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1.1.

Amplitude et phase d'un signal


1.2. Somme de signaux sinusoïdaux de
périodes distinctes
1.3. Tracé du spectre d'amplitude et du spectre
de phase à l'origine du signal
1.3.1. Spectre d'amplitude
1.3.2. Spectre de phase
1.3.3. Exemples
1.3.4. Reconstitution d'un signal à partir du spectre d'amplitude et de
phase

1.3.1. Spectre d'amplitude

1.3.2. Spectre de phase


1.3.3. Exemples
1.3.4. Reconstitution d'un signal à partir du spectre
d'amplitude et de phase

Chapitre 2. Séries de Fourier


2.1. Introduction

2.2. Convergence d'une série de Fourier

2.3. Coefficients de Fourier d'une fonction périodique

2.3.1. Calcul des an

2.3.2. Calcul des bn

2.4. Calcul des coefficients de Fourier pour des fonctions paires ou impaires

2.4.1. Fonctions paires

2.4.2. Fonctions impaires

2.5. Exemples de calcul de séries de Fourier

2.5.1. Signal carré

2.5.2. Signal triangulaire

2.6. Quelques 'astuces' pour calculer des séries de Fourier

2.6.1. Translation dans le temps

2.6.2. Exemples d'utilisation

2.6.3. Rajout d'une composante continue

2.7. Intégration et dérivation des séries de Fourier

2.7.1. Dérivation

2.7.2. Intégration

2.8. Ecriture complexe d'une série de Fourier

2.9. Spectre d'amplitude obtenu en utilisant le développement complexe de la série de Fourier

2.10. Exemples de calcul direct d'une série de Fourier complexe

2.11. Integration et dérivation des séries de Fourier complexes

2.11.1. Dérivation

2.11.2. Intégration

2.12. Interprétation physique du développement en série de Fourier


2.2. Convergence d'une série de Fourier

2.3. Coefficients de Fourier d'une fonction


périodique

2.3.1. Calcul des


an
2.3.2. Calcul des
bn
2.3.1. Calcul des an

2.3.2. Calcul des bn


2.4. Calcul des coefficients de Fourier pour des
fonctions paires ou impaires

2.4.1. Fonctions paires


2.4.2. Fonctions
impaires

2.4.1. Fonctions paires

2.4.2. Fonctions impaires

2.5. Exemples de calcul de séries de Fourier


2.5.1. Signal carré
2.5.2. Signal 2.5.1. Signal carré
triangulaire
2.5.2. Signal triangulaire
2.6. Quelques 'astuces' pour calculer des séries
de Fourier

2.6.1. Translation dans le temps


2.6.2. Exemples d'utilisation
2.6.3. Rajout d'une composante
continue

2.6.1. Translation dans le temps


2.6.2. Exemples d'utilisation
2.6.3. Rajout d'une composante continue

2.7. Intégration et dérivation des séries de


Fourier

2.7.1.
Dérivation
2.7.2.
Intégration

2.7.1. Dérivation
2.7.2. Intégration

2.8. Ecriture complexe d'une série de Fourier


2.9. Spectre d'amplitude obtenu en utilisant le
développement complexe de la série de
Fourier
2.10. Exemples de calcul direct d'une série de
Fourier complexe
2.11. Integration et dérivation des séries de
Fourier complexes
2.11.1.
Dérivation
2.11.2.
Intégration

2.11.1. Dérivation
2.11.2. Intégration

2.12. Interprétation physique du


développement en série de Fourier
2.13. Formule de Bessel-Parseval

2.14. Interprétation physique de la formule de


Bessel-Parseval
2.15. Utilisation en mathématiques de la
formule de Bessel-Parseval

2.16. Développement en séries de Fourier de


fonctions continues et non continues
2.17. Utilisation des séries de Fourier pour
calculer la somme de certaines séries
2.18. Remarque

2.19. TD Séries de Fourier

2.19.1. Exercice n°1


2.19.2. Exercice n°2
2.19.3. Exercice n°3
2.19.4. Exercice n°4
2.19.5. Exercice n°5
2.19.6. Exercice n°6
2.19.7. Exercice n°7
2.19.8. Exercice n°8
2.19.9. Exercice n°9
2.19.10. Exercice
n°10
2.19.11. Exercice
n°11
2.19.12. Exercice
n°12

2.19.1. Exercice n°1


2.19.2. Exercice n°2

2.19.3. Exercice n°3

2.19.4. Exercice n°4


2.19.5. Exercice n°5

2.19.6. Exercice n°6


2.19.7. Exercice n°7

2.19.8. Exercice n°8


2.19.9. Exercice n°9
2.19.10. Exercice n°10

2.19.11. Exercice n°11


2.19.12. Exercice n°12

2.20. TP sur les séries de Fourier


2.21. Problème
2.22. Sujet de contrôle
Série de Fourier 123(4)56

Signal triangulaire
Après le signal carré, analysons maintenant le signal triangulaire suivant:

Cette fonction étant paire ( ), elle se décompose en une série de Fourier ne


comprenant que des termes en cosinus:

La valeur moyenne de la fonction étant nulle, est nul.

Calcul des coefficients

L'intervalle correspond à une période complète.

Astuce simplificatrice:

Puisque la fonction est symétrique par rapport à l'axe t=0 (elle est paire), on

peut calculer l'intégrale définie sur l'intervalle soit une demi période et

multiplier par deux le résultat obtenu pour obtenir l'intégrale définie de

Sur la figure ci-dessous, nous avons:

Nous pouvons donc dans ce cas, écrire:


avec pour

en effet (voir la figure pour la détermination de l'équation de cette droite):

Rappel: Intégration par parties:

posons:

si n est impair nous avons:

Si n est pair, le (-1) écrit en violet devient (+1) ce qui annule le

coefficient correspondant.

Il n'y a donc que des harmoniques impairs pour ce signal triangulaire.

Le série de Fourier de notre signal triangulaire est donc la suivante:

Voici le graphe de cette fonction synthétisé avec le logiciel libre Kmplot pour Linux

On voit que la série converge très rapidement vers la fonction triangulaire. Il


faut dire qu'elle est très proche de la fonction - cosinus...
C'est aussi la raison pour laquelle il est facile d'obtenir un signal (presque)
sinusoïdal en "rabotant" un signal triangulaire à l'aide de conposants non
linéaires comme par exemple une diode dont on exploite la courbe du courant
en fonction de la tension directe au voisinage du coude de conduction. Ce
procédé est mis en oeuvre dans certains composants intégrés célèbres
"générateurs de fonctions".

Autre méthode de calcul:

Ce signal triangulaire n'est autre que la primitive du signal carré étudié


précédemment, et dont nous connaissons la série de Fourier. Et comme une
série de Fourier est une somme de termes, rien de plus simple que d'en
calculer l'intégrale.

Toutefois ce n'est pas la primitive de n'importe quelle fonction rectangulaire, et


certainement pas de celle d'amplitude +/-1 !

La dérivée de notre signal triangulaire (c'est à dire la pente du triangle) doit


être égale (par définition) à la valeur crête de la fonction rectangulaire.

La fonction triangulaire, nous l'avons vu plus haut peut s'écrire pour

La dérivée est donc:

Donc notre fonction triangulaire est la primitive de la fonction rectangulaire de

valeur crête ce qui aboutit à un calcul nettement plus simple que le calcul
direct:

Nous pouvons donc écrire, sachant que

Après ça vous me direz que ce n'est pas beau les Maths ? Mais ce n'est pas
tout:
Remarque: calcul de pi

Si on fait ω=0 on obtient

et donc:

c'est à dire:

Ce qui conduit directement à une méthode pour calculer :

Celle-là on ne l'avait pas vu venir, n'est-ce pas?

Mais à propos, est-ce bien exact?


J'ai programmé (vite fait...) une petite application en Pascal (sous le logiciel libre Lazarus (equiv.
Open Source de Delphi) pour Linux) qui calcule cette suite en boucle et voici le résultat après
l'avoir laissé tourner 15mn sur un Duron 4GHz et effectuer douze millions de pas:(on peut faire
beaucoup mieux, j'i mis un timer 1ms pour pouvoir observer le défilement des décimales, c'est
amusant...)

Soit 8 chiffres significatifs exacts, sachant que pour obtenir les suivants il suffit de laisser tourner
plus longtemps

Série de Fourier

Approche graphique
On peut obtenir n'importe quelle fonction périodique (rectangle, dent de scie,
triangle, etc...) en choisissant judicieusement les coefficients pour les
amplitudes et les fréquences.

Réciproquement ont peut décomposer n'importe quelle fonction périodique en


une somme de fonctions sinusoïdales de fréquences multiples de celle de la
fonction de départ, cette ensemble de fonctions formant ce qu'on appelle
un développement en série de Fourier.

Toutefois la fonction de départ doit satisfaire à certaines conditions


dites conditions de Dirichlet (fonction définie, périodique, continue ou
comprenant un nombre fini de discontinuités.

Nous allons voir de quelle manière on peut calculer les coefficients,


connaissant la fonction à obtenir.

Etude analytique
Nous avons entrevu graphiquement qu'il est possible de décomposer n'importe
quelle fonction périodique répondant aux conditions de Dirichlet en une somme
(infinie) de fonctions sinusoïdales de fréquences multiples de celle de la
fonction de départ, cette ensemble de fonctions formant ce qu'on appelle un
développement en série de Fourier. En pratique, on peut se contenter d'une
suite finie de composantes pour approcher la fonction avec une précision
voulue.
Intérêt du développement en série de Fourier:
Lorsqu'un signal périodique de forme quelconque est appliqué à l'entrée d'un
système linéaire, il en ressort déformé si la fonction de transfert complexe n'est
pas purement réelle. Mais un signal sinusoïdal pur, lui, ne sera pas déformé, il
reste une sinusoïde pure à la sortie, de même fréquence. Cette sinusoïde
n'aura pas forcément la même amplitude ni la même phase, mais la fréquence
et la forme sont conservées.

Dès lors, le développement du signal en série de Fourier permet d' effectuer les
calculs sur des sinusoïdes en les multipliant simplement et séparément par la
fonction de transfert complexe du système. Pour connaître le signal en sortie, il
suffit d'additionner ces différentes composantes sinusoïdales ainsi traitées.

D'autre part la décomposition des signaux en série de Fourier permet d'obtenir


ce qu'on appelle le spectre du signal, formé par l'ensemble des composantes
sinusoïdales, et représenté par des raies discrètes situées à des fréquences
multiples de la fondamentale, appelées harmoniques. Et la connaissance de ce
spectre permet d'évaluer la bande passante nécessaire au système lorsqu'il
s'agit de transmettre le signal incident sans déformation.

Le développement en série de Fourier permet également d'analyser les


systèmes de modulation et de transmission de données.

En électronique, la distorsion qui résulte de l'atténuation ou de la suppression


de certains harmoniques (substantif masculin) de rang élevé est appelée
distorsion harmonique.

1Etude analytique:

La décomposition d'une fonction en série de Fourier s'écrit (en prenant t, le

temps comme variable, mais ça peut être vaiable d'espace dans le cas de
traitement d'images par exemple, ou une autre variable):

étant la période de la fonction

et la " pulsation "

On peut aussi l'écrire sous forme exponentielle complexe:

étant l'imaginaire pur, (le des mathématiciens)


1.1Calcul du coefficient

Commençons par la forme en sin-cos:

Pour le coefficient rien de plus simple, il suffit d'intégrer sur un


intervalle égal à une période, tous les termes sinusoïdaux s'annulent, il

reste qui est la valeur moyenne de la fonction:

Donc nous obtenons la valeur du coefficient :

J'avoue que j'ai décomposé toutes les étapes rien que pour le plaisir de voir
toutes ces belles intégrales! En fait le résultat était évident dès le départ.

Remarque: Le calcul peut se faire sur n'importe quel intervalle de longueur


d'une période,

[ ] et pas seulement [ ]

Précisons le seul point signifiant de ce calcul, à savoir l'intégrale définie de la


fonction sinus sur une période:

Pourquoi ?

est ma période;

Dés lors on peut écrire:

Or la fonction cosinus est périodique de période et

ainsi que:
J'ai détaillé ce point parce qu'il sera réutilisé pour le calcul des autres
coefficients.

De même nous avons:

Car

1.2Calcul des coefficients et

Pour les électroniciens et autre radio-amateurs, je ne résiste pas à l'envie de dévoiler que nous allons
utiliser le principe de la démodulation synchrone pour chacune des harmoniques, en multipliant le
signal par une fonction sinus de fréquence n-multiple de la fondamentale, suivie par une intégration.
Mais on va le faire mathématiquement:

Rappel:

Multiplions donc notre fonction par et intégrons:

On voit immédiatement que le premier terme est nul (voir calculs précédents)

il reste:

Deux cas sont à envisager:

1.2.1Cas

Si alors tout s'annule. En effet on peut poser et et on retombe


dans des calculs vu plus haut à savoir que les intégrales sur l'intervalle T de
toutes ces sinusoïdes et cosinusoïdes s'annulent.
Si , il n'en va pas de même:

1.2.2Cas n=p:

Donc le fait de multiplier par permet de trouver les coefficients qui


valent donc:

Je vous laisse calculer les coefficients en multipliant cette fois par et


vous obtiendrez:

1.3Fonctions paires et impaires:

Une fonction est dite paire si

Elle est dite impaire si

(Une fonction peut n'être ni paire ni impaire)

Les fonctions impaires se décomposent en séries de Fourier ne comprenant que


des termes en sinus.

Les fonctions paires se décomposent en séries de Fourier ne comprenant que


des termes en cosinus plus éventuellement le terme constant.

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