Vous êtes sur la page 1sur 8

Journée de réflexion sur le Maoulid – sur le thème : « Maoulid de Kiota, enjeux et perspectives »

Au nom d’Allah Le Clément, Le Très Miséricordieux, Le Tout Miséricordieux


Que la bénédiction d’Allah soit sur Son prophète, sa famille et ses fidèles compagnons

« La célébration du Maoulid, un facteur de


cohésion sociale, d’unité et de paix »

INTRODUCTION :

Plus qu’une célébration de la naissance du Prophète Mouhamed, le Maoulid de Kiota (à…..km, à


l’ouest de Niamey), est un témoignage ardent d’un amour profond et croissant pour le messager
d’Allah, initié par son fondateur, feu Cheikh Aboubacar Hassoumi, affectueusement appelé « Sékou
Kiota » (19…… 2004). Commented [H1]: Il est important de mettre la date probable
de la naissance du Cheikh, je doute entre 1914 et 1912, comme on
le voit dans certaines littératures liées à sa biographie)
Dès ses débuts, le Cheikh a fait du Maoulid de Kiota, l’un des plus grands en Afrique de l’Ouest, un
instrument-phare de son système de prédication pour une vulgarisation sans heurts de l’islam et de sa
culture et pour l’édification d’une grande communauté de croyants, éprise de paix, forte et unie.
C’était un train d’union entre toutes les communautés du Niger et au-delà de plusieurs pays voisins
dont les fidèles ont adopté Kiota comme terre de recueillement et de manifestation d’amour au
prophète Mouhamed (psl).

Le Maoulid, version Cheikh Aboubacar, est aussi un puissant catalyseur des synergies pour relever
des défis majeurs tels que l’ignorance, l’idolâtrie, l’extrémisme violent et les obscurantismes de tout
genre. Cet aspect du Maoulid ne doit pas occulter ses autres dimensions : économiques, sociales,
culturelles, politiques voire scientifiques lesquelles continuent de donner au Maoulid de Kiota toute
la force de son rayonnement.

Le Maoulid de Kiota n’est inféodé à aucune des grandes idéologies politico-religieuses qui
déchirent actuellement le monde musulman ni à aucune puissance étrangère ou force financière
(interne ou externe) susceptibles de le manipuler à distance.

C’est pour cela que le Maoulid de Kiota a réussi à se maintenir non seulement dans la durée, mais
aussi à graver ses empreintes dans tous les cœurs et esprits sincères.

A l’heure où ses adversaires historiques font leur mea-culpa et signent une sorte d’armistice, le
Maoulid, loin de tout triomphalisme, ne peut que poursuivre son chemin en continuant à incarner
comme toujours cet islam menacé de disparition, cet islam paisible, rassembleur et qui jette des ponts
entre musulmans et entre toute l’humanité. D’où le thème retenu cette année dans le cadre de
l’« université du Maoulid », à savoir :

« La célébration du Maoulid, un facteur de cohésion sociale, d’unité et de paix »


Journée de réflexion sur le Maoulid – sur le thème : « Maoulid de Kiota, enjeux et perspectives »

Signification du mot « Maoulid »

Le mot « Maoulid » est un mot arabe qui désigne communément la fête anniversaire du Prophète
Mohamed (psl). Il est connu sous des appellations diverses; On l’appelle Maoulid ou Mouloud en
Afrique, Mawlid annabaoui en Algérie, Milad al-Nabi en Égypte, Mevlid Kandili (la naissance du
prophète) en Turquie, « Gammou » au Sénégal et Mouloud en France etc.

« Maoulid » ou « Moloud » ?

Selon qu’il est prononcé « Maoulid » ou « Moloud » sa signification varie. « Maoulid » veut dire
« lieu de naissance» ou « berceau » parce qu’autrefois, à la Mecque, le clou des manifestations
entrant dans le cadre de cette fête était la visite du lieu de naissance du prophète. Quant au mot
« Moloud » il signifie simplement « nouveau-né » en référence à la venue au monde du prophète.

Le Maoulid à la Mecque

Autrefois, à la Mecque, le 12éme jour du mois lunaire de Rabi-il-awal était fêtée à travers une grande
procession, suivie de conférences et des récits sur la vie du Prophète. Parfois c’est à travers une
veillée nocturne, de préférence, le 12éme jour du mois lunaire de Rabi-il-awal.

Le Maoulid, une fête planétaire :

Pratiquement le Maoulid est célébré dans tous les pays musulmans, c’est le cas en Egypte, en Syrie,
au Liban, en Jordanie, en Palestine, en Iraq, au Koweit, en Afghanistan, aux Emirats, au Soudan, au
Yémen, en Libye, en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Mauritanie, à Djibouti, en Somalie, en
Turquie, au Pakistan, en Inde, au Sri Lanka, en Iran, en Azerbaidjan, en Ouzbekistan, au Turkestan,
en Bosnie, en Indonésie, en Malaisie, au Brunei, à Singapour, et dans la plupart des pays musulmans
d’Afrique notamment au Sénégal, au Niger, en Gambie, au Mali, au Nigeria, au Ghana.

Le Maoulid, une « fête officielle » en Arabie Saoudite

En Arabie Saoudite, la célébration du Maoulid est non officielle mais autorisée en privé dans les
familles, avant d’être officiellement réhabilité en cette année 2016 dans la constitution comme une
fête nationale et musulmane des plus méritoires. Le Maoulid est aujourd’hui une fête nationale dans
la plupart des pays arabes.

L’historicité du Maoulid

Des historiens d’époques différentes font état de la tradition de célébrer la naissance du Prophète sur
le lieu même de sa naissance.

Al-Azraqi dans « Akhbar Makka », (Vol.2, p.160) (datant du 3e siècle), a écrit :

« Lieu de naissance du Prophète(s) (mawlid al-nabi), était le principal centre d’attraction dans la ville
de la Mecque. Les gens s’y bousculaient pour chercher de la bénédiction. »

Selon al-Azraqi, cette maison bénie avait été convertie en mosquée par la mère du grand Kalife
Haroun al-Rachid.
Journée de réflexion sur le Maoulid – sur le thème : « Maoulid de Kiota, enjeux et perspectives »

Un autre historien du 3e siècle, du nom d'al-Fassi, dans son ouvrage intitulé Chifa' ul-Gharam, Vol.
1, p. 199 dit :

« Le lieu de naissance du Prophète était pris d’assaut par la population Mekkoise toutes les nuits du
lundi et, à l’occasion, le lieu béni était ouvert au grand public. Il en était de même durant tout le mois
de Rabic al-awwal, en respect au mois de naissance du Prophète (s). »

Ibn Batouta dans Ar-Rihla (le voyage), (Vol.1, p.309 and 347) du 8e siècle, dit :

« A la Mecque, le jour de la naissance du Prophète, la Kacba était ouverte au public. Le Chafici


Makka, Najmouddin Mouammad Ibn al-Imam Mouhyiddin at-Tabari, distribue, à l’occasion, de la
nourriture aux Chourafa' (descendants du Prophète (s)) ainsi qu'à tous les gens de la Mecque. »

Ibn Hajar al-Haythami, dans son livre « Kitab al-Mawlid ach-Charif » datant du 10e siècle, donne
plus de détails :

« le 12 Rabic al-awwal de chaque année, après la prière de Maghrib, les quatre représentants des 4
Mazhabas accompagnés de nombreux groupes comprenant des fouqaha' (les juristes), des fouala'
(les notables), des rou'assa' (les magistrats) et des savants (moutacammamin), des Cheicks, des
enseignants des zawiya et leurs élèves, tout ce beau monde sortait ensemble de la mosquée pour
visiter dans une longue procession le lieu de naissance du Prophète (s). A l’occasion, la foule récitait
le dhikr ou Tahlil. Les maisons sur le parcours étaient illuminées par de nombreuses lanternes et
bougies. Les gens, ce jour-là, arboraient leurs plus beaux habits en se faisant accompagner de leurs
enfants. Une fois le lieu atteint, un sermon spécial est prononcé ainsi que des prières appelé le
Tahmid. La foule reste sur place jusqu’à la prière d’Isha. Alors seulement, la fête prenait fin. Telle
était autrefois la tradition de la célébration du Maoulid à la Mecque, d’après les historiens »

Maoulid, une histoire mouvementée

D’après Sheikh Atiyyah Saqr, ancien président du Comité de Fatwa de l’Université d’Al-Azhar, le
Maoulid était une vieille tradition qui remonte dans la nuit des temps. Il était célébré jusqu’à la fin de
la dynastie des Fatimides. C’est alors qu’il fut suspendu en 488 (A.H) par un vizir du nom de Al-
Afdal Shah. Par la suite, en 517 (AH), son successeur du nom de Ma’mûn Al-Batâ’ihî réhabilita le
Maoulid. Et, plutard, avec l’arrivée de la dynastie ayyoubide au pouvoir, toutes les traces des
fatimides furent effacées pour des raisons politiques et, une fois de plus, le Maoulid fut
officiellement suspendu. Toutefois, les familles continuèrent de le célébrer en privé sans être
inquiétées.

Il en fut ainsi jusqu’au début du septième siècle A.H, lorsque par un décret officiel du prince
Mudhaffar Ad-Dîn Abû Sa`id al Kawkabrî Tabaktini, la célébration du Maoulid devint officielle
dans la ville d’Irbil en Iraq – Ce prince descendant du prophète Mohamed en fit une fête de l’Etat.
Durant son règne, les festivités débutaient dans tout le royaume dès le début du mois de Safar, et le
roi y participait personnellement en sortant chaque soir accompagné de toute sa cour, pour
encourager les artistes et les intellectuels qui rivalisaient de talent en matière de chants et de louanges
adressés au prophète Mohamed(psl).

Tout cela montre que le Maoulid a été tributaire des soubresauts politico-idéologiques ayant marqué
l’histoire de l’islam. Aujourd’hui encore les mêmes raisons expliquent l’interdiction qui frappe
officiellement la célébration du Maoulid en Arabie Saoudite alors que sa célébration en privé, dans
Journée de réflexion sur le Maoulid – sur le thème : « Maoulid de Kiota, enjeux et perspectives »

les familles, était permise, jusqu’à ce que les autorités wahhabites décident en 2016 de faire volte-
face.

Controverses idéologiques autour du Maoulid

Au Niger, une violente controverse a éclaté au milieu des années 90 au sujet du Maoulid. Partisans et
adversaires, notamment les Tidjanes et les radicaux wahhabites se sont affrontés sur fond de critiques
réciproques.

Rappelons que c’est à la fin du 17eme siècle que le régime wahhabite qui gouverne actuellement
l’Arabie Saoudite s’était installé aux commandes de ce pays, par un coup de force sanglant perpétré
contre la dynastie des « Shourafas », c’est-à-dire la descendance du prophète Mouhamed qui régnait
sur la Mecque jusqu’alors. C’était un coup d’état à caractère génocidaire perpétré avec la complicité
active du colonisateur britannique et à l’issue duquel la lignée du prophète fut quasiment exterminée.

Mouhamad bin Abdoulwahhab

Pour légitimer ces crimes historiques, la famille royale régnante allait inventer des stratagèmes,
notamment des textes écrits de toutes pièces par un théologien-maison du nom de Mouhamad bin
Abdoulwahhab. L’homme était à l’origine de la fameuse théorie de « la promotion de la Sounnah et
de l’élimination de toute innovation en islam » qui constitue le socle d’une théorie qui porte
d’ailleurs son nom, le wahhabisme. C’est en fait la naissance d’une idéologie extrémiste et violente,
divisionniste du monde musulman et qui jouit encore de toutes les faveurs de l’occident. Ce
mouvement inimitié par une petite tribu insignifiante du désert et qui continue aujourd’hui encore à
endeuiller le monde musulman en Afrique, (Boko haram, Aqmi, Mujao, l’EI, etc.), au moyen orient
(Yemen, Syrie, Iraq etc.).

Ibn Taymiya Al Harrani

Imam Ibn Taymiya (6eme siècle AH) qui avait fait une lecture rigoriste sinon fondamentaliste, disait
dans un ouvrage intitulé « Iqtidâ As-Sirâte Al Mustaqîm : Mukhâlafatu Ashâb Al Jahîm »
(Cheminement sur la voie juste : les contradictions des gens de l’enfer) soutient entre autres que :

- La date de naissance du messager d’Allah ne fait pas l’unanimité !


- Que La célébration du Maoulid est une façon de ressembler aux chrétiens qui célèbrent déjà Jésus !
- Cependant, Ibn Taymiya n’excluait pas qu’un vrai amour pour le messager d’Allah soit à l’origine
des célébrations de son anniversaire par des croyants. Dans ce cas, assure-t-il, leur action serait des
plus méritoires !
- Pour l’Imam Ibn Taymiya connu pour ses propos contradictoires, l’important est que les Salaf
saalih (les croyants de la première heure, les compagnons entre autres) ne l’ont jamais fait (c’est-à-
dire, le Maoulid) et ils avaient plus de raison que nous de le faire, et ils étaient plus droits et plus
sunnites que nous autres, croyait-t-il.
- Ceux qui célèbrent le Maoulid, selon lui,…sont loin de respecter ces valeurs !. L’Imam Ibn
Taymiya va jusqu’à comparer les partisans de la célébration du Maoulid à ceux qui ornent et
embellissent le Coran sans le lire, sinon à ceux qui le lisent sans l’appliquer !

C’est notamment sur la base des écrits d’Ibn Taymiya que Mouhamad Bin Abdelwahhab avait
construit toute sa propagande anti Maoulid. Mais les Wahhabites et leurs partisans omettent de
rappeler un passage dans le même livre qui disait comme conclusion que :
Journée de réflexion sur le Maoulid – sur le thème : « Maoulid de Kiota, enjeux et perspectives »

« Même si les salaf saalih ne célébraient pas le Mawlid et qu’ils avaient de bonnes raisons, il n’y a
rien qui soit contre sa célébration» !

Le Maoulid se justifie par l’Ijma’a

Des savants musulmans de renom comme Chama, Asqalani, Souyouti, Sakhawi, Haythami,
Chawkani, et al-Qari ont tous approuvé le Maoulid.
Même les Salafistes comme Ibn Taymiyya, Ibn al-Jawzi et ibn Kathir, l’ont approuvé. Ibn Taymiya a
simplement posé quelques conditions, les autres ont rédigé un livret intitulé « Mawlid » qui
comprenait des poèmes et des éléments biographiques du prophète.

Allah agrée le Maoulid

Selon le hadith de Ibn Mas`oud rapporté dans le Musnad de l'Imam Ahmad: "Tout ce qu’une
majorité de Musulmans agrée Allah l’agrée, et tout ce qu’une majorité de Musulmans désapprouve
Allah le désapprouve"

LE MAOULID AU NIGER

L’histoire contemporaine du Maoulid au Niger


Au Niger le Maoulid, en tant que « célébration grandiose » a débuté à Kiota en 1953. Il jouissait dès
sa naissance d’une popularité sans précédent. Longtemps, le Maoulid est célébré seulement à Kiota
avant d’être copié par certaines grandes zawiyas.

La genèse du Maoulid à Kiota.


Le Maoulid de Kiota, d’après son fondateur, avait commencé dans la maison familiale du Cheikh
avec une poignée de marabouts s’éclairant à la lueur d’une lampe tempête. Pour cette première
édition, ils n’avaient informé personne. Mais avant le petit matin les villageois endormis ont rempli
la maisonnée. Une semaine plus tard, on célèbre le Maoulid hors de la maison et, une année plus
tard, le Maoulid ne pouvait se tenir que hors du village. Ainsi le Maoulid était devenu au Niger la
plus grande fête populaire de tous les temps. Il exprime la toute-puissance de la Tidjaniya, dont se
revendique la majorité des musulmans nigériens.

Les Maoulids affiliés :


Plusieurs Maoulids et non des moindres, sont affiliés à celui de Kiota dès le départ. Ils se tiennent
ailleurs dans des endroits différents y compris dans certains pays de la sous-région. On peut citer à
titre d’exemple quelques localités du Boboye et du Fakara comme :

Tchida, Kotchiri, Hamdallaye, Tondigamey, Kossey, Dar salam, Kannaré, Komdili Darey, Sina
Koara, Koberi, Bangoula, Saguia, Bossey-bangou, Marouberi, Labbangou, Fandou banda,
Tonkossarey, Moussadey, Kokaina, Ouallam, Zindigorou, Sorey, Sandiré, Tombo-Soujey,
Dantiandou, Fatakaajé, Bilingole, N’dounga, Liboré, Boula fandoga, Saga, Gamkalley, etc.
Journée de réflexion sur le Maoulid – sur le thème : « Maoulid de Kiota, enjeux et perspectives »

Il s’y ajoute les Maoulids affiliés des autres pays de la région qui se délocalisent comme celui de
Malanville au Benin, de Goulma, de Kanjiwa, de Sabon Birni au Nigeria etc.
Ceci n’est qu’à titre indicatif, mais le nombre de Maoulid qui sont liés à Kiota, reste sans commune
mesure avec la présente liste.

La raison de cet attachement au Maoulid de Kiota


- C’est le « Maoulid-mère »,
- C’est le premier Maoulid
- C’est le Maoulid de Cheikh Kiota
- Ce Maoulid est perçu comme un bien commun, un facteur d’union et de puissance pour la
Tidjaniya,

Modernisation du Maoulid
La modernisation du Maoulid suppose la modernisation de la philosophie du Maoulid et la
modernisation de la structure d’organisation du Maoulid.

La politique thématique

- Sortir d’un débat plutôt stérile dans lequel les adversaires du maoulid tentent de l’enfermer,
- De donner un contenu plus fort au Maoulid sur le plan intellectuel
- Permettre une meilleure gestion des medias.
- Faire du Maoulid une grande école, celle du prophète.

Les dimensions du Maoulid


Le Maoulid ne se limite pas à une simple nuit liturgique, il a des dimensions multiples. Il
est :

- Une école et une université,


- Une expression d’unité des musulmans,
- Un forum d’échanges et de prédication,
- Un instrument de développement et de paix,
- Un événement touristique et culturel d’envergure national et internationale,
- Une foire commerciale multidimensionnelle,
- Un creuset d’unité nationale et d’intégration sous-régionale,

Les retombées socio-économiques du Maoulid :

- Les opérateurs économiques font de bons chiffres d’affaire,


- Les détaillants s’en frottent les mains, realisant de bons chiffres d’affaires via la vente
d’ouvrages et gadgets réligieux
Journée de réflexion sur le Maoulid – sur le thème : « Maoulid de Kiota, enjeux et perspectives »

- Les consommateurs ruraux trouvent leur compte dans la diversité des produits commerciaux
et des exposants.
- Les transporteurs font de bons chiffres
- La Mairie améliore ses recettes communales,

La structure d’organisation du Maoulid:

L’année 2016 a été marquée par la modernisation de la structure organisationnelle du


Maoulid, grâce aux réseaux sociaux qui ont été mis à contribution pour sensibiliser le public
sur l’organisation du Maoulid et les enjeux auxquels le Maoulid fait face. Un forum intitulé
« Forum Maoulid 21 » avait proposé une formule de réorganisation pour le Maoulid qui se
présente comme suit :

1) Un haut conseil du Maoulid :


2) Un bureau exécutif
3) Des commissions

- Organisation :
- Finance:
- Santé :
- Sécurité :
- Communication :
- Contrôle :

La quinzaine culturelle du Maoulid


C’est des conférences-débat, colloques, soirées de zikr, festival, expositions, foires des livres
islamiques etc.

Les partenaires du Maoulid :


Le Maoulid n’a pas seulement besoin de partenaires financiers mais aussi des partenaires dans tous
les domaines notamment :

- Universitaires (UAM, Université Islamique),


- Artistique (CFPM, CCA, CCOG etc.),
- Médiatique (ORTN, Tal tv, Ténéré tv, les radios communautaires, journaux etc)
- Nassiratu ddine, Union Islamique africaine, Fatayaatul islam, l’Association de la Radio
Kiota, Chabaabudine, les structures des jeunes étudiants et scolaires de Kiota(AJESKI),
Cominey Ma Zada, Kiota Labaari, Ong Kay Ni Bonga etc.

Maoulid, quel rôle pour l’Etat ?


Plaidoyer pour un Maoulid comme fête nationale
Journée de réflexion sur le Maoulid – sur le thème : « Maoulid de Kiota, enjeux et perspectives »

Au Niger, le Maoulid est une journée fériée certes, mais pas une fête nationale en tant que telle !
Nous pensons que l’Etat du Niger doit s’impliquer davantage dans l’organisation et de ce grand
événement. Cela suppose :

- Faire du Maoulid une fête nationale.


- Eriger Kiota en une Commune urbaine et mieux lui doter d’un statut spécial de ville sainte.
(Cela est fait au Sénégal, un pays sahélien francophone partageant les mêmes conditions
socio politique et religieuses que le Niger).

Vous aimerez peut-être aussi