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Table des matières

1 Introduction 2

2 Problématique et but 2

3 Modélisation d'une cellule solaire 3

4 Présentation de l'outil et du script de simulation 4

4.1 Présentation de Scilab


. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
4.2 Présentation du script de simulation
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

5 Test du programme et présentation des résultats 10

5.1 Test du programme et résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10


5.1.1 Module 1STH-245-WH . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
5.1.2 Module ALM-185D-24 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
5.1.3 Module ALPV80-123M-36 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
5.1.4 Modules aleo S_03 | 175 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
5.2 Analyse des résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

6 Conclusion 15

7 Références 16

8 Annexes 17

1
1 Introduction

L'activité scientique s'exerçait jadis suivant deux modes : théorie et expérimentation. Les
dernières décennies ont vu la simulation numérique s'imposer comme une troisième approche dans
la plupart des disciplines de la recherche et du développement, des plus fondamentales aux plus
proches des nalités industrielles. Parallèlement, en partie grâce à la simulation, la science prédic-
tive a progressé au dépens de l'empirisme. Ceci n'a nullement remis en cause l'expérimentation,
car il n'y a pas de prédiction valide sans identication et modélisation des phénomènes par des
expériences ou nesse de la mesure et précision des capteurs ont une importance croissante.
Le triptique modélisation-simulation-expérimentation s'est ainsi armé comme l'épine dorsale
du processus de R&D, soutenu par les progrès des ordinateurs et ceux du génie logiciel, qui ont
permis d'utiliser au mieux leurs extraordinaires capacités. La puissance de calcul disponible autorise
aujourd'hui une approche numérique, naguère inenvisageable, de phénomènes complexes.
Plus généralement, la poursuite des grands objectifs sociétaux actuels requiert plus que jamais
le recours à la simulation. Qu'il s'agisse de comprendre de nouveaux traitements médicaux, des
moyens de diagnostic, des systèmes énergétiques prenant en compte la notion de développement
durable ou encore d'agir et de prendre la bonne décision dans des circonstances diciles, l'ensemble
indissociable théorie-modélisation, simulation numérique et expérimentation est omniprésent.
La simulation numérique touche presque l'ensemble (pour ne pas dire tous) des domaines de
R&D, et les énergies renouvelables n'échappent pas à cette règle. Actuellement, la production
d'électricité à partir de ces dernières est considérée, dans plusieurs pays, comme étant un objectif
stratégique pour les années à venir. Pour cette raison, il est obligatoire de perfectionner notre
savoir faire et nos connaissances dans ce domaine.
De nos jours, il existe beaucoup de discussions et d'études qui sont faites autour des systèmes
photovoltaïques du fait que ces derniers peuvent générer de l'électricité sur place quand il est
nécessaire de le faire, évitant ainsi les pertes liées au transport et contribuant aussi à la réduction
des émissions de gaz à eet de serre dans les territoires urbains.
La connaissance des caractéristiques des modules PV est la base de la conception et du di-
mensionnement des systèmes d'alimentation photovoltaïque. C'est pour cela que la conception de
modèles mathématiques pour les panneaux photovoltaïques eu, et a toujours, une importance cru-
ciale car on peut prévoir le comportement d'un panneau sans recourir à l'expérience. ainsi, il est
possible de développer des simulations basées sur ces modèles en introduisant les paramètres pro-
pres au module photovoltaïque choisie (fournis par le constructeur ou trouvés expérimentalement)
et en introduisant les diérentes conditions de travail (par exemple : la température à la surface
du module, l'irradiance, ...etc).
Dans ce qui suit, on va essayer de créer un script interactif (qui interagit avec l'utilisateur) pour
la simulation du comportement des panneaux photovoltaïques. Ceci se fera sous l'environnement
de simulation numérique SCILAB.

2 Problématique et but

Dans ce présent travail, nous allons essayer de créer un programme interactif capable de donner
à l'utilisateur la possibilité de simuler le comportement des modules photovoltaïques sous diverses
températures et irradiations, en plus de ça on va s'intéresser à la possibilité de trouver le courant
de sortie d'un module photovoltaïque, pour n'importe quelle température, et ce à partir d'une
valeur de tension donnée. Donc le, ou les buts de notre travail sont :
 Créer un programme interactif pour la simulation de modules photovoltaïques sous Scilab.

2
 Tester et exécuter correctement le programme, et ce à travers plusieurs exemples.
 Comparer les résultats trouvés par la simulation avec les valeurs de la littérature, et cela
surtout en utilisant des points et valeurs remarquables (Im et Vm ).
 Et même si ce n'est pas vraiment le sujet de notre travail, on va aussi donner, brièvement,
les raisons qui font que la température et l'irradiation solaire inuent sur les paramètres de
sortie du module photovoltaïque.

3 Modélisation d'une cellule solaire

Le circuit électrique équivalent le plus simple d'une cellule solaire est sous forme d'une source de
courant en parallèle avec une diode. Le courant délivré par la source est directement proportionnel
à la lumière incidente sur la cellule. La diode détermine les caractéristiques I −V de la cellule.
Pour plus de précision, et aussi en rendant un peu plus complexe le modèle, les paramètres
suivants peuvent êtres introduits à leur tour :
 La dépendance en température du courant de saturation de la diode et du photo-courant IL .
 Une résistance série RS ainsi qu'une résistance shunt Rsh .
 Un facteur d'idéalité de la diode qui peut être xe ou variable (entre 1 et 2).
Pour notre travail, un modèle d'une complexité modérée va être utilisé. Il inclut la dépendance en
température du photo-courant IL et du courant de saturation I0 de la diode. Une résistance série
est aussi incluse mais pas de résistance shunt. Une seule diode est utilisée avec un facteur d'idéalité
donnant les résultats les plus performants que possible. Ce modèle est une version simpliée du
modèle à deux diodes présenté par Gow et Manning (voir références).
Le schéma électrique de la cellule solaire est présenté sur la gure 01.

Figure 01- Schéma électrique équivalent.

Les équations qui décrivent les caractéristiques I-V de la cellule sont :

q(V +IRs )/nkT



I = IL − I0 exp −1 (1)

IL = IL(T1 ) + K0 (T − T1 ) (2)

IL(T1 ) = G ∗ Isc(T1 ,nom) /G(nom) (3)

K0 = (Isc(T2 ) −Isc(T1 ) )/(T2 −T1 ) (4)


3/n −qVg/nk∗(1/T −1/T
1)
I0 = I0(T1 ) ∗ (T/T1 ) ∗ exp (5)

I0(T1 )=Isc(T 
qVoc(T )/nkT
1 −1

(6)
1 )/ exp
1

3
Rs = −dV /dIoc − 1/XV (7)

qVoc(T )/nkT
Xv = I0(T1 ) ∗ q/nkT1 ∗ exp 1 1
(8)

L'ensemble des constantes utilisées dans les équations précédentes peuvent êtres obtenues soit
à partir des données fournies par le constructeur du module photovoltaïque, soit à partir des
valeurs déjà trouvées et reportées dans la littérature. Nous, dans notre travail, on utilise une base
de données se trouvant sur le site Posharp.com regroupant pas moins de 13000 références de
modules PV du monde entier.
Le photo-courant IL (A) est proportionnel à l'irradiance G (W.m−2 ). La constante de pro-
portionnalité dans l'équation (3) a pour rôle de régler le courant de court circuit délivré sous
−2
l'irradiance nominal (souvent 1 Suns = 1000W.m ).
La relation entre le photo-courant et la température est linéaire (éq. 02) et est déduite par
l'observation du changement du photo-courant en fonction du changement de température (éq.
04). Quand la cellule n'est pas illuminée, la relation entre le voltage ainsi que le courant nal
délivrés par la cellule est donnée par l'équation de Shockley. Quand la cellule solaire est en
circuit ouvert et illuminée, le photo-courant circule entièrement dans la diode. Dans ce cas, la
courbe I-V ne part plus de l'origine grâce au courant photo-généré IL (éq. 01).
La valeur du courant de saturation I0 à la température de 25°C est calculée en utilisant la
tension de court-circuit à cette même température (éq. 06). Pour le facteur d'idéalité n , qui est
normalement inconnue, une estimation doit être faite. Nous, dans notre travail, on a pris le cas
idéal en choisissant n=1.
La relation entre I0 et la température est très complexe, mais heureusement pour nous elle ne
contient aucune variable à estimer (éq. 05). Et enn, pour la résistance série, les équations 7 et 8
ont été trouvées en diérenciant la relation 1, évaluée à V = Vco , et en arrangeant les termes pour
faire sortir Rs .

4 Présentation de l'outil et du script de simulation

4.1 Présentation de Scilab


Scilab est un progiciel scientique pour les calculs numériques dans un environnement convivial.
Il comporte :
 Des structures élaborées de données (polynômes, chaîne de caractères, listes, systèmes linéaires
multivariables, ...).
 Un interprète pour un langage de programmation avec un syntaxe proche de Matlab.
 Des centaines de fonctions mathématiques intégrées (de nouvelles primitives peuvent facile-
ment être ajoutées).
 Des multiples fonctions graphiques (2d, 3d, animation).
 Un logiciel ouvert (interface facile avec Fortran et C par lien dynamique en ligne).
 De nombreuses bibliothèques intégrées :
 Algèbre linéaire (y compris matrices creuses, forme de Kronecker, forme de Schur ordonnée).
 Automatique, commande (classique, LQG, ...).
 Module pour l'optimisation LMI (inégalités linéaires des matrices).
 Traitement du signal.

4
 Simulation (diverses variantes autour de solveurs d'équations diérentielles, DASSL, ...).
 Optimisation (diérentiable et non diérentiable, solveur LQ).
 Scicos, un environnement interactif pour modéliser et simuler des systèmes dynamiques.
 Metanet (édition, analyse et optimisation de graphes).
 Une interface avec le logiciel symbolique Maple.
 ...etc.

 Un "Progiciel" est un terme né de la contraction de produit et logi-


ciel. C'est en faite un logiciel applicatif, libre ou propriétaire, prêt-à-porter,
standardisé et générique, prévu pour répondre à des besoins ordinaires. 

Développé depuis 1998 par des chercheurs de l'INRIA (Institut National de Recherche en Informa-
tique) et de l'ENPC (École National des Ponts et Chaussées), il est développé par le consortium
Scilab depuis mai 2003, consortium développé et maintenu par l'INRIA jusqu'en juillet 2008 puis
depuis par la fondation de la coopération scientique Digiteo.
Distribué gratuitement avec son code source via l'internet depuis 1994, il est disponible pré-
compilé pour un grand nombre d'architectures. Néanmoins, il ne s'agissait ni d'un logiciel open
source (on donnera une signication à ce terme dans la suite) selon l'Open Source Initiative, ni
d'un logiciel libre. En eet, l'ancienne licence Scilab n'autorise pas la distribution commerciale
d'une version modiée. Selon la classication de la FSF (Free Software Foundation), il s'agissait
donc plutôt d'un logiciel semi-libre. Scilab est donc devenu un logiciel libre lors du changement de
licence : il est distribué sous la licence CeCILL (abréviation de CEA CNRS INRIA logiciel libre)
depuis la version 5.0.

Figure 02- Mascotte de Scilab représentant un macareux.

 La Free Software Foudation est une organisation américaine à but non


lucratif foncée par Richard Stallman le 4 Octobre 1985, dont la mission mon-
diale est la promotion du logiciel libre et la défense des utilisateurs. 

La syntaxe et les possibilités oertes par Scilab sont similaires à celles de Matlab, mais les deux
logiciels ne sont pas compatibles bien qu'un traducteur de Matlab vers Scilab existe.
Scilab peut exécuter des instructions en ligne de commande ainsi que des chiers de commande
(scripts) contenant des instructions (format texte). On peut également exécuter des programmes
Fortran ou C à partir de Scilab. Scilab est complété par un environnement graphique Xcos (basé
sur Scicos) compatible à l'environnement graphique simulink fourni avec Matlab.
Scilab se présente comme suit :

5
Figure 03- Fenêtre principale de Scilab.

1. C'est la console Scilab, là ou on introduit nos commandes juste après le signe prompt >.

2. Le menu Fichier contient essentiellement les options d'exécution et de chargement de chiers


de commande, on peut aussi enregistrer notre travail ainsi que changer le répertoire de travail
si on veut.

3. Le menu Préférences, sert surtout à régler et personnaliser le look général de Scilab (couleurs,
polices, ...etc.)

4. Le menu Applications, celui qui nous intéresse le plus, contient notamment le module Xcos
(on en a déjà parler mais on ne l'utilisera pas), le convertisseur de chier Matlab vers Scilab,
et enn Scinotes, l'application qu'on va utiliser le plus et qui contiendra nos commandes.

5. On peut directement démarrer SciNotes à partir de ce bouton.

6. Un navigateur help ou vous trouvez toute l'aide nécessaire sur le fonctionnement de Scilab.

Voilà, on a vu les principales caractéristiques de la fenêtre graphique Scilab. La fenêtre SciNotes


se présente comme suit :

6
Figure 04- Éditeur SciNotes.

Enn, pour terminer notre présentation de Scilab, il convient de donner les raisons qui nous
ont poussé vers le choix de ce logiciel, et pourquoi on l'a préféré à Matlab. Ces fameuses raisons
on peut les résumer dans les 3 points suivants :
 Scilab est open source. Cette désignation s'applique aux logiciels dont la licence respecte
des critères précisément établis par l'Open Source Initiative, c'est-à-dire la possibilité de libre
redistribution, d'accès au code source et aux travaux dérivés, et tout ceci techniquement et
légalement (donc un logiciel gratuit).
 Matlab et un logiciel propriétaire et payant. C'est tout le contraire de l'open source et par
exemple, une simple licence étudiant pour l'acquisition de Matlab coûte au environ de 60¿
(malgré qu'on le trouve en téléchargement gratuit sur le net, mais cette pratique est normale-
ment illégale et n'ore pas un Matlab d'origine comme celui qu'on achète !).
 Enn, Scilab, au contraire de Matlab, est disponible pour windows, Mac OS X, Linux et BSD.
Il est très léger (il ne prend pas beaucoup de place) et très performant (au même niveau que
Matlab). Donc, c'est le candidat idéal pour les simulations scientiques à moindre coût.

4.2 Présentation du script de simulation


Notre simulation se base essentiellement sur deux scripts contenant chacun une fonction bien
précise. Le premier script, qu'on a appelé Choix, donnera à l'utilisateur, comme son nom l'indique,
la possibilité de choisir entre diérentes options fournies par le programme de simulation. Ce
premier script est aussi très important car c'est lui qui donnera à l'utilisateur la possibilité de
rentrer les valeurs essentielles au bon fonctionnement de la simulation (Vco , Icc , nombre de
cellules, ...etc).
Le deuxième script, nommé modele (voir annexe 2), contiendra la fonction essentielle qui
calcule le courant délivré par le module à partir de trois données (fournies par l'utilisateur) :

7
 Tension délivrée.
 Irradiation (1 correspond à 1000W.m−2 ).
 Température.

Avant de passer aux étapes de fonctionnement du programme, il faut dire que le but nal sera
de trouver le courant de sortie du module. Cela se fait en cherchant la racine de l'équation 1, et
dans notre programme on a utilisé une méthode numérique, qui n'est d'autre que la méthode de
Newton-Raphson (voir annexe 1), pour y arriver.

Ainsi, d'une manière globale, les étapes de fonctionnement de notre programme de simulation
sont comme suit :

8
Figure 05- Étapes de fonctionnement du programme de simulation.

9
5 Test du programme et présentation des résultats

Comme on l'a déjà dit, pour tester notre programme de simulation, on a eu recours aux données
publiées sur le site posharp.com, en plus des données qu'on avais en notre possession. En gros,
on va utiliser les modules PV suivant (plus de détails dans l'annexe 3 ) :

 1STH-245-WH de l'entreprise 1Soltech ;


 aleo S_03 | 175 de l'entreprise aleo solar ;
 ALM-185D-24 de l'entreprise Alex Solar ;
 et enn, ALPV80-123M-36 de l'entreprise ALPV.

À travers et grâce à ces 4 modules, on va tester les 3 modes de simulation décrits dans le schéma
précèdent.

5.1 Test du programme et résultats


5.1.1 Module 1STH-245-WH

Pour ce module, on a utilisé les données suivantes :

 Tension de circuit ouvert Vco = 37V .


 Coecient de température pour la tension de circuit ouvert est égal à −0.37% .
 Courant de court-circuit Icc = 8.54A .
 Coecient de température pour le courant de court-circuit est égal à 0.09% .
 Nombre de cellules Ns = 60 .
 Tension au point de fonctionnement maximal Vm = 28.3V .
 Courant au point de fonctionnement maximal Im = 8.02A .

On a commencé par simuler les caractéristiques I −V (irradiation = 1000W.m−2 ) sous diverse


températures : 0°C , 25°C et 50°C . On a eu les courbes suivantes :

Figure 06- Courbes I −V pour le module 1STH-245-WH avec G = 1000W.m−2 .

Après, on a simulé les caractéristiques I − V (température = 25°C ) sous diverse valeurs d'ir-
radiance : G = 300W.m−2 , G = 600W.m−2 , G = 800W.m−2 et G = 1000W.m−2 . On a eu les

10
courbes suivantes :

Figure 07- Courbes I −V pour le module 1STH-245-WH avec T = 25°C .

Et enn, on a pris un point remarquable de la courbe I −V théorique, qui est Vm = 29.3V , et


on a calculé, par notre programme, le Im . Le résultat obtenu a été :

Im = 8.08A

5.1.2 Module ALM-185D-24

Pour ce module, on a utilisé les données suivantes :

 Tension de circuit ouvert Vco = 44.5V .


 Coecient de température pour la tension de circuit ouvert est égal à −0.38% .
 Courant de court-circuit Icc = 5.58A .
 Coecient de température pour le courant de court-circuit est égal à 0.055% .
 Nombre de cellules Ns = 72 .
 Tension au point de fonctionnement maximal Vm = 35.6V .
 Courant au point de fonctionnement maximal Im = 5.20A .

Dans cette exemple, on se contente seulement de deux cas. Le premier, c'est la simulation de la
variation des caractéristiques I − V en fonction de quatre températures en ayant une irradiation
−2
de 1000W.m , les résultats sont dans la gure suivante :

11
Figure 08- Courbes I −V pour le module ALM-185D-24 avec G = 1000W.m−2 .

Le deuxième cas c'est celui ou on prend la valeur Vm = 35.6V et on calcul Im (sous T = 25°C
−2
et G = 1000W.m ). Le résultat est :
Im = 5, 48A

5.1.3 Module ALPV80-123M-36

Pour ce module, on a utilisé les données suivantes :

 Tension de circuit ouvert Vco = 21.3V .


 Coecient de température pour la tension de circuit ouvert est égal à −0.39% .
 Courant de court-circuit Icc = 5.19A .
 Coecient de température pour le courant de court-circuit est égal à 0.069% .
 Nombre de cellules Ns = 32 .
 Tension au point de fonctionnement maximal Vm = 16.8V .
 Courant au point de fonctionnement maximal Im = 4.78A .
−2
On simule la caractéristique I −V (irradiation = 1000W.m ) sous une seule température de 25°C.
La courbe résultante est illustrée sur la gure 09, tandis que la courbe de la même caractéristique
et sous la même température, donnée par le constructeur du module, est montrée sur la gure 10
(on s'intéresse surtout au graphe rouge).

12
Figure 09- Courbes I −V pour le module ALPV80-123M-36 avec G = 1000W.m−2 .

Figure 10- Courbes I −V donnée par le constructeur du module ALPV80-123M-36.

Le deuxième cas c'est celui ou on prend la valeur Vm = 16.8V et on calcul Im (sous T = 25°C
et G = 1000W.m−2 ). Le résultat est :
Im = 4.86A

5.1.4 Modules aleo S_03 | 175

Pour ce module, on va se contenter de prendre sa Vm et calculer son Im , bien sûre sous T = 25°C
−2
et G = 1000W.m . Le résultat (pour Vm = 37.5V ) est :

Im = 5, 09A

13
5.2 Analyse des résultats
La première remarque qu'on peut faire, c'est que notre programme de simulation marche cor-
rectement car il nous a bien donné en sortie des résultats (courbes et valeurs). Maintenant, la vrais
question qu'on doit se poser c'est si oui ou non notre programme est performant, sous une autre
formulation, est-ce que les résultats obtenus par la simulation sont proches ou non des résultats
théoriques donnés par les constructeurs des modules photovoltaïques qu'on a utilisé dans notre
présent travail.
Si on analyse nos résultats, en commençant avec les valeurs maximaux des tensions et des
courants, et en désignant par une barre ( ¯ ) les valeurs tirées des données fournies par les construc-
teurs, on a :

 Module PV 1STH-245-WH : pour V̄m = 28.3V , on a I¯m = 8.02A et Im = 8.08A


 Module PV ALM-185D-24 : pour V̄m = 35.6V , on a I¯m = 5.2A et Im = 5.48A
 Module PV aleo S_03 | 175 : pour V̄m = 35.7V , on a I¯m = 4.9A et Im = 5.09A
 Module PV ALPV80-123M-36 : pour V̄m = 16.6V , on a I¯m = 4.78A et Im = 4.86A

D'après cette première analyse, on vois bien qu'on a eu des résultats presque parfaits, avec une
petite marge d'erreur qu'on peut qualier d'acceptable.
En plus, si on fait une simple comparaison entre la courbe obtenue pour le module photo-
voltaïque ALPV80-123M-36 dans la gure 09 (pour une seule température de T = 25°C ), et
celle donnée par le constructeur (gure 10) pour cette même température, on voit clairement que
les deux courbes sont presque identiques, par exemple pour V = 20V le courant trouvé est de
I ≈ 2A contre un courant donné par le constructeur de I = 1.85A , aussi on peut remarquer que
pour une tension de V = 15V le courant trouvé est de I ≈ 5.2A contre un courant donné par le
constructeur de I = 5A . De là on peut tirer une première conclusion que une erreur de valeur
maximale existe et qui vaut presque 0.2A .
Maintenant, pour nir cette section consacrée à l'analyse des résultats, et comme décrit plus
tôt dans les buts de notre présent travail, on va résumer d'une façon bref et générale, la cause du
changement des valeurs de sortie d'un module photovoltaïque en fonction du changement des deux
paramètres : température et irradiance. On peut citer cela dans les trois points suivant :
 Comme l'indique l'équation 01, l'exponentielle dépend de la température T de fonctionnement
du module. Quand cette dernière s'accroît, la valeur de l'exponentielle décroît et ainsi le
courant diminue.
 Pour la tension de circuit ouvert, si on cherche sa relation on trouve à partir de 01 l'équation
09. De la on remarque clairement que tant que la température augmente, la tension de circuit
ouvert augmente aussi.  
nkT IL
Voc = ln (9)
q I0
 Par le même raisonnement, on peut deviner la manière avec laquelle l'irradiation inue sur
le courant de sortie du module (l'équation 01 est sous la forme I = IL − reste , le IL étant
le photo-courant qui augmente avec l'irradiance et reste désigne le reste de l'équation). En
plus, d'après les résultats on voit aussi que la valeur de l'irradiation inue positivement sur
la valeur de la tension de sortie du module (d'une façon logarithmique, éq. 09), malgré que
l'inuence est plus importante sur le courant.

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6 Conclusion
Dans notre présent travail, on a créé un modèle mathématique pour la simulation des modules
solaires photovoltaïques. Notre programme de simulation s'est voulu avant tout : simple, com-
préhensible et performant. A la n, on peut dire qu'on a réussi notre tâche mais, car il y a un
mais, il reste quelque points à améliorer, et d'autres qu'on peut rajouter an d'avoir un programme
de simulation plus maniable, et donnant de meilleurs performances. Les perspectives qu'on peut
proposer sont :
 Comme on peut le remarquer dans le calcul de Im à partir de Vm , pour l'exemple du module
"ALM-185D-24", une diérence d'environ 0.2A a été trouvé entre la valeur expérimentale et
la valeur théorique. On peut penser à améliorer encore plus notre script "modele.sci", par
exemple en jouant sur le facteur d'idéalité de la diode, pour diminuer au maximum cette
diérence.
 Il serait intéressant de créer un chier "help", qui peut aider l'utilisateur à mieux comprendre
les étapes de fonctionnement du programme de simulation.
 En plus de l'inuence de la température et de l'irradiance sur les caractéristiques I −V du
module, on peut penser à rajouter un autre mode qui permet de voir et simuler l'inuence du
changement du facteur d'idéalité de la diode.
 ... etc.
Aussi, quand on analyse les graphes des variations de la caractéristique I−V en fonction du
changement de température et d'irradiation, on voit bien qu'il est très important de trouver un
compromis entre température de fonctionnement du module, et valeur de l'irradiance qui frappe
la surface du module, pour avoir en sortie (courant et tension) les valeurs les plus performants que
possible.

15
7 Références

 J.A.Gow, C.D.Manning, Development of a photovoltaic array model for use in power-


electronics simulation studies, IEE Proceedings on Electric Power Apllications, vol. 168,
num. 2, March 1999.
 G.Walker, Evaluating MPPT converter topologies using a Matlab PV model, Journal of
Electrical & Electronics Engineering, Australia, IEAust, vol. 21, num. 1, 2001.
 F.M.Gonzàlez-Longatt, Model of Photovoltaic Module in Matlab, II CIBELEC, Puerto
La Cruz, Venezuela, December 2005.
 www.posharp.com.
 www.wikipedia.org.
 Énergies du 21ème siècle, Livret thématique de la collection CEA Jeunes.
 Simulation Numérique, Clefs CEA, magazine semestrielle.

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8 Annexes

Annexe 1
En analyse numérique, la méthode de Newton ou méthode de Newton-Raphson est, dans son
application la plus simple, un algorithme ecace pour trouver numériquement une approximation
précise d'un zéro (ou racine) d'une fonction réelle d'une variable réelle. Cette méthode doit son nom
aux mathématiciens anglais Isaac Newton (1643-1727) et Joseph Raphson (1648-1715), qui furent
les premiers à la décrire pour la recherche des zéros d'une équation polynomiale. On n'oubliera pas
Thomas Simpson (1710-1761) qui élargit considérablement le domaine d'application de l'algorithme
en montrant, grâce à la notion de dérivée, comment on pouvait l'utiliser pour calculer un zéro d'une
équation non linéaire, pouvant ne pas être un polynôme, et d'un système formé de telles équations.
On va donc chercher à construire une bonne approximation d'un zéro de la fonction d'une
variable réelle f (x) en se basant sur son développement de Taylor au premier ordre. Pour cela,
partant d'un point x0 que l'on choisit de préférence proche du zéro à trouver (en faisant des
estimations grossières par exemple), on approche la fonction au premier ordre, autrement dit, on
la considère à peu près égale à sa tangente en ce point :

f (x) w f (x0 ) + f´ (x0 ) (x − x0 ) (10)

Partant de là, pour trouver un zéro de cette fonction d'approximation, il sut de calculer
l'intersection de la droite tangente avec l'axe des abscisses, c'est-à-dire résoudre l'équation ane :

0 = f (x0 ) + f´ (x0 ) (x − x0 ) (11)

On obtient alors un pointx1 qui en général a de bonnes chances d'être plus proche du vrai zéro
de f x0 précédent. Par cette opération, on peut donc espérer améliorer l'approximation
que le point
par itérations successives : on approche à nouveau la fonction par sa tangente en x1 pour obtenir
un nouveau point x2 , etc.
Cette méthode requiert que la fonction possède une tangente en chacun des points de la suite
que l'on construit par itération, par exemple il sut que f soit dérivable.
Formellement, on part d'un point x0 appartenant à l'ensemble de dénition de la fonction et on
construit par récurrence la suite :
f (xk )
xk+1 = xk − (12)
f´ (xk )

Figure 11- Illustration de la méthode de Newton-Raphson.

17
Annexe 2
Le script modele.sci :

18
Annexe 3
Module 1STH-245-WH

19
Module aleo S_03 | 175

20
Module ALM-185D-24

21
Module ALPV80-123636

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