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FACULTE DE MEDECINE D’ALGER DEPARTEMENT DE PHARMACIE LABORATOIRE DE PHARMACIE GALENIQUE DJERABA Samia Maitre de
FACULTE DE MEDECINE D’ALGER
DEPARTEMENT DE PHARMACIE
LABORATOIRE DE PHARMACIE GALENIQUE
DJERABA Samia
Maitre de conférences B
GHANASSI F/Zohra
Professeur

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

Sommaire

Informations importantes…………………………………………………………

Les opérations de mesure en officine…………………………………………

……….3

………

5

Les règles d’étiquetage…………………………………………………………….………18

Les solutés aqueux…………………………………………………………………………22

Solutés alcooliques……………………………………………………………

……28

Poudres - mélanges………………………………………………………….………….35

La granulation par voie humide…………………………………….…………………… 42

Gélules……………………………………………………………….….………………… 47

Pommades ……………………………………………….…………………………………55

Emulsions ………………………………………………………….……………………….61

Suppositoires…………………………………………………………….……

……

70

Tales de correction des alcools…………………………………………………………

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

INFORMATIONS IMPORTANTES

1. Emploi du temps

Les travaux pratiques de Pharmacie Galénique se feront en 10 séances de 3 heures chacune.

- Séance 1 : Les solutés aqueux – Règles d’étiquetage

- Séance 2 : Les solutés alcooliques – Règles d’étiquetage

- Séance 3 : Mélange de poudres, contrôle granulométrique

- Séance 4 : Gélules : formulation, fabrication et contrôle

- Séance 5 : Pommades : fabrication et contrôle – Fabrication d’un gel

- Séance 6 : Emulsions : fabrication d’une émulsion H/E

- Séance 7 : Les suppositoires

- Séance 8 : Granulation humide et contrôle du grain

2. Avant chaque séance de travaux pratiques

Le maximum de temps des TP doit être consacré aux manipulations, ce qui veut dire que les étudiants doivent connaître le principe de ces manipulations et leur déroulement avant de les commencer. Toutes les informations nécessaires à la réalisation des manipulations sont contenues dans le polycopié.

Les enseignants feront en début de séance une conférence pour expliquer le principe de chaque manipulation. Les étudiants devront avoir lu le polycopié et préparé leurs questions avant de venir en TP.

3. Pendant la séance de travaux pratiques

Les étudiants doivent assister à toutes les séances de TP et y participer de façon active. Le travail se fera par binômes Une seule absence excusée est autorisée, les autres absences excusées ou non conduiront à un zéro pour la séance manquée.

excusées ou non conduiront à un zéro pour la séance manquée. Aucune séance de rattrapage n’est

Aucune séance de rattrapage n’est autorisée.

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

4. Le compte rendu

Le compte rendu du TP se fera sur un cahier où le binôme doit noter le numéro de sa paillasse et éventuellement le numéro de la solution qu’il aura à doser.

Le compte rendu doit comporter uniquement les résultats des manipulations.

5. Evaluation

Une interrogation surprise se fera avant de commencer la séance de travaux pratiques et qui sera notée et prise en considération lors du calcul de la moyenne des travaux pratiques. L’enseignant décidera du jour où il fera son interrogation.

La note finale des travaux pratiques se fera en additionnant toutes les notes des comptes rendus plus la note de l’interrogation écrite divisé par le nombre de TP plus un (note de l’interrogation écrite).

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LES OPERATIONS DE MESURE EN OFFICINE

1. Les mesures en masse

1.1. Notion de masse et de poids

Les mots « masse » et « poids » ne sont pas synonymes, ce qui est particulièrement important en pharmacie, car les substances médicamenteuses, doivent être utilisées à des doses très précises et déterminées en fonction de leur activité et de leur toxicité éventuelle.

En effet, la masse d’un corps est la mesure de la quantité de matière contenue dans ce corps, donc du nombre d’atomes, de molécules qu’il contient, quelle que soit l’altitude, sa masse ne change pas.

L’unité internationale de mesure en masse est le kilogramme.

Par contre le poids d’un corps est le résultat de l’attraction terrestre sur la masse de ce corps. Il varie selon la latitude et l’altitude.

« Une balance ne mesure pas des poids, mais des masses. »

L’unité de masse est le Kilogramme, mais on utilise plus couramment son sous multiple, 1000 fois plus petit, le gramme, dont l’abréviation est :

1tonne

1

t

10 6 g

1 000 000 g

1quintal

1

q

10 5 g

100 000 g

1kilogramme

1 kg

10 3 g

1 000 g

1hectogramme

1 hg

10 2 g

100 g

1décagramme

1 dag

10 g

10 g

1gramme

1 g

1 g

1 g

1décigramme

1 dg

10 -1 g

0,1 g

1centigramme

1 cg

10 -2 g

0,01 g

1milligramme

1 mg

10 -3 g

0,001 g

1microgramme

1 µg

10 -6 g

0,000 001 g

1nanogramme

1 ng

10 -9 g

0,000 000 001 g

Tableau 1 : Tableau de conversion en grammes

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1.2. Instruments de mesure ou balances

1.2.1. Qualités d’une balance

a La justesse

Une balance doit être juste, c'est-à-dire capable de se tenir parfaitement en équilibre aussi bien à vide, que sous des poids égaux quels que soient leur position et emplacement sur les plateaux.

b- La fidélité

Une balance doit être fidèle, c'est-à-dire, qu’avec des masses identiques, elle donne toujours le même résultat.

c- La sensibilité

Une balance doit être sensible, c'est-à-dire qu’elle doit réagir sous la masse la plus faible correspondant à sa vérité.

1.2.2. Différents types de balances

Les balances utilisées en officine sont de trois types.

a- La balance Roberval

C’est une balance à deux plateaux mobiles placés sur un fléau reposant en son centre sur un couteau. Au repos, les deux plateaux sont en équilibre. La sensibilité de cette balance est de 0.5 à 1g. Elle est utilisée pour des pesées de poids compris entre 1 et 10 kg suivant le modèle.

est utilisée pour des pesées de poids compris entre 1 et 10 kg suivant le modèle.

Fig. 1 : La balance de Roberval

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

b- Le trébuchet

Il permet des pesées très précises, car il est plus sensible que le modèle précédent. Le trébuchet est constitué de deux plateaux, et est relié à un axe par un couteau.

Au repos, les plateaux sont soutenus de manière à ne pas exercer de force sur les couteaux. Une aiguille centrale indique la position d’équilibre par rapport au zéro d’une échelle graduée.

par rapport au zéro d’une échelle graduée. Fig. 2 : Balance trébuchet c- Les balances électroniques

Fig. 2 : Balance trébuchet

c- Les balances électroniques

Elles tendent à remplacer les modèles précédemment décrits, vu leurs principales qualités qui sont :

- La simplicité d’emploi ;

- Une tare automatique ;

- Un risque d’erreur de pesée très réduit ;

- Une grande précision d’affichage.

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

 
 
 
 

Fig. 3 : Balances électroniques.

1.2.3. Les masses marquées

 

Les masses marquées sont rangées dans des boites qui contiennent toutes les mêmes masses marquées dans les mêmes proportions. Chaque balance a sa gamme de masses marquées correspondant à sa catégorie. Elles ne sont utilisées qu’avec les balances traditionnelles.

 

Tableau 2 : Balances et masses marquées

 

Balance de Roberval

 

Trébuchet ordinaire

Masse en laiton

 

Masse en laiton

 

Masses sous multiples du gramme, en aluminium, appelées également masses lamelles

1 masse de

1

g

1 masse de

1

g

1 masse de

0.50

g

2 masses de

2

g

2

masses

2

g

1 masse de

0.20

g

 

de

   

1 masse de

5

g

1 masse de

5

g

2 masses de

0.05

g

2 masses de

10

g

2

masses

10

g

1 masse de

0.02

g

 

de

   

1 masse de

20

g

1 masse de

20

g

2 masses de

0.01

g

1 masse de

50

g

1 masse de

50

g

1 masse de

0.005 g

1 masse de

100

g

1 masse de

100 g

1 masse de

 

1 masse de

200

g

 

Ces masses en aluminium se manipulent avec des pinces « brucelles », jamais avec les doigts.

1 masse de

500

g

1 masse de

1 000 g

Remarque : Les masses marquées en fonte ne sont pratiquement jamais utilisées en officine

 

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

2. Les mesures en gouttes

En pharmacie, de nombreuses prescriptions se font en gouttes. Dans des conditions déterminées et toujours les mêmes, chaque goutte d’un liquide donné, mesurée avec un même compte-gouttes, aura toujours la même masse.

On doit utiliser un compte-gouttes spécial, dit officinal tel qu’à 20°C, 20 gouttes d’eau distillée pèsent 1000 mg ± 50 mg.

20 gouttes d’eau distillée pèsent 1000 mg ± 50 mg. Fig. 4 : Schéma du compte-gouttes
20 gouttes d’eau distillée pèsent 1000 mg ± 50 mg. Fig. 4 : Schéma du compte-gouttes

Fig. 4 : Schéma du compte-gouttes capillaire conforme à la pharmacopée Européenne

3. Les mesures en volume

3.1. Les instruments de mesure

5.1.1. Les instruments non gradués non jaugés

Peu précis, ils permettent une approximation souvent suffisante. Les cuillerées sont utilisées à l’officine mais figurent couramment sur les ordonnances :

Types de cuillerées

Sirop

Cuillère à soupe ordinaire

15 ml

20

g

Cuillère à dessert

10 ml

13

g

Cuillère à café

5 ml

6.50 g

3.1.2. Les instruments jaugés ou gradués

a- Les éprouvettes

Ce sont des instruments relativement précis (5%). Elles existent dans les tailles suivantes : 5, 10, 20, 30, 45, 60, 125, 250,500 et 1 000 ml. Plus leur contenance est faible, plus elles sont précises. La lecture du niveau du liquide dans l’éprouvette doit se faire à la base du ménisque, sauf pour le mercure dont l’usage en officine sous toute forme est aujourd’hui inexistant. Après nettoyage, elle doit être

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

rangée retournée sur un porte éprouvette ou recouverte d’un manchon de papier évitant la pénétration de la poussière.

de papier évitant la pénétration de la poussière. Figure 5 : Eprouvettes graduées b- Les verres

Figure 5 : Eprouvettes graduées

b- Les verres à pied gradués

De forme conique, leur précision est toute relative.

b- Les verres à pied gradués De forme conique, leur précision est toute relative. Figure 6

Figure 6 : Verres à pied gradués

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

c- Les pipettes graduées

Leur graduation peut être de 1/10 à 1/20 de ml, leur contenance est de 2, 5, 10 et 20 ml

1/10 à 1/20 de ml, leur contenance est de 2, 5, 10 et 20 ml Figure

Figure 7 : Pipettes graduées

d- Les pipettes jaugées à double trait

Les deux traits gravés dans le verre délimitent un volume précis, d’où leur nom de pipettes de précision.

volume précis, d’où leur nom de pipettes de précision. Figure 8 : Pipettes jaugées à double

Figure 8 : Pipettes jaugées à double trait

e- Les béchers, fioles et ballons jaugés ou gradués

Les béchers, fioles et ballons jaugés, peuvent également être utilisées pour mesurer des volumes de liquide.

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique Figure 9 : Fiole jaugées et béchers f- Les burettes graduées

Figure 9 : Fiole jaugées et béchers

f- Les burettes graduées

Les burettes sont surtout utilisées en laboratoire d’analyse ou pour effectuer les essais prévus à la pharmacopée.

burettes sont surtout utilisées en laboratoire d’analyse ou pour effectuer les essais prévus à la pharmacopée.

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

4- Les masses volumiques et densités

4.1- Définition et unités

La masse volumique d’un corps est le rapport entre sa masse et son volume. p = masse en kg / volume en m³, dans des conditions déterminées de température et de pression.

Exemple :

5 litres de glycérine pèsent 6300 g ; la masse volumique sera donc de 6.300 kg / 5 = 1.26 kg /dm³ soit en UI (unité internationale) : 1260 kg / m³.

La masse volumique d’un corps comporte obligatoirement deux unités : une unité de masse et une unité de volume. La densité d’un corps est le rapport qui existe entre la masse d’un volume quelconque de ce corps et la masse du même volume d’un autre corps pris comme unité dans des conditions déterminées de température et de pression. Représentée par un rapport, elle ne comporte aucune unité.

Pour les liquides et les solides, le corps pris comme unité est l’eau, de masse volumique 1 kg. Iˉ¹.

4.2.

Méthodes pratiques de détermination des masses volumiques et

des densités

Pour les liquides

Il suffit de peser un volume donné du corps.

Exemple :

350 ml de sirop de baume de tolu pèsent 463 g. La masse volumique du sirop de baume de tolu sera :

462 / 350 ml = 1.32 g.mlˉ¹ ou D = 1.32.

Pour les solides :

Peser les corps ; dans une éprouvette, verser un volume donné d’un liquide quelconque. Introduire le corps dans le liquide. La différence de volume correspond évidemment au volume du corps.

Exemple :

Un corps X pèse 685 g. Volume du liquide déplacé par immersion du corps X : 197 ml. Masse volumique du corps X : 685/ 197 = 3.477kg /mˉ³ ou D = 3.477.

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

5. Rappels analytiques

5.1. Les solutions titrées

Une solution titrée est une solution dont la concentration connue est exprimée en masse et rapportée à 100 grammes ou, exceptionnellement, à 10 grammes de solution. La 10 ème édition de la pharmacopée française précise :

Pour définir la concentration d’une solution, l’expression pour cent est employée, selon les circonstances, avec 4 significations :

- Pour cent m/m (pourcentage masse pour masse) exprime le nombre de grammes de substance dans 100 grammes de produit final ;

- Pour cent m/v (pourcentage masse dans volume) exprime le nombre de grammes de substance dans 100 cm³ de produit final ;

- Pour cent v/m (pourcentage volume pour masse) exprime le nombre de centimètres cubes de substance dans 100 grammes de produit final ;

- Pour cent v/v (pourcentage volume pour volume) exprime le nombre de centimètres cubes de substance dans 100 cm³ de produit final.

L’expression partie pour million (PPM), sans autre indication, est exprimée masse pour masse.

5.1.1- Titrimétrie

La titrimétrie est une méthode analytique qui permet de mesurer le poids d’une substance dissoute dans un volume connu de sa solution.

Pour effectuer cette mesure, on utilise une liqueur titrée c'est-à-dire une solution qui renferme un poids connu de substance par unité de volume.

5.1.1.1. Titre d’une solution

On appelle titre d’une solution le rapport P / M

de substance par unité de volume. 5.1.1.1. Titre d’une solution On appelle titre d’une solution le

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

P

: poids de la substance dissoute dans un litre de sa solution ;

M

: poids moléculaire de la substance.

Le titre, c’est donc le nombre de molécules grammes de la substance dissoute dans un litre de sa solution. Il permet de calculer le poids de substance dissoute selon la relation :

calculer le poids de substance dissoute selon la relation : Exemple : On veut préparer une

Exemple : On veut préparer une solution d’H2 SO4 en pesant 100 g que l’on dissout dans un litre d’eau.

Le PM d’H2SO4 étant égal à 98, le titre de la solution est :

d’H2SO4 étant égal à 98, le titre de la solution est : Inversement, on connaît le

Inversement, on connaît le titre de la solution d’H2SO4. On voudrait connaître le poids de substance dissoute dans un litre d’eau.

Si

t = 0.98 P = 98 x 0,98 = 96.04 g

5.2.

La molarité

Elle exprime le nombre de moles de la substance présente dans un volume unitaire. La molarité ou concentration molaire a pour dimension les moles/litre.

La molarité est désignée par la notation « M » et s’exprime par le rapport :

par la notation « M » et s’exprime par le rapport : 5.3. La molalité C’est

5.3. La molalité

C’est le nombre de moles de soluté par unité de masse du solvant.

s’exprime par le rapport : 5.3. La molalité C’est le nombre de moles de soluté par

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

5.4. L a normalité

Ce mode d’expression est fondé sur la notion d’équivalent-gramme. Soit une réaction de type

notion d’équivalent -gramme. Soit une réaction de type - La réaction est quantitative (totalement déplacée sur

- La réaction est quantitative (totalement déplacée sur la droite) ;

- Cette réaction exprime que « a » molécules de A réagissent avec « b » molécules de B.

Si MA = masse molaire de A. MB = masse molaire de B Les quantités a MA et b MB sont dites équivalentes.

5.5. L’équivalent

- gramme

L’équivalent

- gramme d’un composé est la masse de ce composé égale à

une fraction de sa masse molaire ou de la masse d’un ion.

une fraction de sa masse molaire ou de la masse d’un ion. Pour un ion c’est

Pour un ion c’est le quotient de sa masse par son électrovalence.

Ag +

le quotient de sa masse par son électrovalence. Ag + Cu 2 + SO 4 2

Cu 2+

SO 4 2-

masse par son électrovalence. Ag + Cu 2 + SO 4 2 - Cette fraction est
masse par son électrovalence. Ag + Cu 2 + SO 4 2 - Cette fraction est

Cette fraction est définie en fonction de la réaction à laquelle participe le composé et doit être précisée lors de l’étude de chaque réaction car l’équivalent d’une substance n’est pas nécessairement fixe.

5.6. Notion de « p.p.m » : Partie par million

Cette notion est utilisée par exemple dans l’évaluation des impuretés tolérées au sein d’un produit.

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

Ainsi, la présence de 1 mg d’impuretés dans un million de mg de produit essayé se traduit par 1 p.p.m (d’impuretés)

Exemple : 5 p.p.m d’impuretés dans un million de mg de produit essayé correspond à 5 mg de cette impureté.

6.

Manipulation

Dosage acido basique des solutions titrées (Sources : laboratoire de chimie analytique)

6.1. Préparation des solutions titrées

6.1.1. Préparation d’une solution de H2SO4

L’acide sulfurique est un liquide dense, très caustique, dangereux car il attaque les tissus vivants. Ce dernier doit être conservé à l’arbi de l’air car il absorbe l’humidité de l’air.

Dans un ballon de 1l, on verse un volume V d’acide sulfurique, ce volume est déterminé en fonction de la densité et du pourcentage de cet acide. L’addition d’acide sulfurique se fera par petite portion.

Une fois le mélange terminé, on laisse refroidir. La vérification du titre de cet acide préparé et son ajustage se fera 24 heures après.

6.1.2. Préparation de la solution de soude NaOH

La soude est une monobase forte qui sera neutralisée par un acide fort

H 2 SO4. On prépare une solution approximativement normale (1N) Pour cela, on pèse 40g de NaOH qu’on dissout directement dans l’eau

distillée dans un ballon de 1L. La vérification du titre se fera 24 heures après.

6.2. Vérification des titres de H 2 SO4 et NaOH

6.2.1. Réactifs:

- H2SO4

- NaOH

- Na2CO3 (0.1N)

- Phénolphthaléine

- Héliantine

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

6.2.2. Mode opératoire:

A Le dosage du H 2 SO 4 se fait par rapport à une solution standard (étalon) de Na 2 Co 3 suivant l’équation :

H 2 SO 4

+ Na 2 Co 3

3 suivant l’équation : H 2 SO 4 + Na 2 Co 3 H 2 SO

H 2 SO 4

+ CO 2

+

H 2 O

A l’aide d’une pipette jaugée, prélever 10 ml de la solution étalon Na 2 Co 3 (0.1N), verser dans un erlenmeyer. Ajouter 3 gouttes d’indicateur hélianthine. Remplir la burette avec la solution d’acide sulfurique versée.

Calcul :

- Déterminer le titre de H 2 SO4.

- Déterminer le volume nécessaire à la préparation de 100ml de H 2 SO 4 0.1N

D = 1,84

P% = 96%

PM = 98.08

B - Dans un erlenmeyer, mesurer exactement 10ml de NaOH, ajouter 3 gouttes de phénolphtaleine, on titre avec l’acide sulfurique contenu dans la burette jusqu’au virage de l’indicateur du rose à l’incolore. Soit v le volume d’acide versé.

Calcul:

à l’incolore. Soit v le volume d’acide versé. Calcul: Na 2 SO 4 + 2H 2

Na 2 SO 4 + 2H 2 O

- Déterminer le titre du NaOH.

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

LES REGLES D’ETIQUETAGE

Les préparations officinales ou magistrales, doivent, dès leur exécution, être étiquetées conformément à la législation en vigueur. On peut considérer deux cas : la détention à l’officine ; la délivrance au public.

1. Etiquetage des préparations officinales pour la détention a l’officine

L’étiquette comporte de façon apparente, en caractères lisibles et indélébiles :

la dénomination, le contenu ; la date de réception ; la date de vérification de conformité (si elle a eu lieu) ; éventuellement le numéro d’ordre propre à l’officine, ce dernier permettant d’exprimer la traçabilité du produit.

1.1. Préparations ne contenant aucune substance vénéneuse ou des substances non inscrites sur une liste de substances vénéneuses :

Les récipients ou emballages contenant des médicaments ou produits qui n’ont pas fait l’objet d’un conditionnement destiné au public sont revêtus d’une étiquette blanche de format adapté à leur volume, apposée de manière à ne pouvoir être volontairement détachée.

1.2.

dangereuses

Préparations

ou

substances

L’étiquette comporte de plus :

inscrites

en

liste

II :

Substances

Le nom ou la raison sociale et l’adresse ou le siège social du fabricant ou du distributeur ;

Une croix de Saint André imprimée en noir sur un fond carré de couleur

orangé jaune et de dimensions suffisantes. Ce carré est placé à l’angle supérieur gauche de l’étiquette.

1.3.

Préparations

ou

substances

inscrites

en

liste

I

:

Substances

toxiques.

 

18

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

L’étiquette comporte de plus, et ce de manière spécifique :

Le nom ou la raison sociale et l’adresse ou le siège du fabricant ou du distributeur ;

Une tête de mort à tibias croisés imprimée en noir sur un fond carré de

couleur orangé jaune et de dimensions suffisantes. Ce carré est placé à l’angle supérieur gauche de l’étiquette.

1.4. Préparations ou substances stupéfiantes

L’étiquette porte en particulier et de façon spécifique :

Pour une substance : la dénomination internationale recommandée par l’O.M.S, chaque fois qu’elle existe, ou, dans le cas contraire, celle de la Pharmacopée européenne ou française ou, la dénomination scientifique ;

Pour une préparation : sa dénomination commerciale, s’il y a lieu accompagnée du nom de la ou des substances stupéfiantes qu’elle renferme ; La masse nette et la masse brute ; Le nom et l’adresse du fabricant ; ou du distributeur ; Une tête de mort à tibias croisés imprimée en noir sur un fond carré de couleur orangé jaune et de dimensions suffisantes. Ce carré est placé à l’angle supérieur gauche de l’étiquette. ; Un numéro de référence pour chaque récipient emballage.

2. Etiquetage des préparations pour la délivrance au public

Dans tous les cas, les étiquettes doivent comporter :

- Le nom et l’adresse du Pharmacien ;

- Le numéro d’enregistrement ;

- La posologie et le mode l’emploi.

2.1. Préparation ne contenant aucune substance vénéneuse contenant à doses exonérées :

ou

en

L’étiquetage est libre et porte, outre les mentions ci-dessus, les indications figurant dans la monographie de la forme dispensée. On évitera formellement d’utiliser les étiquettes et contre-étiquettes que la législation officielle impose aux préparations contenant, à doses non exonérées, une ou plusieurs des substances inscrites sur l’une des trois listes de substances vénéneuses.

19

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

2.2. Préparation contenant une ou plusieurs substances vénéneuses à doses non exonérées :

Elle est destinée aux voies nasale, orale, perlinguale, sublinguale, rectale, vaginale, urétrale ou injectable.

L’étiquette est blanche et porte outre les mentions ci-dessus, les indications figurant dans la monographie de la forme disposée ; de plus cet emballage portera une contre étiquette- avec la mention « respecter les doses prescrites » en caractères noirs sur fond rouge.

Elle est destinée aux autres voies d’administration :

L’étiquette est rouge avec la mention « Ne pas avaler » pour les préparations à usage humain ou « ne pas faire avaler » pour les médicaments vétérinaires imprimée en caractères noirs ; elle porte, outre les mentions ci-dessus, les indications figurant dans la monographie de la forme dispensée ; de plus cet emballage portera une contre étiquette, avec la mention « respecter les doses prescrites » en caractères noirs sur un fond rouge. Afin d’inscrire le numéro d’enregistrement, la posologie et le mode d’emploi, elle peut comporter un espace blanc de dimension suffisante.

20

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique 21

21

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

LES SOLUTES AQUEUX

Définition

« Les solutés sont des préparations obtenues par dissolution d’une ou plusieurs substances médicamenteuses dans un solvant approprié ».

Les solutions peuvent être colorées ou incolores mais doivent toujours être limpides.

Soluté neutre dilué d’hypochlorite de sodium dit soluté de Dakin

dilué d’hypochlorite de sodium dit soluté de Dakin Formule Carbonate

Formule

Carbonate monosodique………………………………3,75g

Eau de javel, quantité correspondant à……………….1, 25g de chlore actif

Permanganate de potassium………………………… 0,0025g

Eau distillée fraîche……………… Qsp…………

… 250mL

Le soluté concentré d’hypochlorite de sodium titre habituellement entre 16 et 30° chlorométriques, c'est-à-dire qu’il contient de 50 à 95 g de chlore actif par litre. La préparation du soluté de Dakin nécessite un titrage de l’eau de javel. Le titrage de l’eau de javel fait appel à la chlorométrie.

1. La chlorométrie

La chlorométrie est l’opération qui a pour but de mesurer la quantité de chlore que peut dégager un hypochlorite, quand on le traite par un acide ; les résultats peuvent être donnés :

22

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

soit en chlore actif correspondant à un certain poids exprimé en « g » par « l » ou « kg » de produit essayé,Travaux pratiques de Pharmacie Galénique soit en degrés chlorométriques (0°, 760 mmHg) par litre ou kilogramme

soit en degrés chlorométriques (0°, 760 mmHg) par litre ou kilogramme de produit essayé.en « g » par « l » ou « kg » de produit essayé, (chlore

(chlore actif) au titre en volume (degré

chlorométrique), il faut multiplier le poids de chlore dégagé par le cœfficient 0,315

déduit du rapport :

Pour

passer

du

titre

en

poids

Volume moléculaire

=

Poids moléculaire

71

2. Titrage de l’eau de javel

Principe= Poids moléculaire 71 2. Titrage de l’eau de javel Introduire successivement dans un erlenmeyer de

Introduire successivement dans un erlenmeyer de 100 mL :moléculaire 71 2. Titrage de l’eau de javel Principe - 10 mL d’eau de javel diluée

- 10 mL d’eau de javel diluée au 1/10 ème ;

- Quelques cristaux d’iodure de potassium ;

- 5 mL d’acide acétique pur ;

- Boucher l’erlenmeyer avec une feuille de cellophane et un bouchon de

caoutchouc ;

- Titrer ensuite rapidement l’iode libéré jusqu'à décoloration complète du liquide

Soit n le nombre de millilitres de thiosulfate de sodium 0,1 N versées : n le nombre de millilitres de thiosulfate de sodium 0,1 N versées :

Teneur en chlore actif (g/L) = n . 3,546

0,1 N versées : Teneur en chlore actif (g/L) = n . 3,546 Déterminer le volume

Déterminer le volume de soluté concentré d’hypochlorite de sodium à utiliser

pour préparer le soluté de Dakin qui est à une teneur de 5g de chlore actif

par litre.

Réactions chimiques :Dakin qui est à une teneur de 5g de chlore actif par litre. Quand on ajoute

Quand on ajoute à une solution d’iodure de potassium (KI) une solution

d’hypochlorite de sodium en présence d’acide acétique, il y aura formation d’acide

23

22,4

=

0,315

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

hypochloreux qui par libération de chlore oxydera l’iodure en iode, ce dernier est à

son tour réduit par une solution de thiosulfate de sodium.

Il y a autant d’iode que de chlore libéré : le titre en iode est équivalent au titre en

chlore. Les réactions en milieu acide acétique se présentent ainsi :

2 Cl ONa + 2 CH 3 COOH

acide hypochloreux

ainsi : 2 Cl ONa + 2 CH 3 COOH acide hypochloreux 2 Cl OH +

2 Cl OH + 2 CH 3 COONa

Hypochlorite de Na

acide acétique

acétate de Na

L’acide

hypochloreux

se

décompose

en

donnant

un

mélange

de

chlore

et

d’oxygène :

 

2 Cl OH

2 Cl OH Cl 2 + ½ O 2 + H 2 O

Cl 2

+

½ O 2

+

H 2 O

Cl 2

+

2 KI

2 KI

I 2

+

2 KCl

2 Na 2 S 2

O 3

+

l 2

Na 2 S 4 O 6 2 S 4 O 6

+

2 Na Cl

On dose l’iode qui est proportionnel à la quantité de chlore présente dans le milieu :

à la quantité de chlore présente dans le milieu : N1 V1 V2 N1 : Normalité

N1 V1

V2

N1 : Normalité du thiosulfate (0.1N)

V1 : Chute burette.

N2 : Normalité de la solution d’eau de Javel.

V2 : Volume d’eau de Javel (10ml dilué au 1/10 ème ).

N2 = 10-2 n (n : chute de burette).

La teneur en chlore actif exprimée en gramme par litre d’eau de Javel est donnée par

la formule :

Nombre de g de CI actif / L d’eau de

javel =

n. 3,546

4. Préparation du soluté de DAKIN (50 ml)

Les solutions sont obtenues par dissolution à froid ou à chaud. La préparation

s’achève toujours par une filtration sur papier ou un autre dispositif.

24

N1 V1 = N2 V2

N2

=

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

L’eau utilisée dans la préparation des solutions aqueuses est de l’eau potable, ou de l’eau purifiée par échangeurs d’ions ou distillée à partir d’une eau potable. Ces différentes eaux doivent répondre aux normes indiquées par la Pharmacopée française. Les étapes à suivre pour la préparation de 50 ml soluté de Dakin sont :

- Peser le carbonate monosodique et le faire dissoudre dans une petite quantité d’eau distillée fraîche, dans une fiole jaugée de 50 ml.

- Ajouter la quantité calculée de l’extrait de javel.

- Ajouter 4 gouttes d’une solution aqueuse de permanganate de potassium titrée à 0,25%.

- Compléter à 50 ml avec de l’eau distillée.

- Filtrer éventuellement après 30 mn.

- Mettre en flacon coloré.

- Etiqueter.

après 30 mn. - Mettre en flacon coloré. - Etiqueter. Conservation Le soluté de Dakin doit

Conservation Le soluté de Dakin doit se conserver en récipient bouché, à l’abri de la lumière et au frais.

Dans ces conditions :

Le soluté de dakin se périme en une semaine

5. Contrôle du DAKIN

Recherche de l’alcalinité : :

Pas de coloration rouge à la Phénophtaléine : rajoutée au soluté de dakin une solution de phénophtaléine ne doit pas le colorer en rouge.

Dosage du chlore actif :de phénophtaléine ne doit pas le colorer en rouge. Compris entre 4,5 et 5g/l : ne

Compris entre 4,5 et 5g/l : ne pas diluer la prise d’essai

Teneur en chlore actif (g/L) = n. 0,3546

25

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

EtiquetageTravaux pratiques de Pharmacie Galénique - Nom officinal sur étiquette blanche : conservation à l’officine. -

- Nom officinal sur étiquette blanche : conservation à l’officine.

- Nom et adresse du Pharmacien

- Nom officinal.

- Mode d’emploi sur étiquette blanche : délivrance au public.

Autres exemples de solutés aqueuxd’emploi sur étiquette blanche : délivrance au public. Solution de chloroforme ou eau chloroformée : Chloroforme

Solution de chloroforme ou eau chloroformée :: délivrance au public. Autres exemples de solutés aqueux Chloroforme anesthésique …………………… 5 g Ea u

Chloroforme anesthésique …………………… 5 g Eau …………………………………………… 995 g C’est une solution classée en liste I et employée comme antispasmodique de l’appareil digestif.

Soluté de lugol (soluté iode ioduré fort) :et employée comme antispasmodique de l’appareil digestif. Iode ……………………………………………

Iode ……………………………………………

Iodure de potassium …………………………. 1g

0.14 g

C’est une solution qui est utilisée comme antiseptique externe.

26

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

LES SOLUTES ALCOOLIQUES

Définition

Les solutés alcooliques sont des préparations obtenues par dissolution d’une ou de plusieurs substances médicamenteuses dans un alcool ou un mélange hydro- alcoolique.

1. L’alcoométrie

L’alcoométrie concerne toutes les opérations réalisées sur les alcools, celles-ci permettent de connaître la quantité d’alcool que renferme un mélange hydro- alcoolique. Les mesures sont effectuées à l’aide d’un alcoomètre selon les modalités prévues par la Pharmacopée.

2. 1. Degré alcoolique centésimal ou volumique

Le titre couramment utilisé est le titre volumétrique ou degré alcoolique centésimal, défini par Gay-Lussac, appelé encore force de l’alcool. Le degré centésimal d’un alcool est le nombre d’unités de volume d’alcool absolu contenues dans 100 unités de volume de cet alcool à la température de 20°C.

Symbole = « pour cent vol » ou « pour cent v/v

Pour ne pas le confondre avec le degré centigrade ou le degré Celsius utilisés dans les échelles de température, le degré alcoolique centésimal est représenté par le symbole C placé en exposant à la suite du nombre exprimant le titre de l’alcool.

Exemple : Alcool à 60 c , température 60°C.

27

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

2. 1. 1. Mesure du degré alcoolique

La mesure du degré alcoolique se fait à l’aide d’un alcoomètre centésimal de Gay-Lussac qui n’est autre qu’un densimètre gradué en degrés alcooliques.

autre qu’un densimètre gradué en degrés alcooliques. Figure 1 : Mesure du degré alcoométrique à l’aide

Figure 1 : Mesure du degré alcoométrique à l’aide d’un alcoomètre

Les alcoomètres sont gradués pour des lectures effectuées au niveau de la surface libre horizontale du liquide.

- 0 correspond à l’eau pure,

- 100 correspond à l’alcool absolu.

a- Mesure La mesure du degré alcoolique d’un alcool consiste à :

Verser le mélange hydro-alcoolique dans une éprouvette,La mesure du degré alcoolique d’un alcool consiste à : Introduire délicatement l’alcoomètre dans

Introduire délicatement l’alcoomètre dans l’éprouvette, ,

Laisser l’alcoomètre se stabiliser sans to ucher aux parois de l’ , l’alcoomètre se stabiliser sans toucher aux parois de l’,

Lire la température puis le degré alcoolique au bas du ménisque.l’alcoomètre dans l’éprouvette , Laisser l’alcoomètre se stabiliser sans to ucher aux parois de l’ ,

28

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique Figure 2 : Lecture du degré alcoolique b- Correction - Si

Figure 2 : Lecture du degré alcoolique

b- Correction

- Si la température est de 20°C, la détermination du degré alcoolique se fait directement par la lecture de la division correspondant au niveau d’effleurement du liquide : on obtient ainsi le degré réel et il n’y a pas de correction à faire.

- Si la température est différente de 20°C, la lecture directe fournit le degré apparent et il faut faire une correction à l’aide des tables de correction internationales pour obtenir le degré réel (voir tables de correction en annexe).

2. 2. Titre pondéral ou titre alcoométrique massique

Il existe une autre façon d’exprimer le titre des mélanges eau-alcool, c’est le titre pondéral ou titre alcoométrique massique.

Tous les calculs en alcoométrie se font en masse, il est donc nécessaire de convertir le titre volumétrique en titre pondéral lors des calculs à effectuer lors du mouillage et du coupage des alcools.

Le titre pondéral d’un mélange hydro-alcoolique est le poids d’alcool absolu contenu dans 100g de ce mélange.

Symbole = « pour cent masse » ou « pour cent m/m »

Il existe au Codex une table de correspondance entre degré alcoolique et titre pondéral.

29

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

La formule donnant le titre pondéral est :

Galénique La formule donnant le titre pondéral est : Ou : P : titre pondéral N

Ou :

Galénique La formule donnant le titre pondéral est : Ou : P : titre pondéral N

P

: titre pondéral

N

: degré alcoolique du mélange ou titre volumétrique

D

: densité de l’alcool absolu

d

: densité de l’alcool utilisé.

Exemple : Soit un alcool de 80 c (d = 0.86416) Densité de l’alcool absolu (D = 0.79433) Le titre pondéral de l’alcool à 80 c sera :

0.79433) Le titre pondéral de l’alcool à 80 c sera : 2. Le mouillage Le mouillage

2. Le mouillage

Le mouillage est l’opération qui consiste à amener un alcool de degré déterminé à un degré plus faible en lui ajoutant de l’eau.

Le mouillage se fait en trois étapes :

Détermination du degré apparent de l’alcool à l’aide d’un alcoomètre ;

Détermination du degré réel de l’alcool à diluer à partir de son degré apparent en utilisant les tables du codex ;

Calcul des poids d’alcool fort et d’eau à mélanger pour obtenir la quantité voulue d’alcool faible de titre désiré.

30

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

La règle de mouillage donnant le poids d’alcool fort à diluer est donc :

donnant le poids d’alcool fort à diluer est donc : Pour obtenir l’alcool faible de titre

Pour obtenir l’alcool faible de titre pondéral « b », il suffit d’ajouter un poids (p-x) d’eau.

2. Le coupage

C’est l’opération qui consiste à mélanger un alcool de titre fort à un alcool de titre faible pour obtenir un alcool de titre intermédiaire.

Le poids d’alcool fort à utiliser est obtenu par la formule :

d’alcool fort à utiliser est obtenu par la formule : X : poids d’alcool fort à

X

: poids d’alcool fort à employer

p

: poids d’alcool intermédiaire à préparer

b

: titre pondéral de l’alcool intermédiaire

a

: titre pondéral de l’alcool fort

c

: titre pondéral de l’alcool faible

p

x : poids d’alcool faible à utiliser pour obtenir la quantité d’alcool

intermédiaire.

31

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

3.

Manipulation

3.1. Détermination des titres apparents et réels d’un alcool donné, à l’aide d’un alcoomètre

Mettre l’alcool à étudier dans une éprouvette, introduire délicatement l’alcoomètre dans l’éprouvette, ne le lâcher que lorsqu’il flotte dans le liquide. Quand il s’immobilise, sans frotter sur les parois de l’éprouvette, noter la graduation située dans le plan de la surface du liquide. Noter en parallèle la température. Déterminer le degré réel de cet alcool en utilisant la table de correction de la pharmacopée en interpolant si le degré apparent comporte des décimales.

3.1.

Exercice

- A partir d’un alcool à 96 c et d’un alcool à 50 c , préparer 60g d’alcool à 70 c .

- A partir d’un alcool à 96 c , préparer 42.5g d’alcool à 95 c .

- Préparer 50g de soluté alcoolique d’iode officinal ou « teinture d’iode » :

Iode ………………………….05 g Iodure de potassium…………03 g

Alcool à 95 C

……………

85

g

Eau …………

………………07

g

Triturer l’iode et l’iodure de potassium dans un mortier à liquide, en présence de la quantité calculée d’eau. Après dissolution, rajouter les 42.5g d’alcool à 95 c précédemment préparé.

Filtrer et présenter dans un flacon en verre coloré muni d’un bouchon.

La préparation terminée est fortement colorée en brun et a une odeur caractéristique.

Remarque :

L’addition de potassium a pour but de faciliter la dissolution de l’iode et d’empêcher la formation d’acide iodhydrique HI à propriétés caustiques.

32

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

3.1.1. Etiquetage

La teinture d’iode est une préparation contenant de l’iode qui figure liste II ».

sur la

Conservation à l’officine

Etiquette verte avec contre - étiquette verte portant la mention « Dangereux ».

Délivrance au public

Etiquette rouge orangé Contre étiquette rouge orangé portant la mention « Ne pas avaler »

3.1.1. Etiquetage

Antiseptique externe.

4. Exemples de solution alcooliques

4.1. Soluté de camphre

Alcool camphré fort

Camphre naturel ou synthétique………………… 100g Alcool à 95 c ……………………………………… 900g

Alcool camphré faible (Eau de vie camphrée)

Camphre naturel ou synthétique………………… Alcool à 60 c ………………………………………975g

25g

Usage :

Antiseptiques, en frictions comme stimulants.

4. 2. Soluté d’éosine alcoolique

Eosine…………………………………………1g ou 2g Alcool à 60 c q.s.p………………………………….100g

Usage :

Antiseptique externe.

33

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

4. 3. Soluté de Milian

Violet de gentiane…………………………………0.25g

Vert de méthyle…………………………………

0.25g

Alcool à 60 c ………… q.s.p………………………100g

Usage :

Désinfectant énergique des plaies infectées et de certaines dermatoses tel que l’eczéma.

4. 4. Solution de MARFAN

Teinture de benjoin…………………………………15g Alcool à 90 c …………………………………………30g Glycérine.………………………………………… 12g Eau de rose………………………………………… 8g

En attouchement comme préventif et curatif des gerçures des seins.

34

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

POUDRES - MELANGES

1. Les poudres

Les poudres sont des préparations pharmaceutiques constituées de particules solides, sèches, libres et plus ou moins fines. Habituellement, les poudres, conditionnées en paquets ne sont pas absorbées directement, chaque dose est soit dissoute ou mise en suspension dans l’eau, mais, dans la majorité des cas, les poudres sont destinées à la fabrication de granulés, de gélules, de comprimés…

1.1. Conditionnement en paquets

Les paquets sont une présentation de poudres simples ou composées en doses unitaires dans des feuilles de papier repliées de façon à réaliser un conditionnement hermétique. Il s'agit de la forme officinale des sachets thermosoudés fabriqués industriellement.

Les paquets résultent du conditionnement d’une poudre dans les plis d’une feuille de papier. Il faut veiller à l’obtention d’un pliage correct pour assurer une obturation étanche. Les paquets représentent une mesure de poudre, simple ou composée, toute prête pour le malade et destinée à une prise unitaire.

1.2. Préparation des paquets

La préparation des paquets est exclusivement officinale, et artisanale. On utilise du papier spécial qui une fois plié permet de porter sur le paquet l’identité du médicament.

35

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

1.2.1. Manipulation

Confectionner deux paquets avec 5g de bicarbonate de sodium.

Former un tas avec le bicarbonate de sodium, et le partager en deux parts égales à l’aide d’une spatule. Mettre chaque tas sur la feuille de papier servant au conditionnement, puis confectionner le paquet selon le pliage indiqué sur la figure 1.

Répartir la poudre en petits tas égaux entre eux selon la technique officinale classique ; si nécessaire prélever un peu de poudre sur les gros tas pour les égaliser entre eux.

Plier et fermer les paquets suivant la méthode classique (voir figure 1), en veillant à ce que tous les paquets aient la même dimension.

(voir figure 1), en veillant à ce que tous les paquets aient la même dimension. Figure

Figure 1: Confection d’un paquet

36

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

2. Analyse granulométrique d’une poudre par tamisage

L’analyse granulométrique permet de déterminer et d’observer les différents diamètres des particules qui constituent un mélange de poudres. L’analyse consiste à séparer et classer à l’aide de tamis ronds, constitués de mailles carrées ces particules selon leur diamètre.

La granulométrie exprime les dimensions des particules d’un solide divisé, poudre ou granulé.

- Le refus désigne la partie de poudre retenue dans un tamis.

- Le refus cumulé représente la somme des refus des tamis

supérieurs, jusqu’au tamis considéré.

- Le tamisât ou passant désigne la poudre qui traverse le tamis.

2.1. Manipulation

Cette manipulation consiste à faire l’analyse granulométrique d’une poudre, elle permet de classer les particules en fonction de leur diamètre.

Peser séparément 3 tamis (315, 200,, 125) et un fond récepteur.

Ranger les tamis du haut vers le bas selon un ordre décroissant d’ouverture

de mailles et déposer la colonne sur le fond récepteur.

Peser 100g de mélange de poudres.

Déposer la matière première sur le tamis supérieur.

Agiter manuellement pendant 3 minutes (agitation horizontale et ample).

Peser chaque tamis et le fond récepteur.

Noter les résultats.

Calculer les masses des refus sur chaque tamis et du tamisât présent sur le

fond récepteur.

Exprimer ce résultat en pourcentage de la somme de ces masses.

Tracer l’histogramme de répartition granulométrique.

37

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique Figure 2 : Colonne de tamis et tamis pour analyse granulométrique

Figure 2 : Colonne de tamis et tamis pour analyse granulométrique

2.2. Tracé de la courbe et de l’histogramme

2.2.1. Résultat de l’essai : Répartition granulométrique

Dimensions des mailles du tamis (µm)

M (g) Tamis Vide

M 1

M (g) Tamis + Poudre

M 2

Pourcentage

de refus

Fond récepteur

Total

38

315

200

125

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

2.2.2. Histogramme de répartition granulométrique

2.2.2. Histogramme de répartition granulométrique Pourcentage de perte par rap port à la prise d’essai

Pourcentage de perte par rapport à la prise d’essai (100g)

Chaque binôme doit ramener une feuille de papier millimétré pour tracer la courbe et l’histogramme de la répartition granulométrique.

3. Mélange de poudres

Le mélange est une opération qui consiste à rendre aussi homogène que possible une association de plusieurs produits. Le résultat de l’opération est un mélange qui est une association de plusieurs éléments rendus distincts du point de vue macroscopique, mais qui conservent leurs propriétés spécifiques. De nombreux facteurs influencent le processus de mélange :

Les proportions de chacun des constituants : un mélange dans lequel les différents constituants sont présents dans les mêmes proportions est plus facile à réaliser.

La taille des particules : il est toujours plus facile de mélanger des particules ayant sensiblement la même taille ; les mélanges de fines particules (dans lesquels le nombre de particules est élevé) sont relativement stables.

La densité des poudres : la différence de densité entre chacun des composants influence également l’obtention des mélanges, mais à un moindre degré que la taille des particules.

39

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

2.1. Manipulation

Réaliser 2 mélanges binaires avec :

- 2g d’excipient coloré et 2g d’aspirine de la fraction granulométrique

> 200um provenant de l’analyse granulométrique.

- 2g d’excipient et 2g d’aspirine de la matière première non tamisée.

Effectuer les mélanges en pilulier, par agitation manuelle pendant 1mn.

Observer si les mélanges paraissent homogènes ou hétérogènes.

Doser l’aspirine sur une prise d’essai de 100mg.

Prélever 100 mg de mélange, doser ensuite l’acide acétyl salicylique en milieu aqueux selon le protocole suivant :

Réactifs :

Acide sulfurique H 2 SO 4 0.5N

Hydroxyde de sodium 0.5N

Dosage :

Témoin :

Dans un erlenmeyer mettre :

150 mg d’aspirine (acide acétyle salicylique) ;

10 ml de soude 0.5N

02 gouttes de phénolphtaléine (indicateur coloré).

Titrage par l’acide sulfurique 0.5N (virage du rose vers l’incolore).

Soit N T ml la chute de burette.

Dosage :

Dans un erlenmeyer mettre :

100 mg de mélange, puis ajouter ;

10 ml de soude 0.5N

02 gouttes de phénolphtaléine (indicateur coloré).

Titrage par l’acide sulfurique 0.5N (virage du rose vers l’incolore).

Soit N E ml la chute de burette.

40

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

Calcul :

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique  Calcul : RESULTATS Résultat du dosage de la matière première
Travaux pratiques de Pharmacie Galénique  Calcul : RESULTATS Résultat du dosage de la matière première
Travaux pratiques de Pharmacie Galénique  Calcul : RESULTATS Résultat du dosage de la matière première

RESULTATS

Résultat du dosage de la matière première tamisée (mg)

Résultat du dosage de la matière première tamisée (mg) Conclusion

Conclusion

Résultat du dosage de la matière première tamisée (mg) Conclusion

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

LA GRANULATION PAR VOIE HUMIDE

1. Définition

La granulation est une opération qui a pour but de transformer des particules de poudre cristallisées ou amorphes en agrégats plus ou moins résistants et plus ou moins poreux appelés grains ou granulés.

Les particules composant chaque agglomérat ou grain sont liées entre elles d’une manière plus ou moins lâche, ce qui laisse à l’agglomérat une certaine porosité.

Le granulé présente un certain nombre d’avantages par rapport à un simple mélange de poudres :

Augmentation de la densité du mélange,

Amélioration de l’écoulement,

Homogénéité de la répartition granulométrique,

Augmentation de l’aptitude à la compression.

2.

Etapes de la granulation par voie humide

La granulation par voie humide est le procédé le plus couramment utilisé pour la formation d’agglomérats solides plus ou moins poreux.

la formation d’agglomérats solides plus ou moins poreux. Figure 1 : Etapes de la transformation d’une

Figure 1 : Etapes de la transformation d’une poudre en grain

42

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

La granulation humide est une succession de 04 étapes :

mélange des poudres et préparation de la solution de mouillage ;

granulation ;

séchage du grain ;

calibrage du granulé sec.

3. Manipulation

Pour obtenir des granulés destinés à être conditionnés tels quels ou à la fabrication de comprimés, deux étapes sont nécessaires :

La préparation du mélange de poudres ;

La granulation.

3.1. Préparation du mélange de poudres

La première étape consiste pour chaque binôme à préparer l’un des deux mélanges suivants :

Amidon de maïs + lactose ;

Amidon de maïs + phosphate dicalcique.

Manipulation :

Peser séparément 70 g de chaque excipient et les transférer dans un mortier ou un bécher de 400 ml,

Mélanger les deux excipients avec une spatule en effectuant des mouvements en huit,

Faire un essai d’écoulement et un essai de tassement tels que décrits dans la Pharmacopée Européenne,

Noter les résultats.

3.1.1. Essai d’écoulement

L’essai d’écoulement s’effectue pour 100 g de poudre, à l’aide d’un entonnoir normalisé. Le temps d’écoulement doit être inférieur à 10 secondes.

43

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique Figure 2 : Entonnoir normalisé pour essai d’écoulement 3.1.2. Essai de

Figure 2 : Entonnoir normalisé pour essai d’écoulement

3.1.2. Essai de tassement Le tassement des poudres représente la capacité des particules à se réarranger spontanément ou sous l’effet de sollicitations mécaniques.

Le test décrit par la Pharmacopée Européenne 7 ème Edition, consiste à étudier la densification de 100 g de poudre, placée dans une éprouvette, on sous l’effet de chutes successives et normalisées.

On détermine le V 0 , le V 10 - V 500

Le

20 ml.

V 10 - V 500 caractérise l’aptitude au tassement de la poudre et doit être inférieur à

0 caractérise l’aptitude au tassement de la poudre et doit être inférieur à Figure 3 :

Figure 3 : Appareil de tassement

44

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

Résultats

Les résultats de l’essai d’écoulement et de l’essai de tassement doivent être notés sur le tableau ci-dessous :

Résultats

Temps d’écoulement (s)

Cinétique de tassement

V

0

V

10

V

500

3.2. Préparation du granulé par voie humide

Le grain est réalisé par l’addition d’un liant, la povidone dans notre cas, et d’un liquide de mouillage, de l’au dans notre cas, au mélange d’excipients. Les pourcentages de liant à utiliser sont de 2%, 3%, 4% et 5% en fonction des binômes. La quantité d’eau nécessaire à l’obtention d’un grain est comprise entre 20 et 40 ml et doit être déterminée avec précision.

Mélange :

Calculer la formule centésimale du grain en tenant compte du pourcentage de liant utilisé,

Peser les constituants des granulés et les mettre dans un mortier ou un bécher de 400 ml,

Mélanger pendant une minute à l’aide d’une spatule.

Mouillage :

Mesurer l’eau à l’aide d’une éprouvette de 50 ml,

Ajouter l’eau par petites fractions, sans arrêter l’agitation jusqu'à l’obtention d’un mélange homogène d’agglomérats,

Après obtention d’une poudre humide, noter la quantité d’eau utilisée,

Déterminer l’humidité du grain.

45

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

Granulation :

Faire passer le mélange précédent à travers un tamis d’ouverture de maille de 1000 µm ou 800µm à l’aide d’une spatule souple,

Recueillir le grain sur un fond récepteur,

Séchage :

Mesurer l’eau sécher le grain à 40°C dans une étuve ventilée,

Déterminer l’humidité résiduelle du grain.

Calibrage :

4.

Calibrer le grain sec sur un tamis d’ouverture de maille inférieure à celle utilisée pour la granulation.

Contrôle du grain

Les contrôles suivants doivent être effectués sur le grain obtenu :

- Essai d’écoulement,

- Cinétique de tassement,

- Analyse granulométrique.

46

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

LES GELULES

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique LES GELULES Les gélules sont des formes médicamenteuses unitaires destinées

Les gélules sont des formes médicamenteuses unitaires destinées généralement à l’administration par voie orale. Elles sont composées de deux demi- capsules s’emboîtant exactement l’une dans l’autre. Ces demi-capsules sont constituées d’une matière physiologiquement inerte : la gélatine. La gélule convient essentiellement à la répartition d’une poudre en doses unitaires, mais peut également contenir des granulés, des microcapsules, ou encore un produit pâteux.

1. Caractéristiques des gélules

La gélule se caractérise par sa taille, il existe huit numéros de gélule dont chacun correspond à une certaine capacité exprimée en ml.

Numéro de la gélule

000

00

0

1

2

3

4

5

Volume en ml

1.37

0.95

0.68

0.50

0.37

0.37

0.21

0.21

2. Remplissage manuel des gélules

Le remplissage manuel des gélules se fait généralement par arasement. Le

volume de poudre à répartir dans une gélule doit correspondre à celui du volume du corps de la gélule. Le remplissage des gélules exige deux étapes :

- préparation du mélange pulvérulent ;

- répartition du mélange.

47

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

2.1. Préparation du mélange

La poudre à répartir en gélule peut comprendre en plus du ou des principes actifs, un diluant. Les diluants sont utilisés lorsque la quantité du principe actif à répartir se trouve entre deux tailles de gélules ou lorsque la quantité de principe actif est infime. Il faut donc ajouter la quantité de diluant nécessaire pour occuper tout le volume de la gélule : les amidons, le glucose, le lactose…

2. 2. Répartition du mélange

2.2.1. Choix de la dimension des gélules

Connaissant le nombre de gélules à préparer et le volume du mélange de principes actifs à répartir (déterminé à l’aide d’une éprouvette graduée), une table de remplissage des gélules permet de déterminer :

- Le numéro de gélule à utiliser ;

- La quantité d’excipient inerte à ajouter au mélange de principes actifs

pour remplir cette taille de gélules par arasement. Cette table comporte :

- En abscisse, le volume exprimé en ml du ou des principes actifs ;

- En ordonnées, les droites correspondant au nombre de gélules à préparer.

La répartition de la poudre dans les gélules se fait ensuite par arasement à l’aide de géluliers manuels.

2.2.2. Geluliers manuels pour le remplissage à l’officine

Les géluliers manuels comportent en général un socle fixe et un jeu de plaques mobiles et interchangeables :

- le socle fixe est de forme carrée et sert de support ;

- Les plaques mobiles, également de forme carrée, sont percées d’orifices calibrés et correspondent chacune à un numéro de gélules déterminé.

Il y autant de parties mobiles qu’il y a de tailles de gélules, ces plaques tournent autour d’un axe central, et peuvent de ce fait occuper trois positions différentes :

- haute pour le remplissage.

- moyenne pour la fermeture.

- basse pour l’éjection.

48

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

3.

Manipulation

3.1. Formulation de gélules d’acide acétyle salicylique

Formule :

A.A.S……………………………………250mg

Glucose…………q.s.p…………………1 gélule

A l’aide de la table de remplissage, vous devez déterminer le numéro de gélules à utiliser, et la quantité de glucose nécessaire pour préparer 10 gélules dosées à 250mg en acide acétyle salicylique.

Etapes à suivre

Peser le principe actif à la balance de précision pour un lot de 10 gélules ;à 250mg en acide acétyle salicylique. Etapes à suivre Verser délicatement et sans tasser la quantité

Verser délicatement et sans tasser la quantité de principe actif pesée, dans une éprouvette graduée de 5ml propre et sèche ;à la balance de précision pour un lot de 10 gélules ; Noter le volume apparent

Noter le volume apparent V 1 occupé par le principe actif ; V 1 occupé par le principe actif ;

Déterminer graphiquement, le volume V 2 de glucose à ajouter. V 2 de glucose à ajouter.

49

V 1 occupé par le principe actif ; Déterminer graphiquement, le volume V 2 de glucose

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique 50

50

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

3.2. Formulation et fabrication de 10 gélules d’acide acétyle salicylique

En fonction de la quantité de principe actif mise à votre disposition, vous devez préparer 10 gélules d’aspirine dosées à 100 mg ou 10 gélules dosées à 200 mg.

Formule n°1

Aspirine……………………………………………

Glucose………………… q.s.p…………………

100

mg

1gélule

n°0

Formule n°2

Aspirine……………………………………………

Glucose………………… q.s.p…………………

200

mg

1gélule

n°0

3.2.1. Etapes à suivre

Peser le principe actif à la balance de précision pour un lot de 10 gélules.

Déterminer le volume apparent V pa, occupé par le principe actif.

Sachant que le volume total d’une gélule est égal à :

V Total = V Principe actif + V Diluant

Donc le volume du diluant à rajouter sera égal à :

V Diluant = V Total V Principe actif

Connaissant la densité du glucose, calculer la masse en mg à utiliser pour

préparer 10 gélules.

Etablir la formule pondérale.

51

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

a- Préparation du mélange pulvérulent

Dans le mortier à poudre, mélanger soigneusement le principe actif par dilution progressive avec la quantité calculée de glucose.

b- Répartition du mélange pulvérulent

Après préparation du mélange pulvérulent, utiliser le gélulier équipé de la plaque mobile n°0, en position haute sur le socle,

Disposer les corps des gélules dans les orifices correspondant,

Verser la poudre sur la plaque et la répartir par arasement à l’aide d’une carte dans toutes les gélules,

Tourner la plaque d’un ange de 30° autour de son axe, elle sera en position moyenne, puis fermer les gélules,

Tourner ensuite la plaque d’environ 45°, la plaque mobile sera en position basse ce qui permet de récupérer les gélules pleines.

Si la détermination du volume de diluant et du principe actif est correcte, la totalité de la poudre doit remplir les gélules sans avoir à tasser.

3.3. Contrôle des gélules

3.3.1. Contrôle de l’uniformité de masse

Peser individuellement vingt gélules et noter leur poids. Ouvrir les gélules, les vider de leur contenu et les peser. Le poids du contenu est obtenu par différence. Les poids individuels doivent se trouver dans les limites suivantes par rapport au poids moyen.

Poids

Ecarts limites

Ecarts tolérés pour deux unités

moyen

Poids Ecarts limites Ecarts tolérés pour deux unités moyen
Poids Ecarts limites Ecarts tolérés pour deux unités moyen
Poids Ecarts limites Ecarts tolérés pour deux unités moyen
Poids Ecarts limites Ecarts tolérés pour deux unités moyen
Poids Ecarts limites Ecarts tolérés pour deux unités moyen
Poids Ecarts limites Ecarts tolérés pour deux unités moyen

3.3.2. Contrôle analytique

Prélever une gélule au hasard et la vider dans un Erlen, doser ensuite l’acide acétyl salicylique en milieu aqueux selon le protocole suivant :

Réactifs

- Acide sulfurique H 2 SO 4 0.5N - Hydroxyde de sodium 0.5N

52

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

Dosage

Témoin :

Dans un erlenmeyer mettre :

- 150 mg d’aspirine (acide acétyl salicylique) ;

- 10 ml de soude 0.5N

- 02 gouttes de phénolphtaléine (indicateur coloré).

Titrage par l’acide sulfurique 0.5N (virage du rose vers l’incolore).

Soit N T ml la chute de burette.

Dosage :

Dans un erlenmeyer mettre :

- le contenu d’une gélule puis ajouter ;

- 10 ml de soude 0.5N

- 02 gouttes de phénolphtaléine (indicateur coloré).

Titrage par l’acide sulfurique 0.5N (virage du rose vers l’incolore).

Soit N E ml la chute de burette.

Calcul :

par l’acide sulfurique 0.5N (virage du rose vers l’incolore). Soit N E ml la chute de
par l’acide sulfurique 0.5N (virage du rose vers l’incolore). Soit N E ml la chute de

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

LES POMMADES

1. Définition

Les pommades sont des préparations de consistance molle, destinées à être appliquées sur la peau et sur les muqueuses. Elles sont constituées d’un excipient simple ou complexe au sein duquel se trouve dispersé ou dissous un ou plusieurs principes actifs. On appelle plus particulièrement :

Pâtes dermiques, les pommades qui renferment une forte proportion de poudres ;

Les crèmes sont des pommades de consistance plus molle, composées d’une phase lipophile et d’une phase aqueuse ;

Les cérats sont des pommades dont l’excipient est une cire additionnée d’huile ;

Les gels sont des pommades dont l’excipient est un gel aqueux.

2. Principaux excipients utilisés dans la préparation des pommades

CLASSIFICATION

CARACTERISTIQUES

EXEMPLES

   

Hydrocarbures :

 

Anhydres ;

(vaseline, paraffine, huile

Capacité d’incorporation d’eau (faible à nulle) ;

de

vaseline,

perhydrosqualène)

 

Bases

hydrophobes

Insolubles dans l’eau ;

Non lavables à l’eau.

Silicones

Huiles végétales

Esters

d’acides

gras

 

(mirystate, palmitate d’isopropyle).

 

anhydres ;

 

capacité d’incorporation

Bases hydrophiles

d’eau

(variable

selon

Lanoline et dérivés

 

composition) ;

Lanovaseline

 

difficilement

lavables

à

 

l’eau.

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

3. Préparation d’une pommade à l’officine

A l’officine, et pour de petites quantités, la préparation d’une pommade se fait au mortier par trituration prolongée. Il est souvent nécessaire de chauffer au bain- marie pour diminuer la consistance de l’excipient et permettre d’obtenir un mélange homogène. On introduit dans le mortier une quantité d’excipient égale à celle du principe actif puis on triture en imprimant au pilon un mouvement en cercle, en S et en 8. Pour rassembler la pommade qui se trouve sur les parois du mortier, on utilise une spatule souple ou une carte à jouer. Lorsque les pommades contiennent dans leur composition des poudres, celles-ci doivent être préalablement tamisées sur tamis à mailles très fines avant leur incorporation.

Les pommades sont conditionnées en tubes rigides ou souples et en pots, leur fermeture doit être hermétique pour éviter leur dessiccation et leur rancissement.

4.

Manipulation

Préparation de 25g de pommade à l’oxyde de zinc inscrite au codex, selon la formule ci-dessous :

Oxyde de Zinc………………………………… … 2,5g

Vaseline officinale………………………

……… 22,5g

Avec la formule du codex, il est difficile d’obtenir une pommade sans grumeaux, c’est pour cela qu’on doit remplacer 2.5g de vaseline par la même quantité d’huile de vaseline.

4.1. Préparation de la pommade

Commencer d’abord par mettre dans le mortier préalablement chauffé au bain-marie, l’huile de vaseline et l’oxyde de zinc, surtout, ne pas triturer l’oxyde de zinc à sec.

55

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique Triturer soigneusement l’oxyde de zinc avec l'huile de vaseline,

Triturer soigneusement l’oxyde de zinc avec l'huile de vaseline, ajoutée en 2 ou 3 fois, en imprimant au pilon un mouvement en cercle, en S et en 8, jusqu'à disparition des grains d'oxyde de zinc.

Penser à ramener le mélange qui se trouve sur le pilon et celui qui est collé sur les parois dans le fond du mortier avec la spatule.

Ajouter la vaseline petit à petit et triturer jusqu'à obtention d'une pommade homogène. On ajoute toujours, au cours d'un mélange, un volume égal à celui se trouvant déjà dans le mortier. Cet ajout n'est réalisé que lorsque la masse qui se trouve dans le mortier est parfaitement homogène.

On vérifie l’absence de grumeaux en étalant une petite quantité de pommade sur le dos de la main. Rassembler ensuite la pommade à l’aide de la spatule au fond du mortier.

4.2.

Conditionnement

Le conditionnement de la pommade à l’oxyde de zinc se fait dans des tubes métalliques.

(a) Remplissage :

Recueillir la pommade à l’aide d’une spatule et d’une carte à jouer puis la disposer en longueur sur une feuille de papier glacé ;

Rouler le tout en un cylindre de diamètre inférieur à celui du tube puis l’introduire jusqu’au fond ;

Exercer progressivement une pression sur le rouleau tout en le retirant du tube au fur et à mesure que la pommade pénètre ; Si le tube est scellé au niveau du bouchon, il faut ouvrir pour permettre à l’air de s’échapper.

56

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

(b) Fermeture :

Une fois le tube plein, tasser la pommade en imprimant au tube un mouvement cadencé vertical ;

Disposer le tube horizontalement sur la paillasse puis l’aplatir à son extrémité en utilisant une spatule ;

Rabattre l’extrémité aplatie sur 5mm environ. Répéter une deuxième fois cette opération pour avoir une double fermeture.

fois cette opération pour avoir une double fermeture. Conditionnement d’une pommade dans un tube (c) Usage

Conditionnement d’une pommade dans un tube

(c) Usage :

Astringent, isolant.

4.3. Exemples de pommades

(a) Des pommades hydrophobes :

« Les pommades hydrophobes (lipophiles) ne peuvent absorber que de petites quantités d’eau. Les substances les plus communément employées pour la formulation de telles pommades sont la vaseline, l’huile de paraffine, la paraffine liquide, les huiles végétales ou les graisses animales, les glycérides synthétiques, les cires et les polyalkylsiloxanes liquides. » Pharmacopée. Européenne.

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

Exemple : Pommade à l’oxyde de zinc Oxyde de zinc……………………… 10g Huile de vaseline…………………… 10g

Vaseline………………………………80g

Cicatrisante, antiseptique et sédative.

Les pommades hydrophobes renfermant une proportion importante d’huiles et de cire blanche éventuellement associée à d’autres cires sont appelées Cérats. Elles peuvent servir elles-mêmes d’excipients à d’autres principes actifs. Elles sont à la base de préparations cosmétiques comme par exemple les rouges à lèvres.

(b) Des pommades absorbant l’eau :

« Ces pommades peuvent absorber des quantités plus importantes d’eau. les excipients utilisés sont ceux d’une pommade hydrophobe dans lesquels sont incorporés des émulsifiants du type eau- dans huile tels que la graisse de laine ou lanoléine, des alcools de graisse de laine, des esters de sorbitanne, des monoglycérides, des alcools gras ». Pharmacopée. Européenne.

(c) Des pommades hydrophiles :

« Les pommades hydrophiles sont des préparations dont l’excipient est miscible à l’eau. Cet excipient est habituellement constitué de mélanges de macrogols (polyéthylène glycols) liquides et solides. Il peut contenir des quantités appropriées d’eau ». Pharmacopée. Européenne.

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

PREPARATION D’UN GEL PHARMACEUTIQUE

1. Définition

Mabizari Abdelhak

Selon la Pharmacopée Européenne VI Edition, les gels sont constitués de liquides gélifiés à l’aide d’agents gélifiants appropriés. Il existe deux types de gels :

Les gels lipophiles Les gels lipophiles ou oléogels sont des préparations dont l’excipient est habituellement de la paraffine liquide additionnée de polyéthylène, ou d’huiles grasses gélifiées par de la silice colloïdale ou par des savons d’aluminium ou de zinc.

Les gels hydrophiles Les gels hydrophiles ou hydrogels sont des préparations dont l’excipient est habituellement de l’eau, du glycérol ou du propylène-glycol, gélifiés à l’aide d’agents gélifiants appropriés tels que les poloxamères, l’amidon, des dérivés de la cellulose, des carbomères ou des silicates de magnésium-aluminium.

2. Le gel hydro-alcoolique

Un gel hydro-alcoolique est une préparation gélifiée, composée de 70% d’alcool absolu, d’un agent gélifiant et d’eau distillée. Il est destiné à la désinfection des mains, aussi bien en milieu hospitalier que dans la vie quotidienne.

3. Préparation d’un gel hydro-alcoolique

Formule pour 100g de gel

Alcool absolu ………………………………………66,46g

Carbomer 940………………………………………

Eau distillée…………………………………………33,14 ml

Triéthanolamine ……………………jusqu'à gélification

0,4g

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

Carbomer : Acide

comme

hydroalcooliques.

carboxyvinylique,

pour

la

c’est

une

de

agent

gélifiant

préparation

poudre

gels

hydrodispersible

transparents

utilisée

ou

aqueux

Triéthanolamine : c’est une solution visqueuse légèrement alcaline, très utilisée pour comme agent neutralisant dans les préparations topiques car bien toléré.

4. Matériel utilisé

1. Mortier et pilon

2. Eprouvette graduée

3. Bécher

4. Une spatule

5. Une balance de précision

6. Un flacon en plastique pour le conditionnement

5. Mode opératoire

- Dans un mortier propre, mettre la quantité calculée d’eau

- Verser par petites fractions le carbomer

- Mélanger énergiquement pendant 10 mn

- Après dispersion du carbomer, rajouter progressivement l’alcool absolu, mélanger jusqu'à obtention d’une solution homogène

- Rajouter quelques gouttes de triéthanolamine jusqu'à gélification

- Conditionner dans des flacons en plastique

6. Contrôle

Aspect : le gel doit être brillant, homogène, sans grumeaux et sans bulles( les bulles sont source de contamination).

pH : voisin de la neutralité

viscosité

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

LES EMULSIONS

1.

Définition

Les émulsions sont des systèmes hétérogènes, thermodynamiquement instables, elles sont constituées par un liquide dispersé sous forme de gouttelettes dans un autre liquide non miscible au premier. Cette dispersion est obtenue grâce à l’addition d’un mélange d’émulsionnants qui agit en formant un film autour des gouttelettes réduisant ainsi la tension interfaciale et favorisant l’émulsification.

la tension interfaciale et favorisant l’émulsification. Figure 1 : schéma d’une émulsion Selon la nature de

Figure 1 : schéma d’une émulsion

Selon la nature de la phase dispersante et de la phase dispersée, on distingue l’émulsion « Huile dans Eau » ou H/E et l’émulsion « Eau dans Huile » ou E/H.

dispersée, on distingue l’émulsion « Huile dans Eau » ou H/E et l’émulsion « Eau dans

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

2. Les instabilités des émulsions

L’instabilité des émulsions peut se manifester sous quatre formes principales :

- Crémage ;

- Sédimentation ;

- Floculation ;

- Coalescence

2.1. Crémage et sédimentation

Le crémage est une forme d’instabilité qui correspond au déplacement des gouttelettes dispersées vers la partie supérieure du récipient qui les contient. Lorsque les gouttelettes de la phase dispersées se rassemblent à la partie inférieure, ce phénomène est appelé sédimentation.

inférieure, ce phénomène est appelé sédimentation. Crémage Sédimentation Figure 2 : Crémage et

Crémage

ce phénomène est appelé sédimentation. Crémage Sédimentation Figure 2 : Crémage et sédimentation 2.2.

Sédimentation

Figure 2 : Crémage et sédimentation

2.2. Floculation

La floculation est une forme d’instabilité qui correspond à la formation, au sein de l’émulsion d’agrégats constitués d’un nombre plus ou moins grand de particules de la phase dispersée. Au cours de la floculation, les particules conservent leurs individualités.

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique Floculation Coalescence Figure 3 : Floculation et coalescence 2.3. Coalescence
Travaux pratiques de Pharmacie Galénique Floculation Coalescence Figure 3 : Floculation et coalescence 2.3. Coalescence
Travaux pratiques de Pharmacie Galénique Floculation Coalescence Figure 3 : Floculation et coalescence 2.3. Coalescence

Floculation

Coalescence

Figure 3 : Floculation et coalescence

2.3. Coalescence

La coalescence correspond à la fusion complète de plusieurs globules préalablement floculés, ainsi, les globules perdent leur individualité pour donner un seul et même globule.

3. Préparation d’une émulsion

Pour préparer une émulsion, il faut :

Une phase aqueuse ;

Une phase huileuse ;

Un mélange de deux surfactifs, un surfactif hydrophile et un surfactif lipophile.

3.1. Les surfactifs ou tensioactifs

Les surfactifs, encore appelés agents tensioactifs ou agents de surface, sont des composés amphiphiles c’est à dire des composés dont la molécule est formée de deux parties : une partie hydrophile et une partie lipophile.

est formée de deux parties : une partie hydrophile et une partie lipophile. Figure 4 :

Figure 4 : schéma d’un surfactif

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

Pour connaître la concentration de surfactif à utiliser pour préparer une émulsion, on fait appel à la notion de HLB ou balance hydrophile - lipophile.

Le HLB est une caractéristique des surfactifs, il est étroitement lié à la structure de leur molécule et représente l’équilibre entre la partie hydrophile et la partie lipophile. Sa valeur est d’autant plus élevée que le surfactif est plus hydrophile. Pour mesurer cet équilibre, on donne au HLB une valeur arbitraire de 0 à 40.

Partie lipophile

0 20 40
0
20
40

Partie hydrophile

Figure 5 : Notion de HLB

Les valeurs HLB sont additives, lorsqu’on mélange deux surfactifs, le HLB du mélange prend une valeur intermédiaire. Pour déterminer les quantités de surfactif lipophile et hydrophile à utiliser pour avoir un HLB déterminé, on utilise la formule suivante :

HLB m = x HLB L + (1-x) HLB H

HLB m : HLB du mélange de surfactifs

x :

HLB L : HLB du surfactif lipophile

HLB H : HLB du surfactif hydrophile

Proportion du surfactif lipophile

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

3.2. Fabrication d’une émulsion

Le principe général de la fabrication d’une émulsion est pratiquement toujours identique. Il consiste à :

Introduire le ou les émulsionnants dans l’une ou l’autre phase ;

Disperser l’une des phases dans l’autre ;

(a) Mode d’introduction des émulsionnants :

différentes :

L’introduction

des

émulsionnants

peut

se

faire

de

cinq

façons

- Introduction des émulsionnants dans la phase aqueuse ;

- Introduction des émulsionnants dans la phase huileuse ;

- Introduction des émulsionnants dans leur solvant préférentiel, c’est à dire l’émulsionnant hydrophile dans l’eau et l’émulsionnant lipophile dans l’huile ;

- Addition aux émulsionnants de façon alternative et par petites fractions de la phase huileuse puis de la phase aqueuse ;

- Préparation de l’émulsionnant in situ en introduisant, par exemple, un acide gras dans l’huile et une base dans l’eau.

(b) Mode d’introduction des phases :

Pour l’introduction des phases l’une dans l’autre, il y a également trois possibilités :

- La première : consiste à introduire la phase dispersée dans la phase dispersante. Dans ce cas, la phase dispersée est ajoutée progressivement et sous agitation dans la phase externe. L’addition de la phase interne doit, en principe, se faire très lentement au début. En revanche, lorsqu’une émulsion concentrée suffisamment stable est formée, l’addition de la phase externe peut se faire plus rapidement.

- La deuxième

possibilité consiste à introduire, au contraire, la

phase externe dans la phase interne.

- La troisième

à ajouter aux

émulsionnants par portions et alternativement des deux phases à incorporer. Dans ce cas aussi, les résultats varient suivant le protocole choisi. Toutefois, la deuxième méthode donne souvent des émulsions plus stables.

consiste, comme

il

a

été

déjà dit,

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

4.

Manipulation

Préparer l’émulsion suivante, sachant que le :

HLB du Span 60 = 4.7

HLB du Tween 40 = 15.6

Formule :

Huile de vaseline………………………………….20 g Tween 40

 
  ……………………………….… 5 g

……………………………….…

5

g

Span 60

 

Eau distillée

……………………………………75 g

4.1. Calcul

Calculer les quantités de surfactifs lipophile et hydrophile à utiliser pour avoir un HLB m = 8, 10 et 12, à l’aide de la formule :

HLB m = x HLB L + (1-x) HLB H

4.2. Mode de fabrication

Pour fabriquer cette émulsion, on fait appel à la méthode suivante :

- Introduire le mélange de tensioactifs dans la phase lipophile ;

- Chauffer séparément au bain-marie la phase hydrophile et la phase

lipophile à 70°C ;

- Introduire par petites fractions la phase hydrophile dans la phase

lipophile sous agitation manuelle ;

- Soumettre l’émulsion primaire ainsi formée à une agitation

mécanique à 300 t/min. pendant 30 minutes ;

- Refroidir l’émulsion dans un bac à glace, toujours sous agitation,

jusqu’à ce que la préparation atteigne la température du laboratoire.

66

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

4.3. Contrôle de l’émulsion

Une fois préparées, les émulsions subissent un certain nombre d’essais destinés à évaluer leurs propriétés, en particulier leur stabilité.

4.3.1. Détermination du sens de l’émulsion

Cette détermination peut se faire par plusieurs méthodes :

Méthode par dilution :

Cette méthode consiste tout simplement à introduire une certaine quantité d’émulsion dans l’eau ou dans de l’huile et à chercher dans quel cas l’émulsion se dilue plus facilement. Ainsi, une émulsion H/E se dilue plus facilement dans l’eau que dans l’huile.

Méthode des colorants :

Cette méthode consiste à ajouter à l’émulsion soit un colorant hydrosoluble tel que le bleu de méthylène, soit un colorant liposoluble tel que le rouge Soudan puis à observer la diffusion du colorant dans la préparation. Dans une émulsion H/E, c’est le colorant hydrosoluble qui diffuse le plus rapidement.

Mesure de la conductivité électrique :

Une émulsion H/E a une conductivité élevée tandis qu’une émulsion E/H présente une très faible conductivité. Cette dernière méthode donne les résultats les plus faciles à interpréter.

4.3.2. Analyse granulométrique des émulsions

L’analyse granulométrique de l’émulsion peut être faite par deux techniques :

La première consiste à mesurer la taille d’un nombre suffisant de particules à l’aide d’un microscope muni d’un micromètre oculaire ;

La deuxième consiste à utiliser un compteur de particules du type Coulter Counter.

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

4.3.3. Détermination de la viscosité de l’émulsion

La détermination de la viscosité des émulsions peut se faire à l’aide de différents viscosimètres :

Les viscosimètres à cylindres coaxiaux utilisés surtout pour étudier les émulsions fluides ;

Les viscosimètres à cône et à plateau utilisés surtout pour l’étude des émulsions épaisses ;

Les viscosimètres capillaires ;

Les viscosimètres à chute de bille…

4.3.4. Essai de stabilité des émulsions

Deux types de méthodes sont utilisées pour apprécie la stabilité des émulsions :

Stabilité à la centrifugation :

L’étude de la stabilité à la centrifugation est effectuée en soumettant l’émulsion à des accélérations relativement élevées (de l’ordre de 3000g) ;

Stabilité à la chaleur et au froid :

L’émulsion est placée dans une étuve portée à des températures variables pendant un temps déterminé (4 à 6 semaines) et, à intervalles de temps donnés, l’émulsion est contrôlée : aspect macroscopique, taille des particules, viscosité et sens de l’émulsion.

68

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

LES SUPPOSITOIRES

1. Définition

Les suppositoires sont des préparations de consistance solide, contenant chacun une unité de prise d’une ou de plusieurs substances médicamenteuses. Ils sont administrés généralement en vue d’une action locale ou de l’absorption d’un médicament dans la circulation générale. Leur forme, volume et consistance sont adaptés à l’administration par voie rectale. La masse d’un suppositoire est généralement de :

- 3 g pour un adulte ;

- 2 g pour un enfant ;

- 1 g à 1,5 g pour un bébé.

2. Matières premières utilisées dans la préparation d’un suppositoire

2.1. Principes actifs

Les principes médicamenteux utilisés dans la préparation des suppositoires sont très variés : ils peuvent être sous forme de poudre, solutés, extraits… et en fonction de leur nature physico-chimique, ils sont traités différemment :

lorsqu’on a affaire à un principe actif pulvérulent, une certaine granulométrie est à respecter, il faut que la taille des particules soit 20µm.

lorsque le principe actif, liquide ou solide est entièrement soluble dans l’excipient fondu, il doit être incorporé à une température voisine du point de solidification de la masse.

Lorsque le principe actif est un extrait ou un soluté aqueux ou alcoolique, il faut l’émulsionner dans l’excipient fondu.

2.2.

Excipients

Les excipients entrant dans la formulation des suppositoires sont divisés en deux grands groupes :

les excipients gras ;

les excipients hydrosolubles.

69

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

2.2.1. Les excipients gras

Ils sont utilisés dans le procédé de préparation des suppositoires par fusion et coulée. On distingue :

Glycérides semisynthétiques ;

Beurre de cacao ;

Huiles hydrogénées.

2.2.2. Les excipients hydrosolubles

Gélatine ;

Glycérine;

P.E.G.

Les excipients hydrosolubles sont utilisés dans la fabrication des suppositoires à froid, c’est à dire par compression. Ce procédé est utilisé dans le cas où le principe actif est thermosensible. Dans ce cas, on incorpore le principe actif à l’excipient râpé, le mélange obtenu sera ensuite comprimé dans une matrice de forme appropriée.

3. Procédés de fabrication des suppositoires

Il existe deux procédés de fabrication des suppositoires :

Procédé par pression :

Principes actifs thermosensibles, excipients hydrosolubles.

Procédé par fusion :

Principes actifs non thermosensibles, excipients gras.

C’est le procédé par fusion qui est le plus utilisé dans la fabrication des suppositoires, et parmi les excipients gras, ce sont les glycérides semisynthétiques qui sont les plus utilisés.

Les glycérides semisynthétiques sont caractérisé par certains indices tels que : l’indice d’hydroxyle, indice d’acide, indice des peroxydes… Ces indices nous orientent dans le choix de tel ou tel excipient en fonction des propriétés physico-chimiques du principe actif.

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

Exemple

L’aspirine s’hydrolyse facilement en acide salicylique et acide acétique.

facilement en acide salicylique et acide acétique. Ce principe actif doit être formulé avec des excipients

Ce principe actif doit être formulé avec des excipients à faible indice d’hydroxyle : indice <

4.

Manipulation

On vous demande de préparer six suppositoires de 3 g et dosés à 250 mg en acide acétyl salicylique.

Aspirine………………………… 0.250g Suppocire………q.s.p……………… 03g

des

suppositoires de 3g. Si on reprend la formule précédente, la quantité d’excipient à utiliser pour

préparer un suppositoire serait :

Les moules qui sont mis à votre disposition

sont

conçus

pour

M = 3 g - 0,250 g = 2,750 g

Il aurait suffit de mélanger les 2.750g d’excipient plus 0.250g, pour obtenir un suppositoire de 3g dosé à 250mg en aspirine.

Ceci aurait été possible si le principe actif et l’excipient avaient la même densité et occupent par conséquent le même volume, ceci n’est malheureusement pas toujours le cas. On peut expliquer cela de façon schématique :

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Travaux pratiques de Pharmacie Galénique

Travaux pratiques de Pharmacie Galénique P V P V 20% P.A 80% Excipient Si on considère
Travaux pratiques de Pharmacie Galénique P V P V 20% P.A 80% Excipient Si on considère
Travaux pratiques de Pharmacie Galénique P V P V 20% P.A 80% Excipient Si on considère

P

V

P

V

20% P.A

80% Excipient

Si on considère un suppositoire à base d’excipient pur, celu-ci est caractérisé par son poids P et son volume V

Si on remplace une partie de l’excipient, par le même poids de PA : 20%