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Objectif du CTB analytique :

- Connaitre les différentes fonctions assumées par l’entreprise

- Déterminer les bases d’évaluation de certains éléments du bilan de l’entreprise

- Expliquer les résultats en calculant les coûts de produits (biens ou services) pour comparer au
prix de vente correspondants

- Etablir les prévisions de charges et de produits courants (couts préétablis et budgets


d’exploitation par exemple)

- En constater la réalisation et expliquer les écarts qui en résultent (contrôle des coûts et des
budgets par exemple)

Fournir tous les éléments de nature à éclairer les prises de décision. Elle poste son concours dans
l’application des méthodes mathématiques telles que la recherche opérationnelle.

L’objet central est l’étude des consommations de ressources de l’entreprise ou l’analyse des coûts.
Même si c’est une constatation à priori, loin de se limiter à une analyse des coûts, c’est ma maîtrise
des coûts que vise la comptabilité de gestion.

Sa problématique réside dans la modélisation des chaînes de causalité au sein du processus de


l’entreprise, entre les actions et les coûts : identifier des causalités pour pouvoir mieux comprendre la
formation des coûts afin d’agir dès leur source et de la sorte, les réduire.

Au-delà des coûts, les méthodes telles que ABC, fortement inspirées par l’approche en terme de
chaîne de valeur, élargissent la CTB analytique vers la maîtrise de la relation valeur-coûts.

La valeur créée pour le client nécessite de mettre en œuvre un certain nombre d’activités
consommatrices de ressources. Comment optimiser au mieux cette relation entre la valeur créée et
les coûts encourus ?

Toute la problématique se résume à maximiser la marge entre la valeur créée (somme qu’est prêt un
client à payer pour le produit/service offert) et la somme des activités engagées => problématique du
management des performances.

« Management is personnel » : se préoccuper des comportements des acteurs (hommes), mais aussi
à leur implication dans la réduction des coûts et la création de valeur.

1. Traitement de l’information comptables :

a. Charges incorporables : qui rentrent dans le calcul des coûts

b. Charges non incorporables : hors exploitation, exceptionnelles

2. Charges calculées :

a. Charges supplétives :

i. Rémunération conventionnelle du travail de l’exploitant (individuelle)


ii. Rémunération conventionnelle des capitaux propres (intérêt fictif)

b. Charges de substitution (évaluation différente de la CTB générale)

i. Valeur remplacement matière : s’il y a remise sur les matières premières, on


prend la valeur normale afin d’apprécier la performance de l’activité

ii. Charges d’usage (amortissement économique qui substitue les dotations aux
amortissements) : prend en compte la valeur actuelle de l’investissement /
durée de l’usage

iii. Charges étalées (se substituent aux dotations aux provisions)

iv. Charges abonnées : dont le montant s’inscrit sur une période non régulier en
CTB générale et qu’il faut ramener le montant pour la période considérée
dans le calcul.

3. Reclassement des charges :

a. Par fonction :

b. Par destination : coûts d’achat, de production, de distribution

c. Par affectation : charges directes et charges indirectes


d. Par variabilité : charges fixes (structure ou de capacité), variables(opérationnelles) et
semi-variables

4. Reclassement des produits : tous les produits d’exploitations

5. Les coûts :

a. Champ d’application (objet de coûts)

b. Contenu : couts complets, coûts partiels

c. Moment de calcul : coûts constatés et coûts préétablis

d. Différentes catégories :
6. Evaluation des stocks :

a. CMUP

b. FIFO

c. LIFO

II. La méthode des coûts complets par centre d’analyses :

1. Le traitement des charges indirectes :

- S’appuie sur la classification des charges par affectation (directes ou indirectes)

- Traitement des charges indirectes :

o Répartition dans les centres d’analyses

o Imputation aux coûts des objets de coûts concernés


Les opérations de répartition : il s’agit de trouver des clés de répartition significatives pour ventiller
les coûts.

 Répartition primaire : ventilation des charges indirectes dans les centres quelle que soit leur
nature (auxiliaire ou principaux).

 Répartition secondaire : vider les centres auxiliaires dans les centres principaux auxquels ils
rendent service.

Les opérations d’imputation : les montants des frais des centres principaux doivent être éclatés dans
les coûts des objets de coût concernés. Cet éclatement se réalise à l’aide des unités d’œuvre ou des
taux de frais.

2. Les coûts aux différents stades de l’activité :

Coût d’achat : tout ce qui a coûté un bien jusqu’à sa mise en stock = achats + accessoires d’achat.

Coût de production : tout ce qu’a coûté ce bien jusqu’à la sortie de ce bien des ateliers de production
ou services de fabrication.
Les coûts hors production : distribution + administration

Coût de revient = coût de production + coût hors production

Résultat analytique = chiffre d’affaires – coût de revient

Apport de ma méthode : permet de déterminer un prix normal ou satisfaisant ainsi que


d’appréhender la performance individuelle des produits, activités et services dans la performance
globale de l’entité.

Limites : subjectivité du choix des clés de répartition (recours à la méthode ABC) ; calcul pour une
activité normale , ne prend pas en compte la fluctutaion des activités (recours vers la méthode du
coût rationnel / imputation rationnelle des charges fixes)

III. la méthode des coûts partiels :

Relative exactitude du coût complet, lourdeur de sa mise en place, obtention dans les délais certains
=> d’où les coûts partiels
1. Les coûts directes (variables et fixes) :

Les charges indirectes sont laissées dans leur globalité afin d’éviter le caractère arbitraire et subjectif
de leur répartition.

a. La méthode : l’objectif est de déterminer la marge sur coût direct de chaque produit , ervice,
activité (M/CD) = CA – CD, par la suite la somme des M/CD doit contribuer à la couverture
des charges indirectes (CI) afin de dégager un résultat d’exploitation positif.

Apport : ppréhender la contribution de chaque activité, chaque produit à la couverture des charges
indirectes.

2. La relation coût-volume-profit : le direct costing (coût variable)

Les charges fixes sont laissées de côté, les charges variables indirectes sont retraitées au travers des
tableaux de répartition.

a. La méthode : permet de dégager une M/CV = CA – CV. La somme des M/Cv des produits, de
chacune des activités, détermine une M/CV globale devant contribuer à la couverture des
charges de structures.
b. Seuil de rentabilité : une application du modèle « coût – volume – profit »

Seuil de rentabilité = CA qui couvre la totalité des charges , à partir duquel le résultat est bénéficiaire.

Le seuil de rentabilité sera atteint lorsque les charges fixes (CF) seront couverts par la M/CV.

3. Le direct-costing évolué (l’analyse des marges de contribution)


Permet de dégager une marge sur coût spécifique (M/CS), il est très proche du coût complet. La
somme des M/CS des activités ou produits détermine une M/CS globale devant couvrire les charges
fixes indirectes.

Intérêt et limite : facilite la prise de décision sur le maintien ou l’abandon d’un produit, d’une activité.
Ne peut pas être utiliser pour fixer un produit ou évaluer les stock inscrit au bilan.

4. Le coût marginal (analyse marginaliste)

Le coût marginal est égal au coût de l’unité additionnelle produite ou vendue. Il s’agit de
l’acroissement des frais ou charges qui résulte de la production de la dernière prise en considération.

iv. le contrôle des centres de coûts

1. L’imputation rationnelle des charges fixes