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Université Paris 5 / UFR de Mathématiques et Informatique

L3 MIA
Systèmes Numériques de Communication

Examen 1ère session (1h30) - 30 mai 2005

Téléphones interdits. Tous documents autorisés. Calculatrices inutiles

Il est attendu la plus grande rigueur dans la rédaction des réponses, qui devront être claires,
courtes et précises à la fois. Les trois parties peuvent être abordées dans l’ordre qui vous conviendra,
mais les réponses à chaque partie ne devront pas être dispersées dans la copie. Vous trouverez en an-
nexe quelques compléments éventuellement utiles pour les exercices.

Certaines réponses sont à fournir sur le dernier feuillet de ce sujet. Pour limiter les risques de
confusion, identifiez votre copie et ce feuillet par un même code à 6 chiffres de votre choix.

1 Questions de cours (1,5 + 1,5 + 1,5 + 2,5 = 7 points)


1) Un opérateur GSM dispose de 64 canaux fréquentiels pour les liaisons montantes et autant pour
les liaisons descendantes. Il organise son réseau selon un motif de réutilisation cellulaire de taille 8.
Combien de communications une station de base de cet opérateur peut-elle gérér simultanément ?

2) Pour un code en bloc de distance minimale dmin , pourquoi une erreur de poids de Hamming PH =
dmin n’est-elle pas toujours détectable ?

3) Soit la transmission de symboles a1 et a2 , de probabilités respectives 2/3 et 1/3. a1 est codé par 0,
a2 par 11. Le décodage est-il unique ? Si oui, est-il instantané ? Ce codage minimise-t-il l’entropie ?

4) Pour la transmission de la voix, la qualité d’une liaison dépend naturellement de la probabilité


d’erreur du canal, mais elle est essentiellement caractérisée par la qualité audio reçue. Expliquer de
manière concise comment, pour une même probabilité d’erreur sur le canal, on peut avoir des qualités
de liaison différentes selon les choix de codage de canal et d’entrelacement.
Gaël Mahé, Université Paris 5 / UFR math-info, 2005.
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1
2 Exercices
2.1 Modulations (6 points)
On considère une transmission sur porteuse via un canal bruité de bande passante B. La puissance
P de l’émetteur est fixée. Le bruit de canal a une densité spectrale de puissance constante N 0 /2. L’ob-
jectif est de transmettre, sans interférence entre symboles (IES), avec un débit binaire D maximal et
une probabilité d’erreur binaire Pe < 10−4 .

On rappelle que :
– en notant α le facteur de retombée du filtre de Nyquist, la durée T de chaque symbole doit vérifier
1+α
T
≤ B, quel que soit le type de modulation, pour annuler l’IES ;
– pour P et N0 donnés, le débit binaire D est une fonction décroissante de Eb /N0 , Eb désignant
l’énergie par élément binaire.

1) Montrer que la valeur minimale de Eb /N0 vaut :


 E min P (1 + α)
b
=
N0 N0 nB
où n = log2 (M ), M désignant le nombre d’états de la modulation.

2) Supposons que pour une MDP-2 (modulation de phase à 2 états),


 E min  min 
b Eb
= 10 log = 16 dB
N0 dB N0

Quelles sont les valeurs minimales de Eb /N0 dans les cas suivants :
– modulation de phase à 4 états (MDP-4) ?
– modulation de phase à 8 états (MDP-8) ?
– modulation de deux porteuses en quadrature à 16 états (MAQ-16) ?

Sachant que la probabilité d’erreur binaire Pe doit être inférieure à 10−4 , déterminez, en utilisant les
courbes de la figure 1, quelle modulation, parmi MDP-2, MDP-4, MDP-8 et MAQ-16, permet d’at-
teindre le débit maximal. Les constructions graphiques seront reportées avec soin sur la figure 3 de la
feuille de réponse, et devront être clairement expliquées.

2
0
10

−1 1 : MDP−2 et MDP−4
10
2 : MDP−8
−2 3 : MAQ−16
10

−3
10

−4
10
Pe = probabilité d’erreur binaire

−5
1 2 3
10

−6
10

−7
10

−8
10

−9
10

PSfrag replacements −10


10
−6 −2 2 6 10 14 18 22
(Eb /N0 )dB

F IG . 1 – Probabilités d’erreur binaire de 4 modulations.

2.2 Codage convolutif (7 points)

c1

PSfrag replacementsm

c2
F IG . 2 –

1) Représenter le diagramme d’état du codeur convolutif représenté ci-dessus..

2) Le registre du codeur est initialisé par des zéros. L’entrée du codeur est constitué d’une longue
séquence de zéros, ce qui produit en sortie une longue séquence de zéros. On suppose que le canal de
transmission introduit une erreur aux positions 1, 2 et 4 de cette séquence codée. On reçoit donc :
11 01 00 00 00 ...

a) Commencez le décodage de Viterbi de la séquence reçue, dans l’espace imparti sur la figure 4 de la
feuille de réponse. Merci de respecter le format d’écriture indiqué. L’utilisation de couleurs différentes
sera apprécié.

3
b) Peut-on prévoir dès à présent ce que l’on va décoder si l’on poursuit l’algorithme de Viterbi jusqu’à
la fin de la séquence ?

3 Annexe

x 1/2 1/3 1/4 1/8 1/16


10 log(x) -3 -5 -6 -9 -12
TAB . 1 – Valeurs approximatives de logarithmes décimaux courants.

4
4 Feuille de réponses

0
10

−1
10

−2
10

−3
10

−4
10
Pe = probabilité d’erreur binaire

−5
10

−6
10

−7
10

−8
10

−9
10

PSfrag replacements −10


10
−6 −2 2 6 10 14 18 22
(Eb /N0 )dB

F IG . 3 – Constructions de la question 2.1.2.

5
ag replacements
etats :
00
F IG . 4 – Déroulement de l’algorithme de Viterbi pour la question 2.2.2

01

10
6

11
t0 t1 t2 t3 t4

Format d’écriture des branches :

sortie du codeur sortie du codeur


entrée du codeur = 0 → entrée du codeur = 1 →
métrique métrique métrique métrique
de branche cumulée de branche cumulée