre tles côtés
clu polygone insmit, qui devienl, AGBH..., et
prenons ce polygone comme base d'un prisme
dont les arôtes seront les génératrices pas-
sant par les somnrets A, G, 8... En répéttnt
indéfïniment cette opération, les polygones
successifs se rûpprochent tle plus en plus de
b'i;. 13.
la cour'be qui leur est circonscrite, leurs péri-
mètres ont pour limite la longueur rectifiée Ce
cette courbe, et leurs snrfaces tcndent vers celle qui est, déterminée
pnr la coulbe môme. Le nombre des faces des plismes augmente
indrlfiniment, en nôme temps elles dcviennent tle plus en plus
él,roites, les angles s'imoussent, et, à un nromenl donné, la sur-
face du prisme se confond trvec celle clu cylinclre. On peut clonc
consiclr-it'el le cylindre comme étant un prisme d,'un nomltre infini
de faces,
CONPS DI' NÉVOI,UTION. I75
d,e lu sttrface d'ttn cylindre..,Du
Alpr,rclflONs.
- Déueloppement
p,'inrip. précétlenl. ooo. iit.1ons la conclusion sttivaute : il est
à'appliqtter Ltrte sttr[a,ce cylindyiquc slt'?.' r'ttt' .ltlan''
'Ttottl1lt
1ln effet, ôônsi,létonr unc f*cette de largeur infinirnenl,
petite :
elle est limitée par cleux droites pnrirllèles, elle peut tlonc coTncidcr
avec un plan. La facette contigtiO peut tottt'ner autour de I'ar'ête
commune cùmme stlr une clriynièi'e, et être antenée sans défor-
mation cltns lc plnn de lit premièr'e. La même opération peut.être
continuée d'ttne facette à lï suivante, el, cela jusqu'à la flernière'
La surflce du cylindre est itlors
complètement apPliqttée strr lc
plan de la prerlière.
Le développement cl'utr cY-
lindre droit est par suite rln rec
tangle dont la base est la lon-
gueur rectifiée de lagénér'atricc
courbe, et la lrauteur, la ltln-
guerlr de la génératrice droite.
La surface latérale clu oY-
lindre est égale à celle cle ce Fis. 13.
rectangle.
Le à'éveloppement tle la surfrce lalérale du cylindre de révolu-
tion de r*yôn R, et de hauteur H (/îg. l3), est un rectangle dont
Ia hase est 2æR, el, Ia hauteur H.
(Pour la rectification de la circonférence, voir {'e partie, s 221.)
Co'fecliorr lcs cp'lirrlr.es IrAr rtér-elolrpernent.
Les poôliers, les clraudronniers, pour confectionner cles cylindres
en tdle, découpent le développement cle la surface latérale dans
des feuilles méinltiques planes, puis cintrent les
feuilles avec une nrâcbine composée essentielle-
ment de trois rouleaux O, O, , O, (/ig.l4) tlont
on peut, rapprocher les axes_graduellernent,. Avec
Ia même machine, il est alors possible de tlon-
ner' à Ia feuiile unc courbure quelconque tl'uu
rtyon supérieur à celui clu rouleau O.
'lllesm"e
Fig. tt.
duuolune d,'un cttlindre. Le t'olume
-
d'un oylindre est équivalent à celui cl'un Ttrisme de même base et
rle rnênze hauteur,
Le volume du cylindre de t'évolution (fig.L'à) esl donné pil la
folmule V : nReH.
t76 CHAP tTR t,) ter.
si le cylindre est, oblique e[ a ses bases parallèles, la lrauteur
n'est plus la génératrice droite, mais la cliitance qui sépare les
deux bases mesurées par lcur perpencliculaire comnrùne.

Sunrucus coNrQUDS. Conrs


-
$ 7: Déo'trton. - on nomme srrface coniq*e la surface
engendrée p&r une droite nB (/îg.15)toulnant autour tl'un point s,
dc lhçon qu'elle passe succes-
stvemenl, par tous les points
d'une courbe BB'8"8"'...
On peut nussi considérer la
surface précédente comme en-
gendrée pûr un ecourbe BB'8,'...
qui cherninerait parallèlentent
à elle-ntôme, en dirninuant de
telle sorle que les points B, R',
B'/... strivent les rlroites qui se
conpent au poinl, A.
LTne sLrrfacc conique, comme
une surface cvlindrique, a donc
Fig. 15. une génératrice droite et une
génératrice courbe. Le point S est le sommel du cône. -
Les surfaces coniques diffèrent pnr la natule de leur génératrice
courbe, et par la position du sommet A, par rapport iu plan cle
cette courbe.
Nous étudierons surtoul les surfirces coniques dont la généra-
I trice courbe est une circonférence, ct dont le
iA sommel, est silué sur la perpendicukLire d,levée
au plan de la circonfér'ence et passant, par son
centre. Ce sonl des surlaces coniques circu.
laires droites.
Dans ce cûs particulier, on peul considérer
Ia surface conique comnte engendrée par la ré-
volution cl'une droite AB ffig.16) autour cl'un
I
axe AO ; I'angle forrtré par AIi ct I'axe reste
li'ig. 16. constant pendant le mouvement de rotation.
Le cône 0u espare limité pnr la surface pré-
céclenle peu[ encore être considéré cônrnre .ngen,lré par la révôlu-
tion du triangle rectangle AOB autour de AO.
COITPS DE RÉVOIUTION 117

Cc cône est dit de réuolution.


exécuté att tour. On fixe la
Appr,tclrtONs.
- Le cône est souvent
mntière tl'ættvre sur le plateuu, et on dirige I'outil tle façon que le
taillant se meuve sur trne clroite allanl, cle la base au sommet'
Quand Ia matière travniilée est un métal
résistant, on emploie le tour parallèle à
chariot. Le chariol, est orienté de telle sorte
que l'outil se déplace suivant une oblique
ù I'n*e de rotation. L'angle suivant lequel
est dévié le chariot est celui que fait la gé-
nératrice clroite avec l'axe du oône.
Le potier, poul' façonner un pain de
terre iuivant un cône droit, le pose sur la
tournetle, et rectifie avec une règle placée
suivant la génératrice droite (/ig. ll).
$ 8. Secfion Plane
paisanl Pilr le
cornmet. - En couPant un oône Ptrr un Fig. I
plnn quelconque passant plr.le sommet S
i6g. îg),la un triangle. Le plan entrant par une gé-né-
'S.l sàctiôn est
iin[rice nt peut en effet sartit' que par une autre générttrice,
ccla découle de la génération même cle la sut'-
face conique, el, si le cône est limité par une
surface plane, la section est éviilemment un
tiiarrgle SAB.
Partant de cette I'emugue' et en suivant un
raisonnement analogue à celui que nous avons
tenu précédemment à propos du cylind.r'e (SS 5
et 6), nous tiret'ons les conclusions suivantes :
$'9. - Lc Ttlan tangent au cône est déterminé
pa"r une tangente ù la génératrice c.ourbe, et,la Fig. 18.
'qénératrice
droite passcutt par le point de contact.
" S f 0. - [ht cône peut être coÀsidéré comme étant la limite aers
laiuetle tend' unepyi'amide d"un nom6re i,nfùni de côtés'
'S ll. La tiri'o* lat,érale d'un, cône est d'éueloppable; c'est-
-
a-i,ire qu'elle peut être appliquée srn'un plan,.
s t2, - Le déueloppement d,'un c(tne de réuolutton est un secteur
ciiculaire d,ortt le iàyo,, est éual ù la génëratrice droite, et dont
l'arc amême longueur que lu, circonférence d,e base, .
S { 3. Le u olitme d,' un c6ne e st donné par, 11' folmule \ /3 BII'
-
Applrcluox, L',pannelage d,'un cône plein, Pour -l
confeclionner
-
r78 cHAPITnE ler
un cône sans se servir du tour, on peut suivrc une mrrche
ana_
logue à celle^que I'on a indiquée à prôpos du cylinclre. proposons_
nous de confectionner un cône de révojution ddnt le rayonàe
base
soit II et Ia hauteur H (/tq. lgl.
Exécuter. une pyramiO"e carrée
régulière de hauteur H, et dont la
base soit un carré de côté égal à pR.
Tracer, sur la bûsr', les pdlygones
de 8, 1,6, J2... côtés circonsùi'ts au
c9rgleferayon R (t.u par.tic,
SS
gt4
eL 192). Les arasements deJ faces
des pyramidcs successivcs seron[
donnés en joignant le somrnet S aux
s '{,
Coufeellort rl'un cône creux.
Ifl*f$l,i::ffi:iHïï"î:i:*'
Le développement tle
la surface conique droite fou'nit, pour -la constructiàn des
cônes
creux, un moye-n très simple qu'enrploieut les ferblantiers,
les car-
lonniers, etr:. lls tracent un sectouri circulaire ayant pour
rayon la
,qénératrice ch'oitr-., découpent ce secteur, el, le roirle,nt'de f;ç,i;;;;
les deux rayons extrônreÀ se confonclenf; ils ,ouàrni
ou collent les
bords.
Le cintrage il'un secteur découpé dans une feuille cle métal se
fait en battant ln feuille au rnaillet
sur une enclume conique dite bigorne.
La courbure à clonner à la feuille est
cl'autant plus nccusée que I'on se rap_
procherlavanl,age du sommet. pour y
parvenir., r'oici commenl, on procècle
au battage : le secteur SAB (rtg. Z0)

y'
est posé sur la bigorne en rnel.tânl Ie

;:T[i.i,ii:iilffl,Jiîiî,jlîîi*:
r,.ig. 20. suivanl,_la génér,al,rice S0. Les coups
de maillet sont donnés suivanl, la g'é_
nératrice sc du côn-e à façonner, c'cst-à-dire qu'ils
sont d,autant
plus éloignés de la ligne cle contact so q.e ru ià,orro.e
à obtenir
est moins accusée.
S {4. |Traeé rru développernenl rPun cône circulah.o
cfroir. soit H la hauteur du cône, et R son rayon de base
- (frg. zt).
CORPS DB RÉVOLUTION. t79

Le rayon du secteur est donné par I'hvpoténuse sa du triangle


rcctangle S0A. La longueur de I'arc lirnitant le secteur est ZnR'

Fig. 21.

lon PnocÉorï. Dticrire un arc de cercle de rayon SA, et porter'


.sur cet aro, à
-
par'l,ir tle A, six fois le ra 1'e11 R; on obtient le point B ;
SAB esl,le déveloPPemenI aPPrù- 12
ché du cône.
,\ ,t-__-È--s\

/.\/\
7\
La longueur rectiliée de la cir- t\
conférence de raYon R est 9nR,
ou R>(6,282...; cedoitôtre aussi
I

is
la longueur de I'arc AB. 0r la
ligne polygonale A{2... B a Pour I
tléveloppement 6R, mais I'arc étan t
plus grand que cet,te ligne qui le
sous-tend, il en r'ésulte que le sec-
teur ainsi tracé donne un cône un
peu plus petit que le cône vrai.
Cette erreur est dans la Pratique Fig.22.
souvent négligeable.
S lS. -- 2u PnocÉlr'. Décrireun cercle de rayon Slt
(lîg. 92). Lcs
circonférenoes étant proportionnelles à leurs rayons' on iI
Circonférence de l'nYoTI SA _ SA
@:E-'
w
Circonférence de ravon SA

sa
-R
SA

Si le rapport est commensurable, on peut diviser la circon-


f
férence en autant de parties égales que I'exprime le premier terme
du rapport, I'arc AB contenant un ngmbre cle ces parties marqué
180 tHAptTItE ter.
par le second l,erme du rappor.l sera égal en longueur à la circon-
férence de rayon R.
soit, par exemple, à confectionner un cône meux de g0.. de
génératrice, et de 211.. de raynn.

on a: 90 4ô {5
{4: l,z:Z'
Décrire une circonférence de g0". de rayon ; la diviser en quinze
par[ie's égales, I'arc AB oui ernbrasse quatre cle ces divisions âonnu
le secteur sAB qui est le développement exacl, du cône à construirc.
(Pour la division de la circonférence en parties égales, r.oir
l'€ parlie, S$ f 9l et, suivants.)
RnulnQuu. Les deux termes clu rapport cloivent êl,re aussi
-
petits que possible, c'esl,-à-clire qu'il faut réiluirc kr lractron SA
O-
ro- plus simple expression. 0n sait qu'on y parvient en divisant

les deux ternes par la suite ultureile des nombres prenriers :
2, 3, 5, 7, 9..., et, cela, par chacun d'eux, autant de fois qu'il est
possible.
Lor;que la fraction irréductible à laquelle on pa.vient ren-
^
ferme un numér'ateur relativement considérable, la tlivision du
cercle devient pénible;_on cherche, dans ce cûs, une fracl.ion ptu*
p.im.gle qui approche de la valeur réelle du rapport jusqu'à ïne
limite suffisante.
supposons que le rapport réduit soit par exemple; voici
ff,
comment on calcule une suile de rapports approchés :
- Disposer les termes comme s'il s-'igissaif à'effectuer la clivision
de {38 par 6t, et éclire le quotient z Àu-dessus rlu diviseur.
l-u l* I ' lol'
{38 16{lloltslsl,l
t6 | {B I B i n I o l-
on trouve 16 nour reste; diviser 6l par t6; le quotient est B
que I'on écrit au-dessus ce .16, et,le restô de cette seôoncle division
es[ 13.
Poursuivre les divjsions de chaque diviseur par le reste précé-
dun!, jusqu'à c_g gue I'on trouve l'uniré comnre reste; cette unité
est le dernier divis_eur employé, le resl,c corresponclant est 0. Les
quotients successifs sont par suile : Z-B-1,-4-J,
c0BPs DD nÉvÛLtjTION. l8t
Quclle que soit lir fraclion irrédirctilrle sur_ laq-trc]le on eflecttte
ce calcul, bn nrrivera toujours à un reste égal à I'unité_, après un
certain nombre de divisioïs. S'il en était autrement, cela provien-
ilrnit de cB çlus la fraction essayéc n'aurait pas été au préalable
réduitc à sa plus simple erpression.
Le premicr quotient 2, ou f,, est une valeur approchée par défaut
, . 138
du rapport Nlultiplier ce premier quotient 2 par le suivanl 3
TT.
et ajouter I'unité, ce qui donne (2I3) *l:7; diviser ce pro-
rluit par le second quotient 3; on u g1, r,nluur approchée, par excès,
. .{38
du rapporl
3n '
Un troisiÙme I'itpport, approcJré par cléfaut sera obtenu de la façon
suivante: muitipliôr Z po,i li troisième quotient {, et ajouter le pre-

f, on t:
nier terme 2 clu rtpport antéprécédent (7>< l) {2:9;
r.livis.r ce nomlire par Ie produit du dénonrinateur du deuxièmc
roppr,'t pur le troisiùme quotient, auquel on-aioule le tlénomina-
teùr du r:apport antéprécédent, ou par le nontbre (3 X I ) + t 9u 4'
Poursuùre ce calcul de la nrôme manière, c'est-à-tlire que cltaque
rapport approché, ù purtir d,u,tt"oisième, est formé enmulti'pliunt
Iti d,uu* tàines d,u précéd,entpar Ienouueau q,uoticnt, et en ai.outant
rcspeel,ioement a ces nouueauæ prod,uits les deuæ termes de I'aoant'
précéd,ent.
Les rapports approchés sont les suivauts :

Quotients I'l'l'l '-


i | , ll-l-Il
'I
Rapporrsapprochés. r I L I te l-E
I ol
Calculs :

?. (2><3) t, 7 (7><{)+j-e (sT1)tl le


+
1' B (.1x1ffi:7 C=71TT--*
(a3x3t+e_1!9.
(lexB) f 4 6'l

On démontre que les rapports de rangs impairs sont approchés


par défautr {u0 c-eux de rûngs pairs sonl, approchés par excès, et
iluel'crreur iommise, en acccptanl. potrr valeur I'un de ces rapports'
tl
t82 CH Ap ITn D ler.

est moindre que I'unité divisée pirr le produit du clénominateur tle


ce rapport, par le dénominnteur du rappolt suivant. Ainsi en pre-

nant pour valeur on eommet une erreur par excès moindre


f,g,
que ,-!t=r:*.
{9 x 6{ {{59
.30 PnoclioÉ. On peul, calculer la valeur de I'angle ASB.
-
On a (l"e partie, $ ZZJ) :

anglc ASB-Boo'><ffi.
Pour Ie cas précédent :

36qT
angle ASB
- 360" >< H:
zn.tb BGgo >< I -
-.75
4
lS :95o1/3.
Le développement sera donné en traçant un secteur de z5o. de
compris clans I'ou verture d'un angle
1ay9.l,
de_95" I lJ (l'u partie, S 2ZZ).
$ 16. Côrre tronqué ou lrorre rte
cônc rfroit. Les surfaces coniques
-
que protluit I'industrie sonI entières, ou
à somnrct enlevé; si la section est faite
par plan parallèle à la génératrice
-un
courbe, la partierestante est dile ûonc de
cône rlroit.
Quand cette section est faite dans un
a conc oe
cône révolution (frg.
cle revoiuuon 1Jeg. ZJ),le
ZB),le tronc de
Fis. 23. cône- peut ôtre considéré comme engendr.é

_ paf lt révolution d'un trnpèze reciangu_


laire Aoo/a' aul,our du côté cl'dquerre oo'comme oïr de rotatiîn.
s 17. rDévetolrpement rlu trorr' rle côrre. Les remar-
ques que -
-nous avons faites sur les surfaccs coniques s'appli-
quent également au tronc dc cône. La surface latérlale est âônc
-appliguée sur un plan. elle est une portion de
cléveloppable;
couronne circulaire (frg,zq comprise entre cleux secteurs concen-
tliques dont les rayons sont sA et SAt, I'angle cles deux secteurs
est le môme.
En effet :

ansle ASB
- 860" >< H# - 860"
#.
coRPS nu nÉvoLUTI0N. r83

Angle A'SB': BGoo ><


#: 36oo
#.

Or, les triangles rectangles SAO et SA'O' (fg. Zl) sont sem-
blables, on a donc
AO A'O'
S: sa7'
et par suite : angle ASB angle A'SB'.
-
$ 18. uesure rle la snrface rntérale. - La surface AA/BB'
peut être consirlérée comme formée d'une infinité de trapèzes très
étroits, ayant pour hatrteur commune ln diffrirence cles rayons SA
et SA', c'esl-à-dire AA', génératrice clroite du tronc de cône.
La somme tle ces llapèzes élémentaires est équivalente à celle
d'un tr'tpèze donl. les bases auraient conne longueur la valeur
rectilÏée des arcs AB et A/B', e[ pour hauteur, Ia génératrice AA'
appelée apothème.
Donc la surface latérale d,'un tronc de cône s'ohtient en multi-
pliant la circonfé?'ence moye?xne par I'apothème.
S 19. lltesrrre rtu urltume.
- Le volume du tronc de cône
est égal à h dilférence du cône entier et du cône enlevé.
Supposons que I'on ne connaisse que les éléments R, R' et H du
tlonc (/îg, 23).
On a:
SOR
_-
so/ R/

- SO' R-R'
--so--
SO
cl'où
F-'
lStt CHÂPITRE IO!.
0r, s0-s0'-H;
on a donc
H R_R'
SO'- R'
n'
ce qui clonne S0':HËR,
et SO
- S0'+ H.
0n peut donc, avcc ces éléments, tlouver par le calcul Ie volutne
tles cônes consiclérés. Leur dilférence donnera le volume tlu tronc.
S 20. Corrfeclion dcs côrres ltonr;uéË. Les troncs de-
côncs s'exécutent au tour commc les cônes entjers; leur.exécution
est môme plus facile, cilr on
peut les tourner sur pointes.
Quand on ne peut employer
le tour, on suit un plocédé
analogue à celui du parfl-
graphe ll. Srrpposonsr pûr
exemple, qu'il s'agisse de fa-
çorlner un tronc de cône dans
.un bloc de pierre.
Dégauchil d'abord une des
c faces ABCD par cxemple (fg.
Fig. Zô. 25), puis un p&rement ABEF
d'équerre avec la face précé-
dcnte, et clresser une troisième face EFGII cl'équerue aveo le prrre-
merit, et palallèle à la pre-
rnière face.
Tlacer Ie oarré ABCD cir-
conscriI nu cerr:le de base du
tronc clont le centre est en O;
allaisser I e, perpendin.ulaire ONt
sur AB, puis dleve, NIN per-
pendicultire sur AB dans le
parement, el, mener, sur la
face supérieure, NO' pcrpen-
tliculaire ti ItrF. Prendre
Fig. 26. I\O':MO, le point O' osl, Ie
cc.ntre du cercle de la base
supérieure. Décrirc ce cercle, et lui circonscrirc un carué dont
CORPS DD hÉYOtUTION. rSii
les côtés soienl, parallèles à oelui de la base. Exécuter le tronc de
pyramide ABCDA'B'C'D' (lrg.25), et abattre ensuite les angles
suivanl les faces d'un tronc de pyramide à 8, '16... faces tangentes
nu tronc de cône, en suivant une- marche analogue à celle qui a été
précédemment indiquée pour Ie cône et le cylindre.
La confection d'un tronc cle cône creux se ferait, en cintrnnt le
développement de ce tronc découpé dans une feuille métallique,
par le même procéclé que celui que I'on a employé pour lo côno
creux ($ {zr).
SPsÈnn

S 2{. Dril'rntrrou. - On nomme surface sphérique celle qui est


engendrée par une demi-circonférence ABC' (fg. 27), qui tourne
autour tle son diantèlre AC.
Comme [ous les points de la génératrice sont à la môme distance
du centre O, e[ que cette dista.nce ne
change paspendant la révolution, il en
r'ésulte que /es points d'une surface
sphérique sont tous à égale distance du l
cenlre O d,e la sphère.
B
Tous les points de la génératrice,
tels que E, F... décrivent des circon-
ftirences ayant leurs centres situés sur
I'ase AC, et lcurs diamètres perpendi-
culaires à cet axe ($ l ). Les corcles telles a

que EG, FfI... sont inégales, et plus Pig. 21.


petites quc le diamètre BB', qui est
égal au diamètre AC rle la génératrice. On peut donc considérer ls
surface sphérique comme formée de circonfél'ences parallèles iné-
galeS, avant leurs centres en ligne droile. et dont les rayons varie-
raient suivu.nt une loi telle qu'ils prcndraient les valeurs sucoes-
sives des cordes perpentliculaires à AC.
$ 22. Apprtc.tttoN. - PoLrr tourner une sphère sur poinles, on
peut mettre à profït ce second mode de génération, surtout avec
un tou.r parallèle.
Ce tôùr-est pourvu d'un chariot. agenlé cle telle façon que
I'outil CD (frg.28) puisse être avancé ou reculé au moyen d'une
vis comrnandée pnr la manivelle M suivant une direction perpencli-
culaire àl'axe O0'; le polle-outil peut en môme temps recevoir un
tlr{placement parallèlc à I'nxe OO', nu moyen d'une vis EF mue pûr
t86 cHAPlTRli lcr.

la manivelle GN. Par la combinaison de ccs deux ntouvements


indépentlanls I'un de l'autre, il est possible d'amcnu h: taillnnt

ii.,ii,$:iii,l'JiÏili,ii:iJ,'Jl
-\ \
\
.-i-.-.-.-q!c
Tailler un guitle en demi-cercle
EFG de mônc cliamètre que la
sphère, et lc placer de manière
-l- - - - que la demi-circonférence llFG
f--
i / puisse êtle parcourue prr un point
i ^4 de repère pris sur le por[e-outil.
-j---.'lll On conçoit aisément que cette tlis-
j --...---jlllt-E- positionpermetd'obl.enirunesérie
,w,'ry|lm^
àe circonferences dont Ies rû.yons
i llill , it successifs soient tels que lapointe
i llilf de I'oulil découpe une splrère dans
i -..Wif
--i--- Ie bloc travaillé.
Wl S 23. Sccliorrs Pranes rle
, =T* tc snrrère. Soit une sphère
28. d9 t:o!l,t o -
Fig. ,V-q',??ll
pftr un plan dont -tt"p9T:'l*
la trace verticale
sur le plan cle la fTgure serail AB. Abaissons du centre O une per-
pcndiculairc PP'sur ce plan. Nous pouvons considérer la sphèrc
comme engendrée par la rÉvoltrtion tle la
demi-circonférence PAP/ autour de I'axe
PP'. Le point A reste situé dans le plan
sécant, ct il décrit une circonférence:
tlonc toute section plane d,e la sphère est
un cercle.
S 24. trôles. - Les points P et P/,
extrémités du diamètre de h sphère per-
pendiculaire tru plan du cercle ABC, sont,
B'ig. ?9.
tlits les pôles de ce cercle.
Si I'on joint le pôle P aux points A, D..,
tle la circonférence ABC, les obliques [)A, PD... sont égales, comme
égalernent écartées clu pied 0' de la perpendiculaire PO'.
La même remarque pourrait être faite à propos du pôle P', donc:
chaeun des pôIes d'un cercle est également distant de Ia eirconfé-
rence de ce cercle,
$ 25. Gr.ûrrdc cereles. - Lorsque le plan sécant passe par
le oentre de la sphère (/ïg. 2g), le rayon OM de la oilconférence
CONPS DE RÉVOLUTION. t87
rdsultant de la section plane cst, égal à celui dela spbèrel quancl
Ie plan sécant nc pitssc pûs par le centre de la sphère, le rayon AO'
du cet'tile AB0 est plus petil, que le rilyon de la sphère. Pour cette
raison on donne le nom de petits cercles aux cercles obtenus en
coupant la sphère par rles plans gui ne passent pas par le centre,
eL on appelle grands ccrcl:s, ccux tlui sont déterminés par des
plans passant par le ccntrc. Tous les grands cercles sont évidem-
ment égaux, prrisqu'ils ont ntôme l'&l'on que la splrère. On voit
égnlenrenb que si I'on suppose Ia sLrrface
sphér'ique pnrtagée en deux par le pla.n
d'un grand cet'cle, 0n pourrû emboîter
eractement I'une des parties dans I'autre,
et elles coincideront.
Un grand cercle Ttartage donc la sphère
en dettn parties égales ilites hénzisphèt'es.
$ 26. - Considérons deux grancls cer'-
c)es quelconques ABA'B', CBC/B' (/îg.30),
leurs plans se coupent suivant BB'qui est A,
à la fois diamètre de la sphère, e[ diamètre Fig, 30,
dc chacun des cercles. Il s'ensuilque deuæ
grands cercles de la sphère se coupent mutuellement en d,eua par-
ties égales.
sphère. Pour tourner avec
S - Tournage d,'une
27. Alg,tclrtoN.
précïsion une boule cn bois, ou ufle
sphère dans une matière résistanle,
voici comment on peut procédm : tail-
ler. dans une feuille de zinc, une chercbc
(frg. 3{) présentant un tlerni-cercle
Creux du même diamètre AB que celui
cle la boule; tracer, sur la cherohe,
l'épure du rectangle AHBG, moitié du
carré oirconscril au cerc]e de centre
O, et l'épure cle la ligne poll'gonale
BCDItrFA, moitié tle I'octogone régulier
capable du carré.précéclent, et circon-
scrit nu cercle O.
Tourncr ensuite sur pointes (rtg.32) un cylindre donl lc dia-
rnètrc et la hauteur soient égaux au diamètre de la sphère. Relever
avec le compas à pointes, sur l'épure de la cherche, la distance FH'
ct tracer suile c.vlindreles arasements de la surface tronc-coniquo
t88 cHÀPtTRtù tor.
dont FE (lig. lZ) osl, la génératrice. Abattre les angles du cylintlre
suivanl, ce tronc de cône. Le point de tangence K situé au milieu
dc FF décrit un cercle qui appartien[ à la splrère. Tracer ce cerclo
sur le cylindre, il servira de repère pour les opérations ulttirieures.

Fig. 32. Fig. 33.

Détacher ensuite le cylindre, et le monter comme I'indique la


figure 33 Sur un mandrin présentant une ouverture cylindlique de
même diamètre que celui de la sphère, et d'une profondeur légère-
nent inférieure au rayon.
Tourner !a partie saillante en vérifïant avec la cherche. Répéter
la même opération sur I'autre moitié du morceau, en introduisant
la demi-sphère dans lc manclrin.
On s'assurera. que Lr boule est sphérigue, en I'introtluisant dans
le mandrin, de façon à la firire tourner suivant un grand cercle per-
pendiculaire à celui qu'on a obtenu précédtrmnrent. La partie sail-
lante doit coïncider avec ln cherche. On enlèvera la matière en
excès, s'il y u lieu, avec précaution, et pnr retouches très légères.
Des vérifications et cles retouches analogues seronI fuites duns
diverses positions, jusqu'à ce quo lt surfirce tournée (quelle que
soil, son orientation dans le mandrin) coïncide avec la cherche.
Un tourneur de profession se pftsse de gabari, il lui suffit de
changer trois ou quatlc fois la position de la ltoule dans le man-
ch'in, pour olrtenir une sphère
VÉnrrrcluoN. Pour s'assurel. que la surfirce sphérique esl,
r6gulière, prendre - une rondelle circulnire d'un diamètre inférieur
à celui d'un grand cercle; poser cette rondelle sur la splrère. La
surface essryée doit coïncider avec la circonférence irrtérieure dc
Ia rondelle drns n'importe quelle position (S 23).
.' $ 28. Traeer unc cir.corrférenec sur la slrlrèr.e. Il
résulte du paragraphe24 que si I'on place en P (frg.29) I'une- des
CORPS DA RÉVOLUTION. t8s
pointes d'un compas auquel on aura donné une ouverture.égale
i n,l, e[ qu'on le-fasse lôur.ner de manière qug la seconde pointe
ne quitte'pas la surface sphérique, cette pointe décrira sur la
surface unô circonférence AB0. On peut dono tracer sur la sphèrc
des circonférences comme sur un plan, seulement on enrploie un
compas à branches courbes di| compas-sphériquea ^
Li droite PA est la" distance Ttolctire du cercle ABC; le rayon 0'a
du cercle tracé estla projection de PA sur le plan du cercle.
Un grand cerole a pour distance polaire le cÔté du ctrré inscrit
dans ce grand oerole.
S 29. Trorrt.* le rllamètre tl'une sDlrère
rlonnée. -
D'un point quelconqrcP (f'9.34) comme
pôle, avec une tlistance polaire arbitrairc
itA, décrire sur la sphère un cercle ABC.
Un plan passant par P, et par le centre O,
coupe lalphère suivant un gran-d cercle'
Prenons cè plan oomme plan de la ligure;
Ia ligne deJ pôles PP' est un diamètre de
ce giand oercie et de la sphère. Le triangle
PAP'est rectangle en A, comme inscrit
dans un demi-cercle, et AC, intersection Fig. 3t.
de ce plan avec le plan du cercle dont PÀ
esl,-la di.tonce polaire, est le diamètre du cercle ABC'
troii points K, L, M (f g.34) sur la ciroonférence ABC.
wto*qour
Construire le triangle KLM (/9. 35) en
relevant sur la sphère, aveo le compas à
branches courbes, Ies distances KL, LM,
IIIK. Le cersle de centre O' circonscrit à oe
triangle est égal au cerole ABC tracé sur
la spùère. Mener un rayon guelconque AO'
et tracer PP' perpendiculaire à AO'. Du
point A comme centre, aveo la distance
polaire comme rayonr décrire un aro de
ôercle qui coupe la perpendiculaire PP' au
noint P-. Joindrè AP, et élever en A la per'
iendiculaire AP' à AP PP' est le dia-
i
*èttt de Ia sphère, car le triangle PAP'
la
Wg.'Jn) est Cgal au triangle PAP'de
figure 34.
'S
30 plan tûngenl. Un plan P esltangent à une surface
- It,
190 cHAptTnB lor.
sphérique quand il_n'a qu'un seur point cornmun avec elle,
d'otr il
résulte que tout plan fui
est peiltend,ieulaire ù l,ertrëmitë d,un
reyon La démonstr*tion de ce principe esl, la même
-est -tangent,
que celle du paragraphc {07, {rn parlie, si l"on sribstirue ]e mot,
plary aamol droite, eL surface spttrique à" circo"yiii"rr.
si I'on fait, passer un pran quelôonqu ô, e (/tg ,86)'par exempre, par
le-point :{, ce-plan coïpe'la
sphère suivant un cercleABC, et
I'inter.section RS des plans p et Q
esl une tnngente en A au cercle
ABC. Le point A est en effet, le
seul point commun à ce cercle
et à I'intelsection. Le plan tan-
gent P est donc le lieu géomé-
trityue des tangentes menies auæ
eercles que llon peut faire passer
ryar le point A sur. la suriaee de
la sphère.
Fig. 36. Rmmneun. On peut suppo-
-
ser que le point A est situé dins
le plan cle la figu'e, la section de Ia .pt ur"lir;;il
est Ie grancr
cercle de centre o. Le plan de.figurË roupô rr pi* ioogent p sui-
A vant la tangente AT au cercliO, le plan
tangent est ainsi déterminé par les deux
tangentes AS et AT.
S 31. Cône tangerrt. Sr_ril, une
-
sptrère de centre O (frg. BT) e[ une [an-
gente AB; faisons passer un plnn sécant
par la tangente et le centre. Cô plan étarrt
pris pour plan de figure, le cercle 0 esl
Ia section do la sphèie.
Faisons tourner la tangente eI le cercle
autour de AO comme aie. La tangenle
démit un cône de révolution, et, le àercle
une sphère; le point de contact B démit
I
Fig. 37.
un cercle de rayon BO,. Le cône el, la
sphère sont tangents, et les points de
coutact appar[iennent à la circonférence nt. Les génératrices
du
cône limitées d'une part à Ia circonférence de contfcL
&u sommet A, sont toutes égales entre elles et à AB.
d,;;ù;;;;
COIIPS DNNÉVOIUTION. {9I

Coxct ustox . Les tangentes menées d"ut' point ù' u'ne sphère
-
sont é(tates entre elles.
u,ne s p hère. Proposons-n0tls
$ 32. ArltIcarIoN. - E p nnnelag e cl'
cle façonner une splrère
dans un bloo que I'on
ne peut tourner.
Commencer par tiler
du bloc un cube dont
I'arôl.e soit égale au
diamètre de la sphère.
Ce cube est circonscrit
à la sphère; ses faces
sonL tangentes il Ia
sphèr'e inscrite. Le cen-
tre de ohacune est un
pr-rint cle contact.
Repérer les deux
centres P et P' situés
sur les bases du cube
(/i g. 38),et reproduire,
sur une des faces, le
tracé indigué au para-
graphe 5. Régler la
poinle du trusquin sur
A, à une distance / du
plateau, el, trusquiner
sur les surfacesdu cube
rles p arallèles aux
arêtes.
Abattre les arêtes
verticales de façon à
obtenir un prisme octo-
gonal régulier (frg.38t
dont les fases sont tan-
gentes à la sphère in-
smite.
Mener au trusquin, L----------
Fig. 38.
sur les deux bases, des
parallèles aux faoes que l'on vientrle form_err à la même distanoe l;
ôn trbtient I'octogond régulier BCDEFGHI (frg.38) concentrique à
t92 CHAPITRD IE!
celui dcs bases, et dontles côtés sont parallèlcs aux faces latérales.
Tlacer au lrusquin, sur les faces latérales du prisme octogonal,
des parallèles aux ba-
ses, e[ à la même dis-
tance /.
Abattre les arôLes
du cube restées vives
suivant les lignes d'a-
rasemenI parallèles à
ces arêtes, on obtient
le solide (frg. 39);
puis sur ce solide,
abattre les arêtes
conespondanl, aux
sommets du cube,
suivant des faccttes
Lelles que BCDE. On
forrne de cette façon
le solide leprésenté en
traits pleins (frg.40),
composé d'un prisme
oclogonal et de deux
troncs de pyramides à
bases oclogonales ré-
gulières. Ce solide a
-- toutes ses faces tan-
'.I- - -'-"-.-..1I gentes à la spTrère in-
D I I smite; une secl,ion
" I lperpendioulaire aux
l- | faces, et passant par
) ,.'l -"'J I I'axe du prisme, est
," ( un octogone régulier
'\ \ ,/ circonscrit àun grand
\.'\ \,/ cercle de la sphère.
,/ Pour obtenir un

Fis. Be.
r/ ijï,iiil$i:i:I:f:
de relever sur l'éPure
(fg. 38) les cotes L,
l\f c[ m. Pointer Ie trusquin à la cote L, et menei des parallèles aux
CORPS DE RÉVOIUTION. I93

arêtes latérales du prisme octogonal, en guidant le plateau sur les


faces de ce prisme; bn trace leJarôtes fl'1n prisnre à 16 pans, dont
toutes les faces soul, '-----'-1--1'-1
tangentes à la sphère. \___'3 i I
I
Abattre les arêtes du I
I
rl
prisme octogonal sui- L1
I
I
vant les lignes d'ara- I

! l"
I

sement, puis avec la It


I
t

môme cote L trusqui- ,---+- 'i.----i- _v


I

ner sur les bases parnl- 'i


I
I
iiil
lèlement aux faces du I
t ll
{6 pans. On obtient un I
I
I
i!
__r _____L__
polygone régulier de
16 côtés (fg. a0) con-
centrique aux bases.
Avecla même cote L,
\--v I

I
trusquiner les faces du
{6 pans parallèlement
aux bases;puis pointer
le trusquin à la cote M
/_A:
et ensuite à la cote m,
et trusquiner chaque
face parallèlement aux
bases, sur les faces Ia-
térales des deux troncs
de pyramides. Abattre
les arêtes suivant ces
parallèles de cote L, M
etm, on obtient de nou-
veaux troncs de PYra-
rnides à bases octogo-
nales qui enserrent de
plus en plus lt sphère.
!l est alors possible de
ntener, ûumoyen d'une
règle flexible, des lignes
d'arasement allant des Fig. 40.
sommets tlu polygone
à lO rôte* tracé iliereAr**ent sur les bases du oube, aux arêl,es
â, prir*r à 16 faces I abattre, suivant oes lignes d'arasement, Ies
l,9tL CHÀPITNE IOD.

arêtes des troncs de pyramides octogonales ; on obtient le polyèdre


Uig. AD conrposé de (16X7) 2-- 1.t4 faeettes tangentcs- à la
+
sphère insuite. En coupant ce polyèdre par un plan pnssant par.le
centre des bnses et
perpendiculaire à une
face latérale, la sec-
tion serait un poly-
gone régulier de {6 cô-
tés cit'conscril, à un
grtnd cercle dc la
sphère.
On conçoi[ coûl=
ment il est possible,
en poursuivant le
même travail, d'ob-
[enir des polyètlrcs
clont les secl,ions per-
pentliculaires aux
faces latérales se-
laient des polygones
régulicrs de 32, 64...
côtés, circonscrits à
un granci cercle.
On arr'êtel'épanne-
lage lorsqu'on r, se-
lon Ies climensions tlu
bloc, cles facettes suf-
fisamment réduites
pour que, en ailon-
clissant les arêtes et
les sonrmets du po-
lyèdre, on obtienne
une sphère.
Chaque facel,te, sauf
celle des bases, a la
forme d'un trapèze
isocèle; elles sont
!'ig. {1. toutes tangentes à la
spbère insæite, et le point de conlact est à I'interseotion des dia-
gonales du trapèze. Ces points cle contact donnent autant de
CORPS DO RÉVOLUTION. I95

repères, qui doivent rester visibles une fois les arêtes arrontlies.
$ 33. ùéveloppement rlc ln surface clrhér'ique. - Le
plan tangent à la sphère n'ayan1 de contacl tvec la surface que-sur
un seul point, il en résulte qu'un élémcnt de la surface sphérique
aussi petit qu'on le supposc ne sauritit ètre appliqué sans déforma-
tion sur un plan. La surface sphérique n'esl, clonc pas dévelop-
pable, et on ue peut, par suite, confectionner une sphère creuse
avec une feuille, sans lui faire subir de déformation.
On peut toutefois trouver un tlévcloppemenl' approché.
f o'PnoctinÉ. par fuseauæ,
- Dëueloppernenl
P'les
Soient P, cbux pôiescl'une sphère (lifl.nZ); et ABCA'un
grand cercle équitlistant des
pôles. Par deux points voisius B
et C pris sur ce grand cercle,
et par I'axe PP', faisons ptsser
des plans séoants. Ces plans
détaclrent sur Ia surface deux
éléments courbes PBP'CP,
PB'P'C'P, terminés en pointes.
Cè ne serû pas s'écnrterbeau-
coup de la vérité, que de oonsi-
dér'er la poltion PBP'CP, comme
clétaohée d'une surface cylin-
drique engendrée par une géné-
ratrice tlroite parallèle à la corde
qui soutendrait I'arc BC, et une génératrice courbe, qui serait le
grand cercle passant au milieu de BC. 0r la surface cylindrique est
développable, et l'étroite bande linritée par les cercles méridiens
peut être coupée sur une feuille plane. Cette buntle pointue à scs
deux extrémités, et dont la longueur esl, égale à moitié de la cir-
contërence d'un grand cercle, a reçu le nom de fuseau.
Considérons la secl,ion circulaire ArBrCrA'r de centre O' faite
pûr un plan parallèle à celui du grand cercle; les deux triangles
OBC et OrBrCr sont semblnliles, et I'on a :
B,Cr_O,B, ou encore
_ BlCr_A,O,
36-- TiE- TC - Tô-,
c'est-à-dire que l'arc BrC, est une quatrième proportionnelle aux
rûyonsArO,, AO et à I'arc IIC clétaché sur un grand cercle.
Cela établi, voici comment nous tracerons un fuseau :
196 CHAPITSE Io!.
Décrire un cercle de centre O (fig, LB), d'un diamètre égal à
celui de la sphère, et, mener deux'diamètres d'équerre, AA, et pp/.
Partager I'aro AP en un nombre cle parlies égales tel que l'on
puisse sans erreur sensible prendre la longueur cle la corde sous-
tendant I'un de ces
arcs, pour la lon-
gueurdel'arcmêmc ;
soit, par exenrple, en
quatre parties
égale.s.
Tracer deux droites
rectangulaires MN
A e[ KL (lî9.
44), sur
, lo feuille à couper;
porter de O en M, et
tle O en N, 4 cordes
* élémrntaircs;MNest
égale à la longueur
développée de la
_. dqmi : eirconféren ce
, d'un grand cercle I
c'est la longueur du
fuseau.
Fig. {S. Fig. {{. Nous pourrons dé-
velopper en {6 fu-
seaux égaux, ayalt conrme largeur maximum I'arc égal au l/16o de
la circonférence d'un grand cerclc, c'est-à-dile I'arc AB, quart du
quadrant AP. .

Porter de chaque oô[é de O (frg.44) deux longueurs OK- 61,


' , u.AB
egilles
r

ç.
Joindre le centre O (fg.43) au milieu C de I'arc AB, et, de cha-
cun des points lr2,3.du quadranl abaisser des perpendieulaires
sur AO.
Mener des perpendiculaires pûr chucun des points de division
l, 2,3, dq lg droite MN (/g. 4_4). Porter de ohaque côté des points
marqués { des longueurs égales à DE, on obtiènt guatre iroints
du fuseau. '

Bn effet, les deux triangles ACO et EDO (lîg.48) sont sem-


blables; on a" :
CORPS D[ RÉVOLUTION. Lgl

ED DO ou zED ITO i .

ec: m Em: Â-o


- KL, 2ED - PQ - RS, et
or 2AC __AB1 EO est le-riryon {l'-13
circonférence décrite par le poiniB, tournant autour de I'rrxe PP''
On a donc
Pj _ __rayo!qeB'- ,
KL - In sPhère
rayon de
PQ est donc bien ln vnleur approc[ée de I'arc détaché par les
cercles méridiens clu fuseau, suf tà cercle passant à la distance ABt
du grancl oerclc AA/.
IJes seg*ents détachés parOC sur iespiecls dcs perpendiculaircs
abaissées" des points ,2, 3i donneronl, de môme la demi-longueur
des arcs âppartenant aux cercles de mônre co[e.
Ces segmenis portés sur les perpendiculaires tlncées à I\IN don-
ncront un"fombù stif(isant ile- points du fuseau. On achèvera le
tracé en les réunissant pat une cotrrbe continue décrite à main
levée, ou ilveo une règltl Pliante.
La ligure 44 ainsi tùcéô esl le pltron d'un fuscau; 16 fugeaul
d,gaur cîupés dans une feuille rnétallique, et soudés bord à bord,
donneront sensiblement utle sphère cr('use.
Pour reconstituer exncteutônt, la sphère, il faudrait emboutir
clraque fuseau, de façon à lc faire coincider tYec une sptrère
---pleine de mômc .iamùtre'
Détsctoppernent par fusectux d'une stn'face de réuolutiotz. -
Un procéclê analogire peit ôtre cnrployé pour- tracer le développc-
ment approché d'une surfnce quelconque clo révoltttton'
Propbsons-nous, par exemple, dc confcctionner la surface engen-
drée pïr la courbe mér'idieln e | , 2..... 1,2 (lig. AS)-. Une tangente
à cetie courbe, parallèle à I'nrode rotation, dome le rayon OA du
plus grand ccrclè dt{crit pûr un point de la nréritlienne'
' Tricer le quaclrant Ati cle ce ïercle, et part:rger ce quadrant en
un notnbre suffisant cle palties égales,4 par exemple;le dévelop-
pemenl scra o|tcnu po. lO fuseaux dont la largeur marimum
sera I'arc AB, quart tle ce qutdranl.
Prendre ,tntïou*.ture cle compils qui divise en un nombre con-
venable de pnrties égal:s la porl"ion de la courbe rnéridienne cotrl-
prise eutre lï point ,lô t*ng**e A et son pôle, et utarqucr le.s poin(s
^correspondaîts
l, 2.,... l2 Ûu somrDet d'une ligne- polygonnlc
rÉgulière insurite dàns cette courbe. Ces cordes poltées succcssi-
r98 CHAPITNE IEI.
vemenl suivant une-droitc mn (/r. 50) rlonnenl,la longueur dévc_
loppée de la méridiennr:
li ie-poinî lz n, rotrrriondait pas
exactement à I'extrémil,é de la méridicnne, il sult.air tl'ajouter la
longueurcn excèsau
douzième point. Me-
ner cles perp'ndicu-
lnires à MN par cha-
que point de divi-
sron.
L'arc AC moitié
rle AB, porté de cha-
que côté du point 5
(frg. aq donnc I(L
largeur maximunr
du fuseau.
La largeur du fu-
seau, en un point
quelconque, B par
cremple, sera don-
née en portant de
chaque côté clu
point 3 de la fi-
gure 46,1a longueur
du segmcnt DE
(f 9.45),détactré par
la droite 0C sur le
pied de la perpendi-
Fig. 45. Fis. .{0. culaire a,baissée du

dienne- sur ao; on le démonrrerair comme ,ill",itrrïnli. "'utt-


ou découpant lG fuseaux sur le patron ainsi tracé, ei en les sou_
-
dant bord à boril, on obtiench'ait sensiblcment la sLrrface de révo-
lution demandée. Pour I'obtenir exa,;tcment il faudraiI emboutir
chaque fuseau.
2o PnocÉnrl.
- Déa-eloppentent par z,ones. on appelle zone lt
portion de.la surface cl.e la .sphèrc ôomprise entre cic'ux plans sé-
cants parallèles. ces plans $g.+z)coupenl, la sptrbre suivànt cleux
cercles parallèles AA', BB'quc I'on nommc les cjeux bases. La clis-
tance cD de ces deux plans, o_u ce qui est la même chose, la droite CD
qui joint les centres de ces deux bases est la hauteur dc la zone.
CORPS DE RÉVOLUTION. r99

La zone peut ôlre regaldée comne engendr'ée pat la révolution


"l'axe
de I'arc AB autour de PP', ligne des pôles des cercles AA'
et BB'.
si le plan de base BB' se tléplace parallèlement à lui-nême
jusqu'à'âevenir tangent à lr sphère en P, Ia zone n'a plus qu'une

Fig.4?. Fig. {3.

base(y'g.48)etorrluidonnelenomdecalottesphériqu.e.Salrau.
nu
teu* àsi CP,'portiÀn rlu cliamètre cle la sphère perpentliculaire
plan cle buse.
on ne s'écartera pns beauooup de la vérité, en considérant la

À
t\
I\

F,
I
Fig. 49. Fig. 50.

zone AA'B'B (/ig./r9) comme une surface tronc-Conique- eng€n'


ffi; p;; la toiorutio,i du la corde AB autour de la ligne tles pôlcs
2OO CHÀP ITRD IOI.

PP' comme axe de rotation. Or les surfuces coniques sont déve-


loppables et peuvent être coupées dans des feuilles planes.
Proposons-nous de développer la surface sphérique de centre 0
(frg. 50) et de rayon R.
Décrire un cercle de rayon OA R, et mener deux diamètres
-
rectangulaires 40, PP/; prolonger indéfiniment P'p.
Diviser Ie quadrant AP en un nombre convenable de parties
égales, 4 par exemple, (le dé-
veloppement sera d'aul,ant plus
approcbé que le nombre de ces
parties sera plus considérable)
e[ mener par chaque poinl des
perpendiculaires BR1, CR2, DR
s
à PP'.
La révolution de l'arc Dp
engendre une calotte dont la
surface peut être consiclérée
comme équivirlente à celle d'un
cône oirculaire de rayon DR'
et dont la génératrice serail, la
cortle DP. Comme Dp diffère
très pel de DIù3, le développe-
ment de la sur.firce latérale cle
ce cône est le cercle de cenlre 0,
(fr9. Sl) et de rayon Dp.
La surfrrce conique engen-
drée par DC appaftient à- un
cône de révolution qui a pour
génératrice droite 0O, et pour
l,a)'on CRr; son développement
Fig. 51. esl, donné en décrivant du
point O, comrne centre, un flro
de rayon OrD, et un arc de rayon OrC, qui limitent un palron cle
couronne dont le dévcloppement du grand arc est égal à la circon-
féruncc de rayon CRr.
On obtiendrait, de même le développement des surfaces coniques
engendrées par BC et AB.
En coupant ces bandes dans des feuilles méltlliques, et en les
soudant exactement bord à bord, on obtienclra une surface de
révolution qui se rapprochera cl'antnnt plus d'une demi-sphère
E REVOTÛTION.
COttPS D 20r
qu'on en ilura taillé un plus grand nombre. Pour la confection-
ner d'une façon parfaite, iI faudrai[ emboutir chaque bande sui-
vant la courbure de la zone correspondante.
On conçoit qu'il est possible d'obtenir de la même rnnnière le
développement pflr zones d'une surface
de révolution engendrée par une méri-
dienne quelconque. E
S 34. f,lesure rle In surfaec A
el'une cphèrc. La surfnce totale
-
des bandes se rapprochera d'autant plus
de celle de la sphère, qu'elles seront
plus étroites, et par suite en plus grand
nombre.
Or il esl, possible de calculer la sur-
face de ces bandes. Fig. bÈ.
En elTet, la surface latérale du tronc
de cône décrit par AB (f g.fq est égale à 9nEF >< AB (l); EF étant
le rayon de la circonférence moycnne.
Allaisser du point B la perpendiculaire BG sur AA'. Les deux
triangles ABG et BOF sont semblables, ils donnent :
I'F EO
- Ats.
IJG
d'où : EF >< AB : E0 >< BG (2).
En remplaçanl, d'un I'égalité (l) EF'X AB par Ie produit BG >< EO
on iI : surface latérale 2zrltrO >< BG, el, comme BG est égal ,I DC,
on a encore surface
-2rE0 >< DC.
En supposant la -bande infTnintent étroite, le rayon EO devient
égtl au myon clc la sphère; I'expression ZrrEO est alors la mesure
de la circonférence d'un grand celcle, et la hauteur DC la projec-
tion de la largeur de Ia bantle sur la ligne des pôles de la sphère.
La zone ABA/B'peut ôtre considérée comme la somme de bancles
in[Tniment étroites tlont la largeur totale serail, f arc AB, ce[ arc
projeté sur la ligne cles pôles clonne la hauteur Dt cle la zone. Ilonc
la sw'face de la zone a, pour mes?tre Ie produit de sa hauteur Ttar
la circonférencc d'un grand, cercle.
La sonrme cle toutes les hnuteurs des zones infiniment étroites
qui constitueruienl la sphère est égale évidemment au diamètre,
c'esl,-à dire à, 2R; la surfacc cle la splrère a donc pour mesure le
ploduit 2zrRX 2R /l:rRr.
-
202 CHAPITRD IOT.

D'où la rùgl: :
La sw"face de la sphère est équiualente ù celle d,e quatre grands
cercles.
Appr.rclrroN. Enrouler une ficelle fine autour d'une sphère, de
-
facon {rrc les spircs se l.ouchent; le quarl de cette licelle enroulée
en spirale sur un plan couvrira un cercle de rayon égal à celui do
la sphère.
$ 3i. Dmboutlssage rte calol,les slrtrérlques. - Le
lampiste, le chaudronnier, ont fréquem-
ment besoin de confectionner dcs ca-
lottes sphériques; ils coupent pour cela
des clisques circulaires dans des feuilles
cle tôle, el, les emboutissent en leur tlon-
nanl, le rûyon cle courbure voulu. L'em-
boutissage se fait au nrarlenu pour les
tôles fortes, el sur le tour pour les
feuilles minces, en appliquant la feuille
Fig. b3. sur une forme sphérique.
En prenant une feuille mince, on voit
que la surface du disque doit ôtre égale à celle àe la calotte.
Soit à confectionner une calotte (frg.53) de hauteur H et de
rayon de courbure R.
La surlace de cette calotte est ZtRH.
Représentons par r le rayon du disque de surface équivalente,
on doit avoir :
fir'- 2rRH
ou rt _- 2RH.
Le rayon r du disque esl, donc une moyenne proportionnelle
entre le diamè.tr"e de la sphè.re et la ha,uteur de la calotte.
Une section plane passant par le pôle A, el, le centre 0 de Ia
sphère, coup0 la calotte suivanI I'arc mér'idien DAltr, et, la sphère
suivant. un grand cerde. La corde -DAr- moyenne proportionnello
entre AB et AC ({'u partie, gTSf"(tr:iiirgle nng iôscrit clans une
tlemi-circonférence est rectangle en D, donne le rayon tlu clisquc
de surfacc égale à celle de la calotte.
S 36.Enrlroulissage .l'une sur.faer: rluelcorrrlue dc
révotution. - Lorsque la surlhce est engendrdc par la révo-
lution cl'une courbe méridienne quelconquc, comme cellc de la
figule 51r par exemplc, on ptrut la conflectionner en restreignanl au
coRPS Du nÉvolurtoN. 203

marteau une feuille métalliquc. Le métal subit des compressions


et des allongements qui rnodifient sa densité, on peut toutefois
admettre que le disque dont Ia surface est égale à celle qui est
engenclrée par la révolution de la courbe méridienne convient pour
la réaiisation de cette surfnce :
Pour trouver ce ra,yon, on procétlera de Ia manière suivante :
Diviser par tâl.onnement la courbe méridienn e lrB (lî9. 54) en un
nombre convenable cl'arcs égaux, ti par exemple, tels que la corde
commune asous-tendant ces arcs, puisse sans erreur sensible, être
confonrlue aveo I'arc lui-même. La surface est ainsi décomposée
cn cinqzones coniques, dont Ia somme peut être considérée comme
éqrrivalente à la surface de révolution.

Fig. 5t. Fig. 55.

Par le milieu des arcs faire passer des rtyons r17't'2s rst!'41rvr6
perpencliculaires à I'axe rle rotation. La surfece d'une de ces zones
ôst donnée par la formule Zzrra ($ 34), la surface totale est donc :
Znrra{Zærra+...
-Zna(r, *
rr*r, * ro* ru*ru).
Représentons par R le rnyon clu disque; on doit avoir:
æRt
- * r, ,.. *
Zta (r, tu)
ou R? : 2a \r, * rr*... * ru).
Le rayon R est donc une moyenne proportionnelle entre deux
fois la corde commune a, et, la somme cles raYons moyens cles zones.
On I'obtient par la construction (/g. SS) ($ 35).
RtrulnQur. En prenant les rayons moyens à parl,ir du milieu
-
204 CnÂptTnE lor.
de I'arc, au lieu du milieu de la corde, on commet une crreur pftr
excès pour les arcs convexes, et une erreur par défaut pourirs
arcs concaves I mais, pral,iquement, ces erreurs sont négligeables.
Il sera même prudent de couper le disque un peu plus-giand, de
façon à ne pas s'exposer à manquer la pièce par déiaut de métal.
Quand I'objet comprend une base circulaire conme le vase
(Ég.56), Ia surlace engendrée par la courbe ABC s'obtientcomme
précédemment, il faut ensuite
tenir compte de la surface de
la base.
Soit, r"son rayon, cette sur-
face esl, nr.2; on doil, avoir:
zrRr
- Zra (r, * r"o ,.,)* *r"n,
ou
R!-2a(rrfrr...) + rz l),
-r'-tj Construire une ligne r telle
0' que I'on ait :
Fig.57.
rz
- 2at,
c'est-à-dire telle que tr soit une troisième proporl,ionnelle à r et
à,2a. Pour cela, tracer le triangle rect.angle ABC (/ig.57), et en C
mener CD perpendicularire à AC. On snit quc dans le triangle ACD
on a BC2: AB X BD. Par suil.e BD est ia valeur r chercTrée.
L'égalité ({) peut alors être renrplacée par la suivante :
Rs
- 2a (r, *r, ...)+ 2ae::2a (rr* rr+ ... *r),
il n'y a plus qu'à consl,ruire la moyenne proportionnelle R à Za et à
(r, * rr* ...*r).
Quand la tôle travaillée a une certaine épaisseur, les molécules
conrprises entre la zone moyenne et la surface intérieure subissent
une compression; les molécules comprises entre la zone moyenne
el, la surface extérieure ont au contraire subi un a)longement. On
prend alors comme disque celui dont la surface est équivalente à
celle de cctte zone moyenne.
S 37. trtoËure du rolume rtc ta sptrèr.c.
- Considérons
une petite portion s (fr7.58) de la surface cle la sphère, e[ suppo-
sons qu'elle soit la base d'un cône dont la génératrice droite pa$se
CORPS DD RÉVOLUTION. 205
par le centre O de la sphèr'e. Le volume de ce cône sera donné par
le protluiL {/3slt, si les tlimensions tle s sont, suf{isamment petites
pour que Ia génératrice droite ait la même
longueur que Ia hauleur tle ce cône élé-
mcntuire. t€À,
Le volume de Ia sphèr'e est clonc égal à
la somme de cônes élémenlaires qui au- .\
raient leurs sommets ru centre, et pour
bases, de petites portions sphériques. Or,
pour avoir cette somme, il faut multiplier
la somme des bases par le tiers de la hau-
teur ou tlu rayon.
Fig. 58.
Donc le uolume d,'une sphère est éga.le ù
la surface multipliée par le tters du rayln.
Or la surlhce est donnée piùr la formulc 4+tcF'z i le volume esl
donc exprimé par la formule
R
4æÈ2 x ï: 4f }îHs ,

S 38. Volunre rl'rrrte cfllolter rltune zone. - Le corps


engendré par la rdvolution du secteur circulaire !$P (fg. 59), au-
tour de OP, est dIl, secteu'r sphérique,
On voil, que ce secleur peut aussi être
regardé comme composé de cônes dont
les bases formenl la calotte, et dont la
hauteur est le rayon. Par conséquent,
le uolume du secteur est égal ù la sur-
face de la calotte multipliée par le tiers
du rayon.
On obtiendra le volume de la calotte,
en retranchant du volume du secl,eur
sphérique, le volume du cône de bnse AB
et de hauteur OC.
Le volunre de la zone DEFG serait donné en retranehnnt du
volume de la calotte de base DE le volume de la calotte dont ls
base est FG.

l2
.100
CHAPITRE II.

CIIAPITRE II
SECTION PLANE DU CYLINDRE. ETLIPSE

S 39. Scellon Dlarre du eylindr.e, Dllllrse. Tourner


un cvlindle en bois- de 5 à 6o'
de dianrètre, le placer dans une
, boîtc à coupes d'onglet comnle
l'inclique la figure 60, et clonner
un llai[ de scie oblique aux
génératrices, en introduisant
Fig.60. la Jame de la scie dans I'en-
taille RS.
Le trait de scie donne une section plane oblique aux généra-
trices.
Avanl, d'enlever ie cylintlre de la boîte,
tracer sur la base le diamètre AA' parullèle au
lbnd, e[ le dianrètre BB' palallèle aux côtés;
AA' est situé dans un plan passanl, par I'axe
du cylindre et perpendicuhire à celui de la
section; BB' dans un plan passant par I'axe,
et perpendiculaile au précérlent; de plus BB'
est parallèle ar.r plan sécanl,.
Examinons Ja coupe fail,e par le trait de
scie dans le cylinclre. La secl,ion plane esl,
limitée par une courbe fermée plus longue
que large, {u0 I'on nomme ellipse,l'un des
morceftux clu cylindre porte le nom de tronc
de culindre droit.
Tracer sur le cylinclre, au moyen du tC
démit précédemment ($ 4), les génératrices
passant par les points A, A', 8, B' (fg,6t);
ces génriratlices rencontrent l'ellipse aux
A points ArA',, BrB'r.
!'ig. til.
Dans le plan de I'ellipse, mener les rlroites
ArÀ , B,Br' qui se coupent au point O,.
SECTION PLAN b] D U CYLTN DND. DL LIPSE. 207

Le point 0, est I'intersection du plan sécan[ et de I'axe du


oyliucTre. La droite BrB', est I'intersection du plan sécant et du
plan passant par le diamètre BB/ et, par I'axe, c'est également une
horizontale du plan sécant., lorsque le tronc cylindrique repose sur
sn hase comnre dans la figure 6{, e[ B,B', est égal à BB', La
tlroite A,A', esl, I'intersection du plan sécant et du plan conte-
nant AA' e[ I'axe, lequel est perpenc'licu]aire au plan déterminé
par BB'i A,A', est donc pcrpendiculaire à BrB'r, et en même temps
ligne de plus grande penl,e du plan sécant; c'est également I'hypo-
ténLrsrj d'un tliangle recl,angle dont un des côtés de I'angle droit
e sl, égal au cliamètre clu cylinclre, et I'nutre, àr la dilïérence des lon-

gueurs détachées pal le plnn sécant sul les génératrices passant


par A et A/.
Mener, sur la base du cylindre, une corde CD parallèle au dia-
mètre AA'; les points C et D sont à égale distance de BB'. Tracer
sur Ie ovlindre les génératrices passant par ces points; elles coupent
I'ellipse aux points C, et D,., la clroite C,D, est parallèle à ArAr'
eL perpendiculaire il BrB'r. Les points C, ct D, sont également équi-
distants de B,B',. On étalllirait du môme que, à chaque point pris
sur I'arc BTATIJ'I, corrcsponcl un point équidistant par rapport
à B,B'r, situé sur I'arc BIA'rB'r. La droite BrB', est par suite un
axe de symétrie de la courbe, c'est-à-tlire que si I'on suppose la
seclion découpée sur tlne feuille cle papier, on peut, la plier sui-
vanI BrB/, e[ les deux moitiés coincident.
Des constal.ations analogues nous contluiraient à él,ablir que A, A',
est un seconcl axe de symétlie de lu courbe.
Concr,usroxs. Lo L'ellipse est une cou'rbe plane ferrnée qui a
deur aues de
-
symëtrie rectangulaires inégaur.
2o Le petit aæe est égal uu, diamètre du cylindre,
3o Le-grand ane est l'hypotënuse d'u,tt, triangle rectangle ayant
I'angle d'roit : le diamètre du cylindre, et la différence
'enlre côtés de
poLu"
la plus grande et la plus petite génératrice d,étachée sut" le
cylindre
-
par le plut sécant.
$ 40. Centre, rliamètr€r âr.ccl. - Constater qu'une droite
quelconque telle que D,F, passant par O, est partagée, par ce
point, en deux parlies égales, D1O, ce qui est d'ailleurs
-O1F1,
une conséquence de la syruétrie de la courbe.
Le plan passant par D,F, et par I'axe coupe le cercle de base
suivant un diamètre IlF.
L'ellipse comme le cercle est donc une courbe centrée, et, par
108 CHÂP ITRI' II.
analogie, on appelle diamètre toute droite passant par le centre.
l\Iais dans l'ellipse, les diamètres sont inégaux ct ont dcs lon-
gueurs conrpt'ises entre cclles des tleux ilxes, c'est-à-dire que le
grand axe est Ie plus grand diarnètre, et le petit axe, le plus petit.
Toutefois les diamètres autrcs que les axes sont, égaux deux Èr
deux, ainsi D1F,
-C,8,, cel:t résulte cle Ia symétric cle la courbe
par rapport à ses axes.
l)onc : l'cllipse est wte courbe centrée,
Les d,iamètres symétritlues par rapport aun arcs sont élau,n.
S 41.. ltropr.iété carnctér'istique rtc I'eltipse
Considérons le cvlinclre rle rér'olution (y'g. 60), et supposons-le
coupé-par un plan passanl par I'axe ou plan nréridien, et par le
diamètrc A \'. La section du cylintlre est représenlée par deur gé-
nératrices parullèlcs BB', CC' (frg.62), et la
3, c trace clu tr,ilril, rTe scie, par la droite AA/. Dé-
-l\--r- f

crire dans le plan méridien deux cercles D


,,.'-1.-' et E tnngents à AA' et anx génératrices (leurs
,l
/... ..".........j... .
centres D e[ ]tr sont situés à I'inlersection de
t:-ættg I'axe e[ cles bissectrices des angles AA'C,.
t
i
\. e[ A'AB); ces cercles sont tangents en F et F,
---. i..
't r"i-, à AA' ,et, en G et H'aux génératrices.
...' )/ Faisons tourner les deux celcles et Ia 96-
nératrice BB'autour de I'axe du c1'lintlre; la
r.27t
i
i<-.'. génératrice engendrera ln surface cylinclrique,
et les cercles cleux spbères de mêrne rayon
I

":'-'l'È{--i I que le cylindre, et qui Loucheront Ia surface,


'.tt. 1
la prernière suivanI la circonférence G,H,, eû
--'i-l la seconclc suivant la circonféreuce GH.
Ccs deux splrères seront cle plus tangentes
B :::'__l_
au plan sécrnl. aux points F et F/. En efÏet,
I
le rayon DF' est situé c'lans le plan mtiridien,
Fig. 02.
qui cst perpendicultire au pl;rn sécant; de
plus DF' esl, perpendiculaire à AA', inter.sr:cl,ion cle ces cleux plans,
IJFI est donc pc.r'pencliculaire à la secticrn plane, el. par conséquent
celle-ci est tangente à la sphère comrne étant perpcndiculairle au
rayon qui aboul,it au point cle conlact. Il en est de môrne pour la
sphère E.
_ Soi[ I\{ un
point de la courbe suivant lnquelle la surface cylin-
drique est coupée par le plan sécant; joinclre MF et 1\1F,, et m-ener
la génératrice I(L passant par cc nrômc point; cette génératricc
SBCT1O}I PLANTI DU CYLINDRE. ET,LIPSE. 209
touche les sphères aux points K et L. Les droites I\[F' et illl( son[
tlcux langentes menées du môme pointM àla sphère D, elles sont
par conséquent elgales ($ 3l). li en est de même des droites l{F et
Nl[,, tangenles menées clu point M à ]a sphère E. On a donc
llF'+ MF: MI( + MI-,: LI(; o'est-à-rlirc que la somme des
clistances d'un point de la courbc tux dcux points de tangence F et
F' esl égal à la portion de génératrice comprise entre les deux
circonférences de contacl,. Or cette portion il une longueur con-
stante et égale à la distance DE des centres des deux sphères.
La longueur AA'du grand axe est égale à DA. 0n a en elfet:
_ A'll"
A,F/
AF
AG,
- A'[II
A'F
AF/ - AG'.
-
En faisant la somme : 2AAt
- 2DE,
ou AA': DIi.
On définira donc I'ellipsc de la manière suivante : une ellipse
est une courbe plane fennée, telle que la somme des distanccs d'un
point quelconque à deur Ttoints intérieurs nommés foyers est eons-
tante, et égale au grand aæ.
At'pl,tcttlotts
Lo I'rucé d'une ellipse dont on d,onne les deun ares.
Soient AA', BB' (f ç7. tl}),les axes clonnés; tvec llno ouverture de
compns égale à AO, décrire de B' comme
centre deux arcs de cercle qui coupent
Ie grand axe en F et Ft, foyers de I'el-
lipse ($ al).
Avcc AC comme rûyon, décrire tle F
'centres
e[ F/ comme quatre ûrcs tle
cerole; puis aveo A/C, comme rayon,
B
décrire des foyers comme centres,
!-ig. 63.
quirtre arcs qui coupent les premiers
aux points C,, C2, 0r, Co.Ces points appattiennent à I'ellipse.
On obl.iendrait tle même de nouveaux points de Ia courbe. Quand
on en aura un nombre suffisant, les relier par une courJre continue
tracée à main levée.
Les points analogues à C devront toujours être situés eirtre les
t2,
2r0 CHAPITNE II.
foyers F et F', pour {lue les arcs ilémits des foyers comme centres
se coupent.
Cette construction est visiblemenl, une application du principe
précédent.
2o I\"acë cle l'ellipse au cordeau.
- On conçoit aisément qu'en
{ixant aux foyers les extrémités d'un fil
inextensible de longueur égale à AA', une
pointe traçante que I'on fnil, mouvoir en la
maintenant au sonrmet de l'angle formé par
les brins tendus uniformément, déorit une
ellipse. C'est le procédé employé par les jar-
diniers poul tracer la bordure d'une cor-
beille elliptique.
Pour que ce trucé ftt rigoureux, il faudrait
un lil très flexiblo et absolurnent inextensible.
Il n'en saurait être ainsi d'un cordeau, aussi
oe procédé n'est-il guère employé que pour
tracer des ellipses de grandes dimensions, et
pour des {igures qui ne demandent pas une
très grande précision.
S 42. Propr.lélé rles cor.ileË per-
lrenrlleulalreo aux &r'cË1. Représenter
lc tronc de cylindre (/ig.6l)- en le faisant
toulner d'un quart de tour, o'est-à-dire de
Fig. ô1. telle firçon que le plan cle la section devienne
perpendiculaire au plan vertical de projec-
tion. 0n obtient la ligure 6/r; par les points A' D' mener ]es hori-
zontales ArlVI, DrN. Les triangles rectangles ArMA/r, e[ D,NC,
sont semblables et donnent la propor-
tion :

_
D,C, A,A".
Itr-TF'
Sur Ie plan de I'ellipse produite par
r ln section, décrire un cercle concen-
B trique donl, le riryon soit égal à celui
Fig. 05. du cylindre, c'est-à-dire dont le clia-
mètre soit égal au petit axe (y'g. 65).
L'inspection des deux figures 64 et 65 montre que l'on a dans
I'ellipse:
SI]CTtON PLANI' DU CYLINDRI'. I'tLIPSD. 2TI

D,C, __ AA',.
DC - BB,-

ou ce qui revient au mêtne:


KCr _ OA.
r(0 - oB
D'où cette conclusion:
D.* une ellipse , le rapport de to_ute demï-cordc I(C,. Tterpendi,'
culaire au petit are, à la demi-corde *-"'
cot't'cspotxdl.tnte iKC'dn cerele décrit ,,"""-
sur le Ttctit are de ,cett-e elliytse, est i "'
a"Ji"iailetu,i d,es moitiés d,es deun a,r,es. -41-Tj>
"$zrg.-Considérerl'ellipse (f g.66\ { t
H

^ r, ^r n./
dont les axes sont AA'et Déorirc rtf,
BB/. tt*^-,.,^ Â.1----i-----0'i
\
deux cercles de diamètres BB'et AA'.
l\{ener I'olrlique 0M qui coupe la cir-
conférence démite sur le petit axe au
point N, par lequel on fai[ Passel HC
perpendiculaire à BB', et par le point
'[,1,
àbnirrur MD pelpcnrlicu]airé à AA'. Le point d'intersection C
appartient à I'elliPse.
'h; effet, les triangles rectangles QI'IN et M$D sont semblables
e[ donnent :
oD oMoo H0 0Â'
m: or\ H,\: oBl'
D'apr.ès ce qui vient d'être établi au pflrilgraphe précédent, c cst
- point de I'ellipse.
un
Oi tes triangl'es semblables OHN et OMD donnent encore la
relation suivante:
OH ONou Dû: OB'
u-Nl: OM' DNi oA,'
Le principe précéclent ($ 42) est tlonc encore vral, qunnd le cerclc
u pour diaùUire le granil aie' seulement, les terfues du seconcl
rapport se trouvent dans un ordre contraire, et les cordes sont per-
pendiculaircs ûn grancl axe.
-
$ 4a. Par un point qtrelconque C tlc I'ellipse (y'9'.67)' avec
-
uné oonutturc cle compts égaio au demi-grand axc, décrile un il,rc
de cercle qui coupe le-petitlxe tu point D; mener par ce point la
2t2 cHAt'tTRlt lt.
parailèle i\îL à B'13; et par D, ln parullèle D[.. à AA'; jointlrc OlI.
Par construction, on ft : CD-OI\{, et DL 0N ; les deux
-

l'ig.67.

triangles rectanglcs o\lN et DCL sont donc égaux, et per suil,e


]\IN CL.
-
Les deux triangles semblables cltrN et icDL fournisscnt la
relation suivante :

CE CN
ffi:cT'
ou ce qui revient au môme :

CE CI{
OD MN

Or
CN OB/
,
MN: o
on a donc CE OB'
cl] - oa/'
et oomme CD
- OAt, il cn rdsulte que I'on a :

CE OB'.
-
Coxcr,usron.
- ,Si d.'un poi,t quclconque C d,une ellipse, auec
un rau-on égal ù,[a moit-iri cltt grand, are, o,t décrit un arc qui'coupe
19 petit (tïe eît,I), et qtion joigne ce poittt ctt:ee c, la. d,roiie
cD s#a
diuisée par le grand, arl en deur ieg,ttctlrs, d,ont l'un cE sera la
moitié du petit a1e.
S!]CTION PI,ÀN II DU CYtINDRE. IILLIPSII' 2'T3

S 45. AlPr,rcATr0NS. -- l'racet' a}ec la règle une e[lipse dont


d,rrrnu les aues. -
orr" Marqirer -qur une rùgle ntince, ou mieux
sur le borcl cl'une ballde cle papîer', la longueur C,l), (lïg'61)'
nioitié et, tr paitir du point C,, 11 longueur 0,8,,
clu grancl iùxe,
moitié du ietit; pllcer la bandc de utiutièr9 que lo point D,. étirttt
r"r fr petii axÉ, le point D, se tronve sul le glancl. Le point Ct
donne un point de l'elliPse.
En faisant prendre une autre position à la bancle, mais telle
ûue D, soit toïjours sLrl' le petit axe, c[ Il, sYl
le grand, on aurir
;;";;r;â poini de l. courbe. Quand on atttia cléterminé un nombre
,rfnrnnt dô points, on lcs joinora prr ulte cou'be continue.
iuslrument nommé ellipso'
S z16. Bnrlsocniouu. -"Il existô ttn
gritplrc, fontlé sur lc prirrcipe .pré-
ôédlnt, ct nu moYcn dtrquel on
pcul, tt'ncer I'ellipse d'un mouve-
mcnt continu. II est forné clc
deux coulisses &ssemblées d'équelrc
$tJ. 68) eL tl'une règle Portant
àuî" to.teurs N, M, et une Pointe
traçlnte. Les cleux curseurs sont
montét sur des Pattes à Pivot qui
ualllb les
s enguggllt dans
s'engûgent uuurroDUrt ils
ruù coulisses, rrr Fig. ôs.
sont dè p)us Pourvus dc vis rle scr-
;û;. Qûand i., .ur=.urs ont été éloignés. cle la pointe traçn,nte à
à.Ë aiiton..t I'une tu demilpetiL axe,-l.oqltt nu clcmi-
elgales
grand axe, 0n. Àcrre les vis d-e presiiolt; 0n décrit I'tùlipse en
glis-sent
laisant m0uvotr lrr règle tle telle- façon que les-curseurs
à lo foir, I'un clans I'ùe tles coulisses, i'âr-rtre clans celle qui
est
nerperttliculaire à cclle-là.
'"'i)ti,jttcte l'cltipsr.
- L'cliipse est la
véritable courbe cles
cintreJ surbaissés. fltr leur doirne une forme agr'éable, queiles
aul *oirnt ln largeur et }L hauteur, tattdis que les cgurbgs à plu-
Jùr:r ,*ntr.t, fùmécs d'atcs de cercles, cléplaisent à l'æil lorsq-ue
iur rnyonr cles arcs gui se ritccorclent prést'ntent de trop grancle's
-
différences.
objets de forme arrondie, ntais plLrs longs que larges' fgnt
i.*
pl;, ;g.Ëables s'ils sont elliptiques. L'encadreur ayant à tailler
un poriu-partout porlr un poriraii en buste lui clonner& une
forme
.iiipiiqu*, certainà caclres, et, par sui1e, les ve*es qui s'y ajustent
nuront la tttôme forme.
214 CilAPITND II,
Le menuisier,,pour certains æils-de-bæuf, devra également
savoir tracer un châssis de forme elliptique,
Le ton'elier est obligé de donner c-ettà forme à des cuviers
qui,
s'ils étaienl, circulaires, ne pourraienl passer pn* iæ portes
des
buanderies,
S 47. propriétré des cor.rteo. parallèles. _ Voici un fait
important et très facile à vérificr : le_ diamètre qui partage
une
corde,g.2 deuu-parties égares diuise d,e ra même *inlii* toute corde
parallèle ù celle-lù.
Ainsi le diamètre NM ffig.og) qui passe par le milieu
R tre pQ
p B, passe..aussi par le milieu V dc TU,
parallèle à PQ, et par celui de toute
autre corde parallèle à p0.
_ On conçoit aisément, en partant
rle ce principe, qu'u n diamètie quel-
con,que NIN partage l'ellips, en d,ur,*
7t ar t ies é uiu ale ntes. Tailler I'elli nse
11

Fig. 09. (fg.0g) tlans une feuille tle paniàr:


colper suivant MN. Les ,luii*
séparées par le dianrèlre MN sont Àuperposables, mais
i;;ii;;
elles ne sont
pas.symétriques. Les axes sont les deui seuls cliamètres
qui sépa_
rent drns une ellipse cles portions symétriques.
s 48. Aprr,rc.lrroNs. - Trouuer"le centie d,'une ellipse donnée,
Men.r rleux cordes p;rrailèles que)conques pe et iu (frq, 6g\.
joinclre leurs milieux-R et v par une clrôite tim]roe
àl; ;;'.;;;
M et N. Le milieu O de MN es1 le cenlre tle I'ellipse.
$ zng. Traccr les nres d,',ne eilipse donnée, cl'aborcl
-'chercher
le centre O, et clécrire de ce centre,
ayec un rayon convenable, un cercle
qui r:oupe i'ellipse aux poinls C, D,
E, F, (/î9. 70). Abaisser ïu
centre O
ln perpendiculaire BB' sur la corcle
CD, et la perpendiculaire AA, sur la
gorule DE; BB' et AA, sont les arcs
de I'ellipse
En effel, en ver'tu du prinnipe établi
au pal.agra.phe 40les points C, D, E, l.
donnent deux diamètres symétriques par rnpport aux axes,
perpendiculaire abaissée clu centre d'un cerclà sur
br Ia
une corde par_
trge cette corde en denx par.tics égales. Il en résulle gue les
per-
SliCTl0N PLi\N Il DU tYLINDRE' ItLLIPSE' 2{5

pendicu)aires abaissées tle O sur les cordes CD et DE son[ les axes


àe symétrie de 1a courbe, c'est-Èr-dire les nxes cle I'ellipse
i'ellipse (/ig...zl)
s'50. rDiamètres corrjugués. Ditns
rJn*.' par le sommel A une colcle quelcorrque AC ; par le milieu D
pnt le cenlre O de
de cettô corcle faire passer le diam-ètre MN, ct
I'ellipse, tracer le diarnètre PQ parnllè1e
à AC.
Constater que PQ Partage en deux
parties égales toute corde M'N'_paral-
ièle ao diamètle I\!N, comme le dia-
mètre MN partage en deux Pirrties
égales toute cot'do P'Q' partllÙle à PQ.
Cela montre que si un d'ianùtre MN
diuise en deur Ttarties égales certaines
iorldr, d,e t'ettipse, le diantètrePQ parallèle ù ces coriles tlitsisera
d,e Ia même ntânière les cord,es parallèles au prentier '
Deux diamètres qui se trouvànt datts ce cas sont diLs coniugués.
P11. Ie sommet i' mener la cordo A'0' pat'allèle à AC; c'ette
corde est clivisée en deux parties égales par ie diamètre MN el'
A'D'-D'C'. Les deux triangtes .t"ODet A'OD/sont égaux-(OÀ:
oa,, les a,ngies en o sont opposés par ie somrnet, et les angles aux
sommets A"etA' sont égaui cornm-e nlLernes internes), et par suite
on û : DC : A'D' ; A',C est donc parallèle à Nlit{. on tlémontrerait
de rnème que ÀC' est parallèltl à NIN. I-,-a figure +.CA'C' est un
parallélog.imm. dont les côtés sont parallèles aux diamètres con-
jugtrés I'lN et PQ.
" "s sl. ArPr,rclu0N. Tracer le d,iamètt e co.njugué d'un d,iamètre
-
doiné MN, gaarzd l'ellipse est décrite (frg.Zl).
par le sdmmet A d; grand axe, tirer une oorde AC' parallèle
à MN; joindre Ie poil[ C'- oir elle rencontre la courbe au point A'
autre iômmet du frand axe; plr le centre 0 mener un diamètre PQ
parallèle à A'C', Pq sera le oonjuguéde MN. Cette construction
ést une conséguettce clu principe précédent.
RuulnQun. I Ler axes sont les seuls diamètres conjugués gui
soient perpendiculaires.
S 59: Plopriété rles co...les
parallèles aux ellamèlres
coirjrrgués. - Le principe établi au parflgraplte 42 est encore
vrai pour les diamèti'es conjugués comme pour les txes; nous le
constaterons de Ia manière suivante :
Dans I'ellipse (frg. ZZ) nener deux diamètres conjugués MN' PQ,
216 CHAPITR!] tI.
.lécrile un deuri-cercle tle diamètre MN. par Ie point c tle MN faire
pftsser : {o une corde cD de I'ellipse, partllèle à pQ, et go
une
cor de CE du cerole, perpendiculaire a ùIU.

I'ig.72. Fig. 73.

Mener deux droitg, (frg. TB) faisant entre elles un angle aigu
suflisamment ouvert, ôi por'ler sur les côtés dÀx loîgu.ui,
et oq: OQ, joindre nq.
- 0N cD
on,
Porle. en od, et cg .t oei ;oindr e ed, constater gue ed et nq
sont parallèles, ce qui entraîne la proportion
ocl _oq ^.. CD O0
*: on ou
m - ôN:'
La même constatation pourrait ôtle faite pour un autre point
gueleonque de I'ellipse.
En clémivant le cercle sur le cliamètre p0, on constaterait éga-
lement.que-le rapport entre les demi-cordes de I'ellipse parallèleî
à
MN et les demi-curdes correspondantes du cercle est égal à
celui
rroN
ûes ûeml-axes
6q.
on-.peut énoncer oe principe de la manière suivante : si sur
_ urt
d,es diamèfres MN d,'une ellipse on d,éc-rit un cerele,
et que d,,un
poin!,c de ce d,iamètre on mène, dans le cercle, une iord,e'cll pet,-
pendiculaire a, [IN,*el d,ans_ l'e.llipse une corde cD paraltelL au
d,iamètre coniugr.ré PQ de MN, /e i"apport d,e la premîère cE à ta
seconde cD es/ le même gu.e eelu,i'du premier d,iantètre
T{N au
second PQ.
$ 53. nraeé rr'une elllpse rronr on a rre'r dramèrres
eorrjugués. Mener clans une ellipse deux diamètres con.iugués
-
SI'01'ION PtANI.] DU CTLINDNI'. I']I,LII'SB. 2]'i
i\lN ct pQ (ltg. 7rr) ; du point Q abnisser sur MN la perpencliotr-
lai|e QC et luprolonger jusqu'en F, en faisanl. QF:NlO; mener
pnr Ir, et par le centre 0, irne clroite indéfinie I(L, et tlécrile le cercle
tle diamètre NII{.
Mener 0D parallèle à QF; conrme 0D-0lI:QF, la figtr|e.
ODQF est un paral-
lélogramnte, et DQ
est parallèle et égal
à oF'.
Par un autre Point
quelcongue G cle
I'ellipse, mener GI
pnrallèle à OQ, IH,
parallèle à 0D. Les
deux triangles D0Q
et HIG ont les an-
gles en I et en O
égaux par construc- l.'ig. ?4.
tion, et ils ont
cleux côtés homolognes proportionnols, ptrisqtre I'on a :

ïfi__i,f ,u5e) ou
ffi:H'
ces lritngles sonI pnl suite semlrlaliles; ]lG est tlonc parirllèle
à DQ et à I(L.
Joindre HO, et par G, mener la parallèle GF'à OH. La figure
OIIGF' est un parallélogramme, et on a :
GF-':0H:0D:QF-M0.
Constater que le point C', intersection de GF' avec MN, déterminc
un segmenl. GC/ égal à QC.
De cette constatation nous tirerons liu construction suivante :
soient MN et PQ les deux diarnèl"r'es conjugués de I'ellipse à
décrire. Abruisscr de I'extrérnité Q d'un des diamètres conjugués,
une perpencliculaire sur I'autre; porter à partir d0 ce poinL une
Iongueur QF' égnle à moitié de I'autre cliamètre conjugué; joinclre
Ie point F ainsi détetminé iru centre de I'ellipse, et pt'olonger de
part et cl'autre cette ligne de construction K[,. Matg\ler sur une
bancle cle papiel les longueurs qc:QC, et qf QF, el, faire par-
courir à cette bancle les quatre angles formés- par MN et I(L, en
t3
2{8 CHAP ITND II.

maintenant constamment le point /strr I([,, et le point c sur MN.


I,e-r'epère q donne un point de la courlie pour chaqtre pcsition de
la banrle.
Quand Ia perpenrliculaire Qc est abaissée de I'une rles extré-
mités du plus petit diamètre sul le plus grancl, Ie point c se trouvc
entre Q etF, puisque I'olilique oQ, surpasse la perpendiculaire QC,
à plus forte raison_.M0 qui est plus grand qur oQ surpassc-t-il Oc.
N{ais si )a perpencliculaire est abaissdc rle I'une des ôxtrérnités du
plus grand diarnètle, sur le plus petit, le point F peut se [rouver
entre Q et c. Le procécl5 n'en reste pas moins le rnôme, il ftut
toujours appliquer.la bande de_p.pier sur la per"pencliculaire, y
relcver les tlois points-q, c eL la faire mouvoii de manière que
[,
soit constarnment sur la droite cle construction, tandis qoa r"pn*
i
court le plus petit diarnètre conjugué.
$ !4. lTansent
qu'ellc ne la touche qu'en un seul point.
Dans I'ellipse (frg. ls) consitlér'ons une corcle A,c et le clia-
rnùtrc MN qui prrsse par le
tuilieu D de cette corde.
Supposons quc cette coltle
se déplace par.allèlement à
clle-nrême, MN ne cessera
pas de la diviser en cleux
parlics égales, les points A,
et C oir Ia sécante coupe
I'ellipse se rapprocheront
continuellement et égale-
ment clu point D, il vienclra
un momcnt oir A' e[ C ar-
rivcronl, ensemble sul D. A ce moment, la courbe aula sur A,C
deux poinl.s confondus erl un seul. Donc A' el, C se confonclcnt
à I'inslant où D se trouve sur N, e[ la colcle est tangente en N à
I'ellipse.
or le diamètre conjugué PQ de MN esû précisément parallèle
à AC, on lircra donc cetLe concltrsion : lottte ltarallèle tR ri r.,,1
tlianzètrePQ mené pur I'ertrémité N du dictntùtre conjzgui [lN cst
trtnqente ù l' elli\tse.
Aprr"rclrrow. rampa.nl,s qui relierrt des piecls-clroits de
- Les arcs
hauteurs rUIfércntes sont taillés en clemi-cllipses (y'g. 76), Si
I'arc l\'lQN était circulaire,les faces cles piecls-dloits cle.la voûle qui
SIICTION PLÀND DU TYLINDRE. DLLIPSE. 2TO
llc sont piùs cl'équefl'e sLrr l-a ligne de naissance MN ne seraient pas
tangenles à la surface de Ia vofite ; de plus, I'une des retornbées
exerceririt sur un piecl-clroit une pousséè
plus grande que sur I'au[re. Li forme
d'une demi-ellipse dont les diamètres
conjugués sont Mù{, et 0Q hauteur. verti-
calc au-clessus du ct nl,r'r: O, fait éviter
cet inconvénient, les pieds-droits sont en
effet tangents à la coulbe, et les poussées
s'exeroenl, verticalenrcnt.
$ 55. tfracé rles tnrrgenles err
trtilisant lcs foyer.r. - On peut tra-
cer plus rapiclentent la tangente en un
point donné, en so servant cle foyers.
Soit C le point de tangence (/îg.77),
Fig. 76.
mener lcs ravons vecteurs CF el, CF7,
prolonger F'C d'une longueur CE CF; Ia tangente est la pel'pen-
-
tlictrlaire abaissée du point C sur EF.
La per.pencliculnire CD sera tangen[e, si nous clémontrons qu'elle
n't pas cl'autre
point commun
avec la courbe.
que le point C. Or
toul point pris sul
la droite CD, aulre
clire C, est en de-
hors de la courbe.
lin effet, soit uir
autre point quel-
,ronque G de Ia
tn.ngente ,joignons
G F', GF cl, GtJ ; on Fig. ?7.
a GIJ- GF comme
obliques s'écarlanl également du picd D tle la perpendiculairc cD.
La somme des distances clu point G aux deux fôyers cle l'ellipse esl,
tlonc égale à la ligne brisée EGF/, plus longue que Ja ligne droite
EF' égale à ln somrne cles distances focalei. par suite [e point G
es[ en dehors tle i'e]lipse.
S 56. - cetl.e construction conduir. à la remarque suivante : res
cleux tr.iangles rectangles CDE et CDF sont égauï, oomme iryant
220 CIIAPITRIi lI.
I'h1'putéuuse égale par construction-, et de plus le côté CD esl, com-
nruti. L'angle ECD est égal à I'angle DCF; or les nngles GCF" ct
llCD sonl égnux comme opposés ptr le sornmet, donc les angles
FCD et b"CG sottt égtux.
D'oir le principe suiva.nt : la tangente à une ellipse fait des angles
égaur auec des rttyotts uecteurs du point de contact.
S 57. llelter'ç
pâr rrn point donné |rorc rle lfelliDs€r
urie droitr: qui soit langenlc à la courlre. - Supposons
- H (frg.
que i7) soit le Point clonné.
-comme
De H centre décrire un arc cle cercle passant par le
fover F, et de F' comme centre, ftvec un rilYon égnl au grancl axe,
cléirire un seconcl arc qui coupe le premier ilux points E et I.
Joinrlre EF et IF, les perpendiculairtrs HG et HK abaissées de H
sur liF et F'I sont deux tangentes à l'ellipse.
Cettu construcl.ion est une conséquence du principe pr:écédent.
S lt8. lTr:tcer', lrarallèlement à unc ttroilo rlorrrrée,
...r. lirrrgcnto à l'elU1rse. - Abaissel du foyel F (fi7.71),
une pgrpelcliculaire FII sur la droite donnée MN; dc F' comne
cent;e, ftyec un rayon égal au grancl axe, clécrire un a1c qui
coppe FII tu point E: ioindre EF, et élever It perpcntliculaire HG
1u ipilieu D cle EF. tlG est la tnngente chercbée; le point de con-
tncL 0 esl, clonné par I'iutcrsectiott de BF'avec HG.
Cctte construction est ttne conséquence du principe établi au
paragraplre 55. Les mêmes tracés peuYent-ôtle elfectués en prtr-
iantïu- foyer F', ils donnent, une seconcll tangente parallèltr
ù NIN.
59. Norrnale. Une droite esl dite normtle à une courbe,
S - quancl elle cst perpendictr-
laire à une tangente, et
qu'elle prrsse par le point
de contacl.
Ainsi la droite CN per-
,' pendiculaire à la tangente
C'l (frg.78) est normale à
I'ellipse, au point C.
Or les angles FCR et
F"CT étant égaux ($ 56) les
angles FCN et F'0N sonl
Fig. :8.
aussi égaux comme com-
plémenlnires tl'a ngles Égnttx. Il en réstrltc qv'une droite normale à
SIiCTI0N PLhNE DU CYIINDRE. IILIIPSE' 221

l'cllipse fait des angles ëgttttæ auec les r'(tyons uecteurs du point où
elle coupe la courbe.
Cette propriété fournit un moyen de tt'nccr la normale sans se
servir de la tangente.
Appl,tc.s,rtONs. Les joints des voûtesr poul que les constiuclions
-
aient toute la solirlité possiblc, sont faits suivant des plans nor-
mûux à la surface courbe, ptr conséquent les droites qui repré-
sentent ces joints sur l'épurc doivent, ôtre normales à Ja courbe
direr:trice. Lorsque le.s cintres ont la forme d'arcs elliptiques, il
est donc indispen-.able de sayoil' tl'acer les normale s pottr les repré-
senter.
Qurnd un corps parfaitement élastique est, lancé contre une sut-
face, ou une ligne, il reltondit en cbirngetnt de direction, et I'angle
de réflexion est égal à I'angle d'inciclcnce. Ces angles sont ceux
que fait lt normale de la surface, ou de la ligne, ûtt point frappé,
avec les cleux clirections du corps en mouvement.
Si un corps élastique part de I'un cles foyers d'une ellipsc, et Yù
heurter un point quelconque de la courbe, il revient selon I'autre
rayon vecteur de- ce point, et pûsse par conséque.n[ pn-r I'autre
foyer. Ainsi, sur un billard clont les bandcs serdent disposées
suivant une ellipse, ef, donl, Ies mouches seraient placées aux
foyers, une bille làncée d'une de ces mouches contre la bande serait
reuvoyée directenrent vers I'autre.
L'air est tln corps h'ès élastique, les vibrations transmises aux
molécules se réfléchissenl, sur les surlaces qu'elles viennent heurter
d'après laloi précédente. ll en résuhe que, dans une salle elliptique'
unô personne placée à I'un des foyels peut parlet tellement bas
qu'elid ne puiss-e êt re entendue tl'une personne placée vers le centre,
dlors qu'elle le set'a de celle qtri se trouverl à l'autre foyer.

Elr,tpsolnns DD nÉtror,uTloN

S 60. On nomme ellipsoi'des de réuolution, les surfaces fer-


-
mé"es engenclrées par une elipse qui toulnc ilutoul de I'un de ses
axes.
Si la révolution sefaitautour tlu grand axe, l'ellipse est allongée;
sa fgrme est à peu près celle d'un æuf ; quancl la révolution se fait
il
autour clu petit aie, I'ellipsoide esL aplati, ressenrble à une
orange.
Lri section tle ces surftrces, par un plan perpencliculaire à l'axe,
222 CIIAPITRII II.
est un cercle, e[ la courbe mériclienner une ellipse. or pouna donc
les obtenir au [our_par un_ procédé annlogue b ôelui qui n été décr.it
auparûgraphe 22, la oourbe servant de guide sela uie clemi-ellipse
tracée sur_ son grantl axe, si I'ellipsoïde est allongé, et sur, ron pôtit
s'il est aplati.
ÀpplrclrroN. 0n clonne parfois à certains réflecteurs mdlal-
-
liques la forme d'une calotte d'ellipsoidc allongé.
[,os raclintions lumineuses venrnI heurter une surface métal-
liquepolie se réfl éclrissent conr me
cles corps parfaitement élasli-
ques. Si une source lumineuse
e-st placée au fo1,er F (fig.7g),
tl'un miroir.ayant la formé d'une
calotte tl'ellipsoïde allongé, tous
les l'flyons lumineux émanant
de cette source, qui viendlont
frapper ln surface métallique
t -al'

!'ig. ?9. seront réfléchis dans Ia direction


F" tln olrjet placé en ce
poinr sera donc vigoureusement JlÏtl?ltt
ce miroir s'obtienl, en ernboutissant un tlisque sur une forme
tournée suivanI une calotte d'ellipsoide allongé clonl, les foyers
son[ F e[ F'.
Pour confectionner un ter réllecteur, il faudra d'abord tourner
cetle form-e, et pour cela faire l'épure clu guicle, c'est_à-dire traccr
un flrc d'ellipse de foyers F et F".
Le tlisquc à couper dans la feuirle métallique clevra tvoir Ia
surfirce que celle du miroir. on tlouvei.a le rayon-de ce
T9T9
rlrsgue en procérlanl, comnre cela a 6té indiqud au para$raphe
36.
Sncrrons pLANss nu cônn
S 91. Faç,onner un prisme en bois à base calrée (frg. S0) et,
sur I'une- des faces,_ tracer la ligne d'nxc AB; porter Ac : AF
: BE: BD : ur10 longueur inféricure à ln nroitié de I'arête de
base. Les droites CD el, liF se coupenl. sur I'axc en O.
creuser clans le prisme deux côncs cle révolutiorr, donl. Ies sec_
tions méridiennes seraient les triangles isocèles coÉ et BoD; puis
tourner deux cônes pleins de mêmé section, de telle sorte 'qu,en
les introduisant dans les ouver[ures coniques, celles-ci soie.nt
exûc-
temert fermées.
PIANIi DU CYIINDRE. TILLIPSE.
SIiCTTON 223
Lcs deux cônes se torrchent par leurs somntets situés sur I'axc
du prisme, ils sont le prolongement I'un de I'uutre.
Exécution d,e cette pièce.
une longueur un peu
- Corroyer le prisme en Jui donnant
supérieure à celle de la
figure; le cenlrer exac-
tcment sur les lrointes
tl'un tour à bois, et tour-
ner une poltée cylin-
drique à I'un des bouts.
Préparer un ma.ndlin
dans lequel on intro-
cluit Ia portée.Le prisme
tourne alors autour de
son ûxe. On peut creu-
ser I'une des ouver-
tures coniqnes.
Tourner ensuite, sur
ull mantlrin à queue
-cônc
cle coclron, un
plein égtl au creux co-
nique.
Le prisme, dontl'une
des bases a été évidée,
I-ig. 80.
peut être fixé sur ce
cône; il est alors facile d'évider la seconde base comme la pre-
mière.
Introduire les deux cônes pleins dans le prisme évidé, et donner
trois traits de scie, dans le tout, de la manièr'e suivante :
lo Le trait NINP coupe les deux cônes; MN est oblique à I'axe AB,
et NP est perpencliculaire à CF;
2o Dans le plLrs grand des deux morceûux, exécuter un second
trait cle scie RST, cle telle sorte que RS soit oblique à l'axe AO,
mais en coupanl, un seul cône ; ST cst cl'équerre sur I'arête latérale
passant par S;
3o Le troisième trail, cle scie XUV est cléterminé par une paral-
lèle XU à la génératrice E0, et pnr UV, perpendiculaire â SU.
Les différentcs secl.ions planes qu'il est possilrle d'exécuter dtns
un cône se rapportent à ces trois types, que I'on peul caractériser
de la façon suiva.nte:
22& otlÀP lrlt u I I.
I' Secl,ion oblique a l'are coupant les rleux na,pPe$;
2o Section oblique ù l'are coupant ttne seule nappe;
3o Section plane parallèle d la génératrice mëridienne.
On remarquela, en outre, que les sections faites par cfuacun des
traits de scie précéclents, dans les cônes pleins, sont les tnômes,
quelle que soit I'orientttion de I'un de ces cônes clans I'ouverture
correspondante.
S 69. Forme rle laceeliorr failc par le ttnit rle scie RS.
la section faite
S
-dansEnlecxaminant
cône prr RS, nous voyons
que c'est une courbe plane fer-
mée de forme ellipl"ique.
Nous allons établir, pûr un
raisonnemenI analogue àcelui du
para.grapÏre 39, que cette courbe
est en ellet une ellipse, dont le
grand axe est égal au segment
GH détaché sur RS pal les géné-
ratrices méridiennes C0 et OF
(lîs.aq-
Soit ASA' (fg.St) la secl.ion
du cône pirr un plan mériclien,
perpendiculaire au plan sécant,
et CD la ûrace du plan sécanl, sur
le planmériclien. Décrireles deux
cercles de centres O el, O', tan-
gents nux génér'atrices méritlien-
nes et à la trace CD du plan
sécant. Faisons tourner les nréri-
dienncs el, les cercles autour tle I'txu SO. [,es méridiennes engen-
drent un cône, et les ceroles O et O' deux sptrères langentes inté-
rieurement à la tlu cône; le contact a lieu suivant les
surface
circonférences BB' et AA'. Lc plnn sécant, dont la trace est CD,
est perpendiculnire ilux rû)'ons OF et O'F/, et par suite, ce plan
esI tangenI aux sphères aux points F et F/.
Soit IU un point, cle la courbe, et SM Ia génératrice du cône pas-
sant par ce poiul,. Celte génératrico rtncontre ]a circonférence de
contact, aux points L eL L', e[ on a :
MF: ML et l\lF'' : l\lL'
ou MF + MF': [lL + ML/: LL'.
SI'CTION PLANII DU CYLINDITTi. IiLLIPSE. 225

de ses dislances
Quelle que soit la position du point M, Ia somme
io* poiot, b' et F/ àst done toujourségale au se.gment, clélaché par
les ôircolférences de contact sur la génératrice passant ptr ce
point. Or ce segment a évirlemmelt ùne longueur oonstante, Ia
courbe esl donc une elliPse.
Le grand axe CO Oe càtte ellipse est égal à ce segment. itrn elfet,
on û:
DF: DA'
DF,: DB,
CF': 0B
CF: CA
gCD 2A'B' et CD À8.
d'oir -
S 63. Sectlon falte lrar le tralt de scle MN' - IIy-
-
pe"r.trote. En examinant le morceau détaché par le trait de
-
scie MN (/ïç. 80), on observe une courbe plane composée de deux
branches s'évasant graduel-
lement, et, si I'on suppose
les nappes in{inies, les deux
br'anches de la courbe s'éloi-
gnent indéfiniment. Cette
ôourbe a reçu le nom d'hy'
perbole.
-
Représentons la section
méridienne des deux naPPes
coniques opPosées Parle som-
met, ce sont.les deux droites
BSB' et CSC' (fr9.82): soit
AA' la trace du trait de soie
sur ce plan méridien.
Déorire les deux cercles
cle centres O et O' tangents
aux génératrices méridien-
nes et à lir trace AA', eI
soient F et F/ les Points de
contast de ces cercles aves
AA'. Si nous faisons tourner Fig. 88.
les droites méridiennes et les
ceroles autour de OO', les cercles engendrent deux sphères tan-
gentes aux nappes, et les points de contaot sont les circonférences
{3.
226 CHAPITRE II.
DE el, D/E/. ces sphères, cle plus, sonr, rangentes au plan sécant
en F et F-'.
pgit M un point de la courbe; Ia génératr.ice sM prssant par ce
poiut-est tangente en L à la sphèreb, et en L'à rrisptrèr.e b'.0r
on a MF i\{L, conmc tangentes rnenées'd'un môrn'e point à Ia
-
rnêrne sphère. On a pour la môme raison I\lF, _ l\{L,.
On peut clonc émire I\lF'- MF NIL'- ML :lt[,_ D,E. Cette
-
courbe est donc telle que la d,i/férence des distrnrces cle ehrtewt d,e
ses poittts aun deur
Ttoints /î.res F et Irt est eonslnnte.
Les points F gt reçu le nom tle foyers, et les droites joi-
I'onl
gnanl un point de la courbe aux foyers sont lcs ravons uect,:tn,i rfe
ce point.
0ette propriété caractérise I'tr.yperbole.
.J-es
deux de la courbe À e[ a'situés sur. ]a lrace du plan
-poinls
sécan[ sont lcs deux poinl.s ]es plus rapprochés, ce sont les sàm-
rnets; et la droite AA/ a reçu le nom- d'ore tt.ansuerse. La lon-
gueur AA' est égale à D,E. On a en effet :

AF: AD et AF'- AE,,


cl'où AF'- AF: AE/ AD---= [f/ (l);
-
on trouve de nêrne :
ArF
- A,F/: D,E (g).
En ajoutant les égatités (r) et (z) membre à membre, on il :

1HI+3H:DE'+D'E
AA' AA'
ou 2AAn:2DE' ou AA/: DE'.
$ 64. Tracer sur la faee du prisme (f g. go) la circonférence de
cenlre o' tangente ûux génératrices méridiennes et à MN au point
LK est la distance d'un foyer de I'hyperbole au sommet voisin
li;
de la courbc.
sur.le_plus petit morceau détacbé par le trait cle scie MN, mener
on.trait detrusquil Af' (/tg. atl suivânt le grand axe du,rJtunji*.
-représente la rrace du plan mrlridien ,u. t, p"tun
cette droite
sécant, c'est I'axe transverse de I'hyperbole. Marquer les rov.i, Ë
et.F' en portant AF : A'F' : lA diitance KL p.ire sur la fàce du
pIlsm9,
SIiCTtON PLAN II D U CYLINDNli. ILLIPSIi. Z2'I

r{eportel ll clistance AA' ert F'C; ln clifféretlce enlre les rayon's


vec[e urs esL F'C.
Vérifier ce ftil, poLlr un point quelconque B dela courbe : décrire
pOnr Cc'lu de F' cgtxme oentre I'nrC pnssant par B, cet ûrc coupe
I'uxe transvcrseen [J:
I

prentlre une ouvef-


-Ë.:
I

ture de compirs égalc i

ûu rftYon vecteur FB,


it \----
I -----;--';-';ffi
Ia porter sur DA' à
lln' \---:---r -t---'-'-'-1"/t'
| .-" cil i iio
\:,

._ *
-il- fo- ll- -
partir de D, on re-
tornbe sur le point C. f'ft
ii\.r ,/--'-' ------_\
_;ol'--=-
Une vérification ana
7^_.--"'ulI ---\ ii
logue peu[ ôtle faitt:
'Y='---- --- -- ---r- - --- - ---
!L
-\ I

pour tout, autre poinl


I
de la cout'lre. I

S 65. 'r'r'acé de Fis. 83.


l'hyperllole con-
nilissarrt lcs foyers el I'atre transvelse. VérifiCatiOn
précétlenl.e fournit le moyen de tracer I'hypelbolc par points.
-La
Soient F et F/ (frg, B'J) les foyers, et AA'I'axe transverse:
nlirrquer le point C én portanl. AAI en F'C. Avec un rayon quel-
conqire F.'D, cléclire de F et l"' comme centres deux arcs de
cerclcs; puis avec CD comme rûyon, et des foyc'rs comlne oentres'
décrire deux autres arcs qui coupent les premiers aux points B,
G, D', G', qui sont, guatre points appartennnt à I'hyperbole. On
o)rtienclra, cle même, autant dc points qu'il sera nécessaire, et on
Ies joindlil par une cout'be con[inue.
point D doit ôtre pris sur la ligne des centres
RuulnQu.c.
au de]à du point- Le
A, ôar pour que les aros se coupenl,, on doit avoir
FF'< F'D+ CD et FF' > F'D -DC. Ol lir seconcle condition cs[
toujours remplie; la première ne I'est gne si le poinl D est au de]à
cle À. En efÏet, par construclion, on û : FFt-AA' + 2AF, ou AA'
9AF, ou F'C:FF'-2AF', ce qui donne A(l- AF.
-FF'-
0r F'F: F'A + AF, ou F'F: F'A + CA.
Si le point D est au delà de A, on a toujours :

F'A < F/D


et CA < CI)
cl'ott : FF" < F'D+CD.
Zâ8 CIIAPITRE II.
$ 66. lraeé rltull ar.c d'hyperbole,
rlf on mo'vernenf,
contirru, eonrraiscant les rleux fot-ersr ct la dilférence
rles rayo's vecteurs. Soient F et F, (rtg. gq les cleux
- ou différence dei iovons vectcurs.
fovers, et AA/ I'axe trausverse,
_.
Pr'éparer une règle terminée à une extrémité p.r ,nu tôl.e pelcée
d'un æil dont I'axe soit sur le prolongement dri oharnp intérieur';
fixer unepointeau foyer
F. L'æil étant introtluit
dans cel,te poin[e, ]a
règle peut pivoter au-
tour du foyer corume
cenl,re, le charnp inté-
rieur l'ayonne autour
de F.
Attacher àl'extrémité
Fig. 84. B un lil inextensible, le
terminer pilr une boucle
que I'on passe sur une pointc fixée au foyer F', la longueur
mesurée de la boucle à I'extrémil,é tlu {ïl étant telle que I'on ait,
F'B
- BF'- AA'. Si pendanl, que la règle tourne autour de F, une
pointe traçante C l,ient le fil constamment tendu et appliqué contre
la règle, cette poin[e décrit un a,rc d'tryperbole, oar dans ohaque
position la clifférence des rayons vecteurÀ est

- CF': BF - BF - AA'.
CF

$ 67. axes rle symélr.te. - Sur le morceau détaché par le


trait de scie MN tracer des perpendiculaires à l'axe, dans I'une
des branches de I'hyperbole (frg. B3).
Constater que ctracune des coldes perpendiculaires cst divisée
par I'axe en deux parties égales. Ainsi la cordeB'G, est divisée pnr
le point E' en deux parties égales : B'E'- E'G/.
Cor'lctustott. La d,irection de l'aue transuerse partage chaque
-
ùranche en deue parties symétriques,
On peut donc rabatl,re la paltie A'8, sur la partie A,G,,Ies arcs se
confondront.
$ 98. axe iltimtté. Par le milieu O de AA,, élever Ia per-
pend.iculait:uM! (/g. 83),- et faire pftsser des traits de trusquin
parallèles à AA'.
constater que la perpendiculaire ML partage eû deux parties
égales toute corde parallèle à I'axe transverse et limitée à la c-ourbe.
SEClION PLÀNE DU OYI,INON]i. ELtIPSE. 229

Coxcrustow.
- lo La Ttcrpendictilttire MI' partage en deuæ
parties égales toute corde Ttarallale ù l'arc transuerse.
Dono en rabattant lit J-rranche de droite sur celle de gauche
au[our cle ML comme charnière, les tleux arcs se confondent, cettc
perpendicuhire est un seconcl axe de symétlie. 0n lui a donné le
nom d'are illinûté, cnr il ne rencontre aucun point de la coulbe.
$ 69. lDiarnètres. - Si I'on fait passer par le point O une
dloite telle gue B'G limitée ttux points où elle rencontre les arcs
d'hyperbole, il est évident que I'on doit avoir OB':OG'. Il est,
facile de le constater. Ces droites sont des diamètres; I'hyper-
bole cornme I'ellipse a donc un centre 0 situé à I'intersection des
cleux axes.
$ 70. acyrnplotes. - Supposons que le point B e[ son syryé-
trique G s'éloignent incléfiniment sur la branclre de I'hyperbole:
I'angle BOG croit à
mesure que ces
points s'éloignent,
nais il al,teinl, une
valeur limite, lors-
que ces points sont à
I'infini. I
I
Pour trouver cette I
\
limite, considérons I
I
I
Ia {igure 82, et sup- I

posons que le point


M s'éloigne indéfini-
ment sur la branche
AM. Lorsque le point
M sera à I'in{ini, la
génératlice SM sera
parallèle au plan sé-
cant; sinousmenons
par le eentre de I'hy-
perbole une droite a
parallèle à cette gé-
nératrice, cette pa- Fig.85.
rallèIe coupera Ies
branches à des distances infinies du centre. On peut mener ptr le
sommet S deux génératrices parallèles ûu plan sécant, et, par suite,
par le centre de I'hyperbole, faire ptsser deux diamètres gui coupent
230 cIIAPITnE II.
les brarrclres à I'inflni. ces diamètles ont reçu le nom tl'asymptotes.
peut dono dile que les asymplolcs sout deux cliamètr.es-paral-
- _0n
lèles tux génératrices du cône qui sont elles-mômes palnllèies au
plan sécnnt.
Constrttctirtn, des astlmptotes de l'lrypu,ttole olttenue pcn' la
section, Mi\. Représeutons (frg.85) les projecl,ions verticale e[
-
lrorizontale du cône, et soit, I\lN la trace velticale du pian sécant
snpposé perpcncliculaire nu plan vertical dc projection ; les géné-
ratrices parallèles nu plan sécant se projettent suivant SC; S,c,
e[ Scl, S'd'. Rabatl.ons I'angle de ces génératrices sur le plan hori-
zontal, S'vient en S, et I'angle eS,d est égal àl'angle for,nré par
les asymptotes.
Reporter ce[ angle sur Ie morceûu de bois détaché pal le tr.ait de
scie MN, en mettant le sommct au point O (frg. BG) etla bissec-
lrice, selon l'axe transverse AA' ; J.es droites ttB' et CC, sont les
asymptotes de I'hyperbole obtenue par la section NlN.
S 7 | . REMÀRerru. ltrlever ûu sonnet A' une perpr_'ndiculaire A,D
- à I'axe; constater {lue 0D OF,.
Cette relntion est générale,- quelle
que soit Ia tlirection du trnil, de scie
MN (/9.80). Cette remarque fort im-
portantc permel de tracer inrmédia-
lement les asymptotes d'une hyper-
bole dont on connaît l'axe transverse
AA' et les foyers F et, F/ (/ig. tl6).
Prendre une ouverture de compas
égale à 0F' ; de A' comme centre, clé-
crire un arc qui coupe I'axe illimité en
l,); mener par E une palallèle à l'axe
.\A/ et élever en A' une perpendicu-
llire qui coupe ceLte parallèle en D.
La droite 0D est asymptote cle
I'hypelbole. Cette construction est
visiblement une conséquence de Ia
rig. 86.
remarque précédente.
Le l.racé des asymptotes est utile lorsqu'on doit fuire l'épure
d'une branche d'hyperbole, il guicle le dessinateur pour. la forme
générale de la courbe.
S 72. Ruulngun. Réciproque, De la remarque précctddnte nous
tirerons encore une-autre conséguenoe fort utile dans la pratigue.
SItCTIOIi PLANE DU (]Tt,INDIIE. IiLLIPSII. 23I

Si l'on donne seulement I'axe lransverse et les asynrpfotes, il est


t'acile cle trouver les foYers.
supposons en effet que l'on connaissc les as)'mptotes (y'g. 86),
et I'aiô transverse AA': la perpentliculaire A'D à I'axe donne la
longueur OD égalo à la clemi-tlistanco cles foyers' .
S Zg. I'ropi'iété rles sécarrlcs. -
Par le point P de I'hyper-
bote (pg. 86), faire pûsser deux sécantes quelco,n-ques QR el' PV;
constatér quc pour la sécante QR, les segmcnts PII et QS cornpris
entre lt coïrbe et, les asymptotes sont égaux, ct qu'il en est de
mênte des deux segments PV et TU pour la sécante PU allant d'une
branche à I'autre.
COXCTuStOx . sécante quelconque corn'
- Les deur prtt tions cl'wte
prises e.ntre la courbe et ses asymptotes sott't égttles.-
Cette plopriété fournil" le moyen cle tracer une hyperbole tlont
on conniî[ ies asvntptotes e[ un point. Supposons donnés: les
asymptotes BB', Cb,' (/îg.86) et le point P appartenanl à I'hyper-
boie qu'il s'agit de tyaôer ; pnr P m€nor une sécante quelconque Qry;
prund-re QS:PR; S esl, un point do I'lryperbole. on trouvera tle
nrônte nutanl tle points qrr'il sera nécessaire.
$ 24,. rrrrserrl Ôonsidérons une sécante nCWg,87) à une
bràu clre d' hy perliole, suP-
posons quc la sécante
tourne autour de B, cle
fnçon que le point C se
rapproche du point B;
quand la position de la
sécante sera telle que les
points C et B seront con- Fig. 87.
fondus, la sécante n'itul'il
plus qu'un poinl columur nvec la cout'[e, elle sera tangente en B.
Menons les rayons vecleurs des points B et C.
On a, par tlôfinition de I'hvperbole, FC-F'C:FB-F'B(l)j
-
Rabattons FB sur FC, el, F'B sur F'C, les deux longueurs DC
et CE sont égales.
En effet, l'égalité ({) donne :
FC-fr'S:F/C-F'8.
Or: DC:FC--FBetCE-F'C-F'8,
tlonc DC: CE.
232 CITAPITNE II.
cette relation est générale, quelle que soit Ia position du point 0.
._ -Pul
un autre poinl, I pris sur la sécante, nlenons lei parar-
lèles IG à la corde BD, e[ lH à la corde BIi. 0n a,les raliports
égaux suivanls :
CE CB
: CDoo CE CD
cIi: ef cG FH: e-G'
el, comme CD:CE, on a par suite CH- CG.
Quand la sécante tourne autour de B, les cordes BE et BD ten-
dent èr devenir tangentes aux arcs de centres F, et F, et lorsque les
points C et, B sont confondus, les cordes sont, perpencliculrtirês aux
rnyons F'B et FB. Il en est de même cle leurs parallèles IH et IG.
Donc lorsque la sécante passe par cleux points confondus, c'est-à-
dire lorsqu'elle est devenue tangente, les triangles rectangles fornrés
par les perpendiculaires abaissées de I ont I'hypolénuse commune,
et, un côté de I'angle clroil égal, ils sont par suite égaux ; il en
résulte que la tangente est la bissectrice de I'angle formé par les
rayons ve'cteurs du point de contact.
cette propriété fournit un moyen commocle de tracer la tangente
en un point donné.
Proposons-nous dc mener unc tangente en B à I'hyperbole
(/.q. 88).
Joindre BF et BF', porter BF'en BC, joindre CF,; la perpendi-
_
G
culaire BD abaissée de B
/" sur CF est la tangente cle-
,2 mandée.
,r "K---tr Cette construcl,ion est
---=s,çA visiblementlaconséquen-
.=:::-11-- ,/N---\--- ce du principe précéàent.
\: \ S75.Nor.mare.-La
\ normrle en un point, B
\ ' est, la perpendiculaire BN
Fis. &s. @g.88) élevée à la tan-
gente au point de contact.
La normale BN fait également des angles égaux avec le rayon
vecteur BFt et le prolongement BE du second rayon vecteur du
pied B.
En effet, les angles GBE et FBD sont égaux comme opposés par
le sommet, et comme la tangente est bissectrice de I'angle formé
par les rûyons vecteurs, on a angle GBE._ angle DBF,. Or les
233
sllÙTl0N t'LANlt llu cÏLINllHlJ' Dl'Ll!slt'
ilngles cle la normale ilvec les tlireotions Bll et
BF' étant les com-
pi-e'mtntoires de ces angles, il en résulte que l'on a:

angle F'BN: an$Ie NBE'

Appltcl,ttoxs.-Cet|'epropriétédelanormalemontreque
ri;;p; parfaitelrent etaitique est lancé coutre l'5yperbole
ta
strivant clirection cl',rn rnYor vécleur F,B (/ïg'8S) il se r'éfléclrit
passe tou-
strivant une clireclion BE tËlle que son prolongement
jours par I'aul're foYcr^b'.
Les r;rclintions caÎbritiqtres se r'éfléchissent comme les corps
'on
pr.ioitr*unt élastiquer; faire une très utik: application
_peut
preËeà.ntu à Ia construction cles clteminées c1'ap-
de la remarqor
p..t.ttot. O.ilg;fe ln entoure le fover doit être
i-
ilisposée tle façonà clilTuser
9lt*Pit]!:,quî
Agl?Ptl^t M
àilt la pièce ia plus grancle p.artie de
la chaleur produite parla combustion'
On donnc ordinairement à Jtu clte-
minée la forme cl'un prisnre droil
donl, la hase est urt traPèzu BDltO
Qfg. 8e)
La contlluslion û son mÛxlmum
rl'intensité en un point F situé à une
distance de ll0 égnle à la moitié ul-
viron de la largetrr de la ctluclte dc
combustible.
Soit FG tln rayon de chaleur éma-
na.tt du point F, ce rûyolr fail' avec l^ u"':---'-'!!-
lilffir:ïii'i bil ;';d"
;, it u" ''-rrr"
r'é{léchi suivunt Gtl, I'angle de ré-
llexion étant égal L I'angle cl'incide.nce ' Vo

Le rayon GII Passc Par le Polnt rg


symétiique du Point F Par repport
I ng. Lôs rayons réfléchis par la pa- Fis. 8e'
roi DB seroni donc réptltis entre les
à."ii.* FrD et FrB. D; môme, les rayons réfléchis p*r la paroi
EC

sonl.répartis entre FrE -.


et' FrC.
par la pnroi DE
Joignons F,C ei n,g; lesiarlintions réfléc1ies
,ont.?p*rl,ies'enrle F,b et F,C pour lt poltion LM; entre DL' el'
NE, elles vienneni ttoliput les parois DB et EC' et son[
renvoyées
dans Ja pièce, après une sccontle réflexion'
231 CHAPTTRI' II.
Les radiations caloritiques tliltusées apr,ès une seule réflexion
1ero1t clonc réparties oornme si elles émanaient de tlois poiul.s
.{t'.F1, F, syrnétriques de F pnr rapport aux parois, el, eilei sont
limitées par les droites joignant oei points à I'ouver.ture dc la
chenrinée. II en résulLe unc r.épartition-inégale de la chaleur pour
clifférents points de la pièce situés à !a mérne distance ,to tovur.
Bn donnant à ces parois la forrne d'un cvlindre clont la liase
serait un arc d'hypelbole qui au-
lait pour foyers F eL F, (frg. g0),
les ratliations ré{léchies sclaient
réparties comme si elles émanaient
du lbyer. F' de la seconcle branche
d'hyperbole.
On peut trouver par tâtonne-
ments l'épure de cette courbe de la
façon suivante :
Supposons le problème résolu, et
soit BAC la branche cl'hyperbole de
foyers F, F', passant paile sommel,
A e[ les points B et C; on sait trucer
les as1'mptotes OB et 0C (S Tl).
Comme les points R et C sonL rela-
livement éloigntts du sommet A, ou
peut, sans erreur appréciable, ad-
mettrc que la cour,be est tangente en
ccs points à ses asynrptol.es.
Fig. 90. Cela it(tmls,
Lera admis, IeleYel'
reJever sur
SUr Unun pûn-
AF er proronger, érever ." o,i;lili;mlt'1i'.3'f li,i; iÏ,:i,liî
f:* B, faire _passer_ un_e oblique BO, telle que le segment Olt
détaché par l:r perdencliculairè erlevée en Aioit. égilià Ia tlis_
tance oF dy.point o. au fo1'er F. Après quelques essii., on trou-
vera cette crblique qui est unc asymptote, et, bn achèvera le lracé
par le p_rocridé clu p.rragraphe TB pnr; eremple. Le point 0 est le
-on
centre de I'hyperbole, en faisant oF'- oF, a le sôcond foyer Fr.

Hypnnsoloïnns nn nÉvolunon

$ 76. - O' nomme lnlperboloid,e de réuohrtiort à une nnppe


(/ig.gl) la surface engendrée par une branche tl'hvperbole .qËc
IJLI,IPSI'.
SEClION PLAN]J DU CYLINDIII.]. 235

qLli se meut tutour de son are illimité MN comme axe de ro-


tation.
La section nrériclienne d'une telle surface est l'arc cl'hyper-
bole ABC, et toute section perpendiculaire à I'axe est un cercle.
Chacun d:s points de la mér'idienne décrit en effet rrn cercle. 0n
peut clonc confcctionner sur le tour le
solide limité pnr cette surfnce, il sufflt.
pour cela de guider le taillant, cle I'outil
suivant une hyperbole placée dans le
plan pnssant par les pointes.
Le cercle décrit par le sonrmet B esl.
celui clont le iliamètre est le plus petit,
la circonférence décrite par ce point
esl, la gorge de I'hypet'boloide.
CoNsrarÂ.rIoNS.
- Après àr'oir con-
fectionné ce solide, constater que l'on
peut, en tendant un lil et en i'orictttant
convL.nablenrent sur la surface, I'ame-
ner dans unc position GD telle qu'il Fig. 91.
coïncide clans toute son étendue ù\'ec
la nnppe de I'hvperbol,ride. 0e {il fait des angles égaux avec le plan
des cercles AA', BB', CC'.
Pour fïxer la position de la droite GD dans I'espace, relativement
à l'axe MN, on peut I'assujettir à toucher les trois cercles AA', BB'
et CC', ou la supposer en contact avec la circonfére nceBB/, et poser
colnme conclition unique,.qu'elle fasse toujours le môme angle avec
le plan du cerclu BB'. Si norls supposons quela droite ainsi déter-
minée tourne autout' de I'txe l\{N, elle engendrera I'hyperboloïde ir
une. nûppe.
Ln distance de la génératrice à l'axe de rotation est constante,
c'csl, le rayon du cerclc RB'décrit par le poinl E.
0n peuI tlono encore considérer cette surface conme engendrée
par
'lèles
Lme droite GD qui se meut sm" trois circonfére.nces paral'
A,!(, BB', (lC', telles rlue la premièrc et la dernière Ttutssent
auoir même retyot?, celui de la circonférence BBt étant pfus petit
que chu.cr.tn des-d,eut at.t,lres,7xt enelret co?t"tnle ëtant engendree par
îme droite GD, rltti to1rne aulout' d'un aæe NlN, erz restcmt. ù I'a
tnême distance dà cet a:re, et en faiscutt un anqle constant atsec le
plat
- du cercle BB' . que
S i7. Consl.ater I'on peut encore faire coÏncider lu lil avoc
-
236 CHAP ITRE I I.
la surface duns une autre position G,D,, inclinée parrappor,t à
l'axc MN dans un sens 0pp0sé à celui de GD. ces deïx direitirins
se coupent en E sur la gorge, ellcs sont à ln même distance de i\lN,
e[ font]e même angle avec_le plan du cercle BB'. La clirection D,G,
donne par suil.e une seconde génératrice droite.
$ 1q. L'hyperboloïde de rér'olution à une nappe peut donc
coïncider- aveo une droite dans deux directions différentes. Cette
surface est-elle développable? Pour nous en assurer, considérons
deux posilions successives très rapprochées de la droite génére.
trice GD. ces tleux directions ne sont pas parallèles, elles ne se
coupenI pas, e[ cela aussi rapprochées que nous les supposions;
par suil,e, nous ne pouvons détacher de la surlhce un éiément tel
que nous puissions I'appliquer sur un plan sans lui faire subir de
déformntion.
L'hyper.boloïde n'est dono pas développable, et on ne peut con-
^
feclionner cel,te surface que par emboutissage.
Les surfaces eugendrées par des droites, ou surfaces réglées,
qtrel'on ne peul tlévelopper, sont des su,faces gauches,
Aplnclrrox.
- Les vanniers confec-
tionnent des corbeilles qui ont Ia forme
d'hyperboloïdes à une nûppe. Les lra-
guettes_ d'osier ligurent : Lts deux sys-
tèmes de génératrices droites, la gorge,
et, au moins deux des autr.cs cercles pa-
rallèles.
Des bâtonnets de mênre hauteur e[ dc
môme diamètre liés en leur milieu par
une corde dont Ia longueur serait plus
grancle que lu somme de leurs diamètres,
s'étalent suivant unc nflppe d'hypcrbo-
Fis. e?. loide (y'g. 92). Les épiciers disposent pnr-
fois à leur étalage dcs paquets de màca-
roni en leur clonnant cette forme.
S 79. rrypertrotoïrtes à rteux nappes. Si, au lieu de
- de I'axe illi-
firile tourner les deux brnncbes de I'lryperùolc autour
mité, on prend comme axe de rotation I'aæe lransuerse AA, (fo. gJ).
chacune des branches déclit une surface qui n'esl. ni rerniae, rii
limitée, ct qui a reçu_le nom d'fulperbolo'ide à deuæ nappes.
Tout plan perpendiculaire à I'axe transverse coupé ra napne
suivant un cercle; Ies plans contenant cet axe, ou plans rôri-
SICTION PIAN E DU CYLIN DRII. DLIIPSE' 237

diens, coupent chaque nûppe suivanl, des hyperboles ayant


mômes
iÀvu.r h'ei F,. Dani I'Trypertrotoicle ù une nûppe_' les sections mé-
i,i,ii.rn.r sont égalem.ot cles hypcrlloies, mais leurs foyers sont
rÈl*.iir surune iirconférence côncentlique à celle tle la gorge'

I ig. 93.

on peut confectionner sur le tour un des solides de la ligure 93'


il suffii cle prenclre pour guide un clemi-arc d'hYperbole'
i'iiyp.tfroloïde à cleux nappes n'est pns non pi''ts développable;
on I'obtienL par entboutissage. - ., aa.
On trouverait te âiut"Ui.. du disque métallique à découper'
construction
pour emboutirunu ouiotte d'hyperhoioTde, par une
anaiogue à celle du ParagraPhe 36-
j
Appr,rclrro*r. i.-"tïfià"r réfleoteur il employer pour éclnirer
un espflce déterminé, de
grancles
dimensions plus grancles --"f
cue celles du réflecteur, D-"'- I

est une calotte cl'hyperbo ----"'A/ ll l


I
loide ù deux nappes.
Proposons-oori*"',l'é- 3''1---{--------ç{]-fiê -----
:_______J
|

clairerl un tableau dont la \\ll


-----H- t

plus grande dimension, la


I
---_
-'-- ---
diagonale par conséquent,
I

-.Jl
I

soit AB (fg. 9A), Par une t:


lampe placée en F sur la Fig. e{'
nernendiculaire élevée au
ilrililil tfii;";.-supposons le réflecteur terminé par une circon'
F, et à une
iir.nru cle diamètre DiI ayant son centre en arrière de
la puisse pa.ss€I"
àiitouro suffisante pour q'c le verre tle lampe
si I'on
ôn voit-que
Mener les droites Àd nfi qui _un I';
se coupent
"f
p'enrl comme goià, pour- ôonfcctionner la forme
sur laquelle on
238 CH.AP I1RE II.
emboutira le réflectenr I'arc d'lryperbole DGE de foyers F et F',,
passant par les points D et, Il, le réflecteur renvel.ra sur la surface
rr'' lnlrlenu la presque tolnlité cles radiations lumineuses qu'il
recevt'a. Si I'on était obligé
cle placer la lampe plus
Itaut que le milieu du ta-
bleau (y'g. 95), il faudrait
incliner I'axe du réllecteur
de manière que les ravons
réfléclris extrêmes passtnt
par A et, B.
L'épute tle I'trc hyper-
bole DGE se fela en re-
marqnanl, que l'axe trans-
Fig.9i.
verse est égal à la difïé-
rcnce des rayons yecteurs F'D et F'0, et on sait tracer une hyper-
bole connaissnnt I'ue lransverse ct les foyers (S 65).
O'est également cn forme cle calotte d'hy-
B perboloïde
4 à cleux nnppes que cloivent être em-
boutis les r,éflecteurs rles lampes destinées à
I'éclrr irlge cles places publiques
Soil, pnr exemple à éclairer un espace limité
par deux murs d.ont les directions forment
l'angle RLC (/ig. 96), et proposons-nous de
l'éclairer ru moyen cl'un rér'elbère placé en F
au sommet de I'encoignure.
Fig. 96.
Pour tronver la méridienne dc la fonne
qui servira à emboutir Ie r.éflecteur, re]ever
I'angle BAC, mener sa bissectrice, et placer
le point F à une clistance donnée par l'échelle ndoptée pour l'épure.
Déterminer le point D, placé à une distarrce suflisante de F, pour
permettre d'installer I'appareil d'éclairage, et tracer I'arc d'hyper-
bole qui aurail, F pour foyer, D comme sommet, et clont- les
asyrnptotes seraient AB et AC (S 7{). Les racliations lr:nrineuses
selont réfléchies connle si elles émanaient du fover F' de la
seconcle branche.
si les dimensions de I'arc BDC sont telles que, vers les extré-
mités, I'hyperbole puisse être consiclérée sttns eueLrr sensible
0omme se confondan[ avec SeS asyntptotes, on pent admettre que
les rayons réfléchis extrêmes sonI sensiblement clirigés suivant
SECÎION PLANE DU CTLIN DNU. DLLIPSI'. 230

une droite partant clc F'', et coupnnt l'arc DB à I'infini, c'est-à-dire


qu'ils sont parallèles àr i'asvmpiote AB. La totalité de la lurlière
reçue pûr lô réflecteut se'* réparl,ie uniformément dans I'ouve.r-
tule BAC.
Qrrnncl le réflecteur seril constrttit,
nous le disposerons tlc tellc
façôn que les rayons ré{léchis les plus élevés
soient Lorizontaux, la place se trouvera alors
éclair'ée le pl-us uniformément possible, sans
pcrte cl'aucune portion de la lumière reçue
'F"
nnt' le réflecteur.
Si I'on disposait, cle plusieurs appareils cl'é-
grle intensité, trois pùr e,xemple, t'tque I'on
ieuille éclairer une pltce limitée par cles murs
formant un angle tel que nLC Vi'g'97)' on- c
trout'erait l'épùe de la forme par un trncé Fig. 97.

analogue au pi'écédtnt. La cotrrbe mériclienne


mrnift'otc ci'hyperbole dont les asymptotes feraient entre elles un
angle égal au tiers de I'espacc à écloirer'

PÀnlsoln

Secliorr fnile par lo


$ 80.
trait de scie Parallèle à
la génériltrice rlu
cône. Patalrole.
La section faitc
par le trail clc scie
UX (fg.80) est une
cout'be plane ottverte
à une seule brtnclte,
quî s'évase cle Plus en
plus, e[ qui a reçu le
nom de pnralrole.
Soit So (lts. eB)
I'axe révolution, et
cle
SA et SB les généra-
trices situées sur tln
plan contenant I'trxe;
ce pliur éLant Pris Fis. 98.

comme plan de figure,


ASB représente la couPe du cônc pilr un trait qui serait d'équerre
2+0 CHAPITRI: II.
sur le trtit ux (/g.so); la droite cD est I'interscction tle ccs cleux
lrajts. 0n peut, tracer cette droite en trusguinant parnllèlement à
la face antérieure du prisme, e[ à mi-épaissôur.
Tracer, sur le plal de figure, un ôercle cle centre O,(frg.gS)
tangent aux génératrices sa, sB, e[ à I'intersection cD, trale clu
plan sécant sur le plan de fïgure. Faisons tourner autour de
I'axe SO les génératrices el, le cercle méridien.
Les génératrices engendrent le cône, et Ie cercre o,, une sphère
tangente intérieurement à la surface du cône;le conlact, J lieu
suivant le cr,'rcle EII perpendiculaire à I'nxe SO.
Pcndant ce mouvement cle rotarion, le plan sécant dont la lrace
9_st
CD n'a pas bougé, cgmme il est d'équepe sur le plan fle figure,
il est également perpendicu]a_ile au rayon o'F situé tlans ce plon,
et, par suite, il est tangent à la sphère de centre o', e[ le point de
contacb est F.
Le prolongement du diamètre EII de la circonférence de contact.
situé sur le plan cle-ligure, coupe I'intersection 0D ru point G, et j
comrne cD est parallèle à sA, il en rêsulte que le triangle HCG est
isocèle, et par suite CG: CH.
Par ce poinl, G,_situ-é dirns le pian sécant, nener dans ce plan la
perpendiculaire GN à GD. La droitc GN est I'interseclion dl plan
séoant et du plnn contenant le cercle de contact.
point quelconque M de la courbe résultant de la secr.ion,
!91t.un
et SM Ia génératrice clu cône passanl, par ce point.
Mener rlans le plan sécant IIL parallèle- à cD, et MF droite
joignant M au-point de tangence F. La génératrice sM coupe Ia
circonférence de contact au point K, et en cc point elle est tangente
à la sphère 0'. On a donc MF 146.
considérons drns I'espace -la droite ML appartenant au plan
sécant, etla droite sa, génératrice située dans re plan tle figurc.
ces cleux clroites sont parnllèles entre elles, comme étanl, chJcune
parallèle à I'intersection cD, il en résulte que le plan déterminé
par ccs para)lèles contient la génératrice sM, et qull coupe Ie plan
du ccrcle de contact suivant,la droite Lltr, qui rencontre en Il ce
cercle, el, la génératrice.
Les tritngles sEK et MK[, sonl semblables; comme on a sll
: sl( (génératrice du cône sEI{H), ii en résulte qne |on a égalc-
nrcn[ ML -: I\{K; or on a vu plus haut que MI(
- [IF, du
MF--, ML. c'est-à-dire que le point M esl à égale clistrnce
clonc on a
poi't F
et de la droite GN.
stic'n0N I'1,ÀNE DU cYLlNDRll. llILIl'stt. 2+l
Cr-'tte plopriété caracl.érise la parabole; le point F a rcçu le nom
de foyer; la droite GN celui cle directlice. On peul clonc délinir ia
palirlrole une corn'be plcme d,ont tous les points sont à égale disl'ance
d,'un Ttoitt,t f.æe nomnù foyer, et d,'une d,roite fiee.nontnûe dù'ectrice.
$ 81. Rou.tuQur. - Lc point C de la courbe situé sur la tlroite GD
est le plus rapploché de la directricc, c'est le sommet de la coulbe;
les deux tangentes C[I et CF sont égaies, et par suite CF: CG
$ 89. axe. - Le morceau détnché du prisme (fig.80), par le
trait cle scie UX, est représenté (y'g.99).
Le trail de lrusquin GD, mené au milieu
de la coupe, est I'intersection du plan
sécant et du phn de figure; la distance
CF : CG est donnée par l'épure faite
strr lr face du prisme (/ig. 8q; ln droite
n* 4'fquerre sur GD est lil directrice.
Consl,ater qu'unc cortle MM' d'équerre
sur GD est palttgée par cette droite err
deux parties égales, M'P: PM.
En effet, à toul. poinl. M de la conrbe,
situé surla génératrice SM (/9.98), cor-
respond un autre point N['situé sur ]a
génératrice SMt, symétriquc cle Ia.précé- Fig. 99.
denl.o par r&pporl, au plau de figule. La
droite tD est donc I'axe de symétrie de la courbe; on nornme cette
droite axe de la parabolo.
Donc, l'ate cl'une parabole la partage en deuæ parties égales,
superposables et systématiguement placées.
S 83. Rn:iurnQul:. La clemi-corde F0 Uig.S'J) passant ptr le
- c'est-à-dire au double de la distance du
foyer est égirle à FG,
lbver ru sommet de la parabole.
$ 84. Diuuètrr'es. La pat'abole s'évasant de plus en plus,
-il est impossible
sans jamais se feruter, de ma.r'quer un point tel
que toutes les cordes mettées par ce point soient divisées en deux
parties égales; la parabole n'a dono pas cle centre.
Toutefois, si I'on mène des corcles CD, C'D', C//D/'.,, (ft7,100)
parallèles entt'c elles, et de tlilection quelconque, 0n constate que
les milieux K, It', K'/... de ces cordes sont stlr une droite AB pa-
rallèle à I'axe.
Les droites telles que AB jouissent d'une des propriétés que
nous evons reconnqes aLl{ tliantètres de I'ellipse et de I'hyperbole,
1',r
242 cHAptTRD rr,
pour cette raison, on les nomme aussi diamètres, mû,is ils sont tous
parallèles entre eux, et parallèles à I'axe.
$ 85. Allr,rcÀTroN. cette propriété permet de trouver I'axe tl'une
-
parabole décrite. Mener deux cordes parallèles guerconques AB, cD

K D

Fig. 100. Fig.10t.


(fg. t}t); joindre leurs milieux G, F; Ia droite GF est un dia_
rnèlre. Mener une corde quelconque KL per.pendiculaire à ce dia-
rnètre, et, élever la pelpendiculaire l\lN
au milieu dc ItL; MN eit I'axe de la pa_
raliole.
S 86. nraeé rte ta parabolo
corrntilsûn1 Ia rlirectrice BC r:a
re foyer n (/îg. l0Z). _ Fixer une
règle dont le champ soit à I'affleure_
ment de la directrice, et planter une
pointe au foyer F; bouclerun {il flexible,
passer la pointe dans la boucle, et atta-
cher I'autre bout du fil à l,extrémité D
de la lame de l'équerre, en donnant au
lil la longueur exàcte de la larne.
Au moyen d'une pointe traçante E,
Fis.
\
r02. appliquée^contre la lame de l'Ëquerue,
forcer le {il à se tentlre en formaït uné
é1,?'P.F pendant.que l'é_querre glisse lelongde I" ,,èd; Bô;
lisi:.biif
la pointe décrit une parabole. En elÏet, le fil étaÀt egal àïn, ia
SECTION PLANIT DU CYLIN.DRI!. ELLIPSE. ?T}
partieBF- a toujours même longueur que G/!1, cha.{ug p_oint de Ia
ôourbe tracée cst à la mÔtne tliitance ilu foyer et, dc Ia directrice'
Ce tr.ncé montre pourqrroi on a clonné le nom de directrice à la
droitc BC.
S 87. Tlacé pnr profurrs (fg.103). - I[gnt-t'-par
le foyerF,
.,në prtpundiculaire MN à BC'; ôette perpendiculaire est I'axe de
la p,lrabole.
Èn ,tn point G de I'axe élever utle perpendicu laire, et du point F
comme céntre, avec une ouverture cle t
compils égale à GM,. clér:rire ,luu* ottt Bl
cle côrcle qui coupent la pelpendiculaire I
aux points E et E/. Ct's points appartien- rrf
ruent à la oourbe, car la perpendiculaire I
EH à Ia directrice BC esl. palallèle à I
I'axe, et elle esl égale à NlG, le point ltr |
est donc à égale tlistance clu foyer F et nof
cle la clirectrice BC. I

La tlroite IIF' est le rayon vecteur tle I


la parabole. I

Quanct on ùurû dételminé de cette I


mnnière un nombre suffisant tle points, cl
on les joinilra pûr une courbe con- Fig. ltl3.
tinue.
RrimnQun.- Le sommet À est clonné en nl&rquillt le milieu de MF.
.Pour que le cercle décrit clu point F' contnte centre, avec MG
pcnr IflJ,olt, doupe la perpencliculuire ulettée par I.e poinI G, il fnut
loe nc toit o,ôindrc que Je 1ay91, et,. pour cela,point il faut que 1e
point G soit plus éloigng a. la-dir.ectrice.que le A, et tlu
tênlu côté. Les pet'pencliculaîres à I'irxe cloivent tlonc êlre tracées
au clelàr du point A, dans Ia direction AN.
S 8S. Coi.tlc tDcrpen.liculaire à
I'are. Voici une aUtre
-
propriété caractéristique dc lt parabole :
' d',,,, point quelconque D fle la courlte, aliaisser la perpendicu-
laire DE sur I'axe; joinclre le point D au sommel. A, et.mener
en D la pelpenclicrrlrriie DK à Æ t/itl. 104). Le triangle reetangle
ADI( donne la relation :

D!12:AEXIiK.
constater que IiIl 2LF /rAF LAL, Cette relation est
- - -
indépenilonte tle la position du point D, et on peut l'énoncer ainsi :
214 CHAP ITRE I I;

Une d,emi-aorde DE perpend,iculaire à l'aue, quel que soit le


point D, est moyenne proportionnelle entre Ia partie AE de l'axe
et le doultle de la distance du foyer ù la dtrectricc, ou le qwtd,ru,ple
de la distance du sommet de
la courlte ù la direclrice ou
au foyer.
$ 89. Alluc.{rroN.
- Cette
propriété de la parabole [our-
nit le moyen de tracer la
conrlre connaissaut I'axe AK,
- lesommet A, et un point quel-
conque D.
Pour cela, mener la droite
AD, élever en D la perpendi-
culaire DI(, prenclre le quarl,
dc lIK, et le porter sur I'axe
cleAenF,etdeAenL.On
obtient ainsi la directrice et
Fig. l0t.
le fover.
ApprruuoNs. Les arcades el. les berceaux surhaussés gui ont
-
une grnnde charge à supporter, surtout si cette charge agi[ sur
la clef, sont plus solicles lorsqu'on
donne au cintre la fornre pare-
bolique.
Un corps lancé suivant une cli-
rection oblique, la balle cl'un fusil,
une bombe, parcourrnient cles pa-
rnboles, si I'air n'opposait aucune
résistance au mouvement.
$ 90. trûrrÉrent On sait
que la trngente à une courbe cst
une droite qui touche la courbe en
un point, et que le point de con-
tlct, es[ le seul point commun à ]a
droite eû à la courbe.
Fig. 105. Soit C (/i.9. Laq le point de
contact; pnr le point C mener CD
perpendiculaile à la directrice, et par conséquenI paral]èlu à l'&xe,
joindre DF e[ parle point C mr:ner Ia perpendicu]aire RS à DF;
IIS est tangente en C à la prurabole.
SDCTION PI,ÂNE DU CYLINDND. DI,I,II'SD. %LV;'

Le triangle DCF esl isocèle, car le point C étant situé strr la


cout'be on a0F- CD; RS est par suite perpendiculaire au ntilieu
de DF, el, tous ses points sont à égale distance des points D et F.
Or tout point C, de RS autre que C ne saurait appartenir à la
courbe; pour nous en rendre compte joignons C,F et C,D; on ir
C,F: C,D, et, coûtme C,D est oblique sur la directrice, il en
r'ésulte que C, est plus éloigné du foyer que de la clirectrice, par
suite le point C, n'appartienl pas à la parabole. On obliendra dono
la tangente crn C pnr la constructiorr snivanle :
Du poi,nt C a()aisser la perpendicttla,ire CD sr.rr Ia directrice,
joindre DF, ef ftiire passer p,ar le point C la Tterpendi.culaire RS
d DF; RS est la tangente cherchée.
Roulnçurs. {o Les angles RCD et RCF sont, égaux, car Ia
perpendiculaire- abaissée du sommet d'un triangle isocèle sur Ia
lrase est bissectlice de I'angle au sommet. De là résulte que la ta,n-
gente CR en znz point C de la parabole fait des angles égaun auec
le ratlon uecteut'FC ef le dia,rnètt"e qui pussent par ce point.
2' Soil, R le point oir h tangente RS coupe I'axe; le lriangle RFC
est isocèle, et par suiLe RF: FC.
Aliaisser du point C la perpendiculailc CP sur l'axe, la distance RP
est dite sous-tangente.
Or EP : CD: CF, clonc EP
- RF. I\{ais nous sirvons que AE
= AF, par suite, si nous retranchons des cleLrx longueurs égales RF
ct ItrP deux autres longueurs égalc's AE et AF, les restes sonl
égnux., et on il :
RF-AFouRA:EP-EAouAP.
On peut clonc dire que la sous-tangente est pa,rtagée par le
sommet en deun parties égales.
De là un nouvcau procéclé pour tracer la tangente au point C :
Abaisser la perpencliculaire CP, et porter lrP en, LII1, joindre RC.
S 91. Normale. - La normale est perpencliculaire à la tan.
genl.e et au point de contaet,.
Soit (y'g. 105) CN la nornale au point C, e[ N son intersection
avec I'axe. Mener CD parallèle àl'axe, joinclre DF; DF et. CN sont
parallèles comme étant toutes tleux perpendiculaires à RS, prr
suite la figure CDFN cst un parallélogramme, et on a :
FN : CD: CF BP.
Des dcux longueurs
-
égalcs PN et EP retrancbons FP, on a:
Fi\ FP ou PN: EP FP ou EF.
- - t&.
216 ClIÀPITRE TI.
Lir dislance PN est dite sous-normale, on peut donc énoncer ln
propriété suivante:
La sous-normale est constante et égale à Ia disttmce d,u foyer à
la directrice,
De là lc procédé suivant, pour mener la normale cn uu point C :
Altaisser lct Tterpend,iculaire CP, Ttot'tcr
en PN la dîstance du, foyer F à ta d,irec-
trice, et joinclreNC.
RnulnQuo.
- L'angle FCN que lt nor-
male Cli fail, avcc le rayon vectcur FC est
le complément cle I'angle FCR que fait lt
tangente avec le mêtne rayon vecteur;
I'angle NCL de la normale ilvec le tlia-
nrèl.re CL esl, également le cornplément
tle I'nn-le SCL cle la tangente avec 0e
môme cliamètre.
Or on sait que I'angle FCR: I'angle
LCS, il en t'ésulle quc les angles FCN
ct, NCL sonl, égaux, el, quc par suite:
Fig. 100.
La norntale an lltoin,t C fait d,es angles
égaur atsec le rayon ucctettr CF et le d,iamctt'e CL.
Aplr,rc,tuoN.
- Cette pro-
priété r1,: Ja normnle fait voir
clue touI col'ps par'laitemenl,
élnstique, lnncé du foyer con-
tre un point quelconque de
I'arc tltt la palabole, se réflé-
chit parallèlement à I'axe.
Si nous supposons ullc
source de chaleur ou de lu-
rnrère placée tu fol'er (frg , 100)
d'une palabole, les rayons ca-
lorifiques ou lumineux qui
vienclront frapper Ia courbe
seront tous réfléchis parallè-
lement à I'axe.
$ 92. Pnonur:ntis. I. Par
utt poittt Q situri ltors- de la
Fig. 107.

paraltole (/îg. l(17) rnener une tangente ù la courÙe,


Du point Q corume centre, avec QF pour r&yon, déclire un arc
SDCTION PLANI' DU CTLINDND. BLLIPSN. 2&-I

rlecerclc qui coupe la directrice aux points I\{ e!S/. Joinclre MF eL

[t'F-, nbniiser de Q les perpendicttlnires QSel, QS'strr illF etM'F;


par M et 1\{' faire pnssei aés parallèlcs à i'axe; les poirrts tl'inler-
scction C et C' soni l.s contaeis des tangentes QS et QS'.
Cette constr.uction esl visiblemcn[ uue conséquence de la pro-
pliété établie ftu pftrûgraphe 00.
Du point Q on peut mener cleux tangentes. -
:- Tracer, paral'lèlement à. une droite donnée RR', une tan'
III.
gente ù la parabole
" (/ig.l07).
Abaisser tlu foyel F une perpcndiculaire FI\l strr llR', puis
rilever une perpencli-
culaire QS au milieu
clc MF.
S 93. Raccorrl
obteriu lrar rtrl
nrc rle lmralrole.
Décrire une ptra-
-
bole, et mener deux A
tangentes QC et QC'
(/9. 108); lracer la
corde des contacts
CC', soit ED une tan-
geute quelconque.
Porter CD en QD,,
et joindre D,ltr; con-
strter quc DrE est Fig. 10S.
parallèle à CC'.
De cette constatation nous tirons la conclusion suivante:

QD, ,-
Qd - -QE
Qg'
quc nous pouvons énoncer ainsi:
Les poittts d,'it'rtersectiott, D et E partagmt les tanqentes QC et
Q0'cru segments ytrrtytor(,ïonnels inuersement placés par rapport
au point Q.
Proposons-nous tle rl.ccorder par un or0 de parabole les detrx
tlircctrices concourûntes QC et QC/ (fig. lO9) :
Portirgel lcs distances QC et QC' en ull rnômc nonbfe cle palties
égales, cinq par exemplc, et numéroter les points de division cle
2{8 THAPITRE I I.
I'une à partir clu sornmet, et cle l'autre à paltir du raccord;joinclre
les points portant le rnême numér0.
Toutes les tlroites ainsi tracées seront tangenles à I'arc de
parabole, et chaque contact se lrouveril nu milieu do la por.tion de
tangente comprise en-
Ire les tangentes voi-
sines. On aura ainsi
autant de points de la
courbe qu'on voudra, et
rle plus, en clracun cle
f)< -
ces poirrts une Ia.ngentc
r'(. qui servira de limite, il
âr{ sera donc très facile de
lracer Ia coulbe.
Alpltclrrotvs. Ce
ra ccorcl pr'ésenteI'tvan-
ttge cle ne pûs offrir cle
blusque chitngement
Fig. 109. de direction, la cour-
bure variant gracluel-
lentent du somnret aux points cle raccordernent.
Les cinlres constituent de véritables raccorclemcnts opér'és entre
deux pietls-droits, au mo\/cn cl'une courbe. Quancl lcs pieds-droits
onl. même hruuteur, on emploie un clemi-cercle, ou unc moitié
d'ellipse donnéc par le grand are si Ie cintre es[ surhaussé, et par
le petit, s'il est sulllaissé. Qulntl les pieds-tlroits son[ inôgtux ct
parallèles, on se sert pour I'alc rampant d'une demi-ellipse donnée
par deux diamètres conjugués, mais si les piecis-droits ne sont ni
égarrx ni parallèles, le raccordement se fait suivant un arc de para-
bole tracé comrne il vienl, d'être indiqué ci-clessus.

Plrunoroinu

$94.- Une parabole qui tourne autour de son axe (1o. {t0)
cngendre une surface qui n'es[ ni fermée, ni linritéc, qu'on nomrne
p arabolo'ide de ré oolution.
La oourbe méridienne est une parabole, e[ toute section perpen-
diculaire à I'axe esl, une circonférence. On pcut tourncr lc solitle
limité par cette surface, on emploiera comme cherclre un gabari
clécoupé suir'ant lu parabole méridienne .
SIiCTI.ON PLAND DU CYTINDRIT. IILLIPSD' 2h9

Le meiileur réflecteur à employer pour concell-


ApplrclrroNs. -
trer les railiations rorninror.s ou calori{iques
envoyées par Ie soleii
cst u'e calol.te au p*rufroloTcle. ll est éviclent, d'aprls ce-qui a.été
étaur patll.lè.les' doivent se
;î;;;;6nphr AO,'que ces ratiitttions
dirigé suivant ces
foyrr, Ioisque I'axe du réflecteur est,
'ànËJrir""o
radiations.
confectionner ce réflecicur avec une feuille
métallique, on
Pour
Dourrrr I'embotttir sur Ie toul itu moyen tl'une
i'orrnu, ou i'emboutir tru trtartea.u, en s'aidant
tl'une cherche qui soit taillée suivant la Parabole
méridienne.
Don* les clcttx cfts' on plrtiln cl'rrn tlisque
clc

du palalroloÏde' Le rayott
,orf,r'r, égale à celle
àà *t clis[ue sera obtenu comme 0n
l'a indiqu6
nr'écéclemnrent. (Yoîr $ 36')
'';;..o;ton t.ùt f.iie apercevoir do loin un
que liu
ri;;;i-iit;in*u*, il faut l'éàlairer de faço-nespitc.'
un grand
i;?;ï;t; ne soit pas diffusée sur poutvue tl'ttn
Fig. 111).

On se sert pour cela cl'uue lanternc


r*e,,ple, pour les lanternes
;édri;;;-p*,"rroro1àe. c'est le c*s, pur c]es trains' il suffit
placées à l'tvan[ ,irr lorototives oir à I'trrièrc
par les empl-rvés cte la voie, La
lampe
Ëii;Ë,is*t;;ii ;p*i.,
Ëil; ;ffé. uo ro ài',io"' ù" ur'. l., s'*v:: : :ïplus
v e ctc
ÏtÏÎintense
:::' :il^ir1
qu'elle
:iiiliffi;- i.q,i.i'r-luÀiert est .beauôoup
suivant un
;';i;;;if si te- réflecreur l'éparpilluit r -L,r
cône.
les
Les ondes sonores ss réfléchissent commeper-
rotpt parfaitement élasliques.; .lorsqu'on vettt
cevoir des ,on, J *,:onaà distance'
on adapte .à
dont le
l'oreille un cornel, il' fottu parnbolique
du
pris à une très petitc tlistance
fover cloit êtte sec-
faire une
..I"*tL-C'est pàr ce I'o'er qu'il faul' I'orifice de
fornrer
ffi;;il,air,irnir. il lhxc pour
ôontre I'oreille' Les vi'
l'instrument qr-rt,;app)iqoe
source très éloi-
brations sonol'es Aninnai't d'une ceiles
pirrallèles;
enée peuvent Ôtle regardées comme
io. po,àis tlu coruet sonL réfléchies vcrs
Ëiitï;;;i -concluit'
auclitif' et le son es[
perçu Fis. lll.
t', tovoi', rlans le
plus facilem.tll,..
façonnrrs suivant rles
[,t's porte-\'otx troivent ôtr.e .garement
250 CHAPIIRI! III.
paraboloïdes révolul.ion, mais les vibrations érniscs pal'la voix
d-e
étant lancécs clans toutes les directions, il fhut fair.e préôéder le pa-
raboloïde d'un eliipsoïde, de telle manière que le foyer F (/îg.
-et lil)
-4u llprenrière s_urfac,e
1it pour {oyer celui de ln sôcondô, qué
I'orifice où I'on doit appliquerla bouche se troure placé à I'auire
foyer F' de I'ellipsoïde. Les vibrations émanant clo Ft se ré{léclrirolt
sur les parois de I'ellipsoiile, passcfont par Ie foyer F, s'y cr.oise-
ront pour aller frapper les parois du paraboloitle; clles seront
renvoyées suivan[ des clirections parallè]r,s à I'axe du porte-voix.
si I'on n'employai!, que Ie paraboloïcle, eI si I'on suppose I'orifice
buccal en lT' les vibrations parties de F qui ne frappéraienl,pas les
parois du cornet seraient diffusées selon un cône, ât tieu cle l'ôtre
suiv.rnt un cylindre. La voix porl.erait moins loin.

CHAPITRE III
COUBBES USUELLES

Ovem
95. L'ounle cst une courbe plane fernrée ayant deux axes
S
- de symétrie,dont lo forrne
i
se rapproche de celle de
.4 .".,.-""-:;-1\l
,/ i,O,
I'ellipse, mais qui ftrit
i ,"lj.r moins Ir pointe vers cha-
que sonmel, e[ qui est
cornposée cl'arcs cle cercle
a1'tnl, des ct,ntres clilfé-
lents.
,{g 'I\.acer une ouale dont
on connaît Ie grand are
AA/ ct le petit aæe RR,
(/ig. ttz). AB ;
portt'r 0A -Joindre
en OM sur le
'tô' pr.olongement tlu petit
axe, BM est la différcnce
Fig. 112.
des deux demi-axes; re-
porter Bl[ en BC, et ôlever au milieu I cltr AC Ia perpendiculaire ED
CO I.J RB ES USU IT LLES. 251

qui coupe le tlemi-grand axe en D, et le prolongement, du derni-petit


n*u rnb,, centt'ei,les ill'cs composanl, I'ovale. Du point D comme
cenlre, avcc AD poul rayon, rlécrire I'arc AE; et cle Ot commc
centre, avec ltrQr pour.njon, décrircl'arc BB qui passe parle som-
rncl, du petit axô. Achevel'le tracé comme sut'la Iig-ur.e'
- Ilcprésentons ltt longueur
Dtltrtoxstn.tTl0r\. du demi-grantl
ilxe par a, et celle du tlemi-petit axe par ô; il fau[ démontrcr que
BO, : Q,S'
Les triailgles rectangles A0B, AID, BI0, et D00,- sont senl-
blables; leurs côtés hbmologues sonl propoltionnels, on peu[
donc écrire les lapports suivants :

AD:AlJ><# (l);
*l:1, cl'oir

DO, n Af) : x !-EAI'j


ffi:'T,- d'oir D0, AB (2);

Bo, ou Do, *AD-on[#+={] trl;


BI J.\
91-- H, aB x -f (4).
ABb' d'otr Bo,
-
Pour tlémontrer que EO, B0r,
- il suffit de prouver que I'ou a
d'rprès lus égalités (3) et (a) :
BI-$-d.
I
b- a b

ou, en mull.ipliant les deux memlires de cette dernière égalité par Ô,

que

BI: (Ai ><


*) *
(o
- ÀD)
(5).

Ct'
252 CIIÀt,tTtru 1il.
Dans l'égalité (5) remplaçons B[, AI, AD, par leurs valeurs en
fonction de a et ô, on a les égalités suivantes :

\E+û!-
t/nz + - tl.
æ lt/ rtz + tt
-fct t

/+
za(a'z +b'z
- &l/a, +b, - (a - Ul-l/., + o, - (a- b)J b
*2o'-/e' +t)'l/a+b' --ç"- t));
za /ffi - zaz
-l/,1, + -
bt (a
-a)] [(" + ô) - V r, + t,');
za1@ -zaz -/a+ o, ("*û) - cf + b.À
- a2
- bz

+/a,+Fkr-b);
Za(a'tr 6'-2az
-2rt/n, + O,
-.2a2 (T).
L'identité (7) montre que, quelle que soit la valeul relativc des
axes, la construction indiquée clonnetoujours Il01
-BOi.
Les arcs de cercle cotrrposant I'ova]e se raccortlent entle eux,
leuts points de contact et leurs centres sont en ligne droite, ton-
tefois cetle courbe. est moins grar;ieuse que l'ellipse ayant les
mêmes axes. La succession d'arcs don[ les rayons sont trùs diffé-
rents les uns des autres procluit aux points cle raccordement uu
brusque changement de courliure qui ne srtisl'ail pas l'æil. Dnns
I'eliipse, la courbure augmente graduellemeuI du soÀrnret du grantl
axe au sommet du petit ûxe, ce qui lui donne un aspect de conti-
nuité que ne présente pas I'ovale. Le tlacé précérlent convient
lorsque les axes ne sont pas tr'ès différents I'un de I'autre, lorsque
leur rapport ne dépasse pas trois quarts par exenrple; plus I'ovilc
est allongée, plus les rayons des aros sont disproporl,ionnés, eù
plus le jarret s'accentue au raccordenrent.
Apllrcrrror.rs. on substitue souvent, dans les applications
usuelles, I'ovale -à I'ellipse à cause de la facilité de son-iracé. Les
æils-cle-bæuf, Ies cuviers, les Lal-rles, se font otales; cel.te courbe
es[ aussi fréquemnrent emplovée dans les nrotifs de serrurerie
ornementalc eb dans la décoralion.
on donne aux cintres surbaissés ou surhaussés la frlrme d'une
demi-ovale ou anse de panier, ces cintres exercent sur les pieds-
clroits une poussée plus grancle que les voûtes à fornle elliplique.
on les préfère cependant dans les cas oir I'ellipse présente gue\ue
c0unbns usu ELLlts. 253

inconvônient. 0n remilrquerù (fg.l{9) que I'ovale a une_plus


grande surface que I'ellipse ayànt les mêmes ilxes' attssi l'em-
[loir-t-on pour les nrches de pônt; il importe en.efÏet de ]aisser
à
i'écoulement cles eaux la plus grande section possible, la forme en
anse de panier, présentant plus d'espace que I'ellipse, lui esl, pré-
férée. Il ôst égalônrent plus Îacile de tracer ln fonne des voussoirs
et de clisposel' les joinis suivant des normales à la courbe d'in-
traclos ; ,ô, norm;rles sont données par le s rayons des arcs de cerole
constituant la cotrbe.
être ern-
S 96. Anse rle 1rilnier.. Le tracé préoéclent-peut
-il tlonue,
ptôj'O clans tous les cas, mais ilvons-ll.ous dit, tlne courbe
ped gracieuse lorsque les axes sont disploportionnés. On évil"e cet
incoivénienl en folmlnt la cout'be a\rcc un plus gtnnd nombre
tl'arcs, dont les rayons présentent clcs différences d'autanl rnoins
flccusées qu'ils sonl plus nombreux, les jarrets aux points tle rac-
colclemeni sont moiÀs sensibles. On y parvient en s'elforçant de
se lil.pproclter d'une ctemi-ellipse. C'est, ainsi que I'on trace tles
iùnses de panier à 3, 5, 7, I et même l'l centres.
Alse rle lranir:r'à s cellres(/ig,ll3). - Cette courbe
convient lorsque la montée OB n'est pas inférieure ftux trois quarts
A,\'.
de I't-ruverture
Dé6ire une demi-circonférence de diamètre AA'; la tliviser en
trois parties égales; joindre A'c,
eb, bdet dA, cO et dO. Par le sont'
mel B de la montée, tracer BD Pa-
rnllèle d bd, e[ BC parnllèle à' bc,
el, par les points D et C, mener des
parallèles à r/O et à c0; les Points
O,, 0r, O, sontles centres des arcs
AD, ll0 et CA' constituantla corrrbe.
Les arcs se rar:cortlcnt, carles trian-
gles OAd, et OA'c sont équilaté-
raux, il en esl, de même des trian- F'ig'
gles O,DA et A'CO, qui leur sont
icmlrlablcsl les lriangles cob eI ôod sont isocèles et égaux, il en
est de nrôme tles triangles CO,B et BOrD.
Ârrse rte lrarnier' à 6 eerrlres (/ig. lllr).- Lorsque la
monl"ée est, complise entre troisqulrts et deux tiers de I'ouver-
turc, on trace I'attse de panier à 5 centres par un procédé ana-
loque. Soit AA'llouverture et 0B la montée.
T5
2i& CHAPITNI' III.
Démire une rlemi-circonférence sur AA/ comme diamèlre, et la
partrger en 5 parties égales i V, d, c, e, points de division), mener
les rayons aboutissant à ces points, et tracer les corcles Af, f,l, db,..;
marquer sur I'arôte d'une règJe MK derni-grancl axe, et MI-,
-
axe; déplacer les points K et L sur les axes, e[ cher-
-demi-pctit
cher la position cle la règle telle que lepoint M soit sur la corcle /A.
Ce poinl. appartient à I'ellipse ayanl. les môrnes axes que I'anse de
prrnier (S 45). Par le point M ainsi déter.nriné, faire passer la pa-
rallèle MO, au ravon fO, le point O, est, un des cenlres cherchès;

Fig.

tracm ensuite MD parallèle à f/, puis BD parallèlo à ôd; pnr le


point d'intersection D de ces deux parallèles failo passer- DO,
parallèle ou ra.yon od; O, et O, sont deux autr.es ccntres; lcÀ
centres 0o et Ou se cléterminent comme O, et, 02. ll est facile cle
se rendre compte quc les arcs dont les centres viennent d'èl.re
ainsi détcrrninés se raccordcnt : les tliangles construits poul rlou-
1'0r ces cenlres sotrI isocèles, comme sembla]lles nux lrianglcs
formés par lns corcles et les fa\:ons menés dans le demi-cclcle do
rliarnètre ,,\A', par suite on a : O,A- O,l[; Orlf :OrD; Orl)
10*[J, e[ les points cle r.accorcl sont sur lcs clroites passantDar
lcs ccrr I res
COURBES USUEI,LIiS, 2tt5

Àrrso rle Parrler à?, fs. trô).


- Pltrs
la
rrontée est réduite, et plus ultiplier les arcs, la
courbe finale se
ra pprochant, da-
virntage de l'ellip-
se. Le lracé est le
môrue : le point M
situé sur la corcle
Ac est tlél.erminé
comme il a été in-
diqué ci-dessus, il L =a,.

]'el- 4'
-,'aro t
appartien[ à
lipse dontles tlemi-
nxes sont OA et
OB; par M mener
une palailèle à cd,
cl, rnûrquer sur
cette parallèle le
point N aPPat'te-
nant àI'ellipre, Puis
par N et pal B me-
iel des patnllèles
à de et fb, rlui se
coupent en P; Par
les points r\1, N et P
mener dos Paral- l 15.
lèles auK rilYons
Oc, od, oc, les intersections 01, J2, OB, 04 dc ces rûyons donnent
les centt'es des arcs. On olitiendrait de même cles anses de panier
à 9, ll ccntres.

Cvctoions

S 97.- On nontrle cucloide la courbe plane engendrée par un


point d'unc circonfér'ence qtri roule- sans glissement sur une droite.
Ainsi, pnr exemple, en suivant des I'eux- un point nrarqué sul le
cer.clc tl'dne roue,le voiture, on I'oiI qu'il tlécrit une courlte non
fermée, indéfinie, qui présente, cbaqtte fois que le repèrc louche
le sol, un point cle icbrnussemettt; cette cout'be cst une cycloide.
On peuf trtcer une cycloÏile d'un uloLl\tenent continu au m6yen
2i6 CNAPIlRE III.
de I'instrunrenl (fig. ul,6) conrposé d'un disque circulaire avec
gor$e à double chanfrein, monté sLrr un tourillon à poignée p.
En faisant rouler ce disque sur une r'ùgle directrice, le irottement
qui s'exerce conlre
les arètes dc la règle
et les faces clelagorge
empôche Ie glisse-
L menl.Munirleclisque
d'une lame élastique
L portant une pointe
traçante I gue I'on
trreut déplacer sur la
lame; éloigner du ta-
bleau la règle sur la-
quelle roule le disque
d'une dislance sul'{i-
Fig. tt6. sante pour que la
pointe porte légère-
tnent sur la surface; la figure indique clairement comment on
utilise I'appareil.
La pointe trnçante placée à I'affleurement du champ de la r.ègle
clécrit la courbo (/ig.l{7) composée d'une suite indéfinie d'arcs
irgnux et superposables. La poinle traçanle étant en A, le sommet
tle I'nrc vient en B, à une clistance de la dircctricc égale au dia-
mètre du cercle générateur, quand ce cercle a effeclué une demi-
rolation sans glissement sur la direclrice, el, AB'-une demi-cir-

M-i 7'Xr
'._ /,,; ''

-/t
Fig. 117.

conférence du cercle génér'ateur. Lorsgue Ia rotation conrplùte eàt


effectuée, la pointe vienl en C, et la portion BC est svm6trique
de AB pftr r&ppc,rt à BB'. Le nrouvement continuant, un second
arc CDF exactenent superposablc au premier est décrit, el, C est
un point de rebroussement. Le centre du disque se déplace sur.
une parallèlo MN à la dircctrice. La partie AC de la directrice qui
se trouve entre deux poirrts de rebroussement est regarclée cosrme
la. base cle Ia cycloïde.
COURBI]S TJSUEttES. 257
Si au lieu de lixcr la pointe à l'affleurement du champ de la
règle direclrice, on la fixe en un point quelconque de la lame,
sur le môme l'ayon du cercle générateur, mais plus près ou plus
loin clu centre, on olitient des courbes analogues qui portenl le
nom de cycloides raccourcies, ou de cyeloid,es allongées, gui sont

E t,g. lt8.
Fig. rlE.

représentées(rt7. {t8) avec la cycloïde proprement ditc qui y est


figurée en pointillé.
$ 98. - On pourrait, encore, au lieu cle faire rouler sans glis-
sement le cercle sur la directrice, adrnettre qu'il ne fasse que
glisser pendant que le point générateur parcourt la circonfé-
rence.
Le centre O suit comme précédemnrent la droite MN, et I'on
obtient la mênre cycloïde ABC, si le chenrin AC que fait, le con-
taot A pendant que le point génér.ateur opère sa révolution d'un
mouvement uniforme est égal à la circonférence. Rien n'empôche
de supposer qu'il n'en soit pas ainsi, et d'admettre que le conttcl A
parcourt une droite plus grande ou plus petite que la oirconférence
du cercle O, pendant que le point générateur la décrit. Il en résulte
toujours une cycloïde, mais elle est diffdrente de celle qui est
produite par le roulement du cercle.
-$e toutes ces cycloïdes nou's n'étudierons que oelle du premier
genre.
$ 99. nraeé rle la ey'cloirle par poinls. - On peut
examiner les deux cas suivnnts :
lo On, donne le diamètt'e d,u cercle qénérateur;
2o On,donne la base de la eycloide.
{.' Cas. - Connaissanl le rliamètre du cercle générateur, on
258 CIIÀPITIIE III.
obtient la l-rase de la cycloïde en rectifiant la circonférence de ce
cercle.
I.e procédé clu paragraphe 221 (l'u partie) donne la solution
graptriqne: soit le cercle générateur de centte -O ([9.l19) et tle
illamUtie AB; mener les deux diamètres perprrncliculttires AB, CD;
élever en A In perpendiculaire AG à AB, et tt'acer le rayou 0E à 60"
avec C0. Du point E abaisser surAB la perpencliculaire EF, porter

Fig. 119.

six fois lerayon de A cn G, joindre FG; FG est, lalougueur dela


circonférence dc cliamètrc AB.
On peut également trouver la base par le calcul, on sait que la
circonférenco ZzrR.
2. Crs. - base est donnée, on cherche le diamètre du cercle
La
générateur.-
Faire l'épure précédente en donnant au t:ercle O \frg, {19) un
diamètre nrbitraire; porter sur GF ln longucur de la base, soit GF'
cette longueur. Nlcner F'A' parallèle à FA, le tiers tle A'G donne lc
diamètrc de lr circonférence donl, la longueur rectifiée est GF/.
Si on connaîl la longrreur 0 cle la base, le diamètre est clonné
g'
pnr la formule D
-
Dn observunt qoJt. rapport, 6: g, t1,4t6.., o"Tà rnoins cle

0,01 près, on voit que I'on peul encore résoudre ce problème


graphiguemenl, ilvec une flpproxirttittion suffisantc dans la pra-

tique, en prenûnt pour diamètre f.r fr de la longueur tle la base.


Ln base et le tliamètle du cercle géuérateur étant connus, on
exécute le tracé de la façon suivante :
Partager la base LB (/î9. 120) en vingt-deux parties égales, et
C0UnllliS UStiELLIS. 2ii9
numéroter les points de division en allirtrl dc A et de B vers le
milic'u D, et élôver en ce poinl, une perpendiculaire DC égale au
diamètte tlu cercle générateur'. Décrile ce cercic, et le diviser en
vingt-cleux parties égales. Numéroter les points de divisionconlne
llnilique la ligure; fâire passer par cltacun cl'eux des pnlallèles à
la base.
Le poinl E de la cycloide, situé sur la parallèle portant le no 7,

ffÏIII x a x xluwu
Fig. 1?0.

s'obtient en prenant 7E égale à AVII ; on déterminera ainsi vingt-


cleux points tle la cycloide demandée, que I'on réunira par une
courbe continue.
La raison de ce tracé est la suivante. Dtns ltr position du celcle
générateur, c'est le point C qui engcndrc la cycloïde; si nous
pretrions pour poinl généraleur toul autre point, 7 par exemple'
nous formerions encore la môme oycloïdc, seulement elle aurait
son origine au point ? de la direclrice, puisque I'arc D7 est égal à
lt droitc DVII. Les deux figures seraienl. donc séparées pal la
rlistancc AVII; il est évident que la Inôtne distance mcsurée sttr
cles paltllèles à AC tloit exister entre toutes les positions corl'es-
pondantes des cleux points générateurs.
0n pourrait encore tracet' h courbe tle la nanière suivante :
le centt'e O du cercle générnteur se cléplace sur la parallèle G0
nrenéc à la direclrice AB. Supposons le 1;oint grinérateur C au
dépalt A; quandlc cercle a rotrlé sur h tlirectrice, et qtre le contlct
alieu au point III, le ccntre csl en O, ct le point génér'nLeur aln
môme cote que lo poinl marqu(r 8, il est donc à I'interseclion cle ]n
pamllèlc menée prf ce point ct de I'arc clécrit du point O, contnte
centrc, avec Ie rfl,yon clu cercle génératcur. On délelruinerait de
ntôme les atttres points de la cvcloïcle.
260 cnaP trRE t u.
$ 100. Nor.nutle ca tangenle. - L'arc rle c1'cloïde tracé en
pointillé sur h figure {20 est engendré par le poirrt générateur T,
et quand ce point cst en F, le contact a lieu en D. Au moment oir
le cercle va quitter la position pour laquello le contact est au
point D, le point F'de ce cercle tend à clécrire autour. de D un
alc de cerclc qui se confond avec le petil, arc de cycloïde que le
point F parcourt. Ces deux arcs qui se confondent au point F
ont par suite nrôme normale; or la normale de I'trc cle cercle
esl FD, c'est, égalenrent l:r normale de la cycloïde au point F. La
tnngente, étant perpendiculaire à la normale el. à son pied, est
obtenue en joignant FC, car I'angle DFC est droit.
Les deux oycloïdes égtles qu'engendlent C e[ F, ayanl, leurs
bases sur la môme droite, doivent avoir leurs lignes correspon-
r'lantes parallèles; la tangente et la normale en E sont donc prral-
lèles à la tangente et à la normale en F.
D'oir la construction suivante pour trouver la tangente et !a
normale en un point E d'une cycloïde:
Décrire wt, cercle sur l'aîe de la cyclo'id,e, mener par ie .ltoint de
eontact ltr une pa.rallèle EF d la base, joindre F aun poittis C et I)
de l'aæe; tirer par Ie point E d,es TtarallèIes d FC et FD ; Ia pre-
mière est Ia tangente enW, la seconde est la nornmle au mëme pàint.
Atlr,rcluoNs.
- Les loûtes sulbaissées peuvent se faire avec
des cintres cycloïdaux, la poussée excrcée sur les pieds-droits est
nroindre que celle exercée pûr une voûte elliptique; les joints des
voussoirs sont dirigés duivant des normales à la courbe d'intrados.
Nous donnerons plus loin cl'autres applications plus importantes
dans la mécanique.
La cycloïde jouit d'une propriété lrès curieusc : c'est la courbe
c E de plus vite des-
\\\ 1-'...:,.", ..-..-'î i,îLi,",i''i'.jf,i;
.-'f // "' ./ deschutesdemôme
durée.
Un corps doit-il
descentlre deA vers
F
Fis.r?r. !'(/î1.'|?t) chns
i: r_roins de ternps
possible, sans suivre la verticale? il faut le fnire glisser sur un arc
de cycloïde quc I'on déterminera cle la façon suivantc :
Joindre AB, et par A nener une horizontale indéfinie. Déæirc
COURBES USUDttES. 261

sur cette horizontale une cvcloïde de base quelconque AC coupôo


en D par I'oblique AB. Joindre DC, et par B mener la palallèle IIE
à DC. Avec DE comme base tracer une cycloïde qui passera par B,
car les deux cycloïdes tle base AC et AE sont du plemier genre'
elles sont semblables, el, leurs lignes homologues sont propor-
tionnelles.
Le corps qui glisser& ou roulera sur I'arc cvcloïclal AB ira en
moins de tenrps de A cn B que s'il glissait ou roulait sur le plan
incliné AB, ou sut' toute aul.ie courlte joignant les mêmes points.
Deux corps sembla[les, également pesants, paltant ensemblc
I'un de A, I'iutre de B, en glissant ou en roulant sur I'at'c cycloïclal,
arriveront en F au môme moment, quoique ces deux arcs n'flienl
pas la môme longueur.

Eptcvct oions

par un
$ {01. - Les épicyclo'ides sont les oourbes engendrées
point d'un cercle riui ioule sans glisser sur un nutre cercle.
' Si au lieu cle faii'e rouler la poulie à gorge de I'appnreil (fg. f tG)
sur une règle, on la fait rouler sur un cercle rlirecteur, la pointe
démiI une épioycloïde.
Supposoni que le cercle directeur O (frg. {22) ait un diamètre
trois'fois plus grand que celui du cercle génér'ateur A, et que lt
pointe trafante soit, à I'lffleurement du cercle cle contact.
Soit B lô point tle contact auquel correspond la pointe traçante ;
cette pointe, considérée comme lhisant partie clu cercle A, se
r.ctrou^vera sur Ia circonférence O quanfl tous les points de A se
ser.ont sucoessivement appliqués sui O, ou quand le cercle mobile
nurtr pilrcouru sur le cercle fixe un arc BCB'ég-itl q sapropre-ci1-
conférience. Le point mobile B nura tlécrit I'arc cl'épicycloïde BC'B''
Si le mouvcment continue au delà de ]a portion B', la pointe tla-
çante décrira un second arc égal au premief,
puis un.troisième, et
ii y aura autant d'arcs terminés par des points de rebroussement
qub d'unités dans le dénominafeur du rapporl qui existe entre
làs rayons des circonférences (ce rapp_ort étant, réduit à sa plus
rimplË expression), c'est'à-dire trois,ïans le cas particulier de la
figure {22.
"En les circonférences A et O sont entre elles comme leurs
efTet,
rayons, il Lst clair que le point générateur reviendra à sa position
initialsB après trois rotations du cerole. L'épicycloïde se composera
t5.
262 CHAPITRE III.
dono de trois arcs ayant pour base BCB', ou le
I a, fu circon-
férencc O.

Si le rapporl, des rayons était l'épicycloide se composerait de


$,
15
5 arcs; le cercle mobile parcourrûit dans 5 rotatio
nr 5 oe Iir
circonférence rle centre 0, ce qui ferait juste trois fois le tour, et lc
point générnteur se retrouverail à sa position iniliale.

li
t^
i"r
\
-r

Lorsque les rryons n'ont ûucune commune mesure, comme dans


le cas, par exemple, otr I'un d'eux étant la diagonale d'un carré,
I'autre serait le côté de ce carré, l'épicycloïde se composerait d'une
infinité d'arcs, et le point générateur ne pourmit jamais revenir à
son point de départ, rtteudu qu'un nombre qqelconque de rota-
tions rlu cercle mobile ne pourrait former un nombie exact de
tours du cercle directeur.
On pourrail,, au lieu cle laisser la pointe traçante à I'aftleurement,
L]OL]RB!]S USUDLLiiS.
2t3

rlu cercle d0 co[tact, Ia p'llcer plus près dtt ccntre ou I'éloigner


en
on o[Lientlrait cles épicyctoÏcles 0u
'àiii,iiaii;
delrors de ce celcle, ''ûeclu?'c?es est
clans Ia'figure 122 Ia, courbÀ figurée en pointillé
une épicycloïde allongée.
Euiieu de faire rool.I. le ccrole A à I'extérieur du cercle dircc-
teur, on peul le faire rouler à I'in-
lérieur, ôn lrace ainsi des éPicY-
cloTtles internes otr hy1tocycloides'
La {igure '123 représente une ttypo'
c1'cloïde dont le cercle gén6rateu.r
i oo t,,yon quatre fois Plus Petit
que celui clu cercle clirecteur.
Ces courbes sont en nrtmbro in-
fini, et révêtenI dr]s usPects très
diflérents; eiles sont employées dans
le guillochage et lit décoration.
Nor,t u'él,udierolls quu l'éPicY- !'ig. lÈ3.
cloide du premier genre' et l'lrypo-
rr"frinÀ dànt le clirinrètre est ogâl iùu raron du cerole dirccl,eur, ce
qoi pteturtent'des appiications importantes dans
iônt iet seules
It construcl,iou rnécanique.
di-
lô2. Tracé po, étcnt't d'on'nés lecercle
g Ttohitsd,e l'épicycloid'e,
,rîtuu, O et le àtrtù générateui" e,'l - Supposons connu le rapport

des deux cirsonférences, soit ce rapport,. En tlivisant la circon-


]
férence mobile en I parlies égales, e[ la cilconférence tlirectrice
en 8X 3:24 particà égales,lo. attt déterminés sur
chacune de
ces circonférences sont égaux.
Quand le rapport, est eiprimé par une fraction
do't le numér'a'
teur est différent tle l'unité, 3 pu. exemple, on partage la circon-
férence mobile en un notlrru'de parties qui soit un multiple
clu
numérateur 3 X3 ou I pal eKemple, et la circonférettce lire en un
noÀfrr* de parlies égal ïu produit du tlénorninateur .par le ntôme
nombre, soii Z X 3:2{. Les arcs élémentaires 6es tleux circonlé-
rences sonl, uncore égtur.
Ces clivisions étani faites, on procècle de la manièr'e suivante :
Numéroter lcs points tle divisibn comme I'inrlique la figure 122,
tlécrire du point, 0 comme centre une circonférence passant par le
!;int I clu cercle génératenr, et ayec une ouverlure de
cpmpas
26L CHAPITNE III.
égale è cl, tlécrire de I comme centre un arc qui coupe le précédent
au point D. ce point appartient à l'épicyclolcrc cherôhée. Du effet,
pendant que le cercle A parti de B engendre l'épicycloicle 80,8,, le
cgrcle A/ peul, en partanl, clu point III engendrer ûne autre épicy-
clolde égqle à la précédente, et les points corresponclants des rleux
courbes devront se trouver à égale distance ducentre 0, c'es[-à-
dire sur cles arcs de cercle décriti de o comme centre. or le point {
est la position clu poinl, générateur du cercle A' quand ce côrcie a
parcouru I'arc IIIC, qui est égal à l'arc B[. La position correspon-
dante du poin_t général"eur du cercle A, quand ôe cercle ouro por-
couru I'arc Bl est donc sur I'axe décrit pnr'r, el, à une tlistince
de I égale à C{.
on tléterminera cle même d'autres points que I'on joirrdra par
une courbe coutinue.
0n po-urrait également utiliser la consLruction suivante : sup-
posons le cercle générateur en 0',, son cenlre palcourt I'arc àe
centre O et de rayon OO', ; lorsqu'il a pilrcouru I arc B,l, le centre
est enA,, sur le-prolongement clu rayon 01, et le point générateur
est à lr mème distance de o que le point .l tru càrcle À'. L'inter-
seclion de I'arc de centre passant par le point .r, et d'un arc cle
centrc A, c! d'un rayon égal à celui clu cer.cle génér'ateur clonne
donc un poin[ de la courbe.
S 103. No*nrale et tânge're e' urr lrointdon'é. pro-
posons-nous de mener la normaie au point E. -
Au monent où le point générateur quitte E, il tend à décrire un
petit, arc de cercle dont le centre cst ati point de contact It, et tlont
le rayon est IIE; ce petit arc se confon,l avec la courbc,, IIE cst
par suite normale à la cycloïde au point E.
De celte remarque nous tirons laconstrucr,iorr suivante :
Parle p.oinl tlonné E, déclire un arc cle cercle de centr.e o qui
cOupe la circonférence a/ au point 2, avec une ouverture de ror-
pas égale à 2c, et de E comme centre, décrire un arc qui coupe le
cercle au point II; la droite ItE est la normalu *n g ù fopi-
-fixe
cycloïde.
0n 1u.ra la tangente en menant par E une perpentliculaire ù la
normale.'
S {04. Ifypoeycioîrle rtontr te rllamètre rtu cercte
générateur ect égar au ralron rru eercrs rrlrecteur.
-
supposons le cercle mobile dans.la position de dépnrt l (frg. tzil),
le contact est au point a; considérons la position o,,le'côntactï
COURBES USU ELLES. z0:i

Iieu au point B; I'arc parcouru_sur le ceroie fixe esl, BA, le poln_t


d'nn arcBC
Eénératàur cst situé sur le cercle mobile, àr I'extrémité
ëompté à partir de B, et égal BA'à
ià,rglu àu centre BOA a pour mesure I'arc BA' il vaut :
BA=.'
360oX.
evv ' -2n><04
L'ungle inscrit Boc a pour mesure moitié de l'aro 80, il vaut :

or Booo*x#sq'
lffi#r
or BC: BA,2802 -OA.
Les angles B0A et BOC sont dtlno
égaux, et le point générateur C est
situé sur le diamètre DA.
Cette tlémonslration s'applique à
toute rutt'e position du cet'cle mo-
bile, il esl olair que le Point géné-
rateur ne quitter& Pas le diamètre
AD, et qu'il se trouvera en D lorsque
ce cercle auriù aocompli une rota-
tion, puisque st circonférence est A
moitié de celle du cercle lixe. Le Fig. lZL.
mouvement continuant, le Point
æil;a*;i reviendra vers A; i'6ypocycloide dans ce oas est le dia-
mèl,re DA.
DÉvgropplNTII Du cERcLE

I {05. - Enrouler un fil autour d'un disque circulaire o


ç1ii. lzll el, fair-e une boucle à I'extrémité libre;
pnsser une
poînrc trâçante drns la boucle. Dé.ouler ensuite le fil en tirant
'sur déue-
Ia poinie; on traoe une t:ourbe indéfïnie ABCD... nommée
iorroit, d,u'cercle,le cercle est clit courbe déuelopqtée ou plus
simplemen L déu eloTtPée.
Constater que, tiûel que soit le point de départ A
sur la circon-
fOpn6, toutôs trJaOur'foppantes tiu disque O sont superposaSles'
papier transpa-
ôn o.oi s'en rendrr rotpte en clécrivan1, sur un
tlu point. exemple' cette
irrri""". à;*l;pptnte partant f',
Par
elle dans toute
.our'fr. transportôË .ot là première ôo1ncide ilvec
son étendue.
?66 CIIAPITRIj III.
Le fil se déroule en restnnl constammen[ tangent au rlisque,
et
il est évirlent gor. lL longueur développée du ni ert égale .l i'ïr,
compté à pa'tir de l'origine A, jusqu'au point,
cle t,,ngence. Ainsi,
pu' cremple, lorsque le {iloccupe la p-osition Bâ, la point,
trnçonro
esl en lJ, à une disl.ance Bô tlu poinl,ilc t,'rgencc ô
égale à ]'arl l,A.
Au moment oùr.la pointe quiite la positiàn B, elle'ienrI
à déuir,c
ur) ftrc de cercle dont, Ie ra1;on rst-Iiôr. cette ih'oi[e,
tangente au
disque 0, esl, clonc normale a la dévéloppante au-point
B. Il en
résulte que Ia normale en u.n poi.t gnelàànquu n ai Ia
deverop-
panle est donnée pilr ln position du hl Dd, iangent nu cr.rc]c au

Fig. tpb.

point d, tel que I'arc ad soit égal à Dd. on énonce


ce fait en
orsùnt qrre fci langentes d,'une déueloppée sont
normales à Ia déae_
to ppa?ttc.

La tangente à la.déveroppante est donnée par une perpendicu-


lnire à la normale aboutissùt au point d, t*ô;;.;:'-
Les norrnales de la développantà sont les rJyon,
a,urcs cle cercle
nynnl. mêrne courbure que la courbe au point
ôonsicléré, pn, ,uii*,
les parties des tangentàs de Ia développée ..Àp,.Ë
entre leurs
contacts et la développante so'r, les rfvon, de
ôourbure de cette
de.nière courlie. einii-d est le centre de"courlrur.;Ë;.
le poi.t D,
etDd est le r.ayon de oourriure de la déveroppantu'u" point
D.
or pourrait encore consiclére'r Ia développihtu oo,nLu engendrée
COURB IiS USU TNI,LIiS. 207

prr un point d'ttne tlroite urobile qui se déplacerait en restant colls-


îo*rrnt tangente nu clisque, srns glisser ,lans lc scns cle sa lon-
gueur. Si pai exernple la ilroite IIN es[ nssujcttic à se mouvorr
iangentiellàment aLrïercle O, sans glisser dans le,scns de sa lon-
il*i;;un point quelconque cle cettè droite engenclt'era une cléve-
ffintrtu. li est ficilo de se rcrrdre c'rnpte que si dD cst, égal -à
i;ri'i Je, quantl la tlroite mo;ile rero dans la position MrN' le
contacl aut,a lieu au point A, et le poilt D nut'a pÛrcotlru I'nrc cle
clévelopptLnle IJCBA.
La ôôurbe cléveloppéc pcut ôtre quelconquc, d'oùt une infinité de
tléveloppantes; on i'emo,;qoero toùtcfois quo les p.r'opriétés .que
noo, oïirons de découvrir' sont inflépc'ntlantes de la folme de la
développée; elles sont gônéralcs.
Nons n'él.uflier.onr qJr l* cléveloppante clu cercle, qui est la
plus
impoltante au point de ur'ro des applications pratiques'
$ lOO. nrn.'e rlc lû céverorrirarrlc rlu
cercle.(lig',.125)'
-le
Soit e, Ie point cle tlépart., origine cle la cléveloppante; cltvtser
celcle en parl.ies égales assez pe-
tites pour qu'elles Puissent être
regartlées coulme des droites,
srns emeul' sensible, el, menet'
des tangentes, Pat' lcs Points du
clivision. Porter sur chacutle dc
ces tangentes, à Partil du contact,
tles longueurs rôgales tu nombre
des arcs comptés à partir de I'ori-
gine;joindre les Poinl"s obtenus
par une courbe conliuue.
- RnrrllnQuu. I. Deux déveloP-
pantes du mênre - cercle Partant
ilu ,leo* points diflér'ents A et A'
sont équidistantes. I)n effet, la
tangen[e Ee à ]a déveloPPée est
normale aux deux déveloPPantes
partanl de A et t]e A'; la Porlion
ilC' de cette normale mesure tlonc
la distance de deux Points cor- Fig.126.
responrlauts E et C/ des deux
,oorbe., or cette distance est égale à I'arc AA', marqué sur le cercle
par les deux Points de déPnrt.
268 CHAPITNE III.
II. La tangente cn un point quelconque D de la développante est
perpendiculaile à la nor.male Dd,laqùelle cst, tangente- ôn d à Ia
développ-ée. Il en résull,e que li,r tangénte en D à È aoreloppante
est parallèle au rayon od alioutissanr, au point de contact.
Aprr,ror'oN. supposons ra déveroppante ABÛD. ... (/ig. lzô)
-
Iiée invariablement.au disquu,-*t imprinrons à ce ,vrtËr* uÉ
mouvement cle rotation, aulour d'un axô horizontal pasitnt par o.
considérons un point pesan[ assujetti à se mouvoir suivant une
verticale ù1,1\, pas-sant par A, en glissant sur la cléveloppante. Au
dépalt le point mobile esl, en A, la.tangenl.e à I'oligine de Ia déve-
loppante esl, horizontale, le point est, soutenu vei.ticalement. Le
svstème tourne dans le sens de la flèclre, les clillérents rir.5,ons
ob, oL', od... viennenl successivement, prendre la position liori-
zonlale; les tangentes à ln tléveloppnntè en B, c, D... vienrrent
également, prendre la nrêrne directiù, il en rcsulie que le point
pesant sera soulevé par la développante clans l* clirrection',,u*-
licale l\l1Nr.-c'e*sl, donc suivant cettè courbc quc I'oR doit pr.otiler
les cames destinées à soulever les pilons (ttg. nz6). t; ,onio
agit ordinairement sur un nrentonnet fixé à'É tigr' du pilorrJ
quand elle est taillée comme il vient rl'être dit, le pilàn est
soulevé
ver[icalement.
Appr,rclrroN DES counrlns pnÉcÉnnnrns

$ f 0?. DngrenaSes. - Les engrenages sonl des systèmes de


roues dentées des[inés à trnnsmel,tre un mouvemeut cle rotation
d'un axe à un autre, en remplissant les conditions suivantes :
lo Pendant la rotation,l'une d,es r.oues pousse et entraône l,autre,
et les surfaces des dents resl,ent consteunment en contact;
2o Le rapport des uitesses angulaîres est égat à un rappot.t
_
donné.
Dngr.enagec à rf,es par.a[ètes.
- Supposons
veuille transmettre un nouvement de roLation
que I'on
clc'l;axe o à l,axe o,
(lî9. l2Z); on peut munir ccs ûxes de.tambours cylintlriques cie
rûyons oa et o'A frol.tant I'un contre I'autre. si l,éfTort dientra.î-
nement est faible, et ne pro\roque pas le glissernent des sur,faces
en contact, la vitesse anguloire transmise à I'axe o, par le trm-
bour o, sera dans un rapport inverse de celui cles ra1'ons des tam-
bours. Si par exemple on a : I'o*u O, fera 1r tours pen-
H - !,
dant que l'axe O en fera B.
dOUNBËS USUI]LLES. 269

Réciproquetttent, si I'on veut transmettre de I'axe O à I'axe O'


un mouvement de rotatiou dans le rappot't de 3 à 4, on Prendra
It
pour le rilyon du tanbotrr O les f et pour rayon du tambour Ot
'
e
les i tle la distnnce des axes.

Mais ces tambours smaienl, promptement usés par suite clu

frottement. On a remédié à cetinconvénient en munissanl,les sur-

-- --q_ _ _

-------B

Fig. {27.

faccs en contact dc dents rapprocTrées qui s'engrènent lcs unes


dans les autres, ef, qui rendeni^ainsi le mouvement de I'une
des
pitæ* soliclaire cle'celui rle I'autre. Cette disposition constitue
I'engrenagc.
on nonrm e primitifs les oercles tangents B et c tracés
cercles
ouat Aat rùyons inveriement proportionnels au nombre de tours
que doivent faire les axes dtns le môme temps'
270 CIIAPITND III.
Sur 0A et 0'A colll)le ditmètres, décrire deux cr.rcles D et E.
Faisons rouler le cercle D : lo sur le cercle primitil B;Po à I'inté-
rieur du cercle ptinritif C, Dtns le ptemier mouvement, le point A
déclit I'arc d'dpirycloïde AF /S l0{)et dans le second, il prrcourt,
le ciiarnètre AO ($ l}tr).
De môme, faisons rouler le cercle E sur le cercle primitif C,
puis à I'intérieur du cercle primitif B. Dans le premier nouve-
ment, le point A décrit I'trc d'épicycloïde AH ({), et clirnsle second
il parconrt le cliamètre AO.
En donnant aux dents les profils GAH et IAF, lcs roues sont
conduites I'une par I'autre, tle la même manière r1u'elles le serrient,
si les cercles primitifs étaienl. constamrnen[ en contact.
L'arc cle cycloïde utilisé étant de peu d'étendue se confloncl
sensiblement nvec un arc clc cercle tangent à cel.te courbe et en son
rnilieu. Pl'utiquenrcnt, on snbstitue à I'arc de cycloiclc un arc de
cercle dont le ra"yon est égal au pas de I'engren&ge, et on plencl
pour centre de la courbe dtune dt'nt Ia naisiance de la dcni sui-
vante mesurée sur le cerclc prinritif.
_ Lorsque le pignon esl beaucoup plus petit que la roue, et que
les dents sont épnisses, la courbure des dcnts est plus acccntuéc
que celle de I'arc ainsi décrit. 0n détermine nlors le l'ûyon de la
ntanière suivante : tracer la corde sous-tenc'lanl l'arc d'épicycloTcle,
élevel une perpencliculaire au milieu de cet alc; le point où cettc
perpendiculairc lencontrc le ccrcle primitit' donne le cenl.re el, le
rayon cherchés.
Rri,uanpun.
- L'engrenage à épicyoloïde présente I'inconvénienI
de nc pouvoir conduire qu'une roue. [-es laces cles denl.s du pignon
sont obtenues par lc roulement sur sa circonférence primitive cl'un
cercle aylnt pour diamètre le rilyon du celclc pr.imitit de Ia roue.
La courbe à employer pour dillérents pignons var.iera donc avec
leuls cliamètres. Il en sera cle rnôme pour la roue: on ne peutdonc
contluire avec une roue qu'un seul pignon, et réciproquemenl.

(t) 'traeé tlc I'arc d'ôpicycloide Porter strr le cercle au.riliailc tle cenlre D
rlcs .arcs.arùilraires égaux l,2, I...; -
^H. polter ces mêmes ares en l', 2', 3'... sur lc
rnrclc primitil C. Drr centre 0, tlôcrire dcs nrcs Passant pnr'lc; poiirts l, 2, J... et
|;rr le ccnlrc li; tirer lcs rayons passant plr L','2', 3'...-et irroli]nger iusflu'en lir.
'lir,'ic
liz, lis... l,orsqrte lc cent,r'e r[u eer'ôle auxil'i;rire orcupe la po'sitiorr iontaet, i
l.icrt en l',.et.lc poin.t générateur  _e,rt.eu llr, irrleriectioÀ rl'un rrc de ecrtre I,11,
rle t'ayon ég;tl à cclui rlrr cercle auriliaire, et, tlr. l'rrrr de centre O liassarrt nar ld
poiut t. 0u Irouvera tle mèurc. nutirut de points IIc, llr... de I'ari tl'épicytloï,.1e
qu ll esI ueeessarre p0ur en executcr le trrce.
COURBES USL]DLI,I|S. 2iI'
D'autre part, les prcssions augmentenl sut' ]es dents à mr:sr.tre
ciu;elles s'éioigpept àe la lrgne dù centres, ce qui tend à les
faire
,lrg inég.leirent, et en[iî, si les axes éprouvent Ie moindre
cléplacemcnt, I'engrenage n'es[ plus exact'
'Ces
inconvénieits .oit éuités pnr l'engrenage à développante. .
n.rg.'*.,"gc à rléseloppanle. Soient' B et C (ft7'. IZB)
-
t6 c.irl* pfrmitifs cle centres 0 et O'; mener par le point tle
oblique
ronrn.t À ,nr oblique quelconque I\lN. Abaissons sur cette

Fig. 128.

les perpendiculaires OD et O'8, et dégivons deux cercles


auxiliaires
nyanl, oes perpendiculaires comll)e rayons'
'Lr* deuî trliangles OAD et O'EA sônt semblables, et par suite
on û
OD OA c'est-à-clire que les cercles auxiliaires sont enlre
ôG:07I,
eux dans le mêrne rapport que les cercles primitifs'
Si on considère la'ligne iVN comme un fil tendu, et qu'on l'en-
rou}-. successivcnrent îutotrr des circolférences auxiliaires, le
de cléreloppantes. II esl risib]e. qtre si
;;i.i À décrilo des portions
I'unc des roues agii sul I'aulre, le contact nula, totljolrs lieu strr
la droite MN. Ltidroite NtN est eu effet ttngente ir la circonfé-
I'ence O'll el" normnle à la clévcloppante AF, elle est de nlêmc
tangcnte à la circonftilence 0D et normale à la développante-AG;
tor.qut les circonférences primitives tournetrt, la droite Mit{ ne
.rrrô pas cl'ôtre nornrttle aui 4eux tléveloppantes, et le mouvement
2i2 CHAPITRE I II.
serfl trilnsnris comme si elle s'enroulail, sur un des cercles auxi-
liaires, pendant qu'elle se déroule sur I'autre.
0n renrarquera en or1l1e qu'une roue_à déveroppante ne joue
aucun rôle dans le tracé de la roue qu'elle entraîne, il en resulte
qu'elle peut conduireen même temps plusieurs pignons à dévelop-
pantes de dianrètres différents.
Ce svstème fonctionne convenablemen[ après un léger écar-
tement des arbres;
il estclair, en effet,
qu'un léger dépla-
cement des axes ne
'- ohûnge en rien la
forme des courbes,
e[ le contact avnnt
toujours lieu sui-
vant Ia tangenlc
cornmuneauxdeux
cercles auxiliaires,
la pression aura
toujours lieu sui-
vant cette tan-
gente. Les dents
s'usero.nt de la
môme façon, et elles
Fig. 129. conserveront lcur
forme primitive.
Théoritluement, I'oblique I\lN pcut firire un nngle quelconque
avec la ligrre des centres, pratiquernent, on Iui donnera un angle
de 75" (lig. tz9).
cr'érn*tnèro. - on donne Ie nom de crémaillère à une tige
rectiligne nrmée de clenl.s qui engrène avec une roue dentée. cctie
disposition permel, de transformer un mouvement circulaire en
nouvernent rectiligne ou uicc uersa.. La transrnission du mouve-
ment doit se faire dans la direction môme de ceil.e tise.
Les dents de la roue e[ celles de la crémaillère 1nt le mônre
pas. L'épaisseur des clenLs dépend de I'effort qu'elles ont à sup-
porter.
-. supposons connus.le pas et-.1'épaisseur des dents. soit ry la
ligne primitive de la crémnillèrr', et A le cercle primitif 'du
pignon tangent en B à xy
; oB cst le ra;'6n tle ce cercJe. Décrivons
COURBES USUELLES. 2?3

1ne circonférence sur 0B comme cliamètre, et faisons-la rouler


lo sur nV, ei 2o à I'intérieul du cercle OA.
Dansie premier mouvement, le point B engendre un arc tle
cvcloide BC (l), et, dans le seconcl, une hypocycloïtlc, qui se réduit
au diamètre clu cercle primitif aboutissant au point B (s'104). Qi on
clonne à la clent cle la roue un flanc rectiligne, et à Ia dent de la
crémaillère le profil cycloTdal BC, il en résulte que' aYant le con-
tact B, Je mouvemenf étant transmis dans le sens cle la flèclre, les
o
at-"'-l--r\' i -'.,-
a-ltr
ll\
,ti
1l \
t

oL oi lo'
<---*----.i I /
-\s

Fig. 130.

parlies ainsi profilées resterottt en contact. Si I'on complète le


frofïl cle la tlènt de la crémaillère en lui donnant un flanc recti-
iigne BD, et celui de la dent du pignon par un at'c cle ln dévelop-
ptnte BE du cercle primitif, le-mouvement continuant dans le
mêntc sens seril transmis au flanc BD suivnnt ty (S{06).
Ainsi, avant la ligne de contacl.0B, le flanc de la dent du pigngn
poLlssmft I'arc de clcloTtte BC; après cette ligne de coniact, la dé-

(l\ Tracé de I'are. de cvcloirle BC. Tirer par 0'ttnc plrallèle à oy,' ntarqtter
-
dcà hoints de division d't, 0'r. 0's.'. à des in[ervalles égatts â.tl pfls' et' irrec la
môm'c olverture de conlttas, llflrqler'sllr la eirconférence atlriliatre lcs. p0lnts I'
g. 3... I)ar ces Doinls. cori.lrrire lei parallèlcs LL',22',33'... à q/. Quand.le cerltre
dir rercle auxiliaile occulle la rrosiliôn 0'r, le cotttact a liett en Br' e! lg p.olnt genc-
raleur D est ett l', intersection rl'rrn arc dc eenlre 0't de rayon égal â telttl. dll
iôLcle au'tilirire, e[ de la parallèle passlnt par le point {. 0rt trouvera de meme
un nombre suf{isant de points portr lracer I'arc DC.
2i4 CHAPITRu llt.
veloppante BE poussr.ra le flanc BD, et la crémnillère sern poussée
parallèlement à elle-même.
En donnant aux dents un profil symétrique pilr rapport au
rûyon, pour le pignon, el, par rapport à une perpendiculaile d *y,
pour la crénrtillèr'e, les n-rêmes faits se reproduiront avec un mou-
vement de sens contraire. L'engrenage est à retour'.
0n limite la saillie des tlents de telle façon que le contact soit
assuré sur lrois dents à la fois.
Cr.énraillère à rtéveloplranle.
- Des dents en dévelop-
pantes fournissent égalemenl une solution u'antageuse clu pro-
lilènre de la ménraillère.
Faisons passer par le point nWg, {31) une oblique I\fN faisant

-Nl

--J
--_N

'- ---{ |

Fig. t3t.

un angle quelconque avec 0B (pratiquement on le fait de 75"). Bn


donnant aux dents de la roue comme profil I'arc de clévelop-
pante tsG du cercle primitif 0D, et à celles cle la crérnaillère des
perpendiculailes à MN, et à M,N, symétrique de MN par rappor,t
à OB, la crémaillère sera poussée suivant rt1. La perpendiculnire
il llN est en effet la développante de cette droite, car une clroite
peut êtrc assirnilée à une oirconférc'nce clont le rayon serait infïni-
ment grand.
COURBES USUIJLLDS. 2?i
Drrgrerragero i11érieur.s. - LOrsqU'On VeU[ tranSmetlre,
pn* rngtuoages, deux rotirtions de mômr; sens à deux axes O et 0,
Utq. niq,on ernploie des engrcnriges intérieurs.
" 'soient'B el, C ies cercles piimitif., sur le I'ilyon
gtA
{u pignon
décrivons ttn ccrcle auxiliaiie, el, faisons-le rouler: lo à I'intér'ieur
du cercle primitif B, le point A tlécrit I'arc cl'hypocycloïclc AD;

./ ----------F-
| \t
\.
7l
/l
r\/' I
T I
t \
I
I
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I t
I \
I I
I I
I
lo,
zl-*
----l-=--- lc
a1 r.\ I

I I
,
I
tl
i/!l
5/
'.i-+'}-f"-'PT"
\-K:-'-- ,to

'>t- t'

Fig. 132.

20 à I'intérieur clu cercle primitif C, Ie point A ptrrcourt, lc


dinmètre AO,. On donnera aux dents les profils suivants:
Dents tlu pignon : composées cle flancs clroits tirant au centre 0,,
et an'ondies à I'extrémité à partir du cercle plimitif C.
Dents de la roue : un flirnc droit en dehors du cercle plinritif B
se raccorclanl. à un arc clc l'hypocycloïcle AD ({) en cledans cle ce
cercle.

(l) Tracé de l'arc tl'hvtrocvcloïde. Décrile rln itrc dc cetttre o, pa;sant par 01,
eeùtie du cercle auriliiiie;"prentlre -une ouvelture de compas c.onienalr.le. (moitie
du pas par esemple), et nhrquer sur le ccrcle primitif 0 dès points équitlistartts à
2i6 CHAPllRE TII.

Spnlrus

s l0q. - En traç.ant par le procédé du paragraphe 105 la dévelop-


pan_te d'un cercle d'un trè_s petit rayon, or obtiônt une courù, qi,i
se déroule en s'éloignant de plus en-plus tlu cercle directeur. ceite
courbe est dite en spirale.
Des courbes de cc genre sonl cl'un enrploi fr,équent dans ]es arLs
el,la décoration. 0n les ernploie potrr former leï volutes des cha-
pileaux, pour lerminer des consoles. Les serruriers en fonI un
usage fréquent dans un grantl nombre d'ornements en fer forgé,
e[ surtoul, pour construire des potences de réverbère. Les ressoits
d'une montre sonl, toumés en spirale, on a môme clonné ce nom
tu petit, ressor'l actionnant, le halancier régulateur du mouvement.
ces courbes sont souvent tracées à ra main, il suflït qu'elies
plaisent à l'æil; cependant, on les rendraiL plus sûrement agrôables,
en employant des moyens géométriques clui donnt:raientiles con-
louls soumis à une loi constante, renclant leur générution uniflorme.
on peut _en tracer on g,rand nomhre; nous n'étuclierons que celles
dont on fnit un usrge fréquent.
spirate rt'a*crrimèrle. cette spirale est la plus irnpor-
- de la façon suivante
tante et la plus simple. On la trace :
Soif, trn cercle régulateur de ravon arliitraire OL (fg.tBB);
diviser ce cerole et lc rryon en un môme nornbre de particË égales,
huit_par exemple;mener des rayons pûr les poinls rle divisiËn du
celcle directeur, numérotcr comme sur la figure {JB.
L'origine de la spirale ou pôle esr, en o; déuire des nrcs de
rayon Ol, 09,03..., les intersections de ces arcs et tles ravons
portant les mêmes numéros, I, II, IIL.. clonnenI anlant de pôints
de.la spir_ale. Les joiudrg par une courbe continue. La prernière
spire est limitée au cercle clirecteur, on en aurû une seôonde en
portant les divisions du ra)'on sur son plolongement, et en conti-

partir dc A. Les rflyûns du cercle primitif B passanl nar ces lloiuts counent I'arc
précédcrrI arrx poinls 01e,..02r, 0_32,. 04r... Aùec lt niônre ouierture {e'compas,
marquer srrn le cercle auxiliaire 0z les points rre division 1.2.8. 4.... et nar'ccj
po.ints dcerire des arcs de cercle tle ccntie O. Lorsque le ccrrire'du cercfe auiiliirirc
est en 013, le point générateur A se lrouve en t'ï l'intcrsection de I'rrc nassanl,
par,le poill! .1, ei d'un arc de cercle de centre Ors et d'urr rayon égal â cèlui rlu
cercle auxiliaire.
Déterrrriner de méme un nombre sufllsant de points Z,r 3,r 4'...
t0UltBllS USUI:LLUS. 217
nuilnt le tracé per le même procédé. On en obliendraiL de même
une troisième, unc quatrième, autanl qu'on le désirera.
Il est, visible que les spires sont d'autant plus courbes et plus
courtes, que le rayon du cercle régulateur est plus petit, et que le
tracé est d'autant plus exrct que la cilconlërence et le rayon sont
divisés en un plus grand nombre de parties égales.
On remarquera que dans la construction qui vient d'être in-
diquée, un point quel-
conque cle la spirale, B
par exemple, est à une
clistance B0 de I'origine
égale aux trois huitièmes
clu rayon OA, et que le
rayon OIII sur lequel il
r sl. situé limil.e, sur le
cercle directeur, un arc
IIIA égal aux trois hui-
tiènres de la circonfé-
rence de ce cercle, c'est-
à-dire que I'arc limité
pirr ces .rayons esl, à la
circonférence de faYon
OA, oomme la distaïce
du point B à i'origine O
est au rayon du cercle.
Il en est de même pour
tout autre point de la
spirale. On peut donc Fig. 133.
dire que cette courbe est
engendrée par un point qui tourne autour du centre O en se dépla-
çant, sur le raYon, et de telle façon que la distance du potnt gëné-
rateur au, centre soit au ratrcn du cercle directeur, contme l'at c
décrit par l'e rtrénùté d,e ce rayon est ù la circonférence de ce cercle.
S {09. Spir.ates com1rûgneË. - Si avec le même cercle
régulateur on trace de la même manière une seconde spirale, rnais
en partant d'un autre r&yon, OII par exemple, au lieu de OA, on
obtient une seconde spirale égale à la prernière, et telle que la
différence entre les rayons vecteurs situés en ligne droite est
constante. Ces courbes sont dites spirales compagnes I on les
rencontre dans les moulures des volutes.
{6
2i8 CHAPITRE II I.
La distance prise sur les rayons vecteurs séparanr, les volutes
dc la Iigure 133 est les deux huitièmes clu rayon 0A, en commen-
çant au rayon OIV, elle scrait moitié, etc.
$ ll0, r'r'gerrlc ct rro*rnale. - Pour tracer Ia tangente
nous appliquerons le principe général suivant:
Quand' une courbe est engendrée par un point anirné d,e deun
,nouaements, la tanqente en. un point donné de cette courbe est Ia
d,iagonale du parallélog?,amme qu'on fttme sur tes directions d,es
deuu mouaements, aaec des côtés égattfi euæ deuu espaces qui sont,
ou clui poumaient étre parcourus par le point de àontuct-, dans le
rûme temps, en aertu de la génét"atiott.
_Proposons-nous de mener une tangenLe en c à rn spiralc
(/ig. t38). L'un des mo'uvements du point générateur est ôir.cu-
laire, I'aulre est rectiligne suivanl, le rûyon; ces deux mouve-
nrents sont donc perpendicrrlaires entre eux. Il en résulte que,
le,même temps, celui d'une clemi-r'otation, p,tr e*rnlpb,
-pendant
le point c dans le premier nouvement décrilait une demi-circbn-
férence de rayon oc, et dans le second, il parcourrait moitié tlu
llyon-OA, !'où la construction suivante : élever en C une perpen-
diculaire à oc, et lui donner une longueur cD égale I la m-oitfo Ae
la circonférence de rayon oc, mener à cD la p-erpendiculaire DE
9gate à la moitié de oA, et joindre Ec gui est Iâ tàngente en t à
la spirale. La perpendiculuire MN en c -à la tangente cll est nor-
male en ce point à la spirale.
Cette constrrrction servira il rnccorder la spirale avec une droite,
et à tracer les joints cl'un cintre ayanI comme courbe tl'intrados
un ûrc de spirale.
S {{1. slri*ale trylrerrrottque. cette spirare est ainsi
-
appelée pa,rce que son tracé dépend d'une hyperbole.
on peut partir cl'une hyperbole quelconque, généralement on
utilise u-ne hyperbolu tlont les asvrnptotes sont d'équerre, cel,te
hyperlrole est dite equilatère.
soient oM et oN (/rg, |34) les asymptotes; ellcs nc suffisent
pes pour déterminer la courbe, une infinité d'hyperboles ont mômes
asymptot-es. Traçons-en une quelconque ($ Z3).
_.s-oit o le pôle de la spirale, et oA le rayon du cercle régulateur.
Diviser le cercle régulateur et son rayon en un nrême nombre de
parties égales, I par exemple, numéroter les points de division
comme I'indique la figure. Tracer les rayons veriteurs e[ mener cles
ordonnées par les points de clivision du- rilyon. sur chaquc rnyon
COUNDES USU ILLIIS. 2ig
vecteur porter, È partir du pôle, unc lolgueur égale à I'oldonnée
portant le même numéro. Ainsi le poin[ D cle la spirale est tléter-
miné en prenant OD Ld; onobtient cle même un point sur chaqrre
rûYon. -

\
\ èo
\
Fl

-'-.-.-.1 .-

On remiùrquera quc l'hyperbole tend graduellenent vers scs


asvmptotes, rnais le point de langenr:e étnnt, à I'inlini, la spirale
coupc le rayon ON à une distance infinic clc O, et, par suite la
partie de lit courbe corrtinuant D tenil vers une parallèle à ON.
Le premier toul dc Ia spirtle sc termine en F, à une clistnnce du
pôle égale à I'orclonnée L On obtiendra un secoud tour par le
?80 CHAPITRIi III.
môme procédé : les longueurs à porl,er sur les raYons vecteurs
sont lei orclonnées menées par les points de tlivision continués sur
Ie prolongement du rayon. Les spires se serrent de plus en plus
ootoo. du"pôle, mais sans jamais pouvoir I'atteindre, puisqu'il fau-
tlrait pour-cela que I'hyperbole lînt à toucher son asymptote, ce
qui cst impossible.
' La spirale lryperbolique tourne dono une infTuité de fois autour
du pôle, s'en npproche sans cesse, sans y parvenir jamais; elle
n'a ni colnmencemenl, ni fin.
Le pôle peut être pris sur un point quelconque dans I'asym-p-
tote à partir de O veis M, les asymptotes peuvent faire entre elles
un angle quelconque, et enlin une infinité d'hyperboles-_peuvent
avoir les mêmes asvmptotes ; donc l.vec un même cercle directeur,
on peut obtenir une infinité cle spirales lryperboliques en appli-
quant toujours lc môme tracé. II suf{it de mener les ordonnées
parnllbles à I'asvmptote non divis6c.
Appr.rclrloNs. - Cette spirale convient aux volutes qui doivent
se terminer vers le pôle par un petit cercle que J'on nomme æil,
puisque les spircs qui viennent à la suite d-e la première sogt
presque elles-mêmes des circonfltirences ayant le pôle_ pour centre.
Les spirales hyperboliques sont plus gracieuses que _d'autres parce
qu'ori peut triier la ilernière spire de façon qu'clle se raccorde
sensiblemettt avec l'æil-
0n olrtienclrait une spirale compagne de h précédente en pre-
nant comme ltase du tracé une autre hyperbole démite entre les
tnômcs asYmptotes.
S | 12. llarrgcnlc et normnle. - Nous tracerons la tungente
en appliquant le principe du paragraphe ll0.
Proposons-nous tle lrncer la tangentc au point It. Le point gé-
nérateur de la spirale peut être corrsidéré comme aninré de tleux
mouvements : d'un mouvem('nt circulaire aulour du pôle, e[ tl'un
mouvement rectiligne dirigé suivant le rappr-rrt, vecteur, e[ par
suite perpendiculairc ûu premier. A parl,ir du point K, pendant
une clemi-rotation, le point générateur, dans lo prernier mouve-
ment, décrirait une demi-circonférence do r&Yon I(0, et dans le
second, il avancerait vers le pôl.r cle la diffét'ence /rg qui existe entre
les ordonnées I et. 4. D'oir la constructiun suivante : mtner att
rayon vccteur OI( lt perpencliculaire KG égale à ln longueur rectifiée
de la demi-eirconférence de ril.yon OK, tracer GH perpendi-
culaire à KG; HK est tangente à la spirale.
-gh
c0uritsris usuELLEs. 28t
La perpcntliculaire KL à KH est la normale en K à Ia spirale
Alpr,tclrroNs.
- Les limons d'escalier sont terminés pirr une
courbe en colinraçon munie d'un æil au ceutre duquel se fixe le
premier barrenu supportanl, la main courante; cette courbe l,racée
en spilale hyperbolique est tr'ès gracieuse.
Les scrunriels pourraient ainsi employer cetl.e spirale pour ter-
miner les pol,ences de réverbères.

HÉrrcn

S f '13. Tourner un cylindre en bois de diamètre AB(fr7.135),


- un rectnngle BCDA dans une feuille de papier, en
et clécouper
faisant lt base Bt, égale à la longueur rectiliée de Ia circonfé-
rence du cercle clo base; porter sur les côtés CF: FG BH-HI.
Les droil,es HF e[ IG sont parallèles à BC, e[ égales- à la oircon.,
férence;joindre BFet HG. Ce dessin étant fait en conl,reparement,

f--- -l
Fig. 135.

enrouler la feuille sur le cylindre, en appliquant BC exnctement


sut la circonférenco de base. Les borcls CD et BE se rejoignent
selon une génératrice du cylindre, le point F tombe au point H,
de môme G tombe en I... Les tlroites BF, HG... enroulées autour
du cylindre donnent une ligne continue nornmée hélice; ohnquo
portion, de cettc ligne analogue à BF, HG.., clémite sur un tour
du c.vlinclre est une spire. Il est éviclent qu'une génératrice quel-
t6.
282 CHAPIîRE II1.
conque KL du cylintlre est coupée par les spires sttccessives en
segments tels que MN, égaux aux intervalles CF, FG... Cette tlis-
tance MN entre deux spires successives, mesurée suivanl une
génératrice, est le pas.
On remarquera que, en prenant une distanceBK' égale à I'arc BI(,
la génératrice, sut' le développenrenI tle Ia sut'face cylindrique'
prentl la position I('Ll, telle que M'K'=- MK. 0r les tlcux triangles
reotangles BK'M' et BCF sont semblables, et ils donnent la relation

M'K FC
BK' - BC

que I'on peut énonser de la façon suivante :

ùlK pcts .
ar.cm:@'
Cette relrtion est vruie pour tout autre point de I'hélice. On
peut donc définir cette ligne en disant qu'elle est fa courbe engen'
drëe par un point qui tow'tte au{our t|'un cylinclre en glissant
grad,uellement sur la su'face, de telle façon que le chetnin par-
cerffu circulairement, et le chemin parcou,ru en. ligne d,roite, d'ans
le même temps, sont dans le mëme rapport.
On nomme inclinaison de I'hëlice I'angle i que fait ln spire avec
la circonférence de la base. Cette inclinnison est évidemment
constant,e.
On voit que, en menanl dans I'espace une tangente en M à
J'bélice, elle rencontre le plan du cercle de base au point T, le
tliangle MKT est rectartgle, la clroite TI( esl, tangente à la circon-
férence O, e[ KT est égale à I'arc BI(. Les deux lriangles rec-
tangles BM'K' et KNIT sont égaux, et la tangente a la môme
inclinaison que la spire.
S ll4, - On conçoit que le cylindre droit au lieu d'ôl.re circu-
laire puisse avoir une Jlase quelconque : ovale, elliptique, polygo-
nale,... il sera toujours possiblc d'y lracer une hélice en procédant
oomme nous i'avons indiqué. Il y a clonc autnnl, cl'irélices cvlin-
driqur.s que de cylindres à sections droites rlifférentes. Nous ne
nous occuperons que de I'hélice qui peut être trtcée sur un
cylindre circulaire tlroit, oa hélice régulière.
S ll5. l]racer srlr' f,lrr lrylirrdrc urre hélice régulièrc
COURBIJS USUEtLES. 283

(lrurr tfas flonrré. - Le plocédé suivant est une conséqueneo


-
des ptopriétés que nous vellons d'éttrdier'
si. i,nr feui1e de papicr tracer un
trianglc_rectnngle AtsC
de 5ase, 3ff--le pas. Pt'o-
69. laAJ, tel que AB:circonférenceparallèle à AC. Découper la
iângu.. AC, ef par B mener une

Fig. 13r

bancle MABN... et I'enrouler autour du cylindt'e, de telle façon que


les bords se rejoignent. Tracer en guitlant la poinle .lu maYon
sur le bord de la bande, on oblienl, I'trélice demanrlée.
S'1{6. fléltces cornrlasncs. _- Il est visible qqe sill
en-
roilr la feuille BCDE autour du cylindrD (fg.135). en
à nouveau
prrtant cl'un autre point de clépart, 4_plt-exetnple, on obtient
i,nu nouu*lle hélice exactemcnt semlrlable à la prenrièr'e; elle coin-
ciclerait avec elle clans toute son étendue, si on la faisait glisser
d'utre disttnce K\t. Lcs cleux spires sont donc partoul, égalentetrt
éloignées; ellcs sont clites compagnes-otJ pnrallèles; c,lles sont
rcpr"ésentées sur le développemenl. de la surf;rcc r:ylindriqtre pftr
dclx tlroiies pnrallèles, eila surftrce qu'elles limitenl a ln forme
d'trn parallélogramme.
g liZ. qLle le cylind'e lourne autour tle sou axe
- Sîpposons
cl'ine quirntité fiK (/g. lss;, supposons ensui[e que !e cylindre
s'tbaisic suivant I'àxé, sans tourner, d'une gtrantité NtI(. Apt'ès
}'un orr I'nutre tle ces tleux ntouvemenls, le poipl ]l vient sur
I'hélice compagne partanI tle I(. Si les deux nrottvenrenls ont lieu
à la lbis, et-sile point trl peut glisser strr I'ltélice sans la quilter,
il viendra rru poiirt K. Oir-r'oit tlonc qtrt-' si Ic c1'lip4te prend rtn
double mouycment cle rotittion autour tle son axe, el, tle transll-
tion pardlèleruent à cet axc, cle lrirut en lias, tel qu'il y ait enlrc
284 OHÀPI'IRE III.
I'angle tlécrit autour de I'axe et Ie chemin parcoulu parallèlement
à l'axe la relation
l\{K are IIB
ùt:@'
lc poinl, M ne quittera pas l'[réiice.
on peut,.en clire aul,ant de tout autre point de I'hélice, et par
suite.on voit que pendant c€ mouvemenl, ii I'on suppose I'hélice
mobile, elle ne cessera p_as de coïnciclcr avec sa positioï primitiye.
L'hélice, comme la droite et, le cercle, a dônc h prbpriété dc
pouvoir glisser sur elle-mônle, sans cesser de coincicler ovec sù
première position.
ApprrclrroNs.
- Les applications de I'hélice sonl nombreuses.
Ses propriétés sen'ent de bnse à la construction et à. I'cnrploi dcs
vis, à la construcl.ion d'orgilnes servant à tlansfor.ner un rnouve-
ment circulaire en mouvement rectiligne, ou tl'un mouvement
circLrlaire en un aulle consiclérablement retarclé. (pigrron engre-
nant sur une vis sans lin, etc.)
Pratiquenrent, dans les ateliers, le tracé de I'hélice se fait au
tour parallèle.
ce tour se compose essentiellement d'un chariot porte-outil
glissanl sur un banc. Le chariot est entraîné par unô vis mère
Iixée au banc, de telle faço-n que son axe soit pirallèle à la ligne
des pointes, el, I'outil est déplacé parallèlem.ni à ces cleux ni.r.
La vis mère reçoit un mouvernent de rol.ation qui lui est comûru-
liq_oé
par des engrenages s'embraytn[ à un pi$non calé sur I'axe
dc ln poupée.
Quand la vis mère fait un tour, le chariot se cléplacc tl'une lon-
gueur égale au pas. Si par exemple le pas cle la vil mèr.e est g--
pour chaque tour, le chariot se clép)ace dc g".' parallèlernent à
I'axe.
si le cylindrc placé entre les pointes tourne aveo la mônre vitesse
angulaire que la vis mère, c'est-à-dire s'il fait penclanl, le même
temps le même nombre de tours, I'outil tracerC sur le cvlindre
une hélice dont le pas est 8.*. Pour obtenir. un pas de d;., on
conçoil, que I'axe de la poupée rlevra fnire quatre tours penrlanl
quc h vis nrère en fera un, c'est-à-dire qu'ori dcvr.a avoirla rcla-
tion suivonte :

pas de l'hélice nombre de tours de la uis mère


pa.s &e M D?s mere nombre de tou,rs du cylindre
USUIILLES. 285
COURBUS
les machines
0n utilise égarlement les propriétés de I'hélice clans
essentiellement
diviser. Une telle machine'peut comprendre
:
à
,in* ni. ou trélice mère (lig. i31) entraînan[ un curseur E ; u.t
clisque gradué C calé sur la vis;
une aiguille F servant de rePère,
et permettant de relever exacle-
me'nt la rotation du clisque, et pat
conséquent le déPlacement angu-
laire cle lt ris mère. Proposons-
nous de diviser une longueur AB Fig. 137.

-
en p pnrties égales.
.dr'À*1. la fiointc clu cnrseur cn B, ct compter le
nonrbre de
tooi* qù;if fuut imprimer à la vis pour faire pa'courir ûu clrrseur
la clistance AB.
ce nonbre peut ôtre composé d'une partie entière et' d'une
Iraction. Lc tlisfiue étant clivisé en 100 partiet é91::',par exemple'
olt .ul.il : N tours f n clivisions, soit én tout '100N { n rlivisions
pro* ln longueur BA. En implimant au disqug qlng rotation cor-
resp.ndant à un nombre de divisions égal U
lgla, I'indice E

se déplacera d'une longueur égale à la-piè'u partiede.AB'


g ilA. Srrrface gîlcLe-nélicoirlale. - Soit une hélice
une
AB"çDE. ..(/tg.l38) ti"acée sur un ovlindre creux. Consitlérons
droite qui glisselait en

ifff,',Hiffj';Ïr*"îï
et en conserviurt toujours i "',
,jæ,u
i
ffi
i | ,r-
Iirnrômeinclinaisoi;t",; D'ffi i€l
_1 -"8
droite engendre urle sur- i --Hc. i
face réglée ou gntrche. Le I qæ'" , ',æ
dessouid'unesénlilirilï: iL-'
nant pratiqué dnns llne "'%_i
L-------=::A Ê
tour ronde ,ito tor.nu a'una Fis. rBS. Fis. i3e.
surface gauche hélicoïdale I
6;r;--l"i;elle Ia clroite générrtrice est cl'équerre sur I'axe.
La tlroite nro5ile p.oiglirrur sur unehélùe tlu même pas décrite
,u, un tylindre concentrique (frg,'13-9) ty premier;,on a la sur-
tor* gooihe appelée uis à'Al.lti,i,rOde, d'un usûge très répandu
p,rrtiJutiUr.runf pour entrainer les matières désagrégécs dans-des
ionou* clemi-cylii6riq'cs. Dc telic: strrfitces ne sont pas clévelop-
296 .r.{r.lT* ri ilr.
pnbles. 0onsirltlr'ons, crl eflrt, (lcu\ positions infirrinrent voisines
,l.u.ln droite-génératrice : clans ces deux positions, nussi rilppro-
chées qu'on les suppose, Ies dloites ne sônt pas parallèles;^ôlles
ne sont pas non plus concourantcs; on ne pourmllonc jamais les
appliquer sur un plan sans défolmer la poltion infïnimint petite
de la surface considérée.
0n .peut cependant, sûns commcttre une erreur Llop sensible,
assimiler cel"te surflace à ce]le tl'un trapèze ayant pour hauteur l;r
génératrice, pour bases les portions ,les héïices ôompr.ises entro
.et
les cleux positions de la tlroite-génératrice.
Ainsi, par exemple, soit Æ (f g.,urO) le tléve)oppement cle la cir
conférence du cylindre exté-
D F rieur, AE celui de Ia circonfé-
rence du cylinclre intérieur,
CB le pas; la dingonale AC est
lt longueur d'une grancle spire,
!'is. I iù. el, Ia rliagonale AF celle cl'une
pctite. Si L est ln longueur de
la droite génératrice, la surftrcc d'un lour est clonnée prr la for-
mule :

^ AC+AFxL.
":_j_
ArrlrclrroNs. [,a surface hélicoïilale gauche n'étnnt pas ddve-
-
loppn'l,rle, on n(r peut I'obtenir en parlani cle feuilles asiemlrlées,
sans lenr firire subir de déformation. Supposons détachée uno po.-
tion do ctlte surfrc€.oomprenant-juste un tour.cle spire, en l.rr ln-
tissanl, o.n voit qu'elle prcnd lir forne cl'une courotine limitée pal
cles arcs égarrx aux spires correspoltdantes.
Proposons-nous cle tracer une 0oul'onne tlont la surface soil,
sensiblenrenl. celle cle la sulface gauclre hélicoitlnle con'espondant
à urt tour rlc spire :
sur une droite on (N: lt'l,), porler'-r\ partir de o : ro le ra.1,6n
0A du-cylindre a,re1 z"_le.rayon oB du c;,rinrlre extérieur.;'AB
est la longueur du. 1l droir.e engenrlrant Iâ surlace holicoiilale;
3" la longueur oc de la circonfércnce du c1'lindre axc (cette loni
gueur peut être cnlculée ou r.ectiflée pnr une conslrLrclion grft_
pïique); 4" la longueur 0D cle la circonférence du cylinclre .itl_
l'iu_ul. Par les points o, 4,.8, c, D, élever tlcs perpendiculaircs
à oD, e[ mener pp pnrlllùle à o]I, er à une diitance Eo égale
COUNDES USUELLBS. 287

au pas : oc,est la longueur d'une spire intérieure, et oF celle


cl'une spire extérieure.
lans le triangle rectangle EQC', AA' plrailèle àOll rlétnche sur
les côtés C'E ett'0 deux segmenl,s EA' el, 0A' tels que:
_
o.\1 EA/.
m-m'
or, par construction, on a :
EÀ/ EA' I
m:ffiF:fr'
par suite,
oÀ| ou OC' - Znx OA,'
ôî -u;
c'est-à-clire que OA, est le reyon d'utte circonférence de lon-
gueur 0û'.

Fig. 141.

On rlénronl,rerail, cle même rltre OB, est le rûyon d'une circonfé-


rence de longueur OF,
Dans le trlangle OC'F, les segments OAr et 0Br foumissent les
relalions :
oA. | .oB, I

d'où on tire
oA, _ 08,
OF: oF'
ce qui ne peut avoir lieu que si a,B, est parallèle à EF et à OM.
La ilroite À,8, est donc égâle à AB, ôu à la longueur de la droite
génératrice.
2gg cr.{PrrR, rrr.
Décrire une circonférence (y'g. l&2) de rûyon orar:OA1,
(sa longue ur est égale à celle de la spir.ô intérieile), et clu
même
cen[r'e o' une seconde circonférencc cle nryon
orh,
- ora, *AB. Cette seconde circonfé-
r_ence__esl, plus longue que la spire extérieure.
Iln elïet : po-rtons sur.OF (fg. l4l) à prrtir
io. Q, une longueur OB, OA; l-'AB.
- C,Fr-parallèle
.joindre BnA' et par C,, méner
à ArBs, OF'r est la longueur rectifîée de la
t'ig. t 12. circonlércnce de rayon OB' car clans Je
-triangle OC'FI la parallèle A,B, à la base
détache sur les côtés des segments pr.opoltionnels ei cônrme
OC'
- -"t
9,a

Aor
on a aussi --

oF.I _cr_
t"t
OBo -
d'où 0F,
-izr X QBn.
La di{férence-FF-, repr'ésente donc la longueur de I'arc qu'il faut
retrancher de la circonference de ray'on o, ô, pour avoir la iongueur
de la spire extérieure. porter moitié de Cetiô différence de cËaque
côté du point ô, enkeL l,joindre ark, arl; la portion de la ,ourorio,
couverte de hachures a une surface sensiblement égale à celle d'un
tour de spire.
Pour confectionner une vis d'Archimède on emploie des feuilles
rnétalliques que I'on gauchit à la pose. On
peut admel,tre que la spire moyenne ne
suliit aucxn allongernent pendant le gauchis-
lùge. La longueur de cette spire moyenne est
donnée par I'oblique 0P passant par;le milieu
de C'F, c'est la média.ne du tr.iangle OC,F. La
longueur OP, détachée par la parallèle A,B,
Fig. 143.
sur cette mécliane donne ie rayon de la
circonférence clont Ia longueur rôctifiée est
égale à celle de la spire moyenne. Tracer la couronne (frg. {43) en

prenant pour ra.yon du cercle intérieur os(lr:Op, ef pour


- S
rûyon du cercle extérieur orbr:Op, * S. Cu, rayons, comme
i oouRl[s usu tlllos' 981

il est facile cle s'en assuler sttt'la construction (/ig. l4t)' sont'
iOgè*rir"t inférieurs à ceux des cilconférences limitant la portion
ti*" ràoton ne (/îg . 142). La surface de la co-uronne (frg ' 143) ,:tt ,à
peu de chose iùs équivalente à_celle de la figule {42 ou à celle tle
ia surface hélicoidalô correspondant à un tour. En découpanL cetle
couronne dans une feuille métallique' on pourra reconstttuer un
tour cle la vis pilr un gauchissage fiif cle tcllc f1Çon qu9 Jft circon-
férence de rayon ori, soit appliquée sur I'lrélice intérieure. La
partie .orpri., à"I'intérieuti-,le la circonfét'ence mo-yenne de
.n.ynn orp, iubit un léger allo'gement, celle qui est en dehors, au
contrairï, sera légèrement raccourcie.

HÉltcn coNIQUD

s {19. Tourner un cône de diamètre AB et de hauteur so


-
(f.i. l&4) el tracer sur une feuille de papier le développement SBC
de-la sulface latérale de ce cône.
Diviser I'arc BC clu secteur en un certain nombre de partics
égales, huit par exemple, et poltcr sur la génératrice SB des lon-
giru6 SG -- Gg : HI . . .; diviser chacune de ces lon_gueurs en
in mêrne nombre do parties égalcs que I'arc BC; mentrr les rayons
passant par les points de division cle I'nrc, el, nunréroter comme
i'in,tiquu la fïgurù. Décrire du sommet S comme centre des arcs tle
cercle pass,,ni pa. les points marqués sur SB. Chacun de ces arcs
coupe un rayon portant le môme- numéro, joindre les points_d'in-
tersiction pni'unt tourbe conlinue; on obticnt ainsi une série tl'arcs
tels que SO, CU... Enrouler la feuille autour tlu côpe, Ir géné-
rntriôe SC vient rejoindre Ia génératrice SB, le point D tombe
sur G, E sur H..., les alcs tlécrivent sur lc cône une courbe con-
tinue nommée trjlicc coniqtte clonL lc pas est égal à ln longueur SG.
II es[ visiblc quc pour un poinl, quelconque I\[ de cell.e courbc
SNI arc BV c'esl-à-tlire que la distnnce d'[trt' Ttoirtt quel'
on a
ffi:#C,
conqLte d,'u,ne spire &u somtnet du, c(tne est att, pqsr_comîne le clrcmin,
par'cotu"Lt
'ce
sur ia base dtt cône pur_ In génératrice droite passant par
point est ù la ci,rconférence cle buse.
ôr la proporl.ion précôdente pcut aussi s'écrirc en changeantles
mo'ens de Place t
*nn _ _
3- _' _ p&s _.
,rLc gV - iircanfttrcttcc de ltase
t1
290 cHAPITR!l nt.
. 9u qyi nous amène' p*r',.analogie avec |hérice cylindrique, à
définir' I'hélice conique, ôn crisant iqr'ullu-urt r-ïrrrrre
engendrée
par un point qui tottrne autottr d,,ztn.'cône en rllissant qrad,uîllement
su?' s& surface, de telle
façon, que le cheniin porriru"u en ligne

F ig. 14I.

droite ct le chemin parcouru circulairement ntesuré sut" la base dzt


cône, pendant le même temps, son/ darrs Ie nûme rapport,
Appr,rclrloNs. Les propriétés de I'hélice conique font gu'on
-
peul, la tracer au tour
_pnrallèle conrme I'hérice cyhÀdriquu, ,i po.
les rnênr.es p-rocédôs; la vis entraînanl, le charioi porte-ouiil eila
génératrice du cône doivent ôtre parallèles.
COURBES USUIII,LI}S. 29I
Lorsquc I'angle ou sommet du cône est très aiqu' on Se contente
de déplàcer Iatéralemenl, la poupée mobile sur le banc, cl'ttne quan-
tité égale au rayon de base de I'hélice.
LeJ vis à boii, les mlndrins cle tours dits à queue tle cochon, les
vis de tire-bouchons, sont en fot'me d'trélices coniques; elles
pénètrent plus facilement que les vis cylindrigout.
La construction des escûliers que I'on étlifie dans dcs clochers
pointus exige le tracé d'une hélice conique.
Certuins coquillages appelés cônes présentent des hélioes coniques
qui sont parfois d'une grande régularité.
TABLE DDS MATIERES

PnÉr1cn................ t" """ " " " ' " "" ""' r"' S

PREMIÈRE PARTIE
CHAPITRE 16r. - Figures oomposées de droites et de plans.
droite et Ie plan. - Propriétés de la droite et du plan. - Rcport
d'ttne
La
"'i;g*;-. I
- dégauctrissage-..'..: "."'."
Cilià""fA,ence et-cet'cle. -"T'acé de la circonfér'ence, rayon' diamètre,
arc'
corde, segment, s€etettr.
15
Angle dtoit. Equerre. correction
Anstes.'
"'à'r.r''equtttrt.''-
des angles.
- - -
--proprietésr'ir ï protrr, niveau'*- I\lesure des-angles'.' t8
des triangles ' 26
T,;;^;ù;:-- Relations entre tei angles et Ies côtés. - Egalité
'irryràn,itrulaires et obliqyes.- Dro"ites perpendiculaires entre elles, obliques'
"lffii;;p.tp.nai.oluûe à un pla'" ': " " 30

.t rgtii-atii,:'ri ,t ptiis perperulicu.Io'iré"s" ' 34

Or"i;tr,, et pldns paraltè'tes. - Droitts parallèles entre elles, droite paral-


-
lùi; à oo pton, plans paraltèles tltre eirx. - Trusq.irrs.. - Propriétés des

Iroiù" rt'4.. pion. pàrallèle,, leurs tracés. - Paratlèles et transversale' 3l


à pentes.
- lriiveau
nroiiii 1tn,'fràdicutaires entïë ettes, - Niveau
à-peutes et à inclinaisons' tLï
Platzs paratlèles cot4tes par 2m plan transuersal' 46
'P;;;;d;":---ïoià'ite 48
'pi"iy'aârii.-iàritLeupipèdes........:'
'oqï&,tzntes 50

iiuJrri, des surfaces et'dàs uolumes.- Rectrngle, parallélépipède rectangle,


naLalléloEramrue, parallélépipède rlroit et oblique, triangle,
polygone, prisme
quelconq.e''r"'"'' """' 5l
il;ii;ïit;;; oÛrir,,ô, pyiai,ide, polvètlre

CHAPITRE II. Circonférenco et tgures dérivées'


-
Les angles i,nscrits et Ia circonfét'ence, Mesure des angles ins$its,
--segmËnt
capable.
-
EqIerres à centrer et tracés pratiques des arcs de
-
ceicle tlontlc centre n'ést prs sur lir ntatière d'ceuvre' 56
Tracés géométriques et tracés au trusrlttin. - Sauterelles à
Bisseclrice. - Tracés d'angles usuels. [querre
Sa.terellô trisectrice. -
;:ùl;i - velilication... -
c0uDes.
et sr 6t
Fiqurà,s lanqentes.- Tangente à un cercle. Cercles tangents' Tan-
- -
tlqtterre à .centrer. Trisecteur.
-
Ë.nr., à dôux cercles. 1é-équerre.
- -
cireonférences tangentes entre elles et à des droites. ---
Angles des
-courbes. 68
et moulures. Raccords de droites et de courbes. -
Raecordements
---protils
des moulures, leurs tracés.
-Raccords des moulures: rnoulures
ig;ttiil.\ -
tôututes'Aroites et coutbei, raccords continus et coutrastés" 78
294" TABtr, DEs MATIÈnus.

CHAptTRli Ilt. -.Figures semblables.


Rapports..et propor tions.
PLoportions.
Rapporl commensurable, incommensurahle.
- _
Conco.u.antes et paratlètes. --i'ràpteiË, 'j*
'r'r'acés des droiles.1,ropoi.tion,eiles. ïr,.rlàùr' ;ï' ;;;'
;;;;;;,:
rantes.
- I
angre .|e ùauction. _
c.9.rprl de proportion. Division'rilnne droite en p;;ii;; jsrr.r.
-
sition tle segnrents égarx ou i,éga.x régurièremei,i Dispo-
-
tiques.
;;;r.fu;iracés pra_
Ver.nier.
- 92
Itig
1tr.1s
blables.
planes semb' ables, Irirrgtrr
- j r;;ù;;i;.'_' i,;,1;;;;;;';;;:
Figures rromo[rétiqu.*.
- et rédrtctiou
siuriIirude.
_ -î.r,orju",iË'rérruction.
_ ;-Arrgmentalicin
Polyèdres senùlables,.
des plofils.
pantographe de Collas
pantograptre.
-. .:... . . . .. . {01
Rapports trrtns - {rû
res f.gures terittràt,ttt. - Happoi,t ou, joriroires et des
s.urfaces, rlpporl des lo!umes
_
Ile,l,ution.s. entre diffe,entes tignes cht, triangh
;.;;i;;:q;;.'' Carré de
' rt9
I'hypoténuse. vériticatiorr d'rrn angre druitl
-
llo.r,enne proportionnellc........... .
Nrmtrr,Ës-rectrrnguraires.
-
-
Lignes p,opurito,ireles du cercte.- r;*r,iiita;';;;'-;;;;,i;- '_ t2l
\i;;;;;'
et extrême raison. Té
- brisé
.. .;.. tt21

CHAPITRE tV. polygones réguliers et csrcie.


-
I'olygones. rëquliers..- Lg,].1 .propriétés..- T'acés praliques en pfl:tanr,
ilu eercle circonserit.
- Division d'une cire.nféreuce en n'pnrti., ôg;û;;
procétlé des deux erreurs contr.aires.
cons,lt'ttctton tles polyoones,rëguliers en Ttartanl du, côré. _ carré
......... l2g
et
polygones qnelconques lratÉs avec I'angle au somrnet.
polygorres réguliers. I)ivision d'un arc en parties égares. - 1.,-xéculio' des

polygones réguliers en - rrtilisant les prrlygorres' - Tr,acé des

- carrelage... {J6
sèrrrrrrablei.
I'olygones étoilés.
Ilelatio.ns nuntériqtæs intportanres tluns quelqttes
L'Z
fgtu.es usuelles, _
Relation errtre le côté du carré eI sa diagonale, eni,,ë la hauteur
d.rrn
trirngle équilatéral et moitié de son côté. tiré nn carro .o1,rttul
tracés pratiques. surfaces du triangre -0ctog,ne
éqrrilatéral,
- du côté ou de laiargeur. de I'bexagone, de
l'octogone eu fonction
l)ir.eonférence et cercle. l4J
Rapport de ra ci'coniérence au rrvon.
- par le calcul, par
fication d'rrne circonfé.rence: - Recti-
le trlit.
rluelco.nque sans uliliser le - Tlacé d'un angle
.rapprrrteur. - S.r.lace du cercle , cot.ur eroit,
formules pmtiqnes approchées {48
calcul par le trait. -- 0pérarions arilhr'étiques. calcul des surfaces et
des volumes. Elévation à une puissauce. - Extraction de la racine
carrée.. .... .
- -
154
TABLE DI}S MATIÈNES.

DEUXIÈME PARTIE

CII,tPlTRll ler.
- Corps de révolution.
Circonférence et cercle. Surface engendrée par la révolution d'ure courbe
p|aue..r....... - r6?
Srrr'/nces ullinclrirlues. *
Cylindre de révolution.
- Cylindres.
plarte d'un cyllndle dc rérolution f)ar un plan parallèle à I'axe.
- Section
tangcrrt.
- Plan
lùpannelage d'un cyliudre de révolution, d'un cylindre qnel-
-
corque.
- Surlace et volume du c-vlintlre. - Dévcloplrenrent. - Conlection
rJes cylindres creux [6C
Sut'laces coniques. Cùnes.
pat'le sommet. -Plarr tangent.- Cône de révulutiolt.
- Sectiott plane passant
Développcment, surface et rolttme.
-
Epannelage d'un cône pleiu.
-
-Confection tl'utt ct'ine ercllr: tracés pra-
-
ligrres du développcment.
- Tronc de cône : me-cure de la
voluureI épannelage et développernent..
surface, du
[]6
planes de la sphère.
Splùre.
sphère.
- Seclions - Propriétés des cercles Cons-
Tournage tl'une sphère en partantrlrr e.ylittdre capable.
de la

huclion- du dianrètre d'une spbère donnec. Pian langent.


- Cône
tangent. Epannelage d'une sphère.
-
Dévcloppernent, de la surface sphé-
-
-
rique: par fuseaux, par zones. -
Développeurertt d'une sttrface de révolu-
tiuu.
-
Mesure de la surface d'une zone, d'rrne spilère. Ernboutissage
- -
d'une calotte sphérique, d'rrne surface de tévolution: cottslruction du rayon
d'urr tlisque circulaire de surface équivalente. --
Volunte de la sphère'
d'un secleur sphérique, d'une calotte, d'unc 20ne.......o ...r.... r85

CHÀPITRE II. - Sections planes du cylindre et du cône.


Section Xtlane du, cylindre. - Dllipse. - Section faite dans nn cylindre
par un trait de scie oblique aux générntrices : propliétés caracléristiques de
la courbe I ccntre, diamètres, ares.
- Détirrition de I'ellipse. - PLopLidtés
des cordes perpendiculaires aur axes; tracés pratiqttes de I'ellipse, ellipso-
gLaphe.
- Cordes parallèles et diamètresl cliamètres conjugués. - Pro-
priétds des cordes palatlèles anx diamètres con.iugués: tracé d'une ellipse
étant donnés denr diaurètres conjugués. et normale. Appli-
CatiOnS....... -Tangente
..?... -
......... 206
Dtlipso'ide de réaolu,tio?r...., .o.... 221
Sections planes du. cône..- Traits de scie donnés dans une nappe, dans
tleux nappes d'un cône : ellipse, hyperhole, parabole. 222
Ilyperbole.
- PLopriêtés caractér'istiques tle I'h"vpelbole.
courbe connaissant I'axe tlansvelse et les foyers.
- Tracé de la
Axes, diamètres.
i\symptotes.
- -
SécantÊs : tracé tl'une hyperbole counaissant les asyntptotes
et un point. - et normale. Applicalirlus... ........ 22ï
- Tangente -
Ilyperboloïtles de réuolulion. -- llyperboloïtle à une nappe, à deur nappes.
et applications...
- PropriétésPropriétés ...... 234
l'm'atole. de la parabole. Axe, Diamètres. Directrice,
- - - -
foyer.-Tracé de la parabole connaissant la directrice et le foyer. Corde
-
296 TÂBIE DIIs MÀTIÈREs.
perpendiculaire à l'axe; tracé de la pnlabole connaissant: I'ate, le sommet
et rrn point. Tangente. Normale. Raccord paralrolique. Appli-
cations. - - ...,.. - - 2ï9
Paraboloide de réuoltttion.
- Applications,...... ......,....... 248

CHAPITRB III. - Courbes usuelles.


Cou.rbes se rappt'ochant de l'ellipse,
Applications ..r...-
0vale.
- Anses de panier. -
Cycloïdes. cycloïdes. .- Tracé de la cycloïtle par points.
- Généralion des
Normale, tangente. Âpplicati0ns. . . 255
- -
Epicgclo'ides et lrypocllctoîdes.
par points.
- Génération tles épicycloïdes. - Tlacé
Ilypocycloïde dont le diamètre du cercle généLateur est égal
-
an rayon du cercle direeteur. 26(
Dëueloppuntes. du cercle.
- Développante
de la développante. Application. ... .
- Normale et tangetrte. - Tracé 265
- pr'ërtitlentes utt tracé des engrenal1es et des
Appltaation tles courbes
crémaillères. . . . . 268
Spirales.
normale.
- Applications.... - Spirales compagnes...r...
SpiLale d'Archimède.
- Tangente et 2i6
Ilelice.
-
- Hélice cylindrique. - Traeé. - Ptopriétés. - Applications. - 28t
Surface gauche hélicoitlale : cottstruction de la vis d'Archiurètle ...
Ilelice conique.. . r.. ... r.. ..... .... . . . . ..'. ..'. . ... .............e.. 28C

sArNT-cLouD. rïpnrmrnru BELTN rnÈnss.


-