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La fiscalité des entreprises

L’impôt sur les sociétés-la Taxe sur la Valeur ajoutée-l’impôt sur le revenu
Pr. Mohamed Moussaoui

Chapitre 0 : Généralités sur la fiscalité.

I- Notion de l’impôt

L’impôt peut être défini comme un prélèvement pécuniaire effectué par voie d’autorité, suivant des règles légales, à
titre définitif et sans contrepartie afin d’assurer le financement des dépenses publiques.

II- Caractéristiques de l’impôt

 L’impôt est un prélèvement pécuniaire (En argent).

 L’impôt est un prélèvement obligatoire et définitif : Prélèvement obligatoire : en vertu de la loi (Légitimité).

 L’impôt n’a pas de contrepartie directe (on ne reçoit pas directement la contrepartie mais on bénéficie des services et
des infrastructures Mises en place par l’état : Route, Hôpital, Port, Enseignement….).

 L’impôt est destiné à couvrir les dépenses publiques.

 L’impôt est un procédé de répartition des charges budgétaires entre les individus.

 L’impôt est un instrument d’intervention économique et sociale (Stimulation de l’économie via l’arme fiscale).

III- Rôle de l’impôt

A- Rôle économique :

 Il permet à l’Etat de se procurer des ressources directes financières. Les impôts constituent les recettes fondamentales
de l’Etat qui alimentent le budget général.

B- Rôle budgétaire :

 L’impôt constitue également un instrument de politique économique susceptible d’appuyer les orientations
économiques d’ensemble d’une nation.

C- Rôle Social :

 Moyen pour assurer une redistribution des richesses pour plus d’équité sociale.

©mohamed Moussaoui®
Etudiant en Master ingénierie Comptable, Financière et fiscale –Fsjes Mohammedia
Professeur-Agrégatif en gestion comptable et Financière-CRMEF Casablanca
Amoussaouimed@gmail.com

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IV- Distinction entre l’impôt et les autres prélèvements

 La Taxe :

La taxe est un prélèvement obligatoire payé en contrepartie d’un service direct rendu par la collectivité, tandis que
l’impôt est sans contrepartie directe.

Exemple : La taxe urbaine et la taxe d’édilité.

 La Redevance :

La redevance est prélèvement obligatoire qui est due par les usagers en contrepartie de l’utilisation d’un service
public. Elle ne s’impose qu’aux utilisateurs effectifs.

Exemple : La redevance de l’eau et de l’électricité et la redevance audiovisuelle.

 La Parafiscalité :

La parafiscalité est un prélèvement effectué dans un intérêt économique et social au profit des organismes sociaux.
Elle s’apparente à l’impôt car c’est un prélèvement obligatoire et sans contrepartie directe. Mais elle est affectée à des
organismes déterminés.

Exemple : les cotisations à la CNSS et les cotisations à la CIMR.

VI- Les Sources du droit fiscal marocain

A- Sources législatives :

La constitution.

Les lois adoptées par le Parlement.

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Les traités et accords internationaux.

B- Sources réglementaires :

Les décrets et arrêtés ministériels conformes à la loi émanent du pouvoir exécutif.

C- La doctrine :

Elle regroupe l’ensemble des écrits et interprétations des personnes du domaine fiscal (professeurs, analystes, avocats,
juges, intellectuels) ainsi que les commentaires des textes de la loi et les modalités de leur application (instructions,
circulaires, notes, réponses du gouvernement aux questions posées au parlement).

D- La jurisprudence :

Elle regroupe l’ensemble des jugements rendus par les tribunaux compétents à l’occasion de contentieux entre le
contribuable et l’administration fiscale. Autrement dit, c’est l’activité des juridictions et décisions juridictionnelles.

V- classification des Impôts

Plusieurs classifications des Impôts :

 1ière classification : Impôt direct et impôt indirect

Dans les impôts direct : pas d’intermédiaire.

Dans les impôts directs : via des intermédiaires.

Les impôts directs sont basés sur des données constantes (exemple de l’IS qui frappe le résultat
dégagé par les personnes soumises a cet impôt c.-à-d. qu’il ya toujours un résultat (perte, ce).

Les impôts indirects sont basé sur des faits intermittents (exemple de TVA sur achat d’une Voiture,
puisque pas toujours on achète une voiture……….).

Les impôts directs sont douloureux (Cas du patron qui verse 30% de ces bénéfices à l’état.

Les impôts indirects sont des impôts indolores (Cas de la TVA qui se cache dans le prix de vente).

 2ième Classification : les Impôt réels et les impôts Personnels

Impôt personnel est impôt qui vise des personnes (cas de l’IS qui vise les Personnes Morales …).

Impôt réel est impôt qui vise les opérations (Cas de la TVA qui frappe les opérations d’achat et de vente).

L’impôt personnel prend en compta la capacité contributive des personnes imposables.

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L’impôt réel ne prend pas en compte les capacités contributives de la personne imposable (cas de la TVA qui est
considérée comme Aveugle)

 3ième Classification : Impôts ad valorem et Impôts spécifiques

Dans le Cas de l’impôt Ad valorem le Tarif est exprimé en %.(30% pour l’IS…)

Pour l’impôt spécifique le tarif est exprimé en unité monétaire /unité physique (100dh/h du Vin).

 4ième classification : Impôt proportionnel et impôt progressif

Dans l’impôt proportionnel le tarif n’augmente pas avec l’augmentation de la base imposable (cas de l’IS).

L’impôt progressif augmente avec l’augmentation de la base imposable (cas de l’IR salarial).

VII- Technique fiscale

Le processus de l’étude de l’impôt repose sur une démarche qui porte sur le champ d’application, l’assiette, la
liquidation et enfin le recouvrement de l’impôt. Tous les impôts obéissent à ce processus.

A-Champ d’application

Trois éléments permettent de déterminer l’impôt : l’opération imposable, la personne imposable et la territorialité de
l’opération.

Exemple : Les opérations de ventes réalisées par une société au Maroc

B- L’Assiette

C’est la base ou la matière sur laquelle repose l’impôt. L’assiette s’analyse comme une détermination opérée dans la
matière imposable pour délimiter une base de calcul à l’impôt. C’est le montant auquel s’applique le tarif de l’impôt.
Exemple : Le résultat fiscal est la base de calcul de l’I/S.

C- La liquidation

C’est le calcul de la somme due par le contribuable sur la base de l’assiette. La liquidation est effectuée soit par le
contribuable lui-même (cas d’I/S et de la TVA), soit par l’administration fiscale (cas d’I/R). deux types d’imposition
peuvent être distingués :

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-Imposition proportionnelle : l’impôt est proportionnel lorsqu’il croît proportionnellement à la matière imposable. Le
taux est constant quelle que soit la base d’imposition.

Exemple : Impôt sur les sociétés I/S.

-Imposition progressive : l’impôt est progressif lorsqu’il croît plus rapidement que la matière imposable. Le taux
augmente au fur et à mesure que l’accroissement de la base d’imposition.

Exemple : Impôt sur les revenus I/R.

D- Le Recouvrement

Le recouvrement de l’impôt est l’ensemble des techniques et démarches qui ont pour objectif le paiement de l’impôt. Il
se fait de trois manières différentes :

-Paiement spontané : le contribuable prépare sa déclaration fiscale et s’acquitte de l’impôt dont il est redevable sans
recevoir de document administratif.

Exemple : La Taxe sur la valeur ajoutée TVA.

-Paiement par voie de rôle : Le contribuable reçoit un avis d’imposition émanant de l’administration pour payer ses
impôts.

Exemple : Impôt sur les revenus I/R et les taxes de services communaux.

-Retenue à la source : Le contribuable donne l’autorisation à son employeur ou à sa banque de prélever le montant de
l’impôt au moment du paiement.

Exemple : L’I/R Salarial, la Taxe sur les Produits de Placements à Revenu Fixe TPPRF, la taxe sur les produits des
actions TPA.

Chapitre 1 : l’impôt sur les revenus

IMPOSITION DES REVENUS SALARIAUX

Avant quelque années le système fiscale Marocain été caractérisé par des impôts cédulaires, c’est-à-dire
pour chaque revenu il est instauré un impôt spécial a titre d’exemple on cite :

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 Le PTS (prélèvement sur traitement et salaire).


 IBP (Impôt sur les bénéfices professionnels).
 TPSVM (Taxe sur les profits de cession des valeurs mobiliers).
 …………………..

Après la loi 17/89 à instauré l’impôt général sur le revenu qui porte sur le revenu global des personnes
physique et de certaines personnes morales.cet impôt va prendre par la suite le nom de l’IR qui devient
plus générale que l’IGR (intègre des revenus qui ont été hors champs de l’IGR…)

I. Les revenus soumis à l’IR :

 Revenus salariaux et assimilés (Pensions de retraite………).


 Activités Professionnelles (profession libérales, Promotion immobilière, activités commerciales,
activités industrielles, activités artisanales).
 Les revenus et Profit fonciers (loyer, Cession des biens immobiliers) remplace la taxe/profit
immobilier.
 Les revenus et profit des capitaux mobilier (revenus de placement, profit sur
cession…)remplace la TPCVM.
 Les revenus agricoles.

II. Territorialité de L’IR :


Abstraction faite de la nationalité, l’IR porte sur :

 Le revenu global de source marocaine et étrangère ayants leurs domicile au Maroc (Sous
réserve d’existence d’une convention de non double imposition).
 Le revenu global de source marocaine pour les personnes ayants pas leurs résidences
permanentes au Maroc.
III. Exonération de l’IR :
a. Exonérations permanentes :

Sont exonérés en permanence de L’IR les personnes suivantes :

Les ambassadeurs et consuls et agent consulaires de nationalité étrangère pour les


revenus de source étrangère qui leurs sont versés sous réserve de réciprocité.
Les revenus des personnes physiques qui leurs sont versés à titre de droit d’auteur sur les
œuvres artistiques, scientifiques ou littéraires.
b. Exonérations Provisoire :(même système que l’IS).
IV. La base Imposable de l’IR :

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La base imposable de l’IR est constituée par le revenu global imposable (RGI).

RGI = Le revenus nets Catégoriels.

Le Revenu Net Catégoriel est déterminé selon ces Propres Règles de calculs propre a cette
catégorie de revenu.

V. La méthode de calcul de l’IR salarial :

Pour le calcul de L’IR salarial on passe par plusieurs étapes :

1) Détermination du salaire Brut : SB

SB = somme des éléments de la rémunération tels que :

Salaire de Base.
Heures supplémentaires.
Primes (ancienneté,……..) motive, récompense le salarié.
Indemnités (de Caisse, Transport…)  compense le salarié.
Les avantages en nature et en argent.

2) Détermination du salaire Brute Imposable (SBI) :

SBI = SB – Indemnités justifiées et destinées à couvrir les frais engagés par le salarié pour
l’exercice de sont travail telles que :

Indemnité de déplacements justifiés.


Indemnité de transport (couvre les frais de transport :il est fixé a 500 Dh si le domicile de
l’employé est situé dans la zone urbaine et à 700 Dh si le domicile est situé dans une zone
rurale).
Indemnité de Caisse (récompense le risque lié à la manipulation de l’argent).

Indemnité de représentation allouée Uniquement aux DG, DC, DAF, Agent


commercial…est Plafonnée à 10% Du salaire Brute Imposable.
Indemnité de Chaussures et d’habillement pour les Travaux salissures dont le Montant
maximum est fixé à 200 Dh par Mois.
Indemnité de Panier qui ne doit pas dépasser 2 fois le SMIG Horaire Par Jour.
Indemnité de Déménagement dans la limite est Fixée à 10 DH pour Km entre le lieu de
résidence actuel et le lieu dans lequel l’employé va s’installer.
Allocations de Rentrée Scolaire fixée à 400 DH/Enfant plafonnées à 1600 DH.

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Indemnité de Mouton.

3) Détermination du salaire Net Imposable (SNI) :


Le SNI = SBI – Déductions autorisées Par La loi
= SBI
- Abattement forfaitaire au titre des Frais Professionnels (20% Du SBI déduction faite des
Avantages en argent et en nature est dans la limite de 30000 DH /An).
- Cotisations salariales à la CNSS fixées à 4,48% du SBI depuis décembre 2014 dans la limite
de 6000 DH/mois.
- Cotisation à L’AMO dans l’ordre de 2% du SBI et sans aucun Plafond.
- cotisations de retraite complémentaire (limitée à 10% du SBI a partir de janvier 2015).

= Salaire Net Imposable avant Déduction des Intérêts sur Crédit logement

- Intérêts/crédit Logement (pour habitation Principale) dans la limite de SNI précédent.

Ou encore le Principale et l’intérêt si le logement est social (Superficie entre 50-80 m² et la valeur de
logement est <= 250 KDh, et le salaire de la personne bénéficiaire ne doit pas dépasser 3600 DH).

= Salaire Net Imposable

4) Détermination de L’IR Brut (IRB) :

IR Brut = Salaire net Imposable * Taux de Barème – Somme à déduire.

Tranche du Salaire Taux Somme à déduire


0-300000 0% 0
30001-50000 10% 3000
50001-60000 20% 8000
60001-80000 30% 14000
80001-180000 34% 17200
Au-delà de 180000 38% 24400
Si le SNI est de 58000 DH alors l’IRB = 58000*20% - 8000 = 36000

5) Détermination de L’IR net (IRN) :

L’IR net = L’IR Brut – Déductions Pour charges familiales à raison de 30 Dh par mois et par personne dans la
limite de 6 personnes (Conjoints et enfants âgés de Moins de 28 ans, et sans limites d’âge pour les
personnes Infirmes).

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Toutefois un enfant qui dispose d’un revenu > 2500 par mois sa prise en charge n’est plus déductible.

Egalement la loi de finance de 2013 à introduite ce qu’on appelle la CSS : La cotisation de la solidarité
sociale qui frappe le revenu annuel net d’impôt et dont les Taux sont comme Suit :

Revenu net D’impôt Taux de La CSS


De 360 KDH à 600 KDH 2%
De 600 KDH à 840 KDH 4%
Au-delà de 840 KDH 6%

6) Cas Particulier de l’IR salarial :


 La rémunération versée à des Personnes non résidentes (Professeur français non qui
intervient dans un établissement d’enseignement) est soumise à un taux forfaitaire de 10 %.
 Les rémunérations versées par les établissements d’enseignement à des enseignants
vacataires sont soumises à un taux forfaitaire de 17% libératoire. (mais si l’enseignant
intervient d’une manière permanente on doit passer par les étapes déjà expliquées
précédemment.
 La rémunération versé par des cliniques et établissements assimilés à des médecins non
patentables et ne faisant pas Partie de leurs personnels permanents est soumise au taux
de 30 % libératoire.
 La rémunération versée aux artistes est soumise au taux de 30% après abattement de 40%.
 Les revenus des sportifs sont soumis au taux de Barème après abattement de 40%(Non
applicable au Maroc).
 Les revenus attribués aux gens qui ne font pas partie de personnel permanent de
l’entreprise sont soumis au taux de 30% non libératoire.
 Les pensions de retraite sont soumises aux taux de Barème après abattement de :
 55 % Si le montant de la Pension est inférieur ou égal à 168KDH.
 40% dans le Cas contraire.

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IMPOSITION DES REVENUS ET PROFITS DES CAPITAUX MOBILIERS

I. Les revenus des capitaux mobiliers :

Sont considérés comme revenu de capitaux mobiliers :

 Les produits des actions (cas des sociétés de capitaux) ou parts sociales (sociétés hybrides
ou de personnes) et revenus assimilés.
 Les produits des placements a revenus fixes (obligation, dépôt à terme).

II. Les profits des capitaux mobiliers soumis à l’IR :

Ce sont les profits nets annuels qui émanent de la cession des valeurs mobilières.ces profits
étaient soumis à l’ex taxe sur les profits de cession des valeurs mobilières (TPCVM applicable
jusqu’au la fin de l’année 2000).

La TPCVM s’applique suivant 3 taux :

10% : qui frappent les profits sur cession des actions.


15% : qui frappent les Profits sur cession des titres Hybrides (OPCVM diversifiés)
20% : qui frappent les profits sur cession des Obligation.

Les OPCVM sont des organismes financiers qui gèrent un portefeuille des Titres pour leurs
comptes ou bien pour le compte des tiers.

Ils permettent au petits épargnant de placer leurs fonds dans des titres (Actions, Obligation….),
de ce fait on peut distinguer de 3 types d’OPCVM :

OPCVM action si 60% de Portefeuille titre est constitué des actions.


OPCVM Obligation si 90 % de portefeuille est constitué des obligations.
OPCVM diversifiés dans les cas contraires aux cas ci-dessus (ni 60% des actions ni 90% des
obligations).

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III. La détermination de la Base Imposable :

(Dans la plupart des cas c’est les sociétés distributrice et des organismes gestionnaires qui
s’occupent de versement de l’impôt exigible au titre d’une opération (distribution des bénéfices
ou cession des valeurs mobilières) au profit de l’état).

1) Le revenu net imposable :

Revenu net imposable = montant Brut de revenu des Capitaux mobiliers – Agios – Frais de tenue
de Compte et de garde de titres.

2) Le Profit net imposable :

Profit net imposable =


prix de cession – Frais de cession)-(Prix d’acquisition + frais d’acquisition, de courtage et commissions.

IV. Les Exonérations :

Est exonéré de l’impôt le profit ou la fraction de Profit afférent la partie de la valeur des cessions
réalisées au cours de l’année civile qui n’excède pas le seuil de 30000 DH. (Référence à la tranche
exonérée 0-30 KDH dans le Barème de l’IR).

Dans la vie Pratique il est difficile de prévoir la valeur exacte des cessions qui peuvent êtres réalisées au
cours d’une année.

Illustration Numérique :

Prix de cession Profit Réalisé


 16000  2000
 28000  3500
 12000  1000
 25000  1500
 32000  2500
TOTAL : 113000 TOTAL : 10500

A chaque opération de cession il faut verser l’impôt exigible le mois suivant celui ou la cession c’est
faite.et à la fin de l’année le contribuable dépose une déclaration de ces revenus et Profits qui va lui
permettre de demander la restitution de l’impôt payer sur la Partie des profits exonérés

113000---------------------------------------------------------------------------------- 10500 de Profit

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30000----------------------------------------------------------------------------------- ???? Profit exonéré

Donc le Profit exonéré = (30000*10500 /113000) = 2787,61

MONTANT A RESTITUER = 2787,61 * TAUX (CETTE RESTITUTION EST DEMANDEE VIA LA DECLARATION
DE REVENU GLOBAL).

V. Les Taux d’imposition :

1) Taux de 15 % libératoire : qui s’applique pour :


 Les Produits des actions et revenus assimilés.
 Les profits des Actions cotées en Bourse.
 les revenus Bruts des capitaux mobiliers de source étrangère.
2) Taux de 20% : appliqué aux :
 Les produits de Placement à revenu fixe (a condition que le bénéficiaire décline sont
identité) non libératoire (c'est-à-dire qu’il faut encore déclarer le revenu global à
la fin de l’année).

Exemple : un Particulier qui souscrit à des obligations à droit a un revenu fixe imposable à l’IR sur les
produits des Valeurs Mobilières à un taux de 20% a condition de communiquer ces coordonnées à
l’organisme payeur (Banque….),dans ce cas le taux est non libératoire.

A défaut de communiquer des indications sur lui le contribuable est passible à un taux libératoire de 30
%.(le cas de la plupart des particuliers qui préfèrent de ne pas compliquer leurs vie par les obligations
déclaratives).

 les profits nets résultants des cessions d’actions non cotés (libératoire).
 Les profits nets résultants des cessions des obligations ou parts d’OPCVM ou part
d’OPCVM diversifiés.
 Des profits Brut des capitaux mobiliers de source étrangère.
3) Le taux de 30% libératoire : qui s’applique Pour :
 Les profits des Placements a revenus fixes si le bénéficiaire préfère de garder son
anonymat.
VI. Cas d’un contribuable disposant de plusieurs revenus :

Lorsqu’un contribuable dispose au cours d’une année de plusieurs revenus à la fois, la base de calcul de
l’impôt est constituée par ce qu’on appel le Revenu Global imposable.

Revenu Global Imposable = total des revenus nets catégoriels (revenus net de chaque catégorie)
Attention : Pas de compensation entre des catégories différentes de revenus.

1. Etape 1 : Calcul de RGI :

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RGI= Salaire net Imposable + Revenu foncier Imposable + Revenu Professionnel imposable + Revenu de cession des
Valeurs mobilières.

2. Etape 2 : Calcul de revenu global imposable :

RGNI = RGI – Déductions sur le revenus


Les déductions sur Revenus :

 Dons sous les mêmes conditions dans le cas de l’impôt sur les sociétés.
 Les cotisations de retraite dans la limite de 6% (10% actuellement) de RGI.
 Les intérêts afférents à un crédit logement dans la limite de 10% de RGI.

Important (Modification apportée Par la LF 2015) :

- Si le contribuable ne dispose que de son salaire il peut déduire jusqu’au 50 % de cotisation


de la retraire de son RBI.
- Dans le cas contraire (dispose de Plusieurs revenus) il peut opérer une déduction dans la
limite de 10 % de RBI.

NB : Les dites déductions s’opèrent une seule Fois, c’est-à-dire on ne peut pas les déduirais de revenu
catégoriel et au même temps de revenu globale.

3. Etape 3 : Calcul de l’IR brut :

IR Brut = RGNI * Taux de Barème – Somme à Déduire

4. Etape 4 : Calcul de l’IR net :

IR net = IR brut – Déductions sur Impôt telles que :


Les déductions pour charges familiales (360 Dh par an et par personne) dans la limite de 2160 DH).
Les Crédits d’impôts (retenus à la source non libératoire).

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Chapitre 2 : L’impôt sur les Sociétés

L’I/S a été instauré au Maroc par la loi n°24-86 promulguée par le Dahir n° 1-86-239 des 28 rabbis II 1407 (31
Décembre 1986) et publiée au bulletin officiel(B.O) n°3873 du 21 Janvier

1987, en remplacement de l’impôt des bénéfices professionnels(I.B.P).

L’impôt sur les sociétés est un impôt général sur le revenu des personnes morales. C’est un impôt direct qui
frappe l’ensemble des bénéfices et revenus des sociétés, des établissements publics et autres personnes
morales.

I. CHAMP D’APPLICATION
A. PERSONNES IMPOSABLES A l’I/S

La loi sur I/S fait une distinction entre les personnes morales passibles de l’I/S à titre obligatoire et les
sociétés passibles de l’I/S sur option :

1. Personnes obligatoirement passibles de l’I/S

Sont obligatoirement passibles de l’I/S :

-Les sociétés de capitaux quels que soient leur forme et leur objet:

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• S.A : Les sociétés anonymes.

• S.A.R.L : Les sociétés à responsabilité limitée.

• S.C.A : Les sociétés en commandite par actions.

-Les établissements publics qui exercent une activité industrielle ou commerciale ainsi que ceux qui
fournissent des services.

-Les autres personnes morales (associations, clubs, groupements) se livrant à une exploitation à caractère
lucratif.

-Si une SNC (Sociétés en nom collectif), ou une S.C.S (Les sociétés en commandite simple) comprennent des
personnes morales, elles deviennent soumises obligatoirement à l’I/S.

A compter du 1er Janvier 2014, les grandes sociétés agricoles réalisant un chiffre d’affaires supérieur ou égal
à 5.000.000 DH seront désormais imposées au taux de 17,50% selon une démarche progressive en fonction
des seuils de chiffre d’affaires suivants :

• Du 1er Janvier 2014 au 31 Décembre 2015, si le CA >= 35 Millions de DH.

• Du 1er Janvier 2016 au 31 Décembre 2017, si le CA >= 20 Millions de DH.

• Du 1er Janvier 2018 au 31 Décembre 2019, si le CA >= 10 Millions de DH.

• A compter du 1er Janvier 2020, si le CA >= 5 Millions de DH.

2. Personnes passibles de l’I/S sur option

• Les sociétés de personnes : les sociétés en nom collectif et des sociétés en commandite simple ne
comprenant que des personnes physiques ainsi que les sociétés en participation (S.P), peuvent
être soumis à l’I/S sur option conformément à l’article 2 du CGI.

B. PERSONNES EXCLUES DU CHAMP D’APPLICATION DE L’I/S

Sont exclues du champ d’application de l’impôt sur les sociétés :

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• Les sociétés en nom collectif et les sociétés en commandite simple constituées au Maroc et ne
comprenant que des personnes physiques ainsi que les sociétés en participation (Sauf si elles
optent pour l’assujettissement à l’I/S ;

• Les sociétés de fait ne comprenant que des personnes physiques ; les bénéfices réalisés sont
considérés comme des revenus professionnels soumis à l’I/R au nom du principal associé.

• Les sociétés immobilières « transparentes » c'est-à-dire les sociétés immobilières dont le capital
est dispatché en parts sociales ou actions nominatives :

• a/ Lorsque leur actif est constitué soit d’une unité de logement occupée par les membres de la
société ou certains d’entre eux, soit d’un terrain destiné à cette fin ;

• b/ Lorsqu’elles ont pour seul objet l’acquisition ou la construction, en leur nom, d’immeubles
collectifs ou d’ensembles immobiliers, en vue d’accorder statutairement à chacun de leurs
membres la libre disposition de la fraction d’immeuble correspondant à ses droits sociaux.

• Les groupements d’intérêt économiques.

C. EXONERATIONS ET REDUCTIONS DE L’I/S


1. Exonérations permanentes à 100%

Sont totalement exonérés de l’impôt sur les sociétés :

• 1 : Les associations à but non lucratif et des organismes assimilés ;

• 2 : La ligue nationale de lutte contre les maladies cardiovasculaires ;

• 3 : La fondation Hassan II pour la lutte contre le cancer ;

• 4 : La fondation Cheikh Zeid Ibn Soltan ;

• 5 : La fondation Mohamed V pour la solidarité et l’ensemble de ses activités ou opérations et


pour les revenus y afférents ;

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• 6 : La fondation Mohamed VI de promotion des œuvres sociales de l’éducation, formation


(Activités et revenus) ;

• 7 : Les coopératives et leurs unions légalement constituées dans les statuts dont le chiffre
d’affaires annuel ne dépasse pas 10.000.000 DH ;

• 8 : Les sociétés agricoles réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 5.000.000 DH et ce,
pendant trois exercices consécutifs;

• 9 : Les entreprises exportatrices bénéficient d’une exonération totale pendant les 5 premiers
exercices d’exportation et seront soumises au taux réduit d’I/S de (17,50% à compter de 2008)
au-delà de cette période.

• 10 : Les sociétés de promotions immobilières pour leurs activités de réalisation de logements


sociaux ;

• 11 : Les agences pour la promotion et le développement économique et social régional ;

• 12 : Les sociétés installées dans la zone franche du port de Tanger.

• ……..Voir CGI.

2. Exonérations suivies d’une réduction permanente

Bénéficient d’une de l’exonération totale de l’impôt sur les sociétés pendant une période de 5 ans et d’une
réduction de 50% dudit impôt au-delà de cette période, les entreprises suivantes :

• 1 : Les entreprises exportatrices de produits ou de services ;

• 2 : Les entreprises qui vendent à d’autres entreprises des produits finis destinés à l’export ;

• 3 : Les entreprises hôtelières pour la partie de la base imposable correspondant à leur chiffre
d’affaires réalisé en devises ;

3. Exonérations suivies d’une réduction temporaire

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Bénéficient d’une de l’exonération totale de l’impôt sur les sociétés pendant une période de 5 ans à compter
de la première opération d’exportation et d’un taux réduit de l’I/S de (8,75%) pendant les 20 exercices
consécutifs suivants.

• 1 : Les entreprises exportatrices qui exercent leurs activités dans les zones franches
d’exportation ;

• 2 : L’agence spéciale Tanger-Méditerranée, ainsi que les sociétés intervenant dans la réalisation,
l’aménagement, l’exploitation et l’entretien du projet de la zone spéciale de développement
Tanger-Méditerranée et qui s’installent dans les zones franches d’exploitation.

4. Réductions permanentes

Certaines entreprises bénéficient d’une réduction de 50% de l’I/S. Il s’agit notamment :

• 1 : des entreprises minières exportatrices ;

• 2 : des entreprises minières qui vendent leurs produits à des entreprises qui les exportent après
leur valorisation.

• 3 : des entreprises ayant leur domicile fiscal ou leur siège social dans la province de Tanger et
exerçant une activité principale dans le ressort de ladite province.

II. ASSIETTE FISCALE

C’est la base qui va être frappée par l’impôt, elle est appelée également base imposable, de ce fait quelle est
l’assiette de l’I/S ?

• L’assiette ou la base imposable de l’I/S est constituée par le résultat fiscal.

• Le résultat fiscal est obtenu à partir du résultat comptable qu’on va modifier en fonction des
règles fiscales.

Résultat comptable (RC) = Produits comptabilisés - Charges comptabilisées

Résultat fiscal(RF) = Produits imposables - Charges déductibles - Report déficitaire

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RF = RC - Produits non imposables (PNI) + Charges non déductibles (CND) – Report déficitaire

Exercice d’application

• En 2015, la société X a réalisée un bénéfice comptable avant I/S de 453 500 dhs.

• Les PNI s’élèvent à 46 000 Dhs, les CND sont de l’ordre de 42 500 dhs.

TAF :

1-Calculer le résultat fiscal de l’exercice 2015

2-Calculer le montant de l’I/S correspondant (30%)

3-Déterminer le montant du résultat net comptable(RNC)

Résolution

1 / RF = RC - PNI + CND

RF = 453500 – 46000 + 42500

RF = 450000

Remarque : La base imposable de l’I/S, de cotisation minimale et de l’I/R est toujours arrondie à la dizaine de
dirhams inférieure.

2/ L’I/S = RF * 30%

L’I/S = 450000 * 30% = 135000 dhs

Remarque : L’impôt est toujours arrondi au dirham supérieur.

Exemple :

L’I/S = 32 635, 06 dhs arrondi à 32 636

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3 / RNC= RC – L’I/S

RNC = 453500 – 135000 = 318500 dhs.

III. ANALYSE FISCALE DES CHARGE ET DES PRODUITS :


A. Analyse fiscale des charges
1. Conditions générales de déduction fiscale des charges

Pour être déductible, les charges doivent réunir les 4 conditions suivantes :

1ère condition : Elles doivent être engagées dans l’intérêt de la société c.à.d. pour les besoins de l’exploitation.

2ème condition : Les charges doivent être comptabilisées c.à.d. les charges doivent être effectives et non pas
fictives et appuyées par des pièces justificatives.

3ème condition : Elles doivent être engagées au cours de l’exercice.

4ème condition : les charges doivent correspondre à des dépenses d’exploitation et non pas à des dépenses
d’investissement (ces derniers son a immobilisre).

-Dépenses d’exploitation : Correspondent à des biens qui sont destinés à être consommés ou revendus au
cours de l’exercice.

-Dépenses d’investissement : Correspondent à des biens qui sont destinés à rester durablement au sein de
l’entreprise.

2. Critère de rattachement des charges et des produits à un exercice déterminé

Le critère de rattachement d’une charge ou d’un produit à un exercice déterminé est constitué par la livraison
des biens et services.

3. Analyse des principales charges


a. Achats
 Achats de marchandises (Entreprises commerciales : l’achat et la revente en l’état)

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 Achats de matières premières (Entreprises industrielles : transformation des matières premières en


produits finis)
 Achat non stockée de matières et fournitures
 Achat d’emballages non récupérables
b. Frais du personnel
 Les rémunérations directes et indirectes ;
 Cotisations sociales (Cotisations patronales et cotisations salariales);
 Frais de formation, autres frais…

Règle fiscale

Les rémunérations directes et indirectes sont déductibles à condition qu’elles correspondent à un travail
effectif et qu’elles ne soient pas excessives eu égard au travail rendu.

Toutes les cotisations sociales sont déductibles, tout ce qui touche les frais du personnel c’est déductible.

c. Les impôts et taxes

Tous les impôts et taxes sont déductibles à l’exception de :

• L’I/S ; acomptes provisionnels;

• Cotisation minimale ;

Remarque relative aux droits de douane

• Les droits de douanes sont des éléments du prix de revient des biens importés : De ce fait, deux
cas peuvent se présenter :

1/ Si les DD sont relatifs à l’importation des immobilisations : ils sont comptabilisés en immobilisation.

2 / Si les DD sont relatifs à l’importation à un élément de charges, ils constituent des charges.

d. Autres charges externes


i. Le crédit bail ou leasing

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Il s’agit d’une opération de location d’un bien matériel de transport avec possibilité de rachat de ce bien en
fin de période couverte par le contrat de leasing.

• Au cours de la durée du contrat leasing, l’entreprise doit payer des redevances leasing qui sont
comptabilisées en charge.

• Sur le plan fiscal, ces redevances constituent des charges qui sont déductibles.

• En fin de période, si l’entreprise acquiert le bien loué, elle doit payer une indemnité de rachat,
qui est portée en immobilisations. Fiscalement cette indemnité de rachat est non déductible.

ii. Prime d’assurance

• Les primes d’assurance destinées à couvrir des risques courus par le personnel de l’E/se ou par
ses éléments d’actif (Accidents de travail, incendie, responsabilité civile…) sont déductibles.

• Les primes d’assurance vie contractées au profit du personnel sont déductibles, à contrario les
primes d’assurance vie contractées au profit de la société ne sont pas déductibles.

iii. Cadeaux clients ou cadeaux publicitaires

Les cadeaux sont déductibles sous réserve de deux conditions complémentaires :

• 1 /La valeur unitaire TTC du cadeau ne doit pas dépasser 100 DH.

• 2/ Les Objets offerts doivent portés le sigle et le nom de la société.

iv. Les dons

La loi sur I/S distingue trois catégories de dons :

1ère Catégorie : Dons déductibles sans aucune limitation

Il s’agit des dons en numéraire ou en nature octroyés aux entités suivantes :

• Habous publics ou privés ;

• Entraide nationale;

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• Associations reconnues d’utilité publique;

• Hôpitaux;

• Etablissements publics d’enseignement et de recherche scientifique qui ont des missions


culturelles;

• La ligue nationale de lutte contre les maladies cardio-vasculaires;

• La fondation Hassan II de lutte contre le cancer;

• Le comité olympique marocain des fédérations sportives.

2ème Catégorie : Dons déductibles avec limitation de 2‰ du CA HT de l’exercice

• Il s’agit des dons octroyés aux œuvres sociales des E/ses publiques et privées et aux œuvres
sociales des institutions qui sont autorisées par la loi qui les institue à percevoir des dons.

• A noter que les dons limités à deux pour mille (2‰) du chiffre d'affaires hors TVA du
donateur peuvent être cumulés avec les autres dons non limités.

3ème catégorie : Dons non déductibles

• Tous les autres dons qui ne relèvent pas de la 1ère et de la 2ème catégorie ne bénéficient pas de la
déductibilité fiscale.

e. Amortissements, provisions et frais financiers


i. Amortissements

Notion et fonction de l’Amortissement

• L’amortissement est la constatation comptable de la dépréciation subie par les immobilisations


du fait de l’usure, l’obsolescence et la durée.

• L’amortissement a pour objet de permettre le renouvellement de l’immobilisation.

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• L’amortissement permet notamment la répartition d’une dépense d’investissement sur


plusieurs exercices.

Base d’amortissement

• La base d’amortissement est constituée par le prix de revient et non pas le prix d’achat.

• Toute TVA déductible ne fait pas partie du prix de revient, de ce fait si la TVA déductible on
prend le prix de revient HT, par contre si elle n’est pas déductible, on prend le prix de revient
TTC ; par exemple : Voitures de tourisme.

Point de départ des amortissements

• A partir de quel moment on va amortir ?

• Le point de départ des amortissements est constitué par la date d’acquisition ou la date de mise
en service de l’immobilisation et toute fraction de mois est considérée comme un mois entier.

Conditions de déductibilité des amortissements

-Les amortissements doivent être comptabilisées même sur absence de bénéfice ;

-Les amortissements doivent être calculés selon les taux admis par l’usage ;

-La somme des amortissements ne doit pas dépasser la valeur d’origine ;

-Les amortissements fiscalement déductibles des voitures de tourisme sont calculés sur une base maximale
de 300 000 DH TTC à un taux d’amortissement ne dépassant pas 20%.

ii. Les Provisions

Notion de provisions

• Les provisions sont destinées à faire face à des charges futures que les évènements en cours de
l’exercice rendent probables.plusieurs types des Provisions existent :

Provisions pour dépréciation

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• Les provisions pour dépréciation ont pour objet de constater une diminution de la valeur d'un
élément de l'actif. Si la dépréciation est définitive, elle se traduit par une moins-value ou une
perte. Les principales provisions pour dépréciation sont :

-Les provisions pour dépréciation des immobilisations non amortissables : terrains, fonds de commerce ;

- Les provisions pour dépréciation de stocks ;

-Les provisions pour dépréciation de créances (créances douteuses ou litigieuses).

Provisions pour risques et charges

Les provisions pour risques et charges, qui doivent être distinguées des charges à payer, peuvent être de
nature diverses :

 *Provisions pour procès ou litiges en cours ;


 *Provisions pour amendes et pénalités;
 *Provisions pour propre assureur;
 *Provisions pour charges de personnel ;
 *Provisions relatives aux indemnités de licenciement ou de départ volontaire;
 *Provision pour garantie;

On distingue deux types de provisions :

• -Provisions pour dépréciation des comptes d’actif : L’ensemble de l’actif sauf la caisse.

• -Provisions pour risques et charges.

Conditions générales de déductibilité des provisions

• -Charges futures soient probables

• -Charges nettes précisées (individualisées)

• -Charges découlent des évènements en cours de l’exercice

Condition supplémentaire relative aux provisions pour dépréciation des comptes clients

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Pour que cette provision soit déductible, il faut que la créance douteuse fasse déjà l’objet d’un recours
judiciaire.

iii. Frais financiers :

• Intérêts des emprunts

• Agios bancaires

• Escomptes de règlement

• Perte de change

• Dotations financières

• Intérêts des comptes courants des associés

Ces frais financiers sont déductibles.

Remarque : Règles fiscales relatives aux intérêts des comptes courants des associés

Les intérêts des comptes courants des associés sont déductibles sous réserve de condition et deux
limitations :

-Condition : Pour que les intérêts des comptes courants soient déductibles, il faut que le capital soit
intégralement libéré.

(Le capital non libéré représente une dette des associés vis-à-vis de la société), ces associés
doivent se libérer de la dette avant de prêter de l’argent à la société.
Capital souscrit : capital répartie en termes d’actions entre les actionnaires.
Capital libéré : capital versé au compte de la Sté pour les apports en numéraire ou transfert de la
propriété des Biens en cas d’apport en Nature.

-2 limitations :

1ère limitation relative au montant des comptes courants

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• Fiscalement, les intérêts déductibles sont calculés sur un montant maximum égal à celui du
capital social.

2ème limitation relative au taux d’intérêt

• Les intérêts déductibles sont calculés selon un taux fixé chaque année par le ministère de
finances est appelé taux réglementaire.

f. Charges non courantes

Les charges non courantes déductibles concernent principalement :

Les valeurs nettes d’amortissement des immobilisations cédées ;


Les subventions et dons accordés par l’entreprise à certains organismes ;
Et les autres charges non courantes sont déductibles à l’exception des amendes, des pénalités et
des majorations de toute nature mise à la charge de la société pour infractions aux dispositions
légales ou réglementaires.
Les dotations non courantes.

Précisions :

-Ne sont déductibles du résultat fiscal qu’à concurrence de 50% de leur montant Hors TVA, (c.à.d. une
réintégration de 50% dudit montant) , les dépenses relatives aux achats de matières et produits, autres
charges externes et dons, dont le montant facturé est égal ou supérieur à 10.000 DH HT et dont le règlement
n’est pas justifié par chèque bancaire barré non endossable ou effet de commerce ou virement bancaire ou
par procédé électronique.

• Cette disposition n’est pas applicable au paiement des impôts et taxes et des charges du
personnel ainsi que le règlement des factures à des agriculteurs.

• Toutefois, les entreprises qui acceptent des règlements en espèces par ses clients des factures
dont le montant dépasse 20.000 DH TTC encourent une amende de 6% (c.à.d. une réintégration
de 6% dudit montant).

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IV. Report Déficitaire


A. NOTION :

• La société conserve la possibilité de déduire du résultat d’un exercice donné le déficit des
exercices antérieurs dans la limite de 4 ans. Cette limitation quadriennale ne s’applique pas au
déficit correspondant aux amortissements qui peut être reporté sans limite dans le temps.

B. CAS D’APPLICATION

Application 1 :

Soit une société qui après avoir enregistré au cours des exercices N et N+1 des déficits fiscaux s’élevant
respectivement à 30.000 et 15.000, a réalisé en N+2 un bénéfice fiscal de 65.000 DH.

T. A. F : Quelle est la base de son imposition au titre de l’exercice N+2 ?

Solution de l’application 1 :

• Résultat imposable = Résultat fiscal – Déficits des exercices précédents

= 65.000 – 30.000 – 15.000

= 20.000

Application 2 :

Soit une société qui a enregistré pendant l’exercice N un déficit de 150.000 DH ventilé comme suit :

• Déficit fiscal hors amortissement de l’exercice 100.000 DH

• Part du déficit fiscal correspondant aux amortissements de l’exercice 50.000 DH.

• Au cours des exercices N+1, N+2, N+3, N+4, la société a réalisé des bénéfices s’élevant
respectivement à 10.000, 15.000, 20.000, 35.000 DH.

T. A. F : Traiter Fiscalement ces déficits.

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Solution de l’application 2 :

ventilation déficit année N reliquat déficit


années résultat déficit déficit hors déficit imputable déficit Amorti déficit Hors Amorti
amorti Amorti
N -150000 -50000 -100000 ------------------------
N+1 10000 -15000 -50000 -90000 (100000-
10000)
N+2 15000 -50000 -75000
N+3 20000 -50000 -55000
N+4 25000 -50000 -30000

Faute d'insuffisance des bénéfices on a imputé en premier le déficit hors amortissement.

Malgré cela l'entreprise a perdu 30000 à cause l'achèvement du délai de 4 ans dont l'entreprise a le droit
pour imputer les déficits hors amortissement

• Reliquat non reportable de N - 30.000

• Le reliquat du déficit (HA) de l’exercice N (30 000) est perdu par la société qui n’a pas pu
imputer en totalité sur les bénéfices des 4 exercices ultérieurs, elle garde toutefois la possibilité
de reporter la part du déficit correspondant à l’amortissement (50 000) sur les résultats
bénéficiaires des exercices ultérieurs.

Le résultat de l’exercice N+5 est déficitaire et se décompose comme suit :

• Part Amorti. : 45.000

• Part hors Amortissement : 30.000

Question :

• A quelle date la société va imputer le déficit de l’année N +5 ?

• Quelle est le montant du déficit reportable ?

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Réponse :

Déficit cumulé sur Amortissement : 95.000 (50000+45000) (reportable sans limite dans le
temps) + Déficit H.A de l’exercice N+5 : 30.000 (Ce déficit de 30000 sera imputé au plus tard sur
le résultat fiscal de l’exercice N+9) par contre les 95000 sont reportable indifiniment.

B. Analyse fiscale des produits :


a. Production
 Production vendue / Prix de vente ;
 Production stockée/ Prix de revient ; Imposables
 Production immobilisée /Prix de revient.
b. Vente
 Ventes nettes HT= Ventes - RRR accordés ;
 CA net HT = Ventes nettes HT ; Imposables
 La variation des stocks de produits ;

Le critère de rattachement = la livraison.


c. Produits accessoires/ Produits des activités annexes

Ils sont imposables comme pour les ventes et comprennent les éléments suivants :

 Transport facturé aux clients ;

 Loyers reçus ;

 Les redevances des brevets, marques ou licences ;

 Commissions reçues ;

 Jetons de présence reçus ;

 Les immobilisations produites par l’E/se pour elle-même ;

 Les subventions d’exploitation ;

 Les autres produits d’exploitation ;

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 Les reprises d’exploitation et les transferts de charges.

d. Produits financiers

-Les produits financiers imposables sont :

 Les produits des titres de participation et autres titres immobilisés ;


 Intérêts courus et autres produits financiers ;
 Escomptes obtenus ;
 Gains de change ;
 Les reprises financières et les transferts de charges.

Remarque: Les produits financiers comprennent également ce que la loi appelle les produits de
participation. Ces produits de participation bénéficient d’un abattement de 100% pour éviter une double
imposition.

Dividendes

• Produits de participation Amortissement du capital Non imposables

Boni de liquidation

-Dividendes : Ce sont des sommes allouées à chaque actionnaire d’une société à l’occasion de la distribution
des bénéfices réalisés par ladite société. (Article 331 de la loi n°17-95 du 30 Août 1996 relative aux S.A).

• Précisions : les dividendes provenant de la distribution des bénéfices sont incorporés dans les
produits financiers de la société bénéficiaire, mais ils bénéficient d’un abattement de 100% car ils
ont subi une retenue à la source libératoire d’I/S.

• -A compter du 1er Janvier 2013, le taux de l’impôt retenu à la source sur les produits des actions,
parts sociales et revenus assimilés a été augmenté de 10% à 15%.

• -Les intérêts provenant de placement à revenu fixe doivent être incorporés dans les produits
financiers pour leur montant brut. La retenue à la source de 20% non libératoire de l’I/S est
considérée comme un crédit d’impôt imputable sur l’I/S.

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• -Amortissement de capital : C’est l’amortissement de la valeur nominale des actions du capital


effectué en vertu d’une stipulation statutaire ou une décision de l’assemblée générale
extraordinaire et au moyen des bénéfices distribuables. Cet amortissement ne peut être réalisé
que par voie de remboursement égal sur chaque action d’une même catégorie et n’entraîne pas
de réduction de capital. (Article 202 de la loi n°17-95 du 30 Août 1996 relative aux S.A).

• -Boni de liquidation : Peut être défini comme le solde ou le reliquat du produit de liquidation des
biens d’une société après paiement de ses dettes et le remboursement des apports des associés.

e. Subventions, dons et primes


 subventions d’exploitation + les subventions d’équilibre sont imposables
 -Les primes et dons reçus sont imposables.
 -Les subventions d’investissement sont des éléments des capitaux propres du passif du bilan,
cependant il faut les virer chaque année par une fraction au compte des produits, ces
fractions ou quottes parts sont calculées selon le taux d’amortissement des immobilisations
qui ont été financées grâce à ces subventions. Ces quottes parts sont imposables.
f. Produits de cession des immobilisations

• A compter du 1er Janvier 2009, les abattements appliqués sur les plus values de cession
d’éléments incorporels et corporels de l’actif immobilisé sont supprimés. Par conséquent, les
plus-values réalisées par l’entreprise suite à la cession ou au retrait de certains éléments de
l’actif immobilisé sont désormais imposables.

g. Reprise/provision

Comptablement la reprise/provision désigne l’annulation de la provision initiale.

• Le sort fiscal des reprises/provision dépend de celui des provisions auxquelles elles se
rapportent.

• De ce fait on désigne deux cas :

• 1 cas : Reprise/ provision : Déductible  Imposable : Reprise/ provision pour litige ou


bien perte de change ;

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• 2 cas : Reprise /provision : Non déductible  Non imposable : Reprise/provision pour congé
payé.

h. Dégrèvement d’impôt

C’est la restitution et le remboursement de l’impôt par l’Etat.

• Dégrèvement d’impôt déductibles sont des produits imposables ; par exemple : dégrèvement de
la taxe de douane ;

• Dégrèvement d’impôt non déductibles sont des produits non imposables ; par exemple
dégrèvement de l’I/S / Pénalité fiscale.

V. Liquidation de l’I/S
A. Calcul de l’I/S Théorique

Formule :

• L’I/S est calculé sur la base du résultat fiscal, cependant son montant ne peut être inférieur, pour
chaque exercice, quel que soit le résultat fiscal à une cotisation minimale (CM).

I/S Théorique = Résultat fiscal * taux

- Taux normaux

• 30% c’est le taux normal de l’I/S;

• 10% pour les sociétés réalisant un bénéfice fiscal ne dépassant pas 300 000DH (A compter du 1er
Janvier 2013);

• 37 % pour les établissements de crédit et organismes assimilés, Bank Al MAGHRIB, la Caisse de


dépôt et de gestion, les sociétés d'assurance et de réassurance.

-Taux spécifiques

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• 8,75 % pour les entreprises dans les zones franches d'exportation, durant les vingt (20) exercices
consécutifs suivant le cinquième exercice d’exonération totale ;

• 10%, sur option, pour les banques offshore durant les quinze (15) premières années;

• 17,50% pour:

1) Les entreprises exportatrices de produits ou de services à l’exclusion des entreprises exportatrices des
métaux de récupération, qui réalisent dans l'année un chiffre d'affaires à l'exportation, bénéficient d’une
exonération totale pendant les 5 premiers exercices d’exportation et seront soumises au taux réduit d’I/S de
(17,50% à compter de 2008) au-delà de cette période

2)- les entreprises hôtelières;

3)- les entreprises minières exportatrices;

4)- A compter du 1er Janvier 2014, les grandes sociétés agricoles réalisant un chiffre d’affaires supérieur ou
égal à 5.000.000 DH seront désormais imposées au taux de 17,50% selon une démarche progressive en
fonction des seuils de chiffre d’affaires.

4)- Les entreprises ayant leur domicile fiscal ou leur siège social dans la province de Tanger

5)- les entreprises artisanales dont la production est le résultat d'un travail essentiellement manuel;

2- Exemple d’application :

Au titre de l’exercice 2015 l’entreprise Féerique Blanca a enregistré un bénéfice brut fiscal de 187 500 et un
déficit fiscal au titre de l’exercice 2015 de 50 000 dont 20 000 en provenance de l’amortissement.

TAF : Calculer l’I/S théorique de l’entreprise Féerique Blanca au titre de l’année 2014.

Résolution :

• Résultat Fiscal brut de 2015 = 187 500

• Déficit de l’exercice 2013 (Hors Amortissement) = - 30 000

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• Résultat fiscal après imputation du déficit = 157 700

• Déficit de l’exercice 2013 (Amortissement) = - 20 000

• Résultat Net fiscal 2014 = 137 500

• I/S théorique 2014 = 137 500 * 30% = 41 250 DH

B. Calcul de la cotisation minimale : CM

• Même en l’absence de bénéfices, les sociétés doivent payées un minimum d’imposition d’I/S
appelé Cotisation minimale.

Base de CM

La base de CM est constituée par la somme des éléments suivants :

• CA net HT ;

• +Produits accessoires, produits des activités annexes ;

• +Produits financiers ; Sauf les produits de participation qui bénéficient d’un abattement de 100
%

• +Subventions et dons reçus

Taux de CM

• Taux normal de : 0,5% soit 0,005

• Taux réduit de : 0,25% soit 0,0025 appliqué aux :

• Entreprises qui produisent des produits alimentaires en l’occurrence : l’huile, la farine, le sucre, le
lait, le beurre etc. …

• Et notamment aux E/ses qui produisent des produits énergétiques en l’occurrence : les produits
pétroliers, le gaz, l’électricité, l’eau etc.…

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NB : La C.M n’est pas due par les nouvelles sociétés pendant les trois premiers exercices suivant la date du
début de leur exploitation.

Exemple d’application :

Les comptes de produits de l’entreprise Féerique Blanca pour l’exercice 2015 se présentent comme suit :

• Ventes HT 1.250.000

• RRR accordés 50.000

• Produits accessoires 150.000

• Produits financiers 200.000

• (40% de ces produits financiers représentent des dividendes)

• Subventions 60.000

• Reprises/ Provisions 10.000

• Production immobilisée 100.000

Travail à faire : Calculer le montant de la CM au titre de l’exercice 2015

Résolution :

• CA Net (HT) = 1.250.000 – 50.000 = 1.200.000

• + Produits accessoires = 150.000

• + Produits financiers = (200.000 – (200.000 *40%) )= 120.000

• + Subventions = 60.000

Base de la CM = 1.530.000

Taux de la CM = 0,5%

Montant de la CM 2014= 1.530.000 *0,5% = 7650 DH


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Le minimum de la CM

• Le minimum de la cotisation minimale est fixé par décret à la hauteur de 3000 DH.

Sort de la CM : EXEMPLES D’IMPUTATION DE LA COTISATION MINIMALE EN MATIÈRE D’IMPÔT SUR LES


SOCIÉTÉS

• L’excèdent de la CM par rapport à l’I/S peut être imputé sur l’excèdent de l’I/S par rapport à la
cotisation minimale des exercices suivants, dans la limite trois exercices.

Cas particuliers du calcul de CM en cas d’exonération

• Lorsqu’une société exerce une activité totalement exonérée, dans ce cas la cotisation minimale
n’est pas exigible, sauf si la société dispose des produits accessoires, des produits financiers et
des subventions d’investissement.

• En revanche, si la société exerce une activité partiellement exonérée, dans ce cas elle doit
dégager un pourcentage appelé Prorata pour le calcul de sa cotisation minimale.

Exemple :

La société F a bénéficié des produits suivants au titre de l’exercice 2015. Elle est soumise au taux normal de
0,5%.

• CA imposable 1 200 000 DH

• CA exonéré à 100 % 900 000 DH

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• CA exonéré à 50 % 500 000 DH

• Produits accessoires imposables 350 000 DH

• Produits financiers imposables 92 000 DH

• TAF : Calculer la CM au titre de l’exercice 2015.

Résolution : Calcul du prorata

Eléments Total Fraction exonérée Produits imposables


CA imposable 1 200 000 DH ______________ 1 200 000
CA exonéré à 100 % 900 000 DH 900 000 0
CA exonéré à 50 % 500 000 DH 250 000 250 000
Produits accessoires 350 000 DH ----------------------- 350 000
imposables
Produits financiers 92 000 DH ------------------------ 92 000
imposables

Total 3 042 000 1 150 000 1 892 000

C- Calcul de l’I/S dû

1- Formule :

Après avoir calculé l’I/S et la CM, il convient de déterminer le montant de l’impôt dû au titre de l’exercice comptable.
Trois cas peuvent être distingués :

• 1er cas : Si CM > I/S Calculé ; le montant de l’impôt dû est la CM

• 2ème cas : Si CM< I/S Calculé ; le montant de l’impôt dû est l’I/S calculé

• 3ème cas : Si CM = I/S Calculé ; le montant de l’impôt dû = I/S Calculé = CM

Remarque :

• Dans tous les cas le montant de l’I/S dû ne peut être inférieur à 3000 dhs.

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2- Exemple d’application :

Reprenons l’exemple de l’entreprise Féerique Blanca.

TAF : Calculer l’I/S dû pour l’exercice 2015 de l’entreprise Féerique Blanca.

On a: I/S théorique = 41 250 DH

CM = 7650 DH

• Puisque l’I/S théorique est supérieur à la CM, donc : l’I/S dû 2015 = 41 250 DH

• L’entreprise dispose donc d’un excédent de l’I/S sur la CM de :

• Excédent IS/CM 2015 = 41 250 – 7650 = 33 600 DH.

VI. Paiement et régularisation d’I/S


A. Acomptes provisionnels : Paiement d’I/S

• Au cours de n la société est tenue de payer 4 acomptes sur l’I/S de n. Chaque acompte est égal à 25% de
l’I/S n-1. Les acomptes sont exigibles à la fin des 3/6/9/12 mois qui suivent la date de début de l’exercice.
L’I/S est payé en partie sous forme d’avances et en partie sous forme d’un solde ou reliquat.

En « n » : 4 Acomptes ou avances (25% de I/S n-1)

 1er Acompte au 31/03/n


 2ème Acompte au 30/06/n
 3ème Acompte au 30/09/n
 4ème Acompte au 31/ 12/n

Reliquat à payer au : 31/03/ N+1 Si total des acomptes < a l’impot exigible (IS ou CM)

Reliquat = I/S dû en « n » - ∑ 4 Acomptes versés

Excédent = ∑ 4 Acomptes versés - I/S dû en « n »

Exemple d’application :

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• L’I/S dû au titre de l’exercice 2014 pour l’entreprise ICFF est de 8000 DH puisque l’exercice 2013 était
déficitaire.

Travail à faire : Déterminer le montant des acomptes provisionnels et leurs dates limites de paiement pour l’exercice
2015.

Résolution :

• Puisque l’exercice 2014 est un exercice déficitaire, donc le montant de l’impôt dû est égal au montant de
la CM de l’exercice.

• Excédent de CM/I/S = 8000 – 0 =8000 DH

• Cet excèdent de la CM sur l’impôt dû constitue un crédit d’impôt qui doit être imputé sur l’excédent d’I/S
sur la CM de l’exercice 2014.

On a: - I/S dû 2014 = CM 2014 = 8000 DH

• Acompte 2014 = I/S dû 2013 * 25 % = 8000 * 25 % = 2000 DH

Les dates limites de paiement des acomptes :

• Le 1er Acompte = 2000 DH à payer avant le 31/03/2015

• Le 2ème Acompte = 2000 DH à payer avant le 30/06/2015

• Le 3ème Acompte = 2000 DH à payer avant le 30/09/2015

• Le 4ème Acompte = 2000 DH à payer avant le 31/12/2015

B. Régularisation d’I/S

• A la fin du 3ème mois qui suit la clôture de l’exercice, la société doit régulariser le paiement de l’I/S.

• Deux cas peuvent se présenter :

-Si L’I/S dû > la somme des acomptes versés : la différence constitue une dette envers l’Etat. Ce reliquat doit être versé
à l’Etat avant le 31 Mars de l’exercice suivant.

Reliquat = I/S dû - Somme des acomptes

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-Si l’I/S dû < la somme des acomptes versés : la différence constitue une créance chez l’Etat. L’excédent d’impôt versé
par la société est imputé d’office sur le premier acompte, et le cas échéant sur les prochains acomptes dans la limite 4
acomptes.

Excédent = Somme des acomptes - I/S dû

Remarque :

• Si les 4 acomptes n’ont pas pu absorber cet excédent, le reliquat éventuel est récupéré par la société
auprès du ministère des finances avant le 31 janvier.

Exemple d’application :

• Reprenons l’exemple de l’entreprise ICFF.

TAF : Régulariser l’I/S pour l’exercice 2014 de l’entreprise ICFF.

Résolution :

La régularisation de l’I/S pour l’exercice 2014 de l’entreprise Féerique Blanca.

• On a: I/S dû 2014 = 41 250 DH.

• Excédent 2014 d’I/S/CM = 41 250 – 7650 = 33 600 DH

• Excédent 2013 de CM/ I/S = 8000 – 0 = 8000 DH

• Donc, l’excédent de l’I/S sur la CM réalisé en 2014 est suffisant pour imputer l’excédent de la CM sur l’I/S
dégagé en 2013 (Crédit d’impôt).

• L’impôt définitif à payer au titre de l’exercice 2014 sera alors :

• I/S 2014 à payer = I/S dû 2014 – Crédit d’impôt 2013

= 41 250 – 8000 = 33 250 DH

• On peut procéder d’une autre manière pour calculer l’impôt dû :

• Ecart des excédents = Excédent 2014 IS/CM - Excédent 2013 CM/I/S

= 33 600 - 8000 = 25 600 DH

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• Impôt dû 2014 = Ecart des excédents + CM 2014

= 25 600 + 7650 = 33 250 DH

En fin, on a donc :

• -I/S dû 2014 = 33 250 DH

• -Acomptes provisionnels 2014 = 8000 DH

Puisque l’I/S dû est supérieur à la somme des acomptes provisionnels, l’entreprise doit verser le reliquat avant le
31/03/2015.

• -Reliquat = I/S dû 2014 - Acomptes 2014

= 33 250 - 8000 = 25 250 DH

L’entreprise doit verser aussi avant le 31/03/2015 le 1er acompte qui est égal à :

• -Acompte 2015 = I/S dû 2014 * 25% = 33 250 *25% =8312.50 DH

Le montant total donc à payer avant le 31/03/2015 est égal à :

• Total à payer = 25 250 + 8312.50 = 33 562.50 DH.

Remarque :

• A compter du 1er Janvier 2013, la loi de finances a introduit une nouvelle contribution sociale de solidarité
sur les bénéfices qui s’applique aux sociétés soumises à l’I/S au titre des trois exercices consécutifs.

• Cependant, les sociétés exonérées de l’I/S de manière permanente ne sont pas concernées par cette
contribution.

• La contribution sociale est calculée sur la base du bénéfice net de l’exercice comptable et dont le
montant est égal ou supérieur à 15.000.000 DH, selon les taux proportionnels suivants :

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Chapitre 3 : la taxe sur la valeur ajoutée

La TVA a été instituée au Maroc par la loi n°30-85 du 20/12/1985 en remplacement de la taxe sur
produits et services (T.P.S).

La TVA est un impôt général sur la consommation qui frappe en principe tous les biens, produits et
services consommés au Maroc.

I. Champ d’application
A. Opérations Obligatoirement imposables
 -Les ventes et les livraisons par les entreprises industrielles ;
 -Les ventes et les livraisons en l’état réalisées par les commerçants grossistes/ semi
grossistes et par les commerçants détaillants dont le chiffre d’affaires réalisé au cours de
l’année précédente est égal ou supérieur à deux millions (2 000 000 DH) de dirhams ;
 -Les ventes et les livraisons en l’Etat de produits importés réalisées par les commerçants
importateurs ;

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 -Livraisons à soi-même des opérations ci-dessus ;


 -Travaux immobiliers, opérations de lotissement et de promotion immobilière y compris les
livraisons à soi même ;
 -Opérations d’hébergement et/ou de vente de boissons et de denrées à consommer sur
place réalisées par les hôtels, cafés et restaurants ;
 -Les prestations de services : opérations de leasing, garagistes ;
 -Les opérations de banque et de crédit et les commissions de change ;
 -Les prestations fournies, dans le cadre de leur profession, par toute personne physique ou
morale en l’occurrence : Experts comptables, avocats, notaires, architectes, ingénieurs
Adels/Adouls, interprètes, huissiers de justice, vétérinaires, métreurs-vérificateurs,
géomètres, topographes, arpenteurs, conseil et expert en toute matière.
B. Opérations imposables par option

L’imposition par option est ouverte à certaines personnes qui sont en principe exonérées de la
TVA à savoir :

-Les commerçants et les prestataires de services qui exportent directement les produits, en ce qui
concerne leur chiffre d’affaire réalisé à l’export ;

-Les petits fabricants qui réalisent un chiffre d’affaires annuel ne dépassant pas 500.000 DH.

C. Exonérations
a. Exonérations simples sans droit à déduction

Les exemptions simples portent principalement sur les opérations suivantes :

-Opérations portant sur les denrées de première nécessité (Le pain, le couscous, les semoules et
les farines et les céréales servant à la fabrication de ces farines et les levures utilisées dans la
panification, le lait, le sucre brut, les dattes etc.…);

-Opérations portant sur les produits agricoles (Légumes, fruits etc. …) ;

-Opérations portant sur les produits de la pêche à l’état frais, congelés, entiers ou découpés: la
viande et l’huile d’olive etc.…

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-Opérations à caractère culturel : Les journaux, les publications, les livres, les travaux de
composition d’impression et de livraison y afférents, les films cinématographiques, documentaires
ou éducatifs, la musique imprimée ainsi que les CD-ROM reproduisant les publications, les papiers
destinés à l’impression des journaux etc.… ;

-Opérations à caractère social : les ventes et prestations réalisées par les petits fabricants , les
petits artisans et les petits prestataires dont le chiffre d’affaires annuel égal ou inférieur à 500 000
DH, les tapis d’origine artisanale de production locale ;les exploitants de taxis, les douches
publiques (Hammams) et fours traditionnels ;

-Les prestations fournies par les médecins, médecins dentistes, masseurs, kinésithérapeutes,
Orthoptistes, orthophonistes, infirmiers, herboristes, sages femmes, exploitants de cliniques,
maison de santé ou de traitement et exploitants de laboratoires d’analyse médicales.

b. Exonérations avec maintien du droit de déduction

• L’exonération avec droit de déduction signifie que le redevable, malgré qu’il vende sans
TVA, a le droit de récupérer la TVA payée lors de ses achats.

• Elles concernent principalement les opérations portant sur les produits livrés
l’exportation, les marchandises ou objets placés sous les régimes suspensifs en
douane, les engrais, lorsqu’ils sont destinés à usage exclusivement agricole :

- les produits phytosanitaires ;

- les tracteurs ;

- le matériel apicole : machines à gaufrer, extracteurs de miel ….

- les abris -serres et les éléments entrant dans leur fabrication ;

- les moteurs à combustion interne stationnaire, les pompes à axe vertical et les motopompes
dites pompes immergées ou pompes submersibles ;

- le semoir simple ou combiné ; le scarificateur ; etc.…

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a. Opérations hors champ d’application

• Ce sont des opérations qui ne sont pas, en raison de leur nature, couvertes par la TVA. Il
s’agit par exemple des opérations à caractère civil (Rémunération du personnel,
cotisations sociales, loyer etc.…) ou des opérations appartenant au secteur de
l’enseignement.

NB : La location nue des biens immeubles est une opération à caractère civil située hors champ
d’application de la TVA, par contre la location meublée ou la location de fonds de commerce est
une opération à caractère commercial et par conséquent imposable à la TVA.

II- Règles d’assiette

A- Base imposable et le fait générateur

a/ Base imposable ou assiette de TVA

La base d’imposition ou l’assiette de la TVA comprend :

-La valeur nette (prix) des biens ou services fournis, après déductions de toute réduction à
caractère commercial (rabais, remise, ristourne) et financier (escompte) ;

-Les frais de transport facturés au client ;

-Les frais d’emballages non récupérables ;

-Les frais de commission ou de courtage ;

-Les intérêts pour règlement à terme.

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NB: La base de la TVA est constituée par le prix de base des biens et services augmentée de tous
les frais analogues et impôts y afférents à l’exception de la TVA elle-même.

Montant de la TVA = Montant HT* Taux de TVA

Montant TTC = Montant HT + Montant de la TVA

Montant TTC = Montant HT + (Montant HT* Taux de TVA)

Montant TTC = Montant HT (1+Taux de TVA)

Montant HT = Montant TTC/ (1+Taux de TVA)

Par exemple pour le taux de TVA de 20% :

• Montant HT = Montant TTC/ 1,2

• Montant de la TVA = Montant HT* 0,2

• Montant de la TVA = (Montant TTC/ 1,2)*0,2

• Montant de la TVA = Montant TTC/ 6

b/ Fait générateur

• Le fait générateur est l’évènement qui donne naissance à la dette fiscale du redevable
envers le trésor, c’est le moment d’exigibilité de la taxe.

• L’exigibilité est l’évènement qui accorde au trésor public le droit de réclamer le paiement
de la taxe.

Il faut distinguer entre deux régimes : le Régime des débits et Régime d’encaissement.

b-1 Régime des débits (Régime optionnel) :

• La déclaration de la TVA exigible doit être faite dès la constatation de la créance sur le
client quel que soit le mode de règlement. Le fait générateur est constitué par l’inscription
de la créance au débit du compte clients qui correspond à la facturation.

b-2 Régime des encaissements (Régime de droit commun) :

• La déclaration de la TVA doit être faite après le règlement du client quelle que soit la date
de facturation. Le fait générateur est constitué par l’encaissement effectif de la créance.

B- Les taux et déductions

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a/ Taux de la TVA

La TVA comporte plusieurs taux :

• Taux normal : 20% c’est le taux normal applicable à la quasi-totalité des biens et services
consommés au Maroc. Cependant la loi de finances 2014 a incorporé à ce taux quelques
produits alimentaires tels que : le café, la confiture, le beurre, les margarines, les graisses
alimentaires (animales/végétales) ainsi que les véhicules utilitaires, les opérations de
travaux immobiliers (B.T.P), les raisins secs, les figues sèches, les bougies et paraffines, les
engins et filets de pêche.

• Taux 14% : Ce taux est applicable principalement pour les opérations de transport de
voyageurs de marchandises, l’énergie électrique et les chauffe-eau solaires, le thé, les
prestations et services rendus par tout agent démarcheur ou courtier d’assurance.

• Taux de 10% : Ce taux est applicable pour :

• -Les opérations de banque et de crédit et les commissions de change, les transactions


relatives aux valeurs mobilières, les opérations d’Hébergement et de restauration
réalisées par les hôtels les cafés et restaurants, opérations de vente de denrées à
consommer sur place.

• -Les prestations fournies par les professions libérales à caractère judiciaire (Avocats,
interprètes, Notaires, Adouls/Adels, huissiers de justice, vétérinaires). (Article 89 de la loi)

• -Les prestations de restauration fournies directement par l’entreprise à son personnel


salarié.

• -Les opérations d’exploitation des hammams, les bois en grumes, les huiles fluides
alimentaires, le sel, le riz usiné, les pâtes alimentaires, les conserves de sardines, Aliments
de bétail et des animaux de basse cour, le sucre raffiné ou aggloméré, le péage dû pour
emprunter les autoroutes du Maroc, le matériel agricole.

• Taux de 7%:

• Il concerne les opérations suivantes : l’eau et assainissement, la location de compteurs


d’eau et d’électricité, gaz de pétrole, Huiles de pétrole ou de schistes (brutes ou raffinées)
et hydrocarbures gazeux, les produits pharmaceutiques, fournitures scolaires, voitures
économiques et produits et matières entrant dans sa fabrication , le lait en poudre, le
savon de ménage.

• b/ Les déductions de la TVA

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• En principe, avant de procéder au paiement de la TVA, l’entreprise assujettie est autorisée


de déduire de la TVA qu’elle collecte auprès des consommateurs celle qui a grevé ses
achats.

• L’exercice du droit à déduction est subordonné à des conditions de forme (la TVA doit être
payée et mentionnée sur un document justificatif). Pour les conditions de délai et afin
d’assurer une meilleure neutralité de la TVA, il est proposé à partir du 1 er Janvier 2014, de
supprimer la règle de décalage d’un mois pour la TVA récupérable sur les charges.

• Le droit à déduction est généralisé à l’ensemble des dépenses engagées par l’entreprise
pour les besoins de son activité. Cependant, sont exclues du droit à déduction les
opérations suivantes :

• -Les achats des biens et services non utilisés pour les besoins de l’exploitation de
l’entreprise ;

• -Les acquisitions des immeubles et locaux non liés à l’exploitation ;

• -Les frais de mission, de réception et de représentation ;

• -Les achats et prestations revêtant un caractère de libéralités ;

• -Les acquisitions de voitures de tourisme ou les véhicules de transport de personnes, à


l’exclusion de ceux utilisés pour les besoins du transport collectif du personnel de
l’entreprise ;

• -Les opérations de vente et de livraison portant sur les produits, ouvrages et articles taxés
aux taux spécifiques (les vins, l’or, le platine, l’argent, etc.…).

b-1 Prorata de déduction :

• Contexte :
• Pragmatiquement, on distingue trois cas de déduction en matière de TVA :
• -La déduction est totale si l’achat ou la charge est réalisé pour une activité soumise à la
TVA ;
• -La déduction est nulle si l’achat ou la charge est réalisé pour une activité soumise et non
soumise à la TVA ;
• -La déduction est partielle si l’achat ou la charge est réalisé pour des activités soumises et
non soumises à la TVA.
•  La dernière situation nous oblige de dégager un pourcentage de déduction appelé
(PRORATA de déduction).

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• Définition et règle générale :

Le prorata de déduction est un pourcentage applicable à la TVA récupérable au cours d’une année
civile. Il est déterminé sur la base des données de l’année précédente. Le prorata de déduction est
le rapport entre le chiffre d’affaires qui ouvre droit à déduction et le chiffre d’affaires total.

En outre, le prorata applicable dans le cas d’une entreprise dont l’activité est totalement
imposable est de 100%.

Le prorata de déduction s’écrit comme suit :

PRORATA en % = ( CA soumis à la TVA + CA exonéré avec droit de déduction +TVA fictive /


Total numérateur + CA exonéré sans droit de déduction+ CA hors champ de TVA) * 100

Exemple d’application

Une entreprise a réalisé au cours de l’année 2013 le chiffre d’affaires suivant :

• -Ventes soumises à la TVA au taux de 20% 1 500 000 DH (HT)

• -Ventes exportées des produits normalement taxables à 20 % 500 000 DH (HT)

• -Ventes exonérées (Article 7) 750 000 DH (HT)

• -Ventes et recettes en provenance d’activité hors champ de la TVA 50 000 DH (HT)

TAF : Calculer le prorata de déduction au titre de l’année 2014.

Résolution :

• Prorata 2014 = ((1 500 000 *1,2) + (500 000 *1,2) / 2 400 000 + 750 000 + 50 000 )*100 =
75 %

• NB1 : On peut dire aisément que cette entreprise n’a le droit de récupérer que 75% de la
TVA qui a grevé ses achats au titre de l’exercice 2014.

• NB2 : Ce pourcentage sera appliqué aux dépenses communes relatives aussi bien aux
immobilisations qu’aux charges de l’année 2014

III- Liquidation et Recouvrement de la TVA

A- Déclaration mensuelle

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Sont soumises obligatoirement au régime des déclarations mensuelles de la TVA :

- Les entreprises dont la CA (HT) de l’année précédente est supérieur ou égal à 1 000 000 DH.

-Les personnes n’ayant pas d’établissement au Maroc.

• TVA due (M) = TVA facturée (M) - TVA récupérable / immobilisations (M) - TVA
récupérable / Charges (M)

NB : La TVA due du mois M est payable avant le 20 du mois suivant M+1.

B- Déclaration trimestrielle

Ce régime est obligatoire pour :

• - Les entreprises dont le CA taxable de l’année précédente est inférieur à 1 000 000 DH.

• -Les redevables à activité saisonnière ou occasionnelle, et les nouveaux redevables.

• TVA due (T) = TVA facturée (T) - TVA récupérable / immobilisations (T) - TVA
récupérable / Charges (T)

NB : La TVA due du trimestre T est payable avant le 20 du mois suivant le trimestre T.

Remarque : Le crédit de TVA (différence négative entre TVA facturée et TVA récupérable) est
reportable sur la TVA des mois ou des trimestres suivants jusqu’à son épuisement, sans limitation
de délai.

IV- Régularisation de la TVA

A- Régularisation concernant la cession des immobilisations acquises avant le 1er Janvier 2013

En cas de cession d’une immobilisation détenue depuis de moins de 5ans, l’entreprise doit
reverser une fraction de la TVA initialement déduite en proportion des années non courues.
(Régime de régularisation de la TVA)

• Une année commencée est considérée fiscalement comme une année entière.

Exemple d’application :

Le 12 Avril 2011 une entreprise avait acquis un camion de livraison pour un prix (HT) de 400 000
DH, le 24 juillet 2014, il a été cédé à 120 000 DH.

TAF :

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1- Déterminer la TVA déduite par l’entreprise à l’achat du camion.

2- Déterminer le nombre d’années ou fraction d’années de détention de l’immobilisation.

3- Déterminer le nombre d’années non courues pour respecter le délai fiscal.

4- Déterminer la fraction de TVA à reverser en juillet 2014 à l’Etat.

Résolution :

1-TVA déduite par l’entreprise au moment de l’achat du camion 400 000 *20 %=80 000 DH

2-Fraction d’années de détention de l’immobilisation= 4 ans

3-Nombre d’années non courues = 1 an

4-Fraction de TVA à reverser à l’Etat = 80 000 *1/5 = 16 000 DH

Ou bien TVA à reverser = 80 000 - 80 000 *4/5 = 16 000 DH

B- Régularisation concernant les assujettis partiels

1er Scénario :  Du prorata dépassant +5% :

• L’E/se a le droit à une récupération supplémentaire de TVA

• De : 1/5 *TVA/facture d’acquisition de l’immobilisation* P

2ème Scénario :  Du prorata dépassant - 5% :

• L’E/se doit reverser et retourner à l’Etat une fraction

• De : 1/5 *TVA/facture d’acquisition de l’immobilisation* P

3ème Scénario :  Du prorata ne dépassant pas -5% :

• L’E/se dans ce cas ne procède à aucune régularisation.

• NB1 : Après la cinquième année, la TVA de l’immobilisation en question n’est plus


régularisable.

• NB 2 : Pour un assujetti débutant qui a utilisé un prorata provisoire, les variations du


prorata autorisant des récupérations ou contraignant l’entreprise à des reversements de
TVA doivent dépasser le seuil +10% ou -10%.

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Exemple d’application:

L’entreprise est assujettie partiellement à la TVA.

En juin 2014, elle s’est procuré un micro ordinateur de bureau pour une valeur (HT) de 30 000 DH.

• Le prorata de l’année 2013 s’est fixé à 72%

• Le prorata de l’année 2014 s’est fixé à 84%

• Le prorata de l’année 2015 s’est fixé à 62%

• Le prorata de l’année 2016 s’est fixé à 69%

TAF : Procéder aux régularisations nécessaires.

Résolution :

TVA initialement déduite par l’entreprise : (30 000*20%)*72% = 4320 DH

1ère Régularisation fin 2014 :

•  Du prorata= 84% - 72% = 12%

• Une augmentation de plus de 5%, l’entreprise a droit à une récupération d’une fraction
supplémentaire de TVA : 1/5 (30 000*20%) *12% =144 DH

2ème Régularisation fin 2015 :

•  Du prorata= 62% - 72% = -10%

• L’Entreprise doit reverser et retourner à l’Etat une fraction de TVA de : 1/5 (30 000*20%)
*10% =120 DH

3ème Régularisation fin 2016 :

•  Du prorata= 69% - 72% = -3 %

• L’Entreprise dans ce cas ne procède à aucune régularisation.

C-Régularisation concernant la cession des immobilisations acquises à partir du 1er Janvier 2013

• A Compter du 1er Janvier 2013, la cession des immobilisations acquises par l'entreprise
n'est plus régularisable mais en revanche devenue taxable (TVA Facturée) selon le régime
de taxation du produit de cession des biens d'occasion (Concernent les biens meubles

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corporels par exemple les Voitures, machines, matériels, matériels informatique et non
pas les immeubles).

Selon le régime de taxation la TVA s'écrit ainsi:

TVA facturée = Prix de cession * taux de TVA correspondant

NB: Le matériel de récupération n'est pas taxable parce qu'il n'est pas un bien d'occasion

Exemple d’application:

Cession le 22/04/2014 d'un ordinateur acheté en 2013 pour 25 000 DH HT (prorata de déduction
75%), prix de cession : 12 000 HT.

TAF: Procéder à la régularisation de la TVA sachant que le prorata applicable en 2014 est de 70%.

Solution:

• Puisque l'ordinateur a été acheté après janvier 2013 donc l'immobilisation en question est
soumise au régime de taxation du produit de cession des biens d'occasion plutôt que le
régime de la régularisation de la TVA.

On obtient donc:

• TVA Facturée = Prix de cession * taux de TVA correspondant

• TVA Facturée = 12 000 * 20 % = 2400 DH à déclarer le mois même de la cession c.à.d. le cas
échéant le mois d'avril 2014.

V- Aspects comptables

• Comptabilisation en cas de TVA due (déclaration mensuelle):

4456 Etat TVA due (mois M) Total Total TVA ré/Im

34551 Etat, TVA récupérable/immob (M) Total TVA ré/chg

34552 Etat, TVA récupérable/chgs (M) Mt Crédit TVA

3456 Etat, Crédit de TVA (M-1)

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4455 Etat TVA facturée (mois M) Mt TVA fact Mt TVA fact

4456 Etat TVA due (mois M)

Détermination de la TVA due

4456 Etat TVA due (mois M) Mt TVA due Mt TVA due

5141/5161 Banque/ Caisse

Paiement de la TVA

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Bibliographie :
ABOULJAOUAD Mohamed ;la Fiscalité de l’entreprise,2010.

NMILI Mohamed ;les Impôts Au Maroc, Edition al Maarif Aljadida,2013.

Code Générale des Impots 2014,2015.

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