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TION ROUTIÈRE

CONSTRUC

P0006633

NOR GN TR 13 0009.41

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


LES PUBLICATIONS DU QUÉBEC

Tome 2 2013 C1-C4-épine.indd 2 2013-05-28 14:18:17


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LES PUBLICATIONS DU QUÉBEC

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Cette publication a été préparée par le ministère des Transports du Québec
et produite par :
Les Publications du Québec
1000, route de l’Église, 5e étage
Québec (Québec)
G1V 3V9

La rédaction des présentes normes a été rendue possible grâce à l’étroite collaboration
des nombreuses personnes qui ont travaillé au sein des diverses équipes du comité
ministériel de normalisation.

Dans le présent document, le masculin est utilisé sans aucune discrimination et


uniquement dans le but d’alléger le texte.

La version électronique est disponible à l’adresse suivante :


http://www3.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/produits/ouvrage_routier.fr.html.

© Gouvernement du Québec

ISSN 1927-2871 (PDF)


ISSN 1927-2863 (version imprimée)
ISBN 978-2-551-24804-9 (version imprimée)

Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 1er trimestre de 2014

Tous droits réservés pour tous pays. La reproduction par quelque procédé que ce soit et la traduction,
même partielles, sont interdites sans l’autorisation des Publications du Québec.

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Demande d’information
Pour toute demande de consultation ou de renseignements concernant le présent document,
veuillez communiquer avec la :
Direction du soutien aux opérations
Service des normes et des documents contractuels
700, boul. René-Lévesque Est, 23e étage
Québec (Québec) G1R 5H1
Téléphone : 418 643-1486
Télécopieur : 418 528-1688
Courriel : normes.pub@mtq.gouv.qc.ca

Proposition de modifications (V-2512)


Pour toute demande de modifications concernant le présent document, veuillez utiliser
le formulaire suivant :
Formulaire de proposition de modifications (V-2512),
que vous trouverez sur le site des Publications du Québec :
www.publicationsduquebec.gouv.qc.ca.
Dans le menu « Produits en ligne »,
choisir la rubrique Ouvrages routiers
puis Joindre le ministère des Transports (Information et proposition).

Selon les cas suivants :


• si vous êtes employé du Ministère, vous devez faire contresigner
votre proposition par le chef de service et le directeur;
• si vous êtes membre d’une association professionnelle telle que
l’ACRGTQ, l’AICQ, l’ACLE, faites parvenir votre proposition par
l’intermédiaire de votre association;
• dans les autres cas, faites parvenir directement votre proposition
par courrier ou par courriel à l’adresse mentionnée ci-dessus.

Commande et abonnement
Si vous désirez commander des livres ou vous abonner à la version électronique de
la collection Normes – Ouvrages routiers, vous pouvez joindre les Publications du Québec :
www.publicationsduquebec.gouv.qc.ca Téléphone : 418 643-5150
Dans le menu « Produits en ligne », 1 800 463-2100
choisir la rubrique Ouvrages routiers
puis Pour commander.

Révisé en juin 2012


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Proposition de modifications

Identification du document visé


du Québec.

Collection Normes – Ouvrages routiers Collection des documents contractuels Autres documents

Tomes (I à VIII) CCDG – Infrastructures routières – Construction et réparation Précisez :

Chapitre CCDG – Infrastructures routières – Services de nature technique

Section CCDG – Infrastructures routières – Déneigement et déglaçage

Dessin normalisé CCDG – Services professionnels

Identification du demandeur Autorisations

Nom du demandeur (en lettres moulées) Courriel Service Signature du chef de service Date (AAAA-MM-JJ)

Signature du demandeur Date (AAAA-MM-JJ) Téléphone Poste Direction Signature du directeur Date (AAAA-MM-JJ)

Texte existant Proposition ou nouveau texte Justification et impacts

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Ministère des Transports
V-2512 (2012-06) Page 1 de 1
Illustration du formulaire Proposition de modifications (V-2512) disponible en
format, 235 mm  355 mm (8½ po  14 po), sur le site Web des Publications
Mises à jour du
Tome II – Construction routière

Tome II – Collection
Construction routière Normes – Ouvrages routiers Date
(numéro de la mise à jour)

Édition originale — 94 03 30

1re mise à jour 4 96 09 23

2e 13 2000 09 15

3e 25 2003 01 30

4e 31 2004 01 01

5e 38 2005 03 30

6e 49 2006 10 30

7e 55 2007 10 30

8e 62 2008 10 30

9e 74 2010 03 30

10e 77 2010 10 30

11e 82 2011 10 30

12e 93 2013 01 30

13e 101 2014 01 30

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Répertoire des mises à jour
Collection Normes – Ouvrages routiers

Pour consulter la liste des mises à jour des années 1995 à 2007, vous devrez dorénavant aller dans le
site Web des Publications du Québec à l’adresse suivante : www.publicationsduquebec.gouv.qc.ca.
Dans le menu « Produits en ligne », choisir la rubrique Ouvrages routiers puis Répertoire des mises à jour.

N° Date N° Date

58 Tome III – Ouvrages d’art 2008 01 30 80 Tome III – Ouvrages d’art 2011 01 30
59 Tome IV – Abords de route 2008 06 15 81 Tome I – Conception routière 2011 10 30
60 Tome VI – Entretien 2008 06 15 82 Tome II – Construction routière 2011 10 30
61 Tome I – Conception routière 2008 10 30 83 Tome VIII – Dispositifs de retenue 2011 10 30
62 Tome II – Construction routière 2008 10 30 84 Tome V – Signalisation routière Déc. 2011
Volume V – Traffic Control Devices Dec. 2011
63 Tome V – Signalisation routière Nov. 2008
Volume V – Traffic Control Devices Nov. 2008 85 Tome VII – Matériaux 2011 12 15
64 Tome VII – Matériaux 2008 12 15 86 Tome III – Ouvrages d’art 2012 01 30
65 Tome V – Signalisation routière Déc. 2008 87 Tome I – Conception routière 2012 06 15
Volume V – Traffic Control Devices Dec. 2008 88 Tome IV – Abords de route 2012 06 15
66 Tome III – Ouvrages d’art 2009 01 30 89 Tome VI – Entretien 2012 06 15
67 Tome V – Signalisation routière Avril 2009 90 Tome VIII – Dispositifs de retenue 2012 09 30
Volume V – Traffic Control Devices April 2009
91 Tome V – Signalisation routière Déc. 2012
68 Tome IV – Abords de route 2009 06 15 Volume V – Traffic Control Devices Dec. 2012
69 Tome I – Conception routière 2009 10 30 92 Tome VII – Matériaux 2012 12 15
70 Tome VI – Entretien 2009 12 15 93 Tome II – Construction routière 2013 01 30
71 Tome VII – Matériaux 2009 12 15 94 Tome III – Ouvrages d’art 2013 01 30
72 Tome V – Signalisation routière Déc. 2009 95 Tome VIII – Dispositifs de retenue 2013 04 15
Volume V – Traffic Control Devices Dec. 2009
96 Tome I – Conception routière 2013 06 15
73 Tome III – Ouvrages d’art 2010 01 30
97 Tome IV – Abords de route 2013 06 15
74 Tome II – Construction routière 2010 03 30
98 Tome VI – Entretien 2013 06 15
75 Tome I – Conception routière 2010 06 15
99 Tome VIII – Dispositifs de retenue 2013 09 30
76 Tome IV – Abords de route 2010 06 15
100 Tome VII – Matériaux 2013 12 15
77 Tome II – Construction routière 2010 10 30
101 Tome II – Construction routière 2014 01 30
78 Tome V – Signalisation routière Déc. 2010
Volume V – Traffic Control Devices Dec. 2010
79 Tome VII – Matériaux 2010 12 15

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Introduction
Normalisation
La collection Normes  –  Ouvrages routiers du ministère des Transports
s’inscrit dans un effort d’amélioration et d’uniformisation des pratiques
en matière de conception, de construction et d’entretien routier.
Autant les techniques que les produits évoluent à un rythme toujours
plus rapide. Les percées scientifiques amènent aussi de grands chan-
gements dans la réalisation des aménagements routiers.
La diffusion des façons de faire jugées les plus performantes
permet de positionner les opérations du ministère des Transports dans
un marché en constante évolution. Le partage des connaissances et
de l’expertise favorise l’évolution des façons de faire et l’atteinte des
objectifs de performance et d’uniformité. De plus, la publication des
normes permet d’intégrer de façon formelle toutes les nouvelles pra-
tiques. À défaut de normalisation, certaines innovations demeureraient
marginales et, parfois, passeraient presque inaperçues.
L’utilisation des normes permet aux différents acteurs du domaine
routier de bénéficier d’une expérience inestimable. Alliées au jugement
de chacun, les normes offrent des solutions efficaces en matière de
qualité, de coûts et d’atteinte des objectifs.

Organismes de normalisation
La normalisation est la vocation première de plusieurs organismes,
dont le Bureau de normalisation du Québec (BNQ), l’Office des normes
générales du Canada (ONGC), l’Association canadienne de normali-
sation (CSA). Cependant, ces organismes ont élaboré des normes qui
sont axées davantage sur les besoins de l’industrie que sur ceux du
génie routier. L’Association des transports du Canada (ATC), l’American
Association of State Highway and Transportation Officials (AASHTO), la
Federal Highway Administration (FHWA) et le Transportation Research
Board (TRB), notamment, produisent des publications techniques en
matière de transport. C’est aussi le cas de l’Association mondiale de la
route (AIPCR).
Ce sont autant de partenaires avec lesquels nous devons assurer
des échanges constants pour garantir la qualité de nos propres activités
de normalisation.

Comité ministériel de normalisation


Au ministère des Transports du Québec, les activités de normalisation
sont assurées par le comité ministériel de normalisation, avec le soutien
technique du Service des normes et des documents contractuels de la
Direction du soutien aux opérations. Ce comité a pour mission de coordon-
ner et de superviser la révision des normes de manière à faire bénéficier
les utilisateurs des plus récents progrès technologiques. Douze tables
thématiques relèvent de ce comité ministériel et se partagent l’ensemble
des sujets traités dans la collection Normes – Ouvrages routiers.

i Révisé en juin 2013


Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41
Ces tables sont composées de représentants des directions territo-
riales et des directions centrales concernées, afin de tenir compte des
besoins réels des utilisateurs des normes tout en profitant de l’expertise
des participants.

Application des normes


Les normes sont le fruit de décennies d’expérience et d’innovation.
Elles représentent la meilleure manière de faire dans la très grande
majorité des cas et constituent des références pour les cas particuliers
où des solutions adaptées sont nécessaires. En toutes circonstances,
l’utilisateur devra faire appel à ses connaissances et à son jugement
pour choisir la meilleure manière de faire dans une situation donnée,
les normes ne pouvant remplacer la compétence.
Les normes ont été conçues pour atteindre des objectifs ministériels
et en tenant compte des effets éventuels de leur application. Elles sont
officialisées par les autorités du Ministère. Toutefois, l’ingénieur qui
authentifie ses plans et devis demeure responsable du choix qu’il fait
d’appliquer la norme, soit en totalité, soit en partie.
De manière générale, tout nouveau projet doit être réalisé selon les
critères spécifiés dans les présentes normes. L’actualisation du réseau
routier se fera graduellement, à l’occasion de travaux d’entretien majeurs
ou à l’intérieur de programmes spéciaux d’amélioration1.
Cependant, il se peut que des travaux de reconstruction ne puissent
être réalisés conformément aux présentes normes sans que cela entraîne
des dépenses disproportionnées par rapport aux avantages escomptés.
Dans ce cas, si la sécurité n’est pas en jeu, certains travaux pourront être
effectués conformément aux normes qui étaient en vigueur à l’époque
de la construction de l’ouvrage1.
Les expériences et les innovations sont encouragées; elles doivent
toutefois être justifiées. Ainsi, pour faire l’objet d’une normalisation, une
innovation devra avoir fait ses preuves. Elle devra, à la suite d’essais
d’une durée significative, avoir démontré un rendement égal ou supérieur
à la pratique courante au Ministère.
Enfin, il est important de mentionner que toutes les normes de concep-
tion et de construction doivent être appliquées sous la supervision d’un
ingénieur, comme le prescrit la Loi sur les ingénieurs (RLRQ,  chapitre  I-9).

Utilisation des dessins normalisés


Les dessins normalisés peuvent être référencés directement dans
un devis ou y être reproduits de façon intégrale, sans modification. Le
concepteur qui décide de modifier le contenu d’un dessin normalisé doit
obligatoirement produire un dessin spécifique et le présenter dans un
cartouche approprié, puis l’authentifier conformément aux exigences
du Code de déontologie de l’ingénieur. Le dessin spécifique ne peut en
aucun cas faire référence au dessin normalisé original.

1. Cela ne s’applique pas au Tome V – Signalisation routière en raison de son carac-


tère réglementaire (voir l’avant-propos du ministre dans le Tome V – Signalisation
routière ).

Révisé en juin 2013 ii


Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41
Contenu réglementaire et complément à la norme
La collection Normes – Ouvrages routiers présente trois catégories
d’information indiquées de façon distincte : le contenu réglementaire
(que l’on trouve uniquement dans le Tome V – Signalisation routière)
présenté entre bordures grises; le contenu normatif en lettrage noir;
et le complément à la norme en lettrage italique de couleur bronze.
Le contenu réglementaire et le complément à la norme sont décrits
dans ce qui suit. Ils n’ont pas le même statut que la norme.

Contenu réglementaire
Une grande partie des normes de signalisation routière revêt un
caractère obligatoire. En vertu du Code de la sécurité routière (RLRQ,
chapitre C-24.2), tout gestionnaire de réseau routier est tenu de se
conformer aux normes du Tome V – Signalisation routière lorsqu’une
obligation y est mentionnée.

Complément à la norme
Contrairement à la norme et au règlement, il ne possède pas de
statut particulier. Il s’agit, comme son nom l’indique, de diverses infor-
mations destinées à compléter la norme. Il présente des explications,
des exemples, des solutions de rechange, des références à un ou des
ouvrages complémentaires, des marges de manœuvre ou toute autre
information jugée nécessaire au travail de l’utilisateur de la norme. Il n’a
aucun caractère obligatoire et il a pour seul but de compléter l’informa-
tion par des données que l’on ne veut pas nécessairement normaliser.
Particularité de l’annexe du Tome VIII – Dispositifs de retenue : ce
tome présente en annexe le contenu du guide Dispositifs de retenue –
Guide d’application des normes. Le texte n’a pas été présenté en bronze
pour en faciliter la lecture. Comme indiqué dans la légende de chaque
page et compte tenu du lettrage bronze utilisé pour les titres des pages
et de l’italique du texte, l’annexe est considérée dans son ensemble,
comme un complément à la norme.

Présentation
Les huit tomes des normes de conception, de construction et d’en-
tretien routier du ministère des Transports sont numérotés en chiffres
romains. Chaque tome est divisé en chapitres, numérotés en chiffres
arabes, qui, à leur tour, sont divisés en sections et en sous-sections.
Les dessins normalisés sont quant à eux numérotés avec des nombres
à trois chiffres (001, 002, 003, etc.) afin de les distinguer des numéros
de page (1, 2, 3, etc.).
Les références sont indiquées de la manière suivante :

Dessin normalisé
Tome-chapitre-numéro du dessin
Exemple :
Dessin normalisé II-2-025

iii Révisé en juin 2013


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Norme
Tome, section
Exemple :
Tome I, section 7.1
Dans les tomes I à V et VIII, les figures, les tableaux et les abaques
portent le numéro de la section à laquelle ils se rattachent, suivi d’un
numéro séquentiel.
Exemple :
Figure 7.4–1; première figure de la section 7.4
Les tomes VI et VII, portant sur les travaux d’entretien et les maté-
riaux, ont été subdivisés différemment, de manière à rattacher le numéro
d’une norme à chacun des éléments décrits. Ces tomes ne contiennent
pas de dessins normalisés.
Les références sont donc indiquées autrement. Pour le Tome VI –
Entretien, la numérotation correspond à la liste des Produits et Services
d’exploitation. Pour le Tome VII – Matériaux, les numéros des normes
sont composés du numéro du chapitre dont ils font partie, du numéro
de la section et d’un numéro séquentiel.
Exemple :
Tome VII, norme 3101
31 Chapitre 3, section 3.1
01 Première norme de la section (séquentielle)

Conclusion
Le changement le plus important apporté à cette nouvelle version
des normes est l’introduction de la notion de complément à la norme.
Cette nouvelle catégorie d’information nous permettra de clarifier le
statut que le Ministère entend donner à l’information présentée dans la
collection. Certaines données considérées jusqu’ici comme normatives
pourraient ne plus l’être dans l’avenir.
Il faut se rappeler que le tout continuera à être utilisé sous la super-
vision d’un ingénieur qui a la responsabilité d’appliquer une norme ou
de proposer une autre solution.
Les changements seront apportés progressivement. Certaines don-
nées qui ne pouvaient être présentées dans le cadre normatif habituel
pourront être ajoutées. Avec le temps, cette nouvelle façon de faire
apportera tous les avantages escomptés. Cela devrait permettre une
meilleure compréhension de la norme et de ses répercussions, donc
une meilleure utilisation de celle-ci.

Autorisé pour publication par :


Sous-ministre adjointe
Direction générale des
infrastructures et des technologies Anne-Marie Leclerc, ing., M. Ing.

Révisé en juin 2013 iv


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TABLE DES MATIÈRES
Tome II – Construction routière
1 Terrassements
2 Structures de chaussée
3 Drainage
4 Bordures
5 Musoirs
6 Trottoirs
7 Dispositifs de retenue (transféré au Tome VIII )
8 Clôtures et repères
9 Mesures d’atténuation environnementales
temporaires
10 Dispositifs d’alerte

Lexique
Le Lexique de la collection Normes – Ouvrages routiers est disponible pour l’ensemble de
la clientèle en version numérique seulement à l’adresse suivante :
http://www3.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/produits/ouvrage_routier.fr.html.

i
Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41
COLLECTION NORMES – OUVRAGES ROUTIERS

Tome I – Conception routière 9 Engazonnement


10 Arboriculture
1 Classification fonctionnelle
11 Boîte aux lettres
2 Cadre environnemental
12 Passage à niveau
3 Notions de base en circulation routière
4 Éléments de la route Tome V – Signalisation routière
5 Profils en travers
Volume 1
6 Tracé et profil
7 Distance de visibilité 1 Dispositions générales
8 Carrefours plans 2 Prescription
9 Carrefours dénivelés 3 Danger
10 Accès Volume 2
11 Servitude de non-accès 4 Travaux
12 Routes à faible débit
13 Dispositifs de retenue (transféré au Tome VIII ) Volume 3
14 Stationnement 5 Indication
15 Voies cyclables 6 Marques sur la chaussée
16 Approche d’analyse avant une intervention 7 Voies cyclables
sur une route existante 8 Signaux lumineux

Tome II – Construction routière Tome VI – Entretien


1 Terrassements 1 Systèmes de sécurité
2 Structures de chaussée 2 Chaussées
3 Drainage 3 Systèmes de drainage
4 Bordures 4 Abords de route
5 Musoirs 5 Structures et tunnels
6 Trottoirs 6 Viabilité hivernale
7 Dispositifs de retenue (transféré au Tome VIII )
8 Clôtures et repères Tome VII – Matériaux
9 Mesures d’atténuation environnementales 1 Classification des sols
temporaires 2 Granulats
10 Dispositifs d’alerte 3 Bétons et produits connexes
4 Liants et enrobés
Tome III – Ouvrages d’art 5 Armature
1 Classification des ouvrages d’art 6 Pièces métalliques
2 Conception des ouvrages d’art 7 Tuyaux et accessoires
3 Ponts normalisés 8 Matériaux électriques
4 Ponceaux 9 Matériaux pour l’aménagement paysager
5 Murs 10 Peintures et produits de marquage
6 Structures de signalisation, d’éclairage 11 Bois
et de signaux lumineux 12 Sels de déglaçage
7 Inventaire, inspection, évaluation et 13 Géosynthétiques
entretien
14 Matériaux divers
Tome IV – Abords de route Tome VIII – Dispositifs de
1 Architecture de paysage
2 Parcs routiers (chapitre retiré)
retenue
3 Services publics 1 Dispositions générales
4 Éclairage routier 2 Sécurisation des abords de route
5 Postes et aires de contrôle routier 3 Glissières de sécurité – Conception
et construction
6 Mesures d’atténuation environnementales
permanentes 4 Dispositifs de retenue frontaux
7 Écrans antibruit 5 Dispositifs de retenue pour chantiers
8 Revêtement de protection 6 Voies de secours
ii
Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41
Tome

–––
Chapitre

–––
notes gÉnÉrales Page

1
Date

Oct. 2011

Table des matières


But du chapitre 2

Système international 3

Symboles 3

Table d’équivalence 4

Organismes de référence 5

Sigles et sites Internet 5

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

–––
Chapitre

–––
notes gÉnÉrales
Page
but du chapitre
2
Date

Oct. 2011

Ce chapitre « Notes générales » a été


préparé dans le but de fournir aux différents
utilisateurs des normes des outils de travail
communs. Ce chapitre ne touche que des
éléments de base.
On y trouve les symboles du système
international, la table d’équivalence entre les
systèmes d’unités impériales et métriques
ainsi que l’adresse des sites Internet des
organismes de référence dans le domaine du
transport.

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

–––
Chapitre

NOTES GÉNÉRALES –––

SYSTÈME INTERNATIONAL Page

3
Date

Déc. 2013

Symboles

Unités Symboles Unités Symboles


Kilomètre = km Degré Celcius = °C
Mètre par seconde = m/s
Kilomètre par heure = km/h Gramme = g
Kilogramme = kg
Micromètre = µm
Centimètre = cm Litre = l
Centimètre carré = cm2
Centimètre cube = cm3 Ampère = A
Mètre = m Ohm = Ω
Mètre carré = m2 Mégaohm = MΩ
Mètre cube = m3 Watt = W
Pouce = " Microhenry = µH
Microvolt = µV
Hectare = ha Volt = V
Kilovolt = kV
Newton = N Hertz = Hz
Kilonewton = kN Kilohertz = kHz
Pascal = Pa Mégahertz = MHz
Kilopascal = kPa Lux = lx
Joule = J Candela = cd
Kilojoule = kJ
Décibel = dB
Seconde = s
Minute = min
Heure = h
Jour = d
Année = a

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Tome

–––
Chapitre

–––
NOTES GÉNÉRALES
Page
SYSTÈME INTERNATIONAL
4
Date

Déc. 2013

Table d’équivalence
Longueur
1 po = 25,4 mm 1 mm = 0,0394 po
1 pi = 0,3048 m 1 m = 3,2808 pi
1 vg = 0,9144 m 1 m = 1,0936 vg
1 mille = 1,6093 km 1 km = 0,6214 mille

Superficie
1 po2 = 645,16 mm2 1 mm2 = 0,0016 po2
1 pi2 = 0,0929 m2 1 m2 = 10,7639 pi2
1 vg2 = 0,8361 m2 1 m2 = 1,196 vg2
1 acre = 0,4047 ha 1 ha = 2,471 acres
1 mille2 = 2,59 km2 1 km2 = 0,386 mille2

Volume
1 pi3 = 0,0283 m3 1 m3 = 35,3147 pi3
1 vg3 = 0,7646 m3 1 m3 = 1,3079 vg3
1 gal Imp = 4,5461 l 1 l = 0,22 gal Imp

Masse
1 oz = 28,3495 g 1 g = 0,0353 oz
1 lb = 0,4536 kg 1 kg = 2,2046 lb
1 tonne (2000 lb) = 0,9071 t 1 t = 1,1023 tonne (2000 lb)

Force
1 lb-force = 4,4482 N 1 N = 0,2248 lb-force
1 tonne-force = 8,8964 kN 1 kN = 0,1124 tonne-force

Pression
1 lb/po2 = 6,8948 kPa 1 kPa = 0,145 lb/po2
1 ton/po2 = 13,7895 MPa 1 MPa = 0,0725 ton/po2

Éclairement
1 pi/bougie = 10,7643 lux 1 lux = 0,0929 pi/bougie

Luminance
1 pied-lambert = 3,426 cd/m2 1 cd/m2 = 0,292 pied-lambert

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Tome

–––
Chapitre
NOTES GÉNÉRALES –––
ORGANISMES DE RÉFÉRENCE Page

Sigles et sites Internet 5


Date

Déc. 2013

Pour connaître l’adresse et le numéro de téléphone d’un ministère ou d’un organisme,


veuillez consulter leur site Internet.

ACSTA Administration canadienne de AWS American Welding Society


la sûreté du transport aérien
www.aws.org
www.catsa-acsta.gc.ca
AEMA Asphalt Emulsion
AASHTO American Association of State Manufacturers Association
Highway and Transportation
www.aema.org
Officials
www.transportation.org AI Asphalt Institute
www.asphaltinstitute.org
ACI American Concrete Institute
www.concrete.org ACA Association canadienne
d’acoustique
ANSI American National Standards www.caa-aca.ca
Institute
www.ansi.org CSA Association canadienne
de normalisation
APWA American Public Works www.csa.ca
Association
www.apwa.net CGA Association canadienne
du gaz
ASTM American Society for Testing www.cga.ca
and Materials
www.astm.org ACRGTQ Association des constructeurs
de routes et grands travaux
ASME American Society of du Québec
Mechanical Engineers www.acrgtq.qc.ca
www.asme.org
APRTQ Association des parcs de
AWWA American Water Works recherche et technopoles
Association du Québec
www.awwa.org www.newswire.ca

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

–––
Chapitre

––– NOTES GÉNÉRALES


Page ORGANISMES DE RÉFÉRENCE
6 Sigles et sites Internet
Date

Janv. 2014

ATC Association des transports CSST Commission de la santé et


du Canada de la sécurité du travail
www.tac-atc.ca www.csst.qc.ca

AFNOR Association française –– Commission de toponymie


de normalisation du Québec
www.afnor.org www.toponymie.gouv.qc.ca

AIPCR Association mondiale de CTQ Commission des transports


la route du Québec
www.piarc.org www.ctq.gouv.qc.ca

AQTr Association québécoise CCN Conseil canadien des normes


des transports www.scc.ca
www.aqtr.qc.ca
CIFQ Conseil de l’industrie
ATRAQ ATR associées du Québec forestière du Québec

www.atraq.com www.cifq.com

FAA Federal Aviation


BNQ Bureau de normalisation Administration
du Québec
www.faa.gov
www.bnq.qc.ca
FHWA Federal Highway
CRIQ Centre de recherche Administration
industrielle du Québec
www.fhwa.dot.gov
www.criq.qc.ca
FQM Fédération québécoise
CAA Club automobile du Québec des municipalités

www.caaquebec.com www.fqm.ca

GDT Georgia Department


CCN Commission de la capitale of Transportation
nationale du Canada
www.dot.ga.gov
www.ccn-ncc.gc.ca
HQ Hydro-Québec
www.hydroquebec.com

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

–––
Chapitre
notes gÉnÉrales –––
organismes de référence Page

Sigles et sites Internet 7


Date

Déc. 2012

IESNA Illuminating Engineering MTQ Ministère des Transports


Society of North America du Québec
www.iesna.org www.mtq.gouv.qc.ca

ITE Institute of Transportation MDDEFP Ministère du Développement


Engineers durable, de l’Environnement,
de la Faune et des Parcs
www.ite.org
www.mddefp.gouv.qc.ca
IMSA International Municipal
Signal Association –– Ministère du Tourisme
du Québec
www.imsasafety.org
www.tourisme.gouv.qc.ca
LCPC Laboratoire Central des Ponts
et Chaussées NCHRP National Cooperative Highway
Research Program
www.lcpc.fr
www.trb.org/CRP/NCHRP/NCHRP.asp
LAC Laboratoires des assureurs
du Canada inc. NEMA National Electrical
Manufacturers Association
www.ul.com
www.nema.org
MAMROT Ministère des Affaires
municipales, des Régions et –– NAV CANADA
de l’Occupation du territoire
www.navcanada.ca
www.mamrot.gouv.qc.ca
ONGC Office des normes générales
MRN Ministère des Ressources du Canada
naturelles
www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/ongc-cgsb
www.mrn.gouv.qc.ca
OTC Office des transports
MTO Ministère des Transports du Canada
de l’Ontario
www.cta-otc.gc.ca
www.mto.gov.on.ca
OQLF Office québécois de la langue
MTNB Ministère des Transports française
du Nouveau-Brunswick
www.oqlf.gouv.qc.ca
www.gnb.ca

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

–––
Chapitre

––– notes gÉnÉrales


Page organismes de référence
8 Sigles et sites Internet
Date

Déc. 2012

OACI Organisation de l’aviation FED-STD United States Federal Standard


civile internationale
www.fed-std-595.com
www.icao.int
–– Vélo-Québec
ISO Organisation internationale de
www.velo.qc.ca
normalisation
www.iso.org/iso/fr

MPO Pêches et Océans Canada


www.dfo-mpo.gc.ca

SAAQ Société de l’assurance


automobile du Québec
www.saaq.gouv.qc.ca

SSPC Society for Protective Coatings


www.sspc.org

SAE Society of Automotive


Engineers
www.sae.org

SM Standard Methods for the


Examination of Water and
Wastewater
www.standardmethods.org

TRB Transportation Research


Board
www.trb.org

TC Transports Canada
www.tc.gc.ca

UMQ Union des municipalités


du Québec
www.umq.qc.ca

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

ii
Chapitre

1
terrassements Page

i
Date

2013 01 30

Table des matières


1.1 Introduction 1 1.8.5 Tranchée transversale pour
nouvelle route 7
1.2 Références 1
1.8.6 Approches de ponts 8
1.3 Déblais de 1re classe 1
1.9 Traitement des blocs à proximité
1.3.1 Coupe de roc 1 de la ligne d’infrastructure 8

1.3.2 Prédécoupage 1 1.10 Drainage de la structure de


chaussée 8
1.4 Déblais de 2e classe 2
1.11 Préparation de l’infrastructure 8
1.4.1 Pente des talus de déblai 2

1.5 Remblais 2

1.5.1 Pente des talus de remblai 2

1.5.2 Élargissement de remblai 3

1.6 Élargissement de chaussée 4

1.7 Dépôt organique (tourbière) 4

1.7.1 Déblai 4

1.7.2 Déplacement par gravité 4

1.7.3 Consolidation par surcharge 4

1.7.4 Consolidation sans surcharge 5

1.7.5 Instrumentation 5

1.8 Transitions 5

1.8.1 Transition transversale 7

1.8.2 Transition longitudinale 7

1.8.3 Tranchée longitudinale 7

1.8.4 Tranchée transversale pour


route existante 7

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

ii
Chapitre

1
Page terrassements
ii
Date

2013 01 30

Figure Liste des tableaux


Figure 1.8–1 Tableau 1.4–1
Indice de gel normal 6 Pente des talus de déblai 2

Tableau 1.5–1
Pente des talus de remblai 3

Tableau 1.8–1
Profondeur de transition en fonction de
l’indice de gel 5

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

ii
Chapitre

1
terrassements Page

iii
Date

2013 01 30

Table des dessins normalisés


001 Coupe de roc, hauteur inférieure 017 Transition transversale sol–roc
à 6 m
018 Transition longitudinale sol–sol
002 Coupe de roc, hauteur entre
6 et 12 m 019 Transition longitudinale sol–roc

003 Coupe de roc, hauteur supérieure 020 Tranchée longitudinale


à 12 m 021 Tranchée transversale pour route
004 Prédécoupage dans le roc existante

005 Élargissement de remblai 022 Tranchée transversale pour nouvelle


route
006 Élargissement de chaussée, structure
de chaussée existante conservée 023 Transition aux approches de ponts

007 Déblai de sol organique 024 Traitement des blocs à proximité


de la ligne d’infrastructure pour
008 Déplacement par gravité du sol route en déblai
organique, profil longitudinal
025 Drainage de la structure de chaussée
009 Déplacement par gravité du sol
organique, vue en plan

010 Déplacement par gravité du sol


organique, coupes transversales

011 Consolidation par surcharge sur sol


organique, profil longitudinal

012 Consolidation par surcharge sur sol


organique, vue en plan

013 Consolidation par surcharge sur sol


organique, coupes transversales

014 Consolidation sans surcharge sur sol


organique, coupes transversales

015 Instrumentation sur sol organique

016 Transition transversale


déblai–remblai et sol–sol

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


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Tome

ii
Chapitre

1
terrassements Page

1
NORME Date

2010 10 30

1.1 Introduction que, lorsqu’ils ont un volume supérieur à 1 m3,


les blocs de roc et les ouvrages massifs en
Les terrassements comprennent l’ensem- béton, en pierre ou en maçonnerie fortement
ble des travaux de déblai et de remblai exécu- cimentés, tous fragmentés aux dimensions
tés pour donner à la route la forme déterminée exigées au moyen d’explosifs, d’un équipe-
par les plans et profils en long et en travers ment à percussion ou d’un casse-pierre.
jusqu’au niveau de la ligne d’infrastructure.
Les sols gelés et les sols pierreux den-
Le déblai est la partie des terrassements sément agglomérés sont exclus de cette
comprenant le total des coupes de terrain à classe.
faire dans les limites d’emprise suivant les
plans et devis. 1.3.1 Coupe de roc
Le remblai est la partie des terrassements Une coupe de roc est un ouvrage
exécutés avec des matériaux provenant d’excavation dont la géométrie a été déter-
des déblais, des excavations, des fossés de minée de façon à favoriser la stabilité des
décharges ou des bancs d’emprunt, et placés parois et à assurer la sécurité des usagers
sous la ligne d’infrastructure suivant les plans du réseau routier.
et devis.
Pour les coupes inférieures à 6 m de hau-
La qualité des matériaux ainsi que les teur, les pentes d’excavation sont de 2,5V : 1H
conditions de leur mise en œuvre constituent pour les roches sédimentaires et de 10V : 1H
des aspects très importants pour la réalisation pour tout autre type de roc.
de bons terrassements.
Pour les coupes supérieures à 6 m de
hauteur, les pentes d’excavation sont déter-
1.2 Références minées à partir d’une étude géologique.
La présente norme renvoie à l’édition la Les dessins normalisés 001, 002 et 003
plus récente des documents suivants : présentent la géométrie des coupes de roc en
fonction de leur hauteur respective.
NORMES
1.3.2 Prédécoupage
BUREAU DE NORMALISATION
DU QUÉBEC La technique du prédécoupage consiste
à développer dans le massif rocheux un plan
NQ 2560–114 « Travaux de génie civil – de fracturation en forant une rangée de trous
Granulats ». parallèles, rapprochés, chargés légèrement
Complément à la norme

CAN/BNQ 2501–255 « Sols – Détermination et amorcés simultanément, avant le sautage


de la relation teneur en eau-masse volu- principal et indépendamment de celui-ci.
mique – Essai avec énergie de compactage Pour une coupe supérieure à 6 m de hau-
modifiée (2700 kN·m/m3) ». teur, du prédécoupage est requis jusqu’à ce
MINISTÈRE DES TRANSPORTS que la coupe atteigne 3 m de hauteur. L’utili-
DU QUÉBEC sation de la technique de prédécoupage n’est
Tome VII – Matériaux. pas recommandée pour les coupes inférieures
à 3 m de hauteur.
1.3 Déblais de 1re classe Pour une hauteur de coupe comprise
Contenu normatif

entre 3 et 6 m, il peut être avantageux de


Les déblais de 1re classe comprennent le prévoir du prédécoupage afin de réduire le
roc solide, les revêtements en béton recou- bris hors profil.
verts ou non d’un revêtement en enrobé, ainsi

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Tome

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Chapitre

1
Page terrassements
2
Date NORME
2007 10 30

Le dessin normalisé  004 montre les détails 1.4.1 Pente des talus de déblai
de l’exécution d’une coupe de roc nécessitant Les déblais ne doivent pas être réalisés
des parois prédécoupées. avec des pentes plus abruptes que celles
indiquées au tableau 1.4–1. Dans le cas
1.4 Déblais de 2e classe contraire, une étude géotechnique est requise.
Les déblais de 2e classe comprennent tous Une étude géotechnique est également néces-
les déblais qui ne sont pas décrits comme saire lorsque le déblai consiste à enlever une
déblais de 1re classe. mince couche de sol dans la pente d’un talus
important.
Les matériaux de déblai de 2e classe
sont réutilisables en remblai en fonction des
caractéristiques suivantes : 1.5 Remblais
– granulométrie;
1.5.1 Pente des talus de remblai
– teneur en eau naturelle;
Les pentes des talus de remblai ne doivent
– limites de liquidité et de plasticité; pas être plus abruptes que celles indiquées
– contenu en matière organique. au tableau 1.5–1. Dans le cas contraire, une
étude géotechnique est requise. Une étude
géotechnique est également nécessaire pour
les remblais construits sur un sol organique et
pour les remblais de plus de 2 m de hauteur
construits sur un dépôt d’argile.
Tableau 1.4–1
Pente des talus de déblai
Résurgence de la
Hauteur du Pente du talus
Classification nappe phréatique
Nature du sol déblai(1) de déblai
unifiée dans la pente du
(m) (V : H)
talus de déblai
Sédiments fluvio-
glaciaires grossiers
GW, GP et SW Cas improbable Aucune limite 1 : 1,5
(gravier et mélange
de sable et gravier)
Sable uniforme ou
till (mélange de Non Aucune limite 1:2
GM, GC, SP, SM
gravier, sable, silt et
et SC
argile en proportions
variables) Oui Aucune limite 1 : 2(2)

Sédiments fluvio- Non Aucune limite 1:2


glaciaires fins (sable
SW, SM, SC et ML Oui <2 1 : 2(2)
te silt en proportions
variables) Oui >2 Étude géotechnique
Sédiments d’origine
Tous les cas <5 1:2
marine ou lacustre ML, CL, OL, MH,
(silt et argile en pro- CH et OH
Contenu normatif

portions variables) Tous les cas >5 Étude géotechnique


1. Hauteur mesurée à partir du fond du fossé.
2. Le talus doit être stabilisé sous l’émergence de la nappe phréatique.

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Tome

II
Chapitre

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TERRASSEMENTS Page

3
NORME Date

2007 10 30

Tableau 1.5–1
Pente des talus de remblai
Hauteur du Pente du talus
Matériau de Classification Non
Submergé remblai de remblai
remblai unifiée submergé
(m) (V : H)
Roc dynamité — X X Aucune limite 1 : 1,5
X Aucune limite 1 : 1,5
Gravier ou mélange
GW, GP et SW X < 10 1:3
de sable et gravier
X > 10 Étude géotechnique
Sable, silt ou till X Non utilisable
(mélange de gravier, GM, GC, SP,
X < 10 1:2
sable, silt et argile SW, SM, SC,
en proportions ML et CL Étude géotechnique
X > 10
variables)(1) (sauf pour SW)
Sédiments d’origine
X Non utilisable
marine ou lacustre
ML, CL, MH
(silt et argile en
et CH X <5 1:2
proportions varia-
bles)(1, 2) X >5 Étude géotechnique
1. Sauf pour les remblais de sable, si la nappe phréatique est en surface du terrain naturel à une certaine période
de l’année, un coussin de sable d’une hauteur minimale de 300 mm est requis sous le remblai pour éviter les
remontées capillaires.
2. Matériaux utilisables à condition que leur teneur en eau soit inférieure à leur limite de plasticité.

1.5.2 Élargissement de remblai Un élargissement inférieur à 2 m en lar-


Lors d’un élargissement de remblai, il est geur d’un remblai de plus de 2 m de hauteur
recommandé d’utiliser un matériau identique à construit sur un dépôt d’argile ne doit pas être
celui en place. Une variation dans la densité ou aménagé avec des pentes plus abruptes que
dans la nature du matériau peut entraîner un celles du remblai existant.
comportement différentiel qui se traduit sou- Une étude géotechnique doit être réalisée
vent par des fissures au sommet du remblai. dans les cas suivants :
Dans tous les cas, à l’exception des remblais – élargissement d’un remblai muni de contre-
de roc, où les pentes du remblai existant sont poids;
plus abruptes que 1V : 3H, la méthode par – élargissement supérieur à 2 m en largeur
gradins décrite au dessin normalisé 005 doit et en hauteur d’un remblai construit sur un
être utilisée. dépôt d’argile;
Dans le cas de l’élargissement d’un rem- – élargissement sur un sol organique.
blai avec un matériau moins perméable, on
doit assurer un drainage adéquat du remblai
Contenu normatif

à travers l’élargissement. Dans le cas de


l’élargissement d’un remblai de roc, il faut en
plus respecter la loi des filtres.

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Tome

II
Chapitre

1
Page TERRASSEMENTS
4
Date NORME
2007 10 30

1.6 Élargissement de chaussée à 600 mm), que le sol sous-jacent offre une
bonne capacité portante et que le profil final de
L’élargissement de la chaussée sans la route est à moins de 1,5 m de la surface du
rehaussement de profil est applicable dans terrain naturel. Cette solution peut également
le cas où le comportement de la route exis- être recommandée lorsque l’épaisseur de la
tante est adéquat. Cet élargissement est couche organique est très variable et risque
alors exécuté en conformité avec le dessin d’entraîner un comportement différentiel de
normalisé 006. Ce dessin s’applique lorsque la future chaussée. Le dessin normalisé 007
les caractéristiques de la structure de chaus- montre le déblai des sols organiques.
sée sous l’accotement existant répondent aux
exigences de la section 2.5 « Structure de 1.7.2 Déplacement par gravité
chaussée souple » du chapitre 2 du présent
Le déplacement par gravité de la couche
tome.
de sol organique est envisagé si sa capacité
Il est cependant nécessaire d’excaver les portante est insuffisante pour supporter la
100 premiers millimètres de fondation à la charge du remblai projeté. À cette fin, on doit
surface des accotements gravelés, car ces s’assurer de la capacité de support du sol
matériaux sont la plupart du temps contami- sous-jacent. Cette méthode de construction,
nés ou de mauvaise qualité. Une pente de qui consiste à chasser le sol organique en
1V : 3H taillée à même la structure de chaus- direction de tranchées latérales préalablement
sée existante est nécessaire afin d’uniformiser creusées, exige généralement l’utilisation
le comportement de la chaussée lorsque la d’une surcharge de progression dont la hau-
surface de contact entre l’ancienne et la nou- teur minimale est fixée à 1,5 m. On trouve une
velle structure de chaussée se trouve sous description détaillée de cette méthode aux
les futures surfaces revêtues. Les matériaux dessins normalisés 008, 009 et 010.
peuvent être réutilisés suivant leur qualité.
Dans les autres cas ainsi que dans le cas 1.7.3 Consolidation par surcharge
d’un rehaussement du profil existant, une La méthode de consolidation par sur-
étude géotechnique est nécessaire. charge consiste à provoquer le tassement
accéléré du dépôt organique à l’aide d’une
1.7 Dépôt organique (tourbière) surélévation du remblai afin d’obtenir, avant
Selon les caractéristiques d’un dépôt la construction de la structure de la chaussée,
organique, diverses solutions peuvent être la majeure partie des tassements anticipés
à long terme. Cette méthode de construction
Complément à la norme

considérées afin de permettre la construction


de remblais routiers. L’étendue, l’épaisseur, est recommandée lorsque le dépôt organique
la capacité portante du sol organique, la nature couvre une grande superficie, a une forte
du sol sous-jacent et le profil proposé pour la épaisseur et possède une capacité portante
future chaussée sont tous des facteurs qui suffisante pour supporter le remblai et la
déterminent le choix. surcharge. Cette méthode est surtout utili-
sée dans le cas de routes à forte densité de
Une étude géotechnique doit être réalisée circulation. Les dessins normalisés 011, 012
afin de déterminer laquelle des méthodes de et 013 montrent le profil longitudinal, la vue
construction suivantes doit être retenue. en plan, les sections en travers, les pentes de
Contenu normatif

talus ainsi que le type et la localisation des


1.7.1 Déblai instruments de contrôle nécessaires pour
Généralement, le déblai d’un dépôt orga- suivre le comportement du dépôt durant toute
nique est envisagé lorsque l’épaisseur de la période de construction.
cette couche est peu importante (inférieure
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Tome

II
Chapitre

1
TERRASSEMENTS Page

5
NORME Date

2008 10 30

1.7.4 Consolidation sans surcharge Pour remédier aux inconvénients attribua-


Des dépôts organiques uniformes et bles au comportement différentiel des sols
d’épaisseur moyenne sont souvent traités par et du roc sous l’effet du gel, il est important
la méthode de consolidation sans surcharge, d’effectuer une transition permettant d’obtenir
surtout s’il s’agit d’une route à faible densité un soulèvement graduel qui n’affectera pas le
de circulation et que la pose du revêtement confort et la sécurité de l’usager.
en enrobé peut être retardée. Les tasse- Plusieurs facteurs influencent la profon-
ments peuvent donc être corrigés aisément, deur de gel. L’un des facteurs les plus impor-
uniquement par l’addition de matériaux. Ce tants et facilement utilisable dans la pratique
mode de chargement, présenté au dessin est l’intensité du froid mesurée à l’aide de
normalisé 014, est semblable à la méthode l’indice de gel. Cet indice est calculé en addi-
précédente, mais il ne nécessite pas l’utilisa- tionnant toutes les températures quotidiennes
tion d’une surcharge. moyennes de l’air en dessous de 0 °C durant
l’année. La profondeur des transitions est
1.7.5 Instrumentation fonction de l’indice de gel et de la classification
Le comportement des sols organiques de la route.
sous les remblais construits par les méthodes Le tableau 1.8–1 indique les profondeurs
de consolidation, avec ou sans surcharge, de transition requises. Ces profondeurs sont
est observé à l’aide d’une instrumentation mesurées à partir du profil final du revête-
adéquate qui permet d’établir le rythme de la ment.
construction. Les indicateurs de couche, les Les indices de gel normal sont indiqués
indicateurs de tassement et les indicateurs à la figure 1.8–1.
de déplacement latéral doivent être fabriqués
Les transitions présentées dans les sec-
selon le dessin normalisé 015.
tions suivantes s’appliquent aux chaussées
en enrobé et aux chaussées en béton.
1.8 Transitions
Les sols et le roc ne se comportent pas
de la même façon sous l’action du gel et sous
l’effet des charges. Certains sols réagissent
davantage que d’autres et créent des sou-
lèvements plus prononcés de la chaussée
lorsqu’ils gèlent, comparativement à des sols
Complément à la norme

voisins moins gélifs.

Tableau 1.8–1
Profondeur de transition en fonction de l’indice de gel
Indice de gel normal Profondeur de transition « P »(1) (m)
(°C • jours) Autoroute et nationale Régionale et collectrice Locale
< 1200 2,0 1,8 1,6
1200 - 1700 2,25 2,0 1,8
Contenu normatif

> 1700 2,5 2,25 2,0


1. Mesurée à partir du profil final du revêtement.

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


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1

Date
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Tome

Chapitre

 
 

2005 03 30

 

 
 3EPT ·LES
 (AVRE 3AINT 0IERRE
 -ATAGAMI #HIBOUGAMAU

 0ORT -ENIER

,A3ARRE

3AINTE !NNE DES -ONTS

"AIE #OMEAU
!MOS $OLBEAU 



     
2OUYN .ORANDA 'ASPÏ



!LMA
6AL Dg/R #HICOUTIMI 2IMOUSKI
 2OBERVAL 
 !MQUI
4ADOUSSAC
.EW#ARLISLE
  -ATAPÏDIA
6ILLE -ARIE
2IVIÒRE DU ,OUP

 ,A4UQUE "AIE 3AINT 0AUL #ABANO
 


4ÏMISCAMING



 4ADOUSSAC
 1UÏBEC -ONTMAGNY 
 -ONT ,AURIER 

 

-ANIWAKI
 2IVIÒRE DU ,OUP
4ROIS 2IVIÒRES
TERRASSEMENTS

3AINTE !GATHE
 6ICTORIAVILLE 3AINT 0ASCAL
 $RUMMONDVILLE ,A4UQUE
3AINT *ÏROME  "AIE 3AINT 0AUL


 


(ULL -ONTRÏAL


#ORNWALL 3HERBROOKE
 -ONTMAGNY

1UÏBEC 3AINT 0AMPHILE


 





 4ROIS 2IVIÒRES

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


:ONE #qJOURS 3AINTE !GATHE
 6ICTORIAVILLE 3AINT 'EORGES
:ONECOMPRISEENTREET #qJOURS 
$RUMMONDVILLE
3AINT *ÏROME
:ONE #qJOURS 
-ONTRÏAL
Notes : 'RANBY
3HERBROOKE
– pour les Îles-de-la-Madeleine, la
#ORNWALL
zone < 1200 °C • jours est utilisée;
– les unités sont en °C • jours.
NORME

Figure 1.8–1
Indice de gel normal

Contenu normatif
Tome

II
Chapitre

1
TERRASSEMENTS Page

7
NORME Date

2007 10 30

1.8.1 Transition transversale gélivité semblable ou exécuter des transitions


Les dessins normalisés 016 et 017 mon- selon des pentes 1V : 3H en tenant compte
trent des transitions transversales dans les des contraintes d’exécution du projet.
situations où l’on trouve des variations dans Dans le cas où la tranchée est réalisée
la nature des sols ou une section en déblai– lors de la construction d’une nouvelle route
remblai. Le dessin normalisé 017 indique la ou d’une reconstruction de route, les mêmes
façon de traiter les contacts sol–roc. principes s’appliquent. Des transitions suivant
Bien qu’il soit recommandé, le drainage des pentes de 1V : 3H doivent être exécutées
du point bas de la transition n’est pas indis- si les matériaux en présence ne sont pas de
pensable pour le cas prévu au dessin nor- gélivité semblable.
malisé 017.
1.8.4 Tranchée transversale pour
1.8.2 Transition longitudinale route existante
Lors du passage d’un déblai à un rem- La réalisation d’une tranchée en travers
blai, il arrive très souvent que les sols aient d’une route doit se faire selon les indications
des propriétés différentes. Afin de graduer du dessin normalisé 021. Les pentes des
ce changement et d’atténuer son effet à la transitions varient suivant la vitesse de base
surface de la chaussée, une transition est et la nature des matériaux rencontrés. Dans
pratiquée avec des pentes de 1V : 20H. Les tous les cas, il est préférable d’utiliser le sol
dessins normalisés 018 et 019 montrent des d’excavation (excluant les matériaux de la
transitions longitudinales selon qu’il s’agit d’un structure de chaussée) pour le remblayage
contact sol–sol de gélivité différente ou d’un jusqu’au niveau de la ligne d’infrastructure,
contact sol–roc. dans la mesure où celui-ci peut être parfaite-
Il n’est pas nécessaire de drainer les ment compacté. Sinon, il faut recourir à des
transitions longitudinales en présence d’un matériaux compactables qui doivent être le
contact sol–sol en remblai. plus possible de gélivité semblable à celle
des sols naturels excavés.
1.8.3 Tranchée longitudinale
1.8.5 Tranchée transversale pour
Une tranchée dans une route existante
entraîne généralement un comportement nouvelle route
différentiel au niveau de la chaussée. Avant Pour les conduites et ponceaux de plus
de consentir à l’exécution d’une tranchée de 300 mm de diamètre, des transitions sont
Complément à la norme

dans une route, il faut évaluer la possibilité obligatoires lorsque le sommet du remblayage
de la réaliser dans le talus de déblai ou le en matériau granulaire MG 20 ou CG 14 de
talus extérieur, ou encore dans l’accotement. la conduite ou du ponceau (PBA, TTO et
Devant l’impossibilité de déplacer la tranchée thermoplastique) ou le sommet de la conduite
en dehors de la chaussée, elle doit être exécu- ou du ponceau lui-même (TBA) est plus élevé
tée selon le dessin normalisé 020 lorsqu’elle que la profondeur de transition indiquée au
est réalisée dans une route existante. Les tableau 1.8–1. Les pentes de la transition
matériaux de remplissage jusqu’au niveau varient selon la nature du sol en place. Le
de la ligne d’infrastructure doivent provenir de dessin normalisé 022 montre les pentes à
respecter. La transition commence soit à la
Contenu normatif

l’excavation (excluant les matériaux de la struc-


ture de chaussée), pourvu que ceux-ci soient profondeur de transition, soit à la base du
compactables. Sinon, il faut recourir le plus coussin de l’ouvrage, suivant la moindre des
possible à des matériaux compactables de deux possibilités.

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

II
Chapitre

1
Page TERRASSEMENTS
8
Date NORME
2007 10 30

Dans le cas où le sommet du remblayage Le dessin normalisé 025 montre les pentes
en matériau granulaire MG 20 ou CG 14 du de chacune des couches d’une structure de
ponceau ou le sommet du ponceau lui-même chaussée ainsi que la profondeur minimale des
est plus bas que la profondeur de transition, fossés par rapport à la ligne d’infrastructure.
il est recommandé de remblayer le ponceau Dans le cas des autoroutes, la sous-fonda-
jusqu’au niveau de la ligne d’infrastructure tion doit être prolongée sur une épaisseur
avec un matériau de même gélivité que le sol minimale de 200 mm au contact de la ligne
naturel afin d’éviter les transitions sol–sol. d’infrastructure jusqu’au talus de route de
façon à drainer la structure de chaussée. Au-
1.8.6 Approches de ponts dessus des coupes de roc, lorsque ce dernier
Aux approches de ponts, la route peut est de qualité conforme aux propriétés physi-
être en déblai ou en remblai. Le dessin nor- ques et mécaniques d’un matériau de sous-
malisé 023 indique les transitions à effectuer fondation, une couche de roc brisé est laissée
dans chacun de ces cas. en place sur toute la largeur de la plate-forme
et prolongée jusqu’aux fossés afin d’assurer
1.9 Traitement des blocs la continuité du drainage.
à proximité de la ligne Dans une courbe, il est important d’inverser
la pente de l’accotement extérieur afin d’éviter
d’infrastructure que l’eau de la fonte des neiges ne ruisselle
Les blocs présents dans les sols natu- sur la chaussée. La pente de l’accotement
rels nuisent aux opérations de profilage et extérieur est traitée de façon plus approfondie
de compactage. De plus, ces blocs sont au chapitre 2 « Structure de chaussée » du
susceptibles d’être soulevés sous l’action du présent tome.
gel et de ne pas retourner à leur position ori-
ginale au moment du dégel. La répétition de 1.11 Préparation de
ce phénomène d’une saison de gel à l’autre l’infrastructure
engendre un soulèvement progressif des blocs
en direction de la surface, ce qui risque de La qualité de l’infrastructure joue un rôle
provoquer des déformations ponctuelles du déterminant en ce qui a trait à la performance
revêtement. Ces déformations ne peuvent que de la chaussée. Il est indispensable de
s’aggraver avec le temps. construire une plate-forme de route stable,
uniforme, bien drainée et suffisamment résis-
Le dessin normalisé 024 donne des tante au niveau de la ligne d’infrastructure
Complément à la norme

indications sur la façon de traiter les blocs de façon à pouvoir supporter les contraintes
situés à proximité de la ligne d’infrastructure, qui lui sont transmises à travers la structure
afin de limiter les effets attribuables à leur de chaussée.
présence.
Il est donc essentiel d’enlever tous les
1.10 Drainage de la structure de sols organiques et la terre végétale jusqu’à
une profondeur de 1 m sous la ligne d’infra-
chaussée structure.
Pour préserver la capacité de support Les fonds de coupe sont parfois suscep-
d’une chaussée et limiter les effets du tibles de présenter des sols mous de faible
Contenu normatif

gel, sa structure doit être drainée de façon consistance. Dans le cas des sols argileux,
adéquate. ceux dont l’indice de liquidité (IL ) est supérieur
à 0,9 présentent un comportement particulier.

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

II
Chapitre

1
TERRASSEMENTS Page

9
NORME Date

2007 10 30

L’indice de liquidité est défini comme étant


égal à :
IL = (W – Wp)/IP

W = teneur en eau du sol;
Wp = limite de plasticité du sol;
IP = indice de plasticité.
De tels sols argileux, en raison de leur fort
contenu en eau, sont très sensibles au gel
et perdent une partie importante de leur consis-
tance lorsqu’ils sont soumis pour les premiè-
res fois aux cycles de gel-dégel. Ces argiles
(IL > 0,9) risquent de causer des tassements
et subissent des pertes élevées de capacité
de support après les premiers dégels. Des
études spécifiques de chaussées doivent
être réalisées pour déterminer les solutions
adéquates lorsque des argiles susceptibles
au gel sont présentes au niveau de la ligne
d’infrastructure.
Ce même type d’étude doit également
être réalisée pour déterminer les solutions
appropriées aux sols argileux ayant une faible
consistance (résistance au cisaillement Cu
inférieure à 15 kPa), même si leur indice de
liquidité est inférieur à 0,9. Dans ces cas, des
techniques de stabilisation, notamment à la
chaux, peuvent être envisagées de manière
à permettre la réutilisation de ces matériaux
et/ou les travaux de construction de la structure
de chaussée. La chaux hydratée (Ca (OH) 2)
Complément à la norme

est le liant hydraulique le plus utilisé pour


stabiliser la fraction argileuse. L’emploi de ces
techniques requiert des études spécialisées
afin de préciser les propriétés des sols, les
formulations ainsi que les moyens de mise
en œuvre appropriés.
Contenu normatif

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Contenu normatif

NORME

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


infÉrieure À 6 m
DESSIN NORMALISÉ

Coupe de roc, hauteur

1 Roc sédimentaire, pente de 2,5V : 1H; autre type de roc, pente de 10V : 1H. Prédécoupage, si requis.
2 Les granulats de fondation sont épandus directement sur le roc brisé lorsque la qualité de ce dernier est conforme aux propriétés
physiques et mécaniques d’un matériau de sous-fondation. Dans le cas contraire, le roc brisé doit être soit excavé, soit laissé en
place (en rehaussant le profil de la route).

Note :
ii

– les cotes sont en millimètres.


Date
Tome

001
Numéro
Chapitre

2008 10 30
ii

Date
Tome

002
Numéro
Chapitre

2008 10 30
Coupe de roc,
DESSIN NORMALISÉ

hauteur entre 6 et 12 m

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


1 Les pentes de prédécoupage doivent faire l’objet d’une étude géologique.
2 Les granulats de fondation sont épandus directement sur le roc brisé lorsque la qualité de ce dernier est conforme aux propriétés
physiques et mécaniques d’un matériau de sous-fondation. Dans le cas contraire, le roc brisé doit être soit excavé, soit laissé en place
(en rehaussant le profil de la route).

Note :
NORME

– les cotes sont en millimètres.

Contenu normatif
Contenu normatif

NORME

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


DESSIN NORMALISÉ

supÉrieure À 12 m

1 Les pentes de prédécoupage doivent faire l’objet d’une étude géologique.


2 Les granulats de fondation sont épandus directement sur le roc brisé lorsque la qualité de ce dernier est conforme aux propriétés
Coupe de roc, hauteur

physiques et mécaniques d’un matériau de sous-fondation. Dans le cas contraire, le roc brisé doit être soit excavé, soit laissé en place
(en rehaussant le profil de la route).
3 La hauteur d’une paroi ne doit généralement pas dépasser 12 m mesurés verticalement à partir du fond du fossé. Exceptionnellement,
elle peut atteindre jusqu’à 15 m si cette géométrie permet d’éviter de réaliser un palier.
4 Un palier doit toujours être horizontal dans le sens longitudinal de la route, même si cette dernière est en pente.

Note :
ii

– les cotes sont en millimètres.


Date
Tome

003
Numéro
Chapitre

2008 10 30
Tome

ii DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

1
Numéro

004
PrÉdÉcoupage dans le roc
Date NORME
2005 03 30

Notes :
– un palier doit toujours être horizontal dans le sens longitudinal de la route, même si cette dernière est en
pente;
Contenu normatif

– la première ligne de forage pour le sautage principal doit être parallèle au plan de prédécoupage;
– les forages ne doivent en aucun cas recouper la ligne de prédécoupage du palier inférieur; les trous doivent
être localisés à un minimum de 750 mm de part et d’autre de la ligne de prédécoupage subséquente;
– les cotes sont en millimètres.

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Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

1
Numéro
ÉLARGISSEMENT DE REMBLAI 005
NORME Date

2005 03 30

Hauteur et largeur des gradins


Pente Remblayage Remblayage
existante Hr < 4000 Hr > 4000
L : 1500 L : 2500
1V : 3H à 1V : 2H H : variable H : variable
plus raide que L : variable L : variable
1V : 2H H : 600 H : 1200

L : largeur des gradins.


H : hauteur des gradins.
Hr : hauteur du remblai.

1 Matériau identique au sol en place.

Notes :
– la taille en gradins n’est pas requise si la pente existante est de 1V : 3H ou plus douce;
Contenu normatif

– la taille en gradins ne s’applique pas aux remblais de roc;


– les cotes sont en millimètres.

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Tome

II DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

1
ÉLARGISSEMENT DE CHAUSSÉE,
Numéro

006 STRUCTURE DE CHAUSSÉE


Date
EXISTANTE CONSERVÉE NORME
2005 03 30

Notes :
– la surface de l’accotement gravelé doit être excavée sur une profondeur de 100 mm avant la réalisation de la
pente 1V : 3H et l’ajout de granulats;
– l’ancien fossé doit être nettoyé, puis soit drainé, soit comblé avec un matériau de même nature que le sol
Contenu normatif

d’infrastructure;
– le produit de l’excavation peut aussi être utilisé dans l’élargissement. Le niveau de la ligne d’infrastructure de
l’élargissement doit être établi de façon à permettre le libre écoulement des eaux provenant de l’infrastructure
de l’ancienne chaussée.

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Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

1
Numéro
DÉBLAI DE SOL ORGANIQUE 007
NORME Date

2006 10 30

Pt : sol organique.
P : épaisseur de sol organique.
Hr : hauteur totale du remblai routier, y compris la structure de chaussée.

1 Nature des matériaux spécifiée aux plans et devis.


Contenu normatif

Note :
– les matériaux déblayés sont déposés de chaque côté de l’excavation à une distance minimale du bord égale à
1,5 fois la profondeur du déblai et étendus sur place.

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Tome

II DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

1
DÉPLACEMENT PAR GRAVITÉ
Numéro

008 DU SOL ORGANIQUE,


Date
PROFIL LONGITUDINAL NORME
2005 03 30

Pt : sol organique.

Contenu normatif

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Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

1
DÉPLACEMENT PAR GRAVITÉ Numéro
DU SOL ORGANIQUE, 009
NORME VUE EN PLAN Date

2005 03 30

– pour les coupes A-A et B-B, voir le dessin normalisé 010.


L : largeur de la plate-forme de la route.
Contenu normatif

Note :

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Tome

II DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

1
DÉPLACEMENT PAR GRAVITÉ
Numéro

010
DU SOL ORGANIQUE,
Date
COUPES TRANSVERSALES NORME
2005 03 30

L : largeur de la plate-forme de la route.


Contenu normatif

Pt : sol organique.

Note :
– les cotes sont en millimètres.

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Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

1
CONSOLIDATION PAR SURCHARGE
Numéro
SUR SOL ORGANIQUE, 011
NORME PROFIL LONGITUDINAL Date

2005 03 30

Indicateur de déplacement latéral

Indicateur de tassement

Sol organique
Piézomètre
Contenu normatif

Pt

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II

Date
Tome

012
Numéro
Chapitre

2005 03 30
VUE EN PLAN
DESSIN NORMALISÉ

SUR SOL ORGANIQUE,


CONSOLIDATION PAR SURCHARGE

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Indicateur de déplacement latéral

Indicateur de tassement

Indicateur de tassement et piézomètre

Notes :
– la localisation des instruments de contrôle est indiquée au devis spécial;
NORME

– les cotes sont en millimètres.

Contenu normatif
Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

1
CONSOLIDATION PAR SURCHARGE
Numéro
SUR SOL ORGANIQUE, 013
NORME COUPES TRANSVERSALES Date

2007 10 30

Notes :
Indicateur de déplacement latéral
– le creusage des fossés latéraux (si requis) et la mise en
place des ponceaux sont effectués après l’enlèvement Indicateur de tassement
de la surcharge; Piézomètre
Contenu normatif

– les cotes sont en millimètres.


Indicateur de couche
MATÉRIAU — NORME APPLICABLE Pt Sol organique
Granulats (MG 112) NQ 2560–114

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

II DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

1 CONSOLIDATION SANS
Numéro SURCHARGE
014 SUR SOL ORGANIQUE,
Date
COUPES TRANSVERSALES NORME
2007 10 30

Note : Indicateur de déplacement latéral


– les cotes sont en millimètres.
Indicateur de tassement

Piézomètre
Contenu normatif

Indicateur de couche
MATÉRIAU — NORME APPLICABLE
Granulats (MG 112) NQ 2560–114 Pt Sol organique

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

1
INSTRUMENTATION SUR SOL Numéro

ORGANIQUE 015
NORME Date

2005 03 30

1 L’espace doit être vide si on souhaite installer un piézomètre.


Contenu normatif

2 Longueur spécifiée aux plans et devis.

Note :
– les cotes sont en millimètres.
Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41
Tome

II DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

1
Numéro TRANSITION TRANSVERSALE
016 DÉBLAI–REMBLAI ET SOL–SOL
Date NORME
2005 03 30

P : profondeur de la transition indiquée aux plans et devis.


Contenu normatif

Note :
– lorsque la pente du terrain naturel est de 1V : 3H ou plus douce, les gradins et la transition ne sont pas requis.

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome
DESSIN NORMALISÉ ii
Chapitre

1
Transition transversale Numéro

sol–roc 017
NORME Date

2010 10 30

P : profondeur de la transition indiquée aux plans et devis.

1 La couche de transition doit être densifiée à la masse volumique sèche maximale déterminée à l’aide d’une
planche de référence, ou à 98 % de la masse volumique sèche maximale déterminée selon la méthode
CAN/BNQ 2501–255 « Sols – Détermination de la relation teneur en eau-masse volumique – Essai avec éner-
gie de compactage modifiée (2700 kN·m/m3) », en fonction du type de matériau granulaire utilisé. Le MG 56
peut être remplacé par du MG 20. Dans ce cas, un géotextile de type III doit être mis en place entre la couche
de roc brisé et le MG 20.
2 Fragments de roc 300-0, sauf pour les derniers 300 mm où l’on utilise du 150-0.
3 Lorsque la pente du roc naturel est de 1V : 4H ou plus douce, aucune transition n’est requise, mais les sols
gélifs sont remplacés par du MG 112.
4 Lorsque le sol en place est de nature silteuse ou argileuse, de consistance molle et que le matériau de remblai
est composé de fragments de roc, une couche anticontaminante ou un géotextile de type III doit être installé.

Note :
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — Normes applicables


Couche anticontaminante Géotextile Tome VII, norme 13101
NQ 2560–114
Granulats (MG 56, MG 112)

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

ii DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

1
Numéro Transition longitudinale
018 sol–sol
Date NORME
2005 03 30

P : profondeur de la transition indiquée aux plans et devis.

1 La transition doit être réalisée du côté du sol le plus gélif et comblée avec le matériau adjacent le moins gélif.
Contenu normatif

Notes :
– la transition doit être effectuée sur toute la largeur de la plate-forme au niveau de la ligne d’infrastructure;
– la transition est inutile si les sols adjacents sont de gélivité semblable;
– les pentes indiquées doivent être considérées par rapport à la ligne du profil final.

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome
DESSIN NORMALISÉ ii
Chapitre

1
Transition longitudinale Numéro

sol–roc 019
NORME Date

2010 10 30

P : profondeur de la transition indiquée aux plans et devis.

1 Ce point doit être drainé.


2 La couche de transition doit être densifiée à la masse volumique sèche maximale déterminée à l’aide d’une
planche de référence, ou à 98 % de la masse volumique sèche maximale déterminée selon la méthode
CAN/BNQ 2501–255 « Sols – Détermination de la relation teneur en eau-masse volumique – Essai avec éner-
gie de compactage modifiée (2700 kN·m/m3) », en fonction du type de matériau granulaire utilisé.
3 Le MG 56 peut être remplacé par du MG 20. Dans ce cas, un géotextile de type III doit être mis en place entre
la couche de roc brisé et le MG 20.

Notes :
– en déblai, lorsque le sol en place est de nature silteuse ou argileuse, de consistance molle et que le matériau
de remblai est composé de fragments de roc, une couche anticontaminante ou un géotextile doit être prévu à
la ligne d’infrastructure;
– la transition doit être effectuée sur toute la largeur de la plate-forme au niveau de la ligne d’infrastructure;
– lorsque les sols adjacents au roc ne sont pas gélifs, seule la transition de 1V : 4H du côté du roc est nécessaire;
– les pentes doivent être considérées par rapport à la ligne du profil final;
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — Normes applicables


Géotextile Tome VII, norme 13101 Granulats (MG 20, MG 56, MG 112) NQ 2560–114

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

ii DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

1
Numéro

020
TranchÉe longitudinale
Date NORME
2007 10 30

P : profondeur de la transition indiquée aux plans et devis.

1 La pente de l’excavation est fonction de la méthode de travail et des exigences de la CSST en matière de
stabilité.
2 Lorsque le dessus du matériau d’enrobement ou le dessus du tuyau lui-même se trouve plus haut que la
profondeur de la transition P, le cas avec transition s’applique, si le sol naturel est gélif.
Contenu normatif

MATÉRIAU — Norme applicable

Granulats (MG 112) NQ 2560–114

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

1
TRANCHÉE TRANSVERSALE Numéro

POUR ROUTE EXISTANTE 021


NORME Date

2007 10 30

Vitesse de base Pente de la


de la route (km/h) transition (V : H)
V ≤ 60 1:5
60 < V ≤ 80 1 : 10
V > 80 1 : 20

P : profondeur de la transition indiquée aux plans et devis.

1 La pente de l’excavation est fonction de la méthode de travail et des exigences de la CSST en matière de
stabilité.
2 Lorsque le dessus du matériau d’enrobement ou le dessus du tuyau lui-même se trouve plus haut que la
profondeur de la transition P, le cas avec transition s’applique, si le sol naturel est gélif.
Contenu normatif

MATÉRIAU — NORME APPLICABLE

Granulats (MG 112) NQ 2560–114

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


II

Date
Tome

022
Numéro
Chapitre

2007 10 30

Pente de la
Sol naturel
transition (V : H)
Sol non gélif(1) 1:1
Roc 1:4
Sol gélif
V(2) ≤ 60 1:5
DESSIN NORMALISÉ

(2)
60 < V ≤ 80 1 : 10
POUR NOUVELLE ROUTE

V(2) > 80 1 : 20
TRANCHÉE TRANSVERSALE

1. Sol granulaire contenant 10 % ou moins


P : profondeur de la transition indiquée aux plans et devis. de particules fines passant le tamis 80 μm.
2. Vitesse de base (km/hre).
1 La pente de l’excavation est fonction de la méthode de travail et des exigences de la CSST en matière de stabilité.
2 Lorsque le dessus du matériau d’enrobement de la conduite ou du ponceau (PBA, TTO et Thermo.) ou le dessus de la conduite ou du

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


ponceau lui-même (TBA) est plus bas que la profondeur de la transition P, les exigences sont :
– en déblai : aucune transition n’est nécessaire, sauf dans les cas où le matériau de remblayage est de gélivité différente; dans ce cas,
la pente précisée au tableau s’applique.
– en remblai : aucune transition n’est nécessaire; le matériau de remblayage est un sol compactable jusqu’à la ligne d’infrastructure.
Note :
– les pentes doivent être considérées par rapport à la ligne du profil final.

MATÉRIAU — NORME APPLICABLE


NORME

Granulats (MG 20, MG 112) NQ 2560–114

Contenu normatif
Tome
DESSIN NORMALISÉ ii
Chapitre

1
Transition aux approches Numéro

de ponts 023
NORME Date

2013 01 30

Tableau A
Sol naturel Pente de
ou remblai la transition
de sol (V : H)
Sol non gélif (A) 1:1
Roc 1:4
Sol gélif   1 : 20
A. Sol granulaire contenant 10 %
ou moins de particules fines
passant le tamis 80 µm.

Tableau B
Matériaux Pente de
pour remblai la transition
de sol (V : H)
MG 112 s. o.
Roc dynamité 1:1
Sol gélif   1 : 20
P : profondeur de la transition indiquée aux plans et devis.
T : point de transition à la profondeur « P ».

1 La pente de l’excavation est fonction de la méthode de travail et des exigences de la CSST en matière de stabilité.
2 Le matériau granulaire de type MG 112 non concassé provenant d’une sablière ou CG 14 provenant d’une carrière
est placé à partir d’une largeur déterminée par le remplissage des excavations ou par la largeur de la semelle lorsqu’il
n’y a pas d’excavation.
3 Les volumes de matériaux situés au-dessus de la ligne de terrain naturel existant avant l’excavation pour la construc-
tion de l’ouvrage sont considérés comme des matériaux de remblai, tandis que ceux qui sont situés au-dessous de
Contenu normatif

cette ligne de terrain naturel sont considérés comme du remplissage d’excavation.


4 Remplissage des excavations avec un sol compactable, du roc dynamité ou des matériaux granulaires.

Note : MATÉRIAU ­— Norme applicable


– les cotes sont en millimètres. Granulats (MG 112, CG 14) NQ 2560–114

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

ii DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

1 Traitement des blocs


Numéro À proximitÉ de la ligne
024 d’infrastructure pour
Date
route en déblai NORME
2008 10 30

Notes :
– tous les blocs de 200 à 300 mm de diamètre présents dans les 300 premiers millimètres sous la ligne
d’infrastructure doivent être enlevés;
– tous les blocs de plus de 300 mm de diamètre présents dans les 600 premiers millimètres sous la ligne
d’infrastructure doivent être soit enlevés, soit fragmentés et excavés jusqu’à cette profondeur;
Contenu normatif

– après l’enlèvement des blocs, l’excavation doit être comblée avec des matériaux similaires au sol naturel
environnant exempt de blocs;
– les cotes sont en millimètres.

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

1
DRAINAGE DE LA STRUCTURE Numéro

DE CHAUSSÉE 025
NORME Date

2005 03 30

1 À l’exception du roc, la profondeur H des fossés mesurée par rapport à la ligne d’infrastructure doit être de
500 mm minimum pour les autoroutes et les routes nationales et de 300 mm minimum pour les autres routes.
Contenu normatif

Note :
– les cotes sont en millimètres.

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

II
Chapitre

2
STRUCTURES DE CHAUSSÉE Page

i
Date

2014 01 30

Table des matières


2.1 Introduction 1 2.7 Isolation des chaussées 13

2.2 Références 1 2.8 Réhabilitation des chaussées 16

2.3 Terminologie 1 2.9 Bibliographie 17

2.4 Principes de conception


des chaussées 2

2.4.1 Dimensionnement structural 2

2.4.2 Protection contre le gel 2

2.4.3 Critères de conception 2

2.5 Structures de chaussée souple 2

2.5.1 Chaussées souples 2

2.5.2 Chaussées sur roc 8

2.5.3 Accotement revêtu 8

2.5.4 Bretelle d’autoroute 9

2.5.5 Chemin de déviation sur autoroute 9

2.5.6 Raccordement des revêtements 9


2.5.6.1 Raccordement transversal 9
2.5.6.2 Raccordement longitudinal 10
2.6 Structures de chaussée rigide 10

2.6.1 Généralités 10

2.6.2 Dalle courte goujonnée 11

2.6.3 Dalle en béton armé continu 12

2.6.4 Marquage des chaussées


de béton 13
2.6.4.1 Marquage longue durée 13

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Tome

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Liste des figures Liste des tableaux


Figure 2.5–1 Tableau 2.4–1
Enrobé, délimitation zone nord – zone sud 7 Critères de conception – Chaussées
souples neuves ou faisant l’objet d’un
Figure 2.6–1 décohésionnement ou d’un remplacement
Dévers de la chaussée en béton et complet du revêtement 3
pente d’accotement 11
Tableau 2.5­–1
Figure 2.6–2 Épaisseur de sous-fondation en granulats
Marquage incrusté sur une chaussée naturels ou recyclés (MR) MG 112,
de béton à 2 voies 14 chaussées souples où le DJMA projeté
Figure 2.6–3 est inférieur à 5000 4
Marquage incrusté sur une chaussée Tableau 2.5–2
de béton à 3 voies 15 Épaisseur de fondation en granulats
naturels ou recyclés MG 20 5

Tableau 2.5–3
Épaisseur de revêtement en enrobé
requis sur matériaux naturels
ou recyclés MG 20 6

Tableau 2.5–4
Adaptation des structures de chaussée
en fonction du trafic lourd 8

Tableau 2.8–1
Facteurs à considérer dans le choix
des méthodes de réhabilitation 17

Tableau 2.8–2
Méthodes de réhabilitation les plus
courantes pour les chaussées souples 17

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Table des dessins normalisés


001 Terminologie relative aux chaussées 014 Dalle de transition entre un pont et
une chaussée rigide (extrémité de
002 Transition entre un pont (avec joint de pont avec joint de tablier)
tablier) et une chaussée en enrobé
015 Transition longitudinale entre
003 Transition entre un pont (avec joint une chaussée en enrobé et
dalle sur culée) et une chaussée une chaussée rigide
en enrobé
016 Structure de chaussée rigide,
004 Chaussée sur roc colmatage des joints
005 Chaussée en enrobé, accotement – 017 Structure de chaussée rigide,
Route en bombement normal colmatage d’une bordure intégrée
006 Chaussée en enrobé, accotement – et d’une glissière rigide
Route en dévers 018 Structure de chaussée rigide –
007 Raccordement des revêtements Dalles courtes goujonnées,
en enrobé (épaisseur du nouveau joint longitudinal
revêtement inférieure ou égale à 019 Structure de chaussée rigide –
l’épaisseur du revêtement existant) Dalles courtes goujonnées,
008 Raccordement des revêtements joint transversal
en enrobé (épaisseur du nouveau 020 Structure de chaussée rigide –
revêtement supérieure à l’épaisseur Regard, puisard et regard-puisard
du revêtement existant)
021 Structure de chaussée rigide –
009 Raccordement des revêtements en Dalle en béton armé continu
enrobé (profil à différents niveaux)
022 Structure de chaussée rigide –
010 Raccordement longitudinal des Dalle en béton armé continu,
revêtements en enrobé coupe transversale
011 Structure de chaussée rigide – 023 Structure de chaussée rigide –
Autoroute Dalle en béton armé continu,
012 Structure de chaussée rigide, joint longitudinal
traitement au changement de pente 024 Structure de chaussée rigide –
transversale Dalle en béton armé continu,
013 Dalle de transition entre un pont et joint de construction transversal
une chaussée rigide (extrémité fixe 025 Structure de chaussée rigide –
de tablier avec joint de tablier à Culée d’ancrage de la dalle en
l’autre extrémité) béton armé continu

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026 Structure de chaussée rigide –


Raccordement avec une dalle
en béton armé continu existante

027 Structure de chaussée rigide –


Joint d’expansion entre la dalle de
transition et la dalle de béton armé
continu

028 Structure de chaussée rigide –


Dalle en béton armé continu,
réparation en profondeur

029 Isolation thermique – Polystyrène

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NORME Date

2013 01 30

2.1 Introduction ASTM D5249 « Standard Specification for


Backer Material for Use with Cold- and
La conception des structures de chaus- Hot-Applied Joint Sealants in Portland-
sée fait appel à des considérations d’ordre Cement Concrete and Asphalt Joints ».
technique et d’ordre économique. Le dimen-
sionnement choisi doit constituer un juste BUREAU DE NORMALISATION
équilibre entre les coûts de construction, DU QUÉBEC
les coûts d’entretien et la performance, tout NQ 2560–114 « Travaux de génie civil –
en permettant de répondre aux besoins en Granulats ».
matière de transport pour lesquels la route NQ 2560–600 « Granulats – Matériaux
a été conçue. recyclés fabriqués à partir de résidus de
Pour dimensionner une structure de béton, d’enrobés bitumineux et de briques –
chaussée, plusieurs facteurs doivent être Classification et caractéristiques ».
considérés, comme la catégorie de la route, la
performance espérée, le débit et la composi- MINISTÈRE DES TRANSPORTS
tion du trafic lourd, le drainage, les conditions DU QUÉBEC
du site, les contraintes d’exécution, la nature Tome I – Conception routière.
et les propriétés des sols d’infrastructure et Tome V – Signalisation routière.
des différentes couches composant la struc- Tome VII – Matériaux.
ture de chaussée. Il est aussi nécessaire de
vérifier la disponibilité et la qualité des sources Tome VIII – Dispositifs de retenue.
d’approvisionnement en granulats. Il est parfois OFFICE DES NORMES GÉNÉRALES
rentable d’examiner la possibilité de réutili- DU CANADA
ser les matériaux provenant d’une ancienne CAN/CGSB 19.13 « Sealing Compound,
chaussée. Finalement, la conception définitive One-Component, Elastomeric, Chemical
doit être appuyée d’une analyse de coûts en Curing ».
relation avec la performance souhaitée.
AUTRE DOCUMENT
2.2 Références
Gouvernement du Québec
La présente norme renvoie à l’édition la
plus récente des documents suivants : MINISTÈRE DES TRANSPORTS
DU QUÉBEC
NORMES Chaussée 2, logiciel de dimensionnement
Complément à la norme

des chaussées souples, Direction du labo-


AMERICAN ASSOCIATION OF STATE ratoire des chaussées.
HIGHWAY AND TRANSPORTATION
OFFICIALS 2.3 Terminologie
AASHTO M254 « Standard Specification for
Corrosion-Resistant Coated Dowel Bars ». Le dessin normalisé  001 montre les divers
éléments d’une structure de chaussée avec
AMERICAN SOCIETY FOR TESTING les termes appropriés. Tous ces éléments ne
AND MATERIALS sont pas nécessairement requis pour une
Contenu normatif

ASTM D2628 « Standard Specification for chaussée particulière. Il existe même certains


Preformed Polychloroprene Elastometric cas où le sol est modifié ou stabilisé avant la
Joint Seals for Concrete Pavements ». mise en place de la structure de chaussée.
De même, les diverses couches formant la
structure de chaussée peuvent être compo-
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Date NORME
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sées d’une gamme de matériaux divers, qui Des transitions doivent alors être exécu-
sont des substituts des matériaux traditionnels tées aux endroits changeants pour uniformiser
en cas d’épuisement des sources d’emprunt, les différentiels de soulèvement. Elles sont
ou lorsqu’on veut favoriser le recyclage et décrites dans le chapitre 1 « Terrassements »
la réutilisation des matériaux provenant de du présent tome. Il n’est généralement pas
vieilles chaussées. nécessaire de concevoir une structure de
chaussée dont l’épaisseur dépasse la profon-
2.4 Principes de conception deur de transition « P ». D’autres méthodes
pour protéger la chaussée des effets du gel
des chaussées peuvent aussi être envisagées, après avoir
fait l’objet d’une analyse détaillée.
2.4.1 Dimensionnement structural
Une structure de chaussée doit être 2.4.3 Critères de conception
conçue de façon que chacune des couches Les structures de chaussées neuves, et
présente des caractéristiques qui lui per- celles faisant l’objet d’un décohésionnement
mettent de résister aux contraintes qui lui sont ou remplacement complet du revêtement,
transmises sous l’effet du trafic. Le calcul des doivent être conçues de façon à atteindre les
épaisseurs est basé sur les caractéristiques de niveaux de service et de longévité indiqués
chacun des matériaux selon les saisons et la au tableau 2.4–1. Cela exclut, par exemple,
sollicitation par le trafic pour toute la période les travaux temporaires ou de resurfaçage qui
de conception prévue. ont une durée de vie plus courte. Les durées
Les matériaux les plus couramment utilisés de vie retenues en milieu urbain peuvent être
pour les chaussées souples sont représentés réduites pour tenir compte des interventions
au dessin normalisé 001. Les diverses cou- sur les ouvrages souterrains.
ches de matériaux peuvent être remplacées
par des substituts, dans la mesure où les 2.5 Structures de chaussée
critères de protection contre le gel et de distri-
bution des contraintes au niveau de chacune
souple
des couches sont respectés.
2.5.1 Chaussées souples
2.4.2 Protection contre le gel La structure d’une chaussée souple est
La conception d’une structure de chaussée généralement composée d’une sous-fondation
doit aussi satisfaire aux critères de protection en matériau granulaire MG 112 composé de
Complément à la norme

contre le gel. Cette protection doit empêcher granulats naturels ou recyclés, d’une fondation
l’apparition de soulèvements au gel majeurs granulaire MG 20 en granulats concassés
ou différentiels, de façon à limiter l’appari- naturels ou recyclés, et d’un revêtement en
tion de lézardes et l’altération de l’uni. Elle enrobé posé en une ou plusieurs couches.
a aussi comme effet d’éloigner de la surface Les tableaux 2.5–1« Épaisseur de sous-
les horizons de sol qui subissent des pertes fondation en granulats naturels ou recyclés
de capacité de support au moment du dégel. (MR) MG  112, chaussées souples présentant
un DJMA projeté inférieur à 5000 », 2.5–2
Cette protection est généralement assu-
« Épaisseur de fondation en granulats naturels
rée par une épaisseur minimale de matériaux
ou recyclés MG 20 » et 2.5–3 « Épaisseur
Contenu normatif

granulaires non gélifs au-dessus de la ligne


de revêtement en enrobé requis sur maté-
d’infrastructure. Il faut ainsi vérifier un critère
riaux naturels ou recyclés MG 20 » donnent
d’épaisseur minimale de protection partielle et
les épaisseurs requises pour chacune des
limiter l’amplitude des soulèvements prévisibles.
couches composant la structure de chaussée.
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Tableau 2.4–1
Critères de conception – Chaussées souples neuves ou faisant l’objet d’un décohésionnement
ou d’un remplacement complet du revêtement
Classification DJMA Période de Structural (1) Soulèvement au
de la route projeté conception Perte de viabilité Fiabilité gel (2) maximal
(années) maximale (∆PSI) statistique (mm)
minimale (%)
Locale < 1 000 66
25 2,0 70
> 1 000 70
Collectrice et < 2 000 70
régionnale 2 000 – 3 000 25 2,0 75 60
> 3 000 80
Nationale < 5 000 25 2,0 80 55
5 000 – 20 000 30 2,0 85 55
> 20 000 30 1,75 90 50
Autoroute < 20 000 90
30 1,75 50
> 20 000 95
1. Perte de viabilité exprimée suivant l’indice de viabilité de l’AASHTO et le facteur de fiabilité R en assumant un
écart type S0 de 0,45.
2. Effets du gel admis pour une période de récurrence égale à la demi-période de conception.

Dans le tableau 2.5–1, les sols sont clas- est corrigé. Cette correction se fait à l’aide du
sifiés selon le « système unifié ». Les indices tableau 2.5–4 « Adaptation des structures de
de gel constituent une mesure de l’intensité chaussée en fonction du trafic lourd » avant de
du froid dans une région. Ils sont donnés à déterminer les épaisseurs de fondation et de
la figure 1.8–1 « Indice de gel normal », du revêtement pour tenir compte des conditions
chapitre 1 « Terrassements » du présent tome. de trafic lourd.
Dans les régions où on ne trouve pas de Les autoroutes, les autres classes
matériaux de sous-fondation conformes, une de routes où le DJMA projeté est supé-
étude particulière doit être réalisée. rieur à 5000, celles où le débit projeté de
Les épaisseurs spécifiées dans les véhicules lourds excède 250 par jour, par
tableaux sont valables pour les routes bidi- voie, et celles où l’agressivité projetée du
rectionnelles à 2 voies. Le DJMA projeté est trafic excède 150 000 ECAS (équivalent
équivalent à la moyenne prévue sur 25 ans. de charge axiale simple) en moyenne par
Les véhicules lourds comprennent les autobus année ne sont pas couvertes dans les
et les camions, mais excluent les camionnettes tableaux 2.5–1 à 2.5–4. Elles doivent faire
et les véhicules de tourisme. l’objet d’un dimensionnement spécifique.
Lorsque la proportion de véhicules lourds Le logiciel « Chaussée », produit et
est supérieure à 10 % ou lorsque le trafic lourd diffusé par la Direction du laboratoire des
Contenu normatif

est inégalement réparti sur les 2 voies ou chaussées du ministère des Transports du
lorsque la chaussée est fortement sollicitée Québec, permet d’effectuer un dimension-
par des charges lourdes, le DJMA projeté nement spécifiquement adapté à presque

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Tableau 2.5–1
Épaisseur de sous-fondation en granulats naturels ou recyclés (MR) MG 112,
chaussées souples où le DJMA projeté est inférieur à 5000
Indice de gel normal(2)
Classification
Sol d’infrastructure (1)
de la route moyen élevé très élevé
(DJMA projeté < 5000)
Épaisseur de sous-fondation (mm) (3)

Constitué de moins de 20 % Locale 300 – 400 300 – 425 300 – 450


de particules fines passant le Collectrice et régionale 300 – 425 300 – 475 300 – 525
tamis 80 µm Nationale 300 – 450 300 – 525 300 – 600
Locale 300 – 400 300 – 475 300 – 650
GM, GC Collectrice et régionale 300 – 450 375 – 650 375 – 750
Nationale 375 – 475 375 – 700 375 – 825
Locale 375 – 525 375 – 550 450 – 700
SM, SC
Collectrice et régionale 375 – 525 450 – 700 450 – 850
(sauf SM fin)(4)
Nationale 450 – 600 525 – 750 525 – 950
600 – 1050
SM fin, Locale 450 – 750 500 – 850
700 – 1100
croûte argileuse, Collectrice et régionale 525 – 850 600 – 1000
800 – 1200
MH, CH ou CL avec IP>12 Nationale 600 – 950 700 – 1100
(325 + 25i + 400)
1100 1300
CL avec IP < 12 Toutes classes 900
(350 + 25i + 350) (575 + 25i + 400)
1150 1400 1600
ML, ML – CL Toutes classes
(450 + 25i + 300) (400 + 38i + 350) (375 + 50i + 400)
Argiles varvées 1400 1700 1950
Toutes classes
ou sensibles (IL>0,9) (600 + 25i + 300) (600 + 38i + 350) (550 + 50i + 400)
1. L’épaisseur de la sous-fondation est déterminée selon les strates de sols présents en dessous, dans toute la zone soumise au gel (réf. :
tableau 3.5–1). S’il y a des risques de remontée de particules fines en provenance des sols d’infrastructure en raison de la granulométrie
des matériaux de sous-fondation, une couche anticontaminante ou un géotextile doit être ajouté au-dessus des sols d’infrastructure. Les
sols cohérents sensibles et de faible consistance (résistance au cisaillement non drainée (Cu) inférieure à 50 kPa) peuvent nécessiter des
précautions particulières (géosynthétique de renforcement, conception ou méthode de travail adaptée) pour éviter d’être remaniés et affaiblis
pendant la construction. Le poids de l’ouvrage ne doit pas dépasser la pression de consolidation œdométrique des sols cohérents.
2. Indice de gel en °C · jours : –  moyen : < 1200;
–  élevé  : 1200 – 1700;
–  très élevé : > 1700.
3. Pour chacun des intervalles d’épaisseur indiqués, la valeur la plus grande est généralement utilisée dans les zones en déblai, sur des sols
d’infrastructure saturés présentant une faible capacité portante ou des risques de gonflement au gel. La valeur la plus faible s’applique dans
les remblais, bien au-dessus de la nappe phréatique. Dans le cas de la réhabilitation d’une route existante, il est préférable de déterminer
l’épaisseur en se basant sur les effets de gel observables sur la route (réf. : tableau 2.4.1 et logiciel « Chaussée »).
Les sols peuvent être remplacés ou recouverts par un sol de meilleure qualité afin de réduire l’épaisseur de la sous-fondation, sous réserve de
respecter l’épaisseur de MG 112 minimale au-dessus de ce sol de remplacement, et l’épaisseur combinée minimale au-dessus du sol. Il est
aussi possible de réduire l’épaisseur en utilisant une couche isolante.
Lorsque des matériaux naturels sont utilisés, ces derniers doivent répondre aux exigences de la norme NQ 2560–114 « Travaux de génie
civil – Granulats ». Dans le cas où des matériaux recyclés sont utilisés, ils doivent répondre aux exigences d’un matériau des types MR-1
à MR-5, tel qu’il est décrit dans la norme NQ 2560–600 « Granuats – Matériaux recyclés fabriqués à partir de résidus de béton, d’enrobés
bitumineux et de briques – Classification et caractéristiques ».
4. Le sol SM fin correspond à un sable silteux classifié SM dont le pourcentage de particules fines passant le tamis 80 µm est supérieur à 30 %.
5. Les additions entre parenthèses décrivent une variante avec insertion d’un isolant thermique conforme à la norme 14301 « Polystyrène pour
Contenu normatif

construction routière ».
Par exemple, (600 + 25i + 300) signifie  :
600 mm de MG 112 déposé sur la ligne d’infrastructure,
25 mm de polystyrène déposé sur le MG 112, et
300 mm de MG 20 (ou MG 112 constitué d’au moins 30 % de particules retenues sur le tamis de 5 mm)
déposé au-dessus de l’isolant, en supplément des épaisseurs de fondation prescrites au tableau 2.5–2.

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Tableau 2.5–2
Épaisseur de fondation en granulats naturels ou recyclés MG 20
Épaisseur de fondation (mm)
DJMA projeté(1)
Classification sur sous-fondation
(y compris 10 % de
de la route
véhicules lourds) Type A Type B(2)
< 500 150 200
500 – 1000 150 200
Locale
1000 – 2000 150 200
> 2000 175 225
< 1000 150 200
1000 – 2000 175 225
Collectrice
2000 – 3000 175 225
et régionale
3000 – 4000 175 250
4000 – 5000 175 250
< 1000 175 200
1000 – 2000 175 225
Nationale 2000 – 3000 175 250
3000 – 4000 175 250
4000 – 5000 175 250
1. Le DJMA projeté à utiliser dans le tableau doit être corrigé au préalable en suivant les étapes
décrites au tableau 2.5–4 lorsque l’un des cas suivants se présente :
– il y a plus de 10 % de véhicules lourds sur la route;
– le trafic lourd est inégalement réparti sur les voies;
– la chaussée est fortement sollicitée (exploitation forestière, carrière, etc.).
2. La sous-fondation du type B correspond à un sable uniforme classifié SP. Dans les autres
cas, la sous-fondation est considérée comme étant du type A.

toutes les circonstances rencontrées dans Pour les routes où le revêtement en enrobé
la pratique. Il peut servir à déterminer ne sera pas posé à court terme, l’épaisseur
des variantes additionnelles à celles pro- de la fondation doit être d’au moins 200 mm.
posées dans la présente norme, et plus Cela permet d’éviter un rechargement trop
représentatives des conditions spécifiques hâtif et aussi de protéger l’intégrité structurale
du projet. Le tableau 2.4–1 « Critères de du corps de chaussée.
conception – Chaussées souples neuves Les dessins normalisés 002 et 003 pré-
ou faisant l’objet de décohésionnement sentent les détails du joint de construction
ou remplacement complet du revêtement » d’une dalle de transition située entre une culée
Contenu normatif

prescrit les critères de conception à viser de pont et une chaussée en enrobé.


pour les chaussées neuves ou faisant
l’objet d’un décohésionnement ou d’un
remplacement complet du revêtement.

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Date NORME
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Tableau 2.5–3
Épaisseur de revêtement en enrobé requis sur matériaux naturels ou recyclés MG 20
Zone sud (2) Zone nord (2)
(1) Épaisseur d’enrobé requise (mm) Épaisseur d’enrobé requise
Classification DJMA projeté  sur fondation de type (3) (mm) sur fondation de type (3)
(y compris 10 % de
de la route véhicules lourds) Granulats
MR 3 Granulats naturels MR 3
naturels ou MR 1 MR 5 MR 5
ou MR 4 ou MR 1 ou MR 2 ou MR 4
ou MR 2
< 500 75 80 90 70 75 85
500 – 1000 90 95 105 80 90 100
Locale
1000 – 2000 105 115 125 100 110 115
> 2000 115 130 135 110 120 125
< 1000 100 110 120 95 100 110
1000 – 2000 120 130 140 110 120 130
Collectrice
2000 – 3000 135 145 155 125 135 145
et régionale
3000 – 4000 150 155 165 135 150 155
4000 – 5000 155 165 175 145 155 160
< 1000 110 120 130 105 115 120
1000 – 2000 130 140 150 120 130 140
Nationale 2000 – 3000 140 155 160 130 145 150
3000 – 4000 150 160 170 140 150 155
4000 – 5000 155 165 175 145 155 165
1. Le DJMA projeté à utiliser dans le tableau doit être corrigé au préalable en suivant les étapes décrites au
tableau 2.5–4 lorsque l’un des cas suivants se présente :
– il y a plus de 10 % de véhicules lourds sur la route;
– le trafic lourd est inégalement réparti sur les voies;
– la chaussée est fortement sollicitée (exploitation forestière, carrière, etc.).
2. Les zones sud et nord sont délimitées à la figure 2.5–1.
3. Lorsque des matériaux naturels sont utilisés, ces derniers doivent répondre aux exigences de la norme
NQ 2560–114 « Travaux de génie civil – Granulats ». Dans le cas où des matériaux recyclés sont utilisés,
ils doivent répondre aux exigences d’un matériau des types MR 1 à MR 5, tel qu’il est décrit dans la norme
NQ 2560–600 « Granulats – Matériaux recyclés fabriqués à partir de résidus de béton, d’enrobés bitumineux
et de briques – Classification et caractéristiques ».
Contenu normatif

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Contenu normatif

Sept-Îles
Havre-Saint-Pierre
Matagami
NORME

Chibougamau

Port-Menier

La Sarre Sainte-Anne-des-Monts
Baie-Comeau
Amos Dolbeau
Rouyn-Noranda Gaspé
Alma
Val-d'Or Chicoutimi Rimouski ZONE NORD
Roberval
Amqui
Tadoussac
New Carlisle
Matapédia
Ville-Marie ZONE NORD Rivière-du-Loup
La Tuque Baie-Saint-Paul Cabano

Témiscaming Saint-Jean-Port-Joli
Saint-Raymond
Montmagny
Mont-Laurier Québec Saint-Pamphile
Grand-Mère
Maniwaki
Trois-Rivières
Fort Williams Sainte-Agathe
Victoriaville
Saint-Jérome Drummondville

Hull Montréal
ZONE SUD

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Cornwall Sherbrooke

Notes :
structures de chaussÉe

– la ligne de délimitation, pour la partie au nord du fleuve, correspond au début de la zone montagneuse;
– les Îles-de-la-Madeleine sont localisées dans la zone nord.

Figure 2.5–1
Enrobé, délimitation zone nord – zone sud
ii

7
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Tableau 2.5–4
Adaptation des structures de chaussée en fonction du trafic lourd
Calcul du DJMA projeté corrigé
Fondation et revêtement en enrobé
Étape Démarche
La proportion de véhicules lourds et le DJMA projeté sont établis à partir de valeurs
1
moyennes prévues sur 25 ans.
Lorsque la proportion de véhicules lourds est supérieure à 10 %, le DJMA projeté utilisé
dans les tableaux 2.5–2 et 2.5–3 doit correspondre au DJMA projeté corrigé obtenu à l’aide
de la formule suivante :
2 DJMA projeté x % V.L.
DJMA projeté corrigé =
10
où % V.L. = pourcentage de véhicules lourds prévu.
Pour les chaussées fortement sollicitées (exploitation forestière, carrière, etc.), les épais-
seurs correspondant au DJMA projeté corrigé de la route sont augmentées jusqu’aux
3 valeurs prévues à l’intervalle de trafic immédiatement supérieur dans la même classe de
routes. Si de telles conditions se présentent sur une route locale, l’épaisseur de revêtement
ne doit pas être inférieure à 110 mm.
Si la répartition du trafic lourd est inégale sur les deux voies, la voie la plus sollicitée
4 gouverne le dimensionnement. Les étapes 2 et 3 sont alors reprises en utilisant la propor-
tion et le type de trafic lourd observés sur la voie la plus sollicitée.
Les valeurs de DJMA projeté corrigé excédant celles des tableaux 2.5–1, 2.5–2 et 2.5–3
5
doivent faire l’objet d’un dimensionnement spécifique.

2.5.2 Chaussées sur roc ou du roc brisé laissé en place dans les déblais
Dans le cas des déblais de roc, le fond de sont celles indiquées au dessin normalisé  004.
coupe est exécuté en laissant le roc brisé en En présence de roc altéré ou schisteux très
place sur une profondeur d’au moins 300 mm. friable, dont la qualité n’est pas conforme aux
La taille des blocs constituant le roc brisé propriétés physiques et mécaniques exigées
doit permettre le profilage et le compactage. d’un matériau de sous-fondation, le roc brisé
Le dessin normalisé 004 montre le profil en doit être soit excavé, soit laissé en place (en
travers d’une chaussée sur roc. La couche de rehaussant le profil de la route). Dans les deux
roc brisé remplace la sous-fondation et doit cas, les épaisseurs de structu­res de chaussée
être prolongée jusqu’à l’endroit du fond des prévues aux tableaux 2.5–1 (GM, GC), 2.5–2
fossés afin d’assurer la continuité du drainage. et 2.5–3 s’appliquent.
Au sommet des remblais de pierre, les 300  der-
niers millimètres du remblai composés de 2.5.3 Accotement revêtu
matériaux  150-0 constituent la sous-fondation. Les critères justifiant le recouvrement de
Une couche de transition est nécessaire au l’accotement ainsi que la largeur de ce recou-
niveau des fondations qui reposent sur le roc. vrement sont présentés au Tome I – Concep-
Contenu normatif

L’épaisseur de la fondation et celle de la couche tion routière, section 5.6 « Recouvrement de


de transition au-dessus des remblais de pierre l’accotement ».

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Lorsque l’accotement est revêtu, l’épais- La composition de la chaussée doit être


seur totale de l’enrobé de la voie de circulation déterminée à la suite d’un dimensionnement
doit être prolongée de 500 mm à l’intérieur de structural pour supporter 10 % de l’ECAS
l’accotement. Cela permet de tenir compte de conception de l’autoroute, après avoir
de l’empiètement des véhicules sur l’accote- réparti le trafic lourd sur le nombre de voies
ment et de préserver la capacité de support à du chemin de déviation (généralement une
l’endroit du joint longitudinal. voie, parfois deux.) L’ECAS de conception
L’épaisseur de l’enrobé recouvrant le reste (anticipé pour la période d’utilisation) doit être
de l’accotement correspond à l’épaisseur de déterminé par un calcul plus spécifique dans
la couche de surface du revêtement posée sur le cas où une situation particulière de trafic
les voies de roulement sans être inférieure à est anticipée, notamment pour une déviation
50 mm. Pour les chaussées où le DJMA est temporaire qui sera démolie après travaux. Le
supérieur à 10 000, l’épaisseur du revête- calcul se fait en considérant les objectifs de
ment sur l’accotement doit être déterminée conception structurale et de protection contre
à la suite d’un dimensionnement structural le gel spécifiés au tableau 2.4–1 applicables à
pour supporter 2 % de l’ECAS de conception l’autoroute. Les critères de protection contre
des voies de circulation. Dans le cas où une le gel ne sont pas applicables aux chemins
sollicitation particulière du trafic est anticipée qui ne sont pas déneigés.
sur l’accotement pendant la durée de vie de la
chaussée, l’épaisseur du revêtement doit être 2.5.6 Raccordement des revêtements
déterminée à la suite d’un dimensionnement Au moment de la pose d’un nouveau
structural. revêtement ou d’un recouvrement en enrobé,
Dans le cas des bretelles d’autoroutes, des travaux particuliers sont requis pour le
l’épaisseur totale (couche de base et de sur- raccordement avec la chaussée existante afin
face) de l’enrobé recouvre la pleine largeur de d’assurer un comportement uniforme et dura-
l’accotement. Les détails pour une section de ble de la chaussée.
route en bombement normal sont présentés
2.5.6.1 Raccordement transversal
au dessin normalisé 005.
Les dessins normalisés 007 et 008 s’ap-
Pour une section de route en dévers, les
pliquent dans le cas de la pose d’un nouveau
accotements doivent respecter les caracté-
revêtement lorsque l’épaisseur du revêtement
ristiques montrées au dessin normalisé 006.
existant est supérieure à 100  mm. Le raccorde-
2.5.4 Bretelle d’autoroute ment des revêtements consiste à réduire, par
planage, l’épaisseur du revêtement existant
Les critères de dimensionnement d’une en formant un ou des paliers, selon le nombre
bretelle d’autoroute correspondent aux critères de couches d’enrobé posées. L’épaisseur
applicables à la route qui s’y raccorde. des paliers est ajustée selon l’épaisseur des
nouvelles couches d’enrobé afin de facili-
2.5.5 Chemin de déviation sur ter la mise en œuvre et le compactage de
autoroute l’enrobé. Le raccordement s’effectue sur toute
Les critères de conception du chemin la largeur de la plate-forme lorsque l’accote-
de déviation sont présentés au Tome I –  ment est revêtu et uniquement sur les voies
Contenu normatif

Conception routière, section 8.13 « Chemins de roulement dans les autres cas.


de déviation sur autoroute ».

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Le dessin normalisé 009 s’applique dans Les dalles courtes goujonnées sont uti-
les cas d’un recouvrement en enrobé. Les deux lisées de façon standard. La dalle en béton
types d’engravures proposées (méthodes A armé continu devrait faire l’objet d’une analyse
et B) sont effectuées par planage. particulière afin d’évaluer si son utilisation est
Dans tous les cas, sur chacun des paliers plus avantageuse à long terme que les dalles
ou sur le fond de l’engravure, l’enrobé ne doit courtes goujonnées.
montrer aucun signe de décollement avant la L’utilisation des chaussées rigides se
pose d’un liant d’accrochage. limite actuellement aux autoroutes à fort débit
de camions. L’orientation ministérielle sur le
2.5.6.2 Raccordement longitudinal choix du type de chaussée donne les lignes
Le dessin normalisé 010 s’applique dans directrices à cet effet.
le cas de l’élargissement d’une chaussée pour Le dessin normalisé 011 montre la struc-
l’ajout d’une voie de circulation. Le raccorde- ture de chaussée rigide d’une autoroute.
ment consiste à enlever par planage, ou par La figure 2.6–1 illustre la pente de l’acco-
une autre méthode appropriée, le bord du tement selon que la route est en bombement
revêtement sur une largeur de 50 à 100 mm, normal ou en dévers. Lorsque la route est en
sur son épaisseur totale, jusqu’au niveau de dévers, il y a un changement de pente sur
la fondation granulaire. Selon la méthode l’accotement, situé de 550 à 600 mm du joint
utilisée, un trait de scie peut être nécessaire longitudinal, soit à plus ou moins 400 mm de
afin d’éviter d’abîmer le revêtement adjacent la ligne de rive.
demeurant en place. Par la suite, l’épaisseur
du revêtement en place est réduite par planage Dans le contexte où la pente de l’acco-
sur une largeur variant entre 150 et 300 mm tement suit le prolongement de la voie de
et sur une profondeur qui est fonction de roulement adjacente et selon les conditions
l’épaisseur de la nouvelle couche de roule- du terrain, l’eau de fonte est susceptible de
ment à poser. L’enrobé de base est mis en se retrouver sur la chaussée.
place jusqu’au niveau du planage et un liant Le dessin normalisé 012 montre le traite-
d’accrochage est épandu sur le lien avec le ment (moulage ou meulage) à apporter à un
revêtement existant. Avant la pose de l’enrobé changement de pente transversale. Au joint
de surface, un liant d’accrochage doit être longitudinal lorsque deux dalles adjacentes
épandu selon les taux en vigueur. sont coulées en même temps, le traitement
est effectué par moulage. Lorsque deux dalles
2.6 Structures de chaussée adjacentes sont coulées séparément, le trai-
Complément à la norme

tement se fait alors par meulage.


rigide
Les dessins normalisés 013 et 014
présentent les détails du joint de construction
2.6.1 Généralités d’une dalle de transition située entre une culée
Une chaussée rigide se compose géné- de pont et une chaussée rigide. Le dessin
ralement d’un revêtement en béton, d’une normalisé 013 s’applique en présence d’une
fondation en granulat concassé et d’une sous- extrémité fixe de tablier alors que le dessin
fondation. Le revêtement en béton peut être normalisé 014 est applicable pour une extré-
constitué de dalles courtes goujonnées ou mité de pont avec joint de tablier. En ce qui
Contenu normatif

d’une dalle en béton armé continu. concerne le cas d’une extrémité de pont sans
joint de tablier ainsi que celui d’un portique,

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1 La pente d’un accotement en béton est la même que celle de la voie adjacente.
2 Sur l’accotement, il y a un changement de pente situé de 550 à 600 mm du joint longitudinal. Se référer au
Tome I – Conception routière, chapitre 6 « Tracé et profil » pour avoir plus d’information sur le dévers de la
chaussée et la pente de l’accotement.

Figure 2.6–1
Dévers de la chaussée en béton et pente d’accotement

il faut communiquer avec la Direction des Afin d’assurer une bonne étanchéité des
structures du ministère des Transports du joints sur toute leur longueur, les bordures
Québec. intégrées à la dalle ainsi que les glissières
Le détail de la transition entre une chaus- rigides sont colmatées comme indiqué au
sée souple et une chaussée rigide est présenté dessin normalisé 017.
Complément à la norme

au dessin normalisé 015. Cette transition doit Les critères de conception et de construc-


être perpendiculaire à la ligne de centre. tion d’une glissière en béton (permanente)
Un joint de désolidarisation est nécessaire sur chaussée en béton sont présentés au
entre une dalle rigide et tout ouvrage fixe, tel Tome VIII – Dispositifs de retenue, section  3.7
qu’un regard, un puisard ou un ouvrage d’art. « Construction des glissières rigides (GR) ».
Les joints réalisés à l’étape de la construc- 2.6.2 Dalle courte goujonnée
tion de la dalle doivent être scellés au moyen
d’un produit de colmatage, à l’exception du La construction des dalles courtes gou-
joint longitudinal lorsque deux voies sont jonnées est maîtrisée depuis les années 90.
Contenu normatif

coulées en même temps. Le dessin norma- Les dalles courtes goujonnées sont caracté-
lisé 016 montre les détails du colmatage risées par des joints de retrait transversaux
des joints. espacés de 4,5 à 5,5  m, le plus souvent 5,0  m.

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En fait, ces joints sont souvent le maillon Les accotements de ce type de dalle sont
faible des dalles courtes goujonnées, puisqu’ils réalisés en dalles courtes goujonnées. Elles
sont plus susceptibles de se dégrader sous sont coulées séparément de la voie de roule-
l’effet du trafic et du cycle des saisons. Ce ment adjacente afin d’éviter le prolongement
type de dalle nécessite habituellement un des fissures de la dalle en béton armé dans
entretien plus fréquent que le béton armé les accotements en dalles courtes goujonnées.
continu. Le dessin normalisé 023 donne les détails
Le dessin normalisé 018 donne les détails des différents joints longitudinaux des dalles
de construction d’un joint longitudinal, selon en béton armé continu. Dans le joint longi-
que les deux voies sont construites séparé- tudinal au centre de deux voies coulées en
ment ou en même temps. Ce dessin s’applique même temps, les tirants ne sont pas requis
également au joint longitudinal entre l’accote- puisque les barres d’armature transversales
ment en béton et la voie adjacente. sont déjà présentes.
Le dessin normalisé 019 montre les détails À la fin d’une coulée, le joint de construction
de construction du joint transversal. transversal doit être réalisé avec un coffrage en
Le renforcement en acier autour des acier, comme l’illustre le dessin normalisé 024.
regards, des puisards et des regards-puisards Afin d’assurer un transfert de charge adéquat,
est montré au dessin normalisé 020. des barres d’armature supplémentaires lon-
gitudinales sont ajoutées à ce joint entre les
2.6.3 Dalle en béton armé continu barres longitudinales déjà présentes.
La dalle en béton armé continu est Au début et à la fin d’un projet de dalle
caractérisée par la présence d’une armature en béton armé continu, des culées d’ancrage
continue dans le béton et par l’absence de sont construites afin de limiter le mouvement
joints transversaux autres que les joints de de la dalle. Le dessin normalisé 025 montre
fin de coulée. Un des principaux arguments le détail d’une culée d’ancrage. Celle-ci est
avancés en faveur du choix de ce type de constituée de quatre voiles.
dalle est l’absence quasi totale d’entretien. Lorsque la section d’autoroute à recons-
Les autres facteurs favorables sont le meilleur truire se poursuit ultérieurement, une transi-
comportement à long terme et la pérennité de tion est nécessaire entre la culée d’ancrage
l’uni de surface. et la nouvelle dalle en béton armé continu,
Les dessins normalisés 021 et 022 comme indiqué au dessin normalisé 026. Le
montrent respectivement une vue en plan du joint d’expansion entre la culée d’ancrage et
Complément à la norme

béton armé continu et une coupe transversale. la dalle de transition est présenté au dessin
Le dessus de l’armature longitudinale est placé normalisé 027.
à 110 ± 15 mm de la surface de la dalle afin Le dessin normalisé 028 présente la façon
de limiter l’ouverture des fissures, d’une part, de réparer une dalle en béton armé continu.
et d’avoir un recouvrement suffisant de béton La réparation de certaines dégradations liées
au-dessus de l’armature pour retarder leur aux travaux de construction peut être néces-
corrosion, d’autre part. Les barres d’armature saire lorsque, par exemple, le recouvrement en
transversales sont placées à un angle de 30° béton est insuffisant, en présence de fissures
par rapport à l’axe transversal. longitudinales, etc.
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2.6.4 Marquage des chaussées de Le polystyrène extrudé est l’isolant ther-


béton mique le plus couramment utilisé sous les
chaussées. Il doit présenter des propriétés
Le marquage de la chaussée en béton
thermiques et mécaniques adéquates per-
doit s’effectuer conformément au chapitre 6
mettant de réduire la pénétration du gel et
« Marques sur la chaussée » du Tome V –
de résister aux contraintes qui lui seront
Signalisation routière.
transmises durant la vie utile de la chaussée.
Il y a souvent un délai de plusieurs mois
La conception d’une chaussée isolée doit
entre la fin de la construction de la dalle en
être établie en tenant compte des facteurs
béton et le marquage longue durée. C’est pour
suivants :
cette raison que le marquage de courte ou de
moyenne durée est employé, en attendant – l’épaisseur minimale de recouvrement
l’application du marquage longue durée. granulaire (fondation et sous-fondation)
au-dessus de l’isolant est fixée par
2.6.4.1 Marquage longue durée le concepteur en tenant compte des
Le marquage longue durée des lignes doit conditions du site. Elle est de 450 mm
être un marquage incrusté longue durée, de en général et plutôt de l’ordre de 600 mm
type résine époxydique. dans les régions où l’indice de gel normal
dépasse 1700 °C · jour. Ce minimum est
Les figures 2.6–2 et 2.6–3 illustrent un essentiellement dicté en vue de réduire les
patron type de marquage; il appartient cepen- risques de givrage différentiel; cependant,
dant au concepteur d’analyser le patron de la première couche de matériau recouvrant
marquage optimal pour chaque situation. l’isolant ne doit pas être inférieure à
300 mm après compactage;
2.7 Isolation des chaussées – la profondeur et l’épaisseur de la couche
Les isolants thermiques sont parfois uti- isolante sont ensuite fixées en tenant
lisés pour réduire la pénétration du gel. Leur compte du régime thermique sur le site,
emploi peut être avantageux en présence du type de trafic, ainsi que des caractéris-
de gonflements différentiels graves causés tiques de l’isolant et des diverses couches
par le gel, lorsque les méthodes tradition- composant la structure de chaussée.
nelles engendrent des coûts élevés et des En raison des considérations de sécurité
inconvénients majeurs au moment de la associées au givrage, une section avec iso-
mise en œuvre. De même, l’usage d’isolants lant ne doit pas commencer ou se terminer
Complément à la norme

peut constituer une solution de rechange aux endroits suivants, à moins d’ajouter une
intéressante lorsque l’approvisionnement en épaisseur de l’ordre de 150 mm au minimum
matériaux non gélifs est coûteux ou inexistant. préétablie de recouvrement granulaire :
La décision d’utiliser un isolant doit être – dans les zones de freinage telles que
appuyée sur une étude technique visant à celles situées à moins de 100 m d’une
déterminer la pertinence de l’isolation en intersection ou d’un passage à niveau;
fonction du problème ou du besoin. De plus,
– au sommet d’une côte;
cette étude permet d’établir un dimensionne-
ment adapté au site. Elle doit aussi couvrir – à l’intérieur d’une section en dévers,
l’aspect économique, en comparant les coûts y compris une longueur supplémentaire
Contenu normatif

associés à l’isolation et les coûts associés à de 50 m à chaque extrémité de la courbe;


la conception traditionnelle. – dans les pentes abruptes.

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Note :
– les cotes sont en millimètres.
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Figure 2.6–2
Marquage incrusté sur une chaussée de béton à 2 voies

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Note :
– les cotes sont en millimètres.

Figure 2.6–3
Marquage incrusté sur une chaussée de béton à 3 voies
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Si plus d’une couche d’isolant est posée, Des études de réfection sont nécessaires
chacune des couches successives est mise dans les circonstances suivantes :
en place en alternant les panneaux, de façon – chaussée en mauvais état;
à couvrir les joints de la couche sous-jacente.
– dégradation prématurée;
La plus grande difficulté d’un projet d’iso-
– changement de vocation de la route;
lation consiste à bien réussir les transitions,
étant donné le contraste potentiel entre une – élargissement de chaussée, ce qui
zone isolée (aucun effet de gel) et la route nécessite une évaluation de la chaussée
normale existante. L’emplacement des deux existante, afin d’obtenir une durée de vie
extrémités de la section isolée doit donc équivalente sur toute la chaussée après
être soigneusement choisi, afin de réduire l’intervention.
le différentiel de soulèvement à ces deux La réalisation des études se divise en
endroits. Les meilleures jonctions se font trois étapes principales, soit la collecte
sur des extrémités non gélives, telles qu’un d’information et l’auscultation de la chaussée,
affleurement rocheux, un ouvrage d’art ou la détermination des causes probables des
un remblai. Les transitions sont réalisées en dégradations et le choix des solutions.
réduisant progressivement l’épaisseur de Les facteurs à considérer qui doivent être
l’isolant par tranches d’une épaisseur maxi- inclus dans la démarche sont indiqués au
male de 25 mm. La réduction de l’épaisseur de tableau 2.8–1. Ces informations sont essen-
l’isolant est effectuée à intervalles de 4,88 m tielles pour déterminer les causes et préciser
de longueur, correspondant à la longueur de les solutions dans le cas des chaussées
deux planches d’isolant. Le dernier intervalle souples.
de transition implique une série de panneaux
Le tableau 2.8–2 présente certaines des
amincis à 10 mm ou perforés uniformément
méthodes de réhabilitation les plus courantes
sur 23 % de leur superficie. L’isolant doit être
pour les chaussées souples. Le choix de
prolongé jusqu’à 1,8  m du bord du revêtement
l’une de ces méthodes est intimement lié à
(le revêtement peut recouvrir une partie ou
la détermination des problèmes, des causes
la totalité de l’accotement) ou sur la pleine
probables et des contraintes rencontrées sur le
largeur de l’accotement, suivant la moindre des
site. La solution retenue doit donc être appuyée
deux éventualités. Le dessin normalisé 029
par une étude complète et rigoureuse. À la
illustre la disposition de l’isolant, y compris
limite, les résultats de l’étude peuvent conclure
l’aménagement des transitions des sections
à la nécessité d’une reconstruction complète.
isolées.
Complément à la norme

Pour les chaussées rigides, le Guide


2.8 Réhabilitation d’entretien et de réhabilitation des chaussées
en béton de ciment présente l’information
des chaussées pertinente à leur réhabilitation.
La réhabilitation des chaussées repré- Lors de la réhabilitation de chaussées
sente une part importante des interventions rigides, les facteurs à considérer ainsi que le
sur le réseau. Une multitude de possibilités choix de la méthode de réhabilitation néces-
peuvent se présenter sur l’ensemble des sitent une étude particulière.
projets. La démarche à suivre doit donc être
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bien structurée pour permettre de déterminer


les causes probables des dégradations et de
choisir la solution la plus appropriée.

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Tome

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NORME Date

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Tableau 2.8–1 Tableau 2.8–2


Facteurs à considérer dans le choix Méthodes de réhabilitation les plus
des méthodes de réhabilitation courantes pour les chaussées souples
1. État de la surface A. Réhabilitation en surface :
Les dégradations : – scellement de surface;
– fissuration, défauts de surface; – thermorégénération, thermoreprofilage;
– orniérage, déformations. – planage + couche d’usure;
L’uni : – couche de correction + couche d’usure;
– transversal et longitudinal; – traitement de surface;
– relevés d’hiver et d’été. – rechargement granulaire
La gélivité : + enrobé;
– soulèvements ponctuels; – renforcement en enrobé;
– zone déformée; – amélioration du drainage.
– fissuration ouverte. B. Réhabilitation en profondeur :
2. L’évaluation de la structure – retraitement en place avec
de chaussée ou sans stabilisation;
Les caractéristiques des couches : – correction locale (fondation);
– qualité des matériaux; – exécution de transitions;
– épaisseur des couches. – isolation.

3. Sollicitation par le trafic :


– volume du trafic;
– composition du trafic;
2.9 Bibliographie
– intensité du trafic lourd. Ministère des transports du
Québec, Guide d’entretien et de réhabili-
4. L’environnement du projet
tation des chaussées en béton de ciment,
Conditions du site : mai 1999, 137 p.
– indice de gel; Ministère des transports du
– drainage; Québec, Orientation ministérielle sur le
– propriétés riveraines; choix du type de chaussée, c2002, 23 p.
Complément à la norme

– milieu : urbain - rural.


5. Autres considérations :
– budget;
– géométrie : profil - largeur des voies
et des accotements, etc.;
– échéancier, période des travaux.
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NORME

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aux chaussÉes
DESSIN NORMALISÉ

Terminologie relative

1 Sur les profils, on emploiera toujours la dénomination de la ligne la plus haute si les lignes sous-jacentes coïncident avec elle.
iI

Date
Tome

001
Numéro
Chapitre

2006 10 30
iI

Date
Tome

002
Numéro
Chapitre

2010 03 30
DESSIN NORMALISÉ

chaussÉe en enrobé
Transition entre un pont
(avec joint de tablier) et une

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1 Épaisseur à déterminer selon le dimensionnement structural de la chaussée.
2 Lorsqu'il est possible de poser un minimum de 200 mm de MG 20, il faut choisir la chaussée avec épaisseur uniforme d'enrobé.
Dans le cas contraire, il faut choisir la chaussée avec surépaisseur d'enrobé.
Note :
– les cotes sont en millimètres.
MATÉRIAUX — Normes applicables
NORME

Béton Tome VII, norme 3101 Granulats (MG 20) NQ 2560–114


Tome VII, norme 4201 Matériaux recyclés NQ 2560–600
Enrobé
Tome VII, norme 4202

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NORME

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DESSIN NORMALISÉ

1 Épaisseur à déterminer selon le dimensionnement structural de la chaussée.


Transition entre un pont

2 Lorsqu'il est possible de poser un minimum de 200 mm de MG 20, il faut choisir la chaussée avec épaisseur uniforme d'enrobé.
et une chaussÉe en enrobé
(avec joint dalle sur culée)

Dans le cas contraire, il faut choisir la chaussée avec surépaisseur d'enrobé.


Note :
– les cotes sont en millimètres.
MATÉRIAUX — Normes applicables
Béton Tome VII, norme 3101 Granulats (MG 20) NQ 2560–114
iI

Date
Tome

003

Tome VII, norme 4201 Matériaux recyclés NQ 2560–600


Numéro
Chapitre

Enrobé
Tome VII, norme 4202
2010 03 30
Tome

iI DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

2
Numéro

004
ChaussÉe sur roc
Date NORME
2010 03 30

1 Lorsque la qualité du roc brisé n’est pas conforme aux propriétés physiques et mécaniques d’un matériau
de sous-fondation, les épaisseurs de structure de chaussée prévues aux tableaux 2.5–1 (GM, GC) et 2.5–2
s’appliquent.
2 Le MG 56 peut être remplacé par un MG 20. Dans ce cas, une membrane géotextile de type III est requise
entre la couche de roc brisé et le MG 20.
3 Fragments de roc 1000 – 0, sauf pour les derniers 300 mm où l’on utilise du 150 – 0 et dont au moins 50 %
sont retenus sur le tamis de 25 mm.

Notes :
– la transition transversale sol-roc, si nécessaire, est présentée au dessin normalisé II-1-017;
Contenu normatif

– les cotes sont en millimètres.


MATÉRIAUX — Normes applicables
Granulats (MG 20, MG 56) NQ 2560–114 Membrane géotextile Tome VII, norme 13101

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

2
CHAUSSÉE EN ENROBÉ, Numéro
ACCOTEMENT – ROUTE EN 005
NORME BOMBEMENT NORMAL Date

2007 10 30

1 L’épaisseur du revêtement de l’accotement doit être adaptée si une sollicitation particulière du trafic
est anticipée.
2 Partie de l’accotement sur laquelle un dévers de 0,02 m/m est requis.
3 Dans les bretelles d’autoroutes, la couche de base se prolonge jusqu’à la limite de l’accotement.

Notes :
– les joints longitudinaux de la couche de surface doivent être décalés de 200 mm par rapport aux joints
longitudinaux ou à l’extrémité de la couche de base;
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES

Enrobé Tome VII, norme 4201 Granulats NQ 2560–114


Tome VII, norme 4202 Matériaux recyclés (MR) NQ 2560–600

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

II DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

2
Numéro CHAUSSÉE EN ENROBÉ,
006 ACCOTEMENT – ROUTE EN DÉVERS
Date NORME
2006 10 30

Caractéristiques des accotements


Type de route V AC AR CB t
A (accotement droit) 3700 3000 1000 500 6
(1)
A (accotement gauche) 3700 1300 1000 500 6
B 3700 3000 1000 500 4
C 3500 2500 300 500 3
D 3300 2000 300 500 2
E 3000 1500 300 500 2
F 3000 1000 300 500 2
1. Le dévers de l’accotement gauche d’une autoroute est le même que celui de la chaussée.

V : voie CS : prolongement de la couche de surface sur l’accotement


AC : accotement CB : prolongement de la couche de base sur l’accotement
AR : arrondi t : pente de talus

1 La largeur du recouvrement de l’accotement est donnée à la section 5.6 « Recouvrement de l’accotement »


du Tome I – Conception routière.
Contenu normatif

Note :
– les cotes sont en millimètres.

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Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre
RACCORDEMENT DES 2
REVÊTEMENTS EN ENROBÉ Numéro
(ÉPAISSEUR DU NOUVEAU REVÊTEMENT 007
NORME INFÉRIEURE OU ÉGALE À L’ÉPAISSEUR
DU REVÊTEMENT EXISTANT)
Date

2007 10 30

he : épaisseur du revêtement existant.


hn : épaisseur du nouveau revêtement.

1 Réduire l’épaisseur du revêtement en enrobé à 135 mm ou moins, selon une pente uniforme, sur une longueur
de 1,5 m.
2 Utiliser l’enrobé de la couche de base et poser en une ou plusieurs couches selon l’épaisseur à combler, en
respectant les épaisseurs de pose recommandées selon le type de mélange.

Note :
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES


Tome VII, norme 4201 Liant d’accrochage Tome VII, norme 4105
Enrobé
Tome VII, norme 4202 Matériaux recyclés NQ 2560–600
Granulats (MG 20) NQ 2560–114

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Tome

II DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

2 RACCORDEMENT DES
Numéro
REVÊTEMENTS EN ENROBÉ
008 (ÉPAISSEUR DU NOUVEAU REVÊTEMENT
Date
SUPÉRIEURE À L’ÉPAISSEUR DU
REVÊTEMENT EXISTANT)
NORME
2007 10 30

he : épaisseur du revêtement existant.


hn : épaisseur du nouveau revêtement.

1 L’épaisseur du revêtement sur le premier palier doit être supérieure à 50 mm, sinon enlever l’enrobé et
le remplacer par la couche de base 1.

Note :
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES


Tome VII, norme 4201 Liant d’accrochage Tome VII, norme 4105
Enrobé
Tome VII, norme 4202 Matériaux recyclés NQ 2560–600
Granulats (MG 20) NQ 2560–114

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

2
RACCORDEMENT DES
Numéro
REVÊTEMENTS EN ENROBÉ 009
NORME (PROFIL À DIFFÉRENTS NIVEAUX)
Date

2006 10 30

hn
L=
m x 10

Vitesse de Pente m
L : longueur de l’engravure à planer d’une profondeur hn (m)
base (km/h) (%)
hn : épaisseur du nouveau revêtement (mm)
m : pente maximale admissible pour une vitesse de base en km/h (%)
< 60 0,55

1 Joint transversal conforme à l’article 13.3.4.7 du CCDG. 60–90 0,42


2 Pose de l’enrobé de recouvrement en deux couches. > 90 0,33
Contenu normatif

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES


Tome VII, norme 4201
Enrobé
Tome VII, norme 4202
Liant d’accrochage Tome VII, norme 4105

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

II DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

2
Numéro RACCORDEMENT LONGITUDINAL
010 DES REVÊTEMENTS EN ENROBÉ
Date NORME
2007 10 30

hb : épaisseur du revêtement après planage ≥ 50 mm.

1 Éviter de placer le joint longitudinal dans la piste de roue et à plus de 200 mm de la ligne de rive.
2 L’enlèvement du revêtement sur une largeur minimale de 50 mm doit être adapté selon l’état de dégradation
en bordure du revêtement. S’il s’agit d’un accotement revêtu, l’enlèvement du revêtement est fonction de son
épaisseur et de son état.
3 L’épaisseur totale du revêtement est fonction du niveau de circulation.

Note :
Contenu normatif

– les cotes sont en millimètres.

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES


Tome VII, norme 4201 Liant d’accrochage Tome VII, norme 4105
Enrobé
Tome VII, norme 4202 Matériaux recyclés NQ 2560–600
Granulats (MG 20) NQ 2560–114
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Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

2
STRUCTURE DE CHAUSSÉE RIGIDE – Numéro

AUTOROUTE 011
NORME Date

2014 01 30

1 Revêtement en béton, épaisseur et type précisés dans les plans et devis.


2 Fondation en MG 20, épaisseur minimale de 150 mm.
3 Fondation en MG 112, épaisseur précisée dans les plans et devis.
4 Remblai en sol compactable, épaisseur variable.

Notes :
– les glissières rigides doivent être faites conformément aux dessins normalisés GR 004 à GR 006 du
Tome VIII – Dispositifs de retenue, chapitre 3 « Glissières de sécurité – Conception et construction »;
– les bordures intégrées doivent être faites conformément au dessin normalisé 017;
– les barres d’ancrage sont mises en place lorsque le béton est frais;
Contenu normatif

– les cotes sont en millimètres.


MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES
Béton Tome VII, norme 3101 Granulats (MG 20, MG 112) NQ 2560–114

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II

Date
Tome

012
Numéro
Chapitre

2013 01 30
DESSIN NORMALISÉ

PENTE TRANSVERSALE
TRAITEMENT AU CHANGEMENT DE
STRUCTURE DE CHAUSSÉE RIGIDE,

1 Pour le joint longitudinal des voies construites séparément (joint de construction) où la pente des deux côtés n’est pas dans le même
alignement transversal, le traitement au changement de pente se fait par meulage.

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Pour le joint longitudinal des voies construites en même temps (joint scié) où la pente des deux côtés n’est pas dans le même aligne-
ment transversal, le traitement au changement de pente se fait par moulage. Dans le cas d’un dévers, le traitement par moulage est
réalisé conformément au dessin B.

Notes :
– le recouvrement au-dessus des armatures doit toujours être de 110 mm ± 15 mm et ce, même après moulage (ou meulage);
– les cotes sont en millimètres.

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES


NORME

Béton Tome VII, norme 3101

Contenu normatif
Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

DALLE DE TRANSITION ENTRE UN 2


PONT ET UNE CHAUSSÉE RIGIDE Numéro

(EXTRÉMITÉ FIXE DE TABLIER AVEC JOINT 013


NORME DE TABLIER À L’AUTRE EXTRÉMITÉ) Date

2014 01 30

h : épaisseur de la dalle en béton.


1 Dans le cas où le tablier du pont est en biais, une dalle armée sur sol doit être conçue (dimension, épaisseur, armature)
entre la dalle de transition et la chaussée rigide. L’extrémité de la dalle armée sur sol doit être perpendiculaire à l’axe de
la chaussée.
2 Le capuchon doit être muni d’un cran d’arrêt à une distance minimale de 25 mm de l’extrémité fermée. Ce capuchon
doit être assez rigide pour ne pas s’écraser pendant la construction et avoir au fond un élément compressible.
3 La planche compressible et le produit de colmatage posé à chaud doivent être installés à l’extrémité de la dalle de
transition ainsi que le long des murs en retour ou des murs de soutènement.
Note :
– les cotes sont en millimètres.
MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES
Contenu normatif

Armature galvanisée, nuance 400W Tome VII, norme 5101 Planche compressible ASTM D1751
Acier de construction ASTM D1752
• goujon, nuance minimale 300W Tome VII, norme 6101 Produit de colmatage de joints
Béton, type V Tome VII, norme 3101 • produit posé à chaud Tome VII, norme 4401

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Tome

II DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

2 DALLE DE TRANSITION ENTRE UN


Numéro PONT ET UNE CHAUSSÉE RIGIDE
014 (EXTRÉMITÉ DE PONT AVEC
Date JOINT DE TABLIER) NORME
2014 01 30

h : épaisseur de la dalle en béton.


1 Dans le cas où le tablier du pont est en biais, une dalle armée sur sol doit être conçue (dimension, épaisseur, armature)
entre la dalle de transition et la chaussée rigide. L’extrémité de la dalle armée sur sol doit être perpendiculaire à l’axe de
la chaussée.
2 Le capuchon doit être muni d’un cran d’arrêt à une distance minimale de 25 mm de l’extrémité fermée. Ce capuchon
doit être assez rigide pour ne pas s’écraser pendant la construction et avoir au fond un élément compressible.
3 La planche compressible et le produit de colmatage posé à chaud doivent être installés à l’extrémité de la dalle de
transition ainsi que le long des murs en retour ou des murs de soutènement.
Note :
– les cotes sont en millimètres.
MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES
Contenu normatif

Armature galvanisée, nuance 400W Tome VII, norme 5101 Planche compressible ASTM D1751
Acier de construction ASTM D1752
• goujon, nuance minimale 300W Tome VII, norme 6101 Produit de colmatage de joints
Béton, type V Tome VII, norme 3101 • produit posé à chaud Tome VII, norme 4401

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Contenu normatif

NORME

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


h : épaisseur de la dalle en béton.
DESSIN NORMALISÉ

Notes :
et une chaussÉe rigide
Transition longitudinale

– les épaisseurs de matériaux sont précisés dans les plans et devis;


– les cotes sont en millimètres.
entre une chaussÉe en enrobé

MATÉRIAUX — Normes applicables


Armature Granulats (MG 20, MG 112) NQ 2560–114
• tirant, nuance 400R Tome VII, norme 5101 Produit de colmatage de joints
Béton Tome VII, norme 3101 • produit posé à chaud Tome VII, norme 4401
Tome VII, norme 4201
iI

Enrobé
2

Date
Tome

Tome VII, norme 4202
015
Numéro
Chapitre

2010 03 30
Tome

iI DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

2
Numéro Structure de chaussÉe rigide,
016 colmatage des joints
Date NORME
2013 01 30

h : épaisseur de la dalle en béton.


MATÉRIAUX — Normes applicables
1 La profondeur du réservoir doit être selon
Contenu normatif

les spécifications du fabricant. Cordon de retenue, type 1 ASTM D5249


Produit de colmatage de joints
• produit posé à chaud Tome VII, norme 4401
Note :
• produit prémoulé ASTM D2628
– les cotes sont en millimètres.

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

STRUCTURE DE CHAUSSÉE RIGIDE, 2


COLMATAGE D’UNE BORDURE Numéro

INTÉGRÉE ET D’UNE 017


NORME GLISSIÈRE RIGIDE Date

2011 10 30

1 Les bordures sont sciées à tous les joints transversaux des dalles ou à tous les 6 m, sur une profondeur
de 100 mm.
2 Le trait de scie doit être fait conformément aux dessins normalisés du Tome VIII – Dispositifs de retenue,
chapitre 3 « Glissières de sécurité – Conception et construction ».

Note :
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES


Béton Tome VII, norme 3101 Produit de colmatage de joints
Cordon de retenue, type 1 ASTM D5249 • produit prémoulé ASTM D2628
• posé à froid CAN/CGSB 19.13

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Tome

II DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

2
STRUCTURE DE CHAUSSÉE RIGIDE –
Numéro

018
DALLES COURTES GOUJONNÉES,
Date
JOINT LONGITUDINAL NORME
2014 01 30

L : la longueur des dalles est précisée dans les plans


Contenu normatif

et devis; elle est de l’ordre de 4,5 à 5,5 m.


h : épaisseur de la dalle en béton. MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES
Armature
Note : • tirant, nuance 400W Tome VII, norme 5101
– les cotes sont en millimètres. Béton, type IIIA ou IIIB Tome VII, norme 3101

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

2
STRUCTURE DE CHAUSSÉE RIGIDE –
Numéro
DALLES COURTES GOUJONNÉES, 019
NORME JOINT TRANSVERSAL Date

2014 01 30

Tableau A
Épaisseur de Diamètre nominal
la dalle (mm) du goujon (mm)
h ≤ 210 25,4
L : la longueur des dalles est précisée dans les plans et devis; 210 < h ≤ 230 28,6
elle est de l’ordre de 4,5 à 5,5 m.
230 < h ≤ 260 31,8
h : épaisseur de la dalle en béton.
260 < h ≤ 290 34,9
Note :
290 < h 38,1
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES


Acier de construction Enduit anticorrosion et contre l’adhérence
• goujon, nuance minimale 300W Tome VII, norme 6101 • barre lisse AASHTO M254
Béton, type IIIA ou IIIB Tome VII, norme 3101
Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41
Tome

II DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

2
STRUCTURE DE CHAUSSÉE RIGIDE –
Numéro
REGARD, PUISARD ET
020
Date
REGARD-PUISARD NORME
2014 01 30

Note :
– les cotes sont en millimètres.

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES


Contenu normatif

Armature Planche compressible ASTM D1751


• nuance 400W Tome VII, norme 5101 ASTM D1752
Béton Tome VII, norme 3101

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

2
STRUCTURE DE CHAUSSÉE RIGIDE – Numéro

DALLE EN BÉTON ARMÉ CONTINU 021


NORME Date

2014 01 30

1 L’accotement est constitué de dalles courtes goujonnées.


2 Pour un revêtement de chaussée rigide de plus de 14,6 mètres de largeur, des goujons sont à prévoir dans un des joints
longitudinaux. Il s’agit du joint longitudinal entre les voies les moins sollicitées.
3 Voie en béton armé continu.
4 Dans une section transversale, il ne doit pas y avoir plus du tiers des barres de la section en chevauchement.
Notes :
– le dessin représente le cas où la voie de gauche et la voie du centre sont construites et coulées en même temps. Il s’agit
d’un des cas possibles;
– les dalles courtes goujonnées doivent être coulées séparément des dalles en béton armé continu;
– les cotes sont en millimètres.

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES


Acier de construction Enduit anticorrosion et contre l’adhérence
• goujon, nuance minimale 300W Tome VII, norme 6101 • barre lisse AASHTO M254
Armature Produit de colmatage de joints
• armature galvanisée, • produit posé à chaud Tome VII, norme 4401
nuance 400W Tome VII, norme 5101
Contenu normatif

• produit prémoulé ASTM D2628


• tirant galvanisé, nuance 400W
Béton
• dalle en béton armé continu,
type IIIA Tome VII, norme 3101
• dalle courte goujonnée,
type IIIA ou IIIB
Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41
II

Date
Tome

022
Numéro
Chapitre

2014 01 30
DESSIN NORMALISÉ

COUPE TRANSVERSALE
DALLE EN BÉTON ARMÉ CONTINU,
STRUCTURE DE CHAUSSÉE RIGIDE –

h : épaisseur de la dalle en béton.

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Notes :
– le dessin représente le cas où la voie de gauche et la voie du centre sont construites et coulées en même temps. Il s’agit d’un des cas
possibles;
– les dalles courtes goujonnées doivent être coulées séparément des dalles en béton armé continu;
– les cotes sont en millimètres.
MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES
Acier de construction Béton
• goujon, nuance minimale 300W Tome VII, norme 6101 • dalle en béton armé continu, type IIIA Tome VII, norme 3101
NORME

Armature • dalle courte goujonnée, type IIIA ou IIIB


• armature galvanisée, nuance 400W Tome VII, norme 5101 Produit de colmatage de joints
• tirant galvanisé, nuance 400W • produit posé à chaud Tome VII, norme 4401
• produit prémoulé ASTM D2628

Contenu normatif
Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

2
STRUCTURE DE CHAUSSÉE RIGIDE –
Numéro
DALLE EN BÉTON ARMÉ CONTINU, 023
NORME JOINT LONGITUDINAL Date

2014 01 30

h : épaisseur de la dalle en béton.


1 Les goujons et les tirants doivent être placés plus bas que l’armature transversale et dans la mesure du possible le plus près de h/2.
2 Dans ces joints longitudinaux, à l’intersection avec les joints transversaux de la dalle courte goujonnée, le trait de scie doit
être effectué sur toute l’épaisseur de la dalle plutôt que h/3. Voir le détail A.
Notes :
– l’armature, le tirant et le goujon ne doivent en aucun cas être endommagés par la réalisation du joint;
– les cotes sont en millimètres.

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES


Acier de construction Béton
Contenu normatif

• goujon, nuance minimale 300W Tome VII, norme 6101 • dalle en béton armé continu,
Armature type IIIA Tome VII, norme 3101
• armature galvanisée, • dalle courte goujonnée,
nuance 400W Tome VII, norme 5101 type IIIA ou IIIB
• tirant galvanisé, Enduit anticorrosion et contre l’adhérence
nuance 400W pour goujon
• barre lisse AASHTO M254
Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41
Tome

II DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

2 STRUCTURE DE CHAUSSÉE RIGIDE –


Numéro DALLE EN BÉTON ARMÉ CONTINU,
024 JOINT DE CONSTRUCTION
Date TRANSVERSAL NORME
2014 01 30

h : épaisseur de la dalle en béton.


1 Les barres d’armature supplémentaires 15M de 1800 mm sont placées entre les barres d’armature longitudinales
à la même élévation que celles-ci.

Notes :
– le coffrage en acier doit être enlevé avant de continuer le bétonnage;
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES


Armature
• armature galvanisée, nuance 400W Tome VII, norme 5101

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Contenu normatif

NORME

Notes :
– le recouvrement de l’armature de la dalle en béton

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


armé continu et de la dalle de transition doit être de
110 mm ± 15 mm;
– l’armature longitudinale de la dalle en béton armé
continu doit être attachée ou soudée avec l’armature
DESSIN NORMALISÉ

du voile d’ancrage;
– la construction de la culée d’ancrage s’effectue sur
EN BÉTON ARMÉ CONTINU

toute la largeur de la voie;


– les cotes sont en millimètres.
CULÉE D’ANCRAGE DE LA DALLE

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES


STRUCTURE DE CHAUSSÉE RIGIDE –

Armature Béton
• dalle en béton armé continu, • dalle en béton armé continu, type IIIA Tome VII, norme 3101
armature galvanisée, nuance 400W • dalle de transition, type V
• dalle de transition, armature galvanisée, Tome VII, norme 5101 • culée d’ancrage, type V
nuance 400W
II

Date
Tome

025

• culée d’ancrage, armature galvanisée,


Numéro
Chapitre

nuance 400W
2014 01 30
Tome

II DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

2 STRUCTURE DE CHAUSSÉE RIGIDE –


Numéro RACCORDEMENT AVEC
026 UNE DALLE EN BÉTON ARMÉ
Date
CONTINU EXISTANTE NORME
2014 01 30

1 Dégagement minimal de 75 mm entre la nouvelle armature et la dalle existante.

Note :
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES

Armature Béton, type IIIA Tome VII, norme 3101


• armature galvanisée, Tome VII, norme 5101
nuance 400W

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

STRUCTURE DE CHAUSSÉE RIGIDE – 2


JOINT D’EXPANSION ENTRE LA Numéro

DALLE DE TRANSITION ET LA 027


NORME DALLE DE BÉTON ARMÉ CONTINU Date

2014 01 30

h : épaisseur de la dalle en béton.

Note :
– les cotes sont en millimètres.

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES


Acier de construction Isolant thermique
• goujon, nuance minimale 300W Tome VII, norme 6101 • polystyrène extrudé,
Contenu normatif

Enduit anticorrosion et contre l’adhérence flexible type A Tome VII, norme 14301


• barre lisse AASHTO M254 Produit de colmatage de joints
• produit prémoulé,
largeur nominale 102 ASTM D2628

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

II DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

2
STRUCTURE DE CHAUSSÉE RIGIDE –
DALLE EN BÉTON ARMÉ CONTINU,
Numéro

028
Date
RÉPARATION EN PROFONDEUR NORME
2014 01 30

h : épaisseur de la dalle en béton.


1 La démolition et la reconstruction s’appliquent sur toute la largeur de la voie.

Note :
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES

Armature Béton, type V Tome VII, norme 3101


• armature galvanisée, Tome VII, norme 5101
nuance 400W
Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41
Contenu normatif

NORME

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Lt : longueur de transition.
t : épaisseur de l’isolant thermique.
POLYSTYRÈNE

1 La première couche de matériaux recouvrant l’isolant doit avoir une épaisseur minimale de 300 mm après compactage. Elle doit être constituée de
DESSIN NORMALISÉ

matériaux de granularité MG 20 ou MG 112, dont plus de 30 % de particules retenues sur le tamis 5 mm ou de matériaux recyclés des types MR 1 à
MR 5. La couche supérieure de la fondation doit être d’une épaisseur de 150 mm au minimum et constituée de MG 20 (voir section 2.7 «Isolation des
ISOLATION THERMIQUE –

chaussées »).
2 L’isolant doit être prolongé jusqu’à 1800 mm du bord du revêtement (le revêtement peut recouvrir une partie ou la totalité de l’accotement) ou sur la pleine
largeur de l’accotement, suivant la moindre des deux éventualités.
3 Dernier intervalle de transition constitué de panneaux amincis à 10 mm ou perforés uniformément sur 23 % de leur superficie. La dimension des trous doit
être comprise entre 75 et 200 mm, par exemple 20 trous de 150 mm de diamètre ou
10 trous de 200 mm de diamètre par panneau. MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES
4 L’épaisseur d’isolant est spécifiée pour un polystyrène extrudé et doit être multipliée Granulats
par 1,2 pour un polystyrène expansé, auquel cas on abaisse la ligne d’infrastructure • MG 20 NQ 2560–114
en conséquence. • MR 1 à MR 5 NQ 2560–600
II

Date
Tome

029

Isolant thermique
Numéro
Chapitre

Note :
• polystyrène Tome VII, norme 14301
– les cotes sont en millimètres.
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Tome

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Chapitre

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2014 01 30

Table des matières


3.1 Introduction 1 3.7 Drain 7

3.2 Références 1 3.7.1 Drain en tuyau rigide ou


semi-rigide 8
3.3 Hydrologie 1
3.7.2 Drain en pierre 8
3.4 Hydraulique des conduites
3.7.3 Drain en tuyau flexible 9
fermées 2
3.8 Accès à la propriété 9
3.4.1 Vitesses limites 2
3.4.1.1 Vitesse minimale 2 3.8.1 Tuyau pour entrée privée 9
3.4.1.2 Vitesse maximale 2
3.8.2 Fermeture de fossé 9
3.5 Profondeur de gel 2
3.9 Aménagement des extrémités 10
3.6 Égout pluvial 3
3.10 Drainage aux approches
3.6.1 Conduite 3 de ponts 10

3.6.2 Conduite de raccordement 4 3.11 Drainage à ciel ouvert 10

3.6.3 Puisard 4 3.11.1 Capacité hydraulique 10


3.6.4 Regard 4 3.11.2 Protection contre l’érosion 10
3.6.4.1 Regard préfabriqué 5
3.11.3 Dalots 12
3.6.4.2 Regard avec base coulée
sur place 5
3.6.5 Regard-puisard 5

3.6.6 Cadre, grille et tampon et


cale de rehaussement 5

3.6.7 Puisard de fossé 6

3.6.8 Puisard linéaire 7

3.6.9 Joints 7

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Liste des figures Table des dessins normalisés


Figure 3.6–1 001 Puisard préfabriqué de 600 mm
Cadres, grilles, tampon et
cale de rehaussement 6 002 Regard préfabriqué

Figure 3.6–2 003 Puisard de fossé de 900 × 900 mm


Puisard de fossé 7 004 Drain en tuyau rigide ou semi-rigide
Figure 3.11–1 005 Drain en pierre
Choix du type de revêtement
de protection 11 006 Drain en tuyau flexible,
installation par excavation
Figure 3.11–2
Dalot en tôle ondulée 12 007 Drain en tuyau flexible, installation
par enfouissement mécanique

008 Fermeture de fossé


Liste des tableaux
009 Aménagement à la sortie d’un drain
Tableau 3.3–1
010 Puisard linéaire
Période de retour du débit de conception
pour les conduites fermées 2

Tableau 3.5–1
Profondeur de gel 2

Tableau 3.7–1
Choix du type de drain 8

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2013 01 30

3.1 Introduction ruissellement, le drainage des sols et les


ponceaux – Caractéristiques et méthodes
La qualité du drainage influence direc- d’essais ».
tement le comportement et la longévité des
infrastructures de transport. La conception BNQ 3624–115 « Tuyaux et raccords en
d’un système de drainage suppose au préa- polyéthylène (PE) – Tuyaux flexibles pour
lable une bonne connaissance de la région, le drainage – Caractéristiques et méthodes
de l’hydrologie et de l’hydraulique. d’essais ».
BNQ 3624–120 « Tuyaux et raccords en
3.2 Références polyéthylène (PE) – Tuyaux à profil ouvert à
paroi intérieure lisse pour l’égout pluvial et
La présente norme renvoie à l’édition la le drainage des sols – Caractéristiques et
plus récente des documents suivants : méthodes d’essais ».
NQ 3624–135 « Tuyaux et raccords en poly
NORMES (chlorure de vinyle) non plastifié (PVC-U) –
AssociatiOn canadienne Tuyaux de 200 mm à 600 mm de diamètre
de normalisation pour égouts souterrains et drainage des
sols – Caractéristiques et méthodes
CAN/CSA S6 « Code canadien sur le calcul d’essais ».
des ponts routiers ».
MINISTÈRE DES TRANSPORTS
AMERICAN SOCIETY FOR TESTING DU QUÉBEC
AND MATERIALS
Tome I – Conception routière.
ASTM A500-03a « Standard Specification
for Cold-Formed Welded and Seamless Tome III – Ouvrages d’art.
Carbon Steel Structural Tubing in Rounds Tome IV – Abords de route.
and Shapes ». Tome VII – Matériaux.
BUREAU DE NORMALISATION Tome VIII – Dispositifs de retenue.
DU QUÉBEC
Gouvernement du Québec
BNQ 1809–300 « Travaux de construction –
Clauses techniques générales – Conduites MINISTÈRE DES TRANSPORTS
d’eau potable et d’égout ». DU QUÉBEC
NQ 2560–114 « Travaux de génie civil – Manuel de conception des ponceaux.
Complément à la norme

Granulats ».
BNQ 2622–126 « Tuyaux et branchements 3.3 Hydrologie
latéraux monolithiques en béton armé La définition de l’hydrologie, le calcul du
et non armé pour l’évacuation des eaux débit et le risque de dépassement du débit
d’égout domestique et pluvial ». de conception sont présentés au Tome III –
BNQ 2622–420 « Regards d’égout, puisards, Ouvrages d’art, chapitre 2 « Conception des
chambres des vannes et postes de pom- ouvrages d’art ». La période de retour du débit
page préfabriqués en béton armé ». de conception pour les conduites fermées est
BNQ 3624–110 « Tuyaux et raccords en montrée au tableau 3.3–1.
Contenu normatif

polyéthylène (PE) – Tuyaux semi-rigides


ou flexibles pour l’évacuation des eaux de

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Date NORME
2007 10 30

Le concepteur peut choisir une période de 3.4.1.2 Vitesse maximale


retour différente de celle qui est indiquée dans Selon le type de tuyau utilisé, la vitesse
ce tableau en fonction de l’importance des : d’écoulement dans une conduite devrait
– dommages qui peuvent être causés aux être inférieure à celle qui est indiquée au
infrastructures routières et aux propriétés tableau 4.5–1 « Sélection des ponceaux »
adjacentes; du Tome III – Ouvrages d’art, chapitre 4
– inconvénients subis par les usagers de la « Ponceaux ».
route. Au-delà de ces vitesses, il faut s’assurer
que la conduite est en mesure de résister à ces
Tableau 3.3–1 contraintes de vitesse. De plus, il faut prévoir
Période de retour du débit de conception des ouvrages pour empêcher la conduite de
pour les conduites fermées se déplacer ou utiliser des mesures de dissi-
pation d’énergie.
Classification Période de retour
fonctionnelle (ans) La vitesse maximale à la sortie d’un égout
de la route pluvial doit être inférieure à 3,4 m/s.
Autoroute 25
Nationale 25
3.5 Profondeur de gel
Régionale 25 La profondeur de gel est déterminée à par-
tir de la connaissance du milieu. Cependant,
Collectrice 10 lorsque cette profondeur n’est pas connue,
Locale 10 la figure 1.8–1« Indice de gel normal », du
chapitre  1 « Terrassements » du présent tome
est utilisée pour définir l’indice de gel normal
3.4 Hydraulique des conduites de la région concernée. La profondeur de gel
estimée est obtenue à l’aide du tableau  3.5–1.
fermées Ces profondeurs correspondent à des condi-
Les calculs hydrauliques sont effectués tions extrêmes de pénétration de gel.
en considérant un écoulement à surface libre
dans les conduites.
Tableau 3.5–1
3.4.1 Vitesses limites Profondeur de gel
Complément à la norme

Indice de gel normal Profondeur de gel


3.4.1.1 Vitesse minimale (°C • Jours) estimée (m)
La pente de la conduite doit assurer une
1000 1,85
vitesse minimale d’écoulement de 0,75 m/s
pour permettre l’autocurage. Cette pente 1200 2,10
diffère selon le diamètre de la conduite et 1400 2,30
la rugosité de la paroi intérieure. La pente
1600 2,50
minimale est déterminée pour une hauteur
d’écoulement égale à 25 % du diamètre de la 1800 2,70
conduite, hauteur correspondant à une vitesse 2000 2,90
Contenu normatif

d’écoulement égale à 70 % de la vitesse pour


2200 3,05
une conduite coulant pleine.

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3.6 Égout pluvial 3.6.1 Conduite


Les éléments d’un égout pluvial sont la Le diamètre minimal d’une conduite
conduite, le tuyau de raccordement, le puisard, d’égout pluvial est de 300 mm.
le regard, le regard-puisard, le cadre, la grille, Les conduites généralement utilisées
le tampon, le puisard de fossé et les joints. sont en béton ou en thermoplastique à paroi
La conception des éléments d’un égout intérieure lisse de section circulaire.
pluvial doit être faite en fonction d’une durée Les conduites en béton doivent être
de vie minimale de 50 ans. Dans le cas des conformes aux exigences de la norme
autoroutes, la conduite, le tuyau de raccorde- BNQ 2622–126 « Tuyaux et branchements
ment, le puisard, le regard et le regard-puisard latéraux monolithiques en béton armé et non
doivent être en béton. armé pour l’évacuation des eaux d’égout
Pour les autres types de routes, on doit domestique et pluvial ».
considérer l’utilisation du béton dans les cas Les conduites en thermoplastique
suivants ou dans toute autre situation jugée (PE et PVC) doivent être conformes aux
à risque : exigences des normes BNQ 3624–120
– lorsque la route constitue le lien unique « Tuyaux et raccords en polyéthylène (PE) –
pour desservir une région et qu’on note Tuyaux à profil ouvert à paroi intérieure
l’absence d’un trajet de remplacement lisse pour l’égout pluvial et le drainage
dans le cas d’une coupure de la route; des sols – Caractéristiques et méthodes
d’essais » ou NQ 3624–135 « Tuyaux et
– lorsqu’il y a une importante circulation de raccords en poly (chlorure de vinyle) non
véhicules lourds transportant des matières plastifié (PVC-U) – Tuyaux de 200 mm à
dangereuses ou inflammables et que la 600 mm de diamètre pour égouts souterrains
route dessert un parc industriel; et drainage des sols – Caractéristiques et
– lorsqu’il y a des équipements souterrains méthodes d’essais ».
de services publics dans l’emprise et que L’emplacement d’une conduite d’égout
des travaux sur ces équipements sont pluvial par rapport à une conduite d’eau
susceptibles d’endommager les conduites potable ou à celle d’un égout sanitaire doit
d’égout pluvial; être conforme aux exigences de la norme
– lorsqu’un bris du réseau d’égout pluvial BNQ 1809–300 « Travaux de construc-
pourrait avoir des répercussions impor- tion – Clauses techniques générales –
tantes sur l’environnement; Conduites d’eau potable et d’égout ».
Complément à la norme

– lorsque les coûts liés à la réparation du Les conduites sont également installées de
réseau d’égout pluvial sont prohibitifs (fort manière à situer les regards et les puisards à
remblai, mesure de gestion de la circula- l’extérieur des voies de roulement. Dans le cas
tion, etc.). contraire, les regards sont placés au centre de
Les tuyaux d’aluminium, les tuyaux d’acier la voie de roulement afin d’éviter le passage
aluminisé et les tuyaux d’acier martelé galva- des roues des véhicules sur les tampons.
nisé à double épaisseur de zinc sont les seuls De plus, pour faciliter d’éventuelles inter-
tuyaux métalliques qui satisfont à l’exigence ventions de réparation et l’ajout de points de
de 50 ans et qu’il est permis d’utiliser pour les captation, il est préférable que la conduite
Contenu normatif

travaux de drainage. d’égout pluvial soit celle la plus près de la


limite de l’emprise, sur le côté le plus élevé
de la chaussée (côté d’où provient l’eau de
pluie).

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Le radier de la conduite doit être situé Un té monolithique fabriqué en usine et


sous la ligne de gel et à une profondeur muni de joints étanches est nécessaire pour
minimale de 1,5 m. Le recouvrement minimal relier la conduite de raccordement à la conduite
au-dessus d’une conduite est de 1 m. Les principale.
hauteurs de remblai admissibles au-dessus de
certains types de conduites sont présentées 3.6.3 Puisard
au Tome III – Ouvrages d’art, du chapitre 4 Le puisard préfabriqué en béton armé doit
« Ponceaux ». être conforme aux exigences de la norme
Pour tous les types de conduites, le cous- BNQ 2622–420 « Regards d’égout, puisards,
sin de support est en matériau granulaire de chambres des vannes et postes de pompage
type MG 20. Le remblayage des conduites en préfabriqués en béton armé ». Les éléments
thermoplastique est effectué avec un matériau de béton préfabriqué doivent satisfaire aux
granulaire CG  14, tandis que celui des condui- exigences fixées pour les éléments de type B
tes en béton est effectué avec un matériau précisés dans cette norme.
granulaire de type MG 20 ou CG 14. Le diamètre normalisé du puisard est de
Les dimensions des excavations sont 600 mm.
traitées dans le Tome III – Ouvrages d’art, Le dessin normalisé 001 montre les
chapitre 4 « Ponceaux » et le remblayage détails d’un puisard préfabriqué.
complémentaire est traité dans le chapitre 1 L’emplacement des puisards doit être
« Terrassements » du présent tome. déterminé de façon que l’eau ruisselant le long
Lorsque la tranchée d’égout pluvial sert d’une bordure ne traverse pas la chaussée.
à drainer l’infrastructure de la chaussée, L’espacement des puisards est fonction du
le remblayage s’effectue entièrement avec débit d’eau à capter et de la dimension des
un matériau MG 112 conforme à la norme grilles utilisées.
NQ 2560–114 « Travaux de génie civil – Les grilles utilisées sont de forme :
Granulats ».
– rectangulaire de 350 x 600 mm;
3.6.2 Conduite de raccordement – rectangulaire de 450 x 900 mm;
La conduite de raccordement sert à relier – circulaire de 750 mm de diamètre.
le puisard à la conduite principale. Elle est en Il est recommandé d’utiliser la grille
béton de classe 3, au minimum, ou en thermo- rectangulaire sur les accotements étroits.
plastique (PE ou PVC) à paroi intérieure lisse
Les barreaux des grilles doivent être
de rigidité égale ou supérieure à 320 kPa. Le
perpendiculaires à l’axe de la chaussée.
diamètre de la conduite en thermoplastique
Cependant, lorsque les barreaux des grilles
est de 200  mm tandis que celui de la conduite
sont disposés en chevrons, les grilles doivent
en béton est de 250 mm.
être installées comme illustré au dessin
Le joint entre la conduite de raccordement normalisé 001.
et le puisard doit être étanche et composé
d’une garniture de caoutchouc installée à 3.6.4 Regard
l’usine. Le joint étanche doit être conforme Le regard est utilisé à chaque change-
aux exigences détaillées dans la norme ment de direction, de pente ou de diamètre
Contenu normatif

BNQ 2622–420 « Regards d’égout, puisards, de la conduite ainsi qu’à l’extrémité amont du


chambres des vannes et postes de pompage réseau d’égout. La distance maximale entre
préfabriqués en béton armé ».

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les regards ne doit pas excéder 120 m pour Chaque base fait l’objet d’un plan spéci-
les conduites inférieures à 900 mm et 250 m fique.
pour les conduites de 900 mm et plus.
Le regard est constitué d’une base pré- 3.6.5 Regard-puisard
fabriquée et d’une cheminée. Le diamètre Le regard-puisard, en plus d’avoir les
normalisé de la cheminée est de 900 mm. Elle mêmes fonctions et caractéristiques que le
est placée sur la base de façon à descendre regard, sert aussi à capter l’eau. Le tampon
l’échelle le long de la paroi jusqu’au fond du du regard est alors remplacé par une grille de
regard. 775 mm de diamètre. Le regard-puisard doit
Lorsqu’il est impossible d’utiliser une base avoir un bassin de rétention d’une profondeur
de regard préfabriquée, on doit construire une minimale de 300 mm en contrebas du tuyau
base de béton armé coulée sur place. de sortie.
Le choix de la base du regard, quant à sa Le dessin normalisé 002 montre différents
forme et à son dimensionnement, est fait en types de regards utilisés comme regards-
tenant compte du diamètre, du nombre et de puisards.
l’angle des conduites.
3.6.6 Cadre, grille, tampon et cale de
3.6.4.1 Regard préfabriqué rehaussement
Le regard préfabriqué en béton armé Les cadres, grilles, tampons et cales de
doit respecter les exigences de la norme rehaussement doivent être conformes à la
BNQ 2622–420 « Regards d’égout, puisards, norme 7202 « Cadres, grilles, tampons, cales
chambres des vannes et postes de pompage de rehaussement et trappes de puisard » du
préfabriqués en béton armé ». Les éléments Tome VII – Matériaux.
de béton préfabriqué doivent satisfaire aux À l’intérieur de la plate-forme de la
exigences fixées pour les éléments de type B route, les grilles, les tampons et les cales de
précisés dans cette norme. rehaussement doivent être en fonte ductile,
La base du regard peut être circulaire, les cadres conventionnels (encastrés et sépa-
rectangulaire, triangulaire ou en T. rés) en fonte grise ou en fonte ductile, et les
La section réductrice peut être une dalle cadres ajustables en fonte ductile. Les cales
ou de forme conique. de rehaussement de forme circulaire peuvent
aussi être en acier de nuance 300W. Les
Les joints entre les conduites et le regard
cadres ajustables doivent avoir une hauteur
doivent être étanches, composés d’une gar-
Complément à la norme

d’ajustement de 150 ou de 200 mm.


niture en caoutchouc installée à l’usine et
conformes aux exigences détaillées dans la À l’extérieur de la plate-forme de la route,
norme BNQ 2622–420 « Regards d’égout, les cadres conventionnels, les grilles et les
puisards, chambres des vannes et postes tampons sont en fonte grise ou en fonte ductile.
de pompage préfabriqués en béton armé ». Les cadres ajustables en fonte ductile peuvent
aussi être utilisés si la surface est revêtue.
Le dessin normalisé 002 montre les diffé-
rents types de regards préfabriqués. Au moment de l’ajout d’une couche
d’usure en enrobé, des cales de rehausse-
3.6.4.2 Regard avec base coulée sur ment peuvent être utilisés sur des cadres
Contenu normatif

place conventionnels.
Les dimensions intérieures minimales La figure 3.6–1 montre les différents types
de la base sont de 1200 x 1200 x 1200 mm. de cadres, ainsi que les grilles, le tampon et
la cale de rehaussement.
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Figure 3.6–1
Cadres, grilles, tampon et cale de rehaussement

3.6.7 Puisard de fossé Il est utilisé lorsque le débit d’eau à cap-


Le puisard de fossé doit être conforme ter est important (> 0,1 m3/s) ou lorsqu’il y a
aux exigences de la norme BNQ 2622–420 danger d’obstruction de la grille par des débris.
« Regards d’égout, puisards, chambres des Dans les autres cas, on utilise un puisard
vannes et postes de pompage préfabriqués conventionnel avec la grille appropriée.
en béton armé ». Les dimensions normalisées du puisard
Le puisard de fossé sert à capter l’eau de fossé sont de 900 x 900 mm.
Contenu normatif

d’un fossé pour la canaliser dans un égout Le dessin normalisé 003 montre les détails
pluvial (figure 3.6–2). d’un puisard de fossé.

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Figure 3.6–2
Puisard de fossé

3.6.8 Puisard linéaire Dans le cas des conduites, l’étanchéité est


Le puisard linéaire sert à capter l’eau de assurée par l’utilisation de joints constitués
ruissellement longitudinalement afin de l’ache- d’un caoutchouc dont les caractéristiques phy-
miner vers un égout pluvial. Il est utilisé lorsque siques doivent être conformes aux exigences
l’eau ne peut être captée ponctuellement au détaillées dans les normes énumérées à la
moyen de puisards conventionnels ou lorsque section 3.6.1 « Conduites ». Dans le cas des
la largeur de l’accotement pavé ne permet puisards, regards et regards-puisards, elle est
pas l’installation de puisards conventionnels. assurée par des joints constitués d’un caout-
Il est également utilisé pour capter l’eau de chouc dont les caractéristiques physiques
ruissellement des voies de secours avant doivent être conformes aux exigences de la
qu’elle n’atteigne le lit d’arrêt. Étant donné la norme BNQ 2622–420 « Regards d’égout,
faible profondeur du puisard linéaire, il ne doit puisards, chambres des vannes et postes
pas être installé sous les voies de circulation de pompage préfabriqués en béton armé ».
ni transversalement à la route.
Le dessin normalisé 010 montre les 3.7 Drain
détails d’un puisard linéaire. Le drain sert à abaisser le niveau de
la nappe phréatique ou à évacuer les eaux
3.6.9 Joints d’infiltration vers un fossé, un ponceau ou un
Tous les joints de conduite en béton, de égout pluvial.
puisard, de regard et de regard-puisard doivent Lorsque le drain sert à abaisser le niveau
être recouverts d’un géotextile d’une largeur de la nappe phréatique, le radier du drain doit
de 1 m et d’une longueur égale à quatre fois être situé sous la profondeur de gel ou être
son diamètre extérieur. protégé adéquatement contre le gel.
Toutefois, si tous les éléments de l’égout Lorsque le drain sert à évacuer l’eau de la
Contenu normatif

pluvial doivent être étanches, le géotextile n’est structure de la chaussée, le fond de la tranchée
plus requis autour des conduites en béton. doit être situé à une profondeur d’au moins
450 mm sous la ligne d’infrastructure.

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La pente minimale d’installation des drains Le drain en tuyau rigide ou semi-rigide est
est de 0,2 %. Une sortie doit être prévue tous constitué d’un tuyau perforé rigide ou semi-
les 200 m, au maximum. rigide en thermoplastique, d’un géotextile et
Lorsque le drain est relié à un égout d’un matériau filtrant.
pluvial,un raccord étanche doit être installé. Les perforations peuvent être sous forme
Les trois types de drains normalisés de trous circulaires ou de fentes.
sont : Le géotextile qui entoure le tuyau doit
– le drain en tuyau rigide ou semi-rigide; avoir des ouvertures de filtration (FOS) res-
pectant les exigences de la norme 13101
– le drain en pierre;
« Géotextiles » du Tome VII – Matériaux. Le
– le drain en tuyau flexible. matériau filtrant est constitué d’un granulat
Le drain en tuyau rigide ou semi-rigide BC 80 μm–5 ou d’un matériau qui respecte
et le drain en pierre peuvent être utilisés à la loi des filtres.
l’intérieur comme à l’extérieur de la plate- Le dessin normalisé 004 montre les détails
forme de la route. de ce type de drain.
Le drain en tuyau flexible est utilisé exclu-
sivement à l’extérieur de la plate-forme de 3.7.2 Drain en pierre
la route. Ce type de drain est principalement utilisé
Le choix du type de drain est fait en fonction dans les sols fins stratifiés et les sols hétéro-
de sa localisation et de son mode d’installation, gènes dans l’axe de la tranchée. Il est utilisé
et est résumé au tableau 3.7–1. pour drainer de courtes sections de routes
ou des zones instables. La granulométrie du
3.7.1 Drain en tuyau rigide ou sol le plus fin rencontré détermine le type de
semi-rigide géotextile à utiliser.
Ce type de drain est principalement utilisé
lorsque les sols sont homogènes sur l’épais-
seur et dans l’axe de la tranchée. Il sert à
drainer les fondations d’ouvrages d’art et la
structure d’une route.

Tableau 3.7–1
Choix du type de drain
Mode d’installation
Localisation
Excavation Enfouissement mécanique
À l’intérieur Drain en tuyau rigide ou semi-rigide (DN 004)
de la plate-forme Non applicable
de la route Drain en pierre (DN 005)
Drain en tuyau rigide ou semi-rigide (DN 004)
Contenu normatif

À l’extérieur
de la plate-forme Drain en pierre (DN 005) Drain en tuyau flexible (DN 007)
de la route Drain en tuyau flexible (DN 006)

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Le drain en pierre est composé d’un géo- 3.8 Accès à la propriété


textile et d’un matériau filtrant. Le géotextile
doit avoir des ouvertures de filtration (FOS) 3.8.1 Tuyau pour entrée privée
respectant les exigences de la norme 13101
« Géotextiles » du Tome VII – Matériaux. Le Le diamètre minimal du tuyau d’une entrée
matériau filtrant est composé d’un granulat privée est de 450 mm.
de tout calibre compris entre 5 et 40 mm. Les éléments de conception des entrées
Le dessin normalisé 005 montre les détails privées sont définis au Tome I – Conception
de ce type de drain. routière, chapitre 10 « Accès ».
Les caractéristiques du tuyau d’entrée
3.7.3 Drain en tuyau flexible ainsi que sa mise en œuvre sont présentées
Ce type de drain est principalement utilisé au Tome III – Ouvrages d’art, chapitre 4
pour drainer la structure de la chaussée. Il doit « Ponceaux ».
être placé à l’extérieur de la plate-forme de la Le revêtement de protection des entrées
route et peut être installé par excavation ou privées est abordé au Tome IV – Abords de
par enfouissement mécanique. route, du chapitre 8 « Revêtement de protec-
Lorsqu’il est installé par excavation, le tion ».
drain en tuyau flexible est constitué d’un
tuyau perforé en thermoplastique, d’un 3.8.2 Fermeture de fossé
géotextile et d’un matériau filtrant. Le géo- La fermeture d’un fossé doit être réalisée
textile qui entoure le tuyau doit avoir des de façon telle que les fonctions de drainage
ouvertures de filtration (FOS) respectant se maintiennent même après sa fermeture.
les exigences de la norme 13101 « Géotex- Pour ce faire, il faut que l’écoulement de l’eau
tiles » du Tome VII – Matériaux. Le dessin dans les fossés adjacents soit assuré, que la
normalisé 006 montre les détails de ce type structure de la chaussée soit drainée et que
de drain. les eaux de ruissellement soient captées.
Lorsqu’il est installé par enfouissement De plus, d’autres critères doivent être
mécanique, le drain en tuyau flexible est considérés afin d’assurer la sécurité des
constitué d’un tuyau perforé en thermoplas- usagers de la route :
tique et d’un géotextile. Le géotextile qui – l’eau des terrains environnants ne doit pas
entoure le tuyau doit avoir des ouvertures s’écouler sur la chaussée;
de filtration (FOS) respectant les exigen- – l’accès à la route doit être limité aux entrées
ces de la norme 13101 « Géotextiles » du aménagées à cette fin;
Tome VII – Matériaux. La performance du
drain enfoui mécaniquement peut être aléa- – les surfaces entre le bord de l’accotement
toire en raison de l’absence de matériaux et l’emprise doivent être gazonnées;
filtrants autour du tuyau perforé et de l’hé- – aucun obstacle ne doit être implanté à
térogénéité du sol à drainer. Le dessin l’intérieur de l’emprise;
normalisé 007 montre les détails de ce type – la visibilité doit être assurée de part et
de drain. d’autre des accès.
Contenu normatif

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Tome

II
Chapitre

3
Page
DRAINAGE
10
Date NORME
2007 10 30

La fermeture d’un fossé doit également être de la structure de chaussée » du chapitre 1


réalisée en respectant tous les critères décrits « Terrassements » du présent tome. Lorsque
à la section 3.8.1 « Tuyaux d’entrée ». le fossé capte des apports d’eau supplémen-
Le dessin normalisé 008 présente la taires, une évaluation de sa capacité hydrau-
manière de réaliser une fermeture de fossé. lique et le dimensionnement de sa protection
doivent être effectués.
3.9 Aménagement des 3.11.1 Capacité hydraulique
extrémités Les fossés de drainage le long des
Toutes les sorties d’un réseau d’égout routes se comportent exactement comme les
pluvial doivent être munies d’une protection petits cours d’eau. Ainsi, la même méthode
adéquate. Ces aménagements sont définis de calcul est utilisée pour déterminer la rela-
dans le Tome III – Ouvrages d’art, chapitre 4 tion niveau/débit tel qu’elle est décrite au
« Ponceaux ».Toutefois, pour les cas où le débit chapitre 4 « Hydraulique des cours d’eau » du
et la vitesse sont faibles, l’aménagement de Manuel de conception des ponceaux, publié
l’extrémité d’un réseau d’égout pluvial peut par la Direction des structures du ministère
être effectué tel qu’il est indiqué au dessin des Transports du Québec. L’équation dite
normalisé 006 « Revêtement de protection « de Manning » met en relation, pour un
pour entrées privées » du Tome IV – Abords niveau d’eau donné dans le fossé, la section
de route, du chapitre 8 « Revêtement de d’écoulement, le périmètre mouillé, la pente
protection ». longitudinale, la vitesse d’écoulement et le
En ce qui concerne les drains, la sortie débit correspondant. Pour l’écoulement de
doit être protégée comme le montre le dessin l’eau dans les fossés, on utilise des pentes
normalisé 009 du présent tome. généralement comprises entre 0,5 % et 3 %.
En terrain plat, après analyse particulière, une
pente minimale de 0,3 % peut être tolérée.
3.10 Drainage aux approches
de ponts 3.11.2 Protection contre l’érosion
Aux approches d’un pont, le concepteur Le contrôle de l’érosion permet d’augmen-
doit prévoir le drainage des eaux de ruissel- ter la durée de vie des ouvrages routiers, de
lement provenant du tablier, qui ne sont pas réduire les coûts d’entretien et d’assurer la
captées par le système de drainage du pont, ou protection de l’environnement. Les mesures
des eaux provenant de la route avant qu’elles de protection à l’étape de la construction,
n’atteignent le tablier du pont. Les éléments principalement les méthodes temporaires,
de drainage peuvent être des bordures (cha- sont présentées au chapitre 9 « Mesures d’at-
pitre 4 du présent tome), un puisard (dessin ténuation environnementales temporaires » du
normalisé 001 du présent chapitre) ou un présent tome, alors que les mesures perma-
dalot (voir section suivante). nentes sont répertoriées au Tome IV – Abords
de route, chapitre 6 « Mesures d’atténuation
3.11 Drainage à ciel ouvert environnementales permanentes » et chapi-
tre 8 « Revêtement de protection ».
Pour les routes qui sont drainées par
Le choix du type de revêtement de
Contenu normatif

un système composé de fossés et de pon-


protection dans les fossés routiers se fait en
ceaux, la dimension des fossés, qui permet
fonction des vitesses d’écoulement de l’eau.
un drainage adéquat de la surface routière, est
Les vitesses admissibles sont déterminées à
indiquée au dessin normalisé 025 « Drainage
partir de la figure 3.11–1.

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Tome

II
Chapitre

3
DRAINAGE Page

11
NORME Date

2007 10 30
Contenu normatif

Figure 3.11–1
Choix du type de revêtement de protection

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Tome

II
Chapitre

3
Page
DRAINAGE
12
Date NORME
2007 10 30

3.11.3 Dalots – la pente maximale ne doit pas dépasser


Les dalots sont des ouvrages à écoulement 1V : 1,5H et ne pas être inférieure à 1V :
libre conçus afin de permettre l’écoulement 20H;
du ruissellement vers le bas d’une pente – la jonction entre le dalot et le revêtement
sans entraîner l’érosion de cette pente. Ils doit être étanche afin d’empêcher l’infil-
sont utilisés en permanence sur les pentes tration d’eau sous le dalot;
susceptibles d’être érodées aux endroits où – des dissipateurs d’énergie peuvent être
l’écoulement de surface se concentre. La intégrés dans tout le dalot ou à sa sortie
figure 3.11–2 montre un exemple de dalot en seulement afin de diminuer la vitesse
tôle ondulée. d’écoulement et d’atténuer les risques
Une conception appropriée est nécessaire d’érosion;
afin de bien calibrer l’ouvrage : – à la sortie du dalot, l’eau doit être dirigée
– le dalot doit être mis en place sur un sol vers une zone stabilisée.
non perturbé ou sur un remblai bien com-
pacté;

Complément à la norme

Figure 3.11–2
Contenu normatif

Dalot en tôle ondulée

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Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

3
PUISARD PRÉFABRIQUÉ Numéro

DE 600 mm 001
NORME Date

2014 01 30

1 Le tuyau de raccordement de 250 mm de diamètre en béton de classe 3, au minimum, ou en thermoplastique


de 200 mm de diamètre à paroi intérieure lisse de rigidité égale ou supérieure à 320 kPa.
2 Un géotextile de type IV d’une largeur de 1 m et d’une longueur égale à quatre fois son diamètre extérieur doit
recouvrir les joints entre les sections.
3 Coussin de support en MG 20 ou CG 14 densifié au minimum à 95,0 % de la masse volumique sèche maxi-
male par couches de 150 mm. Si le fond de l’excavation est composé de matériaux granulaires pouvant être
densifiés au minimum à 95,0 % de la masse volumique sèche maximale, le coussin de support est omis.
Notes :
– un raccord étanche est nécessaire pour relier le tuyau de raccordement à la conduite principale;
– tous les tuyaux de raccordement, leurs accessoires ainsi que le raccordement à la conduite principale,
au regard ou au regard-puisard doivent être munis de joints étanches;
– le cadre peut être encastré, séparé ou ajustable (hauteur d’ajustement de 150 ou de 200 mm);
– à l’intérieur de la plate-forme de la route, les grilles doivent être en fonte ductile, les cadres conventionnels
(encastrés ou séparés) en fonte grise ou en fonte ductile et les cadres ajustables en fonte ductile;
– à l’extérieur de la plate-forme de la route, les cadres conventionnels et les grilles sont en fonte grise ou en
fonte ductile; les cadres ajustables en fonte ductile peuvent aussi être utilisés si la surface est pavée;
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES


Cadre, grille et cale de rehaussement Tome VII, norme 7202 Tuyau en béton et joint d’étanchéité BNQ 2622–126
Géotextile Tome VII, norme 13101 Tuyau en thermoplastique et joint d’étanchéité
Granulats (CG 14, MG 20) NQ 2560–114 • polyéthylène BNQ 3624–120, type 1
Puisard en béton armé et joint d’étanchéité BNQ 2622–420 • PVC NQ 3624–135, type 1 ou 2

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Tome

II DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

3
Numéro

002
REGARD PRÉFABRIQUÉ
Date NORME
2014 01 30

1 Un bassin de rétention d’une profondeur minimale de 300 mm est ajouté en contrebas du tuyau de sortie si
le regard est utilisé comme regard-puisard. Pour l’emplacement et la disposition de la grille, voir le dessin
normalisé 001.
2 La conduite doit être en béton de classe 3, au minimum, ou en thermoplastique à paroi intérieure lisse de
rigidité égale ou supérieure à 320 kPa.
3 Un géotextile de type IV d’une largeur de 1 m et d’une longueur égale à quatre fois son diamètre extérieur doit
recouvrir les joints entre les sections.
4 Coussin de support en MG 20 ou CG 14 densifié au minimum à 95,0 % de la masse volumique sèche maxi-
male par couches de 150 mm. Si le fond de l’excavation est composé de matériaux granulaires pouvant être
densifiés au minimum à 95,0 % de la masse volumique sèche maximale, le coussin de support est omis.
Notes :
– la base peut être circulaire, rectangulaire, triangulaire ou en T;
– la section réductrice peut être une dalle ou de forme conique;
– le cadre peut être séparé ou ajustable (hauteur d’ajustement de 150 ou de 200 mm);
– à l’intérieur de la plate-forme de la route, les grilles et les tampons doivent être en fonte ductile, les cadres
conventionnels (séparés) en fonte grise ou en fonte ductile et les cadres ajustables en fonte ductile;
– à l’extérieur de la plate-forme de la route, les cadres conventionnels, les grilles et les tampons sont en fonte
grise ou en fonte ductile; les cadres ajustables en fonte ductile peuvent aussi être utilisés si la surface est pavée;
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES


Cadre, grille, tampon et cale de rehaussement Tome VII, norme 7202 Tuyau en béton et joint d’étanchéité BNQ 2622–126
Géotextile Tome VII, norme 13101 Tuyau en thermoplastique et joint d’étanchéité
Granulats (CG 14, MG 20) NQ 2560–114 • polyéthylène BNQ 3624–120, type 1
Regard en béton armé et joint d’étanchéité BNQ 2622–420 • PVC NQ 3624–135, type 1 ou 2
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Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

3
PUISARD DE FOSSÉ Numéro

DE 900 × 900 mm 003


NORME Date

2014 01 30

Dimensions
Pente
A B
1V : 2H 1000 60
1V : 3H 950 85
1V : 4H 930 95
1 La conduite doit être en béton de classe 3, au minimum, ou en thermoplastique à paroi intérieure lisse de
rigidité égale ou supérieure à 320 kPa.
2 Coussin de support en MG 20 ou CG 14 densifié au minimum à 95,0 % de la masse volumique sèche maxi-
male par couches de 150 mm. Si le fond de l’excavation est composé de matériaux granulaires pouvant être
densifiés au minimum à 95,0 % de la masse volumique sèche maximale, le coussin de support est omis.
Notes :
– béton : type I (30 MPa);
– acier d’armature : nuance 400R, 10M à 150 mm c/c, horizontalement et verticalement, épaisseur d’enrobage
minimal de 60 mm;
– la grille est fixée au moyen de deux boulons M13 × 50 et de rondelles;
– le tuyau d’évacuation peut être installé sur toutes les faces du puisard;
– lorsque le puisard n’est pas monolithique, les joints entre les sections doivent être étanches (si requis) et
recouverts d’un géotextile de type IV d’une largeur de 1 m et d’une longueur égale à quatre fois son diamètre
extérieur;
– le raccordement à l’égout pluvial doit être muni d’un joint étanche (regard) ou d’un raccord étanche (conduite);
– les cotes sont en millimètres.
MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES
Contenu normatif

Boulons et rondelles Tome VII, norme 6201 Regard en béton armé et joint d’étanchéité BNQ 2622–420
Cadre, grille et tampon Tome VII, norme 7202 Tuyau en béton et joint d’étanchéité BNQ 2622–126
Géotextile Tome VII, norme 13101 Tuyau en thermoplastique et joint d’étanchéité
Granulats (CG 14, MG 20) NQ 2560–114 • polyéthylène BNQ 3624–120, type 1
• PVC NQ 3624–135, type 1 ou 2
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Tome

II DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

3
Numéro DRAIN EN TUYAU RIGIDE
004 OU SEMI-RIGIDE
Date NORME
2008 10 30

1 Tuyau perforé de 150 ou 200 mm de diamètre :


– matériau : thermoplastique de rigidité égale ou supérieure à 300 kPa;
– lorsque le drain est relié à un égout pluvial, un raccord étanche est nécessaire;
– l’extrémité amont du tuyau doit être fermée par un bouchon;
– la profondeur d’installation du tuyau est spécifiée aux plans et devis.
2 Matériau filtrant :
– granulat BC 80 µm–5
ou
– sol conforme à la loi des filtres :
- 5 d15 (sol à drainer) ≤ d15 (matériau filtrant) ≤ 5 d85 (sol à drainer);
- d50 (matériau filtrant) ≤ 25 d50 (sol à drainer).

Note :
– les cotes sont en millimètres.

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES


Contenu normatif

Géotextile, type IV Tome VII, norme 13101 Tuyau en thermoplastique


Granulats (BC 80 µm–5) NQ 2560–114 • polyéthylène BNQ 3624–110, type 2
BNQ 3624–120, type 2
• PVC NQ 3624–135, type 1 ou 2

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Tome
DESSIN NORMALISÉ iI
Chapitre

3
Numéro
Drain en pierre 005
NORME Date

2008 10 30

1 Tuyau perforé de 150 ou 200 mm de diamètre (si requis aux plans et devis) :
– matériau : thermoplastique de rigidité égale ou supérieure à 300 kPa;
– lorsque le drain est relié à un égout pluvial, un tuyau perforé est requis sur toute la longueur du drain et
un raccord étanche est nécessaire;
– l’extrémité amont du tuyau doit être fermée par un bouchon;
– la profondeur d’installation du tuyau est spécifiée aux plans et devis.
2 Matériau filtrant :
– avec tuyau à perforations circulaires : granulat BC 5–20;
– dans tous les autres cas : granulat BC 5–40.
3 Géotextile :
– sol à drainer > 50 % passant le tamis 80 µm : type III;
– sol à drainer < 50 % passant le tamis 80 µm : type IV.

Note :
– les cotes sont en millimètres.

MATÉRIAUX — Normes applicables


Contenu normatif

Géotextile Tome VII, norme 13101 Tuyau en thermoplastique


Granulats (BC 5–20, BC 5–40) NQ 2560–114 • polyéthylène BNQ 3624–110, type 2
BNQ 3624–120, type 2
• PVC NQ 3624–135, type 1 ou 2

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Tome

iI DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

3
Numéro Drain en tuyau flexible,
006 installation par excavation
Date NORME
2010 03 30

1 Tuyau perforé de 150 ou 200 mm de diamètre :


– matériau : thermoplastique de rigidité égale ou supérieure à 180 kPa;
– lorsque le drain est relié à un égout pluvial, un raccord étanche est nécessaire;
– l’extrémité amont du tuyau doit être fermée par un bouchon;
– la profondeur d’installation du tuyau est spécifiée aux plans et devis.
2 Matériau filtrant :
– granulat BC 80 µm–5
ou
– sol conforme à la loi des filtres :
- 5 d15 (sol à drainer) ≤ d15 (matériau filtrant) ≤ 5 d85 (sol à drainer);
- d50 (matériau filtrant) ≤ 25 d50 (sol à drainer).
Note :
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — Normes applicables


Géotextile, type IV Tome VII, norme 13101 Tuyau en thermoplastique
• polyéthylène
Granulats (BC 80 µm–5) NQ 2560–114 BNQ 3624–110, type 2
BNQ 3624–115, type 3

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Tome
DESSIN NORMALISÉ iI
Chapitre

3
Drain en tuyau flexible, Numéro
installation par 007
NORME enfouissement mÉcanique Date

2010 03 30

1 Tuyau perforé de 150 mm de diamètre :


– matériau : thermoplastique de rigidité égale ou supérieure à 180 kPa;
– lorsque le drain est relié à un égout pluvial, un raccord étanche est nécessaire;
– l’extrémité amont du tuyau doit être fermée par un bouchon;
– la profondeur d’installation du tuyau est spécifiée aux plans et devis.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — Normes applicables


Géotextile, type IV Tome VII, norme 13101 Tuyau en thermoplastique
• polyéthylène BNQ 3624–110, type 2
BNQ 3624–115, type 3

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

iI DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

3
Numéro

008 Fermeture de fossÉ


Date NORME
2011 10 30

Notes :
– pour les caractéristiques du drain (tuyau et géotextile), voir le dessin normalisé 006;
– un regard-puisard doit être installé à tous les points bas ou au maximum à tous les 60 m, voir le dessin nor-
malisé 002;
– les tuyaux en PE à simple paroi et en PVC ne doivent pas être installés dans les 6 derniers mètres à chaque
extrémité hors remblai;
– les tuyaux en béton situés à l’intérieur du dégagement latéral (voir Tome VIII – Dispositifs de retenue,
chapitre 2 « Sécurisation des abords de route », figure 2.3–1) doivent être biseautés en fonction de la pente
du talus;
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — Normes applicables


Géotextile, type IV Tome VII, norme 13101 Tuyau en polyéthylène BNQ 3624–120, type 1
Granulats (MG 112) NQ 2560–114 Tuyau en PVC NQ 3624–135, type 1 ou 2
Regard et puisard en béton armé BNQ 2622–420 Tuyau en tôle ondulée Tome VII, norme 7101
Tuyau en béton BNQ 2622–126
Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41
Tome
DESSIN NORMALISÉ iI
Chapitre

3
AmÉnagement Numéro

À la sortie d’un drain 009


NORME Date

2010 03 30

Diamètre Diamètre
du drain du TB
(mm) (mm)
150 250
200 250

Note :
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX ­— Normes applicables


Cadre, grille et tampon Tome VII, norme 7202
Granulats (MG 20) NQ 2560–114
Tuyau en béton BNQ 2622–126

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Tome

iI DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

3
Numéro

010 puisard linéaire


Date NORME
2010 03 30

Notes :
– la grille, en acier galvanisé à chaud ou en acier inoxydable, peux être à barres rivetées ou à tiges soudées;
– la capacité structurale de la grille choisie doit respecter les exigences de la norme CAN/CSA S6 « Code canadien sur
le calcul des ponts routiers » ainsi que les critères des états limites d’utilisation et des états limites ultimes.
Contenu normatif

La charge de roue utilisée dans les calculs est de 87,5 kN avec un coefficient de majoration dynamique (CMD) de 0,4;
– les cotes sont en millimètres.
MATÉRIAUX ­— Normes applicables
Acier (HSS) ASTM A500-03a, grade C Béton Tome VII, norme 3101
Aciers de construction Tome VII, norme 6101 Tuyau en polyéthylène BNQ 3624–120
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Tome

ii
Chapitre

4
bordures Page

i
Date

2013 01 30

Table des matières


4.1 Introduction 1

4.2 Références 1

4.3 Types de bordures et leurs


applications 1

4.3.1 Bordure surélevée 1

4.3.2 Bordure abaissée 1

4.3.3 Bordure arasée 2

4.4 Emplacement de la bordure 2

4.5 Matériaux, spécifications


et modes d’installation
des bordures 2

4.5.1 Bordure préfabriquée en béton 2

4.5.2 Bordure moulée en béton 2

4.5.3 Bordure coulée en béton 2

4.5.4 Bordure en granite 2

4.5.5 Bordure en enrobé 2

4.5.6 Caniveau en béton 3

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Tome

ii
Chapitre

4
Page bordures
ii
Date

2013 01 30

Tableau Table des dessins normalisés


Tableau 4.3–1 001 Bordure préfabriquée en béton
Application des bordures 1
002 Bordure moulée en béton

003 Bordure coulée en béton

004 Bordure en granite

005 Bordure en enrobé

006 Caniveau en béton

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Tome

ii
Chapitre

4
bordures Page

1
NORME Date

2011 10 30

4.1 Introduction NQ 2560–600 « Granulats – Matériaux


recyclés fabriqués à partir de résidus de
Une bordure est un muret adjacent à une béton, d’enrobés bitumineux et de briques –
voie de circulation ou à un accotement. Elle Classification et caractéristiques ».
sert surtout à canaliser les eaux de ruissel-
lement et à délimiter le bord du revêtement MINISTÈRE DES TRANSPORTS
ou du trottoir. DU QUÉBEC
Les bordures du présent chapitre s’ap- Tome VII – Matériaux.
pliquent aux chaussées en enrobé. Pour les Tome VIII – Dispositifs de retenue.
bordures des chaussées rigides, se référer aux
spécifications du chapitre 2 du présent tome. 4.3 Types de bordures et leurs
Le type et l’emplacement de la bordure applications
peuvent avoir un effet sur le comportement
du conducteur et sur la sécurité qu’offre la Il existe trois types de bordures dont
route. l’utilisation est régie selon les données du
tableau 4.3–1.
4.2 Références
4.3.1 Bordure surélevée
La présente norme renvoie à l’édition la Ces bordures peuvent être utilisées le
plus récente des documents suivants : long des voies de circulation lorsque la vitesse
de base de la route est égale ou inférieure à
NORMES 60 km/h. On les trouve le plus fréquemment
BUREAU DE NORMALISATION en milieu urbain. Elles servent généralement
DU QUÉBEC à border un trottoir existant ou projeté. Par
mesure de sécurité, ce type de bordure ne
BNQ 2624–210 « Bordures en béton doit jamais être installé devant une glissière
préfabriquées – Caractéristiques de sécurité.
dimensionnelles, géométriques et
physiques ». 4.3.2 Bordure abaissée
NQ 2560–114 « Travaux de génie civil – Ces bordures sont utilisées le long des
Granulats ». voies de circulation indépendamment de
la vitesse de base de la route. Ce type de
Tableau 4.3–1
Complément à la norme

Applications des bordures


Vitesse de base (km/h)
Conditions
60 et moins Plus de 60
Type de
bordure Sans glissière Avec glissière (1) Sans glissière Avec glissière (1)
Surélevée Autorisée Interdite Interdite Interdite
Abaissée Autorisée Autorisée Autorisée Autorisée
Arasée Autorisée Autorisée Autorisée Autorisée
Contenu normatif

1. En présence d’une glissière, d’un dispositif d’extrémité de glissière et d’un atténuateur d’impact, lorsque la
distance entre un de ces éléments et la face apparente de la bordure est de plus de 200 mm et de moins de
3000 mm, la bordure doit obligatoirement être arasée. Elle doit être abaissée dans le cas contraire (voir le
Tome VIII – Dispositifs de retenue, chapitre 3 « Glissières de sécurité – Conception et construction »).

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Tome

ii
Chapitre

4
Page
bordures
2
Date NORME
2011 10 30

bordure trouve de nombreuses applications NQ 2560–114 « Travaux de génie civil –


lors de la réalisation d’autoroutes et d’échan- Granulats » ou NQ 2560–600 « Granulats –
geurs en zone urbaine. Matériaux recyclés fabriqués à partir de
L’installation d’une glissière de sécurité résidus de béton, d’enrobés bitumineux et de
derrière ce type de bordure est possible à la briques – Classification et caractéristiques ».
condition que la face de l’élément de glisse-
ment soit à une distance maximale de 200  mm 4.5.1 Bordure préfabriquée en béton
de la face apparente de la bordure. Les bordures préfabriquées en béton
doivent être conformes à la norme BNQ
4.3.3 Bordure arasée 2624–210 « Bordures en béton préfabri-
L’utilisation de ce type de bordure est limi- quées – Caractéristiques dimensionnelles,
tée aux entrées résidentielles et commerciales, géométriques et physiques ».
aux accès pour personnes à mobilité réduite, Les détails concernant les deux formes
ainsi qu’aux musoirs divergents en zone géométriques de bordures préfabriquées en
urbaine où la vitesse de base est supérieure à béton acceptées ainsi que leur mode d’instal-
60  km/h. Elles sont également utilisées devant lation sont montrés au dessin normalisé 001.
une extrémité de glissière ou un atténuateur
d’impact télescopique. 4.5.2 Bordure moulée en béton
Les dimensions ainsi que les détails
4.4 Emplacement de la bordure concernant la construction de bordures
Le long des voies de circulation où moulées en béton sont montrés au dessin
la vitesse de base est égale ou inférieure à normalisé 002.
60  km/h, les bordures sont généralement ins-
4.5.3 Bordure coulée en béton
tallées à la limite extérieure de l’accotement ou
des voies de stationnement, ou à une distance Les dimensions ainsi que les détails
minimale de 700  mm des voies de circulation. concernant la construction de bordures
coulées en béton sont montrés au dessin
Lorsque la vitesse de base est supérieure
normalisé 003.
à 60 km/h, la bordure est installée à la limite
extérieure de l’accotement. Compte tenu de la difficulté de maintenir
un niveau de qualité acceptable, le recours
4.5 Matériaux, spécifications à cette méthode de construction devrait être
limité à certains raccordements et rayons
et modes d’installation des
Complément à la norme

impossibles à réaliser autrement.


bordures
4.5.4 Bordure en granite
Les bordures sont constituées de béton, de
Les dimensions ainsi que les détails
granite ou d’enrobé. Les modes de fabrication
concernant le mode d’installation de bordures
sont les suivants :
en granite sont montrés au dessin norma-
– bordure en béton : préfabriquée en usine, lisé 004.
moulée sur place, coulée sur place;
– bordure en granite : pierre granitique taillée 4.5.5 Bordure en enrobé
Contenu normatif

en carrière; Les dimensions ainsi que les détails


– bordure en enrobé : moulée sur place. concernant la construction de bordures en
Le matériau granulaire utilisé dans la enrobé sont montrés au dessin normalisé  005.
fondation doit être conforme à la norme
Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41
Tome

ii
Chapitre

4
bordures Page

3
NORME Date

2010 10 30

Ces bordures sont généralement utilisées


sur les accotements revêtus, pour canaliser
l’eau de ruissellement et prévenir l’érosion
des talus lorsque le profil en long d’une route
a une pente supérieure à 5 %.

4.5.6 Caniveau en béton


Les dimensions ainsi que les détails
concernant leur construction sont montrés
au dessin normalisé 006.
Les caniveaux peuvent être utilisés pour
remplacer les bordures, dans les sections
d’autoroutes urbaines où le profil en long a
une pente faible.
Complément à la norme
Contenu normatif

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41
Tome
DESSIN NORMALISÉ iI
Chapitre

4
Bordure prÉfabriquÉe Numéro

en bÉton 001
NORME Date

2010 10 30

1 Lorsque la bordure arasée est juxtaposée à un trottoir ou à une entrée en pente ascendante, la hauteur
au-dessus du revêtement est de 25 mm. Elle est de 5 mm à l’endroit d’un accès universel et à la rencontre
d’une piste cyclable.
2 Coussin de support en béton (type XII).
3 Les bordures de transition de 1200 mm de longueur sont également acceptées.

Notes :
– les abouts des bordures présentent des surfaces planes et l’ouverture au joint est inférieure à 10 mm;
– la déviation dans l’alignement des faces apparentes de deux éléments de bordure consécutifs est
inférieure à 3 mm;
– pour des rayons de courbure inférieurs à 25 m, des éléments de bordure courbes sont utilisés;
– le matériau granulaire utilisé dans la fondation (d’une épaisseur minimale de 150 mm) doit être un MG 20 ou
un MR 5 dont la granulométrie est conforme au fuseau granulométrique du MG 20;
– la réfection derrière les bordures est effectuée à l’aide de matériaux de même nature que ceux avoisinants;
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX
MATÉRIAUX —
— Normes
Normes applicables
applicables
Béton, type XII Granulats
Tome VII, norme 3101
Bordure préfabriquée en béton BNQ 2624–210 • MG 20 NQ 2560–114
• MR 5 (correspondant à un MG 20) NQ 2560–600

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

iI DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

4
Numéro

002 Bordure moulÉe en bÉton


Date NORME
2011 10 30

1 La hauteur au-dessus du revêtement est de 5 mm pour un accès universel et à la rencontre d’une piste cyclable.
2 Les bordures sont sciées tous les 6 m sur une profondeur de 100 mm.

Notes :
– la longueur de transition entre une bordure surélevée ou abaissée et une bordure arasée est de 1000 mm;
– le matériau granulaire utilisé dans la fondation (d’une épaisseur minimale de 150 mm) doit être un MG 20
ou un MR 5 dont la granulométrie est conforme au fuseau granulométrique du MG 20;
– la réfection derrière les bordures est effectuée à l’aide de matériaux de même nature que les matériaux
avoisinants;
– le rayon de tous les congés d’angle est de 20 mm; MATÉRIAU — Norme applicable
Contenu normatif

– en présence d’ouvrages fixes tels qu’une borne-fontaine, Béton, type VI ou VII Tome VII, norme 3101
des joints de désolidarisation doivent être faits sur Granulats
la pleine épaisseur de la bordure; • MG 20 NQ 2560–114
– les cotes sont en millimètres. • MR 5 (correspondant à un MG 20) NQ 2560–600

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome
DESSIN NORMALISÉ iI
Chapitre

4
Numéro
Bordure coulÉe en bÉton 003
NORME Date

2011 10 30

1 La hauteur au-dessus du revêtement est de 5 mm pour un accès universel et à la rencontre d’une piste cyclable.
2 Les bordures sont sciées tous les 6 m sur une profondeur de 100 mm.

Notes :
– la longueur de transition entre une bordure surélevée ou abaissée et une bordure arasée est de 1000 mm;
– le matériau granulaire utilisé dans la fondation (d’une épaisseur minimale de 150 mm) doit être un MG 20
ou un MR 5 dont la granulométrie est conforme au fuseau granulométrique du MG 20;
– la réfection derrière les bordures est effectuée à l’aide de matériaux de même nature que les matériaux
avoisinants;
– le rayon de tous les congés d’angle est de 20 mm; MATÉRIAU — Norme applicable
Contenu normatif

– en présence d’ouvrages fixes tels qu’une borne-fontaine, Béton, type IV ou V Tome VII, norme 3101
des joints de désolidarisation doivent être faits sur Granulats
la pleine épaisseur de la bordure; • MG 20 NQ 2560–114
• MR 5 (correspondant à un MG 20) NQ 2560–600
– les cotes sont en millimètres.

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

iI DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

4
Numéro

004 Bordure EN granite


Date NORME
2013 01 30

1 Lorsque la bordure arasée est juxtaposée à un trottoir ou à une entrée en pente ascendante, la hauteur
au-dessus du revêtement est de 25 mm pour une entrée charretière, de 13 mm pour un accès universel et
de 5 mm à la rencontre d’une piste cyclable.
2 Coussin de support en béton (type XII).
3 La transition illustrée est arasée-surélevée. Dans les cas des transitions arasée-abaissée et abaissée-surélevée,
les détails de la bordure de transition sont les mêmes.

Notes :
– l’ouverture du joint entre deux bordures alignées est inférieure à 10 mm;
– pour des rayons de courbure inférieurs à 25 m, des éléments de bordure courbes sont utilisés;
– la déviation dans l’alignement des faces apparentes de deux éléments de bordure consécutifs est
inférieure à 5 mm;
– le matériau granulaire utilisé dans la fondation (d’une épaisseur minimale de 150 mm) doit être un MG 20 ou
un MR 5 dont la granulométrie est conforme au fuseau granulométrique du MG 20;
– la réfection derrière les bordures est effectuée à l’aide de matériaux de même nature que ceux avoi­sinants;
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX
MATÉRIAUX —
— Normes
Normes applicables
applicables
Béton, type XII Granulats
Tome VII, norme 3101
Bordure de granite
Tome VII, norme 14201 • MG 20 NQ 2560–114
• MR 5 (correspondant à un MG 20) NQ 2560–600

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Tome
DESSIN NORMALISÉ iI
Chapitre

4
Numéro
Bordure en enrobÉ 005
NORME Date

2010 10 30

Note :
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — Normes applicables


Enrobé Tome VII, norme 4202 Liant d’accrochage Tome VII, norme 4101

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Tome

iI DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

4
Numéro

006 Caniveau en bÉton


Date NORME
2010 10 30

1 Le caniveau est coulé, moulé sur place ou préfabriqué.

Notes :
– tirant (barre à haute adhérence) : nuance 400R, sauf aux endroits où les tirants doivent être pliés et redressés
subséquemment où la nuance est 300R;
– les joints de retrait transversaux des caniveaux en béton des chaussées souples qui doivent être faits tous
les 6 m, consistent en un trait de scie initial d’une profondeur de 75 mm, terminé par un réservoir garni d’un
produit de colmatage posé à chaud, comme on le montre au dessin normalisé II-2-016;
– les joints de retrait transversaux des caniveaux en béton des chaussées rigides doivent être faits dans le
prolongement des joints transversaux de la chaussée adjacente et être garnis au moyen du même produit de
colmatage que ceux-ci;
– les cotes sont en millimètres.

MATÉRIAUX — Normes applicables


Contenu normatif

Armature Produits de colmatage de joints


• tirant Tome VII, norme 5101 • produit posé à chaud Tome VII, norme 4401
Béton
• coulé en place, type IV ou V Tome VII, norme 3101
• moulé en place, type VI ou VII

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

ii
Chapitre

5
musoirs Page

i
Date

2010 10 30

Table des matières


5.1 Introduction 1

5.2 Références 1

5.3 Aménagement des musoirs 1

5.3.1 En milieu urbain 1

5.3.2 En milieu rural 1

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

ii
Chapitre

5
Page musoirs
ii
Date

2010 10 30

Table des dessins normalisés


001 Musoir R 500

002 Musoir R 1000

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

ii
Chapitre

5
musoirs Page

1
NORME Date

2010 10 30

5.1 Introduction Lorsque la vitesse de base est supérieure


à 60 km/h, le musoir délimité par la conver-
Un musoir est l’extrémité arrondie d’un gence des voies est abaissé et prolongé par
terre-plein ou d’un îlot séparateur. Il est égale- des bordures abaissées, tandis que le musoir
ment formé, dans le cas de voies de circulation créé par la divergence des voies est arasé et
convergentes ou divergentes, par l’intersection prolongé par des bordures du même type sur
du bord de la chaussée de la voie principale une distance de 5 m.
avec celui d’une voie secondaire. En milieu
urbain, les rayons de tangence normalisés Les musoirs normalisés de 500 et de
délimitant ces musoirs sont respectivement 1000 mm constituent des ouvrages distincts
de 500 et de 1000 mm. des bordures. L’aménagement intérieur des
musoirs et de ses approches est réalisé
conformément au Tome IV – Abords de route,
5.2 Références chapitre 8 « Revêtements de protection ».
La présente norme renvoie à l’édition la
plus récente des documents suivants : 5.3.2 En milieu rural
En milieu rural, un musoir est délimité
NORMES par les accotements des voies convergen-
tes ou divergentes, et aucune bordure n’est
BUREAU DE NORMALISATION utilisée.
DU QUÉBEC
Le musoir est alors aménagé par engazon-
BNQ 2624–210 « Bordures en béton nement, semblable à celui du talus, conformé-
préfabriquées – Caractéristiques dimen- ment aux exigences du Tome IV – Abords de
sionnelles, géométriques et physiques ». route, chapitre 9 « Engazonnement ».
MINISTÈRE DES TRANSPORTS
DU QUÉBEC
Tome IV – Abords de route.
Tome VII – Matériaux.

5.3 Aménagement des musoirs


5.3.1 En milieu urbain
Les éléments constituant les musoirs sont
préfabriqués ou coulés en place en béton ou
en pierre granitique taillée en carrière.
Les détails concernant leur mode
d’installation sont montrés aux dessins nor-
malisés 001 (R 500) et 002 (R 1000).
Dans une zone où la vitesse de base est
égale ou inférieure à 60 km/h, les musoirs
peuvent être installés de façon à s’adapter aux
Contenu normatif

bordures surélevées ou abaissées, soit à une


hauteur de 150 ou de 100 mm par rapport au
revêtement de la chaussée.

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41
Tome
DESSIN NORMALISÉ iI
Chapitre

5
Numéro
musoir R 500 001
NORME Date

2010 10 30

1 La face apparente du musoir doit correspondre à la forme de bordure de la hauteur correspondante


présentée au dessin normalisé II-4-003.
2 Coussin de support en béton (type XII).
3 Pour les musoirs surélevés en granite, seule la largeur de 125 est permise.
Notes :
– les éléments de musoirs préfabriqués en béton sont disponibles sous la forme d’un quadrant et
d’un quadrant découpé;
– si requis, prévoir une gaine ou un autre dispositif dans le musoir pour permettre l’installation de la petite
signalisation;
Contenu normatif

– les cotes sont en millimètres.

MATÉRIAUX — Normes applicables


Béton, type XII Tome VII, norme 3101 Musoir en granite Tome VII, norme 14201
Musoir préfabriqué en béton BNQ 2624–210

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

iI DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

5
Numéro

002
musoir R 1000
Date NORME
2010 10 30

1 La face apparente du musoir doit correspondre à la forme de bordure de la hauteur correspondante


présentée au dessin normalisé II-4-003.
2 Coussin de support en béton (type XII).
3 Pour les musoirs surélevés en granite, seule la largeur de 125 est permise.
Notes :
– les éléments de musoirs préfabriqués en béton sont disponibles sous la forme d’un quadrant et
d’un quadrant découpé;
– si nécessaire, installer une gaine ou un autre dispositif dans le musoir pour permettre l’installation de
la petite signalisation;
Contenu normatif

– les cotes sont en millimètres.

MATÉRIAUX — Normes applicables


Béton, type XII Tome VII, norme 3101 Musoir en granite Tome VII, norme 14201
Musoir préfabriqué en béton BNQ 2624–210
Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41
Tome

ii
Chapitre

6
trottoirs Page

i
Date

2013 01 30

Table des matières


6.1 Introduction 1

6.2 Références 1

6.3 Caractéristiques physiques 1

6.3.1 Les dimensions 1

6.3.2 La pente transversale 1

6.4 Aménagement des trottoirs 1

6.4.1 Entrées résidentielles ou


commerciales 1

6.4.2 Accès universel 1

6.5 Matériaux et modes de


construction des trottoirs 1

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

ii
Chapitre

6
Page trottoirs
ii
Date

2013 01 30

Table des dessins normalisés


001 Trottoir – aménagement d’une entrée

002 Trottoir – aménagement orienté


d’une entrée

003 Trottoir – accès universel

004 Trottoir et bordure monolithiques

005 Trottoir et bordure contigus

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

ii
Chapitre

6
trottoirs Page

1
NORME Date

2010 10 30

6.1 Introduction 6.3.2 La pente transversale


Les trottoirs sont des espaces réservés à La pente transversale désirable d’un
l’usage des piétons et situés en bordure de la trottoir est de 0,02 m/m. Elle peut être plus
chaussée ou séparés de cette dernière par prononcée, mais il faut éviter une déclivité de
une banquette de largeur variable. plus de 0,03 m/m, sauf aux entrées, où elle
peut atteindre 0,07 m/m.
6.2 Références
6.4 Aménagement des trottoirs
La présente norme renvoie à l’édition la
plus récente des documents suivants : 6.4.1 Entrées résidentielles ou
NORMES
commerciales
L’aménagement d’entrées résidentielles
AMERICAN SOCIETY FOR TESTING ou commerciales est réalisé conformément
AND MATERIALS aux dessins normalisés 001 et 002.
ASTM D1751 « Standard Specification for Le dessin normalisé 001 concerne les
Preformed Expansion Joint Filler for entrées conventionnelles à 90° et le dessin
Concrete Paving and Structural Construc- normalisé  002 les entrées orientées à 60° par
tion (Nonextruding and Resilient Bituminous rapport à l’axe de la chaussée.
Types) ».
6.4.2 Accès universel
BUREAU DE NORMALISATION
DU QUÉBEC L’aménagement d’un accès universel
est réalisé conformément au dessin norma-
NQ 2560–114 « Travaux de génie civil – lisé 003.
Granulats ».
NQ 2560–600 « Granulats – Matériaux 6.5 Matériaux et modes de
recyclés fabriqués à partir de résidus de
béton, d’enrobés bitumineux et de briques – construction des trottoirs
Classification et caractéristiques ». Le matériau granulaire utilisé dans la
MINISTÈRE DES TRANSPORTS fondation doit être conforme à la norme
DU QUÉBEC NQ 2560–114 « Travaux de génie civil –
Granulats » ou NQ 2560–600 « Granulats –
Tome VII – Matériaux.
Matériaux recyclés fabriqués à partir de
résidus de béton, d’enrobés bitumineux et de
6.3 Caractéristiques physiques briques – Classification et caractéristiques ».
Le trottoir est constitué de béton. Il peut
6.3.1 Les dimensions être monolithique et construit conformément
La largeur des trottoirs doit tenir compte du au dessin normalisé 004 ou juxtaposé à une
débit de piétons prévu, en prenant en considé- bordure et construit tel que montré au dessin
ration les conditions particulières existant près normalisé 005.
des écoles, des bureaux, des usines et des Aux endroits où le trottoir est séparé de
centres commerciaux. Une largeur de 1,5 m la chaussée par une banquette, seule la dalle
Contenu normatif

est considérée comme étant un minimum. de 150 mm d’épaisseur est requise et doit
être construite conformément aux détails
pertinents montrés au dessin normalisé 005.

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41
Tome
DESSIN NORMALISÉ iI
Chapitre

6
trottoir – Numéro

amÉnagement d’une entrÉe 001


NORME Date

2013 01 30

1 Largeur de l’accès telle qu’elle est définie au Tome I – Conception routière, chapitre 10 « Accès ».
2 50 mm pour une pente de 5 %.
3 La hauteur au-dessus du revêtement est de 25 mm pour une entrée charretière, de 13 mm pour un accès
universel et de 5 mm à la rencontre d’une piste cyclable. L’épaisseur minimale de 150 mm est conservée
vis-à-vis des entrées.
Notes :
– ce dessin concerne les entrées résidentielles ou commerciales;
– les détails de construction du trottoir sont présentés aux dessins normalisés 004 et 005;
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — Normes applicables

Planche compressible asphaltique ASTM D1751

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

iI DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

6
trottoir –
Numéro

002
amÉnagement orientÉ
Date
d’une entrÉe NORME
2013 01 30

1 Largeur de l’accès telle qu’elle est définie au Tome I – Conception routière, chapitre 10 « Accès ».
2 50 mm pour une pente de 5 %.
3 La hauteur au-dessus du revêtement est de 25 mm pour une entrée charretière, de 13 mm pour un accès
universel et de 5 mm à la rencontre d’une piste cyclable. L’épaisseur minimale de 150 mm est conservée
vis-à-vis des entrées.
Notes :
– ce dessin concerne les entrées résidentielles ou commerciales;
– les détails de construction du trottoir sont présentés aux dessins normalisés 004 et 005;
Contenu normatif

– les cotes sont en millimètres.


MATÉRIAUX — Normes applicables

Planche compressible asphaltique ASTM D1751

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome
DESSIN NORMALISÉ iI
Chapitre

6
Numéro
Trottoir – Accès universel 003
NORME Date

2013 01 30

1 La hauteur au-dessus du revêtement est de 150 mm.


2 La hauteur au-dessus du revêtement est de 13 mm pour un accès universel et de 5 mm à la rencontre d’une
piste cyclable. L’épaisseur minimale de 150 mm est conservée vis-à-vis de l’accès.
3 La largeur doit être augmentée si des obstacles nuisent au passage.
Contenu normatif

Notes :
– les détails de construction du trottoir sont fournis aux dessins normalisés 004 et 005;
– les cotes sont en millimètres.

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

iI DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

6
Numéro trottoir et bordure
004 monolithiques
Date NORME
2013 01 30

1 La réfection derrière le trottoir est effectuée à l’aide de matériaux de même nature que ceux avoisinants.
2 L’épaisseur minimale de 150 mm est conservée vis-à-vis des entrées.
3 La planche compressible doit être installée sur toute la profondeur du béton, et ce, de l’arrière du trottoir jusqu’à
25 mm à l’avant du trottoir. De plus, un trait de scie doit être fait dans cette partie du trottoir (talon), dans l’alignement
de celui de la planche compressible.
4 Le matériau granulaire utilisé dans la fondation doit être un MG 20 ou un MR 5 dont la granulométrie est conforme au
fuseau granulométrique du MG 20.
5 La hauteur au-dessus du revêtement est de 25 mm pour une entrée charretière, de 13 mm pour un accès universel et
de 5 mm à la rencontre d’une piste cyclable.
Notes :
– des joints de désolidarisation sont requis entre le trottoir et un ouvrage fixe tel qu’une borne-fontaine, un poteau ou
un regard;
– en remblai, les matériaux de fondation et de sous-fondation sont prolongés jusqu’au talus;
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX
MATÉRIAUX — — Normes
Normes applicables
applicables
Béton Granulats
• coulé en place, type IV ou V Tome VII, norme 3101 • MG 20 NQ 2560–114
• moulé en place, type VI ou VII • MR 5 (correspondant à un MG 20) NQ 2560–600
Planche compressible asphaltique ASTM D1751
Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41
Tome
DESSIN NORMALISÉ iI
Chapitre

6
trottoir et bordure Numéro

contigus 005
NORME Date

2010 10 30

1 La réfection derrière le trottoir est effectuée à l’aide


de matériaux de même nature que ceux avoisinants.
2 L’épaisseur minimale de 150 mm est conservée
vis-à-vis des entrées.
3 La planche compressible doit être installée sur toute la
profondeur du béton, et ce, de l’arrière du trottoir jusqu’à la bordure.
4 Le matériau granulaire utilisé dans la fondation doit être un MG 20 ou un MR 5 dont la granulométrie est conforme au
fuseau granulométrique du MG 20.
5 Les joints des bordures doivent être réalisés selon les spécifications du chapitre 4 « Bordures » du présent tome. Dans
le cas de trottoirs avec bordure de granite, les joints de dilatation doivent toujours coïncider avec les joints imposés
par les bordures de granite.
Notes :
– des joints de désolidarisation sont requis entre le trottoir et un ouvrage fixe tel qu’une borne-fontaine,
un poteau ou un regard;
– en remblai, les matériaux de fondation et de sous-fondation sont prolongés jusqu’au talus;
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — Normes applicables


Béton du trottoir, type IV ou V Tome VII, norme 3101 Planche compressible asphaltique ASTM D1751
Granulats
• MG 20 NQ 2560–114
• MR 5 (correspondant à un MG 20) NQ 2560–600

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Tome

ii
Chapitre

7
dispositifs de retenue Page

1
NORME Date

2011 10 30

Le contenu du présent chapitre a été transféré dans le


Tome VIII – Dispositifs de retenue (1re édition 2011 10 30)
de la collection Normes – Ouvrages routiers. Celui-ci
regroupe l’ensemble des normes et des compléments
à la norme sur les dispositifs de retenue se trouvant
jusqu’à maintenant dans le Tome I – Conception routière,
le Tome II – Construction routière et le guide Dispositifs
de retenue – Guide d’application des normes.

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Tome

II
Chapitre

8
CLÔTURES ET REPÈRES Page

i
Date

2014 01 30

Table des matières


8.1 Introduction 1

8.2 Références 1

8.3 Clôture de ferme 1

8.3.1 Clôture de ferme sur poteaux


de bois 1

8.3.2 Clôture de ferme sur poteaux


d’acier non galvanisé 1

8.3.3 Clôture de ferme sur poteaux


d’acier galvanisé (non-accès) 2

8.4 Clôture grillagée à mailles


(non-accès) 2

8.4.1 Clôture grillagée à mailles avec


barre de support 3

8.4.2 Clôture grillagée à mailles avec


fils de support 3

8.5 Repère d’emprise 3

8.6 Écran antiéblouissement 3

8.6.1 Écran antiéblouissement en


métal déployé 3

8.6.2 Écran antiéblouissement


à ailerons verticaux 4

8.7 Bibliographie 4

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Tome

II
Chapitre

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ii
Date

2014 01 30

Table des dessins normalisés


001 Clôture de ferme sur poteaux de bois

002 Clôture de ferme sur poteaux d’acier –


Installation des poteaux

003 Clôture de ferme sur poteaux d’acier


non galvanisé

004 Clôture de ferme sur poteaux d’acier


non galvanisé – Installation des
poteaux en présence de roc

005 Clôture de ferme sur poteaux d’acier


galvanisé (non-accès)

006 Clôture de ferme sur poteaux d’acier


galvanisé (non-accès) – Installation
des poteaux en présence de roc

007 Clôture grillagée à mailles avec barre


de support (non-accès)

008 Clôture grillagée à mailles avec fils


de support (non-accès)

009 Clôture grillagée à mailles


(non-accès) – Installation des
poteaux en présence de roc

010 Écran antiéblouissement en métal


déployé

011 Écran antiéblouissement en métal


déployé – Détails

012 Écran antiéblouissement à ailerons


verticaux

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Tome

II
Chapitre

8
CLÔTURES ET REPÈRES Page

1
NORME Date

2014 01 30

8.1 Introduction 8.3 Clôture de ferme


Les clôtures, installées généralement sur
la ligne de l’emprise des routes, servent à 8.3.1 Clôture de ferme sur poteaux
limiter l’accès et à circonscrire des espaces de bois
privés ou réservés. La clôture de ferme sur poteaux de bois
Les repères d’emprise servent à délimiter est utilisée le long des routes en milieu rural.
clairement la ligne de propriété, que ce soit Les poteaux sont placés sur la ligne de l’em-
pour assurer l’intégrité de la propriété ou prise et le grillage est installé du côté de la
pour indiquer des zones de non-accès, des propriété du Ministère.Toutefois, à la demande
servitudes de vue, d’écoulement des eaux du propriétaire riverain, le grillage peut être
et autres. installé du côté de la propriété riveraine.
Les écrans antiéblouissement ont pour Pour la clôture de ferme sur poteaux
fonction de contrer l’effet d’éblouissement de bois, une travée courante, c’est-à-dire la
des phares des véhicules circulant dans des distance entre deux poteaux de cèdre de
directions opposées sur des autoroutes et 125 mm de diamètre, est de 3 m. Lorsqu’une
des artères à haute densité de circulation où barrière doit être installée, la travée avec
le terre-plein est très étroit. barrière est de longueur variable, selon qu’il
s’agit d’une barrière simple ou double, et
8.2 Références est délimitée par des poteaux de cèdre de
200  mm de diamètre. La barrière doit toutefois
La présente norme renvoie à l’édition la avoir une longueur maximale de 4,9 m. Dans
plus récente des documents suivants : une dépression de terrain, si le changement
d’inclinaison entre deux travées est supérieur
NORMES à 20°, un poteau de cèdre de 200 mm de
diamètre doit être installé à cet endroit. Il en
AMERICAN SOCIETY FOR TESTING
va de même sur le plan horizontal si deux tra-
AND MATERIALS
vées sont déviées de plus de 10°. Cependant,
ASTM  A123 / A123M « Standard Specifica- dans cette situation, des contrefiches et des
tion for Zinc (Hot-Dip Galvanized) Coatings tirants sont fixés de part et d’autre du poteau
on Iron and Steel Products ». de cèdre de 200 mm de diamètre. Le dessin
ASTM F1667 « Standard Specification normalisé  001 montre les détails d’installation
for Driven Fasteners: Nails, Spikes, and de cette clôture.
Staples ». En présence de roc, les poteaux de bois
MINISTÈRE DES TRANSPORTS sont remplacés par des poteaux d’acier non
DU QUÉBEC galvanisé (voir dessin normalisé 002).
Tome I – Conception routière. 8.3.2 Clôture de ferme sur poteaux
Tome VII – Matériaux. d’acier non galvanisé
Tome VIII – Dispositifs de retenue. La clôture de ferme sur poteaux d’acier
OFFICE DES NORMES GÉNÉRALES non galvanisé est utilisée le long des routes en
DU CANADA milieu rural. Elle doit être utilisée en présence
Contenu normatif

CAN/CGSB 1.40 « Peinture pour couche


primaire anticorrosion, aux résines alkydes,
pour acier de construction ».

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Tome

II
Chapitre

8
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CLÔTURES ET REPÈRES
2
Date NORME
2011 10 30

de roc ou de terrain rocheux. Les poteaux sont L’aménagement des travées de la clôture
placés sur la ligne de l’emprise et le grillage de ferme sur poteaux d’acier galvanisé (non-
est installé du côté de la propriété du Minis- accès) est identique à celui de la clôture de
tère. Toutefois, à la demande du propriétaire ferme sur poteaux d’acier non galvanisé. Seul
riverain, le grillage peut être installé du côté le grillage de ces deux clôtures diffère. Les
de la propriété riveraine. dessins normalisés 002, 005 et 006 montrent
Pour la clôture de ferme sur poteaux les détails d’installation de cette clôture.
d’acier non galvanisé, une travée courante,
c’est-à-dire la distance entre deux poteaux, 8.4 Clôture grillagée à mailles
est de 3 m et un poteau de renfort du type C (non-accès)
doit être installé tous les 30 m (voir dessin
normalisé  002). Un poteau terminal du type  A Cette clôture est utilisée le long des
muni d’une barre d’appui du type  C est installé routes et des autoroutes en milieu urbain où les
aux extrémités de la clôture de ferme. Lors- accès sont interdits. Elle sert à interdire l’accès
qu’une barrière doit être installée, la travée à un lieu réservé ainsi qu’à une propriété du
avec barrière est de longueur variable, selon gouvernement comportant des installations
qu’il s’agit d’une barrière simple ou double, et mécaniques ou électriques.
est délimitée par des poteaux terminaux du Les poteaux sont placés sur la ligne de
type A munis d’une barre d’appui du type C. l’emprise et le grillage est installé du côté de
La barrière doit toutefois avoir une longueur la propriété du Ministère. Une travée peut
maximale de 4,9 m. Dans une dépression de varier de 1,6 à 2,4 m selon les conditions
terrain, si le changement d’inclinaison entre locales d’amoncellement de neige. Si la
deux travées est supérieur à 20º, un poteau clôture subit un changement d’inclinaison
de renfort du type C doit être installé à cet entre deux travées supérieur à 30º ou une
endroit. Sur le plan horizontal, si deux travées déviation de plus de 10º, un poteau de renfort
sont déviées de plus de 10º, un poteau d’an- ou un poteau d’angle muni de deux entre-
gle du type A muni de deux barres d’appui toises et de tendeurs aux fils de tension doit
du type C doit être mis en place. Les dessins être installé.
normalisés 003 et 004 montrent les détails Selon la nature des lieux, cette clôture peut
d’installation de cette clôture. être érigée selon trois hauteurs différentes, en
respectant les critères d’utilisation suivants :
8.3.3 Clôture de ferme sur poteaux
– hauteur de 2,4 m pour terrains de jeux,
d’acier galvanisé (non-accès) écoles, parcs, propriétés d’Hydro-Québec
La clôture de ferme sur poteaux d’acier ou propriétés gouvernementales;
galvanisé est utilisée le long des autoroutes, – hauteur de 1,8  m pour terrains accidentés
en milieu rural, pour délimiter l’emprise et dans les flancs de coteau;
montrer clairement le non-accès. Ce type de
clôture est également employé le long des – hauteur de 1,2 m pour terrain plat entre
autres routes pour délimiter un non-accès. Les le chemin de desserte ou les terrains
poteaux sont placés sur la ligne de l’emprise riverains et l’autoroute.
et le grillage est installé du côté de la propriété Deux types de clôtures grillagées à mailles
du Ministère. sont utilisés selon que les clôtures sont situées
Contenu normatif

à proximité des voies de circulation ou qu’elles


en sont éloignées.

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Tome

II
Chapitre

8
CLÔTURES ET REPÈRES Page

3
NORME Date

2014 01 30

8.4.1 Clôture grillagée à mailles avec 8.6 Écran antiéblouissement


barre de support L’écran antiéblouissement est installé dans
Ce type de clôture est réservé aux utili- le terre-plein central des routes à chaussées
sations éloignées des voies de circulation en séparées afin de contrer l’éblouissement
raison des risques de pénétration de la barre produit par les phares des véhicules circulant
de support dans l’habitacle d’un véhicule lors dans des directions opposées. L’écran a éga-
d’un impact. Ce type de clôture doit être utilisé lement pour effet de minimiser la distraction
à l’extérieur de la distance de dégagement des conducteurs causée par les conditions de
latéral décrite au Tome VIII – Dispositifs de circulation sur la chaussée adjacente.
retenue, chapitre  2 « Sécurisation des abords L’écran antiéblouissement est installé
de route ». généralement sur une glissière rigide en béton
Le dessin normalisé  007 montre les détails (voir Tome VIII – Dispositifs de retenue, cha-
d’installation de cette clôture. pitre  3 « Glissières de sécurité  –  Conception et
construction ») et sa hauteur varie en fonction
8.4.2 Clôture grillagée à mailles avec du profil de la route.
fils de support L’installation de l’écran antiéblouissement
Ce type de clôture avec système de fils de ne doit pas avoir pour effet de réduire la dis-
support doit être utilisé lorsque la clôture est tance de visibilité à l’arrêt en deçà des critères
installée à l’intérieur de la distance de dégage- du Tome I – Conception routière, chapitre 7
ment latéral décrite au Tome VIII – Dispositifs « Distance de visibilité ».
de retenue, chapitre 2 « Sécurisation des Il existe deux types d’écrans antiéblouis-
abords de route ». On peut toutefois l’utiliser sement.
à l’extérieur de cette zone.
Le dessin normalisé  008 montre les détails 8.6.1 Écran antiéblouissement en
d’installation de cette clôture. métal déployé
L’écran antiéblouissement en métal
8.5 Repère d’emprise déployé diminue de façon efficace l’éblouis-
Les repères d’emprise sont des repères sement causé par les phares de véhicules
identifiés dont les caractéristiques sont défi- circulant en direction opposée. L’installation
nies dans le Règlement sur les repères et les de ce type d’écran est relativement longue et
bornes (RLRQ, chapitre A-23, r.  14) découlant nécessite l’utilisation de nombreuses pièces.
de la Loi sur les arpenteurs-géomètres (RLRQ, Dans le cas d’accidents graves, des rebuts de
chapitre A-23). métaux peuvent être projetés un peu partout
Ils servent à délimiter clairement la limite sur les voies de circulation. La réparation de
de la propriété du Ministère. Ils sont installés ces écrans nécessite la fermeture de voies
aux points de discontinuité de la ligne de pour de longues périodes.
l’emprise et permettent de faciliter le respect Les dessins normalisés 010 et 011 mon-
de l’emprise et des servitudes (non-accès, trent les détails d’installation.
vue, écoulement des eaux, etc.).
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Tome

II
Chapitre

8
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CLÔTURES ET REPÈRES
4
Date NORME
2014 01 30

8.6.2 Écran antiéblouissement à


ailerons verticaux
L’écran antiéblouissement à ailerons
verticaux diminue de façon efficace l’éblouis-
sement causé par les phares de véhicules
circulant en direction opposée. L’installation de
ce type d’écran est très rapide, que ce soit à
l’unité ou par groupes sur une base modulaire.
Dans le cas d’accidents graves, des rebuts de
plastique légers peuvent être projetés sur les
voies de circulation. Les réparations sont très
rapides et nécessitent la fermeture d’une seule
voie. Cet écran permet une visibilité latérale
et le franchissement par des secouristes en
cas d’urgence. Il peut être utilisé pour élimi-
ner l’effet de distraction le long de chantiers
importants.
Le dessin normalisé 012 montre les détails
d’installation.

8.7 Bibliographie
GOUVERNEMENT DU QUÉBEC.
Loi sur les arpenteurs-géomètres
(RLRQ, chapitre A-23).
Règlement sur les repères et les bornes
(RLRQ, chapitre A-23, r. 14).

Complément à la norme
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Tome
DESSIN NORMALISÉ II
Chapitre

8
CLÔTURE DE FERME Numéro

SUR POTEAUX DE BOIS 001


NORME Date

2014 01 30

1 Sur le plan vertical, s’il y a un changement d’inclinaison dans la clôture supérieur à 20°, un poteau de cèdre de 200 mm de
diamètre et de 2400 mm de longueur doit être installé.
2 Sur le plan horizontal, si la clôture est déviée de plus de 10°, un poteau de cèdre de 200 mm de diamètre et de 2400 mm de
longueur et muni de deux contrefiches (100 × 100 mm) en pin ou en épinette et de deux tirants de quatre fils torsadés doit
être installé.

Notes :
– sur le roc, les poteaux de bois sont remplacés par des poteaux d’acier non galvanisé (voir dessin normalisé 003);
– les poteaux sont placés sur la ligne de l’emprise;
– en ce qui concerne le grillage :
- il doit être installé du côté de la propriété du Ministère ou, à la demande du propriétaire riverain, du côté de sa propriété,
- l’espacement maximal des fils verticaux est de 300 mm c/c,
- le nombre minimal de fils horizontaux est de 8;
MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES
Contenu normatif

– une encoche doit être pratiquée aux poteaux


verticaux pour positionner les contrefiches; Bois Tome VII, norme 11101
Boulons et rondelles Tome VII, norme 6201
– toutes les pièces métalliques sont galvanisées; Crampillons ASTM F1667
– les cotes sont en millimètres. Galvanisation ASTM  A123 / A123M
Grillage et fils métalliques Tome VII, norme 6601

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Tome

II DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

8
Numéro
CLÔTURE DE FERME SUR POTEAUX
002 D’ACIER – INSTALLATION
Date DES POTEAUX NORME
2013 01 30

Type Profilé
A 65 × 65 × 6 × 2438
30 × 30 × 3,5 × 2438
B
38 × 33 × 3,2 × 2438
C 55 × 55 × 6 × 2438

Notes :
– les broches d’attache sont constituées de fils d’aluminium ayant un diamètre de 3,5 mm;
– toutes les pièces métalliques sont galvanisées, à l’exception des poteaux;
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — NORMES APPLICABLES


Galvanisation
ASTM  A123 / A123M Grillage et poteaux métalliques Tome VII, norme 6601

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Tome
DESSIN NORMALISÉ iI
Chapitre

8
clôture de ferme sur poteaux Numéro

d’acier non galvanisé 003


NORME Date

2013 01 30

1 Sur le plan horizontal, si la clôture est déviée de plus de 10°, un poteau d’angle de type A doit être installé.
2 Tous les 30 m, ou s’il y a un changement d’inclinaison dans la clôture supérieur à 20°, un poteau de renfort de type C
doit être installé.
3 En présence de roc, voir le dessin normalisé 004.

Notes :
– la travée avec barrière peut avoir une largeur maximale de 9800 mm, soit deux barrières de 4900 mm;
– les barres d’appui sont boulonnées aux poteaux;
– les poteaux sont placés sur la ligne de l’emprise et enduits d’une peinture verte ou brune;
– en ce qui concerne le grillage :
- il doit être installé du côté de la propriété du Ministère ou, à la demande du propriétaire riverain, du côté de sa propriété;
- l’espacement maximal des fils verticaux est de 300 mm c/c;
- le nombre minimal de fils horizontaux est de 8;
– toutes les pièces métalliques sont galvanisées;
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — Normes applicables


Aciers de construction Tome VII, norme 6101 Grillage et poteaux métalliques Tome VII, norme 6601
Béton, type I Tome VII, norme 3101 Peinture, épaisseur de 100 µm au min. CAN/CGSB 1.40
Galvanisation ASTM  A123 / A123M

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Tome

iI DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

8 clôture de ferme sur poteaux


Numéro d’acier non galvanisé –
004 installation des poteaux
Date en présence de roc NORME
2010 03 30

1 Profondeur du trou (mm)


Positionnement
du roc Dans le mort-terrain(1) (Pmt ) Dans le roc (Pr ) Totale (Pt )
< 938 0 à 937 350 (2)
350 à 1288
≥ 938 938 à 1288 0 à 350 1288
1. Cette profondeur varie selon la position du roc.
2. Cette profondeur est fixe. Si requis, couper le bas du poteau sur place.

2 Type Profilé Diamètre dans le roc (mm)


A 65 × 65 × 6 × 2438 100
30 × 30 × 3,5 × 2438
B 75
38 × 33 × 3,2 × 2438
C 55 × 55 × 6 × 2438 100

Notes :
– toutes les pièces métalliques sont galvanisées, à l’exception des poteaux;
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — Normes applicables


Béton, type I Tome VII, norme 3101 Poteaux métalliques Tome VII, norme 6601
Coulis d’ancrage Tome VII, norme 3901

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Tome
DESSIN NORMALISÉ iI
Chapitre

8
clôture de ferme sur poteaux Numéro

d’acier galvanisé (non-accès) 005


NORME Date

2013 01 30

1 Sur le plan horizontal, si la clôture est déviée de plus de 10°, un poteau d’angle de type A doit être installé.
2 Tous les 30 m, ou s’il y a un changement d’inclinaison dans la clôture supérieur à 20°, un poteau de renfort de type C
doit être installé.
3 En présence de roc, voir le dessin normalisé 006.

Notes :
– les barres d’appui sont boulonnées aux poteaux;
– les poteaux sont placés sur la ligne de l’emprise;
– en ce qui concerne le grillage :
- il doit être installé du côté de la propriété du Ministère;
- l’espacement maximal des fils verticaux est de 300 mm c/c;
- le nombre minimal de fils horizontaux est de 10;
– toutes les pièces métalliques sont galvanisées;
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — Normes applicables


Aciers de construction Tome VII, norme 6101 Galvanisation ASTM  A123 / A123M
Béton, type I Tome VII, norme 3101 Grillage et poteaux métalliques Tome VII, norme 6601

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Tome

iI DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

8 CLÔTURE DE FERME SUR POTEAUX


Numéro D’ACIER GALVANISÉ (NON-ACCÈS) –
006 installation des poteaux
Date en présence de roc NORME
2013 01 30

1 Profondeur du trou (mm)


Positionnement
du roc Dans le mort-terrain(1) (Pmt ) Dans le roc (Pr ) Totale (Pt )
< 788 0 à 787 350 (2)
350 à 1188
≥ 788 788 à 1188 0 à 350 1188
1. Cette profondeur varie selon la position du roc.
2. Cette profondeur est fixe. Si requis, couper le bas du poteau sur place.

2 Type Profilé Diamètre dans le roc (mm)


A 65 × 65 × 6 × 2438 100
30 × 30 × 3,5 × 2438
B 75
38 × 33 × 3,2 × 2438
C 55 × 55 × 6 × 2438 100

Notes :
– toutes les pièces métalliques sont galvanisées;
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — Normes applicables


Béton Tome VII, norme 3101 Galvanisation ASTM  A123 / A123M
Coulis d’ancrage Tome VII, norme 3901 Poteaux métalliques Tome VII, norme 6601

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Contenu normatif

NORME

1 Selon les conditions locales d’amoncellement de neige, la distance entre les poteaux
peut varier de 1600 à 2400 mm.
2 La longueur des poteaux varie en fonction de la hauteur du grillage. Leur limite élastique
est de 170 MPa.
3 La hauteur du grillage est de 1200, 1800 ou 2400 mm.

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


4 Un poteau de renfort muni de deux entretoises et deux tendeurs doit être installé tous
les 60 m. Si la clôture est déviée de plus de 10° ou s’il y a un changement d’inclinaison
supérieur à 30°, il est nécessaire d’installer un poteau d’angle muni de deux entretoises.
(non-accès)

5 En présence de roc, voir le dessin normalisé 009.


DESSIN NORMALISÉ

6 La longueur des poteaux dans le sol varie selon la hauteur du grillage et les conditions
locales.
avec BARRE de support

Notes :
– les poteaux sont placés sur la ligne de l’emprise;
ClÔture grillagée À mailles

– le grillage est installé du côté de la propriété du Ministère et fixé aux poteaux, à la barre
de support et au fil de tension toutes les 4 mailles. Les broches d’attache utilisées aux
poteaux et à la barre de support sont constituées de fils d’aluminium de 3,5 mm de
diamètre, alors que celles utilisées au fil de tension sont des fils d’acier inoxydable ayant MATÉRIAUX — Normes applicables
un diamètre de 1,5 mm; Béton, type I Tome VII, norme 3101
– toutes les pièces métalliques, à l’exception des pièces en aluminium, sont galvanisées; Coulis d’ancrage Tome VII, norme 3901
Galvanisation ASTM  A123 / A123M
iI

– le taux de zinc pour la galvanisation des fils doit être de 490 g/m2;


Date

Grillage et fils métalliques Tome VII, norme 6601


Tome

007
Numéro
Chapitre

– les cotes sont en millimètres.


2013 01 30
iI

Date
Tome

008
Numéro
Chapitre

2013 01 30
(non-accès)
DESSIN NORMALISÉ

1 Selon les conditions locales d’amoncellement de neige, la distance entre les poteaux
avec fils de support

peut varier de 1600 à 2400 mm.


2 La longueur des poteaux varie en fonction de la hauteur du grillage. Leur limite élastique
est de 170 MPa.
ClÔture grillagée À mailles

3 La hauteur du grillage est de 1200, 1800 ou 2400 mm.


4 Un poteau de renfort muni de deux entretoises et deux tendeurs doit être installé tous
les 60 m. Si la clôture est déviée de plus de 10° ou s’il y a un changement d’inclinaison
supérieur à 30°, il est nécessaire d’installer un poteau d’angle muni de deux entretoises.
5 En présence de roc, voir le dessin normalisé 009.

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


6 La longueur des poteaux dans le sol varie selon la hauteur du grillage et les conditions
locales.

Notes :
– les poteaux sont placés sur la ligne de l’emprise;
– le grillage est installé du côté de la propriété du Ministère et fixé aux poteaux et aux fils
de tension toutes les 4 mailles. Les broches d’attache utilisées aux poteaux sont consti-
tuées de fils d’aluminium ayant un diamètre de 3,5 mm, alors que celles utilisées aux MATÉRIAUX — Normes applicables
fils de tension sont des fils d’acier inoxydable de 1,5 mm de diamètre; Béton, type I Tome VII, norme 3101
– toutes les pièces métalliques, à l’exception des pièces en aluminium, sont galvanisées; Coulis d’ancrage Tome VII, norme 3901
NORME

Galvanisation ASTM  A123 / A123M


– le taux de zinc pour la galvanisation des fils doit être de 490 g/m2; Grillage et fils métalliques Tome VII, norme 6601
– les cotes sont en millimètres.

Contenu normatif
Tome
DESSIN NORMALISÉ iI
Chapitre

8
ClÔture grillagée À mailles Numéro
(non-accès) – installation des 009
NORME poteaux en présence de roc Date

2013 01 30

1 Profondeur du trou (mm)


Positionnement
du roc Dans le mort-terrain (Pmt )
(1)
Dans le roc (Pr ) Totale (Pt )
< 900 0 à 899 350(2) 350 à 1250
≥ 900 900 à 1250 0 à 350 1250
1. Cette profondeur varie selon la position du roc.
2. Cette profondeur est fixe. Si requis, couper le bas du poteau sur place.

2 La longueur des poteaux dans le sol varie selon la hauteur du grillage et les conditions locales.

Notes :
– les poteaux sont placés sur la ligne de l’emprise;
– toutes les pièces métalliques, sauf les pièces en aluminium, sont galvanisées;
– les cotes sont en millimètres.
Contenu normatif

MATÉRIAUX — Normes applicables


Béton Tome VII, norme 3101 Galvanisation ASTM  A123 / A123M
Coulis d’ancrage Tome VII, norme 3901 Poteaux métalliques Tome VII, norme 6601

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


iI

Date
Tome

010
Numéro
Chapitre

2013 01 30
DESSIN NORMALISÉ

en métal déployé
Écran antiÉblouissement

1 La hauteur « H » du grillage métallique déployé est de 600 ou 900 mm.

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Notes :
– le grillage est constitué de panneaux de 2500 mm de longueur fixés aux fils
de tension tous les 600 mm c/c à l’aide de broches d’attaches constituées
de fils d’aluminium ayant un diamètre de 3,5 mm;
– deux fils d’ancrage avec tendeurs et des tendeurs dans les fils de tension
sont requis tous les 60 m;
– toutes les pièces métalliques, à l’exception des pièces en aluminium, sont MATÉRIAUX — Normes applicables
galvanisées; Galvanisation ASTM  A123 / A123M
– le taux de zinc minimal pour la galvanisation des câbles et des tendeurs Grillage, poteaux métalliques,
NORME

doit être de 490 g/m2; écrans antiéblouissement et


fils métalliques Tome VII, norme 6601
– les cotes sont en millimètres.

Contenu normatif
Tome
DESSIN NORMALISÉ iI
Chapitre

8
Écran antiÉblouissement Numéro

en métal déployé – détails 011


NORME Date

2013 01 30

Notes :
– toutes les pièces métalliques, à l’exception des pièces en aluminium, sont galvanisées;
– le taux de zinc minimal pour la galvanisation des câbles et des tendeurs doit être de 490 g/m2;
– les cotes sont en millimètres.

MATÉRIAUX — Normes applicables


Contenu normatif

Boulons, tiges d’ancrage, Grillage, poteaux métalliques et


écrous et rondelles, A307 grade A Tome VII, norme 6201 écrans antiéblouissement Tome VII, norme 6601
Galvanisation ASTM  A123 / A123M

Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41


Tome

iI DESSIN NORMALISÉ
Chapitre

8
Numéro Écran antiÉblouissement
012 à ailerons verticaux
Date NORME
2010 03 30

Notes :
– hauteur disponible pour les ailerons : 610, 762, 914 ou 1219 mm;
– la distance « D » entre les ailerons verticaux, l’angle « α » de montage et la hauteur « H » sont conçus selon
les spécifications du fabricant;
Contenu normatif

– l’aileron est en polyéthylène résistant aux rayons ultraviolets et non fragile par temps froid;
– épaisseur des parois : 3 mm;
– la base modulaire est fabriquée en acier; longueurs disponibles (L) : 3048 et 3659 mm;
– les cotes sont en millimètres.

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Tome

II
Chapitre
MESURES D’ATTÉNUATION 9
ENVIRONNEMENTALES Page

TEMPORAIRES i
Date

2014 01 30

Table des matières


9.1 Introduction 1 9.4.4.1 Exigences générales 21
9.4.4.2 Pont temporaire 22
9.2 Références 1
9.4.4.3 Ponceau temporaire 22
9.3 Protection de l’environnement 9.4.4.4 Passage à gué 23
au chantier 2 9.4.4.5 Remblayage temporaire
dans une étendue d’eau 23
9.3.1 Aménagement du chantier 2
9.5 Protection des milieux humides 23
9.3.2 Entretien et circulation de la
machinerie et des véhicules 3 9.5.1 Notes générales 23

9.3.3 Gestion des matières résiduelles 4 9.5.2 Protection des sols et


des caractéristiques
9.3.3.1 Matériaux naturels 4
hydrogéologiques 24
9.3.3.2 Matériaux de démolition 4
9.3.3.3 Matières dangereuses 5 9.5.3 Protection des écosystèmes
9.3.3.4 Sols contaminés 6 fauniques et floristiques 25

9.4 Protection du milieu aquatique 6 9.5.4 Aménagements temporaires 25

9.4.1 Période de réalisation des 9.6 Protection du milieu forestier


travaux 6 et des habitats fauniques
terrestres 25
9.4.2 Déboisement en bordure des
cours d’eau et des plans d’eau 9 9.6.1 Conservation des arbres 26

9.4.3 Contrôle de l’érosion et des 9.6.2 Essouchement 26


sédiments sur le site de
9.6.3 Rebuts de déboisement 26
construction 9
9.6.3.1 Prévention des incendies 26
9.4.3.1 Préparation des surfaces
de travail ou des zones 9.6.4 Chemin d’accès temporaire 27
d’intervention 10
9.4.3.2 Stabilisation temporaire 10 9.7 Protection des sites
archéologiques 27
9.4.3.3 Dispositifs d’interception
des eaux et des sédiments 12
9.7.1 Notes générales 27
9.4.3.4 Dérivation temporaire
d’un cours d’eau 19 9.7.2 Mesures de protection pour
les découvertes fortuites 27
9.4.4 Franchissement temporaire
d’un cours d’eau 19 9.8 Protection du milieu visuel 28

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Tome

II
Chapitre

9 MESURES D’ATTÉNUATION
Page ENVIRONNEMENTALES
ii TEMPORAIRES
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9.9 Protection du milieu sonore 28

9.9.1 Principes généraux 28


9.9.1.1 Sources de bruit 28
9.9.1.2 Modélisation du bruit
de construction 28
9.9.1.3 Mesure des niveaux sonores 29
9.9.1.4 Niveaux sonores maximaux
recommandés 29
9.9.2 Programme de gestion du bruit 30
9.9.2.1 Programme détaillé
de contrôle du bruit 31
9.9.2.2 Plan de suivi acoustique 31
9.9.3 Mesures d’atténuation 32
9.9.3.1 Mesures d’atténuation
à la source 32
9.9.3.2 Mesures d’atténuation
appliquées à la propagation
du bruit 32
9.9.3.3 Mesures d’atténuation
appliquées au récepteur 33
9.9.3.4 Caractéristiques et
performance requise des
écrans antibruit temporaires 33
9.9.3.5 Équipements
d’hydrodémolition 36
9.10 Protection du milieu habité 36

9.10.1 Alimentation en eau potable 37

9.10.2 Sautage 37

9.11 Protection du milieu agricole 37

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TEMPORAIRES iii
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Liste des figures Liste des photos


Figure 9.4–1 Photo 9.9–1
Exemple d’ancrage de ballots Écran temporaire entourant un chantier 34
de paille pour disposition en série 13
Photo 9.9–2
Figure 9.4–2 Écran temporaire, vue du côté de la
Installation d’une barrière munie source de bruit 34
d’un géotextile 15
Photo 9.9–3
Figure 9.4–3 Écran entourant un équipement fixe 34
Trappe à sédiments et berme filtrante
érigées dans un fossé routier 17 Photo 9.9–4
Écran sur nacelle fait à partir de toiles
Figure 9.4–4 acoustiques 34
Bassin de sédimentation 18
Photo 9.9–5
Figure 9.4–5 Écran sur chariot élévateur 34
Étapes de réalisation d’une dérivation
temporaire d’un cours d’eau 20 Photo 9.9–6
Écran sur nacelle en ciseau 34
Figure 9.4–6
Profil d’un canal de dérivation
temporaire en pente moyenne ou
forte (2 % et plus) 21

Figure 9.4–7
Profil d’un canal de dérivation
temporaire en pente faible
(moins de 2 %) 21

Figure 9.4–8
Pont temporaire 23

Figure 9.4–9
Passage à gué 24

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9 MESURES D’ATTÉNUATION
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iv TEMPORAIRES
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Liste des tableaux


Tableau 9.4–1
Périodes de réalisation des travaux
dans le milieu aquatique en fonction des
caractéristiques de la reproduction, de
l’incubation et de la période de mobilité
des larves des poissons 7

Tableau 9.4–2
Grille d’application des principales
méthodes de contrôle temporaire
de l’érosion 11

Tableau 9.9–1
Niveaux sonores maximaux
recommandés en bordure
des zones à protéger 30

Tableau 9.9–2
Niveaux sonores maximaux
recommandés par type d’équipement 31

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Tome

II
Chapitre
MESURES D’ATTÉNUATION 9
ENVIRONNEMENTALES Page

TEMPORAIRES 1
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2014 01 30

9.1 Introduction 9.2 Références


Ce chapitre présente des mesures Le présent chapitre renvoie à l’édition la
d’atténuation applicables durant la période plus récente des documents suivants :
de construction des infrastructures routières
afin de protéger les milieux physiques, biolo- NORMES
giques et humains. Ces mesures sont dites
AMERICAN NATIONAL
« temporaires », alors que le Tome IV – Abords
STANDARDS INSTITUTE
de route, chapitre 6 « Mesures d’atténuation
environnementales permanentes » présente ANSI S1.4 – 1983 (R 1990) « Specification
les mesures d’atténuation dites « perma- for sound level meters ».
nentes », puisque ces dernières demeurent AMERICAN SOCIETY FOR TESTING
après la réalisation du projet. AND MATERIALS
L’environnement en général et le milieu ASTM E90 « Standard Test Method for
aquatique en particulier sont très sensibles aux Laboratory Measurement of Airborne Sound
effets des travaux de construction en grande Transmission Loss of Building Partitions and
partie à cause des eaux de ruissellement Elements ».
chargées de sédiments provenant de la mise
à nu et de la manipulation des sols dans la ASTM C423 « Standard Test Method for
zone des travaux, ainsi que de l’émission de Sound Absorption and Sound Absorption
polluants par la machinerie et les installations Coefficients by the Reverberation Room
temporaires (hydrocarbures, huiles, essence). Method ».
Des mesures d’atténuation ont été élaborées MINISTÈRE DES TRANSPORTS
afin de minimiser l’impact des travaux sur DU QUÉBEC
l’environnement. Plusieurs autres aspects de Tome I – Conception routière.
l’environnement sont visés, soit les milieux
humides, le milieu forestier et les habitats Tome IV – Abords de route.
fauniques terrestres, le milieu archéologique, Gouvernement du Québec
le milieu visuel, le milieu sonore, le milieu
habité et le milieu agricole. CPTAQ, Décision numéro 348292,
18 décembre 2006, 7 pages.
Les mesures d’atténuation traitées dans
le présent chapitre ne s’appliquent pas Code de sécurité pour les travaux de
nécessairement en tout temps et pour tous construction (RLRQ, chapitre S-2.1, r. 4).
les projets. Certaines sont requises parce Lignes directrices relatives à la gestion de
qu’elles constituent des bonnes pratiques envi- béton, de brique et d’asphalte issus des tra-
ronnementales courantes pour la protection de vaux de construction et de démolition et des
l’environnement, alors que d’autres découlent résidus du secteur de la pierre de taille.
de l’application de lois, de règlements, de Loi sur l’aménagement et l’urbanisme
conditions de certificats d’autorisation et (RLRQ, chapitre A-19.1).
de décrets, ou d’ententes entre le ministère
des Transports (MTQ) et des partenaires Loi sur la conservation et la mise en valeur
(ministère du Développement durable, de de la faune (RLRQ, chapitre C-61.1).
l’Environnement, de la Faune et des Parcs Loi sur les forêts (RLRQ, chapitre F-4.1).
[MDDEFP], ministère des Ressources natu- Loi sur le patrimoine culturel
relles [MRN], etc.). (RLRQ, chapitre P-9.002).

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Tome

II
Chapitre

9 MESURES D’ATTÉNUATION
Page ENVIRONNEMENTALES
2 TEMPORAIRES
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2014 01 30

Loi sur la protection du territoire et des Gouvernement du Canada


activités agricoles (RLRQ, chapitre P-41.1).
Loi sur les pêches (L.R.C., 1985, ch. F-14).
Loi sur la qualité de l’environnement
(RLRQ, chapitre Q-2). AUTRES DOCUMENTS
Politique de protection des rives, du littoral
et des plaines inondables SOCIETY OF AUTOMOTIVE ENGINEERS
(RLRQ, chapitre Q-2, r. 35). SAE J1075 « Sound Measurement –
Politique de protection des sols et de réha- Construction Site ».
bilitation des terrains contaminés, 1999. US DEPARTMENT OF TRANSPORTATION,
Politique québécoise de gestion des FEDERAL HIGHWAY ADMINISTRATION
matières résiduelles FHWA PD–96-046 « Measurement of
(RLRQ, chapitre Q-2, r. 35.1). Highway-Related Noise, Final Report,
Règlement sur les habitats fauniques 1996 ».
(RLRQ, chapitre C-61.1, r. 18). FHWA HEP–05-054 « Roadway Construc-
Règlement sur les normes d’intervention tion Noise Model, Final Report, 2006 ».
dans les forêts du domaine de l’État
(RLRQ, chapitre F-4.1, r. 7). 9.3 Protection de
Règlement relatif à l’application de la Loi l’environnement au chantier
sur la qualité de l’environnement
(RLRQ, chapitre Q-2, r. 3). Dans le contexte de la planification des
Règlement sur les carrières et sablières activités du chantier, il est important d’établir
un plan d’action pour la protection de l’envi-
(RLRQ, chapitre Q-2, r. 7).
ronnement. Ce plan d’action est adapté en
Règlement sur l’enfouissement des sols fonction de la nature des travaux du projet et
contaminés (RLRQ, chapitre Q-2, r. 18). du contexte environnemental du site. Il vise,
Règlement sur l’enfouissement et entre autres, à déterminer les moyens de
l’incinération de matières résiduelles contrôle de l’érosion et des sédiments pendant
(RLRQ, chapitre Q-2, r. 19). l’exécution des travaux, et il vient compléter
Règlement sur l’évaluation et l’examen les exigences précisées dans le Cahier des
des impacts sur l’environnement charges et devis généraux (CCDG), les plans,
(RLRQ, chapitre Q-2, r. 23). devis et autres documents (étude d’impact
sur l’environnement, certificats d’autorisation,
Règlement sur les matières dangereuses
etc.).
(RLRQ, chapitre Q-2, r. 32).
Le plan d’action comprend, entre autres,
Règlement sur la protection et la réhabilita- l’emplacement des sites et des accès tempo-
tion des terrains (RLRQ, chapitre Q-2, r. 37). raires, les mesures d’atténuation qui seront
Règlement sur le stockage et les centres de appliquées dans le cadre du chantier, ainsi
transfert de sols contaminés que les travaux de restauration qui seront
(RLRQ, chapitre Q-2, r. 46). exécutés pour la remise en état des sites
Règlement sur la santé et la sécurité du d’usage temporaire.
travail (RLRQ, chapitre S-2.1, r. 13).
9.3.1 Aménagement du chantier
Les aires prévues pour l’aménagement
du chantier doivent être situées en priorité sur
des sites déjà déboisés ou perturbés, lorsque
Copie de travail - DESSAU - NOR GN TR 13 0009.41
Tome

II
Chapitre
MESURES D’ATTÉNUATION 9
ENVIRONNEMENTALES Page

TEMPORAIRES 3
Date

2014 01 30

de tels sites sont présents. Les aires doivent (banc d’emprunt) située à plus de 75 m de
respecter les conditions suivantes : tout plan d’eau.
–– Les emplacements des chemins d’accès Ailleurs que sur les terres du domaine de
au chantier, des aires de stationnement l’État, en plus de respecter les lois et règle-
et d’entreposage, des campements, des ments qui s’appliquent, il faut obtenir toutes
locaux de chantier ou des autres aména- les autorisations requises pour intervenir hors
gements temporaires doivent être situés à des limites d’emprise du Ministère, y compris
au moins 60 m d’un cours d’eau permanent l’approbation signée des propriétaires des
ou d’un lac, et à plus de 30 m d’un cours terrains concernés.
d’eau intermittent. L’emplacement des sites à usage tempo-
–– Les principales dispositions de protection raire dans le cadre de l’opération du chantier
s’appliquent dans les forêts du domaine (par exemple, les aires d’entreposage des
de l’État, conformément à la Loi sur les matériaux excédentaires) nécessite une
forêts (RLRQ, chapitre  F-4.1) et au Règle- attention particulière afin de minimiser les
ment sur les normes d’intervention dans incidences sur l’environnement.
les forêts du domaine de l’État (RLRQ,
chapitre F-4.1, r. 7). Aucun des éléments 9.3.2 Entretien et circulation de la
suivants ne doit être placé à moins de 10  m machinerie et des véhicules
de la lisière boisée de 20 m à conserver L’entretien de la machinerie et des véhi-
en bordure des lacs et des cours d’eau, cules ainsi que leur ravitaillement en carburant
à moins de 30 m d’un cours d’eau inter- et en lubrifiant doivent être effectués à une
mittent ou à l’intérieur des lisières boisées distance minimale de 15  m de tout cours d’eau
à préserver : ou lac (selon la limite de la ligne naturelle des
-- les matériaux à entreposer; hautes eaux). Il faut prévenir toute contamina-
-- le matériel de l’entrepreneur; tion du milieu aquatique et prévoir les mesures
-- les sites de campement, de local de d’urgence en cas de déversement accidentel
chantier et de poste de pesée; de produits pétroliers.
-- les aires d’ébranchage, de tronçon- Lorsque les travaux sont situés sur les
nage et d’empilement; terres du domaine de l’État, l’entretien de la
machinerie et des véhicules doit être réalisé
-- les aires de rebut et de dépôt des ma- à plus de 60 m d’un cours d’eau. Le plein et
tériaux à récupérer ou à réutiliser; la vérification de la mécanique des pompes
-- les voies de contournement et les che- génératrices et du matériel fixe devraient être
mins d’accès (sauf pour la traversée effectués à plus de 15 m d’un cours d’eau. Le
d’un cours d’eau). cas échéant, les réservoirs d’essence doivent
Durant les travaux, toutes les surfaces être installés sur un ouvrage imperméable
décapées doivent être stabilisées, et un sys- ayant un volume minimal équivalant à 150 %
tème de drainage adéquat doit être conçu de la capacité du réservoir pour assurer une
de façon à réduire l’apport de sédiments marge de sécurité.
dans les lacs, cours d’eau et milieux humides Il est strictement interdit de faire circuler la
avoisinants. Plusieurs méthodes sont présen- machinerie dans le lit d’un cours d’eau. Si un
tées à la section 9.4 « Protection du milieu passage à gué est inévitable, certaines règles
aquatique ». doivent être respectées (voir section 9.4.4.4
Les matériaux granulaires utilisés pour « Passage à gué »).
la construction doivent provenir d’une source

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Tome

II
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9 MESURES D’ATTÉNUATION
Page ENVIRONNEMENTALES
4 TEMPORAIRES
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2014 01 30

Les surplus de béton et les eaux ayant La réutilisation des matériaux naturels a aussi
servi au nettoyage des bétonnières doivent comme avantage de permettre une économie
être déposés dans une aire prévue à cette dans les coûts de transport et dans le budget
fin pour éviter toute contamination du milieu. d’un projet.
Le site aura préalablement été autorisé par Le cas échéant, la mise au rebut de ces
le surveillant des travaux. matériaux excédentaires est effectuée confor-
mément aux règlements municipaux, à la Poli-
9.3.3 Gestion des matières tique de protection des rives, du littoral et des
résiduelles plaines inondables (RLRQ, chapitre Q-2, r.  35)
Cette section traite des façons de gérer et à la Loi sur la protection du territoire et des
chaque type de matières résiduelles produites activités agricoles (RLRQ, chapitre P-41.1).
au cours des travaux de chantier. Les rebuts Avant de les transporter vers un lieu situé en
sont des matériaux excédentaires ou inutili- dehors de l’emprise, il faut obtenir l’autorisa-
sables qui ne répondent pas aux critères de tion des propriétaires de ce lieu ou acquérir
qualité pour la construction des routes. Ce les terrains nécessaires.
sont : les matériaux naturels, les matériaux
de démolition et les matières dangereuses. 9.3.3.2 Matériaux de démolition
Ces matériaux doivent être acheminés vers Les matériaux provenant de la démolition
des sites autorisés par le MDDEFP. d’ouvrages comprennent le béton, le revête-
Toutefois, dans l’esprit du développement ment bitumineux, le bois, l’acier, etc. Il est pos-
durable et afin de répondre au principe de la sible de les réutiliser pour des travaux comme
gestion écologique des rebuts (3RV), ceux-ci divers matériaux composant, par exemple, les
peuvent être Réduits à la source, Réemployés, remblais sous la chaussée, les fondations,
Recyclés ou Valorisés. Les options sont pri- les sous-fondations et les buttes antibruit,
vilégiées dans cet ordre et l’élimination est selon leur concentration en contaminants et
une option de dernier recours. Ce principe leur potentiel de lessivage, et conformément
s’inscrit d’ailleurs dans la Politique québécoise aux Lignes directrices relatives à la gestion
de gestion des matières résiduelles (RLRQ, de béton, de brique et d’asphalte issus des
chapitre Q-2, r. 35.1). travaux de construction et de démolition et
des résidus du secteur de la pierre de taille
9.3.3.1 Matériaux naturels du MDDEP.
Les matériaux naturels excédentaires Il est aussi possible de récupérer l’acier et
comprennent les déblais constitués d’argile, le bois. En dernier recours, lorsque ces maté-
de limon, de sable, de gravier, de roc, de sol riaux ne sont ni réutilisables ni recyclables dans
organique, ainsi que les débris de végétaux les emprises, il faut les éliminer dans un site
provenant du déboisement, etc. d’élimination conforme à la Loi sur la qualité
Avant de procéder à la mise au rebut de l’environnement (RLRQ, chapitre Q-2) et
des matériaux excédentaires à l’extérieur au Règlement sur l’enfouissement et l’inci-
de l’emprise du Ministère, il est essentiel de nération des matières résiduelles (RLRQ,
vérifier si ceux-ci peuvent être utilisés dans les chapitre Q-2, r. 19).
ouvrages connexes du projet tels que la réutili- Le Ministère est favorable à la réutilisation
sation dans les remblais, l’adoucissement des des rebuts de revêtement et de béton.
pentes des talus, l’aménagement d’un écran Les matériaux de revêtement bitumineux
visuel ou d’une butte antibruit, la restauration peuvent être recyclés dans les remblais de
de bancs d’emprunt ou d’un ancien corridor route, mais ils doivent être fragmentés en mor-
de route, et la création d’un habitat faunique. ceaux n’excédant pas 300 mm. De plus, ces
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Tome

II
Chapitre
MESURES D’ATTÉNUATION 9
ENVIRONNEMENTALES Page

TEMPORAIRES 5
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2014 01 30

fragments, pour ne pas être visibles, doivent sur la qualité de l’environnement (RLRQ,
être complètement recouverts d’une couche chapitre Q-2) et au Règlement sur l’enfouis-
d’au moins 300 mm de sols compactables. sement et l’incinération de matières
Dans le cadre d’un projet de réfection résiduelles (RLRQ, chapitre  Q-2, r.  19) sur un
d’une route, qu’elle soit recouverte ou non site autorisé par le MDDEFP.
d’enrobé, lorsque des matériaux excéden- Le MDDEFP considère également qu’il est
taires provenant du déblai ou de l’excavation acceptable d’intégrer les agrégats de béton
de la structure de la chaussée doivent être et les granulats bitumineux à un cycle de
transportés en dehors de l’emprise, il faut production en tant que matières premières,
vérifier si ces matériaux ont été contaminés. selon les conditions précisées dans les Lignes
La Politique de protection des sols et de directrices relatives à la gestion de béton,
réhabilitation des terrains contaminés et les de brique et d’asphalte issus des travaux de
règlements qui en découlent décrivent la construction et de démolition et des résidus
procédure à suivre (voir la section 9.3.3.4 du du secteur de la pierre de taille du MDDEP. Il
présent tome). est donc possible de recycler les agrégats de
Dans le cas de travaux de fragmentation béton dans la composition d’un nouveau béton
d’un revêtement de chaussée en enrobé et utiliser un revêtement issu du recyclage de
additionné de fibres d’amiante, les mesures l’enrobé pour la chaussée ou les accotements.
de protection qui s’appliquent sont dictées Le revêtement bitumineux et le béton
par l’article 51 de la Loi sur la santé et la peuvent aussi être stockés temporairement en
sécurité du travail (RLRQ, chapitre S-2.1), le vue de leur réutilisation à court terme pour un
Règlement sur la santé et la sécurité du travail projet routier à condition que les dispositions
(RLRQ, chapitre S-2.1, r. 13) et les disposi- afférentes des Lignes directrices relatives à la
tions du Code de sécurité pour les travaux gestion de béton, de brique et d’asphalte issus
de construction (RLRQ, chapitre S-2.1, r. 4). des travaux de construction et de démolition
Les mesures concernent : la formation et et des résidus du secteur de la pierre de taille
l’information des travailleurs; la disposition du MDDEP soient respectées.
et le transport des résidus de fragmentation 9.3.3.3 Matières dangereuses
d’un enrobé à l’amiante; le nettoyage des
aires de travail; les appareils et vêtements de Les matières dangereuses sont des
protection; la signalisation des aires de travail. matières possédant des propriétés de com-
bustion, de corrosion, d’explosivité, d’état
Le béton peut être recyclé dans les gazeux, d’inflammabilité, de lixiviation, de
remblais, à condition d’être fragmenté en radioactivité ou de toxicité telles qu’elles sont
morceaux n’excédant pas 300 mm. Les définies dans le Règlement sur les matières
fragments doivent être homogènes; s’il y a dangereuses (RLRQ, chapitre Q-2, r. 32). Le
présence de métal d’armature, il ne doit pas bitume, l’essence, le carburant diésel, l’huile,
excéder les fragments. Ces derniers doivent les graisses, ainsi que les contenants vides
être complètement recouverts d’une couche et résidus assimilés à ces matières sont des
d’au moins 300 mm de sols compactables. exemples de matières dangereuses utilisées
Seulement le béton et le bois (non traité) lors de travaux de chantier.
peuvent être revalorisés chez un propriétaire La gestion de ces matières doit se faire
privé. Cependant, le site doit être approuvé conformément au Règlement sur les matières
au préalable par le MDDEFP et aussi être dangereuses (RLRQ, chapitre Q-2, r. 32) et à
conforme à la réglementation municipale. Leur la Loi sur la qualité de l’environnement (RLRQ,
mise au rebut en dehors de l’emprise du chapitre Q-2).
Ministère doit se faire conformément à la Loi
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Tome

II
Chapitre

9 MESURES D’ATTÉNUATION
Page ENVIRONNEMENTALES
6 TEMPORAIRES
Date

2014 01 30

9.3.3.4 Sols contaminés 9.4 Protection du milieu


Dans le cas de découverte de sols conta- aquatique
minés pendant la réalisation des travaux, ces
sols excavés doivent être déposés temporai- Le milieu aquatique est une composante
rement sur des membranes imperméables environnementale fortement valorisée et sa
(par exemple  :  une géomembrane). Ils doivent protection est un enjeu majeur. Les travaux
être recouverts de membranes imperméables exécutés dans le milieu aquatique doivent
afin d’éviter la lixiviation et la contamination être autorisés par le MDDEFP et le MRNF.
des sols environnants et aussi l’évaporation Ils doivent respecter la Loi sur la qualité de
des substances volatiles (lorsque ces sols en l’environnement (RLRQ, chapitre Q-2), la Loi
contiennent). sur la conservation et la mise en valeur de la
Les sols contaminés ne sont pas consi- faune (RLRQ, chapitre C-61.1), le Règlement
dérés comme des matières dangereuses en sur les habitats fauniques (RLRQ, chapitre
sens du Règlement sur les matières dange- C-61.1, r. 18), la Loi sur les forêts (RLRQ,
reuses. Il faut donc en assurer la gestion en chapitre F-4.1), le Règlement sur les normes
respectant les exigences de la Politique de d’intervention dans les forêts du domaine de
protection des sols et de réhabilitation des l’État (RLRQ, chapitre F-4.1, r. 7) et la Loi sur
terrains contaminés et des règlements qui y les pêches (L.R.C., 1985, ch. F-14).
sont associés, principalement le Règlement 9.4.1 Périodes de réalisation des
sur la protection et la réhabilitation des terrains
(RLRQ, chapitre Q-2, r. 37). travaux
Cependant, selon le Règlement sur le Certaines périodes de réalisation des
stockage et les centres de transfert de sols travaux doivent être observées en ce qui a
contaminés (RLRQ, chapitre Q-2, r. 46), les trait aux activités de construction réalisées
sols ne peuvent être entreposés que tem- en milieu aquatique. La période de réalisa-
porairement sur le terrain d’origine. En cas tion des travaux relative au déroulement des
de découverte fortuite de sols contaminés le travaux en milieu aquatique constitue une
long d’un projet linéaire (par exemple  :  routier) mesure d’atténuation requise afin de protéger
où il est impossible de les entreposer sur le les poissons et la qualité de leurs habitats à
terrain d’origine, un avis doit être transmis au certaines étapes critiques de leur cycle vital.
MDDEFP au plus tard 10  jours après l’excava- Les activités de construction doivent se
tion des ces sols, et la durée de l’entreposage tenir en dehors des étapes les plus critiques
ne doit pas excéder 180 jours. Les conditions du cycle de vie des poissons. Ces périodes
de stockage doivent être telles que les sols doivent être précisées dans les plans et devis.
contaminés ne puissent être la cause d’une Le tableau  9.4–1 « Périodes de réalisation des
contamination de l’eau, de l’air ou des sols travaux dans le milieu aquatique en fonction
sous-jacents. des caractéristiques de la reproduction, de
Les sols contaminés doivent être achemi- l’incubation et de la période de mobilité des
nés vers un site ou un centre de traitement larves des poissons » présente les périodes
autorisé par le MDDEFP. nécessaires à la protection du recrutement.
Ce tableau est fourni à titre indicatif pour
les périodes de réalisation des travaux, car
celles-ci doivent être validées en fonction de
la nature du projet, de l’emplacement et du
cours d’eau concerné.

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Tableau 9.4–1
Périodes de réalisation des travaux dans le milieu aquatique en fonction des caractéristiques de la reproduction,
de l’incubation et de la période de mobilité des larves des poissons
Taille moyenne Période de Nombre de Périodes de
Époque Durée Température développement (jours)
Espèce du début de la Lieu du frai jours jusqu’au réalisation des
du frai (jours) de l’eau (°C)  (2)
maturité (cm) (1) Incubation Alevinage stade de fretin travaux
En eaux calmes, dans les baies ou
Achigan à grande dans les zones encore inondées sur 7, à 15 °C
13, à 19 °C 1er août au
bouche 25 Juin - juillet 7-10 16-18 un substrat d’argile, de limon ou de 5, à 17,5 °C 17-30
7, à 21 °C 1er mai
(Micropterus salmoides) sable (dépôt meuble) et végétation 3, à 20 °C
émergente.
4-5, à
Fond de sable, gravier ou pierre en lac
Achigan à petite bouche 12-20 16-20 °C 11, 25 juillet au
25 Fin mai - juillet 6-10 ou rivière avec abri de roches, billots 23-38
(Micropterus dolomieu) surtout ≥ 16 10-12, à à 16-20 °C 1er mai
et rarement de la végétation dense.
12-13 °C
Alose savoureuse En rivière, essentiellement dans la 8 -12, à 1er juillet au
45 Fin mai - juin – 12-18 – –
(Alosa sapidissima) région de Montréal. 11-15 °C 15 mai
6-12, à la
Brochet maillé Mi-avril - Végétation herbacée inondable en lac 15 juin au
30 7-10 8-11 T° du lieu 7 20-29
(Esox niger) mi-mai et en rivière. 1er avril
du frai
Eau peu profonde et bien oxygénée
avec fond de gravier. Courants rapides 12-18, à la
Doré jaune Avril - 6-11; 15 juin au
30 7-10 (pied des chutes); aussi en lac, hauts- T° du lieu 10-15 29-43
(Stizostedion vitreum) début juin optimale : 9 1er avril
fonds et berge exposés aux vents du frai
dominants.
Mai - juin Eaux turbides, peu profondes sur fond
Doré noir 25-29, entre 15 juin au
25 (après le doré 7-10 4-6 de gravier des grands lacs ou des 7-9 29-43
(Stizostedion canadense) 5 et 13 °C 1er avril
jaune) rivières.
Surtout rivières à fond de gravier et de
cailloux; également embouchure des 29, à 6-7 °C
Éperlan arc-en-ciel 1er juin au
13 Avril - juin 7 9-15 cours d’eau, hauts-fonds graveleux 25, à 7-8 °C – –
(Osmerus mordax) 15 avril
des lacs ou directement dans fleuve 19, à 9-10 °C
Saint-Laurent et rivière Saguenay.

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Esturgeon jaune Maximum Endroits à courant rapide d’un cours 5-8, entre 15 juillet au
80 Mai - fin juin 13-18 9-18 21-33
(Acipenser fulvescens) de 7 d’eau, sur fond de bloc rocheux. 16 et 18 °C. 1er avril
10-12
TEMPORAIRES

5-15; Marais, marécage, rives inondées à


Grand brochet Début avril - avec pic 15 juin au
35 optimale : végétation dense des rivières et des 12-14, à 9 °C 6-10 28-36
(Esox lucius) mi-mai de 1er avril
8-12 baies, des lacs.
1 à 2 jours
ENVIRONNEMENTALES

Eau peu profonde sur les rives


rocailleuses ou fonds sablo-graveleux, 140-160,
MESURES D’ATTÉNUATION

Grand corégone Septembre - 1er juin au


30 5-7 1-6 ou de hauts-fonds exposés aux vents à 0,5 °C 14-21 159-188
(Coregonus clupeaformis) début décembre 1er octobre
des lacs et parfois dans les rivières 120, à 2 °C
tributaires.
14, à la
Laquaiche argentée Eau courante de rivières à faible 1er juillet au
25 Avril - mai 3-5 10-13 T° du lieu 7 24-26
(Hiodon tergisus) turbidité. 1er mai
du frai
14, à la
Laquaiche aux yeux d’or Entrée de tributaires à courant faible et 15 juillet au
25 Fin mai - juillet 3-5 10-13 T° du lieu 7 24-26
(Hiodon alosoides) à turbidité élevée. 1er mai
du frai
II

7
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Date
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(suite page suivante)


Chapitre

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Tableau 9.4–1 (suite et fin)
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9
Périodes de réalisation des travaux dans le milieu aquatique en fonction des caractéristiques de la reproduction,

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de l’incubation et de la période de mobilité des larves des poissons

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Taille moyenne Période de Nombre de Périodes de
Époque Durée Température développement (jours)
Espèce du début de la Lieu du frai jours jusqu’au réalisation des
du frai (jours) de l’eau (°C)  (2)
maturité (cm) (1) Incubation Alevinage stade de fretin travaux
Fond de sable ou de gravier dans les
Lotte 1er juin au
30 Janvier - février – 0-1,5 baies peu profondes ou dans les eaux – – –
(Lota lota) 1er décembre
tranquilles.
Eau peu profonde, inondé à végétation
Maskinongé Fin avril - Maximum 10-15; 8-14, entre 15 juin au
70 dense en lac et dans les eaux vives 10 25-31
(Esox masquinongy) début juin de 7 optimale : 13 12-17 °C 1er avril
des rapides, sur fond rocheux.
Omble chevalier Hauts-fonds graveleux ou rocheux
Novembre - 1er juillet au
– forme dulçaquicole 20 3-5 4-10 dans les lacs et fosses à eau tranquille 97, à 4,4 °C 30 150-190
décembre 15 septembre
(Salvelinus salvelinus) des cours d’eau.
Omble de fontaine Fond de gravier en eau peu profonde,
Fin septembre - 94, à 5 °C 15 juin au
– forme dulçaquicole 17 3-5 6-9 à la tête des cours d’eau ou hauts- 23-35 150-200
début novembre 146, à 1,5 °C 15 septembre
(Salvelinus fontinalis) fonds graveleux des lacs.
Nid sur fond de gravier, dans une
Ouananiche Mi-octobre - 160-170, 1er juin au
25 3-5 4-5 section comprise entre deux fosses 21-25 184-200
(Salmo salar) début novembre à 3,4 °C 20 septembre
successives.
Près du rivage, sur les hauts-fonds
ou dans les tributaires en eau peu
Perchaude 15 juin au
17 Mi-avril - fin mai 7-10 9-12 profonde. Sur de la végétation et des 8-10 5 20-25
(Perca flavescens) 1er avril
racines submergées ou sur fond de
TEMPORAIRES

sable ou de gravier.
Nid sur fond de gravier, dans une
Saumon atlantique Octobre - 160-170, 15 juin au
45 3-5 4-5 section comprise entre deux fosses 21-25 184-200
(Salmo salar) novembre à 3,4 °C 1er octobre
successives.
ENVIRONNEMENTALES

Berges ou hauts-fonds rocheux,


MESURES D’ATTÉNUATION

Touladi Fin septembre - 166, à 2,5 °C 1er juillet au


35 7-15 7-13 exposés aux vents dominants, parfois 30 150-170
(Salvelinus namaycush) novembre 100, à 5 °C 15 septembre
dans des eaux courantes.
Novembre Eau peu profonde, froide, claire, bien 110, à 4,4 °C
Truite brune 15 mai au
40 (après l’omble 7-10 6-10 oxygénée sur des graviers fins à 120, à 2,9 °C 14 134-169
(Salmo trutta) 1er octobre
de fontaine) grossiers. En tête des cours d’eau. 148, à 1,0 °C
Consulter le
Espèce menacée Secteur Faune
ou vulnérable de la région
concernée

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Consulter le
Secteur Faune
Autres espèces
de la région
concernée
1. Longueur totale du poisson.
2. Au stade de fretin, le vitellus est résorbé, les écailles sont en formation sur tout le corps, l’animal commence à nager librement et à émigrer dans la pleine eau.

    Bibliographie
Eugene. K BALON, 1980. CHARRS : Salmonid fishes of genus Salvelinus. Perspectives in vertebrate science. Vol 1. 928 p.
L. BERNATCHEZ et M. GIROUX, 2000. Les poissons d’eau douce du Québec et leur répartition dans l’Est du Canada. Broquet. 350 p.
B.S. FORD et collab., 1995. Litterature reviews of the life history, habitat requirements and mitigation/compensation strategies for thirteen sport fish species
in the Peace, Liard and Columbia River drainages of British Columbia. Can. Manusc. Rep. Fish. Aquat. Sci. No. 2321. xxi + 342 p.
W.B. SCOTT et E.J. CROSSMAN, 1974. Poissons d’eau douce du Canada. Service des pêches et des sciences de la mer. Ottawa. Bulletin 184, 1026 p.
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II
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MESURES D’ATTÉNUATION 9
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TEMPORAIRES 9
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Le conseiller en environnement en terri- Des ententes régionales interministérielles


toire doit consulter le gestionnaire responsable peuvent encadrer l’application de cette pres-
de la faune afin de valider la période de réali- cription. Par exemple, la procédure suivante a
sation des travaux qui s’applique dans la région déjà été appliquée et a fait consensus parmi
concernée et au site touché par les travaux. tous les intervenants concernés.
À l’intérieur des cinq premiers mètres à
9.4.2 Déboisement en bordure des partir de la LNHE, l’entrepreneur doit effectuer
cours d’eau et des plans d’eau la coupe des tiges commerciales seulement
Avant de réaliser le déboisement sur des (tiges d’un diamètre supérieur à 100 mm) et
terres du domaine de l’État, il faut obtenir un procéder à l’élimination ou la récupération à
permis d’intervention du MRN. L’essouche- des fins commerciales ou autres de tous les
ment en bordure d’un cours d’eau ou d’un lac arbres, arbres déjà brûlés ou tombés. Les
doit être considéré comme une source possible arbustes et broussailles de moins de 1,5 m
d’envasement qui peut par conséquent altérer de hauteur à maturité doivent être conservés.
la qualité du milieu aquatique. Plus la pente du À l’intérieur de la bande des 15  m suivants,
terrain est forte, plus le risque est important. l’entrepreneur effectue le coupage à ras de
C’est pourquoi l’essouchement des emprises terre de toutes les tiges.
doit s’arrêter à 20 m de la ligne naturelle des La machinerie lourde ne peut circuler
hautes eaux (LNHE). Cette norme du Règle- à l’intérieur de la bande riveraine de 20 m
ment sur les normes d’intervention dans les mesurée à partir de la LNHE, sauf dans la
forêts du domaine de l’État (RLRQ, chapitre zone autorisée par les travaux. Enfin, il peut
F-4.1, r. 7) (terres du domaine de l’État) et de être utile de procéder à la détermination des
la Politique de protection des rives, du littoral et limites de ces bandes de protection à l’aide
des plaines inondables (RLRQ, chapitre Q-2, de rubans de différentes couleurs, et ce, par-
r. 35) (terres privées) vise à réduire les risques ticulièrement lorsque le déboisement a lieu
d’érosion des bandes riveraines en limitant leur durant la période hivernale.
durée d’exposition aux agents atmosphériques
au moment où elles sont dépourvues d’un 9.4.3 Contrôle de l’érosion et des
couvert végétal stabilisateur.  À l’intérieur de la
sédiments sur le site de construction
bande riveraine de 20  m, il faut limiter au strict
minimum le déboisement. Seule une coupe à Afin de prévenir l’érosion sur les chantiers,
ras de terre est permise et le couvert végétal les travaux doivent être planifiés pour limiter
doit être conservé le plus longtemps possible la quantité de matériaux susceptibles d’être
avant la réalisation des terrassements. érodés et transportés vers les cours d’eau,
lacs et terres avoisinantes. Il faut aussi prévoir,
La bande riveraine de 20 m de largeur
dès le début du chantier, des ouvrages tem-
mesurée à partir de la ligne naturelle des
poraires nécessaires au contrôle de l’érosion
hautes eaux doit bénéficier de mesures spé-
et des sédiments.
ciales de protection en vertu du cadre normatif
qui découle de la Politique de protection des Il est recommandé d’exécuter les travaux
rives, du littoral et des plaines inondables par étape ou par phase lorsque les projets
(RLRQ, chapitre Q-2, r. 35) et du Règlement sont de grande envergure. Il est préférable
sur les normes d’intervention dans les forêts du de travailler sur des secteurs de longueur
domaine de l’État (RLRQ, chapitre F-4.1, r.  7). limitée afin d’éviter de décaper et d’exposer
de grandes surfaces aux agents d’érosion.

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De cette façon, au fur et à mesure de l’achè- les sillons ne tiennent pas aussi longtemps,
vement des phases des travaux, tous les ni dans les sols trop pentus qui sont de toute
endroits remaniés doivent être stabilisés de façon inaccessibles à la machinerie.
façon permanente.
Dans les cas où il est impossible de stabi- 9.4.3.2 Stabilisation temporaire
liser de façon permanente les surfaces pertur- La stabilisation temporaire nécessite un
bées avant la saison hivernale, des mesures plan de contrôle de l’érosion et des sédiments.
temporaires de protection doivent être mises Ce plan doit décrire les travaux de protection
en place. Celles-ci devront permettre de mini- pour minimiser l’érosion ainsi que les ouvrages
miser les pertes de sol causées par la pluie qui seront protégés. Les surfaces qui ont été
et par les eaux de fonte des neiges. compactées doivent être scarifiées ou hersées
avant l’ensemencement.
9.4.3.1 Préparation des surfaces de Sur les terres du domaine de l’État, on
travail ou des zones d’intervention doit s’assurer de la régénération de ces aires
Certaines mesures simples permettent en essences commerciales dans un délai de
de contrôler efficacement l’érosion qui peut deux ans à compter de la date de la fin de
survenir au niveau des surfaces perturbées son utilisation.
ou des terrassements, qu’ils soient en déblai À l’approche d’un cours d’eau en milieu
ou en remblai. L’aménagement de petites forestier, les eaux de ruissellement des fossés
rigoles protégées dans les sections transver- doivent être détournées vers des zones de
sales des talus, au bas des talus et à tous les végétation ou des bassins de sédimentation.
endroits nécessaires permet de recueillir et de Le détournement doit être fait à 20  m au moins
contrôler les eaux de ruissellement dans les du cours d’eau afin d’éviter que les eaux de
talus susceptibles d’érosion. Ces rigoles sont ruissellement ne se jettent directement dans
particulièrement efficaces dans les matériaux ce dernier en raison de la vitesse d’écoulement
argileux. D’autre part, en région montagneuse, qu’elles ont acquise. Entre le cours d’eau et
il est recommandé de construire au tout début ce premier détournement, les eaux des fossés
des travaux un fossé de crête au haut des doivent aussi être détournées avant d’entrer
talus en déblai. Ce fossé permet de capter dans le cours d’eau. Ces mesures visent à
toute l’eau de ruissellement provenant de la prévenir l’apport de sédiments dans le cours
montagne pour la canaliser vers un endroit d’eau (voir le Tome I – Conception routière,
stable. Le fossé de crête permet alors d’éviter chapitre 2 « Cadre environnemental »; voir
que l’eau de ruissellement n’entraîne l’érosion également le Tome IV – Abords de route,
des particules de sol du déblai et le ravinement chapitre 6 « Mesures d’atténuation environ-
dans le nouveau talus. nementales permanentes »).
De plus, l’encochage des talus, au moyen Les aménagements protecteurs du sol,
de chenilles, permet la compaction et la tels que les pailles, les copeaux et les mate-
création de microstructures qui minimisent las antiérosifs, agissent en protégeant le sol
l’érosion. L’encochage doit être fait pour que contre les impacts érosifs des gouttelettes de
les sillons suivent le contour des pentes, pluie et du ruissellement.
c’est-à-dire qu’ils soient perpendiculaires à Les fossés de dérivation, tels les fossés de
l’inclinaison, pour diminuer l’érosion. Cette crête, protègent les surfaces dénudées contre
méthode fonctionne bien dans les sols argi- les forces érosives des eaux de ruissellement
leux, mais pas dans les sols sablonneux où en déviant ces eaux à des endroits stables.

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Les barrières à sédiments (ballots de paille décanter les particules grossières, telles les
ou barrières géotextiles) agissent comme particules de sable, que les particules fines
filtre. Elles sont normalement installées sur comme celles d’argile et de limon.
le pourtour d’un chantier de construction à Le tableau 9.4–2 présente une grille
des endroits précis, près des cours d’eau ou d’application de diverses méthodes de contrôle
des lacs, là où il existe une zone sensible à temporaire de l’érosion.
protéger.
Les bassins de sédimentation servent à A. Paillis
décanter l’eau turbide pour permettre à l’eau Il s’agit d’un matériau protecteur recou-
claire seulement d’être évacuée dans le milieu vrant une aire de terrain ensemencée ou
récepteur. On les aménage à l’extérieur des non, pour la protéger de l’érosion. Un paillis
cours d’eau, juste en amont de ceux-ci, dans contribue aussi à entretenir des conditions
les fossés de drainage. Autant que possible, d’humidité et de température favorables à
leur emplacement doit être indiqué dans les la germination des graines. Les genres les
plans et devis. Ils sont plus efficaces à faire plus communs de paillis sont la paille, les

Tableau 9.4–2
Grille d’application des principales méthodes de contrôle temporaire de l’érosion1

berme filtrante

sédimentation

sédimentaire
sédiments et
Méthodes

Boudin de
Géotextile
dérivation

Bassin de
antiérosif

Fossé de

rétention
Copeaux

Trappe à
de paille
Matelas

Ballots
(crête)
Paille
Caracté-
ristique

Pente douce s. o. s. o. s. o. s. o. s. o.
Canaux et Si posé en bandes
Pente raide s. o. s. o. s. o. s. o.
rigoles successives
Produits sur
Grande suface à
place par s. o. s. o. s. o. s. o. s. o.
stabiliser
déchiqueteuse
Enlèvement requis
à la suite de travaux Non, sauf à certaines
s. o. s. o. s. o. s. o. Note (2) Note (2)
de stabilisation conditions
permanente
Installé aux limites
s. o. s. o. s. o. s. o. s. o.
du chantier
Installé au début
des travaux de s. o. s. o. s. o.
terrassement
Installé dans les Si pente et vitesse
s. o. s. o. s. o. s. o. s. o.
fossés de drainage d’écoulement faibles
Installé près des
cours d’eau et s. o.
nappes d’eau
Installé où les eaux
de drainage quittent s. o. s. o. s. o. s. o. s. o.
le chantier
1. Le choix se fait également selon les disponibilités locales.
2. Peuvent être laissés en place.
Recommandé Acceptable s. o. Sans objet

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copeaux de bois et les matelas antiérosifs. être ajustés ou modifiés au fur et à mesure
Les brins de paille, recouverts ou non d’un filet de l’évolution du chantier. Les sédiments
photodégradable, et les copeaux peuvent issus de l’entretien de ces dispositifs doivent
être utilisés seuls comme mesure de stabilisa- être déposés dans une zone protégée, puis
tion temporaire d’un talus lorsque son profilage stabilisée. À l’étape du démantèlement de ces
n’est pas terminé (par exemple, lors de la dispositifs, les surfaces perturbées doivent
fermeture temporaire du chantier ou lorsqu’il être stabilisées.
reste du dynamitage à faire). Dès le moment Les objectifs de ces dispositifs sont les
où la terre végétale a été mise en place, des suivants :
matelas antiérosifs doivent être étendus pour
–– intercepter les eaux de ruissellement pro-
éviter l’érosion des sols lorsque la pente du
venant de l’extérieur du site de construction
talus est forte (1V : 2H et plus), qu’elle est
et maintenir ces eaux hors du chantier en
longue et qu’elle est destinée à être exposée à
les acheminant vers des installations ou
de fortes précipitations ou à la fonte des neiges.
des endroits stabilisés. Ces installations
Idéalement, un ensemencement précédera sa
doivent être approuvées cas par cas;
mise en place.Toutefois, il peut dans certaines
circonstances s’avérer possible de réaliser un –– évacuer hors du site du chantier les eaux
ensemencement hydraulique par-dessus un de ruissellement en les canalisant vers des
matelas antiérosif au printemps suivant sa installations approuvées qui favorisent la
mise en place tardive à l’automne. sédimentation avant qu’elles n’atteignent
un plan d’eau ou un cours d’eau;
Les matelas antiérosifs sont spécialement
utiles sur les pentes fortement inclinées et –– mettre en place des mesures temporaires
dans les canaux et rigoles d’écoulement. Ils de protection physiques pour éviter toute
sont habituellement constitués de paille, de perte de sol causée par la pluie et par les
fibres de bois, de fibres de coco ou de jute. eaux de fonte de neige;
Ils sont disponibles en rouleaux qu’il suffit de –– capter les sédiments produits par les
fixer avec des piquets ou des crampons. activités de chantier.
Il faut se référer au dessin normalisé 001 A. Fossé de crête et digue filtrante
du Tome IV – Abords de route, chapitre 9
« Engazonnement » pour la méthode de mise Le fossé de dérivation est un canal ou
en place d’un matelas de fibres de bois ou de une dépression généralement situé le long
paille dans le cas d’un ensemencement de des pentes remaniées, et il est destiné à
type  H-3. Ce dessin ne couvre cependant pas intercepter les eaux de ruissellement et à les
toutes les possibilités de matériaux pour les acheminer au bas des pentes au sol dénudé,
matelas, telles les fibres de coco ou de jute. de manière à réduire au minimum l’érosion des
pentes par l’écoulement de l’eau. Le fossé de
9.4.3.3 Dispositifs d’interception des crête en est l’exemple le plus courant. C’est
eaux et des sédiments une tranchée creusée au sommet d’un déblai
de façon à intercepter l’eau de ruissellement
Les différents dispositifs doivent être provenant en amont du talus à réaménager. Il
conçus en fonction du patron de drainage, de est à noter que ce type d’aménagement est
la stabilité des sols et de l’évolution du chan- souvent considéré comme permanent et
tier. Ces dispositifs requièrent une inspection qu’il est conçu pour durer longtemps (voir
périodique, en particulier après les périodes le Tome IV – Abords de route, chapitre 6
de pluies abondantes, et une surveillance « Mesures d’atténuation environnementales
régulière afin de demeurer efficaces. Ils doivent permanentes », figure 6.3–3). Cet ouvrage

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MESURES D’ATTÉNUATION 9
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canalise l’eau vers un emplacement stable. installé au bas d’une pente pour protéger le
Il est donc utilisé sur le périmètre ou aux fron- milieu hydrique ou érigé en travers des fossés
tières d’un site afin d’empêcher les eaux de de drainage d’une route en construction et au
ruissellement de s’écouler au travers de sols moment du nettoyage de fossés. L’emplace-
instables et susceptibles à l’érosion. ment de ce filtre est indiquée dans les plans
Tous les fossés doivent être drainés et devis ou par le surveillant de chantier. Son
adéquatement vers un exutoire protégé de efficacité est d’au plus 3 mois, après quoi il
l’érosion. Les zones stabilisées par de l’em- faut le remplacer.
pierrement, de la végétation ou un bassin de La figure 9.4–1 montre un exemple d’an-
sédimentation sont des exutoires acceptables. crage de ballots de paille pour une disposition
Il faut orienter l’écoulement directement vers en série.
un ouvrage de captation des sédiments ou
une zone de végétation stable qui permet à
Premier Dernier
la sédimentation de se faire avant que l’eau
n’atteigne un plan d’eau ou un cours d’eau. Corde ou ficelle
Les dimensions du fossé dépendent de l’aire Pieux d’ancrage
de drainage à circonscrire.
Les fossés doivent être stabilisés le plus tôt Pieu au ras du haut du ballot
possible après leur installation afin de ne pas 100 mm
constituer des sources d’érosion. Il peut être
nécessaire de mettre en place un revêtement
dans le fossé afin de prévenir l’érosion du sol
sous-jacent par des écoulements concentrés.
Une digue filtrante peut aussi être consti-
tuée au pourtour d’une zone à haut risque Figure 9.4–1
d’érosion et qui draine une quantité d’eau Exemple d’ancrage de ballots de paille pour
appréciable (ex. : autour d’une aire de rebuts). disposition en série
La digue peut être constituée de matières
végétales afin que l’eau puisse se diffuser La tranchée destinée à recevoir les ballots
doucement au travers et qu’une part impor- de paille doit être creusée à la base d’une
tante des sédiments soit interceptée. inclinaison en suivant les contours afin que la
Ces ouvrages (fossés, digues et exutoires) barrière intercepte l’eau de ruissellement. Les
doivent faire l’objet d’un entretien régulier. ballots doivent être soigneusement coincés
B. Barrière à sédiments dans la tranchée de façon qu’ils soient bien
emboîtés dans celle-ci. Si les attaches autour
1. Filtre en ballots de paille des ballots sont constituées de corde ou de
Ce dispositif temporaire est construit au ficelle, elles doivent être placées horizontale-
moyen de ballots de paille assemblés de ment pour leur éviter tout contact avec le sol.
façon serrée et ancrés dans une tranchée. Un Chaque pieu d’ancrage des ballots de paille
remblai de ballots de paille sert à capter les doit être au ras du haut du ballot afin qu’aucun
sédiments tout en laissant l’eau s’écouler hors travailleur ne s’y blesse. Le pieu d’ancrage
du site. C’est un ouvrage réservé aux petites peut être en bois ou en métal; les piquets de
aires de drainage seulement. Ce filtre peut être bois sont plus souvent utilisés.

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Il faut inspecter les ballots fréquemment et –– autour d’un amoncellement temporaire de


réparer ou remplacer promptement les ballots sols non stabilisés situés à moins de 60  m
détériorés. Il faut également enlever l’accu- d’un cours d’eau ou d’un lac.
mulation de sédiments qui peut empêcher la Cette mesure n’est pas recommandée
barrière de fonctionner convenablement. Enfin, dans un contexte de forte hydraulicité.
les ballots doivent être enlevés quand ils ne
sont plus nécessaires et la tranchée doit être C. Boudin de rétention sédimentaire
nivelée et stabilisée. Les boudins de rétention sédimentaire
2. Barrière munie d’un géotextile sont composés de matériaux filtrants biodé-
gradables permettant d’intercepter les sédi-
Ce type de barrière temporaire est consti- ments et de ralentir la vitesse de l’eau tout en
tué d’un géotextile supporté par des poteaux laissant passer le surplus d’eau. lls peuvent
de bois ou de métal, et parfois par un treillis être utilisés :
métallique. Elle sert à piéger les sédiments,
tout en laissant l’eau ruisseler à travers. Pour –– en tant que barrière, au bas des pentes
être fonctionnelle, la base de la membrane inférieures à 10 %, pour des faibles débits
doit impérativement être enfouie dans le sol d’eau de ruissellement;
et solidement ancrée, de sorte que l’eau de –– en bandes successives perpendiculaires
ruissellement ne passe pas en dessous. Sur à la pente lorsque celle-ci est supérieure
les longues pentes, la mise en place de plus à 10 %;
d’une rangée peut s’avérer nécessaire afin de –– autour des déblais ou des grandes zones
réduire la vitesse d’écoulement et les risques de sol mis à nu;
de ravinement. Ce dispositif est facilement –– en travers d’un fossé dont la pente est
déplaçable et permet un bon ajustement à inférieure à 2 ou 3 %.
l’évolution du chantier. 
Dans tous les cas, les boudins doivent être
Un entretien périodique doit être réalisé en déposés dans une tranchée d’une profondeur
procédant à l’enlèvement des sédiments. La correspondant au tiers de leur diamètre et être
barrière géotextile est enlevée et récupérée solidement ancrés à l’aide de piquets plantés
lorsque les surfaces décapées sont stabilisées à intervalles de 50 à 100 cm.
de façon permanente. La figure 9.4–2 pré-
sente le détail de l’installation d’une barrière Lorsque les boudins sont utilisés dans
géotextile. des fossés de drainage, il est recommandé
de les recouvrir d’un matelas antiérosif fixé
Par exemple, sur un chantier de construc- solidement afin d’éviter la perte de sol en aval.
tion, on peut exiger que des barrières à sédi- Cet ajout peut aussi être utile pour consolider
ments soient mises en place aux endroits l’ancrage des boudins dans des situations de
suivants : forte vitesse d’écoulement de l’eau.
–– au pied de tous les déblais du côté exté- Puisque les boudins sont biodégradables,
rieur du fossé; il peut être convenable de les laisser en place
–– à mi-pente dans les talus de plus de 20 m dans les talus à la fin des travaux et dans le cas
de longueur (tous les 10 m dans le cas où leur retrait constituerait en soi une source
d’une pente forte et longue); significative d’érosion. Dans l’éventualité où
–– au pied des remblais lorsqu’il y a présence leur présence pourrait entraîner l’obstruction
d’un cours d’eau ou d’un fossé; d’un ponceau ou d’un cours d’eau, ils doivent
–– au bas d’un talus avec un apport d’eau qui être retirés.
induit de l’érosion (ex. : résurgence d’eau);

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Note :
– les cotes sont en millimètres.
Figure 9.4–2
Installation d’une barrière munie d’un géotextile

D. Trappe à sédiments et berme filtrante fossé, ce qui contribue aussi à la ralentir. Ces


La trappe à sédiments et la berme filtrante dispositifs sont habituellement situés près de
sont deux dispositifs généralement jumelés l’entrée des ponceaux afin de réduire, de façon
et installés dans un fossé routier, un fossé directe ou indirecte, l’apport de sédiments
drainant une aire de travail ou un fossé de dans les cours d’eau durant la construction.
dérivation. La trappe est une cavité creusée Ces dispositifs sont surtout efficaces pour
à même le fossé ou le canal pour ralentir capter les matériaux grossiers (gravier, sable
l’écoulement de l’eau et permettre le dépôt de et une partie des limons). Leur nombre et leur
sédiments. La berme est une crête temporaire espacement varient selon la pente du terrain.
de graviers ou de pierres concassées qui Plus celle-ci est forte, plus ils doivent être
dissipe l’énergie de l’eau qui s’écoule dans le nombreux et rapprochés.

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La berme filtrante doit être construite en pierres de calibre 150 – 350 mm. Leur mise


travers du fossé, à une hauteur suffisante pour en place implique au préalable l’excavation
permettre à l’eau de s’écouler au travers. Le d’une clé d’ancrage dans le fond du fossé. Un
matériau utilisé est un matériau d’empierre- géotextile est déposé de façon qu’il épouse
ment de calibre  70 – 20 ne contenant pas plus bien le fond de la clé, la pierre est déversée
de 5 % de matières fines passant le tamis 80  µm. sur la membrane et celle-ci est rabattue sur
Une trappe à sédiments ayant les dimen- la face amont de l’empierrement pour y être
sions suffisantes pour les retenir doit être bien fixée en son sommet afin de contribuer
creusée en amont de la berme. à étancher l’ouvrage.
L’entretien de ces dispositifs doit être fré- E. Bassin de sédimentation
quent afin d’assurer une efficacité maximale. Un bassin de sédimentation est formé
Lorsque la trappe à sédiments est remplie par excavation ou construction d’un talus, ou
à 50 %, les sédiments retenus doivent être par la combinaison des deux. Cet ouvrage
enlevés et, lorsque nécessaire, le matériau recueille l’eau de ruissellement ainsi que
filtrant doit être nettoyé ou remplacé. l’eau de pompage des batardeaux et permet
Afin de limiter le transport de sédiments la décantation des sédiments. L’eau clarifiée
vers un plan d’eau ou un cours d’eau, il faut s’écoule ensuite vers une zone bien stabilisée.
minimalement construire, dès le début des Des fossés de dérivation servent générale-
travaux, une berme filtrante et une trappe ment à diriger l’eau de ruissellement vers le
à sédiments dans les fossés drainant l’aire bassin. La figure 9.4–4 illustre un bassin de
de travail. Des ouvrages d’interception des sédimentation. Cet ouvrage doit être conçu
sédiments supplémentaires sont requis selon par un professionnel en fonction des particu-
la longueur des fossés, leur inclinaison, les larités du site.
types de sols, etc. L’entretien d’un bassin de sédimentation
La figure 9.4–3 illustre une trappe à sédi- doit être fréquent afin d’assurer une efficacité
ments et une berme filtrante érigées dans un maximale. Lorsque le bassin est rempli à 50 %,
fossé routier. les sédiments doivent être enlevés.
Lorsque la plupart des fossés sur un chan- F. Rideau de turbidité
tier sont susceptibles de subir des évènements
de forte hydraulicité (précipitations fréquentes Afin de confiner les matières fines en
et intenses, région caractérisée par de forts bordure d’un lac ou d’un cours d’eau à faible
reliefs, etc.), les bermes filtrantes ne sont débit lors de travaux de remblai en berge, un
plus adéquates puisque leurs pierres, d’un rideau de turbidité peut être disposé parallè-
calibre relativement faible, sont emportées lement à celle-ci.
en aval par les forts courants. Les sédiments Le rideau de turbidité est conçu pour
qui avaient été captés préalablement sont dévier et contenir les sédiments à l’intérieur
ainsi remis en suspension et les structures d’un espace délimité, tout en fournissant un
ne sont alors plus suffisamment fonctionnelles temps de séjour suffisant pour que la plupart
pour favoriser la déposition des particules. Il des particules de sol se déposent.
faut, dans ces circonstances, prévoir la mise Au besoin, il peut être nécessaire de
en place d’une série de seuils en travers de pomper les eaux troubles dans la végétation
ces fossés, qui permettront de diminuer la (à plus de 30 m de la LNHE) pour réduire les
vitesse d’écoulement et de créer des zones sédiments en suspension pendant les travaux
de décantation. Chaque seuil est constitué de et avant d’enlever le rideau.

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A
Accotement de la route

Limite d’emprise

Végétation
Talus

Trappe

Trappe

COUPE A-A

Matériau d’empierrement de calibre 70 – 20


Berme filtrante ne contenant pas plus de 5 % de matières
5 × hauteur fines passant le tamis 80 µm

Sol

Figure 9.4–3
Trappe à sédiments et berme filtrante érigées dans un fossé routier

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Notes :
– cet ouvrage doit être planifié et prévu dans les plans et devis;
– l’emprise nécessaire à son installation doit être prévue et acquise à cette fin, le cas échéant;
– les cotes sont en millimètres.
Figure 9.4–4
Bassin de sédimentation
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MESURES D’ATTÉNUATION 9
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Le rideau de turbidité est constitué d’une –– de faciliter les activités de construction sur
membrane géotextile maintenue à la verticale le site devenu asséché;
à l’aide d’une gaine qui contient une ligne de –– de s’assurer de la stabilisation du site
flottaison à son rebord supérieur ainsi qu’à avant la remise en eau;
l’aide d’une autre gaine cousue sur son bord
–– d’éliminer les conflits potentiels avec
inférieur servant au lestage de la membrane
les utilisateurs du milieu aquatique (eau
au fond de l’eau.
potable, pêche).
Le rideau doit former une unité continue
Pour empêcher l’emprisonnement de
et le lestage doit permettre que le bas du
poissons à l’intérieur des limites de la section
rideau appuie en entier sur le fond du cours
asséchée du cours d’eau, il faut procéder à
d’eau ou du plan d’eau à l’aide d’une chaîne
leur récolte immédiatement après la coupure
suffisamment lourde. Pour être pleinement
et les remettre dans des sections d’eau vive
efficace, le rideau doit être situé au minimum
du cours d’eau.
à 5 m du pied du talus de remblai. Préala-
blement à sa mise en place, il est préférable Pour les petits cours d’eau ayant un débit
d’effectuer un profil bathymétrique au droit de l’ordre de 1 m3/s ou moins, et où les travaux
du site de son installation afin que la hauteur d’installation d’un ponceau se déroulent sur
du rideau soit le mieux ajustée possible. De une courte période (1 à 2 jours), l’entrepre-
plus, il faut prévoir un jeu d’au moins 1 à 2 m neur peut utiliser un système de pompage
de plus que la hauteur de la colonne d’eau pour assurer l’écoulement de l’eau au site
pour compenser la fluctuation du niveau de des travaux. Il faut prendre les précautions
l’eau et des vagues, s’il y a lieu. nécessaires pour que la sortie de la conduite
se trouve dans un endroit qui ne soit pas une
9.4.3.4 Dérivation temporaire d’un cours source d’érosion.
d’eau Autrement, la libre circulation des eaux et
La dérivation temporaire doit être entre- du poisson doit être assurée en tout temps,
prise, si possible, lorsque le cours d’eau est sauf dans les circonstances autorisées par
à sec ou durant l’étiage. Les travaux doivent les autorités compétentes (Pêches et Océans
être réalisés en suivant les étapes énumérées Canada [MPO] et MRNF).
à la figure 9.4–5.
9.4.4 Franchissement temporaire
Comme illustré aux figures  9.4–6 et 9.4–7,
le profil du canal doit être en forme de « V » d’un cours d’eau
pour concentrer l’eau lorsque les débits sont Le franchissement temporaire d’un cours
faibles. Aussi, une géomembrane ou un géo- d’eau peut être nécessaire pour permettre
textile doit couvrir le fond et les parois du canal l’accès à la machinerie et le maintien de la
ainsi qu’une partie du replat du talus. Lorsqu’un circulation routière. Il assure le passage sécuri-
empierrement complet du canal est requis, le taire des véhicules tout en protégeant le cours
revêtement en pierres doit s’élever jusqu’au d’eau des dommages causés par l’érosion et
niveau de la ligne de récurrence 2 ans. les sédiments. Les trois types de traverses
La dérivation temporaire du parcours natu- sont le pont, le ponceau et le passage à gué.
rel d’un cours d’eau offre plusieurs avantages Ce dernier est réservé à la circulation de la
pour l’exécution des travaux. Elle permet : machinerie lourde.
–– de minimiser l’érosion et de réduire l’apport
de sédiments dans le cours d’eau;

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Zone de travail où sera aménagé le nouvel


ouvrage de franchissement du cours d’eau
6 5 et 7
4 et 8

C D

A B

3 9 10 2

Canal de dérivation temporaire


1

Étape Explications
1 Creuser le canal de dérivation temporaire du cours d’eau en laissant les deux extrémités « A » et « B »
fermées. Couvrir le fond ainsi que les parois du canal d’une géomembrane recouverte d’un empierrement
partiel si la pente est faible (moins de 2 %) ou d’une géomembrane recouverte d’un empierrement com-
plet jusqu’au niveau de récurrence 2 ans si la pente est moyenne ou forte (2 % et plus). Dans ce dernier
cas, un géotextile peut remplacer la géomembrane. Les pierres doivent être exemptes de particules de
moins de 5 mm de diamètre et d’un calibre pouvant résister aux crues susceptibles de survenir durant
la période des travaux. Aussi, des aménagements particuliers peuvent être requis dans le canal s’il doit
être opérationnel au moment où la libre circulation du poisson doit être assurée.
2 Enlever la digue qui bloque l’extrémité « B », à l’extrémité aval du canal de dérivation, et aménager la
transition avec le cours d’eau comme prescrit à l’étape 1.
3 Enlever la digue qui bloque l’extrémité « A », à l’extrémité amont du canal de dérivation, et aménager la
transition avec le cours d’eau comme prescrit à l’étape 1, en prenant soin de bien enfouir la géomembrane
(ou le géotextile) dans le lit du cours d’eau.
4 Installer la digue « C » en amont de l’ouvrage à aménager. Positionner la digue « C » à 45o par rapport à l’axe
principal du cours d’eau de manière à faciliter la déviation de l’eau vers le canal de dérivation temporaire.
5 Après avoir laissé le lit du cours d’eau naturel se vider ou que la zone de travail s’est asséchée, installer
la digue « D ». Positionner la digue « D » à 45o par rapport à l’axe principal du cours d’eau de manière à
faciliter la déviation de l’eau lors de son retour vers le cours d’eau. Capturer les poissons éventuellement
pris dans les fosses résiduelles de la zone de travail et les relocaliser en aval dans le cours d’eau.
6 Aménager le nouvel ouvrage de franchissement du cours d’eau et stabiliser ses approches par un
empierrement.
7 Enlever la digue « D » installée en aval du nouvel ouvrage, et stabiliser le lit et les berges du cours d’eau.
8 Enlever la digue « C » installée en amont du nouvel ouvrage, et stabiliser le lit et les berges du cours
d’eau. Remblayer la section originalement couverte par la digue « A » en amont du canal de dérivation
temporaire jusqu’à ce que cesse l’infiltration d’eau. Laisser le temps nécessaire à l’eau de s’évacuer du
canal de dérivation, capturer les poissons éventuellement pris dans les fosses résiduelles et les reloca-
liser en aval dans le cours d’eau.
9 Récupérer, au besoin, les pierres, la géomembrane ou le géotextile du canal de dérivation temporaire.
Poursuivre le remblaiement du canal vers l’aval.
10 Terminer la stabilisation des approches du nouvel ouvrage et restaurer la couverture végétale partout
où cela est nécessaire.
Figure 9.4–5
Étapes de réalisation d’une dérivation temporaire d’un cours d’eau

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Figure 9.4–6
Profil d’un canal de dérivation temporaire en pente moyenne ou forte (2 % et plus)

Figure 9.4–7
Profil d’un canal de dérivation temporaire en pente faible (moins de 2 %)

9.4.4.1 Exigences générales Il est strictement interdit de prélever des


Les traverses temporaires de cours d’eau matériaux du lit ou des berges de toute éten-
sont soumises aux mêmes règles relatives due d’eau pour leur utilisation subséquente
à la protection de l’environnement que les comme matériaux d’emprunt.
traverses permanentes, sauf en ce qui a trait A. Maintien du régime d’écoulement
à l’empiètement sur le lit du cours d’eau. Un
pont ou un ponceau temporaire ne peut en La conception de ces ouvrages doit tenir
aucun temps obstruer plus du tiers de la largeur compte des cycles hydrologiques et des
du cours d’eau à franchir, et ce, calculé selon évènements susceptibles de se produire
la largeur à l’élévation de la ligne naturelle pendant la période d’utilisation de la structure
des hautes eaux. Les ponts et les ponceaux temporaire (crues, débâcle, marées, etc.). De
doivent être conçus, construits, entretenus et plus, si les travaux s’échelonnent sur plus de
démantelés de façon à minimiser les pertur- deux semaines, l’ouvrage ne doit pas causer
bations sur l’état naturel du cours d’eau, son d’importantes différences du niveau de l’eau
écoulement et les cycles vitaux de la faune entre l’amont et l’aval de la traverse. Enfin,
aquatique. on doit veiller à ce que l’ouvrage cause le

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moins possible d’augmentation de la vitesse enlevés sans que la machinerie circule dans le
de l’eau à l’intérieur ou en aval de celui-ci, cours d’eau. On doit ensuite niveler au terrain
afin de minimiser les risques d’érosion et naturel, puis stabiliser de façon permanente
d’affouillement du lit et des berges du cours les surfaces perturbées, soit par enrochement,
d’eau et afin de ne pas nuire au passage de ensemencement ou végétalisation. Ces activi-
la faune aquatique. tés doivent être réalisées le plus rapidement
possible, et ce, dès que la structure tempo-
B. Aménagement des approches d’une raire est devenue inutile, tout en respectant
traverse temporaire les périodes de restriction prescrites pour la
Il est souhaitable que les approches protection du milieu aquatique. Dans le cas du
soient perpendiculaires au cours d’eau afin de passage à gué, les matériaux utilisés doivent
réduire les surfaces perturbées et la longueur généralement être enlevés. Dans le cas où le
de la traversée. On doit stabiliser les pentes passage est laissé en place, il est important
fortes lorsque requis selon les précisions de qu’il ne crée pas de barrage ou ne nuise pas
la section 9.4.3 « Contrôle de l’érosion et des à la circulation de la faune aquatique. S’il est
sédiments sur le site de construction ». démoli, le nettoyage, qui consiste à enlever les
À l’étape de la réalisation d’un pont ou agrégats, doit s’effectuer sans que la machi-
d’un ponceau temporaire, toute personne nerie circule dans l’eau, à moins que ce soit
qui détériore le tapis végétal à l’intérieur de impossible pour des raisons techniques (ex. :
30 m d’un cours d’eau doit rétablir, à la fin des largeur excessive du cours d’eau).
travaux, un tapis végétal entre les fossés et la
limite de l’aire des travaux. Cette distance se 9.4.4.2 Pont temporaire
mesure à partir de la ligne naturelle des hautes Le pont demeure la forme de traverse
eaux. Si les travaux impliquent la destruction temporaire la plus avantageuse sur le plan
du couvert végétal, ce qui est souvent le cas, environnemental (voir figure 9.4–8). Il est tout
ce dernier devra être rétabli sur une distance de même soumis à certaines restrictions au
d’au moins 30 m de la ligne naturelle des regard de son installation et de son démantè-
hautes eaux par des ensemencements ou lement. Les estacades, les piliers et tout autre
des plantations, en appliquant les techniques type de support érigé dans le lit d’un cours
du génie végétal ou une combinaison de ces d’eau sont à éviter.
méthodes. La stabilisation des sols sera com-
plétée, si nécessaire, par des empierrements. 9.4.4.3 Ponceau temporaire
Le ponceau temporaire est un ouvrage
C. Entretien qui consiste en une ou plusieurs sections de
Il faut inspecter les traverses temporaires tuyau de préférence déposées sur un géotex-
périodiquement et après chaque période de tile. Le ponceau temporaire est déposé sur le
fortes précipitations, afin de s’assurer que la fond du cours d’eau ou sur un lit d’agrégats.
traverse, le lit et les berges du cours d’eau sont Les tuyaux sont placés sans créer de chutes
stables. S’il y a des traces d’érosion active, il et permettent donc à la faune aquatique de
faut immédiatement stabiliser le tout. traverser l’ouvrage. Le ponceau temporaire ne
doit pas obstruer plus du tiers de la largeur
D. Démantèlement et stabilisation
du cours d’eau.
Au moment du démantèlement, toutes les
structures et tous les matériaux de construc-
tion dans le cours d’eau et autour doivent être

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Figure 9.4–8
Pont temporaire

9.4.4.4 Passage à gué 9.4.4.5 Remblayage temporaire dans une


Le passage à gué est accepté seulement étendue d’eau
pour une traversée occasionnelle d’un cours Le MDDEFP et le MRN n’acceptent plus
d’eau. Idéalement, il doit être aménagé sur un de matériaux fins dans les batardeaux et
lit graveleux ou sur les affleurements rocheux autres aménagements temporaires en milieu
d’un cours d’eau, dans un endroit peu profond. aquatique. Les matériaux dont le diamètre
Son épaisseur doit protéger le cours d’eau est inférieur à 5 mm sont proscrits. Dans
tout en permettant le libre écoulement de les batardeaux, les pierres doivent être d’un
l’eau par-dessus l’enrochement. Le passage calibre de 100 mm et plus.
à gué peut être utilisé seulement si les berges
sont peu escarpées. Pour les pentes fortes 9.5 Protection des milieux
(> 20 %), il est préférable d’utiliser le pont ou
le ponceau, qui nécessitent moins de travaux humides
de terrassement et, par conséquent, moins de
risques d’érosion et d’apport de sédiments 9.5.1 Notes générales
dans le cours d’eau. Les milieux humides regroupent les
Il est préférable de placer un géotextile écosystèmes au sol saturé d’eau ou inondé
si le lit du cours d’eau n’est pas rocheux. La pendant une période suffisamment longue
membrane prévient l’affaissement du lit et pour modifier la nature du sol et la composition
améliore sa stabilité. Le matériel d’enroche- de la végétation. Les sols sont minéraux ou
ment, généralement des agrégats grossiers organiques et présentent des indices de mau-
de 20 à 100 mm, doit ensuite être placé sur vaises conditions de drainage. La végétation
la membrane dont la dimension doit dépasser se compose essentiellement d’espèces ayant
d’au moins 30  cm le lit d’agrégats. Il faut obtenir une préférence ou tolérant une inondation
les autorisations nécessaires à l’aménage- périodique ou permanente.
ment d’un passage à gué.

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II
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Figure 9.4–9
Passage à gué

Les étangs, les marais, les marécages 9.5.2 Protection des sols et des
et les tourbières sont des milieux humides. caractéristiques hydrogéologiques
Les définitions de ces écosystèmes et les
À l’occasion de travaux réalisés dans ou
méthodes d’identification et de délimitation
à proximité d’un milieu humide, il faut éviter
sont précisées par le MDDEFP.
de porter atteinte aux conditions d’humidité,
En raison de l’importance que revêt la chimiques et de structures des sols qui font
conservation des milieux humides, notamment que ces milieux existent et se maintiennent.
à cause de leur rôle écologique et en raison Pour ce faire, des mesures d’atténuation
de leur sensibilité, il importe qu’une attention temporaires particulières doivent être incluses
particulière leur soit accordée, au moment de dans les plans et devis. Il faut s’assurer de
la réalisation d’un projet routier. maintenir les conditions de sol et de drainage

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afin que la végétation naturelle puisse se faire autrement, une autorisation du MDDEFP
réimplanter, dans le cas où les travaux ont lieu est préalablement requise. L’emplacement, la
dans le milieu humide, ou pour maintenir les méthode de travail pour l’aménagement de
conditions d’origine d’un milieu humide situé ces sites, le démantèlement et le réaménage-
à proximité des travaux. Par exemple, il faut ment des sites temporaires dans les milieux
éviter de perforer la couche de sol induré ou humides doivent faire l’objet d’études précises
imperméable présente dans certaines tour- par des spécialistes en environnement. Le
bières, de détruire ou d’altérer la couche de plan de réaménagement doit prévoir la remise
sol gelé dans les milieux humides arctiques, en état complète des surfaces perturbées,
ou de porter atteinte aux passes ou aux barres par l’enlèvement de tous les matériaux et le
de sable des lagunes, ou de les déstabiliser. rétablissement du sol et du drainage, afin de
permettre le retour aux conditions initiales.
9.5.3 Protection des écosystèmes
fauniques et floristiques 9.6 Protection du milieu
Les milieux humides sont susceptibles forestier et des habitats
d’abriter de nombreuses espèces fauniques
et floristiques, dont des espèces menacées ou fauniques terrestres
vulnérables. Ces milieux peuvent notamment À l’occasion des travaux de construction
être utilisés par la faune à diverses périodes en milieu forestier, des mesures de protection
de leur cycle vital, que ce soit en période de doivent être prises en considération. Celles-ci
reproduction, de nidification, d’alimentation ou réduiront les dommages que peuvent subir
de repos. Certaines espèces sont sensibles les peuplements forestiers traversés par les
aux dérangements causés par les chantiers de infrastructures et conséquemment les habitats
construction dans ces milieux ou à proximité fauniques. Les principaux impacts à proximité
de ceux-ci. En ce qui concerne la flore, la des habitats sont liés aux opérations de défri-
modification des conditions hydrogéologiques chage, d’essouchement et de terrassement,
peut avoir des effets négatifs sur certaines et à l’entreposage des débris de coupe.
espèces. Afin de maintenir ces écosystèmes Parfois, ces travaux doivent être limités dans
sensibles, il convient, préalablement à tous le temps pour protéger la période de nidifica-
travaux prévus dans leur limite ou à proxi- tion des oiseaux nicheurs. Également, elles
mité, de documenter la présence d’espèces permettront de protéger les arbres possédant
fauniques et floristiques et, en collaboration une valeur écologique, esthétique ou même
avec les représentants des ministères respon- patrimoniale.
sables, de déterminer les mesures d’atténua- De plus, dans les forêts du domaine de
tion temporaires à appliquer, le cas échéant. l’État, toute intervention doit être conforme
aux exigences de la Loi sur les forêts (RLRQ,
9.5.4 Aménagements temporaires chapitre F-4.1, a.171) et aux règlements qui
Les aménagements temporaires dans les en découlent. L’entrepreneur doit se procurer
milieux humides sont prohibés, que ce soit pour un permis d’intervention en vertu de cette
des aires d’entreposage, de stationnement, de même loi et du Règlement sur les normes
chemins de contournement ou de travail. Ces d’intervention dans les forêts du domaine de
aménagements doivent être implantés sur la l’État (RLRQ, chapitre F-4.1, r. 7).
terre ferme. Dans le cas où il est impossible de

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9.6.1 Conservation des arbres 9.6.3 Rebuts de déboisement


Les limites des zones de déboisement, Il existe deux options pour éliminer des
de coupe à ras de terre de même que les rebuts de déboisement, à savoir les brûler ou
arbres qui requièrent une protection parti- les déchiqueter. 
culière doivent être clairement relevés sur le Le brûlage occasionne plusieurs incon-
terrain et indiqués dans le plan de levé, avant vénients, soit le risque d’incendie de la forêt
le début des travaux (voir Tome IV – Abords contiguë, les désagréments au milieu habité et
de route, chapitre 10 « Arboriculture »). Au les risques de perte de visibilité attribuable au
pourtour des aires boisées à conserver, une panache de fumée pour la circulation routière
bande de protection (coupage à ras de terre) à proximité.
est nécessaire. Seul un coupage à ras de
Le déchiquetage des résidus de coupe
terre peut être effectué dans ce périmètre de
est préférable puisqu’il permet de récupérer la
protection (voir Tome IV – Abords de route,
matière ligneuse et d’éviter les inconvénients
chapitre  10 « Arboriculture »).
du brûlage. On doit cependant tenir compte
Lorsque les travaux sont situés à proxi- du volume de résidus déchiquetés afin d’en
mité d’arbres, une clôture de protection doit incorporer une quantité raisonnable à l’humus
être installée pour délimiter un périmètre de forestier en place.
protection. Des travaux d’élagage peuvent
Les résidus déchiquetés peuvent égale-
être requis afin de dégager l’aire de travail
ment être utilisés comme stabilisation tempo-
(voir Tome IV – Abords de route, chapitre 10
raire, au même titre qu’un matelas de paille,
« Arboriculture », dessins normalisés  001,
pour contrer l’érosion de surfaces en pente
002 et 003).
faible lors des travaux.
Des précautions particulières sont éga-
Les matériaux ou débris provenant du
lement requises lorsque les travaux néces-
déboisement et du coupage à ras de terre
sitent une excavation du système racinaire
(arbres, souches, arbustes, branches, brous-
(voir Tome IV – Abords de route, chapitre 10
sailles, bois mort et autres débris végétaux)
« Arboriculture »). Au préalable, il faut infor-
doivent être déposés, de façon permanente,
mer le propriétaire et s’assurer d’obtenir son
à une distance d’au moins 60 m de la berge
autorisation.
d’un lac ou d’un cours d’eau, ou de toute zone
La machinerie lourde ne doit pas être inondable, d’un marais, d’un marécage ou
utilisée à l’extérieur de l’emprise ni dans les d’une tourbière.
aires qui doivent demeurer boisées. Dans
les situations où cela s’avère impossible, 9.6.3.1 Prévention des incendies
toute sortie de la limite de l’emprise doit être
préalablement autorisée. Aux fins d’approba- Il est nécessaire d’instaurer des pro-
tion, l’entrepreneur doit produire les ententes grammes de prévention des incendies pour
écrites obtenues auprès des propriétaires réduire les risques de feux de forêt ou d’autres
concernés, les engagements de réaména- incendies résultant des activités de construc-
gement des sites visés de même que toute tion ou liées à celles-ci, particulièrement s’il y
autorisation ou tout permis qui serait requis. a brûlage de résidus.
Un permis de brûlage doit être obtenu
9.6.2 Essouchement en s’adressant aux bureaux de la Société
Au moment de l’essouchement, il faut de protection des forêts contre le feu ou à la
récupérer le maximum de terre végétale et municipalité concernée, le cas échéant.
la mettre en réserve.

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Les feux doivent être effectués sous sur- Dès que possible, les terrains ayant servi
veillance, à une période où le danger d’incen- à l’aménagement des chemins temporaires,
die est pratiquement nul, dans des conditions en dehors de l’emprise, doivent être remis
météorologiques favorables, et à une période dans leur état naturel (voir Tome IV – Abords
et à une distance où les zones habitées et la de route, chapitre 6 « Mesures d’atténuation
circulation routière ne seront pas touchées. environnementales permanentes »). Pour ce
Les résidus doivent être mis en piles ou faire, on doit enlever toutes les structures
disposés en rangées n’excédant pas 2,5 m utilisées (par exemple : un ponceau), niveler
de hauteur. Entre ceux-ci et la forêt, il faut au terrain naturel et recouvrir de la terre végé-
conserver une bande de terrain où les matières tale « entreposée » sur les côtés du chemin.
combustibles ont été enlevées sur une largeur
d’au moins 5 fois la hauteur des emplacements 9.7 Protection des sites
ou des matières à brûler. archéologiques
En présence d’un plan d’eau ou d’un milieu
humide, il faut conserver une distance de 9.7.1 Notes générales
20 m au minimum entre la limite de la bande
Les projets de construction du Ministère
de terrain où les matières combustibles sont
font l’objet d’évaluations dans les zones à
enlevées et ces milieux.
potentiel archéologique. Ils sont inspectés
9.6.4 Chemin d’accès temporaire afin d’évaluer la pertinence d’effectuer des
recherches par sondages exploratoires. Le
La conception et la construction d’un che- cas échéant, des inventaires sont réalisés et
min d’accès temporaire doivent respecter le font l’objet de rapports et de recommandations.
plus fidèlement possible les lignes directrices
et les mesures prescrites pour les routes per- Selon les recommandations, des fouilles
manentes sur le plan environnemental. Dans archéologiques peuvent être réalisées et avoir
les forêts du domaine de l’État, les travaux pour effet de libérer l’emprise de la contrainte
doivent respecter les exigences de la Loi sur légale que représentent les sites archéo-
les forêts (RLRQ, chapitre F-4.1, a. 171) et logiques. La prise en charge de la démarche
ses règlements. archéologique est sous la responsabilité d’un
archéologue du Ministère.
L’aménagement d’un chemin d’accès hors
d’une emprise est nécessaire. Sa conception Dans l’éventualité de la présence de
devrait tirer profit de la topographie et faire sites archéologiques bordant des emprises,
bifurquer rapidement le chemin de la route afin diver­ses mesures de protection peuvent être
qu’il soit le moins visible possible. La largeur recommandées pour préserver l’intégrité des
des chemins ainsi que les rayons de courbure vestiges en place, telles que la construction
doivent être gardés au strict minimum tout en de clôtures, la stabilisation des pentes et la
assurant la sécurité des utilisateurs. limitation des charges.
Les matériaux décapés doivent être pous- 9.7.2 Mesures de protection pour les
sés vers l’extérieur du chemin temporaire de découvertes fortuites
façon à pouvoir les récupérer au moment de
son réaménagement. De plus, il est important En vertu de l’article 74 de la Loi sur le
de prévoir des ponceaux, lorsque nécessaire, patrimoine culturel (RLRQ, chapitre P-9.002),
afin de respecter le drainage du secteur où toute découverte de vestiges archéologiques
se font les travaux d’aménagement du chemin doit être communiquée au Ministère sans délai.
temporaire.

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Les travaux à l’endroit de la découverte adéquatement les sources de bruit et d’évaluer


doivent être interrompus jusqu’à l’évaluation leurs impacts potentiels. Des mesures d’atté-
qualitative et quantitative par un archéologue nuation peuvent être appliquées lorsque des
du Ministère. Si nécessaire, il fera des recom- impacts sonores sont anticipés.
mandations quant à la poursuite des travaux.
9.9.1.1 Sources de bruit
9.8 Protection du milieu visuel Le bruit provenant d’un chantier de
construction est provoqué par des sources
Dans certaines situations, l’étape de d’intensité et de nature variables. Les prin-
construction oblige l’installation de mesures cipales sont l’équipement lourd en fonction
temporaires de protection du milieu visuel. sur le site, tel que compresseurs, outils
Lorsque des éléments naturels (boisé, pneumatiques et hydrauliques, excavatrices,
arbre isolé, massif d’arbustes, abord d’un chargeuses, niveleuses, bouteurs, pelles,
cours d’eau, portion de terrain, etc.) ou marteaux. D’autres sources de bruit possibles
anthropiques (monument, site patrimonial, sont les camions allant et venant sur le site, le
etc.) nécessitent, pour des raisons d’ordre chargement ou déchargement des matériaux,
visuel et de maintien de leur intégrité, une les sirènes et les signaux avertisseurs de
protection des activités de construction (cir- recul. Le bruit provient du fonctionnement des
culation du matériel de chantier, entreposage moteurs, (soupapes, systèmes de ventilation
de matériaux de construction, etc.), la zone à et d’échappement) ainsi que des vibrations
protéger est délimitée par un dispositif adé- produites par les outils (marteaux-piqueurs,
quat conformément au Tome IV – Abords de entre autres). De plus, un mauvais entretien de
route, chapitre 10 « Arboriculture », dessins la machinerie utilisée (pièce mal fixée, manque
normalisés 001 et 002. de lubrification) peut entraîner des vibrations
Dans le cas où la vue des riverains ou et, par conséquent, une augmentation du bruit.
des usagers de la route doit être isolée des
désagréments des activités de construction 9.9.1.2 Modélisation du bruit
ou résulte de l’emplacement gênant d’une de construction
aire d’entreposage, de roulottes de chantier, Il est possible d’évaluer avec une certaine
de stationnements temporaires de travailleurs, exactitude le bruit représentatif provenant
etc., une clôture temporaire opaque doit être d’un site. Des modèles informatisés permettent
installée. d’évaluer assez fidèlement le bruit qui sera
Cette mesure doit être prévue dans les causé par un chantier dans la mesure où
plans et devis. les données de base sont connues et fiables
(organisation spatiale du chantier, type et
9.9 Protection du milieu sonore nombre de machines, horaire de travail, types
d’activités, etc.). Un des modèles existants
9.9.1 Principes généraux permettant d’évaluer le bruit engendré par
un chantier de construction est le Roadway
Les travaux de construction engendrent Construction Noise Model (RCNM) conçu pour
une pollution sonore dont les niveaux peuvent la Federal Highway Administration (FHWA)
être élevés. Lorsque cette pollution sonore a des États-Unis1. Ce modèle est celui qui est uti-
des impacts sur les riverains, des mesures lisé par le ministère des Transports du Québec.
peuvent être prises afin de caractériser

1. Clay N. Reherman, Judith L. Rochat and al. FHWA Roadway Construction Noise Model, FHWA HEP–05-054,
Cambridge, MA, 2006.
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Il permet d’évaluer l’intensité du bruit durant Si requis, le devis de gestion de bruit


les différentes phases de construction. Cette associé à un chantier doit spécifier deux types
évaluation, lorsque comparée aux niveaux de niveaux sonores maximaux recommandés,
sonores maximaux recommandés, permet soit un niveau maximal global établi en bordure
de déterminer si des mesures d’atténuation des zones à protéger et un niveau maximal à
sont requises. la source lié à certains équipements. L’entre-
preneur est tenu de respecter ces niveaux
9.9.1.3 Mesure des niveaux sonores maximaux en tout temps.
La norme SAE J1075 « Sound Measure- Le tableau 9.9–1 présente les niveaux
ment – Construction Site » doit être utilisée sonores maximaux recommandés selon le
pour la mesure du bruit provenant d’un chantier type d’occupation du sol. Il s’agit de niveaux
de construction. sonores globaux, soit des niveaux L10 qui en
La mesure du niveau sonore produit général ne peuvent excéder le niveau sonore
par un équipement particulier sur un site de ambiant, établi avant le début du chantier,
construction doit se faire en suivant la méthode par plus de 3 à 5 dBA. Le niveau sonore Lmax
de mesure décrite dans le document Mea- est également utilisé dans le cas particulier
surement of Highway-Related Noise, Final de bruit intermittent dont l’intensité s’élève
Report FHWA PD–96-046, Federal Highway rapidement, soit principalement pour les bruits
Administration (mai 1996). d’impact (le forage de pieux, par exemple). Les
Selon cette méthode, le relevé sonore niveaux sonores maximaux recommandés
doit être effectué à une distance de 15 m d’un représentent la combinaison du bruit ambiant
équipement. De plus, étant donné la diversité et du bruit provenant du chantier à proximité
des opérations effectuées par un équipement, des zones à protéger.
la mesure doit être réalisée selon différents Le bruit ambiant doit être établi avant le
modes de fonctionnement (jusqu’à quatre début des travaux à partir d’au moins deux
modes possibles) : relevés sonores de 24 heures, effectués pen-
–– stationnaire en mode passif (ex. : camion dant la semaine de façon non consécutive,
en arrêt avec moteur au ralenti); à des emplacements représentatifs le long
de la zone des travaux. Le bruit ambiant doit
–– stationnaire en mode actif (ex. : bouteur être évalué pour la période de jour (de 7 h à
soulevant des matériaux); 19 h), le soir (de 19 h à 23 h) et la nuit (de
–– mobile en mode passif (ex. : équipement 23 h à 7 h). Il est à noter que la mesure du
se déplaçant sur le site des travaux); bruit ambiant ne doit pas se faire à l’intérieur
–– mobile en mode actif (ex. : bouteur se de l’emprise requise pour les travaux.
déplaçant en poussant des débris). Notes
9.9.1.4 Niveaux sonores maximaux Le L10 mesuré est moyenné sur une période
recommandés de 30 minutes. Le Lmax mesuré représente
la valeur maximale d’une émission sonore
Les niveaux sonores maximaux recom-
en dBA. Le temps de mesure est en général
mandés se divisent en deux catégories, soit d’une seconde.
un niveau sonore « global » établi en bordure
des zones à protéger et un niveau sonore L’appareil de mesure utilisé est un sonomètre
« à la source » associé à chaque équipement intégrateur de classe 1, conforme à la norme
utilisé sur le chantier. ANSI S1.4 – 1983 (R 1990) « Specification
for Sound Level Meters ». Les méthodes et

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Tableau 9.9–1
Niveaux sonores maximaux recommandés en bordure des zones à protéger
Niveaux sonores à ne pas dépasser (dBA)
Zone et utilisation (bruit ambiant et chantier combinés)
du sol Jour (de 7 h à 19 h) Soir (de 19 h à 23 h) Nuit (de 23 h à 7 h)
L10 Lmax L10 Lmax L10 Lmax
Zones sensibles au Bruit ambiant
bruit : habitations, + 5 (si bruit
75 ou 85 ou 90 Bruit ambiant < 70)
établissements
bruit ambiant pour un bruit ambiant 85 80
hospitaliers et Bruit ambiant
+ 5 (1) d’impact (2) +5
scolaires, parcs, + 3 (si bruit
hôtels, etc. ambiant ≥ 70)
Zones commerciales :
80 ou Bruit
immeubles
bruit ambiant aucun ambiant aucun aucun aucun
de bureaux,
+ 5 (1) + 5 (3)
commerces, etc.
85 ou
Zones industrielles :
bruit ambiant aucun aucun aucun aucun aucun
usines, ateliers, etc.
+ 5 (1)
1. Le plus élevé des deux devient le niveau sonore à ne pas dépasser.
2. Le bruit d’impact est un bruit intermittent dont l’intensité s’élève rapidement.
3. Si applicable, pendant les heures d’ouverture des commerces.

conditions de mesure devront être conformes Les niveaux sonores indiqués au


à celles spécifiées au document Measurement tableau 9.9–2 sont basés sur des mesures
of Highway-Related Noise, mai 1996, de la effectuées entre 2000 et 2004 sur divers
FHWA (FHWA PD–96-046). chantiers de réfection routière du ministère
Les niveaux sonores maximaux recommandés des Transports. Les niveaux sonores spéci-
sont mesurés à 5 m du bâtiment à protéger fiés pour des projets routiers aux États-Unis
(habitation, école, hôpital, etc.) ou à la limite de ont également été considérés. La liste des
propriété, si le bâtiment est situé à moins de équipements du tableau 9.9–2 n’est toutefois
5 m de la route où sont effectués les travaux. pas exhaustive.
Les seuils à respecter s’appliquent au rez-
de-chaussée ainsi qu’aux étages des bâti- 9.9.2 Programme de gestion du bruit
ments à protéger. La limite imposée la nuit Lorsqu’il est requis d’atténuer l’impact
ne s’applique pas près d’un établissement sonore d’un projet de construction routière,
scolaire. un programme de gestion du bruit doit être
Le tableau  9.9–2 présente les niveaux sonores élaboré. La pertinence de ce programme est
maximaux recommandés pour un certain proportionnelle à l’importance et à la durée des
type d’équipement utilisé sur un chantier. Il travaux envisagés, et il est constitué d’un ou
s’agit des niveaux sonores maximaux qui de plusieurs programmes détaillés de contrôle
s’appliquent à des classes particulières d’équi- du bruit et d’un plan de suivi acoustique.
pements dans le but de limiter les émissions
sonores à la source.
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Tableau 9.9–2 9.9.2.1 Programme détaillé de contrôle


Niveaux sonores maximaux recommandés du bruit
par type d’équipement1 Le programme détaillé doit expliquer la
Leq, 30 sec méthodologie qui sera utilisée pour réaliser
Équipement à 15 m une ou des activités de chantier en confor-
(dBA) mité avec les niveaux sonores autorisés dans
une zone sensible au bruit. Toute activité de
Bétonnière 85 chantier générant potentiellement un bruit d’un
Bouteur 85 niveau sonore supérieur au bruit ambiant sans
Camion à plateau 84 travaux à proximité des zones sensibles doit
être précédée de la mise en application d’un
Camion-benne 84 programme détaillé.
Camion malaxeur 85 Le programme détaillé doit inclure :
Chariot élévateur frontal 80 –– la description du secteur où l’activité a lieu,
Compacteur 80 y compris la localisation des zones sen-
Compresseur à air 75 sibles au bruit, les types d’habitations et le
nombre d’étages, ainsi que la localisation
Génératrice (25 kVA ou moins) 70 des points de mesure du bruit ambiant;
Génératrice (plus de 25 kVA) 75 –– une estimation des niveaux sonores
Grue (mobile ou stationnaire) 75 produits par les travaux dans les zones
Mâchoire hydraulique 74 sensibles sous forme de tableaux indiquant
les niveaux sonores actuels et projetés de
Marteau hydraulique sur même que la durée estimée du dépas-
85
rétrocaveuse sement des niveaux sonores maximaux;
Marteau piqueur 83 –– la détermination des mesures d’atté-
Niveleuse 85 nuation nécessaires, l’évaluation de leur
Pelle hydraulique 85 efficacité, la procédure de mise en place
de ces mesures d’atténuation ainsi que
Pelle mécanique 85 les délais d’installation;
Perceuse à ciment 75 –– les plans des mesures d’atténuation (murs,
Perceuse électrique 73 enceintes, etc.) si requis.
Perceuse pneumatique 85
9.9.2.2 Plan de suivi acoustique
Planeuse 85
Lorsque requis, un suivi acoustique doit
Pompe à béton 82 être mis en place, dès le début des travaux,
Rétrocaveuse 80 afin d’assurer la surveillance des niveaux
Scie à béton 90
sonores à proximité du chantier. Le plan de
suivi acoustique doit inclure les éléments
Scie à chaîne 85 suivants :
1. Les niveaux Leq, 30 sec maximaux sont spécifiés à une –– la localisation des sites de relevés sonores
distance de référence de 15 m de l’équipement.
Ces niveaux d’émission sonore sont atteignables,
(stations permanentes de relevés ou sites
mais, dans l’ensemble, l’équipement devra être temporaires à déterminer);
maintenu en bon état de marche et, à l’occasion,
des mesures d’atténuation seront requises afin de
ne pas les dépasser.

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–– le type d’équipement utilisé pour effectuer –– s’assurer que les équipements utilisés sur
les relevés sonores; le chantier sont en bon état de marche;
–– les méthodes et les temps de mesure –– limiter la puissance des équipements
prévus. utilisés à ce qui est nécessaire;
–– limiter le nombre d’équipements sur le site
9.9.3 Mesures d’atténuation à ce qui est nécessaire;
Lorsqu’il s’avère impossible de respecter –– mettre en place des alarmes de recul
les niveaux sonores maximaux recommandés, à intensité variable (s’ajustant au bruit
différentes mesures doivent être envisagées ambiant) et, si possible, ne munir d’une
afin de réduire les niveaux sonores provenant alarme de recul que les équipements visés
d’un chantier de construction dans la mesure par le Code de sécurité pour les travaux
où elles sont techniquement réalisables et à de construction (RLRQ, chapitre S-2.1,
un coût qui n’est pas déraisonnable compte r. 4) de la Loi sur la santé et la sécurité du
tenu de l’envergure du chantier et de sa durée. travail (RLRQ, chapitre S-2.1, a. 3.10.12).
Cette section présente les mesures d’at­ Les procédures de construction devraient
ténuation possibles à l’étape de la construction. être élaborées en tenant compte du niveau
Lorsqu’elles sont requises, il faut les inclure de bruit émis. Par exemple, il est possible
dans les plans et devis. Il peut s’agir a priori de limiter le niveau sonore global près d’un
de mesures préventives ou a posteriori de secteur sensible en synchronisant les diffé-
mesures correctives. rentes activités de construction afin que les
équipements mobiles les plus bruyants soient
9.9.3.1 Mesures d’atténuation
utilisés de façon successive. Dans la mesure
à la source du possible, les équipements fixes doivent
Les mesures d’atténuation du bruit à la être placés aux endroits les moins sensibles
source doivent être priorisées, car elles sont au bruit ou de manière à minimiser l’impact
en général les plus efficaces et relativement causé. Le choix des parcours pour le transport
faciles à surveiller en chantier. des matériaux d’excavation et de remblayage
Voici quelques exemples de mesures devraient tenir compte de l’impact sonore.
d’atténuation qui peuvent être appliquées : Également, la sensibilisation des travail-
–– interdire les travaux durant la nuit; leurs aux mesures d’atténuation appliquées
–– planifier les travaux les plus bruyants à la source et rapidement réalisables sur le
durant les périodes les moins sensibles chantier est essentielle. Une des mesures
(le jour, par exemple); réalisables par ces derniers est l’arrêt du fonc-
tionnement de tout engin motorisé qui n’est
–– prohiber certains types d’équipements à pas utilisé pendant un certain laps de temps
proximité des secteurs sensibles; (par exemple, les pauses du midi et autres).
–– favoriser des méthodes de travail moins
bruyantes ou des équipements insono- 9.9.3.2 Mesures d’atténuation appliquées
risés ou électriques lorsque possible; à la propagation du bruit
–– s’assurer que les équipements utilisés sont Les mesures d’atténuation appliquées
munis d’un silencieux de bonne qualité en à la propagation du bruit visent à empêcher
état de fonctionnement; la propagation des ondes sonores vers les

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Chapitre
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secteurs sensibles. Lorsque les mesures 9.9.3.3 Mesures d’atténuation appliquées


appliquées à la source ne sont pas suffisantes au récepteur
pour respecter les niveaux sonores maximaux Lorsque les mesures d’atténuation appli-
recommandés, ces mesures peuvent être éla- quées à la source ou à la propagation du
borées et mises en place. En règle générale, bruit ne sont pas suffisantes ou réalisables
il s’agit d’écrans antibruit temporaires ou de (dans le cas d’immeubles en hauteur, par
rideaux acoustiques, qui sont assez efficaces exemple), des mesures d’atténuation appli-
dans la mesure où la ligne de vue entre la quées au récepteur peuvent être envisagées.
source de bruit et les secteurs sensibles est Un récepteur est défini comme un individu ou
complètement obstruée. un groupe d’individus qui sont exposés au
Voici quelques exemples de mesures bruit provenant d’un chantier. L’élaboration
d’atténuation qui peuvent être utilisées pour des mesures d’atténuation doivent impliquer
restreindre la propagation du bruit provenant la participation de la communauté touchée
d’un chantier : par les travaux.
–– mise en place d’écrans antibruit tempo- Avant le début des travaux, il est très utile
raires fixes, en bordure du chantier, ou de transmettre aux riverains de l’information
mobiles, sur certains équipements; sur le chantier (nature, durée, horaire, phase
–– installation de toiles ou de rideaux acous- des travaux, etc.). Il est aussi important de res-
tiques; pecter l’horaire de travail spécifié. Si cet horaire
–– utilisation de roulottes de chantier ou de n’est pas respecté, la tolérance des riverains
véhicules lourds comme écran antibruit; risque de diminuer grandement, surtout si les
écarts sont fréquents. L’ouverture au dialogue
–– augmentation de la distance entre des avec les riverains touchés par les travaux afin
équipements bruyants et les secteurs de trouver des solutions acceptables pour les
sensibles au bruit. deux parties est également bénéfique.
Les écrans antibruit ou les toiles acous- En cas de plaintes relatives au bruit
tiques peuvent être installés sur des nacelles de construction, un système de suivi des
ou des chariots élévateurs pour suivre des plaintes permet à la personne médiatrice
équipements qui doivent être déplacés fré- d’intervenir, dans les meilleurs délais, auprès
quemment (par exemple, des scies ou des des plaignants et des entrepreneurs, et
marteaux pneumatiques) ou qui peuvent être ainsi d’appliquer les mesures correctives
situés à des endroits difficiles d’accès tels que nécessaires.
les murs extérieurs d’une route surélevée et
au cours d’opérations de nettoyage au jet 9.9.3.4 Caractéristiques et performance
de sable. Les écrans antibruit temporaires requise des écrans antibruit temporaires
peuvent également être composés d’une
Les mesures d’atténuation utilisées afin
série de roulottes de chantier ou de boîtes
de réduire le bruit produit par un chantier de
de camions lourds (18  roues) faisant obstacle
réfection ou de construction routière doivent
au bruit.
être implantées afin de respecter les niveaux
Les photos 9.9–1 à 9.9–6 présentent des sonores autorisés. Lorsque des mesures
écrans temporaires fixes ou mobiles utilisés d’atténuation telles que des écrans antibruit
sur divers chantiers. de type mur ou des toiles acoustiques doivent
être mises en place, des exigences minimales

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Photo 9.9–1 Photo 9.9–2


Écran temporaire entourant un chantier Écran temporaire, vue du côté de la source
de bruit

Photo 9.9–3 Photo 9.9–4


Écran entourant un équipement fixe Écran sur nacelle fait à partir de toiles
acoustiques

Photo 9.9–5 Photo 9.9–6


Écran sur chariot élévateur Écran
Copie de travail - DESSAU sur
- NOR GNnacelle en ciseau
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doivent être spécifiées afin de s’assurer qu’une dernier se renverse sur la voie de circulation
réduction sonore adéquate sera obtenue. à cause des charges de vent.
En général, un écran antibruit temporaire La réduction sonore minimale requise
offre un bon rapport coût-efficacité lorsqu’il pour les murs antibruit temporaires et les
permet une réduction notable (près de 10  dBA) toiles acoustiques est de 10 dBA, mesurée
des niveaux sonores pour un assez grand au récepteur situé le plus près de la zone de
nombre de récepteurs situés dans un secteur travaux. Cela représente une réduction sonore
sensible au bruit. Certains éléments doivent généralement facile à atteindre avec ce type
être évalués avant qu’un écran ne soit jugé de mesure et procure une diminution de la
réalisable. Ainsi, pour être efficace, l’écran : moitié du bruit pour ce qui est de la perception
–– doit s’ajuster à l’espace disponible; auditive. Lorsqu’un écran antibruit est installé
de telle façon que la ligne de vue entre les
–– doit bloquer complètement la ligne de vue
équipements bruyants et les récepteurs est
entre la source de bruit et les récepteurs;
obstruée, et que cet écran ne comporte pas
–– ne doit pas comporter de brèches ou de de trous ou de brèches, la réduction sonore
trous; obtenue peut atteindre de 10 à 15 dBA pour
–– ne doit pas être bordé par des surfaces les récepteurs situés au rez-de-chaussée des
réfléchissantes. habitations. En ce qui concerne les récepteurs
Les dimensions (hauteur et longueur) situés aux étages supérieurs, il est possible
de l’écran antibruit temporaire doivent être d’obtenir une réduction sonore de près de
telles que les sources de bruit sont entière- 5 dBA si la ligne de vue est obstruée.
ment cachées. En pratique, l’écran antibruit A. Toiles acoustiques
doit être suffisamment haut pour procurer
une atténuation sonore adéquate à tous les La longueur et l’emplacement des toiles
étages des bâtiments comportant des usages requises doivent être indiqués dans le pro-
sensibles au bruit. Dans les faits, cela peut gramme détaillé de contrôle du bruit. Les
s’avérer difficile à réaliser, voire impossible, exigences techniques et acoustiques des
pour les immeubles comportant plus de trois toiles acoustiques sont les suivantes :
étages. En général, ce qui limite l’efficacité –– Les toiles doivent être composées de
d’un écran antibruit temporaire, ce n’est pas plusieurs matériaux disposés en couches
le bruit transmis à travers la paroi, mais plutôt successives (vinyle, laine de verre acous-
le bruit passant au-dessus de l’écran ou à ses tique, etc.).
extrémités, s’il est trop court. Les dimensions –– La masse surfacique doit être d’au moins
doivent donc être déterminées avec soin. Dans 9,8 kg/m2 (2 lb/pi2).
le cas de bâtiments en hauteur, l’écran doit –– L’indice d’affaiblissement en transmission
être très haut ou comporter un toit, si possible, (STC) doit être d’au moins 30, évalué
afin de protéger les étages supérieurs. selon la norme ASTM E90 « Standard
Si un écran antibruit de type mur est mis Test Method for Laboratory Measurement
en place à proximité d’une voie de circula- of Airborne Sound Transmission Loss of
tion, il doit être installé sur des glissières de Building Partitions and Elements ».
béton, pour des questions de sécurité, et il –– Le coefficient d’absorption acoustique
faut s’assurer qu’il n’y a pas de risque que ce (NRC) doit être de 0,70, évalué selon la
norme ASTM  C423 « Standard Test Method
for Sound Absorption and Sound Absorption

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Coefficients by the Reverberation Room bas de l’écran et le sol, doivent être comblés
Method ». avec un matériau suffisamment dense pour
Lorsque les toiles sont assemblées, il faut atténuer le bruit.
s’assurer qu’elles se joignent parfaitement. Un écran antibruit temporaire peut égale-
Les trous ou espaces entre les toiles doivent ment être constitué d’une butte faite à partir
être évités afin de ne pas réduire l’efficacité de matériaux de remblayage ou d’excavation.
acoustique de l’ensemble. Pour éviter les Les écrans construits sur nacelles ou chariots
réflexions des ondes sonores, la face de la élévateurs doivent présenter les mêmes
toile située du côté de la source de bruit doit caractéristiques techniques et acoustiques
être recouverte d’un matériau absorbant. que les murs temporaires entourant une zone
de travaux.
B. Écrans antibruit temporaires de
type mur 9.9.3.5 Équipements d’hydrodémolition
Les panneaux constituant les écrans Une mention particulière doit être faite
doivent être installés sur la plus courte lon- sur la technique de démolition utilisant un
gueur en respectant la géométrie du site. jet d’eau à très haute pression puisqu’elle
La longueur et la position des écrans requis est particulièrement bruyante. En effet, des
doivent être indiquées dans le programme niveaux sonores de plus de 110 dBA ont été
détaillé de contrôle du bruit. mesurés à 15 m de ce type d’équipement, ce
Ces écrans doivent permettre d’entou- qui en fait une des sources les plus bruyantes.
rer au maximum la zone de travail, être mis Si cette technique de démolition doit être
en place avant le début des travaux et être utilisée, il est préférable de choisir un type
installés entre la zone de travail et les sec- d’équipement d’hydrodémolition, composé
teurs sensibles au bruit. Ce type d’écran, d’un groupe moteur-pompe, installé à l’inté-
fréquemment constitué de panneaux de bois, rieur d’une enceinte acoustique totalement
doit respecter les exigences techniques et fermée, bien ventilée et munie de silencieux
acoustiques suivantes : efficaces. À la limite des secteurs sensibles
–– Le côté extérieur composé de feuilles de au bruit, la technique utilisant une lance à eau
contreplaqué doit avoir 2 cm d’épaisseur n’est pas recommandée.
(¾ po). Dans tous les cas, cette technique de
–– Le côté intérieur (vers la source de bruit) démolition ne devrait pas être utilisée le soir
doit être recouvert de laine minérale de et la nuit à proximité de secteurs sensibles au
5 cm d’épaisseur (2 po), incombustible et bruit. Des mesures d’atténuation peuvent être
hydrofuge et ayant une masse volumique envisagées afin de se conformer aux niveaux
d’environ 40 kg/m3. Un treillis métallique sonores autorisés, telles que l’installation
est placé pour garder la laine en place. d’un écran antibruit mobile, l’ajustement de
Aucun revêtement protecteur (pellicule la pression d’eau afin d’atteindre l’efficacité
plastique) ne doit recouvrir la laine. optimale et le dégrossissage à l’aide de mar-
Les matériaux constituant l’écran doivent teaux pneumatiques des surfaces à décaper.
avoir une durée de vie au moins équivalente
à la durée du chantier et être maintenus en 9.10 Protection du milieu habité
bon état. Lorsque les panneaux constituant Les activités relatives aux travaux de
l’écran sont assemblés, il faut s’assurer construction génèrent des inconvénients et
qu’ils se joignent parfaitement. Les trous et des nuisances temporaires pour les rési-
les fissures entre les panneaux, et entre le

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dents et commerçants situés à proximité. Les 9.11 Protection du milieu


mesures d’atténuation habituelles prévues
par le Ministère, telles que la mise en place agricole
d’une signalisation appropriée, le maintien Le territoire agricole est un milieu sen-
de la circulation et des accès aux propriétés sible, et des mesures d’atténuation particu-
riveraines, l’utilisation d’abat-poussières et lières doivent s’ajouter aux diverses mesures
le respect d’un horaire des travaux prédéfini environnementales habituelles même si les
contribuent à réduire les inconvénients occa- travaux routiers n’ont pas nécessité une
sionnés par les travaux. autorisation de la Commission de protection
Cependant, la protection du milieu habité du territoire agricole du Québec (CPTAQ). De
pendant la construction nécessite l’application plus, dans le cas de travaux ayant fait l’objet
de mesures particulières se rapportant à l’ali- d’une autorisation, la décision de la CPTAQ
mentation en eau potable, aux opérations de est souvent assortie de conditions qu’il faut
sautage et au contrôle des vibrations. respecter intégralement, sans quoi l’autori-
sation peut devenir caduque et de nul effet.
9.10.1 Alimentation en eau potable La Loi sur la protection du territoire et des
En plus de veiller à maintenir l’alimentation activités agricoles (RLRQ, chapitre P-41.1)
en eau potable pendant la durée des travaux protège à la fois le territoire et les activités
de chantier, il faut s’assurer que les travaux ne agricoles. La nature et le dynamisme des
contaminent pas les puits d’eau potable et ne exploitations agricoles en place sont donc
modifient pas le débit des sources. Un essai des aspects importants à considérer dans
de pompage est effectué au besoin. la détermination de mesures d’atténuation
Avant le début des travaux, un relevé appropriées.
des puits et des sources d’alimentation en Les éléments suivants doivent être consi-
eau potable susceptibles d’être affectés par dérés pour protéger le milieu agricole :
les travaux est effectué. Dans le cadre de ce –– Lorsque les travaux se déroulent à proxi-
relevé, un échantillonnage de l’eau des puits mité d’une zone non agricole, le site du
à risque est réalisé aux fins d’analyse. chantier doit, si les conditions le per-
Des échantillons doivent ensuite être mettent, être aménagé dans cette zone.
prélevés après les travaux pour vérifier si la –– Si le chantier doit être situé en zone agri-
qualité et la quantité d’eau ont été altérées. cole, il convient d’éviter les parcelles en
culture, les pâturages actifs et la proximité
9.10.2 Sautage de bâtiments d’élevage. De plus, le chantier
Lorsqu’il y a des travaux de sautage à doit être aménagé de manière à nuire le
l’explosif en milieu habité, il faut prendre moins possible aux activités agricoles, en
les mesures nécessaires pour limiter les particulier à la circulation de la machinerie
inconvénients sur la circulation routière et agricole et aux déplacements des animaux
les occupants des résidences et commerces sur la ferme.
situés à proximité des travaux. Il faut aussi –– Puisque les sols de l’aire du chantier
prévenir tout dommage pouvant être causé par doivent pouvoir être réutilisés pour un
les pressions d’air et la projection de pierres. usage agricole à la fin des travaux, des
précautions particulières doivent être
prises pour leur éviter toute forme de
contamination.

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–– Tout entreposage temporaire ou per- –– Toutes les installations agricoles (fossés,


manent d’équipement, de matériaux de drains, ponceaux, clôtures, etc.) doivent
construction, de rebuts, de déblais, etc., est être remises dans un état égal ou supé-
interdit en zone agricole hors des aires pré- rieur à ce qu’elles étaient avant le début
vues et autorisées par la CPTAQ. Dans le des travaux. Durant toute la durée des
cas de l’élimination de certains déblais en travaux, il faut prendre les mesures néces-
zone agricole, il faut se référer au tableau saires (ex.  :  clôtures temporaires) pour ne
inclus dans la décision numéro  348292 du pas causer de préjudices aux exploitants
18 décembre 2006 de la CPTAQ. agricoles.
–– Aucun brûlage ou enfouissement de
déchets n’est permis en milieu agricole.
Ceux-ci doivent être éliminés selon les
lois et règlements en vigueur.
–– Lorsqu’un chemin de ferme est utilisé
comme accès au chantier, il doit être
remis dans un état comparable à son état
original à la fin des travaux. Si les travaux
sont effectués à l’automne, un délai d’un
an, correspondant à un hiver complet,
est requis avant d’être libéré de toute
responsabilité de remise en état. Ce délai
est lié à une utilisation normale de l’accès.
–– Tout chemin de ferme utilisé comme accès
au chantier ou à la zone des travaux doit
être maintenu en bon état pour la circula-
tion de la machinerie agricole pour toute
la durée des travaux. Un chemin de ferme
susceptible d’être orniéré ou dégradé de
quelque façon par le passage répété des
véhicules utilisés sur le chantier ou aux
travaux doit être protégé par la mise en
place d’un recouvrement de matériaux
granulaires pouvant assurer une bonne
capacité portante de la surface de roule-
ment. À la fin des travaux, ces matériaux
doivent être récupérés et la surface de
roulement remise dans son état initial ou
dans un état supérieur. Ils pourraient par
contre être laissés en place si l’exploitant
agricole le souhaite. Toutefois, la largeur
d’un chemin de ferme modifié doit être
réduite à 5 m à la fin des travaux ou à la
largeur existant avant modification.

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Table des matières


10.1 Introduction 1

10.2 Références 1

10.3 Détecteur de véhicules


en détresse (DVD) 1

10.3.1 Justification 1

10.3.2 Description 1

10.3.3 Mode de fonctionnement 2

10.3.4 Conception 2

10.4 Bandes rugueuses 3

10.4.1 Limites d’utilisation 4

10.4.2 Implantation 4
10.4.2.1 Procédé 4
10.4.2.2 Disposition 4

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Figure Table des dessins normalisés


Figure 10.3–1 001 Détecteur de véhicules en détresse
Disposition des détecteurs de
véhicules en détresse (DVD) 2 002 Détecteur de véhicules en
détresse – détail du support

003 Détecteur de véhicules en


détresse – détail du câble
Tableau 004 Dimensions et localisation
des bandes rugueuses
Tableau 10.3–1
Caractéristiques du détecteur de 005 Discontinuité des bandes
véhicules en détresse (DVD) 3 rugueuses aux bretelles

006 Discontinuité des bandes


rugueuses à gauche

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10.1 Introduction 10.3.1 Justification


Ce chapitre présente les dispositifs d’alerte Le détecteur de véhicules en détresse
utilisés pour la sécurisation des abords de (DVD) est utilisé en complément des dispositifs
route. de retenue latéraux, placés dans le terre-plein
central aux approches d’un pont ou d’un
viaduc. Le DVD joue le rôle d’un dispositif
10.2 Références d’alerte active et instantanée.
La présente norme renvoie à l’édition la L’utilisation d’un DVD se justifie par plu-
plus récente des documents suivants : sieurs facteurs, notamment :
– le volume de circulation;
NORMES
– la vitesse;
AMERICAN SOCIETY FOR TESTING – les conditions du site.
AND MATERIALS
ASTM  A123 / A123M « Standard Specifica- 10.3.2 Description
tion for Zinc (Hot-Dip Galvanized) Coatings Le détecteur de véhicules en détresse
on Iron and Steel Products ». (DVD), montré à la figure 10.3–1, consiste
AMERICAN SOCIETY OF MECHANICAL en :
ENGINEERS – un levier avec contrepoids à une extré-
ASME/ANSI B18.8.1 « Clevis Pins and mité et, à l’autre extrémité, un panneau
Cotter Pins ». recto verso « Détecteur de véhicules en
détresse » (I-298) à l’autre extrémité (voir
MINISTÈRE DES TRANSPORTS DU Tome V – Signalisation routière du chapi-
QUÉBEC tre  5 « Indication »)
Tome V – Signalisation routière. – un système de câbles reliés au levier de
Tome VII – Matériaux. façon à le maintenir dans une position
horizontale lorsqu’il n’est pas activé;
10.3 Détecteur de véhicules en – des poteaux munis d’anneaux pour servir
détresse (DVD) de guide au système de câbles;
– un système de déclenchement et de
Le détecteur de véhicules en détresse est support qui sert de liaison entre le levier
un dispositif de sécurité routière qui alerte les et le système de câbles.
usagers qu’un véhicule ayant accidentellement
quitté la route est caché de la vue, par exemple Les dessins normalisés 001, 002 et 003
entre deux ponts ou ponts d’étagement le présentent avec plus de détails le détecteur
long d’une route à chaussées séparées. Les de véhicules en détresse.
services de secours, alertés par les usagers,
peuvent intervenir promptement pour aider
les victimes qui, autrement, risqueraient de
demeurer dans une situation précaire pendant
longtemps.
Contenu normatif

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dispositifs d’alerte
2
Date NORME
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Figure 10.3–1
Disposition des détecteurs de véhicules en détresse (DVD)

10.3.3 Mode de fonctionnement Les conditions favorables à son implanta-


Lorsqu’un véhicule en perte de contrôle tion sont les suivantes :
circule dans un terre-plein central et franchit la – topographie générale des lieux