Vous êtes sur la page 1sur 6

Guide Pratique

Fondations

Conception, dimensionnement et réalisation

Maisons individuelles
et bâtiments assimilés

En application des DTU 13.12, 13.3 et 20.1


et du fascicule 62, titre V
SOMMAIRE

Domaine d’application du guide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

Fondations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
• Sols de fondation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
• Dispositions générales et matériaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
• Charges sur les fondations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
• Interaction entre fondations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
• Fondations superficielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
• Fondations sur puits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
• Dispositions parasismiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
• Radiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
• Dispositions particulières pour les réseaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38

Les dallages en béton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41


• Constitution et exécution d’un dallage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
• Les joints de dallage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
• Canalisations sous dallage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
• Cas du vide sanitaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
• Cas du plancher porté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46

Annexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
Bien choisir un terrain pour construire une maison solide
(document de l’Agence Qualité Construction)

Glossaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53

Réglementation, normes et autres documents de référence . . 57

Index . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59

3
Interaction entre fondations
Un bâtiment ne peut pas être fondé sur des fondations superficielles si celles-ci
peuvent provoquer des désordres sur les bâtiments mitoyens, en particulier par
poussée latérale sur des fondations profondes proches.
Ce risque est évité en espaçant de la distance «d» les deux bâtiments. La valeur de
«d» est :
– d’au moins 2 m pour des ouvrages de 2 niveaux ;
– d’au moins 3 m pour
des ouvrages de 3 niveaux.

Augmentation de la poussée
horizontale sur le pieux

Interaction entre fondations : effet de poussée latérale de fondations superficielles


sur pieux voisins

Lorsque le bâtiment est fondé sur


plusieurs niveaux (cas du terrain
Hauteur

en pente, illustré par le schéma


ci-contre), il faut espacer les fon-
dations d’au moins 1,5 fois la
hauteur du dénivelé pour éviter
les problèmes d’interaction entre
fondations.
Base ≥ 3/2 hauteur
Dispositions des semelles
dans le cas d’un terrain en pente

14
Hauteur des semelles
La hauteur h d’une semelle est déterminée de telle manière que la fondation puisse
être suffisamment rigide pour répartir uniformément les charges sur le sol. Cette
condition de rigidité s’exprime par le respect des deux inégalités suivantes :

h ≥ (B-a)/4 + e

{ et
h ≥ 20 cm

B = largeur de la semelle
a = largeur du mur ou
poteau fondé sur la a
semelle
e = enrobage des armatures
en nappe inférieure

e d

h
B

Paramètres géométriques d’une semelle superficielle

Attention !
Pour des raisons de bonne mise en œuvre, la hauteur d’une semelle est au
minimum de 20 cm.

Reprenons l’exemple 1 où le poteau et la semelle sont carrés, de dimensions respectives


20 x 20 et 70 x 70 cm.

20 cm
d

h
4

70 cm

Schéma de la semelle calculée dans l’exemple donné

Avec un enrobage de 4 cm, l’épaisseur de la semelle est alors :


h ≥ (70-20) /4 + 4 = 16,5 cm
et h ≥ 20 cm.
La satisfaction des deux conditions est donc h = 20 cm. On retiendra cette valeur.

18
Drain Pente négligeable
te
la pen Drain
s de périphérique
Sen
réseau
dem ent au
Raccor Raccordement au réseau

Disposition du drain : Disposition du drain :


pente très prononcée (> 10 %) pente peu prononcée (≤ 10 %)

Attention !
Les réseaux et drains doivent se situer plus haut que la base des fondations,
pour éviter tout risque d’affouillement des fondations.

Pas de risque
d’affouillement

Risque
d’affouillement

Disposition convenable du drain vis-à-vis du risque d’affouillement

39
Les joints de dallage
Les joints permettent au dallage de se déformer (retrait, dilatations, chargements)
sans donner lieu à des fissurations pouvant compromettre l’exploitation de
l’ouvrage. On distingue plusieurs types de joints, les plus utilisés étant le joint franc
et le joint scié.

Joint franc

Joint scié sur le tiers de l’épaisseur du dallage

☞ Observation
Le joint traversant, appelé également joint de construction, coïncide généralement avec un
joint structural de dilatation ou de rupture. Il est utilisé dans les ouvrages importants.

Pour les ouvrages simples, le joint scié permet de favoriser la fissuration au fond du
joint, à condition que le sciage ait lieu dès le durcissement du béton effectué. Le
calepinage des joints sciés doit être tel que les panneaux soient sensiblement carrés
(c’est-à-dire que le grand côté ne doit pas excéder 1,5 fois le petit côté), et que la
diagonale des panneaux n’excède pas 8,5 m pour un dallage intérieur (atmosphère
abritée) et 7,0 m pour un dallage extérieur.
Dans tous les cas, les
joints doivent être
droits et ne doivent
pas comporter d’an-
gles rentrants.

Longueur maximale
de la diagonale :
7 m en extérieur
et 8,5 m en intérieur

Schématisation du découpage d’un dallage par des joints

45